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Marseille 2012 : l’eau a besoin de démocratie

mardi 7 février 2012, par Marc Laimé

La question de l’eau va s’inviter avec force dans le débat public à l’occasion de la tenue du 6ème Forum mondial de l’eau (à Marseille du 12 au 17 mars 2012). Un Forum alternatif mondial de l’eau est organisé en parallèle, porteur d’une autre vision du monde. Ce rendez-vous déterminera pour partie l’issue de la bataille engagée depuis une dizaine d’années pour l’hégémonie culturelle sur la question de l’eau. Dans le monde entier, les tenants de la marchandisation des services hydriques ont perdu la bataille de l’opinion. Mais ils ne s’avouent pas vaincus.

La France accueillera du 12 au 17 mars 2012, à Marseille, le 6ème Forum mondial de l’eau, à quelques semaines de l’élection présidentielle. Près de vingt mille congressistes en provenance du monde entier sont annoncés par les organisateurs dans la cité phocéenne. L’événement est co-organisé par le gouvernement français, la ville de Marseille et le Conseil mondial de l’eau, une association dirigée par le président de la Société des eaux de Marseille, une filiale de Veolia, l’un des deux leaders mondiaux des services à l’environnement.

De nombreuses voix dénoncent depuis des années, dans le monde entier, l’emprise qu’exercent les multinationales françaises sur l’agenda mondial de l’eau, et l’échec de la libéralisation des services hydriques, engagée à l’orée des années 1990.

Cet échec est patent : les « grands contrats » de partenariat public-privé (PPP), signés par Veolia et Suez avec des collectivités locales des cinq continents n’ont pas tenu leurs promesses. Nombre d’entre eux ont été annulés, face à des mobilisations populaires qui dénonçaient la mise en coupe réglée des « marchés de l’eau » au profit des actionnaires des entreprises multinationales.

Veolia, très fortement endettée, a annoncé en 2011 des pertes colossales et va se désengager de 40 des 77 pays où elle était présente.

Il y a dix ans, le P-DG de Suez vantait l’implantation de son entreprise dans plusieurs grandes villes du monde pour résoudre la crise mondiale de l’eau. La plupart de ces contrats ont été rompus sous la pression des populations qui ne pouvaient supporter les hausses vertigineuses des tarifs, ou la dégradation des services rendus.

La Commission européenne a annoncé le 18 janvier qu’elle engageait des poursuites contre Veolia, Suez et Saur, soupçonnés d’entente et de formation d’un cartel pour peser sur le prix de l’eau.

Marchandise ou bien commun ?

C’est dans ce contexte que se prépare une formidable opération d’intoxication de l’opinion. L’affaire est directement pilotée depuis l’Elysée par le directeur de cabinet du président de la République, en lien avec les ministères des affaires étrangères, de l’écologie, et des finances.

Au nom du « patriotisme économique », impératif catégorique à l’heure de la guerre de tous contre tous, il faut sauver les soldats Veolia et Suez, dont les relations incestueuses avec le personnel politique français défraient la chronique depuis des lustres.

Un groupement d’intérêt économique (GIE) a été constitué à cet effet pour assurer la préparation du Forum mondial. Son budget de 29,6 millions d’euros a été ponctionné sur fonds publics, Veolia et Suez n’y participant qu’à hauteur de 3 millions d’euros.

Cette manne a été utilisée par le Conseil mondial de l’eau et ses différents satellites pour sillonner la planète afin de préparer un Forum des solutions…

Géniale invention marketing. La libéralisation des marchés de l’eau est un échec, on met en scène un Forum des solutions auquel vont participer, dans une confusion savamment organisée, Etats, institutions internationales, monde académique, multinationales, ONG… qui vont proclamer haut et fort des messages, forcément « humanistes », exigeant par exemple « Le droit à l’eau pour tous » — une promesse à laquelle personne ne songerait s’opposer, lors même qu’elle est parfaitement creuse et inapplicable, si elle permet aux « décideurs » les plus carnassiers de s’autodécerner des brevets de sainteté.

A cet égard, ce Forum est un moment décisif. Il a aussi pour objectif de permettre aux tenants de sa marchandisation, après l’échec cinglant de ces vingt dernières années, de tenter de reconquérir l’hégémonie culturelle sur la question de l’eau.

D’imposer leur vision, leurs solutions, leurs techniques, leurs protocoles, leurs normes, leur gouvernance, leur pouvoir.

Pour ce faire toutes les technologies de manipulation de l’opinion ont été mobilisées. Ce ne sont pas Veolia, Suez et le candidat Nicolas Sarkozy qui participeront aux côtés du secrétaire général de l’ONU, d’une impressionnante brochette de chefs d’états et d’éminentes figures de la société civile mondiale, à une grande foire des marchands d’eau : ce sont les « parties prenantes », les comités de village africains, les associations d’élus et de scientifiques, les admirables « ONG » qui apportent de l’eau aux miséreux, et jusqu’aux enfants, évidemment mobilisés pour faire pleurer dans les chaumières, qui vont incarner les « solutions » à la crise mondiale de l’eau.

Une imposture absolue. Le storytelling a tout emporté, y compris et surtout la conscience des milliers de braves gens, élus, fonctionnaires, ingénieurs, associatifs, englués comme jamais dans les rets du soft power des marchands d’eau.

Une imposture forcée, crise mondiale oblige. Comment faire accroire sinon que des amis de l’humanité aussi aisément identifiables que Veolia et Suez détiennent les leviers de la « croissance verte » qui va demain régler peu ou prou tous les problèmes d’une planète au bord du gouffre ?

Il n’existe pas, hélas, de solution immédiate à la crise de l’eau, multiforme, qui affecte près de trois milliards d’êtres humains. Cette question va-t-elle demain figurer vraiment au rang de priorité absolue pour tous les gouvernements et toutes les organisations internationales ?

Mondialisation et crise financière font violemment réémerger un « nouveau besoin d’Etat » : même Martin Wolf, l’éditorialiste du très libéral Financial Times, estime que « ce qui se passe en n’importe quel point du globe affecte désormais l’ensemble de l’humanité. Sauf effondrement économique mondial, un nombre croissant des biens publics exigés par notre civilisation seront mondiaux, ou comporteront des aspects mondiaux » (Le Monde, 31 janvier).

La question de l’eau va-t-elle redevenir un objet public, s’inscrire au cœur du débat public et des politiques publiques, irriguer des politiques de développement et d’entraide Nord-Sud portées par des acteurs publics ?

Un Forum alternatif mondial de l’eau

Pour en débattre, et promouvoir ces dynamiques, une myriade d’acteurs des cinq continents vont eux aussi organiser à Marseille, du 9 au 17 mars 2012, un Forum alternatif mondial de l’eau (FAME).

On y évoquera bien sûr l’eau sous l’angle du bien commun, d’un patrimoine et d’une aspiration universelle à la dignité et à l’équité, mais aussi les mille et une facettes de la question que s’approprient et font vivre des millions d’hommes et de femmes dans le monde entier.

Face à la pensée unique des marchands d’eau, le Forum alternatif privilégiera l’échange d’expériences, l’écoute réciproque, la confrontation d’idées, la pluralité des voix, avec un programme de près de 180 ateliers, conférences, débats, en provenance d’une cinquantaine de pays.

Ce Forum alternatif a vu le jour dans un contexte financier extrêmement contraint, puisque seules quelques collectivités locales françaises lui ont apporté leur concours.

En dépit de plusieurs sollicitations, la présidence de la République, Matignon, le ministère de l’écologie, rompant avec une tradition républicaine de pluralisme, lui ont refusé tout concours financier. Celui-ci n’en témoignera pas moins qu’un monde nouveau est à portée de mains.

Il ne serait pas inutile que les candidats à l’élection présidentielle française, qui vont y défendre les valeurs de la gauche, viennent prendre la juste mesure de la question de l’eau dans ce Forum alternatif qui incarne et lève, lui aussi, une espérance. Violente.

A voir :
- Le site du Forum alternatif mondial de l’eau http://www.fame2012.org/fr/
- La présentation du Forum alternatif :

PDF - 297.1 ko
FAME 2012

11 commentaires sur « Marseille 2012 : l’eau a besoin de démocratie »

  • permalien
    7 février 2012 @19h23   »
  • permalien Aboire :
    10 février 2012 @01h09   « »

    Voir la trilogie de Gérard Astor. Le partage de l’eau "Des siècles à Grenade", "Leïla-Enki" et "Aube".

  • permalien philippe lamotte :
    10 février 2012 @04h14   « »

    Ce ne sera pas la première fois que la municipalité marseillaise se flattera d’accueillir un tel rassemblement de hâbleurs et de faux-nez. Et c’est bien là la moindre des choses dans une ville où les différentes équipes municipales se moquent, depuis des décennies, de l’utilisation de l’eau.

    En effet, il est édifiant de voir, dès potron minet, les cantonniers ouvrir les bouches à eau de toutes les rues et laisser jaillir de grands volumes de ce précieux liquide dans les caniveaux pendant que la plupart des Marseillais dorment encore.

    De mauvaises langues prétendent même que cette eau serait potable et facturée au prix fort à la municipalité par la Société des Eaux de Marseille (SEM), c’est-à-dire, par Veolia !

  • permalien E. Pedrini :
    10 février 2012 @14h56   « »

    Autre site, italien, sur ce sujet : acquabenecomune.org

  • permalien Comédie de l’Eaulivet :
    14 février 2012 @16h33   « »
    Assez joué la comédie

    A Olivet, l’eau fait l’objet de désaccord entre le Maire et différentes associations d’usagers :
    1) l’ADULEO et le GAMO d’abord,
    2) le GAMO seul ensuite a eu raison en appel à Nantes de demander à ce que les lois Sapin et Barnier soient appliquées à Olivet,
    Mais le maire actuel s’est mis au côté de Véolia-CGE contre les Olivetains en sollicitant le Conseil d’Etat qui a encore donné raison au GAMO :" Arrêt Olivet" reconnu par tous sauf par Véolia et Hugues Saury.
    3) en 2011, ICEO a pris le relais dans ce combat pour l’application de la Loi. Sollicité, le DRFiP dit lui aussi qu’il faut appliquer la Loi Barnier et exécuter l’arrêt Olivet du Conseil d’Etat : le contrat avec Véolia est caduc le 3 Février 2015 car le DRFiP n’a pas été convaincu par l’argumentation du Maire d’Olivet sur les justifications particulières qu’a dû lui dicter Véolia.

    Ces faits avérés sont-ils compatibles avec la démocratie participative affichée par Hugues Saury ? Assez joué la comédie.

  • permalien olivier :
    15 février 2012 @02h57   « »

    Votre blog m’intéressait, car la discussion public/privé dans le domaine de l’eau est l’interrogation majeure.
    J’ai travaillé pour Veolia (passé) mais je préférerais travailler dans le public, tout simplement dans un souci d’intérêt général. Tout en continuant à me demander quelle alternative est la plus efficace.

    Malheureusement je n’ai pas pu dépasser la première partie de votre article. Vous n’argumentez aucun de vos propos et ne faites que lancer des affirmations que, après beaucoup de lecture sur le sujet, j’ai vu être beaucoup plus nuancées, voire fausses.

    Premièrement, dire que les partneriats publics-privés mènent à la "dégradation des services rendus" est ... faux. Etude de la banque mondiale à l’appui. http://www.h2o.net/magazine/enjeux-...

    Deuxièmement, vous citez des "lhausses vertigineuses des tarifs". Hors, selon la même étude, "Gassner, Popov et Pushak (2008a) [...] n’ont trouvé aucune différence significative de niveau tarifaire moyen entre des compagnies des eaux publiques et privées comparables."

    Troisièment, indiquer que Veolia est "très fortement endettée" (implicitement de par sa mauvaise gestion) sans en préciser les raisons est bien malhonnête. Après la folie des grandeurs de Messier, la partie environnement (Veolia) avait absorbé l’ensemble des dettes du groupe Vivendi ... Les dettes présentes datent en majorité de cette époque.

    Bref, il est vraiment dommage de tuer le débat (qui me tient particulièrement à coeur) en utilisant non pas des arguments mais des affirmations non étayées qui se révèlent fausses. Comme dit au début de mon message, j’ai envie de croire que des systèmes publics seraient moins couteux et plus efficaces. Je souhaite y participer. Mais j’attends que cela soit prouvé (quel plaisir ce serait que d’en avoir la confirmation par ex dans 10 ans à Paris !) avec des études, des chiffres, du concret. Pas de la manière dont vous le faites.

  • permalien Markie Mark :
    28 février 2012 @20h31   « »

    Bonjour,

    Je suis étudiant en relations internationales, et je fais des recherches pour la rédaction de mon mémoire dont le sujet est précisément la privatisation des services d’eaux, la "crise de l’eau" (expression commode car floue : très pratique puisqu’on peut lui donner le sens que l’on veut, c’est-à-dire définir les problèmes de la façon la plus arrangeante, et partant, proposer des solutions également arrangeantes. La question est : arrangeantes pour qui et pour quoi ?), la/les valeur(s) attribuées à l’eau d’une société à l’autre et les modes de gestion qui en découlent.

    Je voudrais répondre à Olivier :

    Tout d’abord merci pour la critique que vous formulez, je déteste les débats dans lesquels tout le monde est d’accord et où la condescendance règne. Néanmoins :

    - Pour votre premièrement : il n’est pas possible de croire que des systèmes publics seraient moins couteux et plus efficaces, et de s’appuyer sur les arguments de la Banque Mondiale : cette dernière est le fer de lance de l’idéologie marchande globale et conditionne ses prêts par l’ouverture brutale aux marchés mondiaux et par la soumission à la doxa onusienne.
    Vous me répondrez que les partenariats publics-privés font désormais partie de sa politique officielle, car elle a plus ou moins reconnu que le tout-privé présentait des lacunes, et elle a plus ou moins accusé réception que la privatisation ne faisait pas l’unanimité... Et je vous répondrai que les politiques officielles de la BM changent de temps en temps au gré des modes onusiennes, mais pas son idéologie (qui est la même que celle de l’ONU, mais plus visible puisque la BM s’occupe seulement d’économie). Le big boss de la BM est TOUJOURS un américain, trié sur le volet selon son orientation et son CV, comme celui du FMI est toujours un européen (dont 5 français depuis sa création en 1945) : c’est une entente tacite entre américains en 1944-45 : la BM aux américains et le FMI aux européens. Pourquoi ?

    (message trop long, je poste la suite directement après)

  • permalien Markie Mark :
    28 février 2012 @20h33   « »

    (suite de ma réponse)

    - Pour votre deuxièmement, l’étude de Gassner, Popov et Pushak sur laquelle vous vous appuyez, est une publication de la même Banque Mondiale, cf le paragraphe précédent. De plus, je suis très tenté de dire que les conclusions de cette études sont fausses, ou biaisées, ou partiales, ou volontairement non-exhaustives... Il existe d’innombrables études prouvant le contraire : la privatisation des services d’eau correspond dans la plupart des cas à une augmentation du tarif alors que le service ne s’améliore pas ou peu. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de municipalités en France renoncent à la gestion privée et rompent leurs contrats avec les opérateurs qui sont dans la très grande majorité des cas des filiales des 3 majors françaises : Suez, Vivendi et Bouygues. C’est aussi la raison pour laquelle la compagnie américaine Betchel s’est faite mettre dehors à Cochabamba en Bolivie, à peine quelques années après son arrivée, et d’autres cas ailleurs dans le monde racontent la même histoire. La gestion privée rencontre même une opposition parfois virulente aux Etats-Unis. C’est dire....Je voudrais aussi préciser que le privatisation des services telle qu’on la connait aujourd’hui est assez récente, mais pas la gestion de l’eau. Au début du XXeme siècle, les villes occidentales se sont modernisées et l’entreprenariat a prouvé qu’il n’était pas fiable : c’est là que les autorités publiques ont imposé un monopole sur la gestion des services d’eau, jusqu’aux glorieuses années 80 où des illuminés anglo-saxons notamment ont décidé que le domaine public était inefficace et devait reculer devant les mécanismes divins du marché libre.

    Si j’appuie quand même votre demande de plus de précisions et d’objectivité pour la qualité du débat, je voudrais dire qu’avoir des sources, c’est bien, mais savoir d’où elles viennent et ce qu’il y a derrière (je parle notamment de la banque mondiale), c’est mieux. Au risque de me répéter, la Banque Mondiale n’est pas une source crédible. Ce n’est pas parce qu’elle s’appelle mondiale et que ses publications présentent bien, qu’elle prête beaucoup d’argent pour le développement des "pays pauvres" et que ses "experts" tirent de pimpantes conclusions, qu’elle est crédible. Vous connaissez un banquier qui prête sans condition ? Moi pas. Les conditions de prêts de la BM sont idéologiques. Bien intentionnées, mais idéologiques donc normatives et étroites d’esprit.

  • permalien Markie Mark :
    28 février 2012 @20h33   « »

    (suite et fin de ma réponse)

    Une dernière chose, je m’excuse pour la faiblesse bibliographique de mon intervention, mes références sont éparpillées dans mon ordinateur et je ne peux pas passer trop de temps à les retrouver. Je pense toutefois que si, comme vous le proposez, on se contente d’attendre que le domaine public fasse ses preuves (il l’a déjà fait dans le passé mais le néolibéralisme est passé par là), on risque d’attendre longtemps. Le domaine privé, s’il ne doit pas nécessairement disparaître, doit obéir au domaine public et aux orientations politiques, pas le contraire comme maintenant.

  • permalien Interrogative :
    15 mars 2012 @23h14   « »

    Bonsoir Markie Mark.
    Je suis une citoyenne lambda, absolument pas sensibilisée aux questions politiques, ni à "l’eau, bien commun", ni aux motivations qui régissent les relations internationales. Je n’ai pas de connaissances historiques ni économiques, et pas de réelle conscience des idéologies des partis de notre pays et des autres. Ce n’est pas au lycée qu’on l’apprend ce genre d’informations, et je me rends compte primo que c’est à moi d’aller les chercher, et deuxièmement qu’une grande majorité des CITOYENS vit dans un monde régi par des lois qui la dépassent et qu’elle ne cherche pas à comprendre. Une grande majorité vit "coupée" du monde, et donc ne risque pas de prendre conscience de ses enjeux ni de se mobiliser pour être actrice de sa propre histoire. Par conséquent, cette majorité est facilement malléable, et suit les volontés de la petite poignée d’homme qui a le privilège (ou le courage) d’avoir accès à ces informations. Je n’ai pas envie de faire partie de cette majorité, je veux m’instruire sur ces questions, comprendre le monde pour pouvoir avoir un avis à moi, un vrai, pas un avis prémâché par telle ou telle doctrine, pour pouvoir agir sur le monde de façon juste et sensée.
    Je m’excuse si cet énoncé vous parait naïf, non structuré ou cliché. C’est que je suis jeune, je n’ai pas vraiment de culture ni de références, je fonctionne donc empiriquement et intuitivement ! Or j’ai bien envie de changer de fonctionnement, et quand je vois l’exposé impressionnant que vous venez de faire, j’ai envie de rentrer en contact avec vous afin que vous me fassiez un peu partager votre instruction... Merci si vous m’avez lue jusqu’au bout et merci encore plus si vous me répondez !
    cordialement
    Mélina.

  • permalien Gret :
    16 mars 2012 @11h35   «

    Voir le positionnement de l’ONG de développement le Gret, qui agit depuis 30 ans dans différents domaines de l’eau (eau potable et assainissement, eau agricole, gestion de la ressource, eau et énergie...) et qui et présernte au Forum mondial de l’eau :

    >>> http://www.gret.org/forum-mondial-eau/

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