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Enjeux 2012 (2)

Stratégie militaire : les potions du docteur Heisbourg

jeudi 24 novembre 2011, par Philippe Leymarie

De colloque en colloque, les politiques et militaires français ne cessent de bomber le torse et faire les fiers après leurs « succès » de ces derniers mois en Côte d’Ivoire et en Libye : à quelques mois de l’élection présidentielle, ils s’apprêtent à réviser a minima le Livre blanc de la défense, malgré la gravité de la crise financière et politique européenne, et les annonces, déjà, de coupes énormes dans le budget américain de la défense. Tout en subodorant que l’heure de vérité approche…

Au mois de mai 2012, tout juste élu (ou réélu), le nouveau président français aura dans les mains un « AMR » – sorte « d’aide-mémoire du roi », à la fois état des lieux et piste pour les décisions à prendre : une version révisée du « Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale » de 2008, préparée par le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) à la demande du président Nicolas Sarkozy lui-même, mais sur un mode « bureaucratique » cette fois – et non dans le cadre d’une consultation et d’un débat, comme cela avait été le cas précédemment.

Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) [1] – qui planchait sur le sujet lors d’un récent « séminaire-sandwich » de l’Institut français de relations internationales (IFRI) –, cette simple révision pour faire le point, quatre ans après la parution du Livre blanc, se justifie pleinement : « Les axes d’analyse ont été sur-validés par les évènements », par exemple la pertinence d’un centrage autour d’un « arc de crise » allant de la Mauritanie à l’Afghanistan, via le Sahel, le Soudan, la Somalie, le Golfe ; la priorité d’un renforcement de la fonction « connaissance-anticipation » (c’est-à-dire du secteur du renseignement) ; ou encore, la sanctuarisation (jugée « généreuse ») du dispositif de dissuasion, la protection améliorée du combattant, etc.

Statu quo impossible

En revanche, il faudra bien intégrer dans ce plan révisé une série de ruptures récentes :

- La « grande crise » (qu’il compare à celle de 1929) aura un impact sur les crédits français de défense : la légère progression annuelle (+ 1 % en termes réels, au prix d’une déflation de 6 500 postes par an) avait été programmée selon un taux de croissance de 1,5 %. Elle n’est plus tenable aujourd’hui. Pas plus que ne l’est le maintien du contrat opérationnel à 30 000 hommes.
- L’impact est grand sur l’ensemble de l’Europe. Le statut quo actuel est impossible à maintenir. On va, selon Heisbourg, vers un fédéralisme plus poussé, ou vers un processus de désintégration, avec l’accent sur des « coopérations structurées » temporaires, plus ou moins adossées à l’OTAN : « Ce serait une forme inattendue de validation de la réintégration de la France au sein de l’OTAN. »
- La montée en puissance accélérée des pays émergents : quatre d’entre eux entrent dans le top-ten ; plusieurs de leurs budgets dépassent ceux des occidentaux (dans 3-4 ans, le budget indien de la défense aura dépassé celui de l’Allemagne). « Ce qui veut dire, par exemple, qu’on ne sera plus les seuls dans l’océan Indien. Et que nous serons davantage contraints… »
- Le profond changement de posture des Etats-Unis : on saura dans quelques jours si les coupes budgétaires envisagées sur dix ans sont « seulement » de 440 milliards de dollars, ou jusqu’à 1200 milliards… Mais c’est surtout la politique très délibérée d’organisation de la défense américaine autour du pivot asiatique qui frappe François Heisbourg : le retrait des GI’s des garnisons européennes, l’installation d’une base en Australie, etc… « Le basculement longtemps annoncé est en cours. »
- Sans parler des « révolutions arabes »…

Biens communs

La révision du Livre blanc devra également, selon cet expert, évoquer une série de choix possibles ou souhaitables :

- un meilleur « calibrage » des efforts : avec moins d’argent, ne faudra-t-il pas s’impliquer davantage « dans notre étranger proche », « faire plus, mais plus près » ? L’armée française n’est pas profilée pour tenir des engagements de plus d’un an ;
- participer à la maîtrise des « biens communs », en restant présent autant que possible dans le domaine maritime (la « liberté des mers ») ou dans l’espace extra-atmosphérique, à un moment où certains pays, surtout la Chine, ont tendance à tout « territorialiser » (l’Empire du Milieu) ;
- progresser sur la fonction prospective, comme préconisé par le Livre blanc de 2008, en s’organisant mieux au niveau des « clients » du renseignement ;
- avancer sur la cyber-défense : « Il faudra mettre le turbo, et ca ne coûte pas bien cher » ;
- plus de sélectivité dans les engagements en « opex » : « Le livre blanc de 2008 le préconisait. On ne l’a pas fait ». Il ne s’agit pas, comme jadis les Britanniques, de renoncer à tout ce qui est « à l’est de Suez », ni de « quitter l’océan Indien » : « Conserver Abou Dhabi, oui : il y a une pertinence stratégique. Mais faut-il avoir un contrat à 30 000 hommes à 7 000 km pour rester dans l’océan Indien ? Non. Envoyer 30 000 hommes dans le Golfe (comme en 1992), c’est énormément “dimensionnant”. L’Asie orientale, l’est de l’océan Indien, c’est vital pour les Américains, mais les Français pourraient réduire les volumes sur les plus longues distances », et s’en tenir là-bas à une présence plus symbolique.

Couteau suisse

Il y a également, pour François Heisbourg, des outils que le futur président devra préserver à toute force : l’industrie de défense et l’industrie aérospatiale – « C’est une des dernières restées sur le territoire national ». Veiller aussi à soutenir certains équipementiers stratégiques, qui les alimentent. Et faire des choix pour rentrer dans la course aux drones : « Un vrai drame national. Ça fait quinze ans qu’on se plante : les armées, la DGA [Direction générale de l’armement], les industriels … S’il faut acheter sur étagère, pour combler les trous capacitaires, je n’ai aucun état d’âme. »

En revanche, François Heisbourg cite le bâtiment de projection et de commandement (BPC) type Mistral comme « une des meilleures idées mises en avant depuis longtemps », un véritable « couteau-suisse maritime » : « On comprend pourquoi les Russes l’ont voulu : épatant ! »

Le président devra aussi prendre position sur l’actionnariat du groupe franco-allemand EADS, et voir s’il faut continuer dans cette politique de « dassaultisation » à outrance, autour du Rafale – « même si c’est un merveilleux avion ! » – et sur le contrôle, selon lui nocif, qu’exerce Dassault sur Thalès.

Pour l’Europe, ce ne sera pas, selon lui, un retour aux années 1930, mais à l’Europe des nations. On fera comme aujourd’hui avec les Britanniques. « Pour sortir des blocages actuels de la PESDC [politique de sécurité et de défense commune], on ne peut compter sur le casting d’enfer de Catherine Ashton, la réussite flambante de l’AED [Agence européenne de défense] : on prend donc des chemins de traverse, comme ce traité de Lancaster House. »

Trous capacitaires

Des efforts sont à prévoir pour combler des « trous capacitaires » : on avait tendance jusqu’ici à se reposer sur une commode division du travail : « Les Américains s’en occupent  ». Mais, comme ils semblent prendre leurs distances, il faudra être capables de faire du close support, du refueling, de l’observation.

Attention, un seuil maximum de réduction des forces a été atteint, s’inquiète aussi Heisbourg. Il y a danger de perte de capacités : les savoir-faire, techniques comme humains, sont périssables. « Il faut dix ans pour former une unité militaire qui fonctionne… Des morceaux ont déjà été perdus. » La Libye a pu donner l’impression que l’armée française a su faire avec les 70 avions engagés sur ce théâtre, « mais ça n’a été possible qu’avec les Américains derrière ».

Sur le plan budgétaire, la France sera sous la contrainte : l’enveloppe de la Loi de programmation militaire – soit 377 milliards d’euros pour 2009-2014 – ne pourra être tenue, les hypothèses de croissance ayant été trop optimistes. Mais il faudra « éviter absolument les coupes sauvages, et se battre pour qu’elles soient proportionnelles », suggère Heisbourg. Tout en se préparant à des économies sur la dissuasion : pas sur les armes et les vecteurs, mais sur l’environnement technologique (par exemple le laser Mégajoule).

Pour cet expert en stratégie, il est inutile de mettre de l’argent sur les projets de défense antimissile, en tout cas celui de la défense du territoire national : ce sera un sujet majeur au sommet de l’OTAN à Chicago, mais cela reste « loin du monde réel ». A l’exception des missiles russes, chinois ou américains, « aucun ne peut atteindre actuellement le territoire français… même si l’Iran est sur la voie d’y arriver ».

Notes

[1] Il a été notamment président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) basé à Londres, du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP), et conseiller dans l’industrie de défense.

11 commentaires sur « Stratégie militaire : les potions du docteur Heisbourg »

  • permalien williamoff :
    25 novembre 2011 @22h34   »

    "Pour cet expert en stratégie, il est inutile de mettre de l’argent sur les projets de défense antimissile".

    Cela me fait un peu penser aux experts d’avant 1939, qui soutenaient qu’il fallait tout miser sur la ligne Maginot, et que le reste était inutile, ou seulement accessoire. On connait la suite.

    Une telle impasse, non seulement contredit, l’idée même de notre conception militaire : la Défense Nationale, mais indique à tout adversaire sérieux et non pas les nains militaires du Tiers Monde, sur quel point il doit développer ses propres capacités. Cette insuffisance de protection du territoire National est pourtant dès à présent une source de vulnérabilité vis à vis d’états comme la Chine ou la Russie. Cela signifie également, que nous envisagerions, en cas d’un conflit généralisé, d’utiliser immédiatement notre force de dissuasion. Dans ce cas nous aurions l’obligation de déclencher le feu nucléaire à titre préventif dès la première minute après le déclenchement des hostilités.

    Et plus surement une minute avant même.

  • permalien morse 89 :
    26 novembre 2011 @18h51   « »

    Que d’anglicismes, que de confiance dans l’ami étatsunien avec une soumission totale à l’OTAN, mais aussi quelle admiration patriotique après les exemples Lybien, Ivoirien et Sahélien !
    Cet expert oublie de parler de l’indéfectible lien de nos armées avec l’armée israelienne (Dassault-BHL-Sarkozy font d’énormes efforts pour intégrer ce pays ami dans leurs plans guerriers). Bref, tout s’organise en vue de nouveaux "engagements humanitaires" même en période de crise. La bravitude technologique presse-bouton de nos engagés et gradés est proportionnelle aux dégâts humains provoqués par leurs tapis de bombes.
    Les pertes civiles dans les pays attaqués par nos "projections" sont de si peu d’importance pour nos experts de la mort qu’elles ne sont jamais comptabilisées. En Lybie par exemple : 50 000 ? 100 000 ? 200 000 ? Quel petit problème de coupeur de cheveux en quatre ! La réponse : "nous avons libéré la Lybie d’un dictateur". Mais oui, mais oui, la France sarkozyste est gonflée de certitudes et se réveillera un jour avec un mal de tête formidable.

  • permalien
    26 novembre 2011 @20h37   « »

    Monsieur Heisbourg fait surtout partie du lobby pro-israelien français !

    Pour l’avoir écouté lors d’une conférence assez "privée",je peux aisément dire les interets de quel pays il défendait prioritairement !
    Et ce n’était pas ceux de la France !

    Rappelons quand meme que cet homme faisait partie de ces fameux "experts" qui prétendaient qu’il fallait faire la guerre à l’irak,qui posait un danger mondiale !
    Et c’est toujours lui qui est invité aujourd’hui sur les plateaux de TV pour défendre une autre guerre,cette fois-ci contre le danger "mondiale" qu’est l’iran !

    C’est à se poser quelques questions sur l’indépendance et l’impartialité de nos médias FRANCAIS !

  • permalien arndebian :
    27 novembre 2011 @14h09   « »
    Kill’em all (again) !

    Il est révélateur de lire les va-t-en-guerre arriver toujours les premiers, n’est ce pas Mr williamoff, en tout bon agent (rétribué ?) du système militaro-industriel vous affirmez que la ligne Maginot du 21eme siècle c’est ... l’absence de ligne de défence anti-missile, des problèmes cognitifs Mr williamoff ?

    Une sois disante défence antimissille qui n’a jamais montrée quelque efficacité en plus de 40 année de dépense (Safeguard 1969 !), de test, et d’échecs. Suivant un processus qui relève de la double-pensée, même les tests ratant leurs cibles était déclarés satisfaisants car ... on avais déterminé la cause de echecs ! (les EKV ...)
    En effet il n’est pas facile d’intercepter une ogive simple à 4km/s pour les MIRVs à 50G cela n’a évidement jamais été essayés car on connais le résultat.

    Alors, ne pas construire une si belle ligne de défence c’est vraiment reconstruire la ligne Maginot ? Ne serait ce pas l’inverse Mr williamoff ?

    Le péril russe et chinois arrive, on a décidement bien besoin d’ennemis, quitte à les fabriquer sur mesure ou à les stimuler si il ne sont pas assez motivés. Déjà début 90 le pentagone se plaignait de ne plus trouver d’ennemie pour justifier son budjet, on connais la suite.

    "Cela signifie également, que nous envisagerions, en cas d’un conflit généralisé, le feu nucléaire à titre préventif dès la première minute après le déclenchement des hostilités. Et plus surement une minute avant même."

    D’après les critères du procès de Nuremberg, quelle différence y a t il entre une guerre préventive et les guerres déclenchés par les Nazis, juridiquement, aucune.

    Une tentative de plus pour vendre la guerre nucléaire préventive en cas de soupcons de possession d’armes de destruction massives par exemple ; au fait on les en enfin trouvées celle d’Irak, quand même, après 10 ans de recherche intensive il est bien triste de ne rien trouver. Ah, il n’y a rien, sorry alors pour le million d’irakien tués.

    http://www.recherches-sur-le-terror...
    http://www.wsws.org/francais/News/2...
    les réfèrences ne manque pas ...


    Autre dissonance cognitive, sur les drones :

    Il y a également, pour François Heisbourg, des outils que le futur président devra préserver à toute force : l’industrie de défense et l’industrie aérospatiale – « C’est une des dernières restées sur le territoire national ». Veiller aussi à soutenir certains équipementiers stratégiques, qui les alimentent../.. « S’il faut acheter sur étagère, pour combler les trous capacitaires, je n’ai aucun état d’âme. »

    Donc acheter sur étagère (laquelle ?) c’est soutenir l’industrie nationale. Apparement Mr Heisbourg n’a vraiment aucun état d’âme ... à écrire cela.

    Sacré expert ! mais qui expertise ces fameux experts ?

  • permalien williamoff :
    27 novembre 2011 @15h13   « »

    @arndebian

    Vous m’avez mal compris, et peut-être me suis-je mal exprimer.

    La doctrine actuelle est justement celle d’un déploiement de nos forces armées sur des théâtres d’opérations extérieures. En bref notre idéologie est celle d’une guerre sans fin et de l’exportation perpétuelle de la violence chez les autres. C’est à la fois couteux, dangereux et immoral. Tout miser sur ce principe nous met finalement dans une situation qui n’a plus rien à voir avec la Défense Nationale. De plus il s’avère que nous sommes une puissance nucléaire.

    Le danger de cette situation et de cette politique c’est justement de croire que nous sommes à l’abri, et que nous pouvons éternellement continuer à imposer par la force nos intérêts aux plus faibles. Jusqu’à quand ?

    Une politique de Défense doit donc ne montrer aucune faille, afin d’éviter de la rendre vulnérable et même inefficace risquant de nous placer dans une impasse en fin de compte.

    Il est évident que la mutualisation des moyens et une politique de Défense au niveau européen, seraient le plus efficace et le moins onéreux. L’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis et de l’OTAN serait plutôt le garant de la paix par rapport à la situation actuelle. Enfin un rapprochement diplomatique, économique et militaire avec la Russie donnerait des perspectives de paix et de prospérité plus certainement que notre vassalité avec les Etats-Unis.

    Or, dans la situation actuelle, négliger un des aspects de la Défense Nationale comme le préconise Mr Heisbourg, me semble avoir pour motivation non pas la paix, ni la sécurité, mais la fuite en avant dans les opérations guerrières partout où ceux qui s’opposent en tant soit peu à nos intérêts se manifestent. Une fuite en avant qui nous rend très dépendant des Etats-Unis. Pire, ils nous sont, en tant qu’européens, indispensables, et le seront plus encore si nous continons dans la logique actuelle. De surcroit, cette logique nous mène à une confrontation possible, et même probable, avec des "gros morceaux".

    L’important me semble t-il c’est de nous mettre dans une situation d’indépendance où l’usage des armes nucléaires ne se posent surtout pas.
    La stratégie de cette expert nous entraine en fait au raisonnement inverse. Caricaturalement c’est un peu : ne nous protégeons pas car nous avons une alliance militaire, et des armes nucléaires, concentrons nous donc sur notre capacité de "projection" et d’aide aux Etats-Unis. C’est un choix, peut-être rationnel et même judicieux, si le monde reste ce qu’il est, c’est dire, un nombre réduit d’Etats soumettant par la force le reste du monde.
    Est-ce immuable ?
    L’histoire n’est certes pas écrite, en revanche nous avons l’expérience de celle qui l’est pour nous éclairer un peu...

  • permalien Col de Porte :
    28 novembre 2011 @13h43   « »

    M. Heisbourg à l’Iris, l’institut dirigé par Pascal Boniface, êtes vous certain ?
    Il doit plutôt être ici question de l’Ifri, institut français des relations internationales, aux orientations différentes de l’IRIS.

  • permalien L’équipe du Monde diplomatique :
    28 novembre 2011 @16h46   « »

    @Col de Porte

    C’est rectifié, merci de votre vigilance.

  • permalien Thomas Tribout :
    28 novembre 2011 @21h45   « »

    Les missiles et le nucléaire militaire iraniens, voilà 20 ans que presse et spécialistes nous l’annoncent pour demain... Le jour le plus long...

    Quant aux drones français, la collaboration d’EADS et des israëliens d’IAI n’est un secret pour personne. Pas plus que la commande française chez le même IAI du ’’Héron’’ : un monstre de près de 30 mètres d’envergure qui n’embarquera pas que des caméras... En Afghanistan, ces véhicules sans pilote et de plus en plus souvent armés sont déployés par n’importe qui, y compris par les SMP et les services de renseignement. Des hommes qui ont (encore) moins de scrupules à appuyer sur la commande de tir...

    Quid de l’annonce (par Malbrunot du Figaro) d’un soutien logistique de la France aux insurgés de l’Armée Syrienne Libre ? Quelqu’un au Diplo a-t-il d’avantage d’infos ?

  • permalien bob :
    4 décembre 2011 @15h42   « »

    @Thomas Tribout :
    Les Iranien n’ont peut être pas encore la bombe mais ils peuvent déjà faire des missiles balistiques. En juin 2011 les Iraniens ont mis en orbite le satellite Rassad-1 avec la fusée Safir. Si l’histoire de la conquête spatiale donne des exemples de missiles militaires convertis en lanceurs de satellites (soyouz, ss19/rockot, atlas), l’inverse est aussi possible. Une partie de la technologie viendrait de la Corée du nord. Notez aussi que la Corée du Nord n’aurait rien fourni à l’Iran si cela avait déplu à la chine.

  • permalien sarah :
    4 décembre 2011 @19h21   « »

    @ bob :

    Et alors ?

    Les iraniens n’auraient-ils pas le droit de s’armer ?

  • permalien FONTAINE Bernard :
    25 décembre 2011 @16h32   «

    Bonjour,

    Mon dernier livre "les armes à énergie dirigée,mythe ou réalité ? " vient de paraitre chez l’harmattan .

    Il peut interesser des lecteurs du Blog car il concerne l’évolution des armes tactiques et stratégiques et notamment des progrès des armes à énergie dirigée et leurs conséquences potentielles entermes des stratégie.

    Un document d’information sur cet ouvrage de culture scientifique technique sur la défense est disponible sur simple demande.

    Bernard FONTAINE
    directeur de rEcherche Emétite au cNNR
    mmebre associé, AR 320 Var-Corse de l’IHEDN
    bernard.fontaine@lp3.univ-mrs.fr

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