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Tahar Ben Jelloun, la langue française et l’arabe

jeudi 8 décembre 2011, par Alain Gresh

« Le français peut vraiment être appelé une langue classique, un instrument de culture et de civilisation pour tous. Cette langue améliore ; elle est une école ; elle a le naturel, la bonhomie, elle sait rire, elle porte avec elle un aimable scepticisme mêlé de bonté (sans bonté, le scepticisme est une mauvaise chose). Le fanatisme est impossible en français. J’ai horreur du fanatisme, je l’avoue, surtout du fanatisme musulman ; eh bien ! ce grand fléau cessera par le français. Jamais un musulman qui sait le français ne sera un musulman dangereux. C’est une langue excellente pour douter ; or le doute sera peut-être dans l’avenir une chose fort nécessaire. ».

Ainsi parlait Ernest Renan, le 2 février 1888 (Œuvres complètes, Tome II, Calmann-Lévy, Paris, 1948, p. 109), et tous ceux qui, comme lui, se faisaient les apôtres de la mission civilisatrice de la France. Admirez, en particulier : « Le fanatisme est impossible en français. » Ce n’est évidemment pas en « fanatiques » que les troupes françaises massacraient depuis près de soixante ans en Algérie, mais en civilisateurs de ces centaines de milliers d’Arabes qui n’avaient pas encore compris la beauté et les subtilités de la langue française, ni sa « bonté ».

Dans un point de vue publié par le journal Le Monde, et intitulé « Maroc : l’islam doit rester dans les mosquées », l’écrivain Tahar Ben Jelloun développe une argumentation qui n’est pas sans rappeler celle de Renan. Le sous-titre de l’article publié dans la version papier est d’ailleurs explicite : « C’est l’arabisation qui fait le lit de l’intégrisme. »

Après la victoire du Parti de la justice et du développement (PJD) aux élections législatives marocaines, Ben Jelloun écrit donc :

« L’islamisme marocain a été fabriqué depuis longtemps. On peut dater son émergence avec la politique irresponsable d’arabisation de l’enseignement dans le sens d’un monolinguisme où tout a été confié à la pensée islamique. Je me souviens en 1971 avoir quitté mon poste de professeur de philosophie le jour où le ministère de l’intérieur décida d’arabiser cet enseignement dans le but non avoué de limiter l’accès des élèves marocains aux textes jugés subversifs de la philosophie qui s’enseignait à l’époque en français. »

« On a remplacé les textes de Nietzsche, de Freud, de Marx, de Weber et bien d’autres par l’histoire de la pensée islamique, laquelle était enseignée parmi d’autres courants. »

Peut-être le régime dictatorial mis en place par Hassan II et la répression qui a frappé – notamment – les étudiants et les enseignants ont-ils aussi aidé à faire disparaître l’esprit critique, non ?

« L’arabisation ratée de l’éducation nationale a été doublée par le recours à l’enseignement privé bilingue et ouvert sur d’autres cultures. Tous les responsables de cette politique n’ont pas ménagé leurs efforts pour inscrire leurs enfants dans les lycées de la Mission française ! Les diplômés francophones (en fait bilingues) trouvaient plus facilement du travail que ceux qui ne maîtrisaient que l’arabe. »

Il est sûr que, au Maroc comme d’ailleurs en Algérie, la politique d’arabisation a été un échec. Mais faut-il rappeler que seule une petite minorité au Maroc domine vraiment le français ? Que cette langue française a aussi été celle du colonialisme et du mépris pour les indigènes ? Et qu’une partie des francophones (mais aussi des arabophones) soutiennent une monarchie à la fois corrompue et répressive ? Qu’ils le fassent en arabe ou en français n’a pas grande importance.

Et l’auteur poursuit : « Un fossé sociologique s’est creusé entre ces deux clans. Les islamistes vont recruter dans le milieu arabophone, frustré et marginalisé par le pouvoir. »

D’un côté les bons francophones, de l’autre les méchants arabophones... Et comme les islamistes se développent dans tous les pays arabes, même là où la population, comme en Egypte, ne parle que l’arabe, nous pouvons en conclure avec Tahar Ben Jelloun que si le français est la langue de la civilisation, l’arabe est celle du fanatisme.

« Le Maroc a de tout temps été musulman et n’a jamais éprouvé le besoin de mélanger la religion et la politique. Des confréries ont toujours existé, se comportant souvent de manière décalée par rapport au rite malékite et animant des débats critiques entre elles. Pourquoi ce pays tombe-t-il aujourd’hui entre les mains de politiciens ambitieux, assez bien implantés dans les milieux populaires et au programme assez flou ? Que s’est-il passé ? Je ne crois pas à l’effet domino, car la situation de la Tunisie n’a rien à voir avec ce que vit le Maroc, depuis l’arrivée du roi Mohammed VI. »

Ah bon ? En quoi le Maroc de Mohamed VI est-il si différent ? Un régime autoritaire, gangrené par la corruption, un jeu politique fermé, une jeunesse à l’abandon, un roi qui se définit comme « commandeur des croyants », une pauvreté sans pareille, une presse indépendante muselée sous différents prétextes...

La situation serait quand même meilleure que sous le règne de Hassan II, laisse entendre l’écrivain. Pourtant, à cette époque, il ne semblait pas vraiment indigné par ce qui se passait au Maroc. Après la publication d’un roman qu’il consacrait au bagne de Tazmamart, où 58 officiers avaient été emmurés vivants, Florence Aubenas et José Garçon avaient beau jeu de lui rappeler dans Libération (« Ben Jelloun s’enferre dans Tazmamart », 15 janvier 2001), non seulement qu’il était resté silencieux sur Tazmamart, mais que — je cite :

« Ben Jelloun n’est à vrai dire jamais avare d’un “J’accuse” et siège volontiers au tribunal parisien des Grandes Consciences. En avril 1995, il harangue la classe politique sur la Tchétchénie : “Un peu de décence ! Un peu de courage !”. Dans le quotidien espagnol El Pais, en 1997, il s’indigne de ces intellectuels qui osent rester silencieux sur l’Algérie. Dans L’Express, en 1999, il précise sa position “d’écrivain impliqué“ : “Je m’implique dans des combats et des valeurs ­ la justice, la liberté, la dignité ­ qui sont ceux de tout intellectuel qui se respecte. Cela me paraît même être un devoir (...) En tout cas, c’est ma raison d’être littéraire”. »

« Au Maroc, si Ben Jelloun est aussi un “écrivain impliqué”, ce serait plutôt à la Cour. En 1987, lorsqu’il reçoit le prix Goncourt pour La Nuit sacrée, Hassan II lui envoie ses “félicitations paternelles” et “sa haute sollicitude”. Invité, décoré, fêté à Marrakech par le monarque, il devient peu à peu ce que le Maroc appelle “un protégé”. Pendant ces années de plomb, Ben Jelloun ne risquera jamais un murmure, alors que s’accumulent les dénonciations dès le début des années 1980. “Nous sommes un peu plus que des rats, beaucoup moins que des hommes”, dit notamment la première lettre sortie du bagne, rendue publique en 1981 par Christine Daure-Serfaty. Pour expliquer son silence, Ben Jelloun avance aujourd’hui : “J’étais comme tous les Marocains, j’avais peur. Je ne voulais pas affronter Hassan II de face. Je voulais pouvoir rentrer chez moi”. »

Revenons à la tribune de Ben Jelloun :

« L’autre élément important est que ces élections ne sont pas le résultat de la démocratie. Certes, les votes ont eu lieu sans interventions, sans truquages. Mais le fait que seulement 45 % des inscrits se soient déplacés pour voter veut dire que la pédagogie du travail démocratique n’a pas avancé. Car la démocratie n’est pas une technique mais une culture. Le Maroc n’a pas eu le temps de cultiver la démocratie dans les esprits. »

Le Maroc « n’a pas eu le temps » : c’est le langage de tous les dictateurs, qui expliquent que leur peuple n’est pas mûr, qu’il faut l’éduquer... C’est ainsi que, en France, durant une partie du XIXe siècle, on justifiait le suffrage censitaire. C’est aussi ainsi qu’on expliquait le refus du droit de vote aux femmes.

« Il faut du temps, car il ne suffit pas d’aller voter, encore faut-il voter dans un esprit qui met en avant les valeurs de la modernité (Etat de droit, respect de l’individu, etc.). Or tant que le champ religieux se mêle du politique, cette pédagogie est en échec. »

Que faut-il en déduire ? Que le peuple n’est pas mûr pour le droit de vote...

En conclusion, Ben Jelloun écrit :

« Même noyés dans un gouvernement de coalition, les islamistes marocains risquent de bloquer l’évolution de ce pays où le fléau de la corruption, où la précarité et les inégalités sont de plus en plus intolérables. »

N’est-ce pas plutôt la monarchie qui a bloqué les évolutions depuis des décennies ?

« Ces gros problèmes ne se résoudront pas par des prières, mais par une mobilisation rationnelle et une volonté politique qui fera de la lutte contre la pauvreté et la misère une priorité absolue. »

Mais pourquoi ni le roi, ni les partis du centre ou de gauche, n’ont-ils jamais fait de cette lutte leur priorité absolue ? Et pourquoi Ben Jelloun s’en préoccupe-t-il seulement quand les islamistes arrivent au gouvernement ?

512 commentaires sur « Tahar Ben Jelloun, la langue française et l’arabe »

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  • permalien Shanaa :
    8 décembre 2011 @15h48   »

    Tahar Ben Jelloun, vient de prouver que l’acculturation volontaire est en marche !
    Aprés les échecs, les incompétences, la corruption et la soumission aux puissanec occidentales ,( françaises pour le maghreb), de l’intelligenstia arabe, voilà que ce monsieur désigne un bouc émissaire : La langue arabe !
    Cette langue existe depuis des siécles. Elle a donné naissance à un livre religieux, une civilisation grandiose, amélioré les mathématiques, traduit les grecs, impulsé la renaissance en Europe fanatique ou sévissait l’inquisition et ses bûchers.
    Les islamistes sont une création recente. Au début, ils étaient pleins de bonne intention pour chasser le colonialisme fanatique avant d’être manipulés par ces puissances coloniales.
    Si monsieur Ben Lelloun veut vraiment comprendre ce que veut dire le mot fanatisme, il faudrait lui suggérer de revoir l’histoire de 1492 à nos jours, avec la dite "découverte du nouveau monde". Cette période étayée de génocides (Bartolomé Las Casas), a vu disparaitre de nombreux peuples (aborigénes, tasmaniens, indiens). Elle fuit suivi du colonialisme le plus abject au nom de la "mission civilisatrice", avec torture, enfumades, exécutions sommaires. Et cela continue avec l’Irak arrosé à l’uranium appauvri, les inoubliables images d’Abou-Gharib ou celle de Gantanamo. Sans oublier les éxécutions sommaires en live de Saddam( un jour de fête), ou celle de Ghaddaffi blessé !
    Vous avez dit fanatisme ? Le fanatique n’est pas toujours celui qu’on croit ! En effet, on n’a jamais vu d’ouvrage en arabe comme ceux en français de la plume raciste et fanatique d’un : De Gobineau (inégalités des races), Cuvelier (dissection de la Venus Hottentote),Colbert(le code noir) ! Et je vous épargne les discours de Jules Ferry, de Bugeaud, et les initiateurs des zoos humains en plein Paris !
    Monsieur Ben Jelloun a la mémoire courte !

  • permalien Yvan :
    8 décembre 2011 @16h05   « »

    Au Maroc on parle aussi l’espagnole et de nombreuses variantes berbères, on y a parlé le romain, l’étrusque, le grec et maintenant de plus en plus l’américain. Toutes sauf le berbère, des langues de colonisateurs.

    L’arabe est aussi une langue de colonisateurs, on peut même dire les arabes sont des langues de colonisateurs.

    C’est certainement dans ce contexte que l’auteur de "Moha le fou Moha le sage" réagit contre une uniformisation cultuelle et culturelle qui ne correspond peut-être pas à l’idée qu’il se fait de son pays.

  • permalien sarah :
    8 décembre 2011 @16h07   « »

    Tahar Ben Jelloun est le reflet de ces élites maghrébines francophones et francisées à outrance qui ont remplacé l’ancien colonisateur français.

    Un tel mépris affiché pour son peuple,pour sa langue,pour sa culture,pour sa religion ne peut etre que le fait d’un colonisé "de l’intérieur" !

    Il serait temps pour ces médiocres élites maghrébines de se décoloniser VRAIMENT !

    Car la colonisation n’est pas seulement politique,elle est aussi culturelle !

    De plus,Tahar Ben Jelloun fait partie avec Abdelwahab Meddeb et d’autres de ces fameux "Arabes de service" que les médias français ADORENT inviter pour donner leur avis sur n’importe quel sujet,mais leur sujet préféré reste évidemment la dénonciation de "l’intégrisme musulman" !

    Il faut dire que dans le genre "cirage de pompe" et "je dis exactement ce qui va faire plaisir aux occidentaux",Ben Jelloun est passé maitre !

    Allez Monsieur Ben jelloun, encore quelques efforts et quelques tribunes publiées à la gloire de la mission civilisatrice de la France,je suis sure que vous aurez votre "vivement dimanche" chez Drucker !

  • permalien Laurent Szyster :
    8 décembre 2011 @16h41   « »

    L’islamo-fascisme vient de passer en Egypte. Mais M. Gresh cherche des poux à M. Ben Jelloun, l’accuse d’orientalisme, d’islamophobie, de soutient hypocrite, de lâcheté intellectuelle face à la tyrannie marocaine.

    Pourquoi ?

    Parce qu’il a eu le malheur de s’émouvoir d’une victoire des islamistes aux élection marocaines ?

    Non.

    Parce qu’il a dit une vérité que M. Gresh refuse d’entendre à propos de la société marocaine et dans une large mesure des sociétés arabes en général.

    « Il faut du temps, car il ne suffit pas d’aller voter, encore faut-il voter dans un esprit qui met en avant les valeurs de la modernité (Etat de droit, respect de l’individu, etc.). Or tant que le champ religieux se mêle du politique, cette pédagogie est en échec. »

    Dépourvus de base électorale certains gauchistes croient encore pouvoir s’allier avec des islamistes pour faire leur révolution. On dirait que M. Gresh n’a toujours pas médité le sort des membres du Tudeh qui ont servis de marche-pied aux mollahs iraniens.

  • permalien Shanaa :
    8 décembre 2011 @16h55   « »

    Laurent szister, "islamo-facisme" est un mot inventé par les néo-conservateurs-ultra sionistes français pour justifier les guerres dans les pays musulmans !
    Le vrai facisme est né en Europe ! Dois-je vous rappeler que Mussolini, Hitler et Franco étaient européens, pas arabes !
    Les arabes ne sont pas non plus les responsables du plus haut fanatisme en pleine modernité : Le nazisme et les chambres à gaz !
    D’ailleurs, si les juifs ont fuit l’Europe c’est qu’ils trouvent les arabes plutôt tolérants ! Sinon, pourquoi les prendre comme voisins ?

  • permalien lautiste :
    8 décembre 2011 @17h02   « »

    il est vraiment enrageant de voir le MAROC émasculé et écartelé entre un benjelloun islamophobe, et un gresh marocophobe,
    tout le monde s’érige ces temps-ci en donneurs de leçons et en analystes de contrefaçon chaque qu’il y ait le moindre changement au MAROC,
    et si tout ce joli monde nous laisse un peu tranquille pour mener notre à notre rythme...
    allez donc vendre vos salades ailleurs, on vous a assez vus...

  • permalien Mehdi78 :
    8 décembre 2011 @17h19   « »

    Entièrement d’accord avec cet article et avec Sarah, je suis désespéré par cet mentalité de colonisés qui règne encore chez les (soit-disant) élites marocaines, par ailleurs, je reste pantois devant le manque de remise en question de tout le système politique marocain (makhzen + partis) face aux résultats récents, un mélange de racisme social et arrivisme insupportables.

    Pour revenir à la langue, ceci me fait penser à des observations d’Akram Belkaïd sur le bilinguisme, l’arabe dialectal fait partie de notre patrimoine culturel et linguistique, le berbère (plutôt les dialectes berbères) fait également partie de l’histoire du Maroc, le français a été la langue du colonisateur (l’espagnol également dans le nord), il était possible de bâtir un nouveau modèle qui s’appuie sur le bilinguisme, en gros une ouverture vers l’extérieur sans renier notre héritage. Au lieu de cela, les élites ont vanté l’arabisation, tout en envoyant leurs enfants dans des écoles françaises et en reproduisant la relation domineur-dominé de l’époque coloniale, les arabophones travaillant pour les "élites" francophones.

    La mauvaise foi quant au résultat du PJD est une honte, que l’on aime ou pas le PJD (je ne les aime pas personnellement), on ne peut que respecter le travail qui les a menés au gouvernement, et on ne peut que souligner que leurs cadres sont infiniment plus intègres que ceux des partis du dernier gouvernement
    http://www.goud.ma/La-rejouissante-...

    Pour conclure, que dire au sujet de Benjelloun à part le fait qu’il représente ces intellectuels qu’on invite sur les plateaux télé pour leur faire dire ce qu’on a envie d’entendre, et qui montrent tout leur courage bien des années après les faits...

    Cordialement

  • permalien Shanaa :
    8 décembre 2011 @17h59   « »

    Yvan,, le processus actuel d’uniformisation du monde vient de l’anglo-sphére. L’ "American way of life " et l’anglais sont les outils actuels de domination ! Les musulmans sont les premiéres victimes de ce fanatisme méssianique et financier !
    Je vous invite à vous renseigner sur ce qui se passe en Afghanistan, en Irak, en Lbye, en Palestine. Le fanatisme militaire de la soldatesque côtoie le racisme le plus crade !
    Il est plus facile d’hurler avec les loups que de dénoncer ou quitter la meute ! Comme il est facile de s’acharner sur les faibles que de s’attaquer aux puissances néo-coloniales qui décident qui doit vivre ou mourir, qui vote bien ou pas !
    C’est pitoyable de voir un "intellectuel" d’un pays du sud se mettre du côté des suprématistes.

  • permalien Yvan :
    8 décembre 2011 @18h44   « »

    “Le Maroc « n’a pas eu le temps » : c’est le langage de tous les dictateurs, qui expliquent que leur peuple n’est pas mûr, qu’il faut l’éduquer...”

    C’est aussi une réalité.

    Que vaut une démocratie quand elle n’est pas l’émanation d’un peuple, mais la volonté d’un monarque, prêt a utiliser les urnes en guise d’étouffoir à toute contestation ?

    Quelle loi de la nature a fait que le modèle politique US soit paré de toutes les vertus "cardinales" de l’universalité ?

    Ben Jelloun, peut-être malgré lui, a le mérite de se poser la question de la motivation réelle d’un "commandeur des croyants" quand sous couvert d’une élection "à la démocrate", il voit un parti islamique arriver en tête.

    Il ne semble pas qu’il fasse là preuve de soumission.

    N’est-ce pas aussi le comportement d’un dictateur d’utiliser la forme de la démocratie sans en autoriser l’expression ? N’est-ce pas une façon de dire aux donneurs de leçons de démocratie via tweeter et cependant "alliés". « Vous voyez, j’ai bien essayé, mais il n’y a rien à faire, ils sont, indécrottables » ?


    @Shanaa, les politiques d’arabisation ont étés imposées en réaction au colonialisme, par des dirigeants, plus soucieux d’asseoir leur nouveau pouvoir (quelle qu’en soit la forme), plutôt qu’issues d’une volonté populaire.

    Ça n’empêche pas les oignons d’avoir plusieurs peaux.

    L’impérialisme US est depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir beaucoup moins rustique que celui de Bush... il tweet, mais je crois qu’il en est que plus redoutable.

  • permalien Shanaa :
    8 décembre 2011 @19h14   « »

    Anonyme, Obama est moins présent médiatiquement que Bush, mais le monde n’a pas changé d’un iota ! Pire ! Le chaos et la crise économique se généralisent !
    Obama est le seul dirigeant a avoir eu le Nobel sans avoir fait un seul geste pour la paix ! Sans doute que dans leur" Novlangue", il est vrai, la paix c’est la guerre !
    Obama est le seul dirigeant qui, dans son discours du Caire, a promis paix et démocratie au moyent-orient. Depuis, c’est le chaos , les guerres et la réssurgence du colonialisme le plus hard, sous la houlette cachée des USA ! La derniére expédition est celle de Libye,6 millions d’habitants, ravagée par les bombes de l’OTAN, avec exécution sommaire d’un chef d’état souverain !

  • permalien azeka :
    8 décembre 2011 @19h33   « »

    Je ne m’étonne pas du tout de l’aplat ventrisme de Ben Jelloul. la tribune du monde est une tribune commandé par le palais pour faire diversion. les pays émergents a ma connaissance n’ont jamais été colonisés par les français. Du français, ils ne connaissent que Chanel, Dior, Peugeot et Sartre et pourtant. pour finir, je conseille a Mr Ben Jelloul d’écrire sur Mars et Jupiter. ici , sur terre chaque geste compte et chaque regard se comptabilise.

  • permalien Maroki hor :
    8 décembre 2011 @20h07   « »

    The days of french language is just matter of time in Morocco and Maghreb. ,like most of other African country .
    because we don’t live in 50’s anymore Mr Tahar !
    if you just take the time to check UN statistic of futures languages. you will agree faster then the speed the world change today.

  • permalien Ham :
    8 décembre 2011 @20h22   « »

    Mon voisin est quelqu’un de Marakech. Je lui est demandé un jour s’il existait encore des Berbères dans son pays. Il m’a repondu qu’ils n’ont pas de civilisation.

    Ce n’est pas ca que je demandait. Mais l’homme etait gêné par ma question. Depuis j’ai visité le pays et me suis etonné de la malhonneteté des uns et des autres.

    Il existe une histoire pas encore ecrite : celle du genocide commi envers les berberes, les vrais nord africains.

  • permalien anass :
    8 décembre 2011 @20h51   « »

    En 1954, deux ans avant l’indépendance du Maroc, un savant théologien (Fqih) et également notable de Meknès, a insisté pour voir le résident général français de l’époque. Après une enquête déployée par les autorités françaises, le Fqih fut reçu.
    Il n’avait qu’une seule phrase à dire au résident général : "Monsieur, vous pouvez dire à la France de partir tranquillement sans craindre pour vos intérêts. Vous avez éduqué une génération de marocains susceptibles de défendre vos acquis ardemment et bien mieux que vous !"
    La sagesse de ce personnage témoigne d’une habilité d’esprit qui lui a permis de dévoilé l’agenda psychosociologique de la France. En toute évidence ce fqih désignait la génération de M Benjelloun qui semble omettre toute appartenance à l’histoire de son pays d’origine, et faire des lectures hautement sélectives des mécanismes qui le régissent.

  • permalien Laurent Szyster :
    8 décembre 2011 @20h56   « »

    Fort d’une intégrité morale surhumaine, M. Gresh se permet de condamner M. Jelloun non seulement pour ne s’être pas opposé à Hassan II mais en plus pour ses motivations :

    “J’étais comme tous les Marocains, j’avais peur. Je ne voulais pas affronter Hassan II de face. Je voulais pouvoir rentrer chez moi”

    Alors que M. Gresh, pur indigné, a eu le courage d’aller en Syrie cirer les pompes à Bachar sans avoir peur de ne plus pouvoir rentrer en France !


    PS : La révolution continue en Egypte ? Pas vraiment ...

    Egypt’s Muslim Brotherhood claims wins in run-off votes

    (...)

    The Revolution Continues, a group formed by youth activists behind the uprising that ousted Mr Mubarak in February, won 3.5%.

  • permalien Deïr Yassin :
    8 décembre 2011 @21h20   « »

    @ Ham
    Commencez déjà par apprendre la différence entre génocide et ethnocide.

    Et si mes informations sont correctes, les langues berbères ont été inscrites comme langues nationales dans la nouvelle constitution.

  • permalien Wom Wom :
    8 décembre 2011 @21h30   « »

    M.Gresch pour qui j’ai beaucoup de respect se permet de faire un article guidé par la mauvaise foi. Il est incontestable que l’arabisation de l’enseignement - qui est tout a fait justifié par ailleurs - tel qu’il s’est fait, a favorisé l’intégrisme. Il suffit de prendre l’exemple de l’Algérie, et de voir d’où venaient les professeurs qui enseignaient l’arabe, avec pour conséquences, de nourrir le fanatisme qui a conduit aux tragiques années 90.

  • permalien Nobo :
    8 décembre 2011 @21h52   « »

    Voici une grille de lecture intéressante pour analyser le cas Ben Jelloun : http://bougnoulosophe.blogspot.com/2011/09/pour-un-devenir-chacal-contribution-une.html

  • permalien Yenayer :
    8 décembre 2011 @21h57   « »

    J’ai encore à travers la gorge ce courrier de ben Jelloun publié par le Monde Diplomatique sur le film "Cartouches Gauloises".

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    "Une guerre affreuse" voilà comment il qualifie la guerre de libération nationale.
    Une guerre pour la liberté, la dignité, pour se débarrasser du joug colonial, contre l’injustice ...une guerre sacrée et bénie de tout un peuple pour vivre libre.

  • permalien Shanaa :
    8 décembre 2011 @21h58   « »

    Wom Wom, je crois que c’est vous qui êtes de mauvaise foi ! Vous simplifiez les choses de maniére désopilante !
    En effet, aucune langue n’est le vecteur de fanatisme. Le fanatisme est le fruit d’un contexte, souvent politique.
    Ainsi, aucun "intellectuel" allemand n’a proposé de bannir les langues germaniques sous prétexes du nazisme ! Aucun "intellectuel" français n’a dit de bannir le français sous prétexte du passé colonial ou vichyste de la France ! Aucun "intellectuel" hindous n’a proposé de changer de langue sous prétexte que des fanatiques hindous ont tué Ghandi ou commis un massacre à l’encontre des musulmans du Gujerat en 2001, en toute impunité, je précise !
    Est-ce que l’on doit aussi bannir l’espagnol de l’Amérique latine à cause de la pauvreté et la violence ?
    Pour avancer, il faut se remettre en question et ne pas se tromper d’ennemi . Cela arrange les adeptes du diviser pour régner !

  • permalien Shanaa :
    8 décembre 2011 @22h11   « »

    « On a remplacé les textes de Nietzsche, de Freud, de Marx, de Weber et bien d’autres par l’histoire de la pensée islamique, laquelle était enseignée parmi d’autres courants. »

    Archi faux ! Je suis gréco-egypto-arabe, ma langue est l’arabe, je connais bien le coran ! Cela ne m’empêche pas d’aimer Marx et Weber ! J’ai étudié Freud et connait sur le bout des doigts : "Ainsi parlait Zaratousthra" !
    Mais comme on dit : Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage !

  • permalien elbé :
    8 décembre 2011 @22h12   « »

    Je ne crois pas que Mr Benjelloun soit contre la langue arabe, ni contre l’Islam. Il me semble que ce qu’il dénonce c’est une arabisation ratée, plutôt que l’arabisation elle-même.
    D’abord parce qu’elle s’est faite trop souvent par des religieux (pas toujours très ouverts). La religion tenait une grande place dans les textes étudiés. En passant, ils ont sans doute fabriqués quelques intégristes.
    De plus, les diplômes scientifiques, techniques etc... étaient obtenus, eux, en langue française. Ce qui a rétreci les débouchés pour les étudiants arabisants .D’où les amertumes.

    Une arabisation, oui , c’est légitime. Par l’ancienneté , l’ancrage de la langue dans la majorité de la population et son sentiment d’appartenance à la sphère arabe. Mais une arabisation mieux menée , valorisée par de bons professeurs et débouchant sur des vrais emplois. En outre, pourquoi l’opposer au français ? Rien n’empêchait de l’étudier en parallèle (bilinguisme) ou en seconde ou troisième langue . Tout apprentissage d’une langue est enrichissant.

    En revanche où sont Mr. Benjelloun et tous ces intellectuels qui se disent laïques, pour prendre leur part dans la lutte contre la pauvreté, l’analphabétisme, et pour la liberté contre l’absolutisme royal ?
    On laisse le champ libre de l’éducation, de l’assistance humanitaire , aux religieux obscurantistes (avec l’approbation du Roi qui sans être religieux, se prétend le commandeur des croyants) et on se plaint après. On appuie sur le système d’alarme maintenant mais que n’ont-ils été sur le terrain avant ?
    Ben c’est qu’on a fait parti des privilégiés et qu’il aurait été trop dur de renoncer à certains privilèges.

    Au moins T. Benjelloun a t-il la franchise de reconnaître qu’il avait peur du roi.
    C’est reconnaître aussi et indirectement que l’intégrisme a été voulu par le roi...
    Il semble qu’il ait moins peur des intégristes..

  • permalien elbé :
    8 décembre 2011 @22h16   « »

    "En effet, aucune langue n’est le vecteur de fanatisme. Le fanatisme est le fruit d’un contexte, souvent politique. "

    - Bien dit Shanaa !

  • permalien elbé :
    8 décembre 2011 @22h36   « »

    A Yenayer,

    J’ai lu l’article, vous jugez trop vite, il me semble. Toute guerre est affreuse. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne fallait pas la mener contre l’occupation. Toute guerre radicalise. Toute guerre brise les ponts qu’on pourrait bâtir ensemble. C’est à travers deux enfants d’Algérie, l’un arabe, l’autre français que la complexité est rendue et rend compte de la folie des hommes.
    Dire cela n’est pas la justification de la domination d’un peuple sur un autre, ni le rejet de la necessité de se débarasser de cette domination.

  • permalien Deïr Yassin :
    8 décembre 2011 @23h07   « »

    @ Shanaa 22h11

    Vous citez Tahar Ben Jelloun :

    "On a remplacé les textes de Nietzsche, de Freud, de Marx, de Weber et bien d’autres par l’histoire de la pensée islamique, laquelle était enseignée parmi d’autres courants"

    Vous dites que c’est "archi-faux" et que vous êtes gréco-égypto-arabe. Si je comprends bien vous avez donc fait votre scolarité au Maroc qui est le sujet du point de vue publié par Ben Jelloun pour ainsi contester ses propos ?

  • permalien Yenayer :
    8 décembre 2011 @23h40   « »

    @Elbé :

    Oui, aux yeux des enfants la guerre a été affreuse. Elle les a séparé. Ils ne savaient rien des enjeux, ni du pourquoi et ils n’auraient pas compris.
    Sauf que ce n’est pas les enfants qui parlent, mais Tahar Ben Jelloun qui a une parfaite connaissance de ce qu’est une guerre de libération, une guerre pour la liberté, une guerre contre l’injustice. C’est une guerre sacrée et bénie. Même s’il y a des morts et des souffrances. Elle est bénie !!

  • permalien Shanaa :
    9 décembre 2011 @00h16   « »

    @ Deir Yacine, T.B.J. parle de la langue arabe qu’il bouc-émissérise pour justifier les échecs d’une nation post-coloniale !
    Les causes sont davantage de cette nature :

    « …La bourgeoisie nationale qui prend le pouvoir à la fin du régime colonial est une bourgeoisie sous-développée. Sa puissance économique presque nulle, et en tout cas sans commune mesure avec la bourgeoisie métropolitaine à laquelle elle entend se substituer. Dans son narcissisme volontariste, la bourgeoisie nationale s’est facilement convaincue qu’elle peut facilement remplacer la bourgeoisie métropolitaine. Mais l’indépendance qui la met littéralement au pied du mur va déclencher chez elle des réactions catastrophiques et l’obliger à lancer des appels angoissés en direction de l’ancienne métropole. (…) Elle est toute entière canalisée vers des activités intermédiaires. Etre dans le circuit, dans la combine, telle semble être sa vocation profonde. La bourgeoisie nationale a la psychologie d’hommes d’affaires non de capitaines d’industrie. … ». F.Fanon.

  • permalien Shanaa :
    9 décembre 2011 @00h26   « »

    @Deir Yacine
    Et de cette nature :

    "Nouvelle étape de l’impérialisme, la mondialisation consiste en l’ouverture des marchés des pays les moins avancés aux multinationales. Mais la stratégie d’ancrage des pays africains et arabes au marché mondial, en tant que source d’approvisionnement en matières premières, est cependant contestée par l’apparition de nouveaux acteurs. Les économies émergentes viennent troubler le tête-à-tête néocolonial et l’on voit alors l’ordre fondé sur des régimes vassaux se metre à vaciller sous les coups des soulèvements populaires comme en Tunisie et en Egypte, ainsi que l’on peut le voir, depuis quelques années au Venezuela, en Bolivie..." M. Fanon.

  • permalien Deïr Yassin :
    9 décembre 2011 @00h48   « »

    @ Shanaa

    Oui, je connais Fanon, mais il ne fut pas question ni de Fanon ni de la mondialisation dans l’extrait de Tahar Ben Jelloun que vous avez cité, et que vous avez trouvé "archi-faux".
    Pour juger les propos sur l’enseignement et son changement de contenu au Maroc de Ben Jelloun "archi-faux" il faut déjà connaître ce cursus soi-même.
    Je déduis de votre réponse que vous ne connaissez pas l’enseignement au Maroc et l’histoire de son arabisation....
    Moi non plus, mais ce que relate Ben Jelloun, je l’ai déjà entendu par d’autres Maghrebins.

  • permalien Laurent Szyster :
    9 décembre 2011 @00h59   « »

    Tahar Ben Jelloun aggrave son cas en défendant Moshe Sakal contre un tribunal des auteurs malades de "l’antisionisme" :

    Israeli author kicked off literary panel after request by Palestinian colleague

    In the previous two years the conference had been held in Marseilles, Palestinian writers had refused to come because there were Israeli participants.

    (...)

    "I entered the hall just as [Moroccan poet] Tahar Ben Jelloun was speaking forcefully against this type of boycott," Sakal said. "He said that there are many Israeli authors who are supportive [of the Palestinian cause] and one should speak to them even if one doesn’t approve of current Israeli politics."

    Et tout ça à la demande d’un Darwish minus qui exploite la postérité de son illustre homonyme.

  • permalien Deïr Yassin :
    9 décembre 2011 @00h59   « »

    @ Shanaa
    Je ne sais pas qui est le M. Fanon que vous citez dans votre deuxième poste mais la "mondialisation" ainsi que les soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte plus les révolutions bolivaristes en A.L. ne furent pas du vivant de notre cher Frantz puisqu’on vient de commémorer la cinquantième anniversaire de sa mort.
    Peut-être Mireille Fanon Mendes-France ? N’empêche que cela n’adresse toujours pas les propos de Ben Jellon que vous contestez.

  • permalien ben ramden :
    9 décembre 2011 @01h56   « »

    ben jelloun,d’un point de vue strictement personnel est un poltron politique et aussi quelqu’un qui écrit sur commande.d’un autre coté c’est quelqu’un qui ne sait pas parler du maroc.néanmoins,il a raison lorsqu’il parle de la politique d’arabisation catastrophique de l’enseignement.cette politique n’a produit que des handicapés et des sectaires renférmés sur eux memes ne maitrisant pas les langues vivantes et par conséquent peu ouverts sur les autres civilisations.ils peuvent etre des intégristes ou des extremistes ou des gens comme lui,francophone qui ne savent rien de la culture de leur peuple,arrogants se piquant toujoursde culture occidentale.

  • permalien Aziz Mohamed Benabdallah :
    9 décembre 2011 @03h27   « »

    En parlant de la langue française et de la civilisation, on oublie le politique.
    En effet il fallait aussi decouvrir ce qui se passe au Maroc et exactement aux carriéres centrales hay mohammadi où des anciens colons pieds noirs juifs massacrent les citoyens avec une arme de destruction massive en employant des bourreaux de toute sortes , des analphabêtes de tous genre, ennemis de toute civiliation issus des trubus de khmis-zemmamra , du haouz de marrakech et de la region de khouribga.
    Ces anciens colons avaient jadis tenter à la vie de feu SAM le roi Mohammed 5 en temps de colonisation par les nommés Senhaji abdelâal , Senhaji abdelwahede, Zemmrani mohamed et Othamn hariri ennemis voués de la monarchie et du pays guidés par les juifs Zâafarani, mordakhai et autres de l’ancienne medina de casablanca où se vendent les huiles humaines liquifiées chez l’herboriste juive à l’entrée de Bab marrakech à casablanca, ils sont cachés derriére le voile de pseudo-policiers assassins et subversifs tels que le commissaire said Benbiga, falahi mohamed et seddrati mohamed et son frére seddrati abdelghani qui soutiennent un dangereux criminel nommé Zemmrani abdeslam et sa tribu de khmis-zemmamra à la solde des juifs auquels se sont joins de nouvelles recrues du mossad tels zemmrani adnane, hmamsi abdelmoughit, Souad Hatab, Alam bouazza, Alam mohamed, kharbouch bouchaib, radia, khaloufi mohamed et tougani ali.
    lisez sur internet ’ les Grands dossiers du Maroc’ partie(I),partie(II) et partie(III)
    Ce sont les manipilateurs qui ont provoquer le conflit entre le monde diplomatique et SAM le roi Hassan II.

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @07h32   « »

    Curieux hommage à rendre à Frantz Fanon pour célébrer le 50e anniversaire de sa mort, que d’instrumentaliser ses propos hors de leur contexte historique.

    S’il est vrai qu’ils peuvent s’appliquer à l’Égypte de Farouk, à la Tunisie de Lamine Bey, de la Libye d’Idris, à la Syrie de Al Atassi, à l’Algérie de Ben, Bella, etc..., ils deviennent hors contexte avec Naguib (et Nasser), Bourguiba, Kadhafi, Al Assad et Boumédienne.

    L’Iran et le Maroc sont les deux exceptions au processus décrit par Fanon, parce que malgré les colonisations, ils ont gardé une certaine forme d’autonomie grâce à des politiques de compromissions et d’alliances.

    C’est dans cette politique que s’est faite l’arabisation, dans un contexte de guerre froide et de mouvements d’émancipation dirigés par Moscou.

    Mohammed V dans la foulée des mouvements d’indépendance avait réussi l’exploit de retrouver son trône, de soutenir le FLN et Lumumba, et de garder les troupes françaises pour mater les contestations au Maroc.

    Évidemment, l’arabisation selon Hassan II était plus politique qu’idéologique, il émargeait ouvertement à la CIA, et ses accords militaires avec la France lui garantissaient des forces supplétives françaises en cas de sédition.

    C’est cette même politique de compromissions et d’alliance qui a amené Mohammed VI a composer avec le printemps arabe, avec une démocratisation du régime qui n’a rien à envier à l’arabisation de son père.

    L’arabisation est partie d’Égypte et plus précisément de Nasser et répondait entre autre à deux impératifs essentiels pour l’Égypte. La création d’un espace géopolitique capable de peser dans le conflit est-ouest, et l’éloignement du Caire des Frères Musulmans, qui étaient la bête noire de Nasser.

    L’égyptien fut donc choisi comme langue de référence, et les Frères Musulmans essaimèrent dans tout le Maghreb avec leur langue... et leur idéologie.

    C’est là qu’intervient Ben Jelloun.

  • permalien Nathan :
    9 décembre 2011 @08h38   « »

    Je ne connais rien au sujet mais je constate qu’on préfère s’en prendre à un homme (à cause de ses compromissions avec le pouvoir marocain) plutôt qu’analyser un phénomène (l’arabisation forcée comme cause de l’islamisme politique).

    PS. C’est accessoire par rapport au sujet du fil mais les auteurs cités par Ben Jelloun pour illustrer la culture occidentale, les Nietzsche, Marx, Weber et Freud, ont eux-mêmes quasiment disparu de l’horizon intellectuel de l’Occident. Ben Jelloun fait référence aux auteurs fétiches de sa jeunesse – les années 60-70 - mais cela fait bien longtemps que leurs oeuvres ne sont plus des étapes incontournables du cursus universitaire. Le paradigme techno-scientifique a tout envahi, y compris les sciences humaines. Lire à ce sujet le dernier livre du psychiatre français Roland Gori, “La dignité de penser”.

  • permalien Zénobie :
    9 décembre 2011 @10h04   « »

    Je n’ai pas lu tous les commentaires mais la première langue au Maroc et en général au Maghreb, ce n’est pas l’arabe, c’est le berbère ! Il ne s’agit pas de renier la langue arabe mais d’accepter que notre histoire ne se réduit pas uniquement à la civilisation arabo-musulmane et qu’entre-temps, les français nous sont aussi passés dessus. Vive le mélange, tous les mélanges, vive le berbéro-arabo-franco ! ;)

  • permalien elbé :
    9 décembre 2011 @10h47   « »

    Yenayer :
    8 décembre @23h40 «  »
    @Elbé :

    Oui, aux yeux des enfants la guerre a été affreuse. Elle les a séparé. Ils ne savaient rien des enjeux, ni du pourquoi et ils n’auraient pas compris.
    Sauf que ce n’est pas les enfants qui parlent, mais Tahar Ben Jelloun qui a une parfaite connaissance de ce qu’est une guerre de libération, une guerre pour la liberté, une guerre contre l’injustice. C’est une guerre sacrée et bénie. Même s’il y a des morts et des souffrances. Elle est bénie !!

    - La guerre n’a pas été affreuse que pour les enfants ... Sauf que dans le film ils incarnent l’innocence et ne sont coupables, ni des causes , ni des combats et de leur conséquences.

    Sauf que T.B commente un film où la guerre est vue par des enfants. C’est "le point de vue" des enfants qui est disséqué par lui. Quant à la sainteté d’une guerre, j’ai quelque difficulté. Peut-être me conviendraient mieux les mots : Mal parfois nécessaire.

  • permalien RHFP :
    9 décembre 2011 @11h10   « »

    Les propos de Yann et de Deïr Yassin semblent les plus raisonnables... Un certain nombre d’autres commentateurs nagent en plein délire... quels que soient leurs inclinations. Je ne connais que très lointainement le contexte marocain et je viens de lire le papier de Ben Jelloun sur le site du monde, mais la comparaison faite par Alain Gresh avec Renan me semble plutôt malhonnête, dans la mesure où l’écrivain ne s’oppose nullement à l’arabisation en soi et ne suppose nullement que le français soit une langue "supérieure" ou autres fadaises (en tout cas, pas dans cet article). Il me semble que M. Ben Jelloun exprime son opinion sur un état de fait : l’arabisation, légitime, est ratée, justement parce que les autorités n’ont fait aucun effort pour permettre la diffusion en langue arabe d’une culture autre que purement religieuse. Comme je l’ai affirmé plus haut, je connais peu le Maroc, et peut-être que cet état de fait n’existe pas. Mais c’est tout ce que dit l’écrivain dans cette partie de son article. S’il jugeait le français si supérieur, pourquoi ne citerait-il que des auteurs allemands parmi ceux qu’il aimerait voir étudiés ?

  • permalien RHFP :
    9 décembre 2011 @11h11   « »

    Errata : j’ai écris Yann, je voulais écrire Yvan.

  • permalien Onc’tham :
    9 décembre 2011 @11h42   « »

    SHANAA : Merci pour votre premier post en réponse à l’article. A côté de vous, ce Benjelloun est tout simplement un ignare, un ignare paré des oripeaux de la gloire. Je trouve tout de même dommage d’accorder autant de temps à un petit larbin.

    Votre réponse à Laurent à propos du fascisme est également admirable. Tous vos propos sont justifiés et étayés. Bravo.

    La mauvaise foi et l’escroquerie intellectuelle, hélas, viennent s’ajouter à la fourberie des média-mensonges.

  • permalien sarah :
    9 décembre 2011 @11h58   « »

    A ceux qui font semblant de ne pas comprendre de quoi il s’agit:Tahar Ben Jelloun fait partie d’une certaine élite maghrébine(et arabe en général)complètement acculturée qui a perpétué la colonisation française.

    Ils sont restés tellement colonisés culturellement qu’ils méprisent tout ce qui est arabe,berbère ou meme islamique,la seule civilisation qui mérite d’etre enseignée, selon eux, est évidemment la civilisation de l’ancien colon qu’ils ont remplacé.

    Enseigner Marx,Nietzche ou Freud ?
    Mais pourquoi ne pas le faire en arabe ?
    Et puis cela n’empeche pas d’enseigner aussi, de grands penseurs islamiques comme Ali Shariati,Al Afghnai ou d’autres.

    C’est bien beau de dénoncer l’élection des islamistes au Maroc,mais pourquoi Ben Jelloun n’a jamais pris position contre la dictature ou le Makhzen, ?
    Où était -il pour dénoncer la corruption,la pauvreté,l’illettrisme au maroc ?
    Ces maux qui rongent le Maroc ne sont pas la faute des islamistes ou de la langue arabe !
    C’est parce que le peuple marocain s’est senti complètement abandonné par cette médiocre "élite" corrompue qu’il a voté pour les "islamistes".

    Une fois de plus, ces "fameux laics amis des occidentaux" constatant leur échec,au lieu de se remettre en question,viennent pleurer chez l’ancien colonisateur à longueur de tribunes dans des journaux complaisants.

    PS : Tahar Ben Jelloun,comme tous les intellectuels mondains défend toujours des causes compatibles avec l’agenda géopolitique des occidentaux:il prend partie pour le peuple tchétchène,il s’émeut du sort des Tibétains,mais ça lui arracherait la bouche de défendre la cause du peuple palestinien, colonisé et subissant l’apartheid depuis des décennies.

  • permalien Bozo :
    9 décembre 2011 @12h10   « »

    Voilà qui est bien dit Sarah et synthétiquement...

  • permalien RHFP :
    9 décembre 2011 @12h25   « »

    @Sarah :

    Je suppose que votre post s’adresse en partie à moi. En tout cas, je l’ai pris pour moi.

    Je veux bien croire que Ben Jelloun soit tout ce que vous en dites. Je suis même enclin à le croire après avoir lu son article dans le monde, où les élucubrations à propos des effets des élections sur le tourisme et les investisseurs sont pour le moins grotesques.

    J’ajoute que je n’ai aucune sympathie pour la ligne éditoriale du monde.

    Mais je maintiens que la comparaison avec les propos de Renan est, en l’occurrence, abusive.

    Je tiens également à vous dire que je suis tout à fait en accord avec vous lorsque vous écrivez ça :
    "Enseigner Marx,Nietzche ou Freud ?
    Mais pourquoi ne pas le faire en arabe ?
    Et puis cela n’empeche pas d’enseigner aussi, de grands penseurs islamiques comme Ali Shariati,Al Afghnai ou d’autres."

    Je ne fais pas semblant de ne pas comprendre. J’essaye d’éviter les généralisations abusives, tout en m’intéressant à un contexte politique et culturel que je connais à vrai dire peu. Mais je peux aussi m’en aller si on doute de ma bonne foi.

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @12h59   « »

    Le colon impérialiste : Benjamin Stora

    Le Figaro - International : « Le régime algérien fait preuve de myopie » 

    La matrice culturelle du régime algérien a peu changé depuis l’époque Boumediene. Le fer de lance de la diplomatie algérienne, c’est encore en grande partie l’anti-impérialisme des années 1970. Cela peut paraître difficile à croire, mais les dirigeants algériens donnent l’impression de ne pas tenir compte de la nouvelle donne géopolitique, qu’il s’agisse de la chute du mur de Berlin, de la fin de la guerre froide, de l’élection de Barack Obama… Ils analysent les relations internationales à l’aune de critères révolus, ils se veulent en quelque sorte fidèles à un monde disparu et du même coup font preuve de myopie.


    La résistance du colonisé : Omar Mazri

    Benjamin Stora prend le relais de BHL dans le jeu de dominos | Oumma.com

    Enfin un dernier mot : Benjamin Stora et BHL à l’instar de Sarkozy et des monarchies arabes font de l’intox en prenant leurs désirs pour des réalités. Le temps va nous montrer que l’affaire libyenne n’est qu’à son début et que la braise sous la cendre est comme un Phénix. Le temps va nous montrer que le colonialisme anglais a su atteindre ses objectifs au Machrek par son intelligence et sa gestion par vassal interposé, alors que le colonialisme français court à sa perte par son arrogance, sa stupidité et son ignorance.


    ...

  • permalien sarah :
    9 décembre 2011 @13h03   « »

    @ RHFP :

    Mon commentaire ne s’adressait pas à vous en l’occurence.
    Je suis meme d’accord avec certaines choses que vous dites.
    En effet, je suis tout à fait réceptive à ce que l’on critique les ratées de la politique d’arabisation au Maghreb,qui sont dues à mon avis à un manque de volonté politique.
    Je suis moi-meme très critique vis à vis de la politique d’enseignement dans les pays du Maghreb en général.

    Ce que je dénonce vis à vis des "intellectuels" comme Tahar Ben Jelloun,c’est qu’ils sont dans une posture néo-coloniale où tout est de la faute de l’islam ou de la langue arabe.
    En effet, Tahar Ben Jelloun ne dénonce jamais la monarchie marocaine,son élite corrompue.
    Il occulte les vrais problèmes des pays arabes qui sont d’ordre socio-économiques,échecs dont sont responsables, non pas les islamistes, mais bien une élite francophone et francophile dont Ben Jelloun fait partie.

    Ma critique de Ben Jelloun ne se cantonnait pas à sa tribune dans le monde mais disons à "toute son oeuvre",non pas littéraire,mais ses prises de position politique que l’on peut qualifier de laches et de bien-pensantes !

    Je ne doute pas de votre bonne foi,contrairement à d’autres commentateurs ici qui interviennent régulièrement, et que vous aurez la "chance" de connaitre si vous restez ici.

  • permalien Bozo :
    9 décembre 2011 @13h18   « »

    "la comparaison faite par Alain Gresh avec Renan me semble plutôt malhonnête... " La comparaison est tout à fait justifiée, Ernest Renan n’est pas n’importe quel penseur français, il suffit d’avoir lu Edward Saïd pour le savoir, il est à la fois le Père de l’antisémitisme cognitif (division Sémite/Aryen), de l’Orientalisme et de l’identité nationale française moderne (se fondant sur un volontarisme : le plébiscite de tous les instants)...

  • permalien Sakhra :
    9 décembre 2011 @13h39   « »

    A ceux, qui s’interrogensurt la relation entre Franz Omar Fanon, et le "colonisé" Bendjelloun :

    Je viens d’assister au colloque organisé à Alger sur Fanon, pour le cinquantième anniversaire de sa mort...Mort ? Non, vivant et plus vivant que jamais aujourd’hui...

    Ses écrits sur les "élites colonisées" d’abord..Ils sont d’une actualité brûlante aujourd’hui :

    Le discours du colon sur le colonisé "incapable de comprendre ", "inférieur", "barbare sans culture", "sans civilisation"," pour Fanon, le colonisé finit par intégrer ces discours de stigmatisation, le sentiment d’être inférieur, il finit par mépriser sa culture, sa langue, son peuple, il ne veut plus alors qu’imiter, ressembler au colonisateur.  »


    Et que dit le "colonisé" Benjelloun ?..C’est l’arabisation qui est responsable de tous les maux au Maroc, et rien d’autre. La langue arabe est incapable de dire "sa modernité", de dire "sa démocratie".Que n’a-t-on pas gardé la langue de Lyautey , le "Marocain", aujourd’hui le Maroc serait un pays "démocratique"..comme Lyautey...

    C’est l’arabisation, qui fait le lit de l’intégrisme ?

    Non, ce qui fait le lit de l’intégrisme, ce sont ces "élites colonisées", qui reproduisent le discours colonialiste sur leur propre peuple, ce sont ces "élites" aliénées de leur culture nationale et de leurs langues,ce sont ces "benjelloun" au Maroc et ailleurs, qui ont la vision orientaliste la plus réactionnaire de la civilisation islamique, qui est celle de leur peuple, qu’ils l’acceptent ou non..

    L’actualité politique de Fanon, aujourd’hui, ne s’arrête pas à ces considérations. Nul, avant lui, en Afrique, n’a su analyser les circonstances de la production des élites, leur filiation avec le colonisateur, et souligner l’« élitisme exacerbé » des catégories instruites avec leur conception de leur rôle naturel à diriger et leur discours sur l’immaturité des masses. Un des obstacles à la démocratie et non des moindres gît là.

    Mohamed Harbi. Postface à l’édition des "Damnés de la terre " de 2.002 ;

  • permalien Bozo :
    9 décembre 2011 @14h05   « »

    Plutôt de commenter Fanon, lisons-le (et citons-le) !


    "Dans un pays sous-développé une bourgeoisie nationale authentique doit se faire un devoir impérieux de trahir la vocation à laquelle elle était destinée, de se mettre à l’école du peuple, c’est-à-dire de mettre à la disposition du peuple le capital intellectuel et technique qu’elle a arraché lors de son passage dans les universités coloniales. Nous verrons malheureusement que, assez souvent, la bourgeoisie nationale se détourne de cette voie héroïque et positive, féconde et juste, pour s’enfoncer, l’âme en paix, dans la voie horrible, parce qu’antinationale, d’une bourgeoisie classique, d’une bourgeoisie bourgeoise, platement, bêtement, cyniquement bourgeoise...
    " (Frantz Fanon, "Les Damnés de la terre")

  • permalien idik :
    9 décembre 2011 @14h20   « »

    Je ne saurais trop vous remercier, M. Alain Gresh pour cet article si pertinent.

    Sans aller plus loin, sans attendre, chapeau bas à Sarah pour son post du 09/12 - 11.58

  • permalien X :
    9 décembre 2011 @14h45   « »
    Benjellon LE FASSI

    Le Maroc est dépouillé depuis son indépendance par la monarchie avec l’aide des fassis qui en a largement profité. Ils ont systèmatiquement occupé les meilleurs postes dans le gvnmt et l’administration marocaine.

    Les fassis : Argent, pouvoir et savoir
    Grands fournisseurs du Makhzen, fin lettrés et commerçants prospères, l’histoire des élites fassies telle qu’elle ne vous a jamais été contée.

    http://www.telquel-online.com/124/c...

    L’arriveé du PJD au pouvoir et peut être d’une certaine démocratie annonce le début de la fin de cette domination. Le mvmt du 20 févirer entend mettre le PJD sous surveillance en exigeant, notamment la fin de la corruption et exige de demander des compte à ceux qui ont en profité dans le passé. Le PJD trouve l’essentiel de ses soutiens dans les quartiers populaire [non fassi] Ce n’est du goût des fassis.

    Plusieurs familles des fassis sont des descendants de [juifs convertis à l’islam comme les Cohen, Abitbol etc .....>http://amrani.forumfamille.com/t46-...]

    Selon beaucoup de marocain les fassis sont racistes

    L’actuel chef du gvnmt s’appelle Abbas el Fassi et son cabinet en compte plusieurs autres naturellement.

    Il n’est pas exclu que la réaction de Benjelloun et son comportement
    vis a vis de la monarchie trouvent des explications dans la perte prévisible des siens de leur pouvoir et de l’argent qui allait avec.

  • permalien Sakhra :
    9 décembre 2011 @14h52   « »

    Suite,

    Le "colonisé" Benjelloun me rappelle une "féministe" Algérienne, qui au lendemain du coup d’Etat des "généraux, transfuges de l’armée française"en Algérie(2janvier 92), ayant été "désignée" comme parlementaire(alors qu’elle avait obtenu 0 voix aux élections) s’écriait :"Je suis une "démocrate, je suis la fille de Tocqueville" !

    Avait-elle lu Tocqueville, "l’ancêtre" de Huntington ?
    Et que disait donc Tocqueville des Algériens et de l’Algérie ? Le chantre de la "démocratie libérale" préconisait pour l’Algérie une guerre sans merci,une colonisation de peuplement en remplaçant les Arabes par les colons, une législation d’exception, la suspension de toutes les libertés politiques, l’anéantissement de tout foyer de civilisations des autochtones...http://www.depechedekabylie.com/ind...

    Faut-il s’étonner, qu’en face de cette "démocrate, fille de Tocqueville", face à ceux, qui voient dans tout ce qui est écrit en arabe,uniquement des "Alcorans", (comme si la langue arabe n’avait produit que le Coran), comme ces "soudards analphabètes de l’armée française, qui avaient saccagé les bibliothèques privées et celles des mosquées lors de la prise de Constantine en 1837, et qui ont fait du feu pour se réchauffer avec ces ouvrages...faut-il s’étonner que les peuples les rejettent et réagissent comme leurs ancêtres face aux colons ?
    "Le plus grand méfait de toute colonisation, ce n’est pas d’entraver l’évolution historique, c’est d’obliger le colonisé à la refaire en sens inverse" écrivait l’historien marocain A. Laroui..

    Tant que les "benjelloun"de tous les pays arabes n’intérioriseront pas et n’assumeront pas l’héritage culturel arabo_islamique de leurs peuples,le salafisme aura de beaux jours...avec toutes les conséquences...Il ne suffit pas de "gémir" devant un public de "Blancs civilisés", ceux_là n’en ont rien à cirer, tant que leurs intér^ts sont protégés.

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @14h57   « »

    « Ce sont les mêmes familles qui détiennent, depuis des siècles, le pouvoir au Maroc » - Les influences : des idées et des hommes

    L’arabisation, qui a été insufflée à Hassan II par ses ministres de l’Education, a été utilisée à outrance comme un outil politique pour lutter contre les « gauchistes » qui cherchaient à instaurer un pouvoir socialiste antimonarchiste. Hassan II a créé, en fait, un courant à deux vitesses. Des diplômes de seconde zone ont été créés pour les arabisants, tandis que les francophones ont pu étudier dans les filières de prestige étrangères, notamment en France ou aux Etats-Unis. L’ascenseur social a de ce fait été bloqué, car ce sont les francophones, une fois leur cursus terminé, qui ont pris la tête de l’économie. Hassan II à la fin de sa vie a tout de même reconnu, mais un peu trop tardivement, que cette politique d’arabisation a été une erreur.


    Algérie : données historiques

    L’arabisation ne peut être réalisé avec le seul concours de l’État. D’autres efforts doivent émaner également de l’élite arabisée [...]. Les mosquées sont à la disposition de ces élites pour alphabétiser et inculquer l’arabe aux adultes. - Boumédienne


  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @15h07   « »

    Dialogues avec Boumediène - Paul Balta

    Boumediène voulait faire de l’arabe "la langue du fer et de l’acier" et Mostefa Lacheraf, ministre de l’Education entendait rénover et moderniser la pédagogie. Toutefois, la grande majorité des enseignants venait du Proche Orient ; ils étaient généralement monolingues et peu cultivés. La plupart des Egyptiens et beaucoup de Syriens étaient aussi des Frères musulmans. Je m’en étais aperçu en bavardant avec ceux que je rencontrais dans la rue ; une enquête plus approfondie me l’avait confirmé. J’en avais fait part au chef de l’Etat en lui demandant s’il n’éprouvait pas des craintes pour l’avenir face à cette idéologie opposée à celle véhiculée par le discours officiel et, à partir de 1976, par la Charte nationale. Il avait marqué quelqu’agacement et clos le sujet par un "je sais mais je n’avais pas le choix : il fallait arabiser".


  • permalien sarah :
    9 décembre 2011 @15h27   « »

    @ Yvan :

    Qu’est que vous avez que contre la langue arabe ?
    A votre avis,il fallait faire quoi après la décolonisation ?

    Garder la langue de l ’ancien colonisateur,c’est à dire le français ?

    Et on ne me fera pas avaler le mensonge selon lequel la langue arabe est responsable de l’intégrisme !
    Ce qui est responsable de l’intégrisme,c’est bien l’impérialisme occidentale,la néo-colonisation poursuivie par des élites illégitimes à la solde de l’étranger,et une bourgeoisie compradore !

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @15h27   « »

    MOHAMED VI : QUEL CHANGEMENT ? par Bernard CUBERTAFOND

    La réforme de l’enseignement : la charte de l’enseignement concoctée par la COSEF (Commission spéciale éducation formation) pose notamment la question du niveau de formation dans les facultés des sciences émettant l’hypothèse selon laquelle il faudrait enseigner ces matières dans la même langue dans le secondaire et le supérieur. Or l’enseignement dans ces facultés se fait actuellement en français alors que la mauvaise qualité de l’enseignement dans le secondaire est imputé à l’arabisation, imposée par l’Istiqlal, et que les classes privilégiés marocaines, même quand elles sont proches de l’Istiqlal, peuvent, tout à la fois, se dire attachées à l’arabisation et placer leurs enfants hors du système scolaire marocain arabisé, particulièrement
    dans les établissements français.


  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @15h31   « »

    @sarah

    Je n’ai rien contre la langue arabe, mais seulement contre l’égyptien quand il est imposé hors d’Égypte pour servir une idéologie.

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @15h43   « »

    Azeddine Laraki. L’arabisation, c’est lui !

    A mort la philo !
    En 1967, Azeddine Laraki obtient son agrégation en médecine et devient, à partir du début des années 1970, l’un des tout premiers professeurs de médecine du royaume aux côtés des professeurs Mesouak, Benomar et Berbich. Mais le véritable tournant de sa carrière aura lieu en octobre 1977. L’homme revient au ministère de l’Enseignement, mais cette fois pour le diriger officiellement. Le pays est alors en pleine ébullition. Les lycées et les universités sont sous le contrôle d’une gauche rêveuse et révolutionnaire. Sur les campus, on lit Marx, Descartes et Averroès. Et cela ne plaît visiblement pas en haut lieu. Le nouveau ministre se lance alors dans ce qui ressemble, à titre posthume aujourd’hui, à l’œuvre de sa vie : arabiser le système d’enseignement et combattre la philosophie, accusée de nourrir la pensée critique de marxistes athées et subversifs. Dans l’esprit du ministre et de ses collaborateurs ultra conservateurs, l’équation est assez simple : le français est responsable de l’aliénation et l’acculturation des élites. Il faut donc revenir à la situation d’avant le protectorat, en arabisant l’Etat et les institutions. A partir de là, à l’école et jusqu’au baccalauréat, toutes les matières, même scientifiques, sont enseignées en arabe. Mais le système, encore fragile, ne suit pas. Le ministère manque de moyens, de cadres et de vision. L’arabisation est un échec total. Des générations entières de Marocains en payent le prix. Mais Laraki est-il le seul responsable de cette politique catastrophe ? “Le parti de l’Istiqlal applaudissait des deux mains. L’arabisation comme outil de modernisation et d’indépendance culturelle est une évidence au sein du parti”, relève un cadre en interne. Une anecdote, rapportée par l’historien Pierre Vermeren, renseigne cependant sur le cynisme de Azeddine Laraki. En rentrant d’une mission officielle à l’étranger, il dit à l’un de ses conseillers à propos de la polémique soulevée par l’arabisation de l’enseignement : “Et si on leur mettait (aux étudiants) un peu de berbère pour les embrouiller un peu plus”.


  • permalien sarah :
    9 décembre 2011 @15h48   « »

    @ yvan :

    N’importe quoi !
    La langue arabe au Maghreb n’est pas une importation de l’Egypte !

    Et pour servir quelle idéologie ?
    Si il s’agit du nationalisme arabe de Nasser,c’est une très belle idéologie !
    Nasser était un visionnaire,il savait que les pays Arabes ne pouvaient s’en sortir face à l’impérialisme occidentale que s’ils étaient unis politiquement.
    La suite lui a malheureusement donné raison !
    Vous croyez que les Palestiniens subiraient encore cet apartheid si TOUS les pays arabes s’étaient donné les moyens de soutenir la cause palestinienne ?

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @15h55   « »

    @sarah,

    J’ai connu le Maghreb avant l’arabisation, pourtant les gens y parlaient l’arabe... alors pourquoi l’arabisation ?

    Le langage utilisé par les ’’langues au marché’’, sur les chemins et tous autres lieux populaires fréquentés par la masse ne peut pas être confondu avec le langage des plumes et du papier, des cahiers et des études, bref d’une élite.
    Boumedienne
  • permalien Sakhra :
    9 décembre 2011 @16h07   « »

    Le colon impérialiste : Stora :" l’anti-impérialisme est dépassé"
    "Cela peut paraître difficile à croire, mais les dirigeants algériens donnent l’impression de ne pas tenir compte de la nouvelle donne géopolitique, qu’il s’agisse de la chute du mur de Berlin, de la fin de la guerre froide, de l’élection de Barack Obama…"

    Benjamin Stora ouvre son nouveau fonds de commerce :

    M. Stora condamne « un nationalisme exacerbé qui rejète le droit d’ingérence ». Curieuse condamnation du nationalisme pour cet historien qui a fait son fonds de commerce sur la mise en valeur du nationaliste exarcébé Messali Hadj.

    « L’anti-impérialisme des années 70 » est selon lui dépassé, car il ne tient pas compte de « la nouvelle donne politique, qu’il s’agisse de la chute du Mur de Berlin, de la fin de la guerre froide » et, ajoute t-il pour faire bon poids, « de l’élection d’Obama »

    Ces prises de positions fondamentales sont certes exprimées à l’occasion d’une analyse de « la myopie du régime algérien », à propos de l’affaire libyenne et de l’intervention de l’Otan, mais on voit bien que M. Stora, qui renie définitivement son propre passé anti-impérialiste, souhaite qu’elles éclairent dans l’avenir « les aspirations aux changements de la jeunesse arabe, en particulier de la jeunesse berbère, nombreuse, éduquée et à l’affût des bruits du monde ».

    « En particulier de la Jeunesse berbère » précise donc M. Stora qui, coupant notre pays en tranches ethnico-géographiques, explique plus loin que l’Algérie est « un espace immense et une population hétérogène qui se compose de Sahariens, de Mozabites, de Kabyles, d’Algérois, d’Oranais qui ne marchent pas forcément du même pas. »

    Mais vous avez oublié la queue du peloton M. Stora : les Jijéliens, (le Condjador ne va pas être content), les Chaouis, les Annabis, les Constantinois, les Sétifiens, les Blidéens, etc., et, lanterne rouge, Miliana-la-Belle où l’Emir Abdelkader a fondu le métal de ses armes.

    http://www.algerieinfos-saoudi.com/...

    Stora oublie aussi les Constantinois...Pourquoi ?

  • permalien Bozo :
    9 décembre 2011 @16h19   « »

    "Je n’ai rien contre la langue arabe, mais seulement contre l’égyptien quand il est imposé hors d’Égypte pour servir une idéologie."

    En une phrase Yvan (l’obsessionnel) nous montre le niveau abyssal de son inculture sur le Maroc !

  • permalien
    9 décembre 2011 @17h26   « »

    J’ai connu le Maghreb avant l’arabisation, pourtant les gens y parlaient l’arabe... alors pourquoi l’arabisation ?

    Ah bon, ils ne parlaient pas le "romain" ?

    Oui, les gens parlaient l’arabe au Maghreb dans leur grande majorité.L’arabe était et est leur langue maternelle...
    Pourquoi l’arabisation ?C’est une question que vous devriez vous poser vous, et questionner votre passé de colonialiste.

    Avant la colonisation, les Algériens parlaient, écrivaient et lisaient l’arabe...Avec la colonisation ils sont devenus analphabètes, ne sachant plus ni lire ni écrire ni l’Arabe, ni aucune autre langue...

    Les colonisateurs trouvent des écoles dans chaque village...En 1834,le général Valazé noteque"presque tous les Arabes savent lire et écrire .(en arabe).Dans chaque village, il y a deux écoles".Le colonisateur a détruit systématiquement toute l’infrastructure de cet enseignement.Il laisse par contre se développer un enseignement coranique caricatural."Les médersas , où cette langue et les sciences islamiques étaient enseignées furent détruites par l’armée d’occupation".

    La langue arabe est considérée comme une langue étrangère, et son enseignement est interdit à partir du Décret Chautemps du 8 mars 1938 ;

    http://books.google.fr/books?id=rg2...
    Quant à la "mission civilisatrice", on constate qu’en 1954, il y avait 15% d’enfants Algériens scolarisés en français , essentiellement les fils de collaborateurs des colons....
    Les Algériens dans leur immense majorité étaient analphabètes, ne savaient ni lire ni écrire en Arabe..

    Pour certains spécialistes de la désinformation :

    les politiques d’arabisation ont étés imposées en réaction au colonialisme, par des dirigeants, plus soucieux d’asseoir leur nouveau pouvoir (quelle qu’en soit la forme), plutôt qu’issues d’une volonté populaire.

    La haine de Nasser et de Boumédiène ne peut expliquer un tel cynisme...C’est faire fi des aspirations d’un peuple, à qui on a volé non seulement sa terre et ses richesses, mais qui a été privé de sa langue, sa culture, son histoire..La revendication de l’officialisation de la langue arabe et la liberté du culte musulman, étouffées par le colonialisme est inscrite dans les premières revendications du mouvement national algérien.C’était bien avant Nasser et bien avant Boumédiène.. C’était l’Etoile nord-Africaine de Messali et l’Association des Oulémas de Ben Badis...

  • permalien
    9 décembre 2011 @17h38   « »

    suite,

    Quant aux Egyptiens, qui sont venus en Algérie pour enseigner la langue arabe dans nos écoles, ce qui chagrine notre néo-colonialiste(de quoi je me mêle ?), il n’y avait pas que des "intégristes".Il y avait de tout et il y avait également des Libanais, des Syriens, des Palestiniens...
    L’échec de cet enseignement est surtout le fait de cette "élite colonisée", qui a tout fait pour faire échec à l’arabisation, afin de ne pas perdre son statut...d’élite des colons.

    Je suis fière d’avoir appris des Egyptiens et d’autres la poésie arabe, les chants de Cheikh Imam (un parfait intégriste, qui était accueilli en Algérie du temps de Boumèdiène), et de les avoir chantés dans les années 70 : comme le chant des ouvriers, des paysans et des étudiants
    "Elève tes palais"

    http://www.wat.tv/audio/cheikh-imam...

  • permalien Deïr Yassin :
    9 décembre 2011 @18h46   « »

    "Les Nietzsche, Marx, Weber et Freud ont eux-même quasiment disparu de l’horizon intellectuel de l’Occident"

    Bon, l’horizon intellectuel de l’Occident se rétrécit quand on porte des oeilleres, indispensable pour survivre en tant que post-sioniste.

    L’Occident n’est pas que la France... ou la Belgique, et en sciences sociales, Weber et Marx restent des grands classiques à travers les générations.

    Comme cela a été dit, il n’y a pas de raison à ce que ces auteurs ne soient pas enseignés en langue arabe. En quoi étudier des auteurs germanophones en français rend-t il la tache plus efficace ?

    D’ailleurs j’ai jeté un coup d’oeil sur le site de Tahar Ben Jelloun. Je n’ai pas d’avis particulier à son égard, sauf que je n’ai jamais pu terminer ceux de ses livres que j’avais commencé.

    J’avais trouvé des articles sur : La Flotille pour Gaza, Gaza vue par Aznar, Nous sommes tous des Gazaouis, Un hommage a Mahmoud Darwish, et un article qui pourrait répondre à pas mal de questions :

    "Suis-je un écrivain arabe ?" :
    - www.taharbenjelloun.org/inde...
    Neuvième article.

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @19h06   « »

    Chouraqui diplomate, Débuts des relations secrètes entre le Maroc et Israël - Yigal Bin-Nun

    En janvier 1960, Mohammed V et son Premier ministre Ibrahim accomplirent une tournée de cinq semaines dans les capitales arabes du Moyen-Orient, conformément aux décisions de la conférence de la Ligue arabe réunie à Casablanca. Durant un séjour de onze jours en Égypte, le roi se consacra au renforcement de l’arabisation dans l’enseignement. Des enseignants égyptiens furent invités au Maroc pour remédier à la pénurie de maîtres d’arabe due à la politique du protectorat français. Par contre [En revanche], le roi rejeta poliment les propositions égyptiennes de lui fournir des armes et d’entraîner l’armée marocaine. Paradoxalement, c’est après cette tournée dans les pays arabes que Mohammed V décida d’œuvrer pour le renforcement des liens entre le Maroc et l’Occident et de se distancer du régime nassérien. Lors de son passage en Jordanie, il avait même été envisagé de mettre sur pied une « Alliance des trois rois » afin d’entraver l’hégémonie nassérienne de la République Arabe Unie. Peu de temps après (21 avril), au cours d’une visite du roi Hussein de Jordanie au Maroc, Mohammed V accepta la proposition jordanienne d’entraîner l’armée marocaine. Néanmoins, la presse adhéra ouvertement à l’idéologie panarabe, tendance qui ne pouvait qu’inquiéter la communauté juive.


  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @19h21   « »

    Algérie : données historiques

    En général, les Arabes fréquentaient leurs écoles coraniques en arabe dans un système d’éducation parallèle. L’éducation autochtone était financée par les collectivités locales, non par le pouvoir central. Lorsque les Français proposèrent aux Algériens un enseignement financé par l’État, ces derniers trouvèrent l’offre suspecte, car ils associaient cette éducation à une « opération d’évangélisation ». À partir de 1870, l’enseignement traditionnel arabe suscita l’hostilité des colons européens qui les appelèrent « écoles du fanatisme ». Les Arabes perçurent ce comportement comme un refus de leur droit à l’éducation, une atteinte à leur intégrité culturelle et à leur religion. La réaction des Arabes fut de refuser d’envoyer leurs enfants dans les écoles françaises publiques. D’ailleurs, voici ce qu’en pense l’historien algérien Mohammed Harbi (dans La guerre commence en Algérie, 1984) :

    À l’encontre de ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte, les Algériens ne cherchent pas, pendant plus d’un demi-siècle, à s’approprier les secrets du vainqueur. Les rares éléments qui prennent le chemin des écoles françaises sont considérés par la grande masse comme des renégats, tombés dans le ’’piège tendu à leur ethnie et à leur religion’’.

    La République finit par capituler et renonça à la scolarisation massive des musulmans, mais créa pour eux les « écoles gourbis » avec un programme spécial, un instituteur spécial et un diplôme également spécial.


  • permalien elbé :
    9 décembre 2011 @20h11   « »

    A Sakhra,

    Je ne connais T. Benjelloun que par 2 livres. Je ne l’apprécie pas en tant que romancier. C’est très très léger comme écriture.Et ce n’est pas un compliment...
    Je n’aime pas aussi son onctuosité face au pouvoir royal, son manque de courage politique pour dénoncer les atteintes à l’intégrité physique et morale des marocains par ce même pouvoir. Je n’aime pas plus les leçons qu’il prodigue sur l’éducation des marocains quand lui-même n’a rien dit ni fait pour l’améliorer ou en dénoncer en temps voulu les erreurs.

    Ceci dit, a t-il pour autant, dans le texte que nous soumet Alain Gresh, dénoncé la langue arabe, EN TANT QUE TELLE, comme la responsable des maux marocains ?
    Ne seraient-ce pas plutôt LA MANIÈRE dont s’est faite l’arabisation qui est mis en cause ?

    Je trouve que mettre le texte de T.B sur le même plan que le texte de Renan n’ est pas probant. Cela me déçoit car c’est faire dire à T.B ce qu’il ne dit pas.

    Dénoncer une méthode d’enseignement et les personnes qui l’appliquent ne fait pas de vous un adversaire de l’arabisation. Ni un colonisé honteux, faisant allégeance.
    En tous cas, je ne vois rien de tel dans ce texte de T.B.

  • permalien Lou :
    9 décembre 2011 @21h08   « »
    la langue française et l’argent du Qatar

    Le Qatar lance un fonds pour financer des projets économiques dans les banlieues

    LEMONDE.FR avec AFP | 09.12.11 | 12h19

    Le Qatar a créé un fonds d’investissement de 50 millions d’euros pour financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France, a annoncé jeudi soir son ambassadeur à Paris, Mohamed Jahan Al-Kuwari, à une dizaine d’élus locaux des quartiers, tous originaires du Maghreb.

    Ces élus (cinq hommes et cinq femmes) se sont rendus il y a un mois au Qatar dans l’espoir de nouer des liens économiques entre le riche émirat et les quartiers populaires, où des entrepreneurs se disent victimes de discrimination et bloqués. Ils ont été reçus par l’émir cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani.

    RECUEILLIR DES CV

    S’expliquant sur le fonds de 50 millions d’euros, le diplomate a averti que "ce n’est pas une aide, ce n’est pas de la charité". "Il faut des projets sérieux dans tous les domaines, des projets raisonnables, solides et à long terme". "J’espère que, bientôt, on va monter ce partenariat qui va servir la relation entre le Qatar et la France", un pays "stratégique" et "très important pour nous", a souhaité l’ambassadeur. "Les Français d’origne arabe peuvent nous aider dans notre partenariat avec la France".

    M. Al-Kuwari a déclaré qu’une équipe de "professionnels" a été installée à l’ambassade pour recevoir les entrepreneurs et évaluer la pertinence de leurs projets.

    En réponse, les élus ont décidé de réunir "rapidement" les membres de leur réseau, d’intervenir auprès de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et de "tous les acteurs de banlieue qui travaillent sur ce sujet", selon Kamal Hamza, président de l’association d’élus.

    S’agissant de l’emploi, ces élus ont proposé de recueillir les CV des jeunes de banlieue qui souhaitent travailler au Qatar. Ils ont demandé "un coup de pouce" de l’ambassadeur à ceux qui souhaiteraient travailler en France dans les entreprises où le Qatar est actionnaire.

    Quand les dollars qataris inondent l’Europe

  • permalien Sakhra :
    9 décembre 2011 @21h33   « »

    @ Elbé, Aslama,

    Quand Benjelloun écrit que" c’est l’arabisation fait le lit de l’intégrisme", comment faut-il le comprendre, sinon, que c’est la langue arabe qui est responsable, la langue arabe étant sous-entendue que c’est la langue du Coran.Aurait-il fait la même sortie, s’il s’était agi de la "francisation" ..ou de toute autre langue ? La langue arabe est-elle incapable de dire autre chose que l’intégrisme ?

    Renan ne dit pas autre chose, quand il considère :(Histoire générale et systèmes comparés des langues sémitiques. )
    Par langues sémitiques, Renan entend l’Arabe et l’Hébreu...C’était avant la naissance de "la civilisation judéo-chrétienne".

    En toute chose, on le voit, la race sémitique nous apparaît comme une race incomplète par sa simplicité même.Elle est si j’ose le dire, à la famille indo-européenne ce que la grisaille est à la peinture, ce que le plain-chant est à la musique moderne.

    L’unité et la simplicité, qui distinguent la race sémitique, se retrouvent dans les langues sémitiques elles-mêmes.L’abstraction leur est inconnue ;la métaphysique, impossible.La langue étant le moule nécessaire des opérations intellectuelles d’un peuple, un idiome presque dénué de syntaxe, sans variété de construction, privé de ces conjonctions qui établissent entre les membres de la pensée des relations si délicates, peignant tous les objets par leurs qualités extérieures devait éminemment propre aux éloquentes inspirations des voyants et à la peinture de fugitives impressions, mais devait se refuser à toute philosophie, à toute spéculation purement intellectuelle.Imaginer un Aristote ou un Kant avec un pareil instrument est aussi impossible que de concevoir une Illiade ou un poème comme celui de Job écrits dans nos langues métaphysiques compliquées..

    A l’époque, Djamel Eddine El Afghani lui avait répondu et l’avait remis à sa place...

    Benjelloun, en tant qu’écrivain ne m’intéresse pas.J’ai lu son premier roman et j’ai arr^té.Mais, quand il se prétend "intellectuel maghrébin", donneur de sens, et qu’il ne trouve pas d’autre explication à l’intégrisme que l’arabisation, celà m’interpelle.
    Où était-il donc durant toutes ces années où Hassan 2 a enterré vivants des êtres humains..Ce n’étaient pourtant pas des intégristes.Pas de courage, et aujourd’hui, c’est tellement facile de reprendre le discours colonialiste en vogue, il n’a pas besoin de courage, juste de larbinisme...Et sa modernité, c’est celle de l’esclavage féodal...Il parait qu’il va écrire bientôt :"L’esclavage expliqué à ma bonne"..

    http://www.liberation.fr/societe/01...

  • permalien vonkastell :
    9 décembre 2011 @22h20   « »

    à RHFP :
    9 décembre @11h10

    « Il me semble que M. Ben Jelloun exprime son opinion sur un état de fait : l’arabisation, légitime, est ratée, justement parce que les autorités n’ont fait aucun effort pour permettre la diffusion en langue arabe d’une culture autre que purement religieuse. Comme je l’ai affirmé plus haut, je connais peu le Maroc, et peut-être que cet état de fait n’existe pas. »

    Moi qui connaît le Maroc, puisque j’y suis naît et vécu pendant des années, je peux vous dire qu’il y a beaucoup de parnoïa idéologique dans ce qui a été dit dit à propos de la langue arabe et de l’arabisation.

    Je me rappelle avoir fait la découverte de la culture occidentale dans la petite bibliothèque de mon oncle qui était justement un…fqih. Et c’est un peu grâce à lui que, vers l’âge de 9-10 ans, j’ai fait mes premiers pas dans le monde des Misérables et de Notre-Dame de Paris entre autres (je n’ai d’ailleurs jamais pu lire ces 2 romans en leur langue originelle, parce que mon expérience avec la prose romanesque de Hugo n’était pas des plus concluantes.) Alphonse Daudet, Anatole France, et autres Oscar Wilde et Anderson me parlaient arabe sur les pages des livres scolaires (publiés dans les années 60, mais qui sont toujours des classiques réimprimés, de nos jours, à plusieurs reprises.)

    Quant à l’enseignement de la philosophie en arabe, sachez que les 2 premières années du lycée étaient –dans les années 80- consacrées principalement, pour ce qui concerne cette matière, aux trois axes classiques des études philosophiques, à savoir Vérité, Ethique et Esthétique. Le cursus était d’ailleurs une transcription pieusement fidèle -dans l’esprit- aux 2 excellents manuels scolaires de philosophie publiés en France quelques 20 ans plutôt ; j’ai nommé L’Action et La Connaissance.

    On ne va prendre plus ’ample’ connaissance de la pensée islamique qu’au Bac (et seulement pour les élèves des Lettres Modernes Bilingues). Et encore ! Seulement un peu moins d’un quart du programme était consacré à plus d’un millénaire de culture philosophique. L’accent était mis sur les courants les plus rationalistes, avec une mention très appuyée des Averroès, Avicenne et Alfarabi.

    Les 3/4 restant du programme était du domaine de la philosophie contemporaine. Entendez : occidentale.

    Alors l’arabisation telle qu’elle a été pratiquée au Maroc, est-elle un vecteur de fanatisme ?

    Je vous laisse juge.

    Quant à M. Tahar Ben Jelloun il n’est, au meilleur des cas, qu’un pauvre Ecrivain Publique (c’est d’ailleurs le titre de l’un ses soi-disant romans) en mal d’inspiration comme de sujet.

  • permalien Shanaa :
    9 décembre 2011 @22h41   « »

    Quelques petites remarques qui ne manquent pas de piquants :
    Lorsque T.B.J. écrit ses livres, ou dans le journal "Le monde", il utilise, à son insu, l’arabe ! En effet, le français contient un trés grand nombre de mots arabes !
    En voici quelques unes : Alambic, alchimie, alezan, algébre, amalgame, artichaut, almanach, amiral, arsenal, azur, azimut,ect...
    De même, que pour faire ses calculs, T.B.J. et les français utilisent les chiffres arabes ! Pas mal non ?
    Ensuite, voici un petit bout de l’hymne national egyptien, traduit de l’arabe : "Mon pays, mon pays, mon pays
    Tu as mon amour, et tu as mon cœur
    Mon pays, mon pays, mon pays
    Tu as mon amour, et tu as mon cœur"
    Voici maintenant un bout de l’hymne français : "Un sang impur abreuve nos sillons". A vous de juger !

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @22h43   « »

    Benjelloun, en tant qu’écrivain ne m’intéresse pas.J’ai lu son premier roman et j’ai arr^té.Mais, quand il se prétend "intellectuel maghrébin", donneur de sens, et qu’il ne trouve pas d’autre explication à l’intégrisme que l’arabisation, celà m’interpelle.
    Où était-il donc durant toutes ces années où Hassan 2 a enterré vivants des êtres humains..

    Ne pas lire un écrivain n’est pas la meilleurs façon d’en parler.

    En 1978 Tahar Ben Jelloun écrivait "Moha le fou, Moha le sage", dans lequel il révélait la véritable nature du régime d’Hassan II.

    Moha le fou, Moha le sage - Tahar Ben Jelloun - 1978 : Bibliotheca - Dans l’Univers des Livres

    "Le rapport médical était formel : "M. Ahmed R. est décédé d’un arrêt cardiaque compliqué d’une atteinte méningée." La Ligue nationale des droits de l’homme publia un communiqué confirmant cette thèse. Elle reconnut cependant que le jeune homme "avait subi quelques sévices durant l’interrogatoire de la police". Elle exprima aussi "son émotion devant les circonstances du décès".

    Un homme politique déclara à la presse étrangère : "Ici, ce n’est pas le Chili ou l’Argentine. On ne meurt pas sous la torture !""

    Qu’importe les déclarations officielles. Un homme a été torturé. Pour résister à la douleur, pour triompher de la souffrance, il eut recours à un stratagème : se remémorer les plus beaux souvenirs de sa courte vie.



    Ce roman était écrit en français et en 1978 Giscard d’Estaing était le président des Français.

  • permalien sarah :
    9 décembre 2011 @23h11   « »

    @ Yvan :

    Tahar Ben Jelloun a parlé de torture dans un de ses romans !
    Quel courage !Quel intellectuel engagé !

    J’ai entendu récemment TBJ sur France 2 affirmer que le Maroc était une "exception" dans le monde arabe,qu’il n’y avait pas lieu de se révolter puisque Sa Majesté Le Roi Mohammed 6 avait depuis longtemps instauré la démocratie !

    Par contre,il a été beaucoup plus bavard sur les "risques" de l’intégrisme !

  • permalien Deïr Yassin :
    9 décembre 2011 @23h18   « »

    Dans l’article de Tahar Ben Jelloun "suis-je un écrivain arabe ?", on apprend qu’il a passé 18 mois dans un camp disciplinaire.
    Que ceux qui ont passé plus derrière les barreaux pour s’être opposé aux tyrans lui jettent la première pierre.

    @ Charles Martel de Tamazgha
    Il faut peut-être changer de pseudo si vous ne voulez pas être aperçu comme un produit colonial.

  • permalien Yvan :
    9 décembre 2011 @23h47   « »

    @sarah

    Mohamed n’est pas Hassan

    Tahar Ben Jelloun : L’exception marocaine

    Evidemment nous avons tous envie de voir des changements rapides de la vie politique, mais n’oublions pas que le Maroc a connu trois décennies de répression, d’injustice et de peur. Ce sont les « années de plomb ». Nous en sommes loin aujourd’hui. Je trouve pour ma part que les changements proposés sont historiques ; je rejoins là l’opinion des observateurs internationaux qui se sont exprimés dans la presse. Le Maroc avance tout en restant une exception dans le monde arabe et musulman.


    Bien sûr que le Maroc est une exception c’est le seul pays qui traversé la colonisation sans perdre son identité. L’intégrisme est forcément un danger, dont il faut se garder, car dans aucune religion, il n’a apporté de solution là où il passe et surtout pas à ceux qui le portent. Ce n’est pas parce que contrairement à Hassan le problème est partagé avec les "occidentaux", qu’il n’est pas légitime.

    L’intégrisme n’est pas un choix, c’est "le soupir de la créature opprimé".

    Les cathos contre « Golgota picnic » : intouchable Christ ? | Rue89 Culture

  • permalien sarah :
    10 décembre 2011 @00h50   « »

    Bravo Yvan :

    Maintenant je sais que vous etes un pro-monarchiste convaincu !

    Le maroc est aussi une exception pour etre l’un des pays arabes le plus inégalitaire,menant une politique d’ultra-libéralisme économique avec des accords de libre échange avec l’UE et les USA,politique qui a creusé les inégalités économiques.

    C’est aussi une exception pour son taux d’analphabétisme,56%,soit l’un des plus forts du monde arabe(pour comparaison ses voisins Tunisien et Algérien sont proches de 80%).

    Il est vrai que le Maroc bénéficie d’une très bonne image en France et en occident en général,car le régime a toujours su etre très "modéré" vis à vis des demandes occidentales:que ce soit au niveau économique(le fameux consensus de Washington),ou politique(le maroc étant l’un des pays arabes les plus sionistes !).
    Peut etre etes vous "victime" de cette propagande "du pays où il fait bon vivre" ?

    En ce qui concerne la préservation de "identité marocaine",j’espère que vous ne confondez pas culture avec folklore.

    Parce que c’est une chose de se promener dans des souks,visiter des sites touristiques,bref faire du tourisme de masse,c’en est une autre que de préserver une culture millénaire.

    Je vous rappelle que l’élite marocaine,une bourgeoisie compradore,est totalement acculturée puisque très largement francophone et francisée,envoyant leurs enfants dans des écoles françaises,se soignant à l’extérieur,lisant la presse française,regardant france 24 etc etc

  • permalien Yann :
    10 décembre 2011 @01h04   « »
    Laïcité

    Article 18 de la Déclaration des droits de l’homme :

    Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

  • permalien sarah :
    10 décembre 2011 @03h31   « »

    @ yann :

    Vous confondez laicité et liberté de conscience !

    En l’espèce l’article que citez affirme un droit fondamental qui est la liberté de conscience,liberté protégée par toutes les grandes conventions concernant les droits de l’Homme.

    En revanche la laicité,dont je suis partisane,consiste en la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

    Ce sont deux concepts différents:on peut etre laic et contre la liberté de conscience,de meme qu’on peut etre pour la liberté de conscience sans etre laic !

    Je précise que je suis pour la laicité telle qu’affirmée par la loi de 1905,si cette loi n’est pas appliquée de manière idéologique comme tentent de le faire certains courants.

    Mais pourquoi nous parler de cela,quel est le rapport avec l’article ?
    J’avoue que je n’ai pas compris votre post.

  • permalien Yvan :
    10 décembre 2011 @07h11   « »

    Sarah : Maintenant je sais que vous etes un pro-monarchiste convaincu !

    C’est bien le problème avec les intégristes, c’est qu’ils font feu de tout bois.

    Ce que je suis n’apporte rien aux faits (et il sont têtus). Peut-être avez vous eu la chance de ne pas connaitre les années de plomb marocaines, et jugez vous le Maroc avec les yeux d’une démocrate algérienne, habituée à ses libertés, mais que vous le vouliez ou non, ce frisson de démocratie, même s’il est illusoire c’est malgré tout une petite lumière au bout d’un très long couloir plutôt dégueulasse, même comme je l’ai expliqué dans mes messages précédents s’il n’est qu’une pirouette de plus de la dynastie alaouite (et chérifienne), beaucoup de Marocains comme Ben Jelloun se forcent à y croire.

    Qualifier quelqu’un de pro-monarchiste concernant le Maroc, voilà qui ne manque pas de piquant. Pourquoi pas légitimiste, ou orléaniste ? La "royauté" est une terminologie qui appartient aux "colonisateurs-impérialistes", car son véritable titre c’est "propriétaire du Maroc" (et descendant du prophète), "Malik" (مَلِك ) et pour les Marocains, même avec M6, ça reste une réalité quotidienne, et c’est aux Marocains et à personne d’autre de l’accepter ou de le refuser.

  • permalien Shiv7 :
    10 décembre 2011 @10h04   « »

    « Le fanatisme est impossible en français. » _ : « C’est l’arabisation qui fait le lit de l’intégrisme. »

    N’importe quelle langue est vecteur potentiel d’une certaine uniformisation, fanatique ou non, mais dans tout les cas totalisante.

    La langue étant le média primordial reliant les hommes, est donc de ce fait de première importance à l’établissement de tout empire.

    Chaque langue par sa grammaire, sa conjugaison et plus encore par sa terminologie conceptuelle des mots idées implique une vision du monde qui lui est propre, c’est du reste cela qui fait la beauté de la multitude singulière de chaque peuple.

    Le cas de l’Arabe est un peu particulier, du fait que ce dernier à un rapport direct avec une vision à la fois sacrée et politique qui n’est pas en adéquation avec les paradigmes totalitaires de notre époque (mais pet l’être si il es a envie), il en devient donc un vecteur important de lutte contre l’intégrisme fanatique du totalitarisme techno-scientifique véhiculé par l’anglais singe qui s’impose partout.

    Alors si on peut lui reprocher des versions locales d’intégrisme ou de colonialisme à l’instar de toutes langues (le français pour s’imposer à du éradiquer tous les patois locaux), il n’en reste pas moins que l’Arabe reste le dernier rempart sérieux devant le totalitarisme mondial qui s’annonce, et en ce sens pourrait prendre la place du français comme vecteur de doute devant l’évangile contemporain mondial.
    (ce qu’il fait déjà dans une certaine mesure)

  • permalien Shiv7 :
    10 décembre 2011 @10h09   « »

    Dans l’article de Tahar Ben Jelloun "suis-je un écrivain arabe ?", on apprend qu’il a passé 18 mois dans un camp disciplinaire.
    Que ceux qui ont passé plus derrière les barreaux pour s’être opposé aux tyrans lui jettent la première pierre.

    S’être opposé à des tyrans et passer 18 mois dans un camps diciplinaire, en résumez être une victime, ne rend pas forcément plus intelligent, ce monsieur le prouve.

  • permalien Shiv7 :
    10 décembre 2011 @11h14   « »

    L’unité et la simplicité, qui distinguent la race sémitique, se retrouvent dans les langues sémitiques elles-mêmes.L’abstraction leur est inconnue ;la métaphysique, impossible.La langue étant le moule nécessaire des opérations intellectuelles d’un peuple, un idiome presque dénué de syntaxe, sans variété de construction, privé de ces conjonctions qui établissent entre les membres de la pensée des relations si délicates, peignant tous les objets par leurs qualités extérieures devait éminemment propre aux éloquentes inspirations des voyants et à la peinture de fugitives impressions, mais devait se refuser à toute philosophie, à toute spéculation purement intellectuelle.Imaginer un Aristote ou un Kant avec un pareil instrument est aussi impossible que de concevoir une Illiade ou un poème comme celui de Job écrits dans nos langues métaphysiques compliquées..

    Ce texte est d’une rare imbécillité.

    Il démontre que ce monsieur confond l’unité numérique propre à l’uniformisation, d’avec l’unité organique qui est l’affirmation de la diversité harmonieuse d’un corps.
    Il confond aussi la simplicité qui est la perception de l’unité de la diversité, d’avec le simplisme qui est la réduction de la multiplicité à l’uniformisation.

    Il n’a non plus aucune notion de ce que représente la définition première (c’est-à-dire traditionnelle) de ce qu’est la métaphysique aussi bien que de la philosophie, qu’il réduit soit l’une soit l’autre à de la pure spéculation intellectuelle et abstraite, alors que précisément ces sciences avaient pour objet, avant leurs dévoiement qui ne date du reste pas d’aujourd’hui, l’essai ou la recherche par le biais de l’intellect d’une adéquation de l’homme à une réalité ou vérité non directement perceptible par ses 5 sens, une réalité par delà la simple matérialité.(mais ne réfutant pas forcément celle ci)

    Si nos langues modernes peuvent se prévaloir de conjonctions qui établissent entre les membres de la pensée des relations si délicates (ce qui en dernière analyse peut paraître comme un simple exercice de style), c’est précisément par ce qu’elles ont perdus (par soucis de simplisme réducteur) la terminologie raffinée (comme la multiple façon de définir l’amour en Arabe), qui permettait de saisir la subtilité de certaines réalités.

    Du reste il suffit d’étudier un peu la philosophie ou métaphysique classique pour s’en rendre compte, en effet dans ce genre d’étude on remarque que les auteurs s’exprimant dans nos langues modernes doivent souvent emprunter aux langues classiques (comme l’arabe, Le sanskrit, le grec, le latin. etc.) la terminologie d’un mot concept, sous peine de pouvoir exprimer ce même concept par une phrase souvent assez compliquée et tarabusquée pour finalement le même résultat.

  • permalien Nathan :
    10 décembre 2011 @11h21   « »

    J’ignore quelles sont les complaisances de Tahar Ben Jelloun à l’égard du régime de Hassan II et de son successeur, mais un homme qui écrit les lignes suivantes ne peut pas être tout à fait mauvais.

    Certains ici préfèrent s’attaquer à l’homme car ils ont peur d’affronter les vérités qui dérangent.

    Le recours aux principes religieux pour lutter contre la pauvreté et la corruption est un leurre, une inadéquation totale avec les principes de modernité. On fait la morale aux gens au lieu de s’attaquer aux racines du mal qui sont d’ordre économique et politique.

    L’islam bien compris est une belle religion ; elle devrait rester dans les coeurs et dans les mosquées. D’ailleurs Dieu insiste sur la responsabilité de la personne dans ses actes. Elle n’a pas besoin d’un gouvernement religieux pour lui dicter ce qu’elle a à faire. Or l’islamisme politique se caractérise en général par une action directe sur le mode de vie des gens.

    Cela commence par quelques prêches moralisants et finit par des décrets et des lois (fatwas) qui gouvernent la vie quotidienne des citoyens. Il empêche de penser ou mieux pense à la place des citoyens. A quoi bon penser, douter, débattre puisque tout est écrit d’avance.

  • permalien Rouzbeh :
    10 décembre 2011 @11h49   « »

    S’être opposé à des tyrans et passer 18 mois dans un camps diciplinaire, en résumez être une victime, ne rend pas forcément plus intelligent, ce monsieur le prouve.

    Peut-être, « être un victime ne rend pas intelligent », mais cela ne rend pas non plus plus con que les autres !!!! Je vous assure que c’est facile à critiquer un individu pour son manque de « courage », mais avoir le même courage même « minimal », c’est beaucoup plus difficile en pratique.

  • permalien Yann :
    10 décembre 2011 @12h45   « »
    Droits humains

    @ sarah,

    Renan : « Le fanatisme est impossible en français. »

    La laïcité, c’est aussi de pouvoir prier en public.

    Guéant : "Les prières de rue sont une entorse au principe de laïcité"

  • permalien vonkastell :
    10 décembre 2011 @12h56   « »

    On est d’accord, mais il faudrait que tout le monde reconnaisse ses limites et ses faiblesses, M. Ben Jelloun compris.
    Libre à lui s’il considère que l’Islam Politique est un danger et un mal absolu, que la langue arabe peut être un terreau de fanatisme, mais s’il se prend pour un intellectuel progressiste flambant moderne, qu’il quitte son ’exil doré’, qu’il s’engage avec son peuple pour irradiquer pauvereté, analphabétisme et corruption, qu’il descende de sa voiture rutilante pour marcher avec les va-nu-pieds et connaître leur doléances.

  • permalien Sakhra :
    10 décembre 2011 @14h20   « »

    @ Shiv 7,Ahlan,

    Que ceux qui ont passé plus derrière les barreaux pour s’être opposé aux tyrans lui jettent la première pierre.

    Vous vous rendez compte ! et A Gresh ,qui lui jette, pas une pierre mais plusieurs...Il faudra qu’il nous apporte la preuve qu’il a lui aussi passé plus de 18 mois dans un "camp disciplinaire", pour avoir le droit de jeter des pierres....Sinon....

    Avoir passé 18 mois dans un "camp disciplinaire" après avoir participé à une manifestation quand il était étudiant en 1967, avec des centaines de marocains, c’est un fonds de commerce (encore un ) qui a permis à Benjelloun d’ exploiter... le calvaire des emmurés de Tazmamart...

    La gloire et les sales honneurs http://www.afrik.com/article2005.html

    Ben Jelloun s’est défendu, sur la radio française, France Inter, en déclarant qu’il n’avait " comme tous les Marocains, pas bougé le petit doigt sous Hassan II ". Il affirme avoir eu peur de parler " comme tous les Marocains ", de peur d’être obligé de s’exiler. Ces explications ont déclenché la colère de Larbi Maaninou, président du Forum marocain pour la vérité et la justice. " Nous ne pouvons pas comprendre qu’un intellectuel se taise devant l’horreur lorsque cette horreur est chez lui et se transforme en donneur de leçons ailleurs dans le monde. Nous ne pouvons pas comprendre non plus que cet intellectuel accepte les honneurs des tortionnaires ( Ben Jelloun a reçu des médailles d’honneur sous Hassan II, Ndlr) alors qu’il sait que des voix l’appellent au secours ", fulmine Larbi Maaninou.

  • permalien Shanaa :
    10 décembre 2011 @15h02   « »

    Un minimum d’observation suffit, pour remarquer, que les médias français donnent souvent la parole à ceux qui disent des choses négatives sur l’islam, les arabes. Ainsi, on voit se précipiter tous les opportunistes, mais aussi tous les médiocres et les" fin de carriére" soucieux de renaitre de leur cendre !
    On est loin des vrais débats suceptibles de faire évoluer le monde ! On reste dans le registre de la provocation et de l’émotionnel. Volontairement, par calcul stratégique ; et tant pis, si l’on apporte de l’eau au moulin de l’islamophobie ! En France, ces pratiques sont un sport national, depuis quelques années. A croire que le néo-conservatisme USA s’est déplacé dans l’exagone !

  • permalien Shanaa :
    10 décembre 2011 @15h06   « »

    @Ivan, no comment !!!
    Comment peut-on colporter, sans honte, autant de clichés et d’ignorance crade ?

  • permalien Yvan :
    10 décembre 2011 @15h31   « »

    Le programme du PJD :

    - 1. Lutte contre la corruption
    - 2. Assainir l’agitation pour que les investissements nationaux et internationaux soient drainés par le Maroc.
    - 3. S’ouvrir davantage sur le monde. Élargir le partenariat européen (proche de nous), avec le monde arabe. S’inscrire dans une logique de mondialisation.
    - 4. Accepter toutes les alliances dans une optique sociale en particulier pour le travail et la justice sociale.
    - 5. Établir une feuille de route claire.
    - 6. Ne pas franchir la seule ligne rouge, les femmes.

    Maroc : les islamistes modérés vainqueurs des législatives - RTBF Monde

  • permalien sarah :
    10 décembre 2011 @15h59   « »

    @ yann :

    Nous sommes d’accord sur le fait que Guéant dit beaucoup de conneries.

    Mais,ce que je voulais dire est l’article de la DDHC que vous citez concerne la liberté de conscience et non la laicité, c’est tout.

  • permalien Nathan :
    10 décembre 2011 @16h11   « »

    sarah : 9 décembre @11h58

    Enseigner Marx,Nietzche ou Freud ?
    Mais pourquoi ne pas le faire en arabe ?
    Et puis cela n’empeche pas d’enseigner aussi, de grands penseurs islamiques comme Ali Shariati,Al Afghnai ou d’autres.

    N’ayant pas l’honneur et l’avantage de connaître Ali Shariati, j’ai été voir ce que la fiche wiki disait de lui. C’est l’un des inspirateurs de la "révolution" khomeiniste. Tout un programme...

    J’ai parcouru l’un de ses articles consacré à la condition de la femme musulmane intitulé "Fatima is Fatima".

    http://www.iranchamber.com/personal...

    Dissipons quelques illusions. Il cite Durkheim, Sartre et Marx pour conférer un petit air de modernité à sa pensée mais il ne s’agit ni d’un philosophe ni d’un sociologue (même s’il a émaillé son article de quelques considérations sur la condition des femmes) mais d’un théologien. Une grande partie de l’article consiste en une vignette saint-sulpicienne s’inspirant du lien entre Ali et Fatima et censé représenter un modèle à suivre pour tous les musulmans. Bref, nous ne sommes pas sortis de l’auberge de la sainte famille.

    Shariati se présente sous les traits d’un penseur d’un islam non pas modéré mais réaliste, c’est-à-dire qu’il essaie de se démarquer des théologiens conservateurs qui appliquent l’islam à la lettre sans tenir compte de l’évolution des sociétés. Un souci louable mais qui ne fait pas de lui l’équivalent des quatre penseurs authentiquement révolutionnaires cités plus haut et qui tous à leur façon, ont traité la religion comme un objet d’analyse, voire comme un symptôme, et non pas comme une source d’inspiration.

    Les quelques paragraphes consacrés à la condition de la femme en Occident valent le détour. C’est toujours le même stéréotype, la même caricature sommaire. En gros, la femme en Occident n’est qu’un pur objet sexuel. Rien d’autre. Dans le monde musulman, par contre, la femme se voit conférer une dignité qui n’existe pas en Occident. Ce dernier aspect ne saute pas vraiment aux yeux lorsqu’on visionne des films comme "Le cercle" de Jafar Panahi, remarquable témoignage de la misère sexuelle et affective dans l’Iran contemporain.

    A lire cette littérature, on a le sentiment d’un penseur qui tente, comme une abeille engluée dans un pot de confiture, de prendre ses distances avec les normes rigides et les injonctions de sa religion mais qui finit toujours par retomber dedans. L’aimant de la religion est plus fort que tout.

  • permalien Sakhra :
    10 décembre 2011 @16h22   « »

    Le dénommé Nathan

    "J’ignore quelles sont les complaisances de Tahar Ben Jelloun à l’égard du régime de Hassan II et de son successeur, mais un homme qui écrit les lignes suivantes ne peut pas être tout à fait mauvais."

    Sauf que "l’homme" pas tout à fait mauvais s’en prend à la langue arabe, comme langue "arriérrée" comme Renan, et qu’il ne s’aperçoit m^me pas que le premier intégriste c’est son Roi, "sacré" et intouchable, "commandeur des Croyants", prétendûment descendant du Prophète, que l’on ne peut contester, devant lequel il faut s’agenouiller , qui a tous les droits , qui peut utiliser les mosquées pour demander à ses ouailles de voter pour la Constitution, qui est au sommet de la corruption, et à la t^te d’une fortune colossale,...Le tout Au Nom de Dieu , et du Coran.....

    "L’homme pas tout à fait mauvais" s’en accommode...

  • permalien idik :
    10 décembre 2011 @16h37   « »

    @X 09/12 - 14.45

    Tant qu’il s’agissait d’Usraël, j’ai toujours apprécié vos contributions dans ce blog, mais dès lors qu’il s’agit de marocains, spécialement des fassis (?), vous perdez le nord ! Vous vous permettez une généralisation qui n’a pas de nom et sans la moindre raison, que dis-je, il n’y a aucune raison à la généralisation si positive soit-elle, que serait-ce si elle était négative !

    Alors ? Vous voulez vous mettre dans le même sac que le surnommé Lolo le rigolo ?

  • permalien sarah :
    10 décembre 2011 @17h42   « »

    @ Nathan :

    Ce n’est pas la peine de vous justifier,on sait qu’il suffit que vous entendiez le mot "islam" pour que votre choix soit déjà fait !

    Shariati a effectivement eu une influence sur la révolution iranienne,mais je vous rappelle qu’il a été assassiné en 1977 par la police politique de votre ami le Shah,donc on ne sait pas ce qu’il aurait pensé du régime iranien actuel.
    Je suis certaine qu’il aurait été en désaccord avec beaucoup de choses !

    Maintenant,il est vrai que Shariati était un vrai intellectuel engagé,contrairement à Ben Jelloun,qu’il était pour un "islam révolutionnaire" qui aurait changé le monde,qui aurait remis en cause la domination occidentale(et bien entendu sioniste,c’est peut-etre pour cela que vous ne l’appréciez pas ?).

    Ce n’était pas un "intellectuel musulman de salon" que les occidentaux apprécient tellement.

    Enfin,je ne vois pas pourquoi il n’aurait pas le droit d’utiliser les référence islamiques pour son projet révolutionnaire.
    On n’est pas obligé de copier à la lettre les penseurs occidentaux,d’autant plus que les références utilisées par Shariati parlent beaucoup plus aux musulmans que Marx.

  • permalien CdQat :
    10 décembre 2011 @18h32   « »

    Yann re. : 10 décembre @01h04
    Article 18 de la Déclaration des droits de l’homme ??
    Oh là ! Doucement Yann, ne nous emballons pas quand même ! Sur ce blog nous en sommes encore à argumenter avec des gens qui vouent la DUDH aux gémonies et prônent, pour le Droit, le retour à une lecture métaphysique des livres saints qui ne proposent rien de moins qu’une "méthode d’amélioration de l’homme"...
    Eh oui !...

  • permalien sarah :
    10 décembre 2011 @18h43   « »

    @ cdqat :

    J’espère que votre commentaire ne s’adresse pas à moi,car je n’ai rien contre la DDHC ou la DUDH.

    Ce sont de grands textes universels.
    Je faisais simplement remarquer à Yann qu’il faisait une confusion entre la liberté de religion,droit fondamental reconnu par tous les grands textes internationaux,et la laicité,concept occidental qui n’est affirmé dans aucune convention internationale comme une valeur universelle.

  • permalien okba :
    10 décembre 2011 @18h58   « »

    Mais bon sang qui a dit que le pauvre Marx néetait pas connu par les les arabophones.C’est la preuves de l’aliénation culturelle de cette catégorie d’écrivains.D’ailleurs la plupart des partis cummunistes ont été depuis les années trente fondées dans le monde arabe par des personnes de culture arabe,que ce soit en Pelestine,Irak,Liban,Syrie,Soudan et j’en passe.D’autant plus ce genre d’écrivains tels Mouloud Maameri et Kateb Yacine et autres,notamment les berberistes,ont toujours été des zouaves à la solde colonisateur d’hiers et du sionisme mondial.D’ailleurs qui les aurait connut s’ils n’avaient pas vendu leur ames.C’est vrai qu’aujourd’hui ya une radicalisation de l’opinion publique arabe.Mais justement,ils en sont la principale cause parcequ’ils incarnent l’image du "vendu"à l’Occident.

  • permalien Deïr Yassin :
    10 décembre 2011 @19h51   « »
    Fouad Laroui et le plurilinguisme au Maroc

    Je suis tombée un peu par hasard sur ceci au sujet de Fouad Laroui. Je n’ai pas lu son essai mais c’est quelqu’un dont j’ai toujours beaucoup apprécié l’intelligence et l’humour dans ses papiers de Jeune Afrique.
    - www.babelmed.net/Pais/Palest...

    Qu’en pensent les Marocains ici présents ?

  • permalien vonkastell :
    10 décembre 2011 @20h54   « »

    A deir yassine
    La polémique est vielle comme le Monde. Mais ce qui me frappe dans l’article, c’est le manque d’imagination déplorable de celui qui a proposé les trois ’solutions’. Ce qui m’amène à dire que le problème n’est pas dans la langue (arabe ou autre), mais il provient de ces quelques intellectuels de bazar (arabisant ou plyglotisant) dont la profession de foi est de jeter le bébé avec l’eau de bain. Et ça à mon avis est une forme de fanatisme aussi radical qu’ignare.

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