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« C dans l’air », un exemple de propagande

vendredi 20 mai 2011, par Alain Garrigou

Qu’est-ce aujourd’hui que la propagande ? Le mot a en effet pris un caractère suranné [1], si étroitement associé aux pratiques des régimes totalitaires qu’on ne voit rien dans les démocraties qui ressemble à ces mises en condition sommaires des esprits à coups de slogans simplistes assénés par haut-parleurs. C’est entendu, aujourd’hui, on fait de la communication. Autrement dit, la propagande – car qui aurait cru que cela n’existât plus ? – est mise en œuvre dans la dénégation. Si elle apparaît, elle perd tout ou partie de son efficacité. Il a donc fallu trouver d’autres formules pour obtenir le consentement. La propagande des pays démocratiques doit ainsi sacrifier aux critères des pays démocratiques. Ce pourrait être d’ailleurs un propos de propagande que de dire qu’il faut une expression libre. Dans la sphère privée, la liberté d’expression ne gêne plus guère les régimes autoritaires : son contrôle est partout devenu moins tatillon ou plutôt moins policier. La parole publique importe plus aux pouvoirs. En la matière, quel peut être le sens de la liberté d’expression ? Comment se conjugue-t-elle avec, par exemple, le choix des invités dans les médias ? Il faut bien qu’il y ait d’autres critères légitimes de choix et donc d’expression que la liberté qui est censée être une vertu universellement partagée. Or, les places sont comptées.

Les médias des pays démocratiques offrent la parole à l’extérieur du monde professionnel aux personnes qui leur permettent de satisfaire trois impératifs de légitimité démocratique : l’expertise, la notoriété et le pluralisme. Il faut avoir une compétence spéciale pour s’exprimer sur les plateaux ou dans les journaux… même si les micro-trottoirs ont le double avantage de la facilité et du souci citoyen. Si la personne est connue, elle a droit à une latitude plus grande, quitte à malmener un peu le principe collectif du pluralisme. Dans l’organisation d’un plateau, c’est devenu une obsession que de respecter le pluralisme. Respecter est bien l’idée sinon le mot qui rend compte du caractère normatif du dispositif. Il faudrait plutôt parler d’organiser le pluralisme, c’est-à-dire mettre en place un groupe de personnes qui permette de dresser un tableau le plus exhaustif possible de la diversité des opinions dans la société. Comme il n’est pas possible d’être exhaustif, les organisateurs se satisfont de la diversité pratiquement la plus grande. Et comme cela est très limité, c’est la diversité qui ne suscite pas, ou le moins possible, d’objection des principaux partis et dirigeants politiques. Même des médias ayant une orientation politique déclarée sacrifient parfois à cet impératif démocratique. Certains plus que d’autres. Sa nécessité s’impose particulièrement dans les médias grand public et encore plus dans les chaînes de télévision, notamment dans les émissions politiques. Un casse-tête pour les organisateurs.

Telle est la partie apparente du dispositif, celle qui concerne les apparences et qui est plus ou moins avouée comme une contrainte. Le contrôle exercé sur la parole publique est plus difficilement avoué parce qu’il n’est pas avouable, à commencer pour les journalistes. Un dispositif collectif et « neutre » a été substitué à une machine autoritaire telle qu’on imagine encore la propagande. Il faut alors certaines conditions pour percer le voile. Ce travail passe habituellement par l’analyse de contenu, méthode immédiatement disponible puisque le matériel est public. Cela ne vaut pas grand-chose sans une connaissance minimale du système et des coulisses c’est-à-dire des manières dont les contenus sont produits.

Il apparaît alors combien les critères légitimes d’expression – un choix des personnes par lequel chacun des interlocuteurs est légitime et par lequel le groupe est une assemblée légitime – sont soumis à un impératif caché de conformité. Toute opinion n’est pas également légitime et la liberté de les émettre est le résultat d’un rapport de forces permanent entre organisateurs et invités. On a trop abusé de l’expression de « politiquement correct » pour prétendre expliquer ainsi le cadre d’expression publique. Un critère de sélection des candidats est la capacité – d’aucuns diraient la soumission – à s’insérer dans le cadre de l’expression publique légitime. Première entorse au principe de pluralisme par la réduction de la diversité. Des personnes font l’affaire, en notoriété, en expertise, en conformité et en disponibilité : en d’autres termes, on pourrait dire qu’elles jouent le jeu. Cela explique l’ubiquité de quelques intervenants. Bien sûr, les organisateurs de débats se justifient-ils par les aspects techniques de la sélection. Tant pis si on n’y trouve ni la pétulance des idées ni la diversité des points de vues dont se réclament pourtant les organisateurs. Pour échapper à ces difficultés et aux reproches, ils recourent encore au genre le plus simple d’organisation du pluralisme : les duels. Avantages : les coûts faibles, la familiarité avec les têtes, les propos et les oppositions mêmes. Désavantage : la caricature et au bout d’un certain temps l’ennui engendré par la répétition. Au moins échappe-t-on à l’accusation de propagande.

Il est néanmoins difficile de reproduire exclusivement un dispositif aussi simple et la plupart sont plus complexes — ils impliquent plus de monde et des rôles plus diversifiés. Une émission peut servir de cas : « C dans l’air », qui présente le dispositif bien réglé d’une émission quotidienne sur l’actualité, organisée autour d’un meneur de jeu et de trois ou quatre invités [2]. Ceux-ci varient selon la diversité des thèmes. Mais cette variété n’est elle-même pas infinie et on retrouve souvent les mêmes têtes, en fonction des domaines de spécialité, des appétences entre les organisateurs et les facilités de contact. Il est banal que des amitiés se forgent au cours de longues fréquentations. Et il n’est pas toujours facile de trouver une personne disponible. Il se trouve simplement que ces raisons amènent souvent les mêmes, des commentateurs multicartes qui sont plus apparents dans une émission quotidienne que dans des rendez-vous plus espacés. On les revoit aussi ailleurs. La politique interne est plus concernée par les enjeux de propagande. Et certains sujets sont plus « sensibles » que d’autres : ceux qui apparaissent vitaux au pouvoir. Par exemple, la situation d’une candidature du président sortant un an avant l’échéance présidentielle. Là, le dispositif se trahit comme relevant de la propagande, sans qu’aucun des joueurs ne semble s’en rendre compte, tant l’enjeu est important et tant il est orchestré selon une sorte de partition implicite.

Le dispositif peut être analysé dans sa généralité et dans son exercice lors de l’émission du 4 mai 2011 (Lire la retranscription de cette émission sur le site de l’Observatoire des sondages). Sujet : « Sarko a-t-il une chance ? ». L’architecture est habituelle pour ces sujets de politique intérieure, avec un meneur de jeu – l’hôte journaliste Yves Calvi – et quatre invités si souvent présents qu’on peut à bon droit les qualifier d’habitués. Dominique Reynié, politologue du Cevipof (Sciences Po), directeur de Fondapol, le think tank de l’UMP et donc dans une position ambivalente de politologue et de porte parole du pouvoir politique est l’un des invités les plus présents sur le plateau : 21 fois en 2008, 18 en 2009, 30 en 2010. Pascal Perrineau, directeur du Cevipof et membre de Fondapol, moins fréquent mais en hausse (respectivement 9, 8, 13 et 12 fois depuis le début de l’année 2011). Ce sont deux politologues de Sciences Po proches de la majorité. Jérôme Sainte Marie, un sondeur de CSA, n’a pas grand-chose à refuser à un pouvoir dont il dépend économiquement et professionnellement. Enfin, Raphaelle Bacqué journaliste au Monde, spécialiste des portraits et potins de la classe politique est à la fois une journaliste embarquée et une préposée au témoignage, ou en quelque sorte au qualitatif. Elle est à peine moins une habituée, invitée 10 fois en 2008, 12 en 2009, 8 en 2010 et seulement 3 fois jusqu’au 4 mai 2011.

La question de la candidature de Nicolas Sarkozy est spécialement sensible à un moment où les indicateurs sont devenus extrêmement défavorables. Les chiffres font office de façade d’objectivité, systématiquement mis en avant, moins comme faits précis que comme des fétiches d’autorité. Ainsi commence l’animateur en s’adressant au sondeur de service : « Votre dernière enquête pour BFM-RMC et 20 minutes était intitulée “Sarkozy peut-il gagner ?” » Une question de sondage a donc donné le « la » de l’actualité et quasiment la formule familière du titre. Exagère-t-on en disant que l’animateur s’intronise en prêtre de la communauté des adeptes ? Il utilise bien une rhétorique religieuse en invoquant « nous le corps des sondés, si je peux dire ». Le prêtre se veut pédagogue lorsqu’il intercède auprès du technicien pour que ce dernier se mette à la portée des profanes. En demandant de préciser la différence « pour les téléspectateurs, entre sondages quantitatifs et sondages qualitatifs », il saisit une occasion de se prévaloir d’une compétence technique. Il trahit alors l’approximation puisque les « qualis », selon le mot du jargon pour désigner les enquêtes qualitatives, ne sont justement pas des sondages, puisqu’ils ne livrent pas de chiffres et, si l’on suit une définition plus stricte, qu’ils ne sont pas représentatifs d’une population. Le sondeur évite d’ailleurs le terme. On peut supposer qu’aucun téléspectateur ne s’en est avisé. Le dispositif scénique se confond avec une vision idéologique dont on pourrait dire que l’animateur la confesse naïvement au détour de la conversation. Le chiffre permet l’accord auquel il faut être déraisonnable, fou ou mauvais esprit, pour se soustraire : « Je crois que vous avez raison, et en même temps je crois que c’est exactement ce que vous venez de nous dire, sur quoi tout le monde est d’accord autour de cette table, qui fait qu’on a des votes après à l’extrême gauche ou à l’extrême droite, c’est-à-dire la révolte contre la logique des chiffres ». Ils sont effectivement d’accord, comme des agents de propagande. « La révolte contre la logique des chiffres », cela signifie que l’erreur ou l’irrationalité expliquent le vote extrême. On ne saura pas ce qu’elle recouvre, mais seulement que les chiffres sont invoqués avec insistance, plus abstraitement que factuellement, souvent de manière erronée sinon mensongère (c’est-à-dire en connaissance de cause) et surtout invoqués ou révoqués selon qu’ils sont utiles ou nuisibles. Paradoxe, le culte est absolu mais pas les chiffres.

Au fil des minutes, est contée à plusieurs voix une histoire de reconquête (storytelling) validée par la science et spécialement par la manifestation la plus évidente de celle-ci, les chiffres, histoire fondée sur les poncifs du bon sens commun et le ton populaire. L’animateur commence donc à citer un sondage positif pour Nicolas Sarkozy, comme il se croit obligé de le préciser, pour le confesser mais aussi le souligner, en évoquant cette enquête « très intéressante, qui était d’ailleurs l’une des rares enquêtes optimistes ». Optimiste ? Un aveu. Les uns et les autres reviennent sur cette probabilité d’une candidature qui ne fait de doute pour personne. Est-ce bien la question réelle ou plutôt une manière de présenter une réponse ? Candidat ? Tout le monde dit oui. Elu ? Tout le monde dit qu’il peut l’être. Il faut les conditions d’improvisation pour excuser le paralogisme du politologue liant les deux questions : « Il peut bien sûr être réélu, sinon il ne serait peut-être pas candidat ». Pourtant, dans une compétition où il n’y a qu’un gagnant, il faut bien que des perdants se soient trompés sur leurs chances. Les propos se perdent de toute façon dans le bruit médiatique.

Se prendrait-on à rêver d’un débat politique rationnel, sans les artifices de la rhétorique, qu’il faudrait déchanter. Les chiffres ne méritent pas tous d’être invités. S’ils ne sont pas favorables à la cause défendue, ils ne sont pas fiables. Ainsi, le sondeur donne-t-il l’exemple de Dominique de Villepin qui ne peut pas se présenter quand il n’aurait pas 5 % des suffrages mais relativise le score d’intentions de vote de Marine Le Pen qui n’aurait pas autant de suffrages que ce que lui donnent les derniers sondages. Par hasard, le premier chiffre est agréable à Nicolas Sarkozy, qui ne souhaite pas une candidature de Villepin, et pas le second, alors que le président sortant craint que Marine Le Pen ne le concurrence au premier tour. On pourrait croire que le sondeur ne se différencie pas d’un citoyen ordinaire, ou d’un dirigeant politique, qui approuve les bons sondages et désapprouve les mauvais. D’ailleurs le sondeur perd le fil en assurant que Marine Le Pen ne progresse pas mais dit le contraire en qualifiant d’« énorme » son score en intentions de vote « énorme ». L’animateur répète. On en reste là…

Plus généralement, Dominique Reynié marque une distance surprenante avec des résultats de sondages : « Il n’est pas certain que dans l’opinion il y ait une volonté majoritaire de changer ce que représente la politique menée aujourd’hui par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Ça n’est pas certain ». Le directeur général de Fondapol ne croit donc pas à ce résultat où le bilan de son candidat est jugé négativement par 73 % des sondés (BVA-BFMTV-Challenges-Avanquest, 5 avril 2011). L’interview de l’économiste Jean-Marc Daniel, de plus en plus présent à « C dans l’air » (2 fois en 2008, 6 en 2009, 13 en 2010 et 5 jusqu’en mai 2011), professeur d’une business school et directeur d’une revue néolibérale de l’Institut de l’Entreprise, apporte la confirmation d’un bilan positif : « quand on a 120 000 à 130 000 créations d’emploi dans une année dans le pays, la population le voit physiquement dans son destin ». D’ailleurs, il ne faut pas insulter l’avenir dont les premiers signes sont encourageants si on en croit l’animateur : « La croissance repart, même mollement ». Le politologue Pascal Perrineau joue les prospectivistes : « S’il y a plus de 100 000 créations d’emploi dans l’année qui vient, le paysage politique ne sera pas celui qu’il est aujourd’hui ». Comment croirait-on encore aux oiseaux de mauvaise augure ? On craint un moment que le soupçon ne s’étende aux chiffres de statistiques socio-économiques, puisque le directeur de Fondapol soutient qu’il n’y a pas eu d’accroissement des inégalités : « Non ! Les inégalités ne se sont pas creusées ». Nouveau renfort de l’animateur décidément très au courant de la comptabilité nationale : « Les derniers chiffres de l’Insee vont d’ailleurs plutôt dans ce sens ».

L’autorité de la science est aussi convoquée sur l’élection puisque c’est quand même le cœur du sujet. L’animateur tourne la page de manière alambiquée pour demander si des indices économiques « non pas qui tourneraient au vert, mais une baisse continue même modérée du chômage, la croissance qui serait un chouïa plus, est-ce que ça favorise une élection ? ». Entre le conditionnel et le futur. Et pour qu’on comprenne que l’hypothèse est sérieuse, il fait appel à un « spécialiste de sociologie électorale ». Devant l’invite, le politologue ne fait pas très spécialiste en évoquant « le vote du porte-monnaie ». Ridicule ? Heureusement, cela a été « théorisé par un collègue américain ». Le nom est cité. Inconnu pour les profanes. Pour les spécialistes aussi, comme on le comprend à la profondeur de l’invention théorique. Si l’on doutait être dans l’apparence de science, on en serait convaincu par cette autre trivialité de la distinction entre un vote rétrospectif, sur le bilan, et un vote prospectif, sur le projet. Une belle fausse alternative qui n’a heureusement pas accédé au rang de science. De toute façon, il s’agit de donner confiance en l’avenir : « Beaucoup d’enquêtes montrent que le vote n’est pas un vote sur le passé. » Quelles enquêtes ?

Pour l’avenir, les signes ne manquent pas, tous encourageants. Dominique Reynié ne voit-il personne « pour porter un discours » sur la mondialisation ? Si l’on voit bien qu’il s’agit de son programme, comment n’est-il même pas porté par son candidat ? Pas si sûr. Dans cette situation, il vaut mieux repartir à zéro. D’autant plus que la menace est grave : « une forte abstention avec des résultats électoraux qui comme en 2002 [seraient] très surprenants et ensuite problématiques ». Tant pis si l’élection présidentielle est le seul type de scrutin non touché par la montée de l’abstention. Quant à la référence à 2002, il n’y a pas eu une forte abstention au premier tour et l’abstention ne permet pas d’expliquer le résultat de celui-ci. D’ailleurs, il ne faut pas s’y tromper. C’est en route. La journaliste apporte à point le renfort de son intimité avec le pouvoir : « le petit groupe, justement, sur sa campagne, travaille sur ces thèmes, pour présenter de façon positive la France dans la mondialisation… on voit bien qu’il a saisi le défi, est-ce qu’il pourra l’incarner, c’est ce que l’on verra dans les tous prochains mois »

On pourrait en convenir facilement quand on n’a pas de prétentions divinatoires : l’avenir est incertain. Pourquoi alors dépenser autant d’énergies et de sottises pour assurer : « l’impopularité ne se transforme pas forcément en échec électoral ». Si un sondeur le dit, un connaisseur en somme, comment ne pas croire que ce n’est pas sensé ? Un candidat sortant, un homme en somme, peut-il apparaître nouveau, « un Sarkozy nouveau » ? Comment ne pas prendre au sérieux un politologue qui assure sur le ton de l’évidence : « Oui, bien sûr. Un candidat président en campagne, ça n’est pas un président » ? Et de citer à l’appui, l’exemple de François Mitterrand en 1988. L’exemple illustre pourtant l’inverse. Il devrait être soumis à Jacques Chirac, qui a été appelé « Monsieur le premier ministre » par le président de la République François Mitterrand dans un débat télévisé qu’il n’a guère apprécié. Mais qui ira vérifier ? D’ailleurs tout le monde est d’accord une nouvelle fois : le sondeur – « Tout à fait […] Ça commence visiblement à donner des résultats, et on voit apparaître… » –, et le politologue – « …un calme, un homme qui habite toute la fonction ». Ils n’auraient sans doute pas eu de mots trop durs pour réprouver le culte de la personnalité dans les régimes totalitaires. Cela ne suffit-il pas ? Il reste encore le mot fétiche du vocabulaire présidentiel : le courage. « La carte du courage politique », s’interroge l’animateur qui sait au moins passer les plats. Et le directeur de Fondapol de saisir la balle en citant les retraites, une réforme que les Français voulaient « de manière indiscutable » – d’après de très bons sondages, comprend-on forcément –, mais que les socialistes veulent défaire – on ne comprend pas bien si les Français sont d’accord – et qui est conforme à l’intérêt général.

Et si on n’est pas encore vraiment convaincu, il reste les arguments négatifs. Pas glorieux, mais rien n’est de trop quand il s’agit de convaincre avec le dernier retranchement du procès, les circonstances atténuantes : « un bilan qui est très difficile à défendre puisqu’il a été complètement perturbé, en particulier par la crise économique et financière de 2008 ». On ne demande plus aux dirigeants politiques d’aujourd’hui d’être à la hauteur de la mission que fixait Pierre Mendès France le siècle dernier : « Gouverner, c’est prévoir ». Rien de glorieux, mais il reste l’ultima ratio de la politique : il n’y a pas le choix. Si l’on ne parvient pas encore à aimer, et même pas à pardonner à Nicolas Sarkozy, il faut au moins être raisonnables : il est trop tard pour lui trouver un substitut dans son camp et, franchissant un pas de plus, il n’est pas d’autre politique possible, un argument qui vaut aussi pour l’opposition comme le lâche l’animateur :

- « Qu’importe qui sera élu, le plan de rigueur sera le même, non ? »

Le directeur de Fondapol en semble tout excité :

- « Oui, absolument, absolument, on peut le dire dès maintenant. »

On est alors à la fin du programme, dans une situation de relâchement où l’on n’ose plus demander à quoi sert une émission politique qui conclut qu’il est inutile de discuter. Si on était assez naïf pour croire que la démocratie suppose des choix et la liberté, la leçon est cruelle. Si on croyait à ce que disent les dirigeants politiques, la leçon l’est encore davantage : ils ne sont pas naïfs mais cyniques et il faut être naïf pour les croire. Les « spécialistes » viennent enfin nous le révéler.

Des propos inachevés, des arguments opportuns, des exemples superficiels, des contre-vérités, des clichés… cela ressemblerait à un café du commerce si derrière ce curieux mélange de titres d’autorité galvaudés, pour faire sérieux, et de médiocrité de pensée, n’existait une ligne mélodique. Le café du commerce, c’est le bruit, cette cacophonie des idées sommaires et hétérogènes qui donne l’image de la diversité. Ne pas s’y tromper, il existe bien une ligne mélodique générale qui s’accommode des fausses notes et qui fait une émission de propagande. Celle-ci a besoin de l’apparence du débat. Il n’y en pas réellement comme le trahit l’animateur en cours d’émission : « tout le monde est d’accord autour de cette table ». Une parodie bruyante de pluralisme.

Notes

[1] La traduction de l’ouvrage de Edward Bernays, Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie, La Découverte, Paris, 2007, ne fait que confirmer dans son titre et relativement aux transformations des moyens.

[2] Du lundi au vendredi à 17 h 45 sur France 5. Présentation : Yves Calvi, en alternance avec Thierry Guerrier.

82 commentaires sur « “C dans l’air”, un exemple de propagande »

  • permalien brifanh :
    20 mai 2011 @15h40   »

    moi je n ai pas l impression d être manipulée en regardant cette émission. Elle donne un panorama d une situation et même si certain y reviennent souvent la réflexion reste intéressante.

  • permalien une bille :
    20 mai 2011 @17h02   « »

    Parler de "propagande" pour C dans l’air c’est lui faire trop d’honneur.

    Ou alors il faudrait préciser que c’est une émission de propagande pour les autistes, les sourds, les mal entendant... et les aveugles.

    La première émission en braille de l’histoire de la TV en quelque sorte.

    Un grand classique : YouTube - Les frères musulmans sont-ils des islamistes modérés ?

    Bonus track : les islamistes sont-ils antisémites ? - Religions - FORUM C dans l’air

  • permalien bert :
    20 mai 2011 @17h04   « »

    "moi je n ai pas l impression d être manipulée en regardant cette émission."

    Tant mieux, c’est le but de toute propagande. Confère le début de l’article :

    "Autrement dit, la propagande – car qui aurait cru que cela n’existât plus ? – est mise en œuvre dans la dénégation. Si elle apparaît, elle perd tout ou partie de son efficacité."

    CQFD

  • permalien marc :
    20 mai 2011 @17h06   « »

    Avec des gens intéressants comme ça
    - 1 compare ta paye aux leurs
    - 2 prépare les nouilles tant qu’il en reste !

  • permalien J.L.Rigal :
    20 mai 2011 @17h17   « »

    Je ne regarde plus cette émission depuis bien longtemps mais il m’arrive de " tomber " dessus lors de la redif en milieu de soirée . Ce que je ressens ?? Connivences ,copineries ,auto-satisfaction ,habitués en représentation . Inintéressant . Par contre il m’arrive de regarder " Toutes les France " sur France O ; l’opposé de C dans l’air ,et on y voit ,parfois des journalistes du Diplo .....!! C ....pas si souvent sur les chaînes nationales !!!

  • permalien frimousse45 :
    20 mai 2011 @17h27   « »

    cet article confirme la très désagréable impression d’être manipulée que je ressent à chaque fois que je regarde cette émission !
    un des thèmes récurrent dans la bouche de Calvi, c’est l’islamisme,
    et il entretient lourdement l’idée d’un "conflit de civilisation", teinté d’une islamophobie à peine déguisée, et je me dis souvent qu’il construit pas à pas quelque chose de pas anodin du tout ,puisqu’il fidélise un grand nombre de gens qui le croit pondéré et "objectif".
    Grand talent de manipulateur, effectivement, et ce d’autant que c’est "discret" et donc très efficace.
    Sans compter un ego dont la manière d’être montré plein cadre, occupant massivement l’écran, n’est pas sans m’inquiéter, comme un incontournable soi-disant évident.
    J’espère que vous serez beaucoup lu et que d’autres se saisiront de la critique de cet inquiétant pouvoir.

  • permalien marc :
    20 mai 2011 @17h32   « »

    Bernays, c’est pas le neveu de Freud qui a libéré les américaines en leur mettant la clope au bec ?

    A.G. : "Ce pourrait être d’ailleurs un propos de propagande que de dire qu’il faut une expression libre"

    Ca l’est souvent : la caste médiatique le rabâche !

    Mais comme pour les moutons, la liberté d’expression c’est celle de la caste financiaro-journalistique, pas la leur !
    Pour les moutons toujours, un débat c’est à la télé ou dans une "conférence" ou le public à 3 secondes de temps de parole,
    pour les moutons encore, la démocratie c’est de voter mais pas de pouvoir être élu,
    et que pour les béliers, c’est de sortir la serpière au lieu de trouver d’ou vient la fuite,
    On ne s’étonnera pas de la misère intellectuelle qui conduit aux fascismes.

    A.G. : "Le pluralisme (...) c’est la diversité qui ne suscite pas, ou le moins possible, d’objection des principaux partis et dirigeants politiques"

    C’est la clef : Je relis ma Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, Préambule, et j’y re-découvre ce que doit être la pluralité et ce qu’elle n’est plus :

    Pluralité, au mieux = Souveraineté populaire.

    Quand j’enlève ma peau de mouton en éteignant la télé ou passe en boucle la propagande des réactionnaires, ...

  • permalien HN :
    20 mai 2011 @17h33   « »

    Je supportais déjà plus Calvi et ses "débats" bidons, mais depuis que j’ai vu cet extrait lors des révoltes en Egypte où on le voit essayer de façon quasi-hystérique, de ramener tout aux frères musulmans et aux soi-disant intégristes, je suis vacciné.

    Je trouve la conclusion remarquable. On se retrouve dans une espèce de "there is no alternative" où tout ce qu’il reste à faire, c’est d’adopter la position des "spécialistes".

    Ce qui me surprend aussi, c’est la capacité de ces personnes à occulter les conneries qu’ils racontent, alors qu’ils s’écoutent pourtant parler toute la journée.

    Cdlmt

  • permalien Gédéon :
    20 mai 2011 @17h53   « »

    L’yvecalvisme est un procédé, un style appliqué à cette vieille croyance au débat, comme il y a eu un arletchabisme ou un charlevilleneuvisme.

    Ici c’est un étrange alliage entre rejet de l’expertise mais idolâtrie de l’expert, conjuration du savoir et invocation du savant.

    Il s’agit de faire venir gens censément reconnus, mais uniquement pour leur faire tenir des idées d’opinion courantes.

    Tenir dans le sens réthorique (dire académiquement des propos de comptoir) et tenir dans le sens architectural, servir d’appui.

  • permalien Jacques :
    20 mai 2011 @18h17   « »

    L’émission vomitive par exellence ! Vulgaire entre toutes avec ses habitués "experts" (en quoi on se le demande au vu des propos tenus) !!!!

  • permalien Nono :
    20 mai 2011 @18h21   « »

    C’est sûr que le Diplo qui parle de propagande, c’est un expert qui s’exprime !!!

  • permalien ernest-antoine :
    20 mai 2011 @18h58   « »

    A noter que "c dans l’air" est "librement utilisable en classe" ; si ça n’est pas la signature même de la propagande...

  • permalien Mylène :
    20 mai 2011 @19h10   « »

    je ne regarde plus la télé depuis plus de 6 ans, c’est grave docteur ??
    je préfère de loin les soirées débats ou on appréhende vraiment la réalité, aujourd’hui, presse, téloche poubelle, info, intox, sont tous dans une logique de acculturation du peuple... pendant la seconde guerre mondiale, 44% des français étaient pour ainsi dire illétrés, c’set ce qui a permis l’intox et la désinformation de masse. Aujourd’hui, quitte à se planter, les gens préfèrent s’informer ailleurs, sur le net et même "oversees", et ce n’est pas pire croyez moi !! vu la manière dont les médias français ont traité les révoltes amazigh, la révélation du soutien aux dictateurs des suds, et enfin l’affaire DSK je pense sincèrement qu’ils ont signé leur chute vertigineuse ...

  • permalien Kuuk :
    20 mai 2011 @21h26   « »

    Les régimes démocratiques ont davantage besoin de propagande que les régimes totalitaires, qui eux au moins, peuvent légitimement utiliser la force pour tenir le peuple quand les premières doivent se plier aux résultats d’aléatoires élections. (Cf Wikipedia - Propagande)

    Si l’on fait du niveau de propagande d’un pays un indice proportionnel à son caractère démocratique, on peut se réjouir de vivre en France.

  • permalien V. :
    20 mai 2011 @22h48   « »

    C’est en vous lisant que je viens de subir une séance de propagande.

  • permalien HS :
    20 mai 2011 @23h43   « »

    A Nono et V,
    le Diplo est un journal militant, son positionnement idéologique est explicite. Les personnes qui y écrivent ne cherchent généralement pas à faire croire à une pseudo neutralité, alors même que leur degré d’expertise est souvent égal ou supérieur à celui des invités habituels des émissions de "débats".
    Ensuite un article de journal ou de blog d’opinion donne, par nature, un point de vue et ne fait pas semblant d’en donner plusieurs pour au final faire croire qu’un seul est possible.

  • permalien jackarnal :
    21 mai 2011 @01h22   « »
    « C dans l’air », et le Diplo, deux exemples de propagande

    @ HS :
    C’est précisément pour les mêmes raisons que Nono et V. expriment leur propre point de vue. Pour ma part, qu’il puisse arriver au Diplo de servir une propagande, parfois de manière complaisante ou par simple aveuglement idéologique, n’enlève en rien à la qualité et la pertinence de nombre de ses articles. Je reste un lecteur régulier mais prudent du Diplo. En portant le même regard et la même prudence envers d’autres titres de la presse.

  • permalien marc :
    21 mai 2011 @01h47   « »

    @HS : Dommage qu’il n’y ait pas ici de bouton "plus" ou "j’aime"

    Qu’importe qui sera élu, le plan de rigueur sera le même,

    En Grèce puis en Espagne, La Population prend petit à petit conscience qu’il y a quelque chose de pourri dans le système politique tel qu’ici nos médias nous l’imposent. Ces belles journées qui viennent nous éloignant des claviers ..
    Pensons aussi aux prochains jours de pluie ! (démopub)

  • permalien Sophie :
    21 mai 2011 @02h16   « »

    La présence de femmes dans cette émission est particulièrement basse. Et les sujets sociaux sont très rarement évoqués. Cette émission est l’exact reflet d’un pays dirigé par des hommes de 50 ans et plus, issus de classes aisées et déconnectés du reste de la population, qui viennent quotidiennement débiter aux masses leur discours dominant.

    Cette semaine, Calvi a fait très fort en ne parlant que de DSK, cinq jours sur cinq, ad nauseam. Du jamais vu.

  • permalien az :
    21 mai 2011 @02h23   « »

    Effectivement j’ai senti quelque chose de malsain dans cette émission que vous avez pris comme modèle d’étude.
    Dans le journal de 13h de I TELE, j’ai vu la journaliste de service sauter de joie en annonçant : "DSK ne dormira pas en prison cette nuit !". Quelle victoire pour la France ! Pathétique. Et on fait des émissions pour expliquer pourquoi les gens ne votent plus.

  • permalien Gosselent :
    21 mai 2011 @04h06   « »
    Vraiment pas un exemple de propagande

    Autant les sondages ou les quizz, je pourrais en dire quelque chose, autant la télé, pas.
    Élevé sans télé, j’ai découvert Michel Drucker et Jacques Martin quand j’avais 25 ans, et les talk show... je sais plus, assez tard.
    La télé pour moi c’est vraiment "la lucarne" par laquelle je regarde "le monde" : celui de ceux qui ont été élevés avec la télé ; la télé pour moi c’est plus une sorte de microscope ou de périscope qu’un outil de propagande.
    Des fois je me dis " Ah ouais ?! Y a des gens qui regardent ça ?! "
    Je sais bien qu’il y a des gens qui feraient tout pour "être à la télé", mais je trouve ça un peu dérisoire et facultatif.
    La pertinence du discours j’en voit une analyse quelque part entre McLuhan et Foucault, et la propagande... ça relèverait un peu du Lacanisme : une prédation de l’attention... la schize du regard... etc.
    Déjà, personnellement, je ne comprend pas très bien l’intérêt de la propagande, l’attention abrutie d’inconnus me paraît tout ce qu’il y a de plus encombrante. Je pourrais comprendre la manipulation jusqu’à un certain point (tant qu’elle ne vous met pas en charge des autres), mais la propagande, non, vraiment pas.

  • permalien Eddie Consantine :
    21 mai 2011 @06h54   « »

    Est-il autorisé de faire un copié/collé pour diffuser ?

  • permalien L’équipe du Monde diplomatique :
    21 mai 2011 @09h04   « »

    @Eddie Consantine

    Vous pouvez recommander cet article en indiquant son URL et en l’accompagnant, éventuellement, d’une courte citation.

    Pour la reproduction de cet article, merci de nous contacter directement en précisant votre requête.

  • permalien
    21 mai 2011 @10h02   « »

    Juste un petit exemple...de l’ intégrité et du professionnalisme de ce soit disant journaliste.

    http://www.youtube.com/watch?v=hOuO...

    Extrait de l’ émission C dans l’air "qui gouverne le monde"
    Yves Calvi et J.F Kahn ne connaissent pas le Bilderberg dans l’ émission C Dans l’Air !

    http://www.economist.com/node/17928993
    A spécial report on global leaders
    The world’s water-coolers
    Where the influential people meet and talk

  • permalien Cana :
    21 mai 2011 @12h48   « »

    au delà de cette émission -c ds l’air- c’est le discours médiatique de la télé qui est décevant . d’accord c’est cacophonique avec une parodie jouée dans une mise en scène où s’affiche le décor : "débat" duel et "démocratique"( faire semblant de dire quelque chose et être empêché d’exprimer une idée jusqu’au bout), comme si ce qui était interdit c’était de penser. Ce qui est le propre de la plupart des émissions . On parle mais c’est interdit d’aller jusqu’au bout de sa pensée. c’est le règne médiatique et BRUTAL, exposé à nos yeux , d’un maître de cérémonie qui est là pour empêcher l’autre de parler, mais qui permet d’assener quelques idées simplistes sur les femmes voilées - sujet favoris- ou la mise à mort sans cadavre sur une scène planétaire de ben laden, il y a peu, ou DSK aujourd’hui - jusqu’à la nausée (comme le dit un blogueur ici)- Sommes nous seulement dans le registre de la propagande , ou dans le registre de l’hypnose par l’image - en boucle-anesthésiante et étourdissante . Toutes les affaires citées font référence à la justice légitimante.
    - Loi contre la burka
    - mise à mort légitime du terroriste ben laden
    - bombardement "humanitaire" de la libye
    - et désarroi "ambigue" devant le puissant DSK chuté de son piédestal par la justice "brute" des yankees.
    Pour " montrer" que la pratique de la justice n’est pas un déni de justice ( Roni Brauman concluait récemment sur "ce soir ou jamais" à propos des bombardements de l’Otan en Libye au nom de l’humanitaire : "la pratique de la Justice aujourd’hui est un déni de la justice."

  • permalien Cana :
    21 mai 2011 @13h16   « »

    En fait il y a une volonté politique d’isoler chaque évènement dans une actualité étourdissante pour empêcher de faire le lien entre toutes ces actualités .
    Toutes tournent autour de la pratique de la justice des pays dits démocratiques.
    Une chose émerge :
    La connaissance du fonctionnement de la justice ( TPI - accusation de crime contre l’humanité - etc) permet
    - d’accuser par ex Khadafi de crime contre l’humanité
    - d’échapper à cette accusation en évitant de rendre visible les massacres délibérés de civils - comme à Cana( au Liban) en 96 et 2006 , le général de division F.Van Kappen fit un rapport commandé par l’ONU et tenu secret par ordre des US pour rendre invisible le film et les preuves des massacres délibérés de civils où la moitié étaient des enfants.
    Toutes les télé du monde ne nous empêcheront pas d’oublier ça, malgré les silences et les dénis qui se perpétuent pour Cana , la Palestine et bien d’autres tueries "invisibles" .

  • permalien RV :
    21 mai 2011 @13h57   « »

    merci pour cette analyse qui est la bienvenue parce que, franchement, je ne sais pas depuis combien d’années dure cette émission mais elle avez bien besoin de cette exposition.

    il est insupportable de voir toujours les mêmes invités (là et ailleurs) qui répétent donc toujours les mêmes choses.

    notre beau pays ne manque pourtant pas de gens sensés possédant une véritable expertise sur des sujets précis.

    on nous ressert toujours les mêmes idées, c’est fatiguant. mais bon, ayant aussi ma liberté de zapper, je ne regarde plus la télé que 10 à 15 min par jour et en profite pour lire !!

    « tout le monde est d’accord autour de cette table » est en effet une des expressions favorites de ce supposé journaliste que j’entendais quasiment à toutes les émissions lors je la regardais parfois il y 4-5 ans.

    manifestement, cela n’a pas vraiment changé.

    la propagande continue... un peu moins sournoisement maintenant !

    merci

  • permalien MichaelG :
    21 mai 2011 @17h11   « »
    Excellent article

    Je suis d’accord avec cet article ainsi qu’avec la grande majorité des commentaires. J’aimerai beaucoup connaitre vos avis sur l’émission ’Mots Croises’ présentée par ce même Yves Clavi.

  • permalien Arinella :
    21 mai 2011 @18h55   « »

    Votre article fait écho à un mail que j’ai envoyé deux jours plus tôt, le 18 mai, à cette émission, rageant justement contre la présence de soi-disant "experts", journalistes people de la vie politique et réclamant de véritables experts comme ceux du diplo.

    Je dénonçais le contenu "copié-collé", ou matraquage, de cette émission, où justement la pluralité de notre société n’apparaît pas du tout, émission qui se veut touche à tout, qui ne touche que certains domaines et toujours selon les mêmes modalités, elle finira par ne toucher plus personne.

    Voici la réponse qui m’a été apportée : "la rédaction du magazine « C dans l’air » sélectionne les personnalités les plus compétentes en relation avec l’actualité pour vous offrir les analyses les plus pertinentes."

    Non, c’est votre analyse qui est pertinente. Merci.

  • permalien semmwa :
    22 mai 2011 @07h00   « »

    rien à ajouter à votre très juste analyse, monsieur !
    si ce n’est qu’il me semble particulièrement difficile de convaincre nos concitoyens à chercher de l’information ailleurs, à essayer de réfléchir par eux-mêmes................................
    la télé et la presse écrite ont perdu de vue depuis longtemps leur raison d’être : enquêter et présenter des faits "bruts de décoffrage".
    ne parlons pas de la déliquescence des organisations "de base" = syndicats, "oeuvres caritatives",.......... tout ce qui permettait au citoyen de base de s’informer, de discuter, de s’engueuler ! bref : de réfléchir !!!!

  • permalien YOUN :
    22 mai 2011 @10h20   « »

    Regardez TF1 ouM6,vous n’aurez pas de propagande.

  • permalien moi :
    22 mai 2011 @12h19   « »

    "Les personnalités les plus compétentes" sont donc toujours les mêmes ?
    Non vraiment je ne supporte plus de voir les mêmes têtes avec les mêmes mots. De la consanguinité idéologique.
    Vivement un printemps arabe du journalisme : "DEGAGEZ !"

  • permalien polaire :
    22 mai 2011 @14h22   « »

    D’accord depuis longtemps avec votre analye. Ce n’est pas ici que nous rencontrerons des économistes hétérodoxes comme Lordon, Jorion, Maris et autres Todd

  • permalien Ah :
    22 mai 2011 @17h42   « »

    Bravo pour cet article !

  • permalien Anastasia :
    22 mai 2011 @18h44   « »

    « Les médias servent de système pour communiquer des messages et des symboles à la population en général. C’est leur fonction d’amuser, de divertir et d’informer, et d’inculquer aux individus les valeurs, les croyances et les codes de comportement qui vont les intégrer dans les structures institutionnelles de la société en général. Dans un monde de concentration de la richesse et de conflits majeurs d’intérêts de classe, remplir ce rôle exige une propagande systématique. »

    Noam Chomsky & Edward Herman – « La manufacture du consentement »

    Le boycott complet des médias français TV, radio, papier est une mesure d’hygiène mentale vitale !

  • permalien HELA :
    22 mai 2011 @21h12   « »

    Je suis entiérement d’accord avec votre analyse sensée.Les commentaires que je viens de lire,sont révélateurs du haut niveau intellectuel de vos lecteurs.En orientant ses débats,vers des conclusions souhaitées par "sa tutelle"et facilitées par des soit-disant, experts,Calvi me rappelle ce ministre nazi,que je n’oserai citer.En dehors du fait,comme vous le dites si bien,que c’est toujours les mémes,il n’en demeure pas moins ,que la qualité d’expert reste à clarifier:Expert en armement,en balistique,en criminologie,en sciences islamiques et j’en passe,comment peut-il présenter un Mathieu Guidére expert ?et d’autres que je ne veux citer !!C’est une insulte à notre intelligence.Encore une fois,sachez que vous lire,fut un réel plaisir pour moi.Cordialement.

  • permalien HY :
    23 mai 2011 @19h59   « »

    Merci pour l’article, ce constat est fait depuis au moins G. Orwell, on pourrait peut être enfin réfléchir à des alternatives plutôt que de contester encore un siècle.

  • permalien lak :
    23 mai 2011 @22h07   « »

    Bonjour,

    Excellent article, il était temps de dénoncer cette emission " de lèche bottes" du service public.

    Merci au journaliste

  • permalien dik :
    23 mai 2011 @22h46   « »

    Très bon article. "C dans l’air" est dans l’air du temps en France qui est de plus en plus pollué. J’ai boycotté les chaînes de France TV depuis Déc 2008 et je n’éprouve pas la moindre envie de les retrouver alors que je ne connaissais que ces chaines ! Après Sarko on verra !

  • permalien Fanch :
    23 mai 2011 @23h44   « »

    De plus en plus de gens, et parmi eux beaucoup de jeunes, se débarrassent de leur télévision. On ne peut que s’en féliciter, c’est un média qui ne permet que trop bien la manipulation : mise en scène des images et des débats ne facilitant pas le recul critique, et extrême passivité du téléspectateur (on "suit" une émission de télévision).

    Si je peux donner un conseil : le jour des encombrants, déposez votre télé sur le trottoir. Vous économiserez un temps précieux et la redevance annuelle. Après deux-trois mois de "manque", vous vous demanderez comment vous avez pu perdre autant de temps devant cet écran minable.

  • permalien Iyarri :
    24 mai 2011 @15h29   « »

    S’il y a une chose de sûre à la lecture de cet article, c’est que l’on ne peut pas vous taxer d’être UMP !

    Ach, propaganda !

  • permalien Laurine :
    24 mai 2011 @20h08   « »

    En matière de propagande on ne parle que très rarement des attachés de presse (formés aux techniques de marketing) alors qu’ils sont un rouage non négligeable.
    Voici un exemple plutôt éclairant :
    http://vanessa-schlouma.blogspot.co...

    Radio France et "l’affaire DSK".
    Les amis de DSK ont eu micros ouverts sur les stations du groupe Radio France depuis ce dimanche 15 mai 2011. Citons pour mémoire :

    BHL sur France Inter le lundi 16 mai, BHL est l’ami, entre autres, de DSK, de Nicolas Sarkozy et de Philippe Val (le directeur de France Inter),
    Jean-François Kahn sur France Culture le lundi 16 mai, Jean-François Kahn est l’époux de Rachel Kahn, témoin d’Anne Sinclair lors de son mariage avec DSK (cf : http://www.lemonde.fr/dsk/article/2...),
    Robert Badinter sur France Inter le mardi 17 mai, Robert Badinter est l’époux d’Elisabeth Badinter, témoin d’Anne Sinclair lors de son mariage avec DSK (cf : http://www.lemonde.fr/dsk/article/2...).

    Il ne faut voir qu’un pur hasard et une simple coïncidence entre les micros ouverts aux amis de DSK et le fait que la "Directrice des relations presse" de Radio France, Véronique Brachet, soit une ancienne "Conseillère technique en charge de la presse" de DSK (cf http://www.radiofrance.fr/lentrepri...) .

  • permalien parkway :
    25 mai 2011 @11h24   « »

    excellent article digne d’un vrai journaliste

    qui sait écouter et réfléchir sur ce qu’il voit et écoute...

    heureusement qu’il y en a pour sauver l’honneur du journalisme français.

    Je ne considère pas Calvi comme un bon journaliste.

    ce sont effectivement toujours les mêmes interviewés, proches du pouvoir en place...

    "va comprendre,Charles"

  • permalien HN :
    25 mai 2011 @14h06   « »

    A mettre en parallèle avec les journalistes qui déclarent ne subir aucune pression, avec entre autres Franz Olivier-Giesbert ou Arlette Chabot...
    Ah ! Si toutes les oppositions étaient aussi virulentes que FOG ou Arlette Chabot...

    En revanche, on n’a pas trop entendu l’avis de Denis Robert sur ce point ces derniers temps... Hasard ?

    N’oublions pas non plus notre bon score dans le dernier classement sur la liberté de la presse dans le monde.

    Cdlmt

  • permalien torradou :
    25 mai 2011 @21h18   « »

    et les chemises de Y.C :) ridicule

  • permalien torradou :
    25 mai 2011 @21h25   « »

    et les chemises de Y.C :) ridicule / j aime bien cette émission et aussi Y.C il est sympathique mais c’est toujours les m^personnes ....bon c’est intéressant parfois....manipulation pas plus que là que sur une autre émission à mon avis....même dans les émissions de divertissement on le sentiment d’être manipulés pour nous distraire de cette morosité et c’est encore plus énervant.....mais que nous reste t il ? bien des choses mais pas à la télévision...hélas !

  • permalien Obserwator :
    25 mai 2011 @21h38   « »

    La propagande... oui, oui, oui ... c’est toujours les autres ! Je ne regarde pas l’émission que vous évoquez et peut-être avez-vous raison. Mais je pense que côté propagande ou désinformation , "y a "de la concurrence , on s’en aperçoit quand on est pointu sur un sujet ...et l’on devient méfiant , on ne se contente pas d’une seule source... à manipulateur, manipulateur et demie !!!

  • permalien Jean-Louis CHARPAL :
    27 mai 2011 @00h15   « »

    Je ne regarde plus depuis longtemps l’ émission "C dans
    l’ air", sauf parfois quelques secondes, en zappant, pour vérifier qu’ elle est toujours aussi insupportable.
    Je ne peux plus supporter en effet, que Calvi camoufle de façon aussi fourbe, sous des étiquettes mensongères de "politologues" ou "économistes" des militants de l’ UMP et des partisans bornés de l’ ultra libéralisme le plus réactionnaire.
    C ’est toujours les mêmes dogmes qui sont proposés par les mêmes mercenaires ! Jamais, je dis bien jamais, ne sont invités des économistes de valeur anti libéraux pourtant de plus en plus nombreux et disposant d’ arguments de poids.
    Cette émission est un cas d’école de désinformation intégrale qui fera dans l’ avenir les délices de ceux qui voudront bien étudier ce mode pefide et quasi indolore de lavage de cerveau !

  • permalien Tanguy :
    10 juin 2011 @19h22   « »

    Bon à (re)voir sur le sujet : la conférence de Pierre Bourdieu "Sur la télévision" : http://guerre.libreinfo.org/censure...

    Une belle analyse de la manière dont la télévision fonctionne. Comment les présentateurs manipulent et sont manipulés, aussi par des motifs qui ne sont pas les censures politiques et/ou économiques. Nombre de "ressorts" sont analysés. Y comprit ce que a télévision cache en le montrant (à voir et faire voir !!!)

  • permalien Anastasia :
    11 juin 2011 @22h00   « »

    Une interview intéressante de Pascal Boniface interrogé à l’occasion de la sortie de son livre : "Les intellectuels faussaires - Le triomphe médiatique des experts en mensonge".

  • permalien L Coursange :
    14 juillet 2011 @15h12   « »

    J"ai bien suivi le débat sur Martine AUBRY - Même si elle n’est pas ma tasse de thé -
    Pas un mot sur le caractère diffamant et ordurier du document la présentant avec son "mari" en djellaba
    Je revois les affiches de l’extrême droite des années 30
    avec la cagoule, Action Française etc. puis les pétainistes, suivis des miliciens, etc.
    Il est vrai que les participants à cette émission n’ont pas connu cette période - Toutefois je doute qu’ils l’ignorent et qu’il leur est plus facile de se focaliser sur une soi-disant "victimisation" que de rappeler une période qui revient d’actualité et qui doit les gêner

  • permalien marie :
    24 août 2011 @14h09   « »

    Excellent article ! Entièrement d’accord sur cette propagande déguisée, que je ne supporte vraiment plus ! Comme l’émission "ce soir où jamais", du même acabit.

  • permalien Pokerdan :
    29 août 2011 @18h50   « »

    Grave de voir ces pseudo intello.parlant de la pauvreté des gens ou d’autres débats sachant qu’ils gagnent tous + de 5Ke/mois. c’est navrant et complétement stérile. Et dire qu’on paye une redevance pour ces crétins. En + c’est toujours les mêmes ...

  • permalien Lord_Akhen@ton :
    5 septembre 2011 @14h27   « »

    Il me semble que prendre un seul épisode (qui plus est sur un sujet de politique intérieure) pour juger de la qualité d’une émission qui existe depuis bientôt 10 ans est un peu réducteur.

    J’aimerais votre avis sur des émissions plus neutres et des thématiques plus larges (exemples : questions culturelles, découvertes scientifiques, etc). C dans l’air tape bien plus large que la politique intérieure, même si, ajoutée aux questions internationales, on couvre alors une très grande majorité des émissions de l’année.

    Concernant les experts, il faut bien reconnaitre que certains reviennent souvent, en revanche la composition des plateaux varie beaucoup d’une émission à l’autre et je pense là aussi que l’émission que vous prenez en exemple est loin d’être représentative. Une émission sur un thème économique par exemple, met facilement un lumière une construction du plateau au moins binaire (gauche / droite). Une émission sur le conflit Israélo-palestinien aura de grandes chances de voir invités un représentant de chacun des partis impliqués (Ygal Palmor porte parole du MAF israélien et le représentant des jeunes palestiniens de France assument souvent ces rôles), ce qui au final a tendance à nuire au débat qui tourne au pugilat verbal entre les deux représentants. Un plateau d’experts d’avis opposé à plus de chance de produire un débat, peut être plus consensuel, mais plus instructif.

    Anastacia cite Pascal Boniface et son ouvrage, les Intellectuels faussaires. Boniface est certainement LE plus habitué des experts invités par C dans l’air. Est-ce une mise en abîme de l’outil de propagande dénonçant la propagande ?

    Partir d’une transcription d’une émission n’est pas un très bon outil d’analyse à mon avis. Une analyse de propos tenus dans un débat ne peut pas avoir la même valeur qu’une analyse d’un article ou d’un ouvrage où chaque mot est pesé, réfléchi.

    Tout ça pour dire que je ne pense pas qu’il faille prendre les gens pour des idiots et que ce que vous appelez de la propagande n’est ni plus ni moins que des propos idéologiquement orientés (ce qu’est également cet article) intimement liés à la composition du plateau (celle-ci étant bien moins régulière que vous ne le laissez entendre - il faudrait pour cela s’intéresser aux "combinaisons" d’experts présents, donc à la constitution des plateaux au fil de l’année, et non seulement à la fréquence d’apparition des dits experts individuellement). Les téléspectateurs savent bien souvent distinguer les orientations idéologiques des intervenants, et si, à titre individuel, certains ne le peuvent, à l’échelle d’une cellule familiale la question est différente à l’heure de la massification scolaire et universitaire (valable également avec un cercle d’amis, de collègues, etc).

    Cordialement

  • permalien laurent.tissot.71@orange.fr :
    7 septembre 2011 @19h31   « »

    Votre article est une pure masturbation intellectuelle, totalement inefficace. Yves Calvi est le seul animateur/journaliste de TV français qui prenne le temps et ait envie d’expliquer les problèmes et d’inciter ses invités à l’aider dans cette démarche. Il a peut-être des préférences, comme tout un chacun, mais on ne peut pas lui reprocher de faire très honnêtement son travail de journaliste et de contribuer à l’augmentation de notre compréhension des problèmes poilitiques, économiques et sociaux.

  • permalien kruczyk :
    24 septembre 2011 @16h50   « »

    je regrette l’absence de certains de vos ex invités:Mrs Heisbourg,Encel,Tertrais et madame Delpech

  • permalien chipiron :
    7 octobre 2011 @18h32   « »

    J’ai regardé Cdans l’air à ses débuts et je me souviens d’avoir été choqué par une émission consacrée au chomage, très orientée "anti-chomeur", par un animateur n’hésitant pas à inviter 3 patrons d’entreprise DE LOCATION de main-d’oeuvre en face d’un seul syndicaliste représentant les chomeurs.
    J’ai l’impression que la plupart des invités experts (toujours les mêmes) ont la science infuse et pourraient ètre qualifiés "d’experts en expertologie", tellement ils sont compétents dans tous les domaines.
    Ils me font penser à "POTAME le toubib" qui dans la BD "LA JUNGLE EN FOLIE" devient successivement "cancérologue", "oto-rhino", "psychiatre", à l’aide d’une manivelle qu’il tourne devant son échoppe, faisant défiler devant les yeux ébahis de ses patients, la totalité des spécialités des pratiques de la médecine, jusqu’à trouver celle qui le concerne.
    Il m’arrive de regarder parfois cette émission pour rire un peu.

  • permalien ruha :
    14 octobre 2011 @12h47   « »

    Sur C dans l’air, c’est propagande à tous les étages. C’est toujours les memes qui sont invité
    http://pascalbonifaceintellectuelfa...http://pascalbonifaceintellectuelfa...

  • permalien jcdel :
    1er novembre 2011 @23h32   « »

    Si tous les français(es) qui se font leurs opinions grâce au journal de TF1 ou de M6, se mettaient à regarder cet "exemple de propagande" ...

  • permalien verdun10 :
    13 novembre 2011 @19h26   « »

    Je reconnais aimer l’émission tout en constatant une baisse de qualité peut-être dû au fait que Yves Calvi est "l’interviwer" du Président. J’ai essayé 2 fois de critiquer de façon nuancée et factuelle sur le site de C dans l’air tout en disant que j’appréciais généralement cette émission, les 2 fois j’ai été censuré. Je suis étonné parfois du mauvais casting comme dans l’émision du 8/11 sur la gauche oû le pauvre Cayrol avait la rude tache de mettre un peu d’équilibre face à 3 dénigreurs patentés de la gauche (Jeudi, Rocquelle et Teinturier) même si ce dernier, semblait un peu géné et mettait un bémol). Dommage, j’espère que Yves Calvi redeviendra le bon journaliste que j’ai connu.

  • permalien François :
    17 novembre 2011 @17h40   « »

    Je rejoins l’avis précédent. Je suis un habitué de cette émission, mais je trouve que les thèmes que je qualifierai de politique-fiction reviennent trop souvent, par facilité je suppose, ou sur la-crise-de-la-dette : je n’ai jamais entendu de prise de position originale sur le sujet, d’idée neuve ou décalée, ce qui laisse un mauvais goût de pensée unique. Idem sur le nucléaire, l’écologie en général, etc..., qui sont quand même bien dans l’air, et qui demandent des approches nouvelles.

  • permalien pipo :
    28 novembre 2011 @10h11   « »

    Consterné tant par l’entre-nousisme de la bande à Calvi que par celui de la bande au Diplo.
    Votre petit "oui mais nous on le dit" consternant met en lumière la médiocrité de votre argumentaire.
    Je n’ai plus rien appris en lisant le monde diplo depuis vingt ans (ce n’est pas faute d’y avoir désespérément fouillé).

  • permalien guerwar :
    21 décembre 2011 @17h31   « »

    Il me semble que l’article aurait du préciser la différence entre production et diffusion. Le diffuseur c’est France 5, mais le producteur, celui qui livre le produit fini à la chaîne, c’est Lagardère entertainement parle biais de sa filiale maximal production.

    Pourquoi dès lors attendre un débat contradictoire incluant toutes les sensibilités ?

    Croire que la télé est le lieu de la démocratie, c’est croire qu’il y a de vrai débat à l’assemblée nationale.

  • permalien Albanais :
    5 janvier 2012 @19h58   « »

    Trop de Commentaires de bobos parisiens qui manifestement leurs venins mais qui aimeraient bien être invités à la place des ceux choisis. Je suis de droite, sarkosiste, les propos de calvi ne ménagent pas le President et cela m’agace souvent. Ce que je n’aime pas chez Calvi c’est l’animation perpétuelle de ses avants bras

  • permalien jeannotlapin :
    4 février 2012 @08h45   « »

    Ce n’est plus une émission d’information mais une agence de communication du Figaro.M Calvi se comporte plus comme un faire-valoir que comme un journaliste.Il y a très rarement un journaliste d’opposition contre les représentants du Figaro et du JDD.

  • permalien Totor :
    9 février 2012 @18h24   « »

    Aujourd’hui (9-02-2012) "C dans l’air" parle de la Syrie.

    Dès le départ, on a affaire à quelque chose qui ressemble à un appel à la guerre. Il n’y a personne dans le studio qui fasse entendre la version officielle syrienne. Je viens juste d’entendre : "On a affaire à une armée russe et chinoise qui tue la population" !!!

    Récemment, Annie Lacroix-Riz vient de faire une conférence à l’occasion de la sortie de son livre "Le choix de la défaite". On peut en voir de larges extraits sur dailymotion :

    http://www.dailymotion.com/video/xz...

    On y apprend, archives à l’appui comment les puissances occidentales ont sciemment soutenu Hitler pour lutter contre le communisme.

    En aura-t-on un quelconque écho dans C dans l’air ?

    À l’heure où les archives devenues publiques, démontrent comment nos dirigeants ont trahi les poupulations, et comment on a falsifié l’histoire pendant des années, "il" faut monopoliser la parole pour empêcher le grand public d’entendre ces nouvelles révélations.

    Il ne faut dès lors pas s’étonner de voir Yves Calvi et ses amis, tenter de nous persuader que nous vivons dans "le meilleur des mondes possibles", au détriment de tout système qui aurait l’outrecuidance de s’éloigner du modèle capitaliste occidental !

  • permalien JC :
    16 février 2012 @13h49   « »

    Sur les 5 dernières émissions 4 ont pour thème Nicolas Sarkozy,
    les seuls journaux représenté pour l’instant , en 1, le Figaro, en 2 le JDD en 3 l’express.

    Et en guise de cerise , actualité google du jour pour C dans l’air

    Carla Bruni déclare pour le figaro TV :
    "j’adore C dans l’air. J’ai eu la chance de faire une émission sur RTL avec Yves Calvi et je trouve que c’est un excellent journaliste. Il a une façon de faire de l’info qui est nette et claire et il respecte ses invités"

  • permalien noone :
    17 février 2012 @13h14   « »

    C’est dingue, après avoir regardé l’émission C dans l’air hier, je fais une recherche sur le net et j’arrive ici où je lis tout ce que je m’imaginais, et plus encore.

    Ce que j’ai pu constater lors de l’émission du 16 février, c’est que ce que disait Renaud Dély (Directeur de la rédaction du Nouvel Observateur), le seul qui me semblait tenir des propos sensés, ne recevait que très peu de critiques car Y. C. changeait de sujet très rapidement.

    Alors, tout le monde est contre Mr Dély mais personne n’a rien à lui répondre ?!?

    A croire qu’ils augmentent le nombre de sujets et réduisent le temps de parole accordé à chacun d’eux en exprès...

  • permalien Régor :
    18 février 2012 @11h30   « »

    Propagande pour propagande, je constate que vous ne faites aucune mention de tous les gauchistes de Mariane, Nouvel Obs et autres qui se succèdent régulièrement sur cette antenne et dont le parti-pris anti Sarko,est tout aussi évident. C’est votre sens de l’objectivité à vous ? Votre façon de respecter la démocratie ? Dans le même style que ce responsable socialiste, en 1981, s’adressant aux députés de droite à l’Assemblée nationale et leur disant : "Vous avez politiquement tort parce que vous êtes numériquement les plus faibles !" ?

  • permalien Sophie :
    20 février 2012 @21h01   « »

    5 eme émission en moins d’une semaine sur Nicolas Sarkozy, presque plus de contradicteur... Mr Calvi s’est -il vu promettre une place à la tête de France télévision ?
    Sommes nous obligés de payer la redevance ou a t’on le droit de le refuser par conviction politique ?

  • permalien nixon :
    20 février 2012 @21h18   « »

    c dans l’air , c devenu insupportablement pro-sarkozy !

  • permalien presse libre :
    29 février 2012 @15h59   « »

    Sur ce sujet un excellent documentaire, "les nouveaux de chiens de garde " inspiré du livre de Serge Halimi . C’est sorti au cinéma en janvier et c à voir absolument !

  • permalien Leblanc :
    1er mars 2012 @17h20   « »

    En lisant l’article, je me disais "curieux, le point de vue est fortement typé à l’extrême gauche". De fait, je suis tombé sur le site par hasard et je n’avais pas vu son origine "Monde Diplomatique.
    Le sachant, j’ai envie de rire : classer C dans l’air comme de la propagande, c’est vraiment très drôle.
    Je me souviens d’une émission radiophonique à laquelle participait un des ces "journalistes" émettant une opinion à propos de Chavez qui allait fermer une chaîne de télévision de son opposition, l’entendant nous dire que c’était bien normal, et que non Chavez n’était pas un apprenti dictateur mais un vrai démocrate, faisant le bonheur de son pays.
    Bref, cet article est un ramassis de bêtises.

  • permalien Amandine :
    5 mars 2012 @01h15   « »

    Je regarde régulièrement "C’est dans l’Air" et à la fin de cette émission j’ai le sentiment de n’avoir rien appris, l’impression que ces messieurs tournent en rond et se font plaisir. Mais après avoir lu cet article et les commentaies qui suivent je comprends que bien que pas très au fait de la politique mon bon sens est solide malgré mon grand âge.
    Internet est un outil extraordinaire, on ne peut plus dire : "je ne savais pas !".
    Merci pour ce blog que je consulterai régulièrement à l’avenir.

  • permalien grunch :
    7 mars 2012 @19h36   « »

    aujourd’hui, 8 mars 2012, c dans l’air commente l’intervention de n sarkozy de la veille en toute impartialité :
    M Dély... neutre
    M Beytou, invité du fouquets,
    M du CSA, propriété 100 % de Bolloré
    M Peyrineau, cedipov, fondapol, think tank ump
    et mc calvi
    du grand art

  • permalien juvénale :
    9 mars 2012 @19h00   « »

    Pas surprenante cette critique : toute pensée qui n’est pas ouvertement de gauche (donc "normale") doit être contestée, villipendée et suspectée. Heureusement que les infos et débats de itélé, BFMtv RMC info, et autres France Inter.... ainsi que les articles du Monde de Libération, de Rue89 sont parfaitements objectifs et impartiaux sinon on craindrait pour la France.

  • permalien Nico .S :
    13 mars 2012 @20h07   « »

    Ptain Yves je tiens à dire qui sont pas sympa dire du mal de toi , moi je l’aime beaucoup ton émission . Moi j’’te promets une nouvelle légion d’honneur. Continue comme ça j’ai besoin de toi !

    Ton Nico

  • permalien Monier Alain :
    21 mars 2012 @09h20   « »

    Bonjour,
    l’emission "c’est dans l’air" est bien le type propagandiste des themes majoritaires actuels. Vous en faites la demontration avec evidence en citant "ceux qui ont leur couvert" a la table de Calvi. C’est du trompe l’oeil. Pour autant on peut penser que si la droite s’incline aux elections Presidentielles M. Calvi changera les assiettes et les menus. Est ce la ce que devrait etre la juste information, celle qui respecte les citoyens, et ne sert par les interets de castes financieres, ideologiques etc etc. Cordialement Alain Monier

  • permalien MOUNDIRR :
    4 avril 2012 @23h34   « »

    Je trouve la logique de cette article trop facile et trop simpliste, ce qui pourrait être prit pour de la propagande. Je m’explique, vos exemples sont tous des émissions dont le thème est la politique ce qui est forcément propagandiste puisque tous les invités ne sont pas journaliste donc ne sont pas tous "neutre". Secondement même pour les autres sujets, les invités ne répondent pas à l’invitation par bénévolat mais pour faire passer leur point de vue non "neutre" souvent mandater par des groupes lobbyistes mais toutefois je ne me permettrais pas de qualifier cela de propagande car la plupart du temps les opinions ne convergent pas. Enfin vous ne l’avait pas remarquer mais pour ne pas paraître propagandiste l’émission et plus dirigé selon moi par les questions de téléspectateurs que par Calvi.
    En plus c’est sur France 5 !!!

  • permalien Thomas :
    18 mai 2012 @13h48   « »

    Effectivement, c’est flagrant à quel point on voit à peu près toujours les mêmes têtes à C dans l’air. D’où toujours les mêmes discours, les mêmes émissions quoique le thème change dans la même catégorie.
    Ajouté à cela qu’il est animé par Bécassine à grands coups d’interrogations niaises (et d’oeillades).

  • permalien moi :
    29 août 2012 @12h04   « »

    Je me permet un commentaire (tardif, vu la date du billet) pour exprimer le fait que cette émission est un excellent témoin de ce que nous vivons. Au même titre que la télé réalité nous donne une température sur le niveau de niaiserie et de voyeurisme, je trouve que cette émission donne également la température sur le niveau de ce qu’on cherche à nous faire avaler. En ce sens là, elle est loin d’être inutile. Il faut juste la regarder avec toute la critique nécessaire. Mais n’est-ce pas le lot de toutes les émissions qui se veulent appartenir à autre chose que du divertissement pur ?

  • permalien Abka :
    19 février @14h41   «

    C dans l’air émission a gerber comme 90 % de la merde qui passe sur nos télés, a les croire on serait a l’aube d’une guerre de civilisation mondiale entre " l’occident " et les autres qui sont jaloux ou que sais je, ils adorent surtout taper sur du Musulman

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