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Migrations - Réfugiés - Droits humains - Sauvetage en mer

Soupçons sur les navires de l’OTAN

mercredi 11 mai 2011, par Stefano Liberti

C’est Migreurop qui le rappelle dans un communiqué (« Etau mortel en mer Méditerranée ») publié le 11 mai 2011 : « Depuis janvier 2011, plus de 1 000 migrants sont morts noyés en essayant d’atteindre les côtes fortifiées des rives sud de l’Union européenne. » La guerre faite aux personnes migrantes depuis une vingtaine d’années a tué, selon l’ONG United against racism, plus de 15 000 personnes, d’après le dernier recensement en date (mai 2011). « Cette guerre, s’alarme Migreurop, atteint actuellement des sommets d’inhumanité. »

Le journal britannique The Guardian a révélé dans son édition du 8 mai 2011 (« Aircraft carrier left us to die, say migrants ») que soixante-et-un migrants de toutes nationalités sont morts de faim et de soif après avoir dérivé plusieurs jours dans un zodiac, alors même que des bâtiments de l’OTAN étaient à proximité et les avaient apparemment repérés.

Stefano Liberti, journaliste au Manifesto à Rome, revient sur cette tragédie en la replaçant dans un contexte plus large et s’interroge sur le rôle réel des forces de la coalition internationale.

« Perdus en mer depuis un jour et demi, nous n’avions plus de carburant. Soudain, nous avons vu un hélicoptère arriver et nous avons pensé : ils viennent nous sauver ! Il y avait deux hommes à bord de l’appareil. Ils nous ont lancé quelques bouteilles d’eau et des paquets de biscuits… et ils sont repartis. Nous nous attendions à ce qu’un navire vienne nous chercher ensuite. Mais personne n’est jamais revenu. » M. Abou Kurke, un Ethiopien de 24 ans, est l’un des neuf survivants d’une tragédie survenue en avril dernier en pleine mer Méditerranée.

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La Méditerranée, nouveau lieu de la confrontation Sud-Nord
Carte d’Olivier Clochard (Migreurop), adaptée et complétée par Philippe Rekacewicz pour le Monde diplomatique, juillet 2010.

Le 25 mars, soixante-douze Africains de diverses nationalités, dont deux enfants, embarquent sur un Zodiac à Tripoli. Destination : Lampedusa. Après dix-huit heures de navigation, ils sont perdus et à court de carburant. Grâce à un téléphone satellitaire, ils parviennent à joindre des proches en Libye et en Italie. Le SOS est lancé ; le réseau satellitaire permet d’établir leur position. Peu après arrive l’hélicoptère, aussitôt reparti. Puis plus rien. Le bateau dérive pendant deux semaines. Pour se désaltérer, les passagers ne peuvent que boire de l’eau de mer. Ils meurent les uns après les autres sous les yeux des survivants, à qui il ne reste d’autre choix que de jeter les corps par-dessus bord.

Le 5 avril, neuf survivants parviennent finalement à regagner les côtes libyennes, poussés par le courant. A peine arrivés, ils sont enfermés dans un centre de rétention avant d’être libérés quarante-huit heures plus tard. Le témoignage de M. Abou Kurke, joint par téléphone à Tripoli, est accablant : « Nous avons croisé plusieurs navires, dont un porte-avions. Ils nous ont vus. Ils étaient tout près. Ils ont tout simplement décidé de nous abandonner à notre destin. »

Tout porte à croire que les navires et l’hélicoptère croisés par les voyageurs en détresse faisaient partie de l’arsenal déployé par l’Organisation du traité de l’Atlantique du Nord (OTAN) dans la région après l’adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité de Nations Unies, le 17 mars dernier. Les commandants des vaisseaux ont-ils délibérément détourné le regard ? Que s’est-il passé après l’intervention de l’hélicoptère ? Pourquoi personne n’a-t-il porté secours à l’embarcation ? Le porte-parole du commandement Sud de l’OTAN à Naples, M. Stephen Chaston, dit ne pas avoir été informé de cet événement : « Nous n’avons reçu aucune notification de ce malheureux accident de la part des unités sous commandement OTAN. » M. Mussie Zerai, prêtre érythréen vivant en Italie, président d’une association de soutien aux demandeurs d’asile, a, lui, une tout autre version des faits : « J’ai reçu un appel le 26 mars à 7 heures du matin, provenant d’un téléphone satellitaire. J’ai transmis le SOS ainsi que le numéro du téléphone aux garde-côtes italiens. Ils m’ont dit que le Zodiac était à soixante milles des côtes libyennes, donc trop éloigné de leur zone d’opération, et m’ont assuré qu’ils transmettraient le message à toutes les embarcations présentes dans les environs, notamment à celles des forces de l’OTAN. Quelques heures plus tard, l’hélicoptère est arrivé. Je crois pouvoir affirmer qu’il y a un lien entre mon appel et l’arrivée de l’hélicoptère. Mais je me demande ce qu’il s’est passé après, et surtout pourquoi on a laissé mourir ces gens en pleine mer. »

M. Abou Kerke est en mesure de décrire l’hélicoptère qui aurait approché l’embarcation à la dérive : « Il portait le signe “army” sur un côté. Les deux hommes à bord étaient des militaires, ils portaient des armes. » Le porte-parole de l’OTAN se justifie en affirmant « qu’au moment de l’accident, il y avait d’autres navires militaires appartenant à d’autres nations dans la région ». Reste qu’une embarcation de migrants en détresse a été sciemment ignorée par des navires militaires et que presque tous les passagers ont perdu la vie.

Pourquoi les bâtiments de l’OTAN – ou ceux d’autres nations impliquées dans la mission internationale en Libye – ne sont-ils pas intervenus ? Pourquoi n’ont-ils pas alerté les marines maltaise ou italienne ? Et, s’ils l’ont fait, pourquoi personne n’est-il finalement arrivé pour porter secours aux naufragés ? « Tout ce que je peux vous dire, c’est que les navires de l’OTAN, comme d’ailleurs tous les bateaux qui naviguent en mer, ne sont dans l’obligation d’intervenir que si la vie des voyageurs est en danger. Lorsque la vie des passagers était en danger, nous sommes toujours intervenus. Dans les jours précédent et suivant l’accident, nous avons été engagés dans deux opérations de sauvetage en mer. Nous avons porté secours à deux bateaux, qui sont par la suite arrivés à Lampedusa », souligne M. Chasmon.

Ces deux épisodes, largement repris dans la presse italienne [1], peuvent nous aider à comprendre la démarche observée par les navires militaires internationaux. M. Abdel [2], un Erythréen de 23 ans, était à bord d’un de ces deux bateaux de pêche, parti de Tripoli dans la nuit du 23 au 24 mars. « Quand le moteur est tombé en panne, nous avons commencé à prendre l’eau, raconte-t-il. Un navire canadien s’est approché de nous. Les soldats qui étaient à bord nous ont prêté une pompe hydraulique pour évacuer l’eau et aussi des instruments pour réparer le moteur. Ils nous ont ensuite donné de l’eau et des biscuits, puis ils sont repartis. Ils nous ont abandonnés. » M. Abdel et ses 284 compagnons de voyage sont finalement arrivés, en vie, à Lampedusa, le 26 mars. Selon le porte-parole de l’OTAN, ce bateau de pêche surchargé aurait été suivi de près par radar jusqu’à son arrivée en Italie, mais, l’embarcation étant en mesure de naviguer, les hommes de l’Alliance n’avaient plus de raison d’intervenir.

D’où les deux versions discordantes : celle des migrants, qui ont eu l’impression d’avoir été abandonnés, et celle de l’OTAN, qui affirme leur avoir porté secours. Mais dans cette histoire, un autre détail retient l’attention. M. Abdel raconte que les militaires canadiens auraient proposé aux voyageurs de les emmener jusqu’en Tunisie. Quand ces derniers ont signifié leur refus, exprimant leur volonté de poursuivre jusqu’en Italie, le navire serait tout simplement reparti. Les bâtiments de l’OTAN seraient donc en mesure d’escorter vers la Tunisie des bateaux de migrants en détresse en provenance de Libye, ce qu’ils ne pourraient pas faire, en revanche, dès qu’il s’agit de rentrer dans l’espace Schengen ?

Depuis le mois de février et le début de la guerre en Libye, tous les accords anti-immigration conclus entre Rome et Tripoli ont été suspendus, notamment le Traité de partenariat, d’amitié et de coopération signé à Benghazi par MM. Silvio Berlusconi et Mouammar Kadhafi le 30 août 2008. Dans ce texte, un chapitre consacré à la lutte contre l’« immigration clandestine » prévoit l’intensification de la collaboration bilatérale dans ce domaine. Conséquence immédiate de la ratification de ce traité : depuis mai 2009, toutes les embarcations de migrants interceptées dans le Canal de Sicile ont été refoulées vers la Libye. En deux ans, 1 409 personnes ont ainsi été repoussées et remises aux autorités libyennes [3]. Durant cette période, le nombre des arrivées à Lampedusa a donc drastiquement diminué, tandis que l’Italie essuyait les critiques acerbes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et du Conseil d’Europe, qui n’ont cessé de dénoncer cette pratique comme une violation du principe de non refoulement prévu par la Convention de Genève [4].

La guerre en Libye a mis un coup d’arrêt à cette coopération entre Rome et Tripoli et les départs des embarcations vers Lampedusa ont repris. Selon différentes sources, aujourd’hui, le régime libyen encouragerait même les migrants à partir, pour faire pression sur l’Italie, engagée dans la coalition contre M. Kadhafi et seul pays avec la France et le Qatar à avoir reconnu le Conseil national transitoire (CNT) de Benghazi [5]. Depuis le mois de mars, environ onze mille immigrés en provenance de Libye sont arrivés à Lampedusa [6]. Mais beaucoup d’autres ont disparu en mer avant d’atteindre les côtes italiennes. « Nous craignons qu’au moins 1 000 personnes soient mortes en mer », affirme M. Zerai, faisant référence à plusieurs embarcations qui, après avoir signalé leur départ, n’ont plus jamais donné signe de vie.

Toutes ces traversées ont eu lieu dans un bras de mer aujourd’hui quadrillé par les navires militaires de l’OTAN, déployés dans le cadre de la résolution 1973 de l’ONU. Lors de son adoption, l’intention déclarée de cette résolution était de « prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils ». Certes, le texte mentionne précisément les « zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne ». On a cependant des raisons d’être très perplexe : la coalition intervient pour protéger les civils d’une guerre, mais laisserait mourir en mer des civils fuyant cette même guerre. A moins d’admettre, bien sûr, que les immigrés subsahariens ne peuvent être considérés par la communauté internationale comme des civils à part entière.

Stefano Liberti est journaliste et auteur de « A sud di Lampedusa. Cinque anni di viaggi sulle rotte dei migranti », (« Au sud de Lampedusa. Cinq ans de voyages sur les routes des migrants », Rome, 2011).

Lire aussi sur Visions cartographiques :

- « Migrations, sauvetage en mer et droits humains », par Philippe Rekacewicz, septembre 2009.

Notes

[1] Dans un des deux bateaux, une femme a accouché juste avant de débarquer à Lampedusa. Lire Francesco Viviano, « Sul barcone alla deriva nasce Yeabsera. In salvo il bambino della speranza » (« Dans le bateau à la dérive est né Yeabsera. L’enfant de l’espoir sain et sauf »), La Repubblica, 27 mars 2011.

[2] La nom est incomplet pour des raisons de sécurité, car le demandeur d’asile est encore en attente d’une réponse à sa démarche en Italie.

[3] Chiffre fourni par le site Fortress Europe, observatoire de l’immigration vers l’Europe.

[4] Lire Alain Morice et Claire Rodier, « Comment l’Union européenne enferme ses voisins », Le Monde diplomatique, juin 2010.

[5] Le ministre italien des affaires étrangères, M. Franco Frattini, a déclaré le 4 avril dernier à Rome que « Tripoli utilise l’immigration clandestine comme une arme. Nous avons vu des images de membres du régime de Kadhafi qui organisaient le départ de groupes de clandestins vers l’Europe et l’Italie ».

[6] Communiqué du HCR, 10 mai 2011.

17 commentaires sur « Soupçons sur les navires de l’OTAN »

  • permalien W83 :
    11 mai 2011 @19h54   »

    Il est très difficile de mener de front "Humanitaire" et "Guerre Humanitaire".
    Il faut faire des choix : "à la guerre comme à la guerre"...donc.

  • permalien captainmaxime :
    11 mai 2011 @21h02   « »

    triste actualites et l OTAN ainsi que cette coalition et particulierement la france ne sortiront pas par la grande porte.....

  • permalien Stolypine :
    11 mai 2011 @23h27   « »
    Arretons les régularisations...

    Les régularisations successives de clandestins n’ont eu que pour effet de créer un appel d’air et d’encourager les départs, provoquant les drames qu’y se produisent actuellement. Cessons toutes formes de régularisations, toute carte de séjour devrait être délivré à des personnes en situation régulière qui respectent les règles du jeu, l’immigration est nécessaire à notre économie, il devrait y avoir des agences "d’émigration" en Afrique et en CEI, a même de sélectionner les personnes nécessaires (en accord avec les recruteurs) plutôt que de laisser les clandestins espérer une régularisation en se faisant exploiter par des employeurs sans scrupules et des marchands de sommeil.

  • permalien jourdre :
    12 mai 2011 @05h29   « »
    "Coke en Stock"

    Surtout, les Médias, ne lachez pas le morceau.
    Il faudra faire toute la lumière sur cette histoire avant qu’on ait noyé le poisson dans les accusations contre Khadafi qui noyerait les défenses européennes sous un tsunami humanitaire

  • permalien raph :
    12 mai 2011 @08h48   « »

    cette phrase ne choque personne :
    "Après dix-huit heures de navigation, ils sont perdus et à court de carburant. Grâce à un téléphone satellitaire, "

    on veut nous faire croire qu’ils ont embarqué un téléphone satellite ? Avez vous une idée du prix de ces choses et du prix de l’abonnement ? mais ils n’ont pas pu se payer assez d essence...

  • permalien marie-ange.patrizio@wanadoo.fr :
    12 mai 2011 @09h46   « »

    Bonjour, il n’y a pas de lien pour l’article original de S. Liberti, en principe journaliste au Manifesto... Où est le texte italien ?

    m-a patrizio
    (traductrice)

  • permalien marie-ange.patrizio@wanadoo.fr :
    12 mai 2011 @10h05   « »

    Voici le lien pour l’article original italien de S. Liberti, :

    http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110511/manip2pg/02/manip2pz/302922/

    Curieux que le Diplo relaie -partiellement- cet article-là, et pas ceux où les journalistes (du même quotidien, il manifesto) rapportaient (en avril) les déclarations des émissaires du CNT libyen à Rome disant que, "eux", ils peuvent garantir (en particulier à l’Italie) le controle des émigrants (d’Afrique subsaharienne) contre un soutien financier des "alliés",

    m-a patrizio

    pos : l’article source de Migreurop ne donne pas plus de lien avec l’article original de S. Libertj

  • permalien Philippe Rekacewicz :
    12 mai 2011 @10h11   « »

    @marie-ange.patrizio@wanadoo.fr

    Cet article est un inédit écrit en français spécialement pour le Monde diplomatique et édité par nos soins. Sinon, Il Manifesto est le journal qui publie une version italienne du Monde diplomatique.

  • permalien marie-ange.patrizio@wanadoo.fr :
    12 mai 2011 @10h38   « »

    Oui, il manifesto (par Guglielmo Ragozzino et Geraldina Colotti) publie une sélection d’articles du Diplo ; la réciproque n’existe pas, malgré les traductions de très nombreux articles (plus d’un millier en ce qui me concerne) du manifesto.

    Et en particulier sur la guerre en Libye, ses causes présumées et réelles, et ses conséquences alléguées et/ou réelles.

    Voir à ce sujet le site mondialisation.ca et le Réseau Voltaire

    m-a p.

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mai 2011 @13h08   « »

    A Stolypine

    Le billet d’Alain Gresh ne portait que sur l’attitude scandaleuse, inhumaine, mesquine, des navires de l’OTAN (issus de pays nantis), à l’égard de malheureux en danger de mort – dont on se moque qui ils sont, d’où ils viennent et où ils vont. Une seule chose importe : les sauver, à n’importe quel prix !

    Or, il est révélateur qu’à l’occasion de ce billet, au lieu de condamner l’attitude des commandants, vous ressortez la vieille obsession de « l’appel d’air », resucée de la peur des Barbares et se métamorphosant, à travers les siècles, en peur des Gitans, des errants, des mendiants ou du tiers monde…

    Il est aussi révélateur que vous ne voyiez, du point de vue économique, que l’intérêt des pays occidentaux, en ignorant aussi superbement celui du tiers monde [pour lesquels l’émigration de leurs populations éduquées est une vampirisation par le Nord].

  • permalien J.C. Simonin :
    12 mai 2011 @22h33   « »

    Colossal à la vérité...
    Durant et juste après le 2. Guerre Mondiale, la petite Suisse a accueilli quelque 275.000 réfugiés, dont environ 20.000 Juifs. Sans l’aide de personne. Suite à une affaire de fonds juifs en déshérence dans nos banques, les Suisses ont été traités de tous les noms par les Sionistes et les Américains, Les Suisses sont les derniers salauds, des profiteurs, pro Nazis et j’en passe.
    Du haut de nos montagnes, je me marre doucement...

  • permalien Memoriante :
    13 mai 2011 @04h38   « »
    à stolypine et raph

    bravo pour votre sens de l’humanité !........... la vie des Blancs, européens a plus de valeur que celle des "Etrangers"............. quand au téléphone satellitaire, je vous rappelle qu’il s’agit de "téléphone portable", comme on dit "chez nous"... et je ne vois pas pour quelle raison ces "Etrangers" n’auraient pas eu le droit ou la possibilité économique (avant leur départ) d’en posséder un, abonnement compris !!!!!!!!!!

  • permalien Mwenda wa Bayeke :
    13 mai 2011 @15h37   « »

    C’est très clair comme l’eau de roche. En effet, pour l’Occident et le machin (ONU) c’est mle pétrole lybien qui compte et non pas du tout le peuple en provenance de Lybie.
    Nous assistons à la mise en place d’un scénario apocalyptique imposé par les pays occidentaux qui se résume en quelques mots : "sémer le chaos en Afrique et au Moyen orient pour imposer une nouvelle colonisation en vue de barrer la route d’accès aux richesses de ces pays à la Chine et à l’Inde".
    De la signature de la Résolution de l’ONU au déclenchement de la guerre en Lybie il n’y a eu que quelques jours (moins d’une semaine).
    L’OTAN et l’ONU méconnaissent superbement le schéma de l’Union africaine pour ramener la paix en Lybie et les négociations entre les belligérants. Comprenez que la démocratie du plus fort est toujours la meilleure. Et comme l’avait dit Sophie Bessis (Dans l’Occident et les autres), il n’ y a que l’Occident qui a le monopole de la vérité et du bon sens, surtout quand ce sont les peuples d’autres contients qui doivent périr de son fait. Bref, les africains sont des insectes qui peuvent mourir sou sles bombes de l’OTAN ou bien s’entretuer dans une guerre appuyée par l’Occident. Ce qui se passe en Lybie contre Kaddahfi n’est qu’un terrorisme d’Etat mené par les pays de l’OTAN. De là se vanter d’imposer la démocratie, il y a fort à parier.
    Bref, je comprends que le faible (africain ou arabe) peut être écrasé par la puissante OATN qui décide unilatéralement et sous le honteux couvert de l’ONU.
    Qu’a fait l’OTAN en Bielorussie ? Peut-elle oser faire cela en Chine ?
    Quel droit international ensigne-t-on aux dirigeants africains. Qu’ensigne-t-on à la jeunesse du Tiers Monde comme mode de résolution de conflit ou de changement de régime ?
    VIVE L’OTAN ET SON NEO-COLONIALISME.

  • permalien Luis :
    14 mai 2011 @11h41   « »

    M. Eduardo Febbro posté un article au journal Página 12 (Argentina). Dans cette article dit que la Libye a envoyé des navires au Europe. Ajoute que c’est une stratégie de guerre. Il fonde ses conclusions sur des déclarations faites par Laura Boldrini (porte parole ACNUR - Italia). Que pensez-vous ?

  • permalien Paul REGUER :
    14 mai 2011 @11h58   « »
    Qu’est devenue la loi sacrée d’assistance en mer ?

    Je laisse à leur ’inhumanité" ceux qui ne voyant que l’intérêt de pays riches ne voient de solution que dans "l’immigration choisie" et l’arrêt des régularisations. Est-il possible de négliger à ce point le respect des droits humains ? Par delà ces considérations, je suis scandalisé de constater l’abandon de la loi sacrée de l’assistance en mer, devenue apparemment "ringarde". J’étai dans les années 50 à bord d’un paquebot "Ile de France" dont le commandant n’a pas hésité à se détourner de sa route et à retarder l’arrivée à New-York de ses passagers afin de recueillir l’équipage du "Greenville" en perdition au milieu de l’Atlantique.

  • permalien Ph. L. :
    16 mai 2011 @17h54   « »

    Une autre analyse sur l’affaire des réfugiés

    http://www.bruxelles2.eu/afrique/ma...

  • permalien yves.barthelemy@gmail.com :
    24 mai 2011 @16h19   «

    SUR LA CARTE ON PEUT LIRE :

    "La Méditerranée, nouveau lieu de la confrontation Sud-Nord"

    Les redacteurs ( et lecteurs ) du Monde Diplomatique sont
    ils restes en 1960 ( ou cette terminologie signifiait
    quelque chose ) ? ils faudrait peut etre sortir des vieux
    schemas ..... et voir le monde de 2011 .

    La gauche française aurait besoin de faire son Vatican II

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