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Un livre, une pièce, des dessins de résistance

Handala, témoin de l’histoire palestinienne

jeudi 7 juillet 2011, par Marina Da Silva

Handala est le nom d’un petit personnage-culte dans le monde arabe. Haut comme trois pommes – il a arrêté de grandir à l’âge de dix ans –, les mains jointes derrière le dos, pieds nus, les cheveux en épis pointés vers le soleil, il n’est jamais représenté de face. Il ne se retournera que lorsque le peuple palestinien aura un Etat. Son effigie est partout. On la porte en pendentif, en porte-clé, brodée sur un tee-shirt, que l’on soit homme, femme ou enfant, que l’on ait 1 ou 80 ans. On la trace à main levée ou avec un pochoir sur les murs des camps de réfugiés ou sur le mur de l’apartheid israélien qui défigure et dévore la Cisjordanie. On vous regarde avec des yeux ronds si vous ne connaissez pas Handala, dont le nom renvoie à l’amertume de la coloquinte et de l’histoire palestinienne. Né le 5 juin 1967, « le nom de sa mère est Naqba », la catastrophe de 1948, et « celui de sa petite sœur Naqsa », celle de 1967, selon le premier texte et dessin que publie son créateur, Naji al-Ali, en 1969 dans le journal Al-Siyassa de Koweït-City.

Naji al-Ali, lui, est né en 1936 au village de Al-Shajara, entre Nazareth et Tibériade, qu’il fuit en 1948 avec sa famille pour se réfugier au camp de Aïn el-Héloué, à l’orée de Saïda au Liban. Il connaîtra et témoignera abondamment dans ses dessins de la guerre civile et de l’invasion israélienne de Beyrouth en 1982. Il est abattu à Londres en juillet 1987, probablement par le Mossad israélien ; mais ses assassins ne furent jamais identifiés. On lui connaissait beaucoup d’ennemis, tant sa dénonciation de la corruption et de la trahison des régimes arabes, autorité palestinienne comprise, était radicale. Il avait fini par se réfugier à Londres, où il pouvait dessiner librement, après avoir été expulsé du Koweït en 1985 sous la pression de Yasser Arafat.

L’histoire de Handala et de Naji al-Ali nous est racontée dans Le livre de Handala, sous-titré Les dessins de résistance de Naji al-Ali ou l’autre histoire de Palestine, dans une belle édition chez Scribest, avec une préface de Plantu et une postface d’Alain Gresh. C’est la première fois que sont publiées en France les caricatures de Naji Ali, qui s’échelonnent des années 1969 à 1987. Une sélection drastique : quelque cent-quarante dessins, alors qu’on lui en prête jusqu’à dix mille. Ils ont été organisés en cinq chapitres : « En terre de Palestine », « Pax americana », « Sous les bombes, les peuples arabes », « Les droits de l’homme au prix de l’or noir » et « Résistance/existence », replacés dans leur contexte historique et éclairés par le poète et romancier Mohamed al-Assad. Chaque dessin est une petite merveille, évoquant l’exil, l’exode, la destruction, la prison mais aussi la ténacité, le défi ou la clairvoyance. Handala y figure dans sa posture dos tourné, témoin vigilant et persistant des crimes perpétrés contre son peuple, mais aussi rempart contre le renoncement et l’effondrement, flambeau stylisé de la résistance.

Dans sa postface, Alain Gresh inscrit le « réveil arabe » d’aujourd’hui dans la continuité de cette lutte qu’incarne Naji al-Ali et rappelle la place centrale qu’y occupe la Palestine. Il nous apprend aussi que l’on a vu Handala de face, brandissant un drapeau palestinien et un drapeau libanais, durant le siège de Beyrouth en 1982, éveillant notre curiosité. Le lecteur attentif découvrira pour son plus grand bonheur, page 145, un dessin d’avril 1987, paru dans Al-Qabas, où Handala offre son visage aux regards. Un visage profondément humain et tendre, dont la rondeur gracieuse exalte l’innocence et la détermination.

L’histoire de Handala a donné naissance à une pièce de théâtre éponyme, adaptée et mise en scène par Abdelfattah Abusrour, fondateur du centre culturel et de la troupe Al-Rowwad (« Les Pionniers »), dans le camp de Aida, près de Bethléem, en tournée en France depuis le 14 juin et jusqu’au 12 juillet (la dernière représentation est donnée au studio de l’Ermitage, dans le 20e arrondissement de Paris, en arabe surtitré). Un travail formidable, à la hauteur des enjeux que porte le petit personnage-symbole. Du théâtre populaire, avec peu de décors, mais parfaitement signifiants, un jeu de lumière et musique (Fairouz et ses chants vibrants) qui donnent un supplément d’âme à l’engagement total des sept comédiens, dont une femme, Hala Yamani. Canaan Abusrour, 11 ans, fils aîné du metteur en scène, fait ses premiers pas sur les planches et interprète avec conviction et délectation un Handala que tous les enfants de son âge rêvent d’incarner. A eux tous, ils interprètent la dizaine de personnages de cette saga qui retrace l’itinéraire et la pensée de Naji al-Ali, et parlent de leur propre vie dans une belle adresse au public. Aucun parmi eux n’est comédien professionnel, mais ils ont une force de conviction et une présence qui transmettent tous les registres de l’écriture dramaturgique : colère, tendresse, ironie, indignation, exhortation… dans une superbe maîtrise de l’expression et de la gestuelle.

Sur le plateau, un mur constitué d’articles de journaux, où l’on entraperçoit les dessins de Naji al-Ali, donne une unité de lieu métaphorique à un espace de lutte et de résistance où se concentrent les convulsions du monde. L’unité de temps sera donnée, en ouverture, par l’assassinat de Naji al-Ali, sur lequel on revient à la fin de la pièce, comme pour clore la boucle que l’on a entre-temps ouverte sur le parcours de sa vie, sur cette période de l’histoire palestinienne marquée par la résistance armée, mais aussi sur aujourd’hui, avec la question de l’occupation, de l’abandon des réfugiés, des négociations qui bradent les droits des Palestiniens.

Le texte d’Abdelfattah Abusrour, une interprétation libre des caricatures, est d’une force étonnante. Il a la puissance du trait de Naji al-Ali, son très grand humour et son indomptable subversion. On a là une écriture inspirée et nourrie qui se déploie sur plusieurs registres, lyrique, épique, poétique, mais aussi très drôle et qui puise dans les références du langage quotidien, une écriture qui n’est jamais victimaire, où l’on retrouve la lucidité qu’invoque René Char comme étant « la blessure la plus rapprochée du soleil », lorsque, dans la scène 2, un gardien de prison vient interroger Naji :

« Qui es-tu ?

— Une hirondelle qui cherche son nid, une région libre et non une région sous la tutelle d’une quelconque fondation ou régime.

— Signes particuliers ?

— Des traces de poignards arabes dans le dos et des balles israéliennes dans la poitrine.

— Ta profession ?

— Je suis peintre des tragédies du peuple, de l’Atlantique jusqu’au Golfe. Je nettoie les poubelles mais ne courbe l’échine devant personne. »

Sur le thème de l’assassinat d’une des grandes figures de la résistance palestinienne et la dénonciation d’un cortège de crimes et trahisons, on pouvait craindre une représentation trop dramatique et trop grave ; cela aurait été sans compter les ressorts de vitalité que symbolise Handala, à qui il revient d’incarner l’espoir. Un espoir qui passe souvent par la dérision, comme dans cet extrait de la scène 9, où un journaliste anglophone s’adresse au personnage Hamdoul, agent des Américains :

« C’est-à-dire you, vous n’allez pas jeter Israël à la mer ?

— Quoi la mer ? Les Israéliens savent swimming, tu comprends, nager mieux que moi. C’est-à-dire qu’ils ne se noieront pas ! »

Une façon d’égrener et de se moquer des stéréotypes qu’AbdelFattah Abusrour a voulu casser, en particulier ceux qui représentent systématiquement les Palestiniens comme des terroristes. Il n’en fait pas pour autant des héros, mais montre la complexité d’une société qui lutte pour sa survie et ses droits politiques et produit aussi bien des résistants que des collaborateurs. Il inscrit son récit dans une nécessité de connaître l’histoire de la Palestine et de garder vivante la mémoire, une intention qui est résumée dans les propos échangés entre Fatema et Abou Saber à l’adresse de Handala dans la scène 12 :

« Reste le témoin de cette période, Handala, enregistre tout.

Enregistre tout, Handala, n’oublie rien ;

Laisse l’Histoire témoigner de qui nous a vendus.

Qui nous a trahis, qui s’est enrichi sur notre dos.

Enregistre et n’oublie personne. »

Avec cette tournée, qui a été rendue possible par le soutien d’un grand nombre d’acteurs de la solidarité, et en particulier de Jean-Claude Ponsin, coordinateur du projet et animateur de la société des amis d’Al-Rowwad, c’est une formidable et rare opportunité d’entendre les Palestiniens porter eux-mêmes leur voix et leur vie sur un plateau. Après le chemin semé d’embûches et de check-points qu’il leur a fallu parcourir pour quitter Aïda et parvenir en France (en passant par la Jordanie), ils savourent chaque soir le miracle de la représentation et le triomphe qu’ils rencontrent auprès du public.

Toutes les informations sur la tournée et le projet d’Al-Rowwad, en France jusqu’au 12 juillet : http://amis-alrowwad.org

Le Livre de Handala, préface de Plantu, postface d’Alain Gresh. Scribest Publications, BP 10077, Hoenheim, F-67802 Bischheim Cedex. 15 euros.

13 commentaires sur « Handala, témoin de l’histoire palestinienne »

  • permalien Laurent Szyster :
    7 juillet 2011 @15h31   »

    Il est abattu à Londres en juillet 1987, probablement par le Mossad israélien ; mais ses assassins ne furent jamais identifiés. On lui connaissait beaucoup d’ennemis, tant sa dénonciation de la corruption et de la trahison des régimes arabes, autorité palestinienne comprise, était radicale. Il avait fini par se réfugier à Londres, où il pouvait dessiner librement, après avoir été expulsé du Koweït en 1985 sous la pression de Yasser Arafat.

    Un caricaturiste s’exile en Europe pour fuir les tyrans arabes, deux ans après il y est assassiné.

    Probablement par le Mossad ?

    Cartoonist shot in London street

    Colleagues at the newspaper reported a Kuwaiti gang had tried to kill him before he left the country and he did not want to live in another Middle Eastern country because he feared for his life.

    Mr al-Ali’s colleague revealed a senior member of Yasser Arafat’s PLO telephoned the cartoonist in the middle of June and said : "You must correct your attitude."

    "Don’t say anything against the honest people, otherwise we will have business to sort you out," the caller continued.

    Mr al-Ali ignored the warning and published a cartoon lampooning Mr Arafat and his henchmen on 24 June.

    Ah, il ne faudrait pas désespérer la Propalestine en soupçonnant Yasser Arafat ...

  • permalien Laurent Szyster :
    7 juillet 2011 @16h36   « »

    En 2008, tout en déclarant sa foi non-violente, Abdelfattah Abusrour s’est fendu d’une lettre ouverte à M. Abbas, lui interdisant de renoncer au "droit" de poursuivre la guerre ad vitam eternam :

    Abdelfattah Abusrour : A Refugee’s Open Letter to Mahmoud Abbas

    Abdelfattah Abusrour rêve encore de jeter les "bandits sionistes" à la mer.

    Ce n’est pas grave puisqu’ils savent si bien nager !

    Avec ce genre de "pacifiste", la paix n’est pas pour demain ...

  • permalien Jeff :
    7 juillet 2011 @17h53   « »

    Lorsque les Israéliens et vous, Szyster, souhaiterez vraiment la paix avec les Palestiniens, faites-nous signe.

    Pour le moment, on attend toujours, malgré les diverses résolutions votées par les instances internationales...

  • permalien D.P :
    7 juillet 2011 @22h16   « »
    Le sionisme est-il un obstacle à la paix ?

    Peut-on critiquer Israël ?

    Le sionisme est-il un obstacle à la paix ?

    Peut-il y avoir une paix juste avec le sionisme ?

    Intervention à Vannes (29 janvier 2011) Par Pierre Stambul du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix

    Dans une guerre qui dure en fait depuis près d’un siècle, une issue ou un compromis auraient dû intervenir depuis longtemps. Pourquoi n’est-ce pas le cas ?

    Le sionisme et la théorie du « transfert ».

    La colonisation sioniste et la création de l’Etat d’Israël se sont accompagnées d’un négationnisme total (j’emploie intentionnellement ce mot qui est très chargé symboliquement dans l’Histoire juive) vis-à-vis des Palestiniens. Dès le départ, pour les futurs Israéliens, la Palestine n’existe pas. Dans les livres scolaires israéliens, on nie l’existence d’un peuple palestinien. On explique que les Ottomans ont installé dans la région des populations venues de diverses régions de l’empire et peu importantes numériquement. Il s’agit de justifier a posteriori un des mensonges fondateurs, l’idée (proférée par Zangwill) de la « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». On y ajoute contre toute vraisemblance quelques énormités comme l’idée que les Juifs auraient toujours vécu en « Eretz Israël » ou qu’ils sont majoritaires à Jérusalem depuis les années 1800. (...)

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

    * * *

    Communiqués de l’UJFP : Les eaux territoriales israéliennes jusqu’à Athènes, le Ministère de l’Education israélien jusqu’à Paris ?

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

  • permalien Mahimour :
    7 juillet 2011 @22h32   « »

    @Laurent Szyster
    Oui, beaucoup de rumeurs ont courru et courrent peur-être encore sur l’assassinat de Naji al-Ali, étant donné ses critiques sans compromis des gouvernements arabes et de la direction de l’OLP, pour toutes leurs trahisons, estimait-il, à l’encontre du peuple palestinien. Certes ses dessins dérangeait beaucoup, ce n’est pas peu de le dire... Cependant, les derniers indices de l’enquête "non aboutie" remontait tous au Mossad, et surtout, celui-ci et le gouvernement israélien ont toujours refusé de collaborer à l’enquête de l’Angleterre, ce qui pour moi équivaut à un aveu : car dans le cas contraire, ils s’en seraient certainement faits un plaisir...
    Et puis, je vous saurai gré d’arrêter cette propagande outrancière que, "les Palestiniens veulent jeter les juifs à la mer", qui ne sert qu’à camoufler que dans les faits, au moment de la Nakba (mot que parait-il, il est interdit de prononcer), c’est l’inverse qui s’est concrètement produit : combien de Palestiniens, refoulés à la mer se sont-ils noyés ?

  • permalien Laurent Szyster :
    7 juillet 2011 @23h20   « »

    A propos de l’assassinat de Naji al-Ali, voici ce que des journalistes indépendants ont rapporté de plus précis sur l’enquête de la police et des services de renseignement britannique :

    Britain Orders Israeli Diplomat to Leave

    In a terse announcement that British officials conceded masked considerable anger, the Foreign Office ordered the expulsion of an embassy attache said to be closely involved with a Palestininan convicted here last week of storing a bomb and gun cache for the Palestine Liberation Organization.

    The Palestinian, Ishmail Hassan Sowan, a 29-year-old Jerusalem-born engineer, testified that he was used by Mossad as a double agent to track Abdul Rahim Mustapha, a suspected member of a Palestinian assassination team said to have been active last summer in London.

    British officials, embarrassed to learn of the Israeli double-agent operation only after the arms cache arrest, said they later verified the Mossad connection. They said they were particularly concerned because the British police have been seeking Mr. Mustapha in connection with the killing here last year of Ali Naji al-Adhami, a leading Arab cartoonist who was renowned for satirizing P.L.O. leaders.

    Le Mossad avait un agent double qui l’informait sur les activités terroristes de l’OLP à Londre. Et les services secrets israéliens, s’ils ont su qui était la cible, au pire ont préféré laisser Naji al-Ali mourir plutôt que de perdre cet agent double.

    L’assassin de Ali Naji al-Adhami s’appelle Abdul Rahim Mustapha, son principal complice était Zaki al-Howa l’attaché de presse de l’OLP à Londre, ils ont agi sur ordre de Yasser Arafat qui en 1987 était aux abois, à deux doigts de tomber de son trône en exil, poussé par les nouveaux leaders de la première intifada en Cisjordanie et ne pouvait se permettre le luxe d’être ridiculisé.

    Comme Assad, Khadafi, Moubarak, Ben Ali, etc ...

  • permalien Deïr Yassin :
    8 juillet 2011 @01h46   « »

    Merci infiniment pour l’article sur Handala qui a toujours dix ans, l’age qu’avait Naji al-Ali quand il a dû fuir avec ses parents. Son village al-Shajara [l’arbre] est aujourd’hui couvert par le moshav ’Ilaniyya’ [ilan = arbre en hébreu]. Quelle imagination, ces sionistes !

    - www.palestineremembered.com/...

    Handala ne se retournera que le jour où la Palestine sera libre.

    Naji al-Ali figure bien sur une liste officieuse émise par les renseignements israéliens, le Mossad ou une des autres multiples officines meurtrières travaillant pour La-Seule-Démocratie-Au-Moyen-Orient, avec Ghassan Kanafani (son ami et l’homme qui l’a publié en premier) dont l’Etat hébreu a tardé à reconnaitre l’assassinat aussi.

    Après la tentative d’assassinat de Khaled Mesha’al, le journal israélien Yediot Aharonot a publié ladite liste.
    Mon accès au net est limité pour le moment, et je n’aurais pas la possibilité de chercher les infos.

    Les ’infos’ de Szy** par contre, on les connait. c’est Yuri Edelstein, le grand chef de la Hasbara, qui les fournit.

    PS. Petit rectificatif : Nakba et Naksa s’ecrivent avec ’K’ et non pas avec ’Q’. Il y a une grande différence pour la prononciation, et la signification en arabe. "qalb" n’est pas pareil que "kalb".

  • permalien Laurent Szyster :
    8 juillet 2011 @11h18   « »

    @Deir Yassine,

    Naji al-Ali figure bien sur une liste officieuse émise par les renseignements israéliens (...). Après la tentative d’assassinat de Khaled Mesha’al, le journal israélien Yediot Aharonot a publié ladite liste. Mon accès au net est limité pour le moment, et je n’aurais pas la possibilité de chercher les infos.

    Votre accès au Net est limité ? Vous êtes en Chine, en Syrie ?

    Les ’infos’ de Szy** par contre, on les connait. c’est Yuri Edelstein, le grand chef de la Hasbara, qui les fournit.

    Votre manie de voir partout un vaste complot "sioniste" est d’un comique dont je ne me lasse pas.

    J’ai cité un article du New York Times rapportant un communiqué de la police britannique.

  • permalien le journal de personne :
    10 juillet 2011 @14h58   « »

    A vingt ans, lorsque j’avais vingt ans
    La vie m’avait donné le choix entre deux amants
    Entre une tête blonde et une tête brune
    Le choix entre le ciel et la lune
    Entre ce qui rayonne et ce qui protège du rayonnement
    J’étais tiraillée entre ces deux boites du ciel
    Fermées et refermées à double tour
    Sous le sceau d’un secret plutôt bien gardé
    Il n’est pas commode de faire le tri entre jour et nuit

    Je ne pus m’empêcher de les ouvrir… et je le fis…
    Pour voir tout le bien ou tout le mal qu’il y a à l’intérieur.
    Le soleil n’était pas un astre banal. Il était moral, éthique, que dis-je, pathétique… il me fit chaud au cœur parce qu’il voulait tout inonder de lumière, de clarté, de vertu… c’était le mot, je crois : La vertu ou le sabre avec lequel il voulait trancher les têtes, nettoyer la planète en moralisant à outrance…

    J’ai fini par retenir sa pensée de derrière :
    La voici, clés en main : « mieux vaut une vertu sans pouvoir, qu’un pouvoir sans vertu ». C’est ce que j’appelle un coup de soleil. Il y en a qui en vivent… y en a qui en meurent…
    Et puis vint le tour de la lune noire. Vide ou pleine lune, c’est à vous de voir… ce n’était plus la vertu vertueuse qui était là à l’ordre du jour, mais la force obscure qui reste éveillée la nuit.
    Sa pensée se réduit à son arrière pensée. La voici, comme une sombre nuit d’été : « Mieux vaut un pouvoir sans vertu qu’une vertu sans pouvoir », la chienne de nuit ne croit pas si bien dire puisqu’elle a tout dit.
    Et si je la résume bien, c’est la politique qui prime et la morale qui déprime…
    Alors que le soleil disait tout juste le contraire, c’est la morale qui prime et la politique qui déprime… alors ? L’envers ou l’endroit ?
    Que choisir ? Tête blonde ou tête brune ? Avec la blonde, je me sentis brune et avec la brune je me sentis vagabonde…

    Mais la ronde ne dura que quelques secondes puisque j’ai opté pour une toute autre planète. Parce que tout compte fait, les deux n’eurent sur moi aucun effet : je hais tout autant le pouvoir que la vertu. En revanche, j’adore ce qui les dévore ou les démange : le temps…
    Je l’ai épousé sur le champ et lui ai donné un enfant : un petit garçon que j’ai appelé l’instant.
    Il est tout rouge comme la planète mars… il est retenu prisonnier à Gaza parce qu’il a raté l’avion…
    Je m’en vais le rejoindre… si vous ne voyez pas d’inconvénient !
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/07/les-boites-noires/

  • permalien nour :
    14 juillet 2011 @15h49   « »

    un très bon article qui mérite d’être diffuser afin que plusieurs personne puisse connaitre l’histoire d’un peuple qui a souffert et qui souffre encore a cause de la colonisation israélien, je dit bien israélien et pas peuple juif car il y a une large déférence entre ces deux dernières.
    merci pour l’auteure de l’article

  • permalien gouns :
    25 juillet 2011 @16h32   « »

    Je ne comprends pas les élucubrations sionistes de M. Szyster. Bien sûr qu’Arafat était fou de rage contre Naji al Ali, notamment à propos de ses dessins dénonçant le pouvoir de Rachida Malhane, une journaliste proche du leader de l’OLP. Mais justement comme dans d’autres cas, c’est précisément parce qu’il existait des tensions vives parmi les Palestiniens que l’assassinat de Naji al Ali par le Mossad avait des chances d’atteindre son objectif. Exactement comme avec les Black Panthers. Les services étasuniens nous le savons ont instrumentalisé les conflits internes aux mouvement noirs, provoquant ainsi les assassinats de Malcolm X ou Martin Luther King et suscitant les vives tensions entre Panthers de la côte est et ouest.
    Arafat quoi que l’on pense de lui n’a jamais fait assassiner un seul de ses opposants, or il en a eu de bien plus dangereux que Naji al Ali. L’affaire est connue et attestée par Oum Jihad, la femme de Naji al Ali elle même. Jamais elle n’a mis en cause Arafat. L’assassin était manipulé par les services israéliens qui avait réussi à infiltrer une cellule du Fatah à Londres. L’agent traitant israélien a réussi à prendre la fuite, le meurtrier sera mis en prison mais pas pour très longtemps. L’opération avait comme objectif de déclencher un conflit entre Fatah et FPLP, Naji al Ali, ancien résidant du camp de AÏn Heloué au sud Liban, un fief du FPLP, était très lié à l’organisation de Georges Habache. D’ailleurs le FPLP non plus n’a pas mis en cause Arafat, or à l’époque étant donné les vives critiques politiques du FPLP à l’encontre d’Arafat, accusé de brader la cause, on imagine mal comment l’organisation de Georges Habache se serait privé d’une telle charge contre "le vieux " si celui ci avait bien été le commanditaire de ce meurtre. M.Szyster ne fait que tenter de poursuivre le travail fait par le Mossad.

  • permalien gouns :
    25 juillet 2011 @16h34   « »

    extrait de Wikipédia qui confirme ce que je disais dans le post précédent.

    Après l’assassinat..."La police britannique a arrêté un jeune étudiant palestinien nommé Ismail Hassan Saouane, après avoir trouvé une cache d’armes dans son appartement, qui, selon les dires de la police, serviraient à des attaques terroristes en Europe ; il fut condamné pour possession d’armes et d’explosifs. Saouane était membre de l’OLP, bien que l’organisation ait nié toute implication. Pendant son interrogatoire, Saouane confessa qu’il travaillait pour les services secrets israéliens (le Mossad), qui selon lui était au courant du meurtre du caricaturiste. En refusant de fournir les informations utiles à leurs collègues britanniques, le Mossad s’arrogea la méfiance de l’Angleterre, qui expulsa deux diplomates israéliens de Londres. Margaret Thatcher, premier ministre de l’époque, ordonna la fermeture des bureaux du Mossad à Palace Green, Kensington."

  • permalien AAR :
    8 septembre 2011 @11h22   «
    Handala, LE LIVRE

    Bonjour,

    Le livre Handala est aussi en vente par l’association Les Amis d’Al Rowwad à son siège :
    24, rue Custine
    75018 PARIS.

    Ouvert le mercredi après midi et le samedi uniquement.

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