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Somalie, nous voilà !

mardi 25 octobre 2011, par Philippe Leymarie

Paris ne se sent plus. Foin de crise de l’euro, et sur la lancée de son triomphe récent en Libye – couronné par le massacre du Guide et le rappel à la charia –, voilà qu’il met un doigt, petit pour le moment, dans l’engrenage somalien, dans l’extrême-est du continent africain, où un grand nettoyage s’impose. Il ne manque que les « révolutionnaires » de service…

Après l’annonce de la mort en Somalie de l’otage Marie Dedieu, le ministre français de la défense, Gérard Longuet, avait assuré qu’il n’y aurait pas de représailles. Le premier ministre François Fillon avait estimé au contraire que cet enlèvement, le 1er octobre dernier, sur une île de l’archipel de Lamu, au nord-est du Kenya, ne pourrait rester impuni. Les agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) qui avaient été chargés de négocier sa libération ont eu ensuite pour mission d’obtenir – de racheter ? – la restitution de son corps…

Au même moment, l’armée du Kenya, rarement engagée dans des opérations autres que de « maintien de la paix », a entrepris le 16 octobre dernier une expédition au nord du pays, pénétrant à l’intérieur du territoire somalien sur quelques dizaines de kilomètres, pour tenter de mettre fin à ce qui menace de devenir une épidémie d’enlèvements d’étrangers : quatre Occidentales, en vacances ou travaillant dans des camps de réfugiés somaliens, raptées en un mois dans le nord-est du pays.

C’est une action vitale pour le Kenya, qui vit essentiellement du tourisme (et de la production de thé) et qui craint également que les agences humanitaires opérant dans les camps ne retirent leur personnel. L’intervention, baptisée « Linda Nchi » (« protéger le Kenya », en swahili), est menée en liaison avec le gouvernement transitoire en poste à Mogadiscio (mais qui n’a guère de pouvoir hors de la capitale) ; et elle a le soutien politique de Washington, Londres et Paris – ce qui est essentiel dans ces parages.

Droit de suite ?

La progression des 2 000 soldats kenyans engagés dans l’opération est rendue difficile par la saison des pluies. Mais, en une semaine, ils auraient pris notamment le contrôle des localités de Taabto, Qoqani, Gedo, ou Oddo, détenues jusque-là par les shebab – un mouvement de jeunes islamistes se réclamant d’Al-Qaeda – et viseraient Bulo Hadj ainsi que le port de Kismayo, une des principales bases des miliciens du Sud somalien.

Il s’agit d’une opération lancée sur trois fronts, avec des moyens lourds pour le pays (blindés, canons) et l’appui d’hélicoptères et d’avions de chasse, dans le but de détruire les capacités des miliciens à procéder à des incursions-enlèvements, et de ménager une zone-tampon sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Mais les soldats kényans pourront-ils tenir le coup, si loin de leurs bases, sur un temps long, face à un ennemi aussi peu conventionnel, et dans un contexte juridique et politique aussi acrobatique, même si la diplomatie kenyane s’efforce de présenter l’opération comme un « droit de suite » bien naturel ?

En attendant, les Kenyans pensent profiter d’une conjoncture favorable, en raison :

- du retrait des Shebbab de la capitale, Mogadiscio, ces dernières semaines ;
- du regain d’influence dont dispose le gouvernement fédéral de transition somalien ;
- du renforcement de la petite armée du GFT ;
- des succès remportés par la force de paix de l’Union africaine, l’Amisom, après quatre ans de « galère », alors qu’elle mène une offensive contre les dernières poches shebab dans la capitale somalienne, et s’apprête à recevoir du renfort ;
- et même de la famine qui sévit dans le sud, affaiblissant la population, mais aussi le mouvement islamiste shebab lui-même.

Au début de cette semaine, en réplique sans doute à l’opération dans le sud somalien, il y a eu deux attentats à Nairobi, qui ont fait un mort et quelques blessés [1]. D’autres avaient pu être déjoués, ces derniers mois, par les agents de renseignement du Kenya, en collaboration avec les services américains. Mais Nairobi semblait relativement épargnée, jusqu’ici, en raison de l’accueil de nombreux réfugiés somaliens, y compris politiques, qui y ont leur base arrière, et un quartier de prédilection : le « petit Mogadiscio » [2].

« Invasion chrétienne »

Le Kenya cherche de l’aide auprès de ses partenaires occidentaux traditionnels. Un porte-parole de l’armée kenyane, le major Emmanuel Chirchir [3], a même prétendu avoir reçu un appui aérien – sans doute des tirs de drones, près de Ras Kamboni – de la part de l’armée américaine ; et un appui d’artillerie, à partir d’un navire de guerre dont il a laissé entendre qu’il serait français et relèverait de l’opération européenne Atalanta, chargée de la lutte anti-piraterie. Donnant indirectement du crédit à ces affirmations, les islamistes somaliens, qui nient être responsables des quatre enlèvements récents de femmes occidentales, ont menacé le Kenya de représailles, et dénoncé – par la voix de Mohamed Abdi Godane, un de leurs leaders – « les incursions de certains pays qui participent à l’invasion chrétienne de la Somalie ».

Washington dément toute implication de l’US Air Force ou de la CIA dans cette opération. Mais les Américains déploient à Djibouti, non loin de là, ce qui est leur seule base permanente sur le continent africain, avec 2 000 hommes, des moyens aériens conséquents, et de fréquentes escales des unités de l’US Navy. De là, ils ont déjà organisé plusieurs raids ces dernières années contre des cibles en Somalie et au Yémen. C’est loin d’être un terrain inconnu pour eux, même s’ils évitent soigneusement d’y déployer des hommes à terre, après le traumatisme de l’opération Restore Hope, à Mogadiscio en 1993 (qui avait coûté la vie à treize de leurs hommes).

De plus, les Américains possèdent une autre base, plus discrète, à Diego Garcia, au cœur de l’océan Indien. Ils sont alliés aux régimes actuellement au pouvoir à Addis Abeba (Ethiopie), Djibouti et Nairobi, et viennent d’envoyer en Ouganda l’équivalent d’une compagnie des forces spéciales (une centaine d’hommes) pour encadrer et « booster » les unités de l’armée nationale chargées de mettre hors d’état de nuire les miliciens de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, coupables de massacres et enlèvements massifs au nord du pays.

Le régime de Yoweri Museveni, quelles que soient ses insuffisances, est considéré par les Etats-Unis comme un pivot de leur politique, et de la sécurité dans tout ce secteur de l’Afrique de l’Est et de la Corne. L’Ouganda fournit d’ailleurs, avec le Burundi, le gros du commandement et des troupes de l’Amisom, la force de l’Union africaine, qui ont permis de libérer la capitale somalienne de l’étreinte des miliciens shebab.

Ces Etats accordent diverses facilités aux forces américaines. En retour, Washington fournit du renseignement, des capacités logistiques ponctuelles, une aide à l’entraînement ou à la sécurisation des frontières, comme justement au Kenya. Les Américains, comme les Français, participent aussi à la formation d’unités de l’armée du gouvernement fédéral de transition somalien, dans des centres d’entraînement à Djibouti, et à celle des soldats de l’Amisom en Ouganda.

Plan d’envergure

L’état-major général français, de son côté, a également formellement démenti toute participation à l’incursion de l’armée kényane en territoire somalien, toute implication des Forces française à Djibouti (FFDJ), fortes de 600 hommes, et affirmé qu’aucun navire de la marine nationale ne croisait ces derniers jours dans les eaux du sud somalien. Mais Paris a reconnu en même temps qu’un appareil de transport tactique Transall de son armée de l’air effectuait des rotations, au profit de l’armée kenyane, entre Nairobi et Wajir, sans toutefois franchir la frontière somalienne – a-t-il été assuré.

L’expérience prouve cependant que des petits arrangements de ce genre peuvent déboucher sur des engagements plus lourds et complexes. D’autant que l’actuelle opération de l’armée kényane pourrait faire partie d’un plan d’envergure, déjà envisagé l’an dernier par l’organisation sous-régionale de la Corne (l’IGAAD), qui viserait à « étouffer » les shebab depuis le nord Kenya, le nord ougandais, et l’est éthiopien... avec le soutien plus ou moins discret des partenaires occidentaux du secteur.

La France est cependant contrainte à une certaine prudence : les shebab détiennent toujours Denis Allex, un officier de la DGSE, enlevé dans un hôtel à Mogadiscio le 14 juillet 2009. Ses collègues fonctionnent depuis en « cellule de crise » sur le cas somalien, avec des antennes à Nairobi et à Djibouti, et de discrètes incursions en territoire somalien, via le Somaliland et le Puntland, les deux Etats autonomes autoproclamés du nord du pays. Ils ont tenté d’établir des contacts avec les ravisseurs, grâce à des cascades d’intermédiaires. Sans succès. Ils ont donc aussi un compte à régler avec les détenteurs de leur camarade, qui avait justement été envoyé à Mogadiscio pour participer à la formation de soldats du gouvernement fédéral de transition – ceux qui font face aux shebab.

Notes

[1] L’Ouganda avait connu un attentat autrement grave (70 morts au moins) l’an dernier, le jour de la finale de la Coupe du monde de football, sans doute des mêmes auteurs.

[2] « Stéphanie Braquehais, « L’armée kényane poussée à bout par les shebab », Libération, 20 octobre 2011.

[3] New York Times, 23 octobre 2011.

25 commentaires sur « Somalie, nous voilà ! »

  • permalien K. :
    25 octobre 2011 @21h52   »

    Selon la récente enquête sur place de l’Etatsunien Jeremy Scahill, la "petite armée" du GFT a été renforcée par d’étranges personnages.

    Extraits :

    Alors que les Etats-Unis et autres puissances occidentales ont dépensé des centaines de millions de dollars sur les armes, la formation et l’équipement des militaires ougandais et burundais sous les auspices de l’AMISOM, l’armée somalienne demeure sous-financée et sous-armée. Ses soldats sont mal payés, très indisciplinés et, en fin de compte, plus fidèles à leurs clans qu’au gouvernement central.

    C’est là que la location de milices intervient.

    Au cours de l’année passée, le gouvernement somalien et l’AMISOM se sont tournés vers certains personnages peu recommandables dans le double effort de construire quelque chose ressemblant à une armée nationale et (..) d’acheter la loyauté d’anciens alliés stratégiques de l’ennemi actuel, les Chabab.

    Certains seigneurs de guerre (..) se sont vu offerts des ministères ou grades militaires en échange de l’allocation de leurs forces pour la lutte contre les Shabab. Plusieurs sont d’anciens alliés d’Al-Qaïda ou des Shabab, et beaucoup ont lutté contre l’invasion éthiopienne US-parrainée en 2006 ou contre la mission américaine en Somalie, dans le début des années 1990 qui a abouti à la fameuse "Black Hawk Down" incident.

    Le président somalien Cheikh Sharif Cheikh Ahmed affirme que Indha Adde [un "seigneur de guerre"] et autres chefs de guerre ont juré allégeance au gouvernement, mais il est clair à partir de nombreux voyages à travers Mogadiscio avec Indha Adde que ses hommes sont loyaux envers lui par-dessus tout.

    Le Président Sharif semblait presque détaché de cette réalité quand je l’ai rencontré à ses bureaux de Mogadiscio. « À mesure que des territoires sont acquis, il sera plus facile d’unir [les diverses milices] sous un même parapluie », dit-il.

    ...

  • permalien Lou :
    25 octobre 2011 @22h21   « »

    Somalie : des troupes étrangères aideraient le Kénya dans sa lutte contre un groupe islamiste

    L’analyse de la rédaction :

    Selon un article paru dans le Shanghai Daily, le major Emmanuel Chirchir, a déclaré : « Samedi, le bâtiment français patrouillant dans les eaux somaliennes a bombardé la ville de Kuday, qui est au sud de Kismayo. L’évaluation du nombre de morts n’est pas confirmé, mais la marine française a promis de donner une évaluation des dégâts dès que possible. »

    Ces informations, bien que démenties par des responsables français, sont reprises par de nombreux journaux américains et kényans.

  • permalien K. :
    25 octobre 2011 @22h47   « »

    Somalie : La guerre globale contre le terrorisme et la crise humanitaire

    http://www.pambazuka.org/fr/categor...

  • permalien guillaume :
    27 octobre 2011 @07h59   « »

    Vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Vos propos sont fondés sur des communiqués de presse qui eux memes ne sont fondés sur rien...La boucle est bouclée.
    Je connais parfaitement la situation en Somalie et la France ne participe pas aux opérations de combat. Ce n’est pas un symbolique avion dédié à de l’aide logistique au Kenya, qui prouve l’implication militaire de notre pays en Somalie. Tout au plus il s’agit d’un geste politique (le PM Kenyan est a Paris en ce moment) sans autre objectif. Alors avant de tirer des plans hasardeux, qui in fine expose vos compatriotes résidents dans cette région inutilement, faite votre travail de journaliste, recherché des éléments qui étayent vos propos et ne faite pas une revue de presse.
    Cordialement

  • permalien Bigou :
    27 octobre 2011 @09h35   « »

    @guillaume
    si vous vous savez de quoi vous parlez prouvez le et donnez vos sources et vos informations.

  • permalien Stolypine :
    27 octobre 2011 @21h53   « »
    Enfin !

    Enfin les choses bougent, il est grand temps d’agir dans cette région et nettoyer les écuries d’Augias, on ne pourra rétablir un état de droit (erreur commise en 1992) mais au moins diminuer les nuisances émanant de cette région.

    La stratégie gagnante pratiquée récemment en Libye, soutien logistique et aérien, renseignements et soutien de force aux sols, sans jamais intervenir directement, semble être de mise ici aussi. Les leçons d’Afghanistan et d’Irak ont été retenues.

  • permalien jgn :
    28 octobre 2011 @09h47   « »

    La stratégie gagnante pratiquée récemment en Libye, soutien logistique et aérien, renseignements et soutien de force aux sols, sans jamais intervenir directement,(...)

    Erratum : sans jamais que les média n’évoquent d’intervention directe - en rupture avec la résolution onusienne de "protection des ppoulations civiles -, comme les bombardements massifs de populations civiles à Syrte, entre autres, totalement passés sous silence ... ou de militaires occidentaux dirigeant les frappes depuis leurs points d’appui au sol.

  • permalien K. :
    28 octobre 2011 @23h28   « »

    Selon l’Etatsunienne Bronwyn Burton du groupe Atlantic Council, en 2008, alors qu’il n’y avait pas de famine, la part humanitaire de l’aide financière US à la Somalie a été plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui en pleine famine : entretemps les Chababs ont perdu un grand nombre de territoires.

    D’autre part John Norris, du Center for American Progress, affirme que les fonds US dévolus aux efforts diplomatiques pour essayer de trouver une issue non militaire au drame somalien sont squelettiques.

    Par ailleurs aucune sécurité sérieuse n’est assurée par les yankees et leurs “alliés” locaux aux civils déplacés, insécurité dont les femmes sont les premières à souffrir.

  • permalien Frédéric :
    30 octobre 2011 @19h52   « »
    Somalie, pas assez d’efforts.

    Nous avont la positions des 2 navires français dans le secteur. Et il n’était pas dans le coin ou est censé avoir lieu ce bombardement. Et c’est dommage. Frappé les ports de pirates permettrait de limiter leurs activitées.

    les Shebab se sont déclarés ennemi de la France, on prit des otages parmi nos compatriotes et sont les Talibans de l’Afrique de l’Est avec leurs violations massives de séculptures.

    Donnez un coup de pouce à un pays ami est louable, et ce ne coute rien. Le Monge coute le même cout en mission, qu’il soit dans un port du Kenya ou qu’il surveille les tirs de missiles en Asie du Sud.

    Et rappellons qu’il y a une bonne quinzaine de navires de guerres de toutes nationalités dans le secteur pour limiter la piraterie, un gouvernement qui restaure l’autorité régalienne dans ce pays devrait permettre d’alléger ce dispositif.

  • permalien Boukman :
    31 octobre 2011 @15h33   « »

    Le lutin francais,joue au Napoleon..Apres avoir detruit la Libye,il s’en prend a la Somalie..On comprend bien le complot derriere l’assassinat de la missionaire francaise..Une vie pour des richesses. La France empeche le developpement de l’Afrique..Faut dire que,les generations se succedent,mais ne changent pas. Assassins,voleurs ..

  • permalien ben ramden :
    1er novembre 2011 @01h29   « »

    en somalie,il n,ya pas que des banditisme et des seigneures de la guerre.c’est l’histoire de la dislocation de l’etats et l’indifference de l’occident et de la banque mondiale.j,usqu’a un passe recent ce pays connu par l’elevage bovin et qui a ete exportateur de viande,a vu son economie s’effondrer par les dettes exterieure et l’armement de l’ancien regime de ziad bari.aujourd’hui ces armes servent a tuer des somaliens qui se sont convertis dans une autre activité plus juteuses,la piraterie au large des cotes somaliennes.phenomene reprouvé par l’occident mais qui trouve sa justification contre une injustice, celle de d’ignorer l’existence d’un peuple qui toutes les raisons de se defendre contre des navires qui deversent des tonnes de dechets dans les cotes,qui privent aussi des pecheurs pauvres de leurs maigres ressources de subsistance.

  • permalien K. :
    3 novembre 2011 @19h48   « »

    La Somalie, théâtre des ambitions kényanes

    Par Jean-Philippe Rémy

    Pourquoi cette opération a-t-elle été lancée ? Plusieurs sources s’accordent pour affirmer que le plan avait été discuté et décidé en 2010, et affiné depuis avec l’appui de partenaires occidentaux, dont les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, la France.

    Nairobi semble s’être saisi du "prétexte" - terme employé par plusieurs observateurs - d’une série d’enlèvements d’étrangers réalisés par des groupes somaliens en territoire kenyan pour lancer une opération qui se trouvait déjà "dans les cartons depuis plusieurs mois".

    La décision, prise dans la précipitation, aurait surpris des alliés du Kenya, comme l’Ethiopie, qui prévoirait aussi d’intervenir bientôt en Somalie. Chacun des deux pays voisins se taillerait alors un fief dans le pays.

    Nairobi a déjà prévu d’y installer une administration dite "semi-autonome", le Jubaland, en théorie calquée sur celles qui se sont mises en place dans le nord du pays, le Somaliland et le Puntland. En réalité, un pouvoir fantoche permettant de contrôler certaines ressources, à commencer par celles du port somalien de Kismayo, utilisé par des réseaux de contrebande liés au Kenya, comme le dit un rapport des Nations unies, publié en juillet.

  • permalien K. :
    6 décembre 2011 @22h19   « »

    Africa ops may be just starting

    http://militarytimes.com/projects/n...

  • permalien K. :
    15 décembre 2011 @10h48   « »

    Ban-ki-Moon le guerrier.... sélectif.

    Ban urges more troops, funding to help Somalia fight militants

  • permalien K. :
    23 décembre 2011 @10h36   « »

    Atlantisme :

    Les journaux américains [DONT "JEUNE AFRIQUE"] préfèrent évoquer la « guerre Twitter » plutôt que les frappes menées contre les Shebabs par les drones de l’US Air Force partis de leur base en Ethiopie. D’autant plus que cette guerre, déjà vieille de deux mois, commence à se parer des atours hideux d’un conflit ethnique, comme le souligne The Independent dans un reportage remarquable. Sur place, en effet, alors que s’instaure un climat de psychose lié aux attentats perpétrés par des Somaliens, les Kenyans se retournent contre les Somaliens « ethniques » qui vivent sur leur territoire.

  • permalien K. :
    12 janvier 2012 @13h40   « »

    LEMONDE.FR avec AFP, 12.01.12

    HRW accuse la police et l’armée kényanes de réprimer la population somalienne

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @17h43   « »

    la donne va se compliquer avec une possible agression occidentale aux cotés de l ethiopie contre l erythrée après l assassinat de touristes dans la région des afars par des groupes armés-qui sont peut etre maffieux,et n ont rien a voir avec le djihad....-

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @17h53   « »

    tout cela distille l islamophobie alors que la course aux présidentielles vient d etre lancée dans l hexagone............a qui profite le crime de ces touristes ?

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @18h05   « »

    en meme temps que la campagne haineuse contre l iran,dont les alliés latinoaméricains prennent le risque dans leur élan de solidarité internationale d etre envahis par les usa-qui ont la un bon pretexte-,il y aura désormais celle contre l erythrée.

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @18h18   « »

    le vieux réflexe (néo)colonialiste fait,malheureusement,toujours recette.

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @18h23   « »

    l ethiopie est devenu,de fait,tout comme israel,une tete de pont u.s dans le monde musulman:les liens entre tel aviv et addis abeba que sont les "falashas"-juifs d ethiopie-sont la pour le prouver,il y a une axe israélo-ethiopien.

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @19h10   « »

    le plan des néoconservateurs américains de reconquete de la somalie,de l erythrée,du soudan et de l iran est finalement adopté discrètement ...par obama.idem pour le zimbabwe de mugabe.

  • permalien ulysse :
    19 janvier 2012 @19h23   « »

    il ne restera plus sur "l axe du mal" ou les "postes avancés de la tyrannie" de condolezza rice que le belarus et la corée du nord-protégés respectivement par la russie et la chine-,le myanmar ayant fait allegeance a l Empire,ainsi que cuba,protégé lui par le vatican,puisque benoit seize y fera une escale au printemps-donc pas d agression américaine possible contre l ile renegate des caraibes.

  • permalien ben ramden :
    24 janvier 2012 @01h05   « »

    comme si la somalie est en train de payer sa position d’etre avec le maroc,les deux seuls etats d’afrique qui recusaient l’article deux de l’ancienne charte de L’oua consacrant le pricipe de l’intagibilité des frontieres heritées du colonialisme.

  • permalien K. :
    19 novembre 2012 @20h28   «

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