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A propos de la Syrie

jeudi 23 février 2012, par Alain Gresh

Dans une conversation téléphonique entre le président russe et le roi saoudien, ce dernier a affirmé à son interlocuteur que tout dialogue sur la Syrie était « maintenant futile » (agence de presse saoudienne, 22 février 2012). Qu’est-ce à dire ? Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ? Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis.

Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies.

Les causes de la révolte

La révolte en Syrie est née des trois mêmes causes qui ont provoqué, du Maroc à l’Irak, des mouvements de contestation :
— le refus d’un régime autoritaire, de l’arbitraire total de l’Etat et de ses services de répression, de la banalisation de la torture ;
— l’ampleur de la corruption – l’ouverture économique (largement encouragée par l’Occident) ayant abouti à l’accaparement des richesses nationales par une mafia autour du chef de l’Etat –, la richesse ostentatoire d’une petite caste contrastant avec une pauvreté qui accompagne le désengagement de l’Etat (voulu aussi par les conseillers occidentaux) ;
— le poids de la jeunesse. La génération la plus nombreuse de l’histoire qui arrive à l’âge adulte dans les pays arabes et qui, bien que mieux éduquée, ne dispose pas des moyens d’une insertion sociale – du travail, mais pas seulement, également l’exercice des responsabilités – à la hauteur de ses aspirations.

Ces trois facteurs ont permis une victoire rapide des mouvements en Tunisie et en Egypte, plus difficile au Yémen. Il a fallu l’intervention des forces militaires de l’OTAN, qui ont largement brisé le cadre du mandat de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, pour venir à bout du colonel Mouammar Kadhafi. A Bahreïn, le mouvement a été contenu par une intervention des chars saoudiens, mais continue à s’exprimer avec force. Ailleurs, un mélange de concessions politiques (Maroc) et de largesses financières (Algérie, Arabie saoudite) a permis — mais pour combien de temps ? — de contenir la contestation.

Qu’en est-il de la Syrie ? Le président Bachar Al-Assad, qui disposait au départ d’un certain capital de popularité, a cru que la politique régionale menée par son pays (son opposition à Israël et aux politiques des Etats-Unis) le mettrait à l’abri. Il s’est totalement trompé et, au fil des mois, il a tenté de présenter la contestation pacifique comme militarisée, manipulée de l’étranger, dont le but serait de faire disparaître un régime qui s’oppose aux ambitions israéliennes et américaines. Par son refus de s’engager dans des réformes sérieuses et un dialogue avec l’opposition, par son usage indiscriminé de la violence contre des manifestations qui, pour l’essentiel, restaient pacifiques, par un usage généralisé de la torture, il a contribué à la montée de la violence, au passage d’une partie de l’opposition à la lutte armée ; il a, d’un même mouvement, favorisé les ingérences qu’il prétendait vouloir combattre (lire « Jours de tourmente en Syrie », Le Monde diplomatique, août 2011).

Par-là même, il a aidé les desseins de ceux qui ne visent pas à la réforme (ni évidemment à l’instauration d’un régime démocratique), mais préparent une offensive contre l’Iran et espèrent faire tomber avant son principal allié arabe.

Qui peut croire une seconde, en effet, que le régime saoudien cherche à instaurer la démocratie à Damas, lui qui ne reconnaît aucune assemblée élue ? Lui dont le ministère de l’intérieur vient de déclarer que les manifestations dans l’est du pays étaient « une nouvelle forme de terrorisme » ?

Qui peut penser que les libertés sont le motif des déclarations des Etats-Unis, eux qui n’hésitaient pas à envoyer des « terroristes » arrêtés par eux se faire interroger en Syrie (pratique connue sous le nom anglais de rendition), parce que ce pays utilisait la torture ?

Qui peut croire que la démocratie est le souci de Nicolas Sarkozy, lui qui recevait Bachar Al-Assad à Paris en juillet 2008 et lui rendait visite en septembre, soutenait les dictateurs tunisien et égyptien et ne disait mot du massacre de Gaza lors de l’invasion israélienne de décembre 2008 ? Une petite anecdote significative : en ce temps-là, les journalistes du Figaro avaient reçu pour instruction de leur direction de ne plus évoquer dans leurs articles les prisonniers politiques en Syrie.

Pour tous ces pays, et pour Israël (lire ci-dessous), l’objectif est de renverser un régime allié de l’Iran, dans le cadre de la préparation d’une offensive contre ce pays.

Il est évident désormais que nombre de forces, y compris au sein du Conseil national syrien (CNS), poussent à l’intervention militaire, appuyée sur une formidable campagne médiatique.

La bataille pour la Syrie est aussi une bataille de propagande. Le régime l’a perdue depuis longtemps, tant ses affirmations sont souvent grotesques, ses mensonges patents et ses pratiques barbares. Pour autant, les informations qui déferlent 24 heures sur 24 sur toutes les chaînes de radio et de télévision, et qui n’ont souvent qu’une seule source, l’opposition à l’extérieur du pays, sont-elles vraies ? Longtemps les médias ont rejeté les informations sur la mort d’officiers et de policiers, elles sont aujourd’hui avérées ; depuis un an, régulièrement, les médias annoncent que la contestation a atteint Damas. On ne peut que regretter la mort de deux journalistes à Homs et rappeler que le régime, en interdisant la plupart du temps aux journalistes de venir ou de se déplacer, contribue à ce qu’il prétend dénoncer.

On trouvera ici un rapport qui, certes, peut être contesté sur tel ou tel de ses points, mais offre une enquête sur le terrain qui aurait mérité un peu plus d’attention : « Syrie, une libanisation fabriquée », CIRET-AVT et CF2R, 11 février 2012.

Militarisation

A Homs, le comportement des troupes du régime est inacceptable ; elles visent à réduire, non la ville tout entière, mais les quartiers sunnites qui se sont rebellés. Car l’armée fait face à des combattants souvent dévoués et prêts à se battre jusqu’au bout, avec le soutien d’une partie de la population. Si cela explique la violence des combats, la situation ne justifie évidemment pas les exactions du régime. Il est toutefois intéressant de noter que les arguments utilisés contre le Hamas en décembre 2008-janvier 2009 (« ils prennent en otage la population en se cachant parmi elle ») ne sont pas repris dans le cas syrien ; espérons qu’ils seront aussi abandonnés lors de la prochaine attaque israélienne...

Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition — ou certaines de ses composantes, notamment le CNS — n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir. Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie.

Par ailleurs, le CNS est contesté par nombre d’opposants, qui l’accusent d’être dominé par les islamistes, avec quelques figures pro-occidentales pour parler aux médias. Ainsi, un nouveau groupe vient de se créer, le Mouvement national pour le changement (MNC), dirigé par le Dr Ommar Qurabi, ancien président de l’organisation syrienne pour la défense des droits humains (İpek Yezdani, « Syrian dissidents establish new bloc », Daily News, 21 février). Il reproche au CNS de refuser des militants alaouites ou turkmènes.

D’autres communautés, notamment les communautés chrétiennes mais aussi druze (lire Phil Sands, « Syria’s Druze community : A silent minority in no rush to take sides », The National, 22 février) hésitent, non par sympathie pour le régime, mais par crainte du chaos qui résulterait de sa chute sans négociations.

Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime). Un reportage du quotidien libanais Daily Star (23 février) sur l’Armée syrienne libre (ASL) confirme deux éléments que la presse occulte souvent : cette armée a des bases au Liban (et d’ailleurs aussi en Turquie) ; elle n’hésite pas aux représailles confessionnelles, en tuant des alaouites par vengeance (« FSA soldier in Lebanon discloses tactics »). De même, des combattants irakiens se sont joints aux insurgés syriens (lire Tim Arango et Duraid Adnan, « For Iraqis, Aid to Rebels in Syria Repays a Debt », The New York Times, 12 février 2012), y compris des membres d’Al-Qaida, ce qu’a confirmé le département d’Etat américain.

Nous sommes dans une impasse. L’opposition — ou plutôt les oppositions — est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition. On peut même dire que l’avenir du régime est scellé et qu’il n’en a plus que pour quelques mois. La question est donc de savoir si le pays va s’enfoncer dans la guerre civile ou connaître une forme de transition politique qui nécessite, que l’on le veuille ou non, un dialogue.

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre le veto des dirigeants russes et chinois à la résolution du conseil de sécurité des Nations unies du 4 février. Le texte avait été amendé pour tenir compte d’un certain nombre de leurs objections mais il continuait à demander le retrait des troupes gouvernementales des villes sans parler de l’opposition armée, et à faire référence au plan de la Ligue arabe, imposé par l’Arabie saoudite, qui impliquait la mise à l’écart de Bachar Al-Assad. Cette résolution pouvait-elle servir de couverture à une intervention militaire ? De toute évidence, c’est ce qu’ont craint Moscou et Pékin, échaudés par le précédent de la résolution 1973 sur la Libye. On peut comprendre leurs soupçons, tant les déclarations françaises et autres laissent entrevoir une action armée sous prétexte de protéger les populations.

La voie de la négociation

Alors, faut-il ne rien faire ? Non. Mais les possibilités ne se réduisent pas à la seule option militaire. D’une part, les pressions sur la Syrie, notamment dans le domaine économique, existent (elles peuvent être renforcées à condition de cibler les dirigeants, pas la population) et amènent déjà une partie de la bourgeoisie qui soutient le régime à s’interroger. D’autre part, les premières missions de la Ligue arabe, malgré les difficultés, avaient servi à limiter la violence ; c’est l’Arabie saoudite qui a obtenu leur retrait (il faut lire le rapport qu’elles ont publié ; il n’a rien à voir avec ce qu’on en a dit dans les médias, à tel point que ce texte a été longtemps caché) ; il faudrait, au contraire, obtenir que ces missions reprennent et s’étendent. Enfin, contrairement à ce qui s’écrit, ni les Russes ni les Chinois n’ont donné un feu vert à Assad, mais tentent de faire pression sur lui. Comme le rapporte un journal libanais bien informé, les autorités syriennes se sont abstenues, sous la pression des Russes, d’utiliser l’aviation et d’autres armes de guerre à sa disposition, dans leur actuelle répression – de ce point de vue, on n’est pas dans la situation de Hama en 1982 (Al-Akhbar, 22 février 2012).

La voie de la négociation est étroite et prendra du temps. En attendant, des gens meurent… Mais une intervention militaire ferait encore plus de victimes.

De plus, mentionnons un intéressant article de Efraim Halevy, ancien directeur du Mossad et ancien conseiller national à la sécurité, paru dans le International Herald Tribune du 7 février sous le titre « Iran’s Achilles’ Heel ». Il explique, en substance, que le renversement du régime de Damas permettrait d’éviter l’alternative désastreuse : bombarder l’Iran ou intensifier les sanctions, ce qui pourrait pousser le prix du baril au-delà du supportable. En privant Téhéran de son allié syrien, en revanche, on l’affaiblirait considérablement.

10 mars : Le pétrole et son avenir

Université populaire, samedi 10 mars 2012, Paris.

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- Les enjeux énergétiques au Maghreb, au Proche et au Moyen-Orient : pétrole, gaz, nucléaire
Séance 1 : L’avenir du pétrole, et la place du Moyen-Orient, avec Nicolas Sarkis (Directeur du Centre arabe d’études pétrolières et de la revue Le Pétrole et le Gaz arabes, Paris.).
Séance 2 : Violence de la rente pétrolière, Algérie - Libye - Irak, avec Luis Martinez (Directeur de recherche Sciences Po - CERI)
Séance 3 : De nouvelles énergies au Moyen-Orient ?, par Jean-Pierre Séréni (Journaliste)

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241 commentaires sur « A propos de la Syrie »

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  • permalien K. :
    25 février 2012 @19h52   « »

    Il est toujours étrange de voir quelqu’un comme Sultan al Qassemi- une des grandes stars parmi les blogueurs arabes évoluant dans la blogosphère anglophone- prendre des poses de révolutionnaire quand on sait ce qu’il avait répondu en 2009 à Johann Hari concernant le traitement par son pays (Dubai) des travailleurs étrangers.

    Sultan is furious. He splutters : "You don’t think Mexicans are treated badly in New York City ? And how long did it take Britain to treat people well ? I could come to London and write about the homeless people on Oxford Street and make your city sound like a terrible place, too ! The workers here can leave any time they want ! Any Indian can leave, any Asian can leave !"

    But they can’t, I point out. Their passports are taken away, and their wages are withheld.

    "Well, I feel bad if that happens, and anybody who does that should be punished. But their embassies should help them."

    They try. But why do you forbid the workers – with force – from going on strike against lousy employers ?

    "Thank God we don’t allow that !" he exclaims. "Strikes are in-convenient ! They go on the street – we’re not having that. We won’t be like France. Imagine a country where they the workers can just stop whenever they want !" So what should the workers do when they are cheated and lied to ? "Quit. Leave the country."

  • permalien K. :
    25 février 2012 @20h06   « »

    L’excellent Ben Wedeman de la (généralement lamentable) CNN :

    The deeper I get into the Great Arab Revolt, the more complicated it becomes. Buckle your seatbelts, ladies and gentlemen. Turbulence ahead.

  • permalien Shanaa :
    25 février 2012 @20h51   « »

    La "libanisation" de la Syrie est un risque pareil à celui de "l’irakisation" de la Libye. Cette derniére compte 6 millions d’habitants dont un gros pourcentage de pro-Khadafi !
    Selon amesty international et médecins sans frontiéres l’instabilité régne encore :

    "La torture pratiquée dans des centres de détention

    En janvier et au début du mois de février 2012, des délégués d’Amnesty International se sont rendus dans 11 centres de détention utilisés par diverses milices dans le centre et l’ouest de la Libye ; dans 10 de ces centres, des détenus ont affirmé avoir été soumis à la torture ou à d’autres formes de mauvais traitements sur place, et ont montré à Amnesty International des lésions résultant d’abus récents. Plusieurs détenus ont dit avoir avoué des viols, des meurtres et d’autres crimes qu’ils n’avaient pas commis, dans le seul but que la torture cesse." Amnesty international.

    Depuis septembre, au moins 12 personnes placées en détention par des milices sont mortes à la suite d’actes de torture. Leurs corps étaient couverts d’hématomes, de plaies et d’entailles, et certaines avaient eu les ongles arrachés.

  • permalien Shanaa :
    25 février 2012 @21h16   « »

    En Libye il a fallu l’intervention étrangére pour la bonne raison qu’une partie importante du peuple libyen était et, est toujours fidéle à Khadafi. C’est un fait qu’on le veuille ou pas ! C’est pourquoi élection ou pas la stabilité sera difficile !
    En revanche, Moubarak et Bin Ali étaient détestés par une forte majorité ! Donc la stabilté est fort probable. De plus, l’armée egyptienne est forte, aime son pays et est prête à le défendre. Les fréres musulmans égyptiens sont politisés, organisés, rodés. Ce sont des atouts forts pour la stabilité. Par contre, l’économie est un probléme crucial. La chute du tourisme et le manque de confiance des investisseurs ont obligé l’Egypte à emprûnter au FMI.
    La Syrie sera aussi tourmentée que la Libye à cause du nombre important de pro-Assad ! Ce dernier tout comme Khadafi sont bien vus dans le monde arabe ! Qu’on le veuille ou pas !
    Il ne s’agit donc pas de "pleurer" la chute de dirigeants qui ont obei aveuglément aux dictats des puissants pour le malheur de leurs peuples, mais il s’agit de savoir ou on va et avec qui ! Sinon une dictature religieuse remplacera l’autre !
    En effet, on a pas souvent entendu les mots : état de droit, égalité, abolition de la torture, abolition des traitements dégradants. N’est-ce pas x ?

  • permalien gloc :
    25 février 2012 @21h46   « »

    Shanaa : En Libye il a fallu l’intervention étrangére pour la bonne raison qu’une partie importante du peuple libyen était et, est toujours fidéle à Khadafi.

    Vous pouvez même aller jusqu’à dire que la totalité des Libyens encore vivants étaient fidèles à Kadhafi, puisqu’il éliminait systématiquement toute opposition. Au point que l’expression "opposant libyen" était un oxymore jusqu’au début de la révolution.

    Ce qui explique pourquoi le plupart des membre du CNT étaient d’anciens séides du pouvoir du Guide.

    Ce qui est paradoxale, c’est que l’expression "assassinats des opposants libyens" est toujours employée par la presse, bien qu’avant la révolution elle désignait les assassinats dont les opposants éphémères étaient victimes, et aujourd’hui, elle désigne, les victimes des assassinats commis par les opposants.

    Les opposants à quoi d’ailleurs, puisque le pouvoir de Kadhafi est tombé, comme tous les pouvoirs des dictateurs, avec le dictateur.

  • permalien Sakhra :
    25 février 2012 @22h14   « »

    Et l’ Otan, après avoir ravagé la Libye, laisse le peuple libyen s’entretuer
    .
    Libye -les affrontements reprennent dans l’oasis de Koufra

    http://www.maghrebemergent.com/actu...

    ...Al jazeera ne voit rien, les "démocraties" du Golfe, de l’Arabie et de l’Occident ,qui somment Assad de respecter les "droits de l’homme", ne voient rien....
    @ Gloc,
    Kadhafi a été éliminé, mais il y a une autre autorité reconnue par l’ONU, qui est à la t^te de l’Etat libyen, et qui représente l’Etat libyen :Il s’agit du CNT.Les opposants libyens ont le droit de s’opposer à cette autorité, à moins que ce soit interdit ?

  • permalien Shanaa :
    25 février 2012 @22h46   « »

    Gloc, je parlais des libyens lambda qui aimaient et qui aiment Khadafi, sans contrainte. Probablement qu’avant d’être un "tyran", il incarnait aussi l’histoire de la Libye, des prises de position courageuses, des réalisations utiles au peuple, etc...
    Il ne manque pas d’admirateurs dans le monde arabe et africain, et son exécution a choqué autant que celle de Saddam !

  • permalien X :
    26 février 2012 @00h16   « »

    L’entêtement du guide à causer la destruction de ce qui existait de l’état en Libye. Il était décidé à rester ou laisser un big shit aprēs lui. C’est ce qu’il a fait. Le soulēvement en caractérise par plusieurs apspects :

    - L’état a été démantelé en garnde partie,

    - L’armée et les services de sécurité et de polices ont été coupés en deux pendant le conflit pour être presqu’entièrement dēmantelé aussi,

    - la structure de la société libyenne a fait que certaines tribus ont pris position pour Kadhafi, d’autres ont été aussi partagés,

    - pour se déffendre contre la brutalité des forces de Kadhafi et ses mercenaires, les insurgés se armés, se sont organisé en mélices dont la loyauté allait avant à leur régions et leurs tribus, comme il y’avait aussi des mélice pro Kadhafi,

    Aujourd’hui :

    - L’état n’est pas encore construit,

    - Certaines mélices refusent de se désarmer,

    - Des conflits, subsistent ainsi que des rēglements de compte entre les révolutionnaires et les anciens loyalistes de Kadahafi. Plusieurs ont leurs propres prisons, leur tērritoire leurscarmes et sont hors du contrôle du CNT.

    - Le CNT ne peut pas désarmer ses anciens alliés par la force et se trouve dans une situation trēs dēlicate.

    Il y’a peut ētre d’autres chose mais en gros c’est un rēsumē.

    Alors les conspirationnistes à leur tēte Sakhra et Shanaa ne voient dans la violence que la main cachée de Washigton, Londres et Tel Aviv ! Tout ça parce que l’Otan a été impliqué. En ce qui me concerne le destin des libyens est dēsormais entre les mains des libyens. La coniration est de la pure foutaise.

    Sanaa : arrēter de prendre les gens pour des cons, Kadhafi, couronnē roi des rois d’afrique ētait aimē des africains en raison de dizaines de milliards dépensés pour son propre ēgo. Sans prendre l’autorisation de personne.

  • permalien X :
    26 février 2012 @01h00   « »

    Sakhra :
    25 février @22h14
    Et l’ Otan, après avoir ravagé la Libye, laisse le peuple libyen s’entretuer

    Si je comprend bien maintenant Sakhra, reproche à l’Otan de ne pas envoyer des forces au sol pour s’interposer entre les libyens. Rien de moins ! Tout est à cause de l’occident. Une autre conspiration.

  • permalien patrice :
    26 février 2012 @01h44   « »

    @Shanaa
    "De plus, l’armée egyptienne est forte, aime son pays et est prête à le défendre. Les fréres musulmans égyptiens sont politisés, organisés, rodés. Ce sont des atouts forts pour la stabilité."
    L’armée égyptienne soutenait Moubarak jusqu’à ce que les américains leur ordonnent de le virer. Les militaires n’ont donc jamais lâché le pouvoir, ce qui, en effet, constitue un élément de stabilité pour ce système dictatorial qui devra cependant désormais composer avec les Frères musulmans et les intégristes. Notez le fait que j’ai la charité de considérer les Frères comme des modérés.
    Mais, en résumé, l’Egypte va ployer désormais sous le double poids du sabre et du goupillon. Mauvais plan pour les jeunes démocrates qui ont lancé le mouvement. Mais, en effet, ce pays va demeurer stable, d’autant plus stable que les militaires alliés aux américains garderont le dernier mot, au cas où les religieux voudraient aider les palestiniens, par exemple.

  • permalien patrice :
    26 février 2012 @02h02   « »

    @X
    "Alors les conspirationnistes à leur tēte Sakhra et Shanaa ne voient dans la violence que la main cachée de Washigton, Londres et Tel Aviv ! Tout ça parce que l’Otan a été impliqué. En ce qui me concerne le destin des libyens est dēsormais entre les mains des libyens. La coniration est de la pure foutaise."
    La description que vous faites des évènements est loin d’être fausse, mais il n’en reste pas moins qu’il y a bien eu complot de la France, de la Grande Bretagne, et des USA, en vue de renverser Kadhafi, après avoir menti aux Chinois et aux Russes, qui n’avaient pas donné mandat aux occidentaux pour déstabiliser ce pays, y faire d’importantes destructions, et assassiner Kadhafi pour l’empêcher de parler. Le terme conspirationniste ne doit pas être mis à toutes les sauces. Il ne désigne que les gens qui accusent Bush d’avoir dynamité le World Trade Center.
    Mais il est quand même permis de dire que les américains ont menti sur les ADM, ou sur la responsabilité supposée de Saddam dans ces attentats. Et, dans ce cas, on a bel et bien à faire à une conspiration, avec production de faux documents et de faux témoignages, dans le but d’anéantir un pays qui avait pourtant déjà beaucoup souffert.
    Il est vrai que Kadhafi était un dictateur. Problème : Tous les pays pétroliers du Golfe subissent une dictature. Kadhafi était loin d’être le pire. Même chose pour Ben Ali, qui, au début de son règne, a fait pas mal de bonnes choses. A la fin, par contre...

  • permalien X :
    26 février 2012 @06h27   « »

    @ Patrice :

    .....mais il n’en reste pas moins qu’il y a bien eu complot de la France, de la Grande Bretagne, et des USA, en vue de renverser Kadhafi, après avoir menti aux Chinois et aux Russes, qui n’avaient pas donné mandat aux occidentaux pour déstabiliser ce pays, y faire d’importantes destructions, et assassiner Kadhafi pour l’empêcher de parler.

    Ma lecture était que les libyens avant tout le monde était décidé d’en finir avec Kadhafi, avant d’intervenir l’occident lui a proposé à plusieurs reprise de quitter le pays, ce qu’il a refusé.

    Complot ou pas il était fini. Vous vous baser sur quoi pour dire qu’il y’a eu complot ? Et que ce complot a été executē. Quoi qu’il en soit Kadhafi ētait décidē à garder le pouvoir ou mourir.

    Le terme conspirationniste ne doit pas être mis à toutes les sauces.

    Nos conspirationnsites pensent que les révolutions arabes (relisez Chanaa) étaient préparées pensées et executées suivant des complots....conspirationnaites leur va trēs bien et ça dit ce qu’on veut dire.

    Il est vrai que Kadhafi était un dictateur. Problème : Tous les pays pétroliers du Golfe subissent une dictature. Kadhafi était loin d’être le pire. Même chose pour Ben Ali, qui, au début de son règne, a fait pas mal de bonnes choses. A la fin, par contre...

    Les peuples tunisien egyptien et lybien ont montré qu’il ne voulaient plus ētre gouverné par des dicateteurs et qu’ils était prêts à faire les sacrifices qu’il faut pour ça. Ils méritent leur liberté. Les dictateurs et roitelets de golfe sont peut être pire mais les peuples de ces pays n’ont pas encore montré assez d’intērēt pour le changement. Les conspirationnistes passent leur temps à reprocher toute sorte de chose à l’accident, moi je pense qu’il faut que les peuples décident qu’ils veulent la liberté. Mēme pour la conduite des voitures par les femme il n’y a pas de consus. Les saoudiens ne méritent pas la dêmocratie pour le moment et ne sauront pas quoi faire avec. Alors laisser les saoudiens vivre dans la merde qu’ils ont l’air d’aimer.

  • permalien bonhomme :
    26 février 2012 @11h23   « »

    Encore un article d’Alain Gresh sur la Syrie qui révèle un "deux poids deux mesures" aussi révoltant que celui qu’il impute (à fort juste titre d’ailleurs) à l’Occident dans la question Israëlo-palestinienne ou le nucléraire iranien.

    Le coeur de la crise syrienne tient à des dynamiques internes : un régime a déclaré la guerre à sa population, comme jadis en Argentine ou en Algérie, avec son cortège de massacres, de tortures, de viols, à commencer par les enfants ; les morts approchent le dizaine de millier, les blessés des dizaines de milliers, les détenus plus de 50 000. Si les connexions existent avec la géopolitique régionale elles demeurent relativement limitées et c’est le pourrissement voulu par le régime qui en est seul responsable, alors que le peuple a su et parvient toujours avec un courage admirable et à mains nues à résister à l’oppression et sans renier sa recherche de dialogue inter-confessionnel.

    Si la confrontation armée a fini par surgir, elle demeure pour le peuple un dernier recours et un moyen de défense face à une terreur omniprésente.

    Effectivement des risques d’effets collatéraux croissants existent à mesure que la crise s’aggrave, mais ils restent pour le moment finalement assez limités quand on regarde le Liban.. Et la société syrienne, tétanisée par le spectre irakien, a jusqu’à maintenant résisté au piège de la guerre confessionnelle dans laquelle le régime cherche justement à la faire entrer

    Certains Etats pas particulièrement sympathiques vont sans-doute tirer leur épingle du jeu. Et puis ?... La Russie et l’Iran sont-ils des parrains tellement plus recommandables que l’Arabie Saoudite, même si j’en conviens c’est une puissance particulièrement nuisible.... Il y aussi la Turquie, axe d’un sunnisme plus modéré, qui saura très certainement équilibrer cette influence et dont vous ne dites mot. Mais surtout, éviter la menace saoudienne vaut-elle de laisser continuer un massacre à ciel ouvert et sacrifier un peuple ?

    Quant au risque salafiste mis en avant, cet argument me consterne dans votre bouche, monsieur Gresh : on croirait entendre les néo-conservateurs à la veille de l’intervention en Irak. Etonnante pirouette, ce alors même que tous les spécialistes de la Syrie sont formels : on est ici dans l’épiphénomène et si les sunnites qui se mobilisent sont très croyants ce n’est absolument pas là leur motivation première ; les infiltrations jidahistes sont extrêmement faibles et ne prennent pas sur la population.

    Alors, de grâce, monsieur Gresh,cessez de tordre les réalités et quand vous nous dévoilez que 5% de la Vérité, ne nous dissimulez pas les 95% restant...

    Et si vous n’y parvenez pas, épargnez-nous vos raisonnements où la mauvaise foi le dispute à l’aveuglement... Visiblement, vos oeillières idéologiques, vos schémas de pensée préétablis, excessivement rigides, sont pris en défaut pas la réalité objective.

  • permalien Oronte :
    26 février 2012 @12h37   « »

    A l’attention de l’auteur.
    La conférence est finie (dimanche 26 02 2012) : voir les conclusions. Rétrospectivement votre votre analyse est d’une perspicacité renversante !!!! .
    [je vous cite " Qu’est-ce à dire ? Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ? Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis"]
    Quelles solutions votre clairvoyance propose-t-elle ? La négociation ? Certes. Et vos moyens pour y parvenir ?

  • permalien Lou :
    26 février 2012 @13h37   « »

    L’alliance Chine-Russie et la situation syrienne
    Dedefensa

    (...) M K Bhadrakumar signale que l’envoyé spécial chinois au Moyen-Orient, Wu Sike, a rapporté des trois étapes qu’il vient de faire dans son dernier déplacement le même avis d’opposition à une intervention étrangère, – et ces trois étapes sont Ramallah (les Palestiniens), mais aussi la Jordanie et Israël. La situation est donc toujours plus diverse qu’on ne croit...
    (...)
    M K Bhadrakumar, qui fait l’éloge de l’école d’analyse russe, nous donne une bonne indication pour nous orienter vers les meilleures analyses sur la situation en Syrie, vue par des sources informées et expérimentées, et débarrassées des pesanteurs virtualistes et de l’alignement idéologique du bloc BAO :

    L’article recommandé par M K Bhadrakumar est disponible en fançais :
    La crise syrienne vue de Damas

    Selon les représentants officiels syriens, notamment Najah al-Attar, vice-présidente syrienne, et Fayçal Meqdad, vice-ministre syrien des affaires étrangères (qui ont rencontré le groupe d’experts russe, dont l’auteur de ces lignes faisait partie), la Turquie, le Qatar et Israël sont les principaux "sponsors" de la pression internationale exercée sur la Syrie. Ainsi que les Etats-Unis qui se trouvent derrière ces pays. A Damas on parle beaucoup de l’implication américaine (plus rarement israélienne) dans la crise syrienne. Toutefois, on souligne que la cible principale de Washington et de Tel-Aviv n’est pas la Syrie, mais l’Iran. Et la Syrie n’est déstabilisée que dans le but de priver Téhéran de la possibilité de jouer la carte de la contre-attaque au Moyen-Orient si une opération militaire était lancée contre l’Iran. Dans l’ensemble, la théorie du complot international contre Damas domine actuellement au sein de l’élite politique syrienne.(...)

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h24   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (1/9)

    Bonjour à tous,

    Dans un billet que j’ai posté le 11 avril 2010, je reprenais le titre d’un éditorial de Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du quotidien Al-Quds Al-Arabi, qui relatait le soulèvement du peuple khirgize contre leur gouvernement. A l’époque, c’était la seconde fois en moins de 5 ans que les Kirghizes exprimaient leur ras-le-bol contre leur président Kourmanbek Bakiev et sa docilité vis-à-vis des Etats-Unis. Le titre de l’éditorial semblait prémonitoire : Quelques suggestions aux peuples arabes : La leçon du peuple khirgize. Il est vrai que Abdel Bari comme tant d’autres n’ont rien vu venir et qu’aujourd’hui les peuples tunisien, egyptien, yéménite, syrien et bahraini ont fait aussi fort que leurs coreligionnaires kirghizes.

    Dans un billet en réponse à notre amie Elbé du 27 septembre 2011, je m’étais exprimé sur la gravité de la situation en Syrie dans la mesure où les Etats-Unis tentent de compenser leur perte d’influence au Proche-Orient suite à "l’élimination des principaux pivots de l’influence occidentale dans la sphère arabo musulmane (Commandant Massoud Shah -Afghanistan, Benazir Bhutto-Pakistan, Rafic Hariri-Liban, Hosni Moubarak-Egypte, Zine el Abidine Ben Ali-Tunisie), en poussant à un changement de régime au profit des frères musulmans dont la Turquie majoritairement sunnite mais laïque pense pouvoir les gérer afin de retrouver son hégémonie d’antan"

    A mon humble avis, la véritable question qui agite les monarchies du Golfe et leurs parrains occidentaux, c’est le "croissant chiite" qui décrit un arc de cercle commençant par le Liban en passant par la Syrie, l’Irak, l’Iran, Bahrain et finissant à l’est de l’Arabie Saoudite comme le montre clairment la carte ci-dessous :

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h25   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (2/9)

    Le monde n’est pas binaire, il ne se résume pas à "pour ou contre Bachar Al-Assad" ou "pour ou contre le régime iranien". Car on ne peut plus parler de "printemps arabe" - d’ailleurs, j’ai toujours été très réticent à employer cette expression - mais plutôt d’"enfer arabe" - il s’est d’ailleurs embrasé suite à l’auto-immolation du jeune Bouazizi . Enfer, surtout après la Libye, Bahrain, la Syrie, l’Irak et le Yémen. Et la liste va certainement s’allonger.

    Bachar Al-Assad a raté l’occasion historique d’éviter l’embrasement dès mars 2011. Il aurait dû tendre la main à l’opposition interne comme Haytham Al-Manna ou Michel Kilo. La Syrie en paie les conséquences aujourd’hui.

    Sur le Hamas et la Syrie, on rappellera cet éditorial de Abdel Bari Atwan du 27 mars 2011 Al-Quds Al-Arabi (Promesses et massacres)

    La solidarité avec la résistance libanaise (le Hezbollah), l’accueil des secrétaires généraux des organisations palestiniennes (notamment le Hamas) alors que toutes les capitales arabes leur avaient fermé la porte au nez, sont des positions respectables pour lesquelles nous sommes gré au régime syrien et pour lequel il a payé un prix élevé. Mais nous ne voyons aucune contradiction entre ces positions et la satisfaction des demandes du peuple syrien et, s’il existe une contradiction, nous préférons que le régime suspende son soutien au peuple palestinien et à sa cause et qu’il réponde aux demandes de son peuple d’étendre les libertés et de combattre la corruption (...) Car les peuples opprimés ne sont pas capables de libérer les territoires occupés et les armées des dictatures ne sont pas capables de mener une guerre victorieuse.

    On notera que c’est le Hamas qui a pris l’initiative de la prise de distance et non le pouvoir syrien comme le pensait Atwan. Le quotidien libanais Al-Akhbar avait dès le 23 décembre 2011 noté que le mouvement Hamas se dirigeait vers le "camp de la modération" - sous-entendu les pays arabes modérés comme la presse occidentale les qualifie.

    Dans cet article, Hamas estime que l’avènement des mouvements islamistes proches des Frères musulmans lui confère dorénavant une "profondeur stratégique" qu’elle n’avait du temps de Hosni Moubarak. Hamas estimait qu’il était alors une île dans un océan entouré d’ennemis. La position de Hamas est compréhensible mais un volte-face aussi tranchant n’était peut-être pas nécessaire au vu des services rendus par le régime syrien. L’initiative de l’éloignement a précédé les propos de Haniyeh depuis plusieurs mois.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h26   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (3/9)

    Certes, mais où sont donc les autres amis des Palestiniens ? Qui leur reste-t-il ? Qu’en est-il de la proposition de la Ligue arabe de 2002 proposé par le roi d’Arabie qui consistait à un échange entre les frontières de 1967 contre la paix et la normalisation avec l’Etat d’Israël ? Pourquoi la Ligue arabe privéligie la solution politique avec les Israéliens mais encourage et finance l’armement des milices dans le cas syrien ? Que reste-t-il du coup de gueule d’Erdogan à Davos en 2009 face à Shimon Peres ? Qu’en est-il des 9 victimes du Mavi Marmara de mai 2010 ? Pourquoi un tel activisme contre la Syrie et pas d’équivalent concernant les victimes du Mavi Marmara et de Gaza qui est toujours sous blocus ?

    Est-ce que Abdel Bari Atwan dont le journal est soutenu financièrement par le Qatar peut pousser la même logique en matière d’indépendance éditoriale ?

    La crise syrienne est devenue internationale surtout après le double véto des Russes et des Chinois en octobre 2011 et celui du 4 février dernier.

    En même temps, nous assistons à un véritable déchainement de sanctions contre l’Iran visant sa banque centrale et son pétrole, c’est-à-dire l’artère de son économie. Ces sanctions ont le mérite de montrer le nouveau visage de la géopolitique mondiale. On observera les pays en vert qui refusent de boycotter l’Iran et en rouge ceux qui le boycottent [En gros l’Occident].

    Le silence des monarchies arabes sur la poursuite des colonisations israéliennes en Cisjordanie, à Al-Quds (Jérusalem) et les tentatives de l’armée israélienne de pénétrer dans la mosquée Al-Aqsa est assourdissant.

    Le zèle que déploie Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères français à l’égard de la Syrie est tout aussi surprenant. Il est souvent scandalisé paraît-il.

    Ah vraiment ! Je me souviens qu’en avril 1994, lorsqu’un des crimes les plus abjectes du 20ème siècle avait eu lieu, le génocide rwandais qui fit plus de 800 000 victimes, l’hôte du Quai d’Orsay ne paraissait pas si troublé....cet hôte était à l’époque....un certain Alain Juppé... Apparamment, avec l’âge, "le meilleur d’entre nous" d’après Chriac - l’hôte de Saad Hariri quai Voltaire - s’est bonifié question conscience...

    Il est vrai aussi que pour le président français de l’époque, François Mitterrand, le Rwanda se résumait à : « dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop important ». C’est dans ces termes choisis rapportés par Patrick de Saint-Exupéry dans le Figaro du 12 janvier 1998, que le président français qualifiait un génocide perpétré par des Africains contre d’autres Africains.

    Gérard Prunier, une des signatures du Monde diplomatique, a écrit sur le sujet à plusieurs reprises

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h27   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (4/9)

    Aujourd’hui, ce qui est visé, ce n’est pas la Syrie, c’est l’Iran. L’Iran qui est encerclé par quelques dizaines de bases américaines :

    Les bases américaines encerclent l’Iran

    Aujourd’hui, la Libye est rasée et des conflits tribaux éclatent régulièrement. L’expérience de la démocratie importée par les Tomahawk et autres missiles de croisière américains témoignent de leur efficacité : L’Irak a été complètement détruit par l’invasion et l’occupation

    Une intervention armée occidentale, même si elle est exclue pour le moment, créerait de facto la fragmentation de la Syrie. Comme l’a bien remarqué Nir Rosen, le départ de Bachar Al-Assad, comme l’encouragent la Ligue arabe et les principaux leaders occidentaux, ne peut que jetter le désarroi parmi les minorités religieuses qui lui sont encore favorables et les radicaliseraient ce qui aura pour conséquence de plonger la Syrie dans une terrible guerre civile.

    Il faut également rappeler que le régime syrien n’a toujours pas utilisé son aviation. Visiblement, Assad et son équipe sont plus fins que Kaddhafi et sa tribu. Cela dit, la stratégie d’usure est celle que préconise les Américains, dont le concept de "low-cost war" à la libyenne semble de plus en plus prisé.

    La bataille de Syrie a largement dépassé son cadre local et est devenu internationale. Casser le croissant chiite et transformer la Mer Méditerranée en lac américain comme ce fut le cas du Golfe arabo-persique est l’enjeu de cette bataille et assurer la suprématie de l’Etat israélien qui pourra finir tranquillement d’avaler - tel un boa - ce qui reste de la Palestine.

    Le Proche et Moyen-Orient en incluant l’Iran concentre les 2/3 des réserves d’hydrocarbures du monde. L’Asie est récemment devenu le premier consommateur de brut devant les Etats-Unis. Il est donc vital à la Chine de sécuriser ses approvisionnements. D’autres confrontations entre les deux plus grandes économies du monde sont à prévoir dans le sud-Est asiatique qui est devenu pour les Etats-Unis leur priorité comme l’a écrit en novembre 2011 Hillary Clinton. La Chine est également en voie d’encerclement par les Etats-Unis et ses alliés asiatiques. D’où l’importance des cartes syrienne et iranienne.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h27   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (5/9)

    Personnellement, je ne vois pas d’issue rapide à la crise syrienne mais plutôt un enlisement avec des répercussions régionales. Mais, il y a presque toujours un événement imprévu qui peut tout faire chambouler.L’Egypte qui était devenu un Etat-larbin sous Moubarak a autorisé par deux fois depuis la chute de ce dernier le passage de navires de guerre iraniens par le canal de Suez. L’Egypte est dans une situation financière très difficile et fait l’objet de pressions pour bénéficier d’un emprunt du FMI. Nul doute, que l’Egypte revient peu à peu dans le jeu régional et va monnayer sa position. Ce qui est plus logique.

    Dans un récent billet, le franco-tunisien, Hedy BelHassine met en garde contre les dangers qui guettent la révolution tunisienne qui est le laboratoire de la démocratie musulmane : Alors, l’ingérence étrangère gagne du terrain. La Tunisie est le laboratoire de la démocratie musulmane où s’affrontent l’hégémonisme des deux théocraties salafistes : le Qatar et l’Arabie Saoudite.

    Les Occidentaux n’ont jamais eu de plan qui prenne en compte les aspirations légitimes des pays de la région. La démocratie en Iran, elle existait en 1953 avec Mossadegh. La nationalisation du pétrole iranien a sonné le glas de son indépendance et Eisenhower et ses alliés ont installé le Shah. A chaque interventio militaire occidentale dans la région ce fut toujours le même schéma : destruction de l’Etat en vue de le ramener à l’âge de pierre selon la formule consacrée par l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker.

    Que se serait-il passé si Mossadegh et Gamal Nasser avaient pu se croiser ? L’homme de Suez et l’homme de l’indépendance énergétique de l’Iran. Toute l’histoire de la région aurait changé et Israël ne serait pas dans la même posture arrogante dans laquelle il se complait aujourd’hui : colonisation et pillage des ressources palestiniennes. Imaginons si Nasser avait vécu suffisament et vu l’avènement de la révolution iranienne de 1979 - Nasser aurait eu 61 ans. Là encore, la région aurait changé en faveur des peuples de la région.

    Ce que je veux dire par là, c’est que tot ou tard ces deux puissances régionales doivent impérativement se retrouver car il en va de la survie de la région toute entière. Il y a un début : les investissements iraniens dans l’économie égyptienne pourraient atteindre 5 milliards de dollars, soit un chiffre record depuis une trentaine d’années, a rapporté mardi 21 février le quotidien égyptien Al-Ahram. Espérons que cela continue.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h27   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (6/9)

    Quel avenir peut espérer un peuple lorsque ses infrastructures ont été détruites ? C’est toujours la même expression qui revient après le rasage : "Le pays arabe untel a désormais son destin en main" etc. Nous n’avons rien vu de cela. Le Pentagone vient de faire cette surprenante déclaration : les victimes irakiennes des voitures piégées sont plus nombreuses que les Syriens victimes du conflit en cours !

    Depuis le temps des croisades, les Franj et leurs descendants n’ont amené que malheurs et calamités dans nos contrées. ["Franj" c’est ainsi que les Arabes nommaient les Francs]. Sans oublier l’expédition de Bonaparte en Egypte, de la colonisation de l’Algérie et du Maghreb, des mandats au Levant et le viol de la Palestine et tant d’autres. Nous n’avons rien vu de positif de la part de la vieille Europe et de son rejeton américain. Tout appel à une intervention occidentale en Syrie ou dans un pays arabe est un appel au suicide pur et simple.

    Le projet américain pour la région est le suivant : "un chaos constructif". Ce sont les mots de Condoleeza Rice en 2006. Cela veut dire "imposer une vie de vaincu vivable" comme l’a si justement écrit Alain Joxe dans son ouvrage "L’empire du chaos" (2004). En gros, c’est un sort semblable aux Palestiniens. Toute vélléité de résistance serait réprimée par un drone ou un avion de chasse. Comme à Gaza qui est toujours sous blocus. Un blocus ordinaire dont la "Communauté internationale" s’est largement accomodée.

    Les conséquences de la bataille de Syrie sont déjà visibles à grande échelle. Le premier ministre russe, Vladimir Poutin, a annoncé un plan sans précédent de 23 trillions de roubles (767 MDS USD) pour l’armée russe pour les dix ans à venir dans un article publié dans le quotidien Rossiiskaya Gazeta. . Poutine a déclaré que des conflits ou de zones d’instabilité sont "entretenus" à dessein à proximité de ses frontières, et le droit international de moins en moins respecté dans les crises mondiales. La Russie est aujourd’hui le principal soutien du régime syrien face aux Occidentaux..

    Comme cela fut mentionné par un de mes amis sur ce blog : "là où recule le droit, avancent les armes".

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h28   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (7/9)

    Mais il y a un événement qui risque de peser dans les prochaines semaines. A partir du 20 mars 2012, les transactions de la bourse de pétrole iranienne se feront dans d’autres devises que le dollar. C’est ainsi que l’Iran va réagir aux sanctions américaines visant sa banque centrale et a précédé l’embargo européen sur son pétrole prévu pour le 1er juillet 2012 en stoppant ses exportations vers l’Europe.

    La surenchère guerrière contre l’Iran a fait monter le prix du baril au-delà des 120 dollars alors que les pays occidentaux sont encore empêtrés dans la crise. C’est bien entendu, le statut privilégié du dollar qui est visé. Là encore, ce sont les conséquences de la politique américaine vis-à-vis de l’Iran qui a poussé ce dernier à chercher des alternatives au billet vert.

    On se souvient de Saddam Hussein en 2000 qui avait décrété vouloir être payé en euros et non en dollars...tout le monde connait la suite.

    Enfin, la Russie a, pour le 14ème mois consécutif, baissé ses avoirs en bons du trésor américain : de 167 milliards de dollars en novembre 2010 à 88 milliards en décembre 2011 soit une baisse de 50%. Quant à la Chine, ses avoirs en bons du trésor américain ont atteint un plus bas annuel.

    La probabilité d’une frappe israélienne contre l’Iran risque de croître à l’approche de l’été selon le général russe Nikolai Makarov.

    Si l’administration Obama est opposée à des frappes pour le moment, les Israéliens comptent bien faire pression sur les candidats à la Maison Blanche en cette période électorale pour les pousser à agir en cas de conflit avec l’Iran. Généralement, elles ont lieu au début de l’été et si possible lorsqu’un événement sportif majeur a lieu pour que la couverture médiatique soit moindre.

    L’invasion du Liban en juin 1982 a eu lieu durant le mondial de foot en Espagne. Le conflit russo-géorgien a eu lien durant les Jeux Olympiques de Pékin de 2008. L’agression contre Gaza a eu lien fin décembre 2008 lorsque la majorité des journalistes sont en congés de fête de fin d’année.

    Cette année, il y aura le championnat d’Europe des nations de football qui se déroulera en Pologne et l’Ukraine du 8 juin au 1er juillet 2012 suivi des Jeux Olympiques de Londres du 27 juillet au 12 août. A mon humble avis, c’est durant cette période que le risque de conflit sera le plus élevé.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h29   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (8/9)

    Enfin pour conclure, je souhaiterais citer ces quelques lignes d’un billet signé par Jean Bricmont dont je me sens proche sur la question du droit d’ingérence :

    Tout d’abord, puisque vous parlez de rationalisme, pensons au plus grand philosophe rationaliste du 20ème siècle : Bertrand Russell. Que lui est-il arrivé lors de la Première Guerre mondiale, à laquelle il était opposé : on lui a reproché de soutenir le Kaiser évidemment. L’astuce qui consiste à dénoncer les opposants aux guerres comme soutenant la partie à laquelle on fait la guerre est vieille comme la propagande de guerre. Dans les dernières décennies, j’ai ainsi « soutenu » Milosevic, Saddam Hussein, les talibans, Kadhafi, Assad et peut-être demain Ahmadinedjad.

    En réalité, je ne soutiens aucun régime-je soutiens une politique de non ingérence, c’est-à-dire que non seulement je rejette les guerres humanitaires, mais aussi les élections achetées, les révolutions colorées, les coups d’Etat organisés par l’Occident etc. ; je propose que l’Occident fasse sienne la politique du mouvement des pays non alignés, qui, en 2003, peu avant l’invasion de l’Irak, souhaitait « renforcer la coopération internationale afin de résoudre les problèmes internationaux ayant un caractère humanitaire en respectant pleinement la Charte des Nations Unies » et réitéraient « le rejet par le mouvement des non alignés du soi-disant droit d’intervention humanitaire qui n’a aucune base dans la Charte des Nations Unies ou dans le droit international. »

    C’est la position constante de la majorité de l’humanité, de la Chine, de la Russie, de l’Inde, de l’Amérique Latine, de l’Union africaine. Quoi que vous en pensiez, cette position n’est pas d’extrême droite. Le monde est bien trop compliqué pour garder une attitude « pure », où l’on ne rencontre et parle qu’avec des gens de « notre bord ».

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @14h29   « »
    Sur la situation au Proche et Moyen-Orient (9/9)

    N’oublions pas qu’en France c’est la Chambre élue lors du Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain (après l’exclusion des députés communistes, et avec le concours des sénateurs). Et l’opposition à la collaboration réunissait les staliniens (à l’époque les communistes l’étaient vraiment) et les gaullistes, dont beaucoup étaient, avant guerre, très à droite.

    La même chose se produisait pendant la guerre d’Algérie ou du Vietnam, l’opposition à celles-ci rassemblant, entre autres, communistes, trotskistes, maoïstes, chrétiens de gauche, pacifistes-à propos, est-ce que Staline, le FLN algérien et Ho Chi Minh étaient démocrates ? Avait-on tort de les « soutenir », c’est-à-dire de s’opposer avec eux au nazisme ou au colonialisme ?

    Et dans les campagnes anticommunistes des années 80, la gauche des droits-de-l’homme ne faisait-elle pas cause commune avec toute une série de nationalistes extrêmes ou d’antisémites (Soljenitsyne par exemple) ? Et aujourd’hui, les partisans de l’ingérence en Libye et en Syrie ne font-ils pas cause commune avec le Qatar, l’Arabie Saoudite et une série de mouvements salafistes ?

    Malheureusement, en Europe et surtout en France, la gauche a capitulé sur beaucoup de choses, la paix, le droit international, la souveraineté, la liberté d’expression, le peuple, et le contrôle social de l’économie. Cette gauche a remplacé la politique par la morale : elle décide, dans le monde entier, qui est démocrate et qui ne l’est pas, qui est d’extrême droite et qui est fréquentable ou non.

    Elle passe son temps à bomber le torse en « dénonçant » les dictateurs, leurs complices, les phrases politiquement incorrectes, ou les antisémites, mais elle n’a en réalité aucune proposition concrète à faire qui puisse rencontrer les préoccupations des populations qu’elle prétend représenter.

    Salutations à tous.

  • permalien Juba :
    26 février 2012 @14h36   « »

    La thése de l’invisible ennemi extérieur chez des régimes pourris jusqu’à la moelle a de beaux jours devant elle et ces tyrans capables d’exterminer toute une population pour maintenir leur pouvoir et surtout leurs privilèges "celui qui frappe se plaint d’etre frappé " ! Le petit poucet d’Assad aime la Syrie et les Syriens seraient des traitres qui appellent l’otan à intervenir pour détruire leur pays ! Donc, exterminer les Syriens n’est rien par rapport au complot qui soit disant se trame derrière la Syrie ! Bien qu’il existe un plan monstrueux élaboré par les USA et ses Alliés, raison de plus pour ce régime de ne pas preter le flanc et ensuite pleurnicher contre les invasions étrangères car ce sont les peuples qui vont trinquer .Le Président Algérien vient de déclarer sans honte que si les Algériens ne participent pas massivement aux prochaines elections (qui n’ont pour seul et unique but que que de perenniser un régime honni )" ce sera l’intervention étrangère" quel aveuglement alors que durant deux mandats et demi, il a verrouillé le champ politique, jeter de l’argent sans compter et aujourd’hui, il voudrait que le peuple vole à son secours pour nous fourguer son frère qui a accumulé de force une impressionnante fortune. La democratie n’est pas un luxe pour tous ces peuples qui ont une intelligence qui dépasse celle des maitres intronisés qui n’ont pas encore compris que l’ere des tyranies est révolue et que personne ne peut asservir un peuple qui veut vivre libre ! Citer le régime Algérien dans un article consacré à la Syrie peut paraitre sans fondement mais il s’agit d’un exemple pour mieux illustrer la similitude qui existe entre ces régimes.

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @15h08   « »

    Patrice, vos nuances sont les bienvenues !
    En effet, il y a d’autres nuances que le tout blanc ou tout noir !
    Ainsi, des criminels de guerre de haut vol coulent des jours paisibles, alors que Saddam et Khadafi furent humiliés et exécutés comme des bêtes sans être jugés ! parceque ce sont des dirigeants du dit "tiers monde". Pinochet, et bien d’autres criminels ont eu des égards ! Il ne s’agit pas de les défendre, mais quand on se bat contre ce que l’on considére inique, on ne se comporte pas de façon inique !
    Pour l’Egypte, je persiste à dire qu’elle s’en sortira comme toujours, parceque l’armée et les fréres musulmans aiment le pays et oeuvrent pour sa stabilité ! L’armée égyptienne est bien entrainée, et les islamistes hautement politisés ! Normal, ils se sont battus contre le colonialisme britannique, raison de la naissance de ce mouvement !
    Pour celui qui connait l’Egypte de l’intérieur, il peut dire que l’amour de Misr (Egypte) est ce qui unie tous les egyptiens ! C’est cette force de l’amour plus forte que les armes !

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @15h56   « »

    Oronte, un début de réponse du professeur chinois, Li Qingsi, faculté des relations internationales :

    "La réponse furieuse de l’Occident aux vétos russe et chinois montre que ceux-ci ont dévoilé le véritable objectif des Occidentaux – essayer de dominer le Moyen-Orient et monopoliser l’Organisation des Nations Unies – qu’ils avaient pris soin de masquer derrière leurs nobles revendications de défense des droits de l’homme en Syrie.

    Le monde a été témoin de trop d’invasions d’États souverains et de trop de meurtres de civils innocents au nom de l’ingérence humanitaire. Les interventions militaires depuis la fin de la Guerre froide montrent que l’Occident, pendant qu’il brandit l’étendard de la protection des Droits de l’homme, ne fait en réalité que rechercher ses propres intérêts stratégiques globaux et régionaux.

    Que cela soit les pays envahis après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, ou encore certains pays musulmans qui ont subi des « révolutions colorées » l’an passé, le fait est que, à l’inverse de la protection des Droits de l’homme, ces invasions et ces « révolutions » ont entrainé la détérioration de la stabilité intérieure et de la situation humanitaire.

    L’expérience montre que, depuis la Guerre froide, quelles que puissent être les divergences qui existent entre eux, les pays occidentaux se serreront les coudes quand ils sont en conflit avec un pays non occidental. Même à l’ère de la globalisation, il existe toujours une ligne de démarcation claire entre l’Occident et le reste du monde."
    source : comite valmy.

  • permalien Mustapha STAMBOULI :
    26 février 2012 @15h58   « »

    Le tandem « Merkozy » ne fonctionne-t-il plus ?
    La France n’a pas su agir correctement lors de la crise qui a poussé Ben Ali à la fuite. Alliot-Marie en a payé les « pots cassés ».
    La France est tombée dans un autre guet-apens, celui de la Libye, piégée cette fois-ci par Bernard-Henri Lévy. Ne vient-il pas de déclarer récemment : "Ces printemps arabes, c’est bon pour Israël". Au nom de qui et en vertu de quelle délégation ? La France, à travers l’OTAN, a déconstruit un pays en le livrant à Al Qaida.
    Et maintenant, la France s’acharne contre la Syrie pour l’imploser tout simplement. Savez-vous que dans ce pays vivent 40 communautés en paix malgré un régime, disons-le, autoritaire et dictatorial. Pourquoi voulez-vous, coûte que coûte, le faire tomber ?
    Pourquoi la France ne prend-t-elle pas exemple sur l’Allemagne -pour une fois à juste titre- qui gère d’une manière royale la crise syrienne. Le tandem « Merkozy » ne fonctionne-t-il plus ? Dommage, le pragmatisme allemand a prouvé son efficacité économique et politique ! L’Allemagne s’est rangée du côté de son allié stratégique russe, lequel a décidé d’être ferme et réaliste.
    Mustapha STAMBOULI, un ami d’une France indépendante et non sous « influence »

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @17h18   « »

    Zulfikar Al Ansari, merci pour votre belle intervention. C’est ce que j’appelle de l’or en barre !
    Aussi, attention, attendez-vous à soulever quelques furies ici, de la part de ceux qui se bernent d’illusions et ceux qui défendent l’indéfendables, oubliant que la paix et la fraternité humaine sont possibles.

    Ceci dit, le noeud du probléme est bien l’Iran...

    "Casser le croissant chiite et transformer la Mer Méditerranée en lac américain comme ce fut le cas du Golfe arabo-persique est l’enjeu de cette bataille et assurer la suprématie de l’Etat israélien qui pourra finir tranquillement d’avaler - tel un boa - ce qui reste de la Palestine".
    Et... peut-être la résorbsion totale de la Palestine, entre autres calamités de ce début "d’enfer" !
    A moins d’un fort possible facteur imprévu...
    Alors, dieu bénisse l’Egypte !

  • permalien Nathan :
    26 février 2012 @17h38   « »

    Shanaa : 26 février @17h18

    Zulfikar Al Ansari, merci pour votre belle intervention. C’est ce que j’appelle de l’or en barre !

    De l’or en barre peut-être mais pas la moindre petite larmichette pour les 8000 Syriens qui se sont entretués comme des grands, sans aucune intervention occidentale, l’essentiel ayant été massacrée par le boucher Assad et ses sbires. Pas le moindre regret, comme si c’était finalement le cours naturel des choses dans ces pays-là. Pas la moindre petite réflexion sur le fait que les dictateurs arabes n’hésitent pas à massacrer leur propre population lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts claniques. Comme de coutume, on préfère botter en touche en faisant porter le chapeau à l’Occident et en jouant aux grands stratèges géopolitiques.

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @17h54   « »

    Nathan, ne me dites pas que, sincérement, vous vous apitoyez sur les syriens ? Eh, bien, je ne vous crois pas !
    La propagande guerriére falsifie totalement ce qui se passe en Syrie ou, précisément des groupes étrangers sément la terreur pour justifier une intervention militaire qui créerait le chaos et la guerre civile totale. Le but est clairement expliqué dans l’intervention, de haut vol, de Zulficar Al Ansari !
    Je lui ai bien dit qu’il allait soulever les furies de ceux qui défendent l’indéfendables ! C’est fait !
    Petite remarque : En Palestine c’est comme cela depuis 60 ans dans l’indifférence générale ! Pas une demie larmichette pour les gosses de Gaza ou de Cana !

  • permalien Nathan :
    26 février 2012 @18h03   « »

    Shanaa : 26 février @17h54

    Nathan, ne me dites pas que, sincérement, vous vous apitoyez sur les syriens ? Eh, bien, je ne vous crois pas !

    En tout cas, je constate que vous, vous ne vous apitoyez guère sur leur sort. Probablement que pour vous, tout ceci est dans le cours normal des choses. Un dictateur sanguinaire par-ci, une guerre civile par là... Il en faut plus pour vous émouvoir... En tout cas, il y a une chose que les sionistes ne font pas, c’est massacrer les leurs. Ça, c’est votre spécialité, on vous l’accorde.

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @18h28   « »

    Nathan, ce que vous dites est trés bas ! Je vous percevez trés fair play !
    Sachez tout de même, que la violence ne connait ni frontiére, ni ethnie. Elle est le fruit d’un contexte ! Du Rwanda, a sébrénica ou l’Irlande !
    En cas de sédition gravissime, le pouvoir, quel qu’il soit, peut donner l’ordre de tirer dans le tas ! Lisez ce que prévoient certaines constitutions !
    En outre, je ne connais pas d’ethnie du nom de sionistes !
    Je sais, par contre, que les juifs ont souffert le martyr dans votre chevaleresque occident, si bien, que, 2000 ans plus tard, ils furent forcés de s’installer au milieux des arabes que vous dénigrés de tous les noms d’oiseaux !

  • permalien nais :
    26 février 2012 @18h50   « »

    Ces trois facteurs ont permis une victoire rapide des mouvements en Tunisie et en Egypte, plus difficile au Yémen. Il a fallu l’intervention des forces militaires de l’OTAN, qui ont largement brisé le cadre du mandat de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, pour venir à bout du colonel Mouammar Kadhafi.

    N’est-ce pas plutôt en Libye ?

  • permalien Nathan :
    26 février 2012 @19h00   « »

    Shanaa : 26 février @18h28

    Nathan, ce que vous dites est trés bas ! Je vous percevez trés fair play !

    Possible mais j’ai noté l’autre jour que vous - je crois bien que c’était vous - accusiez les Israéliens d’être responsables du massacre de 6 millions d’Africains dans la région des grands lacs (j’imagine que le génocide rwandais était inclus). Il ne manquait plus que ça ! C’est ce qu’en langage ordinaire on appelle "charger quelqu’un de tous les péchés d’Israël". C’est du délire ! Votre problème, c’est que vous racontez n’importe quoi... Cette histoire d’Israël vous a rendu tous fous. Vous devriez un peu réfléchir à ça...

  • permalien Sarah :
    26 février 2012 @19h14   « »

    @ Nathan :

    Non,ce n’était pas Shanaa qui a évoqué la région des Grands Lacs et les massacres qui s’y déroulent,c’est moi.

    Par ailleurs,je n’ai pas accusé seulement Israel,mais aussi les Américains,les Britanniques,et les dictateurs locaux.

    Je ne faisais que reprendre la thèse de Pierre Péan développée dans son livre "Carnages:les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique",livre qui a, curieusement, eu très peu d’écho médiatique en France.

    En ce qui concerne les sionistes qui ne s’en prennent pas aux siens,je pense que vous devriez lire ou relire Hannah Arendt.

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @19h18   « »

    Nathan, permettez moi de vous dire que c’est vous qui délirait et racontait du grand n’importe quoi !
    Je n’ai jamais écris quoi que ce soit sur Israél et vos trucs des grands lacs dont j’ignore même l’existence !
    Avant de parler, vérifiez l’exactitude de ce que vous avancez !
    Concernant vos petits affrontements gardez votre énergie pour des intervenants moins conciliants que moi !
    Pour ce qui est fondé et sans haine, vos remarques seront les bienvenues !

  • permalien K. :
    26 février 2012 @19h22   « »

    Brian Whitaker :

    Il y a quelque chose de surréaliste de voir un groupe d’"amis" qui promeut le changement en Syrie inclure d’aussi nombreux autocrates et avoir comme l’un de ses ténors le pays le plus tristement célèbre pour résister au progrès : l’Arabie saoudite.

  • permalien Sarah :
    26 février 2012 @19h36   « »

    Voilà pourquoi BHL et ses amis de "Save Darfour " se sentent si "engagés" dans ce conflit :

    La partie la plus novatrice du livre de Pierre Péan concerne la politique israélienne en Afrique en général, et plus particulièrement les liens établis entre Paul Kagamé et Israël.
    Il développe également de longs passages sur le Soudan. Selon lui, les accusations de génocide portées contre ce pays ou les appels à la solidarité pour la cause du Darfour, sont en fait une stratégie menée par Israël et les États-Unis pour affaiblir un État africain et musulman qui pourrait faire contrepoids à leur propre influence dans le continent africain. Il démontre que pour Israël, le Soudan fait partie d’une certaine vision de sa profondeur stratégique.

  • permalien Deïr Yassin :
    26 février 2012 @19h37   « »

    "En tout cas, il y a une chose que les sionistes ne font pas, c’est massacrer les leurs"

    Comme si c’était une qualité !
    L’esprit de clan plus un sentiment extrême de supériorité, nourris depuis le berceau dans La-Seule-Blah-Blah, font que un Juif ne tire pas sur un Juif, sauf en cas extrême tandis que la vie d’un Arabe ne vaut rien pour ces mêmes gens. Encore un jeune manifestant palestinien tué vendredi au checkpoint de Qalandia.

    On se demande si c’est le même esprit de clan qui a empêché la communauté orthodoxe installée en Australie de dénoncer les multiples affaires de pédophilie impliquant des rabbins et qui ont duré des décennies et dont on est seulement en train de se rendre compte de l’ampleur.
    Certains ont expliqué qu’ils n’ont rien dit car ’on ne dénonce pas un autre juif aux goyim’. En attendant qu’Israël extrade ceux qui y ont trouvé refuge.

  • permalien Yasmina. :
    26 février 2012 @19h40   « »

    Excellentissime Zulfikar Al-Ansari.

    je remarque que vous avez cité Hedy Belhassine et Jean Bricmont dont je partage l’analyse. J’apprecie un autre blogueur tunisien Fethi Gharbi.

    Pour Abdelbarry Atwan, il semblerait qu’il a qualifié la réunion de Tunis à propos de la Syrie de" réunion des ennemis de la Syrie" et "réunion" de la dernière chance" qui démontre la faillite du plan de déstabilisation au sujet de la Syrie". Aurait-il changé d’avis ?www.elwazir.org

    au sujet du facteur imprévu qui pourrait changer la donne, en plus du rapprochement entre l’Iran et Egypte, la Turquie pourrait se diviser en 2 : une partie laique pro Otan qui défends les interets des Occidentaux et une partie musulmane qui se sent plus proche des Syriens et Iraniens . Si vous avez remarqué, il y a un mécontentement actuel contre l’alignement du gouvernement Erdogan sur l’Occident. D’’autre part, en Turquie, toujours les élections, quelques soient montrent clairement une division nette entre les deux tendances

  • permalien Sarah :
    26 février 2012 @19h53   « »

    Paul Kagamé,l’ami d’Israel,pays qui lui accorde un soutien inconditionnel,est qualifié par Pierre Péan de "Hitler noir".

    Pierre Péan reprend et développe la thèse qu’il avait commencé à développer dans son premier livre. Paul Kagamé, l’homme célébré dans le monde occidental comme ayant mis fin au génocide du Rwanda, a commis par la suite de nombreux crimes contre l’humanité. Sans que l’on puisse déterminer de façon certaine s’il a lui-même organisé l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, il savait qu’il ne pouvait parvenir au pouvoir que par un conflit armé, qu’il préparait de longue date et non pas par la voie démocratique. Il a par la suite étendu la guerre à la République Démocratique du Congo, se livrant de nouveaux à de nombreuses exactions pour pouvoir tirer profit des multiples richesses de ce pays.

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @20h08   « »

    Sarah, il y a beaucoup d’ambiguités dans les écrits de Péan, mais il y a des révélations tout à fait plausibles bien qu’ insupportables à nos yeux ! C’est la nature du pouvoir, ce monstre froid, disait Montesquieu !
    Arendt a compris que l’antisémitisme moderne est un produit de l’impérialisme naissant. D’ou l’universalité de sa pensée et son identification avec tous les opprimés malgré sa sympathie pour le sionisme !

  • permalien X :
    26 février 2012 @20h17   « »

    "En tout cas, il y a une chose que les sionistes ne font pas, c’est massacrer les leurs"

    Les nazis ne masscraient pas les nazis, les blancs racistes d’Afrique du Sud ne masscraient pas les leurs. Les sionistes ne dérogent pas à cette rēgle.

    C’es la règle de base de tous les racistes : on vole, on pille, on massacre ceux qui sont differents. Quand Nathan travaillait dans son Kibboutz c’était pour participer au pillage des palestininens sans dēffense uniquement parcequ’ils ne font pas partie des siens.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    26 février 2012 @20h24   « »

    Bonsoir Yasmina,

    Pour Abdelbarry Atwan, il semblerait qu’il a qualifié la réunion de Tunis à propos de la Syrie de" réunion des ennemis de la Syrie" et "réunion" de la dernière chance" qui démontre la faillite du plan de déstabilisation au sujet de la Syrie". Aurait-il changé d’avis ?

    Disons que l’Arabie Saoudite n’apprécie pas du tout l’émergence du Qatar. Alors, ils se tirent dans les pattes "comme au bon vieux temps" !

    Merci pour les références. Bises à toi et à Lou - qui m’a salué sur un autre fil.

    Et merci pour ton message, Shanaa.

  • permalien K. :
    26 février 2012 @20h25   « »

    Peter Harling et Sarah Birke :

    Si le CNS n’était pas aussi louche, la quasi totalité des Syriens se seraient joints à lui.

  • permalien gloc :
    26 février 2012 @20h39   « »

    x : Les nazis ne masscraient pas les nazis...

    ... enfin pas trop... mais un peu quand même :

    Nuit des Longs Couteaux - Wikipédia

    Guerre des Boers - Wikipédia

  • permalien Lou :
    26 février 2012 @20h41   « »

    Bonsoir Zulfikar Al-Ansari et le Qatar sait comment se faire aimer ...

    Le Qatar appelle l’ONU à enquêter sur la judaïsation de Jérusalem

    "Que les gouvernements en Occident (...) sachent que l’opinion publique arabe s’est réveillée" et n’acceptera "pas moins qu’une paix juste fondée sur les droits légitimes du peuple palestinien", dont le droit à un Etat indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, a-t-il averti.

  • permalien Sakhra :
    26 février 2012 @21h18   « »

    Aslama, Zulfikar Al-Ansari ,

    Ouf, celà fait du bien de lire "un conspirationniste farfelu" !

    Je partage entièrement ton analyse , bien sûr.Ton analyse concerne le Proche et Moyen -Orient, elle est précieuse pour moi, comme les interventions de K, de DY, de Lou et d’autres.

    Je suis africaine pour ma part, entre autre (musulmane, Algérienne arabo_berbère). L’Afrique est aujourd’hui aussi la cible des m^mes prédateurs dont les objectifs sont clairs, comme pour le M-O/ LA RECOLONISATION DE L’AFRIQUE, et court les m^mes risques, du fait de ses ressources énergétiques, et autres.
    Bien sûr, le blog est celui de l’Orient. Mais, je crois que le destin de l’Afrique, et celui du M-O est quelque part lié..et qu’il peut y avoir un avenir commun.Après la Libye, le Mali, à nos frontières est le théâtre d’une guerre civile plus ou moins orchestrée....Il y a eu la Côte d’Ivoire..

    Thabo Mbéki, l’ancien président de l’Afrique du sud vient de faire un discours sur l’état du continent africain. C’est un discours très fort.J’espère que tous les Africains , et les autres le liront et le comprendront

    Libye : Comment l’ONU s’est foutu des Africains Ce que je dirai relativement à la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’appui des positions de l’UA à cet égard, n’a rien à voir avec une quelconque supposée relation amicale historique avec la Jamahiriya arabe libyenne de Kadhafi. Le 10 Mars 2011, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a adopté une feuille de route pour la résolution pacifique du conflit libyen. Entre autres choses, cette feuille de route prévoyait la fin des violences en Libye et l’institution d’un processus par lequel les Libyens devraient s’engager les uns les autres dans des négociations inclusives pour déterminer librement l’avenir de leur pays, y compris sa démocratisation obligatoire et véritable. L’Union africaine a obtenu l’accord du régime de Kadhafi à cette feuille de route, en s’appuyant sur le fait que la Libye est l’un de ses membres.

    Cela a créé le cadre pour aborder les questions identifiées dans le thème de cette conférence – le rétablissement de la paix, la souveraineté de l’Etat et la gouvernance démocratique en Libye – sans avoir recours à la force et donc la mise à mort inutile de dizaines de milliers de Libyens et la destruction de précieuses infrastructures nationales et d’autres biens. L’UA a transmis sa décision du 10 Mars à l’Organisation des Nations Unies, à la Ligue arabe et d’autres organisations pertinentes. Toutefois, le Conseil de sécurité a volontairement choisi de ne pas tenir compte des décisions de l’Union africaine, traitant ces décisions relatives à un pays africain, et donc nous, les peuples d’Afrique, avec un mépris absolu.

  • permalien X :
    26 février 2012 @21h26   « »

    Shanaa :

    Nathan, ne me dites pas que, sincérement, vous vous apitoyez sur les syriens ? Eh, bien, je ne vous crois pas !

    Vous en doutiez !?

    Son objectif ici est d’essayer de faire paraitre les crimes racistes des siens, les sionistes comme "pas si grave que ça". Il passe son temps à chercher toutes les horreurs de la planète pour les déballer ici. Mais le fond de ces problèmes ils ne les abordent pas. Les peuples arabes vivent une période d’un changement majeur dans leur histoire, qui implique ce qu ça implique. Mais en Israēl l’origine des crimes (des siens) c’est le vol de la terre et des ressources, le racisme pur et simple et le fascisme d’une majorité de la population juive en Israēl.

    Que pourriez vous attendre de quelqu’un qui :

    - reconnait que les palestiniens ont été chassé de chez eux mais leur renie leur droit à leur droit de retour. Sachant qu’il viven des situation d’extrēme misēre au Liban, à Gaza et ailleurs dans des camps de réfugiēs.

    - reconnait que les dirigeants sionistes d’Israel sont fascistes mais refuse mēme de parler de leur jugement pour la seule raison qu’il sont juifs.

    - reconnait que les dirigeants sionistes d’Iraēl sont fascistes mais refuse de répondre à la question " qui est pire un dictateur ou un fasciste" parce que le dictateur et arabe et que le fasciste et juif,

    - A déjà dit que les colons, dont la majorité sont des terroristes et dea fanatique religieux soutenu par son gouvernement fasciste, ne devraient pas être les victime d’une solution avec les palestiniens, parceque les colons sont juifs.

    - reconnait que la solution à deux états est morte à cause des gouvernements successifs juifs d’Israel mais ne veut pas voir d’alternative au statut quo. Parceque dans toutes solution alternative, les palestiniens risquent de retrouver certains de leurs droits.

    - qui a déjà travaillé dans un Kibboutz sur des terres volées et des villages vidés de leurs habitants pour la seule raison qu’il ne sont pas juifs.
    ......

    Vous lui poser la question s’il a pitié des syriens ? Vous ne connaissez pas le bohnomme. Il doit se frotter les mains de joie chaque jour à l’annonce du nombre des victimes. J’en suis persuadé.

    Bref il est pour le droit mais pas pour le droit des palestiniens, pour l’impunité des juifs quoi qu’il fassent (tant que leur victime n’est pas juif bien entendu).

  • permalien Sakhra :
    26 février 2012 @21h27   « »

    Suite :

    Même dans ses communications, le Conseil de sécurité a décrété pratiquement que la Libye avait cessé d’être un pays africain. En conséquence, il a fait valoir qu’il tient la légitimité de ses actions des décisions prises par la Ligue arabe. Le 17 mars, sept jours après que l’Union africaine a adopté sa Feuille de route pour la résolution pacifique du conflit libyen, le Conseil de sécurité a adopté sa Résolution 1973, qui a créé l’espace pour l’OTAN, une alliance américano-européenne militaire et politique, pour intervenir en Libye en vue d’imposer une résolution violente de ce conflit, centrée sur le changement de régime, dont les objectifs étaient en complète contradiction avec la Résolution 1973. Je suis certain que chacun d’entre nous ici présents ce soir sait ce qui s’est passé ensuite. En substance, l’OTAN n’est pas intervenue pour imposer une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils, ainsi que prescrit par le Conseil de sécurité, mais pour plutôt conduire et renforcer le Conseil national de transition dans une campagne militaire pour renverser le régime de Kadhafi. Sarkozy, Obama, Cameron, les chefs d’orchestre.
    En effet, une fois que la campagne de l’OTAN a été lancée, nous avons été prévenus que telle était l’intention des grandes puissances occidentales. Un mois seulement après l’adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité, les architectes de la présente résolution et de la campagne de l’OTAN, les présidents Obama et Sarkozy et le Premier ministre Cameron, ont annoncé publiquement leurs intentions. Dans une tribune conjointe publiée dans les journaux le Times de Londres, Le Figaro de France, et l’International Herald Tribune, ces trois membres permanents du Conseil de sécurité, rejetant sans vergogne le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, ont déclaré : « Il y a un chemin vers la paix qui promet un nouvel espoir pour le peuple de la Libye : un avenir sans Kadhafi … Tant que Kadhafi est au pouvoir, l’OTAN et les partenaires de la coalition doivent maintenir leurs opérations… Le colonel Kadhafi doit partir… » La réalité est que les organes concernés de l’ONU – le Conseil de sécurité et le Bureau du Secrétaire général – ont trahi leurs obligations en termes de droit international, en particulier, celles prescrites par la Charte de l’ONU. Plutôt, ils ont choisi de donner libre cours aux États- Unis, à la France et au Royaume-Uni, de décider exclusivement de l’avenir de la Libye. Il était relativement facile pour les Occidentaux d’intervenir en Libye comme ils le faisaient, sachant qu’ils ne rencontreraient que peu de résistance à cet égard, comme cela s’est réellement passé.

  • permalien Sakhra :
    26 février 2012 @21h33   « »

    Et pour que nous n’ayons pas à voir une "future réunion des "Amis de l’Afrique" :

    les événements récents, en Libye et en Côte d’Ivoire, ont confirmé que les grandes puissances occidentales restent intéressées et déterminées à garder l’Afrique attachées à elles comme leur appendice, à tout prix, prêt à utiliser tous les moyens pour atteindre cet objectif ; (Ii) pour atteindre cet objectif, ces puissances vont exploiter l’engagement universel à la démocratie, les droits de l’homme et la bonne gouvernance pour intervenir dans toute et tous nos pays pour faire avancer leurs intérêts ; (Iii) ces pouvoirs vont intervenir dans nos pays, en particulier pendant les périodes de conflit violent, sans égard au principe de la souveraineté de nos Etats, en tirant parti du principe des Nations Unies approuvé par le « droit de protéger », qu’ils vont interpréter librement, pour servir leurs intérêts ; (Iv) à moins que, concrètement, nous assumions notre responsabilité dans le cadre de l’avancement de la démocratie, de la protection des droits de l’Homme et de la réalisation de l’objectif de la bonne gouvernance sur notre continent, et d’agir pour garantir la paix et la sécurité, ces puissances vont intervenir dans nos pays dans la poursuite de leurs objectifs égoïstes, légitimant une telle intervention en se présentant comme « amis de l’Afrique », désireux de nous donner la démocratie, les droits de l’homme, la paix, la bonne gouvernance ..(V) dans tous les cas, nous devons nous attendre à ce que de telles interventions soient soutenues par des forces nationales, nos propres parents et amis, que les puissances mondiales concernées présenteront comme les véritables représentants de nos peuples, sans tenir compte de la vérité à cet égard ; (Vi) ces puissances vont utiliser leur force pour obliger les soi-disant institutions multilatérales afin de faciliter la réalisation de leurs objectifs, y compris par l’imposition de sanctions ; (Vii) ils utilisent aussi les médias du monde entier pour diaboliser ceux qu’ils considèrent comme leur ennemi, et présenter de la meilleure des manières possibles ceux qu’ils considéreront comme leurs amis ; (Viii) Quand ils le jugeront nécessaire, ils feront un mauvais usage du Conseil de sécurité de l’Onu pour légitimer leurs actions. Il serait très facile de rejeter nos préoccupations comme des divagations de toxicomanes ou d’adeptes de théories conspirationnistes. Si nous n’avions pas l’avantage, si on peut oser le . Si nous n’avions pas l’avantage, si on peut oser le dire, de présenter les exemples concrets de la Libye et de la Côte d’Ivoire, qui n’ont rien de fictif. (…)

  • permalien K. :
    26 février 2012 @22h01   « »

    Qu’y-a-t il de commun entre un Saoud et un sioniste ?

    Ils peuvent dire une chose et son contraire dans le même souffle et être présentés comme la rationnalité personnifiée par les MSM.

    http://www.washingtonpost.com/world...

    Saudi Arabia’s King Abdullah says ‘foreign hands’ behind unrest in the Arab world

    (...)

    However, the kingdom strongly backs the largely Sunni uprising in Syria against Iran’s ally, President Bashar Assad.

  • permalien K. :
    26 février 2012 @22h35   « »

    Jumblatt : Military intervention in Syria would destabilize Lebanon

    http://www.dailystar.com.lb/News/Po...

    Longtemps j’ai cru que les positionnements de Joumblatt s’expliquaient par sa capacité à prévoir avant tout le monde les grands bouleversements géopolitiques, jusqu’à ce que les cables WikiLeaks me révèlent une réalité beaucoup plus ordinaire :

    Il se positionne selon les désirs géopolitiques du mieux-payant, étant certain que le “consociationalisme” libanais (le consensus des “élites” communautaires) lui épargnera toute mauvaise conséquence.

  • permalien X :
    26 février 2012 @22h42   « »
    Situation au Proche Orient

    @ Shanaa et Sakhra

    L’intervention de Zulfiqar est fort bien remarquable comme à son habitude. Mais voilà, il est loin de faire partie de ce qu’on convient d’appeler les conspirationnistes qui prétendent que l’Occident a provoqué les révolutions arabes pour remodeler la région comme il le sohaite. Voilà ce qu’il écrit par exemple :

    ..... les Etats-Unis tentent de compenser leur perte d’influence au Proche-Orient suite à "l’élimination des principaux pivots de l’influence occidentale dans la sphère arabo musulmane (Commandant Massoud Shah -Afghanistan, Benazir Bhutto-Pakistan, Rafic Hariri-Liban, Hosni Moubarak-Egypte, Zine el Abidine Ben Ali-Tunisie), .....

    Les Ētats-Unis ont été surpris par les révolutions arabes et ont perdu des alliés en Tunisie, en Egypte et j’ajouterais en Libye au lieu de prétendre qu’ils les ont provoqués par euc.

    Sur la Syrie :

    Bachar Al-Assad a raté l’occasion historique d’éviter l’embrasement dès mars 2011. Il aurait dû tendre la main à l’opposition interne comme Haytham Al-Manna ou Michel Kilo. La Syrie en paie les conséquences aujourd’hui.

    Où voit on la main caché de l’occident ?

    Je l’avais dit à Sakhra et je le répēte : elle confond le début des révoltes provoquées par les peuples qui ont en ral bol de leur dirigeants et les tentatives de récupération par l’Occident qui viennent beaucoup plus tard quand ça tourne mal comme en Lybie et maintenant en Syrie. En Egypte et en Tunisie où les choses ne se sont pas pourri ils ne pouvaient pas faire grand chose pendant les révolutions. Oui Sakhra vous confondez...

    Concernant les objectifs des amēricains pour la région à savoir :

    Casser le croissant chiite et transformer la Mer Méditerranée en lac américain comme ce fut le cas du Golfe arabo-persique est l’enjeu de cette bataille et assurer la suprématie de l’Etat israélien qui pourra finir tranquillement d’avaler - tel un boa - ce qui reste de la Palestine.

    Je pense que les deux objectifs ppaux des amēricains sont depuis longtemps d’assurer la sēcurité d’Israēl la stabilité de livraison du pétrole ça n’a pas changé. D’où la nécéssité de casser le croissant chiite, affaiblir l’Iran et assurer la supprērioritē militaire d’Israēl.
    Cepeandant je me permets de douter de leur volonté et de leur capacité de transformer le Mer Miditērannée en mer amēricaine.

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @23h11   « »

    X, ce que pense Nathan n’engage que lui, et les nombreuses personnes ayant les mêmes positions en Israél et ailleurs.
    Cependant, il existe des juifs, des rabins, des sionistes, des intellectuels qui prônent le contraire ! Ils ne sont pas nombreux mais ils existent !
    Je songe aux pacifistes israéliens, aux soldats qui refusent de servir en territoires occupés, aux intellectuels qui écrivent, qui dénoncent !
    Aux pacifistes juifs qui ont embarqué sur le Irene pour Gaza, ect...
    C’est peu, mais cela mérite d’être souligné. Non ?

  • permalien X :
    26 février 2012 @23h21   « »

    Shanaa,

    Aux juifs qui ont embarqué sur le Irene pour Gaza, ect...
    C’est peu, mais cela mérite d’être souligné. Non ?

    Tout à fait. Je ne pense pas avoir dit le contraire ?
    Vous oubliez pas Alain Gresh.

  • permalien Sakhra :
    26 février 2012 @23h22   « »

    La connexion israélienne de Mamoun Al-Homsi : Fiamma Firenstein
    THE ARAB DIGEST, février 2012.

    Mamoun Al-Homsi est "un opppppposant" syrien ...qui promet le nettoyage ethnique des Alaouites....
    http://mounadil.blogspot.com/

  • permalien Shanaa :
    26 février 2012 @23h26   « »

    l n’y a pas que les conspirationnistes qui supposent ques ces soulévements sont des "révolutions colorées" ! Une tentative a été faite en Iran pour placer Moussavi, pro-USA.
    Quoi qu’il en soit, on le saura dans quelques années !
    X, je vous ai déjà dit que j’assumais mon petit côté "conspirationniste" et je suis fan d’Alex Jones !!!

  • permalien Lella :
    26 février 2012 @23h30   « »
    Et la base Russe en Syrie

    Comme d’habitude Alain Gresh voudrait nous faire croire que la Russie serait inquiète pour la non ingèrence (alors qu’elle s’est bien mêlée des affaires en Georgie en donnant la nationalité aux ossètes), sans nous dire que s’il y a un pays qui s’ingère dans les affaires Syriennes c’est justement la Russie avec sa base militaire et se fournitures d’armes à Assad.

  • permalien K. :
    26 février 2012 @23h42   « »

    @ Zulfikar

    Je suis quand même étonné de vous voir reprendre le thème falsificateur du "croissant chiite" qui relève pourtant d’une volonté patente de "fabrication de l’ennemi" et dont la paternité revient comme de juste à Abdallah de Jordanie.

  • permalien Sarah :
    26 février 2012 @23h44   « »

    @ Shanaa :

    Puis-je savoir sur quoi vous vous basez pour affirmer que Moussavi est un pro-US ?

    Moi j’avais plutot compris qu’il avait un peu près les memes positions que Ahmadinejad en ce qui concerne la politique étrangère :

    Il est pour le maintien et le développement du programme nucléaire iranien.
    Il est contre l’établissement de relations diplomatiques avec Israel.

    Il me semblait que ce qui le différenciait du gouvernement iranien actuel est plutot de l’ordre de la politique intérieure:il est pour plus de réformes internes,pour plus de libertés en matière religieuse,politique,mais tout cela doit rester dans le cadre de la République Islamique.

    Mais bon,je peux me tromper et s’il y a des iraniens sur ce blog,je serai ravie d’en connaitre davantage.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    27 février 2012 @10h56   « »

    Aslama, Sister Sakhra,

    Merci pour ton texte de Thabo Mbéki. J’ai visionné il y a une dizaine de jours au cinéma un documentaire adapté du livre "les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique. Je le conseille vivement à ceux qui peuvent de le voir.

    Il est question en gros d’un ’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Le film démontre comment la multiplication des chaines télévisées qui était censée refléter un pluralisme est en réalité concentrée entre les mains de quelques grosses fortunes. Même les quotidiens gratuits qui sont disponibles à l’entrée des stations de métro appartiennent à ces fortunes.

    Une citation de Franz Olivier-Giesbert datant de 1989 nous rappelle ce qu’il en est vraiment : "C’est le capital qui décide !"

    Bien entendu que les destins de l’Afrique et du Proche et Moyen-Orient sont liés. Une partie de l’Afrique est arabisée et beaucoup d’Africains sont musulmans. La génération de nos pères se souvient des excellents rapports entre le leader du monde arabe Gamal Abdel Nasser et celui qui est considéré comme le père du panafricanisme, Kwame Nkrumah.

    Je t’embrasse.

    @ K.,

    Cher K.,

    Effectivement, c’est Abdallah de Jordanie qui en avait parlé. Mais selon le journaliste Heykal, dans une de ses émissions diffusées en 2009 sur Al-Jazeera, c’est Henry Kissinger qui en est l’instigateur. D’ailleurs on connait sa position sur le conflit entre l’Irak et l’Iran de 1980-1988. D’autre part, les pressions faites sur les arabes de confession chiite notamment des Libanais ont été même rapportées par France 24, il y a quelques années.

    De plus Ehud Barak, le ministre de la défense israélien l’avait évoqué en 2008 dans une interview du journal Le Monde et j’en avais déjà parlé dans un billet du 21 novembre 2010. Extraits :

    Je vois une "banane chiite", s’étirant de Téhéran au sud de l’Irak, à Damas, au sud du Liban, et même jusqu’au Hamas qui n’est pas chiite. Cette "banane chiite" pourrait potentiellement être affaiblie, ou modifiée dans sa nature, si la Syrie pouvait être détournée de la ligne qu’elle a suivie.(...)
    L’Iran serait considérablement affaibli vis-à-vis du monde arabe s’il se retrouve privé du soutien de ce seul Etat arabe.[C’est Ehud Barak qui le dit aux journalistes du Monde Alain Frachon et Natalie Nougayrède le 18 juin 2008]

    Très amicalement.

  • permalien Nathan :
    27 février 2012 @16h39   « »

    La meilleure de la journée. La Russie du mafieux Poutine déclare que le référendum bidon organisé par le boucher Assad est "un pas vers la démocratie".

    Déjà trente morts pour fêter ça...

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien Shanaa :
    27 février 2012 @17h22   « »

    Poutine n’est pas plus mafieux que tous ceux qui gravitent dans les eaux troubles du pouvoir !
    Les russes lui sont gré d’avoir donné a la Russie sa voix dans le concert des nations !
    Soyons gré à la Chine et à la Russie de tenter d’éviter la libanisation de la Syrie et, surtout de lui éviter le barbare chaos qui est le lot des irakiens, et maintenant des libyens ! Soyons leur gré d’éviter aux enfants de Syrie les bombes à l’uranium appauvri et au phosphore, ceux employés pour raser Faloudja, et qui donnent naissance à des enfants monstres !

  • permalien Shanaa :
    27 février 2012 @18h04   « »

    Le malheur des peuples musulmans c’est qu’ils manquent d’intellectuels, de politiques, de laics qui conceptualisent et articulent les valeurs de l’islam autour d’un projet à la hauteur de son passé mais intégré dans le présent. Au lieu de cela, l’emprunte du wahabisme s’est étendue à cause des moyens de communication !
    On se réveille face à deux puissances musulmanes puristes, Iran-Arabie saoudite ! L’une empétrée dans ses alliances avec des puissances qui la manipulent, et l’autre diabolisée ! Bref, le diviser pour régner dans toute sa splendeur machiavélique, qui risque de mal tourner !
    Il est donc important d’élaborer un mouvement de pensée pour enrayer un contencieux anachronique qui sert de cheval de Troie aux puissances capitaliste !

  • permalien Ben ramden :
    27 février 2012 @19h09   « »

    Meme si le mossad est en premiere lîgne dans cette affaire,il se debat lui aussi dans cet inextricable situation.lui reconnaitre un role decisif releverait de la fiction.peut les services secret jordanniens seraient plus performantes qu,on peut imaginer.reste á determiner le degre de collaboration entre les deux services en question.

  • permalien Lou :
    27 février 2012 @20h52   « »

    La Syrie, un traitement univoque ?

    - Richard Labévière, journaliste et consultant international, co-auteur en janvier d’un rapport sur la situation en Syrie.
    - Samir Aïta, économiste, rédacteur en chef et directeur général de l’édition arabe du Monde Diplomatique.
    - Le réalisateur syrien Meyar al-Roumi.

  • permalien patrice :
    28 février 2012 @17h53   « »

    @Shanaa
    "Poutine n’est pas plus mafieux que tous ceux qui gravitent dans les eaux troubles du pouvoir !
    Les russes lui sont gré d’avoir donné a la Russie sa voix dans le concert des nations ! "

    En effet, le pouvoir russe est 100% gangrené par la corruption, Poutine inclus. Quant aux russes, apparemment, ils aimeraient bien en finir avec leurs apparatchiks, mais ils n’y parviennent pas, car les élections sont truquées. Résultat : Un pays où les inégalités ne cessent de s’aggraver, où les retraites ne sont plus payées, et où les fonctionnaires doivent se faire acheter pour survivre. Si vous voulez mon avis, un "printemps russe" n’est pas à exclure si Poutine bourre les urnes aux présidentielles.

  • permalien Mourad :
    28 février 2012 @19h06   « »

    “« Poutine n’est pas plus mafieux que tous ceux qui gravitent dans les eaux troubles du pouvoir !
    Les russes lui sont gré d’avoir donné a la Russie sa voix dans le concert des nations !
    Soyons gré à la Chine et à la Russie de tenter d’éviter la libanisation de la Syrie et, surtout de lui éviter le barbare chaos qui est le lot des irakiens, et maintenant des libyens ! Soyons leur gré d’éviter aux enfants de Syrie les bombes à l’uranium appauvri et au phosphore, ceux employés pour raser Faloudja, et qui donnent naissance à des enfants monstres ! »”

    Parfaitement d’accord !

    A mon sens tout ce qui compte pour le moment c’est le retour au calme et l’imposition de l’ordre à l’intérieur des frontières syriennes. Je suis convaincu qu’ensuite, le pays ne pourra que se démocratiser, lentement mais surement, à l’abris des assauts néo-coloniaux.

  • permalien Sarah :
    28 février 2012 @19h21   « »

    @ patrice :

    Quelles sont vos informations pour affirmer que Poutine truque les élections ?
    Vos sources ?

    Je ne défends pas Poutine et je sais très bien que beaucoup d’institutions russes sont corrompues,mais il est inexact de dire que les inégalités augmentent,que le niveau de vie en Russie baisse.

    En effet,Poutine a réussi à redresser la Russie alors que pendant la décennie 1990 après la chute de l’union soviétique,les américains avaient pour projet de dépecer le pays en lui administrant une cure de "réformes néo-libérales" via les oligarques.

    C’est à cette époque précisément que le taux de mortalité infantile a augmenté,que l’espérance de vie à baissé,que les inégalités économiques ont explosé.

    C’est grace à Poutine justement que la Russie a retrouvé sa souveraineté,a chassé ou enfermé des oligarques corrompus,qu’elle a repris son destin en main notamment vis à vis des institutions financières internationales.

    Loin de moi l’idée de défendre Poutine,mais je pense qu’il faut cesser de tronquer la réalité concernant ce pays où Poutine dispose d’un soutien populaire considérable.

  • permalien Rouzbeh :
    28 février 2012 @19h29   « »

    Hamas political leaders leave Syria for Egypt and Qatar

    Mr Abu Marzouk told the Associated Press on Sunday that Hamas still had offices in Syria, but acknowledged that "practically, we are no longer in Syria because we could not practice our duties there".
    "Our position on Syria is that we are not with the regime in its security solution, and we respect the will of the people," he added.
    He said Hamas wanted to keep its ties with Iran, but stood up to the government in Tehran in refusing to publicly support President Assad.
    "The Iranians are not happy with our position on Syria, and when they are not happy, they don’t deal with you in the same old way."

  • permalien Rouzbeh :
    28 février 2012 @19h32   « »

    C’est mieux avec le lien : http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien Rouzbeh :
    28 février 2012 @21h33   « »

    Le général Dempsey sous le feu de l’oligarchie pour son opposition à la guerre contre l’Iran

    Lorsqu’on leur a demandé s’il existait, parmi les militaires, une école de pensée affirmant qu’il serait nécessaire d’attaquer l’Iran si l’on prouvait qu’il avait l’arme nucléaire, le général de corps de marines James Cartwright, à la retraite, a répondu qu’à titre personnel il ne voyait pas « grand avantage à y aller » et l’amiral William Fallon, ancien commandant du Centre de commandement central, lui aussi à la retraite, a estimé pour sa part que tous ceux qui ont une expérience de ce qui arrive réellement dans des guerres ne souhaitent pas s’y lancer à la première occasion. David Sanger, le correspondant en chef à Washington pour le New York Times, a quand à lui confirmé que beaucoup d’officiers en poste ou à la retraite lui disent croire que d’autres méthodes seraient préférables à l’action militaire.

    http://www.solidariteetprogres.org/...

  • permalien Rouzbeh :
    28 février 2012 @21h43   « »

    L’Empire britannique toutes voiles dehors vers le Golfe Persique !

    Xinhua, l’agence de presse publique chinoise, expliquait à ses lecteurs le 25 février, le b.a.-ba de cette stratégie occidentale. « Au lendemain des bombardements en Irak et contre la Libye, la plupart des pays arabes ont commencé à réaliser que les États-Unis et l’Europe cachent un poignard derrière leur sourire – c’est-à-dire que bien qu’ils prétendent agir pour des buts humanitaires, ils sont animés par des volontés hégémonistes ».

    http://www.solidariteetprogres.org/...

  • permalien Mourad :
    28 février 2012 @21h44   « »

    http://www.michelcollon.info/Siege-...
    Pour résumer les idées de l’auteur (1)
    -  Il dénonce les exactions et la violence de l’armée à Homs, tout en rappelant une évidence systématiquement omise, à savoir que les responsabilités sont partagées, et que l’armée syrienne libre y est pour beaucoup aussi (prise d’otage de la population) -> c’est marrant de voir comment les médias reprenaient si facilement la justification israélienne du bombardement de Gaza par le fait que Hamas prenait en otage sa population, et comment ce même argument reste à ce point inaudible lorsqu’il s’agit de la Syrie.
    -  Le président syrien a promis l’amnistie en novembre passé à tous ceux qui déposaient les armes à condition qu’ils ne soient pas impliqués dans les crimes et la violence. Ce qui aurait constitué une première étape vers des négociations, la pacification, et la démocratisation. Mais la porte-parole du département américain, Victoria Nuland, a directement répliqué en incitant, au contraire, les insurgés à conserver leurs armes -> C’est évidemment avec ce genre d’attitudes irresponsables que le sang arrêtera de couler en Syrie et que le pays deviendra une belle démocratie.

  • permalien Mourad :
    28 février 2012 @21h45   « »

    -  Il dénonce les enlèvements et les nombreux meurtres, et autres atrocités commises envers tous les civils pro-Assad de Homs qu’ils soient sunnites, chrétiens ou alaouites pour leur supposée collaboration avec le régime -> Ceux-ci n’ont pour objectifs que le renversement du régime et l’épuration ethnique et confessionnelle de la Syrie. Ils n’ont aucun projet d’autonomie politique et sociale.
    -  Les Syriens crient au monde de façon régulière, par des manifestations dites pro-Assad mais qui sont plutôt des manifestations en faveur d’une démocratisation dans le cadre du régime actuel, ou par le référendum du 26 février, qu’ils soutiennent le régime. En effet, les Syriens dans leur majorité, bien moins stupides que nombre de journalistes et politiciens, misent sur une évolution vers la démocratie, par des réformes successives, plutôt que sur une révolution avec tous ses risques et ses dérives. Les leçons de l’Histoire leur donnent raison.
    -  L’auteur rappelle que la répression n’est pas l’apanage des dictatures, et qu’elle a également lieu dans des démocraties libérales -> l’armée est la seule entité à pouvoir disposer de la contrainte physique dans un état souverain (démocratie ou pas). Toute initiative armée dirigée contre l’état ou les civils est réprimée de la même manière (démocratie ou pas). Il s’agit de garantir la sécurité et l’ordre public ; c’est la raison d’être même de l’armée !
    -  Enfin, une attitude qui se voudrait responsable, digne des valeurs démocratiques que nos représentants officiels prétendent défendre, œuvrerait sincèrement pour cesser les violences en Syrie, ferait preuve de plus d’impartialité concernant la couverture des évènements, et mettrait un moment de côté les intérêts en jeu. Car l’Occident, les pays du Golfe, et la Turquie ont la possibilité de mettre un terme aux massacres de Homs et à la violence en général, si seulement ils le voulaient, si seulement ils assumaient leur responsabilité en acceptant le dialogue et le compromis (N’est-ce pas par là que commence véritablement la démocratie ?) Au lieu de cela, ils accusent le régime de tous les crimes, mais qu’attendre d’une dictature ? alors qu’on en attend tellement d’une démocratie !

  • permalien Elvire :
    28 février 2012 @22h44   « »

    Depuis le temps des croisades, les Franj et leurs descendants n’ont amené que malheurs et calamités dans nos contrées. ["Franj" c’est ainsi que les Arabes nommaient les Francs]. Zulfikar Al-Ansari :
    26 février @14h27

    C’est tellement révélateur et croquignol, ce genre de petite phrase.

    C’est vrai que dans le fond, si les musulmans étaient restés dans leur péninsule arabique au lieu de se jeter sur des terres chrétiennes depuis des siècles, peuplées de gens qui ne leur demandaient rien et surtout pas une nouvelle religion puisque la leur leur convenait très bien, ou s’ils s’étaient rués exclusivement sur l’Afrique noire, l’Inde ou la Chine, ils n’auraient pas eu à se plaindre des Francs.

  • permalien Sarah :
    28 février 2012 @23h03   « »

    à Elvire :

    Qu’est ce que vous en savez que les peuples de la région ne voulaient pas d’une nouvelle religion ?

    Vous connaissez si bien l’histoire du Moyen-orient et les religions successives qui s’y sont propagées ?

    Répéter à l’envi que l’islam s’est propagée uniquement par la force,que les pauvres peuples chrétiens de la région y ont été soumises,qu’ils n’y trouvaient aucun interet dans une religion universaliste et égalitaire,c’est bien de la propagande.

    A ce sujet,je vous conseille de lire "les croisades vues par les Arabes" d’Amin Maalouf où vous lirez comment les chrétiens orientaux ont été massacrés sans égard par les franj,les "défenseurs de la chrétienté",qu’ils ont souvent contracté alliance avec les musulmans pour les combattre.

    Et puis,il faudra aussi nous expliquer comment l’islam est arrivé en Indonésie,Malaisie ou Thailande et a été accepté par la population sans armée arabe ou musulmane.

    PS:Et le christianisme,il est né où ?
    En France ?En Allemagne ?
    Et Jésus,il ressemblait à qui :à un jeune Palestinien d’aujourd’hui ou à un suédois,blond aux yeux bleus ?

  • permalien Lou :
    28 février 2012 @23h27   « »

    Syrie : poursuivre Assad pour crimes de guerre compliquerait la situation

    WASHINGTON - La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a estimé mardi qu’il existait des arguments qui permettraient de poursuivre le président syrien Bachar al-Assad comme criminel de guerre, mais qu’une telle action compliquerait la recherche d’une solution en Syrie.

    D’expérience, je pense que cela peut compliquer la résolution d’une situation complexe parce que cela limite les possibilités de persuader des dirigeants de quitter le pouvoir, a déclaré Mme Clinton lors d’une audition devant le Congrès américain.

    Ah bon, ça complique une situation complexe ?
    Qu’est-ce qu’elle mijote, elle ?

  • permalien Lou :
    29 février 2012 @00h13   « »
  • permalien Sakhra :
    29 février 2012 @00h13   « »

    La crise syrienne est en train d’agir comme révélateur de l’évolution des régimes et des forces politiques dans les pays du monde arabe.

    Décantation au sommet :

    Des régimes, issus d’une authentique révolte populaire, à l’instar de celui de Tunis, se sont mis au service des grandes puissances. Poursuivant la politique néolibérale de Ben Ali, menaçant les salariés en grève et encourageant en sous-main les attaques violentes de groupuscules à l’encontre des structures de base de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) qui soutient les revendications des travailleurs, les nouvelles autorités se sont mises au service de l’Emir du Qatar dans sa bataille contre les peuples du monde arabe et les régimes qui refusent de s’aligner sur les maîtres américains et européens. D’autres régimes, pourtant issus d’un coup d’Etat comme celui de Mauritanie par exemple, ont en revanche fermement résisté aux pressantes sollicitations du Qatar. Nouakchott a refusé de s’aligner et l’a clairement exprimé à l’Emir en visite en Mauritanie. Cela prouve qu’il est possible de refuser les injonctions de cet instrument de l’impérialisme qu’est le Qatar.

    Un gouvernement des pays du monde arabe aura-t-il le courage politique d’aller plus loin en ouvrant clairement une perspective alternative et opposée, afin d’attirer tous les régimes qui refusent de suivre aveuglément des régimes qui se soumettent aux désidératas des grandes puissances ? Cela semble peu probable à court terme, mais il est évident que l’arrogance, dont font preuve les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés locaux (Arabie et Qatar), risque de se retourner contre eux.

  • permalien Sakhra :
    29 février 2012 @00h16   « »

    suite,

    et à la base
    La décantation s’opère également à la base, au niveau des forces politiques. D’un côté, les islamistes se rangent dans le camp des « amis » du peuple syrien : Etats-Unis, UE, Qatar, Turquie et Arabie. Ennahda en Tunisie, le MSP en Algérie et les autres partis de la mouvance des Frères musulmans soutiennent la démarche du Qatar, de l’Arabie et de la Turquie. Le courant islamiste radical prône également la chute du régime de Damas. A Casablanca, une manifestation initiée par El Adl Wal Ihsan, a été dans ce sens. Une manifestation identique bien que moins nombreuse, s’est déroulée à Alger, à l’initiative d’anciens militants du FIS. Les dirigeants du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) se sont également rangés, inconditionnellement, du côté de Washington, Doha et Riad contre Damas. Il semble même que le Hamas palestinien ait pris ses distances avec la Syrie, puisque sa direction aurait quitté Damas.

    Des forces démocratiques et progressistes, qui ne soutiennent pas le régime baasiste, se sont, en revanche, prononcées contre toute ingérence et toute intervention militaire, arabe ou des grandes puissances. A Tunis même, des mouvements et partis politiques ont manifesté à l’ouverture de la Conférence des « amis » du peuple syrien. Au Liban, il est clair que les partis de la résistance nationale (Hezbollah, Courant patriotique libre de Michel Aoun, mouvement Amal de Nabih Berri, Parti communiste libanais…) se prononcent contre toute tentative de déstabilisation de la Syrie dont ils ne savent que trop à qui elle bénéficie. Partout dans le monde arabe, et même s’ils n’agissent pas concrètement, nombreux sont les courants politiques qui s’opposent à la démarche des grandes puissances. Des forces, là aussi, seront-elles en mesure de prendre des initiatives rassembleuses pour reconstruire un véritable front de résistance anti-impérialiste ? Seul l’avenir nous le dira.

    http://www.lanation.info/Echec-des-...

  • permalien patrice :
    29 février 2012 @01h46   « »

    @Sakhra
    C’est toujours le même problème : remplacez une prise de position politique par une "indignation", polluée par la religion, et il y aura toujours des petits malins pour récupérer le mouvement. Le terme "indignation" a d’ailleurs le don de m’exaspérer. Il implique une incompréhension totale des manœuvres de l’adversaire, et une absence toute aussi totale de projet concret pour sortir de l’ornière. Les indignés espagnols ont juste contribué au succès de la droite. Le mouvement "Occuper Wall Street" n’a aucun projet politique intelligible. En France, tout le monde s’accorde à dénoncer la finance, mais Mélenchon ne va faire que 10% des voix. C’est encore pire en Tunisie, dans la mesure où le peuple fait confiance aux religieux pour le sortir d’affaire. Du pain béni pour les américains.

  • permalien Yvan :
    29 février 2012 @06h51   « »
    A propos de la Syrie, ecce homo
    Evacuation d’Edith Bouvier : des annonces contradictoires - BFMTV

    Plus tôt dans l’après-midi, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu’il était "très heureux que le cauchemar (de la journaliste) prenne fin".
    "Elle a de multiples fractures (...) Ca n’a pas été des négociations extrêmement faciles" pour parvenir à ce qu’Edith Bouvier quitte Homs, avait déclaré le chef de l’Etat, en déplacement dans le cadre de la campagne présidentielle, alors qu’il était interrogé sur l’arrivée au Liban de la journaliste.

  • permalien patrice :
    29 février 2012 @15h05   « »

    @Sarah
    "C’est grace à Poutine justement que la Russie a retrouvé sa souveraineté,a chassé ou enfermé des oligarques corrompus,..."

    Non ! Poutine n’a pas chassé ou emprisonné les oligarques corrompus. Il a chassé ou emprisonné les oligarques corrompus qui menaçaient de se présenter contre lui, et refusaient de cracher au bassinet. On appelle cela un comportement mafieux.
    Dans le même temps, Poutine multiplie les pressions sur le médias, allant dans certains cas jusqu’à l’assassinat de journalistes, avec deux objectifs principaux : Eviter que les affaires de corruption soient évoquées dans la presse. Eviter que le génocide tchétchène soit évoqué.
    Juste pour mémoire, les tchétchènes sont encore plus mal traités que les palestiniens, sans que cela émeuve la communauté internationale, ou les musulmans, lesquels sont pourtant concernés.
    Quant au bourrage d’urnes des dernières législatives, comment s’en étonner dans un pays aussi corrompu qui n’a jamais connu la démocratie ? Poutine lui même l’a reconnu implicitement en déclarant "qu’il n’avait pas besoin de ça pour être élu"...Peut être. Mais ça va bien l’arranger d’avoir une assemblée à sa botte, faire voter de nouvelles lois liberticides, et asseoir le pouvoir de la mafia, autrement dit, de ses complices.
    En attendant, l’argent qui part dans la poche des oligarques fait défaut pour payer les fonctionnaires ou les retraités, et soigner les malades. Le système communiste avait bien des défauts, mais il générait moins d’inégalités.
    cf."- de l’autre, des catégories sociales appauvries souffrent d’une certaine nostalgie du régime précédent ; si la situation économique s’est rapidement améliorée après la crise financière de 1998 et si la pauvreté a reculé, plus de 20 % des foyers russes vivent encore sans le minimum de subsistance2(*)"
    Cet article d’une commission du sénat fait bien la part des choses : Oui, le niveau de vie a grimpé, comme on peut le constater en visitant le pays...sous réserve de ne pas pousser jusqu’à la campagne. Oui, certains pauvres s’en sont sortis. Mais, dans le même temps, les plus défavorisés ont vu leur situation s’aggraver. Dans une vraie démocratie sociale, il y aurait moins de milliardaires, et moins d’exclus.
    Ceci dit, en effet, le bilan de Poutine n’est pas 100% négatif, surtout dans la mesure où la Russie a frôlé le retour au Moyen Age avant son arrivée au pouvoir.

  • permalien mathoo :
    29 février 2012 @15h08   « »
    A propos de la Syrie et d’israel

    Faut-il inviter Stephane Hessel sur les ondes de radio France ?
    Encore une fois sa venue "Aux Matins de France Culture" en compagnie d’ Elias Sandar, mardi 28 février, fait tourner l’émission en Eau de Boudin.
    Stéphane Hessel honorable grand vieillard , intelligent et courtois, énerve ses contradicteurs.
    L’année passée, venu avec son ami Edgard Morin, l’émission fut très tendue. La fin de l’émission fut kidnapée et brouillée par l’invective énervée de Raphaël Enthoven.
    Cette fois –ci se fut un journaliste Isréalien incapable de discuter autrement que par des procès d’intention, qui annonait la propagande de son gouvernement pour éviter un réel débat avec les invités.
    Quant à Brice Couturier il s’est enlisé avec insistance dans le décompte morbide des victimes de Gaza comparé à celui de Syrie, comme pour exonérer le premier crime de guerre et piéger ses invités.
    Il appartient au médiateur de Radio-France de re-écouter lucidement l’émission, par exemple sur le sujet du "retour des réfugiés" et mettre en perspective la réponse d’Elias Sandar et celle du journaliste Israélien Monsier Halperin. C’est on ne peut plus clair. D’un côté une parole sereine et mesurée et en face de la mauvaise foi bileuse.

    L’animateur en chef de l’émission savait-il à quoi il jouait en présentant d’office cette matinée comme un sujet qui fâche !
    On peut se demander par quel processus trouble, le dialogue serein entre un juif français et un arabe palestinien, dérange t-il à ce point, énerve t-il autant !?. au demeurant il s’agit de deux personnalités reconnues agissant à leur façon pour la paix au Moyen-Orient, et voulant bien en débattre dans l’émission avec courtoisie et intelligence. Ce qui ne semble pas entendu !

    La direction de Radio-France se défend toujours de traiter le sujet avec impartialité. Est-ce si sûr ?. Si l’on reprennait les archives depuis près de 20 ans on pourait noter une tendance : les invités Israëliens ou assimilés, sont traités avec plus de courtoisie que leurs homologues palestiniens. On ne leur oppose pas systématiquement un opposant de l’autre sensibilité. Les démocrates palestiniens doivent toujours se justifier, rendre des comptes même sur les extrémistes. Pas à l’inverse. Je me souviens de Leila Shahid perdant du temps d’antenne à devoir corriger sans cesse des informations erronées et des proçès d’intention.
    La conclusion d’Elias Sandar à la fin de l’émission de mardi matin, disant qu’il était fatigué depuis tant d’années de venir pour débattre et qu’on lui impose d’être sur un RING, résume TOUT. C’est dire le gachis d’une émission de France-Culture qui repose avant tout sur la qualité et l’accueil des invités.

  • permalien Elvire :
    29 février 2012 @16h05   « »

    @ Sarah
    J’ai déjà lu le bouquin de Malouf "Les croisades vues par les arabes" il y a déjà longtemps.
    Mais auparavant je ne crois pas que durant la conquête les musulmans pour imposer l’islam aient procédé très différemment que Charlemagne pour christianiser les saxons (bien blancs) : par le fer, par le feu et par le sang là résistance était coriace.
    Et pour le reste je ne crois pas à la jolie légende du pacifique "vivrensemble" en Andalousie. Il y avait là comme ailleurs les dominants et les dominés. Et à vrai dire les musulmans en Sicile sous domination Normande n’étaient pas plus maltraités que chrétiens et juifs en Andalousie : suffisait qu’ils payent leurs taxes...

  • permalien Elvire :
    29 février 2012 @16h07   « »

    ...là où la résistance... (errata corrige)

  • permalien Sakhra :
    29 février 2012 @19h35   « »

    SYRIE : « LE CNS SE DÉCHIRE EN INTERNE »

    Le Conseil national syrien vient de voir 20 de ses membres faire défection pour créer une organisation concurrente.

    L’Iran visé

    Malgré des divergences manifestes, la France veillerait à ce qu’aucun autre groupe d’opposition n’émerge à l’étranger. Outre le soutien diplomatique, le Quai d’Orsay se serait opposé en octobre dernier à la tenue à Paris d’une conférence de presse de Syriens de l’intérieur, dont l’opposant historique Michel Kilo. "La France ne veut pas déplaire aux Qataris, avec lesquels elle entretient des liens diplomatiques et économiques privilégiés", indique Fabrice Balanche.

    Et l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani aurait mis un point d’honneur à faire tomber Bachar el-Assad. "Le Qatar a lancé dans la région un mouvement de libération "frériste" (des Frères musulmans, NDLR) pour éviter que l’ensemble du monde arabe ne soit déstabilisé", analyse Fabrice Balanche. S’il a participé à l’intervention militaire en Libye, le Qatar entretient des liens très étroits avec les islamistes d’Ennahda en Tunisie, et avec les Frères musulmans en Égypte. "Le Qatar adopte une posture pragmatique en se plaçant aux côtés des forces du moment, qui sont les islamistes", note de son côté Barah Mikaïl.

    Autre ambition qatarie, l’affaiblissement, par l’intermédiaire de la Syrie, de son allié chiite iranien, bête noire des monarchies sunnites du Golfe. Et cela porte ses fruits. Après des tractations avec l’émir Al Thani, Khaled Mechaal, le chef politique du Hamas, organisation largement financée par Téhéran, a annoncé qu’il déménageait de Damas pour s’installer à Doha.

    http://www.lepoint.fr/monde/syrie-l...

  • permalien Sakhra :
    29 février 2012 @20h19   « »

    @ Shanaa,

    Soyons gré à la Chine et à la Russie de tenter d’éviter la libanisation de la Syrie et, surtout de lui éviter le barbare chaos qui est le lot des irakiens, et maintenant des libyens ! Soyons leur gré d’éviter aux enfants de Syrie les bombes à l’uranium appauvri et au phosphore, ceux employés pour raser Faloudja, et qui donnent naissance à des enfants monstres !

    La Russie comme la Chine défendent , comme les autres, leurs intérêts.
    Mais ils les défendent d’une manière moins agressive, sans bases militaires, et surtout ils ne se "drapent pas dans les oripeaux de la "démocratie" et des "droits de l’homme", à géométrie variable, que l’on ignore à Bahrein, en Arabie Séoudite, au Qatar, et chez tous les roitelets du Golfe et d’ailleurs, et l’on défend en Iran, en Syrie, en Libye, en Irak, avec les résultats que l’on connait.

    A mon avis, il ne s’agit pas de dire merci à qui que ce soit, mais à continuer à se battre, en "toute connaissance de cause"... pour nos intérêts...

    La Russie et l’évolution du monde" de Poutine..Il me parait intéressant à lire.
    http://www.socialgerie.net/spip.php...

    L’ article de Poutine concernant la politique étrangère

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    29 février 2012 @21h11   « »

    Bonsoir à tous,

    Un article paru aujourd’hui dans le Canard enchaîné a révélé que les responsables de plusieurs services secrets occidentaux et arabes ont examiné les possibilités d’un coup d’état contre le régime syrien.

    Extraits :

    Il y avait deux réunions à Tunis, s’amuse un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay. La première, la conférence dite « des amis de la Syrie », regroupait des représentants d’une soixantaine de pays, dont Hillary Clinton ou Alain Juppé. Le bilan n’est pas glorieux.
    Une autre se voulait plus discrète et réunissait des gens en principe mieux armés que les diplomates, les hommes des services secrets. « On leur souhaite bon vent pour dégommer Bachar.. » Réaction sur le même ton d’un officier d’état-major : « C’est la meilleure solution. On ne peut pas refaire le même coup qu’avec la Libye et bombarder une armée syrienne autrement plus solide que celle de Kadhafi et dont les blindés se baladent tranquillement dans des villes insurgées. Et puis, cette fois, l’ONU ne donnera pas son feu vert. »

    Selon l’ancien député libanais Nasser Qandil, interviewé hier sur la chaine libanaise OTV, Il semblerait que la réunion des "amis de la Syrie" [SIC] ait foiré suite à une altercation entre Saoud Al-Faysal (ministre des Affaires étrangères saoudien) et son homologue français Alain Juppé. Des militaires français seraient retenus en Syrie et c’est ce qui expliquerait qu’Alain Juppé ait fait marche arrière....(A suivre)

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Mourad :
    29 février 2012 @23h51   « »

    Jacques Vergès a exprimé son soutien au régime en place dans une intervieuw “En Syrie, il faut défendre l’état actuel”

    Il semblerait qu’un 19e agent français ait été capturé par l’armée syrienne, source de toutes les préoccupations pour la France en ce moment, alors qu’elle persiste a nié toute implication dans les évènements en Syrie. Des négociations seraient déjà en cours pour obtenir leur libération, par l’intermédiaire de la Russie notamment.

  • permalien Lou :
    1er mars 2012 @00h14   « »

    @mathoo

    Vous verrez que l’émission n’a pas laissé les auditeurs indifférents.

    Demain le médiateur sera sur France-Culture à 12h50 avec Brice Couturier.

  • permalien K. :
    1er mars 2012 @01h20   « »

    Speaking in Cairo, the secretary general of the Arab League, Nabil al-Arabi, says that should the international community fail to end the violence in Syria, arming the rebel forces might be a possible alternative.

    http://www.guardian.co.uk/world/vid...

  • permalien INDIGNE :
    1er mars 2012 @11h39   « »

    SALAM,

    Pour info :

    Jeune pacifiste américaine écrasée par un bulldozer israélien dans la bande de Gaza.

    Elle s’appelait Rachel Corrie. Elle avait 23 ans. Elle est arrivée en Palestine ..........

    http://www.arte.tv/fr/Rachel/642174...

    Rediffusion jeudi 8 mars à 14H50

  • permalien patrice :
    1er mars 2012 @17h49   « »

    @Sakhra
    "La Russie et l’évolution du monde" de Poutine..Il me parait intéressant à lire.
    http://www.socialgerie.net/spip.php..."

    En effet. L’analyse est globalement brillante. J’y note cependant le désir des russes de capter des investissements européens, et, dans le même temps, d’inonder notre marché avec leurs produits, ce que Vladimir décrit comme un échange gagnant/gagnant...
    Incontestablement, de tels accords seraient profitables pour la Russie. Pour l’Europe, j’en suis moins sûr.
    A noter également le fait que cet article très exhaustif n’aborde pas le problème tchétchène. Ceci dit, la solution adoptée par Poutine semble convenir à tout le monde.

  • permalien Sakhra :
    1er mars 2012 @21h16   « »

    @ Patrice,

    Possible, que nous n’ayons pas la m^me lecture de l’article de Poutine.
    Ce que j’en retiens, c’est que Poutine déclare vouloir défendre les intérêts de la Rusie.C’est son devoir et son droit.Les autres ne font pas autre chose,cyniquement, avec plus de sauvagerie...mais en plus en enrobant leur discours de contes pour "débiles"...Défense de la "démocratie" et "des droits de l’homme" .
    Qui les croit aujourd’hui ? En tout cas pas les peuples africains, ni arabes.
    On a vu l’Irak, l’Afghanistanetc...et on voit encore l’"humanisme" de la Franceafrique.
    Une chose est importante pour moi dans ce qu’analyse Poutine : le retour au droit international, et au respect de la souveraineté des Etats.
    Pour l’Europe, chacun défend ses parts de marché, sans plus.

    Pour la Tchétchénie, il n’en parle pas, mais que les Occidentaux nous parlent de toutes les violations des droits humains passés et présents , je crois que Poutine ne fera pas le poids à côté d’eux.

    Enfin, je crois qu’il décrit simplement la réalité du monde aujourd’hui.Il est ce qu’il est, et pour les Arabes et les Africains, (les peuples), il est important qu’ils prennent conscience de cette réalité et d’apprendre à défendre leurs intérêts, sans naiveté, et surtout sans croire un mot de ce que racontent les Clinton, et autre Sarkozy et Cameron.Leurs droits de l’Homme et leur baratin on les a entendus, on a vu leur application chez nous...Et leur "humanisme" larmoyant nous fait vraiment "pleurer"..

  • permalien patrice :
    2 mars 2012 @01h27   « »

    @Sakhra
    On est à peu près d’accord. J’ai même été surpris par la franchise de V. Poutine, et par sa clairvoyance. Il est vrai que son pays allait dans le mur avant son arrivée. Mais il n’en sera que plus redoutable pour l’Europe dans quelques années.
    En attendant, j’aimerais l’entendre commenter sa politique intérieure avec la même sincérité, même si je n’ai pas de doutes sur sa clairvoyance dans la gestion de la Russie. Poutine est sans doute un despote éclairé, mais j’avoue qu’il me fait froid dans le dos. La vie ne doit pas être rose pour les intellectuels contestataires...
    Reste aussi le problème de la corruption, même si l’Amérique ne vaut pas mieux. Un ami à moi a travaillé un an à Moscou. Ce qu’il m’a raconté est proprement hallucinant, à 50 étages au dessus de l’affaire Karachi.

  • permalien K. :
    2 mars 2012 @09h32   « »

    Sur Nabil al-Arabi les nouvelles se suivent et ne se ressemblent pas.

    "I am against using violence and the Arab League has no link to arming," Secretary-General Nabil Elaraby told a news conference at the League headquarters in Cairo.

    http://www.trust.org/alertnet/news/...

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