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Un « congrès imposture » sur le terrorisme

samedi 16 juillet 2011, par Alain Gresh

Du 15 au 17 septembre à Paris, se déroulera le VIIe congrès international des victimes du terrorisme, sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy. Qui pourrait y trouver à redire ? Des victimes ou des proches des victimes, en provenance de 35 pays, qui témoignent de leur douleur, quoi de plus émouvant ?

La liste des attentats s’étale sur plus de cinquante ans et commence avec l’attentat contre le Milk Bar à Alger en 1956. On y trouve ceux des Brigades rouges en Italie (mais pas ceux commis à la même époque par les groupes d’extrême droite, notamment celui de la piazza Fontana, attribué à l’extrême gauche et dont on sait qu’il fut commis par l’extrême droite et marqua le début des années de plomb) ; celui contre l’avion de Habyarimana en 1994 (mais pas un mot sur le génocide du Rwanda qui a suivi), deux attentats en Israël durant la seconde Intifada, mais rien sur les milliers de Palestiniens tués par des tirs et des bombardements israéliens... Et tout est à l’avenant.

La mention de l’attentat du Milkbar à Alger le 30 septembre 1956 est intéressante. Là aussi, voici un attentat qui ne peut que susciter l’indignation. Une bombe dans un bar, qui fait 11 morts : qui pourrait approuver cette « lâche action » du Front le libération nationale (FLN) ? Pourtant, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire ou de consulter Wikipédia (ce que je fais régulièrement, n’ayant pas les préventions de beaucoup, mais il faut vérifier) pour établir le contexte. La guerre a commencé le 1er novembre 1954, les combats se sont intensifiés, des négociations secrètes entre Paris et le FLN se déroulent durant l’été. C’est le moment, selon Wikipédia, que choisit André Achiary, ex-officier du SDECE qui fut sous-préfet dans le Constantinois au moment du massacre de Sétif (1945), pour monter l’attentat de la rue de Thèbes, dans la Casbah d’Alger, dans la nuit du 10 août 1956, qui fait 16 morts et 57 blessés, et marque un tournant dans la guerre d’Algérie. « Patrick Rotman souligne ainsi, dans L’Ennemi intime (2002), qu’à Alger, le contre-terrorisme a précédé le terrorisme », mais la guerre d’Algérie a commencé depuis plus de deux ans. Yacef Saâdi, qui était alors le chef militaire FLN de la Zone autonome d’Alger, déclarera ensuite à la journaliste Marie-Monique Robin : « Jusqu’au massacre de la rue de Thèbes, nous ne faisions des attentats à Alger qu’en réponse à des arrestations massives ou à des exécutions. Mais là, nous n’avions plus le choix : fous de rage, les habitants de la Casbah ont commencé à marcher sur la ville européenne pour venger leurs morts. J’ai eu beaucoup de mal à les arrêter, en les haranguant depuis les terrasses, pour éviter un bain de sang. Je leur ai promis que le FLN les vengerait. » Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas invité les familles des victimes de l’attentat de la rue de Thèbes ?

C’est que le parti pris est clair : les coupables ce ne sont jamais les Etats (ni les colons), ce sont toujours les peuples qui luttent contre l’oppression. Qui se soucie des centaines de milliers de victimes de l’agent orange, ce défoliant utilisé par les Etats-Unis au Vietnam et qui continue jusqu’à aujourd’hui à faire naître des enfants sans bras, sans jambes ? Qui se soucie des victimes du terrorisme d’Etat français en Algérie ou israélien en Palestine ? Qui se soucie des morts tchétchènes tombés sous les balles russes ?

Seule « anomalie » dans la liste des invités à la réunion de Paris, celle faite aux victimes des attentats des Moudajhidin du peuple en août 1982. Une occasion de faire venir à Paris des représentants du régime de Téhéran ?

Les amalgames et les oublis de l’Association française des victimes du terrorisme ne peuvent surprendre quand on connaît les activités de ce groupe et ses liens avec Jean-Louis Bruguière, l’ancien magistrat anti-terroriste, qui est « membre solidaire de l’AfVT.org ». De plus en plus contesté par ses anciens collègues, responsable de nombreuses fautes professionnelles dans ses enquêtes, il a surtout eu les faveurs de l’administration Bush dans sa guerre contre le terrorisme, guerre qui a fait bien plus de victimes que Ben Laden et Al-Qaida. Il a tenté de se reconvertir au Parlement sous la bannière de l’UMP et de M. Sarkozy en 2007, mais a été heureusement battu.

Pour y voir un peu plus clair, je donne ci-dessous, un extrait de la nouvelle édition des Cent clefs du Proche-Orient (Fayard, 2010), rédigée avec Dominique Vidal et Emmanuelle Pauly.

Terrorisme

(...) À la simple question : « Qu’est-ce que le terrorisme ? », il est bien difficile de trouver, dans les déclarations des responsables politiques ou dans la littérature spécialisée, une réponse univoque. Le terrorisme ne peut être confondu avec l’utilisation de la violence. Un des premiers droits « naturels et imprescriptibles » proclamés par la Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme ne fut-il pas « la résistance à l’oppression » ? De ce point de vue, qui oserait — sans une considérable mauvaise foi — qualifier par exemple de terroriste, comme le faisaient l’occupant allemand et ses complices français, le combat armé de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Le droit international n’a jamais réussi à définir le terrorisme : il se contente de dénoncer des crimes précis comme le détournement ou l’attaque d’avions. Plus récemment, des conventions internationales répriment les attentats à l’explosif (1997) et le financement du terrorisme (1999). Cette dernière vise « tout [...] acte destiné à causer la mort ou des dommages corporels graves à toute personne civile, ou à toute autre personne qui ne participe pas directement aux hostilités dans une situation de conflit armé, lorsque, par sa nature ou son contexte, cet acte est destiné à intimider une population ou à contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque ».

Par ailleurs, les actes qualifiés de terroristes relèvent souvent du crime de guerre et, à ce titre, des principes élaborés par le Tribunal de Nuremberg qui concernent « les violations des lois et coutumes de la guerre, qui comprennent, sans y être limitées, les assassinats, les mauvais traitements ou la déportation pour les travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction perverse des villes ou villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ».

Les tentatives de définition juridiques du terrorisme, notamment depuis le 11 septembre 2001, comportent des risques d’atteinte aux libertés civiles, en Europe et aux États-Unis, comme elles servent à justifier des politiques répressives de l’Algérie à l’Indonésie, en passant par la Russie et la Chine. C’est ce que soulignait, en avril 2002, l’Irlandais John Fish, le président du Conseil des barreaux de l’Union européenne, à la suite de la décision-cadre adoptée par le Conseil européen du 6 décembre 2001. « La liste des délits terroristes, expliquait-il, est établie de manière trop large, et comprend des actes qui ne devraient pas du tout être considérés comme terroristes. » D’autant, précisait-il, que « la décision-cadre prévoit des responsabilités et impose des sanctions pour des “personnes morales” ». Par ailleurs, « il n’est nulle part fait référence au droit à un procès équitable pour un terroriste accusé ». Or l’expérience a montré que « l’introduction d’une législation sur le terrorisme dans les États membres avait conduit à une diminution substantielle des droits des accusés ». Bref, « la lutte contre la criminalité ne devrait pas être menée à n’importe quel prix ». Le cas américain offre, avec l’invention du concept de « combattant ennemi » non protégé par les conventions de Genève ou le bagne de Guantanamo, un précédent inquiétant...

Revenons à la définition du terrorisme. On pourrait qualifier ainsi les actes de violence qui touchent des populations civiles innocentes dans le but de créer un climat d’insécurité et d’atteindre certains objectifs politiques. Mais comment ranger dans la même catégorie analytique l’empoisonnement au gaz perpétré par la secte Aum dans le métro de Tokyo et les voitures piégées des dissidents de l’Armée républicaine irlandaise ? Les milices d’extrême droite américaines responsables de la tuerie d’Oklahoma relèvent-elles de la même logique que l’ETA basque ? Et qu’ont ces actions en commun avec l’attaque contre le World Trade Center et le Pentagone ? À force d’« être appliqué à des types bien différents de violence, dont certains, notamment sur le plan intérieur, n’ont pas de but politique », le concept de terrorisme a perdu de sa signification, note Adrian Guelke, un expert sud-africain (The Age of Terrorism) — il affirme même qu’il s’est « désintégré ». Enfin, il ne faut pas oublier que le terme même est né pour qualifier une politique d’État, celle de la Révolution française. Or ce terrorisme d’État, fréquemment utilisé au Proche-Orient, est largement ignoré : bombardements indiscriminés, déportations de population, voitures piégées ont été utilisés par les pouvoirs israélien, syrien, irakien, iranien, etc.

« Un gouvernement sincère doit admettre, notait un éditorialiste de l’hebdomadaire britannique The Economist, que le terrorisme met au jour souvent un grief légitime. » L’histoire l’a amplement prouvé, les anciens “terroristes” sont devenus des dirigeants respectés. Menahem Begin et Itzhak Shamir furent impliqués, dans les années 1940, dans des attentats meurtriers contre des civils arabes (et juifs, comme lors de l’attentat contre l’hôtel King David), avant d’accéder aux plus hautes charges en Israël. Les “tueurs du FLN” dénoncés, jour après jour, par les autorités françaises et par la majorité des journaux ont contribué à conduire l’Algérie à l’indépendance — quelle qu’ait été l’horreur de certaines de leurs méthodes. Plus récemment, d’autres exemples le confirment : ceux-là mêmes qui agitèrent longtemps l’épouvantail de la violence pour refuser tout compromis durent renoncer à leur intransigeance. Itzhak Rabin a serré la main de Yasser Arafat, « un homme aux mains couvertes de sang juif », et négocié avec l’OLP pour tenter d’arracher le Proche-Orient à l’engrenage des haines.

Historiquement, c’est le caractère spectaculaire de ses méthodes qui marque l’action terroriste. Le détournement d’avion est l’une d’elles. Inaugurée par le gouvernement Guy Mollet le 22 octobre 1956 — avec l’atterrissage forcé de l’avion qui transportait, entre Rabat et Tunis, Ben Bella et plusieurs dirigeants du FLN —, cette pratique fut relancée après la guerre israélo-arabe de 1967. Le 23 juillet 1968, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) détourne le vol El Al entre Rome et Tel-Aviv. Le Fatah ne se ralliera à ce type d’action qu’après le Septembre noir jordanien. En 1973, l’OLP et ses principales composantes y renoncent ; seuls des petits groupes dissidents, dont celui d’Abou Nidal, continuent à y avoir recours. Les mesures de sécurité prises dans les aéroports et la condamnation par l’OLP de ce type d’activité ont réduit considérablement les détournements d’avion.

L’enlèvement d’otages constitue sans doute une pratique aussi vieille que la guerre. Il est fréquent dans les zones de conflits ou d’affrontements. Ainsi au Kurdistan d’Irak, où les groupes de peshmerga ont enlevé à plusieurs reprises dans les années 1980 des techniciens étrangers. Pays de toutes les discordes, le Liban a représenté, dans les années 1980, le terrain d’élection de cette catégorie d’actes, facilités par la disparition de l’État. D’abord utilisés dans la guerre civile, les enlèvements se sont étendus — surtout après 1982 — aux communautés étrangères, impulsés notamment par des groupes radicaux chiites, dont certaines allaient donner naissance au Hezbollah. Sans avoir disparu, la prise d’otages s’est raréfiée au Proche-Orient dans les années 1990 et 2000 – mais elle a fait son apparition dans la région sahélienne. (…)

Pour autant, la simple condamnation « morale » des crimes commis par les deux parties ne suffit pas. On ne peut simplement renvoyer dos-à-dos les deux protagonistes parce que tous deux violent le droit humanitaire. Pour deux raisons. D’abord parce que les violations commises par un État — un État qui se réclame des principes démocratiques — sont toujours plus graves que celles commises par des groupes non étatiques, d’autant que certains d’entre eux agissent contre l’orientation explicite de l’Autorité palestinienne. Ensuite pour des raisons politiques : la bataille que mènent les Palestiniens est une résistance légitime à une occupation illégitime, alors que le gouvernement israélien développe une stratégie de maintien d’une occupation et d’une colonisation illégales. Comparaison n’est certes pas raison, et Israël n’est évidemment ni le IIIe Reich, ni la France coloniale. Mais, pour prendre un exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont sûrement commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité — notamment lors des bombardements de Dresde ou a fortiori d’Hiroshima et de Nagasaki. La lutte contre le nazisme n’en était pas moins une guerre juste, et nul ne peut renvoyer les Alliés et l’Axe dos-à-dos. De même, durant la guerre de libération algérienne, le FLN a commis — comme l’armée française — des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité. Pourtant, sa revendication d’indépendance était tout à fait légitime. Enfin, même de manière limitée, le Congrès national africain (ANC) a eu aussi recours au terrorisme. Lors de ses négociations avec le pouvoir blanc, Nelson Mandela écrivait : « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »

Twitter

J’ai désormais un compte Twitter. C’est une expérience nouvelle pour moi, mais je pense qu’elle permet de transmettre des informations et des liens que je ne peux signaler ici. Alors que s’approche le cinquième anniversaire de ce blog, ce développement permettra, je l’espère, de mieux faire passer « une autre information, d’offrir une autre manière de voir le Proche-Orient et ses conflits ».

163 commentaires sur « Un “congrès imposture” sur le terrorisme »

0 | 100

  • permalien Yann :
    16 juillet 2011 @11h37   »
    Terrorisme d’Etat

    Les documents Takieddine. Sarkozy- Takieddine : un secret à 350 millions d’euros

    [En 2003,] Les fonds devaient être versés, sous l’autorité de Nicolas Sarkozy, via une société contrôlée par le ministère de l’intérieur.

    http://www.mediapart.fr/journal/int...

  • permalien Iotna :
    16 juillet 2011 @12h28   « »

    Vous oubliez la différence essentielle entre le droit pénal, qui vise la responsabilité de personnes privées, et le droit international, qui vise la responsabilité des Etats. Des actes matériellement identiques ne reçoivent pas la même qualification juridique selon qu’ils sont commis par des individus (terroristes) ou par des individus agissant pour le compte d’un Etat (violation du droit international humanitaire, ou du droit international des droits de l’homme). Tout le problème demeure évidemment de la possibilité de juger et réprimer ces actes lorsqu’ils sont commis par/pour le compte des Etats.
    Mais ce n’est pas en soutenant que ces Etats sont eux-aussi "terroristes" que vous ferez avancez la cause des droits de l’homme. Remember G. W. Bush !

  • permalien Yvan :
    16 juillet 2011 @12h57   « »

    Pourquoi commencer au "Milk Bar" !

    ... parce qu’avant ce n’est plus "exploitable" ?

  • permalien Yvan :
    16 juillet 2011 @13h33   « »

    Reste à savoir, dans le cas des attentats-suicides, si Monsieur le Président Sarkozy, recevra les proches des suicidés, comme victimes des ces attentats, ainsi que le réclame la hauteur de son mandat, où s’il se vautrera une fois de plus dans son sentimentalisme populacier.

  • permalien Zeck :
    16 juillet 2011 @14h28   « »
    Chez l’ambassadeur

    Lors du procès des 5 français de Guantanamo, rejugés en France en 2011, des télégrammes diplomatiques, révélés fin 2010 par le site Wikileaks, montraient que :

    " les juges d’instruction en charge de l’enquête sur les anciens détenus de Guantanamo, Jean-François Ricard et Jean-Louis Bruguière, informaient régulièrement l’ambassade américaine des avancées du dossier. Des contacts qui scandalisent la défense. " ( L’Express-AFP)

  • permalien L’Aventin :
    16 juillet 2011 @17h13   « »

    Et l’attentat à la grenage contre la synagogue de Bagdad, qui provoqua le départ de milliers de juifs vers Israël, et dont il fut démontré ensuite que c’était le but et que les auteurs étaient des sionistes ? C’était en 1949.

  • permalien Nathan :
    16 juillet 2011 @20h03   « »

    L’implication du mossad dans l’attentat contre la synagogue de Bagdad n’a jamais été prouvée. En revanche, les pogroms contre les juifs irakiens en 1941 ne font eux, aucun doute.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Farhoud

  • permalien
    16 juillet 2011 @21h02   « »

    Omar

    Le 21/07/1973, un Boeing de la Libyan Arab Airlines est abattu par la chasse israélienne : 105 morts..

    Nathan va s’empresser d’écrire que :

    - cet avion ressemblait à un MIG..
    - il allait s’écraser sur une ville israélienne
    - il n’avait pas répondu aux sommations.
    - il était piloté par Ben Laden.
    - il transportait des armes et des kamikazes, etc...

    Bref, que pour la sécurité d’Israél et de l’Occident, la destruction de cet avion était vitale.

    Le 03 Juillet 1988, c’est au tour d’un Airbus iranien d’etre abattu par un missile américain au dessus du Golf : 290 civils furent tués dont 66 enfants..

    Un acte totalement cynique, provocateur, gratuit et barbare....

    Mais oui, parfois l’élève dépasse le maitre, même en abomination..

  • permalien K. :
    16 juillet 2011 @21h32   « »

    Thierry S. Lapointe et Isabelle Masson , « Les relations entre le « politique » et « l’économique » dans le discours et les pratiques de la « guerre contre le terrorisme » », Cultures & Conflits, 54, été 2004, [En ligne], mis en ligne le 08 janvier 2010. URL : http://conflits.revues.org/index153....

    La lutte ouverte et illimitée contre le terrorisme marque non seulement l’amenuisement d’un espace public démocratique, déjà fragile, à l’intérieur duquel des projets politiques et sociaux alternatifs auraient pu s’exprimer, mais consacre par ce fait même le néolibéralisme comme seul « projet » politique et social légitime.

    En effet, l’ouverture des marchés et la libre entreprise faisant partie des priorités de la nouvelle doctrine de sécurité américaine, les autorités ont désormais le pouvoir d’accuser les groupes s’opposant à de tels objectifs de conspiration.

    Le climat de terreur entretenu quotidiennement par les autorités américaines au travers de l’évocation de risques imminents d’attaques terroristes leur a non seulement permis d’accroître leurs pouvoirs discrétionnaires aux dépens des libertés individuelles et collectives des citoyens américains - posant ainsi le cadre juridique d’un Etat où la dissidence organisée se voit restreinte de manière significative - mais il a aussi justifié l’imposition de sacrifices « économiques » jugés nécessaires à l’effort de guerre.

    Ce contexte a permis de légitimer un véritable exercice de redistribution des ressources matérielles au profit des groupes les plus nantis par le biais de la politique budgétaire et fiscale.

  • permalien de Montigny :
    16 juillet 2011 @22h23   « »

    Nathan

    Vous répondez prestement dans ce cas particulier... Hasard, vigilance, ou autre - en passant je ne crois pas au hasard.

  • permalien
    17 juillet 2011 @00h42   « »

    Nathan, merci de disculper aussi la Hagana dans l’attentat terroriste contre le Conte de Bernadote.

    Quant au massacre de Deir Yassine, il est le fait des inuites...

  • permalien totocaca :
    17 juillet 2011 @01h05   « »

    Le bon terrorisme et le mauvais !!! Ce qui est fait par le plus fort est qualifié d’acte de bravour !!!!
    Cf. le terrorisme des sionistes dans les années 40

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @02h30   « »

    N’en déplaise à Nathan, c’est L’Aventin qui a raison : les sionistes ont bel et bien commis des attentats dans certains pays (Maroc par exemple) contre des Juifs vivant dans ces pays. L’objectif était de créer un sentiment d’insécurité dans les communautés juives locales pour les pousser à émigrer en Israël ...

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juillet 2011 @10h02   « »

    Tout un article pour dire quoi, finalement ?

    la bataille que mènent les Palestiniens est une résistance légitime à une occupation illégitime

    Et, par extension naturelle que les p’tits gars qui se faisaient exploser dans les bus à Jérusalem et les pizzéria en Israël sont des "résistants", pas des "terroristes".

    Encore un article qui tourne autour de l’obsession "antisioniste" de M. Gresh, encore cette dialectique qui justifie les pires moyens par un indiscernable fin.

    Et toujours rien sur la Syrie ...

  • permalien Nathan :
    17 juillet 2011 @10h10   « »

    Quelqu’un peut-il ici donner une preuve ou une présomption tangible de l’implication du mossad dans l’attentat de Bagdad ? Probablement pas. Il s’agit d’un mythe urbain inventé et diffusé par les antisionistes viscéraux.

    Par contre, il existe de fortes probabilités de l’implication des services de la dictature islamique iranienne dans l’attentat contre le centre communautaire juif de Buenos Aires. Des mandats d’arrêts ont été lancés. Un rapport des autorités argentines sera publié sous peu.

    A noter que cet attentat n’est même pas politiquement explicable. Il s’agit de haine et de vengeance pures...

    http://www.bbc.co.uk/news/world-lat...

    Et on ne parle pas de l’attentat fomenté par le hezbollah contre Rafik Hariri ? C’est bizarre, comme c’est bizarre... A noter qu’un des instigateurs - Mustapha Badreddine - n’en était pas à son premier coup de main, puisqu’il avait déjà commis un attentat contre l’ex-émir du Koweit. Un spécialiste, donc...

  • permalien Rouzbeh :
    17 juillet 2011 @10h23   « »

    Heureusement qu’il est là !!!!!

    "La solution de BHL pour les musulmans qui n’ont pas encore son équivalent : le talmud ! Si vous êtes du côté de la sainteté, vous êtes du côté de la laïcité. Si vous parlez de sacré, vous êtes fanatiques.

    Bien sûr, c’est simple, il fallait y penser ...

    http://www.dailymotion.com/video/xj...

  • permalien Nathan :
    17 juillet 2011 @10h27   « »

    Laurent Szyster :17 juillet @10h02

    Et toujours rien sur la Syrie ...

    40 morts, ce week-end. Et pas sur les routes des vacances. 1600 morts depuis le début des événements. 12.000 manifestants en prison.

    Mais on en parle moins que de la réunion organisée par BHL avec certains membres de l’opposition syrienne.

    Et dire qu’on s’amuse ici des silences de la presse occidentale en général. Comme quoi on préfère voir la paille dans l’oeil du voisin plutôt que la poutre dans le sien.

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    17 juillet 2011 @11h03   « »

    Et toujours rien sur la Syrie ?

    Je ne sais plus quel officiel américain avait dit : Le dollar est notre monnaie et votre problème.

    On peut penser la chose suivante de Assad : c´est un salaud certes, mais c´est notre salaud.

    Pour le nombre de syriens morts, tant qu´on n´est pas arrivé aux « 6000 tués de kadhafi », on peut estimer que la NFZ peut attendre, même si le ciel est d´un bleu clair et dégagé partout.

  • permalien Noval :
    17 juillet 2011 @11h28   « »

    Nathan,

    " Des mandats d’arrêts ont été lancés. Un rapport des autorités argentines sera publié sous peu "

    Ah bon ?

    Et toujours pas de mandats d’arrêts délivrés à l’encontre des responsables des massacres commis par Israël à Gaza, en Cisjordanie occupée, dans les eaux internationales et à Dubaï (liste non limitative) ? Il doit y avoir un truc, non ?

    Concernant plus spécialement les massacres commis par Israël à Gaza courant 2009/2010 et en Méditerranée en mai 2010, toujours pas de rapport officiel ?

    En général, celles et ceux qui autorisent et font exécuter des actes barbares se terrent dans un recoin. Les responsables israéliens n’ont pas ce genre de scrupules ; après accomplissement de chacun de leurs méfaits et crimes, ils sont les seuls à pousser l’ignominie en s’en allant aux quatre coins de la planète pour toujours et encore parader et mentir en inversant le sens commun des valeurs et des mots . Avez-vous une explication ?

    Pour ce qui me concerne, dès que le mot " terrorisme " est prononcé je pense immédiatement à Israël . Pourquoi ? Parce que parmi tous les Etats susceptibles d’être qualifiés de terroristes, il est le seul à demeurer scandaleusement impuni. Et cela est au moins aussi insupportable que le terrorisme ...

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juillet 2011 @11h57   « »

    Le VIIe congrès international des victimes du terrorisme est un non-évènement. Son absence de visibilité médiatique et la visite de son site minable suffisent pour s’en convaincre.

    Ce n’est qu’un prétexte pour nous resservir une des cents "clefs" de la dialectique "antisioniste" la plus scabreuse et, en passant, faire de l’auto-promotion pour le livre de M. Gresh et consort.

    Nouvelles d’Orient ?

    Non.

    Faudrait sérieusement penser à rebaptiser ce blog "Nouvelles de Propalestine" ou "Nouvelles d’Antisionie" ...

  • permalien Deïr Yassin :
    17 juillet 2011 @12h28   « »

    Avant de se focaliser sur l’attentat contre la synagogue de Baghdad en 1949, il y a surtout tout une série d’attentats qui a eu lieu en 1950-51, et comme pour le sabotage des bateaux suédois et irlandais, ou le meurtre de Mabhouh à Dubai, il n’y a pas de preuves mais ....

    Dans les années ’60, le magazine israélien Haolam Hazeh, publié par Uri Avnery, accuse Mordechai Ben-Porat des attentats à Baghdad. Ben-Porat, plus tard membre de la Knesset, n’a pas porté plainte contre le journal.

    Selon Naïm Giladi, Juif irakien lui-même et agent sioniste, plus tard devenu anti-sioniste farouche, les Juifs irakiens en Israël appelle encore Ben-Porat Morad abu al-Knabel, Mordechai, père des bombes.

    Je n’ai pas l’occasion de chercher plus loin actuellement, mais il y a quelques années un groupe de descendants de Juifs irakiens vivant en Israël ont tenté de porter plainte contre l’Etat d’Israël pour ’enlèvement’ sans que cela aboutisse.

    Naïm Giladi insiste : les attentats ont été perpétré par des agents sionistes pour créer la peur parmi les Juifs irakiens et les encourager à quitter l’Irak pour Israël.
    www.ameu.org/uploads/vol31_i...

    Moshe Gat en parle dans son livre "The Jewish Exodus From Iraq 1948-1951" :
    www.amazon.com/jewish-Exodus...

    Wilbur Crane Eveland, ex-senior officer du CIA, écrit dans son "Ropes of Sand : America’s Failure in the Middle East" (1980), p.48 :

    "In an attempt to portray the Iraqis as anti-american and to terrorize the Jews, the Zionists planted bombs in the US Information Service’s library and in the synagogues. Soon leaflets began to appear urging Jews to flee to Israel. The Iraqi police later provided our embassy with evidence to show that the synagogues and library bombings, as well as the anti-Jewish and anti-American leaflets campaign had been the work of an underground Zionist organisation, most of the world believed reports that Arab terrorism had motivated the flight of the Iraqi Jews who the Zionists has "rescued", just to increase Israel’s Jewish population"

    Pour soutenir cette thèse, il y a surtout les tactiques totalement identiques utilisé plus tard en Egypte en 1954 durant ce qu’on appelle "Opération Suzannah" ou "L’Affaire Lavon" où la culpabilité des sionistes et l’Etat d’Israël a bien été prouvé, et Lavon a dû démissionner.

  • permalien Zeck :
    17 juillet 2011 @12h44   « »
    Geurre au terrorisme et protection des droits fondamentaux dans l’UE

    Valsamis Mitsilegas ,« Contrôle des étrangers, des passagers, des citoyens : surveillance et anti-terrorisme »

    " Ces dernières années les demandes d’intensification de la surveillance et des contrôles du mouvement des personnes au niveau mondial se sont développées. Ces appels, menés en priorité par les Etats-Unis après les évènements du 11 septembre, ont été suivis par les Etats membres de l’Union européenne. Les attentats du 11 mars 2004 à Madrid ont redoublé de tels appels, et l’accent a de nouveau été mis sur la nécessité d’une action concertée par l’UE dans ce domaine. Catégorisés sous le titre de « sécurité frontalière », ces projets ont envisagé la transmission de données personnelles des passagers des pays tiers voyageant vers l’UE, et de l’UE aux EU, par les compagnies aériennes aux autorités responsables du contrôle des frontières et de la gestion de l’immigration. Ces projets ont pour objectif le dépassement de la sécurité frontalière, en incorporant des identificateurs biométriques aux visas et aux documents identitaires, et l’accroissement de la capacité technique et de la communication entre bases de données contenant ces informations de manière à en faciliter l’échange (dans l’UE le terme – pas très élégant – utilisé pour nommer ce phénomène est « l’interopérabilité »). " Valsamis Mitsilegas

    > Valsamis Mitsilegas , « Contrôle des étrangers, des passagers, des citoyens : surveillance et anti-terrorisme », Cultures & Conflits le 10 octobre 2005, URL : http://conflits.revues.org/index1829.html

  • permalien Shendew :
    17 juillet 2011 @13h09   « »

    Et on ne parle pas de l’attentat fomenté par le hezbollah contre Rafik Hariri ?

    Vous vous plaignez du manque de preuves concernant l’implication du Mossad dans l’attentat de Bagdad en 1949. Soit !

    Mais dans ce cas, permettez moi de vous renvoyer la question : avez-vous la moindre preuve de l’implication du Hezbollah dans la mort de Rafic Hariri ? Le fait que certains membres ont été mis en examen par le TSL (instance contestable s’il en est) ne constitue pas une preuve.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @13h27   « »

    Et toujours rien sur la Syrie ...

    Ben si : il suffit d’aller écouter TF1, France 2, France Info, Fox News, BBC, Al Jazeera ...

    Vous pouvez également lire les pages du Nouvelobs, de Marianne, du Figaro, de l’Express, du Point, de Libération et de bien d’autres encore ...

    Par contre, si on vient sur le blog du Monde Diplo, c’est justement pour écouter un autre son de cloche ...

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juillet 2011 @13h53   « »

    A la lecture des commentaires on se demande pourquoi M. Gresh se fatigue à minimiser et justifier le terrorisme "antisioniste" en le noyant dans une soupe anti-coloniale et anti-impérialiste ?

    Alors qu’on peut tout simplement accuser le complot "sioniste" !

    M. Gresh surestime son public.

    Il a tort.


    @ZoZo,

    si on vient sur le blog du Monde Diplo, c’est justement pour écouter un autre son de cloche ...

    Et c’est bien le son du silence embarrassé quand il s’agit de la Syrie.

    Avant, sur le même sujet, c’était le son de la complaisance puis celui de l’identité de vue.

  • permalien chamil :
    17 juillet 2011 @14h12   « »

    "la condamnation morale ne suffit pas" dit Mr Gresh. Il a raison, cependant, ce qui devrait être la question principale de cet article (le terrorisme est-il (in)justifiable ?), n’est pas traitée véritablement.

    Effectivement, on peut souligner que le terrorisme est historiquement un terrorisme d’Etat : c’est la terreur révolutionnaire, celle de la Terreur française (largement anarchique et réactive d’ailleurs), la "terreur blanche" qui suit les répressions de révolutions, et celle de la Terreur communiste, théorisée et centralisée elle. Les communistes, les fascistes et les nazis, restent imbattables dans la terreur inspirée à leurs propres populations qu’ils ont pratiquée bien au delà de ce qu’ont pu faire les pouvoirs démocratiques, particulièrement français (dans le cadre colonial), américain et israélien ou les dictactures militaires.

    D’autre part, le terrorisme a souvent été considéré comme l’arme des faibles. De ce fait, il a suscité chez une partie de la gauche une certaine complaisance, voire une sympathie au nom d’un romantisme révolutionnaire d’autant plus échévelé qu’il portait sur des objets lointains. Ainsi, le soutien d’une certaine gauche française aux terroristes d’extrême gauche italiens, qui reste en travers de la gorge d’une majeure partie des italiens, fussent-ils progressistes, qui eux ont vécu dans leur chair cette réalité.

    Au final, si la condamnation morale n’est pas suffisante, n’est elle pas un préalable nécessaire pour un terrorisme (d’Etat comme individuel ou d’organisation) qui a le plus souvent été une impasse ? Ce serait sortir d’un double standard tant pour ceux qui absolvent par principe la terreur d’Etat, que pour ceux qui au nom d’un idéalisme ou de la nécessité nient la question de la moralité des moyens.

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juillet 2011 @14h53   « »

    @Deir Yassin,

    il n’y a pas de preuves mais ...

    Mais quoi ?

    Merci de nous resservir encore et toujours les mêmes théories du complot "sioniste", les mêmes témoignages faisandés d’égomaniaques juifs en mal de publicité.

    La fin de vingt six siècle de judaïsme en Mésopotamie commence sept ans avant l’indépendance d’Israël, le 1 et 2 Juin 1941.

    Farhud (Arabic : الفرهود‎) refers to the pogrom or "violent dispossession" carried out against the Jewish population of Baghdad, Iraq, on June 1-2, 1941 during the Jewish holiday of Shavuot. The riots occurred in a power vacuum following the collapse of the pro-Nazi government of Rashid Ali while the city was in a state of instability. Before British and Transjordanian forces arrived, around 175 Jews had been killed and 1,000 injured. Looting of Jewish property took place and 900 Jewish homes were destroyed. By 1951, 110,000 Jews - 80% of Iraqi Jewry - had emigrated from the country, most to Israel. The Farhud has been called the "forgotten pogrom of the Holocaust" and "the beginning of the end of the Jewish community of Iraq", a community that had existed for 2,600 years.

    Les causes du Farhud sont bien connues : la propagande et l’agitation antisémite en Irak financées par l’Allemagne nazie de 1932 à 1941.

    Après 1948 l’Irak nationaliste a d’abords interdit l’émigration des Juifs. Puis, incapable de freiner l’émigration clandestine et escomptant le bénéfice d’une spoliation massive au profit de l’état, le gouvernement irakien l’a autorisée en Mars 1950 sous la forme d’une véritable politique d’expulsion.

    Jusqu’en juin 1951, les derniers Juifs d’Irak qui s’accrochaient à leurs propriétés et leurs pays furent "persuadés" de partir ... et pas qu’à coup de bombe.

    Jewish exodus from Arab and Muslim countries - Iraq

    Historian Moshe Gat argues that there was little direct connection between the bombings and exodus. He demonstrates that the frantic and massive Jewish registration for denaturalisation and departure was driven by knowledge that the denaturalisation law was due to expire in March 1951. He also notes the influence of further pressures including the property-freezing law, and continued anti-Jewish disturbances which raised the fear of large-scale pogroms.

    Et pour bien faire comprendre aux Juifs que le gouvernement ne les protégerait pas, on condamna à mort deux "sionistes" d’être les auteurs d’attentats antisémites après les avoir abondamment torturé pour qu’ils avouent.

  • permalien gloc :
    17 juillet 2011 @15h00   « »

    @chamil,

    Je vous ferais remarquer la jolie pirouette que vous avez faite en opposant ’terrorisme d’état" à "terrorisme arme des faibles".

    Mon point de vue est que le terrorismes est toujours d’état et que c’est toujours le fait des états faibles, qui sont incapables de mener à bien une administration démocratique.

    Cette absence de concertation, oblige souvent les non-citoyens à réagir violemment contre le terrorisme d’état, parce qu’ils ont épuisé tous les autres recours au dialogue. Mais ils ne terrorisent pas l’état pour autant, parce que la terreur est toujours un sentiment individuel.

    Le terrorisme individuel (ou des minorités) appartient à la rhétorique du terrorisme d’état, afin de justifier la mise en place d’appareils répressifs permettant de terroriser un peu plus ses non-citoyens.

    Voilà pourquoi ceux que vous appelez la gauche (en réalité les forces démocratiques) prêtent une oreille attentive à la contestation même violente. C’est parce qu’elle révèle qu’une partie d’un problème n’a pas été pris en compte dans sa résolution.

    Les forces dites "conservatrices" sont favorables à la constitution d’états faibles (le problème c’est l’état) donc au terrorisme d’état. En France depuis 2007, on a vu se développer la création de forces de sécurités au détriment de la police républicaine, officiellement pour lutter contre tous les terrorismes, que ce soit celui des prières dans la rue, des invasions de Roms, des caïds de banlieues ou des chauffards en excès de vitesse.

    Le "Congrès" du Président Sarkozy, en mettant en lumière les victimes des victimes du terrorisme d’état, participe donc de cette rhétorique de terreur et généralement annonce la venue de nouvelles lois répressives... ou d’élections.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @16h01   « »

    A la lecture des commentaires on se demande pourquoi M. Gresh se fatigue à minimiser et justifier le terrorisme "antisioniste" en le noyant dans une soupe anti-coloniale et anti-impérialiste ?

    La seule « soupe » servie sur ce blog est la vôtre Laurent Szyster, c’est à dire celle du miltant pro-israëlien qui entend bien détourner l’attention d’Israël et de ses (trop) nombreux crimes : 35 résolutions de l’ONU violées, même la Syrie de Bachar el Assad ne fait pas mieux !!!

    Il y a fort à parier que vous vous fichez pas mal de ce qui se passe en Syrie : en idolâtre d’Israël que vous êtes, tout ce qui vous intéresse, c’est que l’on cesse de critiquer Israël. C’est une technique répandue chez les sionistes : dès qu’on parle d’Israël, vous cherchez à détourner le débat en lançant des diversions du style « Et le Darfour ? Et le Tibet ? La Libye ? Et qu’en est-il de la Syrie ? ».

    Le Monde Diplo sera toujours le Monde Diplo et c’est pourquoi vous me faites bien marrer quand vous proposez à Mr. Gresh de rebaptiser son blog : comme si le Monde Diplo n’avait jamais « annoncé sa couleur », faisant de son soutien à la cause palestinienne un mystère !

  • permalien Karim B. Montréal :
    17 juillet 2011 @16h44   « »

    Syzster, Nathan et les sionistes sont comme tous ces Blancs qui comme Israel ont soutenus l’Apartheid en Afrique du Sud jusqu’à la dernière minute ( et aujourd’hui encore se trouve parmi eux des nostalgiques qui se plaignent que « c’était mieux avant »).

    Ce sont des irréductibles, comme les ex- Pieds-noirs qui font des autels à la gloire de l’Algérie française parce qu’ils refusent encore, 50 ans plus tard, la légitimité du combat des Algériens pour leur dignité et liberté.

    L’Homme Blanc est fort et juste, la colonisation c’est la civilisation et l’Indigène qui n’est pas d’accord et plein de gratitude doit être soumis ou tués.

    Les gauchistes qui s’opposent ne veulent pas faire respecter la justice et dénoncer des crimes : ils sont des hypocrites qui soutiennent le totalitarisme et la barbarie, bref, des traîtres.

    Ces fanatiques vont continuer à nier et à soulever d’autres crimes commis par d’autres en d’autres temps et lieux dès que le sujet du sionisme sera soulevée par quiconque jusqu’à ce qu’ils atteignent le tombeau.

    Aucune raison, aucun sentiment ne peut percer leur carapace : le sionisme est juste et les Autochtones ont tort, tout ceux qui déclarent le sionisme coupable sont des anti-juifs.

    Et je dit fanatiques parce que seul le fanatisme identitaire, sectaire, raciste et ontologiquement anti-universel peut faire carburer une croyance à un tel projet : déloger un peuple et s’y installer à sa place et ensuite l’écraser pour l’empêcher qu’il recouvre ses droits.

  • permalien cirta :
    17 juillet 2011 @18h11   « »

    Que je sache,Mandela ne s’est jamais attaqué à des civils desarmes.
    Quand le FLN perpetrait des attentats et commettait des atrocités contre les civils,juifs chretiens et musulmans,etait-ce justifiable ?
    Les gens qui etaient Algerie FRANCAISE OU LES GENS QUI ETAIENT INDEPENDANTISTES ETAIENT-ILS TOUS DES SALAUDS ?

  • permalien chamil :
    17 juillet 2011 @18h14   « »

    Par contre, si on vient sur le blog du Monde Diplo, c’est justement pour écouter un autre son de cloche ...

    Est-ce à dire que le son de cloche que vous évoquez serait un silence pesant sur une répression parmi les plus brutales au Moyen Orient contemporain ?

    Paradoxale, Zozo, votre affirmation sur un blog bien nommé "Nouvelles d’Orient"...

  • permalien Noval :
    17 juillet 2011 @18h20   « »

    Courant 2010, Michèle Alliot-Marie et Bernard Kouchner, sans doute soucieux de mettre fin à l’impunité de tous les auteurs de crimes contre l’humanité publiaient dans Le Monde le texte suivant :

    http://www.cfcpi.fr/IMG/pdf_Pour_la...

    Tous les auteurs de crimes contre l’humanité ? Que nenni !

    Car c’était sans compter sur la vigilance de certains ; et c’est ainsi que toute honte bue, la ministre de la justice ... :

    http://www.crif.org/?page=articles_...

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @18h28   « »

    Est-ce à dire que le son de cloche que vous évoquez serait un silence pesant sur une répression parmi les plus brutales au Moyen Orient contemporain ?”

    Erreur Chamil ! La répression la plus brutale au Moyen Orient est celle exercée par Israël sur les Libanais et les Palestiniens. Il n’y avait donc rien de paradoxal dans ce que j’ai pu dire : sur la dernière décennie, Israël, qui paraît-il serait « la seule démocratie de la région », a commis bien plus de crimes dans cette région du monde que n’importe lequel de ses voisins ...

  • permalien chamil :
    17 juillet 2011 @18h43   « »

    A Gloc

    Je vous ferais remarquer la jolie pirouette que vous avez faite en opposant ’terrorisme d’état" à "terrorisme arme des faibles".

    Mon point de vue est que le terrorismes est toujours d’état et que c’est toujours le fait des états faibles, qui sont incapables de mener à bien une administration démocratique.

    Cette absence de concertation, oblige souvent les non-citoyens à réagir violemment contre le terrorisme d’état, parce qu’ils ont épuisé tous les autres recours au dialogue. Mais ils ne terrorisent pas l’état pour autant, parce que la terreur est toujours un sentiment individuel.

    Le terrorisme individuel (ou des minorités) appartient à la rhétorique du terrorisme d’état, afin de justifier la mise en place d’appareils répressifs permettant de terroriser un peu plus ses non-citoyens.

    Voilà pourquoi ceux que vous appelez la gauche (en réalité les forces démocratiques) prêtent une oreille attentive à la contestation même violente. C’est parce qu’elle révèle qu’une partie d’un problème n’a pas été pris en compte dans sa résolution.

    Les forces dites "conservatrices" sont favorables à la constitution d’états faibles (le problème c’est l’état) donc au terrorisme d’état. En France depuis 2007, on a vu se développer la création de forces de sécurités au détriment de la police républicaine, officiellement pour lutter contre tous les terrorismes, que ce soit celui des prières dans la rue, des invasions de Roms, des caïds de banlieues ou des chauffards en excès de vitesse.

    Le "Congrès" du Président Sarkozy, en mettant en lumière les victimes des victimes du terrorisme d’état, participe donc de cette rhétorique de terreur et généralement annonce la venue de nouvelles lois répressives... ou d’élections

    Votre analyse du "terrorisme individuel" comme unique résultante du terrorisme d’Etat a d’autant moins de sens que le mouvement ouvrier (la seule vraie gauche donc) a majoritairement été très critique sur la "propagande par le fait" et "l’action directe", développées par les libertaires ou les socialistes-révolutionnaires/nihilistes russes.

    Les communistes eux-mêmes, sauf seconde guerre mondiale (et encore : les débats furent lourds), étaient très hostiles au terrorisme individuel. Ne parlons pas des sociaux-démocrates, certes détestés par les révolutionnaires du clavier, mais qui ont représenté bon an mal an la force majeure de la gauche européenne et qui sont plus allergiques encore à cette forme d’action.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @18h45   « »

    Et il y a effectivement un silence coupable des médias généralistes sur ce qu’est vraiment la réalité israëlienne aujourd’hui
    ...
    Alors oui, le Diplo amène plus que jamais un autre son de cloche !

  • permalien chamil :
    17 juillet 2011 @18h48   « »

    Cette absence de concertation, oblige souvent les non-citoyens à réagir violemment contre le terrorisme d’état, parce qu’ils ont épuisé tous les autres recours au dialogue. Mais ils ne terrorisent pas l’état pour autant, parce que la terreur est toujours un sentiment individuel.

    Il ne me semblait pas que la IIIe République, les Etats-Unis de Nixon, la RFA, le Japon ou l’Italie des années 70 étaient des régimes de terrorisme d’Etat tout à fait indiscutables.

    Idem pour l’Espagne depuis les années 70 ou la Belgique et la France des années 80, dictatures bien connues qui expliquent le développement d’un terrorisme individuel de désespoir. Ne parlons pas des Etats-Unis des années 90 confrontées au terrorisme d’extrême droite, puisque le régime de Clinton était abjectement totalitaire...

  • permalien Sakhra :
    17 juillet 2011 @18h53   « »

    Les gens qui etaient Algerie FRANCAISE OU LES GENS QUI ETAIENT INDEPENDANTISTES ETAIENT-ILS TOUS DES SALAUDS ?

    Curieuse question !
    Les gens qui étaient Algérie française étaient des colonialistes, comme aujourd’hui les sionistes, qui dénient toute existence au peuple Plestinien.

    Les gens qui étaient "indépendandistes", c-ad pour la libération de l’Algérie, étaient des anti-colonialistes, et pour les Algériens, des militants d’une cause légitime et juste, des nationalistes , qui combattaient avec les moyens dont ils disposaient (n’ayant ni chars, ni aviation, )pour récupérer leur souveraineté, leur dignité.

    Quant "aux atrocités" commises par le FLN, elles ne représenteront jamais qu’une très très pâle copie de celles commises par le colonialisme français depuis 1830 jusqu’en 1962...Conqête sauvage, massacres à grande échelle, expropriation, enfumades de femmes et d’enfants, tortures, bannissement, asservissement et pour rappeler justes les dernières prouesses des colonialistes:8 mai 1945 : Massacres de Sétif, Guelma, Kherrata, dans lesquels le sinistre Achiary a mis largement la main à l’ouvrage, couvert par Papon, préfet de Constantine, couverts par les "libérateurs de la France...
    7 années de répression sans merci, de tortures, corvées de bois, exécutions sommaires, disparitions, massacres des fascistes de l’OAS,....

    Mon brave Cirta, les nostalgériques et leur révisionisme dans la réecriture de l’Histoire, comme les sionistes le font auj en essayant d’effacer la Naqba, ne nous impressionnent pas.

  • permalien gloc :
    17 juillet 2011 @18h54   « »

    chamil : « (...)a d’autant moins de sens que le mouvement ouvrier (la seule vraie gauche donc)... »

    Dit comme ça, ça explique nos divergences.

    Sondages : Marine Le Pen, candidate préférée des ouvriers - LeMonde.fr

  • permalien
    17 juillet 2011 @19h58   « »

    Voilà que le Soudan se trouve au Moyen-Orient maintenant. Plus c’est gros, plus ça passe.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @20h25   « »

    Ah bon, le Soudan ne fait plus partie de la Ligue Arabe ?

    Le Soudan ne se situe pas en Orient : révisez votre géographie parce qu’après vous allez encore nous dire que ce blog porte mal son nom !!!

    Désolé de vous embêter avec un petit génocide de trois cent mille fois rien, avec cette terreur d’état contre les minorités non-musulmanes et non-arabes, constante de la politique au Soudan depuis son indépendance.”

    Vous ne m’embêtez pas vous m’amusez ! Il faut être clair : au Soudan il y a un conflit dont les protagonistes sont tous musulmans, arabophones et africains. Les rebelles qui se sont soulevés contre le régime de Khartoum ne sont pas moins arabes que les autres. Et le gouvernement qui instrumentalise les Janjawids pour combattre la rebellion n’est pas moins africain. En fait, si on veut être honnête, il y a au Darfour une guerre civile et non pas un génocide : des deux côtés on a commis des crimes, même s’il y a une disproportion dans le décompte des morts.
    Ce qui est drôle, c’est que « l’intervention militaire  » israëlienne au Liban en 1982 a fait pratiquement autant de morts que le régime de Khartoum au Darfour, mais sur un laps de temps beaucoup plus court : on n’a pourtant pas parlé de génocide à cette époque ...

    "Vous trouvez que je digresse ?"

    Oui !!!

    "C’est un complot "américano-sioniste", bien sur !"

    Je n’ai jamais employé le terme « complot » pas plus que je n’ai évoqué la Syrie ! Mais encore une fois, dans votre volonté de détourner l’attention sur ce qu’est Israël, c’est à dire un Etat raciste et criminel, vous avez recours à ce pitoyable procédé qui consiste à faire dire aux autres ce qu’ils n’ont pas dit. Ainsi, vous espérez me pousser à me justifier sur des propos que je n’ai jamais écrits, me faisant oublier au passage de rappeler quelques vérités dérangeantes sur « la seule démocratie du Proche-Orient ».

  • permalien de Montigny :
    17 juillet 2011 @20h31   « »

    Peut-on proposer des participants pour ce 7e congrès international des victimes du terrorisme :

    Peu importe - je propose les habitants de l’Irak dont approximativement 500 000 sont morts au cours de l’embargo anglo-saxon - principalement des enfants et des vieillards moins en mesure de résister à la malnutrition, voire la famine tout court - les 1 000 000 de déplacés, ainsi que tous ceux et celles tués par les soldats anglais et américains affectés au sol. J’aimerais proposer les jeunes femmes violées par ces soldats et dont plusieurs photos affluent encore sur internet. J’aimerais déceler la palme aux habitants de la ville de Falloudja qui, aprés avoir enduré des choses semblables, a vu sa résistance punie par le largage de bombes incendiaires sur la quasi-totalité de son centre-ville.

  • permalien
    17 juillet 2011 @20h44   « »

    Omar

    Cirta, les gens qui étaient "Algérie Française" avaient à leurs cotés, une armée régulière, la logistique et l’assistance de l’Otan, les faveurs et l’aide d’Israél, des chars de combat, des chasseurs bombardiers, des frégates et cuirassiers, des hélicoptères, et même des harkis...

    De plus ils pouvaient tuer des algériens en toute impunité.

    Et les méthodes les plus utilisées étaient le napalm pour la campagne :

    http://www.youtube.com/watch?v=HFZ2...

    Et la gégene, en ville :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Villa_...

    Des centaines de milliers d’algériens des 1.500.000 morts sont passés par ces methodes d’extermination.

  • permalien de Montigny :
    17 juillet 2011 @20h44   « »

    Tant qu’à proposer...

    Je souhaite nominer les habitants du Liban-sud bombardés par l’aviation israélienne lors de leur dernière agression à date. Ceux qui occupaient des immeubles résidentiels anéantis ainsi que les écoles - oui les écoles - bombardées. Les employés de l’onu tués par l’aviation israélienne alors qu’ils occupaient leurs quartiers.

    Rendons-nous aux faits, malgré tous les efforts, tous les résistants du monde entier ne pourraient égaler le carnage effectué par les belles démocraties impérialistes de l’axe anglo-américain-israélien qui se réjouissent de compter les quelques douzaines de tués lors d’une manifestation en Syrie.

  • permalien de Montigny :
    17 juillet 2011 @20h57   « »

    Et de trois,

    Toutes les victimes d’enlèvements capturées, séquestrées, humiliées torturées et tuées par les services du Mossad, du MI6 et de la Cia, internationalement, de l’Italie aux émirats arabes en passant par Beyrouth et l’Ouzbékistan qui est le sous-traitant des services secrets de sa Grandiose Majesté d’Angleterre. Ceux qui gisent encore par milliers dans les prisons flottantes de Barack Obama, à Guantanamo, à Bagram, sans oublier les prisonniers qui ont transité par Abou Graib ainsi que la base canadienne Mirage. Pour ajouter le ridicule à la liste des sévices, les actions commises dans ces circonstances abracadabrantes sont légitimées.

  • permalien KarimW :
    17 juillet 2011 @21h01   « »

    Syrie : y aurait-il une propagande anti-syrienne ?

    Regardons des événements récents : la Libye.
    http://www.independent.co.uk/news/w...

    Ha ben tien, il semble que les crimes de Kadafi se dégonflent.
    Qui sait, il en est peut-être de même en Syrie.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @21h05   « »

    Ha ben tien, il semble que les crimes de Kadafi se dégonflent.
    Qui sait, il en est peut-être de même en Syrie.

    Oui c’est vrai : on a entendu dire que Khaddafi a tué 6000 civils en une semaine. Par la suite, cela s’est révélé être un pur mensonge.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @21h12   « »

    Le couplet anti-colonial et anti-occidental a quelque chose de surréaliste lorsqu’il est débité par un Arabe réfugié au Canada et qui refusera certainement de rentrer chez lui pour rendre le Quebec aux Indiens autochtones.”

    Voilà que Szyster met sur le même plan un immigré et un conquistador !!! Ahurissant ! Alors là oui, pour le coup, on pourrait dire que Szyster développe une vision du « monde en noir et blanc » ainsi « qu’une monochromie raciste » qui n’est pas la « moindre contradiction » de sa dialectique sioniste ...

  • permalien K. :
    17 juillet 2011 @21h45   « »

    ZoZo :

    Israël a commis bien plus de crimes dans cette région du monde que n’importe lequel de ses voisins ...

    Oui si on ne considère que les pays de la région. Le seul cauchemaredesque été 1982 au Liban, notamment Beyrouth-Ouest, et ses 18.000 morts civils suffirait amplement pour le prouver.

    Sinon les Etats-Unis, en Irak notamment, ont fait bien pire encore, sans compter que les armes qu’utilisent Israel pour massacrer depuis des décennies civils palestiniens et libanais, sont essentiellement fournis par ce même pays.

    Sans oublier les armes de la répression des régimes arabes "modérés" contre leurs propres compatriotes.

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juillet 2011 @21h52   « »

    @ZoZo,

    Les rebelles qui se sont soulevés contre le régime de Khartoum ne sont pas moins arabes que les autres.

    Les Four, les Zaghawa, and les Masalit du Soudan ne sont ni arabes ni arabophones.

    Notez par ailleurs que le régime de Karthoum a eu exactement la même politique dans l’Est musulman qu’au Sud chrétien et animiste. Ce qui n’est pas très étonnant puisque le Soudan est fondé depuis le moyen-âge sur la traite négrière, l’acculturation ou l’extermination des autochtones.

    Ce qui est drôle, c’est que « l’intervention militaire » israëlienne au Liban en 1982 a fait pratiquement autant de morts que le régime de Khartoum au Darfour, mais sur un laps de temps beaucoup plus court (...)

    Soit vous ne connaissez pas le bilan des pertes humaines durant l’intervention israélienne au Liban, soit vous vous fiez aux chiffres fantaisistes fournis par le régime de Karthoum, ou encore - et c’est le plus probable - les deux à la fois.

    1982 Lebanon War - Casualties

    Lebanese estimates, compiled from International Red Cross sources and police and hospital surveys, calculated that 17,825 Lebanese had died and over 30,000 had been wounded [ LEBANON - A Country Study Library of Congress, Federal Research Division].

    Au moins la moitié de ces 17,825 morts sont attribuables à l’armée syrienne, à l’OLP et aux factions libanaises. Et ce n’est qu’une fraction du total de victimes civiles d’une guerre civile qui a durée de 1975 à 1990 et dont l’intervention israélienne n’est que l’épisode le moins meurtrier.

    Lebanese Civil War

    The Lebanese Civil War (Arabic : الحرب الأهلية اللبنانية‎) was a multifaceted civil war in Lebanon. The war lasted from 1975 to 1990 and resulted in an estimated 150,000 to 230,000 civilian fatalities.

    En fait les guerres israélo-arabes ont fait au plus 18,000 morts entre 1945 et 1995 :

    Arab-Israeli conflict - Cost of conflict

    In terms of the human cost, estimates range from 51,000 fatalities (35,000 Arabs and 16,000 Jews) from 1950 to 2007,[102] to 92,000 fatalities (74,000 military and 18,000 civilian from 1945 to 1995) [Buzan, Barry (2003). Regions and powers. Cambridge University Press. ISBN 9780521891110.].

    Soit moins en cinquante ans de conflit que l’armée syrienne ne tua de civils en une semaine à Hama ... en 1982.

  • permalien Nathan :
    17 juillet 2011 @22h07   « »

    Lorsqu’on voit avec quel toupet les Arabes gardent le silence sur leurs propres crimes, on se dit que les Israéliens n’ont pas tout à fait tort de s’en méfier.

  • permalien Noval :
    17 juillet 2011 @22h09   « »

    Certains ont beau continuer à hasbariser.

    Rien n’y fait et rien n’y fera...

    http://israelpalestine.blog.lemonde...

  • permalien baska :
    17 juillet 2011 @22h21   « »

    Nul doute que le mossad ait toujours provoqué des attentats un peu partout pour les attribuer ensuite aux arabes ou à des islamistes. Cette officine est experte en false-flag, n’en déplaise aux thuriféraires de l’entité sioniste.
    Les criminels sionistes ont même commis des attentats contre leurs propres coreligionnaires, notamment dans les pays arabes ou en Amérique latine.

    Sinon, pour savoir qui a orchestré l’émigration des juifs, je vous invite à lire une lettre écrite par le grand rabbin de la communauté juive d’Irak Sasson Khadoury et adressée au secrétaire général de l’onu M.U Thant, en avril 1971 :
    "Monsieur le secrétaire général,
    Israel continue de mener une compagne virulente contre l’Irak et contre les citoyens irakiens de religion juive. A cet égard, je voudrais assurer votre excellence qu’il y a une différence considérable entre le sionisme et le judaisme. Le sionisme est une idéologie politique et raciale. C’est un mouvement colonial et expansionniste qui contredit l’essence et les enseignements du judaisme, l’une des 3 religions révélées du monde. Le sionisme a trop souvent desservi le judaisme et ses adeptes en déformant ses idéaux et son histoire, et en recourant à la violence contre les juifs pour les forcer à émigrer en israel."

  • permalien Deïr Yassin :
    17 juillet 2011 @22h31   « »

    @ ZoZo 20h25

    "Au Soudan, il y a un conflit dont les protagonistes sont tous musulmans, arabophones et africains. Les rebelles qui se sont soulevés contre le régime de Khartoum ne sont pas moins arabes que les autres."

    Il faut peut-être que vous révisez un peu vos cours d’histoire-géo car on dirait que vous confondez le conflit au Darfour avec celui du Sud Soudan - indépendant depuis le 9 juillet, et tant mieux pour eux. Toutes mes félicitations - dont la très grande partie de la population n’est ni arabophone ni musulmane (sauf un ou deux pour cent).

    Depuis 1965, les peuples Dinka, Nuer, Shilluk et Nuba, entre autres, ont subit des discriminations, assimilations forcées, nettoyages ethniques et massacres, et le Sud-Soudan sert de contre-exemple à ceux qui aiment voir les Arabes et les Musulmans comme les éternelles victimes par essence.

    Comme pour la Mauritanie, le comportement du régime soudanais envers les populations non-arabes est une grande honte, et ne laisse rien envier aux Israéliens.

  • permalien gloc :
    17 juillet 2011 @22h59   « »

    Nathan : « les Israéliens n’ont pas tout à fait tort de s’en méfier. »

    Leur seul tord c’est ne pas s’en être méfier avant... mais il n’est jamais trop tard pour revenir à Varsovie.

  • permalien K. :
    17 juillet 2011 @23h54   « »

    D’abord l’article de wikipedia sur la "première guerre du Liban", selon l’appelation sioniste, (en fait énième agression après des décennies d’agressions meurtrières), commence par des aneries, puisqu’il affirme qu’Israel n’a envahi le Liban-Sud qu’en 1982 alors qu’elle l’occupait déja jusqu’au fleuve Litani depuis 1978 suite à l’ "opération Litani", pour ne le quitter, contrainte et forcée par les habitants du coin, qu’en 2000.

    Au moins la moitié de ces 17,825 morts sont attribuables à l’armée syrienne, à l’OLP et aux factions libanaises.

    Selon radio hasbara sans doute.

  • permalien ZoZo :
    17 juillet 2011 @23h56   « »

    @ Deïr Yassine

    Il faut peut-être que vous révisez un peu vos cours d’histoire-géo car on dirait que vous confondez le conflit au Darfour avec celui du Sud Soudan - ”

    Je veux bien réviser l’histoir-géo si vous me promettez de réviser votre français : dans mon com’ précédent, je répondais à quelqu’un qui évoquait un « génocide du Darfour ». Et je suis désolé mais, au Darfour, tout le monde (ou presque) est musulman, arabophone et africain.

    Je sais parfaitement que le problème du Darfour est indépendant de celui du Sud Soudan mais alors, si vous saviez lire correctement, vous auriez remarqué que c’est Szyster qui a parlé d’un génocide au Darfour tout en publiant un dessin sur la partition du Soudan telle qu’elle est vue dans une certaine presse jordanienne. Ce n’est donc pas à moi que vous auriez dû faire la leçon comme quoi « il faut pas faire d’amalgames » : tout ce que j’ai fait, c’est réfuter l’idée qu’il ait eu un génocide au Darfour ...

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @00h10   « »

    Notez par ailleurs que le régime de Karthoum a eu exactement la même politique dans l’Est musulman qu’au Sud chrétien et animiste

    C’est bien ce que je disais : il n’y a pas eu de « génocide » qui viserait une ethnie en particulier.

    "Au moins la moitié de ces 17,825 morts sont attribuables à l’armée syrienne, à l’OLP et aux factions libanaises. Et ce n’est qu’une fraction du total de victimes civiles d’une guerre civile qui a durée de 1975 à 1990 et dont l’intervention israélienne n’est que l’épisode le moins meurtrier."

    De toute évidence ces chiffres sont faux ! Vous vous fiez aux chiffres délirants fournis par la propagande militaire israëlienne. Par ailleurs, même sans avoir directement tué des civils, Israël a instrumentalisé des factions libanaises : si on tient compte des morts causés par les marionnettes de Tsahal, le bilan est bien plus lourd ...

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @00h17   « »

    “Soit moins en cinquante ans de conflit que l’armée syrienne ne tua de civils en une semaine à Hama ... en 1982.”

    Il y a là confusion entre la barbarie qu’un régime inflige à son peuple (Soudan, Syrie, Libye) et celle qu’un régime fait subir aux populations voisines (Israël).

    Je suis désolé pour nos amis les partisans inconditionnels d’Israël, mais c’est bien Israël qui commet le plus d’agressions contre ses voisins dans la région du Proche-Orient : on a le droit de ne pas être d’accord mais c’est la réalité ...

  • permalien Deïr Yassin :
    18 juillet 2011 @00h37   « »

    @ ZoZo 23h56

    "Dans mon com précédent, je répondais à quelqu’un qui évoquait un génocide au Darfour".

    Vous avez reproduit un extrait de Szy*** qui ne parlait pas spécifiquement du Darfour puisqu’il parle de

    ’cette terreur d’état contre les minorités non-musulmanes et non-arabes ...au Soudan depuis l’indépendance

    Le conflit au Darfour a débuté il y a moins de dix ans, et ne peut donc pas, logiquement, être le seul sujet de notre Hasbariste, même s’il est fort probable qu’il sait pas de quoi il parle, et même si la logique ne fait pas partie de multiples qualités de Szy : le chutzpah, l’ego- & l’ethnocentrisme, un goût immodéré pour des concepts dont il ignore le sens, le fait qu’il soit selon ses propres dires plus cultivé, plus intelligent et plus éduqué...

    Plus bien entendu une hypocrisie hors norme, mais cela va de pair avec le fait d’être sioniste : Szy*** parle ’du terreur envers des populations depuis l’indépendance’ au sujet du Soudan, mais jamais il parlerait de la terreur qu’ont subi les Palestiniens depuis l’indépendance de l’Etat d’Israël.

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @00h54   « »

    Excusez-moi Deïr Yassine, mais voilà ce à quoi je répondais exactement :

    Désolé de vous embêter avec un petit génocide de trois cent mille fois rien, avec cette terreur d’état contre les minorités non-musulmanes et non-arabes, constante de la politique au Soudan depuis son indépendance.”

    Et je suis désolé, mais le mot « génocide » me laisse à penser qu’il parle du Darfour : c’est en effet courant d’entendre dire - dans certains milieux en tous cas - qu’il y a un génocide dans cette région du monde. Par ailleurs, Szyster parle de « trois cent mille fois rien » : cette expression renvoie aux 300 000 morts qu’a effectivement causé le conflit du Darfour. Aussi horrible soit-il, ce conflit se rapproche plus de ce que l’on pourrait appeler une guerre civile.

    Mais l’essentiel de mon propos ne se situait pas là : je m’amuse toujours de ce que l’on soit sommé de se justifier sur plein de conflits au travers du monde dès que le vernis israëlien est quelque peu égratiné. Je refuse de jouer le jeu de certains qui entendent lancer une diversion dès que l’on critique le régime de Tel Aviv. Le fait qu’il y ait d’autres régimes au moins aussi horribles n’excuse en rien l’attitude des dirigeants israëliens.

  • permalien K. :
    18 juillet 2011 @01h34   « »

    Hasbarapedia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%...

    Le siège de Beyrouth a eu lieu pendant l’été 1982, dans le cadre de la guerre du Liban de 1982. Il s’est terminé par l’obligation faite à l’OLP de quitter le Liban, et à Israël de restituer le territoire envahi lors du siège, à l’exclusion d’une « zone de sécurité », bande de dix miles de large le long de la frontière israélo-libanaise, qui a été rendue au Liban en 2000.

    On ne saura pas que "la guerre du Liban de 1982" est une appellation purement sioniste.

    On ne saura pas que la « zone de sécurité » avait été établie en 1978.

    On ne saura pas qu’Israel n’est sortie de Beyrouth que 3 ans plus tard en 1985 (sous les coups de boutoir de résistants libanais) non sans avoir préalablement encouragé druzes et maronites à s’entretuer dans la montagne libanaise, son retrait de cette dernière en 1983 entrainant le déplacement forcé de deux cent mille chrétiens.

    On ne saura pas que c’est contrainte et forcée qu’Israel a "rendu" la "bande de dix miles de large le long de la frontière israélo-libanaise," en 2000.

  • permalien Laurent Szyster :
    18 juillet 2011 @02h31   « »

    @ZoZo,

    Mais l’essentiel de mon propos ne se situait pas là : je m’amuse toujours de ce que l’on soit sommé de se justifier sur plein de conflits au travers du monde dès que le vernis israëlien est quelque peu égratiné.

    Quand on prétend qu’Israël a commis "le plus de crimes au Proche-Orient" et autres fadaises superlatives, il faut s’attendre à ce qu’on vous rappelle - exemples à l’appui - que la politique du gouvernement israélien n’est pas la pire dans cette région, loin de là.

    Idem pour le refrain sur "Gaza, plus grande prison au monde", titre qu’on aurait du mal à attribuer tant les exemples abondent de dictatures tenant leurs citoyens prisonniers (la Corée du Nord pour ne citer que le pire).

    Mais si on essaye de leur démontrer par quelques contre-exemples de solides poutres que le conflit qui les obsède n’est qu’une paille, ces braves gens crient à la diversion.

    Quand Israël bombarde Gaza et fait quelque centaines de victimes civiles on entend toute la Propalestine gueuler au génocide.

    Quand le régime arabe de Karthoum déplace 2,7 millions de personne et fait crever de faim quelque centaines de milliers d’Africains, les mêmes zozos nous disent que c’est une guerre civile au bilan un peu disproportionné.

    La logique "antisioniste" c’est magique !

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @03h06   « »

    Quand Israël bombarde Gaza et fait quelque centaines de victimes civiles on entend toute la Propalestine gueuler au génocide.”

    Personnellement je n’ai jamais parlé d’un génocide à GAZA : merci de me conforter dans ce que je savais déja sur les procédés de diversion assez douteux que vous utilisez.

    "Quand le régime arabe de Karthoum déplace 2,7 millions de personne et fait crever de faim quelque centaines de milliers d’Africains, les mêmes zozos nous disent que c’est une guerre civile au bilan un peu disproportionné."

    De quoi parlez vous ? De la partition du Sud-Soudan ? Ou du Darfour ? Dans les deux cas il n’y a pas eu génocide et vous reconnaissez vous-même la chose suivante :

    “Notez par ailleurs que le régime de Karthoum a eu exactement la même politique dans l’Est musulman qu’au Sud chrétien et animiste”

    Il y a donc un régime aux abois prêt à écraser toute contestation, qu’elle soit musulmane ou chrétienne : mais visblement vous ne craignez pas de passer pour un (vrai) zozo incohérent dans son propos. A moins qu’au contraire, vous ne sachiez que trop bien ce que faites : détourner les commentaires de ce forum de la critique d’ISRAÊL en lançant de vaines diversions ...

    Quand on prétend qu’Israël a commis "le plus de crimes au Proche-Orient" et autres fadaises superlatives, il faut s’attendre à ce qu’on vous rappelle - exemples à l’appui - que la politique du gouvernement israélien n’est pas la pire dans cette région, loin de là.”

    Encore une fois on peut ne pas être d’accord mais la vérité est là : le pays du Proche-Orient qui agresse le plus souvent les peuples voisins n’est ni l’Iran, ni la Syrie, ni l’Irak. Je rigole bien quand je lis « vos exemples à l’appui » : la plupart du temps, il ne s’agit que de pure propagande militaire mâtinée de révisionnisme sioniste ... Encore une fois, qu’il y ait des régimes abominables au Proche Orient (que vient faire ici le Soudan si ce n’est jouer la diversion ?), je n’en doute pas, mais il y en a qu’un seul qui mène une arrogante politique colonialiste et expansionniste au détriment des peuples voisins.

    « Mais si on essaye de leur démontrer par quelques contre-exemples de solides poutres que le conflit qui les obsède n’est qu’une paille, ces braves gens crient à la diversion. »

    Vous avez raison : les agressions du Liban (2006) et celle de Gaza (2009) - entre autres exemples parmi tant d’autres - ne sont finalement que peu de choses : pourquoi ennuyer les Israëliens avec si peu ? Laissons Israël poursuivre tranquillement sa politique du fait accompli ; cessons de l’importuner quand il bombarde, phosphorise des bébés, chasse des gens de leur habitation et impose un blocus imaginaire à une population potentiellement criminogène ; il y a des problèmes plus graves ailleurs pour s’embarasser de telles broutilles ...

    La réthorique sioniste, c’est pathétique !

  • permalien Javert :
    18 juillet 2011 @03h32   « »
    Consultants Internationaux : Toujours les mèmes ;-)

    Vous ne croyez pas que Sarkozy est tout simplement en train de préparer l’après 2012, en s’organisant une carrière de consultant international en anti-terrorisme ?
    Vous pensez vraiment que le congrès dont vous parlez - qui n’est pas un sommet - a une finalité en politique internationale ?
    Ça me fait plutôt l’effet d’être une initiative "privée" ou tout au moins "PPP" (i.e. sponsorisé par des États dont le gouvernement mange la soupe qui convient, et les firmes privées qui vendent la même soupe), pas un sommet patroné par l’ONU i tutti quanti.
    D’ailleurs le terrorisme n’est pas en ce moment même la préoccupation majeure de l’ONU (plutôt la faim, l’Euro, la crise financière, ...)

    L’initiative de Sarkozxy me fait penser à la fin de carrière de Aznar
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3...

    Vous noterez au passage - un scandale chasse l’autre - que Aznar était un des administrateurs de News Corp (oui oui, LE News Corp de la famille Murdoch).

    Attendez-vous à ce que Sarkozy se ménage un atterrissage en douceur dans le cloaque des armées privées anti-terroriste. Après tout, il n’y a pas eu d’attentat majeur en France tant qu’il a été Président ou simplement Ministre de l’Intérieur.
    (Le seul attentat dont on parle à propos de Sarkozy... c’est celui de Karachi... Ah Ah Ah ;-)
    Et il s’est d’ailleurs fait connaître lors de la prise d’otage de la maternelle de Neuilly. Tout se tient.
    Il a donc une carte à jouer pour son avenir.
    J’imagine que ce type de congrés lui sert de campagne d’embauche/recrutement.
    Vu de cette façon, ça semble normal qu’il ménage ses futurs clients et employeurs en choisissant avec soin ses victimes, ses terroristes, et ses attentats.

    Non ?

    Cela dit.. cela ne lui donnera pas d’immunité parlementaire...

  • permalien javert :
    18 juillet 2011 @03h47   « »
    d’un point de vue pratique

    En dehors de la mauvaise foi évidente avec laquelle ce congrès est organisé, il reste qu’il répond à un besoin avéré, celui de la mise en place de modes d’indemnisation des victimes d’attentat.
    En Inde, les victimes des attentats de Mumbai reçoivent des indemnités largement inférieures aux coûts de leurs soins. Certaines ne sont plus en mesure de travailler.
    Les questions que la France s’est posées il y a plus de vingt ans, suite notamment à l’attentat de la rue de Rennes, des pays en voie de développement se les posent aujourd’hui.
    Donc il est normal de partager l’expérience qu’on a sur ce sujet.

    Ensuite, si Sarkozy détourne ce congrès pour se trouver un futur employeur, ma foi, je crois qu’il faudra supporter ça et simplement veiller à ce qu’il ne soit pas réélu.
    Et si on ne veut pas non plus qu’il trouve de futur employeur, il faudra par la suite veiller à ce qu’il soit jugé et condamné.

  • permalien Nathan :
    18 juillet 2011 @08h22   « »

    K oublie fort opportunément de dire que :

    1. L’opération Litani faisait suite à un attentat meurtrier (37 Israéliens tués dans bus) perpétré par un groupe palestinien et organisé depuis le Liban.

    2. Que la guerre civile libanaise a commencé en avril 1975. Avant que les Israéliens n’interviennent au Liban, cette guerre civile avait déjà fait des milliers de victimes. Elle en fera encore beaucoup par la suite. La vérité que certains ne veulent pas regarder en face est que le Liban est une pétaudière et un Etat improbable composé de communautés qui se haïssent cordialement et sont constamment prêtes à en venir aux mains.

  • permalien gloc :
    18 juillet 2011 @09h02   « »

    Nathan : K oublie fort opportunément de dire que :

    1. L’opération Litani faisait suite à un attentat meurtrier (37 Israéliens tués dans bus) perpétré par un groupe palestinien et organisé depuis le Liban.

    37 = 1186

    Raison de plus Nathan, pour condamner fort opportunément les terroristes.
    Oradour sur glane

    La politique des otages sous l’Occupation

  • permalien Noval :
    18 juillet 2011 @09h03   « »

    Nathan cache fort opportunément que le criminel de guerre David Ben Gourion voulait qu’Israël ne soit pas le seul Etat raciste du Moyen-Orient :

    http://www.aschkar.org/Document-pro...

  • permalien HN :
    18 juillet 2011 @09h31   « »

    Lorsqu’on voit avec quel toupet les Arabes gardent le silence sur leurs propres crimes, on se dit que les Israéliens n’ont pas tout à fait tort de s’en méfier.

    Votre remarque, c’est du même tonneau que : "Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, on a raison de penser ce qu’on pense". FN style (prononcer "stayle").

    Faut-il donc avoir une méfiance naturelle à l’encontre des Arabes, Nathan ? Ont-ils Une propension génétiquement codée à la traitrise, au mensonge ?

    Permettez-moi d’apporter ma petite touche sarcastique à la place de votre saillie raciste "pétain-like" :
    "Lorsqu’on voit avec quel toupet les Arabes gardent le silence sur leurs propres crimes, on se dit que les Israéliens n’ont pas tout à fait tort de garder le silence sur les leurs".

    Cdlmt

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @11h32   « »

    La vérité que certains ne veulent pas regarder en face est que le Liban est une pétaudière et un Etat improbable composé de communautés qui se haïssent cordialement et sont constamment prêtes à en venir aux mains.”

    La vérité est qu’Israël a attisé à merveille la haine inter-communautaire pour pousser des factions rivales à s’entretuer joyeusement : ça lui évitait ainsi d’avoir à faire le « sale boulot » tout le temps ...

  • permalien Nathan :
    18 juillet 2011 @11h32   « »

    Une des techniques favorites de l’agit-prop antisioniste viscérale consiste à utiliser des citations décontextualisées (lorsqu’elle ne sont pas carrément déformées) et de s’imaginer qu’elles constituent des arguments. Une autre technique consiste a faire des comparaisons directes ou indirectes entre sionistes et nazis, sachant parfaitement qu’elles ne pourront que blesser les interlocuteurs juifs. Autre variante : on ne refusera pas de traiter son interlocuteur de frontiste ou de pétainiste. Tout ceci est assez dérisoire.

    En bonne théorie de la communication, on ne peut juger de la pertinence d’un message sans tenir compte de l’émetteur et du récepteur, du canal de communication et du contexte. Or si l’on pose la question de l’émetteur, que constate-t-on ? La plupart des intervenants de ce blog ne reconnaissent pas l’existence d’Israël et ne tiennent pas à la reconnaître, point-barre. C’est leur droit, bien sûr. Mais cela rend toute communication sur ce sujet absolument caduque et vaine. Aucun dialogue n’est possible si l’une des parties dénie tout droit à l’existence à l’autre partie (ceci est également valable, bien sûr, pour les ultrasionistes). Tout tentative dialogue ne sera qu’un pur semblant (et une perte de temps) car le fond du problème – une partie ne reconnaît pas l’autre partie - reste inamovible.

  • permalien Noval :
    18 juillet 2011 @12h29   « »

    " Une des techniques favorites de l’agit-prop antisioniste viscérale consiste à utiliser des citations décontextualisées (lorsqu’elle ne sont pas carrément déformées) et de s’imaginer qu’elles constituent des arguments. Une autre technique consiste a faire des comparaisons directes ou indirectes entre sionistes et nazis, sachant parfaitement qu’elles ne pourront que blesser les interlocuteurs juifs "

    Qui, à part certains dirigeants israéliens présents et passés ressortent à l’envi des termes tels que Hitler, Führer et nazi pour qualifier telle personnalité politique arabe ou iranienne ayant l’outrecuidance de dénoncer les ravages humains causés par le sionisme ?

    " En bonne théorie de la communication, on ne peut juger de la pertinence d’un message sans tenir compte de l’émetteur et du récepteur, du canal de communication et du contexte. Or si l’on pose la question de l’émetteur, que constate-t-on ? "

    Eh bien on constate tout simplement que dans le cas présent, l’émetteur n’a qu’un seul but : occulter le sens des mots et les données de l’Histoire et prendre in fine le récepteur pour un demeuré.

    Au fait, vous n’ignorez pas que certains se proposent de réécrire à leur manière les manuels officiels d’histoire utilisés dans les lycées français ; tant qu’à faire, seriez-vous d’accord pour que le verbe " hasbarer " soit inclus dans les Larousse, Littré et autre Robert ?

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @12h32   « »

    En bonne théorie de la communication, on ne peut juger de la pertinence d’un message sans tenir compte de l’émetteur et du récepteur, du canal de communication et du contexte.”

    Cette « leçon de dialogue » a quelque chose de proprement stupéfiant venant d’une personne qui considère qu’on ne peut pas faire confiance « aux Arabes » (tous ceux qui n’aiment pas la politique israëlienne sont-ils forcément des Arabes ?), lesquels sont des gens suspects, et qu’il est légitime de s’en méfier ...

    Lorsqu’on voit avec quel toupet les Arabes gardent le silence sur leurs propres crimes, on se dit que les Israéliens n’ont pas tout à fait tort de s’en méfier.”

  • permalien ZoZo :
    18 juillet 2011 @12h36   « »

    " Une des techniques favorites de l’agit-prop antisioniste viscérale consiste à utiliser des citations décontextualisées (lorsqu’elle ne sont pas carrément déformées) et de s’imaginer qu’elles constituent des arguments. Une autre technique consiste a faire des comparaisons directes ou indirectes entre sionistes et nazis, sachant parfaitement qu’elles ne pourront que blesser les interlocuteurs juifs "

    En vérité, ce sont les idolâtres d’Israël qui vous traitent de « nostalgique du IIIème Reich » si vous osez dire que Sharon n’est pas toujours très très gentil ...

  • permalien gloc :
    18 juillet 2011 @12h37   « »

    Évidemment quand on compare les procédés de la Wehrmacht à ceux de Tsahal, le pseudo-analyste pertinent de service, histoire de nous tartiner un peu plus ses fantasmes, y voit une comparaison entre le nazisme et le sionisme...

    Fallait oser !

  • permalien HN :
    18 juillet 2011 @13h10   « »

    Allons, allons, Nathan, vous nous sortez votre numéro de vierge effarouchée ?
    Ce n’est pas la première fois que vous nous sortez une phrase "décontextualisée" de votre cru sur les araaaaabes (comme dirait Marine LePen... Merde, encore du godwin décidément on se refait pas), alors votre cours de linguistique et de science de la parole, vous pouvez vous le garder.

    Cdlmt

  • permalien HN :
    18 juillet 2011 @13h16   « »

    La plupart des intervenants de ce blog ne reconnaissent pas l’existence d’Israël et ne tiennent pas à la reconnaître, point-barre.

    Pour un prof de linguistique aussi pointu que vous, l’utilisation de la formule "la plupart" me paraît assez vague et imprécise, voire affreusement généralisatrice... Un peu comme pour "les araaaabes dont il faut se méfier".

    Cdlmt

  • permalien Jeff :
    18 juillet 2011 @13h36   « »

    Préambule : je reconnais l’existence d’Israël, par la force des choses, comme tous les Palestiniens et ses autres voisins arabes qui ne sont ni sourds, ni aveugles.

    En revanche, du côté des Israéliens...

    Extrait de la charte du Likoud (parti qui dirige Israël aujourd’hui) :

    "Les communautés juives de Judée, Samarie et Gaza sont la réalisation des valeurs sionistes. La colonisation de cette terre est l’expression claire du droit inaliénable du peuple juif à la Terre d’Israël et constitue un atout important dans la défense des intérêts vitaux de l’Etat d’Israël. Le Likoud poursuivra le renforcement et le développement de ces communautés, et empêchera leur déracinement. (...) Le gouvernement israélien rejette catégoriquement l’établissement d’un Etat arabe palestinien à l’ouest du Jourdain."

    Et pendant ce temps-là...

    Israël va étendre deux colonies en Cisjordanie (Libération, 18/07/2011)

    Le refus de l’Etat hébreux de revenir sur la politique de colonisation est critiqué par la communauté internationale.

  • permalien yvonne :
    18 juillet 2011 @14h53   « »

    Bon...Tous dans ces échanges sont donc bien d’accord pour condamner le caractère unilatéral de l’opération de Sarkozy !

  • permalien Rouzbeh :
    18 juillet 2011 @20h40   « »

    Une autre technique consiste a faire des comparaisons directes ou indirectes entre sionistes et nazis, sachant parfaitement qu’elles ne pourront que blesser les interlocuteurs juifs

    Cela me blesse également en tant qu’être humain de voir le sort réservé aux palestiniens
    Cela me blesse de voir les pro-israéliens soutenir sans aucune honte, un gouvernement fasciste, juste à cause d’un mythe
    Cela me blesse de voir que les pro-israéliens influencent les gouvernements occidentaux (par chantage), de répéter ce que dicte le gouvernement israélien
    Cela me blesse de voir que les pro-israéliens avec leur intervention éhontée auprès des gouvernements de leur pays respectifs empêchent qu’on vienne en aide aux palestiniens « Flottille pour GAZA » …


    « Comme quoi on préfère voir la paille dans l’œil du voisin plutôt que la poutre dans le sien. »

    PS : Je n’ai aucune sympathie pour la RII, loin de là ; Mais combien de fois les pro-israéliens ont-ils comparé Ahmadinajad à Hitler ? Cela veut dire aussi que les iraniens sont des nazis ?

    Voir aussi :
    http://www.agoravox.tv/actualites/i...

    "Checkpoint israélien à Paris : Le 7 juillet 2011, des dizaines de militants ont été refoulés à l’aéroport de Paris alors qu’ils voulaient se rendre en Palestine occupée. Sur ordre du ministère israélien de l’intérieur, les compagnies aériennes exécutent les ordres de gouvernement sioniste, alors qu’ils étaient invités par les associations palestiniennes. "
    Durée : 2 min. Réalisation : "l’équipe Palestine Vivra"

  • permalien Yann :
    18 juillet 2011 @22h21   « »

    Entre "sionistes modérés" et "ultrasionistes", le racisme.

  • permalien K. :
    18 juillet 2011 @22h58   « »

    La gente civilisée sioniste n’aime qu’un seul type d’Arabes : les escrocs comme Walid Shoebat qui leur permettent de promouvoir leurs propres escroqueries.

    "Being an ex-terrorist myself is to understand the mindset of a terrorist," Shoebat told CNN’s "Anderson Cooper 360."

    But CNN reporters in the United States, Israel and the Palestinian territories found no evidence that would support that biography. Neither Shoebat nor his business partner provided any proof of Shoebat’s involvement in terrorism, despite repeated requests.

    Shoebat avait affirmé qu’il était un ancien terroriste palestinien et qu’à ce titre il pouvait assurer que le gouvernement US était "infiltré par les terroristes musulmans."

    Pour plus de détails voir tous les bons sites sionistes.

  • permalien Nathan :
    18 juillet 2011 @23h23   « »

    Non seulement les barbares talibans exécutent une quinzaine de policiers pakistanais mais en plus ils ont la perversité de filmer leur exploit.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-sou...

    Et ça c’est quand ils ne s’attaquent pas à des marchés publics, des mosquées à l’heure de la prière ou des processions funéraires.

  • permalien Nathan :
    18 juillet 2011 @23h30   « »

    Règlements de compte à Homs en Syrie entre des factions sunnites et alawites. Une trentaine de morts. Et pas un seul méchant sioniste à l’horizon. Il faut croire que les Arabes n’ont pas besoin d’être manipulés de l’extérieur pour s’entretuer allègrement.

    http://english.aljazeera.net/news/m...

  • permalien K. :
    18 juillet 2011 @23h47   « »

    James Baker, le secrétaire d’Etat US de Georges Bush père (le premier boucher de l’Irak, soit dit en passant), en Mai 1989 :

    "Il est temps pour Israel de mettre de mettre de coté une fois pour toute la vision irréaliste d’un Grand Israel [et d’avancer toutes les garanties de sécurité US en faveur d’Israel]"

    Réponse de feu le criminel Ytzhak Shamir :

    James Baker est "une menace pour l’existence même du peuple juif" et "l’émergence d’un nouveau bourreau pour le peuple juif."

    Source : "le Proche-Orient éclaté" de Georges Corm, qui cite le livre de Moshe Arens, "Broken Covenant. American Foreign policy and the Crisis between the US and Israel"

  • permalien Yann :
    19 juillet 2011 @00h36   « »

    Le Front de Libération Populaire de la Tunisie – section Tunis

    Le RCD, déguisé en dizaine de nouveaux partis, contrôlant le gouvernement de transition et surtout le ministère de l’intérieur terroriste – les deux pôles de la dictature – ne cherche qu’à pourrir le processus révolutionnaire par la violence, la manipulation. Le pouvoir essaye de monter de toute pièce le régionalisme, le conflit entre les tribus, et joue la carte de la peur de l’islamisme.

    (...)

    Comme à Bengardène et à Tataouine en ce moment, nous appelons toutes les forces sociales et syndicales indépendantes à déclarer la grève générale.

    Partout dans le pays, que les comités populaires se forment… Maintenant !

    Pas de retour en arrière !

  • permalien javert :
    19 juillet 2011 @04h09   « »
    Nicolas Sarkozy ? Quelle imposture !

    Allez, quoi...
    Me dites pas que vous avez pas vu que Sarkozy essaie de se recaser en Ministre de l’Intérieur de l’Univers ?!
    ( et pour commencer comme Directeur d’Interpol )

    Ben là, c’est tellement évident...

    Je serai homme politique de Droite, je prendrais bonne note que le Président est en train de se trouver un parachute doré...

  • permalien HN :
    19 juillet 2011 @09h24   « »

    Il faut croire que les Arabes n’ont pas besoin d’être manipulés de l’extérieur pour s’entretuer allègrement.

    Encore avec ces arabes hein ?
    N’avez-vous jamais remarqué que les hommes en général n’avaient pas besoin d’être manipulés de l’extérieur pour s’entretuer allègrement ?

    Cdlmt

  • permalien Nathan :
    19 juillet 2011 @11h09   « »

    C’est curieux. Les sionistes sont généralement traités de sionistes et leurs actions sont mis sur leur compte en leur qualité de sionistes mais les Arabes, eux, ne peuvent et ne doivent pas être qualifiés d’Arabes. Ce sont des humains comme les autres… On en déduit par là que les sionistes, eux, dans l’esprit de certains, n’appartiennent pas à l’humanité commune. Lorsque les Israéliens commettent des actes éventuellement répréhensibles, ce n’est pas en tant qu’être humains comme les autres.

    Raisonnement typique…

    En outre, j’avais surtout pris l’exemple de la Syrie en réponse à l’intervenant qui prétendait que la guerre civile libanaise avait été manipulée par des forces extérieures. Or que voyons-nous en Syrie ? Rien d’autre qu’un règlement de comptes entre Syriens, sans aucune intervention extérieure. Pourquoi certains tiennent-ils tant à imputer aux forces étrangères tout ce qui se passe dans les pays arabes ? Parce qu’ils tiennent avant tout à présenter les populations arabes comme des victimes. La pureté d’un côté (les Arabes), la perversité de l’autre (l’Occident).

  • permalien Nathan :
    19 juillet 2011 @11h24   « »

    Pour en revenir au sujet du fil, on sent bien qu’il y a un sophisme derrière l’argumentation d’Alain Gresh. Certes, les terroristes sont souvent ceux que les Etats nomment tels et les Etats peuvent aussi être qualifiés de terroristes. Mais le fait que les actes terroristes sont toujours susceptibles d’être justifiés pour quel que motif que ce soit, les rend-ils pour autant légitimes ? Je suis sûr qu’un attentat taliban qui fait des dizaines de victimes civiles sur une place de marché se justifie pleinement dans l’esprit d’un taliban, mais est-il pour autant légitime ? A ce compte-là, étant donné que l’injustice règne à peu près partout et qu’il y aura toujours des gens pour crier à l’injustice dans quelle que situation que ce soit, tout acte terroriste serait légitime. C’est un raisonnement fallacieux du point de vue éthique, de ceux qu’utilise régulièrement un Ph. Arnaud lorsqu’il prend sa calculette pour prétendre que les 3000 morts du 11/9 sont de la roupie de sansonnet à côté des victimes de l’impérialisme US (et seraient par conséquent totalement justifiés).

  • permalien Deïr Yassin :
    19 juillet 2011 @12h03   « »

    DEFINITION POUR LES ELEVES DE CM2 :

    "Sionistes" : sympathisants d’une idéologie, le sionisme, et donc libre dans leur choix de changer d’idéologie.
    Quoi qu’avec la nouvelle loi liberticide dans La-Seule-Démocratie-Au-Moyen-Orient sur l’interdiction de prôner le BDS, même d’un individu ou d’un endroit sous peine de poursuite pénale, ainsi que le HaTikva qui va être chanté dans les jardins d’enfants chaque semaine, cela devient certainement bientôt illégal d’abandonner le sionisme. Peut-être d’ici quelques décennies, cela serait une ethnie.
    Critiquer les sionistes est donc critiquer une idéologie tout comme le communisme.

    "Arabes" : appartenant à un des multiples peuples ou ethnies dites ’arabe’ et dont le seul dénominateur commun est d’avoir comme langue maternelle l’arabe. Etre Arabe est donc une question d’origine et critiquer les Arabes comme catégorie relève de ce qu’on appelle le racisme.

    Critiquer les Arabes pour un prétendu sentiment ou penchant communs équivaut à parler des Juifs.

    ’Les Arabes gardent le silence sur leur propres crimes’, écrit-il, mais ’les Juifs aiment l’argent’ lui met dans tous ses états.

    Xénophobe minable, vous dites ?

  • permalien Jeff :
    19 juillet 2011 @12h29   « »

    Chère Deïr Yassin, j’ajouterai qu’il est triste de constater que beaucoup de Juifs ont oublié aujourd’hui que certains de leurs ancêtres étaient arabes, selon la définition que vous avez parfaitement résumée.

    Je pense à tous ceux d’origine d’Afrique du Nord en particulier...

    Or, je sens de plus en plus monter un sentiment anti-arabe (derrière le prétexte anti-islam) chez les intervenants pro-sionistes sur les forums touchant au conflit israélo-palestinien.

  • permalien Deïr Yassin :
    19 juillet 2011 @12h40   « »

    PS.
    ’écrit-il’ et ’xénophobe minable’ : je parlais bien entendu de Nathan. Enfin, cela vaut pour bien d’autres aussi ....

  • permalien ZoZo :
    19 juillet 2011 @12h59   « »

    Lorsque les Israéliens commettent des actes éventuellement répréhensibles, ce n’est pas en tant qu’être humains comme les autres.”

    « Eventuellement » ? La spoliation des terres, le blocus infâmant, les punitions collectives et autres bombardements au phosphore sont donc « éventuellement répréhensibles », mais certainement pas condamnables : euphémisme typique de la prose pro-israëlienne ...

    En outre, j’avais surtout pris l’exemple de la Syrie en réponse à l’intervenant qui prétendait que la guerre civile libanaise avait été manipulée par des forces extérieures.”

    Ce n’est pas moi qui a inventé Sabra et Chatila, ce n’est pas moi qui a instrumentalisé les milices phalangistes pour qu’elles aillent massacrer dans les camps de Palestiniens. Ajourd’hui encore, ce n’est pas moi qui joue de la division inter-palestinienne en favorisant un clash entre l’Autorité palestinienne et le Hamas, ce même Hamas que je n’ai pas encouragé à combattre l’OLP il y a quelques années ... Israël a toujours expolité les antagonismes de ceux qui lui font face : c’est la réalité politique du Moyen Orient.

    Or que voyons-nous en Syrie ? Rien d’autre qu’un règlement de comptes entre Syriens, sans aucune intervention extérieure. Pourquoi certains tiennent-ils tant à imputer aux forces étrangères tout ce qui se passe dans les pays arabes ?

    Quand je parlais de « manipulation extérieure », j’évoquais ce qu’il convient d’appeler la “guerre du Liban”, je n’ai jamais dit que les boulversements que connaît actuellment la Syrie étaient imputables à Israël : habile glissement de sens ... Par ailleurs il faudra m’expliquer cette fâcheuse tendance à évoquer les troubles dans les pays arabes pour justifier la politique israëlienne, j’ai quelque mal à comprendre, n’ayant pas accès à la brillante intelligence de certains ...

    Certes, les terroristes sont souvent ceux que les Etats nomment tels et les Etats peuvent aussi être qualifiés de terroristes. Mais le fait que les actes terroristes sont toujours susceptibles d’être justifiés pour quel que motif que ce soit, les rend-ils pour autant légitimes ?”

    Pur délire : ni Gresh, ni quiconque sur ce forum n’a jamais soutenu les Talibans, pas plus qu’il n’a cautionné le terrorisme des fanatiques musulmans. Accusation grotesque qui trahit un procédé rhétorique non moins grotesque : quand on n’arrive pas répondre à quelqu’un, on lui prête des idées et des propos sur lesquels on sera en mesure de lui donner la réplique.

  • permalien Nathan :
    19 juillet 2011 @14h36   « »

    "Arabe" renvoie aussi à "pays arabes", "Etats arabes", "Ligue arabe", "arabisme" ou "panarabisme". Ce sont des réalités politiques revendiquées comme telles par les Arabes au même titre que "sionisme".

  • permalien gloc :
    19 juillet 2011 @14h40   « »

    "Arabe", sur ce blog, ça renvoie surtout à "Nathan" !

  • permalien Nathan :
    19 juillet 2011 @15h01   « »

    Et puis ce sont des Arabes, certains Arabes, qui remettent en question l’existence d’Israël... Pas les Inuits ou les Patagoniens. Ceux-là s’en foutent. Comme la plupart des habitants de cette planète, ils aimeraient probablement que Palestiniens, Arabes et Israéliens fassent la paix.

  • permalien K. :
    19 juillet 2011 @15h01   « »

    Larry Derfner, concernant l’inexorable glissement de la société israélienne vers l’extrême-droite :

    Only after the world runs out of patience with Israel will the public here demand change.

    Le respectable Larry Derfner est trop indulgent avec la "communauté internationale" : ce glissement ne serait pas possible si la "communauté internationale" ne légitimait pas les pires instincts des dirigeants israéliens.

  • permalien Deïr Yassin :
    19 juillet 2011 @15h59   « »

    Bien, si ’Arabe’ renvoie aux pays arabes, Etats arabes ou La Ligue Arabe pourquoi ne pas le spécifier ?

    Nous savons tous que Nathan essaie juste de justifier - après coup - son racisme qui ressort dès qu’il oublie d’y faire attention.

    Et si par ’Arabe’ il fait référence aux ’pays arabes’, ’Etats arabes’ ou ’La Ligue Arabe’, je peux donc dire que ’les Juifs sont racistes, suprémacistes, violents et voleurs’ tout en parlant de l’Etat d’Israël qui d’ailleurs se réclame non seulement l’Etat juif mais aussi l’Etat des Juifs, et qui est soutenu dans cette démagogie par une grande partie des Juifs de la diaspora.

    Le racisme de Nathan n’est plus à démontrer !

    @ K ya lubnani
    Je ne partage pas votre ’enthousiasme’ pour Larry Derfner. J’ai eu un long échange avec lui juste au début quand il a commencé son blog au sujet d’un héros (juif) de la résistance anti-apartheid qui par la suite s’est installé en Israël ainsi qu’au sujet du ROR, la guerre de ’48, deux Etats vs l’Etat unique etc.

    Derfner est à mon avis l’incarnation du sioniste ’libéral’ (modéré) avec tout ce que cela englobe d’hypocrisie et d’exceptionnalisme ethnocentrique.

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