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Syrie-Bahreïn, cause commune

mardi 10 mai 2011, par Alain Gresh

La nouvelle est passée inaperçue. Le 7 mai, l’agence de presse officielle syrienne a annoncé que le président avait reçu un message de soutien du roi de Bahreïn. Cela pourrait faire sourire s’il n’y avait en cause des milliers de vies humaines : un roi, allié des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, qui vient d’écraser une révolte démocratique dans son propre pays – qu’il accuse l’Iran d’avoir fomentée ! – envoie un message de soutien au meilleur allié arabe de Téhéran et dénonce les « conspirations » dont serait victime la Syrie. Ce soutien fièrement brandi par Damas n’empêche pas le régime baasiste d’expliquer qu’il doit faire face à un complot américain.

On l’a dit ici, le régime syrien doit faire face à la même vague de revendications qui submerge l’ensemble du monde arabe, du Maroc à l’Irak. Fin de l’autoritarisme et de la corruption ; du travail et du pain ; liberté d’expression ; liberté d’organisation : tels sont les mots d’ordre communs. Et, aussi, le retour de la karama, de la dignité. Pour essayer de comprendre ce que ce mot d’ordre veut dire, on lira le témoignage assez bouleversant d’une jeune femme lesbienne syrienne que les services de police viennent arrêter la nuit et qui est défendue par son père (« My father, the hero », 26 avril 2011, sur le blog A Gay girl in Damascus). L’arbitraire des autorités, des policiers municipaux qui harcèlent le jeune Bouazizi en Tunisie aux bandes de jeunes armés qui tabassent les manifestants à Banyas, c’est ce que refusent désormais les peuples, malgré la peur et la répression.

Alors que nous recevons des images en direct du Yémen ou de Jordanie, et même de Libye, deux pays maintiennent un black-out inquiétant sur ce qui se passe chez eux : le Bahrein et la Syrie. Je ne reviens pas ici sur l’origine des événements de Bahrein, qui ont abouti à l’intervention des troupes saoudiennes et à la proclamation de l’état d’urgence. Depuis se développe une campagne haineuse contre la majorité chiite de la population, et les mesures se succèdent pour en finir avec toute vie politique et associative indépendante. La brutalité des policiers – souvent des étrangers naturalisés – n’est plus à démontrer et la torture d’un usage courant (Bill Law, « Police brutality turns Bahrain into ’island of fear’ », 6 avril 2011). Le pouvoir n’hésite même pas à détruire des mosquées (Roy Gutman, « While Bahrain demolishes mosques, U.S. stays silent », 8 mai 2011). Le journal d’opposition Al-Wasat, dont le rédacteur en chef avait dû démissionner, est sur le point d’être interdit, d’anciens députés sont arrêtés, des médecins aussi (Human Rights Watch, « Bahrain : Arbitrary Arrests Escalate », 4 mai 2011). Et cela sans parler des condamnations à mort prononcées par des cours militaires.

Toutes ces exactions ont provoqué quelques réactions. Il faut mentionner la condamnation vigoureuse prononcée par le ministre norvégien des affaires étrangères (« Norway concerned over the human rights situation in Bahrain », 5 mai). La Suisse s’est prononcée dans le même sens. On notera aussi l’appel du principal syndicat américain, l’AFL-CIO, à suspendre les accords de libre-échange avec Bahreïn (« U.S. labor urges trade pact with Bahrain be suspended », Reuters, 6 mai). Quant à l’administration Obama, si l’on en croit le Bahrain Freedom Movement, elle serait intervenue auprès de Manama pour demander la cessation des violations des droits de la personne, ce qui aurait amené à la libération d’un certains nombre de médecins et d’infirmières (« Bahrain : International stands humiliate Al Khalifa », Saudi occupiers, 8 mai).

Le ministère des affaires étrangères français a demandé aux autorités de Bahreïn de ne pas appliquer la peine de mort. Et le communiqué du 29 avril ajoute : « Avec le retour au calme, il est par ailleurs temps de rechercher les voies d’un dialogue sincère entre les parties concernées et de la réconciliation, seule solution durable à la crise politique à Bahreïn. » Retour au calme ? Drôle de formulation, car s’il y a eu des désordres, c’est le fait des autorités, pas des manifestants ; et l’ordre actuel est l’ordre imposé par la force des baïonnettes...

En Syrie, cela fait deux mois que les soulèvements ont commencé, et ils se sont étendus à de nombreuses villes (lire Patrick Seale, « Fatal aveuglement de la famille Al-Assad », Le Monde diplomatique, mai 2011). Le régime y a répondu avec brutalité, affirmant qu’il était l’objet d’une conspiration et qu’il faisait face à des groupes armés. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas convaincu ni apporté la moindre preuve de ses affirmations. En 1980, le pouvoir faisait face à une insurrection armée fomentée par les Frères musulmans, qui n’avaient pas hésité à multiplier les assassinats de cadres et de militaires ; l’écrasement de la ville de Hama, les milliers de morts provoqués par les bombardements indiscriminés, n’étaient certes pas justifiables, mais ils s’inscrivaient dans une guerre ouverte. En revanche, rien de tel aujourd’hui, si ce n’est des incidents armés sporadiques dont on a du mal à connaître l’origine.

Une autre différence importante avec ce qui s’était passé à Hama en 1980 tient évidemment à l’information. Alors que les événements de l’époque n’avaient filtré qu’au compte-gouttes, aujourd’hui, nous recevons des images et des témoignages. Certes, ceux-ci sont partiels et parfois sujets à caution ; les exagérations, alimentées parfois par une partie de l’opposition en exil, sont certaines. Mais le pouvoir syrien, qui les condamne, est le premier à refuser aux journalistes de pouvoir travailler.

Comme l’explique Ignace Leverrier, un ancien diplomate, sur son blog Un œil sur la Syrie (9 mai) :

« Le régime veut imposer à tous les Syriens, par la crainte de la prison… et des mauvais traitements qui lui sont systématiquement associés, un silence total sur les événements qui se déroulent en ce moment en Syrie. Le pouvoir veut en effet se réserver le monopole de l’information sur la réalité des faits et du commentaire sur leur signification. Il ne veut pas être contredit lorsque, malgré les témoignages concordants de milliers de films, d’images et d’enregistrements disponibles, il attribue les protestations populaires à des “agents de l’étranger” et décrit ceux qui y participent comme de dangereux “terroristes islamiques”. »

Après avoir bloqué, dans les villes où l’armée intervient, les téléphones et Internet, le pouvoir semble avoir trouvé le moyen de bloquer les téléphones satellitaires (Joshua Landis, « It seems they got better in tracking satellite mobiles », Syria Comment, 8 mai).

Et le refus de laisser une mission des Nations unies se rendre à Deraa, après que Damas lui en ait dans un premier temps accordé l’autorisation, ne peut que confirmer les pires craintes (« Syria protests : UN voices concern over cut-off Deraa », BBC News, 9 mai).

Quoi qu’il en soit, et quelle que soit l’issue des événements – et le pouvoir semble croire qu’il va réussir à écraser le mouvement (Anthony Shahid, « Syria Proclaims It Now Has Upper Hand Over Uprising », The New York Times, 9 mai) –, il est douteux que le régime puisse se rétablir comme il a pu le faire après l’écrasement de Hama. Les images de la répression l’ont affaibli, même s’il a pu jouer sur les peurs confessionnelles, notamment celles des alaouites et des chrétiens.

Ce témoignage apporté sur le site de The Angry Arab, le 4 mai, « On sectarianism in Syria », est intéressant :

« Je suis un Américain qui a vécu à Damas pendant l’année écoulée. C’est incroyablement frustrant d’être là-bas et à lire des blogs comme... qui sont devenus extrêmement obsessionnels, sur la perspective d’une fitna (division confessionnelle) en Syrie. Je me souviens d’un article qui disait essentiellement : si vous êtes un chrétien aisé ou un Syrien alaouite, vous ne pouvez pas être contre le régime. Le problème avec ces analystes, c’est qu’ils ne vivent pas en Syrie et ne peuvent pas voir l’évolution sur le terrain. J’ai vu beaucoup de mes amis chrétiens et même quelques alaouites changer de camp si vite que cela m’a fait tourner la tête. Durant les événements en Egypte, j’ai demandé à beaucoup d’entre eux : “Pensez-vous que quelque chose comme ça ne pourrait jamais se produire ici ?” et ils ont tous dit : “Jamais, nous aimons notre président, les seuls qui ne l’aiment pas sont les Frères musulmans.” Deux mois plus tard, ces mêmes personnes, qui étaient abonnées à des journaux d’opposition (communistes pour la plupart), organisaient des réunions, et maudissaient Assad. Je doute que ce phénomène soit limité à mon groupe des contacts. Je voudrais aussi faire remarquer que de ce groupe d’amis, seuls ceux qui vivent à Lataquieh sont sortis pour protester. Mes amis à Damas, en particulier ceux qui ont changé de camp, se plaignent : “Nous voulons faire quelque chose, mais nous ne savons pas encore comment !” »

L’Union européenne a adopté un certain nombre de mesures contre des personnalités liées au régime (mais pas contre le président lui-même) et imposé un embargo sur les armes pouvant être utilisées pour la répression interne (« EU imposes arms embargo on Syria », Al-Jazeera English, 9 mai). En revanche, on attend toujours des mesures de sanction à l’égard des multiples violations des droits humains et du droit international par le gouvernement israélien...

La situation a amené un certain nombre de personnes à lancer une pétition demandant au gouvernement français d’adopter une position plus ferme à l’égard de la Syrie (« Lettre ouverte pour une politique plus ferme de la France à l’égard de la Syrie »).

On notera, en conclusion, la différence de traitement que la chaîne Al-Jazira accorde aux événements de Syrie et de Bahreïn : alors que sur les premiers elle se place clairement du côté des insurgés et consacre à ce pays des heures d’antenne, elle maintient un profil bas sur Bahreïn, où l’intervention des troupes du Conseil de coopération du Golfe a été entérinée par le Qatar, principal financier de la chaîne (lire Mohammed El Oifi, « Al-Jazira, scène politique de substitution », Le Monde diplomatique, mai 2011.)

« Comprendre le réveil arabe », lundi 16 mai à Paris

Le Monde diplomatique et l’Institut du monde arabe vous invitent, dans le cadre du Café littéraire de l’Institut du monde arabe (exceptionnellement déplacé du mercredi au lundi), à un débat qui aura pour thème :

Le réveil arabe

Avec Alain Gresh, directeur adjoint du Monde diplomatique, Bassma Kodmani, Philippe Leymarie et Jean-Pierre Séréni. Ce débat sera modéré par Badr-Eddine Arodaky, directeur général adjoint de l’Institut du monde arabe.

Lundi 16 mai à 19 heures

Salle du Haut Conseil, Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, place Mohammed-V, Paris - 5e

Entrée libre, réservation conseillée : ddidier@imarabe.org

Le nouveau numéro de Manière de voir, la revue bimestrielle du Monde diplomatique, intitulé « Comprendre le réveil arabe », paraîtra le lundi 16 mai.

232 commentaires sur « Syrie-Bahreïn, cause commune »

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  • permalien Noun :
    10 mai 2011 @12h07   »

    //L’Union européenne a adopté un certain nombre de mesures contre des personnalités liées au régime (mais pas contre le président lui-même) et imposé un embargo sur les armes pouvant être utilisées pour la répression interne (« EU imposes arms embargo on Syria », Al-Jazeera English, 9 mai). En revanche, on attend toujours des mesures de sanction à l’égard des multiples violations des droits humains et du droit international par le gouvernement israélien...//

    Israël n’est pas en guerre contre sa propre population, juive chrétienne ou musulmane, mais contre les terroristes du Hamas à Gaza qui bombardent régulièrement les villes israéliennes.
    Le seul problème ce sont les habitants des implantations et leurs exactions.

  • permalien Abu Leila :
    10 mai 2011 @12h36   « »

    Noun
    Israël n’est pas en guerre contre sa propre population, juive chrétienne ou musulmane

    C’est encore pire ! Israël est en guerre contre un peuple qu’il a chassé de ses terres en 1948 et que depuis il continue à humilier chaque jour à travers la colonisation de la Cisjordanie, le flicage permanent et le blocus de Gaza.

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    10 mai 2011 @14h23   « »

    Alain Gresh :

    (...) “le régime syrien doit faire face à la même vague de revendications qui submerge l’ensemble du monde arabe” (...)

    C’est facile de faire une telle proposition, encore faudrait-il l’argumenter sérieusement en se fondant sur des faits et non des préjugés et des rumeurs propagandistes invérifiables et pour cause.
    Comparer en outre la situation en Syrie et à Bahreïn est absurde pardonnez-moi, tout le monde sait que l’Iran n’est intervenu en rien à Bahreïn, la seule choses qu’ils aient fait c’est de condamner l’intervention militaire étrangère, ce qui est tout de même la moindre des choses. En Syrie, tous ceux qui ont suivi attentivement la chronologie des événements ont pu observer bien au contraire qu’à la suite de la chute de Moubarak en Egypte, certains ont pensé à simuler et provoquer un tel scénario, afin d’abattre un régime honni car refusant de se plier au dictat américano-sioniste. dès le départ des appels à contester le régime ont été lancés depuis l’étranger par les réseaux dits sociaux, d’abord sans aucun effet, puis commençant à entrainer quelques naïfs. Tout le monde sait pertinemment que la CIA, le MOSSAD, des services de renseignements européens, l’Arabie saoudite, œuvrent conjointement et activement à abattre le régime syrien et à plonger la Syrie et les Syriens dans le chaos, vous le savez aussi bien que moi M. Gresh ! Alors j’estime que ce type de papier consensuel et mensonger est indigne de vous !

  • permalien Deïr Yassin :
    10 mai 2011 @15h17   « »

    Un blog dont fait mention Monsieur Gresh, ’A Gay Girl in Damascus’ d’Amina A. est vraiment super :
    http://damascusgaygirl.blogspot.com/

    Dans son dernier post d’aujourd’hui on apprend que l’épouse du lionceau a foutu le camp avec les gosses en Angleterre où elle est née :
    http://damascusgaygirl.blogspot.com/

  • permalien Abu Leila :
    10 mai 2011 @15h33   « »

    (Je réponds cette fois-ci sur le bon fil consacré à la Syrie et à Bahrein.)

    Merci Deïr Yassin. Je connais bien le personnage Afshin pour fréquenter régulièrement ce blog depuis des années, mais cela me consterne de lire ce genre d’aveuglement ! Je ne comprends pas son "deux poids deux mesures" face à ces massacres qu’il tente, sans la moindre scrupules, de faire disparaître sous le tapis.

    Même si les informations passent peu (et pour cause, il n’y a pas de journalistes sur place, à Deraa et dans le Hauran ces derniers jours, à Banyas, à Douma, à Barzeh, à Latakiyeh, à Homs, à Hama...), les vidéos, les témoignages des gens (sur des blogs ou par les amis), sont là pour attester de la férocité de la répression. Pour de simples manifestations !

    Beaucoup de Syriens en ont ras le bol de la situation et n’ont cessé de scander : "Maher, pourquoi tu ne vas pas faire le siège au Golan, plutôt qu’à Deraa et à Banias ?"

    Il faut savoir que si Bachar est, selon toutes les apparences, un homme modéré, son frère Maher et son cousin Asef Shawkat sont des partisans de la ligne dure qui sont probablement en train de prendre le pouvoir en ce moment : http://www.guardian.co.uk/world/201...

  • permalien Yvan :
    10 mai 2011 @15h42   « »
    Maher-Bachar, cause commune ?

    Le frère de Bachar el-Assad sanctionné par l’UE, le président syrien en sursis | RFI

    Treize responsables syriens viennent d’être sanctionnés par l’Union européenne. Pour le moment, le président Bachar el-Assad ne figure pas sur la liste émise par l’UE au contraire de son frère cadet, Maher et de son cousin Rami Makhlouf qui y apparaissent en tête. Les mesures prises contre les 13 Syriens concernent le gel de leurs avoirs et l’interdiction d’accès aux pays de l’UE. Les sanctions votées le 9 mai, qui comprennent un embargo sur les armes, entrent en vigueur ce mardi 10 mai 2011. Elles suivent celles décidées par les Etats-Unis le 29 avril qui visaient déjà trois hauts responsables syriens.
  • permalien Noun :
    10 mai 2011 @15h44   « »

    "Maher, pourquoi tu ne vas pas faire le siège au Golan, plutôt qu’à Deraa et à Banias ?"

    ils ont pris la piquette à plusieurs reprises, vous ne vous souvenez pas ? chat échaudé craint l’eau froide ; et puis la famille Assad n’obtient la gloire par les armes que devant sa propre population, ce n’est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière.
    Il est inutile d’accuser les US, Israel et le Mossad des méfaits de cette famille, vous vous ridiculisez.

  • permalien Abu Leila :
    10 mai 2011 @15h44   « »

    Ouаlahila Ar Tesninam :
    Tout le monde sait pertinemment que la CIA, le MOSSAD, des services de renseignements européens, l’Arabie saoudite, œuvrent conjointement et activement à abattre le régime syrien et à plonger la Syrie et les Syriens dans le chaos,

    Certes ce type de scénario n’était pas à exclure dans le premier temps des révoltes, mais les Syriens ne sont pas des moutons ! Ils ne veulent pas plus continuer à subir l’oppression du régime que recevoir l’aide des Occidentaux pour les libérer.

    Une fois que le processus de libéralisation s’est déclenché, la chape de plomb s’est fendue et le courage est revenu. Beaucoup de Syriens sont encore dans la peur, et cela se comprend, ou bien dans la dénégation, mais lorsque vos proches, vos amis, vos voisins ont été tués ou emprisonnés par leurs frères en habit de militaire, le déclic se fait dans votre tête : celui qui a toujours été perçu comme protecteur, celui pour qui vous aviez toujours accordé votre loyauté, parce qu’il représentait un symbole fort contre l’impérialisme occidental, vous paraît désormais comme un être faible qui n’a pas su écouter son peuple et réagir comme il le fallait en faisant les réformes qui s’imposaient dans l’immédiat (fin de la corruption, liberté d’expression...).

  • permalien khalil abdoune :
    10 mai 2011 @15h47   « »

    A Alain Gresh
    Aucun doute sur votre pertinence et surtout votre objectivité et vous êtes parmi les rare journalistes qui ont abordé la question du Bahrein avec rigueur et honnêteté.cependant je me permets d’émettre quelques remarques concernant la syrie.
    Certes la Syrie est loin d’être démocratique mais le scénario qui a été préparé pour ce pays a pour mission non un état démocratique mais un émirat islamique qui aura un rôle dans un processus plus large ,élaboré par l’administration américaine aprés la défaite de leur projet en Irak : créer des états islamiques moderés pour couper court à "l’islamisme radical " , arrêter le soutien de la résistance libanaise et palestinienne et défaire les liens avec l’Iran .
    Pour le cas de la Syrie ,des centaines de millions de dollards ont été déboursés par les monarchies du Golf pour atteindre ce but, des armes sophistiqueés ont été acheminées à travers la jordanie et le Liban pour mener une guérilla .
    Le point de départ l’exploitation des mouvements de masse en tirant sur la foule par des snipers et en même temps sur les forces de l’ordre ceci afin de faire couler du sang et piéger le régime .
    Une machine infernale de propagande et d’intoxication a été mise en marche surtout par la chaine"Aljazeera" sous l’ordre de l’emir de Qatar aprés sa fameuse réunion avec Obama à la maison blanche ,le résultat ,des centaines de soldats sont assassinés ,égorgés,leurs cadavres mutilés ,des centaines de civils innocents sont aussi tués dans des embuscades ,le dernier en date,onze ouvriers syriens provenantdu Liban sont assassinés dans l’autocar qui les ramenait à leur village.
    Le complot est grand ,nécessite beaucoup de lucidité pour comprendre l’enjeu qui va audelà d’une question de démocratie.

  • permalien Nathan :
    10 mai 2011 @16h21   « »

    Le Afshin raconte n’importe quoi depuis le début. Sur la Syrie comme sur le reste. Il y a deux jours, il prétendait encore que Ben Laden avait été tué il y a longtemps. Or al-Qaida a reconnu qu’il avait bien été liquidé par les Américains à Abbottabad, le président pakistanais a reconnu les faits (même qu’il n’est pas content du tout) et même la jeune veuve yéménite du moujahidin armé d’une télécommande s’est mise à raconter sa vie. Comment le ménage Ben Laden avait du mal à joindre les deux bouts – encore un drame du chômage - et qu’elle n’était pas d’accord avec son djihadiste de mari sur l’opportunité de massacrer 3000 civils à New-York mais qu’elle a préféré se taire pour éviter la discorde dans le couple… De retour au Yemen, elle va probablement écrire un livre. La tragédie se termine en farce burlesque.

  • permalien HN :
    10 mai 2011 @16h31   « »

    Nathan, pour qqn qui nous bourre le mou depuis des semaines pour avoir un article sur la Syrie, je trouve votre commentaire un peu à côté de la plaque Nathan.

    Mais... Suis-je bête ? En fait tout est normal, sur les fils dédiés à Ben Laden ou à l’Egypte, vous parlez de la Syrie.
    Et sur ceux dédiés à la Syrie, vous parlez de Ben Laden...
    Logique...

    Cdlmt

  • permalien Nathan :
    10 mai 2011 @16h37   « »

    Contrairement à ce qui est prétendu ici, Israël, les Etats-Unis et les Occidentaux n’ont aucun intérêt à renverser la dictature Assad, qu’ils préfèrent mille fois à l’inconnu. D’ailleurs, à part quelques mesurettes symboliques, comme celle de geler des comptes en banque, personne ne fait rien et ne fera rien.

  • permalien Nathan :
    10 mai 2011 @16h42   « »

    A propos de Bahreïn, je me souviens tout de même avoir lu quelques articles sur le site en langue anglaise de al-Jazeera. On ne peut pas parler de blackout total de la part de ce média.

  • permalien Shiv7 :
    10 mai 2011 @16h44   « »

    ..... La tragédie se termine en farce burlesque.

    Comme un bon film américain..

    Et vous gobez tout ça ? Vous êtes vraiment bon publique,vivement le film ou le livre (pourquoi pas un dessin animé) qu’on y voit plus clair..

    Petit détail, rien ne nous prouve que cela soit déjà l’heure de la farce.

  • permalien Nathan :
    10 mai 2011 @16h58   « »

    Shiv7, décidément, vous ne comprenez rien à rien. C’est justement le détail grotesque - et pas les grands discours creux - qui constitue la signature de la réalité. Comme on dit, il y a des choses qui ne s’inventent pas et la réalité dépasse la fiction. C’est comme l’histoire de la femme à Ben Ali qui pousse son mari dans l’avion en le traitant d’idiot. Ça ne s’invente pas. A mon avis, la jeune veuve yéménite n’a pas fini de parler... C’est son quart d’heure de gloire. Elle devrait en profiter car demain, tout sera vite oublié. The show must go on... Mais ça nous éloigne du sujet du fil.

  • permalien gloc :
    10 mai 2011 @17h06   « »

    Nathan : « Or al-Qaida a reconnu qu’il avait bien été liquidé par les Américains à Abbottabad, (...) »

    Quand on connait l’inspiration opportuniste et fumiste des revendications tarasconnades de cette organisation cette mouvance ce concept idéologique, on ne peut être qu’ébahi par la légèreté de votre argument. Comme si Al Qaïda n’avait pas toujours servi la soupe à la CIA.

  • permalien Shiv7 :
    10 mai 2011 @17h38   « »

    Shiv7, décidément, vous ne comprenez rien à rien. C’est justement le détail grotesque - et pas les grands discours creux - qui constitue la signature de la réalité. Comme on dit, il y a des choses qui ne s’inventent pas et la réalité dépasse la fiction.

    Ainsi pour vous la réalité de Al Qaida se lis dans les détails grotesques du style :

    Comment le ménage Ben Laden avait du mal à joindre les deux bouts – encore un drame du chômage - et qu’elle n’était pas d’accord avec son djihadiste de mari sur l’opportunité de massacrer 3000 civils à New-York mais qu’elle a préféré se taire pour éviter la discorde dans le couple… De retour au Yemen, elle va probablement écrire un livre. La tragédie se termine en farce burlesque.

    Il est clair que pendant que l’on épilogue sur le numéro de la taille des culottes de Ben Laden on ne discute pas d’autre chose..

    C’est vraiment passionnant cette réalité qui dépasse la fiction..(de plus c’est tellement rare qu’il serait dommage de ne pas en profiter..)

  • permalien
    10 mai 2011 @17h55   « »

    d’abord sans aucun effet, puis commençant à entrainer quelques naïfs.

    On en est plus là, à mon humble avis.
    La vague de revendications qui a eu lieu (et qui a toujours lieu) en Syrie ,n’est sûrement pas aussi spontanée qu’en Tunisie et il y a bien de fortes chances qu’elle ait été orchestrée et toujours alimentée par ceux que vous dénoncez, mais certaines revendications sont légitimes... toutes aussi légitimes que celles des Bahreinis (dommage qu’il n’y ait pas plus de voix parmi les intervenants pour dénoncer aussi le "2 poids 2 mesures" qui a lieu là bas, d’autant plus que les manifestations dans ce pays, n’avaient pour ainsi dire jamais dégénérées). A quand le tour de l’Arabie saoudite et autres ????

  • permalien Shiv7 :
    10 mai 2011 @17h56   « »

    C’est comme l’histoire de la femme à Ben Ali qui pousse son mari dans l’avion en le traitant d’idiot.

    Vous savez Nathan on peut s’appeler Ben Ali, Napoléon , Oblabla etc. sans qu’il ne soit extraordinaire, ni cocasse, de penser que ces hommes sont précisément des hommes avec tout cela que cela implique comme votre exemple le démontre, ou comme on pourrait imaginer que ces personnages vont aussi aux WC faire caca..(ça ce n’est pas du virtuel..)

    Par contre s’intéresser à ce genre de mésaventures voilà quelque chose qui me paraît extraordinaire et cocasse.. et sans doute digne de Voici ou Top Model..

  • permalien HN :
    10 mai 2011 @18h22   « »

    Il est clair que pendant que l’on épilogue sur le numéro de la taille des culottes de Ben Laden on ne discute pas d’autre chose..

    C’est assez effarant de lire/entendre/voir ces infos sur des détails à la con comme la couleur des calbuts d’Oussama, la taille de bonnet de sa femme, la pointure de ses chaussettes, et de voir que les Navy Seals ne sont même pas foutus de lire correctement "Coran for Dummies" afin d’enterrer réellement Ben Laden selon les préceptes de l’Islam (à titre d’exemple).

    On peut savoir la moindre connerie inutile de nos jours, mais il reste tout de même impossible à des troupes d’élites de faire un prisonnier ou à leurs services secrets de nous pondre des mensonges dignes de ce nom.
    Je me pose la question : Mais que fait Chuck Norris ??!!
    Ces mecs sont pourtant passés par les meilleures écoles... parfois militaires certes... Mais tout de même !!

    Je vois déjà le "sondage" sur Fox News qui demande à ses spectateurs d’apprécier l’info à la con du jour via twitter ou facebook.

    Nikos Aliagas est vraiment partout...

    Cdlmt

  • permalien Deïr Yassin :
    10 mai 2011 @18h59   « »

    @ Nathan
    "Contrairement à ce qui est prétendu ici, Israël, les Etats-Unis et les Occidentaux n’ont aucun intérêt à renverser le dictateur Assad"

    Tout le contraire a été autant prétendu , mais voici encore la preuve que vous lisez ce qui vous arrange. Par contre, si vous prétendez être pour la révolution en Syrie pour le bien du peuple syrien, personne prétend vous croire.

    PS. Pour un spécialiste du monde arabe, étonnant que vous écrivez "moudjahidine" parlant de Oussama Ben Laden, c’est un pluriel ...

    PPS. Etonnant que vous n’avez pas une commentaire exhaustive sur l’article de Monsieur Gresh ainsi que sur les multiples liens, vous qui réclamez un article sur le sujet depuis des semaines.

  • permalien Nathan :
    10 mai 2011 @19h36   « »

    @ Deïr Yassin

    - Je ne connais rien du monde arabe.

    - La plupart des liens de l’article de M. Gresh concernent Bahreïn. On aurait bien aimé en savoir davantage sur les opposants au régime Assad. Qui sont-ils ? Quelles sont les différentes mouvances ? Y a-t-il d’autres mouvements politiques structurés à part les inévitables Frères musulmans ? Y a-t-il des chrétiens parmi les manifestants ou sont-ils légitimistes ? Etc...

    - A propos du blog "The Angry Arab", je l’ai parcouru l’autre jour et je n’ai pas vu beaucoup de réactions furieuses à propos de la situation en Syrie. De toute évidence, les centaines de victimes là-bas ont moins d’importance que la mort d’une chèvre en Palestine sous les coups de bâton des colons.

    Zionists : They kill humans and animals
    "Israeli settlers assaulted a Palestinian shepherd in the Nablus village of Qusra on Wednesday, killing one of his sheep, Palestinian officials said." If this was done by an Arab, animal rights group in the West would be up in arms. NATO would have been called in.
    Posted by As’ad AbuKhalil at 6:43 AM

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    10 mai 2011 @20h49   « »

    Abu Leila :
    10 mai @15h33

    (...) Même si les informations passent peu (et pour cause, il n’y a pas de journalistes sur place, à Deraa et dans le Hauran ces derniers jours (...)

    Ah zut alors ! Sur quoi donc vous fondez-vous pour parler de ce dont vous parlez ?

    Rassurez-vous toutefois, il y a bien entendu des journalistes sur place, (Syriens déjà !) les autorités syriennes n’ont expulsé que ceux qui ne respectaient pas un minimum de déontologie professionnelle journalistique, ceux qui lisent des news à propos de la Syrie dans des médias syriens ou étrangers dignes de ce nom, sont très bien informés de ce qu’il s’y passe exactement, n’ayez crainte !

  • permalien Shiv7 :
    10 mai 2011 @20h56   « »

    PS. Pour un spécialiste du monde arabe, étonnant que vous écrivez "moudjahidine" parlant de Oussama Ben Laden, c’est un pluriel ...

    C’est ce qu’on peut appeler un lapsus orthographique.., en effet Nathan doit inconsciemment entrevoir que OBL c’est probablement et littéralement cloné en de multiples avatars..(en attendant la biographie de sa femme..)

  • permalien Abu Leila :
    10 mai 2011 @21h21   « »

    Ouаlahila Ar Tesninam :
    Ah zut alors ! Sur quoi donc vous fondez-vous pour parler de ce dont vous parlez ?

    Vous êtes un as de la mauvaise foi, vous, c’est impressionnant !
    Vous faites semblant d’ignorer que, parce qu’il n’y a pas de journalistes sur place, les habitants témoins de cette répression font des vidéos depuis leur téléphones mobiles.

    Et oui, c’est bête, mais maintenant il faut faire avec les nouvelles technologies grâce auxquelles les infos n’ont plus de frontières (comme en Egypte). Dans les liens suivants vous trouverez toutes les informations qui sont transmises par les Syriens :

    https://www.facebook.com/home.php# !...

    https://www.facebook.com/home.php# !...

    Cela vous embête peut-être parce que c’est en arabe, mais c’est au moins la preuve que ce n’est pas téléguidé par de supposées officines occidentales.
    Ces gens ont tout le courage et l’ingéniosité déjà manifestés par les premières révoltes arabes.

    Je sais que c’est difficile, mais il faut changer de logiciel dans votre tête : on ne peut accepter les humiliations de n’importe quel pouvoir, fusse-t-il (en apparence du moins) dans le combat contre l’ingérence occidentale et ses affiliés (Israël, Arabie Saoudite et autres).
    Le peuple syrien a sa dignité et ne souhaite pas demeurer encore longtemps sous le joug d’une népotisme autoritaire.

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    10 mai 2011 @22h41   « »

    Abu Leila :
    10 mai @21h21

    (...) Et oui, c’est bête, mais maintenant il faut faire avec les nouvelles technologies (...)

    Ah ! Mais ce n’est pas bête du tout, c’est même précisément ce qui me fait vivre, figurez-vous !

    Cela vous embête peut-être parce que c’est en arabe (...)

    Ah , vous croyez ?

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    10 mai 2011 @23h07   « »

    Anonyme :

    (...) La vague de revendications qui a eu lieu (et qui a toujours lieu) en Syrie ,n’est sûrement pas aussi spontanée qu’en Tunisie et il y a bien de fortes chances qu’elle ait été orchestrée et toujours alimentée par ceux que vous dénoncez, mais certaines revendications sont légitimes... toutes aussi légitimes que celles des Bahreinis (...)

    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce point, je ne suis pas du tout un supporter inconditionnel du clan El Assad, rassurez-vous !

    Seulement aujourd’hui pour le moment, les Syriens sont face à un choix :

    - Laisser leur pays se faire détruire par ses ennemis extérieurs et en espérer de très improbables bénéfices...
    - Laisser momentanément leurs revendications légitimes en stand-by dans l’attente d’une conjoncture où cela ne pourra pas être exploité par des ennemis de la Syrie...

  • permalien hugo :
    10 mai 2011 @23h47   « »

    cette comparaison entre le Bahrein et la Syrie est tout juste incompréhensible...

  • permalien laure :
    10 mai 2011 @23h54   « »

    attendez M. Gersh, vous comparez les chiites pauvres du Bahrein écrasés par un roi à la solde des américains, à la majorité sunnite aisée de Syrie que seul le régime semble pouvoir adoucir leur domination morale/religieuse et économique...c’est ridicule...

  • permalien Deïr Yassin :
    11 mai 2011 @00h46   « »

    @ Nathan 19h36

    "La plupart des liens de l’article d’Alain Gresh concernent le Bahrein. On aurait aimé en savoir davantage blablabla ..."

    L’article de Monsieur Gresh contient 18 liens : 10 concernent la Syrie (dont un article déjà publié ici), 7 concernent le Bahrain, et 1 le rôle d’al-jazeera.

    On vous a bien compris depuis le temps. Vous ne faites que vous plaindre, et vous croyez pouvoir décider du contenu des articles qu’on vous offre gratuitement. Vous n’êtes pas sioniste pour rien : cela prend des mauvaises habitudes.

  • permalien Abu Leila :
    11 mai 2011 @08h00   « »

    Ouаlahila Ar Tesninam :

    Seulement aujourd’hui pour le moment, les Syriens sont face à un choix :

    - Laisser leur pays se faire détruire par ses ennemis extérieurs et en espérer de très improbables bénéfices...
    - Laisser momentanément leurs revendications légitimes en stand-by dans l’attente d’une conjoncture où cela ne pourra pas être exploité par des ennemis de la Syrie...

    Tout le monde connaît ce supposé dilemme en Syrie, figurez-vous.
    Mais en réfléchissant un peu, on se demande bien en quoi la corruption des gens au pouvoir, l’appropriation des richesses du pays par la famille Assad et le manque de liberté d’expression constitueraient une forme de défense contre les ennemis extérieurs ou contre la division interne communautaire/confessionnelle.

    Et puis ce faux dilemme est l’arme, le chantage, qui a toujours été utilisée par le régime pour faire ployer l’échine des Syriens.

    Ce que veulent les manifestants, c’est qu’on leur offre une troisième voie à l’exemple du "Printemps arabe". Pleine d’incertitudes quant à l’avenir, certes, mais qui leur rendra une dignité longtemps étouffée, comme en Tunisie, comme en Egypte.

    Votre idée c’est : ne faites rien, braves moutons, pour ne pas tomber de Charybde en Scylla.

  • permalien Nathan :
    11 mai 2011 @08h56   « »

    Deïr Yassin : 11 mai @00h46
    Vous ne faites que vous plaindre, et vous croyez pouvoir décider du contenu des articles qu’on vous offre gratuitement.

    Vous avez raison sur ce point et je présente à M. Gresh toutes mes excuses.

    On peut lire dans le New-York Times un interview de l’homme d’affaires syrien et cousin d’Assad, Rami Makhlouf. Contrairement à ce que prétendent certains fumistes sur ce blog, il ne mentionne à nul moment la présence d’un complot étranger. Les manifestants sont décrits comme des "salafistes" et il affirme que la stabilité du régime Assad est la condition de la stabilité de toute la région, y compris vis-à-vis d’Israël. Il dit aussi que le régime se battra jusqu’au bout pour sa survie.

    http://www.nytimes.com/2011/05/11/w...

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @09h33   « »

    Rapports : Obama va demander un changement du régime Syrien

    Joumblatt : L’occident veut le maintien du régime syrien

  • permalien Abu Leila :
    11 mai 2011 @09h50   « »

    Le bilan s’alourdit en Syrie, alors que la ville de Banias est en état de siège (AI)

    Extraits :

    Selon de multiples sources, samedi 7 mai, les forces de sécurité ont abattu quatre femmes – Leila Taha, Ahlam Hwaysqeh, Marwa Abbas et Leila Sahiouni – qui manifestaient sur la route reliant Banias au village d’al Marqab pour réclamer la libération des personnes arrêtées par les forces de sécurité.

    Selon des informations reçues dimanche 8 mai, deux personnes ont été abattues par des tireurs embusqués dans la ville de Tafas, dans le sud de la Syrie ; il s’agit d’Abu Gharib al Ridawi et de l’épouse de l’avocat Faysal al Zubi. Trois personnes ont également été tuées à Homs, dont Muhammad Ahmed Muhammad et Abd al Hadi al Shimali.

    Deux autres manifestants non armés auraient été tués à Dayr al Zor et un autre dans le village de Jisr Shahour. Par ailleurs, un garçon âgé de 11 ans, Qassem Zuheyr al Ahmed, a été tué dans la nuit du 8 mai à Homs.

    Les forces de sécurité syriennes ont placé plusieurs villes, dont Banias, en état de siège. À Banias, l’eau, l’électricité et les télécommunications ont été coupées. Un militant syrien des droits humains a raconté à Amnesty International que le 9 mai au matin, pas moins de 30 tanks patrouillaient les rues de la ville.

    Les forces de sécurité tirent sur des femmes, des enfants, des hommes sans armes, ils coupent l’électricité, l’eau et les télécommunications à Banias (comme ils l’ont fait à Deraa).

    Et tout cela pour se débarrasser de "gangs armés" ? Quand bien même il existerait des "gangs armés", peut-on accepter sans broncher l’utilisation de tels moyens ? Est-ce le prix à payer pour rétablir la "paix" ?

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    11 mai 2011 @10h30   « »

    Abu Leila :
    11 mai @08h00
    (...)

    Vous avez peut-être la mémoire courte, moi pas ! Je me souviens très bien des conversations entre les dirigeants du Mossad et des diplomates étasuniens exfiltrés par “Wikileaks” dans lesquels ils exposaient leur projets pour la région. Ces adeptes de Machiavel expliquent noir sur blanc que ce qu’ils recherchent concernant les pays qui refusent de se plier à leur dictat, c’est le chaos que ce soit sur le “modèle” irakien, ou celui qu’ils ont réussi à instaurer au Liban depuis des lustres et qui prévaut encore plus ou moins aujourd’hui. Pour ce faire, tout est bon pour ces criminels sataniques, créer des tensions ethniques et culturelles, provoquer des clashs inter-confessionnels, “qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse”, soutenir des salafistes pour tenter d’abattre le Hamas à Gaza ne leur pose aucun problème philosophique particulier, prendre fait et cause pour les Kurdes dont ils n’ont strictement rien à foutre en Irak, en Turquie ou ailleurs pas plus, inciter des mystiques fondamentalistes chrétiens ou musulmans à s’écharper pour des broutilles ne les dérange pas plus sur un plan éthique, de toute façon pour eux ce sont des sous-hommes, alors s’ils se massacrent entre eux, c’est toujours ça de pris...
    s’agissant des niaiseries de ce type :

    Ce que veulent les manifestants, c’est qu’on leur offre une troisième voie à l’exemple du "Printemps arabe", pleine d’incertitudes quant à l’avenir, certes, mais qui leur rendra une dignité longtemps étouffée, comme en Tunisie, comme en Égypte.

    Vous me permettrez de rigoler doucement, j’aimerais bien que vous m’expliquiez comment on pourrait bien parvenir à quelque revendication sociale ou politique dans un chaos comme celui de Beyrouth de la grande époque, de Bagdad, ou de Tripoli aujourd’hui ? Allez donc essayer de parler de dignité à des gens dont la seule source de préoccupation est de savoir combien de leurs proches et parents seront encore en vie à la fin de la journée ou au petit matin, ils risquent fort de très mal le prendre, méfiez-vous quand même !

  • permalien Abu Leila :
    11 mai 2011 @10h42   « »

    Syrie : la ville de Homs bombardée

    Des tanks de l’armée syrienne ont bombardé, mercredi 11 mai, le quartier résidentiel de Bab Amro de la ville de Homs, dans le centre du pays, a rapporté un militant des droits de l’homme.

    "Homs est secoué par le bruit d’explosions provenant du bombardement effectué par des tanks et des machines de guerre", a indiqué Najati Tayrara, un défenseur des droits de l’homme de cette ville d’un million d’habitants.

    Cela aussi c’est justifié pour combattre les "terroristes" ?
    Ne vaut-il pas mieux faire des gestes pacifiques forts en faveur de son peuple plutôt que le réprimer ?

    Assad avait ses chances au début pour rétablir la confiance et garder la loyauté que lui vouent beaucoup de Syriens. Maintenant qu’il a cédé à la brutalité de son frère et des durs du régime, un cap a été franchi et je doute fort que les choses soient réparables à ce stade.

  • permalien enzo :
    11 mai 2011 @11h42   « »

    décidément la haine raciste anti-syrienne du journal lemonde qui date de l’ère chirac se retrouve maintenant sur le diplo...la gauche semble reculer en France...

  • permalien Deïr Yassin :
    11 mai 2011 @11h53   « »

    C’est incroyable de voir notre polymorphe, marxiste-léniniste agnostique, nostalgique de l’URSS de sa grande époque, qui n’a probablement jamais foutu les pieds en Syrie sauf quand il joue sur son Playstation, donner des leçons à Abu Leila, qui de toute évidence connait très bien la région.


    Dans le livre "Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe", sorti en 2009, l’opposant tunisien Moncef Marzouki cite Abderrahmân Kawâkibî, le grand penseur réformateur syrien (1855-1902) :

    "Ce n’est pas par hasard que l’on se retrouve, quatre siècles plus tard, à devoir encore subir l’oppression à laquelle nous nous sommes habitués et qui a même modelé le caractère des individus"

    http://ddata.over-blog.com/0/33/43/...

  • permalien noun :
    11 mai 2011 @12h32   « »

    Deir-Yassin, c’est de ce personnage dont il s’agit ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_al...

    il est présenté comme un salafiste ; "salafiste et réformiste " : n’est-ce pas antinomique, ou est-ce qu’il existe des salafistes laïques ???

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    11 mai 2011 @12h54   « »

    Abu Leila :
    11 mai @08h00
    (...)

    J’ajouterai qu’il n’est pas nécessaire d’être une sommité en matière d’analyses géostratégiques pour avoir compris que l’insurrection en Égypte a été perçue par le régime colonial sioniste comme un échec stratégique majeur. Restait la Jordanie, où il leur fallait tenter de contrer un processus déjà mal engagé à leurs yeux, et la Syrie où par contre désespérément à leur sens rien ne se passait. Ils ont donc choisi une stratégie offensive concernant la Syrie, même s’ils avaient encore en mémoire leurs échecs cuisants vis-à-vis de l’Iran et de la Turquie. La machine mafieuse médiatico-politique globale s’est donc mise à l’œuvre afin de tenter de nous inventer un ersatz de « printemps arabe » là où il serait bon qu’il soit pour ces disciples de Machiavel et non là où il était fâcheusement spontanément apparu.

    Je note également qu’à l’occasion de tous ces événements, on peut difficilement ne pas avoir observé des collusions que certains qualifieront de « contre-nature » que beaucoup pressentaient depuis fort longtemps, mais qui là dans l’urgence d’une actualité qui se bouscule, apparaissent au grand jour. Je veux bien évidemment parler de nos « amis » les Saoud et de leurs relations plus que troubles avec le régime sioniste d’occupation de la Palestine. Alors qu’ils travaillaient depuis bien longtemps la main dans la main avec leurs amis sionistes au Liban, ils étaient tout même parvenus à ce que cela ne soit pas trop visible, mais là il est clair que les masques sont tombés, à l’occasion de l’entreprise conjointe de subversion de la Syrie, aujourd’hui nul ne peut ignorer, que le Grand Satan Yankee possède deux pions machiavéliques , ou deux pièces comme l’on voudra, sur place qui travaillent la main dans la main et œuvrent de concert au malheur des populations de la région : l’Arabie dite des Saoud et l’entité coloniale sioniste.

  • permalien Abu Leila :
    11 mai 2011 @13h23   « »

    Ouаlahila Ar Tesninam :
    ... l’insurrection en Égypte a été perçue par le régime colonial sioniste comme un échec stratégique majeur. Restait la Jordanie, où il leur fallait tenter de contrer un processus déjà mal engagé à leurs yeux, et la Syrie où par contre désespérément à leur sens rien ne se passait.

    Ce n’est pas très crédible votre analyse ! La Syrie a toujours servi de tampon entre Israël et l’Iran, elle n’a jamais levé le petit doigt pour récupérer le Golan, a laissé Israël bombarder en 2007 un bâtiment supposé militaire à l’intérieur même de ses terres sans broncher, a fermé les yeux lorsque le Mossad a organisé l’assassinat de Imad Moughnieh à Damas et peut-être d’autres attentats.

    Et vous voudriez nous faire croire que les stratèges israéliens souhaitent maintenant se débarrasser de ce régime qu’ils connaissent pourtant bien et dont la stabilité lui a toujours garanti une certaine tranquillité (forte prévisibilité, réactions molles, etc.) ?
    Vous pensez vraiment qu’ils encouragent les révoltes actuelles pour prendre le risque que le résultat final soit précisément, comme c’est très probable, ce qui est advenu en Egypte, à savoir un peuple qui reprend enfin les choses en main et se tournera vers leurs frères palestiniens pour les aider eux aussi à réaliser leur "printemps" ?

    Changez votre logiciel de lecture, mettez-vous sérieusement à la place des gens et lâchez votre Playstation, comme le dit ironiquement mais justement Deïr Yassin !

  • permalien Deïr Yassin :
    11 mai 2011 @13h35   « »

    @ Noun

    Vous devez peut-être dépasser le stade élémentaire de ’wiki’ pour vous informer, et vos connaissances sur le mot ’salafiste’ comme il est connoté actuellement a très peu à voir avec son sens historique.

    Le mouvement salafiyya du 19èmè siècle fut bien un mouvement réformiste à l’intérieur de l’Islam qui insistait sur la rationalisme de l’Islam et la revendication majeure fut le droit d’interpréter les textes fondateurs, le Coran et le Sunna, le ’ijtihâd (’la réouverture des portes de la recherche personnelle’).

    Depuis quand ’réformiste’ et ’laïc’ sont devenus des synonymes ??

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @15h01   « »

    Alain Gresh : On notera, en conclusion, la différence de traitement que la chaîne Al-Jazira accorde aux événements de Syrie et de Bahreïn

    Il semble qu’il faut distinguer la chaine arabe de la chaine anglaise.

    Cela ressemble de plus en plus au journal “Al Ahram” egyptien du temps de Moubarak, l’Edition arabe étant un simple organe de grossière propagande gouvernementale, l’anglaise étant beaucoup plus pluraliste.

    Il est intéressant de noter qu’un certain nombre de journalistes de Al-Jazeera english sont des anciens de la CNN et de la BBC qui, dit-on, étaient frustrés de l’étroitesse du débat dans leurs chaines respectives.

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @15h21   « »

    Quand il devient normal dans les médias du Golfe de comparer les chiites à des insectes nuisibles qu’il faut écraser, la nouvelle “normalité” n’est pas sans rappeler celle qui a précédé le génocide rwandais affirme Teymoor Nabili.

  • permalien Sakhra :
    11 mai 2011 @16h48   « »

    Et puis ce faux dilemme est l’arme, le chantage, qui a toujours été utilisée par le régime pour faire ployer l’échine des Syriens.

    Faux dilemme ?.....
    K a donné un lien intéressant : Obama va "exiger" un changement de régime en Syrie...Mais bien avant ,il avait déjà préparé "cette
    révolution", qui est tout sauf populaire, tout comme celle de la Lybie :

    SYRIE : L’OPPOSITION SYRIENNE FINANCEE PAR BUSH MAIS AUSSI OBAMA

    Le Département d’Etat des USA a financé secrètement des groupes de l’opposition syrienne pour renverser Assad, et leurs projets parmi lesquels la télévision satellitaire Barada basée à Londres, selon des documents diffusés par Wikileaks et publiés hier par le Washington Post

    La suite :http://www.socialgerie.net/spip.php....

    Pour la Lybie, il y a tout lieu de penser, que la partition du pays est d’ores et déjà programmée...Avec négociation avec Gueddafi, qu’il "ne faut pas liquider", l’Otan fait bien attention à le ménager.Les US et l’UE vont-ils mettre à exécution le projet qu’ils avaient élaboré en 1951 ? et on assistera à la balkanisation de la Libye, avec la "bénédiction" des "révolutionnaires de la CIA", le soutien de l’"Internationale des Wahabistes" au grand complet : Emirats et Séoudiens.
    Le réveil du peuple lybien sera dur....Souvenez-vous des Irakiens..

    Quant à la Syrie, pour les US et" l’internationale wahabiste", il s’agit mettre à genou un pays,qui malgré tout a refusé de le faire jusque-là..
    Pour le Golan, il a surtout refusé de payer le prix qu’a payé Sadate (et le peuple Egyptien ), qui a "libéré" le Sinai..Qu’a donc gagné Sadate ou le roitelet jordanien ????Etre des larbins de "luxe" pour leurs ma^tres" ?

    Par delà la Syrie, il y a l’Iran et la résistance libanaise, qu’il s’agit d’éliminer"...Pourquoi, croyez-vous que les sionistes "modérés" ne cessent de se lamenter sur le sort du "peuple syrien"..

    Et l"internationale wahabite" bat le rappel de ses troupes pour ce faire : Le Maroc après la Jordanie va être intégré comme membre du "club"...Pour venir aider à casser du chite, et du sunnite authentiquement révolutionnaire et nationaliste....

    Le Maroc va-t-il intervenir militairement dans le golfe Persique ?

    http://www.demainonline.com/?p=3888

  • permalien Nathan :
    11 mai 2011 @17h46   « »

    On rappellera à la passionaria algérienne les propos de M. Gresh qui ont manifestement du mal à entrer.

    On l’a dit ici, le régime syrien doit faire face à la même vague de revendications qui submerge l’ensemble du monde arabe, du Maroc à l’Irak. Fin de l’autoritarisme et de la corruption ; du travail et du pain ; liberté d’expression ; liberté d’organisation : tels sont les mots d’ordre communs. Et, aussi, le retour de la karama, de la dignité.

    Il est vrai que la passionaria algérienne a peut-être du mal à comprendre ces revendications, car elle vit dans un pays déjà libéré de la tutelle coloniale ou tout va pour le mieux. Un pays qui respire la liberté, le bonheur et la prospérité. C’est un peu comme les Soviétiques après la révolution bolchévique. Pourquoi auraient-ils manifesté ? Pourquoi auraient-ils fait grève, puisqu’ils vivaient déjà dans le paradis socialiste, le pays de l’avenir radieux ?

  • permalien Nathan :
    11 mai 2011 @20h31   « »

    Encore des massacres en Syrie aujourd’hui. La dictature Assad tire à la canonnière. Et un journaliste d’al-Jazeera aurait été kidnappé en Syrie et transféré en Iran. Un petit coup de main en quelque sorte. Les roquettes pour le hezbollah dans un sens et les journalistes kidnappés dans l’autre sens. A quoi servent les amis, sinon ?

    http://english.aljazeera.net/news/m...

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @20h33   « »

    Pour les Arabophones : Georges Corm en direct sur la TV libanaise NBN.

  • permalien Nathan :
    11 mai 2011 @20h40   « »

    De méchantes rumeurs prétendaient que l’épouse du dictateur Assad s’était réfugiée à Londres, la capitale mondiale du shopping. L’ambassadeur syrien en UK dément. On admirera la prose de ce valet du clan Assad.

    Khiyami concluded that, "Mrs. Assad would never leave Syria under any circumstances during this intimate process of national reform and development. The entirety of the Syrian leadership is responding to the legitimate grievances of the people with an ambitious reform agenda as recently outlined by the President.”

    http://www.haaretz.com/news/interna...

  • permalien gloc :
    11 mai 2011 @21h47   « »

    Nathan :« La dictature Assad tire à la canonnière. »

    ... le charme discret d’un colonialisme suranné...

    On a tout de même échappé à la couleuvrine !

  • permalien Nathan :
    11 mai 2011 @21h50   « »

    Presque aussi bien que la Stasi. Un million de Syriens seraient des mouchards au service de la dictature.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien Lou :
    11 mai 2011 @22h00   « »

    11 mai 2011
    Subtilités syriennes (5) : la Syrie ennemie d’Israël mais garante de sa stabilité

    (...)l’homme d’affaires Rami Makhlouf, cousin du président Bachar Al Assad et première fortune du pays, a mis en garde, dans un entretien avec le quotidien américain The New York Times, contre l’accroissement des pressions sur la Syrie. Il a prévenu qu’il n’y aurait “pas de stabilité en Israël sans stabilité en Syrie”. Il entendait évidemment suggérer que l’alternative au régime actuel, qui ne pouvait être dans son esprit qu’un “régime salafiste”, serait dangereux pour le pays voisin, auquel, en revanche, la présence de Hafez puis de Bachar AL ASSAD à la tête de la Syrie avait offert jusqu’ici des garanties de sécurité.
    (...)

  • permalien ambatandrazaka :
    11 mai 2011 @22h16   « »

    Pour avoir vécu dans ces deux pays, je ne pense pas Sakhra que la comparaison entre la la Syrie et la Libye soit pertinente, en Syrie j’ai rencontré des gens plutôt sereins avec qui l’on pouvait parler de tout, y compris de politique, en Libye par contre, les gens vous faisaient tout de suite comprendre que chez eux on ne pouvait pas parler de politique, si l’on souhaitait couler des jours à peu près tranquilles, même en voyage à l’étranger, mes amis libyens ne voulaient pas s’exprimer sur le sujet, m’expliquant qu’ils n’avaient pas envie de finir avec un trou de 9mm dans le crâne et que cela pouvait aussi bien leur arriver en Europe ou n’importe où ailleurs. A mon avis ces deux pays n’ont rien de comparable.

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @22h24   « »
    Syrie-Bahreïn-Israel, cause commune

    Ce jour :

    Alors que les citoyens arabes à travers la région luttent contre la tyrannie, en Israël il semble y avoir une tendance inverse, dans laquelle une grande partie des citoyens ne sont pas seulement consentants, mais sont en faveur des membres de la Knesset qui élaborent de nouvelles lois pour faire taire les critiques du public et délégitimer les rivaux politiques [juifs israéliens], les organisations [juives israéliennes] des droits humains, et la minorité palestinienne. L’idée est de restreindre légalement les individus et les groupes qui tiennent des positions en contradiction avec l’agenda de droite du gouvernement en les présentant comme des ennemis de l’État.

    L’Association [juive] pour les droits civils en Israël a récemment averti que les lois promues par la Knesset sont dangereuses et auront des conséquences graves pour les droits humains et les libertés civiles fondamentaux. L’association, qui est connue pour son approche impartiale, a poursuivi en disant que les nouvelles lois "contribuent à des positions antidémocratiques et racistes du public, qui sont de plus en plus saillantes dans la société israélienne dans les dernières années".

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @22h35   « »

    Personnellement je n’ai jamais entendu-oui dire que des salafistes ont déja combattu Israel.

    Brailler des slogans anti-juifs oui, mais combattre Israel jamais. Exactement comme pour les Saoud.

  • permalien noun :
    11 mai 2011 @23h00   « »

    Deïr Yassin :

    11 mai @13h35 « »

    Depuis quand ’réformiste’ et ’laïc’ sont devenus des synonymes ??

    synonymes ? ai-je écrit synonymes ? non je ne crois pas ; je cherche simplement ce qui pourrait parfaire la religion musulmane déjà si parfaite, à part la laicité. N’êtes vous pas la meilleure communauté ? Je ne saisis pas ce que ce monsieur voulait réformer, une vie d’homme ne pourrait y suffire.

  • permalien Lou :
    11 mai 2011 @23h46   « »

    Le Bahreïn détruit son propre peuple
    Par Pepe Escobar
    Asia Time Online, le 10 mai 2011

    Ensuite, il y a le nouveau sport de la Maison des Saoud et des al-Khalifa : « Démolissez la mosquée ! » Au moins 27 mosquées et un grand nombre de bâtiments religieux ont été détruits – dont la mosquée Amir Mohammed Braighi, vieille de 400 ans. Le ministre de la Justice et des Affaires Islamiques, le Cheikh Khaled ben Ali ben Abdallâh al-Khalifa, a soutenu : « Ce ne sont pas des mosquées. Ce sont des constructions illégales. »

    C’est la cerise sur le gâteau des al-Khalifa, après avoir détruit dans sa quasi-totalité le système de santé (géré essentiellement par des Chiites), licencié des milliers de fonctionnaires chiites et annulé leurs pensions, emprisonné des quantités d’étudiants et de professeurs qui ont participé aux manifestations, battu et arrêté des journaliste, et fermé l’unique journal d’opposition.

    Dans l’accord passé entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, le Bahreïn – et par extension la Maison des Saoud – peut se permettre tout ce qu’il veut, puisque que les al-Khalifa sont félicités pour abriter la Cinquième Flotte des Etats-Unis. Aucune sanction onusienne ou même de remontrance, aucune zone d’exclusion aérienne approuvée par une résolution de l’ONU, pas d’armement des « rebelles », pas de bombardement par l’OTAN, pas de désir brûlant de changement de régime comme en Libye, pas de diplomatie du Tomahawk, et, bien sûr, pas d’assassinats ciblés.

    Pour le moment, tout du moins, les assez gros investissements anglo-américains au Bahreïn sont « protégés » ; quant aux marchands de mort britanniques qui vendent des grenades, des explosifs de démolition, des bombes fumigènes et des thunderflashes, à la machine de répression des al-Khalifa, leurs affaires ne peuvent que prospérer.

    traduction ,JFG-QuestionsCritiques.

  • permalien Yvan :
    12 mai 2011 @08h02   « »

    Ceux où celles qui souhaiteraient faire partager leur interprétation simpliste et occidentalisé des "révolutions arabes", seront submergés par l’analyse nourrie et détaillée de Thierry Meyssan des "contre-révolutions arabes".

    La Contre-révolution au Proche-Orient [Réseau Voltaire]

  • permalien ambatandrazaka :
    12 mai 2011 @08h10   « »

    Personnellement je ne crois pas un traitre mot de la couverture médiatique des événements en Syrie par Al Jazeera, la BBC ou France24, ça sent la propagande grossière à plein nez.

    On a déjà essayé de nous vendre des fictions de ce gout là pour les événements au Xinjiang, en Iran, en Irak ou ailleurs, on a pu voir par la suite qu’il s’agissait de montages imaginés à Washington, Londres ou ailleurs et que les faits n’avaient strictement rien à voir avec ce que l’on a cherché à nous faire croire.

    Pour ce qui serait d’un amour immodéré et subit pour la démocratie dans le monde qui animerait l’Europe et les USA, ça prête à sourire, a-t-il été seulement évoqué des sanctions contre des dirigeants de Bahreïn ou d’Arabie saoudite pour la répression à Bahreïn qui se fait ouvertement et que personne ne conteste même ?

    A-t-on ne serait-ce qu’invité les pays du Golfe à instaurer un minimum de démocratie dans ces régimes dignes du Moyen-âge ?

    Tout le monde connait la réponse.

  • permalien Abu Leila :
    12 mai 2011 @10h29   « »

    ambatandrazaka :
    Personnellement je ne crois pas un traitre mot de la couverture médiatique des événements en Syrie par Al Jazeera, la BBC ou France24, ça sent la propagande grossière à plein nez.

    Pourquoi ? Pourriez-vous argumenter cette impression personnelle ? Il y a un moment, il faudrait s’arrêter de penser systématiquement en noir et blanc !

    Parce qu’en matière de propagande, je peux vous dire que les vidéos diffusés par les chaînes syriennes présentant les activités des supposés "bandes armées" sont de grossières manipulations. Il faut vraiment être naïf pour y croire ! Certaines seraient d’ailleurs à mourir de rire si la situation n’était pas aussi grave. Dans un pays aussi surveillé (les Mukhabarat sont des voisins, parfois même des membres de votre famille), comment pouvez-vous croire un seul instant que les snipers postés sur les toits au-dessus des cortèges des manifestants sont des terroristes ? C’est absurde ! Ce sont tout simplement des membres des forces de sécurité. Et il y a d’autres exemples de ce type.

    Qu’il y ait des tentatives de récupération de ces évènements par les dirigeants occidentaux ou par les Frères musulmans, ce n’est évidemment pas exclu, mais sur place la majorité des manifestants n’ont rien à voir avec eux. C’est d’abord un mouvement de ras-le-bol, comme en Tunisie et en Égypte, peut-être naïf mais tout à fait légitime.

    Ces derniers jours des écrivains et des artistes ont été emprisonnés parce qu’ils avaient manifesté pacifiquement dans les rues de Damas. Ce sont ni des salafistes ni des militants à la solde de la CIA, tout le monde les connaît dans le milieu culturel.

    Allez leur dire maintenant qu’ils avaient tort d’ouvrir leur gueule, ou qu’ils sont les idiots utiles des néoconservateurs israélo-américains ! Ils ont simplement eu le courage de dire que la vie serait plus belle en Syrie si des réformes importantes pouvaient être mises en œuvre par Bachar al Assad. Il n’était nullement question de demander le départ du président au début, revoyez l’enchaînement des évènements.

  • permalien Sakhra :
    12 mai 2011 @10h58   « »

    @ ambtandrazaka,

    Je n’ai pas fait de comparaison entre les peuples Syrien et Lybien, encore que la situation de tous les peuples des pays arabes ne soient pas si différentes sur le plan des libertés démocratiques, de la citoyenneté, etc..

    La comparaison est entre l’ingérence des US /UE dans les mouvements de contestation que connaissent la Lybie et la Syrie.Les US/UE ont raté l"le coche" avec la Tunisie et l’Egypte, ils se rattrapent "pour accompagner" les révolutions arabes, et pour les orienter vers ce qui servira leurs intérêts.
    En Lybie, c’est flagrant , et en Syrie également.
    Bien sûr que les aspirations à la Dignité et à la Justice sociale des peuples Arabes sont légitimes, mais est-ce l’Otan ou Obama qui vont les libérer ?....Comme vous le faites remarquer, il se trouve que seule la Syrie et la Lybie semblent être dignes de leur "compassion" très "humanitaire et surtout "désintéréssée".
    D’accord avec vous pour Aljazeera : ce n’est plus que la voix de son maitre : le très démocratique Emir du Koweit, qui envoie ses troupes au Bahrein,pour "mater les contestataires" (Flotte américaine oblige) et là silence, et qui diffuse les vidéos des "révolutionnaires " Lybiens et Syreins, au nom de la "Démocratie".
    Pour la Lybie, j’ai omis de joindre le lien concernant la" Balkanisation".
    http://www.socialgerie.net/spip.php...

  • permalien Shiv7 :
    12 mai 2011 @11h13   « »

    Abu Leyla

    Dans un pays aussi surveillé (les Mukhabarat sont des voisins, parfois même des membres de votre famille), comment pouvez-vous croire un seul instant que les snipers postés sur les toits au-dessus des cortèges des manifestants sont des terroristes ? C’est absurde ! Ce sont tout simplement des membres des forces de sécurité

    Bien que je n’ai aucune idée de qui sont ces snipers et ne connaissant pas la Syrie, il y a néanmoins dans vos certitudes plusieurs points pas très logique.

    Dans un pays en trouble il est très difficile de déterminer avec certitude d’où provienne certaine fraction.
    Le fait que la Syrie soit infestée de collabos du pouvoir ne prouve pas qu’il soit impossible que des éléments extérieurs interviennent, sinon (si les collabos sont tant efficace) pourquoi n’auraient-ils pas tout simplement empêché cette révolution dès son origine ?

    En outre je ne vois pas très bien l’avantage d’un pouvoir étatique d’agir de cette sorte car sa n’amène que des troubles complémentaires contre lui sans avoir l’avantage de faire craindre au peuple la répression puisque cette force contre-révolutionnaire n’est pas revendiquée par l’état. (si cela serait un plan étatique pour prouver que des éléments extérieurs agissent, ces snipers n’abattraient pas des révolutionnaires mais des forces de l’ordre)

    En dernière analyse il me semble que ces snipers ne servent ni l’état, ni la révolution mais plutôt quelqu’un qui aurait avantage à semer la division dans le pays.

  • permalien ambatandrazaka :
    12 mai 2011 @11h32   « »

    @ Yvan
    Il y a à boire et à manger malheureusement dans cet article. Autant la chronologie des faits en Syrie est tout à fait pertinente d’après ce que je crois savoir, autant sa position purement idéologique concernant la Libye est tout à fait erronée à mon avis et ne s’appuie pas sur des faits. Quant à ce qui concerne les soi-disant commanditaires saoudiens, c’est à mon avis du roman.

    @ Abu Leila
    Il ne s’agit absolument pas d’une impression personnelle, je sais tout simplement que la présentation par les médias précités ne correspond pas avec ce qui s’est réellement passé, à choisir entre la version de témoins des événements et des journalistes à Londres, Paris ou Doha, mon choix est vite fait, si d’autres choisissent autrement libre à eux.

  • permalien Yasmina :
    12 mai 2011 @12h28   « »

    Allez leur dire maintenant qu’ils avaient tort d’ouvrir leur gueule, ou qu’ils sont les idiots utiles des néoconservateurs israélo-américains !

    Non, personne ne dis ça sur ce blog. les réformes sont necessaires. Le regime doit changer et s’ouvrir sur l’opposition et lutter contre la corruption... Bashar devrait en profiter pour se debarraser de la vielle garde et des elements radicaux qui l’entourent. Mais est ce que le parti Baath au pouvoir peut changer ? En cas d’effondrement du régime actuel, quelles sont les possibilités de voir des elements non- progressistes et non- laics prendre le pouvoir et s’arrimer à la mouvance wahabite ?

    Ils ont simplement eu le courage de dire que la vie serait plus belle en Syrie si des réformes importantes pouvaient être mises en œuvre par Bachar al Assad.

    Bashar n’a t-il pas fait un discours dans le parlement( tres suivi par les syriens, les rues étaient désertes durant la transmission du discours à la télé syrienne) et promettant des réformes et un dialogue avec l’opposition ? Fallait lui laisser un peu de temps non ? c’est pas un magicien quand meme qui peut vous changer ça d’un coup de baguette magique !

    Il n’était nullement question de demander le départ du président au début, revoyez l’enchaînement des évènements

    justement quand je revois l’enchaînement des évènements, je suis de plus en plus convaincue qu’il ya une tierce partie qui tire les ficelles et qui jette de l’huile sur le feu. Je suis convaincue aussi que si Bashar declarait qu’il laisserait tomber le Hezbollah et l’Iran, les manifestations s’arreteraient. Et cette tierce partie qui tire les ficelles en ferait un emperreur meme !

  • permalien Abu Leila :
    12 mai 2011 @12h32   « »

    Shiv7 :
    Le fait que la Syrie soit infestée de collabos du pouvoir ne prouve pas qu’il soit impossible que des éléments extérieurs interviennent, sinon (si les collabos sont tant efficace) pourquoi n’auraient-ils pas tout simplement empêché cette révolution dès son origine ?

    Vous n’avez pas idée de la férocité de certains membres des forces de sécurité - et surtout de leurs chefs - qui sont prêts à tout pour faire taire les plus pacifiques des manifestants. Le frère de Bachar, Maher, est à la tête de ces services et de la division blindée de l’armée.

    Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut revenir au point de départ, un simple fait divers qui a mis le feu aux poudres : de simples graffitis séditieux écrits par des jeunes sur un mur à Deraa. Ce n’est pas une fiction, les témoignages ont été enregistrés. La répression brutale de ce fait divers (emprisonnement, bastonnade des jeunes) ont suscité des protestations, déjà nourries par la situation pourrie qui prévalait dans la région (plusieurs années de sécheresse, chômage et pauvreté grandissant). C’est lorsque des gens ont été tués par les services de l’ordre, de manière brutale, que le mouvement a vraiment pris de l’ampleur et a été suivie ensuite dans d’autres villes du pays.

    Lorsque Maher al Assad a appris que des gens se rebellaient à Deraa a ordonné de réprimer sévèrement les manifestants (il aurait été pris d’une colère noire d’après des témoignages). D’où l’assassinat de certains soldats qui avaient refusé de tirer sur les gens, d’où les chars déployés autour de la ville, d’où le siège de Deraa (pas d’eau, pas d’électricité, pas de communication pendant des jours, interdiction aux personnes extérieures originaires de Deraa, y compris un député, de rendre visite à leur famille). Pourquoi croyez-vous que les membres du parti Baath originaires de Deraa ont déchiré leurs cartes ? Parce qu’ils ont été manipulés par la CIA, par les salafistes ?

    Maher, le voici sur la première vidéo après la révolte des prisonniers à Sednaya (âmes sensibles s’abstenir) :

    http://www.youtube.com/verify_age?n...

    Le voici peut-être aussi (en avant-poste) sur cette vidéo prise dans la banlieue de Damas :

    http://www.youtube.com/watch?v=kFMW...

  • permalien Deïr Yassin :
    12 mai 2011 @12h48   « »

    @ ambatandrazaka

    Vous prétendez avoir vécu en Syrie, et vous dites que

    "j’ai rencontré des gens avec qui l’on pouvait parler de tout, y compris de politique".

    Vous voulez nous faire croire que des inconnus vous parlent de politique ? Il doit s’agir des gens qui vous connaissent très bien et depuis très longtemps. Les Moukhâbarât en Syrie dépassent toutes celles des autres pays arabes, sauf peut-être en Irak sous Saddam. Elles sont partout, et je connais des Syriens et des Palestiniens qui ne font même pas confiance à leur propres familles.

    Vous ne croyez pas un traitre mot de la couverture médiatique, et vous avez raison, il faut toujours avoir beaucoup de méfiance, et lire/regarder le maximum de sources différentes, mais ces gens qui vous parlaient de tout, y compris la politique, vous n’avez pas gardé le contact avec eux ? Ils doivent être des très proches pour vous parler de tout, et ils ont pu vous parler de la situation actuelle.

    Bizarre, dès que notre "Oh La La, le Tennisman", le Touareg, disparait, il y a un pseudo-Malgache qui débarque, avec les mêmes opinions. Cela doit être par hasard ... Malgré un changement de style d’écriture, un certain vocabulaire se ressemble aussi. Cela doit être le hasard aussi ...

    Si la modération regardait de plus près, je parie qu’on a encore quelqu’un qui se sert d’un proxy server.

  • permalien Nathan :
    12 mai 2011 @13h58   « »

    Shiv7 : 12 mai @11h13

    En outre je ne vois pas très bien l’avantage d’un pouvoir étatique d’agir de cette sorte car sa n’amène que des troubles complémentaires contre lui sans avoir l’avantage de faire craindre au peuple la répression puisque cette force contre-révolutionnaire n’est pas revendiquée par l’état. (si cela serait un plan étatique pour prouver que des éléments extérieurs agissent, ces snipers n’abattraient pas des révolutionnaires mais des forces de l’ordre)

    En dernière analyse il me semble que ces snipers ne servent ni l’état, ni la révolution mais plutôt quelqu’un qui aurait avantage à semer la division dans le pays.

    Etes-vous un vrai ou un faux naïf ? Le régime syrien serait-il le premier da,s son genre à mater une insurrection dans le sang en prétendant qu’elle est téléguidée de l’étranger ? Tout ce charabia oiseux et alambiqué, tout cet embrouillamini, toute cette bouillie pour chat dans le seul but de défendre un régime brutal et sanguinaire. N’avez-vous pas honte ?

  • permalien Yasmina :
    12 mai 2011 @14h12   « »

    Abu Leila :
    12 mai @12h32 «  »

    je vous comprends. Et c’est cela qui fait peur : comment à partir de simples grafittis faits par des gosses à Derra arriver à une Syrie à feu et à sang ?

    Les problèmes de la Syrie d’aujourd’hui exigent une coopération collective et une pensée rationnelle, et la liberté de le faire.

  • permalien Nathan :
    12 mai 2011 @14h13   « »

    Quant aux Européens, aux Américains, aux Israéliens, non seulement ils ne sont pas intervenus en Syrie mais au contraire, ils se gardent bien d’y intervenir. Ils préfèrent le régime Assad, car celui-ci est garant d’une certaine stabilité régionale, un point c’est tout. Là aussi, les exemples historiques abondent d’ennemis pactisant tacitement ou ouvertement sur le dos d’une insurrection. Songeons à Bismarck libérant des prisonniers français afin que Thiers puisse mater la Commune de Paris.

  • permalien Abu Leila :
    12 mai 2011 @17h02   « »

    La contradiction réside également dans le fait que, dans les premières semaines des manifestations, pour faire bonne mesure, le régime a fait libérer un grand nombre d’islamistes qui étaient déjà en prison et, dans le même temps, à fait emprisonner des manifestants laïcs et démocrates : intellectuels, militants de gauche, et notamment une adolescente blogueuse qui représentait certainement une terrible menace pour le pays (rire).

    C’est plutôt bizarre pour un pouvoir qui se prétend attaqué par des salafistes, non ?

  • permalien Noval :
    12 mai 2011 @17h43   « »

    Nathan,

    " Quant aux Européens, aux Américains, aux Israéliens, non seulement ils ne sont pas intervenus en Syrie mais au contraire, ils se gardent bien d’y intervenir. Ils préfèrent le régime Assad, car celui-ci est garant d’une certaine stabilité régionale, un point c’est tout "

    Ce à quoi vous auriez pu rajouter : pour le plus grand bénéfice d’Israël !

    S’agissant des trois intervenants potentiels cités, j’observe que seul Israël possède une frontière commune avec la Syrie. Généralement lorsque des troubles sont violemment réprimés, à fortiori s’ils sont écrasés dans le sang comme c’est le cas actuellement en Syrie, on doit pouvoir compter sur son voisin ...

    Ici, aucune prise de position officielle de la part d’Israël ; aucune réprobation ; à fortiori aucune proposition d’acceuil pour les opposants syriens, aucune offre d’asile politique. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Habituellement, vous ne tarissez pas d’éloges sur ce pays que vous louez pour son pacifisme et son humanisme légendaire.
    Alors dites-nous un peu : comment expliquez-vous que Israël, qui n’ignore pas que des humains qui crient " liberté " sont assassinés à ses frontières, ne respecte même pas certaines règles tout à fait élémentaires de bon voisinage ?

    En d’autres termes, comment se fait-il qu’Israël soit en cette circonstance comme en d’autres, le seul pays à " ne construire que des murs, mais jamais de ponts " ?

    Il y a certainement un truc, non ?

  • permalien Tristan :
    12 mai 2011 @17h51   « »

    @Abu Leila

    C’est vraiment très drôle, nous, en Bolivie, on a des fils de nazi qui disent exactement la même chose que vous, au sujet des "indios" rétrograde et assoiffé de sang, qui sont au pouvoir.

    Ses même fils de nazis se présentent comme des pacifiques, et défendant la liberté d’expression. Ils cherchent, d’ailleurs, réguliérement, un maximum de mort à mettre sur le compte du gouvernement.

    Je passe, tous les jours, devant des jolis grafitis de "très pacifiste" croix gammées, les même qui posent, aussi, de nombreux grafitis qui traitent Evo Morales d’assassin.

    On m’avait même parlé de plusieurs centaines de mort, et du commencement d’une guerre civile, avant que je rentre dans ma llarta.

    Une fois sur place, j’ai bien vu que tous était tranquille, et qu’il y avait juste eu deux morts (toujours de trop) : un paysan du côté des soutiens du gouvernement et un jeune fils de riche, du côté des contre-manifestants. Malheureusement, on ne sait toujours pas comment et par qui ils ont été tué.

    Je vois, aussi, tous les jours, des gens du parti gouvernemental, qui crachent sur leur gouvernement. Mais, malgré quelques troubles, ils savent que le vent n’a pas encore tourné. Ils sèment le vent, mais attendent encore un peu pour la récolte.

    Je sais qu’ils seront des milliers à déchirer leur carte du parti, le jour de la récolte.

    Il me semble que Shiv7 avait vu de ses yeux, le même genre de chose se produire, en Thaïlande.

    Il y a deux camps, qui sont très visible (gouvernement et opposition), mais, aucun des deux n’ont intérêt à semer le vent pour récolter la tempète. En Bolivie, le gouvernement a trop bien gérer les choses, au point que l’opposition est en processus très avancé (et presque irréversible) de suicide.

    Il est, pour moi, évident qu’il y a une troisième force, dans ces petits jeux, qui a, elle, tout intérêt à semer le vent, pour récolter la tempête. Et qui joue sur les divisions.

    Après, il est difficile de juger les actions des deux forces les plus visible (gouvernement et opposition), en particulier quand on regarder les choses de très loin (je pense à moi et, je crois, aussi, à Shiv7, au sujet du Moyen Orient).

    Mais, quand on voit qu’un certain nombre de gens présant sur place, se retrouvent à oeuvrer pour un max de division, on se pose beaucoup de questions, sur ce que pourrait sortir de ce "printemps arabe".

    Heureusement, en Bolivie, le divisionisme a perdu déjà plusieurs batailles. En Thaïlande, je ne sais pas, mais, il semble que Shiv7 est, aussi, moins préoccupé sur ce qui se passe dans son pays, que sur ce qui se passe dans le monde arabe.

  • permalien Abu Leila :
    12 mai 2011 @18h25   « »

    Tristan :
    Mais, quand on voit qu’un certain nombre de gens présant sur place, se retrouvent à oeuvrer pour un max de division, on se pose beaucoup de questions, sur ce que pourrait sortir de ce "printemps arabe".

    Je comprends tout à fait vos doutes, je me les pose encore, croyez-moi, pour ce qui est de la récupération de ces révoltes.

    Cependant, là où votre comparaison ne tient absolument pas, hormis le fait que la majorité des manifestants ne sont pas politisés (ou bien plutôt de gauche pour ce qui concerne les marches dans le centre de Damas), c’est que leurs slogans, jusqu’à ces dernières semaines, appelaient clairement au refus de la division, au refus du confessionnalisme (ou sectarisme), comme en Egypte. Et il faut se rappeler aussi qu’ils scandaient tous "Bachar avec nous", "l’armée avec nous" au début, avant les répressions sanglantes.

  • permalien Noval :
    12 mai 2011 @18h37   « »

    C’est tout de même marrant !

    Dès qu’au Moyen-Orient, on crie " Liberté ! " et " Oppresseur, out ! ", ce même oppresseur, sans doute parce qu’il ne sait plus quoi inventer pour tenter d’accréditer ses vilenies, répond par un refrain archi-connu : " Danger islamiste ! " .

    En Israël où ce refrain décidément à la mode a pris naissance, on fait dorénavant rimer " islamiste " avec " terroriste " . Paraît que ça passe encore mieux ...

    http://www.rfi.fr/moyen-orient/2011...

  • permalien K. :
    12 mai 2011 @19h00   « »
  • permalien Deïr Yassin :
    12 mai 2011 @19h15   « »

    La Syrie retire sa candidature à une place au Conseil des droits de l’Homme à l’ONU, et sera remplacé par celle du Koweit ...
    http://maannews.net/eng/ViewDetails...

  • permalien Nathan :
    12 mai 2011 @19h59   « »

    Noval : 12 mai @17h43

    ...comment expliquez-vous que Israël, qui n’ignore pas que des humains qui crient " liberté " sont assassinés à ses frontières, ne respecte même pas certaines règles tout à fait élémentaires de bon voisinage ?

    Parce qu’ils préfèrent avoir affaire à leur vieil ennemi Assad, qu’ils connaissent. Ils préfèrent encore Charybde à Scylla, Assad à l’inconnu. Et puis, pour les dire les choses plus crument, ils n’en ont rien a foutre des Syriens.

    Cela dit, suggéreriez-vous qu’ils aident les insurgés ? Et même qu’ils ils interviennent militairement ? Ça ne serait pas tout à fait idiot. Avec tous ces tanks dans les villes syriennes pour massacrer la population, les bases et les casernes doivent être assez dégarnies. Mais dans ce cas-là, vous verrez immédiatement les K, les Lou, les Sakhra, les Yann, et même les Noval s’écrier : "On vous l’avait bien dit, les américano-sionistes sont derrière".

  • permalien s=exp(j*pi) :
    12 mai 2011 @20h40   « »

    @ Nathan // 11-05 / 21h50

    Presque aussi bien que la Stasi. Un million de Syriens seraient des mouchards au service de la dictature.

    Et vous croyez quoi ? Que ça fait un million de salauds ?

    Lisez l’Archipel du Goulag. Le chapitre sur les mouchards s’intitule de façon évocative : "Bzz,Bzz". Soljénitsyne y explique comment les services de police politique "piègent" qq1. Tant pour pièger qq1 comme mouchard que pour lui faire "avouer" un "crime" qu’il n’a pas commis, il existe quantité de moyens : Soljénitsyne les appelle des "clés". La plus efficace, la plus inattendue est l’empathie ou l’accord entre la victime et le recruteur. Au temps glorieux de Staline, c’était : "Vous êtes un bon communiste, n’est-ce pas ?" Allez donc répondre non !

    Allez dire que vous n’êtes pas un partisan d’Assad en Syrie. Ou que vous ne condamnez pas le "terrorisme", tenez, dans les territoires où l’armée israélienne fait la "loi" ! Vous seriez déjà plus qu’à moitié bon pour la taule, non ? Et avec l’approbation de L Szy*** qui trouverait même que "ça ne doit pas traîner" dans le dernier cas examiné, vous ne croyez pas ?

    Et il existe quantité d’autres "clés" pour fracturer l’âme humaine, vous le savez comme moi. Une chose doit être entendue : ce sont les systèmes et leurs exécuteurs de basses oeuvres, recruteurs de mouchards ou "juges" ou "enquêteurs" pour la frime qu’il faut condamner, pas ceux qui ont craqué. Pour eux, comme l’écrit Soljénitsyne : "que Dieu les juge, mais non les hommes".

    A propos, vous pouvez garantir que vous ne seriez pas un malheureux parmi ce million si vous viviez dans le pays et si vous aviez été pressé de devenir mouchard ?

  • permalien Shiv7 :
    12 mai 2011 @21h37   « »

    Abu Leyla

    ...une adolescente blogueuse qui représentait certainement une terrible menace pour le pays (rire).

    J’ignore ce qu’il en retourne pour votre ado, mais d’un autre coté il faut admettre que le Net est une des plus puissantes armes actuelles pour déstabiliser un pays (à tort ou à raison est une autre question).
    Il existe du reste des organismes étatiques ou non qui ne s’occupe que de ça et dont le blogueur lambda n’a aucune idée, croyant parfois défendre son opinion alors qu’en fait il rentre sans le savoir dans un dessein plus large.

    ..que la majorité des manifestants ne sont pas politisés..

    Il serait plus juste de dire qu’il ne l’était pas, car à partir du moment où l’on revendique dans la rue (ou dans le Net), même si c’est pour plus de justice, on se politise par sa simple présence. (c’est aussi et surtout ça la démocratie..)

    Dans ce que vous dites de la Syrie, il parait évident qu’entre le début des revendications et maintenant, il y a eu une dégénérescence dont il semblerait que ni l’état ni les révolutionnaires n’ailles voulus, ce qui semble accréditer la version d’un troisième intervenant. (Ou éventuellement d’un désaccord au niveau étatique ou encore d’une très mauvaise gestion du même état qui c’est retrouvé dépassé, sans parler qu’il est possible qu’il y ait eu interactions entres ces différentes possibilités suivant les moments de la révolte).

    Une question, avez-vous idée de quel pourcentage de la population Syrienne participe ou adhère à ces troubles ?

    Si vous êtes Syrienne, je ne peux que souhaiter que la tension s’apaise au plus vite, et que surtout avant d’autres considérations ne s’opère pas une guerre civile, car il est rare que les gains qu’elle amène ne paye les pertes, du moins pour le peuple.

    Tristan

    ..En Thaïlande, je ne sais pas, mais, il semble que Shiv7 est, aussi, moins préoccupé sur ce qui se passe dans son pays,..

    Le prochain round est pour cet été avec les nouvelles élections, j’y pense beaucoup mais évite d’en parler pour ne pas semer encore plus de discordes...espérons que le sourire détaché du Bouddha transcendera ces divisions dues pour la grande partie aux grand groupes d’intérêt financier.

    Un post précédent où j’exprime la situation Siamoise et les parallèles avec certaines révolutions Arabes :

    http://blog.mondediplo.net/2011-04-...

  • permalien Lou :
    12 mai 2011 @21h41   « »

    L’info du Canard enchaîné cité par K. est reprise par le Maariv dans la revue de presse de l’ambassade de France en Israël :
    Le Canard enchaîné : Netanyahu aurait secrètement rencontré le Premier ministre du Qatar / Eli Berdenstein – Maariv)

    Si ces informations sont avérées, il s’agirait d’un tournant dans les relations entre les deux pays, le Qatar ayant rompu ses relations avec Israël et fermé la représentation israélienne à Doha en 2009.

    Selon le quotidien Haaretz, au cours de l’année passée, le Qatar a adressé à au mois deux reprises des messages à Israël pour lui proposer de rétablir les relations entre les deux pays en échange de la mise en œuvre de projets et de l’introduction de matériaux de construction dans la bande de Gaza. Ces propositions ont toutefois été rejetées par le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.

    Ces derniers jours, des informations ont fait état de contacts préliminaires entre Israël et le Qatar concernant l’achat de gaz naturel afin de résoudre les problèmes d’approvisionnement en gaz égyptien. Ces informations ont été démenties en Israël.

  • permalien Shiv7 :
    12 mai 2011 @22h24   « »

    s=exp(j*pi) :

    A propos, vous pouvez garantir que vous ne seriez pas un malheureux parmi ce million si vous viviez dans le pays et si vous aviez été pressé de devenir mouchard ?

    J’ai beaucoup apprécié votre post qui démontre bien, que d’un point de vue plus général, il est très difficile de se mettre à la place des gens que l’on juge, car il n’est pas certain que l’on aille agis de même, dans la même situation et époque donnée..

    Même dans des cas moins extrême que vos exemples on peut noter que des masses ou des individus adhères parfois à des systèmes pour le moins douteux d’une façon toute spontanée, simplement parce que cela se passe ainsi autour d’eux et qu’ils y croient, les exemples à travers l’histoire humaine ne manque pas.

    Ainsi aussi certaines horreurs moderne de notre système occidental global sont acceptées par la majorité et il est très mal vu de les remettre en question sérieusement.. Le goulag confortable remastérisé 2011..

  • permalien Yann :
    12 mai 2011 @22h36   « »
    Cause commune

    Préparez-vous à la troisième intifada :

    Ali Abunimah, The PA and the privatization of Palestine :

    Cette lutte pour l’autonomie réelle unit les Palestiniens à des milliards de personnes qui subissent les ravages du néolibéralisme et de la privatisation partout dans le monde.

  • permalien Lou :
    12 mai 2011 @22h37   « »

    Info d’Adam Keller

    9 mai 2011, le Jour de l’Indépendance a vu Idan Landau, professeur de linguistique à l’Université Ben Gourion du Néguev et activiste politique, derrière les barreaux à la prison militaire 6 à Atlit. Idan Landau est né en Juillet 1967, un mois après la naissance de l’occupation, et il a informé les autorités militaires de son refus d’accomplir le service de réserve dans une armée dont la tâche principale et la mission est de maintenir l’occupation. Lors de la cérémonie alternative avec les torches allumées, organisée par le Mouvement Yesh Gvul pour ceux qui ne se sentent à l’aise dans les cérémonies officielles le Jour de l’Indépendance, Idan Landau a été honoré en son absence, avec un éclairage de douze torches.

  • permalien Nathan :
    12 mai 2011 @22h41   « »

    Humour noir à la mode syrienne : un conseiller de la dictature a promis que l’armée ne tirerait pas sur la foule demain.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien Lou :
    12 mai 2011 @23h48   « »

    PCHR

    2 h, incursion dans Azzoun, à l’est de Qalqilya. L’armée patrouille dans les rues et fouille de nombreuses maisons. Elle arrête 5 Palestiniens, dont 4 mineurs, et se retire vers 6 h. Les jeunes Palestiniens arrêtés sont :

    * Sinan Ahmed Mujahed Radwan, 15 ans ;
    * Lafi Mutasem Mujahed Radwan, 15 ans ;
    * Mahmoud Nedal Ibrahim Salim, 15 ans ;
    * Yousef Sqer Ibrahim Salim, 15 ans, et
    * Mumen Farouq Abu Haneya, 18 ans.

    Le père de Yousef Salim, a déclaré au PCHR :

    « Vers 2 h le jeudi 5 mai, les soldats de l’occupation israélienne ont fait irruption chez moi. Ils sont entrés dans le jardin par une porte qui donne sur l’extérieur et ils ont frappé à la porte d’entrée de la maison. Mon épouse a ouvert la porte mais ils sont entrés violemment dans la maison. Toute ma famille s’est réveillée. Ils nous ont tous regroupés dans le jardin. Mes enfants et mes petits-enfants qui ont entre un et trois ans étaient gardés par les soldats avec nous. Les enfants n’ont pas arrêté de crier de panique, jusqu’au matin. Quand ils nous ont obligés à rester dans le jardin, ils ont ordonné à Yousef de rester à l’écart. Nous les entendions saccager la maison. J’ai même pu les voir démolir les portes. Je leur ai dit " Laissez-moi vous ouvrir les portes au lieu de les démolir", mais ils ont refusé et m’ont simplement dit "ferme-la". Quand ils ont eu fini, ils sont revenus vers nous et ils ont pris mon fils Yousef et ont dit "Nous l’emmenons avec nous". Alors seulement, ils nous ont laissés entrer dans la maison. Nous avons pu voir qu’ils avaient tout démoli, les meubles, même les lits, les toilettes, les outils, les fenêtres, et les portes. C’était la seconde fois qu’ils attaquaient ma maison, en une semaine. Ils sont restés dans le jardin jusqu’au matin, et ils sont partis. »

  • permalien Zoubir :
    12 mai 2011 @23h57   « »
    "Syrie-Bahreïn, cause commune" sic

    Mr GRESH sur la Syrie vous compulsez la presse internationale. Vous reprenez différentes analyses dont certaines influencées par la ligne occidentale.

    Personnellement votre analyse ne me convainc pas du tout.
    Cordialement.

  • permalien Yann :
    13 mai 2011 @00h10   « »
    Yémen

    Un calendrier précis a été fixé, prévoyant d’intensifier, dès le 11 mai, la mobilisation dans l’ensemble du pays. Selon ce calendrier d’action, un sit-in gigantesque est prévu après la prière, vendredi 13 mai, et est appelé à s’étendre significativement chaque jour jusqu’au 17 mai. Ce jour-là est attendue une “marche massive et pacifique” de tous les citoyens du pays en direction du palais présidentiel pour renverser le régime. Les 50 militants les plus en vue de la révolution se mettront en tête de cortège, afin d’être les premiers sacrifiés, suivis des représentants de tous les groupes de manifestants, de partis politiques et de tribus.

    (Le Monde)

  • permalien Yvan :
    13 mai 2011 @06h26   « »
    Syrie-Bahreïn, cause commune ?

    Al-Jazeera perd un de ses journalistes vedettes qui l’accuse de « manquement à la déontologie » - Coordination de l’Appel de Strasbourg pour une paix juste au Proche Orient

    « Comment est-il admissible qu’Al-Jazeera accorde une couverture excessive des événements qui se déroulent en Libye, au Yémen et en Syrie et occulte complètement tout ce qui se passe à Bahreïn où le sang des opposants coule encore » ?

    Démission de journalistes arabes qui dénoncent la propagande anti-syrienne [Réseau Voltaire]

  • permalien Noval :
    13 mai 2011 @08h12   « »

    Nathan - Message du 12 mai 19h59

    " pour dire les choses plus crument, ils n’en ont rien a foutre des Syriens "

    Exact.

    Et pourquoi n’en ont-ils " rien à foutre " ?

    Parce que chez les sionistes ce qui prime sur toute autre considération, c’est la défense et la valorisation de la loi d’airain qui est à la base de leur fumisterie.

    Et ce ne sont pas quelque dizaines, voire centaines de massacres commis chez le voisin qui seraient susceptibles de les faire ciller.

    Bien emmurés, ils laissent crever à leurs portes pour mieux engranger les bénéfices futurs.

    Mais après tout, on ne choisit pas toujours ses voisins ...

  • permalien Nathan :
    13 mai 2011 @08h22   « »

    On peut mesurer l’objectivité du réseau Voltaire lorsqu’on sait que Thierry Meyssan est payé par le hezbollah (il travaille pour al-Manar) et la dictature syrienne.

  • permalien Nathan :
    13 mai 2011 @08h35   « »

    @ Noval

    Si vous n’êtes même pas capable de condamner ouvertement la dictature syrienne et si vous n’avez même pas trouvé le courage de soutenir - même en parole - l’insurrection alors pourquoi demander aux Israéliens de venir en aide à leurs ennemis ? Le gouvernement israélien préfère regarder tout ça en spectateur. Il ne désire qu’une chose : que Assad reste mais qu’il soit durablement affaibli. Jusqu’ici, ce scénario se confirme.

    Tout le monde sait pourquoi certains ici défendent Assad. Si une majorité populaire sunnite prend le pouvoir en Syrie, le hezbollah chi’ite perdra un allié de taille. Et n’oublions pas que le hezbollah est leur vache sacrée.

  • permalien dik :
    13 mai 2011 @11h13   « »

    Nathan

    Si une majorité populaire sunnite prend le pouvoir en Syrie, le hezbollah chi’ite perdra un allié de taille. Et n’oublions pas que le hezbollah est leur vache sacrée.

    ...Hezbollah et Hamas et fiers de le faire car le vrai terroriste est encore et toujours Israël, même si le monde entier venait à l’adorer, même si M. le modérateur venait à censurer ce post ! C’est clair ?

  • permalien Sakhra :
    13 mai 2011 @14h34   « »

    Oui aux réformes, non à l’ingérence destructrice.

    Même si une grande partie de la situation interne de la Syrie est malaisée à comprendre, il convient de faire remarquer que, dans la lutte qui se déroule actuellement, des déclarations claires de soutien au gouvernement syrien et d’hostilité aux efforts américains de stabilisation ont été prononcées par Hugo Chávez au Venezuela, par le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, au Liban et par plusieurs dirigeants en exil du Hamas, l’organisation palestinienne élue par les habitants de Gaza. Ces dirigeants politiques ont vécu aux premières loges les campagnes américaines de déstabilisation, qui recouraient à l’invention de mythes par les médias traditionnels, à des groupes d’opposition financés de l’extérieur, à des assassinats bien ciblés, à des opérations spéciales de sabotage et se servaient d’agents bien entraînés travaillant sur Internet.

    Du côté de ce qui est censé être « l’opposition démocratique », on trouve des réactionnaires mme le sénateur Joseph Lieberman, président de la puissante Commission sénatoriale pour la sécurité intérieure, qui a lancé un appel pour que les États-Unis bombardent la Syrie, après la Libye. Parmi les partisans déclarés de l’opposition en Syrie, on trouve également James Woolsey, ancien directeur de la CIA et conseiller de la campagne électorale du sénateur John McCain.

    http://www.michelcollon.info/Les-ev...

    Dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es ????

    Pour mémoire et pour ceux qui ne connaissent rien ni au monde arabe, ni à l’Islam : Sunnites (Hamas) et Chiites (Hezbollah) soutiennent le gouvernement syrien contre l’ingérence ...

  • permalien Abu Leila :
    13 mai 2011 @16h23   « »

    Mais Sakhra, les manifestants eux-mêmes en Syrie sont contre l’ingérence étrangère !

    Pour eux, il s’agit d’une affaire interne et ils ne supporteraient en aucune manière un soutien des Américains ou des Israéliens (même pas des Saoudiens, c’est dire !).

    Vous ne ne semblez pas bien connaître les Syriens. La majorité d’entre eux sont loyaux à leur pays (dans les récentes vidéos montrant des tirs sur les manifestants à Deraa, ces derniers qualifient de "traîtres" les soldats responsables des tueries), il n’y a peut-être que chez certains Syriens kurdes que j’ai entendu des ressentiments très profonds contre le régime (et pour cause, beaucoup n’avaient pas droit à la nationalité jusqu’à cette année et ne pouvaient donc pas voyager en dehors du pays, leur langue non plus n’est pas officiellement reconnue).

  • permalien K. :
    13 mai 2011 @17h36   « »

    Within the Arab Left, Contradictions Emerge Over Syria
    Analysis by Samer Araabi

  • permalien Nathan :
    13 mai 2011 @17h59   « »

    Sakhra : 13 mai @14h34

    Dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es ????

    Dis-moi qui Michel Collon soutient et je te dirai qui le finance. Même chose pour Thierry Meyssan.

  • permalien Nathan :
    13 mai 2011 @19h34   « »

    Hier, une représentante de la dictature syrienne assurait que l’armée ne tirerait pas sur la population.

    Aujourd’hui, on dénombre déjà trois morts à Homs.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    13 mai 2011 @22h01   « »

    @ Nathan // 12-05 / 22h41

    Humour noir à la mode syrienne : un conseiller de la dictature a promis que l’armée ne tirerait pas sur la foule demain.

    Humour noir à la mode syrienne, écrivez-vous ?

    Il me semble avoir souvenir d’un "humour" semblable. C’était en décembre 2008 et janvier 2009 à Ghaza. Le porte-parole de l’armée israélienne annonçait que l’armée israélienne cesserait ses tirs durant trois heures par jour. Si ma mémoire est fidèle, la chose nous était présentée comme une mesure de suprême humanité.

    Etant donné qu’il n’était pas question d’une journée entière à l’époque et que la promesse ne fut pas tenue, irez-vous en déduire que l’armée israélienne est moins douée pour "l’humour noir" ?

  • permalien K. :
    13 mai 2011 @22h59   « »

    Le nombre de manifestants tués par nombre d’habitants :

    2000 Deaths in Libya/Population 6.4 mil 1 : 3,200

    36 Deaths in Bahrain/Population 791,473 1 : 21,972

    812 Deaths in Syria/Population 21 mil 1 : 25,862

    223 Deaths in Tunisia/Population 10.4 mil 1 : 46,636

    846 Deaths in Egypt/Population 83 mil 1 : 98,108

    140 Deaths in Yeman/Population 23.8 mil 1 : 170,000

  • permalien Lou :
    14 mai 2011 @00h11   « »
    futur en commun


    Pour l’unité et les droits palestiniens

    Ziyad Clot, LEMONDE.FR | 13.05.11

    (...) Les "négociations de paix" se sont avérées être une farce trompeuse dont les termes biaisés étaient dictés unilatéralement par Israël et systématiquement endossés par les Etats-Unis et les capitales européennes. Loin de permettre une juste résolution du conflit, la poursuite du processus d’Oslo a permis l’aggravation des politiques ségrégationnistes israéliennes et justifié le resserrage du contrôle sécuritaire imposé sur la population palestinienne ainsi que sa fragmentation démographique. Loin de sauvegarder la terre sur laquelle l’Etat palestinien attend toujours de poser ses fondations, ces pourparlers ont laissé libre-cours à l’intensification de la colonisation israélienne. Loin de préserver la cohésion nationale en vue d’un espoir d’indépendance, le processus auquel j’ai brièvement participé a été enfin décisif dans la création et le maintien des divisions entre Palestiniens.

    Dans ses développements les plus récents, le "processus de paix" était devenu un trompe-l’œil cruel dont la population de Gaza a le plus atrocement souffert. En définitive, il excluait même la grande majorité du peuple palestinien : les 7 millions de réfugiés. Mon expérience confirme en effet que l’OLP, dans sa configuration actuelle, n’était plus en position de représenter l’ensemble des droits et des intérêts palestiniens. Tragiquement, les Palestiniens ont été maintenus à l’écart du sort réservé à leurs droits individuels et collectifs dans les négociations à un moment de leur histoire où leurs directions politiques divisées n’étaient plus rendues responsables devant leur peuple de leurs décisions, ou de leur inaction.

    Après avoir démissionné, j’ai compris qu’il était de mon devoir d’informer le public des développements les plus alarmants des pourparlers israélo-palestiniens. Dévoyés, injustes, ceux-ci se sont révélés insupportables. (...)

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