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Régulation timide suite à l’affaire du Mediator

jeudi 29 septembre 2011, par Marmar Kabir

Le scandale du Mediator, ce traitement du diabète qui a provoqué la mort de nombreux patients, continue de secouer le milieu médical, l’industrie pharmaceutique et les services de l’Etat responsables des affaires de santé. Courageusement révélée par le docteur Irène Frachon, l’affaire a conduit le gouvernement à proposer une loi pour « clarifier les relations entre le monde de la santé et l’industrie », que le ministre de la santé Xavier Bertrand aime présenter comme « une réforme radicale ». Mais ce projet de loi – actuellement discuté à l’Assemblée nationale – a-t-il réellement la capacité d’éviter une nouvelle catastrophe médicamenteuse ? L’analyse de Marmar Kabir, cadre et syndicaliste (CGT) de l’industrie pharmaceutique.

Présenté en novembre 2010 à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), un rapport épidémiologique a sonné l’alarme. Depuis, l’évaluation du nombre de décès liés aux mésusages du benfluorex, commercialisé par Servier sous la marque Mediator, prescrit hors indication — essentiellement pour maigrir — n’a cessé d’augmenter : on serait à un chiffre de 500 à mille morts, voire deux mille [1].

Face à ce scandale public, la frayeur a gagné les entreprises du médicament. Le 18 janvier 2011, le LEEM, syndicat patronal regroupant les industriels, a suspendu la présence en son sein de Servier, le fabricant du Mediator. Cela n’a évidemment pas suffi : les patients concernés sont restés inquiets et l’opinion publique cherchait toujours à comprendre. Les médias ont alors posé des questions sur l’indépendance des instances de décision concernant les produits de santé, sur l’indépendance des experts médicaux consultés par les autorités de santé et sur la visite médicale — cette « information » promotionnelle délivrée aux médecins par les laboratoires pharmaceutiques. Mais, un parallèle avec la crise financière s’impose : comme au moment de la chute de Lehman Brothers et du vent de panique sur les places boursières, il est rare que la critique porte sur le fond, et évoque les choix stratégiques de l’industrie du médicament, son organisation, et la capacité de contrôle par la puissance publique.

Dans un deuxième rapport, publié en juin dernier [2], l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a pointé du doigt les visiteurs médicaux, et prôné à la suppression de ce métier, qui emploie 18 000 personnes en France. La plupart des débats oublièrent que, à l’origine, la mission de ces visiteurs était tout de même d’informer tous les médecins (indépendamment de leur « clientèle ») sur les produits de santé, et non pas d’être les simples agents de vente qu’ils sont devenus avec la libéralisation de l’industrie pharmaceutique. Autres bouc-émissaires : les experts, au nombre desquels les médecins et scientifiques sollicités par les autorités de santé et par les laboratoires pharmaceutiques pour évaluer les médicaments.

Le 17 janvier 2011, le ministre de la santé Xavier Bertrand a annoncé la préparation d’un projet de loi afin de « changer radicalement le système » de sécurité sanitaire : « Des propositions fortes ont été faites, les missions parlementaires se mettent au travail sans tarder, elles vont finir pas plus tard que la fin du premier semestre [3]. » Le 1er août, il présentait en Conseil des ministres le projet de loi « relatif à la modernisation du système des produits de santé », comprenant notamment les points listés ci-dessous.

Conflit d’intérêt : Selon Les Echos, « la future loi prévoit d’instaurer un corset de règles déontologiques encadrant les liens d’intérêts existants entre les acteurs publics (commissions, conseils, services du ministre de la Santé, Agences régionales de santé etc.) et les industries de santé [4] ». Le texte prévoit la déclaration publique d’intérêt lors de la prise de fonction de tout acteur public et obligerait les laboratoires à fournir la liste de toute collaboration avec les experts et les investigateurs d’études cliniques et observationnelles avec l’exigence d’actualisation de la déclaration des conflits d’intérêts sous peine d’amende (30 000 €).

Nécessaire, ce contrôle est-il suffisant ? Les laboratoires restent les principaux commanditaires des choix de santé publique. Autrement dit, ils contrôlent toute la chaine, tant qu’il n’y a pas un pôle alternatif de recherche, développement, production, distribution et vente de médicaments. Par ailleurs, où trouver des « experts » qui n’ont jamais travaillé ou n’ont jamais été financés par les laboratoires pharmaceutiques, dès lors que la plupart des unités de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et des unités de recherche des hôpitaux n’ont comme source de financement que ces mêmes laboratoires ?

Gouvernance : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) remplacera la Haute autorité de santé, l’Agence française de sécurité sanitaire, l’ex-Afssaps, et le Comité économique des produits de santé. Le conseil d’administration de l’ANSM est composé d’un représentant de l’Etat, de deux parlementaires, de représentants des CNAM, du LEEM, de professionnels de santé, d’associations agréées de malades, de personnalités qualifiées ainsi que de représentants du personnel de l’agence. Hélas, bien qu’il y ait des représentants des dirigeants des entreprises pharmaceutiques, les syndicats représentatifs des salariés de ces mêmes entreprises n’y auront pas leur place.

Visite médicale : la suppression de la visite médicale — mesure radicale préconisée par l’IGAS — n’est pas retenue. Le projet de loi préconise cependant de commencer par limiter la visite à l’hôpital au seul cadre collectif. Cette mesure pourrait aboutir à supprimer 1 500 des 4 000 postes actuellement occupés par les visiteurs hospitaliers [5]. Or plusieurs plans de suppression d’emplois de visiteurs médicaux ont été mis en place depuis 2005. Entre 2004 et fin 2010, environ 6 000 postes ont déjà été supprimés, soit environ un quart de l’effectif total [6]. La plupart de ces salariés n’ayant pas d’autre qualification pour se reclasser, l’impact social est considérable. Et leurs compétences en matière médicale sont perdues pour la société.

Doute au profit des patients : le principe est avancé d’une réévaluation des médicaments tout au long de leur vie, y compris après l’autorisation de mise sur le marché (AMM). La création d’un groupement d’intérêts public (GIP) est ainsi prévue, qui pourra conduire ou faire conduire des études en pharmacovigilance ou pharmaco-épidémiologie — efficacité et tolérance des médicaments évaluées « dans la vraie vie » et non pas seulement dans les conditions très encadrées des essais cliniques réalisés avant l’AMM. Ces études auront pour objectif de vérifier si l’efficacité promise des médicaments est vérifiée en pratique courante, et d’étudier quels effets indésirables ils génèrent et quelles sont leurs réelles indications et conditions de prescription. Elles seront réalisées à partir des données de patients recrutés dans les études ou en ayant recours à des bases de données de la CNAMTS. La gestion du GIP reste très ambiguë dans le texte. Qui en fait partie ? Qui finance ces études ? Qui a accès aux données individuelles des malades et qui les analyse ? Quelle garantie pour le respect de protection de santé publique sur les données individuelles des patients ? Cette « modernisation »-là ne va-t-elle pas ouvrir la porte à un marché juteux basé sur l’utilisation des données médicales des citoyens ? Si le principe d’un suivi après la mise sur le marché est louable, les enjeux financiers de ces nouveaux marchés sont considérables et les questions éthiques non résolues [7].

Il faut également noter que, la plupart des autorisations de mise sur le marché (AMM) étant européennes, les mesures préconisées par le texte proposé seraient de faible portée si elles ne s’appliquaient que dans un cadre national.

Il ne faut pas fâcher Moody’s

La question essentielle est comme toujours : qui paie ? Sur la question des moyens, le projet de loi reste imprécis : il est difficile de vouloir ménager la gestion libérale de la santé basée sur la rentabilité des laboratoires avec la « régulation », s’il n’y a pas de levier sérieux de pression ou d’alternative plausible de financement en dehors du domaine boursier. Il ne faut pas oublier que les axes de recherche prioritaires sont dictés par les sociétés de cotation boursière, sans aucun égard pour les priorités de santé publique ; il s’agit de ne pas fâcher Moody’s, qui prévoit une décote en 2012 pour cette industrie [8].

Ainsi, comme lors de la crise des subprimes, lorsqu’au lieu de mettre en cause les mécanismes du système libéral, on pointa du doigt des traders trop gourmands et quelques dysfonctionnements, aujourd’hui ce sont les visiteurs médicaux, la transparence vis-à-vis des conflits d’intérêts avec les experts et le système de pharmacovigilance qui sont mis en accusation.

Alors que des millions d’euros sont dépensés directement et indirectement par le lobbying auprès des leaders d’opinion, mais aussi auprès des responsables politiques, les mesures préventives visant à limiter les conflits d’intérêt semblent dérisoires. Par ailleurs, les organismes publiques de recherche ont des liens très étroits avec les laboratoires pharmaceutiques — le patron du LEEM fait ainsi partie depuis 2009 du conseil d’administration de l’Inserm [9]. N’y a-t-il pas danger de dérives comme par exemple l’apparition d’experts « écrans » à partir du moment où un pôle alternatif sérieux, indépendant et transparent en termes de financement n’existe pas ?

Depuis de nombreuses années les salariés des laboratoires pharmaceutiques, en recherche, développement, production, distribution et promotion, ainsi que les visiteurs médicaux eux-mêmes, subissent la perte de sens de leur métier et paient de leurs emplois, salaires et conditions de travail les décisions stratégiques de délocalisation, fermetures de site, arrêts d’activité ou perte d’expertise, notamment ces dernières années avec l’accélération de l’obligation de la rentabilité à tout prix. S’ils possèdent un savoir-faire qui devrait naturellement bénéficier à la santé publique, ils n’ont pas leur mot à dire dans les décisions stratégiques ; en revanche ce sont eux qui se voient proposés à l’opinion publique comme bouc-émissaires. Les orientations purement financières des laboratoires sont de leur côté présentées comme rendues inévitables par les contraintes du marché [10].

Au lieu de proposer la suppression de milliers d’emplois, ne faudrait-il pas que l’expertise de ces salariés, y compris celle des visiteurs médicaux, soit maintenue et qu’ils soient organisés dans des structures indépendantes, contrôlées par l’Etat mais financées par les laboratoires pharmaceutiques ?

Bien que des tentatives timides de « régulation » soient entamées sous la pression de l’opinion publique, l’ensemble des mesures du projet de loi n’imposent à la Big Pharma un changement structurel ni de sa gouvernance, ni de ses orientations financières, ni de ses choix stratégiques. Aucune obligation de réponse aux besoins de santé des populations ne leur est faite. Qui plus est, beaucoup de questions restent en suspens quant aux moyens mis en œuvre pour faire respecter l’indépendance des experts, le suivi de la pharmacovigilance et l’accès aux données des patients. Et la puissance publique persiste à ignorer le sous-développement de sa capacité d’analyse indépendante et critique des produits de santé.

Le projet de loi ne donne ainsi aucune garantie sérieuse quant à une éventuelle catastrophe similaire à celle du Médiator. Le débat à l’Assemblée pourrait toutefois élargir la question aux nécessaires mécanismes de gestion des entreprises du médicament, aux choix stratégiques, à la question de la fixation des prix, et à l’avenir de l’indépendance sanitaire en France et en Europe ; sans oublier les délocalisations et les fermetures de sites. Au-delà de l’enjeu industriel, le médicament devrait être considéré comme un bien public, indispensable car il s’agit bel et bien de soigner des millions de malades, malades dont tout un chacun fera un jour partie.

Notes

[1] « Benfluorex, valvulopathies cardiaques et décès. Alain Weill, Michel Paiita, Phillipe Tuppin, Michel Piolot. Caisse nationale de l’assurance maladie, Paris, France. Rapport du 28/09/2010 ». L’analyse épidémiologique porte sur les 48 millions d’assurés du régime général. Parmi eux, 303 000 patients exposés au benfluorex ou Mediator (au moins un remboursement) en 2006. Lire aussi Vincent Collen, « Promotion des médicaments : l’encadrement des visiteurs médicaux divise les députés », Les Echos, 20 septembre 2011.

[2] Les docteurs Anne-Carole Bensadon et Aquilino Morelle et M. Etienne Marie, dans le cadre de la mission IGAS sur le MEDIATOR et pour l’Inspection générale des affaires sociales avaient donné leur conclusion dans un rapport rendu le 15 janvier 2011. Un second rapport portant à la fois sur le système de pharmacovigilance et sur la gouvernance de la chaîne du médicament a été rendu le 22 juin 2011.

[3] « Mediator : Xavier Bertrand annonce une réforme de la pharmaco-vigilance », Le Monde, 17 janvier 2011.

[4] Herve Karleskind, « Médicament : la future loi anti-Mediator serre la vis des industriels », Les Echos, 26 juillet 2011.

[5] Ian Schofield, « French reform piles the pressure on industry », Scrip, 11 août 2011.

[6] Documents du LEEM sur la visite médicale (PDF).

[7] François Cusset, « Votre capital santé m’intéresse… » Le Monde diplomatique, janvier 2008.

[8] « Drug industry outlook negative through 2012, Moody’s says », Bloomberg News, 8 juin 2011.

[9] Cf. « Nomination de Christian Lajoux au Conseil d’Administration de l’INSERM », communiqué du LEEM, 30 mars 2009.

[10] A ce sujet lire Christophe Desjours, Souffrance en France, Banalisation de l’injustice sociale, Seuil, Paris, 1998.

14 commentaires sur « Régulation timide suite à l’affaire du Mediator »

  • permalien une bille :
    29 septembre 2011 @16h23   »

    Si j’ai bien tout suivi, tout est fait pour que je ne comprenne plus rien.

    Résumons :

    - 1 la déréglementation était indispensable, parce que les lois étaient une entrave à la libre concurrence, donc au progrès humain.

    - 2 la réglementation devient indispensable dans la mesure où elle ajoute de l’opacité aux affaires, et évite des poursuites contre les entreprises, qui sont le principal facteur du progrès humain.

  • permalien Albert.Marque@wanadoo.fr :
    29 septembre 2011 @19h49   « »

    Contrôles,pour rester très terre à terre,je fais la comparaison avec les règlementations sur la construction,car c’est simple vérifiable partout....Une zone est protégée pendant de nombreuses années,ou elle est inondable(mais oui) jusqu’au jour où arrive un personnage cetainement bien introduit et ça y est plus de lieu à protéger ou plus d’inondation ???!!Mystère !tout ça pour dire que certaines protections irresponsables sont bien utiles,et que qelle que soit les règlementations avec un peu de mauvaise foi et beaucoup de moyens on contourne..Car peut-être que les anciens contrôles sur les médicaments étaient mauvais ,mais un médecin avait averti..Qu’a-t-on fait de ces avertissements ???

  • permalien la gaffe :
    29 septembre 2011 @22h34   « »

    Parfaitement expliqué et sans fausses notes.

    Résumons : l’argent convoité par les partis politiques (la droite surtout mais aussi la gauche) afin de faire passer leurs idées dans les urnes auprès du peuple souverain est détenu par une entreprise florissante qu’est l’industrie pharmaceutique laquelle engrange des bénéfices colossaux grâce au remboursement de ses produits par la sécurité sociale.

    Comment alors lutter pour une transparence totale concernant le médicament ? Le dire, c’est bien mais l’exiger et l’appliquer serait mieux.

  • permalien K. :
    29 septembre 2011 @22h48   « »

    Quand les Etats jouent aux distraits.

    Marcia Angell, ancienne rédactrice en chef de la prestigieuse revue médicale US "New England Journal of Medicine" :

    Souvent, les chercheurs universitaires sont à peine plus que des hommes de main qui fournissent des sujets humains et recueillent les données selon les instructions des commanditaires. [Ces derniers] gardent les données, les analysent, rédigent les articles, et décident de l’opportunité*, du moment et de l’endroit de leur soumission pour publication.

    Dans les essais multicentriques, les chercheurs peuvent ne même pas être autorisés à voir l’ensemble des données, une entrave évidente à la science et une perversion des normes de pratique.

    * Ainsi, si malgré les "précautions" méthodologiques adoptées par les sociétés pharmaceutiques, les résultats s’avèrent quand même non concluants pour le produit testé (pas de supériorité par rapport au placebo), celles-ci peuvent choisir de ne pas publier les résultats, en espérant que les "précautions" méthodologiques plus grandes encore lors de prochaines études feront apparaitre des résultats positifs.

    Les résultats négatiifs peuvent encore être cachés pour des produits ayant déjà l’AMM dans une indication donnée. C’est arrivé, entre autres exemples, aux Etats-Unis pour un antidépresseur (possédant déjà un "FDA approval"- l’AMM US- mais seulement chez les adultes) lors de son essai sur une population d’enfants.

    La raison du silence était que, "dans le doute", ce produit était déja utilisé par de nombreux praticiens dans ladite population (indication dite "Off-label" ou hors AMM) et que donc la publication des résultats aurait fait perdre de l’argent.

    Mais il y avait encore beaucoup plus grave en fait, puisque les résultats avaient révélé des tendances suicidaires chez les enfants sous l’effet du produit.

  • permalien Eva :
    30 septembre 2011 @22h23   « »

    Je suis chercheur du secteur public. Je pense que c’est devenu urgent comme propose dans cet article de creer un pole alternative afin que les experts puissent mener leurs recherches et donner leurs point de vue . Il n’est pas acceptable q par manque de moyen nos projets de recherche soient dictes par les laboratoires pharmaceutiques. Il faut qu’on soit independent des subventions privees.

  • permalien Helen :
    1er octobre 2011 @15h18   « »

    Bonne argumentation, article clair. Mais comment créer le pôle alternatif financé par la Big Pharma ? Doit on attendre d’autres catastrophes sanitaires ?
    Marmar Kabir pose bien la question, il faut se battre pour libérer les médicaments du libéralisme et du marché !
    Encore Bravo

  • permalien helen.pourazari@laposte.net :
    4 octobre 2011 @17h57   « »

    Qui a des connaissance sur la recherche en antibio, les résistances, ... ?

  • permalien Nance :
    6 octobre 2011 @22h31   « »

    Je trouve cet article incommodant, un peu mou. Pourquoi ne pas mettre la référence à l’excellent rapport de l’IGAS disponible en ligne ? http://www.igas.gouv.fr/spip.php?ar...
    Parce que l’Igas est beaucoup plus critique sur ’les visiteurs’ que cet auteur ?
    Pourquoi aucune référence à Prescrire qui tenté de faire arrêter la vente du Mediator ?
    Oui la recherche publique manque, mais pourquoi ne rien dire du fait que les laboratoires ont fait tellement de profits avec des ’blockbusters’ comme les anti-rétroviraux et les anti-cancéreux qu’ils ne sont plus à même de faire face à la résistance aux antibiotiques...car ils n’ont pas de nouvelles molécules. ?
    Arrêtons de faire aveuglément confiance aux médicaments comme des faiseurs de miracle...en ce jour de la mort de Steve Jobs, milliardaire génial de 56 ans .... d’un cancer !!!

  • permalien H :
    7 octobre 2011 @10h43   « »

    Justement l’auteur dit qu’il est "simple" d’attaquer les visiteurs et prétendre être "hyper critique" par rapport à ce métier en demandant leur "éradication", et ne pas attaquer la gestion libérale des Big Pharmas. L’auteur demande de critiquer la stratégie et la gouvernance des boites pharmaceutiques au lieu de trouver des bouc émissaires. Réduire le débat autour des visiteurs, disculpe la gestion libérale des labos. Au lieu d’aller sur le fond on se contente alors de savoir combien de postes de visiteurs il faut supprimer et on applaudie les dirigeants de Pfizer qui en suppriment 748 maintenant, de sanofi qui en ont supprimé presque 2000 en 5 ans, de Roche, GSK, ....

  • permalien A :
    17 octobre 2011 @11h11   « »

    Ce que vous dites est fort intéressant.
    Personnellement je ne fais cependant pas une confiance aveugle aux structures de contrôle étatiques. Je pense que (comme pour le nucléaire par exemple) la seule façon d’y voir un peu plus clair est d’organiser DES contrepouvoirs totalement indépendants (cf la CRIIRAD).

  • permalien y :
    17 octobre 2011 @11h13   « »

    Il faut aussi insister sur l’hypocrisie des hospitalo-universitaires du public qui crient haro sur l’industrie pharma sans discernement, pour qu’on ne remette pas en cause leurs propres zones d’ombre.

    Et puis peut-être insister plus sur la contradiction entre le lobbying infernal exercé par les structures « affaires publiques » des Big pharma auprès des leaders et décideurs publiques, et cette volonté apparente de transparence affichée hypocritement par le pouvoir politique et le LEEM.

  • permalien K. :
    2 février 2012 @00h17   « »
    Dérégulation décidée

    President Obama, I oppose your appointment of Michael Taylor, a former VP and lobbyist for Monsanto, the widely criticized genetically modified (GM) food multinational, as senior advisor to the commissioner at the FDA.

    La FDA US est l’équivalent de l’AFSSAPS en France.

    http://signon.org/sign/tell-obama-t...

  • permalien proletaire :
    8 janvier @16h12   « »

    Les abus risquent d’être encore plus nombreux suite à la légalisation de la vente sur Internet des médicaments sans ordonnance par la ministre de la Santé Mariol Touraine
    (http://www.medicaments-sur-internet.fr/).

    La santé du peuple passe sans aucun doute après les intérêts des grands lobbys pharmaceutiques, quand bien même se couvriraient-ils derrière l’augmentation de l’espérance de vie. A cet argument nous leur opposons l’amorce d’une baisse de l’espérance de vie en bonne santé en Occident. Dans quelle mesure l’industrie pharmaceutique est-elle responsable ? Chacun jugera.

    Médicalement votre

  • permalien Annie :
    22 avril @13h45   «

    Encore une technique dangereuse pour maigrir. Les gens ne prennent pas assez soin de leur santé et sont prêts à tout, notamment pour perdre des hanches.

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