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Palestine, Israël : 1948 et 2011

jeudi 29 septembre 2011, par Alain Gresh

Le Monde diplomatique d’octobre publie deux articles sur le Proche-Orient. Le premier, d’Irène Gendzier, « Quand Washington hésitait à reconnaître Israël », décrit les hésitations de l’administration Truman face aux événements de Palestine.

En voici quelques extraits :

Singulier retournement de l’histoire. En 1948, c’est la perspective d’une déclaration israélienne d’indépendance qui inquiétait Washington : n’allait-elle pas susciter une réaction antioccidentale dans les pays arabes et compromettre ses intérêts ?

Si, à l’époque, le département d’Etat, le ministère de la défense et la Central Intelligence Agency (CIA) se montrent préoccupés, ce n’est pas le cas de Clark Clifford, le conseiller juridique de Harry Truman. A l’image de l’entourage proche du président démocrate, celui-ci insiste sur le fait qu’après tout l’Etat en question existe déjà, et qu’il vaut mieux le reconnaître avant que l’Union soviétique ne le fasse. Il réussit à convaincre la Maison Blanche. En quelques mois, l’administration américaine fait volte-face, estimant qu’elle bénéficiera davantage d’un soutien à la création d’Israël.

Un peu auparavant, au cours de l’hiver 1947-1948, Washington envisage d’abandonner son soutien à la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) du 29 novembre 1947, qui prévoit le partage de la Palestine et la création d’un « Etat juif » et d’un « Etat arabe ». Les combats entre milices juives et arabes suggèrent en effet que sa mise en œuvre impliquerait le recours à la force. (...)

Second article, de votre serviteur : « Demain, l’Etat palestinien, toujours demain ».

Depuis l’Antiquité, le paradoxe formulé par le philosophe grec Zénon d’Elée a hanté les logiciens : est-ce qu’Achille « au pied léger » pourrait gagner une course s’il accordait cent mètres d’avance à une tortue ? Non, répond Zénon, car le héros de L’Iliade ne pourrait jamais la rattraper : en effet, il réduirait d’abord de moitié son retard, puis de la moitié de la moitié, ainsi de suite à l’infini, sans que jamais la distance entre les deux ne soit nulle.

C’est dans le même marathon sans fin que s’est engagée l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) avec sa quête d’un Etat. Chaque étape franchie semble la rapprocher du but, mais il reste toujours une moitié de la distance à parcourir, une dernière condition à remplir, une ultime concession à consentir. En 1999, l’OLP annonça qu’elle proclamerait la naissance de l’Etat palestinien, à l’issue de la période intérimaire d’« autonomie » de la Cisjordanie et de Gaza voulue par les accords d’Oslo de 1993. Les Etats-Unis et l’Union européenne firent pression et, en échange d’un report, l’Union affirma durant un sommet à Berlin, en mars 1999, « sa disposition à considérer la reconnaissance d’un Etat palestinien ».

En mars 2002, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) proclamait son attachement à la vision d’une région dans laquelle coexisteraient deux Etats, Israël et la Palestine. L’année suivante, le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) publiait une « feuille de route » prévoyant la création de l’Etat palestinien avant la fin 2005. Après un gel des négociations, le président George W. Bush convoquait à Annapolis, en novembre 2007, l’une de ces réunions si médiatiques qu’affectionne la « communauté internationale », où se côtoyaient l’Europe et la Russie, la Syrie et l’Egypte, les Palestiniens et les Israéliens : un communiqué prédisait que l’horizon serait finalement atteint à la fin 2008. (...)

Retrouvez la version intégrale de ces deux articles dans Le Monde diplomatique d’octobre 2011 actuellement en kiosques.

Université populaire

Samedi 1er octobre à Paris,
iReMMO 5/7 rue Basse des Carmes 75005 Paris – 01 43 29 05 65
www.iremmo.org
de 10 h 30 à 18 h 30.

Inscription obligatoire, nombre de places limitées
Contact et inscription : universite-populaire[@]iremmo.org

Au programme :
— Maghreb et Machrek, Proche et Moyen-Orient : une introduction générale
— Séance 1 : Histoire de la région, de la première guerre à nos jours, avec Henry Laurens (Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe)
— Séance 2 : L’économie du Proche et du Moyen-Orient, avec Agnès Levallois (Journaliste indépendante)
— Séance 3 : La géopolitique de la région et le rôle des puissances étrangères, avec Alain Gresh (Journaliste au Monde diplomatique, animateur du blog Nouvelles d’Orient).

242 commentaires sur « Palestine, Israël : 1948 et 2011 »

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  • permalien A. :
    29 septembre 2011 @15h52   »

    Merci pour cette article Mr A. Gresh

  • permalien Sakhra :
    29 septembre 2011 @16h00   « »

    Extrait de Sami Hadawi’s, Bitter Harvest : A Modern History of Palestine, fourth edition, pp 75 & 76:Le rôle joué par les Etats Unis – gouvernement et personnes privées – pour aboutir à in vote majoritaire à l’Assemblée générale est illustré au mieux par la citation de sources américaines:1.L’Hon. Lawrence H. Smith a déclaré au Congrès. “Regardons le dossier, M. le président, et voyons ce qui s’est passé à la session de l’Assemblée Générale de l’ONU avant le vote sur la partition. Une majorité des deux tiers était nécessaire pour l’adoption de la résolution. A deux reprises, l’Assemblée était sur le point de voter et par deux fois le vote fut reporté. Il était évident qu’un délai était nécessaire parce que ceux qui proposaient lé résolution (les USA et l’URSS) n’avaient pas suffisamment de voix. Dans l’intervalle, des sources fiables rapportent qu’une pression intense a été exercée sur les délagués de trois petites nations par des représentants des Etats unis et par des officiels ‘aux plus hauts échelons à Washington’. C’est une accusation grave. Quand la question a finalement été soumise aux voix le 29 novembre, que s’est-il passé ? Les votes décisifs en faveur de la partition ont été apportés par Haïti, le Libéria et les Philippines. Ces voix avaient suffi pour faire une majorité des deux tiers.Dans un premier temps, ces pays s’étaient opposes à cette proposition… la pression exercée par nos délégués, par nos officiels, et par des personnes privées de notre pays constituent une conduite répréhensible contre ces pays et contre nous. »

    De Truman à Obama, le poids du lobby sioniste.
    http://lawrenceofcyberia.blogs.com/...

  • permalien le journal de personne :
    29 septembre 2011 @16h10   « »

    Mon père s’est marié à deux reprises
    Une fois à l’Est et une deuxième fois à l’Ouest… de Jérusalem…
    Je suis palestinienne
    Et ma demi- sœur est israélienne
    On ne se parle plus…
    Je parle arabe, elle parle hébreu
    Mais on ne se comprend plus…
    On fait semblant de ne plus se comprendre
    On s’est divisé sur la terre de notre père
    Comme deux indignes héritières
    Je dis que c’est à moi, elle dit que c’est à elle
    Et aucune des deux ne veut lâcher prise
    Elle a fait de son veau d’or une nation
    De ma nation, j’ai fait un veau de chair et de sang
    Elle est riche et prospère
    Je suis pauvre et amère
    Elle a tous les puissants à ses pieds
    Je n’ai même plus d’yeux pour pleurer
    Elle dit que je lui fais la guerre
    Mais ne veut surtout pas signer la paix
    Elle dit… elle dit que… je rêve de l’exterminer
    Et pour m’en empêcher elle m’extermine pour de vrai !
    Elle dit que son héritage est inscrit dans la bible,
    en bas de chaque page
    Je lui réponds… désolée
    Mais ton titre de propriété n’est pas signé
    Qu’il y a l’histoire que l’on fait
    Et l’histoire que l’on raconte !
    Et aucun lien entre les deux…
    La Palestine c’est la maison de mon père
    Quant à la maison de Dieu
    Elle n’est pas sur cette terre
    Tu la retrouveras si et seulement si
    Tu ne m’ôtes pas la lumière
    Tu m’ignores et tu voudrais que je m’ignore
    Tu m’enterre pour me faire taire
    Mais je serais pour toi, Israël
    L’œil qui te poursuivra jusque dans ta tombe
    Pour te dire : Abîme… Abîme !
    Tu as commis le pire des crimes
    En faisant de Dieu
    L’instrument de ta morsure.
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/falestine/

  • permalien Deïr Yassin :
    29 septembre 2011 @16h59   « »

    Le Lobby, déjà en 1947 :

    BPS (boycott, pression, sanctions) :
    - http://mondoweiss.net/2010/05/how-a...

    - http://mondoweiss.net/2010/07/60-ye...

    Truman avait outrepassé la mise en garde du Ministère des Affaires Etrangères contre la Partition de la Palestine en 1947 :
    - www.informationclearinghouse...

  • permalien Orangerouge :
    29 septembre 2011 @19h06   « »
    Le jeu des Etats-Unis est dangereux pour tous les occidentaux

    Le jeu dangereux (pour nous tous) de l’Amérique à l’ONU :

    Mauvaise traduction d’extraits du texte de John V. Whitbeck, édité en anglais sur Mediapart ici :

    http://blogs.mediapart.fr/en/editio...

    Le nombre d’États membres de l’ONU accordant une reconnaissance diplomatique à l’Etat de Palestine est désormais passé à 131, ne laissant que 62 États membres de l’ONU sur le mauvais côté de l’histoire et l’humanité.

    ... la quasi-totalité des modules de reconnaissance sont des États non occidentaux, ...

    Il semble que la stratégie américaine actuelle à la défaite de l’État de l’application de la Palestine membres de l’ONU est d’essayer de priver la Palestine sur les neuf nécessaire vote affirmatif du Conseil de sécurité en convaincant les cinq membres européens (Bosnie-Herzégovine, qui a reconnu l’Etat de Palestine , France, Allemagne, le Portugal et le Royaume-Uni) et en Colombie (le seul Etat d’Amérique du Sud, qui n’a pas reconnu l’Etat de Palestine) de s’abstenir,
    ...

    ... un veto américain aurait définitivement disqualifié les Etats-Unis de jouer un rôle significatif dans tout « processus de paix« véritable au Moyen-Orient ...

    En effet, depuis le statut d’observateur Etat conférerait à l’État de Palestine pratiquement tous les mêmes avantages que le statut d’Etat membre (le plus important, droit d’accès à la Cour pénale internationale, ...), ....

    ... La stratégie américaine d’abstention européenne, en cas de succès, aurait des conséquences catastrophiques.

    Alors que les mondes arabe et musulman ont appris à s’attendre au pire des États-Unis, ils ont, du moins jusqu’à maintenant, a maintenu un certain espoir que l’Europe n’est pas leur ennemi. Si la demande d’adhésion de la Palestine devait être vaincue par un front uni de l’Ouest, le monde serait confronté à un choc fondamental de « l’Occident contre le reste », ressuscitant des souvenirs des périodes les plus arrogante et méprisante de l’impérialisme occidental et le colonialisme et la confirmation de la croyance , déjà largement répandue dans les mondes arabe et musulman, que le monde judéo-chrétien est en guerre avec le monde musulman.

    Bien sûr, il est dans le pouvoir d’un seul homme pour empêcher ce scénario laid de jouer. Sont les perspectives de quelques voix de plus pour lui-même et moins d’argent pour la campagne de son adversaire républicain éventuelle vraiment plus important de l’Amérique multiraciale président que de prévenir un affrontement de longue durée des civilisations, les cultures, races et religions et de permettre - en effet, la promotion - progresser vers un monde plus pacifique, juste et harmonieuse ?

    ...

    Palestine
    Conseil de sécurité

  • permalien X :
    29 septembre 2011 @20h07   « »

    Orangerouge,

    Quels sont les avantages que vous voyez à un vote favorable au CS à la demande palestinienne ?

  • permalien Houcine :
    29 septembre 2011 @20h33   « »

    Avec la défaite de l´Egypte et le décès de Jamal Abd an-Nasser, on a dit assez tristement :

    Adieu monde arabe ! Adieu Palestine !

    http://hespress.com/videos/38585.html

    Houcine en Autriche__

  • permalien Nathan :
    29 septembre 2011 @20h53   « »

    Lorsque Afshin a parlé "d’enfer", j’ai d’abord cru qu’il parlait de l’Iran, de la Syrie ou même de l’Algérie (un pays qualifié récemment de "pathétique" par l’ambassadeur français).

    Non, il parlait d’Israël, qui serait à l’en croire, un "enfer" pour les Israéliens juifs. Pas seulement pour les Israéliens arabes ou les Palestiniens, non pour les Israéliens juifs. Or, il suffit de se reporter au sondage réalisé récemment auprès de la population juive, pour constater que 88% d’entre eux considèrent qu’Israël est un pays où il fait bon vivre même si une majorité est très pessimiste quant aux chances de paix. Nous sommes donc très loin de ce soi-disant "enfer", en tout cas pour les juifs. Il est vrai que lorsqu’on vit à Plouhinec, on ne peut pas tout savoir.

    http://www.washingtonpost.com/world...

  • permalien Orangerouge :
    29 septembre 2011 @21h45   « »

    à X

    Je cite John V. Whitbeck, avocat international (qui a conseillé l’équipe de négociation palestinienne dans les négociations avec Israël) dont j’ai posté le texte plus haut :

    "surtout, un droit d’accès à la Cour pénale internationale, où il pourrait poursuivre pour crimes de guerre les Israéliens, y compris la construction de colonies, et les crimes contre l’humanité."

    Bon maintenant il y a déjà je crois des dossiers contre Israël soumis à la Justice Internationale, et il me semble qu’elle ne fait rien ...
    à vérifier

  • permalien Laurent Szyster :
    29 septembre 2011 @22h13   « »

    Toujours la même rengaine imputant l’échec des négociations à Israël ... après 63 ans de réjectionisme arabe, de progagande "antisioniste" et de terrorisme soit-disant "propalestinien".

    Et dans les commentaires toujours la même dérive vers les fantasmes sur la puissance occulte du "Lobby" avec majuscule (Sakhra , Deir Yassin), des "sionistes" fauteurs de guerres mondiales (orangerouge) et autre sottises.

    Pendant ce temps, le camp de la "résistance" mutile les cadavres de ses opposants ou pend les apostats.


    Rappel.

    Une majorité en Israël désire la paix avec les Palestiniens et est prête à partager Jérusalem (2001) et rapatrier autant de colons qu’il est pratiquement possible (2005) ... pourvu que la Cisjordanie ne devienne pas un pas de tir pour les missiles de milices islamistes (2007).

    La majorité à Gaza et en Cisjordanie est gouvernée soit par des fanatiques qui refusent tout compromis soit par des corrompus qui n’ont pas intérêt à accepter la responsabilité d’un compromis historique auquel il ne survivront pas - au mieux - politiquement.

    D’où le coup d’éclat de M. Abbas à l’ONU, dont l’échec prévisible ne servira - au mieux - qu’à lui donner la légitimité nécessaire pour gérer une paix de fait en Cisjordanie en attendant que les Gazaouis se dégoutent du Hamas, que les Libanais fassent rentrer Nasrallah dans le rang, que les Syriens en finissent avec Assad et que les Iraniens se révoltent contre les mollahs.

  • permalien Noval :
    29 septembre 2011 @22h26   « »

    Ainsi donc 88% de Juifs Israéliens " considèrent qu’Israël est un pays où il fait bon vivre "...

    Putaing, comme on dit du côté de Marseille ! Elle est bien bonne celle-là !

    On ne saura sans doute jamais ce que considèrent les 12% du restant de la population de ce si charmant pays ; mais après tout, cela n’a certainement strictement aucune espèce d’importance pour les 88% de bienheureux.

    Etrange, étrange, ce chiffre de 88% de citoyens clamant leur bonheur ; on dirait que l’information sort tout droit d’une variante de Pravda remixée ...

    Mais, à moins que je n’ai raté un épisode de l’ensorcelante chronologie faisant que 88% de Juifs Israéliens vivent un quotidien paradisiaque, il me semble cependant que depuis 1948, le " pays où il fait bon vivre " est celui qui peut se flatter d’avoir compté - et de compter à ce jour - dans ses gouvernements successifs un certain nombre de criminels de guerre et/ou contre l’humanité. Et ce, de manière constante, régulière et ininterrompue ; on dirait presque que de tels personnages sont indispensables à ce " pays où il fait bon vivre " ...

    Cela doit faire tout bizarre de partager un destin commun avec des personnes capables de telles abominations. Il doit y avoir un truc ...

    D’ailleurs, je suis quasi-certain que les " 88% " doivent être obnubilés par leur bonheur collectif à un point tel qu’ils ignorent le pourcentage de sympathie que leur Etat suscite chez les citoyens Européens, Américains et Asiatiques . Faut-il sur ce dernier point fournir des chiffres ou demeurer pudique ?..

  • permalien Deïr Yassin :
    29 septembre 2011 @22h31   « »

    @ Szy
    Qu’est-ce vous en savez sur le coup d’éclat d’Abbas à l’ONU ?
    Vous n’êtes même pas foutu de faire la distinction entre deux discours, celui au peuple palestinien (avec les fameux sangliers) et celui à l’ONU !
    Manipulateur invétéré, va !

    Dites donc d’ailleurs, nos deux juifs belges n’ont pas autre chose à faire durant le Nouvel An juif que commenter ici.....

  • permalien Nathan :
    29 septembre 2011 @22h47   « »

    @ Noval

    Je ne faisais que reprendre les résultats d’un sondage effectué auprès de la population juive israélienne. Il est probable que cette population se trouve mieux dans son pays que ne le sont les Syriens en Syrie, les Iraniens en Iran ou les Algériens en Algérie.

    Ceci ne préjuge pas de la façon dont les Arabes israéliens ou les Palestiniens vivent leur situation. Leur vécu est tout autre, bien sûr.

    J’ai lu un entrefilet sur l’ambiance en Algérie. Face à un pouvoir oligarchique inamovible, les Algériens sont un peuple sans ressort, sans espoir, sans optimisme... Je sais que cela vous emm.... qu’on parle d’autre chose que de votre bête noire mais c’est un fait : les Algériens sont plus malheureux en Algérie que les Israéliens juifs ne le sont en Israël.

  • permalien Lou :
    29 septembre 2011 @23h13   « »

    L’anosognosie de Chirac a traversé la méditerranée :

    Netanyahou fustige des déclarations ’scandaleuses’ et ’fausses’ d’Erdogan

    JERUSALEM (AFP)---Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a qualifié de "fausses" et "scandaleuses" des déclarations de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan accusant Israël d’avoir tué des "centaines de milliers de Palestiniens" et d’instrumentaliser l’Holocauste.

    "Ces allégations sont fausses. Il s’agit d’accusations scandaleuses contre Israël qui n’ont rien à voir avec les faits", a affirmé M. Netanyahu dans une interview à l’occasion de Rosh Hashana, le nouvel an juif, qui doit être publiée mercredi par le Jerusalem Post.(...)

  • permalien X :
    30 septembre 2011 @00h14   « »

    Orangerouge,

    Donc vous ne vous attendez pas à ce que l’acceptation de la Palestine parmis les états membres des nations unis en tant que membre à part entière ne leur donne un état ! Je suis un peu rassuré.

    En fait ma question concernait le vote au SC (conseil de sécurité) et non l’AG. Un vote favorable par l’AG leur donne le droit de devenir membre des tribunaux internationaux. C’est suffisant car dans les deux cas sur le terrain il n’y aura pas d’état.

  • permalien @Orangerouge :
    30 septembre 2011 @05h56   « »

    Le jeu dangereux de l’Amérique à l’ONU

    Par John V. Whitbeck, avocat international ayant conseillé la délégation palestinienne dans les négociations avec Israël.
    *************
    Le nombre d’États membres de l’ONU accordant une reconnaissance diplomatique à l’Etat de Palestine est désormais passé à 131, ne laissant que 62 États membres de l’ONU sur le mauvais côté de l’histoire et de l’humanité.

    Si l’on ignore les petits Etats insulaires des Caraïbes et du Pacifique, la quasi-totalité des Etats refusant cette reconnaissance sont des États occidentaux, y compris l’ensemble des cinq Etats coloniaux fondés sur le nettoyage ethnique ou le génocide des populations autochtones et toutes les huit anciennes puissances européennes coloniales.

    Il semble que la stratégie américaine actuelle pour faire échouer l’application de l’appartenance de l’État de la Palestine en tant que membre de l’ONU soit d’essayer de priver la Palestine des neuf votes favorables nécessaires au Conseil de sécurité en convaincant les cinq membres européens (la Bosnie-Herzégovine, qui a reconnu l’Etat de Palestine , la France, l’Allemagne, le Portugal et le Royaume-Uni) et la Colombie (le seul Etat d’Amérique du Sud, n’ayant pas reconnu l’Etat de Palestine) de s’abstenir, laissant seulement huit votes favorables et donc faisant en sorte que le seul vote négatif de l’Amérique ne soit pas techniquement un « veto ».

    Même si chacun sait que le Conseil de sécurité aurait approuvé l’adhésion palestinienne à l’unanimité si les Etats-Unis avaient annoncé leur soutien, l’explication et l’attente derrière cette stratégie est, apparemment, que, en l’absence d’un « veto », personne ne remarquerait l’empreinte de l’Amérique dans ce résultat, personne (notamment dans le monde arabe et musulman) ne serait scandalisé par le fait que l’Amérique bloque la demande d’adhésion de la Palestine et Mahmoud Abbas et ses collègues retourneraient ramper dans la cage de hamster à partir de laquelle ils ont si récemment et de façon si spectaculaire échappé, dûment châtiés et docile, et reprenant stupidement leur course sur la roue d’entrainement israélo-américaine.

    Ce n’est pas simplement une stratégie naïve à couper le souffle, mais extraordinairement dangereuse - et pas seulement parce que la direction de Ramallah, après avoir expérimenté une vision d’introspection spirituelle [du type bouddhiste] et subi une greffe de colonne vertébrale, a également retrouvé son respect de soi et sa dignité humaine et ne va pas retourner ramper de nouveau dans sa cage.

  • permalien @Orangerouge :
    30 septembre 2011 @05h58   « »

    Un veto américain ne serait ni une grande affaire, ni une mauvaise chose. Cela confirmerait sans équivoque la triste et humiliante réalité, maintenant presque universellement reconnue, que les Etats-Unis d’Amérique sont asservis à Israël, lui rendant hommage et prenant ses ordres auprès de lui. En procédant ainsi, un veto américain disqualifierait définitivement les Etats-Unis pour jouer un rôle à venir significatif dans tout « processus de paix » véritable au Moyen-Orient qui se substituerait au processus frauduleux que les États-Unis ont contrôlé et manipulé au bénéfice d’Israël pendant les 20 dernières années et, partant, donnerait enfin une chance à la paix.

    Bien sûr, compte tenu que le statut d’Etat observateur conférerait à l’État de Palestine pratiquement tous les mêmes avantages que le statut d’Etat membre (le plus important, étant le droit d’accès à la Cour pénale internationale, où il pourrait poursuivre pour crimes de guerre les israéliens, y compris la construction de colonies, et les crimes contre l’humanité), un veto américain au Conseil de sécurité suivi par une mise à jour du statut d’Etat observateur par l’Assemblée générale pourrait en fait être le résultat le plus constructif possible pour la Palestine – meilleur même que membre à part entière de l’ONU avec un acquiescement américain, mais avec les Etats-Unis maintenant leur mainmise sur le monopole de tout « processus de paix ».

    On pourrait alors raisonnablement espérer que la nouvelle force internationale émergente, les « BRIC » (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud - tous membres actuels du Conseil de sécurité ayant reconnu l’Etat de Palestine et qui sont rapportés comme étant prêts à voter pour l’adhésion palestinienne), et l’Union européenne pourraient mobiliser conjointement la vraie communauté internationale derrière un effort véritable et urgent de parvenir à la paix avec une certaine mesure de justice.

    D’autre part, la stratégie américaine d’une abstention européenne à l’unanimité, en cas de succès, aurait des conséquences catastrophiques. Alors que le monde arabe et musulman a appris à s’attendre au pire des États-Unis, ils ont, du moins jusqu’à présent, conservé un certain espoir que l’Europe ne serait pas leur ennemi. Si la demande d’adhésion de la Palestine devait être vaincue par un front uni de l’Ouest, le monde serait confronté à un choc fondamental de « l’Occident contre le reste du monde », ressuscitant des souvenirs des périodes les plus arrogantes et méprisantes de l’impérialisme occidental et du colonialisme et confirmant la croyance, déjà largement répandue dans le monde arabe et musulman, que le monde judéo-chrétien est en guerre avec le monde musulman.

  • permalien @Orangerouge :
    30 septembre 2011 @06h05   « »

    Bien sûr, il est du pouvoir d’un seul homme d’empêcher ce scénario affreux de survenir. Les perspectives de quelques voix de plus pour lui-même et de moins d’argent pour la campagne de son adversaire éventuel républicain sont-elles vraiment plus importantes pour le président d’une Amérique multiraciale que de prévenir un affrontement de longue durée des civilisations, des cultures, des races et des religions et de permettre – bien sûr de promouvoir – le progrès vers un monde plus pacifique, plus juste et plus harmonieux ?

    Le monde devrait le savoir dans les prochaines semaines.

  • permalien Sergio Correa :
    30 septembre 2011 @08h20   « »

    88 p. 100 ! Amusant.

    Le même coup de pub que le royaume du Bhoutan qui en avait bien besoin puisqu’il a chassé de chez elle un tiers de la population hindouiste.

    Nettoyeurs ethniques du monde entier : unissez vous dans les stratégies de comm.

  • permalien Noval :
    30 septembre 2011 @09h00   « »

    Parce que " Bibi " ne supporte pas les partisans de « l’amour vache », il « allait voir maman quand papa lui disait non » :

    http://www.lefigaro.fr/internationa...

  • permalien gloc :
    30 septembre 2011 @09h21   « »

    @Noval,
    La propagande du journal de Serges Dassault...

    LE DISCOURS NETANYAHU PERTURBE PAR DES ANTI AIPAC PRO PALESTINIEN vidéo 1 - YouTube
    LE DISCOURS NETANYAHU PERTURBE PAR DES ANTI AIPAC PRO PALESTINIEN vidéo 2 - YouTube

    ... et les ovations au discours de Netanyahu à l’Aipac.

  • permalien Houcine :
    30 septembre 2011 @10h43   « »

    Noval

    En Israel, la population est traumatisee `a 90 % et la majorite des jeunes ne revent qu´aller ailleurs. Quant au bonheur dont parlent certains, il n´est que celui que provoquent les legendes bibliques affiramant que le mechant deiu d´Israel est eternelement dispose `a combattre aux cotes des siens (les racistes et les criminels).

    Houcine en Autriche__

    (Ma machine n´est pas adaptee au francais, priere m´excusez ces fautes de frappe).

  • permalien Orangerouge :
    30 septembre 2011 @11h09   « »

    Merci X pour la traduction de qualité.

  • permalien Orangerouge :
    30 septembre 2011 @11h25   « »

    à X,

    Mon analyse vaut ce qu’elle vaut :

    Je pense que si Abbas parvient à obtenir 9 voix au Conseil de Sécurité, ce qui n’est pas gagné étant donné les pressions américains extrêmes sur les différents pays, "Obama-j’aime le fric et les médias d’AIPAC" sera forcé de mettre son veto.

    A partir de là les Etats-Unis d’AIPAC se disqualifient, leurs paroles contredisant leur vote, ils ne peuvent plus participer aux négociations sur la Palestine. Cela les sort du jeu.

    Je pense que c’est l’objectif d’Abbas.

    De mon point de vue, si les Etats-Unis obtiennent de l’Union Européenne une abstention, cela va casser durablement ce qui reste de crédibilité de tout l’occident vis à vis de tous les pays non occidentaux.

    Les pays émergents, Chine, Inde, Brésil etc... sont le Centre économique de la planète à un horizon très proche.
    Les peuples de ces pays s’identifient plus facilement aux Palestiniens qu’aux occidentaux et aux israéliens ...

    La stratégie américano-europénne d’alliance avec Israël est d’une part moralement ignoble, et d’autre part elle est stratégiquement catastrophique.

    Mais les dirigeants occidentaux actuels sont si petits... Existent ils encore ? Ou bien n’existent-ils que comme valets du Lobby pro-Israël et des marchands d’armes (et des Industries des armes) ?
    Démocratie ? Où es tu ?

  • permalien Orangerouge :
    30 septembre 2011 @13h25   « »
    La Turquie envisage des sanctions contre la Syrie

    Face à l’échec des pays européens pour obtenir au Conseil de sécurité des sanctions contre la Syrie (opposition de la Chine, la Russie et l’Afrique du Sud), la Turquie envisage d’imposer ses propres sanctions à la Syrie pour punir le régime de sa répression féroce du mouvement protestataire actuel.

    http://www.guardian.co.uk/world/201...

    Erdogan continue à se forger une belle stature de soutien aux aspirations démocratiques.

    Face au caractère corrompu et cynique des dirigeants occidentaux d’un côté, aux dictatures arabes-étasuniennes et à la dictature capitaliste chinoise de l’autre : il y a une sacré belle place à prendre qu’il occupe de mieux en mieux.

  • permalien Sakhra :
    30 septembre 2011 @13h46   « »

    J’ai lu un entrefilet sur l’ambiance en Algérie. Face à un pouvoir oligarchique inamovible, les Algériens sont un peuple sans ressort, sans espoir, sans optimisme...

    Un entrefilet ? ..Mais c’est tout un article paru sur le jo urnal néo-sioniste "Valeurs actuelles" ..

    c’est un fait : les Algériens sont plus malheureux en Algérie que les Israéliens juifs ne le sont en Israël.

    Puisque c’est un néo-sioniste, qui le dit, il faut le croire...Pauvres de nous, comme disaient les pieds-noirs !

    Eh, c’est que les Algériens n’ont pas de Palestiniens sous la main, pour les massacrer, et pour pouvoir aller jouir de bonheur en allant admirer le spectacle des bombes au phosphore balancées sur les enfants de Gaza, quel bonheur pour les Israéliens.!!!

    Les Algériens n’ont pas de Palestiniens sous la main, pour jouir de bonheur devant l’épuration ethnique,pouir jouir devant les oliviers arrachés ,les corps torturés , et quel bonheur celà procure de se faire photographier devant ces Sous-hommes enchaînés
    Non, les Algériens ne pourront jamais goûter ce bonheur à l’inverse des Israéliens...

    Pôvres de nous !!!

  • permalien X :
    30 septembre 2011 @13h51   « »

    @ Orangerouge,

    La traduction n’est pas de moi.
    Selon votre analyse ce qui se passe peut amener n’importe où, mais surtout à une solution avec deux états. La grande question est : est ce que M. Abbas sait où il s’en va avec ça ? Sahant que l’AP ne peut continuer à exister que dans le cadre d’une solution à deux états.

  • permalien Sakhra :
    30 septembre 2011 @14h42   « »

    Lorsque Afshin a parlé "d’enfer", j’ai d’abord cru qu’il parlait de l’Iran, de la Syrie ou même de l’Algérie (un pays qualifié récemment de "pathétique" par l’ambassadeur français

    ).

    C’est que le "pathétique" ambassadeur des Sarko, BHL, Buisson, et tous les "nostalgériques "ne s’est pas arrêté là..Non, il a pleuré sur les Algériens, comme le dénommé Nathan laico-post-sionistev/benny machin pleure sur les Syriens : Voici ce que rapporte "Valeurs actuelles" :

    Ce « pays pathétique » est le grand perdant. Les mots sont sévères : « Ce bloc monolithique ne comprend rien, il est dépassé. » Dans ce régime où « deux cents têtes » font la pluie et le beau temps, « les autorités continuent à contresens ». Les Algériens sont passifs : « Cela fait de la peine de voir ce peuple tué, qui n’a pas plus de ressort. »

    Quelle sollicitude...C’est vrai que du temps de l"Algérie française", il n’y avait que du bonheur !! Les Algériens vivaient dans un paradis...
    et depuis qu’ils ont vidé les Français, c’est l’enfer.
    Moralité : Les Palestiniens, qui videront les sionistes, se retrouveront en enfer.Parole de laîco-post-sioniste-v/Benny machin !

    Mais le mot de la fin ? :

    Dans le nouveau paysage géopolitique du Maghreb, l’Algérie devient préoccupante : « C’est un mastodonte qui va nous gêner. »

    .

    Les gêner ?

    Dans leur entreprise de recolonisation ? J’espère bien. Les Algériens ont de la mémoire...Les crimes du colonialisme ne sont pas oubliés..Au contraire, la mémoire revient au galop à chaque fois qu’un "pathétique" ambassadeur français pleure sur les Algériens.
    Merci, Excellence !http://www.forum-algerie.com/actual...

  • permalien Orangerouge :
    30 septembre 2011 @16h09   « »
    Le Figaro parle du Lobby sioniste américain

    C’est une nouvelle en soi.

    Les Juifs représentent à peine 2 % de la population américaine, mais l’enjeu pourrait être crucial en Floride (5 %) et en Pennsylvanie (4 %), deux États traditionnellement très disputés. Surtout, la Maison-Blanche redoute les défections des puissants donateurs juifs, qui avaient tant fait financièrement pour sa première campagne. « Beaucoup de Juifs qui avaient donné des tonnes d’argent sont très peu enthousiastes pour le refaire », a confié sans ambages un leveur de fonds d’Obama au journal New York.

    http://www.lefigaro.fr/internationa...

  • permalien Orangerouge :
    30 septembre 2011 @16h15   « »

    à X,

    La solution à un seul état elle est déjà en œuvre, non ?
    Où avez vous vu deux états ?

    C’est le seul et unique état que tolèrent les Israéliens et leurs Lobbys (français, Bruxellois et américains) : un apartheid géographique, social et économique. Aucun achat de terre par des "arabes" et aucun retour du moindre arabe qui ait été chassé par les Israéliens de Palestine.
    Et régulièrement quelques assassinats de Palestiniens pour maintenir la chape de Plomb.

  • permalien PV :
    30 septembre 2011 @21h48   « »

    Il n’y a pratiquement plus d’êtres humains sur la planète n’ayant pas connu la guerre au Moyen Orient depuis qu’ils avaient une vingtaine d’années, la plupart d’entre nous n’a dès sa naissance jamais entendu parler d’autre choses que de guerres dans cette région. Et l’on voudrait que ces gens accordent un quelconque crédit aux simulacres de solutions miraculeuses que l’on leur ressort régulièrement d’un chapeau ? Personne ne croit à ces singeries stériles et hypocrites, il ne faut pas les prendre pour des demeurés.

  • permalien Lou :
    30 septembre 2011 @22h56   « »

    Prochaines Assises de la coopération décentralisée franco-israélienne, à Haïfa

    Les prochaines Assises de la coopération décentralisée franco-israélienne auront lieu du 25 au 28 octobre 2011, à Haïfa.

    Dans le cadre de ces Assises ULAI met à votre disposition un site Internet pour les inscriptions et la réservation d’hôtel : http://israel-france.d-u.co.il/

    Vous noterez que les chambres ont été pre-réservés à des tarifs préférentiels. Un plan de vol à tarif bloqué et à des dates précises est apparemment mis à disposition des participants par la compagnie israélienne (n’hésitez pas si cela vous intéresse à demander de plus amples renseignements directement à ULAI).

    Nous ne manquerons pas de revenir sur ces informations lors de la réunion du groupe-pays Israël (19 septembre 2011) afin de déterminer l’éventuel prise en charge de quelques participants (intervenants élus / experts, à confirmer...)

    Vous trouverez ci-joint, le programme provisoire (corrigé) des Assises ainsi que le tableau récapitulatif des collectivités qui ont manifesté leur intérêt pour être intervenants lors des tables rondes.

    Pour plus d’informations :

    Simoné Giovetti, chargé de mission
    Tel. 01 53 41 81 87
    Courriel : s.giovetti@cites-unies-france.org

    Question à Me Simoné Giovetti :
    Israël approuve la construction de 1 100 logements à Jérusalem-Est

    Allez-vous ajouter la colonisation à votre ordre du jour ?

  • permalien Lou :
    30 septembre 2011 @23h23   « »

    Que vient faire Jean-Jacques Rousseau ici ?

    C’est la faute à Michel Gurfinkiel :
    "membre du Comité éditorial de Valeurs Actuelles, Michel Gurfinkiel préside l’Institut Jean-Jacques Rousseau, un centre européen d’études et de recherche spécialisé dans les questions stratégiques et géopolitiques."

    Quelle conséquence pour Israël ?

    Un danger majeur ! Ce serait entériner des violations répétées d’accords et d’engagements bilatéraux ou internationaux et porter atteinte à la légalité internationale. En fait, de nombreux Etats voudraient « faire plaisir » à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens. Ce qui n’est guère possible dans les circonstances actuelles.

    Israël n’a-t-il pas sa part de responsabilité ?

    Du côté israélien, toutes les concessions ont été faites. Les gouvernements successifs ont accepté l’idée d’un Etat palestinien souverain en Cisjordanie et à Gaza. Ce dernier territoire a d’ailleurs été complètement évacué dès 2005.

    Mais les implantations nouvelles en Cisjordanie ?

    Aucune n’a été créée depuis dix ans. Les constructions de logements ne se poursuivent que dans des implantations existantes, relevant d’Israël selon les accords d’Oslo et destinées, pour les plus importantes, à être rattachées à Israël moyennant un échange de territoires avec une future Palestine arabe. Cette politique se ramène au principe : « La paix contre les territoires ».

  • permalien Lou :
    1er octobre 2011 @10h30   « »

    Le parlement israélien approuve le transfert de 30 000 Bédouins palestiniens

    Récemment, le parlement israélien, la Knesset, a approuvé les plans pour une autre purification à grande échelle de la communauté bédouine du Naqab. Un plan pour "relocaliser" 30000 de ceux qui ont réussi à rester sur leurs terres alors que plus des deux tiers de la totalité des bédouins furent déracinés lors de la création d’Israël.

    Les Bédouins étaient autrefois une communauté florissante de quelques 90 000 personnes qui vivaient autour de la ville de Bir al-Saba (Beersheva). Pourtant, les expulsions qui eurent lieu en 1948 furent le prélude de leur expulsion en cours depuis lors.

    Après la création d’Israël, le régime militaire a été imposée sur les bédouins de Beersheva depuis plus de 18 ans. Malgré la fin du régime militaire en 1967, l’histoire de la dépossession des Bédouins continue jusqu’à aujourd’hui. Presque toutes leurs terres ont été saisies par l’État en utilisant un ensemble de manœuvres juridiques tels que le droit de la propriété des absents et les lois d’acquisition de terrains de 1953.

  • permalien Orangerouge :
    1er octobre 2011 @16h53   « »
    Le public américain est mal informé sur la demande des Palestiniens à l’ONU

    Première partie d’un article de Joel Lauria.
    http://www.boilingfrogspost.com/201...

    Joel Lauria est un journaliste d’investigation basé à New York qui publie des articles dans différents grands journaux anglo-saxons : The New York Times, le Washington Post, The Daily Telegraph, le Daily Mail, The Guardian, The Montreal Gazette, The Star de Johannesburg, le Washington Times, le New York Magazine, ARTnews

    Extrait :

    Le public américain est mal informé sur les raisons et la nature de ce que les Palestiniens recherchent à l’ONU : par une combinaison d’erreurs ‒par ignorance ou volontairement‒, et par l’omission de faits significatifs.

    La plus grosse erreur répétée à travers les médias, dans des centaines de titres et d’articles, est que les Palestiniens cherchent un Etat à l’ONU.

    En fait, la Palestine est déjà légalement un État souverain et cherche l’adhésion à l’Organisation des Nations Unies, et non pas un Etat. Les Nations Unies ne peuvent accorder ou non la reconnaissance d’un Etat. Seuls les États peuvent reconnaître d’autres États bilatéralement.

    L’ONU ne peut accorder qu’à des Etats déjà existants le statut de membre ou de non-membre. La Charte de l’ONU est claire. L’article 4 déclare que seuls les Etats existants peuvent demander à devenir membre de l’ONU.

    Vendredi dernier, le Secrétaire général Ban Ki-moon, a accepté la demande d’adhésion à l’ONU de Mahmoud Abbas comme Dirigeant de l’OLP et Président de l’Autorité palestinienne. Ban a envoyé la demande au Conseil de sécurité, qui a commencé à délibérer le lundi (26 septembre).

    L’acte même du Secrétaire général d’accepter la demande d’adhésion est une reconnaissance par l’ONU que la Palestine est déjà un Etat, puisque seuls les Etats peuvent adhérer.

  • permalien Orangerouge :
    1er octobre 2011 @17h32   « »
    Les Palestiniens, comme les Etats-Unis l’ont fait, doivent arracher leur indépendance à une puissance occupante

    Suite des Extraits de l’article de Joel Lauria (mauvaise traduction)

    La Palestine, a déclaré son indépendance le 15 Novembre 1988, un fait qui n’est rapporté nulle part dans les grands médias américains de la semaine dernière. Un Palestinien est sorti de la mosquée Al Aqsa ce jour-là à Al Qods / Jérusalem et a lu la déclaration à voix haute, un peu comme quelqu’un a lu la Déclaration d’indépendance américaine à une foule dans la cour de la Chambre de l’état de Philadelphie le 4 Juillet 1776.

    Presque immédiatement, une centaine de pays ont reconnu l’Etat palestinien indépendant. Depuis, 30 nations de plus ont reconnu la Palestine , certains ayant ouvert des ambassades palestiniennes dans leurs capitales. Ce fait trop crucial n’a pas été rapporté dans les médias américains.

    Pour les Palestiniens et les pays qui les reconnaissent, les troupes israéliennes occupent une nation souveraine.

    Il en était de même que lorsque le Maroc, puis la France et les autres nations ont reconnu les Etats-Unis indépendants, avant que la guerre contre la Grande-Bretagne ait été remportée. Pour les Américains, et les nations qui ont reconnu l’Amérique, les troupes britanniques étaient devenue une force d’occupation, et non pas une armée de défense du territoire britannique.

    Le problème pour les Américains à l’époque, comme pour les Palestiniens aujourd’hui, est que la nation occupante, et la plus grande puissance du monde, ne sont pas parmi les 130 qui ont accepté de les reconnaître.

    Suite de l’article ici :
    http://www.boilingfrogspost.com/201...

  • permalien Orangerouge :
    1er octobre 2011 @17h41   « »
    Différentes voies stratégiques pour les Palestiniens à l’ONU

    Dernier extrait de l’article de Joe Lauria :

    S’il y avait eu une Organisation des Nations Unies en 1777, les Américains auraient pu faire une demande d’adhésion. Et si la Grande-Bretagne avait eu un droit de veto au Conseil de sécurité, elle aurait bloqué cette adhésion.

    Aujourd’hui, ni la puissance occupante, Israël, ni la plus grande puissance du monde, les Etats-Unis, ne reconnaissent l’Etat palestinien. Ainsi les Etats-Unis a promis d’opposer son veto....

    Les Etats-Unis furieux avaient fait pression sur tous pour empêcher les Palestiniens de venir à l’ONU, y compris le Congrès en menaçant de couper toute aide. Ayant échoué, Washington essaie maintenant de retarder un vote aussi longtemps que possible tout en lobbying auprès des quelques membres non permanents du Conseil de sécurité à s’abstenir ou voter contre.

    Mais les Palestiniens savaient dès le début du processus de l’ONU prendrait des semaines et n’ont jusqu’à présent pas fait marche arrière d’un pouce sur leur plan.

    L’adhésion à l’ONU exige une recommandation du Conseil de sécurité de 15 membres, sécurisé, avec neuf voix pour et aucun veto. Si la recommandation passe, l’Assemblée générale 193 places doit approuver à une majorité des deux tiers. Huit voix en faveur ou moins tuerait la résolution de la sécurité des membres du Conseil, en épargnant les Etats-Unis à partir d’un droit de veto qui leur a coûté cher à la rue arabe.

    Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud et le Liban sont parmi les membres du Conseil de sécurité qui ont formellement reconnu la Palestine et sont fermes sur le vote en faveur. Les Etats-Unis ne se souciant pas avec eux.

    Mais le Nigeria, la Bosnie-Herzégovine, la Colombie et le Gabon ont également reconnu la Palestine et sont sous une extrême américaine, et dans le cas du Gabon, de la pression française d’au moins s’abstenir.

    ... Après une défaite que le Conseil de sécurité, deux options à l’Assemblée générale demeurent.

    ... Cette étape est d’essayer de contourner un veto américain soit ou inférieure à neuf voix au Conseil de sécurité à l’Assemblée générale, en employant une Guerre froide connue comme la résolution "S’unir pour la paix".

    Cette résolution "S’unir pour la paix" a été introduit par les Etats-Unis en 1950 pour contourner vetos soviétiques répétés sur la guerre de Corée. Francis Boyle, un conseiller juridique de M. Abbas, m’a dit qu’il a conseillé au président palestinien de prendre cette mesure. Mais les Palestiniens devraient convaincre les deux tiers des membres votants de l’Assemblée que l’appartenance palestinienne serait une réponse à une "menace pour la paix, rupture de la paix ou un acte d’agression" d’Israël.

    La suite est sur le sale rôle qu’a joué le Quartet :

    http://www.boilingfrogspost.com/201...

  • permalien Orangerouge :
    1er octobre 2011 @17h55   « »
    Si les Palestiniens avaient les 9 voix au Conseil de Sécurité, le veto des Etats-Unis ne serait pas valide

    Article de YVES NOUVEL publié hier sur le site du journal Libération - Première partie de l’article

    YVES NOUVEL est Professeur de droit à l’université Paris-II(Panthéon-Assas)

    Les Etats-Unis se préparent à opposer leur veto à la demande d’admission aux Nations unies déposée par les dirigeants palestiniens. Cette opposition est censée faire obstacle à ce que la Palestine devienne le 194e Etat membre de l’ONU. Or, il est douteux qu’un tel acte puisse avoir l’effet que voudrait lui attacher la diplomatie américaine. En effet, les Etats-Unis ont renoncé au droit d’exercer cette prérogative dans ces circonstances. Et ils s’appuient sur des motifs qui ne le permettent pas.

    L’entrée à l’ONU est soumise à une procédure en deux étapes : une recommandation du Conseil de sécurité puis un vote de l’Assemblée générale. Au sein Conseil de sécurité, le vote doit s’obtenir à une majorité de neuf sur quinze des Etats appelés à voter et parmi eux, nécessairement les cinq membres permanents du Conseil.

    Par le passé, les Etats-Unis ont déclaré qu’ils ne se prévaudraient pas de leur droit de vote privilégié pour empêcher l’admission d’un Etat dont la candidature serait appuyée par la majorité requise au sein du Conseil de sécurité. Ils l’ont fait en des termes dépourvus de toute ambiguïté : « Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique partage l’opinion de la majorité des délégations suivant laquelle les membres permanents du Conseil de sécurité ne doivent pas faire usage de leur droit de veto pour empêcher l’admission d’un candidat qui a obtenu au moins sept voix au Conseil de sécurité [le Conseil comprenait 11 membres avant 1966] » (Rapport de la Commission spéciale de l’admission de nouveaux membres, 25 juin 1953). Pareille position prise par un Etat dans des termes traduisant l’idée d’un devoir, ne doit pas être lue autrement que comme une renonciation à exercer le veto dans les mêmes circonstances. Si la Palestine obtenait neuf voix au sein du Conseil de sécurité, les Etats-Unis seraient donc impuissants à bloquer la recommandation d’admission, ayant abdiqué un tel pouvoir dans de pareilles circonstances.

  • permalien Orangerouge :
    1er octobre 2011 @17h56   « »
    Fin de l’Article de YVES NOUVEL

    Article de YVES NOUVEL publié hier sur le site du journal Libération - Deuxième partie de l’article :

    En toute hypothèse, le vote négatif américain n’est pas susceptible de produire l’effet de blocage escompté car sa validité même est problématique. Selon les critères d’admission posés par la charte des Nations unies, le Conseil de sécurité décide si l’entité qui sollicite son admission est un Etat pacifique, capable de remplir les obligations de la charte et disposé à le faire. En 1948, la Cour internationale de justice a rappelé qu’un membre ne peut faire dépendre son consentement d’autres conditions que celles énoncées par la charte. C’est uniquement dans ce cadre que les Etats peuvent porter une appréciation entièrement libre. Or, les Etats-Unis ont d’ores et déjà exposé les motifs du vote qu’ils se proposent d’émettre. Selon le président Obama, c’est parce qu’elle ferait sortir les Palestiniens de la négociation avec Israël que la demande d’admission doit être repoussée. Quelle que soit la pertinence de cet argument, il est insusceptible de fonder valablement le veto américain car il ne relève pas des conditions posées par la charte. Comme le disait le représentant des Etats-Unis devant le Conseil de sécurité en 1947 : « Je ne pense pas que les auteurs de la charte aient jamais voulu donner à un Etat le droit de s’opposer, pour des raisons étrangères à la charte, à l’admission d’un pays que les autres Etats membres des Nations unies jugeraient digne d’être admis. II y a là, indubitablement, un abus du droit de veto. »

    Dès lors, le vote américain, quoiqu’en disent les Etats-Unis, sera impuissant à faire obstacle à l’adoption de la résolution si au moins neuf membres du Conseil de sécurité la votent. Dans ce cas, l’Assemblée générale devrait s’estimer en droit de se prononcer sur l’admission du nouveau membre et l’on sait qu’en son sein, plus de 126 Etats ont déjà individuellement reconnu l’Etat de Palestine.

    http://www.liberation.fr/monde/0101...

  • permalien X :
    1er octobre 2011 @18h03   « »

    Nathan passe son temps à reprocher au prosyriens de ne pas condamner les crimes du boucher de Damas. Depuis une semaine plusieurs crimes ont été commise par les ’’siens’’ à l’endroit des civils palestiniens sans déffense. On aurait pau s’attendre à ce qu’il montre un minimum d’égard envers ces crimes ne serait ce que pour son tapage antisyrien. C’est ne pas connaitre le sionisme et les sionistes. Comme il disait il y’a quelques temps il doit déffendre les siens mêmes les criminels d’entre eux.

    Voici quelquea une de ces crimes :

    Expulsion de 30 000 bédouins de leurs terres,

    Aggressions répétées des colons contre les civils palesiniens,
    destruction de centaines d’oliviers dont le dernier aujourd’hui

    Annonce de la constution de 1 100 logements au lendemain de la demande de reprise des négociation par le quartet.

    Assassinat d’un manifestant palestiniens et plusieurs dizaines d’arrestations pendant les manifestatons pacifiques durant la présentation de la demande d’Abbas à l’onu.

    Nathan ne dénonce rien de tout ça parce que c’est le quotidien des
    palestiniens depuis 60 ans. C’est un peu normal en fait.

  • permalien CdQat :
    1er octobre 2011 @18h35   « »
    @ Orangerouge : Public US mal informé

    En prolongement de l’article déclarant que le public américain est mal informé, il est intéressant de noter que depuis une dizaine d’année de véritables groupes américains se sont créés pour informer sur ce sujet (ifamericansknew.org, stopaipac.org pour les 2 principaux qui me viennent à l’esprit).
    Le résultat semble se faire sentir puisque les différentes études d’opinion montrent un profond mouvement de désaffection envers Israël. L’illustration se trouve dans l’étude pays annuelle de la BBC où, pour l’année 2011, le camp des opposants à Israël a bondi de 10 points aux US en un an, du jamais vu !

  • permalien Rouzbeh :
    1er octobre 2011 @19h13   « »

    Secrets d’alcôve de Netanyahou

    Les hommes politiques affectionnent la langue de bois. Mais le soir quand ils se couchent, comme leurs véritables pensées, crues, doivent courir dans leurs têtes comme des rats dans un grenier. Comme ils doivent rêver tout dire, de tout cracher ! Comme Netanyahou, face aux peuplades de l’Onu, aurait eu envie de hurler ce que j’écris.
    Ecoutons-le.
    Chut !
    You’re in bed with Netanyahou !
    Salut les rats de Gaza !
    Alors il a fallu que vous la fassiez votre bourde ! Bande de guignols ! Il a fallu que vous alliez au Nations-Unies ! Ah ! Les mendiants ! Ils ont quand même assez de fric pour se payer un billet d’avion et des chambres d’hôtel ! Heureusement qu’on les subventionne ! Et tout ça pourquoi ? Demander à être un pays comme les Etats-Unis, comme Israël ! Pauvres ploucs !
    (…)
    Vous pensiez peut-être nous faire honte, vous présenter devant les autres nations, nous forcer la main ! Mais vous n’avez pas encore compris qui nous sommes et qui vous êtes ? Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas encore réduits en cendres que vous le devez à votre volonté. Vous ne le devez qu’à la nôtre. Parce qu’il faut qu’on fasse semblant. Voilà pourquoi on vous tient vivants, à moitié, dans nos laboratoires où l’on vous asphyxie, vous assomme, puis vous réanime, comme un labo de cobayes. Vous êtes nos cobayes ! Jamais vous ne serez nos égaux, ne rêvez pas ! Il n’y aura jamais d’Etat Palestinien pour ronger l’Etat Israélien. 
    Et pourquoi ? Parce que nous n’en voulons pas ! Et que nous sommes les plus forts !

    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

  • permalien Sakhra :
    1er octobre 2011 @23h52   « »

    @ Orangerouge,

    Comme l’écrivait Zulfikar al Ansari, les Palestinienssont devenus "des cobayes juridiques"...

    - Les arguments de Yves Nouvel sur la validité du véto américain sont interressants, en ce sens, qu’ils participent aux débats, qui se font jour ici et là sur la mission de l’ONU auj, sur sa composition, bref, sur sa "légitimité " à représenter tous les Etats membres.

    Mais, à mon avis, :- la renonciation des US à leur droit de véto ssur la base de leur déclaration de 1953 n’est pas aussi claire, c’est Nouvel, qui interprête.
    - quant aux critères d’admission d’un Etat, contenus dans la charte, ceux-ci ont été, déjà, largement violés en 1947, quant l’AG de l’ONU a adopté la résolution 181.Non seulement les critères, mais le principe fondamental qui sous-tendait la création de l’ONU : le droit des peuples à disposer d’eux_mêmes.On sait que les Palestiniens, les principaux concernés, n’ont pas été consultés.

    Quant à Joe Lauria, le recours à l’AG pour une résolution type résolution 377, c’est une possibilité, qui a été envisagée par les Palestiniens, il me semble ?http://www.planetenonviolence.org/C...

    Il reste que l’ONU, n’étant plus qu’un instrument aux mains des US, et de l’OTAN, c’est à une refondation totale de cette institution que devraient s’atteler l’immense majorité des Etats.
    Crée par les vainqueurs de la 2ème guerre, à un moment où les 2/3 des Etats la composant auj n’existaient pas, il y a un problème de llégitimité et donc de crédibilité.
    Il faut rappeler que parmi les critères de désignation des Etats membres du CS, avec le droit de véto, il y avait celui du nombre des populations que ces Etats représentaient : c-àd que pour la France et la Grande-Bretagne, on a compté les populations de leurs colonies à l’époque....
    C’est un comble, c’est au nom des Algériens, des Maghrébins, des Africains,.... que ces Etats continuent à "sévir" aux N-U...contre les revendications légitimes d’un pays colonisé : la Palestine !!!

  • permalien varanasrama :
    2 octobre 2011 @00h49   « »

    Ailleurs dans le monde, il y d’autres conflits qui durent aussi depuis une éternité, c’est le cas par exemple du Sahara occidental ou du Cachemire, on en parle très rarement par ici. Concernant ce dernier conflit certains esprits un peu malicieux en Asie du Sud-est, observent que le malheur de ces pauvres gens ne l’est pas forcément pour tout le monde, en faisant référence à une certaine presse et à certains médias, pour qui c’est un véritable filon sans fin…

  • permalien Eric38 :
    2 octobre 2011 @06h08   « »
    Faire la paix, pas simple, mais l’objectif !

    Situations compliquées entre Palestiniens et Israéliens...

    Cependant, pourquoi pas ? des femmes et des hommes de bonnes volontées chez les israéliens et les Palestiniens...

    Je propose une gestion mixte sur les ressources principales :
    - l’eau douce du jourdain ? : création d’un haut commissariat Palestino-Israélien, pour garantir l’accés à l’eau douce tant aux Palestiniens qu’aux Israéliens.
    - Les hydrocarbures aux larges des côtes israelo-palestiniènes ?
    création d’un haut commissariat aux hydrocarbures Israelo-Palestiniens, pour garantir des sources de revenus aux Palestiniens comme aux Israéliens, garants d’une Paix durable !
    La Paix, c’est possible, si chacun y mets du sien !

  • permalien Laurent Szyster :
    2 octobre 2011 @13h14   « »

    @varanasrama,

    certains esprits un peu malicieux en Asie du Sud-est, observent que le malheur de ces pauvres gens ne l’est pas forcément pour tout le monde, en faisant référence à une certaine presse et à certains médias, pour qui c’est un véritable filon sans fin…

    Effectivement, en cas de paix une cohorte de journaleux et d’humanitaires aux petits pieds devraient se reconvertir dans des conflits nettement moins populaires et déménager dans des endroits vachement moins sympas que Tel Aviv ou Ramallah.

    Heureusement pour lui on n’est pas prêt de voir Benjamin Barthes s’enterrer au Sahara Occidental ...


    @Orangerouge, X, etc,

    Cabinet approves plan to relocate Negev Bedouin

    A total of some 70,000 Bedouin currently live in unrecognized villages in the Negev. Today’s cabinet decision calls for recognition of some of the unrecognized communities in areas where the regional master plan for the greater Be’er Sheva area has already been earmarked as land for communities. The director general of the Prime Minister’s Office, Eyal Gabai, said a variety of communities would be planned, including farming communities.

    "We estimate that about 30,000 people will not remain where they are now living, but will vacate lands on which they have squatted. But they will be able to find an alternative place to live in the same area," Gabai said.

    Le problème des communautés bédouines dans le Négev est celui de l’opposition entre droits coutumiers et état de droit. Soit Israël institue une "zone tribale" régie par d’autres lois, soit les bédouins acceptent l’autorité de l’état.

    Un compromis entre ces deux options est d’autant plus difficile qu’une minorité des communautés bédouines vivant essentiellement de trafics illégaux préfère le status-quo d’une zone de non droit.

  • permalien Houcine :
    2 octobre 2011 @13h42   « »

    Suite aux drames palestiniens, Afghans et irakiens, pour faire face au réveil arabe, comment le Clan Sarkozy prépare-t-il le futur de cette région, après l´invasion sauvage de la Libye ?

    http://www.lemonde.fr/libye/article...

    Serait-il possible de faire disparaitre un très couteux et si dangereux arcenal comme celui-ci, sans la complecité des plus forts et ceux qui trop tardivement en parlent ?

    Houcine en Autriche__

  • permalien varanasrama :
    2 octobre 2011 @13h43   « »

    On peut bien sûr voir le monde comme le ferait un Cyclope, mais les personnes que j’évoquais font eux référence aux camps…

  • permalien varanasrama :
    2 octobre 2011 @13h45   « »

    Il manque "deux" dans ma phrase pour qu’elle est un sens, pardon...

  • permalien Orangerouge :
    2 octobre 2011 @17h20   « »

    Merci Sakhra de ces commentaires qualifiés.

  • permalien CdQat :
    2 octobre 2011 @18h25   « »
    Laurent Szyster : 2 octobre @13h14

    Le problème des communautés bédouines dans le Négev est celui de l’opposition entre droits coutumiers et état de droit.

    "droits coutumiers et état de droit" ??? Le Droit coutumier doit s’effacer pour faire place à l’Etat de Droit ??? Beau principe colonial !!

    "le status-quo d’une zone de non droit" ??? Donc le désert des bédouins est une zone de non droit. Décidément les Israéliens ont du mal avec les arabes. Entre la "terre sans peuple", et maintenant les bédouins qui n’ont pas de Droit, un beau florilège de ce qui se fait de mieux dans la connaissance un peu crasse de cette région.
    Et je suppose que puisqu’il n’y a "pas de Droit", il est urgent d’en imposer un, n’est-ce pas ?

  • permalien K. :
    2 octobre 2011 @22h20   « »

    Henry Siegman :

    ...les incohérences d’Obama ne sont qu’une partie du problème. Plus troublant est son affirmation d’un principe qui, s’il est pris au sérieux, clouerait le cercueil dans lequel la politique américaine a placé le processus de paix.

    Obama a maintenant déclaré à plusieurs reprises- avant, pendant et après son discours- que l’ONU ne peut pas donner aux Palestiniens leur Etat. Un Etat palestinien ne peut résulter que d’un accord conclu lors de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.

    L’ancien éditeur de la "Harvard Law Review" sait certainement que l’autodétermination nationale est une « norme impérative » dans le droit international qui oblige l’ONU à mettre en œuvre ce droit.

    Le principe d’Obama soumettrait l’autodétermination des Palestiniens à l’approbation d’un gouvernement israélien, dont la majorité des ministres sont membres fondateurs du caucus de la Knesset d’Israël qui s’est engagé à intégrer l’ensemble de la Cisjordanie dans le Grand Israël, en dépit de l’acceptation récente de Netanyahou d’une solution à deux Etats, une déclaration que peu d’Israéliens prennent au sérieux.

    La communauté internationale a jusqu’à présent respecté le processus de paix sous commandement américain sous la conviction que, du fait précisément du soutien américain unilatéral à Israël, les Etats-Unis ont l’unique pouvoir de persuader le gouvernement israélien d’accepter un règlement équitable de son conflit avec les Palestiniens. Le discours d’Obama à l’ONU a finalement brisé cette attente.

    Personne parmi ceux qui faisaient partie de l’assistance ne croit plus que l’Amérique est la partie indispensable pour un accord de paix israélo-palestinien. En effet, il est devenu douloureusement clair que l’Amérique ne fait qu’obstruer le processus, utilisant son influence en Europe occidentale et ailleurs pour protéger Israël contre les pressions internationales qui pourraient modifier sa position de rejet.

  • permalien K. :
    2 octobre 2011 @22h37   « »

    Siegman 2/2

    La sagesse conventionnelle sur ce sujet a maintenu que les Israéliens doivent être rassurés sur leur sécurité pour accepter les compromis nécessaires pour un accord de paix. S’ils se sentent menacés par des sanctions ou des critiques perçus par eux comme l’intention de contester la légitimité d’Israël, ils ne feront que durcir leur position et adopter une mentalité de bunker.

    C’est une sagesse inutile, non pas parce qu’elle est une fausse description de la réaction israélienne à des pressions extérieures, mais plutôt parce que le gouvernement israélien n’agit pas différemment quand il n’y a personne qui le menace et quand ses interlocuteurs sont des modérés qui s’opposent catégoriquement la violence et cherchent à obtenir un compromis avec Israël.

  • permalien Laurent Szyster :
    3 octobre 2011 @00h08   « »

    @CdQat,

    Le Droit coutumier doit s’effacer pour faire place à l’Etat de Droit ??? Beau principe colonial !!

    Pour rappel, le droit coutumier se résume trop souvent à la tyrannie patriarcale, la vendetta et le droit du plus fort sans recours ni appel.

    En quoi la sécurité juridique d’un état de droit est elle un principe colonial ?

    Donc le désert des bédouins est une zone de non droit. Décidément les Israéliens ont du mal avec les arabes. Entre la "terre sans peuple", et maintenant les bédouins qui n’ont pas de Droit, un beau florilège de ce qui se fait de mieux dans la connaissance un peu crasse de cette région.

    J’ai écrit qu’une minorité vivant de traffics illégaux préfère vivre en dehors de l’état de droit.

    Mais vous voulez absolument lire ce qui vous arrange pour entretenir vos fantasmes en noir et blanc.

    Si demain, pour satisfaire la partie la plus réactionnaire de la communauté bédouine, Israël instituait une zone tribale régie par la coutume vous parleriez sans doute de "réserves indiennes" ...

  • permalien gloc :
    3 octobre 2011 @06h39   « »

    Laurent Szyster :

    En quoi la sécurité juridique d’un état de droit est elle un principe colonial ?

    ... en ce qu’elle n’est pas la résultante de l’expression de la souveraineté d’un peuple, mais un principe imposé par des étrangers à ce peuple.

    Non seulement c’est un principe colonial, mais c’est aussi, quand il est dévoyé, un procédé d’asservissement. Ce que vous même vous reconnaissez en affirmant « J’ai écrit qu’une minorité vivant de traffics illégaux préfère vivre en dehors de l’état de droit. » qui est exactement la même formule que l’"état français" emploi pour ses banlieues qui sont loin d’être des zones bédouines, pour racketter (légaliser) le trafic de cannabis.

    La symbolique de l’eau dans le conflit israélo-palestinien

    Le principe d’un état colonial, en dehors de la confiscation des richesses naturelles d’un territoire à son unique profit, est de maintenir la population indigène dans un état de dépendance totale, et de se procurer de la main d’œuvre à bon prix, en lui interdisant (au non de sa loi) toute autonomie vitale.

  • permalien gloc :
    3 octobre 2011 @06h50   « »
    « Necessitas non legem habet. »

    @Laurent Szyster,

    J’ajoute que la "sécurité juridique" ne concerne que la loi... la sécurité d’une loi, uniquement d’une loi, et pas celle des citoyens.

  • permalien K. :
    3 octobre 2011 @07h44   « »

    Yitzhak Laor :

    ...

    Il est commode d’oublier que pendant des décennies, Israël a été le conduit à travers lequel les Etats-Unis ont financé l’industrie américaine des armes : l’argent qu’ils déboursent passe par Israël et revient à ces industries.

    Il est commode pour nos doux colombes d’oublier que le projet israélien est d’abord et avant tout un projet impérial, à travers lequel les Etats-Unis - que ce soit par le bâton (bombardements profondément à l’intérieur de l’Egypte, destruction de Beyrouth, famine de la bande de Gaza) ou par la carotte ("Nous allons faire pression sur eux si vous êtes gentils avec nous") - continuent de régner sur la région.

    Certes, il est triste de voir les "libérateurs de la Libye" nier la dictature militaire de 44 ans, en Palestine. ( ..) Mais le pro-américanisme du camp de la paix israélien est encore plus triste. Comme des mendiants à la porte, ses membres restent là et disent à la Maison Blanche, qui est construite sur tellement d’oppression et d’horreur à travers le monde, "Ne soyez pas un Lieberman, aidez-nous à être vertueux."

  • permalien Yvan :
    3 octobre 2011 @08h05   « »
    Les Etats-Unis pointent l’isolement d’Israël sur la scène diplomatique - LeMonde.fr


    "Dans ce moment extraordinaire au Moyen-Orient, alors qu’il se produit tant de changements, il n’est pas bon pour Israël d’être de plus en plus isolé. Et c’est ce qui est en train de se produire", a-t-il [Leon Panetta] indiqué.

  • permalien CdQat :
    3 octobre 2011 @08h49   « »
    Laurent Szyster re. : 3 octobre @00h08

    le droit coutumier se résume trop souvent à la tyrannie patriarcale, la vendetta et le droit du plus fort sans recours ni appel.

    C’est beau ça ! Allez, franchement maintenant, cette remarque est-elle vraiment censée argumenter que la précédente ne défendait pas un principe colonial ?

    Sinon, je ne parlais pas de la qualité d’un Etat ou d’un Droit comme étant colonial, je parlais d’imposer sa norme à un groupe avec comme justification le dénigrement de la norme du groupe en question.

    J’ai écrit qu’une minorité vivant de traffics illégaux préfère vivre en dehors de l’état de droit.

    Je ne conteste absolument pas ce qui est écrit. Je conteste seulement le fait que face à ce constat, qui s’applique à toute société, dans le cas précis des bédouins, il faille leur imposer un "Etat de Droit" dont ils ne veulent pas.

    Si demain, pour satisfaire la partie la plus réactionnaire de la communauté bédouine, Israël instituait une zone tribale régie par la coutume vous parleriez sans doute de "réserves indiennes" ...

    Je constate que pour contrer "la partie la plus réactionnaire de la communauté bédouine", Israël veut faire appliquer son "Droit" à toute la "communauté bédouine".
    Un peu comme si demain, pour satisfaire la partie la plus réactionnaire d’Israël (au pouvoir soit dit en passant), l’ONU veuille faire appliquer un Droit international laïc.
    Voire pire, un Droit international Athée !

  • permalien Yvan :
    3 octobre 2011 @09h00   « »
    Israël - Soudan du Sud : une alliance calculée - LeMonde.fr

    Défiance accrue vis-à-vis de l’Egypte, tensions exacerbées à l’égard de la Turquie, liens distendus, pour ne pas dire gelés, avec l’Autorité palestinienne… Depuis plusieurs semaines, Israël voit son image se dégrader sur la scène proche-orientale. Pour conjurer le spectre d’un isolement diplomatique fâcheux, l’Etat juif s’efforce de cultiver son entregent sous d’autres latitudes. A cette aune, c’est peut-être en Afrique, terre d’opportunités pour grandes puissances et pays émergents, qu’il pourrait s’être trouvé un allié de choix : le Soudan du Sud.

  • permalien Noval :
    3 octobre 2011 @11h33   « »

    Le problème, c’est qu’ " il ne s’agit pas d’une question territoriale " a déclaré le menteur Danny Ayalon, lors d’une promenade où il faisait office de guide touristique .

    Pour ce criminel de guerre, construire sur une terre volée ne relève pas d’un " processus politique ". " Le problème, c’est la reconnaissance du droit du peuple d’Israël à sa patrie, dans la paix, la sécurité, dans un respect mutuel et une reconnaissance mutuelle, et patati et patata ... »  :

    http://www.juif.org/go-news-160886.php

  • permalien Noval :
    3 octobre 2011 @13h19   « »

    Sûr et fort de son impunité, un sioniste ose tout. Absolument tout ; l’essentiel consistant à mentir, falsifier et amalgamer.

    Un exemple parmi tant d’autres :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/aspo...

  • permalien X :
    3 octobre 2011 @13h19   « »

    Le seul crime des bedouins est qu’ils ne sont pas nés de la bonne religion. Israel refuse de reconnaitre leurs villages et leur façon de vivre. Ici la démolition d’un village l’an dernier.

  • permalien Orangerouge :
    3 octobre 2011 @20h16   « »

    Ce passage de "Ce soir ou jamais" pour le pessimisme lucide de Rony Brauman :

    http://oumma.com/Rony-Brauman-rappe...

    J’en profite pour faire remarquer que des racistes immondes comme Elizabeth Levy (on a le droit de passer les moments où ses propos insupportables, émis sous forme de braillements nasillards, agressent l’oreille), ou bien Eric Zemmour, peuvent squatter en permanence les chaines de télévisions.
    Pourquoi eux ? Et pas les multiples gens intéressants, agréables à écouter, et éventuellement drôles, qu’on aimerait entendre plus souvent ... ?

  • permalien K. :
    3 octobre 2011 @20h29   « »

    The Swoop, Washington’s World : October 3rd – October 9th, 2011

    http://theswoop.net/ln_english/index.php

    Les responsables de l’administration poussent un soupir de soulagement du fait que la demande palestinienne d’admission à l’ONU n’a pas encore atteint le Conseil de sécurité pour un vote. La politique de veto, comme clairement indiquée par le président Obama, reste complètement intacte, mais la Maison Blanche est heureuse qu’elle ait gagnée un certain retard.

  • permalien Lou :
    3 octobre 2011 @20h46   « »

    Chomsky parle de “Occupy Wall Street” et de l’effondrement imminent d’Israël

    (...)
    En raison du fait qu’il met tous ses espoirs dans le seul soutien des USA "l’état sioniste risque de s’effondrer si ce soutien lui était retiré totalement ou partiellement — tout à fait comme l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid", dit Chomsky qui rappelle que les Sud-Africains s’étaient sentis assez en sécurité pour ignorer l’embargo de l’ONU et le retrait des entreprises de leur pays pendant les années 1980, tout le temps que l’administration de Reagan les soutenait. Mais dès que les USA lui ont retiré leur soutien, le régime d’apartheid s’est effondré.
    (...)

  • permalien Lou :
    3 octobre 2011 @21h04   « »

    En Allemagne on avoue : Il y a une crise entre Merkel et Netanyahu / Barak Ravid – Haaretz

    L’entretien téléphonique difficile qu’ont eu vendredi dernier le Premier ministre Netanyahu et la chancelière allemande, Angela Merkel, a été le summum de la grave crise qui s’est déclarée entre les deux dirigeants depuis deux ans et demi. Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Netanyahu, ses relations avec la chancelière ont été émaillées d’affrontements, de frictions et d’incidents embarrassants. Même si elle tient à préserver les relations germano-israéliennes, Mme Merkel ne cache plus sa défiance à l’égard d Premier ministre Netanyahu.

    Hier on a appris que l’autorisation de construire 1 100 logements dans le quartier de Guilo à Jérusalem, situé au-delà de la « ligne verte », a provoqué la colère de la chancelière et déclenché une crise entre les deux dirigeants. Cette colère a éclaté lors d’un entretien téléphonique vendredi et, chose tout à fait exceptionnelle, immédiatement après cet entretien, la chancelière a publié un communiqué officiel dans lequel elle rend compte des propos qu’elle a tenus au Premier ministre.

    Le bureau du Premier ministre a réagi en publiant un communiqué officiel pour démentir toute crise entre M. Netanyahu et Mme Merkel : « Les relations avec le gouvernement allemand et avec la chancelière Angela Merkel sont bonnes et étroites. Lorsqu’il y a des désaccords, ils s’expriment dans une bonne atmosphère ». Le bureau du Premier ministre s’en prend à la presse israélienne : « De même que la presse s’est hâtée d’affirmer qu’il y avait une crise avec les Etats-Unis avant que le président américain ne démontre que les relations n’ont jamais été aussi étroites, cette fois-ci également on constatera que les relations entre Israël et l’Allemagne demeurent amicales, comme elles l’étaient auparavant ».

    De hauts responsables allemands au fait de ce dernier affrontement affirment que, malgré les tentatives du bureau du Premier ministre de minimiser la gravité de l’incident, la chancelière et ses conseillers ont été profondément déçus par l’attitude du Premier ministre Netanyahu.

  • permalien Laurent Szyster :
    4 octobre 2011 @00h26   « »

    @Orangerouge,

    Vous aimez le discours de Rony Brauman ?

    Rien d’étonnant.

    Lui aussi voit le "lobby sioniste" derrière le refus des USA de reconnaître un état palestinien dans des frontières non négociées.

    Et lui aussi tient de propos paradoxaux lorsqu’il regrette que la France n’ai pas soutenu la demande de M. Abbas ... après avoir affirmer que la solution de deux états est impossible depuis la fin des années 1990.

    Pour rappel, voici le genre de discours lénifiant que M. Brauman tient lorsqu’il s’agit de l’Afrique :

    Deux ou trois choses pour démystifier le Darfour

    Au moment où le TPI vient de lancer un mandat d’arrêt international contre le Président du Soudan, Omar al-Béchir, il est utile de revenir sur l’histoire et la nature de la guerre du Darfour. Si on ne sait comment ni par qui ce mandat pourra être appliqué, certains dans la presse occidentale se félicitent du seul fait que désormais le Président al-Béchir ne pourrait plus dormir tranquille !

    Cependant, une conséquence immédiate et néfaste d’une
    telle affirmation du bon droit par la Justice Internationale concerne entre 1 et 1,5 million de réfugiés et de déplacés qui dépendent, pour leur besoins primaires, du déploiement impressionnant des ONG humanitaires qui viennent de se voir privées de leur moyens et renvoyées du Soudan. (...)

    Quand il s’agit du Darfour M. Brauman est contre les décisions de principe impraticables à l’ONU et accepte très facilement de céder au chantage immonde de l’élite esclavagiste qui dirige le Soudan.

    Et lorsqu’il s’agit des conflits qui ont suivi le génocide au Rwanda, M. Brauman a une version très personnelle de l’histoire :

    Oui, c’est le Rwanda, enfin disons que c’est d’abord le régime pourrissant du maréchal Mobutu, qui a transformé son pays en une sorte de champ de ruines, et qui a préparé effectivement une conflictualité gigantesque dans le pays. Et puis la mèche a été allumée par les Rwandais et les Ougandais qui ont envahi le Congo en 1997. Et entre 1997 et 2002, on estime qu’il y a eu au moins trois millions de morts dans ce pays —dans les mêmes proportions [qu’au Darfour] : entre un quart et un tiers de morts par violence directe, et le reste par violences indirectes : épidémies, malnutrition, famine, épuisement.

    Pour M. Brauman ce sont les Rwandais et les Ougandais qui ont allumé la mèche. L’installation au Kivu des milices génocidaires hutues avec deux millions civils pour poursuivre la guerre au Rwanda n’est pour rien dans la guerre qui a suivi !

    Mieux vaut donc ne pas l’évoquer.

    Pourtant M. Brauman pourrait nous en parler, lui qui a présidé en tant que dirigeant de MSF à une bonne partie de la logistique civile de ce simulacre d’opération "humanitaire" ...

  • permalien varanasrama :
    4 octobre 2011 @01h51   « »

    Juste une petite remarque Laurent, quand vous écrivez : "le refus des USA de reconnaître un état palestinien dans des frontières non négociées", je pense que vous ne vous êtes pas relu là. Les Américains ne sont pas stupides au point de soutenir une chose pareille, compte tenu du fait qu’eux mêmes ont condamné l’occupation en 1967 des territoires en question si j’ai bonne mémoire et ils n’étaient pas les seuls...

  • permalien varanasrama :
    4 octobre 2011 @03h41   « »

    Ce qu’à dit exactement Obama c’est ceci :

    "One year ago, I stood at this podium and called for an independent Palestine. I believed then – and I believe now – that the Palestinian people deserve a state of their own. But what I also said is that genuine peace can only be realized between Israelis and Palestinians themselves. One year later, despite extensive efforts by America and others, the parties have not bridged their differences. Faced with this stalemate, I put forward a new basis for negotiations in May. That basis is clear, and well known to all of us here. Israelis must know that any agreement provides assurances for their security. Palestinians deserve to know the territorial basis of their state.
    I know that many are frustrated by the lack of progress. So am I. But the question isn’t the goal we seek – the question is how to reach it. And I am convinced that there is no short cut to the end of a conflict that has endured for decades. Peace will not come through statements and resolutions at the UN – if it were that easy, it would have been accomplished by now. Ultimately, it is Israelis and Palestinians who must live side by side. Ultimately, it is Israelis and Palestinians – not us – who must reach agreement on the issues that divide them : on borders and security ; on refugees and Jerusalem.
    Peace depends upon compromise among peoples who must live together long after our speeches are over (...)"

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @06h52   « »
    Problème de lecture quand tu nous tiens...

    @Laurent Szyster re. : 4 octobre @00h26
    Sans surprise, voici le genre de discours lénifiant que M. Brauman n’a JAMAIS tenu, contrairement à ce qui est dit :

    Deux ou trois choses pour démystifier le Darfour

    Au moment où le TPI vient de lancer un mandat d’arrêt international contre le Président du Soudan, Omar al-Béchir, il est utile de revenir sur l’histoire et la nature de la guerre du Darfour. Si on ne sait comment ni par qui ce mandat pourra être appliqué, certains dans la presse occidentale se félicitent du seul fait que désormais le Président al-Béchir ne pourrait plus dormir tranquille !

    Cependant, une conséquence immédiate et néfaste d’une
    telle affirmation du bon droit par la Justice Internationale concerne entre 1 et 1,5 million de réfugiés et de déplacés qui dépendent, pour leur besoins primaires, du déploiement impressionnant des ONG humanitaires qui viennent de se voir privées de leur moyens et renvoyées du Soudan. (...)

    Et non, ce n’est pas lui qui le dit.... Pourquoi cette erreur ne surprend plus ?...

  • permalien gloc :
    4 octobre 2011 @07h45   « »

    Laurent Szyster : : Pour rappel, voici le genre de discours lénifiant que M. Brauman tient lorsqu’il s’agit de l’Afrique :

    ... surtout quand il est rapporté par un troll particulièrement malhonnête... ou un lénifié pathologique.

    Citer un texte de Grégoire Lyon et l’attribuer à Rony Brauman, et prétendre discréditer ce dernier, voilà une méthode qui ne peut qu’incommoder les odorats.

    Il est évident que de tels procédés, concernant la forme, disqualifie son auteur sur ce une quelconque cohérence concernant le fond de de ses boniments.

    Grégoire Lyon : Entretien avec Rony Brauman"

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @09h19   « »
    @Laurent Szyster re. : 4 octobre @00h26

    Au delà des problèmes de lecture, le fond de votre proposition :

    Vous devez être le seul à ne pas voir le lobby de l’AIPAC derrière la décision d’Obama. L’AIPAC eux-mêmes disent qu’ils font du lobby dans ce sens.
    Maintenant la discussion que nous avions il y quelque semaines était de savoir si l’AIPAC dirige la politique américaine ? Pour ma part je ne le pense pas, je suis plus sur la ligne d’une convergence d’intérêt entre Israël, monarchies du golfe, et USA, ligne défendue dans le passage de "Ce soir ou jamais"

    J’adore le terme "des frontières non négociées". Rappelez-moi avec qui avait été négociée les frontières d’Israël ? Aujourd’hui que la Palestine veut faire comme Israël, ce n’est plus bon ? Il faut m’expliquer la logique.
    Ceci étant, je suis assez d’accord : il eut été intéressant que la frontière de 48 soit négociée avec les voisins, ça nous eut évité tout ce bazar.

    Sinon où y a t-il un paradoxe à regretter que la France n’ai pas soutenu la demande de M. Abbas et dire que c’est cette constante attitude occidentale qui tue la solution de deux états depuis la fin des années 1990.

    Enfin dernier point Laurent sur votre argumentation. Il y a deux manières de critiquer "Mein Kampf". Parler de l’antisémitisme, de l’anticommunisme, de l’homophobie … qu’il contient ainsi que de souligner les passages parlant des solutions à ces "problèmes". Ou on peut parler d’Hitler, "Ah ben oui ! Vous pensez bien Hitler !...". Ce qui annihile le débat d’idée, idées pourtant elles, toujours vivantes malgré la mort de son auteur.

    Chercher un texte ancien (et accessoirement faux…) qui pourrait discréditer l’auteur de paroles qui vous dérangent ne nous explique en rien pourquoi ces paroles vous dérangent. Or, c’est ça qui nous aurait intéressé.

  • permalien Laurent Szyster :
    4 octobre 2011 @12h58   « »

    @CdQat,

    Grégoire Lyon résumait fidèlement la position de Rony Brauman sur l’inculpation de Omar Al Bashir par le TPI.

    Voici ce que M. Brauman a publié le 23 Juillet 2008 à ce sujet, sous le titre on ne peut plus clair de "La Loi contre la Paix" :

    The ICC’s Bashir Indictment : Law Against Peace

    Et il a répété la même chose tout aussi clairement à la télévision :

    Ce soir ou jamais M.E. Nab R. Brauman Darfour Part 1

    Il demeure donc que lorsqu’il s’agit du Darfour M. Brauman préfère ne pas mettre en danger une bien triste "paix" par des décisions de principes.

    Par contre il tient absolument à une reconnaissance d’un état palestinien dans des frontières non-négociées ... tout en affirmant que la solution de deux états n’est plus possible.

    Comprenne qui pourra ...

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @13h30   « »
    @Laurent Szyster re. : 4 octobre @12h58

    Donc de "voici le discours de Rony Brauman ", nous en arrivons à "Grégoire Lyon résumait fidèlement la position de Rony Brauman". Mais je suppose que la nuance n’est pas pertinente…
    Fidèlement ??? Ce n’est pas tellement mon avis, puisque Brauman axe sa réflexion autour de la différence entre crime de guerre et génocide et semble reprocher à ce procureur de dévoyer le terme de génocide. Ne connaissant pas le dossier, je m’abstiendrai de commentaire dans le fond, par contre dans la forme, je ne prends pas le résumé de Grégoire Lyon comme fidèle.

    Je ne comprends pas l’amalgame fait entre le Darfour et le sujet du blog, et suppose que nous avons droit ici à l’habituel écran de fumée.

    Pour ma part, j’eus préféré des éclaircissements sur la multitude de questions relatives au sujet auxquelles il n’est apporté aucune réponse.
    Questions trop dérangeantes je suppose…

  • permalien Laurent Szyster :
    4 octobre 2011 @13h31   « »

    @CdQat,

    Chercher un texte ancien (et accessoirement faux…) qui pourrait discréditer l’auteur de paroles qui vous dérangent ne nous explique en rien pourquoi ces paroles vous dérangent. Or, c’est ça qui nous aurait intéressé.

    J’ai évoqué la prise de position de M. Brauman sur l’inculpation du président soudanais par le TPI pour souligner la contradiction entre cette attitude "pragmatique" et celle très "idéaliste" lorsqu’il s’agit de la Palestine.

    Pour expliquer pourquoi M. Brauman prêche une chose dans un cas et une autre ailleurs, j’ai relevé son amnésie sur ses propres compromission au service de la politique française en Afrique Centrale.

    Continuez d’ergoter sur l’introduction d’une interview que M. Brauman a autorisé et qui est en parfait accords avec les déclarations faites ailleurs par l’interviewé sur le même sujet.

    Cela ne donnera pas une once de crédibilité à la position paradoxale de M. Brauman sur la reconnaissance dans des frontières non-négociée d’un état palestinien ... qu’il estime impraticable.

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @14h14   « »
    @Laurent Szyster re. : 4 octobre @13h31

    Quand la moitié des textes présentés ne correspondent à aucune réalité (on a tous en tête celui du sanglier entre autres) nous nous permettrons "d’ergoter"…

    Sur la situation paradoxale, je ne comprends toujours pas en quoi il y a un paradoxe à regretter que la France n’ai pas soutenu la demande de M. Abbas et dire que c’est cette constante attitude occidentale qui tue la solution de deux états depuis la fin des années 1990.

    Expliquez-nous au lieu d’aller chercher des paravents au Darfour qui n’est pas le sujet...

  • permalien Laurent Szyster :
    4 octobre 2011 @14h49   « »

    @CdQat,

    je ne comprends toujours pas en quoi il y a un paradoxe à regretter que la France n’ai pas soutenu la demande de M. Abbas et dire que c’est cette constante attitude occidentale qui tue la solution de deux états depuis la fin des années 1990.

    M. Brauman voudrait reconnaître un état palestinien et, dans le même temps, affirme que la solution de deux états est impraticable depuis la fin des année 1990. Voila la contradiction.

    Si je dis que je suis pour l’indépendance de la Flandre mais que dans le même temps j’affirme que cette indépendance est pratiquement impossible, il y a aussi contradiction.

    En espérant que cet autre exemple vous permette de penser en dehors de vos préjugés ...


    Pour ma part, j’eus préféré des éclaircissements sur la multitude de questions relatives au sujet auxquelles il n’est apporté aucune réponse.

    Allons y.

    M. Brauman comme M. Gresh voudrait qu’on reconnaisse à l’ONU un état palestinien dans des frontières non-négociées, sans solution négociée pour les réfugiés de 1948 et leurs descendant, sans accords sur le partage des ressources naturelles communes, bref sans paix.

    Car, comme M. Gresh, M. Brauman estime que les négociations avec Israël sont un marché de dupes et que le gouvernement américain cèdera toujours à la pression du "lobby sioniste".

    Je fais moi une toute autre analyse.

    Tandis que M. Obama excerçait sur M. Netanyahou une pression maximale depuis 2008 (y compris en ne livrant pas d’armes à Israël), M. Abbas a choisi une position maximaliste pendant neufs mois, presque jusqu’à la fin du moratoire sur les constructions juives en Cisjordanie, pour éviter d’avoir à négocier.

    M. Obama a tiré la conclusion logique de ses efforts, à savoir, qu’aucune concession israélienne préalable ne peut inciter l’Autorité Palestinienne à négocier tant que le parti réjectionniste au Proche Orient aura les moyen de saboter le processus de paix, que les Palestiniens seront divisés et qu’une nouvelle génération de dirigeants palestiniens n’aura pas remplacé l’ancienne.

    Trop faible pour imposer un consensus national palestinien sur les compromis nécessaire à une paix négociée, incapable de réconcilier le Hamas et le Fatah, sous la menace permanente des interférences des réjectionnistes arabes et musulmans, en attente de voir où le vent du printemps arabe soufflera, M. Abbas préfère remettre la négociation aux calendes grecques et gérer une prospérité relativement calme dans un état de fait binational.

    La posture spectaculaire de M. Abbas à l’ONU ne sert qu’à masquer cette réalité politiquement incorrecte, celle de M. Obama a l’avantage supplémentaire de plaire à un électorat américain majoritairement acquis à Israël.

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @15h55   « »
    @Laurent Szyster re. : 4 octobre @14h49

    Les US n’ont pas délivré d’armes à Israël depuis 2008 ???

    Juste pour 2009, il y a eu pour 1.2 milliards de livraison uniquement (on devrait avoir les chiffres de 2010 en décembre, mais je vous parie 10% du transfert que nous serons toujours au dessus du milliard). Ceci ne compte donc pas les programmes de transfert de technologie pour 2 milliards par an.
    Pour info le Senat vient d’autoriser l’augmentation des budgets de Raytheon pour Israël sur 2 programmes de missile : Arrow et David’s Sling.

    Depuis 40 ans, les livraisons d’arme US à Israël sont d’une remarquable stabilité, (avec un partage 1/3 2/3 livraison / transfert de technologie) pour un montant annuel variant de 3 à 4 milliards. Et ça continue pour 2012, puisque cette ligne a été gardée dans le budget fédéral.

    Donc non, il n’y a eu aucune "pression maximale" par le biais des ventes d’armes. A l’occasion, il faudra nous donner l’origine de cette info rigolote… cela nous permettra de pointer sur un nouveau problème de lecture je suppose…


    Sinon je mets aux voies votre "contradiction", mais je ne vois absolument pas en quoi il peut être contradictoire de vouloir quelque chose et de constater son contraire. Ca s’appelle même du réalisme.
    Par contre adapter sa volonté à une réalité s’appelle du conservatisme.

  • permalien Yvan :
    4 octobre 2011 @15h56   « »
    La Palestine partenaire de l’Assemblée du Conseil de l’Europe - LeMonde.fr
    Le Conseil national palestinien est devenu, mardi 4 octobre, "partenaire pour la démocratie" de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, un statut créé en 2009 pour renforcer l’Etat de droit dans les pays voisins du continent européen.

    Le Parlement de l’Autorité palestinienne est le deuxième, après celui du Maroc, à obtenir cette reconnaissance qui lui permet de participer à tous les travaux de l’Assemblée de Strasbourg et d’y prendre la parole, sans bénéficier du droit de vote.

    Un nouveau statut, attribué onze jours après la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien formulée devant l’Organisation des nations unies, le 23 septembre, par Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Celui-ci s’exprimera jeudi devant le Conseil de l’Europe.

  • permalien Laurent Szyster :
    4 octobre 2011 @17h42   « »

    @CdQat,

    (...) je ne vois absolument pas en quoi il peut être contradictoire de vouloir quelque chose et de constater son contraire. Ca s’appelle même du réalisme. Par contre adapter sa volonté à une réalité s’appelle du conservatisme.

    La contradiction ? Les contradictions !

    La première dans une revendication qu’on sait impraticable.

    Appelez cela réalisme si vous voulez, on a bien parlé de réalisme socialiste pour la propagande stalinienne.

    La seconde, entre le "réalisme" de M. Brauman à propos de la Palestine et son "conservatisme" quand il s’agit du Darfour.


    A propos des pressions de M. Obama sur M. Netanyahou.

    En 2010, le président américain a empêché au moins deux livraisons d’armes de pointe (Obama blocks delivery of bunker-busters to Israel).

    Mais la pression diplomatique maximale a été exercée dans le domaine nucléaire (Secret U.S.-Israel nuclear accord in jeopardy).

    A force de ses pressions M. Obama a obtenu du gouvernement de M. Netanyahou l’arrêt de fait des constructions juives en Cisjordanie et à Jérusalem pendant dix mois.

    En échange de quoi, M. Abbas est resté assis sur ses exigeances soit-disant insatisfaites pendant neuf mois.

  • permalien K. :
    4 octobre 2011 @18h18   « »

    Quels tissus de mensonges Laurent Szyster !

    Il n’y a jamais eu autant de constructions que pendant le "gel de la colonisation" puisque 1- peu de temps auparavant un nombre impressionnant d’autorisations avaient été données par “l’intelligent” Netanyahou alors que le gel ne concernait pas les constructions ayant déja débuté, même 1 minute avant l’entrée en vigueur du soit disant gel ; 2- des constructions ont débuté en plein gel.

    La livraison d’armes à Israel n’a jamais arrêté,
    http://www.amnestyinternational.be/...
    et avec Obama elle a augmenté.

    Obama a au contraire LIVRé des "Bunker-Buster" à Israel pour “l’encourager” à faire des concessions (SIC), ce que même Bush avait refusé de faire.
    http://www.thedailybeast.com/articl...

    Barack Obama has spent his entire time in office urging the Israelis to make wrenching concessions to the Palestinians, and the American Jewish community has questioned his loyalty. But appearances can be deceiving.

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @18h37   « »
    @Laurent Szyster re. : 4 octobre @17h42

    Donc voici une info au conditionnel sur trois livraisons d’armes qui aurait été suspendues.
    Cette info est traduite par la certitude d’une "pression maximale depuis 2008 (y compris en ne livrant pas d’armes à Israël)"....
    Quelle candeur désarmante !...

  • permalien K. :
    4 octobre 2011 @19h05   « »

    Il y aurait vraiment trop à dire sur les mensonges :

    Colonies israéliennes : un gel en trompe-l’œil http://blog.mondediplo.net/2009-11-...

    Ce que le « gel » israélien veut dire. http://israelpalestine.blog.lemonde...

    Dépêche Ha’aretz 22:21 30/11/2009 : Netanyahou avalise la construction de 25 unités de logement en Cisjordanie.

    Middle East News
    Dec 2, 2009, 20:32 GMT
    monstersandcritics.com/news/middleeast/news/article_1516688.php/Israel­-okays-new-building-projects-in-West-Bank-despite-moratorium

    Israel okays new building projects in West Bank despite moratorium.

    Jérusalem - Le gouvernement israélien a autorisé mercredi [02/12/2009] la construction de 84 nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie, en dépit du moratoire sur la construction quelle avait annoncé la semaine dernière, a rapporté Radio Israël.

    La semaine dernière, Israël avait donné son accord pour la construction de 28 bâtiments publics, dont des écoles et des jardins d’enfants, le moratoire sur la construction dans les territoires occupés adopté par Israël ne s’appliquant qu’aux bâtiments résidentiels.

    Sont également exonérés de la suspension partielle des constructions annoncée par le gouvernement de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu quelques 3000 appartements résidentiels dont la construction avait déjà commencé.

    Mais les 84 nouveaux appartements autorisés mercredi ne sont pas inclus dans cette catégorie d’exception au moratoire, parce que leur construction n’avait pas encore commencé et leurs fondations ne sont pas encore en place.

  • permalien Deïr Yassin :
    4 octobre 2011 @20h56   « »

    @ CdQat
    Vous avez dit "sangliers" ? Je me suis dit que Lolo le Rigolo aka Szy** était parti à leur recherche durant le Rosh Hashana, mais peut-être qu’il a pris un cours d’arabe accéléré pour comprendre les textes qu’il poste dans cette langue dorénavant.

  • permalien Orangerouge :
    4 octobre 2011 @21h19   « »

    Pour les militants du PS qui pourraient passer par ici :

    Quel est le candidat à la primaire du PS qui n’ira pas se prosterner au dîner du CRIF et qui sera indépendant du Lobby ?

    S’il y en a un.

  • permalien Deïr Yassin :
    4 octobre 2011 @21h31   « »

    Pour ceux qui ont raté l’info :
    Vendredi dernier, 23 Palestiniens et activistes israéliens ont été blessés - certains ont été hospitalisés avec des fractures - après des agressions de la part des colons particulièrement violents sans que la police pourtant sur place ni n’intervienne ni n’arrête personne.

    Ils étaient venus montrer leur solidarité avec un paysan palestinien, Abu Salah al-Rifai, dont les terres ont été confisquées par la colonie Anatot. La ’justice’ israélienne a pourtant reconnu le droit de propriété de Monsieur al-Rifai.

    Selon plusieures sources sur place (cf. Richard Silverstein, Mondoweiss, +972 mag etc), des policiers et militaires en civil ont participé aux agressions, et selon une source israélienne jusqu’à 70% des résidents à Anatot sont issus des forces de l’ordre.

    Cela fut en effet la première fois que des colons se sont pris avec une telle violence à des compatriotes Israéliens juifs. Si vous regardez le vidéo (il y en a d’autres non-traduits), vous voyez plusieurs tentations d’agressions à coup de couteaux).

    Un des protagonistes a été clairement identifié par une jeune activiste qui avait auparavant subi des interrogations de sa part, une plainte a été déposé, et peut-être comme il y a des Juifs parmi les blessés cette fois, il y aura des condamnations ....

    - www.youtube.com/watch ?v=EKzN...

    PS. On s’attend bien sûr à ce que Szy*** & Ltd. viennent balayer......

  • permalien K. :
    4 octobre 2011 @21h44   « »

    Les Etats-Unis n’entendent assurément pas remettre en cause l’aide militaire annuelle qu’ils versent à Israël – Mme Clinton a même indiqué que son montant (3 milliards de dollars), qui avait augmenté en 2010, augmenterait à nouveau en 2011.

    Augmentation encore plus grande en chiffres relatifs,

    However, one of the largest portions of foreign aid — more than $3 billion for Israel — is left untouched in both the House and Senate versions, showing that, even in times of austerity, some spending is inviolable.

  • permalien CdQat :
    4 octobre 2011 @22h07   « »
    @Laurent Szyster

    Donc résumons cette journée.
    Il nous est cité un texte de Brauman qui n’est pas de Brauman.
    Une contradiction qui n’en est pas une.
    Des livraisons d’armes US à Israël qui ce sont arrêtées en 2008, mais qui ont continué.
    Ah non, il y en eu 3 qu’Obama a stoppées, mais zut, elles ont été livrées....

    Dommage Laurent, le but était d’avoir de la contradiction, mais là, ça ne va pas être possible...
    Heureusement, il reste Nathan de temps en temps !

  • permalien Lou :
    4 octobre 2011 @23h23   « »

    L’article de +972 dont parle Deïr Yassin traduit par MR pour ISM

    23 Palestiniens et Israéliens blessés dans une attaque des colons à l’extérieur de Jérusalem

    Par +972mag

  • permalien X :
    4 octobre 2011 @23h26   « »
  • permalien Deïr Yassin :
    5 octobre 2011 @01h46   « »

    En cherchant des informations sur le village Safuriyya, détruit en ’48 et dont les 5.000 habitants se trouvent en grande partie dans le camp d’Ain El Hilweh au Liban - objet d’un article ailleurs sur le Monde Diplo- je viens de me rendre compte que le grand poète Taha Muhammad Ali qui y fut né en 1931 vient de mourir ce dimanche à 80 ans à Nazareth.

    Je n’ai rien trouvé traduit en français mais ici une lecture de Taha Muhammad Ali en arabe (> min 1:20) de ’intiqâm, suivi d’une lecture en anglais (>min 4:00), la fin est magnifique...

    IN MEMORIAM :
    - www.youtube.com/watch ?v=K4fp...

    - www.maannews.net/eng/ViewDet...

  • permalien elbé :
    5 octobre 2011 @03h40   « »

    Un livre de Khaled Al Khamissi : Taxi. Savoureux et éclairant sur l’état de la société égyptienne avant les émeutes. L’auteur rapporte des dialogues qu’il a eu avec les chauffeurs de taxi du Caire.

    Extrait :

    De l’arrogance américaine vue par un chauffeur de taxi en Egypte :

    - Qu’est ce qu’il se passerait si on disait aux Etats-Unis : " Vous avez des armes nucléaires, vous avez des armes de destruction massive, si vous ne vous débarrassez pas de toutes ces armes, nous allons rompre nos relations avec vous et vous déclarer la guerre. Nous allons aussi être obligés d’utiliser notre force armée pour protéger Cuba, qui est un petit état. Nous devons veiller sur lui."
    ...
    - Il faudrait juste dire exactement ce qu’ils disent, eux à d’autres pays. Par exemple, on pourrait demander à observer les élections américaines parce qu’on ne se fie pas à leur processus électoral. On réclamerait l’envoi d’observateurs internationaux pour contrôler les urnes. Et on aurait raison de réclamer ça. Tout le monde, aux Etats-Unis et ailleurs, a parlé de trucage dans l’élection de Bush et ont dit que son frère avait faussé l’élection dans son état. Donc on dirait qu’on doit envoyer des juges égyptiens pour s’assurer du bon déroulement du processus démocratique.
    Vous savez, si on faisait ça, on leur ferait comprendre ce qu’ils sont en train de faire subir aux gens. Comme ça, on apaiserait la colère qui nous ronge.
    ...
    - On pourrait aussi intenter un procès contre les Etats-Unis, en les accusant de soutenir le terrorisme international et les Etats qui ne sont pas démocratiques. On donnerait des preuves. Il est très facile d’en trouver.
    ...

  • permalien elbé :
    5 octobre 2011 @03h40   « »

    ...
    On pourrait aussi menacer d’imposer des sanctions économiques aux Etats-Unis s’ils ne respectent pas ces injonctions. On pourrait dire ses quatre vérités à Rice, comme elle les dit tous les jours aux Etats faibles du monde.
    Mais il faudrait surtout qu’on arrête tous d’utiliser le mot " américains" et qu’on dise un "protestant blanc irlandais d’Amérique", un "musulman noir d’Amérique", un " protestant noir d’Amérique", un" latino d’Amérique", un " catholique blanc d’Amérique", exactement comme ils disent ces temps ci : Six " chiites d’Irak" et deux " sunnites dIrak " ont été tués ; Comme ils disent un " copte d’Egypte" ou un "musulman d’Egypte "

    On devrait exiger de défendre les droits des noirs en Amérique .Et si un blanc écossais tue un noir, on porterait plainte. Après tout c’est un Africain comme nous. On est liés à lui bien plus qu’un bel italien d’Amérique ne l’est à un copte d’Egypte. C’est notre rôle de défendre les droits de la minorité noire là bas.

    ...
    - C’est que j’écoute la radio toute la journée et, chaque jour, les déclarations des Américains m’agacent. A force, je ne les supporte plus. Ce qu’ils disent est grave, on est à bout.
    ...
    - Moi je dis ça, je dis rien. Je me défoule, c’est tout. De toute façon, le gouvernement va accepter tout ce que voudraient nous faire subir les américains.

    J’espère que ce chauffeur de taxi égyptien se sent un peu mieux aujourd’hui.
    Les révolutions naissent de la colère et du ras le bol des diktats.

  • permalien CdQat :
    5 octobre 2011 @08h30   « »

    Les USA sont furieux du veto russe sur la Syrie. C’est effectivement bizarre de renvoyer dos à dos, puisque c’est la raison invoquée par la Russie, un oppresseur et un opprimé.

    Seul point positif, cela permet aux US de se préparer aux remarques qui ne manqueront pas de fuser si le veto US est brandi sur la Palestine. En effet les US renverront une nouvelle fois dos à dos un colonisateur et un colonisé. Et ça paraîtra tout aussi bizarre au reste du monde.

  • permalien Noval :
    5 octobre 2011 @08h34   « »

    Orangerouge - Message du 4 octobre - 21h19

    " Quel est le candidat à la primaire du PS qui n’ira pas se prosterner au dîner du CRIF et qui sera indépendant du Lobby ?"

    En tout cas, pas le " clintonien-blairiste " lié " de manière éternelle à Israël ". Petit florilège de ses récentes déclarations d’amour :

    http://oumma.com/Manuel-Valls-Je-su...

  • permalien Noval :
    5 octobre 2011 @09h43   « »

    Dominique Vidal : " Richard Prasquier se considérerait-il comme un ambassadeur bis d’Israël ? " :

    http://blogs.mediapart.fr/en/blog/d...

  • permalien Orangerouge :
    5 octobre 2011 @10h03   « »

    Noval, c’est sur Hollande, Aubry, Royal et Montebourg que je me pose la question.

    Y en a-t-il un capable de refuser d’aller au dîner du CRIF (représentant en réalité des intérêts de la partie raciste et ultracommunautaire des juifs français, et donc de pas grand monde, et représentant des intérêts d’Israël).

    Y en a-t-il un, parmi ces 4 socialistes, capable de lutter contre la capacité d’Israël à s’octroyer statut commercial favorable et subventions à Bruxelles ?

  • permalien HN :
    5 octobre 2011 @10h24   « »

    (un pays qualifié récemment de "pathétique" par l’ambassadeur français).
    [...]
    Or, il suffit de se reporter au sondage réalisé récemment auprès de la population juive, pour constater que 88% d’entre eux considèrent qu’Israël est un pays où il fait bon vivre

    Vous vous fiez à des remarques pompeuses de diplomates français et à des sondages pour vous faire une idée du monde d’aujourd’hui ??!!
    Il doit être sympa votre pays imaginaire...

    Cdlmt

  • permalien Orangerouge :
    5 octobre 2011 @11h46   « »
    Les Israéliens sont très heureux de vivre sur le dos des citoyens américains et même européens !

    Il faudrait savoir de quoi parlent les 88% des Israéliens qui sont heureux de vivre en Israël : ils sont heureux de vivre dans une économie que nos impôts d’occidentaux subventionnent considérablement.

    C’est l’état qui reçoit le plus d’aide de la part des Etats-Unis.

    L’Union Européenne allège considérablement les Droits de Douane sur ce qu’elle importe de ce pays et l’UE subventionne même un nombre significatif d’entreprises israéliennes.

    Au plan politique, je ne pense pas que 88% des Israéliens soient heureux de vivre dans un état où la Carte d’Identité et les plaques d’immatriculation indiquent si vous êtes juif ou non, et où la Police et la Justice vous traitent très différemment dans un cas et dans l’autre ... (il y a 20% d’arabes israéliens !).

    Ceux qui sont heureux dans ces circonstances n’ont qu’une idée très restreinte de ce qu’est la démocratie, et une partie significative d’entre eux se prend effectivement pour le "peuple élu".

    Les partisans d’un "état juif" refusent en réalité le caractère universel de l’esprit démocratique.

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