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Les révolutions arabes sont-elles finies ?

lundi 13 juin 2011, par Alain Gresh

Un climat de pessimisme domine chez les commentateurs. Depuis l’effondrement des régimes tunisien et égyptien, les révolutions arabes semblent marquer le pas. La Libye serait vouée à la division ; l’ordre règne au Bahreïn ; le Yémen s’enfoncerait dans la guerre (lire, dans Le Monde diplomatique de ce mois-ci, l’article de Laurent Bonnefoy et Marine Poirier, « Au Yémen, l’unité dans la protestation ») ; quant à la Syrie, son régime semble déterminé à noyer dans le sang la contestation (on lira l’article publié sur le site du Monde diplomatique, « Les mots de l’intifada syrienne », qui analyse le mouvement et ses espoirs). Ailleurs, les manifestations s’essouffleraient, aussi bien en Algérie qu’au Maroc, en Jordanie qu’en Irak.

Il est bien sûr impossible de prédire l’avenir, mais ce pessimisme me semble hors de propos. Il s’appuie sur une vision idyllique des périodes révolutionnaires, qui devraient s’achever rapidement, ne connaître ni soubresauts, ni violences, ni retours en arrière. Or, cela a rarement été le cas au cours de l’histoire. Ni la révolution de 1789, ni celles de 1848, et encore moins les révolutions du XXe siècle n’ont correspondu à ces descriptions. Les affrontements, la violence, les hésitations, sont le propre de toutes les périodes révolutionnaires, quand meurt l’ordre ancien et que l’ordre nouveau peine à s’affirmer.

Les contestations ont touché et continuent à toucher tous les pays arabes, sans aucune exception. Elles témoignent de l’ampleur de la révolte, mais aussi de l’ampleur des problèmes à résoudre. Non seulement la région sort d’une glaciation politique de plus de quarante ans, mais elle est confrontée à une accumulation de défis, notamment économiques et sociaux, qui ne seront pas résolus en quelques semaines. La résistance des pouvoirs en place, remis de la surprise qu’a représenté la chute de Ben Ali et de Moubarak ; l’organisation de la contre-révolution régionale, autour de l’Arabie saoudite ; la capacité du Fonds monétaire international à imposer à des pays comme la Tunisie ou l’Egypte ses conditions : autant d’éléments qui pèsent sur les luttes.

Mais il faut rappeler quelques données :

- la contestation ne cesse pas. Ainsi, plus de dix mille personnes ont défilé à Bahreïn (« Bahrain opposition rally draws thousands », Al-Jazeera English, 11 juin), première sortie de l’opposition depuis l’intervention des troupes saoudiennes. Au Maroc, des milliers de personnes ont manifesté le 5 juin pour dénoncer la mort d’un manifestant tué par la police et pour demander des changements réels (« Morocco’s uprisings and all the king’s men », Al-Jazeera English, 5 juin). Même au Koweït, plus libéral pour ses habitants (à condition de ne pas parler des bidoun, ces dizaines de milliers de personnes privées de leur nationalité – lire le rapport de Human Rights Watch, « Prisoners of the Past : Kuwaiti Bidun and the Burden of Statelessness », sous embargo jusqu’au 13 juin, mais disponible à cette adresse), des centaines de jeunes se sont rassemblés devant le Parlement pour demander le départ du premier ministre et des réformes démocratiques (« Kuwaiti youths urge PM ouster, reforms », Gulf in the media, 12 juin). Et chaque manifestation dans un pays renforce la détermination chez le voisin ;

- les tentatives d’écraser par la force les soulèvements, comme en Libye, au Yémen, à Bahreïn, en Syrie, ont, pour l’instant, échoué. La détermination des populations à résister prouve que tout retour en arrière sera difficile à imposer. Même l’usage – notamment par l’Arabie saoudite – de l’arme confessionnelle se révèle peu efficace pour diviser les populations ;

- l’aspiration à plus de liberté, à plus de justice sociale s’exprime partout. Il serait faux de penser que les pays du Golfe sont à l’abri. Sur nombre de sites, les internautes font entendre leur volonté de réforme, leur refus du statu quo et de la corruption galopante. Lire, par exemple, cet envoi sur le blog d’Aisha, 2 juin 2011, « Saudi youth’s aspirations “True life Resist the power Saudi Arabia” » ;

- la capacité des Etats-Unis à imposer leur volonté est affaiblie. Leur situation financière ne leur permet pas d’aides substantielles à la région – l’agence de notation Moody’s a même menacé de dégrader leur note, comme elle le ferait avec de « vulgaires » pays du tiers-monde. D’autre part, et malgré les déclarations sur l’amélioration de la situation militaire, ils ne sont parvenus à stabiliser la situation ni en Irak ni en Afghanistan – dans ce dernier pays, ils cherchent désespérément à négocier avec les talibans. Les pays qui se libèrent auront une autonomie plus grande, dans un monde multipolaire, pour chercher de nouveaux partenaires, de nouveaux associés.

Je voudrais reprendre, en conclusion, un paragraphe de mon éditorial du dernier numéro de Manière de voir, « Comprendre les révoltes arabes » (juin-juillet 2001, en kiosques) :

« Les chemins de la liberté et de la dignité qu’a ouverts le peuple tunisien, et dans lesquels se sont engouffrés après lui les autres peuples arabes, restent incertains, escarpés, périlleux. Mais, déjà, le retour en arrière n’est plus possible. “Quand une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là” (Jean-Paul Sartre, Les Mouches). »

Nouveau cycle de l’université populaire

Révoltes et révolutions arabes. Samedi 18 juin 2011

5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris

(Maubert Mutualité) 01 43 29 05 65 / iremmo.sg@gmail.com

Suite au succès du premier cycle de l’université populaire du 13 et 14 mai, l’iReMMO organise - en partenariat avec le blog Nouvelles d’Orient - une seconde journée.

— 10h30 - 12h30 : « Place du soulèvement de 2011 dans l’histoire du monde arabe », par Elizabeth Picard, directrice de recherches au CNRS.

— 14h - 16h : « Ce que change le réveil arabe dans la géopolitique du Proche-Orient », par Alain Gresh, animateur du blog Nouvelles d’Orient.

— 16h30 - 18h30 : « L’islamisme et le printemps arabe », par François Burgat, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO).

Participation : 20 euros (12 euros étudiants & demandeurs d’emploi).

Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire : iremmo.up@gmail.com ; seules seront prises en compte les inscriptions payées par chèque (ordre de iReMMO) et envoyées à l’adresse suivante :

iReMMO (UP), 5 rue Basse des Carmes, 75005 Paris.

Twitter

J’inaugure depuis samedi un compte Twitter : http://twitter.com/#!/alaingresh. C’est une expérience nouvelle pour moi, mais je pense qu’elle permet de transmettre des informations et des liens que je ne peux signaler sur mon blog. Alors que s’approche le cinquième anniversaire du blog, ce développement permettra, je l’espère, de mieux faire passer « une autre information, d’offrir une autre manière de voir le Proche-Orient et ses conflits ».

150 commentaires sur « Les révolutions arabes sont-elles finies ? »

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  • permalien Orangerouge :
    13 juin 2011 @10h30   »
    La ""Justice"" française est pourrie

    - Il y a un an la plainte pour agression sexuelle d’une femme de chambre d’un hôtel de luxe français contre un proche de la famille de l’émir du Qatar a été classée sans suite.

    - La "justice" française instruit toujours servilement les plaintes de Sammy Ghozlan, ce sioniste menteur, contre ceux qui luttent pacifiquement en France contre la politique d’épuration ethnique israélienne.

    - La "justice" française vient d’acquitter Charles Pasqua (affaire de l’Angolagate).

    Telle qu’elle est gérée aujourd’hui, l’institution judiciaire française me fait VOMIR.

    La 17ème chambre correctionnelle du Palais de "Justice" de Paris n’a-t-elle vraiment rien d’autre à faire le 17 juin prochain, que de chercher à dissuader la lutte pacifique contre la politique israélienne d’épuration ethnique des Palestiniens ?

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien Nobo :
    13 juin 2011 @10h57   « »

    La Révolution (arabe) est un phénomène au processus irréversible, au sens que lui donnait Ilya Prigogine !

  • permalien Yvan :
    13 juin 2011 @11h08   « »
    Quiet days in Tripoli

    On peut se demander de quoi se plaint le leader libyen.

    Le colonel Kadhafi joue aux échecs à la télévision libyenne - LIBYE - FRANCE 24

  • permalien Bert :
    13 juin 2011 @11h41   « »

    "Les affrontements, la violence, les hésitations, sont le propre de toutes les périodes révolutionnaires, quand meurt l’ordre ancien et que l’ordre nouveau peine à s’affirmer."

    Je suis pessimiste quant à la qualification même de ces mouvements. Selon moi, il ne s’agit pas de révolutions, mais de révoltes.
    L’ordre ancien ne meurt pas, il change simplement de mains. Il n’y a pas d’ordre nouveau, simplement un changement de dirigeants.

    Nul doute que cela pourrait représenter un progrès dans certains cas, pour certaines catégories, peut être pour les "grands chiffres" sociaux ou économiques. Nul doute qu’il est bon de voir des dirigeants corrompus et criminels être, au moins, forcés de quitter le pouvoir sinon de devoir répondre de leurs actes devant des juridictions nationales ou internationales.
    Je suis tout autant assuré qu’il y a dans chaque pays concerné, de nombreux contestataires désireux d’un réel ordre nouveau, d’une disparition totale de l’ordre ancien, et que certains sont porteurs d’un projet réaliste pour aller dans ce sens.

    Néanmoins, la forte influence des pays riches et des organisations internationales, ainsi que de forces internes accrochées aux avantages de l’ordre économique et social établi, ne permettront pas une réelle remise en cause politique permettant l’avènement d’un ordre nouveau.

    "C’est une révolte, Sire, ce n’est pas une révolution"...

  • permalien Laurent Szyster :
    13 juin 2011 @12h40   « »

    Pendant des lustres les "gentils" médias ont concentré leurs regards au Proche Orient sur le conflit israélo-palestinien.

    Ce blog, soit-disant consacré aux "Nouvelles d’Orient" en donnait un triste exemple.

    Aujourd’hui M. Gresh découvre que :

    Non seulement la région sort d’une glaciation politique de plus de quarante ans, mais elle est confrontée à une accumulation de défis, notamment économiques et sociaux, qui ne seront pas résolus en quelques semaines.

    Mieux vaut tard que jamais ...

  • permalien U.H.M. :
    13 juin 2011 @13h14   « »

    Szyster, souffrez que votre obsession de la défense à tout prix de la politique criminelle et colonialiste d’Israël ne soit pas systématiquement reprise sur tous les espaces médiatiques qui s’interrogent sur le proche-orient. Votre propagande dans les commentaires suffit amplement à contenter les extrêmistes pro-Israël, les autres préféreront les propos d’Alain Gresh.

    Mais merci d’être passé, hein.

  • permalien Valere :
    13 juin 2011 @13h42   « »

    @Laurent Szyster

    Vos propos sont un copié-collé de ceux de BHL qui affirmait que les "révolutionnaires" Lybiens qu’il avait rencontrés n’avaient rien à faire d’Israel et des Palestiniens.
    Propagande, propagande...mieux vaut toujours qu’un peu !!!!

  • permalien Laurent Szyster :
    13 juin 2011 @15h43   « »

    En 2008 dans une interview dont la moitié est consacrée à Israël, Bachar al Assad affirmait à Alain Gresh que :

    Rencontre avec Bachar Al-Assad

    La stabilité régionale et la paix ne sont pas un but en soi, mais créent, pour le président Assad, un contexte lui permettant de s’attaquer aux vrais problèmes.

    Et si c’était l’inverse ?

  • permalien Haruspex :
    13 juin 2011 @16h10   « »
    sur les Etats-Unis

    Les Etats-Unis ne sont pas à sec, c’est juste que l’idéologie pro-austérité l’a emporté contre toute raison. Ils ont toujours toute latitude sur ce plan là pour agir comme bon leur semble. L’agence Moody vous dites ? Mais les taux d’interêt sur la dette américaine n’ont jamais été aussi bas ! L’effet de cette annonce d’une possible dégradation de sa note n’a eu absolument aucun effet sur les taux d’interêt, qui ont continué à baisser ! Aux contraire, avec des taux aussi bas on pourrait penser que le gouvernement emprunte pour financer un plan de relance et des travaux d’infrastructure. La raison pour ne pas dépenser est politique, pas économique. Enfin, je n’ai pas eu l’impression d’économies de leur part concernant le lancer de missiles en Lybie...

  • permalien Yasmina :
    13 juin 2011 @16h26   « »

    Enfin, je n’ai pas eu l’impression d’économies de leur part concernant le lancer de missiles en Lybie...

    C’est comprehensible dans le cas Libyen : Ils leur presenteront la facture, à moins de se servir directement dans les comptes gelés aux USA. Les libyens paiement deux fois : une fois pour "le service" pour la destruction de leur pays et une seconde fois pour la reconstruction !

  • permalien Yasmina :
    13 juin 2011 @16h51   « »

    Goldman Sachs et les millions Libyens
    oui !!! Le printemps Arabe exporté de force (et sélectivement) en Libye c’est coooooool ... Surtout quand il permet à Goldman Sachs et la Société Générale d’éviter de payer leurs dettes ...
    Je publie cet article, juste à titre de rappel, pour ne pas perdre de vue l’inertie des rapport de forces existants sur cette planète

    http://www.lemonde.fr/libye/article...

  • permalien Yasmina :
    13 juin 2011 @17h02   « »

    A propos de la Syrie, voici ce que m’ecrivent mes amis :

    L’esprit fratricide étant bien présent dans "la familia", aprés le clash Hafez/Rifaat voici mnt Bashar/Maher un remake 30 ans aprés ... un nouveau palier semble avoir eté franchi ces dernieres heures avec une guerre civile qu’on voit désormais se profiler, ..
    Une pensée pour ce pays grand et fier comme ses héros eternels.

    Au delà du commentaire légèrement biaisé de Euronews et du titre qui ne résume pas la situation "la turquie lache la syrie", Erdogan est le premier à faire une nette distinction entre Bashar et Maher http://fr.euronews.net/2011/06/10/l...

    Bashar n’a presque plus de pouvoir réel, Maher a vrmt pris le dessus. Bashar ne reste là que à titre de vitrine, c’est au meme titre que Leila et Zine : un a la fonction, et l’autre a le pouvoir.
    Les opposants syriens n’esperent pas vrmt un renversement du regime integralement, mais ils esperent plutot que Bashar puisse prendre l’ascendant sur son frere, et l’ecarter

    .

  • permalien Yasmina :
    13 juin 2011 @17h21   « »

    hors sujet( mais pas tellement) pour Deir Yassine

    Célèbre auteur-compositeur et interprète palestinienne, Rim Banna, dont la démarche artistique est toute entière guidée par sa défense de l’identité du peuple palestinien, notamment à travers la préservation de la richesse de sa musique traditionnelle, chante un hymne poignant à la Palestine martyrisée

    http://www.youtube.com/watch?v=VH0u...

    merci aux administrateurs du blog de ne pas censurer.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    13 juin 2011 @18h59   « »
    Où vont les révolutions arabes ? par Ghassan Salamé
  • permalien Deïr Yassin :
    13 juin 2011 @19h03   « »

    @ Yasmina
    Merci infiniment pour cette belle chanson de Rim Banna. C’est vrai que Rim Banna est une défenseuse infatigable de la Palestine et sa culture. Elle est de Nazareth et a donc la nationalité israélienne. Pourtant elle donne souvent des concert en Cisjordanie, ce qui lui vaut normalement de la prison. Elle a aussi chanté en Syrie, encore plus grave pour La-Seule-Démocratie-Au-Moyen-Orient.

    Vous me donnez un bon prétexte pour parler de ce projet dont fait partie cette chanson de Rim Banna.

    En avril 2010, quatre chanteurs/musiciens/compositeurs Palestiniens - dont Rim Banna et Wissam Mourad sont les plus connus - ont donné un concert dans la maison de la famille al-Kurdi à Sheikh Jarrah (Jérusalem-Est) menacée - comme tant d’autres - d’expulsions.

    Par la suite, cela a fait suite à un disque financé par une ONG norvégienne (je crois) : "A Time to Cry - A Lament Over Jerusalem"

    Ici Wissam Mourad donnant un concert dans le salon de la famille al-Kurdi
    - www.youtube.com/watch ?v=952B...

    Ici la jeune chanteuse Nay Barghouti de Ramallah, chantant "Zahra al-Madâ’in" de la grande Fairuz. Elle n’arrive peut-être pas tout à fait à égaler Fairuz dans son interprétation, mais elle n’a que 15 ans. Et les photos de Jérusalem l’Arabe (al-Quds al-arabi) sont extraordinaires :
    - www.youtube.com/watch ?v=MIKH...

    Ici Nay Barghouti avec une grande classique de la musique traditionnelle palestinienne : "Yomma Mweyl al-hawâ" :
    - www.youtube.com/watch ?v=Sj2m...

    En espérant que nous ne sommes pas trop hors sujet : Jérusalem étant au coeur du monde arabe et donc aussi de ses révolutions.

  • permalien Orangerouge :
    13 juin 2011 @19h11   « »
    Est-ce que l’OTAN commet des crimes de guerre en Libye ?

    Sur le site "Le Grand Soir" :

    http://www.legrandsoir.info/de-plus...

  • permalien Yann :
    13 juin 2011 @19h40   « »

    @ Orangerouge,

    ça vous étonne ?

  • permalien Orangerouge :
    13 juin 2011 @20h06   « »

    Ma question est de savoir si ces informations sont confirmées.

  • permalien K. :
    13 juin 2011 @20h43   « »

    Winston Churchill, cité par le Représentant US Jim Cooper :
    http://bostonreview.net/BR36.3/ndf_...

    Americans can always be counted on to do the right thing—after they have exhausted all other possibilities.

    On peut toujours compter sur les Américains pour bien agir- après qu’ils aient épuisé toutes les autres possibilités.

  • permalien Orangerouge :
    13 juin 2011 @22h26   « »
    Des experts contestent la manière dont se déroule l’intervention occidentale en Libye et le caratère démocratique du CNT

    Organisée à l’initiative du Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, une délégation internationale d’experts s’est rendue tour à tour à Tripoli et en Tripolitaire du 31 mars au 6 avril, puis à Benghazi et en Cyrénaïque du 19 au 25 avril.

    Les insurgés libyens et leur représentation politique, le Conseil national de transition (CNT) sont-ils démocrates ? Des experts français se sont rendus en visite privée à Tripoli et Benghazi pour évaluer la situation.

    Leurs conclusions épinglent la vision occidentale de la révolte libyenne et révèlent la tentation islamiste des insurgés.

    En ce qui concerne les frappes de l’OTAN, la mission note quelques râtés : 4 missiles Tomahawk, d’une valeur de 3 millions de dollars, tirés sur des lance-missiles d’entraînement inopérants ; l’hôpital de Mizda et les logements du personnel détruits sans compter une quarantaine de blessés parmi les civils et des médecins coréens ; beaucoup de dégâts à Misrata et Ziaouia.

    « Une centaine de familles algériennes ont tout perdu et d’autres ont été obligés de quitter les lieux en abandonnant derrière eux tout leurs biens »

    Les experts soulignent l’incompréhension des habitants de l’ouest et du sud du pays quant aux raisons et motifs de ces bombardements.

    Ils critiquent l’ambiguïté des termes de la résolution 1973 de l’Onu qui n’exclut pas complètement les interventions terrestres et ne protège pas suffisamment les populations civiles. Ils jugent également très excessive l’interprétation de cette résolution par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. « Si personne ne pleurera Kadhafi et son régime autoritaire, l’élimination du leader libyen n’est ni autorisée ni légitime ».

    http://www.rfi.fr/afrique/20110613-...

  • permalien Yann :
    13 juin 2011 @22h44   « »

    @ Orangerouge,

    On nous aurait menti ?

  • permalien K. :
    13 juin 2011 @23h56   « »

    La vigueur des discussions en cours en Tunisie et en Egypte sur les détails techniques du mode électoral, affirme le "discours"- narrative- officiel étatsunien, prouve l’utilité d’une "transition politique douce" comme moyen d’assurer une véritable démocratisation de ces pays.

    Dans le même temps, ces discussions sont tellement vigoureuses que les Tunisiens et les Egyptiens oublient de se demander pourquoi il ne saurait être question d’instaurer aussi une "transition économique douce", comme moyen de discuter tout aussi vigoureusement du système économique le plus à même d’assurer une amélioration de la situation matérielle du plus grand nombre.

    De leur coté les Etatsuniens Jillian Schwedler, Joshua Stacher, et Stacey Philbrick Yadav se demandent :

    Pourquoi imposons-nous le modèle quand il s’agit de pratiques de marché, mais évaluons-nous les résultats quand il s’agit de [la] politique (des autres) ?

    Et de répondre :

    ...l’administration [US] n’est pas en manque d’élites locales compradores désireuses de découpler réformes économiques et politiques avant que l’on ne s’en rende trop compte. Ces élites locales- qui s’attendent à faire d’énormes profits- sont des alliés convaincus des États-Unis dans la "dé-économisation" de la dite transition et dans les tentatives de promotion d’une déférence aveugle aux processus électoraux et des réformes politiques tout en cachant l’échec probable de ces processus de résoudre les déséquilibres socio-économiques....

    Les mêmes auteurs analysent aussi un autre "discours", celui qui veut que "Nous voulons vraiment promouvoir la démocratie et tout, mais notre première obligation est d’être attentifs à nos propres intérêts vitaux" : En dehors même du fait que "les États-Unis n’ont jamais été systématiquement intéressés par la promotion de la liberté politique au Moyen-Orient (ou n’importe où)", ne faut-il pas reconnaitre que en "vérité (..) [i]l n’y a pas [souligné par les auteurs] d’intérêts américains." ?

    Mais dans l’intérêt de qui, précisément, le gouvernement des États-Unis poursuit-il une politique donnée ? Le citoyen « moyen » (comme s’il y avait une telle chose) ? Les lobbyistes du Congrès ? Les entrepreneurs qui tirent directement profit de nos relations avec les régimes étrangers ? Plutôt que de considérer cela comme une bête noire polémique, c’est une question que nous devrions nous poser régulièrement, dans le cadre de la pratique d’une citoyenneté engagée.

  • permalien K. :
    14 juin 2011 @01h49   « »

    Georges Corm, "Le Proche-Orient éclaté" sixième édition mise à jour :

    P. 59 :

    Il n’est pas exagéré d’affirmer que c’est la question identitaire non résolue [au proche-Orient et au Maghreb] qui explique largement la nature autoritaire et dictatoriale des régimes politiques en place.

    p. 221 :,

    L’identifiant unique par le religieux "islamique", "minoritaire" ou "ethnique" devra céder la place à une hiérarchie d’identifiants dont le religieux ne serait qu’une composante. Les notions de personnalité "arabo-berbère", "arabo-syriaque" ou encore arabo-egyptienne", si elles étaient acceptées et inscrites dans la culture arabe, remplaceraient avantageusement le concept de personnalité ou de civilisation "arabo-islamique" qui exclut effectivement de l’identité sociale globale tous les groupes ou communautés dont l’existence historique et l’apport culturel ne sont pas reconnus dans cette appellation.

    p. 223 :

    Le passage de l’imaginaire religieux à la mémoire historique reconstituée restituée dans son intégralité, et donc dans sa complexité, est une tache majeure qui attend les sociétés arabes.

  • permalien Orangerouge :
    14 juin 2011 @10h11   « »

    à K,

    Ton lien vers le texte de Jillian Schwedler, Joshua Stacher, et Stacey Philbrick Yadav ne fonctionne pas.

    Amitiés

  • permalien Aisha :
    14 juin 2011 @10h28   « »

    Hello, thanks for linking my blog I would honour your blog. I can not read in French but your blog is really interesting for me. I am going to read which needed translation with it.

     :)

  • permalien D.P :
    14 juin 2011 @10h32   « »
    L’Occident prolonge l’existence du régime de Kadhafi

    (...) D’après Abou-Bakr al-Farjani, le porte-parole du conseil local de la ville de Syrte, qui fait partie au Conseil National Transitoire (CNT) de l’opposition, la lenteur des progrès des opérations militaires de l’OTAN contre les brigades de Kadhafi est destinée à le maintenir plus longtemps au pouvoir, et donc d’augmenter le prix que les puissances mondiales et les plus grandes entreprises qui les soutiennent pourront exiger de l’opposition.

    http://alencontre.org/?p=2964

  • permalien KarimW :
    14 juin 2011 @12h45   « »

    @ Haruspex

    Jusque fin Juin, ne sommes-nous pas sous QE2 ?

  • permalien Haruspex :
    14 juin 2011 @13h02   « »

    @KarimW
    une politique monétaire n’est pas une politique budgétaire. Les efforts de la Fed sont réels, mais insuffisants à eux seuls. Il aurait fallu un plan de relance plus important, et soulager l’endettement des ménages. Un plan qu’Obama a refusé d’envisager.

  • permalien K. :
    14 juin 2011 @13h56   « »

    Bonjour Orangerouge. Le lien est fonctionnel maintenant, le site Jadaliyya a du avoir des problèmes ce matin.

  • permalien K. :
    14 juin 2011 @14h13   « »

    Justement,
    http://twitter.com/# !/jadaliyya/sta...

    Jadaliyya.com is experiencing some problems as we are working on the back end. Please bear with us.
    6 hours ago via Facebook

  • permalien juba :
    14 juin 2011 @16h29   « »

    Juba,
    Ce que l’occident désigne par "révolutions" ne sont que des révoltes sans lendemain car les despotes qui ont régné sur ces pays désignés à tort par "Arabes" ne sont en réalité qu’un ensemble de tribus à la tete desquels les colonialismes ont placé des chefs pour les servir quand ils seront partis. La chutte de tous ces régimes ignares, injustes, incultes, corrompus ne signifie pas la fin des malheurs de ces peuples de damnés car ceux qui attendent dans l’ombre leur chutte, en l’occurence les intégristes, veulent les faire retourner à un age d’or qui n’a jamais existé. Les sociétés de ces pays ont tourné le dos au progrès depuis l’avénement de la révolution iranienne. l’exemple de l’algérie est à méditer pour ceux parmi ces peuples qui voudraient leur confier leur avenir, 10 années de guerre civile, 300.000 morts, des orphelins, des veuves et un pouvoir qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de leur offrir l’impunité. La France, s’intéresse à l’Algérie, s’est elle rendue compte de l’erreur lybienne et ainsi se servir encore de l’Algérie pour régler les comptes à AQMI feignant d’oublier que l’Algérie de Bouteflika fait semblant de lutter contre l’intégrisme tout en maintenant l’ecole telle qu’elle càd une école qui fabrique des zombies, les futurs combattants de la foi pour la grandeur de cheikhs sans foi, ni loi.A bon entendur, Salut.

  • permalien dik :
    14 juin 2011 @19h05   « »

    Merci Juba pour ces "trois vérités". Je suis du même avis que vous et, même Thierry Meyssan ou Alain Gresh ne me le feraient pas changer !

  • permalien K. :
    14 juin 2011 @20h06   « »

    Des membres anonymes des services de renseignements US, concernant la collaboration des régimes arabes renversés ou en voie de l’être dans la lutte contre le terrorisme http://www.newsweek.com/2011/06/12/... :

    - Texto : Cette collaboration était tellement précieuse, que la disparition de ces dictateurs (terme d’origine) est une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Heureusement les Saoud sont encore là, mais nous tremblons à l’idée que leur fin est aussi comptée.

    - Sous des termes à peine (mais vraiment à peine) voilés : La grosse erreur que nous avons faite est que nous étions tellement occupés à surveiller les terroristes que nous n’avons pas surveiller les populations, ce qui nous a empêché de prévenir le renversement de nos F.D.P.

  • permalien K. :
    14 juin 2011 @20h17   « »

    Pour qui se fait des illusions sur les "Think Tank" US "indépendants" du genre "Carnegie Endowment", sensés favoriser "la paix et la démocratie" dans les pays arabes, ce passage est édifiant (même lien que ci-dessus) :

    But now, says Christopher Boucek of the Carnegie Endowment for International Peace, “the Libyans, the Tunisians, the Egyptians, the Yemenis—they are either gone or going.” And a particularly cruel irony, as a former CIA station chief in the Middle East points out, is that these relationships were so focused on catching a handful of terrorists that they missed the oncoming tidal wave of popular revolt. “What intelligence is supposed to do is be ready for things like this,” he says.

  • permalien Sakhra :
    14 juin 2011 @21h58   « »

    Bouteflika fait semblant de lutter contre l’intégrisme tout en maintenant l’ecole telle qu’elle càd une école qui fabrique des zombies

    Là, je me rends compte que l’école de Boutef fabrique des "Juba", et là c’est une calamité en effet...

  • permalien KarimW :
    14 juin 2011 @22h28   « »

    @ Haruspex

    Mais le QE2 a pu permettre de limiter les taux US...
    Et il fini fin juin.

  • permalien Yvan :
    15 juin 2011 @08h50   « »

    Sans présumer de la situation réelle en Syrie, ni de la réalité des réformes amorcées avant la "révolution" depuis que El Assad a été extirpé de son cabinet d’ophtalmologie pour "succéder" à son père, il faut bien quand on regarde une carte de la Syrie, admettre le caractère "atlantiste" de l’exode.

    Le fait que la désinformation systématique quant à la réalité de la situation n’hésite pas à faire appel aux réseaux communautaires (Paula Brooks, editor of lesbian site Lez Get Real, is really a man named Bill Graber - The Washington Post), ou à l’intoxication diplomatique (Controverse autour de la démission de l’ambassadrice de Syrie en France - SYRIE - FRANCE 24), n’entame pas l’ardeur des va-t-en-guerre, même si l’Occident affiche de plus en plus en ses désaccords quant à l’attitude à adopter vis à vis de ces "révolutions" :

    - Etats-Unis : mise en garde du président de la Chambre des représentants à Barack Obama sur l’opération en Libye - china radio international

    ... sur fond d’appel à la " charité" :

    - Les capacités de l’OTAN mises en doute en Libye - LeMonde.fr

  • permalien le journal de personne :
    15 juin 2011 @10h07   « »

    Libye : L’échec est vivant !
    Ce n’est plus au président français que vous vous adressez… là
    Mais à sa dulcinée
    Oui…oui… je suis toute ouïe…
    j’ai traduis votre billet, c’est du mot à mot, j’y ai même rajouté votre accent pour qu’on sente bien que Dieu vous a créé pour donner des leçons et non pour les recevoir...

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/lechec-est-vivant/

  • permalien juba :
    15 juin 2011 @16h35   « »

    Il me vient à l’esprit ces vers d’ Appollinaire qui peuvent résumer la situation : Qu’est ce que je savais de la défaite
    Quand ton pays est amour défendu
    Quand il te faut la voix de faux prophétes
    Pour redonner vie à l’espoir perdu,
    Voilà ce qui résume la situation actuelle de ces peuples qui sont à la recherche d’un sauveur qui les libérerait de ces tyrans qui ne reconnaissent qu’une seule liberté : Celle des uns à disposer des autres ! Ces peuples ont été leurrés par des gens qui confondent interets personnels et interets des pays poussant le ridicule jusqu’à faire croire que sans eux il n’y’a point de salut et qu’après eux c’est le déluge alors meme que c’est leur présence qui constitue une menace pour ses pays ruinés,depersonnalisés et desespéres au point d’embarquer sur des rafiots vers cet occident qui est en partie responsable de leur situation grace à son soutien.Croire que ces révoltes sont spontanées en oubliant Wikileaks est une erreur, ces dictateurs ne font plus l’affaire, l’idéal serait de les remplcer par d’autres plus fréquentables mais le pouvoir et ses privilèges font tourner la tete et à chacun sa méthode pour s’y maintenir et perdurer et je suis à peu prés sur que meme dans ces démocraties occidentales, le reve c’est d’avoir des peuples aussi dociles n’est ce pas Messeieurs Poutine, Sarko etc.
    Ces révoltes, personne ne peut prévoir si elles s’arreteront et quand tout dépendra de ce que les Egyptiens et les tunisiens feront dans les mois à venir .Quand à cette Sakhra qui veut dire calamité, je vous informe que je ne suis pas le produit de l’école de Bouteflika et j"’en suis fier mais le produit de l’école des pères blancs qu’ils en soient remerciés.

  • permalien zianide :
    15 juin 2011 @18h23   « »

    @Juba :

    Poï poï poï ! Apollinaire, rien que ça ! Mais c’est qu’il veut nous en mettre plein la vue le Juba du douar !
    C’est plus qu’un calamité, c’est un désastre !
    Citer Apollinaire en bombant le torse fièrement, mais de cette fierté mêlée de honte, la honte du colonisé pour sa propre culture, c’est sûr, c’est bien la production de l’école des pères blancs !
    Vous ne m’en voudrez pas, je préfère l’école de Bouteflika.

  • permalien Noval :
    15 juin 2011 @18h55   « »

    Lorsqu’un sioniste, faussaire et menteur, ci-devant grand spécialiste de l’islamofaschisme se mêle de ce qui ne le regarde, voici ce que cela donne :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

  • permalien Brahim Ben bouazza :
    15 juin 2011 @20h08   « »

    Les gouvernants arabes(pas tous) se rediculsent devant l’opnion internationale. Ils demontré de leur incapacité à gouverner leur peuple que par la violence et al attchement fatiqu au pouvoir dont ils ne comprennent meme la signification. leur ignorance des institutions politiques et les buts assignés à celles-ci exprime leur degré a’ alphabetisation politiquece qui est regrettable. L’ouest qui les a soutenu n’etait pas assez intelligent por aller au dela des tatpis rouges qu’on lui etale. La complicité est de taille. Maintenat, aussi bien dans le monde arabe qu’ en europe, les peuples sont devenus plus vigilant qu’avant et l’spoire ne va plus se repeter comme le fait entendre L’adage universel que l"histoire se repets.

  • permalien K. :
    15 juin 2011 @21h31   « »

    Excellent questionnement que celui du professseur-assistant du département de sciences politiques de l’Université de Aarhus, Morten Valbjørn :

    http://mideast.foreignpolicy.com/ar...

    .... il est naturel de se demander (..) si le Lampedusa du Moyen-Orient qu’est le roi Abdallah II de Jordanie constitue vraiment un modèle pour la région.

  • permalien Byblos :
    15 juin 2011 @22h27   « »
    Lettre ouverte à Alain Juppé d’un prêtre syrien

    Je vous soumets cette lettre ouverte adressée par un prêtre catholique syrien à Alain Juppé. Elle parle d’elle-même.

    Lettre ouverte d’un prêtre Arabe de Syrie à Monsieur Alain JUPÉ
    Ministre des Affaires Étrangères de la France

    Monsieur le ministre,

    En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. Professeur d’Université, vous n’êtes pas censé ignorer que la légitimité d’un Président de République, dépend du consensus de son peuple uniquement, et non de l’arbitraire d’une puissance quelconque. Ministre des Affaires Étrangères d’un pays comme la France, vous êtes censé savoir que la
    Syrie est un État Souverain, membre fondateur des Nations-Unies. Mais, porte-parole grisé de certains maîtres du monde actuel, vous croyez pouvoir décider à volonté du sort des autres pays, dont la Syrie.

    Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous
    êtes plu à le refaire depuis des décennies, en Irak, en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Libye.

    Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manoeuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle FLOURNOY ? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël !

    Ne seriez-vous donc, Célèbres Diplomates et Politiciens occidentaux, que les porte-paroles mesquins de la volonté israélienne ? Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie ? Votre mémoire historique, écourtée ou effacée, devrait vous e rappeler ! Fallait-il que les nazis prolongent leur occupation de la France et de l’Europe, pour que vous ressentiez jusqu’à ce jour l’injustice que subissent les autres ?

    À suivre...

  • permalien Byblos :
    15 juin 2011 @22h30   « »

    Suite...

    Mais si, en tant que Ministre de cette France du Général DE GAULLE, vous pouvez tourner allègrement le dos, et pour des raisons piteuses, à cet honneur historique, laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe.

    Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. Je m’explique. Hypothéqué par un passé colonial, lourd, très lourd même d’occupations sanglantes, de guerres criminelles, de transferts inhumains de populations entières, de vols systématiques des pays dominés, du Proche à l’Extrême-Orient, d’Afrique et d’Australie, de découpages arbitraires et piégés à long terme, de populations et de pays, d’exterminations en règle des populations
    autochtones, notamment sur tout le continent américain, ainsi qu’en Océanie, l’Occident s’est toujours laissé emporter par un appétit de domination, sans frein…

    C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais !

    Mais, Messieurs les Européens, il se trouve qu’effectivement vous êtes passés du rôle de maîtres à celui de valets. En effet, prétendez-vous ignorer que toute l’Europe se traîne désormais à la remorque des États-Unis ? Cela n’est plus un secret pour personne. Et vous n’ignorez certainement pas les nombreux penseurs européens, qui ne cessent de crier à l’urgence de libérer l’Europe du "piège américain".

    Mais il se trouve aussi que les États-Unis sont à leur tour victimes d’un autre piège, celui du tout-puissant lobby israélien. Qu’il me suffise de vous rappeler ce qu’ont écrit Noam CHOMSKY, Paul FINDLEY, Stephen WALT et John MEARSHEIMER, pour vous éviter d’essayer d’échapper à cette amère conclusion. Ne seriez-vous donc en Europe, que les valets des valets du Sionisme ?

    À suivre...

  • permalien Byblos :
    15 juin 2011 @22h32   « »

    Suite...

    Monsieur le Ministre,

    Avouez que l’Occident, si puissant soit-il, a perdu tout crédit. En effet, en haut-lieu, c’est-à-dire, aux Nations-Unies, au Conseil de Sécurité, ainsi que dans les autres Institutions soi-disant Internationales, il s’est avéré que dès qu’il s’agit de pays non occidentaux, les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Rappelez-vous au moins l’Afghanistan, l’Irak et maintenant la Libye. Et tout cela au nom de "la Démocratie, de la Dignité et des Droits de l’homme".

    Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux sans exception, des plus "grands" aux plus "petits", les États-Unis en tête, deviennent rien moins que des néants. Des néants aveugles, sourds et muets ! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Bien plus, qu’il constitue la plus grande menace pour la paix du monde. Terroriste, Israël l’a été bien avant sa création en 1948. Et si vous en avez le moindre doute, je vous réfère au livre terrible d’un historien français, juif et sioniste, du nom de Charles ENDERLIN. Son titre dévoile bien son contenu : "par le feu et par le sang" (Paris 2008). Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste,
    expansionniste et exterminateur. Pourtant les juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazi à tous les peuples arabes et musulmans, dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un Holocauste de 60 ans déjà, aux arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine.

    À suivre

  • permalien Byblos :
    15 juin 2011 @22h33   « »

    Suite et fin...

    Monsieur le Ministre,

    Je me dois de vous poser une dernière question : Ministre des Affaires Étrangères d’un pays comme la France, qui se prétend farouchement attachée à sa laïcité, comment justifiez-vous le support inconditionnel qu’elle apporte à un pays
    qui se veut uniquement juif ?

    Pour finir, laissez-moi, en prêtre catholique, vous présenter mes condoléances pour l’Église de France, qui me semble bel et bien morte, pour avoir gardé si longtemps un silence criminel, face aux désastres incessants que ne cesse de commettre l’Occident, aux niveaux du monde arabe et musulman, et en conséquence, aux dépens de l’existence de leurs chrétiens

    autochtones, dans le seul but de permettre à Israël de vivre ! Comme le Pape Jean-Paul II avait raison, quand il avait un jour, en visite en France, commencé son discours par cette interrogation : "France… France, où est ton baptême ?!".

    De grâce, Monsieur le Ministre, un peu plus d’honnêteté et de dignité !

    Pr. Elias ZAHLAOUI

    Le 9/6/2011

    LE PERE ELIE ZEHLAOUI EST TRES ACTIF DANS LA DEFENSE DE LA SYRIE ET DES PALESTINIENS. C’EST EN PLUS LE
    FONDATEUR ET DIRECTEUR DE LA “CHORALE DE LA JOIE” qui compte 500 choristes et il est très actif dans le domaine
    du dialogue islamo-chrétien.

  • permalien Vitigis :
    15 juin 2011 @22h59   « »

    Professeur d’Université, vous n’êtes pas censé ignorer que la légitimité d’un Président de République, dépend du consensus de son peuple uniquement,

    Mais comment s’exprime le consensus du peuple ? Par la voix de celui qui a la plus grande Kalachnikov ?

  • permalien Lou :
    15 juin 2011 @23h46   « »

    La Libye, al Qaïda, BHL-Sarko et d’autres, – et le désordre…

    (...)A la lumière de ces diverses informations, appréciations, analyses, etc., dont toutes ont plus ou moins d’éléments de réalité, – on peut ne tirer qu’une seule conclusion qui est celle, toujours la même décidément et bien entendu, du désordre.

  • permalien Laurent Szyster :
    16 juin 2011 @00h20   « »

    Juba peut bien citer Apollinaire, Alain Gresh ne s’est pas gêner en conclusion pour citer Sartre.

    Quand une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là

    Jean-Paul Sartre, Les Mouches

    Je recommande la lecture de cette "Manière de voir" très particulière du passé, du présent et du futur des sociétés du Monde Arabe.

    Bien sur Israël y sert encore de bouc émissaire pour quarante ans de tyrannie arabe.

    Comprendre le réveil arabe

    Plus que la défaite de 1948, celle de la guerre de juin 1967 a profondément traumatisé une génération qui avait tout misé sur le nationalisme arabe et le développement autonome accéléré. Partout se sont enracinés des régimes autocratiques dont l’impéritie a fait regretter les dirigeants qui, comme Habib Bourguiba ou Gamal Abdel Nasser, avaient su incarner une certaine idée de l’indépendance.

    On ne peut pas effacer quarante ans d’antisionisme d’un coup et admettre que les tyrannies arabes étaient tout ce qu’il y avait de plus endogène.

    Revenons sur "Les Chemins de la Liberté".

    Fait remarquable, la question israélo-palestinienne est totalement absente, après des lustres de centralité dans toute analyse politique du Monde Arabe, quelle bonne surprise !

    L’obstacle majeur est bien identifié par M. Gresh mais à nouveau la faute originelle incombe à quelqu’un d’autre.

    Au Proche-Orient notamment règne une infinie diversité : Kurdes et Arabes, chrétiens et musulmans, orthodoxes et catholiques, sunnites et chiites vivent, depuis longtemps, côte à côte, souvent en bonne intelligence, parfois dans la rivalité, quelquefois dans l’affrontement. Or, depuis longtemps, le confessionnalisme et les identités nationales ont été manipulés aussi bien par les puissances coloniales, comme au Liban où la France les a institutionnalisés, que par les régimes nés des indépendances qui « divisent pour régner ».

    Enfin, Alain Gresh ne crédite les USA que d’une victoire symbolique contre le jihadisme.

    Le « printemps des peuples » est d’autant moins terminé que les discours les plus extrémistes ont été marginalisés. Al-Qaida a été dépassé par ces mobilisations et la mort de son dirigeant Oussama Ben Laden, tué par les forces américaines au Pakistan, marque, de manière symbolique, la fin d’une époque et d’un discours qui, au début des années 2000, rencontrait encore un certain écho dans le monde musulman.

    On pourrait faire une analyse très différente.

    Mais il faudrait changer de point de vue et ne plus considérer les contradictions internes du Monde Arabe comme des fantasmes "orientalistes" ou le produit de complots étrangers.

  • permalien Deïr Yassin :
    16 juin 2011 @01h56   « »

    Le programme en cours a commencé le 12.06, mais il y a encore de la place pour le mois de juillet :
    - premier cours : ’la culture c’est comme la confiture, le moins qu’on en a, le plus on l’étale’ ou comment faire des méga-commentaires pour finalement rien dire.

    - www.hasbarafellowships.org/

    Que ce commentaire suit celui de Szy n’est que pure coïncidence ...

  • permalien juba :
    16 juin 2011 @09h45   « »

    Zianide, C’est vrai que l’actuel équipe qui fait semblant de gouverner notre pays est de ta région, libre à vous de carresser dans le sens du poil quand à moi Berberiste convaincu et convaincant, je n’ai rien à cirer de la culture arabo-islamique qui m’est étrangére et pour laquelle je suis étranger. Par ailleurs, il n’y’a pas de quoi etre fier, le désastre est là visible à l’oeil nu. ce douar, c’est lui qui a permis à l’Algérie de se libérer pour que le clan d’Oujda qui a mené l’Algérie là ou elle est puisse continuer de sévir en attendant que l’histoire lui régle ses comptes.
    Le complexe, c’est vous les chantres de l’arabisation qui l’ont, quand à nous la langue française nous a décompléxé et tant que nous continuerons d’exister notre source d’inspiration sera toujours Appollinaire, Rousseau, Baudelaire, Hugo etc, l’orient n’a rien à nous filer si ce n’est l’intégrisme et la regression, donc le choix est vite fait.

  • permalien Deïr Yassin :
    16 juin 2011 @10h25   « »

    @ Juba

    "La langue française nous a décomplexé et tant que nous continuerons d’exister notre source d’inspiration sera toujours Apollinaire, Rousseau, Baudelaire, Hugo ..."

    Trop caricaturale pour être vrai....

    Heureusement que les Berberistes que je connais ne sont pas de votre acabit.
    Juste par curiosité : vous parlez une langue berbère au moins ou votre ’Jihadisme’ - même si le mot est mal choisi vous concernant - est purement virtuel ?

    Votre rejet de la culture arabo-musulmane - que je peux comprendre, un impérialisme culturel ou religieux vaut bien un autre - a fait de vous un sioniste ?

  • permalien qlq1 :
    16 juin 2011 @11h15   « »

    un berbère de culture française,est plus berbère qu’un berbère de culture arabe...et le pire dans mon pays c’est que nos dirigeants maitrisent tous trois langues*..et qu’ils sont tous unit ,qu’ils soient d’est ou d’ouest ou de Kabylie..Ouyahya le no2(ou 1)du régime, berbère convaincu et convaincant nous fais plus de mal que tous les autres réuni ..
    c’est le peuple qui n’arrive ,toujours, pas a s’unir et parler le même langage, même avec des langues différentes....pfff

    *http://www.youtube.com/watch?v=ACYu...

    Faraj Fouda reçoit azmi bechara sur ce meme sujet.
    "Les révolutions arabes sont-elles finies ?"

    * langue arabe,langue française et langue de bois !

  • permalien Yasmina :
    16 juin 2011 @12h02   « »

    qlq1 :
    16 juin @11h15

    excellentissime !!!!

  • permalien Yasmina :
    16 juin 2011 @12h24   « »

    Le Soir d’Algérie - 7.04.2011
    Par Nour-Eddine Boukrouh

    Bouazizi a embrasé l’âme tunisienne, lui donnant ce « sursum corda » qui l’a hissée au niveau à partir duquel l’être humain ne craint plus rien : ni les coups, ni la prison, ni la mort. A partir de cet instant, les Tunisiens n’étaient plus les mêmes. Ils étaient méconnaissables à leurs propres yeux, en même temps qu’à ceux de la planète. Bouazizi n’a pas libéré un peuple, il a libéré une psychologie commune à une aire culturelle. Il n’a bien sûr rien prémédité. La politique ne l’intéressait pas, ni l’histoire. Son horizon était son gagne-pain, une charrette qu’il rêvait de remplacer par un véhicule motorisé pour moins souffrir dans son travail et mieux pourvoir aux besoins de sa famille. Mais son geste fatal a déclenché une indignation qui s’est étendue à sa petite ville, puis à de plus grandes villes, puis à la capitale où elle arriva sous la forme d’un énorme nuage de colère.

    Si l’unité arabe n’existait pas politiquement, elle existait psychiquement. C’est ce qu’a démontré le sacrifice de Bouazizi. L’être profond des Arabes a été bouleversé par ce qu’il a vu en Tunisie, et c’est ce qui explique le phénomène de contagion qui a ébahi le monde. Il y avait un Bouazizi dans la tête de chaque manifestant tunisien, il y avait un Tunisien dans la tête de chaque manifestant égyptien, il y avait un Tunisien et un Égyptien dans la tête de chaque Yéménite, et ainsi de suite. La révolution pour la démocratie est d’abord une révolution culturelle, elle a signé la fin d’un modèle devenu anachronique dans le monde moderne. Ce qui s’est passé ne relève pas du simple changement politique, mais du changement systémique, de la rupture épistémologique. Le despotisme étant le produit d’une culture, sa remise en cause est fondamentalement la remise en question d’une conception du monde qui a fini par craquer à l’entrée du troisième millénaire après une résistance qui a duré des siècles. C’est son ancienne représentation de la religion, de la société, de l’homme, de la femme, de la politique, qui empêchait le monde arabe de tendre vers la démocratie. Il évoluait dans un univers mental où le despotisme était quelque chose qui allait de soi. En terre orientale, la culture des « Mille et Une Nuits » est présente dans l’esprit des sujets autant que dans celui des despotes. Et il n’y a pas pire despotisme que celui qui s’exerce au nom du sacré : l’islam, la tradition, ou la révolution du 1er Novembre 1954 chez nous. Le pouvoir a assis son despotisme sur la monopolisation de la Révolution, et son principal adversaire, l’islamisme, a monopolisé l’islam pour justifier le totalitarisme qu’il nous préparait.

    http://thilelli.niceboard.com/t2898...

  • permalien Laurent Szyster :
    16 juin 2011 @14h47   « »

    @Yasmina,

    Attention, en citant Nour-Eddine Boukrouh vous risquez d’être accusée d’orientalisme (au sens Edward-Saïdien du terme).

    Le despotisme étant le produit d’une culture, sa remise en cause est fondamentalement la remise en question d’une conception du monde qui a fini par craquer à l’entrée du troisième millénaire après une résistance qui a duré des siècles. C’est son ancienne représentation de la religion, de la société, de l’homme, de la femme, de la politique, qui empêchait le monde arabe de tendre vers la démocratie. Il évoluait dans un univers mental où le despotisme était quelque chose qui allait de soi.

    Relisez d’urgence Alain Gresh, n’oubliez pas que dans la doxa "antisioniste" c’est dans la défaite de juin 1967 qui "a enraciné les autocraties" du Monde Arabe, que La culture arabe traditionnelle et l’ancienne représentation de l’Islam n’y sont pour rien puisque ce sont les puissances coloniales et post-coloniales qui manipulaient les identités nationales et religieuses au Proche-Orient.

    Repentez vous !

    Sinon vous serez bientôt accusée d’être une néo-conservatrice raciste et islamophobe, certainement une "agente sioniste" à la solde des grands capitaux mondialisés, etc ... ;-)

  • permalien Yvan :
    16 juin 2011 @14h50   « »

    La rhétorique guerrière :

    A la frontière syrienne, la "situation humanitaire s’aggrave" - LeMonde.fr

    La frontière... certes, mais laquelle ?

  • permalien Yvan :
    16 juin 2011 @15h41   « »
    Les révolutions arabes sont-elles finies ?... et l’OTAN ??

    Moody’s va-telle baisser la note de l’OTAN ?

    Les gros bras Gates et Rasmussen tentent un nouvelle extorsion de fonds [Réseau Voltaire]

    Résumons les faits : les États-Unis sont au bord de la faillite. Ils financent leurs armées avec une monnaie de singe, le dollar. Le complexe militaro-industriel s’avérant incapable de se remettre en question et de diminuer son train de vie, le Pentagone entend contraindre ses alliés à s’engager dans des conflits qui ne les concernent pas pour qu’ils y perdent des matériels et des munitions qui leur seront facturés au prix fort.
  • permalien Аnastasia :
    16 juin 2011 @16h04   « »
    Les révolutions arabes sont-elles finies ??

    Là où elle semble de toute évidence malheureusement finie, c’est à Bahreïn sous les bottes des Saouds, mais cela ne semble gêner personne à l’Ouest...

  • permalien Yasmina :
    16 juin 2011 @16h16   « »

    Laurent Szyster :
    16 juin @14h47 «  »

    Attention, en citant Nour-Eddine Boukrouh vous risquez d’être accusée d’orientalisme (au sens Edward-Saïdien du terme).

    en fait, j’ai mis cet extrait pour répondre à Juba qui trouvait

    La chutte de tous ces régimes ignares, injustes, incultes, corrompus ne signifie pas la fin des malheurs de ces peuples de damnés car ceux qui attendent dans l’ombre leur chutte, en l’occurence les intégristes, veulent les faire retourner à un age d’or qui n’a jamais existé. Les sociétés de ces pays ont tourné le dos au progrès depuis l’avénement de la révolution iranienne.

    et

    Voilà ce qui résume la situation actuelle de ces peuples qui sont à la recherche d’un sauveur qui les libérerait de ces tyrans qui ne reconnaissent qu’une seule liberté

    justement il n y a pas de leader ni en Tunisie ni en Egypte. Le peuple a fait sa révolte sans chef. Quand au progres, si vous voulez dire par là la possssion de la tchnologie, les jeunes qui se sont revoltés ont montré un croyable talent avec les nouvelles technologie( meme Obama a rendu hommage à la jeunesse arabe dans son discours). quand à l’Iran, c’est vrai qu’il n y a pas de "star academy" ni de concours miss Iran mais des jeunes iraniens participent à des olympiades en mathematiques et gagnentt des médailles en or.

    Pour le reste, je ne connais pas tres bien le personnage Boukrouh. j’apprecierais si Sakhra( qui signifie rocher au singulier. remarque pour Juba qui a mal traduit son pseudo) pouvait m’en dire plus.

    quand à etre accusée de je ne sais quoi, tout est possible. Apres tout , certains trouvent la Bible homophobe, antisemite et sexiste. Alors...?

  • permalien juba :
    16 juin 2011 @16h52   « »

    Deir Yacine,
    Décidement, vous ne changerez jamais vous les arabes. Savez vous que de mon pays ma langue maternelle est bafouée, non reconnue et qu’un bon berbére est celui qui vous accepte et que vous n’acceptez jamais à moins que vous soyez un peuple élu qui a le droit de renier les autres langues et cultures sans que personne n’ait le droit de critiquer la votre.
    Sioniste ! Les palestiniens, en tant que peuple opprimé a toute notre sympathie, ce sont les régimes arabes qui se sont servis de la cause palestinienne, sans la servir pour tromper leurs peuples.
    Quand à justin "Mr BOUKROUH etait un démocrate respecté mais qui a fini par ceder aux chants des sirénes en devenant Ministre du commerce au sein d’un pouvoir qu’i a combattu un temps.

  • permalien Laurent Szyster :
    16 juin 2011 @17h01   « »

    @Yasmina,

    C’est Juba qui parlait de "pays ayant tournés le dos au progrès depuis la révolution iranienne". Mais je crois qu’il évoquait un progrès de société, pas technologique.

    c’est vrai qu’il n y a pas de "star academy" ni de concours miss Iran mais des jeunes iraniens participent à des olympiades en mathematiques et gagnent des médailles en or

    Réduire les démocraties libérales à leur trivialité et leur hédonisme est un lieux commun du discours islamiste.

    Les jeunes iraniens aimeraient eux sans doute avoir les libertés individuelles, les droits civiques, la liberté de conscience et celle de parole dont nous jouissons. Y compris le choix de regarder ou non des sottises décadentes à la télé.

    homophobe, antisemite et sexiste

    Voila trois adjectifs qui décrivent objectivement le discours dominant et les aspects les moins reluisants de la législation en République Islamique d’Iran.

  • permalien Аnastasia :
    16 juin 2011 @17h11   « »

    C’est réellement touchant l’affection sincère que portent les sionistes à leurs "frères" iraniens et syriens ! Ça fait chaud au cœur !

  • permalien L’anonyme de 22h20 :
    16 juin 2011 @17h42   « »

    Noureddine Boukrouh est le revers de la pièce de Said Sadi. Le premier est un élitiste, arabisant et francophile, le second est un berbériste, francophile et francophone. Il doit peut-être parler le kabyle mais en cachette, tellement qu’il est bourré de complexes. (Sa profession de psychiatre ne l’a pour autant pas immunisé...) Il n’empêche qu’il aurait dû écouter l’avis de Berthol Brecht cité plus haut, car au sortir des premières élections démocratiques de 1990/91, il dut reconnaitre qu’il s’est trompé de société à la lecture du score récolté par son parti (3,48%).
    Boukrouh n’avait guère plus de chance et se contenta de traiter le peuple de ghachi. Mot issu de l’algérien parlé, intraduisible mais ressemblant au plus près à plèbe ou gueux.
    Noureddine Boukrouh n’est pas le seul à avoir renié ses engagements. Il y a aussi le cas de Khalida messaoudi (ex-Toumi). J’entends encore résonner sa voix au centre d’Alger aux cris de « pouvoir assassin ». Depuis qu’elle a été copté par ce même pouvoir , j’éprouve des difficultés linguistiques à crier à mon tour « pouvoir assassine ».

  • permalien Yasmina :
    16 juin 2011 @18h23   « »

    L’anonyme de 22h20 :
    16 juin @17h42 « 

    merci. En fait je ne connaissais pas. Il y a quelques semaines le monde a mis en ligne une discussion entre Tariq Ramadan et Abdelwahab Meddeb( Pour "Le Monde", l’essayiste Abdelwahab Meddeb et le théologie Tariq Ramadan débattent sur la religion dans les révolutions arabes.)

    . en lisant les commentaire, un contributeur a mis ce lien de Boukhrouh. J’ai trouvé interessant certains passage sur les révoltes arabes. Par contre, je trouve qu’il y a trop d’auto-dénigrement au sujet de l’Algérie.

    http://www.lemonde.fr/idees/article...

  • permalien Yasmina :
    16 juin 2011 @18h27   « »

    Laurent Szyster :
    16 juin @17h01 «  »

    en fait non.

    Pour situer le contexte historique dans lequel une lecture littéraliste du Coran fut imposée comme orthodoxie par des jurisconsultes au service du Pouvoir temporel

    http://www.laviedesidees.fr/spip.ph...

  • permalien L’anonyme de 22h20 :
    16 juin 2011 @18h34   « »

    Nourreddine Boukrouh et Saïd Sadi représentent deux "actes" de la même pièce. L’un est élitiste, arabophone et francophile. Le second est berberiste, francophone et francophile. Il parle peut-être le Kabyle mais en cachette : le psychiatre qu’il est n’a pu se prémunir d’un tel complexe...
    Il a reconnu s’être trempé de société au sortir des élections législatives de 1990/91, et à la lecture du score de 3,48% arraché par son parti le RCD (Rassemblement contre Dieu, pour beaucoup d’algériens...)
    C’ est dire s’il n’aurait pas dû écouter le conseil de Berthol Brecht cité plus haut. En mauvais perdant, il appela à l’arrêt du processus électoral, et applaudit l’ouverture des camps de concentrations du Sud , enfermant 30 000 militants et sympathisants du parti FIS vainqueur.
    Boukrouh et son parti le PRA, n’ ont pas eu les faveurs des foules algériennes non plus, d’autant que notre économiste traita à la télévision le peuple de Ghachi , intraduisible parlé algérien mais terme qui se rapproche de plèbe et gueux . En guise d’économie, on peut pour le moins observer qu’il n’a pas fait l’économie de ses mots pour s’adresser aux citoyens.
    Il devient ministre envers et contre tous puisque, semble t-il, le peuple vote mal. Il cracha sur ses engagements pré-électoraux en bon élève "FMIsé" : Mais il ne fut pas le seul. Il y a aussi le cas de Khalida Messaoudi (ex-Toumi), transfuge du FFS (ou RCD) que les décideurs ont coptée en la nommant ministre de la culture (et de la confiture, n’est-ce pas DY). J’entends encore et toujours sa voix résonnant dans les rues d’Alger-Centre : pouvoir asssassin, pouvoir assassin...
    Depuis, le « courage linguistique » me manque pour crier à mon tour : pouvoir assassine

  • permalien K. :
    16 juin 2011 @18h47   « »

    "Just Journalism" étant aussi "juste" (1) que le franc-tireur est franc, ce qui suit n’a rien d’étonnant :

    Richard Silverstein :
    Israeli Intelligence Leaks Alleged Syrian Memo Claiming Government Support for Nakba Day Protests,

    (1) Voir, "Just Journalism ? It’s anything but"
    guardian.co.uk, Friday 6 March 2009

    PS : Mon ordinateur étant dans un état catastrophique, je suis incapable de mettre les liens.

  • permalien L’anonyme de 22h20 :
    16 juin 2011 @18h57   « »

    A Yasmina

    Il n’y a que les imbéciles qui s’entêtent dans leurs idées bien arrêtées.
    Pour Boukrouh, j’ espère vivement pour lui, qu’en analysant de la sorte le cas du Tunisien Mohamed Bouazizi, mort pour les arabes mais aussi pour les Grecs, les Espagnols et tous les autres indignés qui vont certainement se lever , il ne fait que reconnaitre son erreur d’avoir insulté l’intelligence du peuple, vingt ans plus tôt. S’il ne persiste pas dans l’erreur, c’est tout à son honneur. Un mea culpa même tardif, vaut mieux que l’orgueil dans le déshonneur.

  • permalien Nathan :
    16 juin 2011 @19h19   « »

    K. : 16 juin @18h47

    PS : Mon ordinateur étant dans un état catastrophique, je suis incapable de mettre les liens.

    Profitez-en pour laisser tomber provisoirement vos habituels copier/coller et pour nous donner plutôt votre avis sur les événements de Syrie (si toutefois cela ne vous met pas en délicatesse avec votre employeur, bien sûr).

  • permalien Deïr Yassin :
    16 juin 2011 @19h43   « »

    @ K ya lubnani
    En attendant que le Mossad ou les Moukhâbarât finissent avec votre ordi.
    - www.richardsilverstein.com/t...
    - www.guardian.co.uk/commentis...

    J’ajouterai ceci :
    - www.sourcewatch.org/index.ph...

    MEMRI, CAMERA, CRIF, Just Journalism, ADL, AIPAC, Szy***, tous au service de la même cause : this little shitty country.

  • permalien Аnastasia :
    16 juin 2011 @19h44   « »

    K. :
    16 juin @18h47

    (...) Mon ordinateur étant dans un état catastrophique, je suis incapable de mettre les liens.

    On aura noté que vos déboires matériels font au moins le bonheur de la hasbara de service qui regrette de toute évidence de cela ne soit pas encore pire que cela et que vous puissiez encore vous exprimer et les contredire...
    Non seulement les sionistes sont des êtres foncièrement mauvais, mais pire que cela ils n’en n’ont même pas honte et ne ratent pas une occasion de le montrer...
    Je pense que votre ami hasbariste est en train de prier afin que tous ses contradicteurs aient de semblables mésaventures et qu’il puisse être seul à vomir sa propagande, ce serait tellement plus simple pour lui et ses acolytes, c’est vrai c’est scandaleux de laisser des non-sionistes s’exprimer, de quel droit hein ?

  • permalien KarimW :
    16 juin 2011 @19h59   « »

    @Nathan

    Et votre avis sur le Barheïn ?(autre qu’une phrase d’une platitude affligeante)

  • permalien Deïr Yassin :
    16 juin 2011 @20h29   « »

    Afshin de retour. Il doit avoir un sérieux manque d’argent à gagner. Peut-être qu’il a participé au cours de Hasbara - rien ne ressemble plus à un ’lavé du cerveau’ qu’un autre : comme Szy*** il tourne en rond pour rien dire.

  • permalien K. :
    16 juin 2011 @22h08   « »

    Maroc : le roi face à la tentation sécuritaire

    Par Hicham Ben Abdallah el Alaoui.

    http://www.liberation.fr/monde/0101...

  • permalien K. :
    16 juin 2011 @22h29   « »

    Le dictionnaire des yankees, sionistes et autres fumistes éhontés en 26 parties.

    Première partie.

  • permalien Houcine :
    16 juin 2011 @23h39   « »

    Pour comprendre le printemps arabe (la révolte des jeunes arabes), il faudrait revoir certains événements en France (le palais des tuileries et l arrestation de Louis XVI)

  • permalien Laurent Szyster :
    16 juin 2011 @23h46   « »

    @Yasmina,

    Merci pour ce texte fort intéressant dont l’introduction résume bien le propos.

    Du Coran et de la liberté de penser

    Il y eut une époque où l’on avait le droit de critiquer l’entourage du Prophète, où les controverses religieuses se faisaient avec une grande liberté de ton, où des érudits musulmans glorifiaient l’athéisme. Aujourd’hui, nombre de débats relatifs à l’islam présentent leur problématique sous la forme d’une unique alternative : l’abandon de la foi ou l’expression intégraliste. Dans cet article, un linguiste et un historien rappellent que deux principes tenus aujourd’hui pour acquis – l’impeccabilité de l’entourage de Muhammad et l’inimitabilité du Coran – se sont établis progressivement. Il s’agit, en d’autres termes, de réconcilier l’Islam, la science des textes et le libre examen.

    Pour passer du Coran à la liberté de penser, il faut s’exercer à re-penser librement l’histoire du Coran.

    Au 9ième siècle la question de la liberté de conscience s’était déjà posée à un Islam encore très minoritaire dans un empire à peine arabisé. Le motazilisme a été éradiqué après avoir servi les Abbassides, l’Islam s’est rétréci à un outil de domination et d’acculturation des peuples conquis.

    Pendant encore deux siècles les élites Arabes ont continué à faire traduire les ouvrages Grecs. Mais Averroes ne savait pas le Grec et pouvait pas lire Platon dans le texte pour écrire les livres qui le rendirent si célèbre en Europe, brûlés puis oubliés dans le Monde Arabe.

    La question de la critique historique de l’Islam est clivante, parce qu’après un bref age d’or de tolérance des civilisations conquises l’Islam s’est philosophiquement réduit à sa fonction d’assujettissement.

    Un Islam plus large et moins oppressif est peut-être possible, mais les tentatives Ba’ahi et Ahamadi faites au 19ième siècles ont pour l’instant échouées.

    Dans le débat sur la liberté de penser l’Islam ses contemporains sont donc souvent confrontés à la répétition d’une unique alternative : la soumission intégrale à cet "Islam Minimum" ou une liberté en dehors.


    @Deir Yassin,

    MEMRI, CAMERA, CRIF, Just Journalism, ADL, AIPAC ...

    Ils sont partout j’vous dis !

  • permalien Houcine :
    16 juin 2011 @23h53   « »

    Le Printemps arabe appartient à l´histoire des peuples réprimés et les événements suivants, ils pourraient résumer toutes les tragédies :

    Louis XVI fut accusé avoir désorganisé les armées françaises, à cause de sa décision d´aller déporter certains citoyens peu fidèles à sa monarchie. En réponse aux manifestations parisiennes autour de son Palais des Tuileries, (Mouvement du 20 Juin 1792), Brunswick – Commandant des armées prussiennes, il menaça d´intervenir au secours de ce roi et de sa famille. À l´égard de cette complicité, les Sans Culots (le peuple) débordèrent ce palais et massacrèrent la garde composée de suisses. Louis XVI se trouva contraint de se refugier à l´Assemblée Nationale, d´où fut-il conduit en prison.

    1- Le sort des députés royalistes (les Girondins)

    À l´appel de Robespierre, les députés monarchistes furent encerclés par les révoltés, exigeant leur exécution, à cause de leur réticence face aux armées prussiennes.

    Sous l´influence de sa Maitresse Joséphine Beauharnais, Paul Barras en qualité de Chef des insurgés, il nomma Napoléon Bonaparte à la tête de toutes les armées. En même temps, les Sans Culots prirent les armes, et en compagnie d´un contingent de l´armée, ils fusillèrent les royalistes aux environs de l´église St. Roche.

    2- Un avertissement sévère à l´encontre du roi !

    Le peuple à travers la section des Quinze-vingt, il déclara que si le détrônement n’est pas prononcé le jour même à minuit (9 – 10 Aout 1792), la résidence royale serait attaquée. Pétion informa l’Assemblée législative que les sections avaient repris leur souveraineté et qu’elle n’avait pas d’autre pouvoir sur le peuple que celui de sa persuasion. Pétion se trouva aux Tuileries, convoqué par le roi qui voulait s’assurer de l’état de Paris, lui autorisant de répondre à la force par une autre force ! Enfin, les insurgés nommèrent un comité provisoire qui dirigea l’insurrection. Une partie de l’Assemblée fut réveillée par le tocsin, démarrant une session d’urgence sous la présidence de Vergniaud. Apprenant que Pétion fut aux Tuileries, ils pensèrent qu’il fut arrêté et voulurent le faire délivrer. À leur tour, ils lui demandèrent de faire le point sur Paris. C´est ainsi comment il devint prisonnier de la Commune qui somma le marquis de Mandat, Commandant de la Garde Nationale de protéger les Tuileries. Ne connaissant pas le changement de régime, il obéit et se fit accuser d’avoir autorisé les troupes à tirer sur le peuple. Mandat assassiné, la Commune nomma Santerre à la tête de la Garde nationale.
    La revue des troupes par le roi à cinq heures du matin, signifia que celui-ci ne pouvait plus compter sur ses protecteurs, sous les cris de vive le roi et vive la République.

  • permalien Houcine :
    16 juin 2011 @23h59   « »

    Lá fin de l´absolutisme !

    3- Le dernier débat politique de Louis XVI

    Un moment avant son entrée à l´Assemblée Nationale, les députés qui siégeaient à l’extrémité gauche s’apercevaient que des hommes portant des uniformes, furent prêts à entrer dans la salle des audiences, et ils hurlèrent qu’aucun militaire ne devait y entrer. M. Roederer à la barre, il demanda à faire venir ces gardes qui accompagnèrent le roi, facilitant son passage. L’Assemblée était dans la plus grande agitation et un grenadier entra, tenant le dauphin dans ses bras. Le jeune prince n’entendit retentir que les plus vifs applaudissements ! Quant à la reine, elle rentra avec beaucoup de dignité et se plaça au banc des ministres. Le roi parut et tous les yeux se dirigèrent vers lui. Il était vêtu d’un habit de deuil et dit devant les députés : Je suis venu pour éviter un grand crime, et je me croirai toujours en sûreté avec ma famille, au milieu des représentants de la nation. Ces mots furent suivis des plus vifs applaudissements.
    Monsieur Guadet qui présidait encore en ce moment, lui répondit : L’Assemblée nationale connait tous ses devoirs. Elle regarde comme un des plus chers le maintien de toutes les autorités constituées. Elle demeurera ferme à son poste. Nous saurons tous y mourir !

    4- le dernier mot des braves insurgés

    À l’arrivée des insurgés, l’Assemblée émet une proclamation demandant au peuple de respecter la justice, leurs magistrats, les droits de l’homme, la liberté et l’égalité. Mais la foule et ses chefs eurent déjà tous les pouvoirs entre leurs mains. La nouvelle municipalité vint affirmer son autorité, précédée de trois bannières portant les inscriptions »Patrie, liberté, égalité« , exigeant la déposition du Monarque !

    5- Les mercenaires suisses et la fin d´une
    monarchie absolutiste !

    Environ quatre mille prêtres qui refusèrent de prêter serment, ils furent exilés. Les membres de la commission furent répartis dans le corps des armées, afin de s’en assurer. Louis XVI – fut assigné à résidence au Palais du Luxembourg, puis transféré au Temple.

    Certains assaillants avancèrent amicalement, et les Gardes suisses (mercenaires) en gage de paix, ils jetèrent quelques cartouches par les fenêtres. Cependant le feu fut ouvert, sans que l’on sache de quel côté ? La garde fut largement dépassée en nombre par les forces adverses, soutenues par des canons, et qui progressèrent depuis la cour faisant face au Palais. Les petits suisses furent pris sur le flanc de la galerie du Louvre et se replièrent à l’entrée principale du Palais.

  • permalien Houcine :
    17 juin 2011 @00h05   « »

    Adieu la monarchie, vive la République !

    6- Trop tard pour échapper au pire !

    La Garde nationale des insurgés se rallia et retourna à l’attaque. Le roi eut envoyé une note ordonnant aux Suisses de cesser le feu et de se retirer dans leur caserne, mais leurs officiers jugèrent inutile cet ordre. Cependant, la position de la Garde devint de plus en plus difficile à tenir, leurs munitions en diminution, tandis que leurs pertes ne firent qu´augmenter. Les soldats restés dans le Palais furent pourchassés et tués, de même qu’un certain nombre de domestiques et courtisans.

  • permalien Houcine :
    17 juin 2011 @00h13   « »

    Dans mes 6 Commentaires concernant la révolution francaise, ma référence aux sans Culots, elle signifie : les sans culottes.

    Vous remerciant / Houcine en Autriche

  • permalien Sakhra :
    17 juin 2011 @09h29   « »

    tant que nous continuerons d’exister notre source d’inspiration sera toujours Appollinaire, Rousseau, Baudelaire, Hugo etc, l’orient n’a rien à nous filer si ce n’est l’intégrisme et la regression, donc le choix est vite fait

    C’est sûr, le juba de l’école des Pères Blancs, ramenés dans les bagages de Bugeaud, a choisi de s’inspirer de...Hugo :

    « Faire l’éducation du genre humain, c’est la mission de l’Europe.
    Chacun des peuples européens devra contribuer à cette sainte et grande œuvre dans la proportion de sa propre lumière [...] Tous ne sont pas propres à tout.
    La France, par exemple, saura mal coloniser et n’y réussira qu’avec peine [...] Chose étrange à dire et bien vraie pourtant, ce qui manque à la France en Alger, c’est un peu de barbarie. Les Turcs allaient plus vite, plus sûrement et plus loin ; ils savaient mieux couper des têtes.
    La première chose qui frappe le sauvage, ce n’est pas la raison, c’est la force.
    .

  • permalien Sakhra :
    17 juin 2011 @09h47   « »

    @ Yasmina et Anonyme de 22H20,

    je crois que Anonyme de 22h20 a déjà répondu à votre question.
    J’ajouterai, que Boukrouh, se prétends disciple du grand penseur Algérien Malek Bennabi, qui a écrit notamment "Vocation de l’Islam",.
    Mais, il y a loin de Bennabi à Boukrouh :

    La principale caractéristique de la relecture bennabienne de l’Islam sera de dépasser la dimension religieuse au sens restrictif pour l’aborder dans sa dimension civilisationnelle globale. La généralisation théorique à laquelle pouvait aller un esprit aussi profond ne doit pas cacher le fait que Bennabi avait en vue deux thèses apparemment contradictoires mais qui se rejoignent finalement dans une commune stérilité historique

    Bennabi était un humaniste musulman, Boukrouh, un opportuniste sur le plan politique, et un farouche défenseur de l’économie néo-libérale, qui ne s’encombre pas des droits sociaux du plus grand nombre, Bennabi était pour la justice sociale, Boukrouh n’a que mépris pour les "gueux".

    J’ajouterai également, qu’aussi bien lui que son acolyte Said Sadi rêvent d’un CNT algérien , que l’OTAN viendrait "secourir"....comme en Lybie.
    L’opposition au pouvoir corrompu des putchistes est légitime, mais souhaiter une intervention de l’OTAN dans son pays, est pour moi une trahison.

  • permalien Lou :
    17 juin 2011 @11h17   « »

    Erdogan dirige la Turquie… et le Proche-Orient
    Par M. K. Bhadrakumar
    Asia Times Online, le 17 juin 2011
    Traduction [JFG-QuestionsCritiques]

    (...) En somme, Erdogan doit réconcilier les deux « moitiés » de la Turquie – les Turcs laïques et libéraux, d’une part, et une importante élite islamique conservatrice avec un parti politique bien organisé, d’autre part.

    De même, ce qui l’attend est aussi le challenge d’amener ces deux « moitiés » à se réconcilier. Toute mésentente peut être perturbatrice, alors qu’existe une forte probabilité pour qu’Erdogan rapproche l’Islam de la démocratie, puisqu’en surplombant tous les traits de caractères et les compulsions politiques, il est également désormais conscient qu’il est destiné à entrer dans l’histoire. Ainsi, dans son premier discours de victoire, dimanche dernier, il s’est engagé à englober toute la nation :

    Notre nation nous a désignés pour rédiger la nouvelle constitution. Elle nous a transmis le message d’élaborer la nouvelle constitution à travers le consensus et la négociation. Nous allons discuter de cette nouvelle constitution avec les partis d’opposition, des groupes de la société civile et des universitaires. Nous rechercherons un consensus le plus large possible.

    Nous rédigerons ensemble une constitution civile, pour la liberté et avec la participation de tous. Ce sera la constitution des Turcs, des Kurdes [...] des minorités roms.

    Ce qui confère un certain charme, c’est que tout cela va être le choix d’Erdogan et de la Turquie - un choix qui ne sera pas le résultat de la pression américaine ou de la pression européenne. (L’« anti-américanisme » profondément enraciné en Turquie est aussi intense qu’au Pakistan avec seulement 10% des Turcs qui voient les Etats-Unis sous un jour favorable.) Ensuite, l’ensemble du Proche-Orient musulman est curieusement en train d’observer les choix que fait Erdogan dans son troisième mandat.

    Erdogan est bien placé pour indiquer la route que peuvent suivre les Frères musulmans en Égypte ou en Jordanie ; pour montrer ce que l’accès au pouvoir des Chiites peut signifier fondamentalement dans un cadre démocratique en Irak, au Liban, en Arabie saoudite, au Koweït ou au Bahreïn sans que la psyché musulmane doive se déchirer ; comment, malgré l’arabisme, le Proche-Orient peut encore se hisser excellemment bien par rapport à l’Occident, comme Erdogan est en effet en train de le faire, bien qu’il soit un islamiste et un Turc fier.

  • permalien Yasmina :
    17 juin 2011 @12h07   « »

    J’ajouterai également, qu’aussi bien lui que son acolyte Said Sadi rêvent d’un CNT algérien , que l’OTAN viendrait "secourir"....comme en Lybie.
    L’opposition au pouvoir corrompu des putchistes est légitime, mais souhaiter une intervention de l’OTAN dans son pays, est pour moi une trahison.

    merci Sakhra. A moi aussi, il m’a parue trop negatif et ambivalent. Maintenant je comprends le flop des manifestations à Alger( les Algeriens ne sont plus dupes et savent faire la part des choses et débusquer les opportunistes) ) dans la foulée du "dégage" tunisien.

  • permalien Sakhra :
    17 juin 2011 @12h45   « »

    Les "Occidentaux" viennent de "s’apercevoir" que la "révolution" libyenne ne peut être classée au sein du Printemps Arabe !!!
    c’est-y pas une découverte ????

    En Libye, le "péril islamiste" est brandi par ces "Occidentaux"(Après Guedafi, ce sont les Islamistes qui risquent de s’installer, tiens donc !)....Et comme la mission première et dernière des mêmes, c’est la lutte "sacrée" contre le terrorisme...., l’alibi est là pour leur permettre de s’installer durablement en Libye : un deuxième Afghanistan ?

    Les auteurs du rapport, apparemment peu sensible à la belle prose de Bernard Henry Levy, estime que la direction vers un tel régime est « déjà choisie » au vu des « étonnantes alliances contre-nature qui ont été conclues autour de l’affaire libyenne par Washington, pour l’unique défense de ses intérêts stratégiques. Tout laisse craindre que les Occidentaux n’aient oublié l’Afghanistan des années 1990 et, surtout, la vieille histoire de Charybde et Scylla. ». Pour les experts en question, la « Libye est le seul pays du ’printemps arabe’ dans lequel le risque islamique s’accroît, la Cyrénaïque [Est] étant la région du monde arabe ayant envoyé le plus grand nombre de djihadistes combattre les Américains en Irak". Ils affirment, comme d’ailleurs l’ont fait les responsables algériens, que les pillages des arsenaux dans l’est de la Libye par les insurgés a vraisemblablement servi à approvisionner AQMI notamment en missile sol-air portable SAM-7. Ils soulignent que les autorités maliennes font état d’infiltration d’armes (AK 47, RPG, ZU 23, SAM-7) et de matériel (pick-up et camions de transport de troupes) dans le nord du pays". Aqmi affirment-ils est entrain de « renforcer son arsenal et d’accroître la menace qu’elle représente pour les Etats de la région". Le thème du péril islamiste risque de monter crescendo… pour éventuellement justifier une présence occidentale directe après la chute probable de Kadhafi.

    http://www.maghrebemergent.com/actu...

  • permalien Nathan :
    17 juin 2011 @13h35   « »

    Selon le site libanais Now Lebanon, le régime Assad (encore appelé BloodBaath) se livre à quelque chose qui ressemble furieusement à une épuration ethnique (de la minorité alaouite contre les sunnites).

    http://www.nowlebanon.com/NewsArtic...

    Mais chuuuuttttt, on ne peut pas le dire tout haut car le terme "épuration ethnique" est strictement réservé © ® aux agissements de l"entité sioniste".

    Chez les Arabes, hamdoulillah, il ne se passe rien de tel...

  • permalien Yvan :
    17 juin 2011 @14h20   « »

    Les "démocrates" "occidentaux" prennent la tête de la lutte contre l’intégrisme :

    Seif el-Islam Kadhafi propose des ‘élections dans les trois mois - Walf Fadjri

    Des élections constitueraient, selon le fils de Mouammar Kadhafi, le moyen le plus efficace d’affirmer la popularité de son père. Car il n’y aurait aucun doute, selon lui, quant aux résultats du vote : le peuple libyen choisira le ‘Guide’ plutôt que les rebelles, perçus par la grande majorité comme des ‘fanatiques intégristes islamistes’.

    ... et Sakhra ne se mouche pas du pied.

  • permalien Yasmina :
    17 juin 2011 @19h21   « »

    Laurent Szyster :
    16 juin @23h46

    mais les tentatives Ba’ahi et Ahamadi faites au 19ième siècles ont pour l’instant échouées

    .

    c’est le deuxième post où vous glissez le bahaïsme et les Ahmadis .
    Pour faire court, si nous parlons aujourd’hui des Bahaïs et des Ahmadis( comme des Wahabites, à l’origine une ob
    scure petite secte rigoriste du Nejd) c’est grace aux machinations des fonctionnaires de l’Empire Britanniques et des francs-maçons qui ont pervertis ce qui n’était au départ q’un enseignement de mystiques soufis. Si le mystique soufi poète du Xeme siècle Al Hallaj( je prends cet exemple parcequ’il est extreme et qu’il n’a pas été compris à son epoque dans la Bagdad des Abbasides. C’est grace au savant, mystique et soufi lui meme le grand Al Gazali que les soufis ont été réhabilité et mieux compris par la suite ), avait vecu au 19 eme siècle et avait croisé la route de ces Britanniques ont aurait eu aujourd’hui des adeptes de Hallagisme.

    pour cette raison nous nous appellons les musulmans pas les Mahometans.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Baha%C...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmadisme

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mansur...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Gha...

  • permalien Sakhra :
    17 juin 2011 @20h21   « »

    Les "démocrates" "occidentaux" prennent la tête de la lutte contre l’intégrisme

    Et Yvan , lui se mouche du coude...C’est ce qui est à sa portée....

    Le rapport a été élaboré par une mission d’experts en Libye organisée par le Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT), le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée. Sa conclusion est simple : les occidentaux sont entrain de préparer le terrain, à coup de raids couteux, à un régime islamiste plus antioccidental que celui de Kadhafi.

    Le rapport insiste très lourdement sur le risque d’une prise du pouvoir par « l’islamisme intégriste ». Le Conseil national de Transition (CNT), pratiquement adoubé « représentant légitime » du peuple libyen suscite plus que de la méfiance chez les experts en question. Il est constitué, selon eux, d’un attelage hétéroclite où ceux qui sont considérés comme des « démocrates » ne sont qu’une infime minorité. Ils sont la vitrine d’un regroupement de forces et d’intérêts disparates : des islamistes y compris des groupes ayant des liens avec Al Qaïda, des monarchistes senouciste tout aussi intégristes, des mafias locales et bien entendu des hauts dignitaires du régime de Kadhafi qui font défection à la 25ème heure.

    La mission d’évaluation s’étonne du fait que le CNT persiste à garder secrets, au nom d’impératifs de sécurité, les noms de la plupart de ses membres. Il y a « trop de zones d’ombre pour lui accorder (au CNT) un chèque en blanc » estime la mission d’évaluation qui critique un « aventurisme coupable » des puissances occidentales qui seraient sous l’influence d’un travail subtil de désinformation des chaines satellitaires arabes Al-Jazira et Al-Arabia. Le rapport est entièrement axé sur un présumé péril islamiste que les puissances occidentales n’auraient pas suffisamment évalué. « L’intervention occidentale est en train de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Que l’on pousse Kadhafi à partir est une chose. Que l’on mette pour cela la Libye à feu et à sang et que l’on fasse le lit de l’islam intégriste en est une autre. Les manœuvres actuelles risquent fort de déstabiliser toute l’Afrique du Nord, le Sahel, le Proche-Orient, et de favoriser l’émergence d’un nouveau foyer d’islam radical, voire de terrorisme ». Pour eux, il existe un très fort risque que l’élimination ou le départ de Kadhafi ne donne naissance à un « régime plus radicalement antioccidental et tout aussi peu démocratique ».

    Seif el Islam Guedafi, le futur "Karzaî" libyen, sous les ordres des "démocrates" "occidentaux" ?

  • permalien Deïr Yassin :
    17 juin 2011 @21h13   « »

    @ Yasmina
    J’avais aussi remarqué les Bahaïs et les Ahmadis, apparemment chers à Szy***.

    Le fondateur du Bahaïsme, Bahâ’u’llah, a vécu longtemps à Akka où il fut emprisonné par les Ottomans, il y est mort et enterré, et les Bahaïs ont leur centre à Haïfa. Aujourd’hui ils sont quelques centaine entre Haïfa et Akka, tous liés à ce centre.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Mansio...

    La régularité avec laquelle la Hasbara mentionne le fait que les Bahaïs aient leur centre à Haïfa me fait penser que cela doit les arranger rudement bien : cela sert à vendre La-Seule-Démocratie-Au-Moyen-Orient comme un paradis de liberté religieuse, alors que les Israéliens y sont pour rien.
    Ceci est d’autant plus ironique que Bahâ’u’llah prônait la non-violence, tout le contraire de ce que représente l’Etat d’Israël.

  • permalien Yvan :
    17 juin 2011 @21h13   « »

    N’oubliez pas les illustrations de vos sources, Sakhra, si vous voulez être crédible.

    Le Quotidien d’Algérie » Le « ghoul » islamiste menace la Lybie selon les « experts » français !!

  • permalien Yvan :
    18 juin 2011 @09h26   « »

    @Sakhra,

    on dit : « dans l’œil jusqu’au coude », et parce qu’il y en a marre de cette propagande de caniveau.

    Libye : un avenir incertain selon certains "experts" - Les Rivages des Syrtes

    De telles conclusions s’apparentent plus à un insidieux plaidoyer en faveur du maintien au pouvoir du colonel Qaddafi qu’à une analyse critique et objective de la situation en Libye ; il est à cet égard regrettable que la presse et la « blogosphère » lui ait donné de l’écho sans manifester le moindre discernement.

    En complément, il est bon de rappeler :
    - que le préfet Bonnet (CIRET-AVT) est assurément un spécialiste du terrorisme et de ses victimes en Méditerranée, puisqu’il a été condamné pour l’incendie de paillotes en Corse.
    - que le "think tank" CF2R est l’officine Eric Denécé un propagateur notoire de l’islamophobie en Europe (Vidéo à voir : Eric Denécé dénonce l’entrisme des islamistes dans la société française.)
    - que le "Forum pour la Paix en Méditerranée" fameux parce que son "Président et fondateur du forum, l’ancien premier ministre palestinien, M. Qoreï a décerné aux présidents égyptien Mohamed Hosni Moubarak et français Nicolas Sarkozy le prix 2008 du Forum pour la Paix en Méditerranée", a bouleversé récemment (01/12/2010) l’actualité de la paix méditerranéenne en annonçant la nomination de la députée Belge Anne-Marie Lizin à la vive-présidence du Forum de la Paix en Méditerranée sur le blog de Anne-Marie Lizin (qui propose un lien sur le site du Forum pour la Paix en Méditerranée).

  • permalien Houcine :
    18 juin 2011 @14h59   « »

    Les dictatures et les réclamations démocratiques des jeunes arabes.

    Le printemps arabe qui a pris naissance en Tunisie et qui a vite révolutionné l´Egypte des pharaons, pour comprendre son arrivée, on devrait revoir l´histoire du monde arabe depuis au moins la chute de la civilisation ottomane (Mohammed Ali Bascha). À mon avis le pays le plus concerné dans cette région des dictatures voisinant l´Europe des démocraties, c´est le Maroc. Donc, voici quelques étapes de nos drames et de notre très timide évolution politique :

    1- Le monde arabe dans la mire des puissances coloniales

    La dynastie alaouite a connu son apogée sous Ismaël Ibn Sharif qui s’engagea dans la reconquête du pays et mena sa lutte contre les Ottomans. Son règne fut suivi d’une longue période de rivalités fratricides. Vers la fin du XVIIIe siècle, il ne restait plus que le tiers septentrional du pays qui demeurait sous l’administration du Sultan. Cet état d’affaiblissement ne fit que tenter les puissances européennes à étendre leur hégémonie sur notre Bled et sur le reste du monde arabe.

  • permalien Houcine :
    18 juin 2011 @15h03   « »

    2- la prise d´Alger et le Protéctorat au Maroc !

    La prise d’Alger invita Abd ar-Rahman à soutenir Abd Al Kader et en réponse à l´effort de reprendre Ceuta et Melilla, une expédition espagnole hautement organisée, elle s’empara de Tétouan ! Contraint de verser d’importantes indemnités à ces derniers, la faiblesse marocaine suscita la rivalité européenne. Voila comment la Grande Nation se permit d´occuper une bonne partie du Maroc et conclut des accords avec l´Espagne et la Grande Bretagne. La conférence d’Algésiras plaça notre pays sous la tutelle des puissances coloniales. Dans cet ordre, la France s’affirma par l´envoi de ses troupes à Casablanca.

  • permalien Houcine :
    18 juin 2011 @15h07   « »

    3- Des princes marionnettes et la lutte pour la souveraineté

    Assiégé à Fès par les tribus rebelles, Moulay Hafid fît officiellement appel aux français et signa le traité de protectorat. Après l’abdication d´Hafid, sous son frère Youssef, Général Louis Hubert Lyautey devint la vraie autorité dans tout le pays. Il s´impliqua à sa manière en vers les habitants qui n´avaient plus de choix. Pour maitriser la situation et déjouer l´esprit de la résistance, il pratiqua la politique »diviser et s´assurer« , promettant aux berbères certains privilèges. Voir. Stratagème de Mohammed VI et de nouveau, l´amazighité constitutionnelle !

    Dans ces circonstances au début du XXème siècle, ½ Million de colons s´installèrent au Maroc. C´est ce qui provoqua l´ire des citoyens, culminée par la guerre du Rif qui ne fut matée que par l´alliance franco espagnole et les 100.000 soldats de Pétain, équipés par les moyens les plus sophistiqués de l´époque. Quant au Haut Atlas, il ne fut soumis qu´en 1934. La vallée du Draa et le Sud, restèrent longtemps en état de dissidence. En général, cette sauvage conquête coûta 27 000 hommes aux généraux parisiens.
    Tentant en vain d´acheter nos braves berbères, on a publié le Dahir chérifien (16 Mai 1930), qui prétendait séparer les Berbères des ethnies arabes, tout en distinguant les tribunaux modernes français, les tribunaux religieux et les coutumiers ne s´agissant que du partage des eaux, sans référence à la langue et en quête de faire des seconds petits français ! Désormais, Paul Marty exprima en 1925 ce que devrait être la politique berbère au sein du Protectorat. Pour lui, l’assimilation de cette éthnie ne serait possible que par des écoles franco-berbères. Ces derniers furent invités à se manifester pour la nationalité française. Ce qui fut nullement probable de la part de nos parents musulmans qui savaient qu´il ne s´agissait que d´une manipulation raciste et dominatrice. En réponse à cette stratégie s´emiscant dans les affaires religieuses de tout un peuple, le Comité d´action réclama l´abolition de l´administration directe. Pour défendre leurs intérêts et s´imposer aux marocains, les Français occupant le Maroc préféraient faire recourir à leurs propres tribunaux, comme en Métropole ! Arabes et amazighs s’opposaient à l’application du code pénal français. Les Berbères préféraient cacher leurs jeunes dans les montagnes, les armer et les approvisionner, plutôt que de les faire arrêter par la gendarmerie des romis. Le nombre des “bandits d’honneur„ fut estimé à plus de 1300 combattants, la veille de la guerre de l’indépendance, groupés en unités paramilitaires et n’attendaient qu’entrer en action.

  • permalien Houcine :
    18 juin 2011 @15h13   « »

    4- La naissance d´un autre espoir national

    Lors de la seconde guerre mondiale, le début de la défaite suscita des espoirs, lorsque des troupes marocaines furent intégrées à l’armée française, participant très courageusement aux opérations, jusqu’à la fin du conflit. Après cette grande guerre, la poussée nationaliste se fit plus pressante, permettant à Mohammed Ben Youssef de revendiquer l’indépendance.

    La puissance coloniale déjà impliquée en Algérie et à peine sortie de l´Indochine, elle se trouva face à la révolte tunisienne. Ces conflits l´orienta vers la négociation politique. En Novembre 1955, le gouvernement Edgar Faure s´occupa des modalités concernant la déclaration de La-Celle-Saint-Cloud qui déboucha sur l’indépendance fictive de notre pays.

    En Août 1957, le Sultan qui jouissait déjà d’une immense popularité, il fut proclamé roi de tous les marocains !

  • permalien Houcine :
    18 juin 2011 @15h15   « »

    5- l´ère des constitutions truquées et le Mouvement des jeunes révoltés

    En 1962, à la hâte, Hassan II préfabriqua sa propre Constitution basée sur l´article XIX toujours mis en cause. Alimentés par l´écho du Printemps arabe, à travers la spontanéité du Mouvement 20 Février, les marocains ne font que dénoncer le système, contraignant la monarchie à choisir une autre stratégie résumée dans la réforme constitutionnelle, qui comme la bible, elle n´est que conforme au changement de synonymes (voir le discours de Mohammed VI en date du 17 Juin 2011, tentant de maquiller son absolutisme, afin de gagner plus de temps Dans ce cas et en qualité de voisin le plus proche de l´Europe, la politique de ce royaume, elle résume toute la volonté des autres Commandeurs arabes, tous décidés à rien lâcher aux peuples les plus réprimés au monde (cas syrien). Quant aux privilégiés de ces pouvoirs en place, leurs enfants sont les premiers à crier : Longue vie aux acteurs et agents les plus corrompus ! Vive le roi Mohammed VI – fidèle à la continuité de l´ère de plomb et bien s´assurant derrière les Articles constitutionnelles 19 / 22 / 41 / 42 / 47 / 48 / 51 / 52 / 53 / 54 / 56 -, lui réservant toutes les prérogatives !

    Par cette mentalité et façon de se maintenir au sommet de l´inviolable pyramide des héritages pharaoniques, on ne fait que se moquer des jeunes arabes, toujours les prenant pour leurs damnés parents, qui ont souffert toutes les abominables humiliations.

    Houcine en Exil__

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