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Tunisie, les éditocrates repartent en guerre

jeudi 27 octobre 2011, par Alain Gresh

C’est la première élection libre tenue dans le monde arabe depuis plus de cinquante ans – à l’exception, particulière, de la Palestine où le scrutin s’était tenu sous occupation. La campagne a été animée, la participation massive malgré tous les Cassandre qui prétendaient le peuple déçu par l’absence de changements, comme si le peuple ne s’intéressait qu’aux questions de subsistance et pas à la liberté et à la démocratie. Bien sûr, les élections n’ont pas été parfaites. Certains ont évoqué le poids de l’argent, notamment avec cet homme d’affaires basé à Londres qui a réussi à obtenir un grand nombre de députés (sans doute en amalgamant les rescapés de l’ancien régime). Mais peu de démocraties ont réussi à régler le problème des rapports entre la politique et l’argent – que l’on songe aux Etats-Unis ou à la France. Les Tunisiens ne s’y sont pas trompés et tous les observateurs ont noté non seulement la forte participation, mais aussi l’émotion et la joie de personnes qui faisaient la queue pendant des heures pour glisser un bulletin dans l’urne.

Mais voilà : certains n’acceptent la démocratie que lorsque les électeurs votent comme ils le souhaitent. Que le peuple palestinien sous occupation vote pour le Hamas, et l’Occident organise le blocus du nouveau gouvernement et sa chute. Que les Tunisiens votent pour Ennahda, et voilà nombre de nos éditorialistes, ceux-là même qui affirmaient que le printemps arabe avait vu la disparition des islamistes, s’interroger gravement et reprendre une vieille antienne : les Arabes ne sont pas mûrs pour la démocratie ou, comme ils l’écrivaient avant, mieux vaut Ben Ali que les islamistes.

Heureusement, tous ne sont pas sur la même longueur d’ondes, mais le titre « Après le régime de Ben Ali, celui du Coran » du journal de 7 heures de France-Inter le 25 octobre résume la position de toutes les chaînes de Radio France, mobilisée sur un anti-islamisme primaire.

Dans L’Express, Christophe Barbier, celui-là même qui qualifiait la guerre israélienne contre Gaza de « guerre juste », écrit (« Après le printemps arabe, l’hiver islamiste ? », 25 octobre) :

« C’est une peur qui chemine alors que les armes se taisent et que s’élève le brouhaha des urnes. Une peur un peu honteuse, tant l’irénisme est de rigueur, et tenace aussi, le remords d’avoir si longtemps soutenu des dictateurs, avec, pour seule raison, cynique mais valable, d’être en sécurité sur nos rives. Une peur nourrie par les cris des coptes massacrés en Egypte, les premières élections en Tunisie et l’engagement du Conseil national de transition libyen à faire de la charia la “source première de la loi”. Cette peur, c’est celle de l’islamisme, celle d’un pouvoir barbu et liberticide, dont les imams psychopathes remplaceraient les militaires d’opérette et les despotes débauchés d’hier. »

« Valable » ? Valable de soutenir Ben Ali et Moubarak, le roi du Maroc et les généraux algériens ? S’agissant des coptes égyptiens, faut-il rappeler qu’ils ont été (aux côtés de musulmans qui manifestaient avec eux) massacrés par l’armée, présentée comme une garante face aux islamistes ? Quant à la dénonciation des « imams psychopathes », on reste sans voix...

« Jamais cette crainte n’a abandonné les esprits occidentaux, même si le vacarme de la fête droits-de-l’hommiste l’a reléguée depuis janvier dans l’arrière-boutique de la foire-fouille sondagière. Elle ressort aujourd’hui parce que nous sommes dans un marécage idéologique, un entre-deux politique où les potentats sont déchus, mais les démocraties, pas encore installées. Balbutiantes et vacillantes, elles sont comme un enfant effrayé par ses premiers pas dans un monde vertigineux. Arabes et Occidentaux, tous épris de paix et de liberté, nous sentons que quelque chose a gagné, qui était juste, mais qu’autre chose aujourd’hui menace, qui est terrible. Et si rebelles et révoltés avaient œuvré, à leur insu, pour préparer le règne des imams ? Et si nous avions fourni, enfants béats de Danton et de Rousseau, le moteur démocratique au véhicule islamiste ? S’imposer par une révolution ou une guerre civile n’est rien à côté d’élections gagnées : l’islamisme pourrait bien, demain, affirmer être légitime selon les critères mêmes de l’Occident. Que répondrons-nous ? »

Eh bien, nous répondrons que c’est le jeu de la démocratie. C’est ce que font les partis de la gauche tunisienne, dont certains s’apprêtent à gouverner avec les islamistes. Car, nous le savons tous, des élections libres donneront dans tout le monde arabe un poids important aux islamistes (dans ses différentes déclinaisons, et Ennahda en Tunisie n’est pas les Frères musulmans en Egypte ou au Maroc) et le choix est clair : soit le retour aux dictatures que l’Occident a soutenues sans états d’âme ; soit la confiance dans la démocratie, dans les peuples, qui, même musulmans, aspirent à la liberté et non à une dictature de type taliban.

Autre éditorialiste, Jean Daniel, toujours mal à l’aise quand il s’agit de l’islam et qui a mis si longtemps à dénoncer la dictature de Ben Ali. Son texte publié le 26 octobre, « Tunisie. Victoire programmée pour les islamistes » (Nouvelobs.com) est un mélange d’erreurs factuelles – que signalent d’ailleurs ses lecteurs sur le forum – et des préjugés qui animent une bonne partie de la gauche française.

« Le plus triste, c’est que cette victoire altère les couleurs du Printemps arabe, décourage les insurrections modernistes, et galvanise les insurgés religieux. La Tunisie était un exemple à suivre pour tous les nouveaux combattants arabes de la démocratie. Elle est devenue un modèle pour les mouvements religieux. Dieu vient de dérober au peuple sa victoire. »

Insurgés modernistes ? insurgés religieux ? Sur la place Tahrir tant célébrée, tous les vendredis, des milliers de manifestants faisaient la prière. A quel courant appartenaient-ils ? moderniste ? religieux ?

« Une bonne partie des opinions publiques, tant en Occident que dans les pays arabo-musulmans, s’étaient détournées des compétitions sportives ou de la crise financière mondiale pour s’intéresser à ce qu’il se passait dans un petit pays méditerranéen de 12 millions d’habitants. » (...)

Avaient-elles tort ?

« Les Tunisiens se sont donné le droit de vote. Encore fallait-il que les élections fussent libres. Elles l’ont été pour la première fois et chacun s’est incliné devant le civisme allègre des citoyens qui, par leur vote à près de 90%, étaient supposé charger les 217 constituants d’établir une forme d’Etat de droit en respect avec les principes essentiels qui font une démocratie. Le combat reste ouvert mais il est compromis. On va voir si les Tunisiens savent se reprendre et organiser une coalition qui empêche les 70 nouveaux constituants d’imposer leurs lois. »

Les Tunisiens doivent « se reprendre » ? Quelle condescendance à l’égard de ces ex-colonisés qui ont le front de ne pas voter comme les intellectuels parisiens le souhaitent.

Et Jean Daniel dresse un étrange parallèle avec l’Algérie : « Si une vigilance, parfois ombrageuse, s’est imposée aux familiers de l’histoire du Maghreb dès qu’il a été question d’élections libres en Tunisie, c’est parce qu’ils gardaient à l’esprit ce qui s’était passé, en Algérie, entre le 5 octobre 1988 et le 14 janvier 1992. Bilan : environ 150 000 morts. » Que signifie ce charabia ? Entre octobre 1988 et les élections de janvier 1992, il n’y a pas eu 150 000 morts. Les morts sont venus après que l’armée a arrêté le processus démocratique. Ce coup d’Etat fut, selon Jean Daniel, « populaire aux yeux de l’opinion démocratique » et « a sans doute protégé l’Algérie d’une victoire des ennemis islamistes de la démocratie ».

Populaire aux yeux de l’« opinion démocratique » ? Faut-il rappeler que de nombreux partis non confessionnels, comme le Front des forces socialistes (FFS) ou même le Front de libération nationale (FLN), ont pris position contre le coup d’Etat ? Et qui peut prétendre que ce coup a protégé la démocratie ? S’il existe un pouvoir autoritaire et corrompu aujourd’hui dans le monde arabe, c’est bien celui des généraux algériens.

« Pour nombre de laïcs ou simplement de républicains, fussent-ils les plus musulmans, l’expression “islam modéré” est un oxymore : il y a contradiction absolue entre les deux mots. Pour d’autres, la capacité de résoudre les problèmes considérables que la construction et le développement de la Tunisie vont poser est assez faible sans l’appui des forces qui se disent encore islamistes mais qui ne sont souvent que conservatrices. Elles répondent au besoin d’ordre et d’autorité qui, dans l’histoire, est toujours apparu après le chaos provoqué par des journées insurrectionnelles. »

Nombre de laïcs, de républicains contestent l’expression islam modéré ? Jean Daniel confond les musulmans qui s’expriment abondamment dans les médias occidentaux avec l’opinion dans le monde arabe. Les deux plus importantes forces de gauche en Tunisie ont accepté le principe d’une collaboration avec Ennahda, preuve qu’elles croient qu’il existe non pas un « islam modéré », mais des organisations islamistes qui acceptent les règles de la démocratie.

Plus largement, les clivages qui divisent la Tunisie ne se résument à celui entre laïcs et islamistes. D’autres questions se posent à la société, aussi bien sociales que politiques, des choix du développement comme celui de la politique internationale et régionale. Rien ne serait plus dangereux que de faire des combats dans le monde arabe des combats entre deux blocs homogènes, laïcs et islamistes. Non seulement parce que la victoire de ces derniers serait certaine, mais aussi parce que ce n’est pas le principal clivage de la société.

Oui, Ennahda est une organisation conservatrice, notamment sur le plan des mœurs et de la place des femmes ; elle est libérale en matière économique ; son fonctionnement a longtemps été vertical (comme tous les partis de la région), même s’il est désormais contesté par les nouvelles générations et les nouvelles formes de communication. Il ne s’agit donc pas de donner une image idéalisée du mouvement, mais de reconnaître que, comme le Hamas en Palestine, il est une partie de la société, et que son exclusion signifie l’instauration d’une dictature militaire.

D’autres éditoriaux reprennent cette même ligne islamophobe. On pourra lire bien d’autres contributions sur le thème, que ce soit Alain-Gérard Slama dans Le Figaro du 26 octobre (« Elections en Tunisie : sous le jasmin, les cactus », heureusement ce texte n’est pas en accès libre sur le site du journal) ; ou encore Martine Gozlan, ou l’inénarrable Caroline Fourest, qui écrit notamment sur son blog : « Dire qu’Ennahdha est “modéré” parce qu’il existe des salafistes très excités, c’est un peu comme expliquer que Le Front national de Marine Le Pen est de “gauche” parce qu’il existe des skinheads. »

Mais ne tombons pas dans la paranoïa : fort heureusement, d’autres textes font la part des choses.

On notera la tribune de Bernard Guetta dans Libération du 26 octobre, « L’impardonnable faute des laïcs tunisiens » – encore que l’idée d’un nécessaire front des laïcs me semble contestable.

Et aussi l’éditorial du Monde (27 octobre), « Et si, en Tunisie, la démocratie passait par l’islam ? » :

« L’annonce concomitante du retour de la charia en Libye, avant la poussée électorale attendue d’autres forces islamistes en Egypte, risque ainsi d’alimenter l’incompréhension face à des révolutions menées pour les droits de l’homme qui ne se traduisent pas instantanément par l’adoption des valeurs que les Occidentaux revendiquent. C’est singulièrement vrai sur la question des droits qui doivent être reconnus aux femmes. Ce serait cependant faire injure aux Tunisiennes et aux Tunisiens que de décréter, toutes affaires cessantes et sans qu’il soit nécessaire de voir les vainqueurs à l’ouvrage, que le succès d’Ennahda sonne le glas de leur “printemps”. En l’occurrence, si une loi mérite l’attention, dans les pays qui vont voter pour la première fois autrement que sous la matraque et pour un parti unique, c’est sans doute moins la loi islamique qu’un code autrement plus prosaïque : la loi électorale. »

« La réussite des transitions arabes passe nécessairement par l’adhésion du plus grand nombre à un projet commun, et donc par le compromis et la négociation. A cet égard, le système proportionnel retenu en Tunisie qui écrête les raz de marée électoraux au lieu de les amplifier et contraint le vainqueur à trouver des alliés est judicieux ; il permet d’éviter une situation à l’algérienne, lorsque le Front islamique du salut retourna à son profit en 1991 un système conçu pour favoriser le FLN. »

« La volonté exprimée par des opposants historiques tels que Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jaafar, dont les partis ont obtenu des résultats encourageants, de trouver des terrains d’entente avec Ennahda dessine un tout autre chemin, celui d’un apprentissage de la démocratie qui passe moins par l’anathème que par le dialogue. Sans faire preuve d’un angélisme excessif, il est permis de le juger prometteur. »

Et les élections tunisiennes seront à marquer d’une pierre blanche sur la longue voie des peuples arabes vers la démocratie.

A propos de Twitter

J’utilise désormais régulièrement Twitter. Je trouve cet outil utile pour trois raisons :

- pouvoir faire partager la lecture d’articles ou de textes qui méritent d’être diffusés (pour l’essentiel je me limite au français et à l’anglais) ;

- mettre en lumière des informations peu répercutées dans la presse et qui peuvent intéresser parfois le « grand public », parfois seulement les spécialistes ;

- informer sur les débats auxquels je participe et qui concernent les thèmes abordés sur Nouvelles d’Orient (mais j’oublie souvent de le faire).

Université populaire

Samedi 5 novembre 2011
L’enjeu des migrations en Méditerranée
avec une magnifique exposition de cartes de Philippe Rekacewicz

Organisée par l’IReMMO - Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée et Moyen Orient - et le blog Nouvelles d’Orient.

A Paris, de 10 h 30 à 18 heures
5/7, rue Basse des Carmes 75005 Paris
Inscription obligatoire : universite-populaire@iremmo.org

Séance 1 : L’Europe de Schengen et ses développements récents à la lumière des arrivants tunisiens et libyens, avec Catherine Wihtol de Wenden (directrice de recherche au CNRS).

Séance 2 : Les migrations en Méditerranée, avec Claire Rodier (juriste au Groupe d’information et de soutien aux immigrés (GISTI) et membre fondatrice du réseau euro-africain Migreurop).

Séance 3 : Cartographier les migrations en Méditerranée avec Philippe Rekacewicz (géographe, cartographe et journaliste au Monde diplomatique).

296 commentaires sur « Tunisie, les éditocrates repartent en guerre »

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  • permalien monego :
    27 octobre 2011 @12h50   »

    Il est faux de dire que ce sont les premières élections libres dans le monde arabe.
    Entre 1989 et 1991, les algériens ont voté deux Fois, aux élections locales et aux législatives avec à chaque fois la victoire des islamistes du FIS (deja) avant l’interruption du processus électoral en Decembre 1991.

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @13h38   « »

    Enfin ! une parole de vérité. Merci Alain Gresh.

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @13h41   « »

    A Deir Yassine :

    pour les résultats le mieux est de consulter le site de l’ISIE : l’instance supérieure indépendante pour les élections.

    http://www.isie.tn/Fr/accueil_46_3

  • permalien mich :
    27 octobre 2011 @13h46   « »
    Démocratie style Union Européenne

    Notre élite européenne a déjà trouvé la solution a ce genre de déception démocratique : revoter jusqu’à ce qu’ils obtiennent le résultat voulu … et au pire des cas faire voter une instance plus facile a manipuler que le peuple !

  • permalien Laurent Szyster :
    27 octobre 2011 @13h47   « »

    @Alain Gresh,

    Les Tunisiens doivent « se reprendre » ? Quelle condescendance à l’égard de ces ex-colonisés qui ont le front de ne pas voter comme les intellectuels parisiens le souhaitent.

    C’était le reproche fait par les mêmes "intellectuels parisiens" aux Suisses quand ils ont voté contre les minarets, aux Français qui ont mis Le Pen devant Jospin en 2002, aux électeurs Hollandais de Geert Wilders, etc ...

    Doit-on béatement applaudir la vox populi quand elle se fourvoye dans le populisme ou a-t-on encore le droit de le dire ce qu’on pense des partis réactionnaires, xénophobes et/ou sectaires ?


    Ce qui me semble remarquable dans le cas tunisien c’est qu’il démontre que le pays arabe ou le peuple ai accédé en premier à une véritable démocratie est celui où la laïcité et les droits des femmes ont été les mieux défendu.

  • permalien Juba :
    27 octobre 2011 @13h52   « »

    Mr Gresh nous brosse un tableau que l’on voudrait qu’il soit vrai mais hélas pensez-vous qu’un musulman qui adore le coran dont il connait les principes fondamentaux puisse hésiter à voter pour un parti islamiste, si réellement l’islam était une finalité et non un moyen d’accession au pouvoir. Non monsieur Gresh, l’intégrisme est une idéologie morbide qui a été créée par les Wahabites, sur fond de la théorie de la guerre d’Ibn taimiya qui était un marginal ! l’islam, nous vivons en son sein depuis des millénaires et jamais des musulmans ne se sont entretués pour un problème de religion jusquà l’avenement des prtis intégristes. Dire que l’arret du processus electoral en Algérie est la cause de ce qui s’est passé par la suite est un non sens puisque ceux ci avaient déja gagné les elections communales et prefectorales et qu’iln n’ont respecté aucune loi de la République. L’arret de ce processus suicidaire etait salutaire à tout point de vue. Vous citez le FFS et le FLN deux partis dont l’un a entrainé la Kabylie dans une guerre qui ne la concernait pas, mais pour son prestige personnel, quand au FLN qui a imposé dans toutes les constitutions que l’Islam etait la religion d’etat et nous a imposé une école qui produit de l’intégrisme, son sort sera scellé bientot et surtout l’arabisation d’un peuple qu’il disait arabe ! Dans cette election Tunisienne, il y’avait d’autres partis de tendance islamiste modéré pourquoi n’ont il pas bénéficié d’un seul siège et bien tout simplement parcequ’ ils n’étaient pas intégristes et si le choix s’est porté sur En nahda c’est tout simplement qu’il est unparti intégriste, négationiste des droits et des libertés et personne ne pourra rien y changer. Je vais revenir à l’intelligence des Tunisiens qui ont retenu le mode de scrutin à la proportionnelle pourquoi ne pas l’octroyer aux Français sympathisants du FN et que c’est le mode de scrutin uninominal majoritaire à 2 tours qui est toujours applicable et cela empeche le FN d’arriver au pouvoir meme régional,suite à un report de voix donc, nous les démocrates Algériens avons le droit de barrer la route aux intégristes par n’importe quel moyen comme le fait l’etat Français concernant le FN ! Enfin, Mr GRESH, je me permets d’avancer la chose suivante : Le colonialisme quelque soit son identité n’a pas digéré les guerres de libérations et vous savez pertinemment que les intégristes n’ont aucune solution pour les problèmes auxquels nous sommes confrontés du fait des Tyrans qui nous gouvernent et qu’ils révent de faire de nos pays des deserts pour nous faire regretter le temps béni des colonies. Enfin, un corps découpé en morceaux dont la tete est suspedue à un poteau, cela vous rappelle t-il quelque chose ? ET VOILA OU MENENT DE TELS RAISONNEMENTS !

  • permalien Plop :
    27 octobre 2011 @14h40   « »

    J’espère bien qu’après ce beau texte, votre journal n’écrira plus une seule ligne contre les parti politiques réactionnaires d’autres pays. Ça ne serait pas très cohérent n’est-ce pas ?

  • permalien abdel france :
    27 octobre 2011 @15h06   « »

    Tres bonne analyse Mr Gresh merci à vous.

    Pendant presque un siecle, les musulmans ont étè destitué de tout leurs droits, on les a ensuite baillonnés, torturés, massacrés et traités de tout les noms d’oiseau (barbare, integriste, terroriste,...).

    Aujourd’hui ce n’est que la réalité qui refait surface dont les medias francais (pro sioniste faut le reconnaitre) s’acharne bec et ongles à deconstruire.

    Les premières réels democraties musulmanes vont faire leur apparition dont la turquie (11% croissance)et l’Iran(7%croissance) sont les precurseurs.

    Malheureux sont les intolerants.

  • permalien Bert :
    27 octobre 2011 @15h19   « »

    @ Plop :

    Une chose est de constater qu’un parti (est-il "réactionnaire" ? plus que l’UMP, par exemple ?) a gagné des élections libres, une autre de soutenir son programme...
    N’auriez-vous pas saisi cette nuance ? Je ne veux pas le supposer... pourquoi ne pas exposer plus précisément votre pensée, et citer le (s) parti (s) et pays qui poseraient problème ?

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @15h40   « »

    Le Parti Démocratique Progressiste partait parmi les grands favoris des premières élections à l’aube de la Révolution. Le mouvement avait en effet une légitimité historique, un poids politique, une crédibilité de militant attestée par une résistance acharnée, pendant deux décennies. Comment ce parti a gaspillé en quelques semaines ce qu’il a mis 20 ans à consolider ?

    Telle est la grande interrogation de ce scrutin, à laquelle nous tenterons d’apporter des éléments de réponse.

    Le PDP s’est montré trop conciliant avec les vestiges du RCD, alors que le peuple, encore marqué par l’épreuve de force révolutionnaire, revendiquait son exclusion, et des sanctions envers ses dirigeants.

    Le PDP a poussé bon nombre de ses militants historiques à la démission, préférant accorder son intérêt aux ralliés de la 25ème heure. De ce fait, il a perdu un réseau qui enserrait dans ses mailles les quatre coins de la République, pensant que les quelques hommes d’affaires ralliés à sa cause, pouvaient à eux seuls surcompenser les pertes. Ce faisant, il s’est trompé, dans son évaluation, sur le poids réel de chacun dans des élections libres et démocratiques. C’est que les gros billets des portefeuilles même bien garnis ne se convertissent pas nécessairement en bulletins de vote.

    Le PDP, en misant sur les forces de l’argent, en refusant de se soumettre à la transparence, comme l’a fait Ettakatol, qui a présenté une comptabilité détaillé aux électeurs, s’est mis au ban de la vie politique, sans pour autant bénéficier du capital de sympathie et de proximité d’Ennahdha, qui a su esquiver sans dommages la question, et surtout, à continuer à se baser sur les réseaux de ses militants historiques.

    Le PDP a voulu s’appuyer sur des agences de communication, et des journalistes, qui n’ont aucun contact avec les réalités de la Tunisie profonde. Or ce n’est pas dans les boîtes de pub, et encore moins à Paris, que l’on apprend à estimer les lames de fond qui dirigent en profondeur la société tunisienne. En attestent ces affiches « présidentielles » le mettant en scène avec Maya Jribi : l’effet a tout simplement été dévastateur dans un pays où les citoyens ont fini par vomir d’autres mégaposters du même genre.

    En démarrant trop vite la course de la campagne électorale, le PDP a commis un faux départ qui s’est payé cash. En laissant trop tôt apparaître ses ambitions de leadership, le PDP a fait le jeu de ses adversaires qui ont pu aisément l’accuser d’arrivisme forcené, alors qu’ils ont (souvent) eux-mêmes les même

    s prétentions.

    http://mag14.com/national/40-politi...

  • permalien X :
    27 octobre 2011 @15h58   « »

    Zyster : C’était le reproche fait par les mêmes "intellectuels parisiens" aux Suisses quand ils ont voté contre les minarets, aux Français qui ont mis Le Pen devant Jospin en 2002, aux électeurs Hollandais de Geert Wilders, etc ...

    Doit-on béatement applaudir la vox populi quand elle se fourvoye dans le populisme ou a-t-on encore le droit de le dire ce qu’on pense des partis réactionnaires, xénophobes et/ou sectaires ?

    Interdire la construction des minarets est un FAIT qu’on peut trouver xénophobe.

    Quels sont les faits ou les intentions annoncées qui fait d’Ennahda un parti xénophobe réactionnaire et sectaire ?

    comment qualifier les partis ultra religieux juifs en israel (dont plusieurs sont ou ont été au gvnmt) ou le parti israel beitenou qualifié par plusieurs de fascistes avec raison ? Et dont le chef est un peu votre idole politique ?

  • permalien zcd :
    27 octobre 2011 @16h24   « »

    il est une chose qui me semble nécessaire de souligner, c’est que ce scrutin tunisien révèle d’universel et en même temps de singulier au monde arabe/musulman :
    Dans le cas singulier du monde arabe/musulman,50 ans de politique volontariste n’a pas varié des fondamentaux de ces nations,qui n’ont pas intégré ou porté elle-mêmes les évolutions de fond qui ont touché peu ou prou le monde ces deux derniers siècles ;
    dans la sphère nord africaine, les pouvoirs ont répondu diversement aux problématiques contemporaines telle l’émergence des femmes dans la sphère publique (qui est l’alpha et l’oméga du questionnement arabe contemporain) . Elles ont tenté d’y faire face soit par des politiques modernistes volontaristes, soit "socialistes", soit par un conservatisme paternaliste.
    La Tunisie n’est ni plus ni moins differente du Maroc et de l’Agérie,qui n’est pas plus ni moins sociale que ses deux voisins et le Maroc ni plus ni moins conservateur que ces derniers.
    Il esiste dans cette sphère un socle commun de vision tribale du monde, marquée par la domination masculine tant dans la spère privée que publique, le rejet de toute idée divergente vécue comme une mise en cause de la personne du Zaim. Et en corrélation avec la culture coranique, inscrite dans l’inconscient collectif , la pensée commune d’un idéal social émanant du Coran : Aucun pouvoir arabe et musulman n’a pu s’extraire de cette problématique, pas plus que le corps social dans chacun de ces pays, ni même à l’extérieur (ce qui explique que les Tunisiens d’Europe ont voté ENAHDA, à l’instar des Algériens d’Europe qui avaient voté FIS). Il est d’ailleurs significatif que le Parti ENAHDA ait immédiatement mis la langue arabe en priorité des ses préoccupations.
    Il démontre par là qu’il ne peut ni ne veut aller vers le modèle TURC , car l’arabe comme langue et écriture est la matrice de cette pensée.
    L’Occident est dans l’ incapacité de comprendre le monde arabe dont il ne détient aucune clé, faute d’appréhender la complexité du rapport de la langue arabe à la pensée politique qui la rend indissociable du religieux.
    Les discours apeurés comme ceux ouverts sont tout aussi recevables car il recèlent une part de vrai et d’erreur de la problématique arabe contemporaine, l’iman psychopathe est tout aussi réel que le démocrate laique arabe , et je dirai même qu’il peut se trouver en un seul (l’imam prendra l’avion tout en vouant la technologie aux gémonies pour une illustration schématique).
    Voila pourquoi il est si difficile de distribuer les bons et mauvais points à ce sujet car ici tout le monde a raison et tort à la fois.
    Le monde arabo-sunnite a un très long chemin à parcourrir pour trouver l’équilibre ;avec beaucoup moins de pétrole sous ses pieds, cela sera aussi facilité.

  • permalien X :
    27 octobre 2011 @16h39   « »
    Colonisation

    Les us demande à israel d’arreter la colonisation à Jeruzalem Est. Réponse :

    Yishai reportedly rejected Shapiro’s request, saying that construction in Jerusalem has never stopped - even during left-wing governments - and that it would not stop now.

    Ce qui veut dire :

    Tous les gouvernements israeliens prédèdent ont baisé les palestiniens même ceux de gauche. Il n’est pas question d’arrêter de les baiser maintenant.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

  • permalien Ferdinand :
    27 octobre 2011 @16h45   « »

    « “La Tunisie était un exemple à suivre pour tous les nouveaux combattants arabes de la démocratie. Elle est devenue un modèle pour les mouvements religieux. Dieu vient de dérober au peuple sa victoire.”

    Insurgés modernistes ? insurgés religieux ? Sur la place Tahrir tant célébrée, tous les vendredis, des milliers de manifestants faisaient la prière. A quel courant appartenaient-ils ? moderniste ? religieux ? »

    On est bien d’accord : la place Tahrir, c’est au Caire, non ?

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @16h48   « »

    . La "gifle" electorale de l’élite auto-proclamée tunisienne !

    Longtemps, le tunisien a été considéré comme un enfant que l’on a privé de droits politiques. Ce fut le cas sous Bouguiba comme sous Ben Ali. Le vote historique du 23 octobre 2011 a mis fin à cette terrible frustration.

    De l’avis de tous les observateurs, étrangers comme tunisiens, le scrutin s’est déroulé de manière exemplaire. A ce stade, félicitons tous ceux qui ont permis ce bon déroulement. Surtout L’ISIE mais aussi l’armée et la police qui ont assuré la sécurité de ce scrutin.

    Mais si le tunisien est aujourd’hui heureux, certains essaient de gâcher sa fête. Je ne parle pas des militants politiques dont les partis n’ont pas obtenu un bon score. De leur part, on ne peut exiger qu’ils soient satisfaits. En tout bon militants investis qu’ils sont, il est normal qu’ils soient déçus.

    Non, je parle de ces soi-disantes élites "autoproclamées" tunisiennes. Ces « éliltes », comme elles se désignent elles mêmes, qui sont complètement déconnectées de leur peuple.
    Car c’est bien là ou est aujourd’hui le véritable clivage en Tunisie. On essaie de nous faire croire qu’il s’agit d’un clivage entre laics et religieux, entre forces progressistes et forces rétrogrades. Une véritable escroquerie cosmétique à laquelle les gouvernants occidentaux n’ont cette fois ci pas donné suite. Contrairement au passé, Etats unis et France en tête, ils se sont empressé de féliciter les tunisiens pour cette élection réussie. Même la presse occidentale, dont une partie s’était faite dans le passé l’avocate du régime de Ben Ali en échange de séjours hôteliers ou d’achat d’encarts publicitaires, à été fidèle à la réalité et a tenté d’expliquer ce vote.

    Pour revenir à cette « élite », cette tentative d’escroquerie masque en réalité la véritable cassure en Tunisie. Le clivage est en effet entre les quelques milliers de personnes qui vivent royalement à Carthage, La Marsa et Sidi Bousaid et les 9 millions de tunisiens qui galèrent quotidiennement : chômeurs, petits fonctionnaires, ouvriers, ect..... Si l’on veut comprendre ce qui se passe en Tunisie, c’est plutôt cette grille de lecture qu’il faut prendre. Celle d’une « élite » corrompu qui vit royalement à coté d’un peuple qui souffre le martyrs au point de ne pas avoir peur de s’immoler par le feu.

  • permalien Youki :
    27 octobre 2011 @16h49   « »

    Les merveilleux exemple de Tonton Zyster, à savoir Geert Wilders et Oscar Freyssinger sont des soutiens inconditionnels et des invités de marque en Israël... Mais l’on sait que la cohérence et l’honnêteté intellectuelle ce n’est pas son fort !

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @16h51   « »

    Mais ce qui me choque n’est pas là. Car voilà que cette élite, en plus d’essayer de maquiller une réalité économique criante, s’attaque maintenant au jeu démocratique en disant clairement que le peuple tunisien s’est trompé, que le peuple peut être force d’inertie, que la société civile allait faire contrepoids aux forces qui viennent de gagner cette élection, ect….

    Un personnage influent tunisien énonçait hier sur une radio de premier plan française que la société civile tunisienne allait être vigilante face à Ennahda. Le journaliste français, ne se laissant pas endormir par ce beau parleur, lui fait une remarque excellente en précisant que la société civile avait aussi participé à ce vote car elle est composée aussi du peuple tunisien. Destabilisé, ce membre autoproclamé de l’élite tunisienne répond mais l’élite ce n’est pas que cela, l’élite ce sont les universitaires, les politiques en ajoutant une phrase terrible : « le peuple peut être une force d’inertie ». Certes, cette réponse n’est pas totalement dénuée de sens car l’histoire nous l’apprend mais au lieu de toujours blâmer les erreurs du peuple, de l’infantiliser, ce peuple tunisien exemplaire, pourquoi cette « élite » ne fait elle pas son autocritique ?

    Au lieu d’analyser froidement les raisons du succès d’Ennahda et de préparer la riposte pour les prochaines échéances électorales tunisiennes, cette élite perdante continue de pratiquer un sophisme qu’ont bu pendant longtemps les journalistes et hommes politiques français………jusqu’à cette gifle électorale historique qui a réveillé tout le monde face au « miracle économique tunisien » qui ne fut en réalité qu’un mirage cosmétique de communication.

    Si l’on avait un conseil à donner à cette « élite » tunisienne, ce serait, tout en ayant un œil vers le nord, d’aller un peu plus au contact de son peuple dans le sud. Car, désormais, l’avenir politique de cette élite se décidera non pas dans les salons feutrés parisiens ou américains mais dans les choix politiques de chaque tunisien.

  • permalien Salem L :
    27 octobre 2011 @16h53   « »

    ZCD,
    Je suis entièrement d’accord avec votre analyse qui correspond à la théorie mais là ou le bas blesse c’est que les chantres de l’arabisation et de l’intégrisme wahabbite n’ont aucune conviction à la base, autrement dit "Pourquoi envoient ils leurs enfants en occident pour apprendre d’autres langues alors qu’ils fourguent à nos enfants une arabisation q’eux-meme ne comprennent pas" On peut difficilement admettre qu’ils soustraient leurs propres enfants à l’étude de l’arabe et l’imposent à nos enfants ! Quand aux intégristes, ils disent ceci "Faites ce que l’on vous dit et ne faites pas ce que l’on fait" La liste des idées contraires à l’islam authentique qu’ils défendent est interminable, des fetwas pour rendre licite l’égorgement d’etres humains en passant par la non reconnaissance des droits de l’homme y compris la liberté de conscience et autres violations. Au nom de quoi doit se soumettre à la volonté d’un individu fut il un saint sous pretexte que’il applique la loi de dieu ? Qui l’a chargé de me rendre sur le droit chemin que lui meme ne connait pas ? Il n’est que l’élu de personnes auxquelles il promet des chimèreset non un élu de Dieu pour imposer sa loi qui ne constite qu’une conviction. Avons le droit de vivre sans maitres, sans Rois, sans présidents etc.. ou nous soumettre à la loi de charlantants qui ne seront que de laches illuminés.

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @16h54   « »

    Je reprendrai ici l’excellente remarque * d’un éditorial du journal en ligne Kapitalis (les premières leçons d’un scrutin historique) que j’invite à aller lire largement si l’on veut aller plus loin dans la compréhension de ce qui se passe en Tunisie (http://www.kapitalis.com/fokus/62-n... )

    *« les résultats de ces élections ont montré que la Tunisie ne se gouverne qu’au centre et dans le cadre d’un consensus sur le plus large dénominateur commun ».

    Pour ma part, ce dénominateur commun étant désormais, comme dans toute démocratie, l’intérêt et les préoccupations du peuple et non celui d’une élite minoritaire autoproclamée !

    http://tunisietimes.blogspot.com/20...

  • permalien le journal de personne :
    27 octobre 2011 @17h03   « »

    Rouge Tunisien

    Je suis une plante rouge
    Qui jouit et se réjouit
    Du pur plaisir d’exister... Non que dis-je ?
    Du pur plaisir de coexister
    Au milieu d’autres plantes
    Vertes, jaunes ou rouges
    Vous n’imaginez pas le bonheur
    D’être plusieurs
    Une pour toutes et une fois pour toutes
    Et toutes pour une
    Le paradis au cœur de chacune
    _ http://www.lejournaldepersonne.com/2011/10/rouge-tunisien/

  • permalien X :
    27 octobre 2011 @17h10   « »

    Je me demande dans quel état d’esprit se trouvent les voisins marocains avec encore des élection organisées par le le ministére de l’intérieur, les mêmes partis qu’avant la nouvelle constitution et surtout les mêmes têtes et un qui, pour sauver sa peau et son pouvoir jure que les éléclion seront cette fois propres. Seule la révolution fait la difference.

  • permalien zcd :
    27 octobre 2011 @17h12   « »

    réponse à SALEM :
    c’est très exactement le paradoxe et la complexité de l’homme arabe et de son rapport au monde : seul il est libre, intégré à son corps social il en est le tout.
    Ce que je dis n’est pas de la théorie, c’est du vécu, examinez une famille magrébine : elle enferme tous les paradoxes de la pensée sociétale arabe contemporaine, dont sont d’ailleurs tributaires ces mêmes élites arabes et ce y compris les femmes.
    J’ai ainsi lu qu’une présidente (tunisiene je crois) d’une association demandait un quota pour les femmes dans les instances futures de la Tunisie ; question : voilées ou pas voilées ?Je crois qu’elle ne s’était même pas posée la question.
    Oui, les saoudiens et les autres boivent du wisky dans des théières
    mais ils pendent ceux qui ont le front d’en boire publiquement.
    C’est ce paradoxe comportemental qui traverse toutes les sociétés arabes que je voulais évoquer ici.

  • permalien X :
    27 octobre 2011 @17h24   « »

    J’ai ainsi lu qu’une présidente (tunisiene je crois) d’une association demandait un quota pour les femmes dans les instances futures de la Tunisie ; question : voilées ou pas voilées ?Je crois qu’elle ne s’était même pas posée la question.

    Les femmes sont libre d’être voilées ou pas c’est une question de choix. Pour quelles raison vpulez vous qu’elles soiemt tputes voilées ou toutes non voilées ?? Où est le pb ?

    Autre chose mettre la société tuniisienne et saoudienne dans un même sac est une bêtise tt simplement. Ça n’a rien à voir.

  • permalien Noval :
    27 octobre 2011 @17h28   « »

    Parce que s’engager sur la voie de la démocratie implique de ne pas transiger avec certaines normes tout à fait basiques, voici le premier geste fort du vainqueur des récentes élections tunisiennes :

    http://oumma.com/Tunisie-Ennahda-de...

  • permalien X :
    27 octobre 2011 @17h35   « »

    Merci Noval pour cette nouvelle :

    Le gouvernement que va former Ennahda va éliminer le bureau de contact avec Israël

    Voici la vraie raison de la diabolisation d’Ennahda par les sionistes et leurs amis.

  • permalien zcd :
    27 octobre 2011 @17h45   « »

    la question de la liberté des femmes ne se pose pas en termes de voilées ou non, mais il n’est pas indifférent de savoir lorsque l’on réclame des quotas qu’une femme voilée peut penser différemment d’une non voilée.
    Une femme voilée a-t-elle le même point de vue sur la polygamie, la répudiation, la garde des enfants, la minorité légale de la femme etc..., qu’une non voilée ?
    Je pense que cette femme qui réclamait des quotas pour les femmes appelait à cette égalité pour défendre le droit de celles-ci face à la prédominance masculine et non pas seulement pour assurer la simple représentation du sexe dit faible.
    Mon propos est de mettre en exergue la complexité de la société arabe, quelqu’en soit ses composantes, et qui rend l’analyse extérieure si ardue.Les femmes sont dans leur appréhension de leur "émancipation" tout aussi complexes et paradoxales que leurs pendants masculins.
    Vous pourriez m’objecter que les lignes de fractures ne sont pas aussi simplistes et vous auriez raison, car les conservatismes ne sont pas toujours là ou l’on croit qu’ils sont, et c’est en cela que les lignes de fracture du monde arabe ne sont en fait que celles qui traversent nos sociétés dans leur ensemble, c’est en cela qu’elle ne concernent pas que le destin singulier du monde arabe.

  • permalien Laurent :
    27 octobre 2011 @18h04   « »

    M. Gresh écrit que les élections en Tunisie ont été les premières élections libres depuis 50 ans dans le monde arabe ?

    et le Liban ?

    Les élections au Liban ne sont pas libres ?

    Sont elles truquées comme en Algérie ?

    Je ne le crois pas.

  • permalien X :
    27 octobre 2011 @18h04   « »

    la question de la liberté des femmes ne se pose pas en termes de voilées ou non, mais il n’est pas indifférent de savoir lorsque l’on réclame des quotas qu’une femme voilée peut penser différemment d’une non voilée.
    Une femme voilée a-t-elle le même point de vue sur la polygamie, la répudiation, la garde des enfants, la minorité légale de la femme etc..., qu’une non voilée ?

    C’est du n’importe quoi, je ne sais pas de quoi vous parler ?
    Des fonctionnaires dans les institutions ?
    Des élues ? Qui participent à la préparation des lois ?

    Pour la partie complémentaire du quotas des femmes on doit les prendre parmis les croyants ou les athées ou les laiques chaque groupe ne pense la même chose sur les questions qui vous évoquez !

    Le quotas pour les femme est un débats qui méerite d’être fait. Qu’est ce qu’elles portent ne doit pas être un débat.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 octobre 2011 @18h23   « »

    @ Une Tunisienne
    Ce qui votre ’personnage tunisien influent’ ? Meddeb ? Cela lui semblerait bien en tout cas :-)


    Que le bureau de contact avec Israël ait été fermé est une très bonne chose. Je suis convaincue que la gauche tunisienne aurait fait pareil, mais BHL & Ltd. vont certainement pas tarder à mettre ceci sur le dos de l’ISLAM !

    Ya Rachid, je t’adore déjà :-D

  • permalien zcd :
    27 octobre 2011 @18h30   « »

    reponse à X :
    je crains effectivement que vous vous obstinez à ne pas comprendre mon propos.
    Je répète qu’il m’importe peu qu’il y ait ou non des femmes voilées ou pas.
    Je crois seulement que l’on ne fait rien avancer par politique volontariste, car dans ce cas, la Tunisie serait LE PAYS qui en aurait le moins besoin, du fait d’une politique volontariste menée depuis 50 ans sur le sujet.
    Maintenant je ne vois personnellement aucun inconvenient si tel est le bon vouloir des tunisiens, que les assemblées soit pleines de femmes voilées et si tel est votre ardent souhait ; vous semblez particulièrement sensible sur le sujet.
    A propos, ma con tribution ne vise pas seulement le cas tunisien. Mais il est interréssant à observer pour tous ceux qui se sentent concernés par la sphère arabe.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 octobre 2011 @18h52   « »

    @ zcd

    "Ceci explique que les Tunisiens d’Europe ont voté Ennahdha"

    Ceci n’est pourtant pas le cas, en tous cas pas majoritairement, et pas en France qui constitue de loin la circonscription la plus importante, à vrai dire deux circonscriptions.

    J’avais posté quelques résultats sur un autre fil ce matin, mais ici quelques chiffres :
    Dans la circonscription Nord :
    an-Nahdha : 33,70%
    Les cinq partis de gauche ayant obtenus le plus de vote (CPR - Ettakatol - PDM - PDP - l’Alternative Révolutionnaire) ont obtenu à eux seuls 42,92% des votes, sans compter d’autres partis de gauche.

    Dans la circonscription Sud :
    An-Nahdha : 30,86%

    Avec une moyenne ’nationale’ de 32-33%, an-Nahdha obtient quand même 4 sièges dû au découpage, alors que son poids électoral l’aurait probablement pas donné plus que 3 sièges si la France fut une circonscription unique. La gauche aura 5 sièges (CPR:2 - Ettakatol : 2, PDM : 1) et al-Aridha : 1

    En Allemagne, an-Nahdha a obtenu la seule siège, mais cela en dit rien sur son score sauf qu’il était premier (d’où l’importance de la possibilité du report de votes entre partis en alliance comme dans le cas tunisien avec beaucoup de partis de gauche).

    En Italie, an-Nahdha a obtenu 2 des 3 sièges mais je n’ai pas encore trouvé les scores exacts.

    - www.tunisiensdumonde.com

    Vous y trouvez tous les chiffres pour les deux circonscriptions françaises.

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @19h22   « »

    A Deir Yassine

    Ce qui votre ’personnage tunisien influent’ ? Meddeb ? Cela lui semblerait bien en tout cas :-)

    Mokhtar Yahyaoui. ancien juge. Originaire du Sud Tunisien , la région des Ksours c’est à dire les fortins où les hommes vivaient comme des sentinelles pour protéger le pays. Bref, ce type a subit des tas d’ennuis sous Ben Ali. Je l’ai découvert apres le 14 janvier lors d’un documentaire intitule" chutte de l’Etat de la corruption" Son témoignage m’a choqué. Il s’est présenté comme indépendant mais sur Tunis 1. Si j’ai voté pour le CPR c’est parce que je suis sur Tunis2 et que Yahyauoi n’y est pas, ensuite la conception de la justice et les idées de Yahyaoui sont bien representé par le CPR. Pour ma part, je voie très bien Yahyaoui en ministre de la justice.

    Medded, pour moi il en est encore à sa" maladie de l’islam"( titre de l’un de ses livres) pour moi c’est un dé-islamisé.

    J’aime beaucoup et a beaucoup contribué à mon apprentissage de ce qu’est l’islam : Mohamed Talbi( de la confrérie quadérite) , historien et islamologue. Au fait vous devriez absolument lire son livre "GAZA" écrit dans l’urgence durant la guerre contre Gaza. Tout musulman devrait le lire ainsi que le" livre de Josué"( si je le cite c’est parce que j’ai lu la polémique avec Nathan sur un autre fil à propos de Jerusalem, la Bible et la promesse)

    Hichem Jait, Youssef Seddik, . Ces trois là ont beaucoup écrits et reflechit sur l’islam . ils sont classés comme progressiste et libéraux. Leurs livres sont largement distribués quoique sous Ben Ali, ils étaient censurés, je ne sais pour qu’elle raison. Ceci dis pour vous dire que c’est très difficile pour le wahabisme de s’implanter chez nous.

  • permalien Vitigis :
    27 octobre 2011 @19h54   « »

    Eh bien, nous répondrons que c’est le jeu de la démocratie.

    Et d’ailleurs, ce n’est pas la première fois que la démocratie se suicide. Mais ici, suicide-éclair.

    Car les islamistes ne sont pas des démocrates. Combien de fois n’a-t-on pas vu ici même la démocratie vomie par des intervenants ?

    C’est le petit peuple tunisien qui s’est exprimé par ce vote conservateur qui montre un attachement à certaines traditions archaïques, étouffantes notamment pour les femmes mais aussi pour le développement socio-économique. Le monde musulman ne se développe pas malgré (ou à cause de) la rente pétrolière. Les islamistes créent au mieux ce que l’on appelle une "économie de l’aumône", comme en Iran.

  • permalien Wilaya4 :
    27 octobre 2011 @20h09   « »

    "Que le peuple palestinien sous occupation vote pour le Hamas, et l’Occident organise le blocus du nouveau gouvernement et sa chute". J’ai cru comprendre qu’Israël n’était pas une démocratie, les électeurs refusant, sous les salves de Qassam, de voter Meretz conformément aux injonctions du Monde Diplomatique. Salauds d’électeurs !

  • permalien Vitigis :
    27 octobre 2011 @20h20   « »

    Revenant sur mon message où j’écris que "le monde musulman ne se développe pas", je pense qu’on peut objecter le cas de la Turquie. Mais là, les islamistes sont peut-être "modérés" par l’existence d’un Etat laïc défendu par l’armée (qui n’est pas toujours sympathique, mais, vous savez, ce monde est un panier à crabes...)

    Et à propos, M. Gresh trouve Mme Fourest "inénarrable"... eh bien lui, il est inénarrable et demi.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 octobre 2011 @20h26   « »

    @ Une Tunisienne

    Youssef Seddik est sur ma liste - qui n’arrête pas de s’allonger - d’intellectuels à lire. J’ai lu Hicham Djaït, et Mohammed Talbi un peu, surtout que pendant quelques temps il avait une page dans "Jeune Afrique" que j’avais trouvé vraiment intéressante. Très moderniste, même si ce n’est pas le bon mot.
    Comme m’avait dit un professeur algérien que j’avais à la fac au sujet du cinéma :"les Tunisiens sont des avant-gardistes".
    Cela vaut pour les Islamologues aussi.

    Comme vous, j’ai confiance en cette nouvelle démocratie tunisienne. En effet, ces jours-ci je n’arrête pas de penser à la Tunisie, et tout ce bonheur que vous, les Tunisiens, nous avez procuré cette année.

    Je me rappelle de vos commentaires sur ce même blog le 14 janvier, et comment on avait senti le vent de la liberté à travers vos propos. Vous étiez tellement émue que vous aviez du mal à écrire sur votre portable, et des lettres vous manquaient :-)

    Quel chemin parcouru en moins d’un an.

    Une amie me disait il y a quelques jours que le seul regret qu’elle avait, c’est que son père soit parti de ce monde sans vivre cela.

  • permalien Lou :
    27 octobre 2011 @20h32   « »

    Ennahda en France : le vote qui dérange
    par Akram Belkaïd, de Tunis

    Comment se fait-il que la communauté tunisienne de France (et dans le reste du monde) ait voté dans sa grande majorité pour le parti islamiste Ennahda ? C’est la question que se posent nombre de Tunisiens dont certains en veulent beaucoup à leurs concitoyens installés outre-Méditerranée.

    ≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

    Et les extrémistes catholiques font-ils peur à Jean Daniel et Christophe Barbier ?

    "La foi est à mille lieues de l’idéologie"

    Depuis jeudi 20 octobre, à l’appel de l’association fondamentaliste chrétienne Civitas, des extrémistes perturbent violemment les représentations, au Théâtre de la Ville, à Paris, de la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, qu’ils jugent "christianophobe". Ces manoeuvres d’intimidation visent un des créateurs les plus importants d’aujourd’hui.

  • permalien H. :
    27 octobre 2011 @21h40   « »

    D’abord les Tunisiens ont voté en masse dans la joie et la fierté aux premières élections libres de l’après Ben Ali.
    Pourquoi ont-ils voté majoritairement pour le parti Ehnada ? D’abord parce que c’est leur droit !
    Peut-être, parce que les "islamistes" ont été, plus que les autres, la cible systématique des persécutions du dictateur honni.
    Certainement, parce qu’ils se retrouvent davantage dans les valeurs véhiculées par ce parti (bien au-delà de la question voile ou pas voile) ; parce qu’après les expériences Bourguiba et Ben Ali ils ont envie d’essayer une autre alternative à laquelle ils peuvent plus majoritairement s’identifier.
    Parce que enfin, il lui font davantage confiance pour gérer le pays et défendre les intérêts des Tunisiens. Ils ont voté pour eux et non pas pour nous : bien présomptueux de notre part de dire qu’ils se fourvoient et de jouer les Cassandre alarmistes en fonction de nos propres valeurs et de nos craintes, en rapport surtout avec la conception que nous avons de nos propres "intérêts", avant que de laisser l’expérience qu’ils ont choisie se développer avec les alliances et le contrepoids des autres mouvements d’opposition.
    Affirmation d’identité et d’altérité par rapport au "modèle occidental" ? Mon Dieu, comme nous avons toujours tendance à ne pas aimer cela, et à donner des leçons !
    Je viens d’apprendre que le premier acte symbolique fort est de fermer le bureau de liaison avec Israël... Attendons la suite et les réactions que cette première mesure ne tardera pas à susciter à l’"extérieur"...
    Il y a à la fois espoir et questions chez les Tunisiens face à l’ère politique nouvelle qui commence : je crois qu’il faut d’abord leur faire confiance, faire confiance en la nouvelle maturité acquise durant leur soulèvement et leur souhaiter la construction d’un avenir, qui ne se fera, de toutes façons pas, sans débats et autres luttes citoyennes éventuelles, incomparablement meilleur que sous l’ère Ben Ali !

  • permalien Deïr Yassin :
    27 octobre 2011 @21h46   « »

    "Comment se fait-il que la communauté tunisienne de France (et dans le reste du monde) ait voté dans sa grande majorité pour le parti islamiste Ennahda"

    Comment se fait-il que le journaliste de ’Slate’, mis en lien par Lou, n’a même pas pris le temps de regarder les résultats du scrutin à l’étranger avant d’écrire son article. Comme j’ai écrit plus, les Tunisiens de France ont voté pour an-Nahdha à 32-33% entre les deux circonscriptions.

    - www.tunisiensdumonde.com

    Est-ce que les journalistes se contentent se reproduire les infos d’autres journalistes sans la moindre vérification ??

    Les chiffres de France Nord et France Sud sont là depuis hier pourtant.

    Rafler la moitie des sièges dans des élections à la proportionnelle ne veut pas dire rafler la moitié des votes. Surtout quand il s’agit de deux sièges. On peut arriver premier avec 30%, et rafler une siège sur deux. On peut arriver deuxième avec 15%, et rafler une siège sur deux.

    Faut croire que les journalistes francophones ne savent pas ce que signifie la proportionnelle :-D

  • permalien H. :
    27 octobre 2011 @21h52   « »

    Dans mon précédent message, excusez la mauvaise orthogrphie d’Ennhada !

  • permalien une Tunisienne :
    27 octobre 2011 @22h08   « »

    A Deir Yassine :

    Mohammed Talbi un peu, surtout que pendant quelques temps il avait une page dans "Jeune Afrique" que j’avais trouvé vraiment intéressante. Très moderniste, même si ce n’est pas le bon mot

    pour lui l’islam est culte et pas voile( par exemple). L’islam est laique. le message du Coran est justice et miséricorde matricielle. Il explique tout cela à partir du Coran uniquement, sans les hadiths, en faisant une exegete nouvelle. Il est contre le courant salafiste.Il est critique visàvis d’ Ennahdha et de Rached Gannouchi. Vous devriez absolument lire" GAZA".

    Youssef Seddik a écrit une nouvelle exégète du Coran pour quelque sourate. Il a soulevé une grande polémique à ce sujet. Il y a des années, Arte a produit un documentaire sur le Prophète écrit par 3 ou 4 auteurs musulmans dont Youssef Seddik.

    Apres le 14 janvier ce sont ces deux auteurs qui ont fait le vrai débat sur l’islam dans la société soit par les articles de journaux, soit à la radio et télévision soit lors de colloque et séminaire largement médiatisés.

    Comme vous, j’ai confiance en cette nouvelle démocratie tunisienne. En effet, ces jours-ci je n’arrête pas de penser à la Tunisie, et tout ce bonheur que vous, les Tunisiens, nous avez procuré cette année.

    merci. Inchallah fi falastin !

    Mais la fête est gâchée par les intégristes de la laïcité et faux progressistes démocrates. La démocratie c’est une pratique de tous les jours. c’est savoir écouter l’autre et le laisser parler. C’est quelquefois privilégier l’intérêt du groupe avant l’intérêt individuel. c’est apprendre à travailler en équipe. N’empêche que quelquefois j’ai des doutes sur les tenants et aboutissants de cette révolutions, les dangers qui nous guettent ...

    Quel chemin parcouru en moins d’un an.

    je ne me reconnais pas moi même ! Je rasais les murs.je n’osais pas ouvrir un article sur le net qui parlait de la Tunisie de peur de voir la police débarquer chez moi. Je devais faire attention en parlant au bureau , au restaurant, quand je prenais un taxi, aux voisins, aux étrangers... Vivre sous régime policier c’était affreux.

    bonne soirée

  • permalien K. :
    27 octobre 2011 @22h41   « »

    je ne me reconnais pas moi même ! Je rasais les murs.je n’osais pas ouvrir un article sur le net qui parlait de la Tunisie de peur de voir la police débarquer chez moi. Je devais faire attention en parlant au bureau , au restaurant, quand je prenais un taxi, aux voisins, aux étrangers... Vivre sous régime policier c’était affreux.

    Finalement LS a raison, les femmes avaient les mêmes droits que les hommes dans la Tunisie bénaliste.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    27 octobre 2011 @22h53   « »

    @ A propos de Wilaya4 // 27-10 / 20h09

    Inouï ! La "démocratie" de l’Etat israélien serait suspendue aux résultats électoraux d’un seul parti et à l’origine que notre lascar donne de ces résultats.

    Alors, si je comprends bien, il tient cet Etat pour démocratique. Cela nous mène à des conclusions épouvantables :

    - un Etat qui occupe des territoires, y installe des colonies et use de la violence à l’égard de la population occupée qu’il opprim resterait démocratique à ses yeux !
    - un Etat qui empêche arbitrairement l’accès à une partie du territoire que son armée contrôle (territoires occupés / tentative d’y accéder "ouvertement" début juillet), resterait démocratique à ses yeux !
    - un Etat qui couvre les troufions qui flinguent des gosses, resterait démocratique à ses yeux !
    - un Etat qui présente (cas Tom HURNDALL) une enquête ignoblement partiale afin de blanchir le tireur d’élite qui a flingué un non-combattant resterait démocratique à ses yeux !
    - un Etat qui base ses lois sur des critères racistes, resterait démocratique à ses yeux !

    C’est pas bien beau, la "démocratie" à la sauce sioniste. Ce qui précède me suffit même pour affirmer que c’est dégueulasse et la liste n’est pas limitative !

  • permalien Shiv7 :
    28 octobre 2011 @10h00   « »

    Vitigis : 27 octobre @19h54

    Et d’ailleurs, ce n’est pas la première fois que la démocratie se suicide. Mais ici, suicide-éclair.

    Votre remarque est pour le moins ambiguë puisqu’elle nie préalablement ce qu’elle est censée dénoncer..
    Toute critique pour avoir une quelconque pertinence doit s’appliquer d’abord à soi même.

    Car les islamistes ne sont pas des démocrates.

    Vu votre position ils sont au plus, aussi peu démocrate que vous.

    Combien de fois n’a-t-on pas vu ici même la démocratie vomie par des intervenants ?

    Doit-on comprendre que la démocratie bénéficie d’un statut d’infaillibilité ? (c’est marrant ça me rappel la charia de certains..)

  • permalien HN :
    28 octobre 2011 @10h36   « »

    Plus largement, les clivages qui divisent la Tunisie ne se résument à celui entre laïcs et islamistes.

    Après toutes ces années de propagande, les éditorialistes français ne se rendent même plus compte que le peuple peut être préoccupé par autre chose que l’immigration ou la religion.
    Ces gens là, tellement à l’abri du besoin, occultent totalement le fait que certaines personnes ont besoin de travailler, pour manger, pour nourrir leur famille, et ne choisissent donc pas en fonction des sirènes que leur proposent les propagandistes.

    Cdlmt

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @10h52   « »
    De l’art du recyclage

    Caroline Fourest a tenu sa chronique hebdomadaire sur France Inter ce vendredi matin (cela aide d’avoir un pote à la tête de la station...).

    Un joli copié-collé de son blog cité par Alain Gresh dans son article.

    C’est beau le cumul des surfaces médiatiques. A défaut de se renouveler, cela permet de largement amortir sa production éditoriale.

    Quant au parallélisme Ennahda - Front national, elle va jusqu’à nous préconiser une réactualisation du Front Républicain à la sauce tunisienne et prête à Moncef Marzouki une stratégie qu’on pourrait qualifier de munichoise.

    La rigueur de cette grande intellectuelle - le statut est en solde depuis BHL, c’est bien qu’elle en profite - ne lasse pas de me faire rigoler.

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @10h59   « »
    A propos de Jean Daniel

    Personnellement, j’aime beaucoup Jean Daniel.

    Sa suffisance, sa calme certitude d’être au-dessus de la mêlée et de constituer un phare de la pensée en admonestant avec une feinte modestie des leçons de bienséance démocratique à la piétaille, surtout quand celle-ci à l’outrecuidance d’arborer un disgracieux bronzage venu d’outre-Méditerranée.

    Y a pas à dire, c’est à l’aune de ce genre d’intellectuel que l’on mesure la persistance d’un certain génie français.

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @11h07   « »
    A obscurantisme...

    @ Vitigis

    J’admire votre capacité d’analyse et votre sens inné de la synthèse. Réussir à proposer un bilan de l’action d’Ennahda avant même que celui-ci ne soit au pouvoir et réussir à comprendre les motivations profondes de ses électeurs sans avoir pris la peine d’effectuer la moindre enquête, ce n’est plus du génie, mais de la prescience !

    En plus, je vois que vous parlez très bien le carolino-fourestien. Il est vrai que cela n’est pas dur à comprendre...

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @11h13   « »
    Bien-pensance éditoriale

    @ HN

    Que voulez-vous, mon cher, à partir du moment où ces majestés du commentaire estiment toutes qu’il n’y a pas d’autre alternative au capitalisme, qu’il faut payer ses dettes ma bonne dame et que cela donc oblige à se serrer la ceinture, entre autres fadaises du prêt-à-penser (sic !) de nos perroquets néolibéraux, il faut bien que ceux-ci trouvent de quoi alimenter leurs chroniques diverses et variées. Et quoi de mieux que de combler le vide en malaxant une vieille bouillie ethno-identitaire ?

  • permalien HN :
    28 octobre 2011 @11h17   « »

    2 choses :

    1 - Christophe Barbier, c’est vraiment un poète.

    2 - De tous les détracteurs d’Ennahda sur ce forum, je n’en ai encore lu AUCUN qui ai posté qq argument que ce soit pour étayer leur point de vue. Tout ce qu’on peut lire jusqu’à maintenant, ce sont des rappels sur l’histoire des pays voisins - de préférence quand ça s’est mal passé - liés seulement par leur proximité avec la Tunisie.

    Ce parti a-t-il ne serait-ce qu’évoqué ce qu’il prévoyait de faire ?? Cette assemblée n’est-elle d’ailleurs pas destinée à rédiger une constitution et non à gouverner ??
    Quel intérêt y a-t-il de comparer des élections en vue de rédiger une constitution avec des élections pour élire un gouvernement ??
    Toutes ces critiques ne se basent que sur un pessimisme forcené.
    Ce schéma de pensée est entretenu par nos médias comme le montre l’article. Ces derniers titrant "les islamistes en Tunisie, point barre" sans le moindre développement.

    C’est pourtant la BASE d’une dissertation (niveau collège) : faire une proposition, agrémentée d’arguments et d’exemples, pas seulement des jeux de mots à la con (printemps-hiver...) en reprenant de manière académique tous les termes effrayant en vigueur dans les médias (les fameux "-ismes").
    Je me pose donc la question : tous ces journalistes ont-ils leur BEPC ??

    Cdlmt

  • permalien HN :
    28 octobre 2011 @11h31   « »

    @Une tunisienne

    C’est quelquefois privilégier l’intérêt du groupe avant l’intérêt individuel.

    Malheureuse ! Vous allez vous attirer les foudres des penseurs "normaux". Ne savez-vous donc pas que "there is no alternative", la fameuse TINA ?
    Ce genre d’idée va totalement à l’encontre du dogme néolibéral, vous n’y pensez pas !! _ ;-)

    @s=exp(j*pi)

    Vous brossez malheureusement le portrait de bien des pays, certes qui ne regroupent pas forcément tous les points que vous énoncez (ou d’une manière plus subtile), mais qu’on appelle encore démocraties.

    Cdlmt

  • permalien Nidal :
    28 octobre 2011 @11h48   « »
    1/3

    Bonjour Alain,

    Évidemment, il faut toujours dénoncer les simplifications qui masquent mal le racisme de notre éditocratie, mais pour autant on peut tout de même s’inquiéter pour nos amis tunisiens.

    D’abord, oui, vous avez raison de rappeler qu’il faut avant tout se réjouir de la tenue d’élections en Tunisie, et partager l’esprit et la joie des votants. Ensuite, oui encore, il faut refuser les simplifications de nos éditorialistes autour de la notion d’« islamisme ».

    En revanche, je pense qu’il faut s’inquiéter des financements massifs venus de l’étranger en faveur des partis conservateurs locaux. Il ne s’est d’ailleurs jamais agit d’interdire tel ou tel parti, mais de réguler les financements électoraux. La question n’est pas une lubie occidentale, mais une question qui s’est bel et bien posée au niveau de la commission électorale :

    En juillet dernier :
    http://www.romandie.com/news/n/_Tun...

    En préparation depuis plusieurs semaines, le décret-loi consacre notamment l’interdiction formelle de financement direct ou indirect provenant de l’étranger, sous peine de sanctions pénales, a précisé à l’AFP Samir Rabhi, porte-parole de la Haute instance.

    [...]

    Certains partis refusent ce décret-loi, on s’attend à une forte résistance, mais je suis confiant sur l’issue du vote, a-t-il dit.

    Les grandes formations historiques, tels le PDP (parti démocrate progressiste) et Ennahda, le mouvement islamiste légalisé après la révolution, contestent le projet qui risque, selon des commentateurs, de réduire leurs marges de manoeuvre conséquente.

  • permalien Nidal :
    28 octobre 2011 @11h50   « »
    2/3

    Concernant précisément An-Nahda, un article du New York Times indique ses financements (d’innombrables articles vont dans ce sens) :

    Alarmed at the flood of money, the commission overseeing the political transition sought last June to impose rules limiting campaign spending, banning foreign contributions and even barring candidates from giving interviews to foreign-owned news media, a move thought to be aimed mainly at thwarting the potential of the Qatar-owned network Al Jazeera to favor Ennahda candidates.

    In response, Ennahda withdrew its representative on the commission. Party officials have variously said that they pulled out because the commission was overstepping its authority, or that the restrictions curtailed their ability to reach Tunisians in expensive precincts abroad. But members of the commission say Ennahda objected only to the restrictions on foreign fund-raising.

    Angry Arab a d’ailleurs commenté ainsi le résultat de l’élection hier :

    There should be strict monitoring in that to ban the transfer of foreign money. No, An-Nahda did not win in Tunisia : it was not an election between parties. It was merely a competition between Qatari money (which went for An-Nahda) and between US money (which went to the "liberal" business parties). Qatari money won against US money. As simple as that. Just as the last parliamentary election in Lebanon saw a competition between Saudi money and Iranian money (Saudi money won). It is a sham.

    Cet argent étant immédiatement utilisé pour détourner le débat démocratique vers des questions invraisemblables quand on pense à la situation économique que nous affrontons tous. J’ai écris un billet à ce sujet hier :
    http://seenthis.net/messages/38880

    Mais il y a un aspect de ces mouvements qui, à mon avis, est beaucoup plus important (et nuisible). Ils permettent de détourner le débat politique vers des questions de société invraisemblables. La répartition de l’argent des ressources naturelles ? Qui possède la terre ? Quelle politique fiscale ? Quelle politique économique ? Quel rapport entretenir avec les monopoles étrangers ? Quelles lois pour protéger les travailleurs ? Quels financements publics pour l’école, la santé, etc. ? Quels systèmes de retraite, d’assurance santé… ? Toutes ces questions – qui sont, pourtant, au cœur même des aspirations démocratiques des peuples arabes qui ont mené leurs « révolutions » – disparaissent immanquablement, remplacées au profit d’immenses débats sur le voile à l’université, l’« inspiration » de l’islam pour la loi commune, la répression du blasphème et du changement de religion ou, truc qui plaît carrément, le « dialogue inter-religieux »...

  • permalien Nidal :
    28 octobre 2011 @11h55   « »
    3/3

    Un article du Akhbar (libanais) traduit aujourd’hui en anglais évoque également cet aspect « débat-piège » : les progressistes auraient perdu les élections, parce que justement les partis conservateurs (soutenus par les Séoudiens d’un côté, par les Américains de l’autre) ont réussi à imposer la « question de l’identité culturelle » :

    “Many factors came together leading to this result. The Tunisian people settled the struggle over cultural identity that flared up in the past few months when they chose conservative parties whose electoral platforms advocated protecting Tunisia’s Arab and Muslim identity.” The electoral victory of parties with conservative and traditional orientations is a blow to their leftist counterparts, who, the professor said, fell in the trap of a cultural identity struggle which led to their resounding defeat.

    Ou, pour revenir au billet d’Angry Arab :

    There are tons of real reforms that we need to implement before we reach the point where we can call for free elections. Cleaning up the economic systems and freeing our countries from foreign intervention in many forms is the priority. No elections are meaningful before we first implement changes in the economic and banking systems where a special electoral commission can monitor all banking transactions within a year prior to an election.

    La question, évidemment, est liée à la possibilité très forte (de très nombreux commentateurs l’évoquent) d’une contre-révolution orchestrée par l’Arabie séoudite, lancée au lendemain de la chute de Moubarak. J’ai posté un billet hier soir :
    http://seenthis.net/messages/39066

    Il est tout de même très possible que de très lourds financements, méthodes professionnelles de propagande, achats massifs de voix, etc., soient en réalité indispensables pour permettre l’arrivée au pouvoir d’« islamistes » qui sont, c’est épatant, compatibles avec l’OTAN, commerciaux avec Israël, partisans du capitalisme néolibéral et de la libre circulation des capitaux étrangers, etc. (Le Liban est un très bon exemple, la Tunisie de Ben Ali n’était pas loin.)

  • permalien une Tunisienne :
    28 octobre 2011 @13h18   « »

    Suite aux incidents qu’a connu la ville de sidi Bouzid dans la soirée d’hier, jeudi 27 octobre 2011, un couvre feu a été décrété et prendra effet dès ce soir du vendredi 28 octobre 2011 à partir de 19h jusqu’à 5 h du matin et ce jusqu’à nouvel ordre.

    http://www.mosaiquefm.net/index/a/A...

    Hechmi Hamdi ( l’homme d’affaire de Londre. television satelitaire MOSTAKELLA) annonce le retrait de ses listes. Concernant le retrait de toutes les listes Aridha (chose pas encore faite car les tetes de liste refusent de s’aligner sur les propos de Hachmi Hamdi, rappelant que ce sont à la base des indépendents, et non un parti, donc pas consignes à suivre) ------
    Article 70 : l’instance centrale de l’ISIE vérifie le respect par les vainqueurs des dispositions relatives au financement de la campagne électorale et peut décider d’annuler les résultats des vainqueurs qui n’ont pas respecté lesdites dispositions.les consequences dependeront du mode de re-calcul :
    si on passe direct à la liste aprés Aridha, sans annuler le vote des electeurs de Aridha, là c’est bon, ça sera pour les listes "progressistes" (sauf à Sidi Bouzid, où Aridha est devant Nahdha et pas derriere)
    Si par contre on annule le vote de ceux qui ont voté Aridha, ça implique un recomptage du quota electoral par siege par circonscription, et là c’est tout benef pour Nahdha.

    http://www.lapresse.tn/

  • permalien
    28 octobre 2011 @13h32   « »

    Malgré quelques précautions Mr Gresh en distribuant des bonne note à quelques editoiaux justes

    Mais ne tombons pas dans la paranoïa : fort heureusement, d’autres textes font la part des choses

    Il tombe a bras raccourci sur les seuls intégristes laïciste ( véritable oxymore de Bauberot )
    Monsieur Gresh a encore une fois dans les viseurs ceux qui s’inquiète de la montée du religieux dans le monde musulman. Que le mouvement de Ennadha soit un mouvement plus modéré que d’autres pourquoi pas.
    Mais Mr gresh reconnait lui-même que

    .Car, nous le savons tous, des élections libres donneront dans tout le monde arabe un poids important aux islamistes

    Si ça ne lui pose aucun problème , moi tout comme ces editorialistes cela m’inquiète fortement , et je peux m’en faire l’echo.
    Je rappelle que le monde diploamtique denonçait à juste titre les think thank néoliberal et cela a donné Bush .
    Pourquoi des gens qui présentent l’islam comme la solution ne vont-ils mettre leurs idées en pratique ? et même si simplement des questions de mœurs et de la place des femmes, pourquoi n’ a-t-on pas le droit dire que l’on pas envie de libertés individuelles sacrifiées à l’autel de la religion ?
    Le monde diplomatique a bien dénoncé et fait savoir que l’élection de Bush ne lui convenait pas ?
    Personne n’a parlé d’ingérence ou de volonté de refaire les élections sous prétexte que le vainqueur sorti démocratiquement ne nous plait pas ?

    Je suis originaire du Maghreb et en même France on me demande au XXI iemme siècle pourquoi je ne fais pas la prière, pourquoi je bois de la de l’alcool, j’ai failli avoir un divorce a cause de cela.
    Je peux vous citer pleins de meurtres, de condamnations ces dernière année a cause la montée de l’intégrisme pour tous ceux qui osent afficher leur scepticisme ou le rejet de la foi( Rushdie, Nasree, van gog , Foda , Hussein, Abou zayed, etc…)

    Mr Gresh peut appeler ça retour du religieux cela fait bien mais ce sont des contraintes bien réelles pour pas mal de gens arabe qui n’ont pas sa tribune pour décrire( dont moi) les contraintes de vivre dans un société ou une communauté ou le moindre affichage de sa tiédeur à l’égard de la foi est sanctionnée d’une manière ou d’une autre.
    Soit par la réprobation verbale soit le bannissement soit la condamnation, récemment un bloggeur égyptien a été condamné a trois de prison pour blasphème.
    Tous cela fait pas mal de crispations et de replis. Ne doit-on pas nous en inquiéter ?
    Seul les islamiste peuvent vomir la société occidentale dans leur textes, nous n’aurions pas le droit de répliquer ?
    En quoi ce conservatisme religieux va résoudre les inegalités et la misère ?
    Seul l’extreme doite ou la droite conservatrice Européenne mérite-il le combat.?

  • permalien Karim Wilmotte :
    28 octobre 2011 @13h34   « »

    (en particulier à Syzster et autres anti-démocrate)
    Je ne suis pas un grand amateur de partis qui se positionnent sur un axe religieux. Comme beaucoup, le fait qu’Ennahda soit reconnu comme étant islamiste et ait obtenu un tel score me préoccupe.

    Mais est-ce bien cela que monsieur Gresh récuse ?
    Ou bien récuse-t-il la tentation d’abroger la démocratie parce que le résultat ne nous plait pas ?

    Car il y a une différence de taille entre ne pas apprécier (à première vue) Ennahda et vouloir (ou défendre l’idée) supprimer la démocratie.
    La différence entre un démocrate et un pâle ersatz !

    ps : pouvez-vous citer les pays où les extrémistes ont pris le pouvoir démocratiquement et tout en exerçant la démocratie, l’ont abrogée ?

  • permalien Kelsalmecque :
    28 octobre 2011 @14h26   « »
    Qu’est-ce qu’un "islamiste modéré" ?

    Al-Quaida dit que l’Occident doit faire certaines choses ou subir des attaques terroristes.
    Les modérés disent que l’Occident doit faire certaines choses ou les modérés rejoindront les rangs d’Al-Quaida.

  • permalien Deïr Yassin :
    28 octobre 2011 @15h07   « »

    @ Une Tunisienne
    Merci pour ces informations importantes, notamment au sujet d’al-Aridha. Le mode de recomptage sera donc crucial.

    Si vous avez plus d’informations sur les incidents à Sidi Bouzid, ville martyre du martyr Bouazizi, je suis preneuse.

    Est-ce que les deux sont liés, al-Aridha et les incidents à Sidi Bouzid ?

  • permalien Orangerouge :
    28 octobre 2011 @15h23   « »
    L"histoire des nations occidentales est tellement exemplaire ...

    ... que c’est bien normal que nous nous inquiétions et donnions force leçons.

    Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas eu la "Terreur" pendant notre belle révolution.

    Ce n’est pas comme si Bonaparte le républicain ne s’était pas senti l’envie de devenir Empereur ...

    Notre République elle en a mis du temps avant de se stabiliser quelque peu.

    Et notre démocratie elle est encore très cahotante avec la corruption, les lobbys et le pouvoir des multinationales ...

    Tous les peuples apprennent de leur histoire. Encore faut-il qu’on les laisse vivre l’histoire qu’ils se choisissent.

    On n’apprend que de ses propres erreurs. Laissons les faire les leurs, elles seront toujours moindre que les erreurs qu’on leur a imposées.

  • permalien Orangerouge :
    28 octobre 2011 @15h28   « »

    Ils travaillent sérieusement à l’Express : ils font des investigations sur le terrain ... du blog d’Alain Gresh !

    Ils vous font une grande confiance manifestement, Monsieur Gresh. Sur l’Egypte, à part vos propres analyses, ils n’ont pas grand chose à dire ... :

    http://www.lexpress.fr/actualite/mo...

  • permalien Abir :
    28 octobre 2011 @15h29   « »

    Remarque importante : le taux d’abstention calculé sur le nombre d’électeurs/trices potentiel-le-s et non sur les inscrit-e-s est d’environ 50%.
    Pourquoi la moitié des Tunisien-ne-s en âge de voter ne se sont pas inscrit-e-s sur les listes et ne se sont pas déplacé-e-s pour voter ? Que sont devenu-e-s les jeunes diplômé-e-s chômeur-e-s qui ont été les premier-e-s à descendre dans les rues ? Ont-ils/elles participé au vote, eux/elles qui ne se reconnaissent pas dans les clivages "laïcs"/"islamistes", qui ne voulaient pas d’un débat axé sur "l’identité" ? Lundi soir, avant même l’annonce des résultats, une manifestation nocturne a été organisée par une partie de la jeunesse populaire de Menzel bouzaïène avec pour mots d’ordre : "le peuple veut la Révolution de nouveau", "Elections : comédie !".
    Pourquoi, alors que tout le monde s’accordait à souligner le caractère ultra-politisé de cette jeunesse diplômée, une grande partie des électeurs/trices qui se sont déplacé-e-s aux urnes semblaient mal, voire pas du tout informé-e-s politiquement ? Pourquoi les premier-e-s n’ont-ils/elles pas joué le rôle de relais dans l’information politique ? Parce qu’ils n’ont pas voulu cautionner un processus électoral considéré comme une confiscation de leur Révolution par les élites partisanes ?
    Il faudra en savoir un peu plus sur ces électeurs/trices potentiel-le-s qui ont boudé le processus électoral, sur leurs caractéristiques sociales, leur sexe, leur localisation géographique. Ne crions pas trop vite victoire : pour les élites politiques, la Révolution est terminée, pour la jeunesse diplômée et au chômage, elle se poursuivra au-delà des élections.

  • permalien une Tunisienne :
    28 octobre 2011 @15h48   « »

    @Deir Yassine.

    Est-ce que les deux sont liés, al-Aridha et les incidents à Sidi Bouzid ?

    oui. Les gens de Sidi Bouzid sont manipulés d’après moi. Ils ont brûlé ou saccagé hier soir le siège d’Ennahdha. al Aridha est largement en tete. Mais nous savons que les candidats d’AlAridha sont des ex feu gouvernement Ben Ali. Allez comprendre quelque chose à cette révolution qui a demarré à Sidi Bouzid justement.

  • permalien H. :
    28 octobre 2011 @16h12   « »

    Karim.W
    Pour faire suite à votre commentaire, moi non plus je ne suis pas portée sur les partis qui se positionnent autour d’un axe religieux, quel qu’il soit. J’avoue que dans ma première intervention, dans mon désir de prendre le contre-pied de tous les donneurs de leçons es-démocratie occidentalo-centrés qui en agitant le chiffon de l’islamophobie (la peur) seraient tentés d’invalider le choix des électeurs tunisiens ou le peuple tunisien lui-même comme non mûr pour la démocratie (ces Démocrates qui cessent de l’être, principalement pour les peuples non occidentaux et arabo-musulmans, quand le résultat du vote ne leur convient pas), j’ai été sans nuances et pu sembler faire preuve d’"angélisme".
    Car c’est vrai, comme sans doute un certain nombre de Tunisien(ne)s, j’ai quand même des inquiétudes pour les droits des femmes et toutes les libertés individuelles...!
    Pourquoi une majorité importante, mais relative par rapport à la totilaté des électeurs, s’est sentie plus en proximité et en confiance avec les candidats du parti musulman-islamiste ? Ce sont les autres partis qui devraient d’abord répondre à cette question et peut-être faire une auto-critique. Car est-ce seulement pour une question d’identité et d’attachement aux valeurs religieuses ? Un financement massif et illicite éventuel de la part de l’Arabie Saoudite, qui reste à prouver, n’expliquerait pas tout...
    Ce parti En-Nahda, fédérateur de tous les islamistes, comporte bien des courants que l’on ne distingue pas encore très clairement de ’modérés’ à Wahabistes... La majorité absolue des électeurs, près de 59%, n’a pas choisi cette option, mais s’est dispersée dans la pluralité des autres partis...

  • permalien H. :
    28 octobre 2011 @16h13   « »

    Ce qui m’inquiète justement, c’est qu’il n’y a plus de constitution qui pourrait servir de contre-feu aux dérives éventuelles d’une ’dictature religieuse’, quelle qu’elle soit, sur les libertés individuelles et bien sûr le statut d’égalité des femmes, puisque le mandat de ces élus est justement de rédiger une nouvelle constitution...! C’est une étape cruciale pour la protection des droits civiques et démocratiques fondamentaux.
    Le courant non islamiste (en tant que parti) est majoritaire dans la nouvelle assemblée : jouera-t-il son rôle ? Ou est-ce que je m’inquiète à tort ?

  • permalien said :
    28 octobre 2011 @16h15   « »

    Oui, Ennahda est une organisation conservatrice, notamment sur le plan des mœurs et de la place des femmes ;

    Je rappelle le papier de Mr Gresh que dans l’article

    Jupe et string obligatoires

    vous deploriez l’humiliation d’une fille a qui l’on a reproché sa trop longue robe.
    Vous ne semblez même pas inquiet qu’un parti conservateur sur des questions de mœurs prenne le pouvoir en Tunisie.
    Comme le rappelait un des intervenants ici c’est une réprimande, en Iran et en Arabie saoudite ( dont le pouvoir se réfère aussi à la religion) c’est la bastonnade voir la prison.
    votre indignation est à géométrie variable.
    Donc que les editocrates tirent la sonnette à juste titre, pourquoi ne seraient t ils pas inquiets d’un parti qui affirme son identité par la religion ?

  • permalien Houcine :
    28 octobre 2011 @16h36   « »

    En honneur aux braves tunisiens du Printemps arabe (Hommes et Femmes), je dédie cet hymne à tous les arabophones et aux amis du Grand Maghreb.

    http://www.youtube.com/watch?featur...

    Houcine en Autriche__

  • permalien said :
    28 octobre 2011 @16h45   « »

    .à Orangerouge :

    Laissons les faire les leurs, elles seront toujours moindre que les erreurs qu’on leur a imposées.

    Votre paternalisme à peine déguisé est insupportable. Vous prenez les pays arabes pour des éternels mineurs même pas responsables de leurs échesc ou réussites.
    Les pays arabes sont indépendants depuis 50 ans comme certains pays émergeant.
    La réuissite relative de ces pays n’a pas été le fait des occidentaux, pourquoi alors rendre les puissances occidentales de tous les maux.
    Reconnaitre quelqu’un comme son égal, c’est le voir comme un adulte ayant des qualités et des réussites mais aussi une part d’ombre. Mais surtout comme quelqu’un de responsable de ses actes.

    Ces nations ne sont pas nées lors des révolutions arabes, je peux aussi faire un chapelet des atrocités ( guerre , génocide, coup d’état, terreur) commis dans les pays du tiers- monde.
    Enfin et surtout vous exagérez l’influence des occidentaux, comment des commentaires de simples éditoriaux à Paris peuvent changer quoi que ce soit pour une population majoritairement hostile aux injonctions occidentales.
    Pourquoi des opinions qui s’inquiètent d’un mouvement qui se base sur la religion sont elles forcement illégitimes et mal venues

  • permalien Rui :
    28 octobre 2011 @17h07   « »

    PLOP n’a pas compris grand chose de ce qu’a écrit Alain Gresh. Ou alors il est de mauvaise foi...
    Être en total désaccord avec des partis défendant des programmes rétrogrades, c’est une chose. Une tout autre, c’est l’acceptation du verdict des urnes, même quand le vainqueur est... rétrograde, réactionnaire ou conservateur. Pour PLOP, accepter la vicotire d’Ennhada c’est être d’accord avec ses positions.

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @17h18   « »

    Pourquoi travestir les faits ?

    Ennahda :

    - Domestic : 41,47%
    - France 1 (North) : 45,8%
    - France 2 (South) : 49,88%

    Source

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @17h29   « »

    Pour être précis le pourcentage domestique concerne les sièges (90) et ceux de la France les voix.

  • permalien Orangerouge :
    28 octobre 2011 @17h42   « »

    à said

    L’indépendance politique est essentielle pour un peuple mais elle se gagne, et sinon, elle n’est que formelle.

    Il faut regarder le monde tel qu’il est. La notion d’indépendance (indépendant de quoi ?) est toute relative au plan économique.

    Je ne sais pas pour les pays musulmans, mais la Chine, très indépendante de l’occident au point qu’elle va financer nos dettes, a 50% ou 60% de ses exportations qui sont le fait de multinationales occidentales implantées en Chine.

    Personne n’est indépendant de ces entreprises globales qui achètent des matières premières et du pétrole et vendent des armes, avec comme outil la corruption des politiques des pays en développement et de leurs pays d’origine.

    Ces multinationales sont aussi des merveilles : elles concentrent des gens très compétents, des expertises pointues, et des masses de connaissances. Mais elles agissent pour leurs actionnaires et seulement pour eux.

  • permalien Orangerouge :
    28 octobre 2011 @17h53   « »
    Indépendance politique et réussite économique

    abdel france a tout à fait raison de souligner la réussite économique permise par les vraies indépendances vis à vis des intérêts des multinationales occidentales et des pays occidentaux :

    Les premières réels democraties musulmanes vont faire leur apparition dont la turquie (11% croissance)et l’Iran(7%croissance) sont les precurseurs.

    Les pays d’Asie du Sud Est ont, les premiers dans l’histoire, expérimenté cette efficacité économique de l’indépendance politique.

    Ensuite cela a été la Chine.

    Pour que ce soit efficace il ne faut pas que le pays s’idole économiquement de l’extérieur mais qu’il s’nsère dans les échanges mondiaux selon les modalité qui lui sont favorables en refusant ce qui lui est défavorable.

    A chaque fois les, occidentaux crient au scandale, à la copie servile des technologies occidentales, au dumping, aux bas salaires etc ...

    Mais in fine ça marche ...

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @18h15   « »
    à Nidal

    Voilà une approche intéressante. L’Occident et ses alliés conservateurs du monde arabe sont déjà à la manœuvre pour contrôler les révolutions arabes ? On savait déjà pour Bahreïn - ce qui n’a d’ailleurs guère ému nos éditocrates, qui ont semble-t-il préféré regarder ailleurs.

    Vous avez d’autres infos sur ce sujet ?

  • permalien K. :
    28 octobre 2011 @18h27   « »

    Ennahda garderait les hauts responsables économiques en Tunisie

    http://fr.reuters.com/article/frEur...

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @18h29   « »
    Développement économique

    @ Orange rouge

    Pour aller dans votre sens tout en nuançant un peu votre remarque : tous les pays développés ont protégé leur industrie au cours de leur phase d’expansion (cf. dans un certain ordre le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, etc.). Ceci n’est donc pas spécifique aux NPIA et aux puissances émergentes.

    De plus, l’insertion économique dans le marché mondial ne se réalise que dans un second temps, une fois l’industrie locale susceptible d’affronter la concurrence internationale. Cela dit, cette ouverture demeure limitée et les Etats industrialisés ne cessent de protéger les secteurs qu’ils jugent stratégiques (cf. les Etats-Unis, champions du monde en la matière, ou l’UE, du moins dans le domaine agricole).

    Ce sont des banalités, mais c’est toujours un plaisir, en ces temps de néolibéralisme et de capitalisme financiarisé, de les rappeler.

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @18h33   « »
    à K

    Si Ennahda commence à montrer patte blanche aux intérêts économiques occidentaux, j’en connaît une paire qui vont vite cesser d’éditorialiser sur la menace islamiste.

    En tout cas, cela donne du grain à moudre à la thèse de Nidal.

  • permalien K. :
    28 octobre 2011 @18h34   « »

    Marc Lynch aux larbins de luxe arabes : vous croyez pas que vous exagérez un peu ?

    Baffling to see columnists in Saudi newspapers warning that secular/liberal forces might lose out to Islamists. I mean, hello ?

  • permalien K. :
    28 octobre 2011 @18h49   « »

    @ Judex,

    Ouais, on nous vendra alors du "il faut respecter la diversité culturelle.."

  • permalien Deïr Yassin :
    28 octobre 2011 @19h16   « »

    @ Compteur pervers

    "Pourquoi travestir les faits ?"

    Je vous renvoie la question.

    Les chiffres donnés par www.tunisiensdumonde.com sont les même que ceux donnés par l’ISIE, l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (merci, Une Tunisienne, je l’étudie intensement)

    - www.isie.tn/Fr/

    Les chiffres de votre source ’tunisia-live’, animé par un certain Bradley, sont beaucoup moins exhaustifs que ceux de "tunisiensdumonde" qui donnent les chiffres pour tous les partis.

    Le calcul de votre lien est totalement fantaisiste, et montre l’amateurisme de ces gens. Pour arriver aux 45,8% et 48,88% dans les deux circonscriptions françaises, plus les 41,47% en Tunisie, ils ont simplement calculé le nombre de votes pour an-Nahdha par rapports aux votes d’autres partis ayant obtenu des sièges (pour la France, il s’agit seulement de CPR, Ettakatol, PDM & PDP) tout en omettant les votes pour des partis n’ayant pas obtenu assez de votes pour obtenir une siège.

    Quel amateurisme, sauf si le but est autre.

    An-Nahdha a bien obtenu 22.672 votes dans la circonscription Nord (33,70% des votes exprimés) et 17.103 votes dans la circonscription Sud (30,23% des votes exprimés). Un total de 39.775 votes sur 119.468 suffrages exprimés.

    Sinon un article de l’Express qui cite exactement les mêmes chiffres :
    - www.lexpress.fr/actualites/1...

    J’insiste sur le pourcentage d’an-Nahdha en France non pas pour diaboliser ce parti, vraiment pas, mais j’ai comme l’impression que certains veulent augmenter le poids du vote pour an-Nahdha. Certains sont probablement des sympathisants d’an-Nahdha, mais à lire certains commentaires, c’est plutôt les sympathisants de la droite française qui y trouvent leur intérêt.

  • permalien Nathan :
    28 octobre 2011 @19h20   « »

    A propos de diversité (des opinions) connaissez-vous la méthode syrienne du dictateur Assad ? Au moins 37 tués ce vendredi.

    Et pourtant, les comiques de la Ligue arabe s’étaient déplacés cette semaine pour tenter de calmer les pulsions meurtrières de l’ophtalmologue-boucher.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @19h40   « »
    Vote Ennhada en France + Assad Rock ’n’ Roll Circus

    @ Deïr Yassin

    Il y aurait des droitards en France qui souhaiteraient épouvanter le bon peuple en gonflant le score d’Ennhada chez les Tunisiens de l’Hexagone ? Tuttt tutt tutt... Vous voyez vraiment le mal partout. Depuis quand les sarkozistes alimenteraient-ils les délires xénophobes de leurs concitoyens ? Autant accuser Hortefeux d’être raciste... (lol)

    @ Nathan

    J’aime sentir votre satisfaction devant les exploits du boucher de Damas. Sans doute y voyez-vous une provocation à l’encontre de son supposé fan-club qui sévirait sur ce blog.
    Vos astuces commencent à être vraiment cousues de fil blanc. Très blanc.

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @19h44   « »

    Je vous concède que les 3 pourcentages que je citais concernaient bien des sièges, au temps pour moi. Mais pourquoi dans un scrutin déjà lui même défavorable à Ennahda de par son mode proportionnel retenir les pourcentages que vous citez ? Compte tenu des résultats du scrutin force est de constater que malgré un mode de scrutin ne favorisant pas le parti le plus populaire il est arrivé très largement en tête et plus encore en France qu’en Tunisie. C’est en cela que parlais de distordre la réalité des faits en m’interrogeant.

    Pour être clair vous minorez des résultats qui eux mêmes pondèrent le score du gagnant, si ce n’est pas chercher à travestir les faits qu’est-ce donc alors ?

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @19h59   « »
    J’ai du mal à comprendre (enfin, j’espère)

    @ Compteur pervers

    Il y a plusieurs choses qui m’interpellent dans votre dernier post :

    1) Pourquoi dire que le scrutin proportionnel défavorise le parti le plus populaire (i. e. Ennhada) ? Après tout, le but de ce mode de scrutin est de favoriser la représentation de toutes les sensibilités politiques. On considère même souvent que c’est le mode d’élection le plus démocratique.

    2) En quoi donner les résultats en se basant sur les suffrages exprimés est-il une façon de minorer le score d’Ennhada ? Après tout, il s’agit de déterminer le nombre d’électeurs qui ont voté pour lui, et de le confronter à ceux de ces rivaux dans la compétition électorale, y compris à ceux qui n’ont pas eu un score suffisant pour obtenir un représentant.

    3) A contrario, évaluer le score d’Ennhada à partir du nombre de sièges obtenus n’est-il pas une manière de surévaluer son score, comme le font trop souvent nos commentateurs politiques quand ils s’amusent à limiter la compétition électorale entre le PS et l’UMP, au nom de la nécessité d’un bipartisme qu’ils sont les seuls à trouver indispensable ?

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @20h12   « »

    - 1) c’est vous qui le dites Judex pas moi !
    - 2) 30 < 40 aux dernières nouvelles...
    - 3) non !

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @20h25   « »

    Pour être clair dire qu’Ennahda n’a pas été favorisé pas un mode de scrutin proportionnel et porter une appréciation sur ce mode scrutin ce n’est pas la même chose.

  • permalien Deïr Yassin :
    28 octobre 2011 @20h39   « »

    @ Compteur pervers

    Si vous pourriez changer de pseudo, cela m’arrangerait :-D
    Je ne roule pour personne, même si personnellement, j’aurais voté pour Marzouki (ou Hamma Hammami dans un moment de faiblesse).

    La seule chose qui m’importe est la vérité, et la vérité est que an-Nahdha a obtenu 33,70% et 30,23% des votes en France, et non pas les chiffres farfelus calculés par des amateurs de scrutins.

    Je trouve votre conception de la démocratie étrange. On dirait que vous aurez préféré des élections majoritaires où "the winner takes it all" comme disent les Anglo.

    Bien moi, non. Je suis très contente que la Tunisie ait opté pour les élections à la proportionnelle, selon moi, la seule qui peut se prétendre démocratique, et j’irais plus loin.

    Au Danemark, par exemple - mais je crois que cela est pareil dans tous les pays scandinaves - la proportionnelle a une barre de seulement 2% (et non pas 5% comme en Tunisie), et le mode de scrutin permet des reports de votes entre partis ayant fait une alliance électorale (typiquement des petits partis de gauche), c-a-d si un parti ne reçoit que 1,8% des votes, ces mêmes votes peuvent être transférés à un autre parti faisant partie de cet alliance, et ainsi les votes sont pas perdus.

    Cela éviterait tous ces spéculations de ’votes utiles’ qui finalement ne font que renforcer le status de deux grandes partis. Vous votez selon vos convictions, et votre vote n’est que très rarement perdus. Cela fait aussi qu’il y a entre 10 et 15 parties au Parlement, et souvent trois ou quatre dans l’alliance gouvernementale.

    Pour moi, c’est cela la démocratie, et quand je serai présidente omni-potente dans la Palestine libre et démocratique, je regarderais du côté scandinave pour un modèle démocratique. Amîn.

    D’ailleurs, vous vous trompez en disant que la proportionnelle est défavorable à an-Nahdha. Imaginons que le scrutin fut majoritaire à deux tours comme en France. Tous les partis de gauche ’laïcs’ plus d’autres partis pourront très bien faire front commun contre an-Nahdha qui même avec 35% des votes n’auront pas eu de siège dans un deuxième tour à scrutin majoritaire.

    Vos propres chiffres sont d’ailleurs la preuves puisque le pourcentage de siège d’an-Nahdha est supérieur à son pourcentage de vote.

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @20h55   « »

    La vérité ne vous en déplaise c’est que Ennahda détient suite à ce scrutin 90 sièges sur 217 (sous réserve de réclamations) soit 41,47% de ces sièges et que le vote en leur faveur a été encore plus important en France qu’en Tunisie, le reste n’étant que du contorsionnisme intellectuel au mieux stérile et au pire pervers.

  • permalien Nathan :
    28 octobre 2011 @21h02   « »

    Deïr Yassin : 28 octobre @20h39

    Pour moi, c’est cela la démocratie, et quand je serai présidente omni-potente dans la Palestine libre et démocratique, je regarderais du côté scandinave pour un modèle démocratique. Amîn.

    Comme quoi la social-démocratie scandinave a du bon. En avez-vous référé au bureau politique du comité central de la branche armée du FPLP ?

  • permalien Deïr Yassin :
    28 octobre 2011 @21h30   « »

    @ Nathan
    Qu’est-ce que je ferai de la branche armée du Front Populaire dans une Palestine libre et démocratique. Elle est libre, et n’a donc plus besoin d’être libérée !!

    @ Compteur pervers
    Non, le vote en France n’a pas été plus en faveur d’an-Nahdha qu’en Tunisie. Vous pouvez hurler tout ce que vous voulez : les chiffres sont là, et même avec votre calcul farfelu du pourcentage de sièges, c’est pareil.
    An-Nahdha a obtenu 4 sièges sur 10 en France, donc 40% des sièges si vous insistez ( vous venez de nous dire que le pourcentage est de 41,47% en Tunisie selon ces mêmes calculs), mais seulement 32-33% des votes.
    Voilà pour votre ’la proportionnelle est injuste pour an-Nahdha’.

    Selon votre logique, Sarko a eu 100% aux présidentielles puisque c’est lui qui a obtenu la seule siège.

    Comment cela se fait que j’ai comme une conviction intime que "Compteur pervers" n’est d’autre que Afshin de retour.

    D’autant plus qu’il ne connait apparemment rien à la démocratie. C’est où qu’il vivait sous son dernier pseudo qui a duré plus que deux jours ? Anastasia : donc en Russie.

  • permalien saouma :
    28 octobre 2011 @21h35   « »

    Français vivant en Tunisie, je trouve votre analyse pertinente et juste. Je vous remercie M. Gresh.

  • permalien Compteur pervers :
    28 octobre 2011 @21h46   « »

    Bon puisqu’on en est aux transactions de marchands de tapis, on va dire qu’à 40% c’est déjà plus raisonnable ! Encore un petit effort peut-être ? :-)

  • permalien H. :
    28 octobre 2011 @22h01   « »

    SALAH HAMOURI
    SVP
    URGENT

    Campagne de mails pour que la date officielle de sa libération, le 28 novembre prochain soit respectée ; celle-ci serait repportée de façon arbitraire au 12 mars 2012... :
    Pour répondre peut-être à l’excellente suggestion de Nicolas Sarkozy (qui pour la première fois prononçait publiquement son nom !) de le mettre sur la liste du deuxième contingent de prisonniers palestiniens libérés, alors que sa date de libération était antérieure !!!

    Mais surtout, beaucoup plus grave, et ce que craint sa famille par dessus tout, si ce stratagème est utilisé, c’est qu’on accole le tampon "banni" à son nom - l’exil forcé - Procédé particulièrement cruel et expressément interdit par les conventions internationales, qu’ils ont pourtant appliqué à bon nombre de prisonniers libérés du premier contingent. Cette crainte est loin d’être infondée, car en plus, cela rentrerait bien dans leur campagne pour "épurer" Jérusalem de ses habitants palestiniens !

    Il y a un modèle de lettre dont vous pouvez vous inspirer

    MERCI

    « liste de diffusion "Assawra" :
    Salah Hamouri » doit être libéré le 28 novembre 2011
    vendredi 28 octobre 2011, par La Rédaction
    Campagne massive de mails vers
    l’Ambassade d’Israël en France
    envoyer à :
    information@paris.mfa.gov.il
    ***
    « Monsieur l’Ambassadeur,
    Un document officiel du CICR indique que, selon les autorités israéliennes, notre jeune compatriote Salah Hamouri qui « a été arrêté le 13.03. 2005 doit effectuer 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison ».
    Il doit donc être libéré le 28 novembre prochain.
    Je vous demande instamment d’intervenir pour que cette libération se réalise à la date indiquée qui est légale et non pas à une autre date, le 12 mars 2012 par exemple – date décidée totalement arbitrairement par l’administration pénitentiaire.
    Si Israël est bien un « Etat de droit » alors rien ne peut justifier pareille menace ou décision.
    Salah Hamouri a accompli sa peine.
    Il doit sortir le 28 novembre prochain ! Je vous demande d’intervenir auprès de votre gouvernement »
    (Vendredi, 28 octobre 2011)
    Pour vous inscrire à notre
    faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

  • permalien Karim Wilmotte :
    28 octobre 2011 @22h31   « »

    Ennahda a obtenu 40% des sièges en France et 32-33% des votes (selon les données de Deïr Yassin qui en tant que telle n’ont pas été remise en cause).

    C’est juste des faits...

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @23h32   « »
    Comptes et décomptes

    @ Compteur Pervers

    - 1) c’est vous qui le dites Judex pas moi !

    Ce n’est pas une opinion personnelle, c’est juste de la science politique de base : les scrutins proportionnels favorisent la représentation des différentes sensibilités politiques ; le scrutin majoritaire favorise les grands partis et donc la formation d’une majorité parlementaire. Choisir entre les deux modes de scrutin, c’est juste choisir entre deux formes de démocratie. Nous n’avons manifestement pas la même, c’est tout !

    - 2) 30 < 40 aux dernières nouvelles...

    Je ne rien compris à cette remarque. Une manière plus ou moins élégante de ne pas répondre à la question ? Vous avez peur de vos opinions, ou des devoir les assumer ouvertement ?

    - 3) non !

    Une réponse lapidaire. J’attends que vous démontriez donc pourquoi vous préférez choisir un mode de comptage au lieu de celui habituellement utilisé.

  • permalien Judex :
    28 octobre 2011 @23h40   « »
    Démocratie, quand tu nous tiens

    @ Deïr Yassin

    Ton projet politique en tant que Présidente omnipotente de Palestine est bien tentant. Vous accepterez des réfugiés politiques ? Je dis ça, parce que le présidentialisme nationaliste à la Sarkozy, en France, commence à sentir le rance, et que je devrais peut-être songer à un point de chute...

    @ Karim Wilmotte

    Rien à ajouter, si ce n’est que Compteur Pervers semble avoir envie de couper les cheveux en quatre pour parvenir à imposer son interprétation des choses...

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    28 octobre 2011 @23h41   « »

    La Tunisienne pourrait-elle nous dire combien de sièges les femmes d´An-Nahda ont pu gagner sur les 90 et combien de sièges "féminins" l´ont été pour les autres partis ? Merci d´avance.

  • permalien Said :
    29 octobre 2011 @09h20   « »

    A Orangerouge
    Vous ne m’avez pas répondu sur la responsabilité politique des états du tiers mondes dans leurs malheurs, vous avez botté en touche en parlant des multinationales vendeuses d’armes(les vilaines)
    Vous soulignez à juste titre l’indépendance politique de l’Iran vis-à-vis des Etas Unis.
    Mais je ne vous suis plus quand vous dites

    Les premières réelles démocraties musulmanes,

    L’Iran est une démocratie ?
    Des élections mais des candidats récusés par simple avis du grand guide. Des opposants à l’extérieurs ( ce qui prouvent le degré de liberté du régime)
    Un mouvement populaire (le mouvement vert) écrasé dans le sang.
    Des milliers de prisonniers politiques , certains torturés et violés( voir les rapport d’Amnesty international que vous citez dans le cas de régime qui convienne moins comme ceux de Ben Ali, ou de Moubarak ).
    Obligation des femmes de porter le voile ( on parle encore de féminisme islamique ! )
    Des cinéastes emprisonnés (vive la liberté d’expression en Iran)dont Jafar Panahi condamné a 6 ans de prison pour avoir fait un film critiquant le régime. Je ne liste pas tous faute de place .
    De plus vous soulignez pour l’Iran la croissance +7% est ce simplement du à sa fermeté face à l’occident ?vous oubliez de parler de son inflation de 5% et surtout de ses réserves colossale de pétrole et de gaz !

    Encore une fois votre attention est uniquement obsédée par le regard condescendant occidental sur le monde comme le titre de l’article( en quoi cela a une influence la marche du monde ) ou alors sa supposée main mise sur le monde

  • permalien Deïr Yassin :
    29 octobre 2011 @11h53   « »

    Concernant les postulats sur la proportionnelle défavorisant an-Nahdha en tant que parti le plus populaire :
    Sur la bases de données définitifs de l’ISIE
    - www.isie.tn/Fr/

    An-Nahdha a obtenu 1.425.242 sur 3.795.924 votes ce qui fera 37,55% selon ma calculette. Ceci n’est non seulement bien supérieur à leur vote en France mais leur a permit d’obtenir 41,47% des sièges, donc une représentation de presque 4 points supérieurs à leur poids électoral réel tout comme leur sièges obtenus à l’étranger sont surreprésentés encore plus par rapport à leur sollicitation. En Italie par exemple, an-Nahdha a obtenu 2 sièges sur 3 avec un score de 49%.

    Depuis le retrait des votes d’al-Aridha, et le recalcul des votes et des sièges, an-Nahdha a obtenu 33,51% dans la circonscription France Nord et 33,99 dans la circonscription France Sud, avec une moyenne nationale à 33,70%, et la siège d’al-Aridha a été attribué au Parti Démocrate Progressiste de Chebbi/Maya Jbiri.

    Cela fait donc 6 sièges sur 10 pour la gauche : 2 pour le CPR, 2 pour Ettakatol, 1 pour le PDM et 1 pour le PDP.

    Je ne peux que m’étonner encore comment des Français de gauche - Afshin, notre Breton Bigouden à pseudos multiples qui s’autoproclame ’marxiste-léniniste agnostique’ - peuvent applaudir des deux mains un score élevé d’an-Nahdha (sous le pseudo "Compteur pervers" allant jusqu’à vouloir à tout prix travestir les résultats), c’est-à-dire une droite conservatrice, religieuse et libérale sur le plan économique face à une gauche laïque (non pas au sens franco-française du terme), avec une idéologie pan-arabiste démocratique comme se définit Marzouki.
    Cela me reste un mystère.

    Sinon : an-Nahdha a obtenu son score le plus important (à part Tataouine avec 61,21%) dans la circonscription de Gabes d’où est originaire Rachid Ghannouchi, et son score le plus faible dans la circonscription de Sidi Bouzid, la ville natale du martyr Bouazizi avec seulement 24,06%.

    @ Karim
    Les faits n’ont jamais été un obstacle pour "Compteur pervers" alias Afshin. Quand ils lui sautent au visage, il quitte ce blog et revient avec un autre pseudo. J’ai comme l’impression qu’on ne le verra plus

  • permalien Karim Wilmotte :
    29 octobre 2011 @12h19   « »

    to@Said

    Mais l’Iran, c’est aussi Mosadegh.

    S’il ne faut pas nier que nombres de dirigeants collaborent à l’asservissement de leur peuple, il faut dire que quand ils ont le malheur de choisir une autre direction, ils prennent de sérieux risque !

    Il y a les interventions directes (Afghanistan, Irak, Libye, Iran, Cuba, Grenade, etc).

    Il y a les interventions indirectes (Irak, Chili, Venezuela, Congo-Zaire, etc).

    Quand le moindre Allende ou Lumumba ne survit que par miracle alors que l’implication étrangère est indiscutable, comment peut-on dire que ces peuples sont pleinement responsable de leur situation ?

    Quoi, ils doivent se soulever et faire barrage de leur corps à chaque intervention ? Peut-être, mais c’est leur demander un grand sacrifice, sans doute facile à décider d’ici !

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