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Conflits - Guerres - Enfance - Armée

Ces enfances qu’on (dés)arme

vendredi 5 août 2011, par Agnès Stienne

En octobre 2005, la Cour pénale internationale (CPI) lançait un mandat d’arrêt contre Joseph Kony, le leader rebelle ougandais de la terrifiante Armée de résistance du seigneur (LRA), et quatre de ses acolytes. La LRA dirige maintenant ses attaques contre les populations vivant dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique et au Soudan du Sud, les forces armées ougandaises l’ayant repoussée hors de ses frontières.

Les membres de la LRA perpètrent avec une extrême violence meurtres, pillages, viols, tortures, mutilations ou enlèvements et provoquent de nouvelles vagues de déplacements de population [1]. Pour leur forger le caractère, les enfants capturés lors des razzias dans les villages de RDC sont sommés de tuer leurs propres parents et de participer au viol de leurs sœurs ou de leur mère. Joseph Kony est – entre autre – accusé d’enrôler de force des enfants, ce qui constitue un crime de guerre au regard du droit international.

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Age légal requis pour l’engagement volontaire dans les forces armées
Esquisse : Agnès Stienne, 2011.

Qu’est-ce qu’un enfant soldat ? « Ce sont des garçons ou des filles, âgés de moins de 18 ans, membres de manière volontaire ou forcée d’une force combattante (armée gouvernementale ou groupe armé), quelle que soit la fonction qu’il exerce (combattant, éclaireur, espion, serviteur, esclave sexuel). La participation directe aux hostilités ou l’usage d’une arme par l’enfant n’est pas un critère déterminant et les filles utilisées comme esclaves sexuelles ou soumises à des mariages forcés au sein d’une force armée sont considérées comme des enfants soldats. » Encore faut-il distinguer entre ceux qui ont moins de 15 ans et les autres – moins bien protégés –, dont on admet « qu’ils manquent de maturité physique et intellectuelle » jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de la majorité, mais qu’on enrôle quand même puisqu’on les estime aptes à combattre.

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Géographie mondiale de la conscription
Esquisse : Ag. St. 2011.

Les Conventions de Genève (lire « Viols en temps de guerre, le silence et l’impunité ») se sont longtemps polarisées sur le sort des militaires, blessés ou prisonniers, et des personnels soignants, avant de prendre en considération celui des civils. Le cas des enfants soldats ne sera abordé que succinctement dans les protocoles I et II de 1977 lesquels proposent que « les enfants de moins de 15 ans ne prennent pas directement part aux hostilités ». Vingt ans plus tard, la Convention relative aux droits de l’enfant de 1989 entre en vigueur... Selon l’article premier, « un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de 18 ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ». Cependant, l’article 38 – vivement critiqué par les défenseurs des droits humains – maintient l’âge minimum de recrutement des soldats à 15 ans !

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La convention relative aux droits de l’enfants, 1989 et 2000
Esquisse : Ag. St. 2011.

Après une décennie d’âpres discussions sur cette question, le protocole facultatif de 2000 relatif à la Convention adapte la rhétorique, mais, sur le fond, rien ne change : « Les Etats Parties prennent toutes les mesures possibles pour veiller à ce que les membres de leurs forces armées qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans ne participent pas directement aux hostilités ». Curieusement, le protocole précise à destination des seuls groupes armés non gouvernementaux qu’ils « ne devraient en aucune circonstance enrôler ni utiliser dans les hostilités des personnes âgées de moins de 18 ans ». Enfin, pour le Statut de Rome sur lequel s’appuie la CPI, c’est très clair : est considéré comme crime de guerre « le fait de procéder à la conscription ou à l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces armées nationales ou de les faire participer activement à des hostilités ». Les adolescents âgés d’entre 15 et 18 ans ne sont plus vraiment des enfants mais pas encore des adultes, ce qui explique la relative mollesse des textes juridiques concernant cette catégorie d’âge. Mais à quel âge, vraiment, est-on « prêt » à partir faire la guerre ?

Un recrutement discutable

En 2008, Normand Beaudet, un ancien cadet et ex-officier de l’armée canadienne, dénonçait dans une tribune publiée dans Le Devoir les méthodes de recrutement à la sortie de l’école primaire. « Depuis l’intensification de la guerre en Afghanistan, l’armée mène une campagne massive de relations publiques : “Opération Connexion”. Pour pallier au départ des boomers et combler les mandats offensifs, on cherche 10 000 nouveaux militaires par an entre 2007 et 2012. Dans ce contexte, le commandant des forces canadiennes, le général Rick Hillier, a donné l’ordre à tous les militaires de s’impliquer activement dans le processus de recrutement des jeunes. Pour répondre aux ambitieux objectifs de recrutement, l’armée doit absolument trouver le moyen d’élargir son bassin de recrues. Le mouvement des cadets fait partie intégrante de cette opération de charme. » L’auteur ajoute : « Bien entendu, vos enfants ne sont pas recrutés de force. Ils sont attirés par divers stratagèmes : des activités de plein air, l’apprentissage des premiers soins, des loisirs hebdomadaires, des camps de fin de semaine, des camps d’été avec dédommagement monétaire et des possibilités de voyage. Ces perspectives sont particulièrement attrayantes pour les familles démunies. Comment refuser à son fils ou à sa fille de 14 ans la possibilité d’activités régulières et de voyages gratuits ? Comment dire non à la possibilité que votre enfant puisse faire un camp d’été rémunéré ? Les démunis sont mobilisés pour la guerre des riches. »

Selon l’ONG Child soldiers, les Etats-Unis ne ménagent pas non plus leurs efforts pour convaincre les jeunes de rejoindre l’armée américaine, présente, rappelons-le, dans 146 pays à travers le monde. 55% des jeunes âgés d’entre 16 et 21 ans reconnaissent avoir été contactés par un des 14 000 recruteurs militaires du pays, lequel consacre chaque année pas moins d’un milliard et demi de dollars à cette chasse aux candidats. En 2006, pas loin de 500 000 élèves du cycle secondaire, dont les plus jeunes ont 14 ans, ont rejoint le Junior Reserve Officer Training Corps Program (JROTC), qui a élu domicile au sein même des 3 300 établissements scolaires. Les enfants y suivent des cours de communication, de commandement, d’histoire, d’instruction civique, s’entraînent au sport, au tir et au maniement d’armes réelles. Cet enseignement et ces activités sont dispensés par des militaires en retraite.

En Russie, en vertu d’un décret entré en application en 2000, les militaires ont la possibilité d’adopter ou de parrainer les orphelins sans ressources qui, de ce fait, voient soudain s’ouvrir devant eux un avenir tout tracé. Ils sont ainsi des milliers à être hébergés, nourris et éduqués en contrepartie de quelques corvées qu’ils effectuent le week-end à la caserne, histoire de se familiariser un peu avec le milieu : popote, travaux domestiques, nettoyage des armes, sport. Dans le meilleur des cas. Très souvent, ces enfants partagent la vie de la caserne sept jours sur sept et suivent un entraînement militaire : à des degrés divers, ils intègrent tous les écoles militaires ou les unités régulières de l’armée.

Enfance confisquée pour cause de conflit armé

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Dans quels pays se battent les enfants soldats ?
Esquisse : Ag. St. 2011.

Quels que soient la nature et les lieux des conflits, des enfants âgés d’entre 8 et 18 ans sont emportés dans les tempêtes guerrières conduites par des adultes. Manque de personnel, idéologie liberticide, fanatisme. Les enfants accordent a priori une confiance sans limite aux adultes qui sont leurs modèles de référence et, qui souvent ne reculent devant rien pour les endoctriner et les transformer en tueurs. En pleine évolution personnelle, on leur apprend à respecter la hiérarchie et le maniement des armes. Influençables, impressionnables, manipulables à souhait, sans éducation, ils obéissent sans broncher, sans chercher à comprendre. Ils ne savent jamais vraiment répondre quand on leur demande pourquoi ils se battent.

Les jeunes volontaires qui prennent les armes aux côtés des militaires ou des rebelles voient dans le port de l’uniforme et des armes un attribut prestigieux, qui les rend respectables. La vie dans la nature peut être perçue comme une aventure excitante, mais elle se révèle très vite être un cauchemar quotidien. Pour ceux qui auront vu le massacre de leur famille, c’est l’occasion de se venger. D’autres sont persuadés qu’avec l’argent gagné ou volé, ils pourront s’offrir voitures et produits de luxe.

Et puis, il y a tous les enfants qui n’ont pas voulu être là, la peur au ventre, écrasés sous le poids des armes, effrayés par les crimes à commettre. On en tue éventuellement un ou deux en exemple de ce qu’il advient s’ils tentent de s’échapper ou s’ils refusent d’obéir.

En dépit des lois existantes et des conventions internationales, l’armée, les milices gouvernementales et les groupes rebelles sont en permanence à la recherche de nouveaux combattants, et pour alimenter leurs effectifs, les enfants, généralement dociles, restent les recrues les plus faciles à enrôler. L’utilisation des enfants soldats couvre un large éventail de tâches auxquelles ils sont dévolus : cuisine, travail domestique, assistant médical, porteur, messager, espion, poseur de mines, pilleur, tortionnaire, tueur, violeur… Les fillettes qui avaient cru naïvement qu’elles seraient consignées à la cuisine sont violées dès les premiers jours, ce qui ne les empêche pas de partir aussi au combat.

Combien sont-ils, ceux à qui on a ainsi volé l’enfance ? Dans un rapport publié en 2006, L’ONU avait avancé le chiffre de 300 000, mais avec beaucoup de précautions. D’une part, les recruteurs falsifient l’âge de ceux qu’ils recrutent ou les font disparaître des registres. D’autre part, on ignore le nombre des rebelles embusqués dans les forêts ou dans la brousse, et à plus forte raison le nombre de ceux qu’ils ont enlevés. Dans les pays les plus pauvres, l’enregistrement des naissances fait souvent défaut et, dans les régions où les déplacements forcés sont nombreux, il est impossible de savoir si les enfants sont partis avec leur famille ou ont été kidnappés et enrôlés de force.

Quelques histoires d’enfants « enrôlés »
à travers le monde

Colombie

Voilà quarante ans que les Colombiens sont déchirés entre forces gouvernementales et groupes rebelles, différends idéologiques virant en narcotrafic. En 2003, le président Alvaro Uribe annonce la démobilisation du principal groupe paramilitaire que soutient l’armée, Autodefensas Unidas de Colombia (AUC), mais en partie seulement. Cette milice a enrôlé de nombreux enfants. Le succès qu’a connu l’AUC auprès d’une jeunesse rurale livrée à elle-même s’explique par la rémunération régulière de ses membres, qui rapportaient l’argent aux familles. Alvaro Uribe a fait adopter en 2005 la « loi pour la justice et la paix » qui reconnaît les crimes commis par les milices, mais permet aux coupables de rester libres. Les anciens paramilitaires se sont alors réorganisés, réarmés, et ont repris leurs trafics. Les groupes rebelles ont utilisé des filles comme esclaves sexuelles ; le gouvernement a recruté des enfants comme informateurs.

Birmanie

La junte birmane s’emploie coûte que coûte à multiplier les effectifs de ses forces armées, afin de compenser le nombre croissant des désertions. Et c’est dans les nouveaux bataillons que les enfants sont les plus nombreux. Les enfants des rues ou rencontrés au hasard dans les lieux publics sont enrôlés de force par des recruteurs commissionnés qui falsifient l’âge des mineurs, ainsi que le raconte Maung Zaw Oo, décrivant son deuxième enrôlement forcé dans l’armée, en 2005 :

« Ils ont rempli les formulaires et m’ont demandé mon âge.

— 16 ans, ai-je répondu. Ils m’ont frappé et le sergent m’a dit :
— Tu as 18 ans ! Réponds : 18 ans ! Il m’a reposé la question et j’ai dit :
— Mais c’est vraiment mon âge ! Le sergent m’a demandé :

— Alors, pourquoi t’es-tu enrôlé dans l’armée ?
— C’était contre mon gré. J’ai été capturé.
— D’accord, ferme-la alors !

Et il a complété le formulaire. Je voulais seulement rentrer chez moi et je leur ai dit mais ils ont refusé. »

Dans les villages, les maires sont contraints de fournir des quotas d’enfants en bonne santé, certains âgés seulement de 11 ou 12 ans. Ceux-ci sont employés à des tâches domestiques, au transport de matériel, ou doivent combattre, participer aux pillages et aux destructions des villages. Les plus récalcitrants sont battus et emprisonnés.

Pakistan

C’est dans les madrasas pakistanaise – ou écoles coraniques – qu’ont été formés les talibans qui ont conquis la quasi totalité de l’Afghanistan dans les années 1990. Au Pakistan même, avec le soutien du gouvernement, les talibans se sont peu à peu incrustés dans la société civile, déstabilisant profondément le pays, en particulier dans les régions frontalières de l’ouest. En l’absence de système scolaire accessible à tous, la madrasa est souvent la seule option. Les madrasas se sont multipliées sans être enregistrées, dispensant éducation religieuse et formation militaire. En 2008, aucun programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) n’était mis en place.

Afghanistan

Les enfants naissent et vivent dans la guerre ; ils ne connaissent que la guerre. De nombreux enfants soldats ont été recrutés, d’abord dans les camps de réfugiés au Pakistan, puis dans l’ensemble de la population. En 2006, des attaques ont ciblé des enseignants et 200 écoles ont été incendiées ou partiellement détruites. C’est à partir de cette date que le nombre des attentats-suicides a considérablement augmenté. De nombreuses fillettes ont été mariées de force aux commandants. En 2004, l’Unicef estimait à 8 000 le nombre d’enfants soldats en Afghanistan. A peu près 5 000 d’entre eux ont pu bénéficier d’un programme de démobilisation et de réinsertion.

Etats-Unis

En violation du droit humanitaire international, des enfants ont été détenus dans les prisons américaines d’Afghanistan. Les ONG dont la mission est de contrôler la conformité des conditions de détention se sont vu refuser l’accès à ces prisons. Ceux qui ont été envoyés à Guantánamo Bay sont incarcérés avec des adultes. Barack Obama, qui avait fait de la fermeture de ce lieu de « non droit » un des arguments de sa campagne électorale, est revenu sur cette décision. Enfin, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont envoyé des mineurs combattre en Irak et en Afghanistan en 2003 et 2004.

Israël / Palestine

Les enfants des colons israéliens qui se sont accaparés des immeubles entiers au centre d’Hébron (Territoires palestiniens occupés) affectionnent particulièrement la compagnie des soldats de la FDI (forces de défense israéliennes) aux divers points de contrôle. Les petits colons, encouragés par leurs parents, jettent souvent des pierres sur les passants palestiniens qui vont faire leurs courses ou qui rentrent de l’école, sous l’œil impassible de soldats qui souvent ne font rien pour prévenir ou empêcher ces actes. En 2005, une cinquantaine de plaintes (une par semaine) ont été déposées par des Palestiniens après des attaques à jets de pierres par des enfants de moins de 12 ans, âge de la responsabilité pénale… Enfin, en 2006, environ 700 enfants palestiniens croupissaient dans les prisons israéliennes.

Afrique

Les guerres en Sierra Leone, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire ont provoqué le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes et complètement désorganisé la vie sociale et économique de la région.

Ce fut aussi le cas en Ouganda (voir ci-dessus), au Burundi, au Rwanda, en RDC, au Tchad, au Soudan, en Somalie. Toutes ces guerres ont transformé des milliers d’enfants en acteurs commettant les pires atrocités. Armées régulières, milices, rebelles : tous coupables.

Au Libéria, les enfants soldats, qui constituaient le gros des bataillons, auront eu à supporter l’insupportable, à grand renfort de drogues. Il fallait tuer, mutiler, participer aux viols et aux pillages. Il fallait voir son chef ouvrir la poitrine d’une femme, en arracher le cœur, le faire cuire et le manger pour se donner des forces (voir le film de François Margolin Les Petits Soldats, ici et ).

L’ancien président Charles Taylor doit répondre de crimes de guerre devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone pour meurtres, viols, esclavage sexuel et enrôlement d’enfants entre 1991 et 2001. Le verdict n’a pas encore été prononcé.

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Combien sont-ils ?
Esquisse : Ag. St. 2011.

Et après ?

Un jour enfin, petite lumière dans les ténèbres, des accords de paix sont signés, les armes déposées. Mais qu’advient-il de ces âmes égarées qui auront vécu le pire avant même d’avoir pu se construire ?

Il y a bien les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) dispensés dans des centres spécialisés. C’est un long processus durant lequel les enfants doivent réapprendre à être des enfants, grâce à des soutiens psychologiques, au jeu, au sport et à des activités culturelles. Ils apprendront ou réapprendront à lire, écrire et compter. Une fois ce travail de préparation achevé, les plus petits retrouveront leur famille et les bancs de l’école. Les adolescents qui n’envisagent pas de poursuivre des études recevront une formation professionnelle qui leur permettra de réintégrer leur communauté et de trouver du travail. Ces programmes sont indispensables, mais ces initiatives restent largement insuffisantes. Ceux qui n’ont pas la chance d’en bénéficier sont sous la constante menace de revenir vers les groupes armés. Dans ces programmes, les filles semblent avoir été oubliées car rien vraiment n’est prévu pour tenir compte de ce qui doit être traité spécifiquement : viol, esclavage sexuel, mariage forcé, maternité précoce et avortement forcé.

En marge du débat sur les enfants soldats, l’Unicef vient de publier son premier rapport consacré à l’adolescence, intitulé « L’adolescence : l’âge de tous les possibles ». L’institution remarque que les efforts fournis en faveur de la petite enfance ont permis de réaliser d’énormes progrès en matière de santé et d’éducation des garçons et des filles de moins de 10 ans. Par contre, les adolescents n’ont pas bénéficié de la même attention. Pour Anthony Lake, directeur général de cette institution onusienne, « l’adolescence offre l’occasion de consolider les acquis obtenus lors de la petite enfance, mais c’est aussi une époque au cours de laquelle ces acquis risquent de se volatiliser ». Pour lui, il est primordial de donner à tous les jeunes les outils dont ils ont besoin pour construire leur vie en investissant dans l’éducation et la formation professionnelle.

Il serait plus que temps de repousser l’âge minimum du recrutement dans les forces armées à 18 ans. Ne serait-ce que pour apprendre à réfléchir avant d’apprendre à tenir une arme.

A lire en complément

- « Child Soldiers, Global Report », Unicef, 2004 et 2008.

- « Enfants soldats » par Sandrine Perrot.

- « Les enfants face à la guerre »

- « Népal : Démobilisation d’ex-enfants soldats de la guérilla maoïste »

- « Service militaire à vie : un ancien enfant soldat érythréen raconte son calvaire »

19 commentaires sur « Ces enfances qu’on (dés)arme »

  • permalien triangle rouge :
    5 août 2011 @12h30   »

    merci de dénoncer une sédition intégriste chrétienne-histoire de rappeller que les mouvements fondamentalistes qui ont recours a la violence ne sont pas l apanage du djihad.

  • permalien triangle rouge :
    7 août 2011 @08h55   « »

    y a t il des liens entre la lord ’s resistance army et les "al shabab" qui veulent créer un émirat islamique en somalie ?

  • permalien Vitigis :
    7 août 2011 @11h26   « »

    Rien sur les Bassidji iraniens. Dommage. Nettoyer les champs de mine en combat se fait d’habitude avec de l’artillerie ou du matériel spécialisé, d’autant qu’il ne s’agit que de dégager certains couloirs pour le passage des troupes d’assaut.

    Cette histoire de gamins lancés dans les champs de mines fait penser à des sacrifices humains (cf la devotio romaine ou les sacrifices d’enfants carthaginois).

    Enfin c’est sûrement une invention de la CIA, comme le reste.

  • permalien Agnès Stienne :
    8 août 2011 @08h44   « »

    @ triangle rouge

    Non, rien à voir. Joseph Kony et sa clique sont des fanatiques ougandais d’inspiration chrétienne. Ils veulent imposer en Ouganda un régime basé sur les Dix commandements.

    Voir à ce sujet ce film :
    http://www.dailymotion.com/video/x8...

  • permalien Agnès Stienne :
    6 octobre 2011 @11h46   « »

    Darfour : un groupe armé promet de cesser d’utiliser des enfants soldats
    http://www.un.org/apps/newsFr/story...

  • permalien Agnès Stienne :
    7 novembre 2011 @08h40   « »

    Recrutements d’enfants soldats dans l’armée et dans les groupes rebelles au Yemen

    Despite recent news of a truce between the state security and splinter army, recruitment of new soldiers from both sides has not stopped. Thousands of new recruits, mostly driven by poverty and many of whom are children, are being prepared for a feared civil war.

    http://yementimes.com/defaultdet.as...

  • permalien Agnès Stienne :
    13 novembre 2011 @19h30   « »

    A voir l’excellent reportage (prix Albert Londres) de Gilles de Maistre "J’ai 12 ans et je fais la guerre"

  • permalien Agnès Stienne :
    22 novembre 2011 @07h21   « »

    L’ONU soutient la démobilisation d’enfants soldats en République centrafricaine

    http://www.un.org/apps/newsFr/story...

  • permalien Agnès Stienne :
    24 novembre 2011 @08h16   « »

    La Somalie promet à l’ONU de mettre un terme au recrutement d’enfants soldats
    http://www.un.org/apps/newsFr/story...

  • permalien Agnès Stienne :
    3 décembre 2011 @13h52   « »

    La guerre, la ville et l’enfant-soldat
    http://sites.google.com/site/geogra...

  • permalien Agnès Stienne :
    14 décembre 2011 @18h44   « »

    Je ne partage pas tout à fait le point de vue de l’auteur mais l’info reste valable

    Heureux comme un enfant soldat ?

    Pour lutter contre l’insurrection qui sévit dans le sud du pays, la Thaïlande finance des milices armées dans les villages. Mais des enfants sont également enrôlés dans ces groupes. Et leur participation pose un problème de conscience, explique Global Post.

    http://www.courrierinternational.co...

  • permalien
    12 février 2012 @13h59   « »

    Les enfants soldats face au défi de la réinsertion

    Traumatisés par l’expérience qu’ils ont vécue, les enfants soldats peinent, une fois démobilisés, à retrouver une vie normale. Sur le terrain, l’ONU et les ONG tentent de les y aider. Un processus complexe, qui peut s’étendre sur plusieurs années.

    http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

  • permalien Agnès Stienne :
    28 février 2012 @08h58   « »

    Somalie : la tragédie oubliée des enfants-soldats
    Par Véronique Gaymard

    Alors qu’une conférence internationale vient de se tenir ce jeudi 23 février à Londres pour tenter de trouver des solutions sur le long terme pour la Somalie, un pays ravagé par plus de vingt ans de guerre civile, l’organisation Human Rights Watch lance un cri d’alarme dans un rapport publié cette semaine sur l’utilisation d’enfants-soldats par les rebelles d’Al Shebab. Un rapport qui pointe aussi le manque de volonté des forces gouvernementales de mettre un terme au recrutement des mineurs dans leurs propres rangs.
    http://www.rfi.fr/emission/20120225...

  • permalien Agnès Stienne :
    8 mars 2012 @12h00   « »

    KONY 2012 from INVISIBLE CHILDREN on Vimeo.

    “The next 27 minutes are an experiment,” says the faceless narrator. “But in order for it to work, you have to pay attention.”

    http://seenthis.net/messages/60014#...

  • permalien Agnès Stienne :
    14 mars 2012 @12h46   « »

    RDC : Thomas Lubanga reconnu coupable de crimes de guerre

    http://www.jeuneafrique.com/Article...

  • permalien Agnès Stienne :
    8 mai 2012 @14h23   « »

    La difficile réinsertion des enfants soldates
    http://blog.slateafrique.com/femmes...

    Grace, Milly, Lucy… des fillettes soldates
    http://fr.grace-milly-lucy.tv/

  • permalien
    4 juin 2012 @09h04   « »

    Deradicalizing boys in Pakistan
    http://www.csmonitor.com/World/Asia...
    Most deradicalization efforts deal with grown men, responsible for their own choices. But in a few parts of the globe, the potential attackers are just as much victims as anyone they might have killed : kids trained to be suicide bombers.

    In Pakistan, Feriha Peracha and a group of her colleagues are taking on the wrenching problem of bringing child soldiers back into society. Dr. Peracha points to one of the boys studying in the Sabaoon ("New Dawn") rehabilitation center.

  • permalien Agnès Stienne :
    16 février @21h17   « »

    Petit de Bernard Lavilliers
    http://www.youtube.com/watch?v=II51...

  • permalien Nicolas :
    28 novembre @20h47   «

    On parle des enfants soldats dans les autres pays mais on oublie parfois qu’en france les jeunes peuvent s’armer très facilement dans certain quartiers, il existe même des sites ou ils peuvent acheter des pistolet à plomb, preuve à l’appui :
    http://www.armurerie-loisir.fr/92-p...
    Je trouve ça inadmissible dans un pays de droit comme la France que les gens puissent s’armer sans aucune contrainte car oui c’est peut être seulement du plomb mais ce sont des armes qui peuvent tuer ou blesser grièvement !

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