Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > Ormuz, détroit de la peur

Ormuz, détroit de la peur

jeudi 10 novembre 2011, par Philippe Leymarie

Et si l’Iran, qui en est le principal riverain, fermait le détroit d’Ormuz ? La crainte d’un blocage de cette voie d’eau stratégique, par laquelle transite 40 % du pétrole exporté du Proche-Orient, ressurgit à chaque montée de tension à propos de l’Iran : c’est à nouveau le cas après la déclaration du président israélien Shimon Pérès, le 5 novembre dernier, selon laquelle la perspective d’une option militaire contre l’Iran pour l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire se rapproche. Et après la publication le 8 novembre du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) évoquant de « sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire » de Téhéran, alors que de son côté le président français Nicolas Sarkozy assurait le 9 novembre à une délégation à Paris du Congrès juif mondial vouloir accentuer les pressions sur l’Iran, « Israël n’ayant n’a pas de meilleur partenaire pour sa sécurité que le gouvernement français ».

Sur Israël-Infos, Gerard Fredj relève que le numéro un français a reçu mercredi « durant quatre vingt onze minutes » cette délégation du Congrès juif mondial, conduite par son président Ronald Lauder, ainsi que Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives (CRIF), désireux d’obtenir de M. Sarkozy l’assurance qu’il inciterait les pays occidentaux à agir rapidement pour empêcher l’Iran de parvenir à assembler une bombe nucléaire. Selon Richard Prasquier, Nicolas Sarkozy aurait effectivement assuré qu’il « pousserait » à un renforcement des sanctions internationales contre Téhéran, qui rendraient difficiles les transactions de la Banque centrale iranienne et les exportations de pétrole. En revanche, le président français aurait insisté sur les « conséquences lourdes » d’une intervention militaire destinée à frapper les sites nucléaires iraniens.

Deux mentions récentes de ce qui pourrait se passer autour de ce passage d’Ormuz, long de 63 km et large de 40 km, avec deux rails de navigation de 3 km de large essentiellement situés dans les eaux omanaises - détroit qui relie la mer d’Oman au Golfe arabo-persique, et voit passer chaque année deux mille quatre cents pétroliers, au long de la côte iranienne [1]. Pour Kaveh L. Afrasiabi, professeur de science politique aux universités de Téhéran et Boston, « l’Iran peut couper le détroit d’Ormuz pratiquement à tout moment, et cela mettrait un coup d’arrêt à l’exportation des quelque 6 millions de barils de pétrole embarqués chaque jour [2] ».

JPEG - 152.1 ko
Le détroit d’Ormuz
Philippe Rekacewicz

Comme une éventuelle intervention militaire israélienne contre les implantations nucléaires en Iran « nécessiterait, pour avoir des chances de réussite, d’effectuer des frappes sur une douzaine de sites, certains dans ou autour de secteurs peuplés, avec une forte probabilité de faire de nombreuses victimes civiles », cela déclencherait selon lui « un tsunami de colère populaire » dans le pays, qui conduirait les responsables politiques iraniens à lancer des représailles aussi dures que possible contre les intérêts américains et israéliens, avec notamment un blocage d’Ormuz.

« Rhétorique incendiaire »

Cet intellectuel, réputé proche du président Ahmadinejad, estime – comme d’autres experts de politique étrangère en Iran – que l’exécutif américain ne fait rien pour apaiser ce qu’il appelle la « rhétorique incendiaire » d’Israël : « C’est sans doute parce que le président Barack Obama est trop occupé par d’autres problèmes, mais cela peut constituer une erreur grave et coûteuse. »

« La pose de mines dans le Golfe arabique, surtout dans le détroit d’Ormuz, est la principale menace à prendre en compte », considère de son côté Ahmed Al Attar, un commentateur emirati, spécialiste des questions de défense et d’énergie. Il rappelle qu’en 1988, la frégate américaine Samuel B. Roberts avait heurté une mine iranienne, et avait été presque perdue. « L’installation de champs de mines à grande échelle entraverait considérablement le trafic de pétrole et l’ensemble du commerce maritime dans le Golfe, et serait difficile à contrer, quoique pas impossible, estime-t-il. Mais la pose de mines, ou l’utilisation de missiles, affecterait également le commerce pétrolier de l’Iran, autant sinon davantage que celui de ses ennemis. L’aviation et la marine iraniennes seraient rapidement annihilées ; les forces armées se retrouveraient sans couverture air, aux prises avec des attaques aériennes répétées. Et il serait vite l’heure d’abandonner la partie… »

Durant la guerre Iran-Irak des années 1980, des tankers avaient été bombardés par la chasse iranienne dans le Golfe persique. Les prix du brut avaient explosé, tout comme les tarifs d’assurances. L’Iran peut être tenté d’agiter la menace de sa « marine de guérilla » – constituée notamment d’escadrilles de vedettes rapides – et d’une éventuelle fermeture du détroit, au cas où Israël, les Etats-Unis ou l’Europe iraient trop loin dans les sanctions, ou dans des projets d’attaque de ses installations nucléaires.

Le dernier incident sérieux dans la région remonte au 5 janvier 2008. Des vedettes rapides iraniennes s’étaient faites menaçantes contre une petite escadre de l’US Navy, de passage dans le détroit : des bâtiments américains qui rasaient, semble-t-il, la côte iranienne. L’ancien président George W. Bush était alors attendu dans la région. L’incident, qui n’avait pas débouché sur une poursuite ou un tir, avait permis en revanche à la diplomatie américaine de battre le tam-tam auprès des pays du Golfe en faveur d’une coalition anti-iranienne, et au président lui-même de se poser en garant de la libre circulation dans le golfe et le détroit.

La perspective d’une option militaire

Les présidents américain et français ont profité du récent sommet du G20 à Cannes pour dénoncer le programme nucléaire militaire iranien, et agiter la menace de nouvelles sanctions, tandis qu’en Israël on débattait gravement d’une possible expédition punitive des forces armées, dans la foulée d’une déclaration du président israélien. Shimon Pérès [3] avait estimé le vendredi 5 novembre que la perspective d’une option militaire contre l’Iran pour l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire se rapprochait, et suscité une avalanche de débats et commentaires dans la presse israélienne.

Il semble admis, une semaine plus tard, que ce nouvel accès de fièvre était essentiellement verbal, à usage politique, dans l’attente de la publication d’un rapport « favorable » de l’AIEA ouvrant la voie à un nouveau train de sanctions internationales.

Au contraire de l’Egyptien Mohamed El Baradei, qui faisait preuve d’une certaine indépendance, même s’il a peut-être eu une tendance pan-islamique à minorer les tentatives iraniennes pour se doter de l’arme atomique, le Japonais Yukiya Amano – son successeur à la tête de l’AIEA – semble parfaitement en phase avec Washington (qu’il a consulté quelques heures avant de sortir son rapport), et avec Israël (qui a aussitôt clamé que ce rapport confirmait et même légitimait ses inquiétudes répétées). Selon Téhéran, qui ne compte pas changer de politique, ce rapport est fabriqué à l’aide d’éléments communiqués opportunément par des services secrets occidentaux, et ne reflète pas la réalité.

Sur un plan technique, on relève dans la lettre confidentielle TTU, spécialisée dans les questions de défense [4], « qu’à partir de la fin de l’année, l’aviation israélienne n’aura plus à demander la permission aux Etats-Unis pour survoler l’Irak et mener d’éventuelles attaques contre les installations nucléaires iraniennes ». La clause dans l’accord militaire entre l’Irak et les Etats-Unis signé en novembre 2008, incluse sous la pression du premier ministre chiite Nouri al-Maliki, qui a institué une zone interdite de vol au-dessus du territoire irakien en vue d’empêcher des raids israéliens contre l’Iran, arrive en effet à expiration à la fin 2011, après le départ officiel des troupes américaines d’Irak. Or, rappelle TTU, le plus court chemin vers l’Iran pour l’aviation israélienne passe par l’Irak. Par ailleurs, les vives tensions de ces derniers mois entre Israël et la Turquie excluent un passage par ce dernier pays [5].

Ne pas délaisser le Golfe

Plus généralement, si l’ex-président Bush rêvait de remodeler le Proche-Orient, c’est ce même Proche-Orient avec ses évolutions politiques récentes qui, en attendant, contraint l’exécutif conduit par Barack Obama à redéfinir la posture stratégique des Etats-Unis dans le Golfe. Dans un dossier de la revue Diplomatie (juin-juillet 2011) sur « la géopolitique des Etats-Unis : la fin d’un empire ? », Anthony Cordesman, titulaire d’une chaire de stratégie au Center for Strategic and international Studies (CSIS), conseille au gouvernement américain - auquel il n’est pas hostile ! - de ne pas délaisser le Golfe, qui doit rester une priorité absolue pour les Etats-Unis (comme pour la plupart des pays dépendants du pétrole proche-oriental), quitte à laisser à l’Inde, la Chine, et la Russie le « grand jeu » dans l’Asie du Sud, et à « oublier » ou presque l’Afghanistan, le Pakistan, etc., en évitant en tout cas d’y contrarier les fragiles équilibres actuels.

Cordesman, qui dresse un tableau inquiétant des failles et zones de fracture au Proche-Orient, dans des pays qui étaient jusqu’ici des partenaires privilégiés des Etats-Unis (Egypte, Tunisie, Yémen, Bahrein), suggère par exemple :

- de traiter l’Iran comme s’il était déjà une puissance nucléaire potentielle, de ne pas compter sur une opération israélienne, ni sur une évolution favorable du régime, et d’examiner avec les pays du sud du Golfe un possible dispositif de défense antimissiles, en leur offrant une garantie globale de sécurité ;
- de s’appuyer sur le nouvel Irak, comme gardien du trublion iranien, en y maintenant dans la mesure du possible une présence militaire significative, en continuant à former son armée à la contre-insurrection et au contre-terrorisme, etc. ;
- de rassurer les petits riverains du sud du Golfe (Koweït, Bahrein, Qatar, Oman) quant au maintien des installations militaires américaines actuelles ;
- de maintenir une présence navale et aérienne forte dans le Golfe, pour dissuader toute action iranienne sur le détroit d’Ormuz, le Golfe persique, le Golfe d’Oman, l’océan Indien ;
- de considérer l’Egypte et la Jordanie comme des « partenaires critiques » pour la sécurité à l’ouest du Golfe, en mer Rouge,etc. ;
- de développer des programmes de formation, équipement, etc. des armées locales, pour éviter aux forces américaines d’apparaître en première ligne (le fameux « leadership from behind » qui fait florès ces temps-ci) ;
- et aussi de maintenir un partenariat stratégique avec les grands alliés extérieurs au théâtre que sont notamment la Grande-Bretagne, la Turquie, ou la France.

Notes

[1] Une base française interarmées permanente a été créée en 2009 à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, aux approches du détroit, face à l’Iran.

[2] Voir son autre article dans Asia Times, « False bells on Iran’s nuclear program ».

[3] Le même Shimon Pérès avait contribué à faire d’Israël une puissance nucléaire dans les années 1960, avec l’aide technique de la France.

[4] 9 novembre 2011 – n° 821.

[5] En septembre 2007, lorsqu’elle a attaqué un site nucléaire dans le nord de la Syrie, ses appareils avaient largué accidentellement des réservoirs de carburant sur le territoire turc.

38 commentaires sur « Ormuz, détroit de la peur »

  • permalien Yvan :
    10 novembre 2011 @17h42   »
    Arrêtez moi ou je fais un malheur !

    Qui peut encore s’émouvoir de ces annonces tapageuses et apocalyptiques, qui accompagnent les hauts et les bas du seuil de rentabilité du "lourd" iraniens et des "bitumeux " américains.

    Certains spéculateurs peut-être, pris par le remord de gains trop faciles.

    Pas les opinions publiques en tous cas, déjà bien coutumières des "ventes flash" des super marchés ?

  • permalien Zomby :
    10 novembre 2011 @18h47   « »

    Bonjour
    J’ai déjà navigué dans la région à l’époque de la guerre Iran-Irak....
    C’est vraiment un endroit mal pavé et digne des Champs Elysées aux heures de pointe.
    L’idée d’avoir installé une base à Abu Dhabi est à mon sens une décision pleine de bon sens. Avant cette date, nous n’avions que nos porte-avions pour manifester notre présence de manière ostensible et forte dans cette région.
    Mais l’apparition du printemps arabe et ses soubresauts égyptiens ont montré que le passage du canal de Suez pouvait ne pas être intangible, et risquait de nous empêcher de réagir de manière forte à toute provocation iranienne.
    D’où l’intérêt de cette base que d’aucuns ont beaucoup décrié ...

  • permalien Saff :
    10 novembre 2011 @21h13   « »

    L’Iran ne tuera pas la poule aux oeufs d’or. Pas de fermeture du Détroit au programme donc. D’autant que l’Iran a d’autres tours dans son sac. parmi eux, le Hezbollah libanais. En créant cette milice islamiste, l’Iran des Ayatollahs avait en effet pensé à tout. En 2006, après 33 jours de combats et de bombardements intensifs du Liban, Israël échouait à anéantir le "parti de Dieu" qui, désormais, disposait d’un armement dissuasif fourni par l’Iran et transitant par la Syrie. Cela peut expliquer les diverses tentatives américaines, depuis 1982, pour obliger le régime d’Assad à se défaire de l’influence iranienne : souvenons-nous de la guerre civile, dès 1982, entre l’armée syrienne et les frères musulmans, dont les armes transitaient par la Jordanie, dans un contexte d’incursion israélienne du Liban sous tutelle syrienne.
    Ainsi donc, malgré cette guerre acharnée de 2006, le hezbollah libanais pointe ses missiles à longue portée sur les villes israéliennes. Cela signifie que l’Iran est tranquille sur le front "sud". Et aussi qu’une nouvelle guerre au Proche-Orient est désormais exclue...
    www.eme-editions.be/product....

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    10 novembre 2011 @21h48   « »

    Zomby

    ...manifester notre présence de manière ostensible...

    Un peu comme le foulard en quelque sorte, ou bien (?)

  • permalien Zomby :
    10 novembre 2011 @21h59   « »

    De quel foulard s’agit-il ???

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 novembre 2011 @22h55   « »

    Zomby

    Vous dites : « L’idée d’avoir installé une base à Abu Dhabi est à mon sens une décision pleine de bon sens. Avant cette date, nous n’avions que nos porte-avions pour manifester notre présence de manière ostensible et forte dans cette région. Mais l’apparition du printemps arabe et ses soubresauts égyptiens ont montré que le passage du canal de Suez pouvait ne pas être intangible, et risquait de nous empêcher de réagir de manière forte à toute provocation iranienne. »

    Avez-vous conscience de l’arrogance, de la morgue de vos propos ? Qu’est-ce que les Etats-Unis, qu’est-ce que la France ont à faire dans le détroit d’Ormuz ? Admettriez-vous que la Chine assure la police de la circulation au détroit de Gibraltar ou au détroit de Floride ?

    En quoi l’Iran, qui est l’un des riverains les plus importants du golfe arabo-persique effectuerait-il une provocation s’il fermait le détroit d’Ormuz ? N’est-il pas cent fois plus chez lui que les Etats-Unis ou la Chine ? Quelle est cette outrecuidance à considérer comme nôtre toute région du monde dont nous tirons une ressource ? S’il n’y avait plus de pétrole, l’économie s’arrêterait : et alors ? La belle affaire !!!

    Quelle est cette prétention à mettre l’économie au-dessus de la politique, au-dessus du suffrage universel, au-dessus du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, au-dessus du droit des peuples à ne pas être humiliés ?

    Vous parlez de « provocation » iranienne : vous ne manquez pas d’air d’inverser ainsi les rôles ! Mais la provocation, elle ne vient que des Occidentaux (Etats-Unis en tête) qui, durant 35 ans, ont soutenu la dictature du shah, renversant sans vergogne le gouvernement Mossadegh. La provocation, elle est américaine, avec cette guerre de 8 ans téléguidée par les Occi-dentaux par Irak interposé, et qui a fait 1 million de morts ! La provocation, elle est américaine, avec toutes les bases et porte-avions entourant et menaçant l’Iran ! Alors que l’Iran a apporté une aide précieuse aux Etats-Unis dans le renversement des talibans et de Saddam Hussein…

    On n’est plus au « beau temps des colonies », où on expédiait les canonnières aux « sauvages » lorsque ceux-ci ne se pliaient pas assez vite…

  • permalien tungstene :
    10 novembre 2011 @23h47   « »

    On n’est plus au « beau temps des colonies », où on expédiait les canonnières aux « sauvages » lorsque ceux-ci ne se pliaient pas assez vite…
    vous en êtes sûr ? L’Irak et la Libye en sont de parfaits contre-exemple. L’Iran est le 6eme producteur de pétrole et a la 2eme réserve de gaz mondiale.Ce sont toujours les mêmes ficelles qui sont à l’oeuvre . Cette histoire de bombe atomique n’a rien à voir avec la sécurité d’Israel, mais pourrait contrarié la futur main-mise de l’occident sur le pétrole Iranien, on nous prend pour gogos en nous présentant les choses à l’envers, on ne cherche qu’à essayer de légitimer une future agression contre l’Iran

  • permalien K. :
    10 novembre 2011 @23h51   « »

    Le “CSIS”, n’est-ce pas une de ces "maisons closes de luxe" au service de l’establishment US ?

  • permalien carnavon :
    11 novembre 2011 @00h01   « »

    Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives (CRIF), désireux d’obtenir de M. Sarkozy l’assurance qu’il inciterait les pays occidentaux à agir rapidement pour empêcher l’Iran de parvenir à assembler une bombe nucléaire. Selon Richard Prasquier

    voyez Les éternels fauteurs de guerre toujours à l’affût d’un mauvais coup, prétendant d’une seule voix à la victimisation systématique depuis 3000 ans ! Qui sont-ils donc ces avortons qui parlent d’égal à égal avec les chefs d’Etats ??? dictent leur volonté et font taire tous ceux qui osent les critiquer ?

    carthago delenda est !

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    11 novembre 2011 @09h57   « »

    Zomby

    Quel foulard ?? On n´arrête pas d´en parler en France depuis au moins trente ans, c´est à dire depuis l´avènement de la RII, en 1989. Ne faites pas le naïf, cela vous va très mal ; et ce n´est pas un compliment que je vous fais car votre arrogance ne l´encourage pas.

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    11 novembre 2011 @09h58   « »

    1979 au lieu de 1989

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 novembre 2011 @10h02   « »

    Tungstene

    Vous avez raison : on envoie toujours la canonnière contre les « sauvages », que ceux-ci se nomment Libyens, Irakiens, Iraniens ou Afghans.

    En fait, pour être plus précis, ma remarque ne portait pas sur cet aspect, mais sur l’inconscience tranquille avec laquelle certains se voient toujours dans un monde colonial.

  • permalien morse 89 :
    11 novembre 2011 @10h36   « »

    Le bloc occidental refuse catégoriquement de parler de la menace nucléaire israelienne sujet tabou absolu. Donc, pauvres poires que sont les peuples occidentaux, habitués à avaler n’importe quelle démonstration fabriquée, ils sont obligés de croire les sornettes sur le danger nucléaire iranien. La même chose s’est passée avec Ben Laden, les soi-disant armes de destruction massives irakiennes, la menace d’anthrax et récemment, la (rumeur de) tentative d’assassinat d’une éminence saoudienne sur le sol des Etats Unis.
    De toutes façons, la fabrication de fausses nouvelles, de faux documents est à jet continu, c’est le travail de désinformation de services spécialisés qui entretiennent la grande machine militaro industrielle et la peur à usage intérieur.
    Chaque semaine pratiquement, sort un nouveau rapport alarmiste de l’AIEA, agence fortement orientée par les va-t-en guerre occidentaux. Immédiatement après, les faucons israeliens poussent à la guerre préventive, accompagnés par les dirigeants sionistes Européens : Rumeurs de guerre éclair, quand ce n’est pas l’assassinat réel des ingénieurs du programme nucléaire iranien.
    L’Iran n’est pas plus dangereux qu’un pays qui tient à sa souveraineté et ne veut pas se laisser dicter sa politique par l’auto proclamé Empire "démocratique". L’Iran a bien compris que ces menaces occidentales n’ont pour seul but que la prédation et la destruction des infrastructures vitales du pays dans un projet de monopole stratégique.

  • permalien zomby :
    11 novembre 2011 @10h59   « »

    Bonjour
    Vous me qualifiez d’arrogant. Je tiens simplement à souligner que ce n’est pas moi qui dans les années 80 ait ordonné l’organisation de l’opération Prométhée pour protéger notre trafic commercial dans ce détroit. Relisez donc l’histoire récente. Ce trafic, ne vous en déplaise, touche à nos intérêts vitaux. Comme il en va de même pour l’opération Atalante de lutte contre la piraterie qui vous permet, nolens volens, de continuer à consommer ce que l’Asie produit.
    Au fait, pour vous, la présence russe ou chinoise dans ces eaux, c’est aussi de la canonnière ?
    Alors, cessons de supporter ces opérations ... et acceptons de nous serrer la ceinture.

    Quant au foulard, je suis désolé de vous faire remarquer que ce n’est pas le sujet de cet article. Je vous incite simplement à relire la charte de modération à droite ....

  • permalien gloc :
    11 novembre 2011 @11h14   « »

    Saff :(...) le Hezbollah libanais. En créant cette milice islamiste, l’Iran des Ayatollahs avait en effet pensé à tout.

    Merci pour cette importante précision.

    Il faut aussi mettre à leur actif les 35 heures, et les invasions permanentes de Tsahal sur le territoire libanais.

    Ces Iraniens sont décidément détestables.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 novembre 2011 @12h40   « »

    Zomby

    Ce qui importe, ce n’est pas que vous ayez déclenché l’opération Prométhée mais que vous l’approuviez, que vous n’y voyiez rien à redire comme les nostalgiques de la colonisation nés après les décolonisations continuent à voir cette époque comme « globalement positive », ou « le bon vieux temps », sans en éprouver le moindre remord ni la moindre repentance…

    Ce que je constate, c’est effectivement, que vous placez l’intérêt des pays occidentaux avant celui des pays riverains, ou des objectifs politiques de ceux-ci. Ce que je constate, c’est que vous n’admettriez pas que les pays du Golfe, par exemple, coupent le robinet du pétrole pour imposer aux Occidentaux la reconnaissance de la Palestine. Alors que l’injustice faite aux Palestiniens est d’une tout autre ampleur que les désordres temporaires que nous vaudraient quelques semaines de blocus…

    Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi on devrait se réjouir de « consommer » ce que produit l’Asie, comme si notre finalité se résumait à n’être qu’un tube digestif. Le bonheur des ci-toyens est aussi de vivre en paix, et de bénéficier des « services » fournis par la collectivité à travers l’Etat providence (bien mieux que ne le ferait n’importe quelle entreprise privée), ce qu’aucune usine chinoise ou vietnamienne ne nous fournira jamais.

    Je ne vois pas non plus pourquoi on devrait se réjouir de ce que la consommation provienne d’Asie et non de France (voire d’Europe), puisque cette délocalisation représente, à tous les égards, un préjudice et une perte.

    La présence russe ou chinoise c’est aussi de la canonnière. Ce qui n’empêche pas les Occi-dentaux d’être –ici comme ailleurs – les principaux prédateurs…

  • permalien zomby :
    11 novembre 2011 @12h51   « »

    Bonjour
    Bien entendu que j’approuve ce qui se passe.
    Vous semblez oublier que c’est une voie de communication maritime internationale. Quelle autre voie est ainsi menacée par l’un de ses riverains ? Le détroit de Floride, le détroit de Gibraltar, la Manche ??? Aucune...
    La clé de la liberté , c’est celle des échanges, pas celle des menaces ....
    Il n’y a que les pouvoirs "fermés" qui ne le comprennent pas.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 novembre 2011 @13h12   « »

    Zomby

    Vous dites : « La clé de la liberté, c’est celle des échanges »…

    La clé de la liberté des Vietnamiens, des Algériens, des Angolais, des Noirs sud-africains, des Nicaraguayens d’avant 1979, ça n’a pas été les échanges mais les menaces (et même plus que les menaces…) que ces peuples ont fait peser sur leurs oppresseurs…

    L’échange de l’opium, que refusaient les Chinois au milieu 19e siècle, a été la clé de l’oppression et l’humiliation que ces mêmes Chinois ont subies jusque vers le milieu du 20e siècle…

    La traite négrière était aussi fondée sur des échanges : échange de colifichets et d’armes contre des esclaves, échange d’esclave contre du sucre, du coton et du rhum…

    Depuis le milieu du 19e siècle, tous les peuples de la Terre, à commencer par les Amérindiens et les Noirs, ont pu apprécier les bienfaits du pouvoir « ouvert » qu’était celui des Etats-Unis…

    Votre « liberté », c’est celle du renard libre dans le poulailler libre…

  • permalien morse 89 :
    11 novembre 2011 @16h50   « »

    Aaah, le libre échange, mot sacré provoquant des orgasmes sans fin chez ses thuriféraires ! Ah, la libre circulation du pétrole et des diamants, des centrales nucléaires les plus sûres du monde, des OGM si productifs, des puces RFID, des mercenaires comme Blackwater, des valises de billets, des armes de tous calibres et des bombes à fragmentation ! La liste en est tellement longue qu’il vaut mieux s’arrêter...
    Pour les soutiens et les soutiers de cette idéologie mortifère, tout est bon pourvu que les échanges soient libres.
    C’est ce qui a amené l’Europe dans l’état où elle se trouve maintenant : usines et entreprises délocalisées, chômage massif, délocalisation des fortunes dans les paradis fiscaux, trafics en tous genres, privatisations du bien commun, déliquescence de l’Etat de droit, surdroitisation des politiques (appel au tout sécuritaire et à la désignation de boucs émissaires), adhésion illégale à l’OTAN de nombreux pays.
    Pauvres Occidentaux effrayés par leur propres épouvantails, ils sont entraînés vers le pire par leurs élites matérialistes. Celles-ci, complètement déboussolées, voient des ennemis partout, en Orient, en Afrique, en Amérique du Sud. Il est temps que les peuples se resaisissent et les (soi-disant élites) soient neutralisées, condamnées et mises dehors pour longtemps.
    Si ça continue, la France adoptera bientôt la Constitution des Etats Unis, poussée par les fanatiques politiques de cette droite populiste aigrie et criminelle.

  • permalien K. :
    11 novembre 2011 @21h19   « »

    Zomby : Quelle autre voie est ainsi menacée par l’un de ses riverains ? Le détroit de Floride, le détroit de Gibraltar, la Manche ??? Aucune...

    Vous avez oublié le plus important pour étayer votre brillante démonstration : les riverains de ces pays subissent des sanctions économiques, un matraquage médiatique permanent et sont menacés régulièrement de bombardements. Tout comme l’Iran.

    Vous ne pourriez pas déclarer tout simplement et honnêtement que vous êtes pour la loi du plus fort (tant qu’elle penche en votre faveur) au lieu d’essayer de vendre vos salades défraichies sur la liberté ?

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    11 novembre 2011 @21h32   « »

    Zomby

    J´ai évoqué certes le foulard mais à titre comparatif, d´où l´emploi de “ comme” : Ce que beaucoup en France perçoivent comme habit ostentatoire. Je n´ai fait qu´un parallèle avec votre“ présence ostentatoire” au milieu du détroit d´Ormuz. Bien entendu, l´ostentation des uns et des autres ne diffère que du point de vue de la létalité. Et ce n´est pas si peu...

  • permalien K. :
    11 novembre 2011 @21h33   « »

    Erratum

    ...les pays riverains de ces voies de passage...

  • permalien K. :
    12 novembre 2011 @00h23   « »

    Encore et toujours d’actualité :

    Mais, au moment ou les battements de tambours se font de plus en plus audibles, il existe une autre menace qui semble en réalité beaucoup moins spéculative, plus imminente et, à bien des égards, beaucoup plus dangereuse que les ambitions nucléaires de l’Iran : la menace que l’arsenal nucléaire d’Israël puisse être placée sous le contrôle des nationalistes religieux d’Israël qui mènent une guerre de religion.

  • permalien morse 89 :
    12 novembre 2011 @06h27   « »

    K
    ...ou d’excités comme Nyetanyaou et sa clique..

  • permalien bert :
    13 novembre 2011 @11h28   « »

    Durant la guerre Iran Irak, l’objectif de "protéger la libre circulation maritime" dans le détroit était totalement faussé par le fait que la totalité des puissances engagées dans les "escortes de convois" étaient alliées de fait de l’Irak, l’un des deux belligérants.
    Il ne s’agissait que de soutenir l’Irak et de frapper directement l’Iran. Ne pas oublier que malgré les bombardements de kurdes au gaz (par exemple), on continuait à faire du business avec l’Irak, lui vendre des armes, lui préter des "etendard" et des "exocet" (qui détruisirent d’ailleurs aussi des navires "alliés" par erreur...), et surtout à aller chercher son pétrole...

    Cette magnifique force de protection avait parfois l’honneur d’avoir dans ses rangs le bateau américain "Vincennes", qui détruisit un avion civil iranien "par erreur"..., (290 civils tués) exemple parmi d’autres de ce que représentait réellement l’opération consistant à "protéger la libre circulation maritime dans le détroit"...Les conditions de ce massacre montrent bien comment se faisait cette opération de protection, en fait une opération de provocation systématique des iraniens afin de les contraindre au combat avec la marine US.

    Présenter aujourd’hui cette opération comme équilibrée et sans parti pris n’est pas sérieux. "Zomby" déclare avoir navigué dans la zone à l’époque, peut être dans l’équipage d’un navire participant à l’opération...Si c’et le cas, il ne peut nier les conditions biaisées de cette opération, s’il a voulu se renseigner sur ce à quoi il avait réellement participé !

  • permalien DF 31 :
    13 novembre 2011 @14h13   « »

    Pour moi, le vrai drame derrière tout ça, c’est en fait de pousser certains pays du tiers monde à acquérir l’arme atomique.

    En effet, les menaces, les pressions et autres sanctions diverses et variées, incitent à obtenir la bombe histoire qu’on vous foute un peu la paix... Personne ne vient chatouiller les puissances nucléaires officielles ou officieuses.
    C’est malheureux d’en arriver là.

    En plus, le véritable enjeux dernière le nucléaire iranien, c’est le nucléaire civil et non pas militaire : vendre des centrales plutôt que laisser des ploucs (dans la vision occidentale...) les construire eux mêmes. Le marché est énorme car le pétrole et le gaz s’épuisent et les énergies renouvelables n’en sont qu’à leurs balbutiements.

  • permalien Wilmotte Karim :
    13 novembre 2011 @15h28   « »

    La Corée reste menacée malgré sa détention d’armes nucléaire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 novembre 2011 @18h00   « »

    DF 31

    J’approuve tout à fait votre point de vue : pour moi, la bombe atomique iranienne n’est qu’un moyen et non une fin. Ainsi, serais-je tout à fait d’accord pour qu’on livre [« on » = soit les Russes, soit les Chinois] aux Iraniens – ou à tout pays du tiers monde ennemi de l’Occident – des armes défensives (j’insiste bien sur cet adjectif) type missile de croisière de surface ou système anti-aérien, qui annulerait totalement l’actuelle supériorité américaine ou israélienne.

    [Par exemple soit en coulant les porte-avions américains avant qu’ils aient pu détecter la moindre menace, soit en transformant tout raid de F-16 israéliens en tir aux pigeons d’argile].

    J’ai soumis, à plusieurs reprises, cette proposition à un intervenant de ce blog très hostile à l’armement nucléaire iranien (et, plus largement, à l’actuel régime iranien). Normalement, s’il était sincère, si ce qu’il redoute vraiment est l’attaque nucléaire d’Israël par l’Iran [bien qu’à beaucoup d’égards cette éventualité soit fantaisiste], il devrait approuver cette proposition.

    Or, il ne l’a jamais fait : pourquoi ? Parce que son idée n’est pas tant de prévenir une invraisemblable attaque nucléaire des pays occidentaux par des pays du tiers monde (genre Co-rée du Nord, Iran, Cuba, Syrie, Libye…) que d’empêcher ces pays d’être à l’abri des diktats occidentaux.

    Je vais même plus loin : ce refus d’accorder des armes défensives dissuasives aux pays hostiles à l’Occident constitue un des moyens d’empêcher ces pays de diffuser leur modèle de régime à d’autres pays. Si, par exemple, en Amérique latine, des pays tels que le Venezuela, le Nicaragua, l’Equateur, la Bolivie, etc., cherchent à emprunter une voie proche de la voie cubaine, un tel armement empêcherait les Etats-Unis de leur faire ce qu’ils firent, jadis, à la Grenade sous Reagan.

    De même, si les talibans ou Saddam Hussein, ou le Hamas ou Kadhafi avaient possédé un tel armement, les agressions de 2001, 2003 ou de 2008 contre Gaza ou de 2011 se seraient soldées par des échecs cuisants pour les agresseurs, sans pour autant que ces agresseurs aient pu eux-mêmes être menacés, compte tenu de l’inexistence d’armes de destruction massive chez les régimes agressés.

  • permalien Juba :
    14 novembre 2011 @08h45   « »

    La course à l’armement nucléaire sous quelque forme que ce soit aurait du etre attenuée suite à l’accident survenu à Foukoushima, et à supposer qu’un tel accident survienne en Corée, en Iran ou ailleurs est ce que ces tyrans psychpathes ont les capacités à y faire face ! il est permis de douter ! Poser le problème autrement càd, le droit pour certains à posséder l’arme nucléaire et l’interdir à d’autres est biaisé car on vous répondra ceci (s’agissant de cette région précise) pourquoi Israel dispose de cette arme et personne ne dit rien !C’est ce parti pris occidental qui pose problème. De plus, ces pays ont investis dans l’armement nucléaire avec l’aide de la Chine, de la Russie pour certains et de l’occident pour d’autres parceque tout simplement l’argent n’a plus d’odeur !

  • permalien L´anonyme de 22h20 :
    14 novembre 2011 @15h51   « »

    Il est plus probable qu´un météorite tombe sur Israël qu´un missile iranien à ogive nucléaire s´abatte sur Tel aviv , askhelon, Dimona ou Bersheba...

  • permalien Zarzour :
    14 novembre 2011 @16h00   « »

    Quelqu’un avait dit : “la loi du plus fort est la meilleure”, eh bien oui et ceci est vrai éternellement . Non seulement elle est vrai mais elle est mathématiquement nécessaire !. Le problème c’est que peu de gents savent qui est le plus fort. A votre à vis qui est le plus fort éternellement. Ce n’est pas le marché:il est instable. Ce n’est pas la laïcité elle n’est pas intrinsèque. Ce n’est pas la démocratie : c’est une méthode (un filtre parmis d’autres). Imaginez trois entités qui chacune proclame être du côté de la vérité et que le lendemain vous voyez que deux parmis ces trois se sont alliées pour combattre le troisième. D’après vous qui est du côté de la vérité ?. Sachant que la vérité est unique et que le vrai ne s’allie jamais avec le faux.

    La loi du plus fort est éternellement la meilleure !!!

  • permalien carnavon :
    14 novembre 2011 @18h26   « »

    Zarzour

    je ne suis pas certain d’avoir tout compris. Pouvez vous expliciter ?
    amicalement à vous....

  • permalien Lou :
    14 novembre 2011 @21h35   « »

    Avec les robots guerriers, la guerre va changer de visage

    par Nathalie Guibert

    Une ligne jaune vient d’être franchie en France, comme elle fut plus récemment aux Etats-Unis ou en Israël. Sans oser le dire, les armées ont, en 2011, admis le principe du robot armé, du robot tueur, voire du robot suicide.

  • permalien
    15 novembre 2011 @10h18   « »

    Bonjour Carnavan,

    Le plus fort c’est Dieu c’est le conteneur absolu qui contient tout et rien ne le contient.

    Les 3 groupes sont les Juifs, les Chrétiens et les musulmans.

    Pour plus d’informations, lisez la Torah, la Bible et le Coran.

    Bonne lecture.

  • permalien Faren :
    18 novembre 2011 @18h44   « »

    C’est Les états Unis et Israel qui devraient être inspectés pour leurs Arsenal Nucléaire et leurs drones tueurs. Bandes de criminelles.

  • permalien josette :
    19 novembre 2011 @18h11   « »

    Des Navires russes se sont postés dans les eaux territoriales syriennes pour contre carrer une intervention de l’OTAN, je pense à une pierre deux coups pour plonger la région dans une situation chaotique. .. puis une redistribution des cartes ! lamentable, 20 années de buschisme qui se résume a l’époque coloniale... après çà on se pose encore des questions sur la montée de l’intégrisme mais quand on pense au drapeau d’Al Qaida qui flotte en Lybie, on peut dire bravo aux guerriers interventionnistes ! Le meilleur reste à venir, d’autant que TOUS savent que c’est la Chine qui est visée indirectement dans cette guerre probable, parce qu’elle devient peu à peu la première puissance mondiale et qu’elle a remporté pour ainsi dire tous les marchés ! A l’époque les colons avaient pour principe de "donner le poisson plutot qu’apprendre à pécher" aux indigènes... en effet, on voit mal comment l’occident pourrait accepter de mander le poisson des chinois qui tient la canne à pêche !

  • permalien A. Riziki :
    21 novembre 2011 @16h50   « »

    Bonjour, Philippe,
    Quelques questions pour mieux comprendre.
    A ce jour, connait-on exactement les circonstances de l’exécution de Mouammar El Kadhafi ? Est-il vrai que son fiston a été exécuté sommairement et de manière sadique sous ses yeux avant que lui-même ne subisse le même funeste sort ?
    A un moment donné, on nous a dit que Seif Al Islam Kadhafi s’était réfugié au Niger, et le Niger avait invoqué des « raisons humanitaires » pour expliquer sa « bonté de cœur ». Après, on nous dit doctement que le fiston de son père a été capturé au Sud Libyen. Comment un homme qui se savait en mortel danger de mort (un peu de redondance) peut-il, après avoir été à l’abri au Niger, retourner en Libye ? C’est fou !!!
    Ces contrats pétroliers franco-libyens dont dont a beaucoup parlé dès le 1er septembre 2011 ? S’agit-il d’une réalité avérée ou d’une affabulation ? Aujourd’hui, quelle est la puissance « dominante » en Libye ?
    Je compte beaucoup sur tes réponses.
    Au fait, j’avais fait une petite escapade au Maroc du 29 octobre au 1er novembre 2011. Pas mal.
    Cordialement
    A. Riziki
    PS. Je pose ces questions ici car elles pourraient intéresser d’autres lecteurs.

  • permalien ben ramden :
    25 novembre 2011 @04h58   «

    à ce qui me semble l’enjeu de cette guerre en libye,depasse largement son territoire pour s’installer dans la region du sahel.prochain terrain propice pour une rivalité europeo- chinoise et meme israelienne.israel cherche à exploiter la région,le grand espace pour enfouir les déchets radioactifs,tester ses nouvelles armes balistiques.il ne faut pas oublier aussi que cette région du monde est riche en iranium et d’autrrs minerais.khadafi avait exploité l’irredentisme touareg pour asseoir son leaderchip,il s’est permis meme le luxe de financer tout un programe d’arabisation des autochtones.il etais en rivalité avec l’algerie pour le controle de la région.les deux,manne petroliere oblige,se sont révélé de veritables séparatistes que ce soit à l’interieur de leurs pays respectifs ou à l’exterieur.maintenant avec la découverte récente du petrole et d’autres richesses au nord du mali,on poura assister à un intrventionisme d’un autre genre encore plus prononcé qu’autrefois.une nouvelle donne en perspective.pour ce qui est du détroit d’ormoz,la grande question ce sont les les armes tenus,secret de défense pour les iraniens.peut etre l’iran,dispose d’un arsenal si sophistiqué pour se défendre ou meme faire la difference en cas de conflagration,ou bien c’est le contraire.difficile de concilier entre des avis contradictoires entre experts.de meme que certains scénarios envisagés d’une prochaine confrontation restent du domaine de la simulation plus qu’autre chose,mais il faut les prendre au sérieux.en tout etat de cause ce serait une veritable catastrophe pour la planéte.l’iran actuellement intrasigent,pourrait- elle encore résister dans son dessein de conquerir l’irak,protéger son allié syrien et ses alliés libanais,jouer au parrain de la communauté chiite jusqu’à heurter les interets stratégiques des etats unis.dans cette guerre larvée et declarée,elle perdu un nombre inéstimables de ses savants,l’explosion d’un dépot d’armes n’est ce pas là des signes de sa faiblesse sachant bien que la cia et le mossad disent que les moujahidine khalk sont performant en la matiere.

Ajouter un commentaire