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La « deuxième révolution » égyptienne

Place Tahrir, quatre mois plus tard

vendredi 27 mai 2011, par Alain Gresh

Vendredi 27 mai. Il est midi, Le Caire s’éveille. Les appels à la prière s’élèvent dans chaque rue, dans chaque mosquée, rassemblant les fidèles. Les rues sont presque vides, mais des jeunes avec des drapeaux convergent par petits groupes vers la place Al-Tahrir. Un service d’ordre jeune examine les pièces d’identité, fouille les personnes qui entrent dans le périmètre de manifestation. Depuis 24 heures, les rumeurs les plus folles courent dans la ville : que les baltagias, ces milices de l’ancien pouvoir, s’apprêtent à attaquer ; que les banques ont reçu des ordres de vider les distributeurs de billets ; que des troubles vont éclater... Le conseil supérieur militaire a fait savoir qu’il ne tirerait pas sur la foule, mais qu’il ne pouvait assurer la sécurité ! Trois jeunes artistes qui, hier, affichaient pour la manifestation ont été arrêtés.

Assurer la sécurité n’est pas une mince affaire sur cette immense place délimitée par de nombreux bâtiments plus ou moins prestigieux : l’immense Mougama’, haut lieu de la bureaucratie et de l’administration du Caire ; le siège de la Ligue arabe ; l’hôtel Nile Ritz Carlton en pleine réfection ; le siège du Parti national démocratique (PND), l’ancien parti officiel dissous, qui porte encore les traces de l’incendie qui l’a ravagé durant la révolution ; et, au fond, le musée du Caire, bien protégé pour que les pillages du mois de janvier ne puissent se reproduire. Sans parler des immeubles d’habitations dont les propriétaires observent avec intérêt, affichant parfois des banderoles de soutien aux manifestants. Nombre de journalistes ont retrouvé l’appartement de Pierre, que la révolution a rendu célèbre, puisqu’il a permis d’assister, du neuvième étage, à ce qui se passait « en bas ».

La prière n’est pas encore terminée et plusieurs milliers de manifestants l’effectuent sur la place, sous la conduite du cheikh Mazhar Chahin. A côté d’eux, nombre d’autres ne la font pas mais respectent les pratiquants. Ici, malgré la chaleur accablante, tout le monde se côtoie dans la bonne humeur, hommes et femmes, jeunes et vieux. Des filles cheveux au vent forment des groupes avec des filles voilées. On aperçoit même quelques femmes avec le niqab qui manifestent pour la démocratie. Nombre de jeunes se font peindre les joues aux couleurs du drapeau égyptien, à la manière des supporteurs de football.

C’est après la fin de la prière que le nombre de manifestants grandit, plusieurs dizaines de milliers de personnes. Dans une atmosphère détendue, se déroule le rassemblement dont les promoteurs souhaitent qu’il soit le début d’une « deuxième révolution ». Les marchands de jus d’orange ou de mangue alternent avec ceux qui proposent les mille et un symboles de la révolution, des casquettes aux couleurs du pays, des drapeaux, des images des martyrs. Un vieil homme propose une brochure sur la torture, tel autre un journal socialiste révolutionnaire. Des familles se promènent avec leurs enfants, brandissant le drapeau égyptien. « Je suis égyptien » s’affiche sur les tee-shirts comme sur les badges, signe d’une fierté retrouvée. La chaleur cède petit à petit alors que s’accumulent les nuages et que quelques gouttes de pluie rafraichissent l’atmosphère.

Sans atteindre, loin de là, le niveau des grandes manifestations de février, cette mobilisation reflète une sourde inquiétude. Dans de nombreuses villes d’Egypte, d’Alexandrie à Suez, d’importants rassemblements ont également eu lieu, exprimant les mêmes craintes. Mais lesquelles ? Et pourquoi les forces qui avaient combattu ensemble se divisent-elles ?

Hosni Moubarak reste la figure haïe, celle dont on demande le procès, voire l’exécution. Il est le symbole de la corruption, de l’autoritarisme, de la violence contre les manifestants. Il est aussi celui de la trahison nationale : « Ô Moubarak, ô traitre, prends un appartement en Israël », scande un groupe. Mais, même s’il est présent, l’ancien président est déjà un homme du passé et ne peut plus servir, comme en janvier-février, de ciment aux opposants.

Pour la première fois, les Frères musulmans ont dénoncé un appel à la manifestation et refusé d’y participer. « La révolution nous appartient et les Frères musulmans nous ont abandonnés », « Les révolutionnaires sont là, où sont les Frères ? », crient des groupes. La jeunesse de l’organisation a, elle, appelé à descendre dans la rue et, dans certaines villes, notamment à Suez, les Frères sont aussi présents (« Brotherhood divided over Friday’s protests », AlMasryalyoum.com, 26 mai). Mais la direction dénonce les manifestants comme contre-révolutionnaires et cherchant à diviser l’armée et le peuple. Et ce refus reflète le désarroi qui touche le mouvement : quels objectifs fixer ? Vers où se diriger ?

Si plusieurs tribunes se côtoient, celle des organisateurs affiche clairement les mots d’ordre : « Report des élections » (les législatives sont prévues pour septembre) ; « pas de loi adoptée unilatéralement » ; « jugement juste et public des symboles du régime précédent » ; « pas de tribunal militaire pour juger des civils » ; « Libération de tous les manifestants arrêtés ».

Les organisateurs ont aussi avancé l’idée d’adopter une nouvelle Constitution avant la tenue des élections. Mais cette revendication soulève quelques problèmes, en raison du fait que, lors d’un référendum en mars, près de 80 % des votants ont voté pour de simples amendements de la Constitution et pour que la future Constitution soit totalement réécrite par une commission nommée par le Parlement élu. Revenir sur cette décision serait porter un coup à la démocratie, au premier vote à peu près transparent tenu en Egypte depuis plus d’un demi-siècle.

Les manifestants semblent l’avoir compris, qui mettent plutôt l’accent sur la nécessité de se débarrasser des responsables restés en poste (notamment ceux de la presse), de juger les criminels et les responsables de la mort de manifestants. Un homme brandit une pancarte, « Le peuple veut le procès du démon », avec un dessin de Moubarak derrière les barreaux. Récupérer l’argent de la corruption. Une grande banderole demande : « Où passent les ressources du canal de Suez ? », exprimant l’idée répandue que la corruption se poursuit et que, si on l’arrêtait, on pourrait financer les besoins du pays.

Des groupes défilent sous un grand drapeau égyptien qui les couvre, en criant que rien n’a changé : la répression est toujours là, les martyrs doivent être vengés. Deux groupes représentent les supporteurs des deux grands clubs de football, Ahly et Zamalek, parfois très jeunes. Ils ont joué un rôle actif durant les manifestations qui précédèrent la chute de Moubarak, faisant bénéficier les manifestants de leur longue expérience d’affrontement avec la police — la jeunesse des Frères musulmans a joué un rôle équivalent.

Les mots d’ordre qui affirment l’unité des chrétiens et des musulmans sont nombreux : « La religion est à Dieu et la patrie est à tout le monde », proclame une banderole, reprenant le grand mot d’ordre de 1919, quand les Egyptiens unis contre l’occupation britannique luttaient pour leur indépendance. « Nous sommes tous égyptiens », affirment aussi les jeunes.

La participation est très mélangée socialement, les étudiants côtoyant des jeunes pauvres (et d’ailleurs, beaucoup d’étudiants sont aussi pauvres), des employés comme des ouvriers. Chacun vient avec ses revendications, les étudiants demandant à se débarrasser des anciennes autorités universitaires, les employés exigent la transparence, les ouvriers le salaire minimum, les journalistes plus de libertés. « Réponds-nous, maréchal [Tantawi, le dirigeant du conseil militaire], où est le changement ? La torture est toujours là ; la corruption aussi ; les journaux n’ont pas changé », scande un groupe particulièrement dynamique.

Et c’est sans doute l’enjeu essentiel : poursuivre le changement, ne pas laisser s’installer un régime Moubarak sans Moubarak. Un manifestant brandit une pancarte : « Si nous arrêtons de rêver, alors mieux vaut mourir, mourir, mourir. » Mais, sur la place Tahrir, on n’en est pas là. Le rêve n’est pas près de s’évanouir. Et les jeunes, armés de balais et de pelles, nettoient la place où ils se donnent rendez-vous vendredi prochain.

Nouveau cycle de l’université populaire

Révoltes et révolutions arabes Samedi 18 juin 2011
5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris
(Maubert Mutualité)
01 43 29 05 65 / iremmo.sg@gmail.com

Suite au succès du premier cycle de l’université populaire du 13 et 14 mai, l’iReMMO organise - en partenariat avec le blog Nouvelles d’Orient - une seconde journée.

— 10h30 - 12h30 : « Place du soulèvement de 2011 dans l’histoire du monde arabe », par Elizabeth Picard, directrice de recherches au CNRS.

— 14h - 16h : « Ce que change le réveil arabe dans la géopolitique du Proche-Orient », par Alain Gresh, animateur du blog Nouvelles d’Orient.

— 16h30 - 18h30 : « L’islamisme et le printemps arabe », par François Burgat, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO).

Participation : 20 euros (12 euros étudiants & demandeurs d’emploi)

Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire : iremmo.up@gmail.com ; seules seront prises en compte les inscriptions payées par chèque (ordre de iReMMO) et envoyées à l’adresse suivante :

iReMMO (UP), 5 rue Basse des Carmes, 75005 Paris.

178 commentaires sur « Place Tahrir, quatre mois plus tard »

0 | 100

  • permalien Yvan :
    28 mai 2011 @00h06   »

    La diplomatie égyptienne post-Moubarak fait aussi sa révolution - ÉGYPTE - FRANCE 24

    Malgré la pression populaire, le pouvoir en place a cependant rassuré à plusieurs reprises Tel-Aviv, en affirmant ne pas chercher à porter atteinte au traité signé entre le président Anouar al-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin en 1979. Fin avril, un sondage publié par le Pew Research Center, basé aux États-Unis, révélait que près de 54% des Égyptiens étaient contre le maintien de ce traité de paix avec Israël.

    Des milliers d’Égyptiens de retour place Tahrir pour une nouvelle "journée de colère" - ÉGYPTE - FRANCE 24

    Ils appellent aujourd’hui à une nouvelle "journée de la colère", en référence à l’une des plus grandes manifestations anti-Moubarak le 28 janvier.

    Le président déchu et ses deux fils Alaa et Gamal doivent être jugés à une date encore non décidée. L’ancien président est placé en détention provisoire à l’hôpital en attendant que son état de santé permette son transfert en prison.

    Les manifestants réclament le retour rapide à un pouvoir civil, le renvoi des responsables de l’ancien régime toujours présents dans de nombreux secteurs de l’administration et des actions en justice plus fermes contre ceux accusés de corruption et de violences.

  • permalien Yann :
    28 mai 2011 @01h46   « »

    Avec ce relevé si précis des revendications et ce texte qui sent Tahrir, je soupçonne Alain Gresh d’être un inspirateur de la révolution égyptienne.

    Merci.

  • permalien Laurent Szyster :
    28 mai 2011 @02h44   « »

    Il y a un peu moins d’un mois, Mr Gresh nous parlait de l’honneur de la Tunisie qui accueillait à bras ouverts les réfugiés de Libye :

    http://blog.mondediplo.net/2011-04-...

    Mais certains réfugiés sont moins égaux que d’autres.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-afr...

    A camp in Tunisia for people fleeing the conflict in Libya has been nearly completely destroyed in clashes also involving local residents, the UN says.

    Avec la complicité passive des autorités cinq cents Tunisiens ont rasé un camp et chassés quatre milles sub-sahariens qui, eux, ne sont pas les bienvenus.

    Excusez moi donc de rire quand Mr Gresh fait de la retape pour une révolution qui n’a pas changé grand chose en Egypte. La seule nouveauté c’est que, derrière une façade parlementaire, les islamistes seront bientôt associés à la dictature militaire.

  • permalien Abu Leila :
    28 mai 2011 @10h31   « »

    Bernard-Henri Lévy, épargnez aux Syriens votre soutien !

    Par Burhan Ghalioun, écrivain, professeur à la Sorbonne, Subhi Hadidi, écrivain et journaliste, et Farouk Mardam Bey, éditeur.

    A l’initiative de Bernard-Henri Lévy, un texte a été publié dans Le Monde du 25 mai 2011 sous le titre SOS Syrie, qui dénonce les crimes commis par le régime de Bachar al-Assad et appelle à la solidarité avec le peuple syrien dans sa lutte pour la liberté.

    Nous jugeons pour le moins indécent que des personnes comme Bernard-Henry Lévy, qui se sont toujours illustrées par leur hostilité aux revendications légitimes du peuple palestinien et par leur coupable complaisance pour la colonisation des territoires occupés, y compris le Golan syrien, tentent de récupérer le mouvement populaire en Syrie au moment où il affronte avec un admirable courage la terrible machine répressive d’un pouvoir aux abois.

    Nous considérons ce texte et toute initiative qui serait prise dans l’avenir par SOS Syrie, quelle que soit l’appellation sous laquelle ce groupe pourrait se présenter, comme des manœuvres sordides qui visent à détourner l’opposition démocratique syrienne de ses objectifs et portent atteinte à sa crédibilité devant son peuple.

    Nous nous étonnons de voir Michel Rocard, François Hollande et Bertrand Delanoë mêler leurs noms à ceux des intellectuels qui ont applaudi l’invasion américaine de l’Irak et qui ne se sont apparemment pas repentis en constatant ses tragiques conséquences.

    Nous pensons exprimer l’opinion de la très grande majorité des démocrate syriens en exil en appelant nos amis syriens, arabes, français, européens, à boycotter SOS Syrie et à s’en démarquer publiquement.

    Ce type est une plaie pour la gauche française ! Qu’il aille d’abord défendre les Palestiniens comme il prétend vouloir défendre les Syriens, et on en reparlera.

  • permalien Lou :
    28 mai 2011 @13h33   « »
  • permalien Lou :
    28 mai 2011 @13h43   « »
    Place Tahrir, quatre mois plus tard,la plaza de Cataluña

    Quoi est-ce ?
    Le dessin n’est plus permis ?

    On peut le voir là :
    Le printemps espagnol - dessin de @Chappatte paru dans « Le Temps » de Genève

  • permalien K. :
    28 mai 2011 @14h03   « »

    La décolonisation économique fait-elle aussi partie des revendications ?

  • permalien Lou :
    28 mai 2011 @14h24   « »

    Bienvenue dans le monde violent de M. Hopey Changey*

    On a peut-être changé le vocabulaire du colonialisme mais l’esprit et l’hypocrisie sont toujours les mêmes. Un nouvel impérialisme se développe en réponse directe au soulèvement arabe qui a commencé en janvier et a choqué Washington et l’Europe causant une panique du style de celle d’Anthony Eden. La perte du tyran égyptien a été douloureuse mais pas insurmontable ; une contre révolution soutenue par les USA se précise au fur et à mesure que le régime militaire du Caire se laisse séduire par de nouveaux pots de vin et que le pouvoir passe de la rue à des groupes politiques qui ne sont pas à l’origine de la révolution. L’objectif de l’Occident est, comme toujours, d’empêcher l’avènement d’une vraie démocratie et de reprendre le contrôle.

  • permalien K. :
    28 mai 2011 @16h39   « »

    L’UE se “félicite” de l’ouverture du passage de Rafah et....déclare négocier avec l’Egypte, Israel et les Palestiniens pour y ramener une équipe européenne de surveillance de ce passage.

  • permalien K. :
    28 mai 2011 @17h06   « »

    Soumaya Ghannoushi aborde le sujet de la tentative de cooptation de différents goupes et personnes ayant participé aux révolutions arabes par les Etats-Unis :

    L’endiguement et l’intégration ne sont pas seulement politiques, mais économiques, qui seront poursuivies par le libre marché et des partenariats commerciaux au nom de la réforme économique. Des plans "pour stabiliser et moderniser" l’économie tunisienne et égyptienne - déjà en cours d’élaboration par la Banque mondiale, le FMI et la Banque européenne de développement à la demande de Washington - doivent être présentés au sommet du G8 de cette semaine. Une aide de 2 milliards de dollars pour soutenir l’investissement privé a été annoncée, une des nombreuses initiatives "sur le modèle des fonds qui ont soutenu la transition en Europe de l’Est".

    Comme d’habitude, l’investissement et l’aide sont subordonnés à l’adoption du modèle américain de libéralisation et de réformes, et à la liaison des nouvelles économies aux marchés américains et européens sous la bannière de "l’intégration commerciale" de la région.

    On se demande ce qui resterait des révolutions arabes dans des sociétés civiles infiltrées , des partis politiques domestiqués, et des économies dépendantes.

    Cependant, bien que l’administration Obama peut réussir avec certaines organisations arabes, son offre de reproduction du scénario Europe de l’Est peut être vouée à l’échec. Prague et Varsovie se sont tournés vers les États-Unis pour l’inspiration, mais pour les peuples du Caire, Tunis et Sanaa, les États-Unis sont l’équivalent de l’Union soviétique en Europe de l’Est : c’est le problème, pas la solution. Pour les Arabes, les Etats-Unis sont une force d’occupation drapée dans un mince manteau de démocratie et de droits de l’homme.

  • permalien Anastasia :
    28 mai 2011 @17h55   « »

    Ah bon ? La révolution égyptienne n’aurait donc pas changer grand chose pour les sionistes ! Je pouffe pardonnez-moi ! Que les autorités égyptiennes ne soient plus les valets et les complices des sionistes serait-il donc sans grande importance ? Tiens donc... Du coup on les qualifie de "dictature" maintenant, (bientôt islamiste, quelle horreur !) ce n’est plus un régime arabe modéré et démocratique si j’ai bien compris ! Trop drôle !

  • permalien Laurent Szyster :
    28 mai 2011 @19h43   « »

    @Lou,

    Non ce n’est pas l’Occident qui tire les ficelles de la "contre révolution". Les Arabes ne sont pas des marionnettes ou les figurants d’un complot américain.

    Les Arabes sont les acteurs de leur histoire.

    La prise du pouvoir par une alliance des militaires nationalistes et de la bourgeoisie islamiste est le reflet du rapport de force au sein de la société égyptienne.

    La jeunesse éduquée et les classes moyennes supérieures qui ont cru faire la révolution sur facebook constituent une minorité impuissante face aux caïds et aux imams, qui eux peuvent compter sur les voix de la paysannerie et du prolétariat aliéné.

    La vision des Arabes présentée par John Pilger est aussi affligeante que ses fantasmes paranoïaques.

    Rien d’étonnant à ce qu’il soit un fervent "antisioniste", car l’antisionisme c’est l’humanisme des imbéciles.

  • permalien Laurent Szyster :
    28 mai 2011 @20h56   « »

    @Anastasia,

    Israël a composé une paix froide avec le régime de Saddat puis de Moubarak. Mais aucun Israélien n’a jamais prétendu que le régime Moubarak fut une démocratie, au contraire les "sionistes" savaient fort bien quelle genre de dictature mafieuse gouvernait leur grand voisin occidental.

    A ce propos, je vous rappelle que la "révolution" égyptienne était censée changer les choses pour les Egyptiens d’abords.

    Pendant qu’ils font main basse sur les affaires du clan Moubarak, pendant que "tout change pour que rien ne change", la junte militaire et ses nouveaux alliés islamo-conservateurs jettent de la poudre "antisioniste" aux yeux d’un peuple gavé de propagande, c’est tout.

    Mais ils n’ont aucunement l’intention de réoccuper militairement le Sinaï et provoquer une guerre avec Israël, ce serait un suicide collectif.

    La réouverture de Rafah c’est le minimum possible pour combler le gouffre entre actions et discours, une façon très fière pour le Hamas de faire revenir les observateurs européens dont le départ forcé en 2007 avait entraîné le blocus par l’Egypte.

    En fait la démocratisation, même très relative, de l’Egypte est une bonne chose pour Israël. Maintenant la modération égyptienne aura la légitimité d’un consensus démocratique.

  • permalien Anastasia :
    28 mai 2011 @21h26   « »

    Ah tout va donc très bien Madame la marquise, fort bien alors ! Attendons donc la suite, pas sûre toutefois qu’elle continue à vous convenir éternellement, l’histoire est parfois cruelle comme vous le savez avec ceux qui s’enivrent de leur suffisance.

  • permalien X :
    28 mai 2011 @23h22   « »

    Il faut que les révolutions appèlent à l’expulsions des représentations diplomatiques et au rappel de la leur du Canada.

  • permalien K. :
    29 mai 2011 @00h27   « »

    A quoi d’autre pouvait-on comparer les révoltes arabes contre leurs Ubu locaux, aka “modérés” pour la plupart selon la terminologie des dirigeants prédateurs occidentaux, sinon à la Pologne libérée du joug de l’URSS, “empire du mal” selon la même terminologie ?

    A qui d’autre aurait-t-on pu demander d’aider les pays arabes à réussir leurs révolutions sinon à cette même Pologne, qui, une fois libérée du joug sus-cité, a tellement bien appliqué les règles néolibérales de Washington qu’un taux de chomage de 20% en 2006 a participé à l’avènement d’une droite populiste (...et atlantiste) ?

  • permalien Yann :
    29 mai 2011 @02h02   « »
    Blague made in Tahrir

    Un touriste israélien arrive à la frontière d’un pays arabe.

    Le douanier arabe contrôle son passeport et lui demande : "Nom ?"

    L’homme : "David Levi."

    Le douanier : "Âge ?"

    David : "38 ans."

    Le douanier : "Occupation ?"

    David s’empresse de répondre : "Non, non. Touriste."

  • permalien Laurent Szyster :
    29 mai 2011 @02h40   « »

    @Yann,

    "Occupation" se traduit par الاحتلال en Arabe, mais ce mot là n’a pas le sens double sens d’une "activité de loisir" qui rend cette blague vaguement drôle n’existe qu’en Français.

    Cette blague n’est ni nouvelle ni égyptienne, elle est française et vieille.

    Elle est aussi hautement improbable. Parce qu’avec un passeport israélien - et parfois simplement un nom Juif - il est impossible d’entrer en Syrie, au Liban, au Yemen, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, en Libye, au Soudan, etc ...

  • permalien
    29 mai 2011 @10h29   « »

    La blague de Yann est en effet une blague qui originellement se passe a l’aéroport de Heathrow à Londres.
    Shlomo Machin répond à la question : "Occupation ?" "Oh, no, I’m only here on vacation"

    Par "occupation", le douanier ne fait pas allusion à "une activité de loisir" comme le prétend Szy***. Depuis quand des douaniers demande vos activités de loisir ? (sauf les douaniers israéliens qui demandent beaucoup plus, surtout si vous êtes ARABE) "What’s your occupation" signifie "quel est votre travail/métier".

    Une autre version (merci, Avi) lui fait répondre au douanier anglais : "No thanks, we have our own" (en allusion à l’Irlande du Nord).

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mai 2011 @11h32   « »

    Le commentaire précédent est le mien.

    Selon Sa’eb Erekat, il y a un moyen de contourner le véto US au Conseil de Sécurité. Une résolution, la 377, nommée, la résolution "Union pour la maintien de la paix" permet à 7 membres du Conseil de Sécurité ou une majorité des membres de l’ONU d’appeler à une session d’urgence :

    - www.maannews.net/eng/ViewDet...

  • permalien Yann :
  • permalien X :
    29 mai 2011 @12h43   « »

    Et c’est sans doute l’enjeu essentiel : poursuivre le changement, ne pas laisser s’installer un régime Moubarak sans Moubarak. Un manifestant brandit une pancarte : « Si nous arrêtons de rêver, alors mieux vaut mourir, mourir, mourir. » Mais, sur la place Tahrir, on n’en est pas là. Le rêve n’est pas près de s’évanouir. Et les jeunes, armés de balais et de pelles, nettoient la place où ils se donnent rendez-vous vendredi prochain

    La révolution n’appartient jamais à ceux qui la déclenchent (paix à leur âme), mais à ceux qui la terminent, (suivez mon regard) en la tirant à eux comme un butin.c’est à nous, société civile de les démasquer, et de les confondre. Le peuple refuse d’être le dindon de la farce.

  • permalien Yasmina :
    29 mai 2011 @14h16   « »

    X :

    mais à ceux qui la terminent, (suivez mon regard)

    tout à fait :
    http://www.mondialisation.ca/index....

    L’Egypte est dirigée par une junte militaire contre-révolutionnaire. Malgré la reprise de confiance en soi du peuple égyptien, le vieux régime est toujours en place. Toutefois, ses fondations sont de plus en plus fébriles à mesure que le peuple égyptien devient plus radical dans des exigences. Tout comme dans l’ère Moubarak, le régime militaire du Caire autorise également le sectarisme à se développer à travers le pays dans un effort de créer une division dans la société égyptienne. Au début 2011, quand le peuple égyptien a pris d’assaut les bâtiments gouvernementaux, des document secrets furent découverts qui montra que le régime était derrière les attaques contre le communauté chrétienne d’Egypte.

    Récemment, de soi-disant extrêmiste salafistes ont attaqué des minorités égyptiennes incluant des chrétiens, mais aussi des musulmans chi’ites. Les chefs et activistes égyptiens des communautés Copte et Chi’ite montrent du doigt la junte militiaire du Caire, Israël et l’Arabie Saoudite. La junte militiare égyptienne, Tel Aviv et la maison des Saouds sont tous parties prenantes d’une alliance inquiétante. Ce groupe est la colonne vertébrale de la structure impérialiste américaine dans le monde arabe. Ils sont dépendant de Washington. Ils ne prévalent que dans la mesure où les Etats-Unis demeurent dominants dans l’Asie du Sud-Ouest et en Afrique du Nord.

    Les Al-Saouds œuvrent maintenant avec Washington en Egypte pour établir un gouvernement islamique supposé. Ceci s’opère à travers le financement et l’aide apportés par la maison des Saouds à des partis politiques. Les nouveaux mouvements soi-disant salafistes sont des exemples primordiaux de ceci. Il apparaît également que la confrérie des Frères Musulmans ou du moins quelques branches de celle-ci aient été soudoyées.

  • permalien Laurent Szyster :
    29 mai 2011 @15h27   « »

    @Deir Yassine,

    Supposons un instant que l’ONU reconnaisse un état palestinien dans les lignes d’armistice de 1949. Dans ce cas, plus besoin de négocier, retour à la guerre et malheur aux vaincus.

    Etant donné le rapport des forces en présence, les Palestiniens n’y gagneraient qu’une autre catastrophe.

    Néanmoins, je vous rassure, tout ça c’est du spectacle, une montagne de propagande "antisioniste" qui va accoucher d’une souris en Septembre.

  • permalien Y D :
    29 mai 2011 @16h17   « »

    @Laurent Szyster

    Donc, selon vous, le fait que les Palestiniens demandent à vivre sur 22% de leur territoire, laissant 78%, dont une immense partie volée, à leurs détrousseurs, justifie qu’on leur fasse la guerre, les massacre en masse et expulse ceux qui restent ? Vous êtes donc un partisan d’eretz israël ?

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mai 2011 @16h32   « »

    @ Szy***
    Personnellement, je ne suis pas en faveur d’un Etat palestinien sur les frontières de ’67 comme j’ai eu l’occasion de vous dire ailleurs. Une reconnaissance de la part de l’ONU permet cependant de faire pression sur l’Etat d’Israël, et de démontrer au monde entier que c’est bien cet Etat qui ne veut pas se plier aux résolutions internationales.
    Vous, par contre, vous êtes bien trop hypocrite pour nous dire quelle est votre opinion personnelle sur la question, et comme tous les sionistes extrémistes, vous vous cachez derrière l’intransigeance du camp adverse.

    On se demande ce que vous foutez hors d’Israël, dans ce monde "antisioniste", et je suis d’ailleurs étonnée que la modération vous permet encore de commenter ici après vos insultes sur la racaille "antisioniste" la semaine dernière.

  • permalien X :
    29 mai 2011 @17h19   « »

    J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, pour ne plus entendre ce genre de conneries sionistes il faut que les pays arabes libérés des dictateurs vendus commencent à sérieusement penser à leur sécurité comme le fait Israël avec tout ce que ça implique comme équipements militaires de dissuasion et de représailles. Shimon Perez disait qu’une démocratie peut avoir des bombes nucléaires.

  • permalien cordonnier :
    29 mai 2011 @17h46   « »

    Shimon Perès disait aussi qu’une démocratie doit avoir des universités dignes de ce nom et un taux d’alphabetisation de sa population digne d’un monde moderne. Qu’en est-il dans le monde arabe ?

  • permalien s=exp(j*pi) :
    29 mai 2011 @18h08   « »

    @ Deïr Yassin // 29-05 / 16h32

    Deïr Yassin @ L Szy***

    ... je suis d’ailleurs étonnée que la modération vous permet encore de commenter ici après vos insultes sur la racaille "antisioniste" la semaine dernière.

    Le personnage se montre en effet péremptoire et insultant :

    L Szy*** // 28-05 / 19h43

    ... l’antisionisme c’est l’humanisme des imbéciles.

    Alors, j’imagine qu’il s’en prendrait à peu-près ainsi aux personnes qui suivent.

    - Monseigneur GAILLOT : grand imbécile !
    - Stéphane HESSEL : grand imbécile !
    - Laurent SCHWARTZ(+) : grand imbécile !
    - Gideon LEVY : grand imbécile !
    - Claude ANGELI : grand imbécile !
    - Amira HASS : grande imbécile !
    - Nourit PELED : grande imbécile !
    - ...

    Pour tout dire, je me sentirais honoré d’être repris au bas d’une telle liste :

    - s=exp(j*pi) : petit imbécile !

    Et mon coeur serait à l’aise car ce n’est pas l’insulte qui compte mais QUI prétend vous insulter.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    29 mai 2011 @18h32   « »

    @ cordonnier // 29-05 / 17h46

    "Une démocratie". Tiendriez-vous donc Israël pour une démocratie ?

    Et les droits de l’homme y seraient respectés ? Y compris dans les territoires occupés ?

    Un droit en passant, tenez :

    "Toute personne a le droit ... de revenir dans son pays."

    Ca ne vous rappelle rien ?

    Oh, à propos, des questions comme ça, il y en a d’autres encore. Beaucoup !

  • permalien Yann :
    29 mai 2011 @19h16   « »
    Yémen

    Square du changement à Taiz, au Yémen, aujourd’hui...

    Les manifestants crient : "selmiya, selmiya !" [pacifique, pacifique !]

  • permalien le journal de personne :
    29 mai 2011 @22h03   « »

    Indignés, unissez-vous !

    Sais-tu ce que c’est qu’une force réactionnaire ?
    Non ! - C’est la force du faible…
    Sais-tu ce que c’est qu’une force révolutionnaire ?
    Non ! - C’est la force du fort…
    Et il me cite Carthage, Le Caire, Barcelone et Athènes…
    Tous ces jeunes résolus qui sont à la rue
    Pour manifester qu’il y a dans la force
    Quelque chose qui ne meurt jamais :
    LA LUMIERE …
    J’ai fini par l’épouser
    Et je ne l’ai jamais regretté
    Comment il s’appelle mon doux rêveur ?
    _ http://www.lejournaldepersonne.com/2011/05/indignes-unissez-vous/

  • permalien K. :
    29 mai 2011 @22h49   « »

    http://www.maannews.net/eng/ViewDet...

    Egypt has explained to Israel that the Rafah crossing will not be used to transfer goods, and restrictions will be imposed on the movement of individuals, Israel radio reported Thursday.

    According to political sources quoted in the report, Egyptian authorities are aware of the risk that "terrorist elements" could pass through Rafah, the sole non-Israeli entrance point, and Cairo will act accordingly.

  • permalien Laurent Szyster :
    29 mai 2011 @23h03   « »

    @Deir Yassine,

    Oui, oui, on connait votre position. Un état Palestinien en Cisjordanie et Gaza n’est pour vous qu’une étape vers la "libération" de Jaffa, Acres, etc.

    Moi je souscris aux paramètres d’Obama d’une solution dans le cadre de deux états pour deux peuples.

    Soit dit en passant, je me demande ce qui vous pousse à exiger la censure de mes commentaires, à censurer mon nom et systématiquement m’appeler "Szy***".

    Serait-ce le reflet d’une incapacité à reconnaître mon existence ?

    C’est décidément une drôle de manie ...

  • permalien Yann :
    30 mai 2011 @00h25   « »

    Erratum : Square de la liberté à Taiz

  • permalien Laurent :
    30 mai 2011 @00h32   « »

    Effectivement la révolution égyptienne est loin d’être achevée, elle a à peine commencé et de nombreux signaux tendent à montrer qu’une forme d’accord tacite entre les frères musulmans et l’armée menace son avenir démocratique. Toutefois, il me paraît totalement excessif de croire que les jeux sont déjà faits, c’est ce que montre cette manifestation : avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants sur Tahrir la frange la plus libéral (politiquement j’entends) a encore un fort potentiel de mobilisation que ni l’armée, ni les frères ne peuvent ignorer.

  • permalien X :
    30 mai 2011 @12h02   « »

    Cordonnier,
    Des universités sans défense à la merci de bombes sioniste n’apporte pas la dignité recherchée par les révolutions en cours. En Israël la priorité des priorités est la sécurité n’est ce pas ? Perez ne dira pas le contraire. Pourquoi il devait en être autrement pour les peuples arabes débarrassé de leurs dictateurs vendus.

  • permalien K. :
    30 mai 2011 @15h25   « »

    Issandr El amrani :

    La participation a été assez bonne - assez bonne pour montrer que les rangs des insatisfaits de l’état actuel des choses sont très importants, et assez grande pour voir que la participation des Frères musulmans n’est pas indispensable pour obtenir un nombre décent de personnes protestaires. Ce n’est peut être pas une seconde révolution, mais elle est suffisante pour ne pas laisser le SCAF s’endormir sur ses lauriers ...

    Bien que bon nombre de ces griefs sont en effet intéressants, ce mouvement d’opposition devrait commencer à se regrouper sur une ou deux exigences fondamentales en ce qui concerne la transition.

    ...considérez que Hosni Moubarak n’a reçu qu’une amende pour avoir couper internet, et peut n’être jugé que pour les violences lors de la révolution, tout en n’étant pas tenu responsable de 30 années d’autocratie.

    Un autre aspect intéressant des manifestations a été la décision prise par les Frères musulmans (et d’autres) de ne pas participer.

    L’une des déclarations du SCAF s’est déjà faite l’écho de l’ère Moubarak, parlant de complot étranger et ainsi de suite (les vieilles habitudes ont la vie dure, je suppose) même s’il [le SCAF] n’a pas procédé à une autre vague de répression, même si certains militants ont été arrêtés . Mais il était choquant de voir les FM utiliser un langage similaire dans une violente déclaration écrite, qualifiant de traîtres les manifestants. Même la déclaration salafiste contre la participation a été plus modérée et plus raisonnable.

    Le commentaire sur l’article de Fareed Zakaria [l’équivalent US de Cheikh “astarfoullah” pour ceux qui ont lu Amin Maalouf] est également des plus intéressants.

  • permalien Yann :
    30 mai 2011 @15h54   « »

    Hossam el-Hamalawy (http://www.arabawy.org/)
    et deux autres personnes
    sont convoqués demain matin devant un tribunal militaire.

    Hossam a dénoncé, à la télévision, les exactions du pouvoir militaire.

    Des militants cairotes affirment que l’armée commet là sa principale erreur et qu’une "mini-révolution" l’attend...

  • permalien Yvan :
    30 mai 2011 @16h39   « »

    Dans le message de K : « ...considérez que Hosni Moubarak n’a reçu qu’une amende pour avoir couper internet,(...) »

    Il est normal que la priorité des sanctions soit à la hauteur des préjudices.

    Commencer par juger le crime considéré comme le plus grave donne un éclairage sur les orientations des dirigeants de la révolution...

    La coupure Internet égyptienne a coûté 90 millions $US - Actualités Techno-économie - Médias et Web

    L’impact économique pourrait être plus important car la coupure a bien évidemment touché les entreprises étrangères installées en Égypte.
    Noor fournit notamment un accès Internet a des institutions comme l’Université Américaine du Caire mais aussi des entreprises locales et des entreprises internationales comme Lafarge, Coca-Cola ou Exxon Mobil. L’OCDE estime donc qu’il sera sans doute difficile de convaincre les entreprises étrangères que les réseaux sont fiables en Égypte.

    ... et de l’après révolution...

  • permalien Yvan :
    30 mai 2011 @17h34   « »

    Dans le message de moi-même : « L’impact économique pourrait être plus important car la coupure a bien évidemment touché les entreprises étrangères installées en Égypte. »

    Il semble bien que la communication de l’OCDE ne soit au mieux que pure spéculation au pire une misérable opération de propagande, en particulier dans sa conclusion : « L’OCDE estime donc qu’il sera sans doute difficile de convaincre les entreprises étrangères que les réseaux sont fiables en Égypte. », puisque tout a été fait par le FAI unique (pour les entreprises) en Égypte pour ne pas pénaliser les entreprises nationales et étrangères :

    Noor, le miraculé du Web égyptien - ÉGYPTE - FRANCE 24

    Depuis jeudi soir, la quasi-intégralité (près de 90%) du Web est paralysée par les autorités égyptiennes. Mais Noor, un fournisseur d’accès à Internet (FAI), semble être passé entre les mailles du filet. Même si la connexion sur les sites hébergés reste erratique, la grande majorité des sites web hébergés par le FAI égyptien sont toujours accessibles.

    Ce traitement de faveur a suscité de nombreuses réactions sur Twitter, où des internautes égyptiens avancent que le maintien des sites hébergés par Noor est le fruit d’un partenariat liant la société aux autorités du Caire. Même s’il ne s’agit pas d’une compagnie publique, Noor est l’une des figures de proue du développement technologique désiré par l’administration Moubarak et a conclu de nombreux accords commerciaux avec d’importantes entités économiques.

    Reste à savoir site l’Égypte post-révolutionnaire sera prête à ouvrir son marché de FAI à la concurrence.

  • permalien Lou :
    30 mai 2011 @20h26   « »

    Le récit de snony

    … ils étaient des dizaines de milliers sur la place ce vendredi. « Nous sommes le peuple qui a fait la révolution » lance un orateur qui précise : « Aujourd’hui c’est la révolution populaire, pas celle des Frères ni celle de l’armée ». Et le fait est que la bonne nouvelle du jour, c’est que l’Égypte ne se résume pas, comme on pourrait le croire à la lecture des médias occidentaux, à l’armée et aux Frères. La première était totalement absente et la sécurité du rassemblement assurée par les militants (barrages, contrôle des sacs aux entrées de la place). Les seconds n’étaient pas là ès qualité et le fait qu’il y ait quelques barbes et quelques niqab sur la place, montre une fois de plus qu’il vaut mieux éviter tout amalgame.

    video « tour de place »

  • permalien Laurent Szyster :
    30 mai 2011 @23h03   « »

    @Lou,

    Quel démocrate ne soutiendrait pas les revendications de ces manifestants ? Une nouvelle constitution pour un vrai état de droit, un gouvernement civil, le "casernement" de l’armée, toutes mesures qui feront certainement progresser l’Egypte.

    Le hic est que derrières ces revendication il n’y a pour l’instant qu’une petite minorité désarmée.

    Ce qui est indéniable, par contre, c’est qu’une révolution a eu lieu dans les consciences de la classe moyenne égyptienne et au delà. Une autre société est possible, moins oppressive.

    C’est heureux car, une fois déçus par les islamo-nationalistes, les Egyptiens vont avoir rapidement besoin de solutions intelligentes pour que leur société ne fonce droit dans le mur de la misère et de la famine.

  • permalien K. :
    30 mai 2011 @23h30   « »

    « Je ne crois pas à un été européen », a dit Alain Juppé à la chaîne de télévision Canal+, tout en admettant que les mouvements se ressemblent : « Il y a un point commun, c’est le chômage. Grosse différence, c’est la démocratie. Nous, nous l’avons, eux (les pays arabes) ne l’ont pas, ils se battent pour ça ».

  • permalien Yann :
    31 mai 2011 @18h46   « »

    Je déteste les soldats. Je déteste voir un homme, avec une baïonnette au bout du fusil, qui puisse m’ordonner de quitter la rue.

    (John Reed, “The Worst Thing in Europe,” The Masses, Mai 1915)


    Après avoir évacué les manifestants, en les gazant, dimanche soir, la gendarmerie a bloqué l’accès des escaliers de l’opéra Bastille et interdit manu militari tout rassemblement sur la place de la Bastille, à Paris.

    Les indignés (voir, par exemple) comptent malgré tout y tenir leur assemblée générale, tous les soirs dès 19 heures.

    Pour une démocratie réelle maintenant !
    Avec tout ce que cela implique.

  • permalien X :
    31 mai 2011 @20h29   « »

    Pour faire la promotion des dictatures militaires à l’égyptienne le G8 vient de mettre à sa disposition un vingtaine de milliards de $. À moins que Zyster ne divague.

    Le seul souhait que je partage avec lui est que la demande de reconnaissance de l’état palestinien soit un pétard mouillé. Comme ils ont faipolies du vote aux un pour lla création d’israel les us ne vont épargner ni argent ni menace ni pression de toute sorte. S’il réussissaient ce serait trop malade. Que ferait le pauvre Abbas, ce sra sa derniére carte : un seul état. La reconnaissance aboutirait d’ailleurs au même résultats mais le chemin risque d’être + long.

  • permalien Elodie :
    1er juin 2011 @11h21   « »

    Tout d’abord merci pour votre intervention au CEDEJ, c’était passionnant. Nous travaillons avec nos étudiants à l’université du Caire, filière francophone de sciences politiques, sur vos numéros de mars, avril, mai 2011 et vos analyses sur ce qui est en train de se passer dans le monde arabe. Ces étudiants vont sur le terrain, observent ce qu’il se passe, interrogent, écrivent, comparent avec ce qu’on leur enseigne et qu’on leur donne à lire. Ils se sont approprié la rue, comme vous le dites dans votre article, l’investissent, manifestent, puis avant de partir, ils la "rangent", repeignant, balayant, réparant ce qui a besoin de l’être. Certains groupes demandent 2 ou 3 livres de participation aux passants pour acheter la peinture, les pinceaux, les balais. Ce que l’état ne fait pas (plus), les citoyens le font !
    Il y a beaucoup d’espoir pour ces jeunes, de l’incertitude aussi. Des questions identitaires : c’est quoi être égyptien, être musulman, être chrétien... La plupart va voter en septembre pour la première fois, et le plus surprenant, c’est que pour certains de leurs parents aussi, ce sera un premier vote. L’abstention est massive depuis des années ici. La question est : les partis égyptiens seront-ils prêts pour des élections démocratiques ? Le mois d’août étant celui de ramadan, il y a fort à parier qu’il sera très calme sur le plan de la campagne électorale. Il reste donc aux nouveaux partis environ deux mois "ouvrables" pour être prêts. Affaire à suivre...

  • permalien Yann :
    1er juin 2011 @17h06   « »
    Bahreïn

    Bahreïn, aujourd’hui.

  • permalien Laurent Szyster :
    1er juin 2011 @19h22   « »

    Le scénario catastrophe suivant est possible :

    The Hunger to Come in Egypt

    Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais et ne connaissent pas le contexte économique égyptien, je fais un résumé.

    1. L’Egypte importe une bonne partie de ses denrées alimentaires, qu’elle paye en US Dollars. Avec une Livre Egyptienne en chute libre, ces importations deviennent de plus en plus chères. D’autre part les recettes de l’Etat ont dégringolées du fait de l’instabilité.

    2. Or le gouvernement egyptien subsidie lourdement le prix des aliments de base. Pour maintenir les prix à un niveau accessible aux 40% de pauvres qui vivent avec moins de 2$ par jours il faut augmenter les subsides en devise et donc aggraver le déficit public.

    3. Il y a donc de gros profit à faire pour ceux qui achètent du blé, du riz ou de l’huile à prix subsidié et puis revendent en fraude à l’étranger. Pire, plus on subsidie plus la fraude est profitable, plus on fraude plus il faut subsidier pour éviter des émeutes de la faim, c’est un cercle vicieux.

    4. Conséquences ? Pénurie, marché noir, hyperinflation, banqueroute de l’Etat Egyptien, impossibilité de subsidier les denrées alimentaires importées et finalement ... famine.

  • permalien Yann :
    1er juin 2011 @19h54   « »

    ... famine

    Voilà qui arrangerait bien les sionistes, les racistes, les capitalistes...

    Mais il y a tellement d’autres possibilités quand les peuples prennent leur destin en main ! ;)

  • permalien Laurent Szyster :
    1er juin 2011 @21h01   « »

    @Yann,

    Comment résoudre facilement un problème grave et urgent ?

    Au choix :

    1. Nier qu’il existe (ou prétendre qu’il est soluble par un slogan, ce qui revient au même).

    2. Accuser un bouc émissaire d’en être la cause (ou le bénéficiaire, peu importe, ce qui compte c’est de désigner une victimes sacrificielle).

    Vous réussissez à faire les deux à la fois, bravo !

    Il se trouve qu’une descente de l’Egypte dans un chaos somalien n’arrange ni les "sionistes" ni les "capitalistes" (les "racistes" eux n’ont pas besoin d’une enième démonstration d’arriération arabe pour conforter leur préjugés imbéciles).

    Au contraire, le monde libre fait ce qu’il peut pour préserver la stabilité de l’Egypte et freiner aussi longtemps que possible sa désintégration économique.

    Pour résoudre la crise alimentaire en Egypte il va falloir, à court terme, plus que des slogans :

    1. Mettre fin à la vacance du pouvoir et rassurer les opérateurs pour relancer l’économie (touristique entre autre), rétablir les recettes publiques et les revenus des salariés.

    2. Créer des masse d’emplois privés et publics *productifs* pour générer des revenus salariés suffisant en vue de libéraliser les marchés alimentaires et sortir du cercle vicieux (subsides, fraude, déficit, inflation, pénurie).

    3. Augmenter la productivité agricole des paysans égyptiens pour diminuer la dépendance aux importations alimentaires.

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @00h22   « »

    Banco Yann.

    “The Hunger to Come in Egypt” est un article de David Goldman alias Spengler un néocon sioniste de la pire espèce, « chargé de vendre le sionisme aux catholiques », selon les mots de Philip Weiss*

    (* voir, mondoweiss.net/2008/06/three-weeks-ago-i-did-a-post-about-the-writer-spengler-showing-how-he-used-multiple-personae-under-the-byline-shushon-he-wa.html)

    Goldman a appellé, affirme Weiss, à “tuer le plus d’Arabes possible”, en particulier au nom "du droit divin des Juifs à régner sur Jerusalem."

    Il faut donc bien interpréter cette “crainte” de voir les Egyptiens mourir de faim comme un souhait.

    Ceci dit, "le monde libre" est bel et bien en grande partie responsable de l’actuelle famine d’une grande partie de la population à travers le monde.

    Une famine qui risque même de s’étendre à un ...“monde libre” en proie à une voracité tellement dévorante qu’il ne peut la satisfaire qu’en s’en prenant à ses propres enfants, selon cet article d’IPS News qui rend compte « des résultats d’un projet financé par l’UE, "Farm Seed Opportunities" auquel participe des instituts de recherche du secteur public, des réseaux de paysans et des associations d’agriculteurs biologiques de six pays européens. »

    La Politique Agricole Commune (PAC) de l’Europe est un succès, mais seulement en termes de rentabilité financière pour les grandes entreprises agro-alimentaires, et de production de grandes quantités de denrées alimentaires au prix d’énormes émissions de carbone, de pollution, de dégradation des terres agricoles, de réduction drastique du nombre d’agriculteurs (..). L’âge moyen d’un agriculteur au Royaume-Uni est supérieur à 60 ans. "Il y a une réduction du nombre d’agriculteurs en Europe occidentale, ils ont tous été remplacés par des machines et des capitaux."

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @00h34   « »

    Comment Glencore [du "monde libre"] profite de la faim et du chaos
    jeudi 19 mai 2011 - 06h:52
    Chris Arsenault - Al Jazeera

    http://www.info-palestine.net/artic...

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @00h58   « »

    L’Europe sème les graines de la faim
    Par Stephen Leahy
    http://www.ipsnews.net/news.asp?idn... [1/2]

    LEIPZIG, Allemagne, le 26 mai 2011 (IPS) - L’Europe est confrontée à un avenir affamé à moins de modifier les politiques agricoles et de faire des agriculteurs les principaux participants dans la recherche agricole, a trouvé un nouveau rapport. Et il y a peu d’espoir d’atteindre l’objectif européen récemment annoncé de réduction de la perte de biodiversité dans les dix ans sans faire ces changements.

    La France souffre d’une grave sécheresse, mais les lois sur les semences de l’Europe empêchent les agriculteurs d’utiliser une plus grande variété de graines qui pourraient aider à y faire face, dit Michel Pimbert du International Institute for Environment and Development (IIED), un institut de recherche à but non lucratif basé à Londres.

    « Nos lois sur les semences renforcent l’uniformité. La France ne peut planter que des graines approuvées et ces nouvelles variétés ont besoin de beaucoup d’eau », a déclaré à IPS Pimbert, l’auteur du rapport .

    ..

    « Les politiques agricoles de l’Europe nous empêchent de nous adapter aux changements climatiques. Elles sont aussi mauvaises pour la biodiversité car elles obligent les agriculteurs à utiliser une gamme de plus en plus étroite de semences et de races animales, dit-il.

    Les agriculteurs sont menottés par un système de lois sur les semences qui renforcent l’uniformité et la protection des brevets et de la propriété intellectuelle. En pratique, cela signifie que seules les variétés les plus avancés peuvent être vendus sur le marché. Mais en vertu des lois sur la propriété intellectuelle, cela signifie que les agriculteurs doivent payer le droit d’utiliser des gènes brevetés et des technologies privées, appartenant pour la plupart à de grandes sociétés.

    Les scientifiques sont dans le même piège et ne peuvent utiliser toute la gamme de diversité des semences, dit Pimbert.

    Le résultat net est la réduction dramatique de la diversité génétique dans une grande variété de cultures, trouve le rapport du Farm Seed Opportunities publié plus tôt ce mois-ci. Le rapport est basé sur les résultats du projet financé par l’UE, Farm Seed Opportunities qui comprend des instituts de recherche du secteur public, des réseaux de paysans et des associations d’agriculteurs biologiques de six pays européens.

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @01h03   « »

    L’Europe sème les graines de la faim
    Par Stephen Leahy
    http://www.ipsnews.net/news.asp?idn... [2/2]

    Les experts conviennent que la diversité peut renforcer la résilience dans un système de production alimentaire qui sera durement touché par le changement climatique. Une combinaison variée de plantes, arbres et animaux a doublé les rendements dans 20 pays d’Afrique sub-saharienne dans les dix dernières années selon un rapport publié récemment par Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation. De Schutter appelle cette forme d’agriculture « agroécologie » .

    Non seulement l’agroécologie produit plus de nourriture à moindre coût, mais elle améliore la santé du sol et réduit considérablement l’empreinte carbone de l’agriculture.

    "Il est juste de dire que entre 45 et 50 pour cent de toutes les émissions humaines de gaz a effet réchauffant de la planète proviennent de la forme actuelle de production alimentaire," a dit De Schutter dans une précédente interview à IPS.

    Le système actuel de production mondiale de nourriture "menace de nous tuer tous", écrit le biologiste et auteur Colin Tudge, dans la préface du rapport. "

    Le type d’agriculture qui fait le plus d’argent dans les plus brefs délais est absolument incompatible avec le type d’agriculture qui pourrait nous nourrir, et qui pourrait continuer à nous nourrir", écrit Tudge.

    ...

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @01h35   « »

    Retour à la case départ au passage de Rafah....
    http://english.ahram.org.eg/NewsCon...

    ..et même les médias indépendants s’auto-censurent par peur de la toute puissante junte militaire egyptienne. http://www.nytimes.com/2011/06/01/w...

    “Any institution of the country that takes taxes from us should be open to question,” Hossam el-Hamalawy, a blogger, said in an interview with Mr. Saad.

    “No, no, no,” Mr. Saad interrupted. “I will not allow you to say those things on this network.”

    “Thank you, Mr. Hossam,” he declared, hanging up.

  • permalien Laurent Szyster :
    2 juin 2011 @01h35   « »

    @K,

    En supposant que Spengler soit un suppot du complot "sioniste" mondial et que les démocraties libérales soient responsables de la faim dans le monde, alors El Baradei est complice !

    Egypt ‘Disintegrating’ as Economy Struggles, ElBaradei Tells CNN

    May 22 (Bloomberg) — Egypt is disintegrating socially and its economy “is bust,” Mohamed ElBaradei, the former director of the International Atomic Energy Agency and possible candidate for the Egyptian presidency, said.

    “Right now, socially, we are disintegrating,” ElBaradei said on CNN’s “Fareed Zakaria GPS,” scheduled to air today. “Economically we are not in the best state. Politically it’s — it’s like a black hole. We do not know where we are heading.”

    “People do not feel secure,” ElBaradei said. “They are buying guns” to protect themselves, he said.

    Et le Sinaï au bords de la guerre civile, c’est aussi un complot "sioniste" manipulant des bédouins "fanatisés par le grand capital" ?

    Egypt revolution leaves Sinai increasingly lawless

    The situation is getting much worse in terms of security... I feel we are going towards a civil war here in Sinai - Ahmed Salama, Bedouin man

    Les faits sont têtus.

    L’Egypte est le premier importateur de blé au monde, sa dépendance alimentaire est énorme (40% pour le blé et le maïs), son économie en récession majeure (-15%), la valeur de la Livre Egyptienne en Dollars US a été divisée par deux depuis 2000 et le gouvernement de sa nouvelle junte militaire est absent.

    Si rien n’est fait rapidement, en l’absence d’une aide financière extérieure, ce sera l’hyperinflation, la banqueroute et la famine.

    Accuser la PAC, Glencore, les "sionistes" ou les coiffeurs n’est pas une solution au problème grave et urgent des Egyptiens les plus pauvres qui risquent de crever de faim !

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @02h08   « »

    Je ne suppose rien du tout.

    Spengler est Goldman.

    Goldman est un suppot du sionisme.

    L’’Egypte est menacée de famine, pour le plus grand plaisir de Goldman, en bon suppot du sionisme.

    Les “régles” économico-financières du "monde libre" sont en grande partie responsables de la faim dans le monde.

    Vous supposez que je vois un "complot sioniste mondial", en bon sioniste primaire.

  • permalien Yann :
    2 juin 2011 @02h56   « »

    le Sinaï au bords de la guerre civile

    Avec Al-Qaida qui rôde...

    Pendant ce temps, le gaz égyptien n’est plus fourni - ou plutôt n’est plus donné - à Israël...

    Les Etats-Unis menacent de sanctionner financièrement (plusieurs milliards de dollars) cette rupture de contrat. (bâton)

    En même temps, ils offrent généreusement des milliards de dollars à l’Egypte à condition que tout rentre dans l’ordre. (carotte)

    Le peuple égyptien - libre - a peut-être faim mais il a une idée en tête...

  • permalien Yann :
    2 juin 2011 @03h06   « »

    Alain Gresh dit que ce ne sont pas les grandes puissances mais les peuples qui font l’histoire.

    Tous à Bastille ?!

  • permalien Yann :
    2 juin 2011 @10h48   « »
    Bahreïn

    Manifestations hier (après deux mois et demi de préparation),
    à Bahreïn

  • permalien Laurent Szyster :
    2 juin 2011 @13h02   « »

    @Yann,

    Faut lire tout l’article qu’on référence :

    The pipeline supplies not only Israel but also Jordan, Lebanon, Syria and some Egyptian companies. None have had their gas supply restored since the April 27 explosion, and Egypt is losing millions of dollars a day. The pipeline appears to have been sabotaged by Sinai Bedouin eager for a greater share of revenues from the pipeline rather than by known anti-Israel forces in Egypt.

    L’Egypte perd des millions de dollars par jour parce que ce gaz n’est plus fourni à Israël, à la Jordanie, en Syrie et à quelques compagnies égyptiennes.

    Sans parler des dommages et intérêts que l’Etat Egyptien risque de devoir payer à ces clients.

    Enfin, en ce qui concerne le prix du gaz payé par Israël à l’Egypte, il se trouve que les accusations de gabegie sont infondées, comme le rappelle le journaliste du NYT :

    There is no international benchmark price of natural gas because its price depends largely on how the gas is transported and how far it travels. So while Germany pays $7 per million B.T.U.’s to Russia and Israel $3 to $4 per million B.T.U.’s to Egypt, Germany also pays $4 to $5 per unit in transport costs and fees along the way whereas Israel only pays $1. The net profit to Egypt from Israel’s payments is the same or better than that to Russia from Germany.

    La réalité c’est que l’Egypte est en train de perdre des millions de dollars de recette publique par jour pour satisfaire les délires de la propagande "antisioniste".

    Les slogans "antisionistes" ça se mange ?

  • permalien Yann :
    2 juin 2011 @13h28   « »
    Souveraineté alimentaire

    tabula gaza : Pity the nation

    En Egypte, les subventions gouvernementales visant à soutenir la production agricole des petits paysans ont quasiment disparu, obligeant ainsi ces derniers à entrer en compétition avec un nombre croissant d’industries agroalimentaires. Le gouvernement est décidé à augmenter les exportations vers les pays du Nord pour faire des profits en devises étrangères. Pour cela, le gouvernement vend à des entrepreneurs des terres arables du désert à des prix extrêmement faibles et va même jusqu’à offrir des subventions - par tonne exportée - pour certains produits. Ces politiques mettent en danger l’existence même des petits paysans en Egypte, tout en liant les prix alimentaires égyptiens aux marchés internationaux et en éloignant la possibilité pour l’Egypte de maintenir une autosuffisance alimentaire.
    (...)
    Les aquifères actuellement utilisés pour irriguer ces industries agroalimentaires seront bientôt taris. Un projet de la Banque mondiale cherche à détourner l’eau du Nile vers les terres asséchées du désert. Pendant ce temps, dans le delta du Nil, l’eau manque déjà pour les petits paysans égyptiens.

  • permalien Yann :
    2 juin 2011 @13h54   « »
    Le "monde libre" contre les peuples libres

    Le gouvernement égyptien vient d’accepter que l’Italie règle sa dette financière à l’Egypte [et oui, c’est bien dans ce sens...] d’une drôle de manière :

    l’Italie entraînera la police égyptienne et la soutiendra logistiquement.

    http://english.ahram.org.eg/NewsCon...

  • permalien Yann :
    2 juin 2011 @14h43   « »

    La fRANCE propose une conférence pour la paix mondiale.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

    C’est fantastique !

    Tout le monde y croit !

    M. Juppé, NOTRE HONNEUR est sauf.

    Vive la fRANCE, vive Sarkozy, vive Oblabla, vive Israël !

    Et surtout, surtout, vive la Palestine libre !!!

    (ceci est une publicité du monde libre)

  • permalien Laurent Szyster :
    2 juin 2011 @17h18   « »

    @Yann,

    Pour comprendre la raison de la dépendance alimentaire en Egypte il faut s’informer un peu.

    Le problème alimentaire de l’Egypte est assez simple : la productivité agricole n’a pas rattrapé la croissance démographique.

    Demographie de l’Egypte

    En 1982 il y avait déjà un déficit alimentaire.

    Egypt Recognizes Food Gap Problem

    La productivité céréalière aurait du quadrupler entre 1968 et 2008 pour réduire l’écart.

    La productivité céréalière, qui stagnait depuis 1952 sur un des sols les plus fertile au monde, a doublé entre 1982 et 2008 grâce à des aides et des réformes intelligentes (remarquez en passant que les réformes agraires nationalistes et socialistes n’avaient quasi pas fait progresser cette productivité).

    Cereal Yield kg per hectare

    Aujourd’hui, grâce à la coopération américaine, la productivité céréalière en Egypte a atteint le niveau de la France !

    Mais cela n’a pas suffit, car le gouvernement égyptien n’a pris aucune mesure pour freiner l’expansion démographique.

    Votre vidéo indignée évite de poser les questions de fonds, préfère zoomer sur une vision anecdotique du problème général et finalement induit le spectateur en erreur.

    Le problème du déficit alimentaire égyptien est insoluble à court terme et le rétablissement des subsides à la production agricole n’aboutira à rien (Nasser et Sadat ont déjà appliqué ces recettes soviétiques, en vain).

    La seule chose à faire c’est de rétablir le reste de l’économie égyptienne pour pouvoir financer les importations d’aliments aujourd’hui et faire augmenter la productivité agricole demain.

  • permalien Lou :
    2 juin 2011 @19h53   « »

    Mais c’est qu’il agit notre Juppé, il y est et il a sorti les cartes. Adelante !

    RAMALLAH, jeudi 2 juin. Alain Juppé souhaite organiser une conférence de paix israélo-palestinienne à Paris d’ici juillet. AFP/LAURE FOUCHER

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @22h35   « »

    Laurent Szyster :
    2 juin @17h18

    Le problème alimentaire de l’Egypte est assez simple : la productivité agricole n’a pas rattrapé la croissance démographique. [etc...]

    Cette question de la démographie arabe c’est décidément une obsession sioniste (ce qui ne veut bien sur pas dire que la question n’est pas réelle et qu’elle ne doit pas être remédiée.)

    Il y a aussi le problème de la sêcheresse et de la "rareté des terres arables disponibles rapportées à la population paysanne" (Samir Amin), ce qui relativise autant l’affirmation du "sol parmi les plus fertiles au monde."

    Et, l’amélioration de la production céréalière egyptienne n’étant en rien incompatible avec le fait qu’elle pouvait être bien plus importante encore, il y a aussi la responsabilité d’une politique egyptienne qui a sciemment favorisé les cultures d’exportation aux dépens des cultures céréalières.

    Aujourd’hui, grâce à la coopération américaine, la productivité céréalière en Egypte a atteint le niveau de la France !

    Une référence sérieuse est souhaitable, la France étant en 2005 le sixième producteur céréalier au monde, les cinq premiers et le septième n’étant pas l’Egypte, et le huitème étant le Canada.

    Pour le blé en tous les cas, principale source de nourriture egyptienne, l’Egypte est bien loin derrière la France (* **)

    * agpb.com/fr/chiffre/recolte_france.asp
    **portail2.reseau-concept.net/Upload/ciheam/fichiers/Nal53.pdf

    Pour revenir à la question de la démographie, Samir Amin compare dans son article la dépendance alimentaire de l’Egypte et du Bengladesh d’une part avec l’auto-suffisance de la Chine et du Vietnam d’autre part, alors même que ces 4 pays, affirme-t-il, sont « les seuls au monde à souffrir d’une rareté extrême des terres arables disponibles rapportées à la population paysanne. »

    Il conclue :

    Cette comparaison réduit à néant la portée du discours conventionnel dominant qui, pour ce qui concerne l’Egypte et le Bengla Desh, attribue l’échec de leur développement rural et d’ensemble à la pauvreté de leurs conditions « naturelles » et à leur démographie.

  • permalien Yvan :
    2 juin 2011 @22h58   « »

    "Les révolutions arabes ne sont que des coups d’Etat militaires masqués"

    Beaucoup de problèmes risquent de surgir : dans les deux pays, un fossé inédit est apparu entre l’armée, qui sort grandie des événements, et la police, qui a longtemps assumé la répression des manifestants. Les forces de l’ordre - surtout en Tunisie - en sont sorties profondément désorganisées. On pourrait voir une recrudescence de la criminalité nuisant à l’équilibre intérieur. Enfin, très vite, une partie de la population va réaliser qu’elle a été flouée. D’où de possibles chocs en retour et une reprise des émeutes. Nous en voyons peut-être déjà quelques signes avant-coureurs à travers les manifestations populaires qui semblent reprendre ici et là. Enfin, les islamistes se sont pour l’instant montrés plutôt discrets. Mais jusqu’à quand ?

     L’Egypte demande une aide massive au FMI | Blog Finance

    Egypte - Le FMI salue le projet de budget du pays | Reuters

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @23h16   « »

    Rencontre avec Samir Farid, éditorialiste du quotidien libéral Masry Al Youm. Son inquiétude principale : l’offensive engagée par l’Arabie saoudite contre la jeune révolution égyptienne. « Les wahhabites nous tiennent », dit-il, en soulignant l’obscurantisme de ce régime obstinément soutenu par l’Occident et qui vient d’arrêter une femme qui réclamait le droit de conduire une voiture.

    « Bref, les wahhabites [sic] nous tiennent. Même le tourisme en Egypte est en partie entre les mains des Saoudiens qui possèdent une part non négligeable des grands hôtels. Aussi bien pour les politiques que pour les journalistes égyptiens, l’Arabie saoudite est le sujet délicat par excellence. Au journal, on gère ce drôle de paradoxe : ménager les Saoudiens pour protéger la révolution. En ce moment les émirs saoudiens donnent de l’argent à tout-va. Un jour aux islamistes, le lendemain à l’Etat, et le surlendemain aux révolutionnaires (ce sont eux qui financent la chaîne de télévision Tahrir qui vient de se lancer), dans tous les cas ils rappellent que rien ne se fera sans eux et sans leur argent. »

  • permalien K. :
    2 juin 2011 @23h41   « »

    Selon le NYT, les Etats-Unis ont conditionné l’aide financière à l’Egypte à son role de tirailleur au service d’Israel :

    http://www.nytimes.com/2011/06/02/w...

    President Obama recently offered Egypt $1 billion in loan guarantees and $1 billion in debt relief on the condition that it meets its commitments. The United States has told Egypt that its security obligations in the northern Sinai are among its commitments, an American official said.

    Selon David Shenker du WINEP, “le lobby US sioniste au service du Likkoud”, les sunnites sont les alliés objectifs des sionistes contre les chiites “prédateurs” :

    http://www.latimes.com/news/opinion...

    Although diminished by the revolution and currently pursuing problematic and populist policies vis-a-vis Gaza and Iran, Egypt remains a peace partner with Israel and a Sunni bulwark against a predatory Shiite Muslim regime in Tehran.

  • permalien Laurent Szyster :
    2 juin 2011 @23h59   « »

    @K,

    Relisez le texte cité :

    http://www.egyptianagriculture.com/...

    La part des produits agricoles dans les exportations egyptiennes est passée de 87% en 1960 à 11% en 2001. S’il y a une politique favorisant les cultures à l’exportation, le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas efficace. Du tout.

    J’ai cité la productivité céréalière à l’hectare, pas la production totale. En volume la production céréalière française est supérieur à celle de l’Egypte parce que les surfaces céréalières sont plus grande (9.611.460 d’hectares en France contre 3.038.860 en Egypte).

    Mais la productivité par hectare est comparable :

    http://www.tradingeconomics.com/fra...

    En France il y a 29,4 millions d’hectares de terres agricoles, dont seulement un tiers est destinée aux céréales.

    http://www.tradingeconomics.com/fra...

    Notez que les terres agricoles représentent 4% de la superficie de l’Egypte, soit 4 millions d’hectares dont les trois quarts sont consacrés à la culture céréalière.

    http://www.tradingeconomics.com/egy...

    Le problème n’est donc ni la productivité en Egypte, ni la proportion des terres arables consacrées à faire pousser du blé.

    Le problème du déficit alimentaire en Egypte est la conséquence prévisible d’une explosion démographique incontrôlable (et prévue dès 1982, car les jeux étaient déjà fait alors, il suffit de regarder la pyramide des ages en Egypte pour le constater).

    En ce qui concerne les conclusions de Samir Amin que vous citez et sa comparaisons entre l’Egypte et le Vietnam, elles sont basées sur des statistiques fumeuses.

    En voici de plus sérieuses :

    http://www.tradingeconomics.com/vie...

    En fait il n’y a pas d’extrême rareté des terres arables au Vietnam. Ce pays dispose de 10,6 millions d’hectares de terres arables pour une populations de 90 millions d’habitants (car c’est eux qu’ils faut nourrir, pas juste les paysans). Soit deux fois plus de terres arables par habitants que l’Egypte ou le Bengladesh.

    Idem pour la Chine qui a 140 millions d’hectare de terres arables pour 1,3 milliards d’habitants (où, soit dit en passant, la libéralisation a commencé dans les campagnes et où le gouvernement a jugulé la croissance démographique pour justement éviter la famine).

    http://www.tradingeconomics.com/chi...

    Ce qui est aussi remarquable dans cette prétendue "étude" du "Centre Arabe de Recherche" c’est qu’elle ne mentionne le facteur démographique que pour le disqualifier ... sans aucune explication. Comme si la population d’Egypte n’avait pas doublé en trente ans !

  • permalien K. :
    3 juin 2011 @00h16   « »

    Il existe ces jours-ci un nombre impressionant d’articles dans les MSM occidentaux (et ceux dépendant des Saoud) mais aussi des déclarations de la junte militaire egyptienne relayée par des médias d’Etat egyptiens toujours aussi serviles, sur l’imminence d’une pauvreté cataclysmique en Egypte et l’urgentissime nécessité d’accepter de l’argent sans poser de conditions, c’est-à-dire d’accepter toutes les conditions attachées à ces prêts dont les moindres ne sont pas la protection du sionisme et la promotion des politiques néolibérales.

  • permalien K. :
    3 juin 2011 @00h25   « »

    Même le soit-disant rapprochement de l’Egypte avec l’Iran semble n’être qu’une entourloupe de la junte militaire egyptienne pour soutirer le plus d’argent possible des Saoud.

    http://af.reuters.com/article/egypt...

    The kingdom, home to the holiest Muslim sites, sees itself as bastion of Sunni Islam and had relied on Mubarak to contain Shi’ite Iran. King Abdullah initially backed Mubarak when Egyptians rose up against their leader. Saudi Arabia also gave refuge to ousted Tunisian leader Zine al-Abidine Ben Ali.

    Days after the Saudi aid package, Egypt briefly detained and questioned an Iranian diplomat for spying.

    "It’s interesting how immediately after Saudi Arabia announced the financial package, Egypt arrested the diplomat," said Mohammed al-Qahtani, a prominent pro-democracy activist.

  • permalien K. :
    3 juin 2011 @09h24   « »

    Pepe Escobar :

    http://atimes.com/atimes/Middle_Eas...

    Avec Tantawi comme cheval de Troie, le pari de la Maison des Saoud pour l’Egypte est beaucoup plus les Frères musulmans que les laïques de Tahrir Square.

    Il s’avère que cela arrive s’accorde à merveille avec le désir ardent (pas si secret) de Washington : un modèle pakistanais pour l’Egypte, avec l’armée en arrière-plan et une façade de gouvernement civil dirigé par des partis islamiques qui gagnent aux élections. Mais ce régime modérément islamique ne serait acceptable que s’il se prosterne devant le néo-libéralisme et les accords de Camp David avec Israël.

    La Maison des Saoud souscrit à ce projet pour une raison très simple. La Maison des Saoud sait que son hégémonie supposée dans le monde arabe ne vaut que tant que l’Egypte est laissé insignifiant politiquement. Et la façon d’y parvenir est l’islamisation - à la façon wahhabite - de l’Etat et de la politique dans son ensemble. Tahrir Square, nous l’espérons, s’y opposers jusqu’à la mort. Au moins il peut y avoir quelques raisons de l’espérer...

  • permalien Laurent Szyster :
    3 juin 2011 @13h55   « »

    @Lou,

    Le plan de paix de Juppé requiert la reconnaissance d’un Etat Juif par les Palestiniens :

    French peace plan would require Palestinian recognition of Jewish state

    Vous êtes déçu ?

  • permalien Laurent Szyster :
    3 juin 2011 @14h03   « »

    En Syrie les opposants brulent l’effigie de Nasrallah, des drapeaux Iraniens et Chinois :

    L’Iran et le Hezbollah dans la ligne de mire des manifestants syriens

    Certainement des "agents sionistes" ou des paysans "fanatisés par le grand capital" ...

  • permalien
    3 juin 2011 @14h57   « »
    Il y aura, hélas, assurément d’autres spasmes révolutionnaires !

    Bonjour,

    L’Histoire nous enseigne que les révolutions se sont faites en deux voir trois temps pour la simple et bonne raison que les objectifs du peuple ne sont jamais atteints du premier coup. Surtout qu’il ne faut pas se leurrer, supprimer le symbole d’un régime comme Ben ali ou Mubarak ne signifie pas qu’on a fait disparaître tous ceux qui faisaient fonctionner ce régime. Une des phrases de votre texte résume bien cela. "les égyptiens ne veulent pas d’un régime mubarak sans mubarak". Les spasmes révolutionnaires continueront. Il y aurait pourtant une solution simple pour que cela se passe de manière plus "amicale" et qu’on évite les spasmes violent qui sont devant nous. Que les anciens caciques qui ont déjà bien profité sur le dos du pauvre peuple ne soient pas insatiables et laissent la place . Mais hélas il ne faut pas rêver. L’Histoire nous enseigne aussi que les élites prédatrices n’ont jamais voulu renoncer, d’eux mêmes, à leur privilèges sans que l’on les y force. Ce sont les deuxièmes voir troisième vague révolutionnaires qui les ont obligés à le faire. Ces élites ont alors tout perdu, leurs richesses et même leur têtes !.
    Jamel Dridi
    JDEMPLOI
    Bien à vous

  • permalien gloc :
    3 juin 2011 @15h18   « »

    Le plan de paix de Juppé requiert la reconnaissance d’un Etat Juif par les Palestiniens

    Voilà une façon bien singulière de déclarer qu’on refuse toute forme de paix.

    Au nom de quel principe ce Monsieur Juppé octroi-t-il le droit aux Palestiniens de décider de la religion de leurs voisins. Si les Israéliens décident demain d’être animistes, ou Témoins de Jéhovah, ce n’est pas aux Palestiniens de donner leur accord.

    En plus "juif", c’est plutôt vague, est-ce que çà concerne uniquement certaines sectes juives , ou est-ce que ça s’étend à toutes les sectes, y compris chrétiennes et musulmanes.

    De même "Juif", ça reste aussi très vague . Monsieur Juppé considère-t-il uniquement les "Juifs-Arabes", ou aussi les Slaves les les Scandinaves, les Ethiopiens, les Chinois, les Sud-Nord-Américains, et les Berrichons.

    En réalité, Monsieur Juppé est mal informé, car ce qui pose problème c’est le refus d’Israël de reconnaitre un état palestinien viable. Non seulement l’état d’Israël existe depuis 1947, mais il est représenté aux nations Unies. De plus Israël étant membre de l’OMC depuis le 21 avril 1995, il en accepte de fait les principes, en particulier ceux sur la libre circulation des biens et des personnes.

    Nul doute qu’une fois informé de cette situation , Monsieur Juppé modifiera sa proposition... s’il veut la paix.

  • permalien Nathan :
    3 juin 2011 @15h24   « »

    Quand on voit leurs têtes sur les vidéos, les manifestants anti-Assad ont l’air vachement sionistes, surtout les femmes voilées. Oui mais attention, ce sont peut-êtres des agents du mossad déguisés. Ce ne serait pas la première fois. N’oublions pas qu’ils sont capables de tout, même de se moquer des choses les plus sacrées. Cela dit, il y a peut-être un moyen de savoir si ce sont des Mata-Hari israéliennes. On fait comme pour les manifestantes de la Place Tahrir. Si elles ne sont plus vierges, c’est qu’elles appartiennent au mossad (c’est bien connu, les moeurs en Israël sont particulièrement délétères et décadentes).

    Un autre indice qui me semble attester à coup sûr de la présence du mossad en Syrie, c’est le fait que les manifestants ont adopté une chanson israélienne comme hymne à la liberté. Ils sont partout, je vous dis...

    http://www.youtube.com/watch?featur...

  • permalien Laurent Szyster :
    3 juin 2011 @16h43   « »

    @gloc,

    Pour votre information :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Juifs#...

    Bonne lecture ...

  • permalien gloc :
    3 juin 2011 @17h20   « »

    @Laurent Szyster,

    Vous n’avez rien compris ! Je citais la citation que vous aviez fait de la citation de Lou qui citait Juppé... qui ne faisait que rabâcher ce que Netanyahu lui avait foutu dans les jambes.... et évidemment, "le meilleur d’entre eux" ne pouvait pas passer à côté d’un tel pétard.

    Faites remonter votre lien jusqu’à l’inventeur !

    En plus tant qu’à faire, demandez lui une définition de "l’état j(J)uif", demandez lui aussi une carte d’Israël pour rigoler, et pour que l’ONU, prenne enfin connaissance de ce qu’elle a reconnu.

    Frontière - Wikipédia

  • permalien Elbé :
    3 juin 2011 @18h40   « »

    Bonjour tout le monde.
    Je regrette d’avoir peu l’occasion de vous lire et de commenter. Alors juste une petite réflexion sur le monde marchand et la famine : Quand des grands organismes prétendent aider à résoudre le problème de la famine, c’est le bourreau qui parle au nom de la victime ! L’industrie agro-alimentaire et ses victimes que sont les petits paysans et l’environnement qui nous concernent tous. La finance qui pour enrichir ses rentiers spécule sur les matières premières en achetant des milliers d’hectare (notament en Afrique et Amérique du Sud) qu’ils arrosent de désherbant avant d’y planter des semances génétiquement modifiées par des labos connus comme Monsantos.

  • permalien elbé :
    3 juin 2011 @19h02   « »

    Aussi des organismes internationaux censés lutter contre la famine et qui au final y contribuent : (et ceci n’est pas le plus grave) :
    Engageant dix fonctionnaires grassement rétribués pour la survie d’un seul affamé. Ces frais de "fonctionnement" lui seront remboursés avec intérêts par le même affamé par l’entremise de son gouvernant. Deux fois spolié, l’affamé...

    Et c’est la même chose sur le plan politique.Le bla bla bla juppéen sur le juste combat arabe pour la liberté,les droits de l’homme, c’est de la perversité : Personne ne peut dire le contraire ouvertement et surtout pas ceux qui entravent ces libertés ! La parole est déguisée pour cacher la turpitude ; les valeurs sont inversées.
    Les représentants des jougs qui se vêtent d’humanisme !

  • permalien elbé :
    3 juin 2011 @19h10   « »

    A gloc,

    J’adore votre humour.
    Pour une fois qu’on accorde un droit aux palestiniens.., c’est pas celui qu’ils demandent !

  • permalien elbé :
    3 juin 2011 @19h14   « »

    A gloc,

    Pour précision de mon précédent message , en regard du votre :

    Au nom de quel principe ce Monsieur Juppé octroi-t-il le droit aux Palestiniens de décider de la religion de leurs voisins. Si les Israéliens décident demain d’être animistes, ou Témoins de Jéhovah, ce n’est pas aux Palestiniens de donner leur accord.

  • permalien Nathan :
    3 juin 2011 @21h40   « »

    Ce printemps arabe tourne au cauchemar pour les populations concernées. Guerre civile au Yemen et en Libye (bombardée de surcroit par l’Otan). Répression féroce à Bahreïn et en Syrie. Chaos en Egypte. Impasse au Liban. Verrouillage total en Algérie. Probable guerre civile en Irak avec le retour du fanatique Moqtada al-Sadr qui n’augure rien de bon. Attentats islamistes à répétition au Pakistan.

  • permalien elbé :
    3 juin 2011 @21h59   « »

    A Nathan,

    Et vous en concluez quoi ?

    Qu’il ne fallait pas faire de révolutions ?

  • permalien Nathan :
    4 juin 2011 @09h37   « »

    Encore un vendredi noir en Syrie. 60 tués à Hama par la troupe du dictateur Assad, qui tire sur tout ce qui bouge.

    Voilà ce que c’est un régime arabe "progressiste".

    Silence de mort sur ce blog. Quand on pense que le moindre olivier arraché par les colons israéliens donnait lieu à un commentaire...

  • permalien Rouzbeh :
    4 juin 2011 @09h55   « »

    Voilà ce que c’est un régime arabe "progressiste".

    Et il ne faut pas « oublier » d’ajouter aussi : Voici la seule démocratie au M.O :

    "ES : Est-ce que les Forces de Défenses Israéliennes torturent des mineurs ?
    FB : Oui. Et même si les principaux médias n’en parlent jamais, il existe de nombreux documents qui le prouvent. Chaque année, plus de 700 enfants sont arrêtés ou kidnappés et finissent torturés dans les prisons israéliennes."
    La liste d’exemples est trop longue. Le plus simple est d’aller lire les rapports de Defence for Children International [http://www.dci-pal.org/english/disp...]

    http://www.legrandsoir.info/le-peup...

  • permalien Noval :
    4 juin 2011 @11h55   « »

    On sait que Alain Juppé a entrepris au cours de la présente semaine quelques voyages l’ayant conduit en Israël après un passage par Rome pour présenter ce qu’il est convenu d’appeler, et ce déjà depuis quelques décennies, une " initiative " ou encore un " plan " de paix.

    On sait également que dès qu’il s’agit d’Israël, la terminologie n’est jamais neutre ; ainsi dès lors qu’apparait le mot " paix ", il faut immédiatement entendre par là qu’il s’agit de satisfaire les caprices sionistes avant toute autre considération. Et " toute autre considération " est dans ce cadre infiniment secondaire.

    Au cours de ses allées et venues, stériles autant qu’improductives (intransigeance et intolérance sionistes obligent), il paraît que notre ministre s’est spontanément transformé en VRP pour tenter de vendre aux spoliés et aux humiliés cette véritable hérésie qui se décline en trois petits mots : Israël = Etat juif. Dit autrement, dans le " plan de paix " porté par Alain Juppé, il est exigé des Palestiniens de reconnaître que le monde tourne à l’envers ...

    Et comme il fallait s’y attendre, nouveau coup d’épée dans l’eau !
    Pourquoi ? Parce que Alain Juppé - tout comme tant d’autres avant lui - feint d’ignorer que le vocabulaire sioniste ignore magnifiquement le terme " négociation " et s’assoit sur celui de " paix " dès lors qu’apparaît le mot " Palestiniens ".

    Il existe pourtant des moyens pour imposer à Israël la signification commune du mot " paix ". Par exemple la mise en oeuvre de sanctions... On verra bien s’ils demeureront toujours recroquevillés derrière leur mur et leurs 743 checks-points ...

    En attendant, bon vent aux femmes et hommes de bonne volonté qui s’apprêtent à prendre la mer en direction de Gaza ! Et méfiance ! A côté des pirates qui risquent de leur barrer la route, leurs homologues somaliens sont de doux enfants de choeurs ...

  • permalien Yann :
    4 juin 2011 @13h44   « »
    Musique
  • permalien qlq1 :
    4 juin 2011 @14h12   « »


    Je viens à vous avec un rameau d’olivier dans la main gauche, et une mitraillette dans la droite. - Ne faites pas tomber le rameau d’olivier.
    Discours à l’ONU, 13 novembre 1974.
    Citations de Yasser Arafat

    le rameau d’olivier est bien tombé..

  • permalien Yvan :
    4 juin 2011 @15h59   « »
    Place Tahrir, quatre mois plus tard... les premières contumaces

    Un ancien ministre des Finances de Moubarak condamné à 30 ans de prison - ÉGYPTE - FRANCE 24

    Youssef Boutros Ghali, ancien ministre égyptien des Finances du régime d’Hosni Moubarak (2004-2011), a été condamné par contumace pour corruption à 30 ans de prison et 70 millons de livres d’amende. En fuite, il est activement recherché par Interpol.

    ... vérifiez autour de votre HLM, au cas où...

  • permalien Yvan :
    4 juin 2011 @16h03   « »
    Place Tahrir, quatre mois plus tard... au cas où :

    Contact Interpol

    INTERPOL
    General Secretariat
    200, quai Charles de Gaulle
    69006 Lyon
    France
    Fax : +33 (0)4 72 44 71 63
    @Contact INTERPOL

  • permalien Laurent Szyster :
    4 juin 2011 @18h48   « »

    @Nathan,

    Le printemps arabe ne tourne pas au cauchemard.

    Il y a longtemps que les Arabes dorment d’un sommeil horrible.

    La guerre civile et la catastrophe sociale au Yemen ne date pas d’hier, la tyrannie de Khadafi est meurtrière depuis des décennies, la misère et les problèmes structurels en Egypte s’accumulent depuis plus de trente ans, le régime Assad tue, torture et viole depuis son début.

    @Rouzbeh,

    Vous n’êtes visiblement pas capable de considérer la réalité du "national-socialisme" à la syrienne, c’est la motivation de votre "antisionisme".

    @Noval,

    Un état Juif c’est "le monde à l’envers" ?

    Parce que le monde à l’endroit ce sont plein d’états très officiellement Arabes avec la Sharia comme fondement constitutionnel de la législation et des minorités qui n’ont même pas le droit de parler leur langue ni de pratiquer leur culte librement.

    Ce point de vue suprémaciste, revanchard et frustré est admirablement illustré dans cette interview du réadcateur en chef d’Al Jazeera datée de 2006 :

    WPR Article | An Interview With Al-Jazeera Editor-in-Chief Ahmed Sheikh

    Who is responsible for the situation ?

    The Israeli-Palestinian conflict is one of the most important reasons why these crises and problems continue to simmer. The day when Israel was founded created the basis for our problems. The West should finally come to understand this. Everything would be much calmer if the Palestinians were given their rights.

    Do you mean to say that if Israel did not exist, there would suddenly be democracy in Egypt, that the schools in Morocco would be better, that the public clinics in Jordan would function better ?

    I think so.

    Can you please explain to me what the Israeli-Palestinian conflict has to do with these problems ?

    The Palestinian cause is central for Arab thinking.

    In the end, is it a matter of feelings of self-esteem ?

    Exactly. It’s because we always lose to Israel. It gnaws at the people in the Middle East that such a small country as Israel, with only about 7 million inhabitants, can defeat the Arab nation with its 350 million. That hurts our collective ego. The Palestinian problem is in the genes of every Arab. The West’s problem is that it does not understand this.

  • permalien K. :
    4 juin 2011 @18h56   « »

    Il y a longtemps que les Arabes dorment d’un sommeil horrible.

    Pourquoi ?

  • permalien X :
    4 juin 2011 @22h31   « »

    Dormira bien qui dormira le dernier.

  • permalien Laurent Szyster :
    4 juin 2011 @22h44   « »

    @K,

    Pourquoi les Arabes dorment-ils d’un sommeil horrible depuis si longtemps ?

    Parce qu’ils se gouvernent mal. Parce que leur structure et leur traditions sociales sont oppressives. Parce qu’ils sont aliénés par un culte qui sanctifie la violence et sacralise la tyrannie à tous les échelons de la société.

    La jeunesse Arabe qui se réveille aujourd’hui est celle qui a été exposée aux idées du reste du monde, celle qui a assimilé d’autres normes morales.

    De toute les société arabes la tunisienne est certainement la plus policée, la mieux éduquée, la moins sectaire et celle qui a été dotée par ses dirigeants des institutions de gouvernement les plus efficaces.

    Ce n’est pas un hasard si la révolution est partie de Tunisie et qu’elle y a largement réussi.

    Une certaine idée de la religion, des traditions et des institutions ont mené les petits-enfants de Bourguiba sur le chemin de la liberté, à la poursuite du bonheur.

  • permalien K. :
    4 juin 2011 @22h55   « »

    Pour Ewan Stein (Université d’Edinburgh) la classe moyenne laïque egyptienne doit surmonter le mépris et/ou la crainte qu’elle éprouve(rait) envers les plus pauvres des Egyptiens si elle veut conserver la moindre chance de résister au puissant mouvement contre-révolutionnaire constitué par l’alliance entre l’establishment militaire egyptien et les Frères musulmans.

    Ce qui importera dans le long terme est de savoir comment, alors que la contre-révolution s’installe, les Egyptiens peuvent convertir leurs manifestations en un mouvement social qui va au-delà, plutôt que « prend en compte » [voir l’invraisemblable déclaration de Hazem Kandil*- dans le "New Left Review" !"], des « angoisses » de classe de la société.

    * “fortunately, this menacing human mass was entirely absent from the revolt, which probably contributed to its civilized and peaceful character. [To be successful] a revolutionary politics has to take the existing fears and anxieties of a class society into account.”

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