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Les révolutions arabes sont-elles finies ?

lundi 13 juin 2011, par Alain Gresh

Un climat de pessimisme domine chez les commentateurs. Depuis l’effondrement des régimes tunisien et égyptien, les révolutions arabes semblent marquer le pas. La Libye serait vouée à la division ; l’ordre règne au Bahreïn ; le Yémen s’enfoncerait dans la guerre (lire, dans Le Monde diplomatique de ce mois-ci, l’article de Laurent Bonnefoy et Marine Poirier, « Au Yémen, l’unité dans la protestation ») ; quant à la Syrie, son régime semble déterminé à noyer dans le sang la contestation (on lira l’article publié sur le site du Monde diplomatique, « Les mots de l’intifada syrienne », qui analyse le mouvement et ses espoirs). Ailleurs, les manifestations s’essouffleraient, aussi bien en Algérie qu’au Maroc, en Jordanie qu’en Irak.

Il est bien sûr impossible de prédire l’avenir, mais ce pessimisme me semble hors de propos. Il s’appuie sur une vision idyllique des périodes révolutionnaires, qui devraient s’achever rapidement, ne connaître ni soubresauts, ni violences, ni retours en arrière. Or, cela a rarement été le cas au cours de l’histoire. Ni la révolution de 1789, ni celles de 1848, et encore moins les révolutions du XXe siècle n’ont correspondu à ces descriptions. Les affrontements, la violence, les hésitations, sont le propre de toutes les périodes révolutionnaires, quand meurt l’ordre ancien et que l’ordre nouveau peine à s’affirmer.

Les contestations ont touché et continuent à toucher tous les pays arabes, sans aucune exception. Elles témoignent de l’ampleur de la révolte, mais aussi de l’ampleur des problèmes à résoudre. Non seulement la région sort d’une glaciation politique de plus de quarante ans, mais elle est confrontée à une accumulation de défis, notamment économiques et sociaux, qui ne seront pas résolus en quelques semaines. La résistance des pouvoirs en place, remis de la surprise qu’a représenté la chute de Ben Ali et de Moubarak ; l’organisation de la contre-révolution régionale, autour de l’Arabie saoudite ; la capacité du Fonds monétaire international à imposer à des pays comme la Tunisie ou l’Egypte ses conditions : autant d’éléments qui pèsent sur les luttes.

Mais il faut rappeler quelques données :

- la contestation ne cesse pas. Ainsi, plus de dix mille personnes ont défilé à Bahreïn (« Bahrain opposition rally draws thousands », Al-Jazeera English, 11 juin), première sortie de l’opposition depuis l’intervention des troupes saoudiennes. Au Maroc, des milliers de personnes ont manifesté le 5 juin pour dénoncer la mort d’un manifestant tué par la police et pour demander des changements réels (« Morocco’s uprisings and all the king’s men », Al-Jazeera English, 5 juin). Même au Koweït, plus libéral pour ses habitants (à condition de ne pas parler des bidoun, ces dizaines de milliers de personnes privées de leur nationalité – lire le rapport de Human Rights Watch, « Prisoners of the Past : Kuwaiti Bidun and the Burden of Statelessness », sous embargo jusqu’au 13 juin, mais disponible à cette adresse), des centaines de jeunes se sont rassemblés devant le Parlement pour demander le départ du premier ministre et des réformes démocratiques (« Kuwaiti youths urge PM ouster, reforms », Gulf in the media, 12 juin). Et chaque manifestation dans un pays renforce la détermination chez le voisin ;

- les tentatives d’écraser par la force les soulèvements, comme en Libye, au Yémen, à Bahreïn, en Syrie, ont, pour l’instant, échoué. La détermination des populations à résister prouve que tout retour en arrière sera difficile à imposer. Même l’usage – notamment par l’Arabie saoudite – de l’arme confessionnelle se révèle peu efficace pour diviser les populations ;

- l’aspiration à plus de liberté, à plus de justice sociale s’exprime partout. Il serait faux de penser que les pays du Golfe sont à l’abri. Sur nombre de sites, les internautes font entendre leur volonté de réforme, leur refus du statu quo et de la corruption galopante. Lire, par exemple, cet envoi sur le blog d’Aisha, 2 juin 2011, « Saudi youth’s aspirations “True life Resist the power Saudi Arabia” » ;

- la capacité des Etats-Unis à imposer leur volonté est affaiblie. Leur situation financière ne leur permet pas d’aides substantielles à la région – l’agence de notation Moody’s a même menacé de dégrader leur note, comme elle le ferait avec de « vulgaires » pays du tiers-monde. D’autre part, et malgré les déclarations sur l’amélioration de la situation militaire, ils ne sont parvenus à stabiliser la situation ni en Irak ni en Afghanistan – dans ce dernier pays, ils cherchent désespérément à négocier avec les talibans. Les pays qui se libèrent auront une autonomie plus grande, dans un monde multipolaire, pour chercher de nouveaux partenaires, de nouveaux associés.

Je voudrais reprendre, en conclusion, un paragraphe de mon éditorial du dernier numéro de Manière de voir, « Comprendre les révoltes arabes » (juin-juillet 2001, en kiosques) :

« Les chemins de la liberté et de la dignité qu’a ouverts le peuple tunisien, et dans lesquels se sont engouffrés après lui les autres peuples arabes, restent incertains, escarpés, périlleux. Mais, déjà, le retour en arrière n’est plus possible. “Quand une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là” (Jean-Paul Sartre, Les Mouches). »

Nouveau cycle de l’université populaire

Révoltes et révolutions arabes. Samedi 18 juin 2011

5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris

(Maubert Mutualité) 01 43 29 05 65 / iremmo.sg@gmail.com

Suite au succès du premier cycle de l’université populaire du 13 et 14 mai, l’iReMMO organise - en partenariat avec le blog Nouvelles d’Orient - une seconde journée.

— 10h30 - 12h30 : « Place du soulèvement de 2011 dans l’histoire du monde arabe », par Elizabeth Picard, directrice de recherches au CNRS.

— 14h - 16h : « Ce que change le réveil arabe dans la géopolitique du Proche-Orient », par Alain Gresh, animateur du blog Nouvelles d’Orient.

— 16h30 - 18h30 : « L’islamisme et le printemps arabe », par François Burgat, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO).

Participation : 20 euros (12 euros étudiants & demandeurs d’emploi).

Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire : iremmo.up@gmail.com ; seules seront prises en compte les inscriptions payées par chèque (ordre de iReMMO) et envoyées à l’adresse suivante :

iReMMO (UP), 5 rue Basse des Carmes, 75005 Paris.

Twitter

J’inaugure depuis samedi un compte Twitter : http://twitter.com/#!/alaingresh. C’est une expérience nouvelle pour moi, mais je pense qu’elle permet de transmettre des informations et des liens que je ne peux signaler sur mon blog. Alors que s’approche le cinquième anniversaire du blog, ce développement permettra, je l’espère, de mieux faire passer « une autre information, d’offrir une autre manière de voir le Proche-Orient et ses conflits ».

150 commentaires sur « Les révolutions arabes sont-elles finies ? »

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  • permalien
    18 juin 2011 @21h41   « »

    @ Yvan,

    "Dans l’oeil jusqu’au coude, ou jusqu’à l’épaule", le rapport de "la commission d’experts"n’est rien d’autre que l’"alibi" dont ont besoin les "démocrates occidentaux" pour s’installer en Libye....dans le cadre de "leur guerre contre le terrorisme".

    Ces braves "démocrates" ne se sont aperçu que les "insurgés" libyens n’étaient que des "islamistes intégristes", qu’au bout de quelques milliers de morts , la destruction d’infrastructures etc...(les contrats de reconstruction seront juteux pour eux), mais où donc avaient-ils les "yeux ou bien qu’avaient-ils dedans" ?

    Et pourtant, Guedafi n’avait pas cessé d’aboyer que c’était Al Kaida, l’Aqmi, qui menaient les insurgés...

    Non, il semble bien que l’OTAN s’enlisait en Libye, et donc, on "convoque l’Aqmi", pour justifier une présence "occidentale" en Libye, quitte à "enrôler" le rejeton de Guedafi, et en faire un "Karzai" libyen...

    L’odeur du pétrole, et pour la Libye, ses réserves en eau également sont trop importants pour "l’Occident"..

  • permalien Sakhra :
    18 juin 2011 @21h42   « »

    Le précédent post est de moi.

  • permalien Orangerouge :
    19 juin 2011 @15h34   « »

    à Yvan,

    OK la qualification d’experts pose problème (c’est souvent le cas).

    J’ai défendu l’intervention en Libye à ses débuts (il me paraissait dégueulasse de ne rien faire si on savait que Kadhafi bombardait des villes). C’est le même sentiment que l’on ressent au sujet de la Syrie aujourd’hui : sauf que les occidentaux ne bougeront pas pour les Syriens (même si le pays est riche et a du pétrole) parce que ça coûte cher les guerres accumulées, et l’échec actuel en Libye pèse. (A moins que la Turquie ne décide d’intervenir ... mais je ne pense pas qu’elle le fasse).

    Rony Brauman était contre l’intervention en Libye depuis le début.

    Aujourd’hui sur l’intervention en Libye je suis très dubitative et extrêmement inquiète de ce qui se fait là-bas en mon nom :

    - l’intervention n’est plus dans le cadre légal international car la mission validée était seulement de protéger les civils, pas de sortir Kadhafi.

    - Je ne veux pas de l’OTAN et à mon avis les populations arabes n’en veulent pas non plus. (L’OTAN a tué trop de civils, et a tout raté politiquement : l’Irak et l’Afghanistan).
    L’OTAN n’est pas sous contrôle démocratique : ce qui gouverne la politique étrangère des Etats-Unis ce sont les lobbys des Industries d’armement et des grosses multinationales d’autres secteurs (énergies, matières premières etc...) , et aussi le lobby sioniste. L’américain de base s’en tape de la politique étrangère, et à l’occasion aime se vivre comme un shérif du monde dans une mythologie "western".

    - Surtout je ne sais pas si Kadhafi n’a pas un soutien réel des populations Libyennes hors la zone de l’Est de la Libye.
    Si on est dans cette situation là, l’occident n’a aucune légitimité à intervenir.

    - Au tout début des évènements des pilotes de l’armée de l’air de Kadhafi ont fait défection et ont atterri à Malte, j’aurais bien aimé les entendre parler de ce qui se passait là-bas. Pourquoi aucune interview sur les ondes ?

  • permalien Yvan :
    19 juin 2011 @16h29   « »

    @Orangerouge,

    Il faut bien comprendre qu’un dictateur comme Kadhafi, a pris le pouvoir par la force et ne partira que de force.

    L’ONU le sait très bien ainsi que les dirigeants des pays présents "dans le ciel libyen". Dans un premier temps ils sont intervenus directement après l’adoption de la résolution 1973, pour répondre à l’émotion de leurs opinions publiques, devant la brutalité de la contre-révolution. Puis ils se sont empressés de refiler la patate chaude à l’OTAN pour répondre aux inquiétudes de ces mêmes opinions publiques faces au coût de cette opération.

    Ça n’empêche pas Obama d’être en difficulté face au Congrès. Autant dire qu’une intervention en Syrie est hors de question dans ces conditions et que les réfugiés n’ont pas fini dé s’agglutiner le long de la frontière entre la Syrie et l’OTAN (c’est à dire la Turquie).

    A mon avis, la différence de traitement vient de là. Pour le pétrole, quiconque possède une voiture en Europe l’argument devient fallacieux, dès qu’il passe à la pompe.

    En réalité l’intérêt des Européens et des USA était de continuer à fermer les yeux et se pincer le nez en recevant Kadhafi en grandes pompes (☺), puisque 85% de la production libyenne passait en Europe avec les coûts d’exploitation et de raffinage les plus bas de monde.

    L’opération a surtout profité à la spéculation pétrolière par le processus décrit dans cet article : Pourquoi la Libye fait flamber les prix du pétrole - LExpansion.com

    Autant dire que tant que la révolution saoudienne se cantonne à la liberté de conduire des femmes, les émirs n’ont pas grand chose à craindre de ce côté (Boutef non plus d’ailleurs)

  • permalien Orangerouge :
    19 juin 2011 @17h11   « »

    Yvan,

    Juppé s’était clairement prononcé contre la prise en main de l’opération par l’OTAN.
    Donc il y a eu forcing de l’OTAN et sans doute d’Obama himself.

    Au plan financier, OTAN ou pas, ça m’étonnerait que le contribuable français n’y soit pas de sa poche ...

  • permalien Orangerouge :
    19 juin 2011 @18h14   « »
    Discussion de l’intervention occidentale en Libye

    Le journaliste FRANÇOIS BONNET sur Médiapart :

    1. Questions sur l’entrée en guerre

    Plus le temps passe et plus les interrogations grandissent sur les raisons réelles de l’entrée en guerre. « Protéger les populations civiles », dit la résolution 1973 de l’ONU, éviter « un épouvantable massacre à Benghazi », a claironné partout BHL, relayé par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

    Est-ce si simple ? Un premier rapport d’Amnesty International, rendu public jeudi, interroge fortement la réalité et l’ampleur de la répression meurtrière engagée par Kadhafi contre son peuple. L’organisation conteste le nombre de victimes et accuse les rebelles d’avoir multiplié, eux aussi, les crimes.

    Donatella Rovera, qui vient de passer trois mois en Libye pour Amnesty, assure que le nombre de victimes de Kadhafi durant la première phase des événements – avant la guerre – est bien moindre qu’annoncé. « Le nombre de morts a été grandement exagéré, explique Donatella Rovera. On parlait de 2000 morts à Benghazi. Or la répression a fait dans cette ville de 100 à 110 morts et à Al-Baïda une soixantaine. »

    C’est une fois l’intervention militaire engagée que l’armée de Kadhafi s’est déchaînée contre les populations : « A Misrata, les crimes de guerre des pro-Kadhafi sont clairs. Il y a eu des tirs totalement sans discrimination sur les civils », ajoute la représentante d’Amnesty.

    Dans le même temps, elle pointe la véritable « chasse aux sorcières » menée par les rebelles contre les Africains sub-sahariens présents dans le pays et considérés, à tort, comme des mercenaires.

    http://www.mediapart.fr/journal/int...

  • permalien Yvan :
    19 juin 2011 @18h28   « »

    @Orangerouge,

    Il n’est pas facile de comprendre ce qui ce passe, mais une possibilité parmi d’autres, soit qu’Obama soit en train de faire plier le complexe militaro-industriel.

    Alors que le Congrès fulmine contre Obama, se condamnant par là, à limiter au plus serré tout budget militaire (Libye : la colère du Congrès contre Obama | RFI), son secrétaire d’état à la défense démissionnaire (et premier représentant du complexe à la Maison Blanche) tente par tous les moyens de "sauver la boutique" (Budget de l’OTAN:Robert Gates presse ses alliés européens).

    Ceci est d’autant plus plausible qu’Obama s’est mis le Congrès à dos en connaissance de cause (Intervention en Libye : Obama a ignoré l’avis de deux avocats de son administration - LeMonde.fr)

  • permalien Orangerouge :
    19 juin 2011 @19h09   « »

    Article sur les difficultés de l’intervention occidentale en Libye par un Institut basé à Londres plutôt pro-occiental par nature :

    http://www.iiss.org/publications/st...

  • permalien Orangerouge :
    19 juin 2011 @20h07   « »

    Edwy Plenel (Médiapart) était dès le début, contre l’intervention en Libye, en tout cas contre la manière dont elle a été faite.

    Il ne considère pas que cette intervention ait été lancée pour le pétrole, mais parce que Sarkozy aime se présenter en chef de guerre, en espérant se faire ainsi une belle image de chef ( ;-) ).
    Il est indéniable que Sarko aime faire la guerre : Afghanistan, Géorgie, Côte d’Ivoire, Libye.

  • permalien Anastasia :
    19 juin 2011 @20h46   « »

    En Géorgie Sarközy n’a pas fait la guerre Orange Rouge, il s’est juste fait ridiculisé par Vladimir Vladimirovitch Poutine en essayant de faire un show au sujet d’un conflit qui ne le regardait pas...

  • permalien K. :
    19 juin 2011 @22h13   « »

    Samir Amine sur (entre autres) la Libye (1/2) http://english.ahram.org.eg/ /NewsC...

    La Libye n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. Le groupe dirigeant (Kadhafi) et les forces le combattant ne sont en aucune façon analogue à leurs homologues tunisiens et égyptiens. Kadhafi n’a jamais été autre chose qu’un bouffon, dont le vide de pensée s’est reflété dans son fameux « Livre vert ». Opérant dans une société encore archaïque, Kadhafi pouvait se livrer à une série de discours « nationaliste et socialiste » avec peu de rapport avec la réalité, et le lendemain se proclamer« libéral ». Il s’est comporté ainsi pour « plaire à l’Occident » comme si le choix du libéralisme n’allait pas avoir d’effets sociaux. Mais, comme d’habitude, tel a été le cas, aggravant les conditions de vie de la majorité des Libyens.

    Ces conditions ont donné naissance à l’explosion que l’on sait, que les régionalistes et les Islamistes politiques ont immédiatement exploité.

    Parce que la Libye n’a jamais vraiment existé en tant que nation. Il s’agit d’une région géographique qui sépare l’Occident arabe de l’Orient arabe (le Maghreb du Machrek). La frontière entre les deux traverse la Libye en plein milieu. La Cyrénaïque a été historiquement grecque et hellénistique, puis est devenue Mashrekienne. La Tripolitaine, pour sa part, a été romaine et devint maghrébine. Pour cette raison, le régionalisme a toujours été fort dans le pays.

    Personne ne sait qui sont vraiment les membres du Conseil National de Transition à Benghazi. Il peut y avoir parmi eux des démocrates, mais il y a certainement des islamistes, certains parmi les pires du genre, ainsi que des régionalistes. Dès ses débuts « le mouvement » a pris en Libye la forme d’une révolte armée combattant l’armée plutôt que d’une vague de manifestations civiles. Et tout de suite cette révolte armée a appelé l’OTAN à son aide. Ainsi, une chance d’intervention militaire a été offerte aux puissances impérialistes.

    Leur but n’est sûrement ni de « protéger les civils », ni la « démocratie », mais le contrôle de gisements de pétrole et l’acquisition d’une importante base militaire dans le pays. Bien sûr, depuis que Kadhafi a embrassé le libéralisme les compagnies pétrolières occidentales avaient le contrôle sur le pétrole libyen. Mais avec Kadhafi personne ne pouvait être sûr de rien. Supposez qu’il change de camp demain et commence à flirter avec les Indiens et les Chinois ? Mais il y a une autre chose qui est plus importante. En 1969, Kadhafi avait exigé que les Britanniques et les Américains quittent les bases qu’ils occupaient dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale.

  • permalien K. :
    19 juin 2011 @22h20   « »

    Samir Amine sur la Libye (2/2) http://english.ahram.org.eg/ /NewsC...

    Actuellement les Etats-Unis ont besoin de trouver une place en Afrique pour leur Africom (le commandement militaire américain pour l’Afrique, une partie importante de son objectif de contrôle militaire du monde, mais qui doit encore être basé à Stuttgart). L’Union africaine refuse de l’accepter, jusqu’à présent, aucun pays africain n’a osé le faire. Un laquais mis en place à Tripoli (ou Benghazi) se conformerait sûrement à toutes les exigences de Washington et de ses lieutenants de l’OTAN.

  • permalien
    20 juin 2011 @08h18   « »

    “Quand une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là” (Jean-Paul Sartre, Les Mouches). »

    Voilà longtemps que je n’ai plus mis le nez dans Sartre, mais faut vraiment être une bille en histoire pour croire ça...

  • permalien Sakhra :
    20 juin 2011 @09h21   « »

    Un chien condamné à la lapidation , mais où est BHL ????

    Mais, ce n’est ni en Iran, ni au Soudan, ni, ni ...., mais dans la "Seuledémocratie" du MO...qui n’est ni "arriérée", ni "fanatique", ni....

    Tribunal en flagrant délire, un tribunal rabbinique de Jérusalem composé d’un aréopage d’intégristes n’a rien trouvé mieux que de condamner à mort par lapidation un pauvre chien errant, accusé d’être la réincarnation d’un avocat laïque entré dans l’histoire pour avoir insulté les juges religieux, il y a 20 ans de cela

    http://oumma.com/Israel-un-chien-co....

  • permalien Nathan :
    20 juin 2011 @12h06   « »

    Sakhra : 20 juin @09h21

    Un chien condamné à la lapidation , mais où est BHL ????

    Mais, ce n’est ni en Iran, ni au Soudan, ni, ni ...., mais dans la "Seuledémocratie" du MO...qui n’est ni "arriérée", ni "fanatique", ni..

    Le chien s’est enfui avant d’être caillassé, preuve qu’il est plus malin que les rabbins... Mais le plus comique de l’affaire, et il est probable que Sakhra ne sache pas faire la différence, c’est que ces religieux sont anti-sionistes...

  • permalien Orangerouge :
    20 juin 2011 @19h53   « »

    Merci pour ces liens K 19 juin 22h15 et 20

  • permalien Anastasia :
    20 juin 2011 @23h12   « »

    L’émissaire spécial du président de la Fédération de Russie Mikhaïl Marguelov recevra le 27 juin à Moscou, tel qu’il l’a annoncé la semaine dernière, une délégation de l’opposition syrienne. Rien de très original me direz-vous et j’en conviens, toutefois qui donc composera cette délégation ? Elle sera conduite par Radwan Ziadeh qui a confirmé la réunion et qui est le fondateur du Centre de Damas pour les études sur les droits de l’homme et qui dirige actuellement le Centre syrien d’études politiques et stratégiques dont le siège se trouve à ............ Washington. La délégation comprendra six personnes, a indiqué le chef de l’opposition syrienne en Russie, Mahmoud Alhamza, qui dirige le Comité de soutien à la révolution syrienne :

    "Tous les membres de la délégation représentent l’opposition syrienne dans différents pays. Deux d’entre eux, dont M. Ziadeh sont membres des mouvements d’opposition syriens aux Etats-Unis. Deux autres - des citoyens français - représentent l’un des plus grands partis de l’opposition syrienne, la Déclaration de Damas. La délégation comprend également un membre du parti des Frères musulmans interdit en Syrie. De nationalité canadienne, il vit en Arabie Saoudite."

    Drôlement cosmopolite, n’est-ce pas, cette opposition "syrienne", non ?

  • permalien sebastien :
    21 juin 2011 @13h10   « »

    Non seulement beucoup des ces fondamentalistes juifs sont anti-sionistes, mais l’un d’entre eux, Moshe Hirsh, décédé il y a un an, était un ministre d’Arafat.
    j’aimerai bien savoir ce que les Neturei Karta de la lapidation de ce chien.

  • permalien Nathan :
    21 juin 2011 @18h21   « »

    On ne voit pas exactement le rapport entre Bernard Madoff et un tribunal rabbinique de Mea Shearim, quartier juif ultra-orthodoxe de Jérusalem (et dont les habitants sont anti-sionistes) mais bon, dans la tête d’un antisémite, tout finit par se ressembler...

    En plus, cette histoire est un hoax :

    http://www.lepost.fr/article/2011/0...

  • permalien qlq1 :
    21 juin 2011 @20h28   « »

    Passer ses vacances en Tunisie est un acte militant.

    http://www.lequotidienalgerie.org/2...

  • permalien K. :
    22 juin 2011 @00h11   « »

    Chutpah yankee

    .... les opérations militaires en Libye ne peuvent pas être assimilées à des "hostilités" car elles n’ont qu’un rôle de soutien.

    www.rtbf.be/.../detail_barac...

  • permalien K. :
    22 juin 2011 @01h19   « »

    Mieux encore :
    http://www.washingtonpost.com/polit...

    Si nous n’avons pas de tués ni de troupes terrestres, nous ne faisons pas la guerre.

    C’est certainement une grosse consolation pour les familles des civils tués.
    www.la-croix.com/.../Libye-l...

    Jonathan Schell explique les ravages délétères de l’euphémisme de la novlangue

    In these semantic operations of power upon language, a word is separated from its commonly accepted meaning. The meanings of words are one of the few common grounds that communities naturally share.

    When agreed meanings are challenged, no one can use the words in question without stirring up spurious “debates,” as happened with the word torture. For instance, mainstream news organizations, submissive to George Bush’s decisions on the meanings of words, stopped calling waterboarding torture and started calling it other things, including “enhanced interrogation techniques,” but also “harsh treatment,” “abusive practices,” and so on.

    Will the news media now stop calling the war against Libya a war ? No euphemism for war has yet caught on, though soon after launching its Libyan attacks, an administration official proposed the phrase “kinetic military action” and more recently, in that 32-page report, the term of choice was “limited military operations.” No doubt someone will come up with something catchier soon.

  • permalien Yvan :
    23 juin 2011 @22h06   « »
    Panique au "complexe"

    L’armée inquiète après l’annonce d’Obama sur le retrait d’Afghanistan - ÉTATS - UNIS - FRANCE 24

    "Je préfèrerais ne pas entrer dans les détails de l’avis que j’ai donné en privé à propos de ces décisions. Ainsi que je l’ai dit, je les soutiens", devait dire Mike Mullen lors d’une audition qui devait s’ouvrir en milieu de journée.
  • permalien K. :
    24 juin 2011 @13h05   « »

    Quatre-vingt dix pour cent du total des 6 milliards US $ accordés à l’Egypte au cours des 30 dernières années par l’USAID ont été mal utilisés, alors qu’il est n’est pas connu comment le reste a été dépensé, a révélé un rapport du Centre des études économiques. L’USAID est une agence américaine dont l’objectif principal est de distribuer l’aide étrangère civile.

    Le rapport indique que les subventions étaient initialement destinées à soutenir la démocratie et les droits humains, mais ont été dépensées sur les salaires des consultants étrangers, des fêtes et des conférences.

    Le centre a fondé ses conclusions sur les rapports de l’USAID et de l’Organisation d’audit central égyptienne.

    Il a également déclaré que l’USAID a donné au gouvernement 50 millions de dollars à dépenser pour l’éducation, dont 10 millions de dollars ont été dépensés sur les bourses pour les Egyptiens pour étudier aux États-Unis.

    Le centre a demandé au Cabinet d’enquêter sur la disparition de ces fonds, mais le cabinet a déclaré que les informations mentionnées dans le rapport était inexactes.

  • permalien Yvan :
    25 juin 2011 @08h07   « »
    Les Représentants Républicains coincés entre contribuables et contributeurs.

    Frappes US en Libye : la Chambre des Représentants refuse de réduire les fonds - Le Blog Finance

    Alors que le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants américaine, Eric Cantora annoncé jeudi qu’il se retirait des discussions avec la Maison Blanche sur le relèvement du plafond de la dette, ladite Chambre a rejeté vendredi un texte visant à réduire les fonds destinés à financer les frappes américaines contre les forces libyennes de Kadhafi.
  • permalien Yvan :
    25 juin 2011 @08h20   « »
    Prise de bénéfices

    Au moment ou l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) ouvre les vannes pour dégonfler la bulle spéculative qu’elle avait elle-même créées au moment de l’intervention en Libye, elle s’aperçoit qu’il y avait des fuites.

    En fait, la ficelle était tellement grosse, qu’il fallait craindre des "débordements de cuves".

    Pétrole : le régulateur US flaire une fuite de certains courtiers - Le Blog Finance

  • permalien K. :
    25 juin 2011 @19h03   « »

    « Le scénario cauchemardesque d’une sorte de Grande Arabie Saoudite de la frontière d’Israël à l’Atlantique. »

    John R. Bradley, 23/6/2011

    ...

    Mais soyons francs : Quel partenaire à notre époque pourrait être pire que l’Arabie Saoudite quand il s’agit de promouvoir la démocratie ? Peut-être que le régime Kim Jong-il est pire en matière de répression et de torture, mais au moins son influence s’arrête nette aux frontières nord-coréennes. Alors que le régime saoudien a lancé une contre-révolution massive au moment où le « printemps arabe » prenait son envol.

    ...

    L’Arabie saoudite fait également pression sur la Jordanie et le Maroc, gouvernés par des monarchies sœurs, pour rejoindre les pays du CCG, évoquant le scénario cauchemardesque d’une sorte de Grande Arabie Saoudite de la frontière d’Israël à l’Atlantique.

    Elle tente également de convaincre le Pakistan, l’Indonésie et la Malaisie de rejoindre une alliance contre son l’Iran son ennemi juré (et celui de l’Amérique et d’Israël).

    En bref, l’axe politique américano-saoudien-israélien - sûrement l’alliance la plus bizarre dans l’histoire politique moderne - veille à ce que, tant que les Saoud restent au pouvoir, il n’y ait aucun espoir de démocratie dans le grand Moyen-Orient.

    Étant donné que Washington et Tel-Aviv voient les Saoud comme les garants essentiels de la stabilité dans la région, ces derniers resteront certainement au pouvoir pendant très longtemps -

  • permalien Rouzbeh :
    25 juin 2011 @21h12   « »

    Arabie Saoudite : l’exécution inhumaine et sauvage d’une femme de ménage indonesienne ayant "commis" un meurtre

    Les sensibles devraient s’abstenir de regarder cette vidéo

    http://www.facedl.com/fb/player/waP...

  • permalien Orangerouge :
    26 juin 2011 @12h11   « »

    K,

    Il est très intéressant cet article, dont tu donnes le lien, sur l’utilisation des aides versées à l’Egypte depuis 30 ans (1982 à 2010).

    C’est ennuyeux qu’il y ait une coquille qui fait osciller l’aide américaine, sur 30 ans, de 63 milliards de dollars, à seulement 6 milliards de dollars. Cette coquille se retrouve dans le titre de l’un des article, ce qui me laisse perplexe :

    http://www.almasryalyoum.com/en/nod...

    http://www.almasryalyoum.com/en/nod...

    Je penche pour une coquille sur les 6 milliards qui seraient en réalité 63 ; mais l’erreur serait restée même dans le titre de l’article sans que personne ne la corrige ?

    Ou bien c’est moi qui lit mal ... ?

  • permalien K. :
    26 juin 2011 @12h42   « »

    @ Orangerouge

    Il ne me semble pas y avoir de coquille : Les 63,5 milliards correspondent selon toute vraisemblance au total des aides US (environ 2 milliards/an, dont la part de lion revient comme tu le sais à "l’aide" militaire) et non pas aux seuls 6 milliards apportés par l’USAID.

  • permalien K. :
    26 juin 2011 @12h52   « »

    @ orangerouge :

    Les 63 milliards représentent le total de l’aide US (environ 2 milliards par an) sur la période, dont font partie les 6 milliards de l’USAID.

    Comme tu le sais la part du lion revient à "l’aide" militaire.

  • permalien K. :
    26 juin 2011 @14h31   « »

    Le Mufti du "14 mars" *, (le "14 mars" est sensé, rappelons-le représenter la "modernité" et l’"ouverture d’esprit" au Liban), s’oppose à une proposition de loi libanaise prévoyant de criminaliser les actes de violence d’hommes contre leur femme.

    Parce que :

    "[Le projet de loi] a été présenté non pas pour améliorer le statut des femmes, mais plutôt pour briser la famille à la manière occidentale, qui est étrangère à notre société et nos valeurs",..

    La valeur du compte en banque des religieux surtout, puisque les femmes pourraient enfin cout-circuiter les tribunaux religieux.

    * Et non pas du seul "Courant du Futur" de Saad Harari, comme le prouve la récente interview d’un responsable chrétien du "14 Mars" sur la chaine TV "Future- al moustakbal-" (qui est celle dudit "Courant du Futur"), dans laquelle le responsable en question s’est rangé du coté de la journaliste qui l’interrogeait pour condamner le patriarche maronite qui avait reconnu le nouveau gouvernement libanais.

  • permalien Orangerouge :
    26 juin 2011 @14h40   « »

    OK, merci K

    J’avais rien compris en fait ! ;-)

    Je n’avais pas saisi la différence entre USAID et aide des USA ...

  • permalien Yvan :
    26 juin 2011 @15h36   « »

    A première vue, on pourrait dire "bravo !" :

    L’Egypte renonce aux prêts du FMI et de la Banque mondiale

    La controverse enflait depuis l’annonce du prêt du FMI quant aux soupçons de conditions exigées par les organisations internationales et le poids de ces dettes pour le budget égyptien dans le futur.

    ... mais la fin de l’article gâche tout :

    Si le Caire se détourne des aides du FMI et de la Banque mondiale, le financement des pays du Golfe semble être plus facile à accepter politiquement. Interrogé sur les 500 millions de dollars proposés par le Qatar, le ministre des Finances a déclaré : "c’est un cadeau..."
  • permalien Yvan :
    27 juin 2011 @11h25   « »
    Les révolutions arabes devraient-elles finir ?

    La bonne affaire pétrolière d’Obama

    Les Etats-Unis ont été moteurs dans la décision de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de mettre sur le marché 60 millions de barils de pétrole, dans le mois qui vient. Car l’opération a un double impact positif pour l’administration Obama : en plus de peser sur les prix de l’énergie (le pétrole a chuté de 4% à 91,16 dollars depuis cette annonce), elle va quelque peu regarnir les caisses de l’Etat. Les Etats-Unis sont en effet chargés de vendre la moitié des barils, soit 30 millions. Ce qui les arrange bien. Les cinq dômes salins situés près du golfe du Mexique, où les stocks stratégiques sont conservés, non loin des principales raffineries du pays sont aujourd’hui saturés.


    -1.8% de la production mondiale (Libye)
    =
    Bingo de 2 milliards de dollars de plus-value(usa)

  • permalien K. :
    27 juin 2011 @19h59   « »

    Une enquête de Newsweek montre comment des milliards du Pentagone servent à enrichir les dictateurs arabes. (26/6/2011)

    Officiellement, les Etats-Unis ne paient pas des droits pour l’installation de bases militaires aux gouvernements étrangers. La logique est simple : passer de l’argent aux Trésors des dictateurs étrangers ne peut pas former la base de véritables alliances stratégiques.

    Pourtant, pour mener les guerres en Irak et en Afghanistan tout en surveillant les mollahs en Iran, au cours de la dernière décennie, le Pentagone a appris à compter d’une manière sans précédent sur un réseau de bases à travers le Moyen-Orient. Et une enquête de Newsweek sur les pratiques contractuelles du Pentagone à Abu Dhabi, au Koweït et à Bahreïn, a découvert plus de 14 milliards versés principalement en contrats à fournisseur unique ["sole-source contracts"] à des sociétés contrôlées par les familles régnantes du golfe Persique.

    La révélation soulève une question fondamentale : les dollars des contribuables américains sont-ils en train d’enrichir les potentats au pouvoir des régimes amis, au moment même où les jeunes manifestants et le printemps arabes ont apporté un nouvel élan à la démocratie dans la région ?

    Ainsi par exemple les avions US de la base aérienne de Abu-Dhabi sont alimentés en carburant par une société appartenant à l’Ubu local, Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan.

  • permalien Yvan :
    28 juin 2011 @14h15   « »

    Un point de vue pas forcément innocent pour qui veut essayer de comprendre ce qui se passe en Syrie :

    Peter Harling, Directeur des programmes Irak, Syrie et Liban, International Crisis Group - FRANCE 24

  • permalien K. :
    28 juin 2011 @18h17   « »

    “La illaha illa dollar”

    http://angryarab.blogspot.com/2011/...

  • permalien K. :
    29 juin 2011 @14h44   « »

    Ces groupes qui se forment et sont issus des rangs des "Frères Musulmans" egyptiens constituent-ils réellement des groupes dissidents mécontents de la politique globale desdits "Frères", ou entrent-ils dans le cadre d’une manoeuvre du groupe pour mieux éparpiller les voix lors des votes comme l’affirme Samir Amin ?

  • permalien Yvan :
    2 juillet 2011 @14h46   « »

    1er juillet 2011 : manifestation monstre à Tripoli [Réseau Voltaire]

    La Libye, si l’on excepte la Cyrénaïque occupée par l’OTAN et ses mercenaires, est peuplée d’environ 5 millions de personnes, dont 1,5 million à Tripoli même.

    Les autorités ont distribué 2 millions de fusils mitrailleurs aux civils pour se tenir prêts à repousser l’invasion étrangère. La foule était donc armée pour manifester son soutien aux institutions de démocratie participative et au leader révolutionnaire Mouammar Kadhafi qui a libéré le pays de la tutelle occidentale.

  • permalien Houcine :
    3 juillet 2011 @16h35   « »

    Là où les scrutins ne font que favoriser la volonté des dictateurs, comme connu dernièrement au Maroc, la flamme des réclamations ne doit pas s´éteindre ; parce que la démocratie ne s´obtient qu´après des vrais grands combats populaires.

  • permalien Houcine :
    3 juillet 2011 @17h34   « »

    La révolution arabe !

    Le gros poisson, sa tête est très pourrie ! Donc, tout le reste de son corps est contaminé.

    Ne prenant que le cas marocain et la réforme constitutionnelle proposée par le roi et qui a été déjà plébixitée à 98,5 % ! Ce Oui, il ne confirme que l´arrogance et la maladie du système qui ne lui reste que de se cacher derrière une fausse légalité, au style des régimes les plus archaïques. Quant à ceux qui ont toujours fait l´éloge de ces processus favorables aux mandataires arabes, ce ne sont que des profiteurs et des ennemis de toute l´humanité. On a vu comment on a financé des ignorants et des voyous, les encourageant d´agresser les masses qui réclament justice en Egypte, au Yémen, en Syrie, en Tunisie et plus tard au Maroc, où les piliers de la réforme constitutionnelle ne sont que des corrompus. Selon cette mentalité, qu´importe la misère des peuples toujours sans infrastructure et sans tous les droits ! Depuis l´indépendance fictive du Maghreb, ses régimes n´ont pas encore cessé d´encourager l´émigration vers l´Europe, et maintenant, on a fait envahir l´Espagne et toute l´Italie ! Aux pays du Golf, la marocaine la plus noble, elle n´est pas vue si différente de celles qui sont commercialisées à Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger, Fès et partout où les touristes du sexe sauvage, ils apparaissent comme des renards, se moquant de la dignité d un peuple vaincu par ses contraintes quotidiennes.

    La seule solution et la seule justice à appliquer, sous les cris dégagez, dégagez, elles reviennent au départ de tous les tyrans arabes, longtemps soutenus par leurs clans et ces néo colons qui ne veulent guère perdre leurs intérêts, au sein d´une nation qui a trop vieilli et qui n´arrive plus à se défendre.

    Ls jeunes arabes ont leurs fortes raisons pour se révolter contre tout l´établi.

    Houcine en Exil__

  • permalien Houcine :
    4 juillet 2011 @14h09   « »

    Orangerouge !

    Oui et a 100 %, il y a crimes de guerre en Libye ! L´ OTAN supporte des rebelles qui cachent leur intention par des prieres en plein desert ! L´Italie, le gouvernemnt de Sarkozy et la Grande Bretagne ont cree cette situation, en quete de dominer tout le monde arabe et l´Afrique. Quant au printemps arabe, du Yemen jusqu´ au Maroc, ce sont les jeunes qui manifestent pacifiquement, reclamant democratie, justice et dignite, sans compter sur aucune force etrangere. Les rebelles en Libye, ils sont en mains des puissances etrangeres. En plus, contrairement aux tunisiens, aux egypteins, aux syriens et au marocains, ces rebelles sont armes comme toutes les forces regulieres et ils sont soutenus pour commettre des crimes contre l´humanite.

    En fonction et ce drame pas si different des autres qui dechirent l´ Afrique, c´est Monsieur Nicolas Sarkozy & Co. qui devraient repondre soit devant la justice, soit devant l´histoire et peut etre devant les deux.

  • permalien Yvan :
    5 juillet 2011 @15h40   « »
    Le Maghreb, l’Occident, l’Ouest... et le Far-West

    Rendez-vous raté à Tripoli - LeMonde.fr

    "C’était particulièrement déplacé de la part de M. Gates de dire cela", assène alors le président français, prié par des journalistes de réagir, "et en plus, totalement faux". Et de glisser un commentaire acerbe sur le fait que les Etats-Unis limitent leur contribution à "deux drones" et "un certain nombre d’avions ravitailleurs". "Nous y sommes très sensibles", ironise le chef de l’Etat, laissant filtrer tout l’agacement que lui ont inspiré les hésitations de Barack Obama sur le dossier libyen, "mais il ne viendrait pas à l’idée d’un homme aussi responsable et intelligent que le président Obama de dire que c’est l’Amérique qui fait l’essentiel du travail en Libye".
  • permalien Yvan :
    5 juillet 2011 @15h52   « »
    Ouf ! La politique pétrolière pro-occidentale de Kadhafi sauvée...

    L’activité pétrolière est suspendue en Libye mais les contrats ne sont pas remis en cause | RFI

    La rébellion libyenne veut rassurer les compagnies pétrolières étrangères : le Conseil national de transition (CNT) ne remettra pas en cause les contrats conclus sous le régime de Mouammar Kadhafi, au moins pendant la transition vers un régime démocratique, promet le CNT.
  • permalien K. :
    5 juillet 2011 @20h33   « »

    "Cela peut sembler une petite démonstration par rapport aux normes occidentales [20 personnes dont 16 femmes et enfants], mais il faut se rappeler le contexte : les protestations politiques publiques sont presque inconnues en Arabie Saoudite", a déclaré Benjamin Joffe-Walt, rédacteur de "Change.org", une plate-forme mondiale de l’activisme des droits humains. "Ce qui s’est passé aujourd’hui explique parfaitement pourquoi les Saoudiens ont peur d’exprimer une voix dissidente : un petit groupe d’hommes, femmes et enfants ont clairement montré qu’ils aiment leur pays et respectent leur gouvernement, mais veulent tout simplement que leurs proches bénéficient d’un procès équitable ou qu’ils soient libérés. .. et qu’est-ce qui se passe ? Ils sont tous rapidement encerclés et arrêtés."

    http://online.wsj.com/article/SB100...

  • permalien K. :
    5 juillet 2011 @20h37   « »

    Il faut lire manifestation au lieu de "démonstration"

  • permalien K. :
    5 juillet 2011 @20h59   « »

    "Jadaliyya" est heureuse d’annoncer le lancement de sa nouvelle page : Occupation, Intervention, Loi ou O.I.L (Cliquez ici pour accéder à la page directement).

    Cette page est co-éditée par Lisa Hajjar, Shirine Seikaly, Mouin Rabbani, et moi-même [Noura Erakat]. Le but de O.I.L. est d’explorer les relations entre les domaines du conflit armé, de la politique et du droit international et les débats en leur sein.

    Ces débats concernent l’évolution du droit international, les implications de l’intervention, la légitimité ou l’absence de la résistance, l’économie politique des conflits, le mercantilisme de guerre, la dimension humanitaire de la guerre et de la paix, et les actions et les forces qui y sont liées.

  • permalien ben ramdan :
    3 août 2011 @23h10   « »

    les revolutions arabes doivent commencer par des procés equitables pour les symboles de l’ancien regime.les peuples doivent savoir la verité avant toutes choses.au lieu de faire prevaloir une justice expeditives,la loi du talion,les vendettas,la vengeance,il faut penser à instaurer des pricipes plus humanistes et bannire la peine capitale.autrement c’est la barbarie erigée en systemes.des bavures aussi,l’abolition des partis politiques de l’ancien regime.les partis communistes n’ont pas ete abolis aprés l’effondrement du mur de berlin.organiser la chasse aux sorcieres des militants de ces partis,faires des listes noires contre des ecrivains et artistes,autant de mesures attentatoires à la democratie.pire encore on préfére previlégier l’inquisition sur tout autre chose.a la verité des urnes peut on empecher ces gens d’exercer leur droit de vote ?
    c’est vouloir scinder la societé et excercer une dictature sur une frange de la societé en le comdanant a l’exclusion.
    les revolutionaires doivent etre les premiers à donner l’éxemple par eux meme.il ne faut pas oublier aussi,les crimes abominables commises par certais revolutionnaires libyens,eux aussi passibles de poursuites penales.il faut aussi se mefier de ce discours sur le printemps arabes,discours dangereux,plein de demagogie conduisant à des dérapages parfois meurtrier.

  • permalien K. :
    22 janvier 2012 @14h33   «

    - Rapport mondial 2012 HRW (un abrégé du rapport original en anglais), Page 4 :

    La triste vérité est que la politique occidentale envers les peuples arabes a toujours été essentiellement une politique de confinement.

    - Bertrand Badie :

    D’un point de vue international, la construction politique des régimes arabes n’était conçue que pour servir des fonctions internationales : assurer l’approvisionnement énergétique du monde, et singulièrement de l’Occident, participer à la sécurité en Méditerranée orientale, contenir les flux migratoires.

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