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En Côte d’Ivoire, une armée à refaire

vendredi 20 mai 2011, par Philippe Leymarie

Le saut « d’Air Sarko One » jusqu’à Yamoussoukro, ce samedi 21 mai, à l’occasion de la cérémonie d’investiture d’Alassane Ouattara, et les embrassades dans l’ancien fief de Félix Houphoët-Boigny, père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, ne peuvent faire oublier que le pays est exsangue et son armée en charpie : l’unification des diverses forces ivoiriennes est une des principales conditions de la réconciliation du pays, après ces nouveaux épisodes de guerre civile…

Il aura fallu six mois, depuis le second tour de l’élection présidentielle, pour en arriver à ce début de normalisation. Les atteintes aux droits humains commises par les forces armées des deux bords, durant cette période post-électorale, ont fait entre 2 000 et 3 000 morts, selon les Nations Unies, entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes et attisé les tensions ethniques et politiques dans tout le pays.

L’ONG Human Rights Watch, qui a enquêté sur place, a fait état de « massacres, de disparitions forcées, de meurtres et de violences sexuelles contre des victimes prises pour cible en raison de leur soutien politique présumé ou de leur origine ethnique, le recrutement généralisé de milices et de mercenaires, ainsi que l’utilisation sans discernement d’armes lourdes contre la population civile ».

La majorité des exactions perpétrées durant les trois premiers mois ont été le fait de forces contrôlées par l’ex-président autoproclamé Laurent Gbagbo, et par des groupes de miliciens qui lui étaient fidèles de longue date. Cependant, alors que les Forces républicaines, sous le commandement général du premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, avançaient rapidement en direction d’Abidjan, au cours de leur offensive du mois de mars, « des forces armées des deux camps ont semé la terreur parmi les populations civiles soupçonnées de soutenir le candidat rival. »

Et nombre d’autres crimes de guerre, dont des exécutions extrajudiciaires de combattants prisonniers, des meurtres de civils et des violences sexuelles, ont été commis des deux côtés lors de la bataille finale pour Abidjan, ainsi que dans les jours et les semaines qui ont suivi l’arrestation de M. Gbagbo et d’un bon nombre de ses plus proches alliés, le 11 avril dernier.

Méfiance entre les camps

C’est sur ces ruines que le pouvoir tente de reconstituer une armée nationale, telle qu’elle pouvait exister encore dans les années 1990. Cette réunification était prévue par l’accord de Ouagadougou (2007), complété en 2008 (qui prévoit que 5000 membres des ex-forces rebelles puissent rejoindre la nouvelle armée, et 4000 autres la police et la gendarmerie), mais avait buté sur la méfiance entre les deux camps : les forces « nouvelles » irrégulières du Nord, proches de Guillaume Soro, qui ont ensuite appuyé l’offensive pour faire respecter le verdict de l’élection présidentielle de 2010 ; les forces armées régulières du Sud, fidèles à Laurent Gbagbo, appuyées par des milices.

En mars dernier, alors que le vent commençait à tourner en sa faveur, le président élu Alassane Ouattara avait décidé par ordonnance la création des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), censées absorber dans les prochaines semaines les ex-Forces nouvelles (FAFN, l’ancienne rébellion) et les ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, l’ancienne armée régulière nationale). Un projet d’autant plus délicat à mener qu’aucune des deux armées à réunifier n’était, à l’origine, dans les mains de M. Ouattara. En outre, l’âpreté des affrontements ne permettait pas d’ouvrir l’indispensable processus de révision des effectifs, de formation et de réorganisation générale des unités, ni de songer à reprendre l’exécution du plan de désarmement et démobilisation des ex-combattants (également prévu par les accords de Ouagadougou, et dont la réalisation était en principe un préalable à la tenue du scrutin présidentiel.).

Chaises musicales

Au lendemain de la prise du palais présidentiel, le 11 avril, les principaux chefs de l’armée « régulière », de la gendarmerie et de la police avaient défilé à l’Hôtel du Golfe — où Alassane Ouattara était resté assiégé (par leurs soins !) durant plusieurs mois — pour faire allégeance au nouveau pouvoir. Ce ralliement tardif et timide a débouché sur un jeu de chaises musicales, le chef d’état-major des FDS, le général Philippe Mangou, ex-proche de Laurent Gbagbo, laissant la place au général Michel Gueu, chef du cabinet militaire de Guillaume Soro.

A la gendarmerie, le général Edouard Tiapé Kassaraté — dont les hommes n’ont pratiquement pas combattu pour défendre le régime de la « Refondation », a été remplacé par le général Nicolas Kouakou, ancien patron du Centre de commandement intégré (l’embryon de la nouvelle armée ivoirienne, selon les termes de l’accord de Ouagadougou). Et à la police, le général Brindou M’Bia a laissé la place au commissaire Bini Kouamé, dont l’expérience internationale (Nations unies, Burundi) redonnera sans doute un peu de lustre à ce corps souvent décrié.

La difficulté principale tient au manque de confiance entre les divers partenaires, et à la composition « tribale », ou en tout cas fortement régionale, de certaines unités. Sur un effectif armé global de 60 000 hommes, 14 000 manquaient encore à l’appel à la mi-mai. Une partie des soldats réguliers qui ont repris du service à l’appel du président Ouattara s’affirment d’ailleurs menacés, ou victimes de brimades. Gendarmes et policiers multiplient les revendications matérielles et financières, exigeant notamment la réhabilitation des commissariats et sièges de brigades, qui ont souffert des évènements. Dans les anciennes FDS, on réclame des nouvelles tenues. Et certains combattants des ex-FAFN exigent de faire partie de la nouvelle armée réunifiée, sans passer par la case recrutement, concours, formation, etc.

Recoller les morceaux

En tournée ces derniers jours dans l’intérieur du pays, le général Nicolas Kouamé s’est efforcé de remobiliser les éléments de la gendarmerie : « A San Pedro, 70 % du personnel est en place », a-t-il fait remarquer, tout en déplorant les saccages et pillages dans les services de police et de gendarmerie, qui ont causé un important préjudice matériel : « Le tissu social est disloqué. Nous sommes en train de recoller les morceaux. Pour relever ce défi, il va falloir se réarmer moralement et s’accepter mutuellement » [1].

Autre indice de la confusion ambiante, que rapporte le quotidien Fraternité Matin du 18 mai : bien qu’ayant été fermée par le gouvernement en vue de son assainissement, l’université d’Abobo-Adjamé [2] fait office de caserne, pour environ 3 000 combattants démobilisés et désormais prêts pour le service civique national. Une cérémonie de remise volontaire d’armes par une vingtaine d’hommes ayant prêté main forte aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), s’y est déroulée, ce jeudi 19 mai.

Le porte-parole des chefs de guerre d’Abobo, Traoré Issa, en a profité pour demander aux jeunes gens qui traînent encore les pieds de suivre cet exemple : « Ils doivent s’exécuter rapidement pour être enregistrés en vue du service civique national. » Cette opération vise, selon lui, à mettre fin à l’anarchie qui règne en ce moment dans la circulation d’armes détenues par des individus difficilement identifiables dans les rues.

Chefs de guerre

« Ceci permettra de mieux contrôler les éléments et dénicher les individus mal intentionnées qui perpètrent des actes, peu recommandables, sèment la terreur et dont les Frci sont pointées du doigt, par les populations », a indiqué Traoré Issa.

L’opération de démobilisation et d’encasernement est une initiative de cinq chefs de guerre de la zone d’Abobo : les commandants Bolo, Hamed Libérien, Gaza, Kabila et Traoré Issa. Les démobilisés d’Abobo, au nombre de 5 000 environ, sont encasernés et consignés sur deux différents sites, dont l’université d’Abobo-Adjamé. Ils sont nourris et soignés grâce aux cotisations des différents chefs des FCRI et à la générosité de bonnes volontés. Le civisme et la discipline leur sont enseignés par des éléments des ex-FDS, en attendant leur réinsertion, qui est du ressort du gouvernement, à en croire le porte-parole des FCRI. Leur présence en ce milieu universitaire, explique-t-il, participe surtout à sa sécurisation contre les vols et pillages.

Il est probable que, tenant compte de cette désorganisation, le Conseil de sécurité de l’ONU prolongera, le mois prochain, le mandat de la force des Nations unies pour la Côte d’Ivoire (ONUCI), même si les effectifs (11 000 hommes actuellement) sont revus à la baisse.

La France, qui s’est efforcée de « coller » au maximum à l’ONU, ces derniers mois, même si elle a — dans les faits — agi pour faire pencher la balance en faveur du président élu, devait en principe réduire également son dispositif militaire Licorne (qui était passé à 1 600 hommes, au plus fort des combats de ces derniers mois, contre 900 en décembre 2010) : après la dissolution du 43ème bataillon d’infanterie de marine, implantation « historique » de l’armée française, il n’était plus question de base (Laurent Gbagbo n’en voulait plus), ni d’opération militaire permanente dans ce pays.

Actualisé au lundi 23 mai

Mais, en accord avec le nouveau président, Alassane Ouattara, la France accepte finalement de maintenir en Côte d’Ivoire plusieurs centaines de ses soldats : "Pour vous protéger", a soutenu Nicolas Sarkozy, acclamé aussitôt par les représentants de la communauté française d’Abidjan, qui n’en attendaient pas tant. "Pour que toute cette sous-région soit en paix et soit protégée, parce que nous n’avons pas les moyens de renseignement ou de suivi pour régler ces probèmes terroristes", a expliqué le président Ouattara (Entretien sur France 24 – Rfi, 22 mai 2011), qui se demande "pourquoi (il faudrait) retirer la base militaire de la Côte d’ivoire", alors qu’il faut au contraire "que cette base soit renforcée".

Et voilà qui signe déjà la fin de la séquence "désengagement" initiée par l’exécutif français, avec promesse de "rupture", de fin de la "Françafrique", etc.... Une rumeur courait déjà sur la toile ivoirienne ces derniers jours, mettant en émoi les épistoliers : Sarkozy aurait « flanqué » le nouveau président d’un conseiller militaire français. Vrai ou faux, mais la réaction n’a pas tardé : « Au secours, la France recolonise ! ».

Notes

[1] Agence Xinhua, 13 mai 2011.

[2] L’Université d’Abobo-Adjamé est située non loin du quartier Abobo, à Abidjan, théâtre de violents affrontements notamment les 13 et 14 mars 2011.

12 commentaires sur « En Côte d’Ivoire, une armée à refaire »

  • permalien wobebli :
    20 mai 2011 @21h10   »
    Un article mal renseigné

    Rien qu’a duékoué en 2 jours les forces ouattaristes ont tué 1000 à 2000 personnes selon le nouvelobs, 3000 selon une source qui prétend tenir ce bilan de la croix-rouge, de façon confidentielle. les massacres de Toulepleu semble du même niveau, selon plusieurs observateurs. A Abidjan, la chasse au Bété et aux Wé à fait beaucoup de victimes, à tel point que personne ne se risque à en faire le bilan pour ne pas embarrasser le nouveau gouvernement. Dans le centre ouest, les massacres sont quotidiens mais il est difficile d’en connaitre l’ampleur. Bref, le bilan de 2000 à 3000 morts doit être au moins multiplié par 3, si on accepte de comptabiliser les tueries commises par les forces ouattaristes. Un cousin a ainsi fuit la région de Soubré pour échapper aux massacres. Le chef de guerre Wattao reconnait qu’il a donné une seconde chance aux prisonniers libérés en les engageant dans son armée. Il justifie les patrouilles mixtes avec l’armée francaise par la volonté d’éviter les pillages. L’épuration ethnique est en cours et il est possible qu’elle dérape violemment ou qu’elle continue avec son lot de morts quotidiens.

  • permalien marc :
    21 mai 2011 @02h04   « »

    Un terme me gène dans cet article :
    Qu’est-ce qu’un président élu  ? Une élection prématurée sur fond de guerre civile est-elle à reconnaître comme telle ? Quelle conception de la démocratie ? Puisse ce personage d’un comité de salut public addoubé par les belliqueux opérant dans la région sur nos impôts apporter la paix dans la région ...

  • permalien ble coude :
    21 mai 2011 @14h24   « »

    Article bien sourcé.
    la polémique a eu son temps et son apogée,à présent
    C’est le temps de la réconciliation nationale,la construction du pays.chaque ethnie de la CI pleure son lot de victimes.je ne vais pas crier vengeance à tout bout de champs parce que j’ai perdu sœur,frère et oncle morts pour avoir tort d’être Djoula.
    Nous devons œuvrer ensemble pour que cela ne se répète plus jamais.

  • permalien Nicolas sako :
    21 mai 2011 @21h24   « »

    La cote d’ivoire est une disposition de colonisation mercantile, de transit économique et d’exploitation des ressources humaines et matérielles. Cette disposition a été instituée par la france qui en tirent d’énormes profits économiques au détriment des Africains. Pour Gbagbo, il s’est agi de refonder la cote d’ivoire en une disposition autonome qui profiterait aux "ivoiriens". La france a introduit des mécanismes chargés d’empêcher la refondation. Et elle a gagné le jeu et en a remporté les dividendes. Cependant, la refondation est nécessaire et elle va se faire.

  • permalien Effi K Henoch :
    22 mai 2011 @13h59   « »

    Aider à reconstruire la Côte d’Ivoire et son armée semble en fait être l’objectif premier de la France...Depuis 2002 elle n’a oeuvré qu’à cela en supportant directement ou indirectement la rebellion qui a divisé le pays et déstructurer le pays... Elle détruit ou fait détruire, comme en Lybie en dévoyant les résolutions de l’Onu qu’elle fait voter à la hâte en utilisant son réseau diplomatique.Ensuite vient le temps de la construction qui se fera aux conditions peu avantageuses pour les pays concerné.En fait Nicholas Sarkosy reprend la politique américaine en l’Irak...Les mêmes effets donnant les mêmes conséquences .En il faut craindre un rejet de la France par au moins une partie importante des africains...Ce n’est de cette aide que l’Afrique a besoin après cinquante ans...

  • permalien Ilsnevoientrien :
    23 mai 2011 @04h04   « »

    Article de très haute facture : on sent que l’auteur privilégie les faits et essaie d’être équidistant des 2 protagonistes. En dépit de ces efforts d’objectivité, on verra toujours des personnes de mauvaise foi, qui mènent un combat d’arrière-garde dicté par des considérations religieuses (la Côte d’Ivoire est d’essence chrétienne et appartient aux originaires du Sud du pays) et un souci de préservation de situations de rente. Parmi ces personnes, à la pensée sectaire voire sectariste, intolérantes, aveuglées par la vengeance et le "désir de récupérer" "leur bien" figure le premier intervenant, Wobebli. Leur stratégie est simple : squatter tous les sites, forums et réseaux sociaux où il est question de la Côte d’Ivoire pour dérouler leurs discours bâtis sur un tissus de mensonges et de chiffres fabriqués dans leurs officines en France et au Canada. Ils sont reconnaissables avec leurs phrases du genre "vous ne connaissez pas la CI...", "les Ouattaristes ...", etc. Honte sur ces pseudo intellectuels !!

  • permalien baobab :
    23 mai 2011 @20h04   « »

    Il est clair que tous les Ivoiriens avons intéret, aujourd’hui, à taire nos rancoeurs pour essayer de reconstruire notre pays en vue d’en faire une nation digne de respect. D’une manière directe ou indirecte chacun de nous a eu à faire les frais de ces dix ans de guerre et d’insécurité qui ont décimé des milliers de vies et causé des pertes matérielles énormes. Cependant il faut dénoncer la partialité révoltante de certains articles qui diabolisent le camp Gbagbo et passent sous silence les exactions des mercenaires de Outtara guidé par Soro, Wattao e IB. Il ne faut pas oublier que la rebellion lourdement armée et la chasse à l’homme sont des moyens de résistence au régime jamais pratiqués dans notre pays avant 2002. Alors, de grace, ne jetons pas de l’huile sur du feu, par excès de zèle !

  • permalien wobebli :
    24 mai 2011 @12h48   « »
    rien qu’a Duékoué 2 à 3000 morts

    Le bilan de 2 à 3000 morts donné par l’ONU ne sert qu’a dissimuler la responsabilité de Ouattara dans les massacres en cours. Colette Braeckmann estime ainsi que le nombre personnes tués par les ouattaristes serait de 2 à 3000 rien qu’a Duékoué : http://blog.lesoir.be/colette-braec...
    J’ignore d’où elle tient ce chiffre mais il correspond exactement à celui qui m’a été donné par une source bien renseigné sur place.
    Il faut commencer à dénoncer le black out de l’ONU sur les crimes ouattaristes. Ils annoncent 10 morts par ci 10 morts par là quand la responsabilité des hommes de gbagbo est en cause mais reculent devant l’annonce des milliers de meurtres commis par les ouattaristes. Cette attitude de déni encourage les criminels à persévérer dans le crime, d’autant qu’ils sont assurés d’être pardonné par la commission Vérité et réconciliation si l’affaire s’ébruitait.

  • permalien Ilsnevoientrien :
    25 mai 2011 @05h44   « »

    Mon cher Wobeli, même en citant Colette Braeckmann (grande dame du journalisme belge connue pour sa fine connaissance de l’Afrique surtout de l’Afrique centrale) cela n’empêche pas de voir dans votre démarche celle d’un(e) ivoirien(ne) acquis(e) à la théorie de l’ivoirité en prenant soin de le cacher sous de pseudo artifices. Mme Colette Braeckmann essaie, à travers son "opinion" (c’est de ça qu’il s’agit, puis le support de publication est un blog et non le Soir, journal de référence où il est permis de penser que les articles retenus et publiés sont ceux approuvés en réunion de rédaction) d’amener un équilibre dans le traitement de l’information. Ce qui est louable de sa part. Elle défend aussi, de manière implicite, ses opinions de "gauche" plus proches de celles de Gbagbo que celles du libéral Ouattara. Voilà le contexte dans lequel s’inscrit le chiffre de 2 à 3000 massacres attribués aux Ouattaristes avancé par Mme Colette Braeckmann sans aucune justification. La réalité aujourd’hui est de constater, avec amertume, que la Côte d’Ivoire n’avait pas besoin de cette guerre, de ce conflit pensé, voulu et instrumentalisé par une minorité d’intellectuels dans une logique de préservation de privilèges mais aussi ... de l’ivoirité. Seul le peuple a trinqué et continue de trinquer. Face à cette douloureuse situation au lieu de vous taire à défaut de vous retrousser les manches et de participer à la reconstruction de la CI, vous vous mettez à dérouler votre abjecte propagande pro-Gbagbo. Il est temps de mettre les braves populations ivoiriennes (du Sud, du Nord, de l’Est, de l’ouest et du Centre) au centre de toutes les préoccupations en vue d’améliorer leur sort au lieu de mener des combats d’arrière garde sans lendemain.

  • permalien wobebli :
    25 mai 2011 @12h00   « »
    ivoirité ?

    @ilsnevoientrien Je ne suis pas du tout partisan de l’ivoirité car je ne comprends même pas ce que ce terme veut dire. Il a été inventé par Bédié, l’allié de Ouattara. Vous n’avez pas le droit d’inventer une définition de ce terme puis de le refiler frauduleusement à gbagbo, et même à moi. Le chiffre des morts donné par Braeckmann correspond, je le répète, à ce qui m’a été donné comme provenant de sources humanitaires sur place. Il est possible qu’elle ait donné ce chiffre au hasard et que mes sources soient fausses, mais c’est peu probable. Quand à la guerre, je rappelle qu’elle a été déclenché par Soro et Ouattara en 2002 et que ces derniers continuent à tuer en masse.
    L’heure n’est pas à la reconstruction mais à l’arrêt des massacres.
    Pour ce qui est de la propagande abjecte, je rappelle que Soro, ouattara, chirac et compraoré n’ont eu de cesse de dénoncer un génocide imaginaire commis par gbagbo et que les massacres actuels sont la conséquence de ce discours incendiaire. Quand les tueurs FRCI de Duékoué disent "nous les avons tué avant qu’ils ne nous tuent" c’est bien la responsabilité des petits goebbels qui ont distillé la peur. On a parlé d’Ivoirité, de génocide, de Hitler noir : à la fin, des gens le croient et tuent des milliers d’innocents en croyant se défendre.

  • permalien lekmon monsio :
    25 mai 2011 @13h54   « »

    Je voudrais m’adresser à ces messieurs qui parlent de réconstruction et de réconciliation tout en militant pour une justice à géométrie variable.SORO, OUATTARA et leurs FRCI qui ont commis des massacres, pillé, incendié des maisons et volé sur l’ensemble du territoire ivoirien sont comme des oies blanches et réclament la CPI pour les autres. Une telle conception de la justice ne peut que nourrir des désirs de vengeance et plomber l’avenir du pays.

  • permalien Gbomédrékou :
    25 septembre 2012 @22h04   «

    Je lis cet article et je constate que comme d’haitude, les occidentaux éssaient d’abord de se faire passer pour des personnes bien, impartiales, etc...
    Seulement, la vraie nature de chaque être finissant forcément par se révéler, il y a toujours un détail qui finit par trahir.
    Je voudrais juste savoir comment l’auteur de l’article sait que c’est dramane qui a gagné les élections et qu’il est le président élu ??
    Peut-être oublions-nous exprès ce qui s’est passé ; mais souffrez que je vous rappelle les faits :
    Voilà 2 messieurs qui compétissent, et qui au terme de l’élection, prétendent chacun avoir gagné (élections qui nous le savons, se sont déroulées dans des conditions désastreuses, avec des crimes (encore) commis par les FRCI (tjrs eux) dans les régions favorables à dramane).
    L’un de ces messieurs, Laurent Gbagbo porpose alors le recomptage des voies (comme nous l’avons vu dans certains pays dont les USA).
    Parcontre l’autre, dramane (qui par ailleurs, a fait publier un décret pour interdire à quiconque de l’appeler désormais par ce nom sous peine de sanction pénale ; toujours fidèle à son élan de rénier tout ce qui pourrait lui rappeler son Burkina natal..), refuse systhématiquement cette proposition et demande ouvertement à la France, par la voix de son chef rebelle soro et par l’appui, entre autres, de son frère blaise resté au pays natal d’où il coordonne toutes les opérations, de venir déloger son adversaire par la force des bombes. Biensûr, il avait déjà essayé d’autres voies infructueuses (face un Laurent Gbagbo dont on ne peut nier l’intelligence) avec l’aide de ses "amis" ou de "ses patrons", telles que la fermeture des banques françaises, l’empêchement des exportations du cacao ivoirien, et même l’embargo sur les médicaments. Cela montre bien le peu de souci qu’accorde cet individu au sort du peuple de Côte d’Ivoire dont il ose dire qu’il a voté pour lui...
    Je repose ma question : de ces 2 individus, qui pensez-vous sincèrement qu’il ait pu gagner ces élections ??
    Même avec toutes les mauvaises fois réunies du monde, personne ne peut, avec la conscience tranquille, répondre favorablement pour dramane... ou alors c’est le diable en personne.
    Dieu ait pitié de vous et des vôtres, vous qui croyez que votre haine pour les autres (surtout pour Gbagbo et les siens) pourra vous affranchir de l’esclavage où vous vous êtes enfermés...

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