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Syrie, l’opposition à Damas

vendredi 7 octobre 2011, par Alain Gresh

Après l’échec de la tentative de faire adopter par le Conseil de sécurité de l’ONU une résolution condamnant la répression en Syrie — Moscou et Pékin ont opposé leur veto —, l’Union européenne a décidé de prendre de nouvelles sanctions unilatérales contre Damas. La Turquie a déclaré qu’elle allait faire de même, rompant définitivement ses liens avec le président Bachar Al-Assad. La répression s’intensifie sur le terrain, et les désertions dont les médias ont rendu compte ces derniers jours ne paraissent pas en mesure d’ébranler le régime syrien. Si le pouvoir apparaît de plus en plus discrédité, il ne semble pas que l’opposition ait les moyens, au moins dans les semaines qui viennent, d’en venir à bout. D’où l’importance cruciale de l’organisation des forces de l’opposition.

Le dimanche 2 octobre a été annoncée la création du Conseil national syrien (CNS), présidé par l’intellectuel Burham Ghalioun, exilé en France. Il rassemble en principe l’ensemble des forces de l’opposition, notamment les Frères musulmans, les coordinations locales de l’intérieur, des partis kurdes et une multitude d’autres formations politiques.

Le 17 septembre, un congrès de l’opposition intérieure s’est tenu dans la capitale syrienne. Il a réuni de nombreuses figures historiques de la contestation (Michel Kilo, Aref Dalila, Hussein Aoudat, Fayez Sara, etc.), ainsi que des représentants des jeunes participant au soulèvement populaire et regroupés au sein de différentes coordinations. Il a appelé au renversement du régime tout en traçant trois lignes rouges : « Non à la violence, non au confessionnalisme et non aux interventions étrangères ». Deux documents fondamentaux y ont été débattus : un programme politique de lutte pour le renversement du régime, et un pacte de principes constitutionnels, dessinant les contours de la Syrie de demain. Ce pacte « de la dignité et de la liberté » a été proposé à l’ensemble des forces d’opposition et je le publie ici intégralement.

« Le soulèvement-révolution en Syrie constitue un tournant radical dans l’histoire de la société et de l’Etat syriens. Elle porte en elle, comme toutes les révolutions du “printemps arabe”, un saut qualitatif, un message humain et un ensemble de valeurs universelles, représentant le dénominateur commun des aspirations du peuple syrien et la reconnaissance au sacrifice de ses martyrs. »

« Depuis le pacte de la Sahifa établi par le Prophète à son arrivée à Médine aux déclarations des droits de l’Homme des temps modernes, les pactes, accords et contrats ont constitué les règles de la vie commune entre les citoyens d’un même pays. Leur contenu représente le jalon nécessaire et indispensable, notamment dans les périodes de changement, de transition et de construction. Leurs règles constituent les repères auxquels se réfère la société dans ses différentes composantes, et les bases d’un Etat défendant les libertés fondamentale et assurant la souveraineté. Ces règles sont immuables, quel que soit la majorité électorale, politique ou sociale. Aucune ne peut être omise ou fractionnée. »

« Ces droits, libertés et règles, civiques, politiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux, sont la consécration de la liberté et de la dignité inhérente à l’homme, que les Syriens ambitionnent dans leur quête à refonder une nouvelle république. »

« Nous soussignés, individus ou communautés, nous nous engageons à œuvrer à établir un tel nouveau régime républicain sur les principes suivants, que nous adoptons comme objectif de la révolution pacifique des jeunes :»

« Le peuple syrien est libre et souverain sur sa terre et sur son Etat, qui constituent une entité politique une et indivisible. Le peuple ne peut renoncer à aucun pouce de son territoire, y compris le Golan occupé. Il a tout droit de lutter, et par tout moyen possible, pour recouvrir ses territoires occupés. »

« Le peuple est source de toute légitimité et souveraineté, qui se réalisent à travers un régime républicain démocratique, civique et pluriel, où règne le droit et qui se base sur les institutions. Il ne peut y avoir de monopole ou d’héritage du pouvoir sous quelle que forme que ce soit. »

« L’Etat syrien est basé sur une complète égalité dans la citoyenneté, et dans les droits et obligations, pour tous ses membres. En particulier, il s’agit d’une égalité totale entre hommes et femmes, sans distinction aucune à cause de la race, la couleur, le genre, la langue, l’ethnie, l’opinion politique, la religion ou la confession. Cette égalité est en particulier basée sur la devise fondatrice de la première république : “La religion est pour Dieu, la patrie est pour tous”. »

« L’Etat syrien garantit le respect de la diversité sociale, des croyances, des intérêts et des particularités de toutes les composantes du peuple syrien. Il reconnaît les droits culturels et politiques de toutes ces composantes, dans leurs aspirations au développement et à la protection, en les considérant toutes, comme partie intégrantes et principales du corps uni du peuple syrien. »

« L’Etat syrien garantit les libertés publiques, y compris la liberté de l’information et d’être informé, la formation des associations civiles, des syndicats et des partis politiques, les libertés de conscience et de culte, et les libertés de manifester et de faire grève pacifiquement. L’Etat établit des règles pour sauvegarder ces libertés de l’hégémonie du pouvoir financier ou politique. »

« L’Etat s’engage à respecter les conventions internationales concernant les droits de l’Homme, et les droits sociaux et économiques, et à garantir que tout citoyen ou résident puisse profiter de ses droits. »

« La Syrie est une partie intégrante de la Nation Arabe. Elle ambitionne de renforcer toutes formes de coopération avec les autres pays arabes ; l’Etat syrien respectera cependant les aspirations culturelles et sociales de toutes les autres identités nationales faisant partie du peuple syrien : kurde, assyrienne, arménienne, circassienne, turkmène, etc. »

« Le peuple syrien s’engage à soutenir le peuple palestinien et son droit à établir son Etat libre, souverain et indépendant, avec Jérusalem pour capitale. Le peuple syrien s’engage également à appuyer tous les autres peuples arabes dans leurs aspirations pour la liberté et contre l’autoritarisme. »

« Le peuple syrien est lié aux autres peuples musulmans par des racines historiques communes et par des valeurs humaines issues des messages divins. Par ailleurs, l’Etat syrien aspire à créer une collaboration étroite avec la Turquie et l’Iran, afin de construire avec ces deux pays un groupement régional qui a son poids. »

« L’Etat syrien est basé sur une stricte séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et sur le principe de l’alternance au pouvoir à travers des élections libres à bulletin secret. »

« L’armée syrienne constitue l’institution nationale garante de la souveraineté populaire, de la dignité et des libertés publiques. Elle est un des piliers de l’Etat et le creuset de l’unité nationale. Elle sauvegarde la sécurité nationale et les principes constitutionnels, mais ne peut interférer dans la vie politique. »

« Une nouvelle constitution doit établir les bases d’un système démocratique pluriel et d’un système électoral. Ces derniers doivent assurer le droit de représentation de toutes les catégories du peuple syrien, de toutes les régions dans le pouvoir législatif. Ils garantissent également le droit d’existence de tous les courants politiques et de pensée, sans hégémonie aucune, suivant des règles qui assurent la stabilité du régime parlementaire et l’alternance de la majorité par le vote, et qui régulent d’une façon précise les ressources et dépenses financières des partis politiques. »

« Le Président de la République est le garant de la constitution, de la sécurité nationale et de la séparation des pouvoirs. Il sera élu par suffrage universel direct. Sa mission ne peux excéder deux mandats, de quatre ans chacun. »

« Le Premier Ministre est issu de la majorité parlementaire. Il est responsable du pouvoir exécutif devant le peuple représenté par son parlement. Chaque ministre aura toute marge à diriger son ministère, dans le cadre de la déclaration ministérielle soumise à la confiance du Parlement. »

« L’administration locale est basée sur des institutions élues et des institutions ayant des pouvoirs exécutifs, gérant les affaires des citoyens et le développement dans les gouvernorats ou régions. L’administration exécutive locale est responsable devant les élus locaux. Le gouverneur local n’a de rôle que de représenter le chef de l’Etat. »

« L’Etat protège la propriété privée, qui ne peut être saisie que pour l’intérêt public et moyennant une indemnisation équitable, sans que cette saisie ne puisse être détournée au profit d’intérêts privés. »

« L’Etat sauvegarde l’argent et les biens publics au profit du peuple. Ses politiques sont basées sur la justice sociale, le développement équitable et durable et sur la redistribution, à travers le système des impôts, des revenus et des richesses entre les différentes catégories sociales et entre les gouvernorats et régions. L’Etat garantit également la liberté d’investissement et des marchés, suivant des règles combattant la formation de monopoles et la spéculation. L’Etat garantit les droits des travailleurs et des consommateurs. »

« L’Etat s’engage à lutter contre toutes les formes de pauvreté et contre le chômage, avec pour objectif la réalisation du plein-emploi digne et décent. Il s’engage également à assurer, à des prix et conditions accessibles suivant les niveaux de revenus, l’accès de tous les citoyens à l’ensemble des services publics de base : le logement et l’aménagement du territoire, l’eau potable et le traitement des eaux usées, l’électricité, le téléphone et l’internet, les routes et les transports publics, l’éducation et la formation de qualité, la couverture santé générale, les pensions de retraite et les indemnités de chômage. »

Lire également, dans Le Monde diplomatique, « Jours de tourmente en Syrie », août 2011.
De récents affrontements entre sunnites et alaouites à Homs ont illustré les tensions confessionnelles et les risques de guerre civile. Pourtant, la majorité des manifestants rejette ces dérives et réclame la démocratie. Le pouvoir syrien affirme vouloir de profondes réformes, mais sa crédibilité est minée par la violence de la répression.

306 commentaires sur « Syrie, l’opposition à Damas »

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  • permalien Yvan :
    7 octobre 2011 @14h04   »

    Voilà un pacte « de la dignité et de la liberté » bien éloigné du Consensus de Washington...

    ... pas de quoi affecter la “baisse tendancielle du taux de profit” des néo-révolutionnaires... dommage, quelques petites référence à l’économie de marché auraient certainement éveillé les ardeurs subversives de quelques fonds de pensions.

    C’est à croire que ce pacte est à usage essentiellement interne à la Syrie.

  • permalien Laurent Szyster :
    7 octobre 2011 @18h55   « »

    Le 15 et 16 Septembre 2011, l’opposition syrienne a fondé un Conseil National Syrien en Turquie.

    Le 17 Septembre, juste le lendemain, les "opposants historiques" tolérés par le régime Assad ont fait une belle déclaration à Damas.

    Certainement un hasard du calendrier.

    Suis-je étonné que M. Gresh révise et inverse la chronologie en confondant annonce le 2 Octobre à Paris et création le 15 et 16 Septembre ? Pas vraiment.

    Tandis que la Propalestine cherche des alibis à sa circonspection, la guerre civile en Syrie devient chaque jour plus certaine.

    Is the Syria uprising heading towards civil war ?

    Syrian refugees living in Lebanon say that anti-government protesters, trying to bring down President Bashar al-Assad, are resorting increasingly to the use of force.

    "There will definitely be a civil war," said one middle-aged refugee.

    He was sitting amidst a group of Syrians who had all walked to Lebanon. Like the others, he did not want to be photographed or give his name.

    The men, Sunni Muslims, moved from the Syrian village of Hitt, just a kilometre (0.6 mile) from the border, over the last six months. Having crossed over, they are staying with friends and relatives.

    The men said that the Syrian army presence in and around Hitt meant there were now only women and young children living there.

    "I am only metres from my family and my home and yet I can’t reach them," one man said, the pitch of his voice rising with emotion. "All we can do is fight, no matter what the consequences."

    Je ne serai pas étonné quand M. Gresh accusera l’impérialisme étatsuniens et l’entité sioniste d’en être la cause ...

  • permalien Jean-Jacques :
    7 octobre 2011 @19h22   « »

    Dans tout ce qu’on nous raconte sur les événements en Syrie il y a un certain nombre de petites choses qui me gênent et qui me rappellent des souvenirs sinistres. Si on regarde déjà la chronologie des faits récents en Afrique du nord et au proche Orient on voit que l’agitation populaire a commencé l’hiver dernier alors qu’en Syrie il ne s’est strictement rien passé pendant plusieurs mois. Pendant que ça bougeait en Tunisie, au Yémen, en Egypte, en Lybie, à Bahreïn, même en Jordanie à un moment, en Syrie rien ! Pourquoi donc ? Ensuite contrairement aux autres pays où les USA et l’Europe n’avaient non seulement rien prévu mais où ils ont pris le train en marche in extremis quand ils ne pouvaient décemment plus faire autrement, pour la Syrie ils se sont enthousiasmés pour les opposants avant même qu’ils ne fassent quelque chose sur le terrain, curieux non ? Quand des événements sur place ont été rapportés on ne nous a pas parlé de faits déterminants qui auraient submergé le pouvoir sous la pression populaire ni d’une répression brutale et rapide comme ça se passerait en Birmanie où ça se serait réglé dans un bain de sang en une semaine maximum où comme ça s’est effectivement passé à Bahreïn depuis, mais de troubles peu clairs qui trainent manifestement en longueur et n’en finissent pas, pourquoi cela ? Concernant l’opposition syrienne outre le fait que les responsables étaient interviewés à Londres, Ankara, Paris ou Washington, on nous les a présenté comme étant non violents, d’accord ! Mais de quoi sont donc morts alors les militaires et les gendarmes que l’on a vu régulièrement enterrés depuis ? D’une épidémie de grippe ? Comment se fait-il d’ailleurs que certains membres de cette opposition aient depuis ouvertement admis sur Al Jazzera par exemple être passés disent-ils à la lutte armée ? D’où viennent leurs armes dont on nous jurait pourtant qu’elles n’existaient pas ? Qui les paient ? Je m’arrête là… Enfin ça fait beaucoup de bizarreries je trouve et ça a des petits relents d’autres situations antérieures où on a essayé de nous vendre des fables très éloignées de la réalité comme tout le monde l’admet aujourd’hui. Mais bon n’étant pas sur place et ne sachant pas ce qu’il s’y passe réellement allez savoir ?

  • permalien Impuissant :
    7 octobre 2011 @22h47   « »

    L’opposition en Syrie ? Un gros mot !! Une opposition enfantée par un peuple qui combat un régime des plus terribles et des plus sanguinaires. Quelle avenir pour cette opposition ? Qui va l’aider, l’entourer, la guider ? C’est la besogne du seul peuple syrien dont le sang coule à flôts depuis fevier dernier !!
    Le peuple syrien doit tout seul faire face à une armée de tueurs, de tireurs de tout bord, de chabbihat, de mercenaires qui massacrent, terrorisent hommes, femmes, enfants vieillards.
    Les hommes qui ont formé cette opposition sont tous des nationalistes qui n’ont pour seul but que la libération du peuple syrien.
    Parler de l’opposition syrien nous fait penser à l’ancienne "opposition" irakienne qui a été enfantée par l’Iran et immédiatement couvée par Wachington , Londres, Tel-Aviv et certains régimes de la région, parmi eux le régime syrien.
    Cette ancienne "opposition" a été structurée, formée et encadrée par les iraniens. Ces iraniens aident sur le terrain le régime de Damas pour venir à bout de la révolution syrienne !!
    Les atrocités que tout le monde regarde sur les télévisions nous rappellent les atrocités auxquelles a été soumis le peuple irakien depuis sa "libération".
    Sont-ce les mêmes auteurs de ces atrocités en Irak et en Syrie ??
    Il n’est pas faux de répondre par l’affirmatif !! puisique l’Iran aide le régime alaouite de Damas : éthnie oblige !!
    Le régime ssyrien est fort de l’appui de l’Iran, d’Israel, de hizbollah, de la Russie et de la Chine. Le véto de ces deux puissances est très significatif.. Nos frères les israeliens sont capables de tout : même mobiliser certaines capitales contre le peuple syrien !!
    Le sang du peuple syrien a mis à nu le régime de Damas qui se veut dernier "rempart du refus et de la résistance" ? Qui peut continuer à croire à ces divagations du régime qui veille depuis 40 ans à la frontière d’Israel moyennant la pérennisation de la dynastie des Assad !!!
    Il est utile de souligner ici que les Iraniens qui ne cessent de viloipender Israel et prédisent la "destruction" de ce pays, ne parlent jamais du Golan et il se pourrait que leurs alliés les israeliens les ont mis au courant du marché conclu en Assad-père et Sharon sur la cession du Golan. Alors comment croire ce que disent les iraniens sur les alliés les israeliens et sur ce que disent ces derniers sur le nucléaire iranien qui ne constitue aucunement un danger pour Israel. Si ce nucléaire constituait un quelconque danger, il aurait été réduit en cendres avant de voir le jour !!
    Les israeliens apprécieront leur vie durant les services rendus par la dynastie Assad.
    Comment l’opposition syrienne survivra dans ces conditions alors que personne ne s’aventure à l’assurer d’un quelconque soutien !!
    Avec l’aide du Tout Puissant, le peuple syrien balaiera le pouvoir tortionnaire quelle que soit l’aide apportée par l’Iran, Israel, Hizbollah, la Russie, la Chine et autres.......

  • permalien caius garcchus :
    7 octobre 2011 @23h15   « »

    Faudrait arrêter aussi de raconter n’importe quoi ! dire que les israélien soutienne assad et ont convaincu la Russie et la Chine !! et aussi l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud c’est vrai que le Hezbollah ne s’oppose pas à Israel... pffff parce que bien sur les USA et la France (qui bien sur non rien à voir avec Israel) adore la Syrie et les Syrien ! vous en avez pas marre de vous faire avoir à chaque fois ? l’Irak, la Libye ne vous suffisent pas. et il n’y a absolument pas de slogan anti alaouite et anti chrétiien, pas du tout de terroriste armée !!
    Quand à l’opposition ce sont de sinistres pantins prêts à se vendre aux américains , comme en Irak, comme en Libye...
    De toute manière la position du Monde dilpo sur la Lybie et la Syrie est pitoyable..

  • permalien Lou :
    8 octobre 2011 @00h46   « »

    Merci Monsieur Gresh pour la traduction de ce pacte de principes constitutionnels, lorsque ce sera le temps, nous, peuple français , pourrons nous en inspirer.

    « Le soulèvement-révolution en France constitue un tournant radical dans l’histoire de la société et de l’Etat français. Elle porte en elle, comme toutes les révolutions , un saut qualitatif, un message humain et un ensemble de valeurs universelles, représentant le dénominateur commun des aspirations du peuple français et la reconnaissance au sacrifice de ses résistants. »

    « Ces droits, libertés et règles, civiques, politiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux, sont la consécration de la liberté et de la dignité inhérente à l’homme, que les Français ambitionnent dans leur quête pour fonder une sixième république. »

    • « L’Etat français garantit le respect de la diversité sociale, des croyances, des intérêts et des particularités de toutes les composantes du peuple français. Il reconnaît les droits culturels et politiques de toutes ces composantes, dans leurs aspirations au développement et à la protection, en les considérant toutes, comme partie intégrantes et principales du corps uni du peuple français. »

    • « L’Etat français est basé sur une stricte séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et sur le principe de l’alternance au pouvoir à travers des élections libres à bulletin secret. »

    • « Le Président de la République est le garant de la constitution, de la sécurité nationale et de la séparation des pouvoirs. Il sera élu par suffrage universel direct. Sa mission ne peut excéder deux mandats, de quatre ans chacun. »

  • permalien Laurent Szyster :
    8 octobre 2011 @00h58   « »

    A lire sur la Syrie :

    The Cult : The Twisted, Terrifying Last Days of Assad’s Syria

    Many Damascenes these days prefer to watch the government-run TV stations. Elsewhere, the news is bad. The local channels, with local announcers, speaking in proper Syrian Arabic, are often sweet. Often the broadcasters on these stations are beautiful young women. They smile a lot. Their channels say that in some outlying districts, vandals and religious fanatics have moved in, and have had to be removed by the army. But now all is back to normal.

    (...)

    A nation teetering on the edge of civil war does not need or want a weakened, irrelevant president. Maher and the generals of 40 years tenure surely know this. When Assad falters on national TV, the country looks leaderless. When it looks leaderless, the demonstrators are encouraged. This prompts Maher and the generals to grasp after greater control of the cities. When they grasp, the president must appear on TV to say that it is he, after all, who stands at the head of the political system. The more he makes irrelevant points like this, the more the country’s confidence in him deteriorates. This isn’t just a media advisor problem. There is something of the death spiral in the current scenario. Maher awaits.

    Comment Hafez el-Assad a transformé la Syrie en état totalitaire.

    Comment son ophtalmologiste de fils en a hérité.

    Comment le régime s’écroule.

  • permalien Houcine :
    8 octobre 2011 @06h27   « »

    Le destin des assyriens !

    La Syrie noyée dans les conflits des clans et qui n´a jamais pu faire face à la »Maison de l´Eternel« , aujourd´hui c´est la guerre civile qui va l´affaiblir encore plus, jusqu´à faire d´elle une colonie israélite, en attente de soumettre tous les pays de la maudite région à la volonté des »sages de Sion« , qui rêvent toujours voir naitre l´ »Etat de Yahvé« entre Babylone, Sanaa et le Nil, sauf si au sein des pays complices les événements suivants ne se répètent pas :

    (1) Le réveil et l´esprit de la solidarité internationale

    Avant ce mouvement de »Wall Street« , dont l´événement commence à gagner le reste des villes nord américaines secouées par l´ambiance du Printemps des soumis, la guerre de l´indépendance avait été secondée par le conflit civil, opposant les monarchistes aux patriotes et finissant par instaurer la république. Ce conflit entre immigrés se disputant à cause d´une autre terre promise, il avait duré jusqu´à 1860, culminant par la guerre de sécession (1861–1865), à propos de laquelle Napoléon III avait affirmé :

    Si le Nord gagne, je serai heureux, et si c´est le sud qui »l´emporte« , je serai enchanté ! Cette façon de s´exprimer, elle va dans le sens de ce qu´on appelle »intérêts d´Etat« . En tout cas et pour devenir “une grande nation„ comment le nord et le sud des Etats-Unis avaient-ils réglé leurs anciens différends ?

    Houcine__

  • permalien Houcine :
    8 octobre 2011 @06h30   « »

    (2) Le refus de la légalité !

    Les Etats du Sud furent contre la Constitution et l´élection d´ »Abraham Lincoln« , qui souhaitait abolir l´esclavage. À ces deux raisons, s´ajoute la politique de l´impôt et quelques querelles concernant des frontières, comme en Virginie et Maryland. Chez les Nordistes, le marché fut protectionniste, tourné vers les besoins intérieurs.

    Quant aux confédères, leur marché comptait sur l´Export vers le vieux continent et l´achat des esclaves à Rhode - Island. Le Congrès dominé par les Nordistes, il ordonna en 1932 le droit des douanes qui fut une menace aux intérêts du Sud. À l´égard de cette structure, malgré sa sympathie donnant une autre légitimité à la France de Bugeaud et Cavaignac déjà installés en Algérie, Alexis de Tocqueville fut clair à l´heure d´exprimer ses réserves à l´encontre de ce système, qui au début de la guerre (1861), il comptait sur une infrastructure incluant 49.000 km de voies ferrées et une des plus florissantes agricultures, dont dépendait toute l´Europe (le blé et le Coton).

    Houcine__

  • permalien Houcine :
    8 octobre 2011 @06h33   « »
    Syrie, l’opposition à Damasagricultures, dont dépendait toute l´Europe (le blé et le Coton).

    (3) La tradition guerrière !

    Dans leurs préparatifs et sans désirer devenir une vraie nation, les américains avaient expérimenté la guerre de l´indépendance contre la Grande Bretagne, la guerre civile entre patriotes et loyalistes, la révolte au Taxas, et la guerre mexicaine. Désormais, c´est cette expérience qui les a mobilisés à se battre, mêmes pieds nus fabricant eux-mêmes au sud leurs chiffonnés vêtements et n´utilisant que des fusils de chasse, contre les armées d´Abraham Lincoln qui ne fut élu en 1860 qu´à 39,8 % du suffrage. Contrairement aux Nordistes, les bourgeois et nobles maitres des esclaves, ils furent convaincus de leur cause et assez fidèles à leur Président »Davis Jefferson« .

    Les hostilités commencèrent en Caroline du Sud, dû au refus des soldats nordistes d´abandonner amicalement »Fort Sumer« . En réponse à l´attaque du Fort, les généraux d´Abraham Lincoln répondirent par le blocus naval, empêchant les armés de Davis Jefferson de se faire approvisionner en Europe. À l´Est, Général Robert E. Lee emporta une première victoire qui fut subitement suivie par une remarquable perte, face au général Ulysse Grant à Gettysburg (1863). La prise de Vicksburg et du port Hudson, elle assura le contrôle du fleuve Mississipi. Une année après, général William Sherman arriva en Atlanta et en Géorgie, se dirigeant vers la mer. Vers 1865, général Lee se rendit et ainsi les Sudacas se trouvèrent dans la phase finale de leur défaite, ne perdant que 260.000 soldats, parmi lesquels des French Brigade, commandés par Philippe de Morigny, Albin Rochereau, Ferrier Brogniet et Charles Janvier.

    Houcine__

  • permalien Houcine :
    8 octobre 2011 @06h36   « »

    (4) Que dit-on des sentiments endormis ?

    À l´Ouest, le cesser le feu avait permis aux indiens, aux noirs et aux blancs de régler leurs anciens comptes. Quant aux bandits dirigés par William Quantbill et Blandy Bill Anderson, ils avaient commis les crimes les plus abominables, mettant à sac Arkansas et ville Lawrence. Frank et Jesse James ne furent pas moins cruels que leurs compadrés, ils s´amusèrent s´attaquant aux trains et aux Banques ! Au Sud, Cherokee Stand Watie à la tête de ses troupes indiennes alliées des Confédères, il fut le dernier à se rendre. Quant à Davis Jefferson, il tenta de fuir vers le Mexique, mais capturé et pendant deux ans, il fut emprisonné sans jugement.

    (5) Jusqu´à quant l´Oncle Sam pourrait-il déjouer ses tristes souvenirs ?

    Que se passerait-il à l´intérieur de ce très vaste pays dérobé par violence à ses aborigènes et où la tradition veut que le cow boy soit toujours en alerte, ne s´amusant que grâce aux divers conflits et aux combats contre les autres ? Maintenant que la révolution des jeunes est arrivée au cœur des Etats-Unis, que pourrait apporter encore la magie des stratèges de cette puissance, née sur les cendres des violences et réussir épargnant aux américains ce qui pourrait faire revivre les mémoires de leur passé, dont les profondes blessures causées par la »bataille d´Appomattox« , achevée par la mort de plus de 600.000 jeunes (1/5 nordistes et ¼ sudistes, dont le salaire de leur sacrifice ne correspondait qu´au prix d ½ kg de café ($18). La perte de 1551 bateau(x) de commerce et la destruction de 355 vaisseaux de guerre au sud, représentaient 4 milliards de dollars pour l´économie des esclavagistes, 16 pour les vainqueurs et 3 milliards pour libérer (racheter) les pauvres esclaves.

    Cette folie qui s´est répétée le long de notre histoire, elle a conduit les plus puissants à commettre d´autres génocides et ce n´est pas fini !

    Houcine en Autriche__

  • permalien Houcine :
    8 octobre 2011 @06h43   « »

    Corrigé Com 5 :

    dont les profondes blessures.......n´ont pas encore cicatrisé.

    Merci / Houcine__

  • permalien Yvan :
    8 octobre 2011 @07h01   « »
    Syrie, l’opposition à Damas... urbi et orbi

    Le CNS fait du bruit, car il n’a toujours pas trouvé les soutiens internationaux pour se légitimer...

    Le Conseil national syrien va élire ses dirigeants | RFI

    Au Caire, siège de la Ligue arabe, le Conseil national pourrait commencer à esquisser une campagne de lobbying pour obtenir au plus vite la reconnaissance par les Etats de la région et ainsi accentuer l’isolement du régime de Damas qui, semble-t-il, commence à montrer des signes de crispation. Jeudi 6 octobre, Basma Kodmani, la porte-parole du Conseil a parlé du début d’une campagne de représailles orchestrée par le régime, après l’annonce par des militants du meurtre Mechaal Tamo. Il était une figure de l’opposition kurde et un membre du Conseil national syrien.

    ... peut-être na-t-il pas trouvé la bonne rhétorique, pour être convaincant ?

    Le Conseil national syrien va élire ses dirigeants | RFI

    comme le souligne Burhan Ghalioune, ancien président du Conseil sous sa forme provisoire et qui fait partie de la présidence collégiale du Conseil national syrien (CNS) : « Il n’y a pas de division entre islamistes et laïcs, ni entre exilés et locaux, par exemple ».

    ... une rhétorique fédératrice...

    sur une planète où la reconnaissance par la "communauté internationale", tient lieu de souveraineté des peuples.

  • permalien Frantz Fanon :
    8 octobre 2011 @08h27   « »

    Intéressant, le programme de l’opposition nationale et non mercenaire. Les grandes axes de la politique internationale sont les mêmes du gouvernement Assad : l’engagement de côté du peuple palestinien, l’alliance avec l’Iran et la Turquie. On remarquera cependant le silence par rapport au Liban ! Quand au programme socio-économique, un modèle social-démocrate. Donc, on peut prévoir qu’aucun des grands problèmes de la société syrienne sera résolu. La concentration des richesses, la marginalisation des majorités continueront.

    Je ne sais pas comment on peut parler de ’printemps arabe’. Les jeunes qui descendent dans les rues de Tunis, du Caire, de Sana’a, d’Amman sont les mêmes qui se manifestent à Athènes, à Madrid, à Londres. Partout le même désespoir. Y en a marre (comme chantent les sénégalais à notre bien aimé maître Wade), dans le monde arabe, en Europe, aux Amériques. Y en a marre des financiers, leurs politiciens, leurs liders religieux, leurs académiciens, qui mangent ce qui est à nous tous ! Y en a marre des héritiers des assassins de Maximlien Robespierre !

    Pour connaître le soi-disant printemps arabe (et vive l’orientalisme, toujours instrumentalisé par les puissants), cessons de lire la (dés-)information des médias ’démocratiques’ et reprenons les discours de Robespierre.

  • permalien Yvan :
    8 octobre 2011 @09h32   « »
    Syrie, l’opposition à Damas... TSB

    Faute d’offrir une alternative politique cohérente au pouvoir actuel, l’opposition semble privilégier la carte de la victimisation autour du seul slogan fédérateur : Tout Sauf Bachar.

    Syrie : la Maison Blanche appelle Bachar Al-Assad à partir "maintenant" - LeMonde.fr

    La répression exercée par le régime du président Bachar Al-Assad contre le mouvement de contestation syrien semble prendre un tour nouveau. Vendredi 7 octobre, Mechaal Tamo, un chef de l’opposition kurde en Syrie, a été assassiné, tandis que l’opposant et ancien député syrien Riad Seif a dû être hospitalisé à la suite d’une attaque.


    Le Conseil national syrien (CNS), duquel M. Tamo était membre, a immédiatement dénoncé ces "représailles" du régime syrien. "Nous sommes très inquiets. Le régime a décidé de passer aux représailles contre les membres du CNS", a déclaré la porte-parole de l’opposition unifiée du comité, Bassma Kodmani. "Ils ont franchi une nouvelle étape dans la stratégie de répression. Tous les leaders de l’opposition doivent se protéger", a-t-elle ajouté.

    il faut dire que dans ce domaine, le manque d’originalité du pouvoir du Assad, leur rend bien service.

    Fondateur du Courant du futur, un parti kurde libéral qui considère les Kurdes comme faisant partie intégrante de la Syrie, Mechaal Tamo avait récemment été libéré après trois ans et demi de prison. Il avait rejeté une proposition de dialogue présentée aux partis kurdes par les autorités pour résoudre la crise qui secoue le pays depuis la mi-mars.

  • permalien Yvan :
    8 octobre 2011 @10h37   « »
    Syrie, l’opposition à Damas de Moscou... aussi !
    Un chef de l’opposition kurde assassiné, Moscou envisage un départ d’Assad - SYRIE - FRANCE 24

    La Russie a pour la première fois vendredi envisagé un départ du président syrien Bachar al-Assad. Un chef de l’opposition kurde, Mechaal Tamo, membre du Conseil national syrien, a été assassiné par des inconnus, selon des militants.

  • permalien mad :
    8 octobre 2011 @16h43   « »

    L’opposition syrienne est-elle condamnée d’avance ? Il semble que deux options politiques internationales s’affrontent dans ce pays. La première concerne la position russe. Il s’avère notamment que le veto russo-chinois à l’ONU soit souhaité par l’administration américaine, qui craint par-dessus tout une confrontation avec l’Iran, celui-ci ayant réussi à endosser le rôle de grand protecteur chiite. Or, la zone d’influence iranienne n’a cessé de s’étendre au Moyen-Orient ces trente dernières années. Si l’insurrection syrienne s’amplifie, l’un des scénarios possibles peut être le départ du président qui serait immédiatement remplacé par l’un de ses lieutenants, ce qui ne modifierait pas le contexte. La seconde politique internationale en question relève d’une logique établie à l’époque coloniale. Si les troubles s’amplifient en Syrie, on assisterait à l’amorce d’un contexte de guerre confessionnelle. Or, coïncidence ou continuité dans l’échiquier du MO, la France mandataire y avait délimité, dès 1920, une série de mini-États confessionnels, faisant ainsi émerger les entités de Damas, d’Alep et du territoire alaouite. L’année suivante, la montagne druze était créée. Enfin, en 1923, le sandjak d’Alexandrette était détaché d’Alep avant d’être, en 1935, rétrocédé à la Turquie. Ce projet de mini-États, conçu pour compléter les accords de Sykes-Picot (traité de balkanisation coloniale du Proche-Orient arabe), était abandonné peu avant le retrait français de Syrie. A cette problématique s’ajoutent les velléités, demeurées fortes, d’indépendance kurde. Cela préfigure la mosaïque à laquelle pourrait ressembler la Syrie en cas de partition résultant d’une guerre confessionnelle.

    http://www.eme-editions.be/product....

  • permalien Byblos :
    8 octobre 2011 @17h07   « »

    Au secours. Je demande de comprendre. Comment l’administration Obama, l’OTAN, les Occidentaux en général et Israël en particulier peuvent-ils s’acoquiner avec une opposition syrienne hétéroclite allant des FRÈRES MUSULMANS jusqu’au PARTI COMMUNISTE SYRIEN ?

    Espère-t-on SÉRIEUSEMENT assurer une relève avec un assemblage aussi disparate, et que pas la moindre ébauche de programme commun ne peut même rapprocher ?

    N’est-on pas tout simplement en train d’expérimenter en Syrie, tout comme en Iraq, au Liban et en Libye, une application politique de la THÉORIE DU CHAOS ?

    C’est beau les expériences in vivo. Mais les populations du Proche et du Moyen Orient ont-elles été consultées (et j’inclus la population d’Israël aveuglée et terrorisée par ses propres dirigeants) ?

    P.S. Au sujet de cette dernière (la population d’Israël), puis-je rappeler un propos récent d’Uri Avneri ? Il a écrit : « Quand D.ieu veut perdre un peuple, il le rend fou ».

  • permalien jcpres :
    8 octobre 2011 @18h55   « »

    Question de force et de suprématie souveraine au coeur des maîtres du monde. La Chine, encore elle, et la Russie (fantôme errant de l’URSS) imposent une force de décision qui accule les pays occidentaux à des résolutions fébriles, relevant de timides menaces inaudibles ! C’est ce que nous pouvons appeler la pratique géopolitique de l’intimidation économique ! A quoi sert donc cette noble Institution de l’ONU qui ne parvient pas à préserver l’être humain d’exactions commises en son encontre par son propre chef d’état ? L’exemple d’Israël est le plus significatif avec les territoires occupés au grand dam de la Communauté internationale qui s’évertue, en vain, de faire appliquer les résolutions de Camp David... pour qu’un peuple musulman et de surcroît arabe vive en parfaite conformité avec leurs voisins.
    Lire la critique de Jean Canal, ci-dessous :

    Pendant ce temps, ailleurs, on meurt !
    Yémen, Syrie, Somalie, etc. Guère de changement dans les conflits internationaux depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. On eût cru, un moment, que les relations internationales allaient se réguler dans un processus de paix unilatérale, garantissant aux peuples une tranquillité pérenne ; il eût été utopique de croire que l’humanité pût prétendre, un jour, à un soupçon de sérénité commune ! Le conflit réside déjà dans l’être lui-même à un degré infime de son entité : il en est inextricablement dépendant à travers une culture traditionaliste qui stigmatise l’individu dans un contexte national dont l’histoire rappelle les valeurs. Sous prétexte que le devoir de mémoire est là pour rappeler les obligations morales de chacun dans un monde inégalitaire, les nations cultivent une appartenance identitaire attentatoire à l’émancipation universelle des peuples ! Certes, les indéniables références du passé auquel nous sommes heureusement rattaché nous permettent de pouvoir éventuellement appréhender l’avenir et parfois anticiper sur les événements présents. Les conjonctures actuelles en démontrent le contraire ! Les sociétés se sont administrées une dose de dépendance économique qui les astreint à obéir aux systèmes de productivité mondiale et se plier devant les plus forts : Chine/Russie !
    Jean Canal, de presselibre.fr 8 octobre 2011.

    Retrouvez Jean Canal sur jcpress.over-blog

    http://jcpress.over-blog.com/

  • permalien Nathan :
    8 octobre 2011 @21h22   « »

    Le boucher-ophtalmologue de Damas fait tirer sur une procession funéraire (d’un opposant kurde assassiné par ses soins).

    http://english.aljazeera.net/news/m...

  • permalien H. :
    8 octobre 2011 @22h03   « »

    Eh voilà que nous nous laissons embarquer, comme un seul homme ou presque, dans les prémices d’un scénario à la lybienne (il est vrai, moins facile en Syrie). La "communauté internationale" piaffe : s’il n’en tenait qu’à elle, ses bombardiers seraient déjà l’oeuvre...pour l’instant elle doit se contenter de la livraison clandestine d’armes aux "opposants" (je mets des ", car qui sont ces opposants ?) et d’une campagne médiatique "consensuelle" massive, qui a déjà fait ses preuves il n’y a pas si longtemps ; et quoi penser de manifestations d’opposants syriens en France (de protestation ?) devant les ambassades de Chine, Russie, Inde..., alors que ce sont les pays actuellement qui font barrage à l’ONU à l’ouverture d’une intervention militaire étrangère/via l’OTAN certainement, et l’on a vu, et l’on n’a pas fini de voir, ce que cela a donné en Libye !
    Désolée, je ne marche plus ! Et plus personne ne devrait marcher, sauf les ennemis du monde arabe et de la Syrie et tous les vatenguerre de la "communauté internationale"et afficionados, et ce bien sûr par "compassion" pour les Syriens !
    A la création du CNT, pardon du CNS, - oui, ils se sont tous mis d’accord pour changer le T en S -, quoi penser de leur unique programme déclaré : la chute du régime et d’Assad ? Après on verra ? Le CHAOS CONSTRUCTIF en quelque sorte... Et quand on rajoute que cela doit se faire de façon pacifique et sans intervention étrangère, cela n’est pas du tout convainquant...!
    Les opposants (CNS ?) de l’intérieur ont au moins le mérite de présenter une déclaration politique : un "projet" très vertueux, mais assez général et qui semble un peu parachuté ; et étant donné l’hétéroclisme de tendances de ses membres, le seul véritable dénominateur commun semblant être la chute d’Assad et le refus de tout dialogue, il demeure plutôt surréaliste, difficilement convaincant...
    Et il y a quelqu’un qui a dit dans ce forum qu’ils n’ attaqueraient pas la Syrie, si j’ai bien compris, parce qu’ils ne veulent pas attaquer l’Iran, dont ils ont peur. Je pense qu’au contraire, c’est d’abord l’Iran qu’ils veulent attaquer, certes ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus commode dans l’immédiat, mais première et dernière instance c’est l’Iran qui est visé. Mettre à sa main les pays encore trop résistants et qui se tiennent, je veux dire qui n’ont pas encore implosés comme en Irak et maitenant en Libye...(?) est une façon de se faire la main en même temps que d’avancer dans leur projet de nouveau façonnage d’un Moyen-Orient (et aussi de l’Afrique) au service de leurs intérêts et de leurs guerres et de mieux encercler et isoler l’Iran, car l’Iran, à mon avis, est le parachèvement.

  • permalien Nathan :
    8 octobre 2011 @22h29   « »

    Donc si je comprends bien, les Syriens manifestent contre Assad pour que les Occidentaux puissent bombarder l’Iran. Je n’y avais pas pensé mais tout compte fait, ça me paraît très logique...

  • permalien Jean-Jacques :
    9 octobre 2011 @01h10   « »

    Dans la plupart des commentaires que j’ai lu concernant la résolution rejetée au Conseil de sécurité de l’ONU mardi dernier j’observe que l’on s’est contenté de nous parler d’un veto de la Russie et de la Chine sans nous expliquer quels étaient les motifs qu’ils ont invoqué et sans préciser en outre que quatre autres pays n’ont pas voté en faveur de cette résolution appelant à des sanctions contre la Syrie, à savoir l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud et le Liban. J’ignore si c’est parce que les commentateurs considéraient qu’il s’agissait d’un point sans importance ou s’ils estimaient que nous ne serions pas capables d’en percevoir la subtilité ou d’en tirer des conséquences pertinentes, mais cela me confirme dans mon sentiment que dans cette affaire la communication a plus des allures de martellement propagandiste que d’information neutre et honnête. D’après ce que j’ai pu lire par ailleurs - en cherchant bien - les débats n’ont paradoxalement pas porté sur la situation en Syrie ni sur l’attitude des autorités du pays ni sur celle de mouvements d’opposition qui contestent sa légitimité, mais sur une question fondamentale de droit international concernant l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain. La Russie et la Chine considèrent avoir été bernés s’agissant de la Libye et qu’il serait tout à fait inacceptable sur le plan du droit de pérenniser de telles pratiques. Cette position me semble tout à fait pertinente et j’imagine que personne n’apprécierait de ne plus pouvoir se ravitailler au magasin du coin ou pire encore de recevoir des missiles de croisière sur le coin de la figure au prétexte que la politique dans son pays ne conviendrait pas à quelques dirigeants étrangers adeptes de Machiavel…

  • permalien Jean-Jacques :
    9 octobre 2011 @01h11   « »

    ... S’agissant de cette affaire de Syrie j’observe par ailleurs que l’on a droit à un véritable festival de prises de positions au mieux peu claires ou plus probablement franchement malhonnêtes. Si l’on observe par exemple celles de la Turquie cela me semble difficilement contestable tant c’est flagrant. Le maître mot de la politique de l’architecte de la diplomatie turque avait été jusqu’à présent une politique « zéro problème » avec ses voisins de la région et c’est là-dessus qu’il s’était appuyé pour s’opposer à une intervention étrangère en Libye et à une ingérence dans les affaires internes de la Syrie. On notera que la Turquie dérogeait toutefois elle-même sans vergogne à cette règle quand il s’agissait de réprimer le PKK y compris en bombardant leurs positions en Iraq en violation flagrante du droit international le plus élémentaire. La Turquie a depuis changé brusquement son fusil d’épaule en se ralliant au nouveau pouvoir libyen pro-occidental - les affaires commerciales étant ce qu’elles sont - et en prenant ses distances avec les autorités de son voisin syrien. En Turquie certains observent toutefois que cette volte-face ne va pas jusqu’à accorder le statut de réfugiés aux « invités » syriens des camps proches de leur frontière sud ni à prendre également ses distances - pour être un minimum cohérent - avec les autorités de Bahreïn, d’Arabie Saoudite ou du Yémen qui semblent pourtant de toute évidence prendre quelques libertés en matière de droits de l’homme avec certains de leurs infortunés sujets ou concitoyens. Alors je suis peut être cruel avec nos amis turcs, mais je ne pense pas pourtant que ce soient les pires démagogues en la circonstance, la concurrence me semble très sérieuse ailleurs…

  • permalien Laurent Szyster :
    9 octobre 2011 @04h09   « »

    @caius gracchus, Frantz Fanon, Yvan, Lou, Byblos, jcpress mad, H & Co,

    Les géostratèges façon Café du Commerce s’en donnent à coeur joie, ignorants allègrement les informations concordantes sur une insurrection populaire en Syrie contre le régime qui y gouverne depuis plus de quarante ans.

    La vision paranoïaque du monde qu’ils expriment avec simplisme est celle qu’encourage la lecture assidue du Monde Diplomatique.

    M. Gresh nous a fait la présentation trompeuse d’une opposition intérieure humaniste, pacifique et vertueuse. Aussitôt son public s’enthousiasme pour ce qui lui a été présenté comme antérieur au Conseil National Syrien ... tout en se désolant d’avance de la trahison de ces faux opposants supposés vendus à l’impérialisme.

    Si la Syrie ne devient pas sociale, démocratique et laïque après la chute du Baath, M. Gresh citera sans doute son article pour se lamenter et maudire ceux qui n’ont pas soutenu le "dialogue" entre le régime et ses "opposants historiques".

    Comme son public altermondialiste M. Gresh vit sur une autre planète, où en 2008 encore Bashar Al-Assad était un réformateur sincère et patient confronté à des puissances étrangères malveillantes.


    Hors sujet mais aussi en contradiction avec le discours de M. Gresh sur les conflits au Proche Orient :

    Palestine : A Cause or a State ?

    By Amir Taheri

    (...)

    Islamist or leftist, Palestinian political movements treat Palestine as a “cause” rather than a political project.

    But what is that “cause” ?

    This was clearly put by Hamas leader Khalid Mishal in a speech in Tehran on 3 October. “Our aim,” he said, “is liberating all of Palestine from the River to the Sea.” In other words, the cause is not to give Palestinians a state but to destroy Israel.

    (...)

    The quest for a Palestinian state starts with the Palestinians themselves. They must decide whether they are a modern nation or a fragment of larger entities beyond their control.

    Once they have achieved self-consciousness as a nation, they could seek expression as a state in territories where they form a majority. This would not preclude territorial claims against neighbours. (A majority of UN members have such claims against one or more of their neighbours.) However, as a member of the United Nations, a state cannot adopt the destruction of another UN member as its “cause.”

    Palestine must choose what it wants to be a “cause” or a state.

  • permalien Yvan :
    9 octobre 2011 @08h28   « »
    Syrie, l’opposition de Damas
    Assad menace de ’’mettre le feu’’ au Proche-Orient - langeluce sur LePost.fr (23:16)

    Selon l’agence de presse iranienne Fars, la cible privilégiée du dictateur syrien serait Israël. “Si une mesure insensée est prise contre Damas, j’aurai besoin de moins de six heures pour transférer des centaines de roquettes et de missiles vers les hauteurs du Golan afin de faire feu sur Tel Aviv” a affirmé le Président syrien. Il a ajouté qu’il ferait également appel à l’organisation terroriste libanaise du Hezbollah dans le but de mettre en place un assaut que même les services de renseignement israélien ne seraient pas capable d’imaginer.

  • permalien Karim Wilmotte :
    9 octobre 2011 @12h44   « »

    @Laurent Szyster

    Le mandant des occidentaux en Libye n’était pas un blanc seing pour renverser Khadafi via des bombardements et l’envoi de force spéciale.
    Ce mandat devait au contraire procéder d’une interdiction de l’espace aérien (en bref, l’Otan aurait du abattre ses propres avions).

    Ce n’est pas de la paranoïa de le dire !
    Je laisse à chacun juger vos propos à l’aune des réalités que vous vous évertuez à mettre sous le tapis !

  • permalien souria hourra :
    9 octobre 2011 @12h44   « »

    Les syriens, sunnites, chrétiens, arabes, kurdes, et même pas mal d’alaouites manifestent aujourd’hui, pacifiquement. Ils meurent sous les balles de l’un des pires régimes qui existent au monde..

    Aujourd’hui, nous connaissons les noms de plus de 3000 martyrs.
    http://syrianshuhada.com/ => Pour les sceptiques, vous trouverez sur ce site les noms des martyrs, ainsi que, pour beaucoup d’entre eux, les vidéos amateurs filmés au moment de leur mort.

    Vive la Syrie libre et démocratique... Vive la lutte du peuple syrien.

  • permalien Karim Wilmotte :
    9 octobre 2011 @12h46   « »

    Vive la lutte du peuple syrien.
    Avec notre soutien.

    Pas notre intervention !

  • permalien Salem L :
    9 octobre 2011 @15h20   « »

    S’il est vrai que cette repression contre le peuple Syrien est intolérable et que ce régime a consommé ses heures de gloire, mais pourquoi ces régimes se maintiennent-ils contre le gré de ses citoyens ? Dans le Prince, Machiavel après avoir donné à son prince toutes les ficelles pour que son pouvoir dure, il conclut à la fin ceci
    " Mon prince, si vous voulez durer longtemps, il faut que vous soyez aimé par votre peuple"
    Cette opposition qui s’unit au bout de quelques semaines après des décennies de déchirements, Est- elle crédible ? Ce régime n’a t-il pas profité de leur désunion pour se maintenir et perdurer ? Cette charte, à première lecture utopique, a t-elle une chance d’etre matérialisée dans les faits, lorsque El Assad et son régime ne seront plus là ? Existe t- il des Islamistes prets à cohabiter avec des gens de confession différente ou avec ceux qui ne partagent pas leurs idées ? Il est permis de rever ! Aujourd’hui dans ces pays ( Y compris en Lybie, Tunisie, Egypte, Algérie.. "L’intégrisme étant une idéologie dominante, la chutte de ces régimes entrainera la prise de pouvoir par des gens qui n’aiment la démocratie que lorsqu’elle leur permet d’accéder au pouvoir, c’est une malédiction dans l’immédiat mais ces pays ne connaitront la paix et la quiétude que sur les ruines des Etats intégristes peut-etre se rebdra t-on compte enfin que les memes causes produisent les memes effets !

  • permalien Sakhra :
    9 octobre 2011 @15h52   « »

    Bachar est hyper critiquable. Mais il devrait user d’un truc infaillible pour avoir la paix, une martingale : abolir la république, proclamer la monarchie, interdire les femmes au volant, le vote aux femmes et Burqa pour tout le Monde. Il sera alors tranquille. C’est désormais à la mode.Voyez comme les pétromonarchies sont stables et prospères. Tout le monde les couvre d’éloges et de courbettes.

    http://www.oummatv.tv/Syrie-la-mart...

  • permalien X :
    9 octobre 2011 @17h54   « »

    La police la plus morale du monde dans le seul pays démocratique de MO brutalise une famille palestinienne : http://www.dailymotion.com/video/xl...

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 octobre 2011 @18h23   « »

    Laurent Szyster

    C’est la vraiment la dictature qui vous dérange dans le régime Assad ? Ça ne serait pas plutôt le caillou dans la chaussure américaine ?

  • permalien Laurent Szyster :
    10 octobre 2011 @11h07   « »

    @Salem L,

    L’intégrisme étant une idéologie dominante, la chute de ces régimes entrainera la prise de pouvoir par des gens qui n’aiment la démocratie que lorsque elle leur permet d’accéder au pouvoir, c’est une malédiction dans l’immédiat mais ces pays ne connaîtront la paix et la quiétude que sur les ruines des Etats intégristes peut-etre se rendra t-on compte enfin que les mêmes causes produisent les mêmes effets !

    Attention Salem L., on va vous accuser d’islamophobie ;-)

  • permalien Hicham :
    10 octobre 2011 @11h55   « »

    Le pacte confectionné par l’Opposition nationale en Syrie dispose qu’elle ourdira des liens étroits avec l’Iran, bien sûr après la chute de Bachar.

    Cela me paraît préjudiciable aux révolutionnaires réprimés par le régime sanguinaire que les enturbannés de Téhéran ne cessent d’appuyer.

    De plus, le même pacte assigne à la Syrie, ayant cassé les carcans de l’autoritarisme, la mission de soutenir les peuples ambitionnant d’obtenir leur liberté parmi lesquels figure le peuple iranien gouverné depuis 1979 par un clergé verrouillé.

    En d’autres termes plus succincts, l’opposition syrienne, qui prône l’adoption par les Etats des valeurs démocratiques, aspire t-elle à construire des " liens étroits " avec un régime dictatorial, despotique tel le régime Iranien ?

    Hicham / Maroc

  • permalien Jean-Jacques :
    10 octobre 2011 @12h33   « »

    Le proche Orient est décidément la région des miracles il n’y a que là-bas qu’on peut y voir des choses tout à fait extraordinaires. C’est le cas pour la Syrie par exemple j’imagine que tout le monde l’aura remarqué. On nous assure que l’opposition au régime syrien ne serait en rien téléguidée de l’étranger et que seuls des esprits pervers pourraient y voir une tentative de réinstauration d’un mandat occidental nouvelle formule sous couvert de printemps arabe, bon pourquoi pas, mais il y a des ficelles qui sont un peu dures à avaler tout de même malgré la meilleure volonté du monde. Quand on observe les supporters de ces braves (j’allais écrire gentils mais je me suis repris) révolutionnaires syriens (on nous jure qu’ils sont syriens et c’est important bien que leurs porte-paroles n’aient plus mis les pieds en Syrie depuis des décennies) s’enthousiasmer pour leur noble cause et s’intéresser tant au bonheur futur du peuple syrien on est tout de même un peu surpris d’y découvrir parmi eux les mêmes qui ont soutenu mordicus les pires tyrans qui ont martyrisé leurs peuples dans le monde arabe pendant des décennies et ce jusqu’à quelques mois de cela. On trouve également parmi eux ceux qui exprimaient jusqu’à il n’y a pas très longtemps de cela leur affection sincère pour les Arabes en faisant inscrire par les bambins de leurs écoles des mots doux sur les bombes qu’ils leur balançaient sur le coin de la figure, n’est-ce pas miraculeux tout de même ? Le fait qu’un siècle après le Royaume uni et la France se retrouvent également parmi ces supporters épris d’humanisme et d’altruisme est bien évidemment tout à fait fortuit, n’y voyez surtout pas de similitude avec un passé peu glorieux dans cette région.

  • permalien Laurent Szyster :
    10 octobre 2011 @13h02   « »

    @Hicham,

    En d’autres termes plus succincts, l’opposition syrienne, qui prône l’adoption par les Etats des valeurs démocratiques, aspire t-elle à construire des " liens étroits " avec un régime dictatorial, despotique tel le régime Iranien ?

    Comme l’a remarqué ici Frantz Fanon, "le programme de l’opposition nationale et non mercenaire" reprend les "grands axes de la politique internationale (...) du gouvernement Assad".

    La déclaration faites le 17 Septembre à Damas est une réaction à la création d’un Conseil National Syrien en Turquie le 15 et 16 Septembre. Ces "opposants historiques" tolérés par le régime espèrent encore une réforme qui évitera la guerre civile et doivent donc ménager les alliés internationaux du régime.

    Ils ont refusés de participer au simulacre de "dialogue national" auquel le régime les avait invité :

    Dialogue national et répression : le double jeu du régime syrien

    Une centaine de personnalités indépendantes et proches du régime et une petite poignée d’opposants ont pris part au dialogue national inauguré dimanche à l’initiative du président Bachar el-Assad.

    Parmi les larges opposants qui étaient présents figurent l’intellectuel Tayyeb Tizini. D’autres comme les écrivains Michel Kilo, Fayez Sara, Louaï Hussein, ou encore l’économiste Aref Dalila ont décliné l’invitation pour protester contre la poursuite de la répression.

    Mais sans renoncer à essayer de concilier l’inconciliable. Michel Kilo et Fayez Sara seront à Paris cette semaine, sans doute avec un message du régime syrien pour le Quai d’Orsay et l’Elysée.

  • permalien gloc :
    10 octobre 2011 @13h22   « »

    Laurent Szyster : @caius gracchus, Frantz Fanon, Yvan, Lou, Byblos, jcpress mad, H & Co, [& Laurent Szyster]

    Les géostratèges façon Café du Commerce s’en donnent à coeur joie, ignorants allègrement les informations concordantes sur une insurrection populaire en Syrie contre le régime qui y gouverne depuis plus de quarante ans.

  • permalien Laurent Szyster :
    10 octobre 2011 @15h26   « »

    En passant, une autre incursion meurtrière de l’armée syrienne au Liban qui n’a suscité aucune protestation officielle du gouvernement libanais.

    Who cares about Lebanon’s sovereignty ?

    Ali al-Khatib was originally from the Syrian border village of Meshrfeh, but married a Lebanese woman and moved across the border to the East Bekaa village of Ersal. The farmer was the reason two Syrian army tanks crossed the border into Lebanon on Thursday night, the second time this week, without sending either a notification before or an explanation afterward to the Lebanese authorities.

    They shot Khatib dead before returning to their side of the border.

    The entrance of Syrian troops into Lebanon to pursue Syrian nationals raises complicated questions on how much Lebanon can defend its own sovereignty and how the Syrian regime still has such a strong grip on Lebanon’s army and government. The Lebanese government did not file a complaint and did not summon the Syrian ambassador to Beirut to request an explanation.

    Pour le gouvernement du Hezbollah, la souveraineté du Liban n’est opposable qu’à l’entité sioniste.

    Voila qui en dit long sur le patriotisme de ces "résistants" ...


    @Jean Jacques,

    Quatres commentaires, aucunes informations, zéro sources.

    Mais toujours la même rengaine conspirationniste qui nie la réalité d’un soulèvement populaire contre le régime et accuse les états occidentaux de téléguider des agents étrangers pour semer le chaos en Syrie.


    @gloc,

    Merci de rehausser le débat au niveau de "c’est celui qui dit qui est".

  • permalien CdQat :
    10 octobre 2011 @16h18   « »

    @Laurent Szyster re. : 10 octobre @15h26
    Allez, juste pour le plaisir de rappeler que nous pouvons aussi dire :
    18 commentaires, 11 contre vérités démontrées (les discours de Brauman, de Abbas, les US qui ne délivrent plus d’arme à Israël,etc.) zéro source.

    Mais toujours la même rengaine colonialiste et apologique du plus fort qui nie la réalité d’une opposition populaire contre Israël en accusant celles-ci d’antisémitisme.

  • permalien X :
    10 octobre 2011 @16h28   « »

    Éditorial de Haaretz sur les actes terroristes des juifs à l’encontre des paleatiniens : http://www.haaretz.com/print-editio...

  • permalien Jean-Jacques :
    10 octobre 2011 @16h55   « »

    @ Laurent Szyster

    Vous avez bien compris mon cher, mes commentaires sont bien des commentaires en effet et je vous le confirme. Pour ce qui est des informations je laisse ça aux professionnels dont c’est le gagne pain, ce n’est pas le mien à chacun son rayon. S’agissant de sources je ne suis pas encore atteint d’une affection très répandue de nos jours "la wikipediatite" sous sa forme aiguë ou simplement chronique consistant à citer ce que n’importe quel olibrius aura pu écrire sur un sujet ou sur un autre pour tenter de donner des allures de crédibilité à des assertions la plupart du temps fantaisistes. Si je commente par exemple un vote au Conseil de sécurité de l’ONU, il ne me semble pas utile de fournir un lien ni une citation partant du fait que j’imagine que tout le monde est assez grand pour aller se renseigner ou bon lui semble s’il le juge utile et qu’il n’est pas non plus utile ni souhaitable d’inonder les serveurs de données redondantes ou inutiles. D’après ce que j’ai cru comprendre je m’en tiens donc à ce à quoi est semble-t-il destiné cet espace à savoir exprimer des points de vue et des commentaires à propos des billets de nos ami du Monde diplomatique et je vais continuer à m’y tenir si vous n’y voyez pas d’inconvénient...

  • permalien Laurent Szyster :
    10 octobre 2011 @18h10   « »

    @Jean-Jacques,

    Vous avez bien compris mon cher, mes commentaires sont bien des commentaires en effet et je vous le confirme.

    C’est votre opinion et vous la partagez ?

    Alors il y a un poste de maire à Champignac pour vous.

    (...) je ne suis pas encore atteint d’une affection très répandue de nos jours "la wikipediatite" sous sa forme aiguë ou simplement chronique consistant à citer ce que n’importe quel olibrius aura pu écrire sur un sujet ou sur un autre pour tenter de donner des allures de crédibilité à des assertions la plupart du temps fantaisistes

    Personne ne s’étonne que vous n’étayez avec des faits vos sottises sur les "agents étrangers" à la solde des "occidentaux" en Syrie, puisque cette vision paranoïaque est un mensonge.


    @CdQat,

    Parce que j’ai cité le résumé de sa pensée fait par M. Lyon, M. Brauman n’a donc jamais écrit "Law against Peace" pour reprocher à la CPI d’inculper le président du Soudan et il n’a pas répéter son opposition sur les plateaux de télévision.

    Et, puisque je me suis trompé en situant son discours du 16 Septembre à l’ONU et non à Ramallah, M. Abbas n’a donc pas dérapé sévèrement en accusant les "colons sionistes" de ravager les campagne palestinienne avec des "cochons sauvages".

    Enfin, le président Obama ne s’est pas opposé à la livraison - entre autre - d’hélicoptère Apache à Israël en 2010 car vous étendez abusivement mon assertion à toute la coopération militaire avec les USA.

    Trouver la moindre erreur ou mal interpréter un détail de mes commentaires vous suffit pour nier l’essentiel des faits rapportés, comme c’est commode.

    Chez vous "L’art d’avoir toujours raison" se résume à la méthode Coué ...

  • permalien gloc :
    10 octobre 2011 @18h26   « »

    Szyster : Personne ne s’étonne que vous n’étayez avec des faits vos sottises sur les "agents étrangers" à la solde des "occidentaux" en Syrie, puisque cette vision paranoïaque est un mensonge.

    ... non personne

    WikiLeaks : Washington a financé en secret l’opposition syrienne
    Les Etats-Unis ont financé en secret des groupes de l’opposition syrienne et une chaîne diffusant des programmes critiques à l’égard du régime du président Bachar al-Assad, a rapporté lundi le quotidien américain Washington Post. Citant des télégrammes diplomatiques diffusés par Wikileaks, le journal indique que la chaîne Barada TV, installée à Londres, a commencé à émettre en avril 2009 mais s’est étoffée pour couvrir la vague de protestations en Syrie.

    ... sauf le pilier du Café du Commerce, bien sûr

  • permalien Jean-Jacques :
    10 octobre 2011 @18h50   « »

    @ Laurent Szyster

    « Personne ne s’étonne que vous n’étayez avec des faits vos sottises sur les "agents étrangers" à la solde des "occidentaux" en Syrie, puisque cette vision paranoïaque est un mensonge. »

    Voilà des commentaires bien discourtois Monsieur dites donc ! Ce qui ennuyeux voyez-vous c’est que l’on cherchera vainement sous ma plume ce dont vous parlez, pas plus des « agents étranger » que « à la solde » ni même « des occidentaux ». Alors si vous souhaitez commenter ce que je n’ai pas écrit libre à vous et si vous voulez me gratifier de noms d’oiseaux également, mais je doute que ce soit en procédant de la sorte que vous allez convaincre qui que ce soit de la pertinence de vos propos.

  • permalien Laurent Szyster :
    10 octobre 2011 @19h12   « »

    @gloc,

    Ne vous gênez pas, lisez tout l’article :

    WikiLeaks : Washington a financé en secret l’opposition syrienne

    Selon le Washington Post, la chaîne Barada TV est proche du Mouvement pour la justice et le développement, un réseau d’opposants syriens exilés. Le Département d’Etat américain a financé ce mouvement à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006. L’administration américaine a commencé à financer des figures de l’opposition sous la présidence de George W. Bush quand ce dernier a rompu ses relations avec Damas en 2005. Les financements ont perduré avec le président Barack Obama, selon le Washington Post qui ne précise pas si ce financement est actif ces dernières semaines.

    Donc avec 1,2 millions de dollars par ans donné à une chaine de télévision depuis 2006 les USA auraient réussi à pousser des masses de syriens dans la rue en 2011 ... et 3.000 d’entre eux à mourir pour satisfaire les sombres desseins des puissances occidentales ?

    Quarante ans de massacre, de meurtres, de torture, de misère et d’humiliation expliquent bien mieux le soulèvement syrien que 6 millions de dollars donnés à une chaine de télé.

    Mais vous préférez croire à cette fable conspirationniste plutôt que de regarder en face la nature du régime syrien ...

  • permalien Laurent Szyster :
    10 octobre 2011 @19h38   « »

    @Jean-Jacques,

    Ce qui ennuyeux voyez-vous c’est que l’on cherchera vainement sous ma plume ce dont vous parlez, pas plus des « agents étrangers » que « à la solde » ni même « des occidentaux ».

    Effectivement, comme dans votre premier commentaire vous avancez sur le mode conspirationniste de "on nous cache tout, on nous dit rien" a coup de gros sous-entendus.

    10 octobre @12h33

    On nous assure que l’opposition au régime syrien ne serait en rien téléguidée de l’étranger et que seuls des esprits pervers pourraient y voir une tentative de réinstauration d’un mandat occidental nouvelle formule sous couvert de printemps arabe, bon pourquoi pas, mais il y a des ficelles qui sont un peu dures à avaler tout de même malgré la meilleure volonté du monde. Quand on observe les supporters de ces braves (j’allais écrire gentils mais je me suis repris) révolutionnaires syriens (on nous jure qu’ils sont syriens et c’est important bien que leurs porte-paroles n’aient plus mis les pieds en Syrie depuis des décennies)

    PS : Je n’avais pas en tête le mot "sottise" mais cela me semblait être la façon la moins grossière de qualifier vos propos.

  • permalien Deïr Yassin :
    10 octobre 2011 @20h54   « »

    @ Szy

    "Et puisque je me suis trompé en situant son discours du 16 sep à l’ONU et non à Ramallah, M. Abbas n’a donc pas sévèrement dérapé en accusant les "colons sionistes" de ravager les campagnes palestiniennes avec des cochons sauvages"


    - Vous avez en tout cas démontré qu’on doit bien vous filer des infos que vous postez sans même savoir de quoi il s’agit, et que vous ne savez pas lire l’arabe ! Si vous pouvez situer les sangliers exactement dans la douzième paragraphe sans vous rendre compte que cela ne fut même pas le discours de l’ONU, mais un discours adressé aux Palestiniens une semaine avant à Ramallah (tout ceci clairement indiqué dès la première ligne) cela doit bien pouvoir s’expliquer.....

    "Trouver la moindre erreur ou mal interpréter un détail dans mes commentaires vous suffit pour nier l’essentiel des faits rapportés, comme c’est commode"

    Heureusement que le ridicule ne tue pas, enfin heureusement pour Szy*** !
    Parce que les sangliers non-existants dans le discours de Mahmoud Abbas à l’ONU ne furent pas un détail sur lequel vous avez sauté pour attirer l’attention sur des futilités pour éviter l’essentiel  ??? S’il les avait en effet mentionné, mais il ne l’a pas fait ! Pas à l’ONU en tout cas !

    Szy*** s’est rué sur ces pauvres sangliers - qu’une officine sioniste a dû lui fournir sinon comment il a pu trouver un discours et se tromper à tel point ?

    Dans votre premier "analyse" du 23 sep 20h14, la seule chose que vous mentionnez du discours d’Abbas à l’ONU - qui a quand même duré environ 40 minutes - fut ces sacrées sangliers.
    Comment maintenant tout d’un coup ces mêmes sangliers sont devenus un détail ?

    Pathétique : vous vous rendez même pas compte à quel point vous êtes ridicule, ridicule. Franchement, le sionisme et sa défense rend con !

    Et puisqu’ils vous obsèdent à ce point, si vous voulez que je vous poste pour la troisième fois des infos sur les ravages des sangliers - non pas dans le discours d’Abbas à l’ONU - mais dans les champs palestiniens, dites le moi.

  • permalien observateur :
    11 octobre 2011 @01h08   « »

    Ph.Arnaud !!

    Merci pour rappeler à mes semblables et à moi-même que le régime le plus tortionnaire et policier de Damas constitue un "caillou" dans la chaussure américaine !!!
    Tu n’es pas sans savoir que la dynastie Assad n’est maintenue au pouvoir que grâce aux yeux bienveillants de nos amis les américains. Ces derniers tout comme les iraniens et les israeliens aident par tous les moyens le régime de Damas à se maintenir parce qu’il veille à la sécurité de l’Etat hebreu. De plus, les américains traitent avec égard le régime de Damas eu égard aux services rendus à Israel par les Assad qui garantissent paix et quiètude à nos frères les israeliens.
    N’oublions pas qu’Assad père avait combattu aux côtés des américains et des iraniens le régime de Saddad Hussein !!

    Alors de quel "prétendu caillou" parles-tu ??? Les iraniens eux aussi avaient servi les intérêts d’Israel et des américains en s’engageant farouchement dans la guerre contre l’Irak de Saddam !

    La Syrie , tout comme l’Iran, est un allié des américains et des israeliens. La Syrie était l’ennemi de l’Irak d’avant la "libération", et selon le célèbre adage " l’ennemi de mon ennemi est mon fidèle ami" on peut déduire que le pouvoir de Damas est un fidèle ami à Israel et aux américains.....

    Le slogan " refus et résistance" tant chanté par le pouvoir de Damas brûle lles nerfs de beaucoup de gens ! Mais que faire...........face à la puissante machine de propagande "baasiste" aidée en cela par la propagande iranienne et de Hizbollah !!!

  • permalien gloc :
    11 octobre 2011 @08h06   « »
    one more for the road... ♬

    Laurent Szyster :Ne vous gênez pas, lisez tout l’article

    « Les financements ont perduré avec le président Barack Obama, selon le Washington Post qui ne précise pas si ce financement est actif ces dernières semaines.

    Des diplomates américains cités dans les télégrammes proposent d’infléchir cette politique de financement de l’opposition. "Une refonte des programmes actuels de financement américain de factions, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Syrie, pourrait être productive", écrit un diplomate dans un télégramme. La Syrie est en proie depuis le 15 mars à une contestation inédite du régime du président Bachar al-Assad. »

    Laurent Szyster : Personne ne s’étonne que vous n’étayez avec des faits vos sottises (...)

    Ne vous gênez pas, re-postez vos messages qui étayent vos affirmations, ils ne nous sont pas parvenus... rien ne presse, quand vous serez dessaouler, bien sûr.

  • permalien Yvan :
    11 octobre 2011 @08h21   « »


    Syrie : les difficultés économiques alimentent les tensions sociales - Carnegie Endowment for International Peace

    Les difficultés économiques de la Syrie alimentent le mécontentement populaire grandissant qui a été à l’origine des protestations récentes dans le sud du pays et provoque un soulèvement général.


    ... d’où l’importance stratégique, des sanctions économiques contre la Syrie, au nom des Droitsdelhommme.

  • permalien Yvan :
    11 octobre 2011 @10h15   « »

    L’instrumentalisation systématique des grands principes humanistes :

    Les droits humains,

    Trois ministres iraniens visés par de nouvelles sanctions européennes - LeMonde.fr

    Les ministres du renseignement, de la justice et de la culture iraniens figurent parmi les 29 personnes ciblées par les nouvelles sanctions de l’Union européenne pour violations des droits de l’homme, ont indiqué lundi 10 octobre des sources diplomatiques européennes.

    Sur cette liste, qui sera publiée mardi au Journal officiel de l’UE, figure également un ancien ministre de l’intérieur, ainsi que plusieurs personnalités, gouverneurs de province, procureurs, et responsables de prisons, ont ajouté ces sources. Entérinée lors d’une réunion à Luxembourg des ministres des affaires étrangères des 27 Etats de l’UE, elle porte à 61 le nombre de personnes dont les avoirs sont gelés et frappées d’interdiction de visa dans l’UE.



    à des fins mercantiles,

    ou la justice,

    "Aux Etats-Unis, la peine de mort est une continuation de la ségrégation raciale" - LeMonde.fr
    Les Afro-Américains représentent 12 % de la population américaine, mais 44 % de la population dans le couloir de la mort. Les Blancs, qui représentent 72 % de la population, constituent 42 % des condamnés à mort.

    Le déséquilibre est encore plus frappant si l’on considère l’origine des victimes : un noir qui a tué un blanc a beaucoup plus de chances d’être exécuté qu’un blanc qui a tué un noir. Au niveau national, la majorité des victimes ne sont pas blanches. Pourtant, 80 % des sentences de mort sont prononcées à l’égard des meurtriers d’Américains blancs. Par ce constat, on remarque d’une part que la peine de mort est un dispositif majoritairement au service des personnes de couleur blanche, et d’autre part, que la vie n’a pas le même prix selon la couleur de la peau ou les capacités financières de chacun.



    par obscurantisme identitaire.
  • permalien Hicham :
    11 octobre 2011 @11h34   « »

    La survenance d’une guerre civile ou interconfessionnelle n’est qu’un épouvantail inutile que le régime tente d’user dans l’objectif de ternir la réputation internationale de la révolution ainsi que sa performance interne.

    D’ailleurs, c’est ce régime qui attise de tels affrontements entre les Sunnites et les Alaouites dans les régions connaissant une cohabitation entre les deux confessions religieuses.

    Un régime à parti unique, un régime dont les tréfonds sont sécuritaires, un régime qui fonde la continuité de la collectivité au détriment de l’individu...un régime pareil ne sera jamais démocratisable.

    Hicham / Le Maroc

  • permalien Yvan :
    11 octobre 2011 @14h20   « »

    Juppé hésite à reconnaitre le CNS,

    Syrie : Juppé a rencontré un représentant de l’opposition | France Soir

    Le ministre français des Affaires étrangères l’a reçu [Bourhan Ghalioun président du CNS] durant une heure. A la question de savoir pourquoi il était venu en France, l’homme a répondu « je suis venu ici pour exprimer le soutien de la France au peuple syrien, qui est en train de se battre pour la liberté et ses droits fondamentaux ». Prié de dire s’il allait reconnaître bientôt le CNS, le ministre a répondu que la question n’était pas à l’ordre du jour.



    ... contrairement au CNT libyien composé de quatre courants dont,
    Le plus dur reste à faire en Libye

    Le premier est un courant entièrement soumis aux intérêts des grandes puissances (...) Il va sans dire que ce courant est totalement gagné aux thèses néolibérales de dérèglementation, de privatisation, d’ouverture, bref de bradage de l’économie libyenne, avec toutes les conséquences que l’on imagine sur la situation sociale de la population. Représentant des couches sociales compradores qui se sont développées au sein de la société libyenne depuis que Kadhafi a entrepris une transition à l’économie de marché et un rapprochement avec ses anciens ennemis occidentaux, les éléments de ce courant occupent des postes importants au sein du CNT et disposent, surtout, du soutien militaire de l’Otan.


    ... parce qu’ils n’ont pas su prononcer les mots magiques "économie de marché", qui puissent faire oublier les efforts réels d’Assad dans ce domaine ?

    Où en est la Syrie ?

    Dans son précédent rapport, le groupe sénatorial France-Syrie présentait les grandes lignes de la politique de modernisation économique des autorités syriennes. De fait, en cinq ans, un certain nombre d’étapes ont été franchies. En particulier, ont été mis en œuvre la réforme du système bancaire et un début d’assainissement des finances publiques.


    ... et qu’ils ne sont pas suffisamment proches du pouvoir (comme les anciens ministres de Kadhafi du CNT) pour garantir le maintien du statu quo de 1967 ?

  • permalien Sakhra :
    11 octobre 2011 @15h44   « »

    @ Yvan,

    C’est Juppé, qui a été invité par le "grand Bourhan Ghalioun"

    Je suis ici à l’initiative du président du Conseil (Burhan Ghalioun) et de Mme Kodmani pour exprimer le soutien de la France au peuple syrien qui est en train de se battre pour sa liberté et ses droits fondamentaux, à mains nues, pacifiquement", a dit Alain Juppé avant de participer à cette soirée, au théâtre de l’Odéon à Paris.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

    Par contre ce que l’AFP n’a pas rapporté, c’est le lapsus de Juppé, qui a déclaré :..".le soutien de la France au peuple lybien"
    Ce lapsus a beaucoup fait fire l’"opposition syrienne".....
    5J’ai suivi son intervention sur aljazeera...Qui devait être ravie aussi par ce lapsus ...Révélateur ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 octobre 2011 @09h26   « »

    Observateur

    La Syrie, « ami » d’Israël et des Etats-Unis ? C’est juste oublier la pendaison de l’agent secret israélien Eli Cohen en 1965, et dont les Syriens ont, jusqu’à ce jour, refusé de rendre le corps aux Israéliens. C’est juste oublier le plateau du Golan, toujours revendiqué par Damas et qu’Israël refuse mordicus (pour raison d’accaparement des ressources hydriques). C’est juste oublier le bombardement israélien en Syrie, le 6 septembre 2007, d’une (prétendue) centrale nucléaire.

    Quant à la guerre Iran-Irak de 1980-1988, il ne faut pas exagérer ! C’est l’Irak qui a été instrumentalisé par les Etats-Unis pour abattre la République islamique. C’est Saddam Hussein à qui Donald Rumsfeld est allé par deux fois serrer la main, à Bagdad, en 1983, en pleine guerre, ce n’est pas à l’ayatollah Khomeiny ! C’est à l’Irak que les Etats-Unis ont livré des bombes, des roquettes et des photos aériennes et satellite des positions iraniennes, pas l’inverse…

  • permalien Yvan :
    13 octobre 2011 @05h50   « »

    Faute de Twin Towers :

    Complot présumé iranien : Téhéran parle d’un coup monté | RFI

    Les autorités iraniennes, elles, démentent toute implication. « C’est un scénario ridicule fabriqué de toute pièce », selon le ministère des Affaires étrangères. Qui met en garde les Etats-Unis contre toute velléité de confrontation. Mais à Washington, le Pentagone écarte pour l’instant l’option militaire. La réponse à cette affaire doit être diplomatique et judiciaire, selon le porte-parole du ministère américain à la Défense.


    Le Pentagone n’envisage pas non plus d’option militaire contre Tel Aviv.

  • permalien Yvan :
    13 octobre 2011 @06h39   « »

    Faute de Twin Towers :

    Un "agent" syrien accusé d’espionner des opposants aux Etats-Unis - LeMonde.fr
    M. Soueid est accusé d’avoir tenté de "saper, étouffer et intimider et potentionnellement de nuire à des personnes aux Etats-Unis et en Syrie qui protestaient contre le gouvernement syrien (...) le tout sous le contrôle et la supervision du gouvernement syrien et de responsables syriens", affirme l’acte d’inculpation. Il est en particulier soupçonné d’avoir commandé des enregistrements audio et vidéo de contestataires dans les deux pays et d’avoir envoyé une vingtaine de ces enregistements entre le 2 avril et le 10 juin aux services secrets syriens, selon la même source.

    Interrogé le 3 août par des agents de la sûreté fédérale américaine (FBI), il avait démenti les faits. S’il était reconnu coupable, M. Soueid risquerait jusqu’à quinze ans de prison pour la seule accusation d’espionnage.


    Heureusement personne n’est suspecté parmi les manifestants hostiles au régime syrien, d’avoir espionné des manifestants favorables au régime syrien... ce serait un comble !

  • permalien observateur :
    13 octobre 2011 @12h26   « »

    Ph. Arnaud !

    La pendaison même de mille ou dix milles agent Eli Cohen ne vaut absolument rien face aux services rendus par les Assad qui ont cédé le golan à Israel. Depuis plus de 40 ans les dirigeants de la dynastie Assad n’ont jamais inquiété leurs protecteurs israeliens, ne serait-ce que par un recours au conseil de sécurité de l’ONU !!
    D’ailleurs aucune balle n’a été tirée sur le golan. Une paix sans faille régne entre le régime le plus sanguinaire et Israel.
    La "valeureuse armée" de la bande des Assad, en livrant une guerre totale contre le peuple syrien, croit se battre pour reprendre le golan bradé à Israel.

    Même les iraniens, autres protecteurs des Assad, n’ont jamais parlé du golan ni "affirmé" leur soutien à Damas pour la rétrocession de ce territoire. Pourtant, ces derniers ne laissent passer aucune occasion pour "crier" à la destruction de l’Etat hébreu !!
    Une chose est sûre !! le régime "du refus et de la résistance" est l’allié inconditionnel d’Israel et les déclarations des dirigeannts de Téhéran sur la destruction d’Israel sont faites d’un commun accord entre ces deux alliés de longue date pour se moquer des gens incrédules !

    Aussi est-il utile de rappeler ques les anciens présidents de la république "islamique" ont tous déclaré que sans l’appui de l’Iran, les américains ne se seraient jamais hasardés à faire la guerre à l’Irak. Les iraniens ont été très bien récompensés par les américains qui leur avaient remis Saddam captif.
    La pendaison de Saddam le "tyran" n’a-t-elle pas été fêtée avec liesse, joie et fanfarre à Tel-Aviv, Téheran , Londres et .........?
    Khomeyni n’a jamais été inquièté par Donald Ramsfeld ni capturé et livré aux irakiens !! Au contraire ce sont les successeurs de Khomeyni qui ont annexé l’Irak, gouvernent la Syrie et convoitent d’autres capitales arabes.
    Le moteur de recherche Google est disposé pour fournir quelques secrets sur "Khomeyni, Kissinguer et les arabes" !!

  • permalien Mourad :
    13 octobre 2011 @23h38   « »

    @Jean-Jacques,

    Je tenais à vous remercier pour vos commentaires très pertinents concernant la situation actuelle en Syrie. Je me pose exactement les mêmes questions que vous. Curieusement, on parle très peu des manifestations pro-Assad qui ont lieu en Syrie et qui réunissent une partie considérable de la population. Pourquoi donc ne montre-t-on que ceux qui s’opposent au régime et pas ceux qui le soutiennent ?

    Je crois vraiment que les médias ont une lorde responsabilité dans le monde dans lequel nous vivons actuellement, où l’information est devenu un grand enjeu. Et je pense, c’est la clé du problème : comment avoir une lecture sérieuse et pertinente de la réalité en Syrie si aucune information n’est digne de confiance ? c’est un fait incontestable que la quasi totalité des informations qui circulent sur la Syrie, aussi bien dans les médias occidentaux que sur Al jazeera par exemple, ne sont au final que des rumeurs (puisque les médias etrangers ne sont pas permis d’entrer en Syrie depuis des mois et ne peuvent donc tout simplement pas verifier ces rumeurs).

    Aussi, j’ai été frappé par le recours systématique aux images, auxquelles on peut faire dire n’importe quoi, et parfois l’absence totale de toute information de fond. Sans parler de l’amateurisme des journalistes qui reprennent des informations sans prendre la peine de les vérifier ! Pourvu que ce soit sensationnel.. (je pense par exemple au canadien qui se faisait passer pour une lesbienne syrienne).

    finalement, au-dela des dérives du journalisme comme la fait-diversification, l’absence de contextualisation, le recours aux images (l’émotif, le sensationnel), ou encore l’amateurisme et le manque de sérieux de beaucoup de journalistes, ce qui est le plus inquiétant dans cette évolution, c’est que les médias sont de plus en plus le simple porte-voix de ceux ou de celui qui les finance !! je crois l’exemple le plus éloquent est Al Jazeera et l’emir de Qatar... qu’on vienne me dire que l’information est impartiale !!!! l’a t-elle jamais été ????

    En conclusion, si le cas syrien fait couler autant d’encre c’est surtout pour une question d’intérêt, tout le monde sait l’horreur qu’inspire le régime syrien à Israel, c’est un des rares pays de la région ou les américains n’ont pas de bases militaires !!!

  • permalien Yvan :
    14 octobre 2011 @06h34   « »
    Iran, l’opposition à Théhéran

    Faute de Twin Towers :

    Le Figaro - International : L’Iran prépare une bombe nucléaire

    Ce devrait être le rapport le plus dur et le plus complet jamais écrit par l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien. Restée pendant des années ambiguë, puis prudente, l’AIEA, à l’occasion de son prochain conseil des gouverneurs, le 17 novembre à Vienne, s’apprête, selon les informations obtenues par Le Figaro, à dénoncer, preuves à l’appui, le caractère militaire de ce programme qui vise à doter l’Iran de la bombe. « Ce rapport sera l’un des plus importants sur le sujet », affirme un spécialiste proche du dossier.

    À Paris et dans les chancelleries qui s’inquiètent du développement de la prolifération nucléaire, le caractère militaire du programme iranien est depuis longtemps un secret de Polichinelle, alimenté par des photos satellites, des rapports d’experts ou des confessions de dissidents. Mais l’agence de l’ONU, tout en s’inquiétant publiquement des activités d’enrichissement de l’Iran, ne l’a jamais affirmé aussi clairement qu’elle s’apprête à le faire le mois prochain. Pourquoi maintenant ?


    Les preuves de la démocrature du Pentagone (du jus de bombe iranienne).

    Les Démocraties vont à la pêche aux voix.

  • permalien K. :
    14 octobre 2011 @13h31   « »

    Concours (satirique) sur le scénario du prochain attentat terroriste des dirigeants iraniens.

    Mahmoud Ahmadinejad enlists Cobra Commander to attack elite U.S. Army base

    L’adresse pour ceux qui veulent y participer :

    http://www.wired.com/dangerroom/201...

  • permalien Yvan :
    14 octobre 2011 @23h18   « »

    Peu importe le pourquoi, ce qui compte c’est le comment...

    A la une : quelles sanctions contre l’Iran ? | RFI

    Aux Etats-Unis, après l’annonce d’un présumé complot iranien, on évoque désormais des sanctions, et même « les sanctions les plus sévères », comme l’a dit Barack Obama, qui est intervenu hier pour, d’après le New York Times, « contrer le scepticisme » ambiant. Le journal s’interroge sur la nature de ces sanctions car « les Etats-Unis n’ont pratiquement aucune relation commerciale avec l’Iran, ce qui laisse aux responsables américains peu d’options réelles pour une action unilatérale ».


    ... c’est alors que se pose la question du comment du comment... grapiller des voies du côté du Carnegie Endowment : Rivals—Iran vs. Saudi Arabia - Carnegie Endowment for International Peace

  • permalien Mansour :
    15 octobre 2011 @01h33   « »

    FGH !!
    Lors de la dernière émission "sens contraire" de la chaîne Aljazeera, un membre du Conseil national syrien avait été confronté à un professeur de faculté syrienne.
    Le membre du CNS avait, non sans prestance, mis en exergue le fait que les chabbiha non seulement sont les massacreurs et les tueurs de tout bord du peuple syrien, mais on trouve ces chabihha dans toutes les classes de la socièté policière syrienne : professeurs de faculté, enseignants, fonctionnaires, chauffeurs de taxis, veilleurs de nuits et ..............également parmi les chroniqueurs, les analystes et journalistes !!!

    Le "professeur de faculté" présent sur le plateau d’Aljazeera n’est, en réalité, qu’un bon prestidigitateur ! Il a reconnu qu’il est membre des chabihha !!

    Le pouvoir syrien "anti..........et anti...................et anti..........mobilise tous ceux qui tirent profit de son existance pour nuire et porter atteinte aux défenseurs des droits du peuple syrien !

    Dans l’espoir de voir la liberté, la justice et l’égalité de chance rétablis en Syrie, un salut à bon entendeur !!

    Quant à M. Mourad, il convient de lui rappeler que le régime syrien ne représente pour Israel qu’un valet qui a bradé le golan. Tout comme l’Iran, il ne représente pour Israel aucune "horreur" ni aucun "danger " minime soit-il. Au contraire, le régime syrien veille aux frontières et à la quiètude d’Israel ! les responsables des chancelleries rient aux grands éclats quand ils entendent Ahmadinajad ou autre dirigeant iranien parler de la destruction d’Israel, alors que l’Iran, Israel et Hafed Assad avaient côte-à-côte combattu l’Irak d’avant la "libération" Chacun de ces trois vainqueurs a eu son butin : l’Iran a annexé l’Irak, Israel , tout comme l’Iran, s’est débarassé de son unique ennemi ( Saddam )
    dans la région, Hafed Assad érigé en empereur de la dynastie Assad. Pour preuve le fils a hérité le trône et continue l’oeuvre de son père !!

  • permalien Deïr Yassin :
    15 octobre 2011 @13h47   « »

    Bien sûr que FGH aka Afshin reste ’sceptique’ face aux événements en Syrie. D’autant plus qu’il a auparavant déclaré - sous un autre pseudo - que ’jamais les Syriens se révolteront’, sous un autre encore que la Syrie est un pays où les gens lui parlait librement et spontanément de tout, politique inclus (ce personnage, ’Pascal’, je crois, avait par hasard mais fort opportunément, travaillé en Syrie ET en Libye), encore sous un autre pseudo que toutes les manifestations anti-régime avaient lieu près des frontières, et furent toutes manigancées de l’étranger.
    En réalité, FGH habite en Bretagne, et n’a même pas de passeport ....

    On se demande d’ailleurs comment FGH peut savoir ce qui s’écrit et s’entend dans les MSM occidentaux puisqu’il nous a déjà dit - sous plusieurs pseudos différents - qu’il ne suit pas les mêmes MSM depuis plusieurs années, et qu’il n’a pas de télé .... la même boule de cristal que celle qui lui a informé sur la non-révolte des Syriens, peut-être. FGH est aussi ’lavé du cerveau’ que ceux qui gobent tout à la télé !

  • permalien Yvan :
    15 octobre 2011 @18h20   « »
    "Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission", disait Clemenceau


    Al-Assad forme un comité chargé d’élaborer une nouvelle constitution - SYRIE - FRANCE 24

    Le président syrien Bachar al-Assad a émis samedi un décret annonçant la formation d’un comité ad hoc qui élaborera dans un délai de quatre mois un projet de nouvelle constitution pour la Syrie, secouée par une révolte populaire, selon l’agence officielle Sana.


    ... en l’occurence le problème semble être Assad lui-même, vu le caractère incongru de cette aimable pignolade...

    Ce sera donc un enterrement de 1ère classe.

  • permalien Mourad :
    15 octobre 2011 @22h45   « »

    @ Mansour

    Simplement pour nuancer vos propos, je rappelle quand même que la Syrie a eu une ligne de conduite cohérente et ferme à l’égard d’Israel, concernant le Golan mais aussi le conflit israelo-palestinien, peu d’etats arabes peuvent s’en vanter ; que le Hezbollah n’aurait jamais pu chasser l’armée israelienne du sud liban sans le soutien de la Syrie ; et que, par ailleurs, en 2003, lors de l’invasion américaine en Irak, la Syrie s’y etait fermement opposé et a voté contre à l’ONU.

  • permalien caius gracchus :
    16 octobre 2011 @09h24   « »

    puisque la Syrie émeut nos bon démocrates...j’aimerai lire un peu plus d’indignation ici aussi sur la destructions de Syrte à coup d’arme lourde ! Quel différence avec Hama en 1982 ?
    tous ceux qui se taisent sur ce crime de guerre sont donc des hypocrites !! (et bien sur Kadhafi n’a pas fait le dixième de ce qui se passe à Syrte...)
    Enfin normal quand on voit le président du CNT saluer le temps de la colonisation italienne mussolinienne... peut être le dépit de ne pas disposer de gaz de combat pour liquider définitivement la ville qui ne plie pas !

  • permalien K. :
    16 octobre 2011 @23h19   « »

    Réunion de la ligue arabe à l’instigation du CCG qui veut en exclure la Syrie et "condamner les ingérences de l’Iran dans les affaires arabes," notamment au Bahrein.

    Au final :

    Syrie : la Ligue arabe appelle à une conférence de dialogue national

  • permalien Deïr Yassin :
    17 octobre 2011 @20h34   « »

    Interview avec Burhan Ghalioun

    "Je n’occuperai pas de position politique officielle dans la nouvelle Syrie. Je suis actuellement actif au CNS comme un moyen de la libération, mais je n’ai pas de désir d’occuper un poste politique."

    http://english.al-akhbar.com/node/1077/

  • permalien Marie :
    17 octobre 2011 @21h41   « »

    En consultant la biographie du Dr Burhan Ghalioun on peut voir qu’il vit en France depuis à peu près 40 ans, qu’il est d’ailleurs français et qu’il exerce depuis bientôt 30 ans dans l’enseignement supérieur en France.
    Rien de très étonnant qu’après tout ce temps ils n’envisage pas de retourner vivre en Syrie, mettez-vous un peu à sa place...

  • permalien Deïr Yassin :
    18 octobre 2011 @01h27   « »

    @ "Marie".....

    S’il vous a fallu consulter sa bibliographie pour savoir ce que vous venez de mentionner, vous ne le connaissez donc pas auparavant ? Comment vous pouvez alors affirmer qu’il n’envisage pas de retourner en Syrie ? Je ne vois nulle part qu’il a exprimé ceci. De pas vouloir y jouer un rôle politique n’est pas la même chose.

    D’ailleurs je ne suis pas sûre qu’il est resté en France tout à fait de son plein gré. Il avait terminé sa thèse en 1982, si ce date vous dit quelque chose concernant la Syrie.....

    Vous n’essayez pas de le discréditer gratuitement, ? Cela me fait penser à qui .....

  • permalien Marie :
    18 octobre 2011 @10h35   « »

    A considérer qu’observer que quelqu’un est un Français ce serait le déconsidérer vous allez vous faire des amis !

    Notez qu’aux dernières nouvelles Sarkozy n’envisapas pas non plus malheureusement une carière politique en Hongrie...

  • permalien Deïr Yassin :
    18 octobre 2011 @11h43   « »

    @ Afshin alias "Marie"
    Je ne pense pas avoir mentionné le fait que Burhan Ghalioun soit de nationalité française ou non. Je répondu à vos ’amalgames’ sur le fait de ne pas jouer un rôle en politique en Syrie : ce qui n’équivaut pas à ne pas y retourner.
    Vos propos servent bien entendu votre agenda : discréditer tous ceux qui s’opposent au dictateur en place.

    Pour votre comparaison avec Sarko, je laisse aux gens de juger....

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2011 @21h42   « »

    Que vaut la parole d’un dictateur ? Peau de balle ! Deux jours après avoir promis à ses frères de la Ligue arabe qu’il freinerait ses pulsions meurtrières, le boucher Assad remet le couvert en massacrant une vingtaine de Syriens.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien Nathan :
    4 novembre 2011 @19h01   « »

    Un vendredi comme un autre dans la Syrie du dictateur Assad : 100 morts.

    The BBC’s Jonathan Head : "Doctors in Homs... say that in the past 48 hours they’ve collected more than 100 bodies"

    Tanks have been shelling parts of the city, and medics at the main hospital told the BBC more than 100 bodies had arrived in the past two days.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien K. :
    14 novembre 2011 @22h03   « »

    Al Capone à Don Corleone :

    Le roi Abdallah II de Jordanie appelle Bachar al-Assad à quitter le pouvoir

  • permalien Nathan :
    15 novembre 2011 @08h53   « »

    Un lundi comme un autre dans la Syrie du boucher Assad : 70 morts.

    http://www.lalibre.be/actu/internat...

  • permalien Lou :
    18 novembre 2011 @23h01   « »

    Le National Press Club suspend un journaliste après une question au prince saoudien

    Un journaliste chevronné accuse le National Press Club de censure pour sa suspension à cause de son questionnement d’un membre de la famille royale saoudienne lors d’une conférence de presse plus tôt cette semaine. Le journaliste, Sam Husseini de l’Institut for Public Accuracy, a interrogé le prince Turki al-Fayçal al-Saoud.

    Sam Husseini : "Il y a eu beaucoup de discussions sur la légitimité du régime syrien, je voudrais connaître la légitimité de votre régime , sir, vous venez devant nous, représentant de l’un des régimes le plus autocrate le plus misogyne de la face de la terre. .. Human Rights Watch et d’autres rapports sur la détention, la torture des militants, vous écrasez le soulèvement démocratique du Bahreïn, vous avez essayé de renverser le soulèvement démocratique en Égypte et en effet vous continuer à opprimer votre peuple Quelle est la légitimité de votre régime sinon des milliards de dollars et des armes ? "

    Peter Hickman, National Press Club : « Sam, laissez-le répondre."

    Le prince Turki al-Fayçal al-Saoud : " ? Voulez-vous venir parler ici Souhaitez-vous venir parler ici"

    Husseini : "Je voudrais que vous essayez de répondre à cette question."

    Turki : « Je ferai de mon mieux Sir Eh bien monsieur, je ne sais pas si vous avez été dans le royaume ou pas.?"

    Husseini : "Quelle légitimité avez-vous, monsieur ?"

    Turki : « Avez-vous été dans le royaume ?"

    Husseini : "Quelle est la légitimité de votre régime, autre que d’opprimer son propre peuple"

    William McCarren, directeur exécutif du National Press Club : « Posez votre question et laisser-le répondre, nous avons une salle entière pleine de gens."

    Husseini : "Il [Turki] m’a posé une question, il m’a demandé et j’ai répondu..

    Turki : « Non, tu n’a pas répondu."

    Hickman : « Allez-y -"

    Turki : « .. Quoi qu’il en soit mesdames et messieurs, je conseillerais à tout ceux qui se pose ces questions de venir dans le royaume et de voir par eux-mêmes, je n’ai pas besoin de justifier la légitimité de mon pays"

    Quelques jours après cet échange, Hussein a reçu une lettre de la National Press Club, l’informant qu’il serait suspendu pour deux semaines. En réponse, Husseini a déclaré : « Je suis engagé dans un journalisme difficile avec un fonctionnaire du gouvernement puissant d’un régime autocratique qui est allié avec le gouvernement américain, cela justifie cette suspension, apparemment par le National Press Club.."

  • permalien Lou :
    23 novembre 2011 @20h20   « »

    Syrie : Paris propose des corridors humanitaires

    PARIS - La France a avancé mercredi pour la première fois l’idée de corridors humanitaires en Syrie, qu’elle va soumettre à ses partenaires de l’Union européenne, et fait un pas supplémentaire vers la reconnaissance de l’opposition, considérée comme l’interlocuteur légitime.

    Les corridors humanitaires, c’est un point que nous avons examiné et je demanderai à la prochaine réunion du conseil des ministres européens de le mettre à l’ordre du jour, a indiqué le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, à l’issue d’une rencontre avec Burhan Ghalioun, dirigeant du Conseil national syrien (CNS, opposition).

    S’il peut y avoir une dimension humanitaire, des zones qui pourraient être sécurisées, protéger des populations, c’est une question qu’il faut étudier avec l’UE et la Ligue arabe, a ajouté le ministre français.

    Le chef de la diplomatie française a toutefois de nouveau écarté le recours à une option militaire.

    L’option militaire n’est pas à l’ordre du jour. Nous ne l’avons pas examinée, a-t-il dit devant la presse. Cette réponse vaut également, selon lui, pour la possibilité d’établir une zone tampon, à l’intérieur de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, qui a été évoquée par les médias turcs pour protéger les populations civiles.

    La France a également avancé vers la reconnaissance du CNS. Le Conseil national syrien est l’interlocuteur légitime avec lequel nous allons continuer à travailler, a déclaré Alain Juppé.

    Botul : "Arielle, fais les valises !"

  • permalien Lou :
    27 novembre 2011 @00h13   « »

    Le récit du photo-reportage à Homs de Mani

    "Le vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire, le rituel est toujours le même. Une fois le takbir prononcé (allahou akbar), une fois le seuil de la salle de prière franchi et avant de sortir de la mosquée, les slogans anti-régime fusent. Les chabiha, les milices pro-régime et les services de sécurité attendent à l’extérieur, les premiers armés de gourdins et de chaînes. Toute personne suspectée d’être un opposant est tout d’abord passée à tabac par les chabiha avant d’être éventuellement arrêtée", raconte-t-il, "impossible de sortir le moindre appareil photo sans attirer l’attention."

    Syrie : photos clandestines d’un massacre à huis clos

    Homs : the story behind Mani’s extraordinary images from the frontline

    Le photographe français a pris des mesures extraordinaires pour éviter d’être capturés par les forces de sécurité d’Assad

    Photographies de l’intérieur de la ville assiégée syrienne de Homs - diaporama

  • permalien Lou :
    29 novembre 2011 @21h14   « »
    Syrie, l’opposition à Damas / Tartous.

    Moscou va envoyer des navires de guerre en Syrie en 2012

    LEMONDE.FR Avec AFP | 28.11.11

    La Russie va envoyer en 2012 une flotte de navires de guerre en Syrie officiellement pour une simple escale, alors que les tensions montent entre Moscou et les Occidentaux sur la crise dans ce pays du Proche-Orient, rapporte lundi le quotidien Izvestia. Les navires, menés par l’unique porte-avions russe, L’Amiral Kouznetsov, mouilleront au printemps 2012 dans le port de Tartous, où se situe une base navale russe, a indiqué le porte-parole du chef d’état-major de la marine russe, cité par Izvestia.

    Cette base, créée à l’époque soviétique, sert essentiellement à la maintenance et à l’approvisionnement des bateaux. Actuellement, aucun navire n’y est déployé.

    L’Amiral Kouznetsov, qui a fait escale au large de Tartous en 1995 et 2007, doit quitter début décembre la mer de Barents (Grand Nord), contourner l’Europe par l’ouest et entrer en Méditerranée par le détroit de Gibraltar.

    Un extrait d’un article de Pepe Escobar

  • permalien K. :
    2 décembre 2011 @18h21   « »

    L’orientation géopolitique de la future Syrie selon Burhan Ghalioun cité par le WSJ :

    PARIS—A Syrian government run by the country’s main opposition group would cut Damascus’s military relationship to Iran and end arms supplies to Middle East militant groups such as Hezbollah and Hamas, the group’s leader said, raising the prospect of a dramatic realignment of powers at the region’s core.

    http://online.wsj.com/article/SB100...

  • permalien K. :
    2 décembre 2011 @23h06   « »

    Georges Corm avait donc vu juste :

    ... le sort du régime syrien sera clé pour l’avenir de la région, car sa disparition signifierait la fin de l’axe syro-iranien et de son allié libanais du Hezbollah.

  • permalien Lou :
    2 décembre 2011 @23h43   « »

    Le nouveau positionnement de la Turquie et les intérêts d’Israël

    Par Nihat Ali Ozcan, Hurriyet (Turquie) 1er décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

    (...) La Turquie a mené une politique de plus en plus agressive vis-à-vis de la Syrie. Le gouvernement turc soutient un changement de régime en Syrie. A cette fin, il soutient aussi la montée en puissance de la coalition anti-syrienne naissante. A moins d’un miracle, le régime sera abattu au terme d’un délai plus ou moins long. La nouvelle ère qui s’ouvrira sera sans doute plus favorable aux intérêts israéliens qu’à ceux de la Turquie. Je vais expliquer pourquoi.
    En Syrie, le changement de régime comme la consolidation de ce nouveau régime donneront à Israël une occasion d’exercer conte le Hezbollah une vengeance jusqu’alors différée. La période qui s’étendra de la destruction de l’ancien régime à la recherche d’une stabilisation d’un nouveau gouvernement dans le pays, signifiera un grand avantage stratégique pour Israël, parce que le Hezbollah sera isolé à la fois géographiquement et psychologiquement. Dit autrement, le Hezbollah perdra sa profondeur stratégique et ses avantages logistiques..

    Notez qu’Israël, qui ne veut pas rater une telle occasion, se prépare à une nouvelle guerre depuis un certain temps. Pour ne pas répéter ses erreurs de 2006 dans la guerre contre le Hezbollah, Israël continue à tester son potentiel militaire à Gaza et améliore ses capacités techniques. Il est évident qu’Israël veut frapper le Hezbollah où ça fait mal grâce à l’expérience obtenue à Gaza. C’est un fait que les incertitudes qui suivront l’effondrement du régime syrien pourraient offrir cette occasion à Israël.
    La même chose vaut pour le Hamas. Pour la direction du Hamas, un changement de régime en Syrie signifie perdre un « refuge » d’importance stratégique. Ce qui pourrait pousser le Hamas vers une ligne de réconciliation [avec l’OLP].
    Par ailleurs, l’effondrement du régime syrien entraînera l’élimination de l’Iran de la région. L’Iran perdra son grand allié stratégique dans la région. De la sorte, israël serait en mesure de donner une nouvelle dimension à sa problématique profondeur stratégique.(...)

    La guerre de l’ombre en Syrie
    par Pepe Escobar

  • permalien Yasmina :
    3 décembre 2011 @12h40   « »

    traduit en français" Ce chemin de Damas semé d’embûches" déja posté par Lou

    Cela s’intègre totalement dans l’ « opportunité stratégique » déterminée par le puissant lobby pro-israélien à Washington : si nous frappons l’axe Damas/Téhéran, nous portons un coup fatal au Hezbollah au Liban. Cela, pensent les idéologues, pourrait passer maintenant dans l’opinion publique mondiale sous couvert d’ex-Printemps arabe - aujourd’hui « Hiver arabe » après métamorphose, avant d’être l’ « Été arabe », dans les contre-révolutions arabes.

    Comme Téhéran l’observe, ce qui se passe réellement pour la Syrie, est une couverture « humanitaire » pour cacher une opération complexe anti-chiite et anti-Iran.

    La feuille de route est d’ores et déjà claire. Un Conseil national syrien non représentatif, acrimonieux - du style libyen - est déjà en place. Idem pour une « insurrection » sunnite armée de pied en cap et quadrillant les frontières du Liban et de la Turquie.

    Comme pour le Pentagone, le nom du jeu est « repositionnement ». Donc, si vous êtes en Irak et que vous le quittez, vous pouvez aller partout ailleurs dans l’« arc d’instabilité », de préférence dans le Golfe. Il y a déjà 40’000 soldats US dans le Golfe - dont 23’000 au Koweït. Une armée secrète du Pentagone et de la CIA est entraînée par les anciens de Blackwater (société militaire privée américaine) « renommée » Xe, dans les Émirats arabes unis. Une OTAN dans le Golfe est en train de voir le jour. OTAN/CCG, qui dit mieux ?

    Quand les néoconservateurs US régnaient sur l’univers - c’était seulement il y quelques années -, la devise était « Les vrais hommes vont à Téhéran ». Il faut la revoir. Elle devient « Les vrais hommes vont à Téhéran en passant par Damas, mais seulement s’ils ont assez de couilles pour faire plier Moscou ».

    Pepe Escobar
    Asia Times, 24 novembre 2011.

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien Yasmina :
    3 décembre 2011 @12h51   « »

    Syrie : le génocide de l’OTAN approche
    Le rapport de l’ONU sur la Syrie a été co-écrit par le directeur d’un think-tank privé américain

    par Tony Cartaluccit traduit en français)

    Des mensonges éhontés proférés par des “activistes des droits de l’Homme” ont mené à une brutalité inomable de la part de l’OTAN, ce qui a mis ultimement au pouvoir en Libye le représentant de BP, Shell et du Petroleum Institute sponsorisé par Total : Abdurahim El-Keib. Maintenant, ces mêmes intérêts finanço-industriels, au travers de leurs mêmes réseaux de propagande, de duplicité et de déception, sont en train de bâtir les fondations d’un même forfait en Syrie.

    Il a été récemment révélé que le rapport du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU en ce qui concerne “les crimes syriens contre l’humanité” a été en fait co-écrit par Karen Koning AbuZayd, une directrice du think-tank américain privé de Washington : Middle East Policy Council, qui inclut des gens d’Exxon, des agents de la CIA, des représentants du gouvernement, de l’armée américaine et même le président de la chambre de commerce américano-qatarie, qui inclut aussi parmi ses membres : Al Jazeera, Chevron, Exxon, le fabriquant de munitions Raytheon (qui a fourni les munitions des salves d’ouverture de l’OTAN durant la guerre en Libye) et Boeing. Le conflit d’intérêts est tellement monumental qu’il n’est dépassé que par la frénésie d’acceptance des médias corporatistes de ce rapport et leur négligence complète de diffuser le fait de l’origine totalement compromise de ceux responsables de l’avoir écrit.

    Le rapport de l’ONU lui-même (.pdf ici) ne contient pas de preuve vérifiable, mais plutôt des ouï-dires rapportés de Genève par de soi-disant “victimes”, “témoins” et “déserteurs”, mis en avant par des “personnes et organisations intéressées”. En d’autres termes, c’était une invitation ouverte pour les ennemis de la Syrie de dépeindre quelque image du gouvernement en place qui leur semblait bonne. Alors que des critiques clâment haut et fort que cela n’est dû qu’à une mauvais coopération du gouvernement syrien avec l’ONU, il est plus que probable que l’ONU elle-même est complice dans la fourniture à Wall Street et la city de Londres de l’opportunité de conquêtes militaires, comme elle l’a déjà fait avec l’Irak, la Côte d’Ivoire et plus récemment la Libye.

    Comment commencer la guerre..

    http://www.mondialisation.ca/index....

    un interessant "quel chemin vers la Perse ?" rapport de la fondation privée Brookings Institution rédigé en 2009. http://www.brookings.edu/ /media/fi...
    ...

  • permalien K. :
    3 décembre 2011 @13h36   « »

    http://www.bloomberg.com/news/2011-...

    Gigantissime Coquinage FED/banques

    Sauvés par le plan de sauvetage, les banquiers ont fait pression contre la réglementation gouvernementale, une tâche rendue plus facile par la FED, qui n’avait jamais divulgué les détails du sauvetage aux législateurs, alors même que le Congrès distribuait plus d’argent et débattait de nouvelles règles visant à empêcher l’effondrement prochain.

  • permalien Yasmina :
    3 décembre 2011 @17h29   « »

    apres la Syrie, l’Iran c’est le Pakistan dans la ligne de mire pour 2 raisons1/ Il a la bombe 2/ le port de Gwadar, où se trouve une base navale, stratégique pour les Chinois. Il ya aussi un terminal pétrolier et il est question de construire un oéloduc par La Chine. ( l’équivalent de Tartous sur la cote syrienne pour les Russes).

    Le financement chinois a facilité l’implantation à Gwadar d’une base navale1, prélude à d’autres atterrages pour la marine chinoise (voir ports de Hambantota (Sri Lanka), Chittagong (Bangladesh), Sittwe (Birmanie), Cambodge, Woody Island et Hainan).
    À l’entrée du détroit d’Ormuz et à proximité immédiate de la mer Rouge et des côtes du Soudan, le port de Gwadar est idéalement situé.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gwadar

    Il se passera quoi apres l’implosion du Pakistan ? Quel pays profitera le plus de la destructions des grands pays musulmans Syrie, Iran, Pakistan ? Sans oublier l’Egypte la corde au cou entre Israel et la Libye( base de l’Otan),"printemps arabe" qui mets au pouvoir des salafistes ??? Qui va rameuter l"opinion publique du péril islamiste et attaquer en pretextant la légitime défense ?

    L’armée chinoise a effectué de très grosses manœuvres militaires près du Pakistan en réponse à la montée des troupes américaines dans la région, alors qu’un officiel du gouvernement chinois a averti que toute menace faite au Pakistan serait prise comme une menace directe à la Chine

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien Lou :
    4 décembre 2011 @15h17   « »

    Guerre de l’ombre en Syrie

    Pepe Escobar - Asia Times

    Des diplomates à Bruxelles ont confirmé à Asia Times Online que les opérations OTAN-CCG ont mis en place un centre de commandement à Iskenderun, dans la province de Hatay en Turquie. La ville cruciale d’Alep, en Syrie du Nord-Ouest, est très proche de la frontière turco-syrienne. le motif officiel de ce centre de commandement est de créer des « couloirs humanitaires » vers la Syrie.

    Bien que ces « humanitaires » proviennent de membres de l’OTAN : États-Unis, Canada et France et des membres de la GCC : Arabie saoudite, Qatar et Émirats arabes Unis, le prétexte est que ce sont seulement d’ « innocents instructeurs » et qu’ils ne font pas partie de l’OTAN. Inutile de dire que ces philanthropes se composent de troupes des armées de terre, de mer et de l’air, et de spécialistes de l’armement. Leur mission : s’infiltrer dans le nord de la Syrie, notamment à Idlib, à Rastan, et à Homs mais surtout, objectif principal, Alep, la plus grande ville de Syrie, avec au moins 2,5 millions d’habitants, où la majorité sont des sunnites et des Kurdes.

    Même avant cette nouvelle de Bruxelles, l’hebdomadaire français satirique « Le Canard enchaîné » - ainsi que le quotidien turc « Milliyet » - avaient déjà révélé que les commandos des services spéciaux français et le MI6 Britannique assuraient la formation de l’ASL aux techniques de guérilla urbaine, en Hatay dans le sud de la Turquie et à Tripoli, dans le nord du Liban. Les Armes - de fusils de chasse aux mitrailleuses Israéliennes et aux lance-roquettes - ont été fournies clandestinement en masse.

    Ce n’est un secret pour personne qu’en Syrie les bandes armées - des salafistes aux petits voyous - ont attaqué les soldats réguliers, la police et même les civils depuis le début du mouvement de protestation. Environ 3 500 personnes ont été tuées depuis sept mois, un grand nombre de civils et plus de 1100 soldats ont été tués par ces gangs.

    Et puis, il y a les déserteurs. Lorsque le régime Assad insiste sur le fait que la tragédie syrienne actuelle est en grande partie provoquée par des éléments bien rémunérés et bien armés - sans parler des mercenaires - au service des puissances étrangères, il est donc essentiellement dans le vrai.

    Asia Tmes Dec 2, 2011

  • permalien yasmina :
    5 décembre 2011 @09h49   « »

    traduction en français de l’article ci dessus, posté par Lou

    La guerre de l’ombre en Syrie
    L’oeil vif

    par Pepe Escobar
    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien yasmina :
    5 décembre 2011 @10h12   « »

    La faillite occidentale à l’heure de l’Orient convulsionnaire

    D’un côté, un monde arabe secoué de spasmes tectoniques avec deux épicentres actuels, l’Égypte et la Syrie, de l’autre, les deux pôles de la puissance occidentale, États-Unis et Union européenne, cheminant cahin-caha au bord de l’abîme ! Reste à savoir si la conjonction de ces deux menaces ou la rencontre de ces deux dynamiques entropiques aboutiront ou non à une « Guerre de Noël » ?

    Éléments d’explication

    Au lendemain du rapprochement turco-syrien et turco-iranien, les potentats du Golfe se sont attelés à détourner le tandem Gull/Erdogan de leurs tropismes syro-iraniens, obéissant en cela à leurs peurs de voir se constituer un pôle régional dominé par les Chiites exécrés… satisfaisant en cela à toutes les attentes de Washington.

    Résultat, le Qatar, base arrière avancée de l’influence américaine dans la Péninsule, s’est empressé d’annoncer son intention de construire en Turquie un complexe gazier de liquéfaction destiné aux exportation vers l’UE. Ajoutons au nombre des carottes, que les Turcs fort marris de porter à leur flanc sud la tumeur du PKK expression de l’irrédentisme kurde, convoitait la possession de drones tueurs, maîtres incontestés des champs de bataille asymétriques dans les conflits de basse intensité.

    Dans un premier temps, Tel-Aviv en a vendu à Ankara, mais les machines de mort ont été réexpédiées à l’envoyeur parce que défectueuses… D’ailleurs l’une des raisons sous-jacentes de la dégradation de relations entre les deux capitales ! Puis la Turquie a tenté de s’équiper auprès de la France et de l’Italie. En vain, les Israéliens ayant mis des bâtons dans les roues et fait capoter les accords. Au bout du compte, une demande à Washington - également bloquée un certain temps par Congrès sous la pression du lobby israélien - finit par aboutir. Des Predators sont désormais prépositionnés sur la base aérienne d’Incirlik, ce qui suppose, à l’évidence… un échange de bons procédés !

    S’ajoute à cela les relations historiques existant entre le parti au pouvoir en Turquie, « Développement et Justice », islamiste réputé modéré, et les Frères musulmans, principale force de l’opposition syrienne en exil. Mais in fine aucun des éléments évoquée ne suffit à lui seul, ou tous ensembles, à expliquer l’actuel acharnement de la Turquie contre le régime syrien. En fait, il aura fallu aux fins stratèges du Département d’État de trouver la façon de canaliser les velléités d’expansion régionale d’Ankara.

    http://www.geopolintel.fr/article42...

  • permalien Nathan :
    5 décembre 2011 @10h57   « »

    C’est qui ce Pépé Escobar finalement, dont on note la régulièrement la signature, comme si celle-ci était obligatoirement une garantie de sérieux journalistique ?

    C’est un journaleux qui publie des espèces de torchons sur le site “Asia Times Online”, version en ligne d’un journal thaï appelé “Asia Times” et qui a du fermer ses portes suite à la crise financière de 1997.

    Asia Times Online appartient à un milliardaire thailandais du nom de Sondhi Limthongkul, surnommé également le “Rubert Murdoch thaïlandais”. Inutile de dire qu’il est corrompu jusqu’à la moëlle. Membre éminent de l’oligarchie locale et de mèche avec certains militaires, il a soutenu des gouvernements puis leur a retiré sa confiance, tout ça en fonction de ses intérêts (qu’il tend à confondre avec ceux du peuple, bien sûr).

    Au fait, c’est quoi cet obscur site mondialisation.ca qui reprend l’article du dénommé Pépé Escobar ? Eh bien, c’est un cas typique de site “rouge-brun”, dont les couleurs ne doivent pas être confondues avec le beau camaïeu brun facho-vert islamiste du site alterinfo du dénommé Cekici Zeynel (condamné à 4 mois avec sursis pour antisémitisme).

    On peut découvrir ci-dessous un recensement assez réjouissant du ramassis collaborant pour le site mondialisation.ca

    http://conspishorsdenosvies.wordpre...

  • permalien K. :
    6 décembre 2011 @15h20   « »

    Bassam Haddad, co-directeur du site “Jadaliyya” et opposant de la première heure au régime syrien, s’interroge sur Burhan Ghalioun après l’interview donné par ce dernier au Wall Street Journal.

    Extrait :

    .... pourquoi les stratégies d’un gouvernement syrien potentiellement démocratique sont annoncées avant que les conditions appropriées pour une telle direction représentative soient à portée de main ?

    Que faire si la plupart des citoyens syriens veulent garder toutes les options sur la table pour la restauration de leurs terres et leurs autres droits à l’avenir ?

    Sur ces deux points connexes, Ghalyoun (peut-on néanmoins dire "pauvre Ghalyoun ?") et le Conseil national syrien sonnent de manière très semblables au régime syrien : Ils abandonnent tous deux (pratiquement, dans le cas du régime syrien) certaines options pour restaurer des terres syriennes occupées , et ils sont tous deux moins concernés par le processus démocratique.

    Même les ennemis du peuple syrien et des droits syriens, heureux certes, sont déroutés de cette apparente « immaturité politique », pour utiliser un euphémisme.

    Et c’était avant cette interview donnée hier au quotidien libanais des Saoud (sous couvert Hariri) dans laquelle il appellerait à une intervention militaire étrangère.

  • permalien Lou :
    14 décembre 2011 @20h37   « »

    NATO dreams of civil war in Syria
    By Pepe Escobar

    The SNC key tactic for now is to sell Western public opinion the Libya-style "potential" nightmare of an imminent massacre in Homs. Not many are buying it - apart from the usual, strident, corporate media suspects. Although both are based in Istanbul, the SNC and the FSA can’t seem to get their act together ; they look like a lethal version of The Three Stooges.

    ma "précieuse traduction" cale un peu, mais je comprends qu’on voudrait vendre la même tactique qu’en Libye, Homs = Benghazi .

  • permalien Lou :
    14 décembre 2011 @23h25   « »

    Chaos et confusion, il n’y a que Juppé et Gérard Araud pour y voir clair.
    Gérard Araud, ambassadeur de France à l’ONU. C’est lui qui a fait voter l’intervention en Libye. Agé de 58 ans, polytechnicien et énarque, Gérard Araud a notamment été ambassadeur en Israël et directeur des Affaires politiques au Quai d’Orsay où il avait en charge les négociations sur le programme nucléaire de l’Iran.

    Homs, la capitale sanglante du soulèvement syrien

    Ziad Rifaii - Al Akhbar

  • permalien Lou :
    15 décembre 2011 @22h13   « »

    Syrie : une carte des morts selon des citoyens et des troupes depuis le soulèvement

    Depuis le soulèvement au début de 2011 il ya eu peu de journalistes en Syrie pour transmettre la situation. Il est difficile d’avoir une idée de l’ampleur et la fréquence avec laquelle les citoyens et les soldats sont abattus pendant cette période.

    Pour aider, nous avons rassemblé les rapports des agences de nouvelles nationales pour faire cette carte des morts signalés en Syrie. Un clic sur les repères révèle la date à laquelle le meurtre a eu lieu et des liens vers la source de l’information. Les données des rapports pour tous les liens de la carte donnent plus de 1.000 morts depuis le soulèvement.

    Compte tenu que l’ONU a annoncé aujourd’hui plus de 5.000 morts, la carte montre également la vue limitée que les médias ont eu.

  • permalien Yasmina :
    16 décembre 2011 @14h22   « »

    par Nihat Ali Ozcan pour Hurriyet

    J’aimerais attirer l’attention sur la manière dont le changement de nature des relations entre la Turquie et l’Iran d’une part, entre la Turquie et la Syrie d’autre part, sert les intérêts d’Israël…

    http://mecanoblog.wordpress.com/201...

  • permalien Yasmina :
    16 décembre 2011 @14h31   « »

    K.
    6 décembre @15h20 «  »

    Bassam Haddad, co-directeur du site “Jadaliyya” et opposant de la première heure au régime syrien, s’interroge sur Burhan Ghalioun après l’interview donné par ce dernier au Wall Street Journal.

    C’est une triste fin pour la carrière d’un homme qui était autrefois courageux.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 décembre 2011 @19h17   « »
    Sur le projet de résolution russe sur la Syrie du 15/12/2011 (1/3)

    Bonsoir à tous,

    Sur le projet de résolution de la Russie sur la Syrie à l’ONU, il y a plusieurs faits qui doivent être rappelés avant de juger hativement sur la situation.

    Tout d’abord, la Russie préside le Conseil de Sécurité en ce mois de décembre 2011 et a donc l’occasion de prendre l’initiative. Ensuite, le vice-président syrien, Farouk Al-Chareh était en visite à Moscou quelques heures avant que la nouvelle tombe : il était donc improbable que le régime syrien ne fut pas au courant de l’initiative.

    L’iniative russe vient au lendemain d’une opération militaire de l’"armée syrienne libre " qui a fait 27 morts - soit un des bilans les plus lourds - parmi les forces loyales au gouvernement syrien.

    En fait, cette initiative, si elle a été saluée par l’ambassadeur français à l’ONU, Gérard Araud, comme un "événement extraordinaire", il a par la suite précisé qu’elle était "désiquilibrée" et "mérite beaucoup d’amendements".

    Hillary Clinton, quant à elle, a saisi le projet dans son envol en déclarant qu’elle était prête à travailler avec la Russie sur son projet.

    Ce qui ressort de tout cela, c’est l’absence du Qatar - qui était le chef de file de la croisade contre la Syrie -, le silence de la Turquie et le profil bas de la Ligue arabe : il semblerait que les grandes puissances reprennent les rênes.

    S’agit-il d’un lachâge ? Le mot est fort. Il est vrai que Poutine a des problèmes internes liés à sa baisse de popularité et la réticence d’un grand nombre de Russes à le voir de nouveau président.

    Mais l’autre fait marquant, c’est la prochaine admission de la Russie à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), puisque le protocole d’adhésion a été approuvé par tous les ministres du commerce des 153 pays membres de l’organisation après 18 ans de négociations.

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