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Avant l’Assemblée générale de l’ONU

Un Etat palestinien, mais lequel ?

mardi 13 septembre 2011, par Dominique Vidal

« Le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) affirme la nécessité de poursuivre la démarche à l’ONU à la prochaine session de l’Assemblée générale, pour obtenir la reconnaissance de l’adhésion d’un Etat de Palestine sur les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale  [1 », déclare dans un communiqué son secrétaire général, Yasser Abed Rabbo.

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Quel Etat ou quels Etats ?
Carte : Philippe Rekacewicz, 2011.

Autrement dit, sauf surprise de dernière minute, le 20 septembre prochain, l’Organisation des Nations unies (ONU) sera saisie de la candidature de la Palestine. Selon les observateurs, plus de 129 Etats – c’est-à-dire la majorité des deux tiers requise pour l’admission d’un nouveau membre – ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient en sa faveur. Quinze à vingt autres envisageraient d’en faire autant. On ignore, en revanche, le verbatim de la (ou des) résolution(s) soumise(s) à l’Assemblée générale. S’il s’agissait effectivement d’accueillir formellement un nouvel Etat, il faudrait saisir le Conseil de sécurité, au sein duquel les Etats-Unis ont annoncé qu’ils useraient de leur droit de veto. Les efforts de dernière minute de la diplomatie américaine – et européenne – afin d’éviter un « clash » à l’Assemblée générale incitent à la prudence. Washington cherche à reprendre la main dans un monde arabe en plein bouleversement et un tel veto lui coûterait sans doute très cher.

Dans une nouvelle intitulée La Fêlure, Francis Scott Fitzgerald écrit cette phrase célèbre : « On devrait pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et cependant être décidé à les changer... » Mais on oublie généralement ce qui précède : « La marque d’une intelligence de premier plan est qu’elle est capable de se fixer sur deux idées contradictoires sans pour autant perdre la possibilité de fonctionner. [2 » Quel rapport, dira-t-on, avec le « tsunami diplomatique » – l’expression est d’Ehoud Barak [3] – qu’Israël s’attend à subir en octobre ou novembre à New York ? C’est que la perspective de cette bataille onusienne suscite deux débats distincts, mais hélas comme confondus, ce qui les rend difficilement compréhensibles.

Le premier porte sur l’avenir même de la construction institutionnelle et politique susceptible de régler au mieux le conflit israélo-palestinien, et qu’on résume en général avec cette question : « Un Etat ou deux Etats ? » Le second concerne l’attitude à adopter vis-à-vis de la démarche palestinienne en direction des Nations unies.

Ce sont là, dans un cas comme dans l’autre, des questions qui relèvent exclusivement, en dernier ressort, des Palestiniens et de ceux des Israéliens qui acceptent leur droit à l’autodétermination. Quiconque se préoccupe de la paix au Proche-Orient peut évidemment y réfléchir en toute légitimité. Mais prétendre les trancher à Paris relèverait de cet orientalisme dénoncé en son temps par le regretté Edward Saïd, voire d’une démarche néocoloniale…

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU partageait la Palestine en deux Etats, l’un « juif » et l’autre « arabe », et créait une zone internationale pour Jérusalem et les lieux saints. Le sabotage britannique, les divergences américano-soviétiques à la veille de la guerre froide, les divisions arabes et surtout les ambitions sionistes eurent raison de ce plan. La guerre de 1947-1949, d’abord judéo-palestinienne, puis israélo-arabe déboucha sur un tout autre partage : Israël agrandit son territoire d’un tiers, annexant une partie de l’Etat arabe mort-né, dont les dépouilles furent récupérées par la Transjordanie (la Cisjordanie) et l’Egypte (la bande de Gaza). Pire encore : pour garantir durablement son caractère juif, il expulsa les quatre cinquièmes des Arabes de Palestine – qui ont appelé ce nettoyage ethnique la Nakba (catastrophe).

Moins de vingt ans après, au terme de la guerre des Six Jours, Tel-Aviv s’emparait du reste de la Palestine et commençait son œuvre de colonisation…

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La colonisation, sans cesse...
Esquisse : Philippe Rekacewicz

Et pourtant, depuis plus de six décennies, malgré l’avortement du plan de partage, la communauté internationale reste fidèle – en paroles – à son principe : résoudre le conflit par la coexistence de deux Etats. Il aura fallu l’échec du bien mal nommé « processus de paix » d’Oslo, la seconde Intifada et l’impasse totale provoquée par l’intransigeance des gouvernements Barak, Sharon et Netanyahou pour que l’autre perspective, celle d’un Etat unique, revienne au premier plan.

Cette vision avait eu, rappelons-le, ses partisans de part et d’autre. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, autour d’intellectuels de premier plan comme Martin Buber et Judah Magnès, un courant binationaliste se développera et gagnera en influence dans le Yichouv, la communauté juive de Palestine : les formations qui s’y reconnaissaient obtiendront ainsi, aux élections syndicales et politiques de 1944, plus de 40 % des voix, avant d’être balayées par la ferveur nationaliste de la guerre. Six ans plus tôt, ces partis avaient adopté avec la Ligue pour le rapprochement et la coopération judéo-arabes une plate-forme considérant que « la construction de la Palestine comme patrie commune du peuple juif y retournant et du peuple arabe y résidant doit être fondée sur une compréhension et un accord mutuel durables ». Et de prôner « la non domination d’un peuple par un autre indépendamment de leur force numérique respective », donc « un régime binational en Palestine.  [4 »

Du côté palestinien, dans les années 1960 et 1970, l’OLP se fixera pour objectif d’« édifier une société libre et démocratique en Palestine, pour tous les Palestiniens qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, et de libérer la Palestine et son peuple de la domination du sionisme [5 ». Jusqu’en juin 1974, où son Conseil national se prononça pour l’établissement d’une « autorité indépendante, nationale et combattante sur toute partie libérée du territoire palestinien ». La centrale palestinienne ira au bout de cette logique le 15 novembre 1988 : ce jour-là, elle proclame à Alger l’indépendance de l’Etat de Palestine tout en entérinant les résolutions 181 de l’Assemblée générale onusienne du 29 novembre 1947 et 242 du Conseil de sécurité du 22 novembre 1967, donc l’existence de l’Etat d’Israël dans la mesure où ce dernier se plie au droit international.

Cette reconnaissance devient formelle lors des accords d’Oslo, en septembre 1993, à travers l’échange de lettres entre Yasser Arafat et Itzhak Rabin. « Avec l’établissement d’Israël en tant qu’Etat juif en 1948, l’idée binationale sembla condamnée à l’oubli politique, résume la politologue Tamar Herman dans sa contribution à un livre récent, consacré à ce courant influent avant-guerre et coordonné par Avi Gordon, du département des études juives de l’Université de Cincinnati [6]. Mais voilà qu’un demi-siècle plus tard, sur fond d’effondrement du processus d’Oslo, d’irruption de la seconde Intifada, de réoccupation de facto de la Cisjordanie et de Gaza et en particulier de modification de l’équilibre démographique judéo-palestinien à l’ouest du Jourdain, ce concept apparemment oublié paraît effectuer un come-back politique. Cette fois, néanmoins, la plupart des avocats du binationalisme se trouvent du côté palestinien, avec quelques rares autres du côté israélien. Quelques observateurs extérieurs prônent également le binationalisme comme un recours. »

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Quatre facteurs principaux vont en effet dans le sens d’une solution binationale du conflit israélo-palestinien [7] :

— Il s’agit d’abord – pourquoi ne pas le dire ? – d’un bel idéal, beaucoup plus conforme aux valeurs éthiques et démocratiques de ce début du XXIe siècle. Qui, après les expériences tragiques des guerres de Yougoslavie, du Caucase ou de l’Afrique des Grands Lacs pourrait encore prôner une conception du monde fondée sur sa fragmentation en Etats ethniques ou ethnico-religieux ? Et a fortiori les « nettoyages » ethniques qui en découlent un jour ou l’autre ?

— Loin d’être plaquée sur la réalité israélo-palestinienne, cette vision binationale plonge profondément ses racines, on l’a vu, de part et d’autre, dans le Yichouv d’avant-guerre comme dans la première décennie de combat de l’OLP.

— Mais c’est surtout l’échec de la stratégie politico-diplomatique adoptée ensuite par la centrale palestinienne qui explique la « renaissance » de l’idée binationale. Non seulement les trente-sept années écoulées depuis juin 1974 n’ont pas vu la naissance de l’Etat espéré sur une « partie libérée du territoire palestinien », mais Israël contrôle plus que jamais la Palestine occupée, sauf les petites zones autonomes de Cisjordanie (où il intervient souvent brutalement) et la bande de Gaza (qu’il étouffe avec un blocus à peine entamé par la révolution égyptienne et bombarde régulièrement). Le nombre de colons a été multiplié par cent, et leurs implantations couvrent plus de 40 % de la rive occidentale du Jourdain – à quoi s’ajoutent les zones annexées de fait par le mur et la vallée du Jourdain, quasiment interdite aux Palestiniens. Quant à Jérusalem-Est, elle compte désormais autant de Juifs que d’Arabes.

— Enfin, cette évolution sur le terrain a entremêlé toujours plus étroitement non seulement les deux économies, celle de la Palestine dépendant étroitement de celle d’Israël, mais aussi les deux peuples : d’un côté 500 000 colons juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, de l’autre 1 500 000 Palestiniens citoyens d’Israël, héritiers des 150 000 qui parvinrent à échapper à l’expulsion de 1947-1949. L’extrême droite israélienne se sert d’ailleurs de la perspective d’un « Etat arabe » aux côtés d’un « Etat juif » pour en finir avec la citoyenneté des Arabes israéliens, voire pour préparer leur « transfert ». Avigdor Lieberman expose ainsi sans détour son « Plan pour une résolution du conflit [8] » : non pas un « transfert physique de population ni de démolitions d’habitations », mais la création d’« une frontière là où il n’en existait pas, en fonction de la démographie », si bien que « les Arabes qui vivaient, jusque-là, en Israël recevront la citoyenneté palestinienne ». Voilà qui a le mérite de la cohérence : l’ancien videur de boîte de nuit moldave se voit désormais videur des Arabes d’Israël.

Il y a là de quoi alimenter la réflexion sur un possible Etat unique, qui resterait toutefois à définir : constitutionnellement, juridiquement et politiquement, il en existe en effet beaucoup de variantes, de l’Etat unitaire dominé par une collectivité nationale (sans que les autres y jouissent de droits) à l’Etat binational (accordant des droits égaux aux différents groupes nationaux), en passant par le système d’« un homme une voix » ou encore à la reconnaissance pour les minorités de droits humains et civiques égaux (mais non de droits politiques collectifs)…

Mais quatre facteurs importants constituent des obstacles à la constitution d’un Etat unique :

— Tout d’abord la volonté des deux peuples concernés. Car on imagine mal qu’il faille imposer, par exemple, un Etat binational démocratique à deux peuples… qui n’en voudraient ni l’un ni l’autre. Or c’est jusqu’ici le cas de la quasi totalité des Israéliens, mais aussi d’une majorité de Palestiniens, moins nette il est vrai qu’auparavant : on comprend d’ailleurs que ces derniers, après quarante-quatre ans d’occupation, de colonisation et de violences, ne rêvent pas de vivre dans le même Etat que les Israéliens, dont ils ne connaissent plus que les soldats et les colons. L’étape bi-étatique peut apparaître de ce point de vue comme une phase nécessaire pour qu’Israéliens et Palestiniens acceptent éventuellement un jour de partager le même Etat.

— Le deuxième obstacle relève de la lucidité politique : depuis que l’OLP s’est prononcée pour un Etat palestinien aux côtés d’Israël, elle n’a pas réussi à l’arracher à ce dernier, alors que cette formule préserve l’existence d’Israël en tant qu’« Etat juif », aussi longtemps du moins que la majorité de sa population le souhaitera. Sur quels rapports de force s’appuierait-elle soudain pour lui imposer un Etat binational, synonyme, lui, de la fin de la conception sioniste ? L’« Etat juif » prôné par Theodor Herzl implique en effet le contrôle de la terre par une majorité juive…

— Dans ces conditions, l’Etat unique ne risque-t-il pas de se résumer à la réalité actuelle, à savoir un Etat d’apartheid ? Avec une autre série de questions, pour l’essentiel laissées par ses tenants sans réponse convaincante : quid du statut des deux peuples, dont l’un jouit aujourd’hui de tous les droits, y compris politiques, et l’autre d’aucun ? Quid des colonies de Cisjordanie ? Faudra-t-il, au nom de l’« équilibre » avec les Palestiniens d’Israël, en accepter le maintien ? Quid des garanties données à chaque nation et à chaque religion quant à la préservation de ses intérêts ? La bataille pour l’égalité des droits risque d’être longue et ardue, d’autant que les opinions publiques internationales se considéreront sans doute beaucoup moins concernées.

— D’où un dernier problème : si la ligne politico-diplomatique de l’OLP n’a pas abouti à la création d’un Etat palestinien, elle a néanmoins réussi à convaincre de sa nécessité l’essentiel de la communauté internationale, laquelle reste toutefois simultanément attachée à l’existence et à la sécurité de l’Etat d’Israël, un des rares qui lui doive la vie [9].

Aujourd’hui, la perspective de deux Etats s’inscrit dans le droit international et les résolutions de l’ONU, y compris celles du Conseil de sécurité. Renoncer à ce point d’appui bi-étatique au profit de la perspective d’un Etat unique reviendrait pour les Palestiniens à oblitérer toutes les batailles qu’ils mènent pour leurs droits. Certains d’entre nous se souviennent des années 1960, cette époque où la quasi totalité des opinions occidentales soutenait Israël et ignorait tout des Palestiniens, qualifiés de « réfugiés arabes [10] »…

Tels sont, très schématiquement résumés, les éléments d’un débat stratégique d’avenir, aussi légitime que fondamental, que nul ne saurait trancher – a fortiori dans un salon parisien – au nom de dogmes préétablis. L’autre débat, autour de la candidature de l’Etat de Palestine à l’ONU, est de nature conjoncturelle et tactique. Le seul lien, ténu, entre l’un et l’autre, tient à la conscience que nous vivons une des dernières chances de la solution bi-étatique.

Si la communauté internationale représentée par l’Assemblée générale de l’ONU accueille la Palestine d’ici à la fin 2011 et crée ainsi les conditions d’une négociation radicalement différente des précédentes, l’établissement d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël reste peut-être encore possible. Si elle s’y refuse, ou si, l’ayant acceptée, elle voit son élan brisé par le Conseil de sécurité, cela engendrerait une nouvelle déception dans la région et dans le monde, et la radicalisation des opinions palestiniennes et arabes que celle-ci susciterait précipiterait sans doute la maturation du projet d’Etat unique.

Il serait évidemment déraisonnable de ne pas saisir cette chance. Les Palestiniens ont assez souffert depuis la Nakba pour qu’on ne prétende pas faire la révolution sur leur dos : c’est aussi de leur droit à reprendre leur souffle dans leur Etat qu’il est question. Soixante-quatre ans après, l’entrée à l’ONU du second Etat, arabe celui-là, prévu par le plan de partage avorté du 29 novembre 1947, constituerait à la fois un événement historique et un tremplin essentiel pour de nouvelles avancées. Devenu le 194e membre des Nations unies, l’Etat de Palestine aurait accès – même s’il restait simple observateur – à l’ensemble des organisations du système onusien, à commencer par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye et à la Cour pénale internationale (CPI) de Rome, sans parler des institutions financières, économiques et commerciales. Et surtout il pourrait exiger de traiter désormais, à égalité, avec l’Etat d’Israël, non plus dans le cadre du Quartet, mais dans celui de l’ONU et sur la base de ses résolutions. Les droits du peuple palestinien bénéficieraient ainsi d’un surcroît de légitimité, y compris le droit au retour ou à compensation : la négociation porterait, non sur leur principe, mais sur leur mise en œuvre. Bref, la règle du jeu elle-même changerait. A condition, évidemment, que la mobilisation populaire, sur place et dans le monde, ne faiblisse pas, afin d’aider à consolider et exploiter à fond ces nouveaux acquis en exerçant sur Israël les pressions plus que jamais indispensables.

S’il y avait encore le moindre doute sur l’importance de l’échéance et de la décision, il suffit d’observer, sur les sites Internet des principaux organes de presse de Tel-Aviv et des groupes de pression ultra-sionistes, la panique qui a saisi, depuis quelques semaines, le gouvernement de droite et d’extrême droite israélien ainsi que ses inconditionnels de par le monde. De même, à Washington et dans les capitales européennes les plus proches d’Israël, on ne sait visiblement plus quoi inventer pour dissuader l’Assemblée générale de se prononcer. Comment croire que cette mobilisation générale aurait pour but d’éviter… un piège tendu aux Palestiniens ?

Reste à savoir si ce branle-bas de combat sauvera le gouvernement Netanyahou-Lieberman-Barak du désastre annoncé. A en croire Ron Prozor, l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, c’est peu probable : dans un télégramme secret au ministère des affaires étrangères, révélé par le quotidien Haaretz [11], ce diplomate expérimenté et respecté dans son pays estime qu’Israël n’a « aucune chance d’empêcher la reconnaissance de l’Etat de Palestine ». Au terme de plus de soixante rencontres avec ses homologues à New York, il assure : « Le maximum que nous puissions espérer, c’est qu’un groupe de pays s’abstienne ou soit absent lors du vote (…) Seuls quelques pays voteront contre l’initiative palestinienne. » Même au sein de l’Union européenne, précise Prozor, il n’y en aurait que quatre : l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la République tchèque…

C’est dire que beaucoup dépendra du courage – ou de la lâcheté – de Paris. Dans une lettre en réponse aux signataires d’une pétition en faveur de l’admission de l’Etat de Palestine à l’ONU, le ministre français des affaires étrangères écrivait le 19 août : « Si une relance du processus de paix n’intervenait pas d’ici septembre, la France a déjà annoncé qu’elle prendrait ses responsabilités sur la question de la reconnaissance de l’Etat de Palestine. » Curieusement, le 2 septembre, à en croire l’Agence France Presse, le même ministre présentait l’Assemblée générale des Nations unies comme « l’occasion de rouvrir le chemin de la négociation plutôt que de risquer une confrontation diplomatique stérile et dangereuse ». Alain Juppé serait-il en voie de « kouchnerisation » ?

Dominique Vidal est historien et journaliste, coordinateur et co-auteur de Israël-Palestine : un Etat ? Deux Etats ?, livre collectif à paraître en octobre chez Sindbad/Actes Sud.

Notes

[1] Agence France Presse, jeudi 8 septembre.

[2] Francis Scott Fitzgerald, La Fêlure, Gallimard, Paris, 1963.

[3] Le Figaro, Paris, 13 avril 2011.

[4] Cf. Alain Gresh et Dominique Vidal, Palestine 1947 : un partage avorté, Complexe, Bruxelles, 1988.

[5] Cité dans Intemational Documents for Palestine. (IDP), Institute for Palestine Studies, Beyrouth, 1969.

[6] Tamar Herman, « The Bi-National Idea in Israel/Palestine : Past and Present » (PDF), in Avi Gordon, Brith Shalom and Bi-National Zionism : « The Arab Question » as a Jewish Question, Carmel, Jérusalem, 2008.

[7] Voir mes conclusions du Colloque de Dijon en novembre 2009 : Jacques Fontaine, Philippe Icard, André Larcenaux, Raphaël Porteilla (dir.), Quel Etat ? Pour quelle Palestine ? (L’Harmattan, Paris, 2011).

[8] The Jerusalem Post, Jérusalem, 26 juin 2011.

[9] Cette remarque vaut a fortiori pour la France : dans un pays où le génocide des juifs fut l’œuvre, non de l’occupant, mais de l’Etat français, de sa police et de sa milice, on ne s’étonnera pas que, même six décennies plus tard, l’immense majorité de la population considère l’existence de l’Etat d’Israël comme une évidence – y compris les 70 % de Français favorables à la création d’un Etat palestinien, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour l’Association France Palestine solidarité (AFPS) au printemps 2010, « Les Français, Israël et la Palestine », 11 avril 2010.

[10] Voir Alexis Berg et Dominique Vidal, « Même De Gaulle était isolé », Le Monde diplomatique, juin 2007.

[11] Haaretz, Tel-Aviv, 28 août 2011.

94 commentaires sur « Un Etat palestinien, mais lequel ? »

  • permalien K. :
    13 septembre 2011 @20h19   »

    M. Vidal, il serait bien de définir ce qu’est la "sécurité de l’Etat d’Israël."

  • permalien MCB :
    13 septembre 2011 @21h11   « »

    Quand tout le monde cessera d’euphémiser sur le sujet on pourra peut être commencer à avancer, bien que la situation soit simple et limpide les commentateurs, les intellectuels et les acteurs politiques parlent à peu près tous d’une fiction sans rapport avec la réalité, mais ce jour là les tortues monteront aux arbres, les idées lumineuses d’Oncle Hô n’ont malheureusement pas fait d’émules.

  • permalien Nathan :
    13 septembre 2011 @22h01   « »

    K. : 13 septembre @20h19

    M. Vidal, il serait bien de définir ce qu’est la "sécurité de l’Etat d’Israël."

    C’est pourtant simple à comprendre. C’est ce dont les Syriens sont actuellement privés.

  • permalien K. :
    13 septembre 2011 @22h20   « »

    Si c’est seulement ça, je signe immédiatemment.

    Le problème est que pour vos dirigeants la sécurité des populations arabes est "une menace pour l’existence même du peuple juif."

  • permalien Sakhra :
    13 septembre 2011 @22h41   « »

    Erdogan, dans un discours devant la Ligue "dite" arabe (réunion des ministres des AE et présidée par le "grand démocrate" qatari)
    "la reconnaissance de l’Etat Palestinien n’est pas une option, mais une Obligation"....
    Applaudissements des "roitelets" ...???

  • permalien Lou :
    13 septembre 2011 @23h28   « »

    La Palestine à l’ONU : menaces saoudiennes sur Obama

    l’Arabie saoudite hausse le ton sur la question palestinienne. Ancien chef des services de sécurité et ancien ambassadeur à Londres puis à Washington, le prince Turki Al-Fayçal bin Abdelaziz Al-Saoud a publié une tribune dans le New York Times dans laquelle il met en garde les Etats-Unis contre un veto précipité au Conseil de sécurité des Nations unies

    TURKI AL-FAISAL

    Le peuple palestinien mérite un État et tout ce que cela implique : la reconnaissance officielle, l’approbation par les organisations internationales, la capacité de traiter avec Israël sur un pied d’égalité et de la possibilité de vivre en paix et en sécurité.
    (...)

    Les seuls perdants dans ce scénario serait la Syrie et l’Iran, des États parias qui ont travaillé sans relâche - à travers leur soutien au Hamas et au Hezbollah - à saper le processus de paix. L’Arabie saoudite a récemment joué un rôle prépondérant dans l’isolement du gouvernement brutal du président syrien Bachar al-Assad en exigeant qu’il mette un terme à l’assassinat de manifestants, et en rappelant l’ambassadeur saoudien de Damas. La chute imminente du régime barbare de M. Assad offre une rare opportunité stratégique pour affaiblir l’Iran. Sans cet allié indispensable, il sera plus difficile à Téhéran de fomenter la discorde dans le monde arabe.

    Aujourd’hui, il y a une chance pour les États-Unis et l’Arabie saoudite de contenir l’Iran et l’empêcher de déstabiliser la région. Mais cette possibilité sera gaspillé si les actions de l’administration Obama aux Nations Unies forcent à une scission profonde entre nos deux pays.

    Déclaration de Statehood

    Nous, Mouvement de la jeunesse palestinienne (PYM), sommes résolument contre la proposition de la reconnaissance de l’État palestinien basé sur les frontières de 1967 qui doit être présentée aux Nations Unies en Septembre par la direction officielle palestinienne. Nous croyons et affirmons que la déclaration de l’État ne cherche que l’achèvement du processus de normalisation, qui a commencé avec les accords de paix défaillants. L’initiative ne reconnaît ni ne signifie que notre peuple continue à vivre dans un régime colonial fondé sur le nettoyage ethnique de notre terre et la subordination et l’exploitation de notre peuple.

  • permalien parabellum :
    14 septembre 2011 @09h31   « »

    pourquoi faites vous l impasse sur le plateau du golan,imputé depuis 1967 par israel,annexé en 1981 et colonisé ethniquement ?

  • permalien Deïr Yassin :
    14 septembre 2011 @09h58   « »

    Peut-être parce que cet article traite du vote à l’ONU et d’un Etat palestinien, et que le Golan n’y est pas concerné ?

  • permalien parabellum :
    14 septembre 2011 @11h24   « »

    oui,cher monsieur,mais,a l exception peut etre du diplo,les médias francais ont fait un black out total lors de la répression il y a quelques mois dans cette "alsace lorraine" syrienne,alors que damas est menacée d intervention armée parcequ elle est confrontée a une sédition armée-liée aux frères musulmans-

  • permalien Deïr Yassin :
    14 septembre 2011 @12h54   « »

    Tout d’abord, je ne suis pas un ’cher monsieur’.
    Et encore une fois : le Golan syrien occupé n’a peut-être pas grand chose à voir dans un article sur le vote d’un Etat palestinien à l’ONU, même si son occupation illégale fait partie de la résolution 242.
    Ou vous essayez peut-être, maladroitement, de nous dire que le Golan doit faire partie d’un Etat palestinien ?
    Si je comprend bien, vous en voulez à Monsieur Vidal d’avoir écrit un article sur la Palestine, et non pas sur la Syrie..... comme les trolls de la Hasbara.

  • permalien Thomas D. :
    14 septembre 2011 @13h06   « »

    L’état hébreu et ses ’’citoyens’’ arabes, une Palestine gérant une minorité juive : voilà les conditions d’un équilibre à deux états. Un équilibre qui pourrait aboutir à terme sur l’apaisement et la solution binationale. Les deux voies sont donc loin de s’exclure.
    Malheureusement les gouvernements israeliens (les travaillistes comme le likoud) n’accepteront jamais que leurs colons soit gérés par une administration palestinienne, même au niveau local.

    Dominique Vidal a raison de parler de ’’tactique’’ pour le vote de (début de) reconnaissance à l’ONU puisque le futur état palestinien sera privé de facto de ses droits régaliens : pas d’armée et pas de gestion de ses frontières... Ne parlons même pas d’intégrité territoriale : comment relier Gaza et le patchwork cisjordanien mangé de colonies-bunkers et de postes militaires ?

    D’ailleurs ce vote est un ’’bégaiement’’ de la loi internationale puisque l’état arabe était le pendant obligatoire de l’état juif dans le plan de partage de 47.

  • permalien K. :
    14 septembre 2011 @14h53   « »

    Fantastique, tout bonnement fantastique. A condition bien sur de respecter la chronologie des évènements qui ont débuté avec la tuerie de 6 soldats égyptiens par tsahal au lieu d’expliquer l’"attaque" de l’ambassade israélienne par l’antisémitisme inné des Arabes.

    En clair, Israel n’approuverait la création d’un Etat palestinien que si une nouvelle clause du droit international précise le droit d’Israel à ne pas respecter le droit.

  • permalien Inutile :
    14 septembre 2011 @15h06   « »

    "Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU partageait la Palestine en deux Etats, l’un « juif » et l’autre « arabe », et créait une zone internationale pour Jérusalem et les lieux saints"

    Voilà une présentation fallacieuse et trompeuse et incomplète qui ménage l’anomalie étatique sioniste

    Ça n’était déjà qu’une recommandation et pas une injonction ou même une décision que sa propre charte (article l 12) empêchait l’ONU de soumettre au vote, entre autres, de certains états sou-pression ou finalement achetés.

  • permalien Léo :
    14 septembre 2011 @15h18   « »

    Merci pour ce texte. Sur cette question, on trouvera le point de vue intéressant de Julien Salingue, sur le site de la revue Contretemps

  • permalien un passant :
    14 septembre 2011 @20h33   « »
    l’incompréhension de la diaspora palestinienne ?

    Merci pour cet article.
    Il est bien dommage de voir tant de fervent défenseurs de droit des palestiniens, incluant une bonne partie de la diaspora "aisée" (c’est à dire qui a eu le bonheur, chance, ce que vous voulez) de se réfugier dans des pays développés, de rejeter la demande d’un Etat de Palestine juste sur des considérations mineurs, à savoir politique. J’insiste sur mineurs et surtout contre productives car pour beaucoup, les raisons de ce mise en cause est qu’ils ne se sentent pas représentés par la PLO. Or, que veut dire un État Palestinien ? Tout simplement que cet état doit représenter tout le peuple palestinien, aussi bien en dedand qu’en dehors (et des sources semblent supporter l’idée qu’il y aura une demande de retour des réfugiés comme prévu par le charte de l’ONU). Il faut aussi noter depuis une dizaine d’années, la conditions de représentation démocratique de tout le peuple d’un état est condition soujacente pour une reconnaissance de l’état par l’ONU. Et il faut aussi savoir, comme si bien présenté plus haut, que cette requête est la dernière en la sorte, et il rique de ne pas y avaoir d’autres chances dans le futur proche ou lointain.

    Ces (pro-)palestiniens qui se glorifient de représenter tout le peuple (en opposition à ce qu’ils considère comme juste ceux vivant dans le West Bank), doivent mettrent leurs sentiments personnels de côté pour supporter la requête à l’ONU par une approche vraiment d’union "nationale" (dans le sense de la nation palestinienne) qui aidera bien plus la diaspora moins "chanceuse" (vivant dans les taudis des camps de réfugiés de la Jordanie, Liban, etc) et ceux qui vivent encore en "Palestine" et Israël, que ne ferait leur rejet du processus. Au final, un état palestinien pourra plus aisément porter ses requêtes devant la Court Internationale et demander que justice soit faite sur les massacres commis par Israël et autres états contre son peuple qu’une organisation "terre".

  • permalien K. :
    14 septembre 2011 @21h17   « »

    La prévision qui suit va en tous les cas comme un gant à l’auteur (Ignatius), qui trouve des vertus « narcotiques » au "processus de paix" :

    Voici ce à quoi les responsables américains s’attendent : Les Palestiniens présentent leur demande d’un Etat devant le Conseil de sécurité. Le meilleur espoir de l’Amérique (pour lequel elle est en train de s’activer dans un lobbying frénétique des votes), c’est que le Conseil retarde l’action - permettant aux Etats-Unis d’éviter un veto.

    Un veto américain, tout en sauvant Israël, empoisonnerait les relations des Etats-Unis avec les Arabes au moment précis où Barack Obama veut montrer un nouveau visage américain.

    Si les Etats-Unis évite une épreuve de force au sein du Conseil de sécurité, la question Etat sera ensuite conduite devant l’Assemblée Générale, où l’adoption est tout sauf certaine.

    Les Etats-Unis et leurs alliés proches vont voter contre, mais l’effort réel est la création d’une résolution qui limite les dispositions les plus dommageables de la question Etat. Les diplomates américains seraient probablement soulagés de ce résultat.

    http://www.washingtonpost.com/opini...

  • permalien K. :
    14 septembre 2011 @23h36   « »

    Les derniers mots de Tony Judt sur Israel

    http://www.theatlantic.com/internat...

  • permalien Nathan :
    15 septembre 2011 @08h55   « »

    Très intéressante interview de Tony Judt.

    Cela dit, sur les contours et les structures de l’Etat bi-national qu’il souhaite, il est aussi vague que Deïr Yassin. Tout ça est d’un flou, mais d’un flou… C’est quand même formidable, quand on y pense. Leur projet, c’est un Etat bi-national. Pourquoi pas… Quand on leur demande une vision un peu plus concrète, ils sont incapables de la donner.

    Q : You advocated for a binational state. What does your binational state look like ? How does it work ?

    R : I don’t know.

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2011 @12h08   « »

    Nathan

    Les contours d’un Etat binational palestino-israélien, ce n’est pas bien difficile : c’est tout le territoire israélien avant juin 1967, plus la Cisjordanie, plus Gaza, moins le Golan.

    Les structures, ce n’est pas difficile non plus : c’est « un humain une voix » et une distri-bution équitable des postes, à l’instar de ce qui se passe dans les Etats composites, comme, par exemple, au Liban ou en Suisse.

    Ce qui veut dire que des Arabes – musulmans ou chrétiens – accèdent obligatoirement aux postes de président de la République, premier ministre, ministre de la Défense, ministre des finances, ministre de l’Intérieur, ministre des Affaires étrangères, président de la Knesset, chef d’état-major de l’armée, chef du Mossad ou du Shin Beth et ambassadeurs dans les grandes capitales et institutions internationales.

    Quant à la langue, au lieu d’une il y en aura deux : ce seront l’hébreu et l’arabe. Où est la difficulté là dedans ?

  • permalien Nathan :
    15 septembre 2011 @14h53   « »

    Ph. Arnaud : 15 septembre @12h08

    Quant à la langue, au lieu d’une il y en aura deux : ce seront l’hébreu et l’arabe. Où est la difficulté là dedans ?

    C’est un très joli conte à dormir debout, un peu comme "Alice aux pays des merveilles".

    Rappelons que :

    1. La guerre civile au Liban qui a opposé les communautés là-bas a fait la bagatelle de 150.000 morts. Ce pays vit dans un équilibre inter-communautaire fragile et peut s’enflammer à tout instant, même sans intervention intempestive des Israéliens. Trouvez un autre exemple.

    2. Parler de modèle suisse ou belge au Moyen-Orient, une région qui n’a jamais vu la démocratie, est risible. Par ailleurs, ça tombe mal, le modèle belge est sur le point d’exploser en plein vol. Les communautés s’y affrontent. 50% des Flamands veut la séparation. Et n’oublions pas qu’en Belgique, ces communautés ont vécu en paix depuis deux siècles. Il n’y a pas même l’ébauche du contentieux qui existe entre Israéliens et Arabes... Et pourtant ça ne marche plus.

    3. On ne peut pas décemment établir un parallèle entre une éventuelle solution bi-nationale en Palestine et l’Afrique du Sud. Dans ce pays, les Blancs sont minoritaires et concentrés dans quelques grandes métropoles. Ils ont pu conserver leurs biens. Le pays est grand, il y a de la place pour tout le monde. Un Etat bi-national en Palestine assorti d’un retour massif des réfugiés, cela donne 15 millions d’habitants dans un mouchoir de poche avec deux communautés sensiblement égales et à couteaux tirés, voire même une majorité arabe.

    4. Si ce pays vote majorité (arabe) contre minorité (juive), la majorité arabe gouvernera et il est fort possible qu’elle instaurera un régime autocratique comme à Gaza. Rappelons que Gaza est une mini-dictature islamique. Qui protègera la minorité juive ?

    5. A moins de les spolier et de leur prendre leurs biens, les Israéliens (juifs) resteront les maîtres réels du pays. On ira donc inévitablement vers un conflit permanent entre les maîtres réels du pays et la majorité politique.

    6. En yiddish, il y a un mot qui résume tout, c’est "Tachless". Ça veut dire : venons-en au fait. La famille de Deïr Yassin veut récupérer sa maison à Acre. Imaginons, ce qui est tout à fait possible, qu’une famille juive y habite, peut-être même depuis 1948. Que se passe-t-il ? Vous pouvez m’expliquer ? C’est autre chose que vos petits problèmes de voisinage avec des importuns qui tondent le gazon pendant que vous faites votre sieste. Et n’oubliez pas de multiplier ce cas de figure des centaines de milliers de fois, svp.

    En d’autres termes, vous rêvez debout. Soit vous êtes un gros naïf, soit un gros cynique qui cache son jeu et n’a pas le courage de parler cartes sur table.

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2011 @15h59   « »

    A Nathan

    Alors, il n’y a pas trente-six solutions :

    Soit l’Etat d’Israël reste tel qu’il est et il est, à perpétuité, un Etat d’apartheid (à moins qu’une tenace résistance arabe le fasse céder et perdre au-delà même de ce que serait un équilibre entre les communautés).

    Soit, pour éviter une domination musulmane, Israël extermine, stérilise ou déporte les Israéliens arabes et les Palestiniens non Israéliens. Dans les trois cas, l’Etat d’Israël supportera un opprobre à perpétuité (sans préjudice des mesures de rétorsion qui viendront de tous les côtés – et durant très longtemps).

    Dans tous les cas, Israël a perdu…

  • permalien parabellum :
    15 septembre 2011 @18h40   « »

    deir el yacine,c est le nom d un village palestinien où les milices sionistes ont perpetré un oradour sur glane, n est ce pas ?

  • permalien Moonn :
    15 septembre 2011 @18h40   « »

    Les révolutions sont entrain de changer la face du monde pour un avenir sans doute tres défavorable a l’ etat colonialiste et terroriste d’israel .enfin...
    là discussion même de là création d’ un état palestinien du moins ce qui restent ne devrait etre qu’une évidence. Comment faire confiance a un occident ne cherchant que ses intérêt politique a l image d un obama retournant sa veste pour un intérêt uniquement électoral ?? pathétique..
    Comment un état dit démocratique peut il bafouer autant les droits de lhomme sous le regard bienveillant de là communauté international ?
    le peuple juif, après avoir été maltraite et déporté sous là désapprobation international reproduit ce schéma mais avec les faveurs international. y aurait eu du boulot pour freud...

  • permalien Lou :
    15 septembre 2011 @20h01   « »

    « Un moratoire dans les colonies en échange d’un report de la déclaration » / Ben Caspit et Eli Berdenstein – Maariv

    Les efforts pour empêcher ou reporter la « démarche de septembre » entrent dans la dernière ligne droite. Comme toujours, c’est le président Shimon Pérès qui mène ces efforts en coulisses. Celui-ci considère en effet la démarche palestinienne comme une catastrophe qui causera des dommages irréparables à Israël.
    (...)
    Parmi les idées qui sont évoquées on parle d’un nouveau moratoire de trois mois de la construction dans les colonies, qui pourrait être un geste de confiance pour permettre la reprise des contacts ; de l’annonce d’un calendrier de six mois pour le processus diplomatique (ce qui empêchera Israël de faire traîner les choses) ; et de garanties internationales et de déclarations du Quartette, avec l’appui des Américains, affirmant que la base des négociations sont les frontières de 1967, ce qui devrait satisfaire Abou Mazen et les ramener à la table des négociations.

    L’autre idée, qui a été évoquée récemment par Yossi Beilin, exhume la Feuille de route et propose un retour à sa deuxième étape, celle au cours de laquelle doit être créé un Etat palestinien dans des frontières provisoires (avec un nouveau transfert de territoires de la part d’Israël). A l’heure actuelle, la probabilité que l’on parvienne à une « formule gagnante » qui convaincra Abou Mazen de faire machine arrière et de suspendre, temporairement, la demande palestinienne à l’assemblée générale de l’ONU est considérée comme « peu élevée ». Reste que la pression qui est exercée sur les Palestiniens est forte et que le prix de leur entêtement devrait lui aussi être élevé. Il n’est pas certain que cet entêtement tienne jusqu’au moment déterminant, dans une dizaine de jours.

    Abou Mazen a rencontré hier le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Les deux hommes, en visite au Caire,(...)

    Par ailleurs, le gouvernement américain a adressé ces derniers jours un message au Premier ministre Erdogan, lui demandant de modérer ses propos à l’égard d’Israël. Un message semblable a été adressé à l’armée turque par le commandement de l’OTAN.

  • permalien emeth :
    16 septembre 2011 @06h32   « »

    Phil Arnaud

    Alors, il n’y a pas trente-six solutions :

    Abbas se met a la table des négociations.
    rappelons que 4 fois les palestiniens ont refuse toutes propositions Israéliennes.

    Un État d’apartheid c est ce que propose les palestiniens
    un état débarrasse de tous les juifs.

    En attendant les palestiniens sont soignés et sauvés dans les hôpitaux israéliens...

    Dans tous les cas, a force de refus les palestiniens sont toujours perdants

    un Israélien

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @08h28   « »

    Ph. Arnaud : 15 septembre @15h59

    Dans tous les cas, Israël a perdu…

    On sent de la Schadenfreude dans ce cri du coeur...

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @08h37   « »

    parabellum : 15 septembre @18h40

    deir el yacine,c est le nom d un village palestinien où les milices sionistes ont perpetré un oradour sur glane, n est ce pas ?

    Il y a aussi les massacres de Hama commis par Assad père et fils (aujourd’hui)... Ou le massacre de Damour au Liban perpétré par des milices palestiniennes contre des chrétiens. On a du récupérer les têtes qui avaient été tranchées pour comptabiliser les victimes.

    Ah j’oubliais. Il s’agit de massacres inter-arabes. Donc chuttttt... On n’en parle pas. Comme il est dit dans un sketch célèbre : ça-ne-nous-regarde-pas ! Seuls les crimes sionistes nous concernent !

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2011 @08h45   « »

    Emeth

    Vous dites : « rappelons que 4 fois les palestiniens ont refuse toutes propositions israéliennes ».

    Faux ! Les Palestiniens n’ont refusé que des propositions inacceptables.

    Vous dites : « Un État d’apartheid c est ce que propose les palestiniens, un état débarrassé de tous les juifs ».

    Contradictoire, spécieux et absurde !

    Contradictoire. Un Etat ne peut être à la fois d’apartheid et débarrassé totalement d’une partie de sa population, puisque l’apartheid, c’est précisément le traitement discriminatoire de la population en question ! Si elle disparaît, il n’y a donc plus d’apartheid…

    Spécieux. Ce ne sont pas « les juifs » que les Palestiniens veulent voir vider la Cisjordanie, mais les colons israéliens, qui se sont installés où ils voulaient, accaparant les meilleures terres, pillant l’eau et disposant de routes que ne peuvent emprunter les Palestiniens, ce que même les Afrikaners ne faisaient pas…

    Absurde. La disproportion des forces entre Israéliens et Palestiniens est si énorme que l’hypothèse selon laquelle les Palestiniens rejetteraient les Israéliens (et non les juifs) est grotesque. Aussi grotesque que Reagan feignant de s’affoler que les troupes sandinistes étaient à 48 heures de route des frontières des Etats-Unis…

    Vous dites : « En attendant les Palestiniens sont soignés et sauvés dans les hôpitaux israéliens ».

    Et alors ? Vous ne croyez tout de même pas qu’ils vont leur dire merci ! Ces soins sont le minimum qu’ils leur doivent…

    Les Israéliens proposent la même chose que la poignée de milliardaires français offrant ostensiblement des miettes de leur fortune pour combler le déficit du budget. Les Palestiniens n’ont que faire de la charité, ils veulent la justice…

    Vous dites : « Dans tous les cas, à force de refus les palestiniens sont toujours perdants ».

    Non ! Ce sont les Israéliens qui, à force de refus, sont déjà perdants. En refusant de s’excuser auprès de la Turquie pour leur opération de piraterie contre le Mavi Marmara, au cours de laquelle neuf Turcs avaient été tués, les Israéliens ont perdu l’appui de la Turquie, pays le plus puissant de la région. En refusant de s’excuser auprès de l’Egypte pour la tuerie de cinq policiers égyptiens, les Israéliens ont perdu le (très) peu de considération dont ils disposaient dans une (toute petite) partie de l’opinion égyptienne…

    Dans les années précédant 1789, les nobles avaient refusé toutes les propositions tendant à leur faire céder une partie de leur fortune. A force de refuser, ils ont tout perdu. A demeurer aussi raides dans leur intransigeance, c’est ce qui pend au nez des Israéliens…

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2011 @09h11   « »

    Nathan

    Vous savez très bien que les Israéliens sont placés devant le dilemme que je décris : à savoir maintenir un apartheid à perpétuité, ou exterminer ou expulser totalement les Palestiniens (et, avec eux, les Israéliens arabes)…

    Or, le premier terme du dilemme n’est pas tenable à long terme et le second est inapplicable. Et c’est bien ce qui vous arrache ce cri de dépit !

    Il y a des gens qui sont si obsédés par la sécurité de leurs biens qu’ils multiplient les précautions pour qu’on ne le leur prenne pas. Par exemple, certains se font installer une porte blindée, avec double serrure, vitres décuple sécurité, barreaux aux fenêtres… et claquent un jour la porte derrière eux en laissant à l’intérieur les clefs, un enfant en bas âge et une grande casserole d’eau bouillante sur le gaz…

    Ainsi, durant cet été, un homme est-il mort étouffé dans sa berline allemande qui était impossible d’ouvrir de l’intérieur (il s’était endormi ivre à l’intérieur et son frère avait emmené la clé en bouclant le véhicule). Et la publicité de la marque était exacte : une fois bouclée, la voiture était vraiment inviolable…

    A multiplier les précautions (armement nucléaire, lobbying forcené auprès des Américains pourse garantir un soutien à perpétuité, édification du mur, création du fait accompli par la multiplication des colonies…), les Israéliens vont, un jour, voir tous leurs efforts leur revenir dans la figure comme un sandow tendu à l’extrême…

  • permalien Deïr Yassin :
    16 septembre 2011 @09h51   « »

    Les massacres de Hama et Damour n’ont pas été des massacres de civils avec le seul but de faire fuir des populations entières pour s’accaparer de leur terres et y installer un Peuple Elu comme cela fut le cas à Deir Yassin.

    C’est d’ailleurs significatif - tout comme le massacre à Jenin en 2002 - que les exagérations des massacre et du nombre de morts venait d’abord du camp sioniste. Ensuite la Hasbara a bien entendu utilisé ceci pour ’prouver’ que ’voilà, vous voyez, comme les Arabes mentent’.

    Les historiens disent qu’environ 100 personnes furent tués à Deir Yassin et non pas 250 - un village qui devait appartenir à l’Etat arabe et dont la population s’était déclarée neutre et avait exprimé la volonté de vivre en paix avec ses voisins - et de ce point de vu d’autres massacre furent plus meurtrières, comme celui de Tantura.

    Aujourd’hui, les quelques bâtiments qui restent du village arabe de Deir Yassin abritent l’hôpital psychiatrique Kfar Shaul qui soigne entre autre les touristes atteints du syndrome de Jérusalem. On m’a dit que les massacrés de Deïr Yassin hantent les internés durant la nuit .....
    Kfar Shaul à l’image du little shitty country qui l’a construit ! Juste en face de Yad Vashem où tout touriste doit obligatoirement se prosterner devant la souffrance juive.....

    http://en.wikipedia.org/wiki/Kfar_S...

    Et puis Nathan nous montre de plus en plus qu’en fin de compte il n’est qu’un troll de la hasbara minable. Il n’arrête pas de se plaindre qu’il n’y a pas d’articles sur la Syrie, et quand il en a, il se lance dans son obsession pathologique : l’antisémitisme plus imaginaire que réel, et quand il s’agit de la Palestine, voilà on fait un détour à Hama.
    Irhal !

  • permalien le mammifere :
    16 septembre 2011 @10h36   « »
    shalom salam

    au travers de l histoire nous avons pu voir la triste realité de la nature humaine qui ne se satisfait de ses avoirs concrets et qui tend a legaliser son pouvoir de dominaton par l emprise coloniale....cette terre chargée de symbolisme religieux rend difficile une perspective hamonique durable....ne cherchons plus a justifier l injustifiable au fil de theses qui n en finissent plus ! la conscience morale de ces deux peuples devrait prendre le dessus sur les influences..relations de pouvoir..illusions messianiques...surenchere de l extremisme...ce dogmatisme de pensée est la cause principale de la perte progressive de cette terre trois fois sainte au detriment des populations diasporiques palestininnes, israeliennes,juives chretiennes et musulmannes....n aurait il pas fallu penser avant a creer un etat viable sur une terre moins chargée d histoire ?Je peux accuser le nationalisme non pensé qui n eclaire en rien le projet quelque peu utopique pour certains d une paix perpetuelle au moyen orient ...je peux aussi accuser le non engagement politique reell de la part de la communautée internationale qui se forge a l image des divers lobby de toutes especes...mais les accusations n en finiraient plus.je pense qu il est necessaire et urgent de creer un etat palestinien sur une solution basée sur la cohexistence de deux etats... durant des decenies nous avons pu vouer a ces deux peuples le meilleur comme le pire et maintenant c est peu etre l illusion d une reconnaissance terrictoriale qui s offre a nous celle d une population spoliée qui revendique un droit inalienable celui de l arret de la violence cadastrale...et le pouvoir de faire falloir ces droits sur un pied d egalité...la palestine la peau de chagrin ...ces quelques lambeaux de terre en forme de poudriere merite un cadre democratique pertinent a long terme. ne nous pouvons en aucun cas empecher d exister ce peuple donnons la chance de cet ideal reciproque qu est la democratie au plaisir de vous lire b

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @11h34   « »

    Ph. Arnaud : 16 septembre @09h11

    Il y a des gens qui sont si obsédés par la sécurité de leurs biens qu’ils multiplient les précautions pour qu’on ne le leur prenne pas.

    Pour un homme que l’odeur d’un simple barbecue dans le voisinage gêne, je vous trouve assez léger sur la notion de sécurité physique.

    Pour le reste, chez vous c’est toujours "tout ou rien". La simple perspective d’un compromis choque le justicier incorruptible qui sommeille en vous. Vous êtes comme Shylock : il vous faut votre livre de chair, rien de moins.

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @11h47   « »

    Je trouve incroyable d’être harcelé par Deïr Yassin avec son "Irhal" tout simplement parce que je ne suis pas convaincu par son idée d’Etat bi-national, et surtout par l’extraordinaire flou artistique qui entoure cette perspective. J’ignore l’âge de Deïr Yassin mais je suis sûr qu’elle a au moins 25 ans de militantisme derrière elle. Ça signifie qu’au bout de ces 25 ans, elle n’est toujours pas capable de nous décrire concrètement comment elle envisage son Etat bi-national. Cela vaut aussi, bien sûr, pour le regretté Judt.

    Donc je me répète : soit, on a affaire à des naïfs, soit à des cyniques qui gardent des cartes dans leur manche.

  • permalien K. :
    16 septembre 2011 @12h06   « »

    Le surréel propagandiste de tsahal :

    Israel « donne son accord » pour l’achat par l’"Autorité palestinienne" de matériel israélien devant servir à réprimer les citoyens palestiniens.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2011 @12h11   « »

    Nathan (n°1)

    Vous dites : « Pour un homme que l’odeur d’un simple barbecue dans le voisinage gêne, je vous trouve assez léger sur la notion de sécurité physique. »

    Vous extrapolez abusivement mes propos. En effet, j’avais dit, très exactement :

    « Pour mettre les points sur les « i » : je trouve parfaitement normal que la société m’interdise de faire du bruit (y compris dans la journée) ou de répandre des odeurs désagréables (par exemple en faisant un barbecue, ne serait-ce qu’une fois par an). En revanche, la société n’a rien à dire si je ne réponds à mes voisins que par monosyllabes ou si je travaille ostensiblement un jour férié… »

    Je n’ai pas voulu dire par là que j’étais gêné par la présence de barbecues. Bien au contraire : l’été, l’odeur des barbecues voisins m’ouvre l’appétit et m’incite à sortir le mien ! J’ai dit, en réalité, que je comprends très bien que cette activité soit réglementée car si, dans un immeuble, un des occupants s’avise d’en faire un quotidien sur son balcon, cela gêne les voisins, en tant que cela représente une nuisance physique effective. Que, culturellement, cette nuisance soit agréable est une autre chose…

    Par exemple, j’adore sentir la bouse de vache en tant que celle-ci me rappelle la campagne de mon enfance. Mais je n’adorerais pas la sentir dans mon salon…

    Il faut replacer mes propos dans leur contexte : j’avais voulu dire que la société peut interdire certains comportements, elle ne peut pas obliger à d’autres, en tant qu’ils empiètent sur la vie privée. Par exemple :

    La société peut parfaitement interdire à une femme de porter, dans la rue, le voile intégral ou la burka. En revanche, elle ne peut pas interdire à cette femme de se coiffer d’un foulard noir ou d’un bonnet noir, de porter des vêtements noirs ou de lunettes noires du 1er janvier au 31 décembre et de refuser systématiquement toute tentative d’échange dans la rue, voire avec ses voisins.

    On n’est tenu qu’à ce qui est obligatoire (payer ses impôts, ne pas voler, respecter le code de la route, etc.), et la convivialité ne figure pas parmi les obligations…

  • permalien K. :
    16 septembre 2011 @12h27   « »

    Ministre isrhttp://www.haaretz.com/news/diploma...aélien :

    La création d’un Etat palestinien va nous obliger à faire le choix de la multiplication des massacres plutot que celui de l’Apartheid.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2011 @12h38   « »

    Nathan (n° 2)

    Effectivement, c’est tout ou rien ! Ou les Arabes (tant citoyens israéliens que Palestiniens) ont les mêmes droits que les Juifs entre la Méditerranée et le Jourdain, ou ils n’ont rien ! Or, en Israël, les citoyens arabes n’ont de droits qu’en trompe-l’œil…

    Certes, ils ont le droit de vote, mais combien de fois ont-ils été de présidents de la République, premier ministre, ministre de la Défense, ministre des finances, ministre de l’Intérieur, ministre des Affaires étrangères, président de la Knesset, chef d’état-major de l’armée, chef du Mossad ou du Shin Beth et ambassadeurs dans les grandes capitales et institutions internationales. ? C’est-à-dire combien de fois ont-ils eu un pouvoir effectif ? Jamais…

    Les Arabes n’ont que faire d’un droit de vote censitaire ou d’un statut de résident de Bantoustan, qu’on leur accorderait comme une charité, comme des pièces jaunes jetées par une dame patronnesse en lieu et place d’impôts : ou ils ont tout, ou ils n’ont rien ! C’est cela ou la déportation (le transfert, comme dit Lieberman). Or la déportation est infaisable et l’apartheid ne peut être tenu dans la durée.

    De même qu’une femme n’est pas enceinte « un petit peu » mais totalement et intégralement dès la première seconde de la fécondation, de même les Arabes (Israéliens ou non) ne peuvent avoir un statut de serfs ou d’ilotes. C’est tout ou rien…

    Ou vous êtes démocrate et vous soutenez à 100 % cette proposition. Ou vous n’êtes pas démocrate mais autocrate. Il n’y a pas de milieu…

  • permalien MCB :
    16 septembre 2011 @15h00   « »

    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce point Nathan, un Etat binational c’est un concept qui ne veut strictement rien dire, même si vous et vos petits camarades êtes particulièrement mal placés pour exiger de vos adversaires de la clarté sur la question, il faut bien admettre que sur ce point précis vous êtes incontestablement dans le vrai. En fait les choses sont très simples et vous le savez fort bien, il y a actuellement une tentative de pérenniser un fait accompli colonial, aussi anachronique historiquement parlant, qu’inacceptable sur un plan éthique, il s’agit juste d’y mettre fin, ce n’est pas plus compliqué que cela et vous le savez pertinemment. La Palestine c’est une et une seule entité, elle a droit comme tous les pays de la planète à sa propre nation et son propre Etat, c’est tout. C’est strictement l’affaire des Palestiniens, ça ne regarde personne d’autre, les Ukrainiens, Polonais, etc. qui revendiquent des droits sur une terre qui ne leur appartient pas devront un jour ou l’autre se rendre à l’évidence, le colonialisme c’est un système inique du passé, et ses derniers vestiges sont irrémédiablement quelque soit le temps que cela prendra voués à l’échec.

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @15h09   « »

    Tout ceci est très joli MCB, mais jusqu’à nouvelle épreuve, il ne s’agit de votre part que d’un vain bavardage. C’est juste du blabla...

    Pour que les Israéliens dégagent, il faut d’abord franchir le mur de quelques centaines de missiles thermonucléaires. Et je suis au regret de vous dire que ce n’est pas demain la veille que vous et vos amis y parviendrez.

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @15h12   « »

    Ph. Arnaud, votre démonstration est séduisante sur le papier si cet Etat est authentiquement démocratique. Mais c’est du pur wishful thinking…

    Aucun pays arabe n’est démocratique au sens où nous l’entendons en Occident. Pourquoi l’Etat bi-national à majorité arabe en Palestine serait-il par miracle une démocratie ? Surtout, si du côté palestinien, le Hamas, qui est un mouvement islamique à caractère totalitaire, dispose de la majorité.

    Qu’est-ce qui empêchera les Arabes de se venger sur les juifs, eux qui n’hésitent pas à se massacrer entre eux à n’importe quelle occasion et pour n’importe quel motif ?

    Si la majorité est arabe, qui défendra la sécurité physique et l’intégrité de la minorité juive, le respect de ses droits, la protection de ses biens, le maintien de l’identité nationale et culturelle des juifs d’Israël, le respect des liens qui les unissent aux juifs de la diaspora ?

  • permalien MCB :
    16 septembre 2011 @15h28   « »

    L’URSS était la 2ème sinon la 1ère ex æquo puissance nucléaire de la planète, elle n’existe plus malgré cela aujourd’hui.

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @15h52   « »

    La Russie a remplacé l’URSS. Son arsenal nucléaire existe toujours et les Soviétiques/Russes n’ont pas été priés de quitter leur territoire national. Si un pays tiers tentait de déloger les Russes, j’ai comme l’impression que cet arsenal serait utilisé. La comparaison vaut donc exactement peanuts.

    J’ajouterais ceci. Si en 2012 Obama est battu et que les républicains reviennent au pouvoir, je donne pas cher des installations nucléaires iraniennes.

  • permalien MCB :
    16 septembre 2011 @16h11   « »

    On peux en effet considérer que la fédération de Russie a succédé à l’URSS mais cela n’empêche pas que l’URSS n’existe plus sauf erreur de ma part, si la Russie était aujourd’hui un régime dit communiste comme l’était l’URSS ça se saurait je pense, pas plus que par exemple le régime d’apartheid d’Afrique du sud lui aussi pourtant doté d’armes nucléaires, dans ces deux cas les arsenaux nucléaires n’ont pas empêché des régimes de disparaitre ne vous en déplaise, ces exemples ne sont donc pas du tout fantaisistes, mais bel et bien réels et démontrent bien ce que valent vos fanfaronnades.

  • permalien Deïr Yassin :
    16 septembre 2011 @17h59   « »

    Nous savons tous que MCB aka Afshin aka Anastasia de sa Brétagne natale prône l’expulsion pur et simple de tous les Juifs de la Palestine qui ne peuvent prouver la présence de leurs ancêtres sur le sol avant 1882, et son avis extremiste n’est donc partagé par personne de sain d’esprit.

    @ Nathan
    Le ’Irhal’ est pour votre trolling et votre racisme et non pas pour vous opinions sur l’avenir de la Palestine qui ne m’intéressent pas.
    Pour un Etat binational, j’ai déjà dit que je refuse de discuter avec un autiste comme vous. Toute personne non-raciste avec un QI supérieur à 50 comprend ce que cela veut dire.

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @18h26   « »

    Il ne s’agit pas d’une question de racisme ou de QI. Deïr Yassin ne discute qu’avec des gens qui ont la même opinion qu’elle. C’est moins compliqué. Ceux qui ne sont pas d’accord avec elle sont traités d’autistes.

    Moi, je n’ai rien contre elle. Je suis parfaitement capable de comprendre et de compatir avec son histoire personnelle. Je constate seulement que sur la question de l’Etat bi-national, elle reste extrêmement vague.

  • permalien MCB :
    16 septembre 2011 @19h16   « »

    S’agissant du parti Républicain étasunien votre enthousiasme pourrait bien risquer d’être déçu, vous oubliez peut être un peu vite que les deux derniers présidents américains qui ont eu une politique contraignante vis à vis de vos amis étaient issus de ce parti et qu’au sein de celui-ci figurent des ultra-nationalistes qui prônent ouvertement de cesser tout aide financière et militaire à quelque pays étranger que ce soit.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2011 @19h42   « »

    Nathan

    [Remarque liminaire : je ne sais pas (et ne veux pas savoir) ce qu’est le wishful thinking. La langue officielle de la France, depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, est toujours le français et rien que le français…

    Passe encore pour des mots comme paquebot, redingote ou football, qui sont entrés dans la langue courante, mais je ne vois nul intérêt d’employer la langue d’un pays aux intérêts et aux valeurs si contraires et si néfastes aux nôtres. Auriez-vous admis qu’entre 1940 et 1944 les Français parlent allemand entre eux ?]

    Pour le reste, au travers de vos circonlocutions, vous confirmez ce que je disais : les Israéliens, pour se maintenir, n’ont le choix qu’entre le système Pretoria (apartheid) ou le système Diego Garcia (on vire les autochtones). Certes, ils resteront sur place, mais avec un tel discrédit moral – et avec une telle pression, de la part de tous les pays du monde – que leur position deviendra vite intenable.

    Sinon, s’ils accordent un droit égal aux Arabes, il faudra qu’ils s’attendent, très démocratiquement, à ce que leur Etat prenne un caractère arabe, auquel il faudra bien qu’ils se plient, comme les Arabes israéliens se plient actuellement aux lois de l’Etat juif (pratique de l’hébreu, respect des institutions)…

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2011 @20h24   « »

    Ph. Arnaud : 16 septembre @19h42

    Sinon, s’ils accordent un droit égal aux Arabes, il faudra qu’ils s’attendent, très démocratiquement, à ce que leur Etat prenne un caractère arabe,

    J’ignore ce que vous entendez par "caractère arabe" mais à en juger par la nature des régimes arabes, ça ne doit pas être terrible. Vous ne vous attendez pas sérieusement à ce que des Israéliens vivent sous un régime comme celui d’Assad ? Les juifs sionistes n’ont pas fait tout ce voyage pour finir sous le knout.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2011 @23h15   « »

    Nathan

    Vous dites : « Vous ne vous attendez pas sérieusement à ce que des Israéliens vivent sous un régime comme celui d’Assad ? Les juifs sionistes n’ont pas fait tout ce voyage pour finir sous le knout. »

    Vous avez un talent particulier pour inverser les choses ! Parce que, jusqu’à preuve du contraire, ce sont les Palestiniens, les autochtones, qui vivent une condition de spoliés, d’exploités, de sujets de deuxième catégorie – et ce sur leur propre terre ! Et c’est eux qui devraient donner des garanties aux intrus, aux envahisseurs ? !!!

  • permalien K. :
    16 septembre 2011 @23h24   « »

    Le psychotique langage sioniste.

    Aujourd’hui, l’Etat hébreu peut donc s’attendre à des actions palestiniennes non violentes destinées à affecter son image à l’étranger et en Israël même. Une préparation et une formation adéquates sont dès lors nécessaires pour minimiser l’impact médiatique d’affrontements entre soldats et civils.

    Quelles « préparation et formation adéquates » ?

    Les troupes israéliennes lancent des grenades lacrymogènes de manière indiscriminée et parfois dangereuse pour imposer un couvre-feu diurne (..) pour empêcher les manifestations pacifiques des Palestiniens dans leurs propres terres, a révélé à "The Independent" un divulgateur militaire

  • permalien Deïr Yassin :
    17 septembre 2011 @09h46   « »

    "Vous ne vous attendez pas sérieusement à ce que des Israéliens vivent sous un régime comme celui de Assad"

    Personnellement, cela ne me dérange pas du tout : cela leur ferait du bien d’essayer de vivre sous un régime à peu près comme celui qu’ils ont imposé aux Palestiniens sous leur occupation depuis des décennies, même si je dirai que la violence du régime syrien est nettement moins arbitraire.

    Cela est d’ailleurs étonnant que notre humaniste, compteur de cadavres en Syrie, n’a pas fait le lien entre ces morts et la volonté des Syriens de justement ne pas vivre sous un régime comme celui de Assad.

    Est-ce l’autisme ou est-ce que cela est une preuve supplémentaire que Nathan évoque ces morts uniquement pour ’prouver’ la sauvagerie innée des Arabes alors qu’au fond de lui une démocratisation du monde arabe l’embêterait profondément : la politique sera moins accommodante envers l’Etat d’Israël et surtout cela enlève à notre raciste ses ’arguments’ sur une essence arabe non apte à la démocratie, violente et arriérée, le fond de commerce de la majorité de ses quelques milliers de commentaires.

  • permalien K. :
    17 septembre 2011 @11h39   « »

    Langage sioniste : après l’illégal légal voici la légalisation de l’illégal illégal.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

  • permalien MCB :
    17 septembre 2011 @11h58   « »

    Quand ce sont de voleurs et des criminels qui font les "lois" peut-on raisonnablement s’attendre à autre chose ?

    C’est tellement plus simple de jouer à un jeu quand on en décrète les règles et les modifie au gré de sa convenance.

  • permalien Lou :
    17 septembre 2011 @13h49   « »

    Azmi Bishara, sur la candidature de la Palestine aux Nations-Unies

    Le présentateur al-Jazeera :... La reconnaissance de l’État (palestinien) aux Nations-Unies semble être garantie... mais quelles en seront les suites ?

    Bishara  : Je ne pense pas que le succès soit garanti. Il y a des pressions américaines et maintenant européennes sur certains pays pour qu’ils retirent leur soutien. Et la bataille pour les Palestiniens, au dernier moment, sera d’assurer une majorité des deux tiers à l’Assemblée générale. Bien entendu, il y aura une reconnaissance (de la Palestine) mais pas une pleine adhésion (aux Nations-Unies) qui requiert une décision du Conseil de sécurité où il y a le veto (US). Néanmoins, la reconnaissance de l’État est en elle-même extrêmement importante, non parce qu’elle établit un État indépendant ! Mais parce que les Palestiniens se détachent du processus de négociations bilatérales et passent au plan international. Ils ont avec eux les Arabes. C’est une progression.

    Bishara : Cela inquiète Israël parce que nous avons replacé la lutte diplomatique sur le plan international. Alors qu’Israël a jusqu’ici minimisé, limité, et bloqué (l’arène diplomatique) à une situation où deux négociateurs se rencontrent, et où, compte tenu de l’équilibre des forces, un des côté négocie (Israël), et l’autre doit demander la permission rien que pour circuler et venir négocier. Ceci n’était pas normal. Cette réalité était extrêmement néfaste.

    Bishara  : Donc, maintenant (la candidature aux Nations-Unies) est la démonstration que cette dynamique a échoué et est terminée. Israël a profité d’une force dynamique dans les (négociations bilatérales) pour augmenter les colonies et judaïser Jérusalem. En outre, Barack Obama s’était engagé, en septembre 2010, à ce qu’il y ait un État palestinien en septembre 2011. Où est Obama aujourd’hui ? Le Quartet - Russie, Union européenne, Nations-Unies, États-Unis - (avait fait la même chose). Où sont-ils maintenant ? Où se cachent-ils ? Où se sont-ils volatilisés ? Ils avaient dit qu’Israël devait mettre fin à la colonisation, ils ne l’ont pas arrêté. En fait (Israël) n’a rien apporté réellement.(...)

    La Quartette bouge encore

    (...)Une réunion des émissaires du Quartette est prévue dimanche à New York. En juillet, Russes et Européens n’étaient pas parvenus à s’entendre avec les Américains sur une déclaration du Quartette susceptible de donner un nouvel élan au processus de paix. (...) et bla bla bla

  • permalien K. :
    17 septembre 2011 @21h11   « »

    Mahmoud Abbas, selon le Ha’aretz : quand j’ai vu que les yankees n’avaient d’autre programme que de représenter le cadavre formolé j’ai décidé de ne pas changer d’avis.

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2011 @11h05   « »

    J’ai relu un autre article de Tony Judt (publié en 2003), dans lequel il explique que l’Etat bi-national est la seule solution logique et raisonnable. L’Etat juif est un anachronisme parce qu’il est fondé sur des critères ethnico-religieux et qu’il n’accorde pas les mêmes droits à ses citoyens selon qu’ils apartiennent à la majorité juive ou à la minorité arabe. L’Etat ethnique est également un anachronisme au regard des Etats modernes qui accordent les mêmes droits à tous leurs citoyens, quels que soient leur origine ethnique, leurs cultures ou leurs croyances.

    Il est significatif que cette comparaison ne se fonde que sur les démocraties occidentales. En d’autres termes, il ne tient pas du tout compte du monde arabe, lesquel constitue l’environnement immédiat d’Israël.

    But what if there were no place in the world today for a “Jewish state” ? What if the binational solution were not just increasingly likely, but actually a desirable outcome ? It is not such a very odd thought. Most of the readers of this essay live in pluralist states which have long since become multiethnic and multicultural. “Christian Europe,” pace M. Valéry Giscard d’Estaing, is a dead letter ; Western civilization today is a patchwork of colors and religions and languages, of Christians, Jews, Muslims, Arabs, Indians, and many others—as any visitor to London or Paris or Geneva will know.

    http://www.nybooks.com/articles/arc...

    Dans ce monde arabe, sur lequel Judt fait totalement l’impasse, la démocratie parlementaire, l’égalité des citoyens, la mixité culturelle, les respect des minorités, l’autonomie cuturelle n’existent pas ou peu. Pourquoi évite-t-il de parler de cette réalité alors qu’il milite d’autre part en faveur d’un Etat binational judéo-arabe ? La moindre des choses serait de tenir compte de la réalité géographique et politique de cette région.

    Dans cet article, il évite également de parler du retour des réfugiés dans l’Etat binational et de sa conséquence politique éventuelle, la transformation de la population juive, majoritaire dans un Etat juif, en groupe minoritaire dans un Etat arabe.

    Autant on peut prendre au sérieux Judt lorsqu’il décrit l’impasse dans laquelle s’enfonce chaque jour davantage l’Etat juif, autant on reste stupéfait devant la naïveté et l’aveuglement (délibéré ou non) qui est le sien lorsqu’il aborde le sujet de l’Etat bi-national judéo-arabe qu’il considérait comme la seule alternative digne de ce nom.

  • permalien MCB :
    18 septembre 2011 @11h23   « »

    Cela signifierait-il que vous voudriez prendre pour modèle des régimes que vous passez vos journées à dénigrer ou plutôt à vomir, ce serait amusant comme contorsion mentale, pour au bout du compte tenter pitoyablement de justifier l’inacceptable !

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2011 @11h32   « »

    Ne vous a-t-on jamais dit qu’il était impoli de se mêler de la conversation des grandes personnes, surtout sur un sujet qui ne vous concerne pas ? Je discute, virtuellement il est vrai, avec les tenants d’un Etat bi-national et vous êtes pour une solution de type "les juifs à la mer". Alors, de quoi vous mêlez-vous ?

  • permalien MCB :
    18 septembre 2011 @11h39   « »

    Si vous prenez comme référence la monarchie absolue médiévale obscurantiste des Saouds et que cela ne vous suffit pas, il vous restera encore la possibilité de changer pour la Birmanie remarquez, ça laisse de la marge !

  • permalien MCB :
    18 septembre 2011 @11h46   « »

    Je vous rappelle en outre que vous êtes ici sur le blog de M. Dominique Vidal et non celui de "Nathan", sauf erreur de ma part...

  • permalien Deïr Yassin :
    18 septembre 2011 @12h18   « »

    "Je discute virtuellement avec les tenants d’un Etat bi-national"

    Tony Judt est mort, en cas que vous l’aurez oublié, donc vous discutez plutôt avec vous-même. Et je ne vois pas en quoi un Belge, juif ou pas, a plus de droit de se mêler des affaires du Moyen Orient qu’un Breton bigouden comme Afshin ou comment il s’appelle à la fin de la journée. C’est kif-kif bourricot.

    Du ’nouveau’ sur l’assassinat d’Imad Mughniyeh :
    www.maannews.net/eng/ViewDet...

  • permalien Mokakix :
    18 septembre 2011 @12h32   « »
    A Nathan

    La ténacité dont vous faites preuve est bien la seule chose que je vous envie. Mais les défenseurs de la liberté en général et les défenseurs des droits des Palestiniens sont également tenaces. Un jour où l’autre cela paiera. Vous ne faites que retarder l’échéance au lieu de faire preuve d’intelligence et de faciliter la vie en Palestine. Même si vous ne pensez pas aux Palestiniens pensez seulement aux générations futures de Juifs. Préparez donc leur avenir, facilitez leurs conditions de vie.

    Bonne journée à vous M. Nathan

  • permalien MCB :
    18 septembre 2011 @12h48   « »

    un petit aparté pardonnez-moi, j’avais lu un article qui m’avait laissé sceptique sur le coup, affirmant que certains membres de personnel d’établissement psychiatriques laissaient certains de leurs patients bricoler sur le web pour avoir un peu de tranquillité pendant ce temps là, il y a des moments où je me demande toutefois si ce ne serait pas réel en fait...

  • permalien K. :
    18 septembre 2011 @15h43   « »
  • permalien naif :
    18 septembre 2011 @16h47   « »

    En quoi la proposition de Lieberman concernant les arabes israéliens est-elle si choquante ?
    Ces gens resteront sur place, sur la terre de leurs ancêtres tout en appartenant à l’entité politique de leurs frères et en fuyant les israéliens qu’ils semblent tant détester.

  • permalien Ana :
    18 septembre 2011 @16h57   « »

    Voilà ce que "les plus pacifiques" des Israéliens juifs attendent de la reconnaissance d’un Etat Palestinien à l’ONU :

    "Négociant au nom d’un Etat, les Palestiniens auront plus de poids face à leurs interlocuteurs israéliens, mais aussi plus de marge pour leur faire des concessions."

    http://www.lemonde.fr/idees/article...

  • permalien K. :
    18 septembre 2011 @17h00   « »

    Je ne cite la lapalissade qui suit que parce qu’elle est exprimée dans les colonnes du "New York Times" :

    Cela a également laissé le gouvernement américain (..) otage de [l’]ineptie [du leadership israélien], car le puissant lobby pro-israélien, dans une saison électorale, peut obliger l’administration à défendre Israël à l’ONU, même quand elle sait qu’Israël mène une politique qui n’est pas dans son propre intérêt ou [SIC] celui de l’Amérique.

    http://www.nytimes.com/2011/09/18/o...

  • permalien MCB :
    19 septembre 2011 @20h50   « »

    Ce vote à l’ONU aura au moins le mérite de baisser les masques des hypocrites... Dans son discours à l’assemblée générale en 2010 Obama a par exemple déclaré qu’il espérait que la Palestine joigne l’ONU maintenant, si en 2011 il oppose son véto au conseil de sécurité comme c’est attendu, il montrera au monde entier ce vaut sa parole. Les Européens et la France en particulier ont fait des déclarations allant dans le sens de la création d’un Etat palestinien, je serais très surpris qu’ils votent en faveur de la proposition palestinienne...

  • permalien MCB :
    19 septembre 2011 @22h32   « »

    S’agissant d’hypocrites toujours, 110 parlementaires ont cosigné une lettre adressée au Président de la République lui demandant que la France oppose son véto à la demande palestinienne. Le pire c’est qu’ils n’ont même pas honte !

  • permalien MAN-MAN :
    20 septembre 2011 @12h16   « »
    ULe forcing de M. Abbas pour le virtuel est le prélude aux conflits avec Israëln Etat palestinien, mais lequel ?

    M.Abbas s’engage pour le virtuel pour se retrouver face aux USA et donner prétexte aux plus extrémistes en Israël de se considérer libre de tout traité passé, de plus il ne peut plus demander ne serait-ce que par démagogie récurrente le retour en Israël desdits réfugiés déclarés pompeusement plus de huit millions rêvant de se substituer au Israéliens modifiant en sous-main la composition démographique de cet État. Avant la défaite éclaire des armées pana arabiques de six jours juin 1967, Gaza était égyptienne depuis même post le mandat de La G.B, sa population est fortement égyptienne et de mixage, même cas pour la Cisjordanie qui était jordanienne. Historiquement les territoires perdus dans un conflit armé ne sont jamais restitués que selon le bon vouloir et les garanties de sécurité offertes au vainqueur. Refuser l’échange de territoires, pourtant accepté au départ, ne pas accepter que des colonies soient de statut de minorité dans l’Etat de Palestine comme le cas des arabo-palestiniens citoyens d’Israël c’est chercher l’impasse. M. Abbas et les responsables de Hamas, opposés politiquement d’horizon, sont hors toute légitimité pour non organisation des élections : législative et présidentielle.M. Abbas en plus n’est pas arrivé à constituer un gouvernement d’union national ni avoir une indépendance budgétaire sans subventions de l’UE -USA ni pourvoir aux besoins minima de la population sans l’aide internationale. Des peuples peuvent ne pas avoir d’États pour des raisons historique de bon choix (principautés) ou de mauvais choix l’exemple le plus actuel est celui des Kurdes répartis entre 4 Etats. Pour les arabo-palestiniens il y a eu autant d’occasions manquées depuis que la Palestine était une partie de l’Empire Ottoman sans qu’il en a constitué un Etat indépendant jusqu’à la partition Onusienne de 1948, refusée par les pays rabes de l’époque en passant par le traité de Paris du 03/3/1919 entre Weizmann et les Hachémites. M.Abbas était incapable de constituer un gouvernement d’union nationale avec les pouvoir de Gaza en application des accords mort-nés passés, ni à avoir une indépendance du budget de son administration des subventions principalement de l’UE et des USA, qui risque de tarir, ni pourvoir par l’activité économique propre aux besoins minima de la population sans l’aide internationale. Feu Arafat avait annoncé en 1989 l’Etat Palestinien mais sans lendemain ; l’option ONU de MAbbas sera présentée en fait au nom du Fatah seulement puisque l’OLP n’est qu’une coquille vide et de l’autorité de M.Abbas en Cisjordanie puisque le Hamas de Gaza est contre la démarche pour son idéologie du restaurer l’utopie de l’ex empire arabe, elle risque de conduire à des lendemains incertains voir de conflits ouverts multidirectionnels pour l’espace, l’eau et la capitale avec Israël.

  • permalien MCB :
    20 septembre 2011 @12h42   « »

    Si la proposition de la dite Autorité palestinienne se situe dans le registre du virtuel, que dire alors des soi-disant négociations dites bilatérales qui depuis des lustres ne mènent de tout évidence nulle part du fait du refus manifeste d’une des partie au conflit et de ses puissants sponsors ?
    Il s’agirait peut être de rester sérieux et de ne pas distordre la réalité !

  • permalien MAN-MAN :
    20 septembre 2011 @15h17   « »
    Les autorités palestiniennes ne font que nager en continu dans le virtuel

    Si l’annonce en 1989 à Alger de Feu Arafat et de la manière la plus théâtrale la création de l’Etat de Palestine, aussi si demander les territoires de Gaza et la Cisjordanie avant la défaite éclaire du 06/6/1967 et de nouveau des armées des régimes arabes, qui étaient respectivement ex parties des de l’Egyptien et de la Jordanien et non point ceux de l’autorité de Gaza et de RamaAllah si enfin aller pour un siège peu probable à l’ONU en l’absence de l’unité nationale de légitimité par les urnes M. Abbas et son équipée ne brasse pas du virtuel c’est quoi alors le virtuel ? Lorsqu’on veut réfuter une analyse adverse on la réduit pas et d’une manière éclectique arbitraire à une idée tirée du contexte. Concernant toute négociation son but est construire un compromis qui dépend lui et en premier lieu du rapport de force économique et militaire des partie en négociation, chose absente chez les pays arabes et les deux autorités palestiniennes diamétralement opposées sur tous les plans qui toujours refusent le droit à l’existence d’Israël surtout pour masquer leurs échecs de mettre en place une gouvernance démocratique et le bien être de leur population que soit dit en passant par leurs campagnes xénophobes, les pays arabes ont largement alimenté l’immigration de leurs juifs vers Israël comme l’attestent les statistique. L’article sujet de ce forum est excellent et bien documenté.

  • permalien MCB :
    20 septembre 2011 @15h48   « »

    Il suffit de jeter un œil sur le graphique du billet de Dominique Vidal plus haut pour voir ce qui n’est pas virtuel par contre : la progression de la colonisation dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem et encore ses chiffres sont-ils une fourchette basse, des médias comme Al-Jazeera ou le New York Times citent des chiffres encore supérieurs...
    Quoi qu’il en soit et à la louche si je puis dire, tout le monde s’accorde à constater que le nombre des colons à Jérusalem a augmenté de 40% et celui en Cisjordanie de 400% depuis 1991 date de la dite Conférence de paix de Madrid... Si toutes ces soi-disant négociations n’ont pas été de facto purement virtuelles depuis 20 ans et si a contrario la politique de fait accompli colonial n’est pas purement réelle elle, il s’agirait que l’on nous l’explique ! Mais ça va être très difficile me semble-t-il...

  • permalien MCB :
    20 septembre 2011 @16h54   « »

    S’il fallait encore démontrer que l’arrogance, le toupet et le cynisme (je m’arrête là...) de certains n’ont pas de limites, on peut voir par exemple ce qui est paru récemment à leurs frais en pleine page dans le New York Times en rapport avec le sujet...

  • permalien
    20 septembre 2011 @18h47   « »
    Démarche pour ouvrir des guerres !

    Bien qu’on ne peut partager certaines conclusions de l’article toutefois il tente de présenter sa lecture et son analyse des options passées qui se sont présenté et celles qui se présentent aux protagonistes et ce que contrairement à vous qui nous demande de nous contacter de lire un article d’un journal pour être avec M.Abbas qui n’est même pas en accord avec le pouvoir à Gaza. Dans sa démarche M.Abbas quel qu’en le résultat à l’assemblée générale ne sera que sans effet et plus grave produire du vide voir être à la base pour la concrétisation par la force des limites de l’État, ses ressources et sa capitale Jérusalem Est, donc des guerres ouverte du nouveau État onusien virtuel, sans doute seul, avec Israël qui n’est plus au temps de 1947 ni de Juin 1967.

  • permalien MCB :
    20 septembre 2011 @21h29   « »

    Humm... C’est difficile de déclencher un conflit quand il y en a un qui dure depuis plus de 60 ans, non ?

    Deux articles intéressants sur le sujet :

    - Robert Fisk : Why the Middle East will never be the same again
    - Gideon Levy : Obama’s historic opportunity

  • permalien MCB :
    21 septembre 2011 @13h45   « »

    A en croire un article du Guardian : “Palestinian statehood : plan emerges to avoid UN showdown” les faux-culs du Conseil de sécurité de l’ONU auraient peut être trouvé une réponse appropriée à la demande palestinienne : ne rien faire !

    Sans rire, lisez l’article, je ne plaisante pas...

  • permalien lou :
    21 septembre 2011 @20h53   « »

    Barak Obama

    « Il y a un an, j’ai souhaité une Palestine indépendante à cette tribune. Je croyais, et je crois toujours, que les Palestiniens méritent leur propre État. Mais j’ai aussi dit qu’une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes. »

    Sarkozy se donne un an pour parvenir à un accord de paix entre Israël et la Palestine

    Alors cessons de débattre à l’infini des paramètres et que, sur ces bases, la négociation commence selon un calendrier précis : un mois pour reprendre les discussions, six mois pour se mettre d’accord sur les frontières et la sécurité, un an pour parvenir à un accord définitif. »

    La « Feuille de route » conçue pour réaliser cette vision, qui a été élaborée par le Quatuor (Etats-Unis, Union européenne, Fédération de Russie et ONU), prévoyait que les Israéliens et les Palestiniens agiraient parallèlement de façon à aboutir à un règlement définitif et global à la fin
    de 2005. Les deux parties ont pris le ferme engagement d’appliquer la Feuille de route au sommet d’Aqaba en juin 2003. Le Conseil de sécurité a approuvé la Feuille de route en novembre 2003.

  • permalien K. :
    21 septembre 2011 @22h24   « »

    L’obamophile Matt Duss, de l’euphémisme...

    Obama’s Disappointing UN Speech

    ....à l’accusation de traitrise :

    Aww, in return for Obama shooting America in the foot for Israel, Bibi awards him a "badge of honor." http://bit.ly/phTDeY

  • permalien K. :
    21 septembre 2011 @22h50   « »

    - David Wearing :

    63 ans depuis la Nakba, 44 depuis 1967, 20 de processus de paix bidon, et Obama a l’audace de dire aux Palestiniens ’il n’y a pas de raccourci

    - Youssef Mounayyer :

    Des Etats representant 5.5 milliards de personnes (80% de la population mondiale) reconnaisssent déja la Palestine, mais ils ne controlent que 25% du PIB mondial

    - Sean Lee :

    .....

    Sean Lee.

  • permalien K. :
    21 septembre 2011 @23h15   « »

    D’après Tony Karon, Mahmoud Abbas aurait le droit de présenter sa demande à la fois au Conseil de Sécurité et à l’Assemblée Générale.

    http://twitter.com/# !/humanprovince...

    http://twitter.com/# !/TonyKaron/sta...

  • permalien Lou :
    21 septembre 2011 @23h35   « »

    Oui mais Abbas veut leur laisser .... du temps

    Le président (Mahmoud) Abbas veut que personne ne nous soupçonne de manquer de sérieux si nous nous adressons aux deux instances en même temps. Il donnera donc du temps au Conseil de sécurité pour examiner notre demande d’admission à part entière, avant d’aller à l’Assemblée générale, a ajouté le responsable palestinien.

    ... du temps

    Le comte Folke Bernadotte af Wisborg était un diplomate suédois, né le 2 janvier 1895 à Stockholm. Il est connu pour avoir négocié la libération de 15 000 prisonniers des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Il est mort assassiné le 17 septembre 1948 à Jérusalem par des membres du groupe armé juif sioniste Lehi.
    (...)
    Trois jours après son décès, fut publié un rapport décrivant les efforts proposés par Bernadotte pour aboutir à la paix.

  • permalien K. :
    21 septembre 2011 @23h35   « »

    - La journaliste du Ha’aretz Natasha Mozgovaya : Obama a un nouveau fan. http://twitter.com/# !/mozgovaya/sta...

    Lieberman : I congratulate Pres Obama I am ready to sign on this speech with both hands. He didn’t mention 67׳ borders

    - Tony Karon : le recours à l’AG est redouté par Israel parce qu’il préciserait les contours d’un futur Etat palestinien.
    http://twitter.com/# !/TonyKaron/sta...

    UNGA would codify 67 borders, Jerusalem etc. as basis of 2-state solution. That’s precisely what Israel wants to avoid

    - Tony Karon : le discours de Obama relance ses chances aux prochaines présidentielles.
    http://globalspin.blogs.time.com/20...

    President Barack Obama delivered a pretty good domestic reelection campaign speech. Pro-Israel voters and donors in the U.S. will have been reassured by the President’s passionate assertion of Israel’s security needs, based on the real and bitter history of Jewish suffering, which he warned that the Palestinians and their friends ignore at their peril. And they will have appreciated Obama’s echoing Israel’s mantras about bilateral negotiations being the only route to peace.

  • permalien Lou :
    21 septembre 2011 @23h55   « »

    Dessin de Chappatte

    Palestine à l ?ONU : Obama dit non

  • permalien Charlie L. :
    22 septembre 2011 @05h24   « »

    Nicolas Sarkozy est un homme certes petit par la taille mais magnanime, il propose aux Palestiniens ce qu’ils ont déjà, c’est très fort ! Eh oui, l’OLP a déjà un statut d’observateur aux Nations Unies ! Alors soit pas comme Etat mais comme organisation, mais le distinguo ne leur apporterait strictement rien de plus, si ce n’est éventuellement d’avoir inscrit « Etat palestinien » sur leur badge ! Il fallait l’oser tout de même hein, non ?

    Il leur propose aussi de faire ce qu’il font déjà depuis vingt ans en pure perte, à savoir négocier avec une partie adverse qui ne veut strictement rien négocier, si ce n’est éventuellement leur reddition inconditionnelle et encore ce n’est même pas sûr ! On se demande bien pourquoi ils négocieraient d’ailleurs, ils ont déjà le beurre et l’argent du beurre !

    Vous avez dit marché de dupes ? Non !

    Barack Obama fait très fort aussi il faut dire, il leur dit que quand la dernière fois il s’était prononcé pour un Etat palestinien « maintenant » (sic), que c’était valable à ce moment là, mais que aujourd’hui c’est plus possible, que c’est dur à avaler, mais que c’est comme ça ! Point barre ! Il a en outre soigneusement évité de reparler de frontières de 1967 cette fois ci, ce dont ce bon Avigdor Lieberman s’est bruyamment félicité lui par contre bien entendu.

    Après ça on s’étonnera qu’ils fassent la gueule les Palestiniens…

    Espérons que Obama ne jette pas un coup d’œil dans la presse de Tel Aviv du matin, parce qu’en plus ils se paient ouvertement sa poire par-dessus le marché, en disant qu’il a été plus que parfait et qu’ils l’ont « estampillé kacher pour sa réélection [*] à venir » (sic), dur, dur la vie d’un Président des Etats Unis d’Amérique certains jours…

    Remarquez qu’il avait déjà eu droit avant son discours à des quasi-insultes dans la presse étasunienne émanant des mêmes, ils l’avaient rôdé en quelque sorte !

    [*] Ceux qui objecteraient que la communauté juive étasunienne ne représente que 1,7% de la population nationale n’auraient pas entièrement tort mais omettraient de toute évidence d’autres paramètres que démographiques.

  • permalien Sakhra :
    22 septembre 2011 @09h44   « »

    L’ONU, chambre d’enregistrement des Us et de ses sous-traitants...

    Dans un raccourci saisissant, au même moment et dans le même lieu – comme au théâtre –, l’Autorité palestinienne, qui s’est désarmée avec un zèle de pétainiste, quémande une présence déjà refusée dans une ONU qui avalise le résultat des armes de l’Otan en reconnaissant un nouveau pays la Libye-bis. Les Etats-Unis, qui refusent toute entrée de la Palestine à l’ONU – et en réalité ils la refuseront toujours –, y ont fait entrer un nouveau drapeau. Cela n’a l’air de rien mais, pour des spécialistes de la propagande, de la mise en scène et du jeu sur les symboles, les Etats-Unis - et accessoirement leurs sous-traitants français et anglais qui jouent aux matamores –, la suggestion d’une Libye nouvelle est tout aussi importante que la réussite de leur coup d’Etat. Ils veulent porter haut et fort que la chute - ou la défaite ou la mort ou la disparition - de Kadhafi annonce une « nouvelle Libye », comme Condi Rice et G. W. Bush annonçaient un nouveau monde. Peu importe que ce nouveau monde prenne les formes de l’ancien. Le nouveau drapeau libyen est celui de la Libye de Senoussi, dans laquelle les compagnies anglaises de pétrole faisaient la pluie et le beau temps


    http://www.djazairess.com/fr/latrib...

  • permalien Charlie L. :
    22 septembre 2011 @12h49   « »

    Le Président américain a reçu dans la soirée son homologue français lors d’un entretien prévu de longue date, à son issue alors que le Président français faisait très longuement le paon tel qu’il aime tant à le faire devant les micros et les caméras et grimaçait ses sourires des grands jours, Obama a très sèchement refusé de répondre aux journalistes, la mine visiblement très agacée, prétextant contre toute évidence l’avoir déjà fait, mais peut être faisait-il allusion à sa pénible et longue prestation de la matinée ?

    La presse américaine à sortir ce matin n’est pas tendre avec lui, constatant amèrement qu’hier une page de l’histoire a été tournée et qu’il fallait bien convenir de l’échec historique patent des États-Unis en tant qu’architectes de la pays au Moyen Orient, se retrouvant aujourd’hui définitivement hors-jeu dans cette affaire, après toutes ces longues années d’efforts passées à tenter en solo de parvenir à quelque chose et de garder la main sur ce processus...

  • permalien lucide :
    22 septembre 2011 @17h55   « »

    Bravo M. Vidal pour cette analyse lucide et bien documentée. J’ai lu il y a plusieurs année votre livre : Le péché originel d’Israël.
    Ne vous laissez pas décourager par les attaques des sionistes qui aimeraient tant vous faire taire, vous et le Diplo.

  • permalien Sakhra :
    22 septembre 2011 @18h39   « »

    Obama, un président Bounty, sans dessein...?

    http://www.oummatv.tv/Barack-Obama-...

  • permalien Lou :
    23 septembre 2011 @16h31   « »

    La parole d’Abou Mazen et celle de Netanyahu / Nahum Barnéa et Shimon Shiffer – Yediot Aharonot

    Dans une interview au New York Times, le président Shimon Pérès a affirmé hier qu’Abou Mazen lui a expliqué pourquoi il a préféré une demande à l’ONU aux pourparlers : « Les Américains m’ont trahi, les Israéliens m’ont trahi, tout le monde m’a trahi et j’ai donc considéré ne pas avoir d’autre choix que de m’adresser à l’ONU ».

    En attendant, les Etats-Unis sont parvenus à mobiliser un bloc de neuf pays qui ne soutiendront pas la demande palestinienne au Conseil de sécurité, ce qui évitera aux Américains d’user de leur droit de veto. Le dernier pays à avoir décidé qu’il s’abstiendrait est la Bosnie-Herzégovine.

    L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosor, estimait hier que cette démarche des Américains permettra au Quartette de continuer à tenter d’élaborer une déclaration commune pour permettre la reprise des négociations.

    Le ministre de la Défense, Ehud Barak, qui était à New York jusqu’à hier, a dit en privé que, même si on n’entame pas de pourparlers, il est important qu’Israël n’apparaisse pas comme le camp qui a fait échouer les efforts et refuse la paix.

  • permalien Lou :
    23 septembre 2011 @22h08   « »

    Palestine Intégralité du discours de Mahmoud Abbas à l’ONU

    par France 24

  • permalien Lou :
    24 septembre 2011 @13h06   « »

    Le veto américain, ultime moyen de préserver le droit des Palestiniens à l’autodétermination ?

    par Jean-François Legrain, chercheur au CNRS/Gremmo (Lyon)

    (…) L’AP s’est alors substituée à l’OLP, la privant par ailleurs de tout renouvellement en dépit d’appels répétés à sa refondation. L’OLP est pourtant, selon les termes juridiques consacrés, le seul représentant légitime du peuple palestinien, dont la majorité vit dans la diaspora, réfugiés de 1948 et leurs descendants et déplacés de 1967 (sans oublier les Palestiniens israéliens). L’AP, quant à elle, est en charge de la seule autonomie des populations de la bande de Gaza et de quelques portions de la Cisjordanie (40 % de sa superficie, Jérusalem annexée dès 1967 étant exclue) pour une période transitoire.

    (…) Loin d’une rupture du contrat – ou pour la conjurer ? –, la partie américaine semble bien être en 2009 à l’origine de l’idée de la construction d’un "Etat palestinien avant la fin de l’occupation", pour reprendre l’expression du premier ministre de Ramallah, Salam Fayyad, en charge de la mettre en œuvre. C’était l’époque du discours du Caire. L’idée fut immédiatement relayée par Javier Solana au niveau européen puis reprise par le Quartet. Certains diront qu’au regard des intérêts palestiniens la proposition était honnête à l’origine comme l’aurait été Oslo ; d’autres y verront une intention maligne originelle. Transformée en menace par le discours diplomatique israélien, elle disparut de l’agenda des Etats-Unis.

    Quelles qu’aient été alors les intentions des initiateurs de cette idée, l’attribution (avec ou sans relèvement de statut) par l’ONU, à la demande des Palestiniens eux-mêmes, du siège de l’OLP à un Etat de Palestine dégagé de la question des réfugiés et privé de souveraineté pourrait être considérée comme une forme de renoncement à leurs droits nationaux tels que jusqu’alors envisagés. Selon le droit international, en effet, le peuple palestinien serait alors réduit, en tant qu’entité juridique et politique, à la population résidant dans les frontières de cet Etat, soit la population de la bande de Gaza et de lambeaux de Cisjordanie. Dans un tel contexte, un veto américain permettrait paradoxalement de préserver le droit des Palestiniens à l’autodétermination.

    Quelle que soit l’issue de la démarche palestinienne auprès de l’ONU, la question de l’urgence de la refondation de l’OLP dépositaire légale de la défense de ce droit revient dès lors avec insistance. (...)

  • permalien Gilbert :
    16 novembre 2011 @19h36   « »

    La quatrième carte est un peu mensongère. Les colonies en Cisjordanie ne forment pas ainsi une telle "continuité" mais plutôt des "tâches" ce qui certes ne rend pas le problème plus simple d’autant plus que les parties au nord et au sud de Jéricho même si elles sont sous contrôles est surtout constitué de désert.

  • permalien K. :
    20 février 2012 @21h32   «

    Jamais les choses ne sont allées aussi bien pour l’entité sioniste affirme, en date du 18/2/2012, l’Israélien Jeff Halper, fondateur du "Comité israélien contre la démolition des maisons."

    Quant à la "menace démographique", ajoute-t-il, c’est du pipeau tant que des Fayyad seront là pour qu’il n’en résulte qu’un
    « apartheid viable pour la classe d’affaires palestinienne. »

    Oh, mais que dire de la "menace démographique", cette "guerre de l’utérus" qui finira par imposer une solution ? Eh bien, tant qu’Israël bénéficiera de l’Autorité palestinienne pour auto-ségréguer sa population, il n’y a rien à craindre.

    Pendant que l’Autorité palestinienne joue le jeu de la "solution à deux Etats", Israël peut tout simplement parquer les Palestiniens dans les 70 petites îles des zones A et B, verrouiller les portes et laisser la communauté internationale les nourrir - et vaquer placidement à la construction d’une Grande Terre d’Israël avec la complicité américaine et européenne.

    En effet, rien ne démontre mieux l’auto-ségrégation que le schéma néolibéral de construction "à partir de la base" d’une... chose palestinienne... du Premier ministre Salam Fayyad.

    En construisant pour les aisés des secteurs privés comme la cité de Rawabi, située en toute sécurité en zone A, en construisant de nouvelles routes (avec l’aide japonaise et celle de l’USAID) qui respectent le "Grand" Jérusalem israélien et tracent le chemin palestinien de Ramallah à Bethléem à travers le lointain Jéricho, en exprimant une volonté d’accepter l’expansion territoriale israélienne, en échange de la possibilité de "faire des affaires », Fayyad a inventé aussi une nouvelle forme de d’oppression néo-libérale par consentement : un apartheid viable (viable, du moins, pour la classe d’affaires palestinienne).

    Et comme dans les bantoustans de l’apartheid en Afrique du Sud, l’Autorité palestinienne maintient un ordre répressif interne par le biais de sa milice formée par [les yankees]/approuvée par [l’entité sioniste], une seconde couche d’occupation. (Au cours de l’assaut sur ​​Gaza de 2008, l’un des rares endroits au monde dans lequel il n’y avait pas de manifestations a été la Cisjordanie, où elles ont été interdites par l’Autorité palestinienne.)

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