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Les conflits de l’an 12 (2)

La guerre qui ne dit pas son nom

mercredi 15 février 2012, par Philippe Leymarie

« La guerre : pourquoi en parler encore ? » C’était le thème du colloque organisé fin janvier à Paris à l’occasion du premier anniversaire de… l’Ecole de guerre ! Signe du malaise des militaires eux-mêmes, pour qui « les évolutions de la conflictualité mondiale ravivent le débat sur la notion même de guerre et rendent nécessaire d’en rediscuter les fondements moraux et politiques comme les formes d’expression », ainsi que l’annonce le préambule à cette table ronde, dont les propos – qui ne peuvent être attribués nommément aux participants – sont résumés ici.

« La légitimité des interventions occidentales diminue aux yeux d’une grande partie de l’opinion internationale », reconnaissent les organisateurs de ce colloque. Un rejet qui « vient en partie de la perception accrue d’un grand écart politique entre une moralisation affichée des motivations à intervenir, et la réalité d’une défense plus prosaïque des intérêts économiques et politiques occidentaux et/ou nationaux ».

La guerre faisait figure jadis de matrice de l’histoire. Elle était glorifiée à l’occasion par des philosophes (Hegel) ou des hommes politiques (Churchill). Longtemps, la perception de la guerre comme affrontement codifié d’armées comparables avait fait l’objet d’un large consensus au sein des puissances comme des opinions.

Qualification pudique

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Alors que les armes continuent de parler, que des conflits violents font toujours des ravages — comme en témoignent par exemple les nombreux engagements des armées françaises — on relève, notamment en France, une tendance à « euphémiser la guerre ». Ainsi :
— le ministre français de la défense Gérard Longuet qualifie d’« assassinats » les tirs d’un soldat afghan qui ont provoqué la mort de quatre soldats français le 20 janvier [1]
— Hervé Morin, ancien ministre de la défense, s’est refusé longtemps à employer le mot « guerre » à propos de l’opération « d’assistance à la sécurité » de l’OTAN en Afghanistan ;
— la chancelière allemande Angela Merkel ne s’est résolue à employer le mot qu’en avril 2010, en accueillant sur le tarmac d’un aéroport les corps de plusieurs soldats de la Bundeswehr ;
— les combats en Algérie ont longtemps été qualifiés pudiquement d’« évènements » ;
— au Kosovo, l’OTAN menait « campagne », et non la guerre… en bombardant les positions serbes ;
— la plupart des engagements militaires actuels sont présentés comme des « opérations de maintien de la paix », « d’interposition » ;
— l’Ecole de guerre elle-même n’a repris ce nom que depuis un an : sous la gauche, elle s’appelait « Collège inter-armées de défense ».

Super nounou

Les jeunes générations de Français n’ont jamais connu la guerre proche, ni vu leurs militaires agir autrement qu’en coalition, sous les couleurs de l’ONU, de l’OTAN, de l’Union européenne, ni fréquenté ceux qu’on nommait « les appelés » au temps du service national et de la guerre d’Algérie. Certains voient l’armée comme une « super-ONG », une « super-nounou » mobilisable pour les gros bobos de la société. Voire en inquiétante livrée « Vigipirate » [2].

Depuis la fin de la conscription, le lien armée-nation est aux abonnés absents ; l’armée est devenue une affaire de professionnels, dont le rayonnement s’arrête aux limites de la « communauté de défense » (les soldats, leurs familles, les spécialistes). Qui peut « aimer l’armée », à part les familles de militaires et les populations des villes de garnison ? L’idée du grand sacrifice paraît lointaine, dans une société de consommation où l’on ne tolère plus les morts, au loin, au nom de la défense de mystérieux « intérêts » auxquels il est de plus en plus difficile de s’identifier.

En outre, un courant antimilitariste persiste, ancré dans les tréfonds de la société (et puisant dans les anciennes traditions de la gauche, mais pas seulement). Le défaut actuel de « transmission culturelle », la faiblesse croissante de formation et de culture historiques dans les classes d’âge les plus récentes, les poches de résistance culturelle dans certaines communautés immigrées, etc. ne créent pas un environnement favorable à une adhésion pleine et entière aux ambitions très « grande puissance » de l’équipe actuellement au pouvoir en France.

En ces temps de crise, le budget défense peut ainsi redevenir ce qu’il a souvent été : une variable d’ajustement, un gisement commode d’économies, par simple glissement des programmes d’équipement…

Monde tragique

Certains y voient un effet de « distanciation historique » : après vingt siècles de conflits, et au XXe siècle deux « grandes guerres », les guerres de décolonisation, puis l’équilibre Est-Ouest, suivi de la chute du Mur, avec perte de l’ennemi et optimisme post-guerre froide…

L’opinion en France, plutôt indifférente aux micro-engagements qui ont suivi (Afrique, Liban, etc.) se retourne à partir de 2008, après la fusillade d’Uzbin en Afghanistan, qui avait fait dix morts parmi les soldats français. L’opération récente en Libye est encore plus mal comprise.

Après la seconde guerre mondiale, la société a vécu dans l’idée d’un interdit de la guerre, renforcée ensuite par le mécanisme de la dissuasion. Les conflits ont été pensés par les Européens comme une intervention d’un tiers, sur un mode d’arbitrage, de neutralité, de solution surtout politique.

On a nié le fait que l’intervention militaire peut modifier les données politiques (exemple du Kosovo devenu indépendant). La construction européenne s’est faite pour échapper à la guerre. Aujourd’hui, l’Europe fait figure de continent de stabilité sur ce plan — même au Caucase ou dans les Balkans, où la conflictualité régresse.

Depuis que l’idée (la menace) de guerre totale a disparu, on a compris qu’il est possible de frapper un ou des pays en prenant le contrôle des flux de personnes (terrorisme), en s’attaquant aux biens matériels (guerre économique), en manipulant l’information (cyberguerre). L’avenir stratégique n’est plus seulement aux soldats de l’An 2, aux bombardes et aux pétoires…

L’Europe, « qui a remplacé l’héroïsme par le consumérisme, ne sait plus que le monde est tragique ». C’est valable aussi pour la France, même si elle s’accroche encore à son habituel « messianisme », et garde sa propension à vouloir « donner une leçon au monde » (les droits de l’homme, son siège au Conseil de sécurité, etc.). Ainsi, selon certains, le continent européen se trouverait relativement désarmé face aux « surprises stratégiques », qui sont le propre de l’histoire humaine, et qui obligent en théorie à conserver en ordre de marche des outils dont on ne sait pas si, à quoi, et comment ils pourront servir.

Capacités limitées

Autre réflexion entendue : la globalisation a changé le rapport de l’armée à la guerre. Pour le soldat, la référence à la nation dont il est issu est fondamentale. Pourtant, les soldats français en Afghanistan, s’ils travaillent (et parfois meurent) « pour la France », sont sous les ordres d’un général américain, et sous les couleurs de l’OTAN. Les neuf dixièmes des engagements actuels se font en coalition, sous mandats ONU, OTAN, UE. Et les opérations vraiment tricolores sont le plus souvent limitées à des évacuations de ressortissants ou des libérations d’otages (ou encore de sauvetage d’un régime ami, comme au Tchad).

Le traitement ultra-rapide de l’information, le raccourcissement des chaînes de commandement, la précision croissante des armes modifient également la nature des conflits : selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), les seize conflits actuels n’impliquent qu’une armée régulière. Cela ne sera pas sans effet sur le profil et les effectifs des armées.

La limitation des ressources pousse à la mutualisation des efforts de défense à l’échelle européenne. Mais, même en conjuguant les moyens de la France et de la Grande-Bretagne — les deux puissances militaires du continent —, on bute sur les limites des capacités : planification des opérations, renseignement, antimissiles, logistique, etc. Et, en dépit d’un effectif global d’un million et demi de soldats dans l’Europe des « 27 », il y a « un problème de volonté et de culture guerrière » à l’échelle du continent.

Hors de vue

Face à cette relative indifférence de la société à tout ce qui touche à la défense, que peuvent faire l’Etat, les armées (et le lobby militaro-industriel) ? Au-delà de la traditionnelle instruction civique, certains politiques, notamment de l’UMP, plaident pour plus de pédagogie, d’explications aux Français, de formation des fonctionnaires, etc. Et rêvent de « serment citoyen » et autres engagements solennels censés « pacifier idéologiquement » le pays.

Tous invitent à ne pas galvauder la notion de guerre, se félicitent du rôle (clairement prédominant en France) du président dans une chaîne de commandement ainsi plus réactive, et moins sujette aux atermoiements politiciens (mais qui, du coup, se déroule hors de la vue de la classe politique, et même de l’opinion, et sans contrôle parlementaire véritable).

Du côté des militaires, on insiste plus volontiers sur la nécessité de :
— sauvegarder la planification, qui permet de préparer le futur outil de défense avec une vision à quinze ou vingt ans, nécessaire pour le développement des équipements ;
— respecter la spécificité du métier des armes, sans chercher à le banaliser, le « civilianiser », le judiciariser ;
— clarifier les discours sur les alliances (OTAN, UE,etc.) ;
— établir la liste des intérêts nationaux, sans états d’âme, pour pouvoir ajuster en conséquence les missions et les formats des unités, leurs équipements.

S’il faut n’en citer qu’un nommément, ce sera le ministre de la défense, M. Gérard Longuet, venu délivrer le traditionnel message de clôture : « Ces interventions ne sont jamais fraîches et joyeuses. Ceux qui en décident n’en connaissent pas toujours l’issue », reconnaît-il. « Nous pourrons les combattre [nos ennemis] si les grandes démocraties possédant une tradition militaire peuvent établir avec leur opinion publique une idée d’utilisation de la guerre comme ultima ratio sans être condamnables. » Comme dans les cas de la Libye et de l’Afghanistan ?

Notes

[1] Cf. Nathalie Guibert, « Afghanistan : cette guerre dont on n’ose pas dire le nom », Le Monde, 24 janvier 2012 (accès abonnés).

[2] Le plan Vigipirate, lancé par le président Valéry Giscard d’Estaing en 1978 suite à une vague d’attentats, vise à protéger la population et les institutions en cas d’attaque terroriste : les patrouilles dans les gares et aéroports de soldats avec des gendarmes ou policiers, n’en sont que la partie visible… et largement symbolique.

41 commentaires sur « La guerre qui ne dit pas son nom »

  • permalien Yvan :
    15 février 2012 @09h58   »

    Le grand désarroi des militaires vient qu’ils sont chargés d’opérations de police, au service d’entités de plus en plus occultes.

    On ne meurt plus pour la Patrie, mais pour échapper au chômage.

  • permalien LEUCA Nicolas :
    15 février 2012 @10h34   « »

    Je souhaitais juste réagir au premier item. Dans un excellent article de la revue Foreign Affairs de février 2002, Michael Howard fait état d’une "erreur" magistrale commise par Colin Powell, dans son discours au lendemain des attentats, lorsque celui-ci qualifie les évènements non plus d’urgence sécuritaire (emmergency) mais de guerre contre le terrorisme. Le terme de "guerre" leur a, en effet, donné une légitimité qu’ils cherchaient, une reconnaissance de combattants. Les combattants de l’IRA ont longtemps recherché cette légitimité qui leur a toujours été refusée, les reléguant au rang de "hors la loi". La pudeur dont font preuve les dirigeants du monde est nettement influencée par ces constatations, ce refus de légitimer les actions des terroristes comme des actions de guerre, au sens conventionnel, avec la protection que cela signifie, juridiquement, pour les combattants.
    Aucune remarque pour les autres item.
    Bonne journée

  • permalien Marko :
    15 février 2012 @11h07   « »

    Plupart des guerres sont agressions contre pays souverain a cose de richesse ( pétrole en général)
    Kosovo est une province de Serbie, occupée par l’OTAN depuis l’agression de Serbie et n’est pas un pays indépendant mangées les efforts d’une bonne partie des pays occidentaux...

  • permalien Tristan :
    15 février 2012 @15h04   « »

    @LEUCA Nicolas

    Et si ce n’était pas une erreur ?

    Il me semble que l’archetype du militaire des USA, (Rambo), les avait toujours nommés "guerriers de la liberté" (100% légitime).

    A en croire 1984 d’Orwell, le guerre c’est la paix (et inversement).

    Il est totalement logique qu’Al Quaida soit, de toute éternité, adversaires (ou alliés, c’est la même chose), pour les oppérations de maintien de la guerre.

    Rien a voir avec les vulgaires hors-la-loi (qu’il faut juste savoir aimer) de l’IRA.

  • permalien ben ramden :
    15 février 2012 @15h47   « »

    c’est ce qu’on dit parfois à défaut d’une veritable motivation pour la carriere des armes:militaire par convocation et non pas par vocation.partout au monde les armée se professionnalisent de plus en plus,mais il réste pour une certaine jeunesse un passage obligé au moins pour comprendre le jeu des hierarchies et acquerir l’esprit volontariste.savoir se défendre dans la vie de tous les jours et savoir bien tricher sans etre un veritable tricheur.

  • permalien patrice :
    15 février 2012 @17h10   « »

    @Ben ramden
    Je doute fort du fait que le service militaire pourrait apporter à qui que ce soit un mieux être ou une performance accrue. Du temps où cela existait encore en France, le hasard faisait que l’on tombait, soit sur une caserne où personne ne faisait rien, et où l’on apprenait surtout à picoler en jouant à la belote, soit sur une caserne d’allumés, où les esprits faibles subissaient un véritable lavage de cerveau.
    Quant aux jeunes qui s’engagent, ils sont généralement envoyés dans des pays où le stress lié aux conditions de vie totalement anormales fait d’eux des psychopathes définitivement irrécupérables. On dépense donc des fortunes pour transformer en dingues de jeunes ratés. Tout ça, pour rien.
    En effet, le peu de profit que notre pays retire des guerres va dans la poche de multinationales qui ne paient pas d’impôts en France, comme Total.
    Juste pour mémoire, le budget de la Défense frise les 40 milliards d’Euros. (impôt sur le revenu : 50 Milliards d’Euros).
    Question : Ça nous rapporte quoi ? Ça sert à quoi ? Toutes les guerres aux quelles nous avons participé depuis 1945 étaient inutiles. Et, la seule fois où le pays a été attaqué, c’est à dire en 1939, le pays est tombé en 3 semaines.
    Les suisses n’ont pas d’armée. Ils n’emmerdent personne. Et pourtant, leur pays est imprenable. Et leur système de défense ne leur coûte que trois francs, six sous...trois francs suisses...Tout de même.

  • permalien Shanaa :
    15 février 2012 @18h00   « »

    La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix ; c’est elle qui donne de la vigueur aux empires ; elle maintient l’ordre parmi les citoyens ; elle laisse aux lois la force qui leur est nécessaire ; elle favorise la population’, l’agriculture et le commerce ; en un mot, elle procure au peuple le bonheur qui est le but de toute société. La guerre, au contraire, dépeuple les États ; elle y fait régner le désordre ; les lois sont forcées de se taire à la vue de la licence qu’elle introduit ; elle rend incertaines la liberté et la propriété des citoyens ; elle trouble et fait négliger le commerce ; les terres deviennent incultes et abandonnées. Jamais les triomphes les plus éclatants ne peuvent dédommager une nation de la perte d’une multitude de ses membres que la guerre sacrifie ; ses victoires même lui font des plaies profondes que la paix seule peut guérir. Damilaville.

  • permalien Shanaa :
    15 février 2012 @19h09   « »

    Ces passions, allumées ou entretenues par des ministres ambitieux ou par des guerriers dont la profession est incompatible avec le repos, ont eu, dans tous les âges, les effets les plus funestes pour l’humanité. L’histoire ne nous fournit que des exemples de paix violées, de guerres injustes et cruelles, de champs dévastés, de villes réduites en cendres. L’épuisement seul semble forcer les princes à la paix ; ils s’aperçoivent toujours trop tard que le sang du citoyen s’est mêlé à celui de l’ennemi ; ce carnage inutile n’a servi qu’à cimenter l’édifice chimérique de la gloire du conquérant et de ses guerriers turbulents ; le bonheur de ses peuples est la première victime qui est immolée à son caprice ou aux vues intéressées de ses courtisans. Damilaville.

  • permalien Shiv7 :
    15 février 2012 @19h23   « »

    patrice

    Les suisses n’ont pas d’armée. Ils n’emmerdent personne. Et pourtant, leur pays est imprenable. Et leur système de défense ne leur coûte que trois francs, six sous...trois francs suisses...Tout de même.

    Deux ou trois choses :

    La suisse pas d’armée ? Tout les Suisse de 20 ans doivent faire leurs service militaire.

    J’ignore quel pourcentage du budget Suisse y passe, mais assurément plus de trois francs, et c’est des francs suisse..
    En outre la Suisse fabrique des armes et les exportent, les suisses ayant refusés récement par voix de vote d’arrêter ce commerce.

    Le pays imprenable ? Vous feriez sans doute plaisir aux militaires mais je doute que celà soit le cas..

  • permalien jcpres :
    15 février 2012 @19h41   « »

    Laissons le point de vue politique pour aborder ce sujet. Et rappelons une maxime latine qui, hélas, prévaut toujours actuellement : "Civis pacem, para bellum." C’est par cette citation sous aspect de préambule que les nations se sont pensées, confrontées à d’éventuels ennemis, en conurbation des frontières terrestres, au demeurant idéologiques ! Pas un siècle, voire même une décennie sans que la planète ne connût un conflit armé, une guérilla ou tout autre forme militarisée d’hostilité humaine ! On aurait tendance à déduire que ce phénomène fait partie de l’entité intrinsèque des êtres voués à se conquérir au moindre incident politique. Autrefois animés par deux blocs se partageant l’idéologie de la planète, les pays se sont ralliés à une cause qui est encore à l’origine des conflits sanglants actuels.
    La guerre est-elle donc incontournable du processus de paix engagé par les états qui en ont le plus souffert et qui pourtant sont directement impliqués dans cet imbroglio géopolitique ? Il suffit de se tourner vers le passé et de constater que la plus effroyable d’entre elles, celle qui décima dans des camps, femmes, enfants, vieillards et nouveaux nés, etc., etc. n’a guère servi d’exemple pour prévenir celles d’aujourd’hui.
    Alors, dire qu’il n’ y a pas de guerre juste est d’une évidence peu crédible qui semble ne pas trop influencer les Nations Unis, très timides à l’encontre de la Syrie...
    Jean Canal de presselibre.fr

  • permalien Shanaa :
    15 février 2012 @20h32   « »

    La guerre est devenue un business comme un autre, avec sous traitance et entreprises privées ; elles sont prises à la légére et vendu comme n’importe quel produit : Guerres propres, bombardements ciblés, incursions, frappes chirugicales.
    Les décideurs de guerres modernes ne la font pas, n’y envoient pas leur progéniture : Ils se planquent !
    Ramés, Alexandre le grand, Napoléon étaient, eux, au coeur des combats, au côté des soldats !

  • permalien deMontigny :
    15 février 2012 @22h39   « »

    Att. Yvan

    "On ne meurt plus pour la Patrie, mais pour échapper au chômage"

    On pourrait lire Voltaire au sujet de ces soldats : "Des milliers d’assassins enrégimentés, courant d’un bout à l’autre du monde, exercent le meurtre et le brigandage avec discipline pour gagner leur pain, parce qu’ils n’ont pas de métier plus honnête".

    Très à-propos, malgré les centenaires qui nous séparent...

  • permalien elboukar :
    16 février 2012 @02h17   « »

    La France et l’Europe ont vendu leurs âmes au diable depuis qu’ils ont accepté le "plan marchal " c’est delà que découle l’étouffement économique et militaire. En plus, les organisations internationales sensées garantir la paix dans le monde semblent oeuvrer au service d’une seule nation, sinon comment comprendre qu’un soldat américain puisse donner de l’ordre à un général français ?! France doit revoir son " m’as-tu vusme " au lieu du suivisme des chantages des autres qui savent sur quelle base ils agissent !

  • permalien Yvan :
    16 février 2012 @08h44   « »

    @ deMontigny

    « La raison en est, que de pareils soldats servent sans aucune affection, et ne sont engagés à porter les armes que par une légère solde ; motif sans doute incapable de les déterminer a mourir pour celui qui les emploie. Ils veulent bien être soldats tant qu’on ne fait point la guerre ; mais sitôt qu’elle arrive ils ne savent que s’enfuir et déserter. » (Machiavel - Le Prince - 1515- à propos des mercenaires)

  • permalien ben ramden :
    16 février 2012 @14h22   « »

    " aprés quoi,sire,vous ferez ce que faisait charlemagne,qui scellait ses ordonnances avec le pommeau de son épée et les faisait respecter avec la pointe."
    ALEXANDRE DUMAS,le pape des évangiles.

  • permalien patrice :
    16 février 2012 @14h34   « »

    "Si vis pacem, para bellum"...et non : civis....
    La suisse est dotée d’une armée défensive de conscrits, équipés d’armes légères. Son budget annuel est de 4.3 milliards de Francs suisses. L’armée suisse est mobilisable en 24 heures. Chaque citoyen possède une arme performante à domicile. Des armements plus lourds et des munitions sont dissimulés dans des caches sur tout le territoire. Ce système de défense est si redoutable que même Hitler a renoncé à attaquer la confédération, où chaque habitant serait devenu une sorte de "résistant" parfaitement équipé, parfaitement entraîné, et connaissant parfaitement le terrain. L’armée suisse est formée par des professionnels, et dirigée par des civils, généralement, des chefs d’entreprise ou des cadres dont la mission est d’organiser la défense de la région où ils exercent leurs fonctions dans le civil. Chaque "groupe" local est totalement autonome.
    La fonction de cette armée au demeurant très démocratique est la défense du territoire. La Suisse est neutre. Elle n’a jamais participé à l’invasion d’un territoire étranger.
    Si toutes les armées du monde étaient calquées sur ce principe, il n’y aurait plus de guerre, et un coup d’état militaire deviendrait impossible. En revanche, la dispersion des armes au sein de la population serait sans doute ingérable dans un pays peuplé de fanatiques, ou un pays où sévissent de graves inégalités sociales.
    D’une certaine manière, l’Afghanistan est doté d’un armée de ce type, avec les conséquences que l’on sait. C’est également, comme la Suisse, un pays de montagnes, donc facile à défendre contre les étrangers, mais, dans le même temps, propice aux guerres civiles.
    Autre exemple : La Corse, où les habitants ont viré les nazis sans aide extérieure, mais également, où la population prend souvent les armes à mauvais escient.
    Ceci étant posé, je ne préconise rien de particulier pour la France, si ce n’est une politique de défense, et l’abandon des coûteuses et inutiles opérations extérieures, dont le seul et unique but est de faire gagner de l’argent à des gens qui ne paient pas d’impôts en France.

  • permalien Shanaa :
    16 février 2012 @15h01   « »

    "La guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux militaires", disait Georges Clémenceau !
    Or, aujourd’hui, on voit des guerres allumées çà et là, des soldats occidentaux équipés hi tech, abreuvés de jeux vidéos, probablement formatés, voire drogués, dans tous les cas livrés à eux-mêmes face à des civils en milieux urbains !
    On peut dire que ce sont donc des guerres menées contre des civils, ou parfois, contre des groupes en raison de leur appartenance religieuse ! Ici il n’y a pas, comme dans les guerres d’autrefois, une armée avec son chef, face à une autre armée !
    Qu’on voudrait dépeupler certains états on ne s’y prendrait pas mieux !
    La question est donc pourquoi les civils, les femmes, en tant de guerre, sont privés d’armes pour sauver leur vie et leur honneur ?
    D’autant plus, que la concentration urbaine est une circonstance aggravante quand les militaires bombardent en faisant des dizaines de "sorties" par jour, donc des tonnes de bombes aveugles sur des civils, sur les infrastructures, les écoles, les hôpitaux, ect...
    Tous les civils du monde devraient se sentir concernés par les guerres qu’une infime poignée de gens décident mais ne la font pas !
    L’autre aspect du probléme, c’est que les dirigeants occidentaux ont la manie de régler leur problémes internes par des guerres, comme en temps de crise ou pour valoriser un pouvoir devenu impopulaire.
    Si les états occidentaux se font des guerres économiques, ils exportent leurs vraies guerres chez les autres ! Ils détruisent ce que d’autres ont emprûnté au FMI pour construire ! Ainsi, ils ramassassent une double mise et, cerise sur le gâteau, font reconstruire ce qu’ils ont détruit par leurs entreprises au frais du peuple qu’ils ont envahi !

  • permalien ben ramden :
    16 février 2012 @15h25   « »

    la suisse aussi a été un jours l’un des fournisseurs d’arme au régime d’hapartheid de l’afrique du sud.dans ce cas là il n’a jamais été un pays neutre.les armées doivent en effet avoir en principe une premiere vocation la défense nationnale.malheuresement ce concept,n’a aucune valeur actuellement.on peut intervenir à quelque 12 000 k de chez soi pour pretendre se défendre contre un ennemi,imaginaire ou reeel.ou bien mener des guerres par des armes interposées,c’est ce que a été fait à srilanka,des milliers de morts pour rien.ironie du sort,les deux billégerants n’avaient qu’un seul fournisseur d’arme.celui -ci agissait dans l’ombre et chercher a faire eterniser cette guerre stupide pour réaliser le maximum de profit.les deux partis antagonistes n’ont découvert cette réalité amer que trop tard.un militaire doit etre forcément quelqu’un de clairvoyant,la défense national commence par la consolidation du front interieur et la culture de la paix sociale.les militaires sont des gens tout terrain ils savent tres bien analyser et prevoir pour pouvoir gerer les situations de crise.

  • permalien patrice :
    16 février 2012 @16h53   « »

    @Ben ramden
    Ne confondons pas tout !
    La Suisse est neutre, c’est à dire qu’elle ne mettra en branle son armée que dans le cadre exclusif de la défense de son propre territoire. Sa constitution ne lui interdit, ni de vendre des armes aux autres pays, ni de recueillir les dépôts d’argent des dictateurs corrompus.
    On peut, bien entendu, dénoncer ces pratiques, tout en approuvant un système de défense efficace et, je le répète, peu onéreux. (3.6 milliards d’Euros).
    A noter également le fait qu’une défense européenne qui s’interdirait toute agression hors de frontières de l’UE serait encore plus économique, et sans doute tout aussi efficace. Le budget français de l’armée serait probablement divisé par quatre. Hollande veut faire 50 milliards d’économies. En voilà déjà 30 de trouvés.

  • permalien patrice :
    16 février 2012 @17h01   « »

    ....Ceci dit, il est vrai que la Suisse est 16 fois plus petite que la France, et qu’elle ne compte que 7.5 millions d’habitants. Ils n’en n’ont d’ailleurs que plus de mérite à avoir fait peur à Hitler, lequel a conquis la Belgique en une journée.

  • permalien leconteurdeminuit :
    16 février 2012 @17h13   « »

    aucune guerre n’est l’oeuvre du bon dieu , ca toujours ete faconnee par des mains humaines qui convoitent tel ou tel interet.
    chaque epoque a ces guerres mais nous assistons depuis le 20 eme siecle des lobbys collegiales de guerre qui font tout pour ramener deux Etats en guerre pour pouvoir vendre leurs armes < IRAN - IRAK > plus d’un million de mort pour rien. ce qui ramene a croir que le soldat du 21 eme siecle se poserait des questions sur les futurs guerres a venir avant de porter le treillis et s’en foutrait bien des hommages post mortuim une fois enleve de la vie par les balles des lobby militaro-industrial enemy.

  • permalien morse89 :
    16 février 2012 @21h22   « »

    La guerre n’est pas inéluctable et l’éloignement de ses risques doit être anticipé et organisé par des personnes capables de profondeur stratégique et de vision historique. En plus, il faut y rajouter une perspicacité humaine et indépendante que sont loin d’avoir nos prétendus "leaders". Ceux-ci, et en particulier, le re-postulant à l’investiture présidentielle et son entourage servile, n’ont qu’une idée en tête, servir le Grand Ami et son pitbull moyen oriental. Une allégeance ne signifie pas en soi preuve de vision sur le long terme et d’assurance sur l’avenir, elle indiquerait plutôt une tendance lourde à rester borné.

    Cette situation extraordinaire fait que nous pouvons entrer dans n’importe quelle nouvelle guerre avec les risques considérables de catastrophe et de dévastation. La France avec son "leader" importé pseudo charismatique peut maintenant s’attendre à tous les risques internes et externes. Réélu, il faut s’attendre à de nouvelles guerres à tous points de vue idéologiques, raciales et communautaristes : les judéo-chrétiens avides de pétrole liés par un pacte de sang avec les wahabistes et les salafistes avec des supplétifs d’"Al Qaida", des mercenaires enrôlés un peu partout dans ces pays déchirés. L’ennemi actuel est représenté par l’Iran, la Syrie, le Hamas, et le Hezbollah que la Nouvelle Alliance veut écraser par tous les moyens, pour aller plus loin ensuite (Russie, Pakistan, Azerbaidjan,etc...)
    L’Occident se repaît, du moins les classes décervelées qui soutiennent cette idéologie, il se repaitra jusqu’au jour où les retombées négatives arriveront en Europe : l’incroyable légèreté de cette croyance "qu’il faut aller encore plus avant pour défendre nos valeurs, c’est à dire faire comme au Viet Nam ou en Irak et continuer encore..", mais avec des moyens plus sohistiqués de terreur aérienne ou préventive.

    Les nations occidentales (leurs "élites" dirigeantes en réalité) sont totalement idéologisées et n’ont plus la capacité de dire non devant l’inommable, de dire non à leur penchant irréversible à répéter encore et encore des désastres humanitaires. En suivant comme des petits chiens les ordres venus d’Israel et des USA, ils sont déjà prêts à bombarder massivement la Syrie et l’Iran, pensant être gagnants dans cette affaire. Ils entraineront leurs peuples dans des cycles guerriers qu’ils n’imaginent même pas. Ces va-t-en guerre doivent être stoppés, arrêtés et jugés, pendant qu’il est encore temps.

  • permalien ben ramden :
    16 février 2012 @23h59   « »

    @patrice
    " la guerre, ce jeu que les hommes ont inventé pour rester entre eux"à cette réflexion de jean giraudoux,le genéral joffre aurait répondu par cette confidence :"si les femmes au travail dans l’usine s’arretaient vingt minutes les alliés perdaient la guerre..."en 1918 elles sont 500 000"munitionettes"ou"obusettes" à travailler pour l’armement.une journaliste de l’epoque,marcelle capy,a tenté de partager un moment leur sort :" l’ouvriere toujours debout,saisit l’obus,le porte sur l’appareil dont elle souléve la partie superieure.
    l’engin en place,elle abaisse cette partie,vérifie les dimensions(c’est le but de l’opération),reléve la cloche,prend l’obus et le dépose à gauche.
    chaque obus pése 7kg.en temps de production normale,2500 obus passent en onze heures entre ses mains.comme elle doit soulever deux fois chaque engin,elle soupése en un jour35000kg..aubout de trois querts d’heure,je me suis avouée vaincue...."les maladies(gale du nickel,kératodermie,intoxications,etc)
    pas de medailles,pas de citations"mortes pour la france"pour ces "soldats"inconnus du " deuxieme sexe".

  • permalien ben ramden :
    17 février 2012 @00h34   « »

    @patrice
    jeudi 27 aout 1914
    de loin la pensée vigilante des méres nous fait comme une enveloppe mystérieuse à notre ame s’emmitouflant à moindrefroid et à moindre peur.un peu de la tiedeur d’un sein y reste encore,et c’est d’une douceur triste et profonde,un peu trouble,comme les choses qui nous dépassent ou nous viennent de trés loin.oh !reseau léger,réseau exquis qui palpite devant les bottes comme une fine toile d’arraignée au vent du matin frais,dans une crainte continuelle.
    et parfois dans le soir,de grands élans de tendresse nous secouent.on a marché,on lutte tout le jour,l’effort physique étouffait en nous la pensée.tels des betes fauves on allait les sens tendus,le coeur bandé comme un ressort neuf.brusquement,un frisson est venu,puis une lassitude infinie et le besoin immense d’etre doux,d’aimer,de faire des caresses,d’avoir des paroles exquises,et de se fondre tout entier dans un seul cri:MAMAN !
    MARCEL RIVIER.

  • permalien ben ramden :
    17 février 2012 @04h37   « »

    @patrice
    pour l’histoire n’oubliez pas ces marocains,morts pour la france.les meilleures soldats,les nobles bergers mieux que les meilleurs guerriers.ben ramden est un officier marocain,il avait comme instructeurs des officiers francais,de familles nobles,c’est un alpiniste,un homme de caractere,un para - comondoil aime certaines france,malgré la guerre d’algerie,la souffrance de mes fréres algeriens que j’aime beaucoup.ils ont beaucoup souffert,moi aussi...ils sont si genereux dans le sacrifice,si nobles comme ces palestiniens...

  • permalien Shiv7 :
    17 février 2012 @11h07   « »

    patrice

    Ce système de défense est si redoutable que même Hitler a renoncé à attaquer la confédération,

    Je doute que ce soit la redoutable armée suisse qui a fait renoncé Hitler, il faut plutôt chercher du coté des banques et des relations ambiguës qu’entretenait l’Helvétie avec les différents belligérants.

    D’une certaine manière, l’Afghanistan est doté d’un armée de ce type, avec les conséquences que l’on sait.

    Le rapprochement est osé.., je crains que l’armée suisses aussi bien dans son organisation que par les soldats qui la compose n’a rien à voir avec l’Afghanistan.

    En outre compter sur les montagnes pour se défendre à l’heure de la super technologie me paraît assez utopique.

    Quand à la neutralité elle est toute relative, la suisse participe à l’OTAN.

  • permalien ben ramden :
    17 février 2012 @13h02   « »

    il est établit que les meilleurs soldats dans les corps d’élite se recrutent parmi les gens de la montagne et aussi les bedouins.l’exemple ces guerriers marocains de la guerre d’espagne,est les gomiers qui ont remporté toutes les batailles décisives au cours de la deuxieme guerre mondiale,des rifains et des berberes.n’oublions pas une certaines descendence négro-africaine loyale.aussi,la garde népalaise redoutable qui se recrute au nepal,des soldats hor-pair.c’est un caractére qu’il faut admirer chez ce soldat,une fiereté innée,une layauté indéfectible et aussi l’amour du terroir et de son fief.l’ecole de guerre,des souvenirs,un esprit de camaraderie,des nuits blanches,des batailles rangées entre copains,des larmes et des joies.desprincipes:ne pas se faire remarquer,savoir tricher,pas de fausse volonté.

  • permalien ben ramden :
    17 février 2012 @15h03   « »

    MARCEL RIVIER
    originaire de bugeaud,en algerie,marcel rivier a été tué le 4 novembre 1914,prés de dikbuck en belgique.il était agé de 21ans.
    son journal de guerre écrit au fil de la mobilisation et celle de sa mort a été trouvé sur son corps.
    ce journal de guerre fut transmis à sa mére,louise rivier,néejalabert,par les autorités militaires.
    DIMANCHE 9 aout 1914
    la guerre est le pradis des soldats et l’enfer des enfants.les souvenirs seuls nous font peur de la mort.s’interdire de penser à ce qu’on aime de peur de sentir vaciller son courage.quelle tristesse ! quel touchant héroisme !

  • permalien patrice :
    17 février 2012 @18h10   « »

    @Shiv7
    En 1939, la Suisse était déjà le coffre fort de l’Europe, et par conséquent, une proie assez tentante. Mais elle était déjà imprenable. Rien n’était prévu pour empêcher une invasion. Mais aucune armée d’occupation n’aurait pu y survivre, sauf à massacrer la totalité de la population, ce qui aurait été aussi difficile à réaliser qu’aujourd’hui en Afghanistan. Rappel : Les Corses n’ont jamais été envahis non plus, pour les mêmes raisons. Les nazis ont occupé les côtes, mais se sont fait massacrer à chaque fois qu’ils se sont risqués dans les montagnes. Au final, ils ont pu voler suffisamment d’armes pour contr’attaquer. Ces armes, ils les ont d’ailleurs toujours, d’où la très grande compréhension du gouvernement français vis à vis des nationalistes.
    Pour en revenir aux suisses, toute personne y résidant est capable de loger une balle dans une boîte d’allumette à 400 mètres. Et elle dispose de l’outil nécessaire à cette prouesse. Toute la montagne suisse est un gruyère (...) farci de caches d’armes, vivres, munitions. La comparaison avec l’Afghanistan n’est pas hors sujet. Accessoirement, les bombardements ne servent pas à grand chose en montagne. Même une arme nucléaire y ferait peu de victimes. Appliquer la stratégie du Blitzkrieg dans un tel contexte aurait été à peu près aussi efficace que la stratégie américaine contre les talibans. 50 tonnes d’obus pour tuer un berger, et, cinq minutes plus tard, cinq ou six soldats tués par des snipers. Hitler a préféré renoncer. Pour une fois, il a eu raison.

  • permalien
    17 février 2012 @22h25   « »

    "lequel a conquis la Belgique en une journée."

    En 18 fois plus de temps et le pays n’a pas la géographie Suisse.
    Face au Blitzkrieg, c’était enterré d’avance.

  • permalien patrice :
    18 février 2012 @16h29   « »

    @inconnu
    Au temps pour moi. Mais, dans le même temps, Hitler conquerrait les Pays Bas en seulement cinq jours. En Belgique, il a surtout été freiné par la contre attaque franco anglaise. Trois semaines plus tard, l’armée française capitulait, suite à une série de fautes stratégiques absolument invraisemblables, comme le maintien à Poitiers des chars modernes.
    Mais il est également vrai qu’organiser une résistance efficace dans un pays plat est presque impossible...mais pas totalement, si on en juge par le rôle joué par cette résistance au moment du débarquement, qui a peut être été décisif.
    Dans tous les cas, notons le fait que la résistance n’est devenue opérationnelle qu’à partir du moment où elle a commencé à constituer des caches d’armes, ainsi que le fait qu’un pays isolé ne saurait résister à une agression de ce type, d’où l’intérêt d’une éventuelle armée européenne, à défaut d’union monétaire.

  • permalien Juba :
    20 février 2012 @11h28   « »

    Le monde a conu des guerres à multiples causes de la coloniale jusqu’à la civile, des clans, humanitaires car la paix n’est plus belle que lorsqu’elle vient après la guerre d’ailleurs un adage Romain disait "Si tu veux la paix, prépare la guerre" Clausewitz disait "La guerre est le prolongement de la politique par d’autres moyens" la guerre est aussi vielle que le monde. Les peuples du monde entier vivent dans la hantise de nouvelles guerres car il y’a une injustice à l’intérieur des Etats, à l’echelle planétaire et à peine, les guerres pour le pétrole touchent à leurs fins avec l’épuisement des ressources voilà qu’on planifie des guerres pour le controle de l’eau de l’Anatolie, du Nil ou je ne sais quoi mais les guerres qui risquent de disséminer l’humanité, ce sont les guerres de religion et la guerre des pauvres contre les riches !

  • permalien ben ramden :
    22 février 2012 @03h10   « »

    oui la guerre qui ose dire son nom.moi,officier subalterne,je ne jure que sur l’hoinneur de ma mere.j’ai fait l’ecole guerre,je ne me suis jamais prostérné devant un etre humain,sauf devant mon roi.
    un prince guerrier,un seigneur,un pur sang marocain,noble .je me rappelle tres bien,notre souverain,un jour,lui qui qui ne se fie qu’aux miltaires les plus devoués et les plus fidéles,fils de ce maroc profond,a fait appel à cet officier,homme de confiance,fils de famille noble,andalouse,un saint- cyrien confirmé.nous étions devant un ennemi redoutable,des russes,des cubains,des viets

    avec le general giap,lui qui sait mieux que quinconque ce que vaut un soldat mareocain,lui est hochi ming,leader incontesté que nos marocains déserteurs de l’armée francaise lui ont juré allegeance.ironie du sort,le general giap a choisi
    son camp,contre nous marocains,monarchistes jusqu’a la dérniere goutte de notre sang.notre honorable general marocain,a répondu à lappel de notre roi,il faudra combattre ces cubains là ou ils se trouvent au sahara ou dans la jungle afraicaine.
    statrionné au cabinda en angola,ces forces cubaines entrainaieint les rebelles katangais pour s’emparer de kolwesi,riche en cuivre..nous les avons pulverisé un par un jusqu’à la riviere le faux pas qu’ils ont empoisonné.notre roi,a dit à ces fidels soldats:débrouillez vous,je ne veux rien savoir,il faut traverssez le faux pas.
    nous avons traversé le faux pas et nous avons obligé ces cubains à la debandade.
    nos amis les para-belges vous diront la verité de ce géneral marocain,qui parle modéstement le langage d’un simple marocain.je regrette en tant que soldat de n’avoir pas eu la chance de participer à cette compagne.

  • permalien Shanaa :
    22 février 2012 @13h30   « »

    Il faut aussi préciser que depuis des decennies, les grands faiseurs de guerres impitoyables sont les USA, avec la guerre des Philippines, celle de Hiroshima et Nagasaki (Japon), celle du Vietnam.
    Les USA ont aussi mené des guerres de basse intensité en Amérique latine en soutenant des tyrans qui ont massacré et torturé leurs propres citoyens ! Ils ont aussi assassiné Salvador Allendé !
    Depuis la chute de l’union soviétique, et donc du déséquilibre de la terreur, les USA et Israél restent des pays qui font des guerres unilatérales, comme en Irak, au Liban.
    Les déstabilisations des pays arabes, la destruction de l’Irak et le chaos en Libye sont le prélude à un remake de Syke Picot qui risque de déstabiliser le monde entier !

  • permalien ben ramden :
    22 février 2012 @21h43   « »

    @shanaa
    vous peut etre qui n’apprecie guerre mes commentaires,moi au contraire j’apprecie beaucoup les votres.un militaire est toujours un homme solitaire,il aime beaucoup la liberté,il sait tres bien sa valeur,il a beaucoup de compassion pour les autres dans la detresse.la bravoure a certainement un sens,etre loyal,aimer une femme comme se battre pour une juste cause,aimer un enfant,un infirme et un viellard,aimer la nature humaine.la guerre est un sale bolot mais quand meme,il faut la faire ne serait ce que pour se défendre.jamais je n’ai immaginé,dans ma tete que je vais un jour tirer sur un etre humain,ça je ne peux l’accépter sous aucun pretexte.mais immaginez ma posture d’homme faible,mais qui a dans son coeur l’amour de la patrie,ma dignité d’etre humain.ailleurs je ne serais qu’un paria,oui je le suis,je l’etais toujours,je me bat chaque jours pour ma dignité,mon droit à la différence...je ne parle que sous l’effet de l’alc...chaque soir comme ce deserteur de l’armée francaise,un ami qui a partagé avec moi ces confidences,un compagnon du general GIAP,il m’a raconté tout son histoire,le géneral à titre honorifique el houmri.
    il a désérté l’armée francaise pour se venger des francais.lui il a compris ce faisant qu’il avait choisi la juste cause.c’etait un élément intelligent,il a epargné tous les prisonniers maghrébins et senegalais,il voulait toujours se venger des francais..c’etait sa conviction.mais moi je ne veux plus de vengence ,je veux vivre en paix avec moi meme et les autres....

  • permalien Shanaa :
    23 février 2012 @12h10   « »

    ben ramden, l’essentiel n’est pas d’apprécier tel ou tel commentaire mais d’échanger des points de vue et, surtout, d’essayer de comprendre ce qui est proche de la réalité dans le flot d’informations contradictoires déversées par les médias.
    Pour en revenir à la guerre ; les femmes et les hommes n’en ont pas la même perception. La guerre est, en effet, déclarée par des hommes de pouvoir dont ils ont le monopole, et elle est faite par des hommes ! Il faudrait analyser, outre l’influence sociale, culturelle, économico-politique, l’agressivité morbide et la libido du màle humain ! Certains les subliment dans des actes positifs d’autres dans l’affrontement morbide !
    Effectivement, on peut essayer de comprendre les guerres défensives, mais les guerres de pillages ou de domination n’ont jamais résolu aucun probléme. D’ou leur aveugle persistance.
    Pour le reste, tout est question de niveau de conscience. Sur ce point, les humains sont inégalitaires ! C’est pour cela, que nous ne pouvons dire que Ghandi est du même niveau de conscience que Hitler ! Ils sont aux antipodes l’un de l’autre !

  • permalien Bachibouzouk :
    24 février 2012 @17h52   « »

    Franchement, quelle bassesse dans la majorité des posts ! On sent le civil frustré qui aime à se faire passer pour un glorieux mutilé des forces spéciales : c’est à mourir de rire. Sans compter les lieux communs minables et les histoires à dormir debout. Comme toujours, la pollution "made by Internet" se retrouve ici aussi.
    C’est d’autant plus dommage que l’article est accessible et bien constitué.
    Un vrai gouffre entre la lecture d’un CR bien ficelé et de piteuses histoires de basse-cour. Désolé mais ça me fait du bien de le dire.
    Comme disait Coluche : "Quand on sait pas, on dit pas !"
    Vive la France.

  • permalien Vincent :
    24 février 2012 @18h00   « »

    @ patrice Autant pour moi
    @jean Canal Si vis pacem, para bellum.

  • permalien ben ramden :
    24 février 2012 @18h48   « »

    vraiment un certain commentaire est de la m..dans un bas de soie !je n’aime pas cette façon de parler,certainement d’un inapte ,le dernier du peleton.un introverti emmerdé chaque jours par ses superieures ,trop mou,trop lourd,trop paresseu.les forces speciales ont chiyé devant de simples guerriers somaliens.quelqu’un qui a cet esprit n’a pas de place dans un corps d’elite.avant de dire vive la france, verifiez tres bien si vous n’etes pas vraiment raciste.vous l’etes certainement parceque vous dtestez les civills.c’est de la fioriture.

  • permalien leconteurdeminuit :
    25 février 2012 @13h40   « »

    pour l’afpak ce n’est pas la guerre de l’opuim ? quand on sait que le pavot coute plus cher que le petrol et que ces montagnes regorgent des resources enormes sur ses sols.et l’industrie pahrmaceutique qui beneficient surement de ces tonnes d’heroines tant mieux pour elle au moins ca sauve des vie au lieu de laisser ca a la mafia.dans chaque guerre il y a aussi un effet positive que l’humanite peut beneficier. les futurs guerres ecologiques qui se preparent et les guerres de l’eau sont a venir bientot

  • permalien patrice :
    8 mars 2012 @03h14   «

    @Ben Ramden
    "la guerre est un sale boulot mais quand meme,il faut la faire, ne serait ce que pour se défendre."

    Exact : Pour se défendre, et uniquement pour cela. Croyez moi : Si les pays occidentaux ne se lançaient dans des guerres que pour défendre leur territoire, les marchands d’armes déposeraient tous le bilan. Cela vaut pour nombre d’autres pays. C’est d’ailleurs le problème qui se pose aux militaires. S’engager dans l’armée implique de s’engager le cas échéant dans des conflits iniques. En ce qui me concerne, si on m’avait demandé d’aller combattre en Algérie, j’aurais déserté sans états d’âme.

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