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Xénophobie - Nationalisme

L’extrême droite s’enracine en Europe

samedi 10 mars 2012, par Mariano Aguirre

Les sanglantes attaques (78 morts) perpétrées par Anders Behring Breivik le 22 juillet 2011 en Norvège ont brutalement réveillé tous ceux qui, en Europe, regardaient passivement l’extrême droite islamophobe gagner du terrain. Une trentaine de partis politiques dont les programmes revendiquent ouvertement une « identité européenne pure » sont, en effet, en train de consolider leurs positions dans certains parlements (en passant parfois des accords avec la droite traditionnelle, comme aux Pays-Bas), et occupent une place de plus en plus large dans les médias.

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L’Europe de l’extrême droite
Carte (mise en place par Cécile Marin) extraite de Mondes émergents, l’Atlas du Monde diplomatique 2012.

Ces partis, à l’instar du Forum nordique, maîtrisent aussi très bien les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, ce qui leur donne encore plus de visibilité pour répandre leurs messages de haine et renforcer leurs alliances nationales et internationales.

Les responsables de cette propagande nauséabonde se retranchent toujours derrière le principe de la liberté d’expression, et, lorsqu’ils sont critiqués pour des discours qui pourraient encourager de futurs Breivik, ils affirment que le carnage provoqué par ce « loup solitaire » n’a rien à voir avec le climat qu’ils contribuent à créer. Ils se présentent eux-mêmes comme des victimes que l’on tente de censurer. Ils prétendent que l’Europe, à terme, va perdre son « identité chrétienne ». Ces populistes agissent à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du système électoral : bien qu’élus et donc présents dans les Parlements, ils ne cessent de critiquer les démocraties en les accusant d’être bien trop libérales sur la question des flux migratoires.

L’extrême droite européenne cède au fantasme d’une Europe « pure » par opposition à l’Europe « réelle » qui, elle, est bien diversifiée. Comme Anders Behring Breivik, des milliers de personnalités qui animent des sites Internet et des blogs (Gates of Vienna, Brussels Journal), des organisations telles que l’English Defence League, Platform per Catalunya ou Militia Christi ainsi que des chefs religieux préparent tous activement le terreau fertile dans lequel peut s’épanouir l’extrémisme.

Une enquête de l’université de Nottingham conduite par Matthew Goodwin montre que les partis extrémistes se caractérisent surtout par leur opposition viscérale à l’immigration (en particulier à l’immigration musulmane), à la diversité ethnique, et enfin au multiculturalisme, autant de caractéristiques sociales qu’ils considèrent être un grand danger pour l’Europe.

Ils pensent par ailleurs que les partis politiques traditionnels sont bien trop « mous » dans leurs réponses aux questions liées à l’immigration [1]. Une autre étude, conduite par Elisabeth Ivarsflaten, montre que les partis populistes ont tous connu leurs plus grands succès électoraux après avoir intégré dans leurs discours et leurs programmes une forte dimension anti-immigration [2].

Ces « nouveaux » populistes évitent soigneusement le discours traditionnel, raciste et antisémite, et préfèrent orienter plus subtilement leurs analyses sur les questions de culture et d’identité. Paradoxalement, ils se réclament de deux identités antagonistes : chrétienne pour la reconnaissance d’un passé européen mythologique, et séculaire pour lutter contre l’islam.

Ils combattent les politiciens « marxistes » ou trop libéraux. C’est sur cette ligne qu’Anders Behring Breivik a attaqué les bâtiments gouvernementaux à Oslo puis le camp d’été des jeunes travaillistes sur l’île d’Utøya. Ils sont en général pro-américains, entretiennent des relations étroites avec l’extrême droite aux Etats-Unis et considèrent Israël comme un rempart protégeant l’Occident contre l’islam. Par temps de crise, ils utilisent aussi l’argument de l’emploi et de l’Etat-providence pour se justifier : les immigrés volent les emplois et grugent l’Etat-providence, la sécurité sociale en particulier, puisqu’ils ont beaucoup plus d’enfants que la moyenne des Européens, etc.

Dans son manifeste — un méga copié-collé d’idées d’extrême droite somme toute classiques —, Anders Behring Breivik oppose l’Etat providence et l’hégémonie identitaire au pluralisme. « Les sociétés européennes, écrit-il, doivent pouvoir compter sur une solide cohésion sociale, laquelle ne peut vraiment exister que dans un système de monoculture où tout le monde a totalement confiance en tout le monde. »

L’étude de Goodwin révèle que la majorité de ceux qui votent pour les partis populistes viennent des milieux modestes ou des classes moyennes. Ce sont aussi souvent des petits commerçants ou des agriculteurs effrayés par les violents changements économiques et sociaux. « La mondialisation des marchés et la dérégulation économique ont précipité la planète dans une ère d’incertitude qui provoque nécessairement de la peur », rappelle Javier de Lucas, professeur à l’université de Valence. A cela, l’extrême droite oppose un discours composé de formules simplistes, et fait porter la responsabilité de tous les maux économiques et sociaux sur les « politiciens », les « gauchistes » et les immigrés.

« Le seul vrai moyen de mobiliser les gens, c’est de leur faire peur : peur des immigrés, peur de la criminalité… », écrit le philosophe Slavoj Zizek [3].

Timides contre-attaques

Les politiciens modérés restent relativement impuissants face aux attaques de l’extrême droite, et, quand ils tentent de répondre, ils le font de manière contradictoire : les partis de centre gauche — pour éviter de perdre un électorat sensible à ces questions — reprennent volontiers à leur compte les thèmes de prédilection de l’extrême droite, en particulier l’« immigration ». Dans les faits, l’Europe impose une politique de plus en plus restrictive pour limiter le droit d’asile et les flux migratoires entrants, alors qu’en même temps partis politiques et gouvernement prônent une « plus grande tolérance » envers les étrangers ! La réalité, c’est que les sentiments xénophobes se développent, et que les populations immigrées musulmanes et leur culture sont de plus en plus rejetées.

Si l’Europe souhaite soutenir sa croissance, elle aura besoin d’ouvrir grand la porte à la migration. Mais cet argument ne suffit pas à faire reculer l’islamophobie. « Il y a quelque chose qui m’inquiète bien plus que la poussée de l’extrême droite lors des scrutins de 2010, explique Thomas Hammarberg, commissaire aux droits humains au Conseil de l’Europe, c’est la profonde inertie et surtout la confusion dans laquelle les partis modérés démocratiques de gauche ou de droite semblent être tombés. On a même l’impression que ces partis ont fini par accepter que les discours de haine et cette xénophobie décomplexée soient intégrés dans le champ politique comme quelque chose de normal : leurs chefs ont totalement échoué à enrayer cette montée de l’islamophobie [4]. »

Les médias dominants ont ouvert le débat, non sans perdre de vue qu’une partie importante de leur audience glisse progressivement, électoralement parlant, vers la droite populiste, d’autant qu’apparaissent dans le paysage médiatique — comme aux Etats-Unis — de nouveaux médias ultra-nationalistes, ainsi que des milliers de sites Internet ou de livres qui, pour la plupart, ont su se faire accepter dans l’espace de débat comme s’ils étaient de très sérieuses institutions de sciences politiques [5].

C’est ainsi que l’essayiste britannique Bat Yeor, de son vrai nom Gisèle Littman-Orebi, a « inventé » le fameux axe euro-arabe (ou Eurabia), abondamment cité par Breivik dans son manifeste, et dans lequel elle prédit que l’Europe sera tôt ou tard conquise par les musulmans. L’auteure explique que les juifs et les chrétiens seront assujettis à la loi islamique [6].

« Aujourd’hui, la liberté de parole est totale et l’essentiel de ce qui se publie n’est ni édité ni censuré, rappelle Sindre Bangstad, enseignant à l’université d’Oslo. Les discours islamophobes peuvent se répandre beaucoup plus facilement qu’avant. Dans ce contexte, les opinions outrancières comme celles soutenues par Breivik sont à peine discernables de celles que l’on peut trouver sur certains médias sociaux, et même parfois dans les médias dominants en Norvège [7]… »

Toutefois, les auteurs dangereux ne sont pas tous des paranoïaques déments et sanguinaires. Le très respectable économiste social-démocrate allemand Thilo Sarrazin a publié en 2010 un livre dans lequel il explique très sérieusement que son pays va devenir de plus en plus pauvre et perdre son identité comme son potentiel, parce que les immigrés turcs et arabes ont un quotient intellectuel inférieur. Il prétend que ses idées sont soutenues par un tiers des Allemands pour qui l’Etat devrait limiter l’immigration et la pratique de l’islam. En octobre 2010, c’est Angela Merkel qui se rallie en déclarant : « Le multiculturalisme a échoué ». David Cameron, le premier ministre anglais, dira exactement la même chose quelques jours après. En septembre 2011, le Parti national-démocratique allemand (NPD) a obtenu 6 % des voix au parlement de Mecklenbourg-Poméranie occidentale, score exceptionnel pour le pays.

Sur la question des immigrés, les partis de centre-gauche ont deux options : « l’intégration » ou « l’assimilation ». Le concept d’assimilation imprègne le discours politique jusqu’aux années 1980 : il signifie que les immigrés doivent s’adapter à « notre » société en renonçant à tout ou partie de leurs religion, culture ou traditions. L’« intégration », quant à elle, admet que les « nouveaux citoyens » conservent leurs spécificités, comme d’ailleurs toutes les immigrations antérieures l’ont fait. Dans une acception moderne, l’intégration suppose un effort d’adaptation réciproque, et notamment, l’acceptation par le pays d’accueil de la religion de ceux qu’il accueille [8].

Les revendications pour rendre les symboles religieux invisibles dans l’espace publique (minarets, burqas, voiles, mosquées…) sont de plus en plus fortes [9].

D’une manière générale, les deux stratégies ont échoué. Les communautés d’immigrés ont plutôt tendance à s’isoler pour éviter d’être assimilées. Elles se sentent souvent discriminées, et les sociétés qui les reçoivent ne ressentent pas le besoin de changer quoi que ce soit puisqu’elles les considèrent comme un corps extérieur indifférencié et fragmenté. En Allemagne, après quarante ans de vie commune, les populations turques et allemandes ne savent toujours que très peu de choses les unes des autres. C’est un paradoxe.

L’étude de Goodwin a aussi mis en évidence des résultats troublants pour ce qui concerne la réponse politique envers l’extrême droite en général. Depuis que les partis politiques sont devenus des « machines électorales », les partis populistes exploitent à plein la possibilité de s’adresser directement aux électeurs et de répondre à leurs inquiétudes sur les questions d’immigration, ce que les autres partis ne font pas.

Sommes-nous prêts à laisser tomber nos approches communautaristes pour adopter une citoyenneté plurielle fondée sur des normes et des valeurs fondamentales communes ?

« La société européenne dans sa pluralité est coresponsable, explique Javier De Lucas. Nous devons apprendre à nos sociétés à accepter l’évolution vers un monde multiculturel et à négocier pour cela. Mais hélas, la société ne bouge pas. Elle n’est pas très motivée, les politiques migratoires très restrictives mises en place par nos gouvernements envoient des signaux contraires : sans négociation, sans volonté de changer, d’évoluer, le projet unilatéral d’intégration des populations immigrées est voué à l’échec [10]. »

Mariano Aguirre est directeur du Norwegian Peacebuilding Resource Centre (NOREF) à Oslo.

L’essayiste et journaliste norvégien Øyvind Strømmen a publié chez Cappelen Dammen en 2011 un livre sur l’extrême droite européenne intitulé Det mørke nettet. Il sortira en français chez Actes Sud en avril 2012 sous le titre Le Réseau brun. Stratégies et connexions de l’extrême droite européenne.

Voici un extrait de la présentation qu’en fait Actes Sud :

« Nous allons punir Anders Behring Breivik ! déclarait Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien. Notre réponse sera plus de démocratie, plus d’ouverture, une société encore plus multiculturelle. Mais sans naïveté. »

« La première partie de cette citation fut dénoncée par la droite et l’extrême droite qui protestaient contre ce coup de projecteur dont elles étaient l’objet. Ce qui est bizarre, c’est que la dernière partie n’est que très rarement citée : ce livre a été écrit pour tenter d’expliquer cette « naïveté » dont nous avons fait preuve à l’égard de la montée de l’extrême droite », écrit l’auteur en introduction de son ouvrage.

L’enquête d’Øyvind Strømmen replace les attentats du 22 juillet 2011 dans le contexte du réseau idéologique peu connu de la nouvelle extrême droite européenne sur Internet. L’auteur ne mâche pas ses mots : « La bête immonde est d’actualité, elle se nourrit de nos banalisations, elle nous cache ses véritables intentions. »

Notes

[1] Matthew Goodwin, « Right Response. Understanding and Countering Populist Extremism in Europe », A Chatham House Report, The Royal Institute for International Affairs, Londres, 2011.

[2] Elisabeth Ivarsflaten, « What united right wing populists in Western Europe ? » (PDF), Nuffield College, University of Oxford, 2006.

[3] Slavoj Zizek, « Barbarie con rostro humano », El Pais, 23 octobre 2010 ; « Liberal multiculturalism masks an old barbarism with a human face », The Guardian, 3 octobre 2010.

[4] Tony Barber, « Immigration : tensions unveiled », Financial Times, 15 novembre 2010.

[5] Michael Tomasky, « Republican Days of Wrath », The New York Review of Books, 29 septembre 2011.

[6] Bat Yeor, Eurabia : the Euro-Arab axis, Fairleigh Dickinson University Press, New Jersey. Les autres auteurs sont Bruce Bawer, Melanie Phillips, Peder Are Nøstvold Jensen (alias Fjordam) et Hallgrim Berg.

[7] Sindre Bangstad, « Norway : terror and Islamophobia in the mirror », Opendemocracy, 22 août 2011.

[8] Bhikhu Parekh, A new politics of identity, Palgrave, Londres, 2008, pp. 82.85.

[9] Olivier Roy, « L’islam en Europe, une religion qui doit être traitée comme les autres », in Patrick Haenni and Stéphane Lathion (Eds.), Les minarets de la discorde , Eclairage sur un débat suisse et européen, Religioscope Infolio, 2009.

[10] « Todos somos extranjeros para el otro », Pagina 12, 1er novembre 2010.

160 commentaires sur « L’extrême droite s’enracine en Europe »

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  • permalien bakkroproud :
    10 mars 2012 @11h54   »

    Bravo pour votre papier, digne illustration des " nouveaux chiens de garde " de notre société libérale. Vous " stigmatisez ", à l’instar de tous les politiques et les journalistes de droite comme de gauche, cette partie de la population qui refuse une immigration massive et continue, la traitant bien évidemment de " populiste, voire de fasciste ou de nazie ". Histoire de mieux la discréditer une fois pour toutes. (réflexe probablement pavlovien, stalinien !)
    Quelques remarques. Curieux que vous ne traitiez pas (vous n’êtes d’ailleurs pas les seuls), par exemple, du racisme des Algériens à l’encontre des Asiatiques installés sur le sol, ces derniers eux se plaignant de cette xénophobie. Curieux aussi que vous ne parliez pas des agressions d’Asiatiques vivant à Paris. J’en passe et des meilleures.
    Puisque vous plaidez, semble-t-il, pour des frontières ouvertes, bizarre que vous ne vous étonniez pas de la convergence de vue (une véritable alliance objective) du patronat (qui sait, lui, à n’en pas douter où sont ses véritables intérêts !!!) et d’une grande partie de la gauche sue cette question.
    Vous êtes en fait comme Mélenchon qui en appelle au " Peuple " toutes les cinq minutes mais à condition que celui-ci se taise (car intrinsèquement stupide, borné... !) et laisse l’avant-garde intellectuelle (politiques et journalistes) le guider !!!

  • permalien Notre colère vous balayera tous :
    10 mars 2012 @12h41   « »
    La conjuration des vermines

    Un article qu’aurait pu publier le MEDEF.

    On nous viole, on nous bafoue, on nous dépossède de toutes les manières possibles, et il faudrait aimer ça.

    La "gauche" est cette frange de la bourgeoisie qui finit le travail de la "droite" du fric.

    Qui s’étonnera que Bouygues investisse dans L’Humanité et Rothschild dans Libération ?

    Révolution.

  • permalien Whithak :
    10 mars 2012 @12h42   « »
    Euh... c’est un norvégien

    Il n’est donc pas forcément spécialiste des petits problèmes français et cherche plutot à brosser un tableau général européen

  • permalien Yvan :
    10 mars 2012 @12h51   « »
    L’extrême droite s’enracine en Europe

    L’idée que l’extrême droite, est un parcours ou s’enracine me laisse perplexe.

    J’ai plutôt le sentiment que c’est une constante des sociétés humaines. Ce qui évolue c’est "la petite musique" comme disait Céline. Une fois contournés les interdits (et la législation) post-shoah, en surfant sur les langues sémitiques, la virulence peut s’affirmer au travers de la critique de l’islam, une fois qu’il est validé que la critique d’une religion ne peut pas entrer dans le champs du racisme, puisqu’il appartient au débat d’idées protégé par la liberté d’expression.

    Définir l’"extrême droite" par la manifestation de ses phobies, c’est courir le risque d’en faire l’amalgame avec l’"extrême centre".

    Si ces deux extrêmes ont en commun la phobie de l’étranger, leurs motivations sont aux antipodes. D’un côté une jeunesse nihiliste, "romantique" et provocatrice en recherche d’identité, comme Breivik, et de l’autre une population épicière, bien assise sur ses certitudes et résolument populiste plus effrayée par l’"étrange" que par l’"étranger" (surtout si l’étranger est colonisé).

    De Badinguet à Le Pen, en passant par Boulanger, Pétain et Poujade, l’"extrême centre" est certainement l’idéologie la plus néfaste, parce qu’elle a des avantages matériels à défendre.

  • permalien Theodule Adurno :
    10 mars 2012 @13h11   « »

    « Le tempérament autoritaire se prête bien à l’extrémisme. L’autoritaire est souvent un angoissé et un médiocre, qui veut soumettre son autorité à une puissance qui le grandit. Le psychologue Pierre Janet parlait à ce sujet de « la conduite du sous-officier ». Il y a en lui un besoin profond de conformisme ; il déteste l’initiative individuelle, l’autonomie. Il est à la fois dur et soumis. Dur avec ceux qu’il peut dominer (sa femme, ses enfants, ses subordonnés) et soumis à l’autorité qui aligne les autres. Un régime autoritaire est sa revanche sur l’humiliation subie. Chez lui on note une « intolérance d’autrui très primitive ». Cette agressivité de base s’entretient en critique incessante, en envie, en jalousie. Le ressentiment domine son jugement et son action. Selon Wilhelm Reich, la « misère sexuelle » y a sa part.

    
Chez maints extrémistes, en effet, on dénote un complexe d’infériorité. Il a des comptes à régler avec tout ce qui lui est supérieur, en richesse, en intelligence, en position sociale. Il aspire à une certaine forme d’égalité ou de hiérarchie où sa personne sera reconnue à sa valeur. Ou bien il veut noyer sa faiblesse, sa honte de soi dans un mouvement qui l’exhausse au-dessus de sa condition médiocre. Il tire un bénéfice psychologique de la discipline collective, du prestige du chef. Il précipite sur certaines victimes désignées, sur certains ennemis, son besoin de valorisation : les femmes, les Juifs, les immigrés, mais aussi les patrons, les intellectuels, les parlementaires. Il tombe régulièrement dans l’explication de ses malheurs ou des malheurs de la société par le complot : « Soulevons le voile qui cache les complots, s’écrie Saint-Just, épions les discours, les gestes, l’esprit de suite de chacun. »

    « Sont prédisposées à l’extrémisme de droite les couches moyennes, qui ne veulent pas être assimilées aux couches sociales inférieures, sans pouvoir l’être aux élites sociales. Elles ont un statut à défendre, à promouvoir. Elles se reconnaissent dans la personne des chefs issus de leurs rangs, et auxquelles elles peuvent s’identifier. C’est la petite bourgeoisie menacée de prolétarisation, les « petits Blancs » qui ne supportent pas l’élévation des « inférieurs » (anciens esclaves, immigrés, colonisés) et qui reprochent à l’establishment de faire la promotion de ces inférieurs contre eux-mêmes. »

    Michel Winock, Le XXe siècle idéologique et politique, Perrin éd., collec. Tempus, pp 104-105.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2012 @13h31   « »

    Bakkroproud

    - Vous reprenez, dans votre message, toutes les arguties, toutes les approximations et déformations et tous les fantasmes véhiculés par l’extrême droite.

    - Commençons d’abord par cette immigration dite "massive". Quels sont les chiffres ? Tirées de quelles études et de quelles enquêtes ? Et, surtout, avec quelles répercussions ? Quels localités, par exemple, ont été débaptisées pour prendre des noms "immigrés", comme le firent les Français après avoir envahi l’Algérie ?

    - Des Asiatiques agressés par des Algériens ? D’abord, quel est l’ampleur du phénomène, quels en sont les chiffres ? Mystère... Et pourquoi qualifier les uns d’Asiatiques et les autres d’Algériens et non pas de victimes et d’agresseurs ? Quelle est cette aberration d’attribuer à une caractéristique (parmi des centaines) d’un sujet - en l’occurrence sa nationalité - la raison de l’agression, comme s’il existait un rapport de causalité de l’une à l’autre ?

    - Quelle est, par ailleurs, cette argutie consistant à imaginer une complicité "objective" (ah, cet emploi - tâtonnant - du vocabulaire marxiste !) entre la gauche et le patronat, pour essayer, comme une vulgaire Le Pen, de se parer des plumes de gauche...

  • permalien le renard :
    10 mars 2012 @15h09   « »

    il faut aussi tenir compte de l influence en norvège de l extreme droite néopaienne,incarnée par christian varg vikernes,chanteur du groupe de national socialist black metal et fondateur du "norsk hedensk front",qui rejette le "christianisme enjuivé" ,pronant une europe "blanche et paienne"et a une emprise dangereuse sur les fans de metal en europe et aux etats -unis.(les thèmes de burzum ont été repris en france par le groupe de rock identitaire francais fraction hexagone)

  • permalien le renard :
    10 mars 2012 @15h13   « »

    et,en allemagne,les turcs d extreme droite-les "loups gris"-s en prennent aux militants du parti des travailleurs du kurdistan et aux arméniens.le combat contre le fascisme doit etre global.

  • permalien le renard :
    10 mars 2012 @15h21   « »

    contrairement a une idée répandue,les nationalistes serbes-issus des tchetniks de mihailovitch ne sont pas nostalgiques du troisième reich,mais plutot les ultranationalistes croates-qui,rappellons le,ont détruit le pont de mostar en herceg bosna sans que personne ne s en émeuve-

  • permalien patrice :
    10 mars 2012 @15h49   « »

    Quelques remarques.
    - Breivik n’est guère représentatif de l’extrême droite actuelle. Son comportement demeure singulier et surtout dément.
    - La racine du mal n’est elle pas en principal l’adhésion de la gauche modérée aux poncifs de la mondialisation ? Jospin le "privatiseur" n’a-t-il pas fait le lit de Marine Le Pen, qui se pose désormais en tant que dernier recours contre la finance ? Autre thème récurrent du FN : "L’UMPS" et le "tous pourris".
    - La phobie de l’immigration n’est qu’un aspect du problème, je dirais : Un outil employé par l’extrême droite, mais le populisme ne monte que lorsque la population commence à se sentir menacée au niveau de ses revenus et de ses emplois. Comment ces chômeurs futurs pourraient ils faire confiance à Hollande, qui leur promet juste plus d’impôts ? L’immigration n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui est nouveau, c’est la faillite du pays, et la panique qui en résulte. C’est aussi la disparition du PC, déconsidéré depuis la chute du Mur.

  • permalien
    10 mars 2012 @16h08   « »

    Un remarque : en Finlande, le Vrais finnois sont en gauche, pas droite.

  • permalien Shanaa :
    10 mars 2012 @18h09   « »

    Ce n’est pas nouveau : En temps de crise les gens se réfugient dans les extrémes populistes et démagogues.
    Or, ce qui se profile c’est la banqueroute organisée et une guerre qui profitent à une minorité !

  • permalien Daniel :
    10 mars 2012 @18h17   « »

    En tant que Brésilien, la montée de ce discours d’extrême droite m’étonne en raison de son déraisonnement et me fait peur en ce qui concerne la haine aux étranger. Venant d’un pays qui a été colonisé par les européens, je considère que l’Europe a une dette historique surtout avec l’Afrique et l’Amérique Latine à cause des siècles d’exploitation coloniale impitoyable. Le flux migratoire qu’on voit aujourd’hui n’est que la conséquence d’une politique expansionniste sans limite qui n’a fini qu’après la 2ème Guerre. Vous oubliez convenablement que vous êtes responsables de la perte d’une identité africaine et américaine à cause de la colonisation, d’une partie de la pauvreté du monde à cause de l’exploitation économique. Quand il vous a convenu d’ouvrir les portes aux immigrants pour la réconstruction de votre continent détruit par les deux guerres, vous l’avez bien fait et puis que cela était fait vous vous plaignez de leur présence. Aujourd’hui vous êtes en crise, vous venez nombreux tenter une vie meilleure dans les pays en développement et vous espérez y être bien reçus. Comment ça cette différence de perpectives ? Aujourd’hui l’extrême droite defend les valeurs d’une Europe pure. Je me demande si l’Europe a un jour été pure. Il me semble qu’ils ne connaissent rien du tout de l’histoire ancienne de la formation du continent européen. Même pas l’origine de la réligion chrétienne et celle musulmane. L’extrême droite devrait sortir de leur bulle et voir que la différence culturelle est une de plus belles richesses qu’on a réussi à bâtir dans cette planète.

  • permalien Nathan :
    10 mars 2012 @18h18   « »

    Si l’Europe souhaite soutenir sa croissance, elle aura besoin d’ouvrir grand la porte à la migration.

    A qui va-t-on faire croire que l’Espagne, par exemple, dont le taux de chômage avoisine les 22% de la population active et dont la dette publique atteint 700 milliards d’euros, a besoin “d’ouvrir grand ses portes” à l’immigration pour soutenir sa croissance ? Qu’on commence par créer les conditions pour mettre les Espagnols au travail et déjà, ça ne sera pas facile car ce pays a vécu sur le mirage de la spéculation immobilière.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2012 @18h36   « »

    Patrice,

    - Je pense, contrairement à vous, que Breivik est bien représentatif de l’extrême-droite. Lorsqu’on va sur les sites de ce courant-là, on est frappé par la violence inouïe - et la vulgarité - des propos...

    - Et lorsque certains esprits faibles se trouvent soumis à un tel bain de haine, les passages à l’acte surviennent inéluctablement. Voyez François Ravaillac, travaillé par les écrits de la Ligue et des jésuites. Voyez Raoul Villain, en 1914. A force d’être baigné dans la prose des Déroulède, Drumont, Barrès, Maurras, Daudet, etc.,

    - Je pense, hélas, que le P.C. a été déconsidéré bien avant la chute du Mur. Il me semble même que, paradoxalement, le point d’inflexion s’est situé autour de 1975, année qui, avec la défaite des Etats-Unis en Indochine, marqua le point extrême de l’avancée "communiste" dans le mode.

    - C’est en effet en 1973 que parut en France l’archipel du Goulag, ; c’est en novembre 1975 qu’eut lieu la mutinerie du destroyer soviétique Storojevoï, en Baltique ; c’est en 1976 que le lieutenant Belenko se réfugia au Japon avec son Mig-25 et c’est aussi en 1976 qu’apparurent les "nouveaux philosophes", jeunes gens venus de l’extrême gauche et recyclés dans l’anticommunisme.

    - Ce qui s’est passé après 1989 (la chute du Mur) a simplement été la propagation sans entrave de l’idéologie capitaliste (et droitière). [Gracq a une expression frappante à ce propos - qui s’applique en fait au nazisme : "J’avais vingt ans quand l’ombre du mancenillier commença de s’allonger sur nous...". Eh bien, je pense que cette expression s’applique parfaitement au capitalisme à partir de 1990].

    - Ce que je regrette, à ce propos, c’est que l’ensemble de la société ait confondu le soutien servile du P.C. à l’URSS avec l’idéal d’égalité et de justice sociale, qui était, malgré tout, la raison principale qui poussait les gens à militer au Parti - et l’un a sombré avec l’autre.

    - Or, il n’est pas nécessaire d’être communiste pour analyser la société en termes de luttes des classes - et nombre de chrétiens partagent ce point de vue. Je pense même qu’une des plus fortes oppositions à l’extrême-droite provient précisément des chrétiens militants (protestants de la Cimade ou catholiques marqués par Vatican II).

    - Et ce en réaction précisément au Front National, dont les idées sont rien moins qu’évangéliques et dont nombre de représentants sont de vrais mécréants, voire des païens déclarés.

  • permalien patrice :
    10 mars 2012 @18h44   « »

    Autre cause de la montée de l’extrême droite :
    En banlieue, c’est à dire chez les pauvres, la pauvreté, perçue comme la conséquence d’un échec, est corrélée avec la cohabitation avec les populations immigrées. D’où la naissance d’une conviction erronée : La disparition des voisins immigrés permettrait de vivre "comme les riches", dans des quartiers sans arabes et sans noirs. Erreur ! Il y aurait toujours autant de pauvreté et de délinquance, puisque la délinquance violente, la plus stressante, est générée par la misère.
    Il va sans dire que cette erreur d’analyse est largement exploitée par les dominants, lesquels craignent à juste titre les revendications des exploités.
    A noter le fait que le Front National recrute parmi les victimes les plus incultes du système. Ça n’est pas nouveau. A noter également le fait que les populations immigrées raisonnent, pour les mêmes raisons, de manière tout aussi sommaire. En résulte le communautarisme et la montée en puissance de l’intégrisme.
    Mais la solution au problème réside dans une politique plus égalitaire, puisque c’est au final la misère qui génère tous ces phénomènes.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2012 @18h45   « »

    Nathan

    - L’Espagne aura quand même besoin de l’immigration, ne serait-ce que parce qu’elle ne fait plus d’enfants. La crise actuelle, dans la péninsule ibérique, est conjoncturelle, mais la baisse de la fécondité y est structurelle.

    - Il est d’ailleurs amusant de noter, au passage, que parmi les pays développés de l’OCDE les plus frappés par la baisse de la natalité se trouvent le Japon, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, c’est-à-dire les pays qui, en 1939, représentaient le fer de lance du fascisme.

    - Déjà, en Italie, le gouvernement a dû naturaliser nombre de Balkaniques ou d’Africains, car il n’y a plus qu’eux pour s’occuper des grabataires italiens. [Au passage, je vois là un réjouissant retour des choses, en pensant aux guerres menées par l’Italie en Tripolitaine, en Ethiopie ou dans les Balkans, contre des peuples considérés par ces mêmes Italiens comme de la crotte].

  • permalien patrice :
    10 mars 2012 @18h59   « »

    @Ph Arnaud
    Re bonjour !
    " Je pense, contrairement à vous, que Breivik est bien représentatif de l’extrême-droite. Lorsqu’on va sur les sites de ce courant-là, on est frappé par la violence inouïe - et la vulgarité - des propos..."

    Je répondrai aux autres paragraphes plus tard. (je dois sortir)
    Mais...Aux Etats Unis, on assiste chaque année à des massacres de ce genre, totalement non motivés, ou motivés par un mélange de désir d’importance, d’instinct suicidaire, et de sentiment d’exclusion. On pourrait peut être y ajouter l’influence de la télé et des jeux vidéo, et peut être la culture de violence de ce pays, où la détention d’une arme est presque un devoir.
    Dans la mesure où l’acte de ce garçon est singulier, difficile d’extrapoler, à moins que, dans le futur, des actes semblables soient observés.
    Il est toujours difficile de définir la folie, surtout si l’on observe le comportement des armées victorieuses. Mais déduire quoi que ce soit du comportement unique d’un jeune déséquilibré me semble abusif.

  • permalien ben ramden :
    10 mars 2012 @19h37   « »

    " les immigrés turcs et arabes ont un quotient intellectuel faible".
    voila un débile qui se targue d’avoir un quotient intellectuel encore plus élevé que les autres.l’allemagne son pays en une seule année a accépté toutes une promotion de laureéats ingenieurs marocains de la plus excéllente école d’ingénieurie.il ne sait pas son doute ou il sait bien la qualité des ingenieurs de réseau marocain.peut etre au canada et au etats unis c’est autre chose.
    et puis qu’on cesse cette guerre stupide de religion,c’est une affaire de gens qui n’ont ni foi ni loi,pas le brin de charité.c’est de la mystification.l’ islam,religion forte dans ses sources ainssi que les autres religions n’ont rien avoir avec les manipulations sionistes wahabites et autres.le scripturalisme musulman aissi que le sionisme rend les musulmans et les juifs et aussi les chretiens dans une phase d’esclavage,dénature ces religions de leur vrai sens.ce discours est obscurantiste,totalitaire et faschiste.laisser les gens vivre leur foi sans aucune forme d’inquisition,le capitalisme sauvage est en train de ruiner l’ame des peuples à faire dresser les pauvres contre les pauvres.une fois repu il connait actuellement les affres de la digestion.
    penser à batir un altermondialisme plus militant,plus humaniste au service des damnés de la terre.
    pour les communautés de musulman en france.vous etes citoyens francais,vous revendiquer vos origines,un statut de la dignité.je vous dis transformer cette idée du jihad à autre chose.construisez autant d’ecole que de lieux de culte.de véritables temples.le prophete a dit quel faut chercher le savoir de la mort au trépas.chercher le savoir meme en chine.le bon musulman est celui qui est pour dieu un homme genéreux,ça peut etre aussi un bon juif,un bon chretien et tout humain animé par un deal humaniste et doué de bonnes volonté.un homme averti surtout,c’est à dire pas le croyant faible.
    certains pérsistent et signent ,pourquoi s’obstinent -ils à faire cette guerre de religion au grand dam des humains à sucer leur sang dans des guerres de rapines ,des guerres futiles à plluer les océons l’air et la terre.à priver des somaliens ,des paysans sans terre au bresil,au sahel et bie d’autres contrée d’une source vitale de leur subsistance.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2012 @19h41   « »

    Patrice,

    - Vous omettez un point très important : l’expédition par Breivik, à un grand nombre de correspondants, d’un écrit verbeux, où se retrouvent les délires d’islamophobes forcenés, tels Bat Ye’or ou Daniel Pipes.

    - Ces auteurs se retouvent, en français, sur un site qui correspond tout à fait à la définition qu’en donne Mariano Aguirre : pro-Américain (enfin dans la version Santorum et Tea Parties), pro-Israélien (entendre pro-Lieberman), anti-musulman et chrétien instrumentalisé.

    - Ce site est formé des 4e, 18e, 5e, 21e et 26e lettres de l’alphabet, suivies de point et de info. [Je me sers de cette formulation alambiquée car, comme le nom est rare, les webmestres du site peuvent aisément le repérer avec un moteur de recherche - et je parle d’expérience...].

    - La réaction de ce site a d’ailleurs été caractéristique : d’abord le déni d’appartenance de Breivik à son courant d’idées, puis la supposition que Breivik avai été manipulé par des groupes islamistes, enfin, lorsque le doute n’a plus été possible, l’approbation tacite de la tuerie, sous la forme "Vous voyez ce qui se passe lorsque les politiciens refusent de réagir à l’invasion islamiste : eh bien les citoyens de base prennent les armes eux-mêmes. Et ça recommencera !"

    - Or Breivik a avoué avoir passé neuf ans de sa vie à écrire ce pavé. On ne consacre pas autant de temps à se plonger dans ces délires sans qu’il y ait un rapport de cause à effet entre lesdits délires et le crime subséquent.

  • permalien Nathan :
    10 mars 2012 @19h46   « »

    Les Européens qui veulent limiter l’immigration ne sont pas tous des Breivik en puissance mais le but de l’article est de les présenter sous ces traits sulfureux car nous affaire ici à l’expression d’une pulsion aussi irrationnelle qu’insatiable consistant à vouloir ouvrir les frontières à quiconque en exprime le désir. L’auteur de l’article est investi d’une sorte de mission sacrée : culpabiliser les gens, en l’occurrence, les petites gens. Lui-même se sent coupable pour des raisons qui sont les siennes alors il doit vite transmettre le virus à d’autres en l’emballant dans une posture morale et humanitaire. Quand j’étais petit, ma mère me disait “Mange car 600 millions de petits Chinois meurent de faim”. Eh bien, il y a des gens qui se sentent redevables jusqu’au dernier souffle aux “600 millions de petits Chinois qui meurent de fain” quand bien même les petits Chinois en question sont devenus grands et sur le point de bouffer le reste du monde.

  • permalien Louise :
    10 mars 2012 @19h53   « »

    Article très intéressant. A ce propos je vous conseille la lecture de l’article suivant qui effectue un comparatif entre la situation des années 30 et celle que nous vivons actuellement.
    L’article se demande si le libéralisme économique a provoqué l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler.

  • permalien ben ramden :
    10 mars 2012 @21h46   « »

    si la loi en allemagne donne à des etrangers ou à des nationaux d’origine turque et autres d’ester en justice contre des déclarations xénophpbes et racistes.je ne sais pas si la loi dans des pays démocratiques permettent de telles obscénités de meme la presse espagnole d’extreme droite la droite dite dure,issues des milieux franquistes de l’opus dei,ne s’embarasse plus de scrupules en lançant des appels comme "mata al moro" ou des choses comme ça.toujours animée par un ruminant d’autres ages certaines plumes sont connues par leur racisme primaire,un jeu d’interet pour faire pressqion et le chantage,ils veulent tout gratis la main d’oeuvre bon marché ,corvéable à merci,les ressources hallieutiques,des investissements qui rapportent gros sans aucune contrepartie.
    heuresement qu’il existe des hommes comme comme juan goytisolo et josé saramago un lusophone acquis à la bonne cause et défendent la justice planétaire.l’un vit au maroc depuis longtemps l’autre contraint à l’exil parceque les démocrates portuguais et avec l’europe des lumieres avait un autre avis.

  • permalien le renard :
    10 mars 2012 @21h54   « »

    j aimerais savoir quelque chose ;le npd allemand revendique t il toujours l alsace moselle,le sud du danemark,le luxembourg,la partie germanophone de la belgique,la silésie,la poméranie,le territoire des sudètes,la prusse orientale,l autriche,le tyrol du sud,la suisse alémanique ?existe t il encore un pangermanisme en europe,malgré le fait que les populations germanophones de pologne et de république tchèque soient devenues insignifiantes,et que l usage de l allemand se perd en alsace moselle ?

  • permalien le renard :
    10 mars 2012 @21h56   « »

    le fait est aussi que l allemagne est en déclin démographique,donc berlin ne récuperera jamais les territoires au dela de la ligne oder-neisse...

  • permalien Aline :
    10 mars 2012 @23h45   « »
    Vision cartographique

    Une trentaine de partis politiques dont les programmes revendiquent ouvertement une « identité européenne pure » sont, en effet, en train de consolider leurs positions dans certains parlements

    Parce que la Turquie est en Europe ? Et l’extrème-droite turque revendique une « identité européenne pure » ? Avec une "réaction islamophobe" ? Marrante, la "vision cartographique".

  • permalien Aline :
    10 mars 2012 @23h54   « »

    Nous devons apprendre à nos sociétés à accepter l’évolution vers un monde multiculturel et à négocier pour cela.

    Qui, "nous", quels sont ces nouveaux missionnaires investis pour cette noble tache ? Et "négocier" quoi ? Et comment ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @00h37   « »

    Aline,

    - Qui est ce "nous" auquel fait allusion Javier de Lucas ? Ce nous, c’est vous, c’est moi, c’est quiconque se sent investi de cette tâche.

    - Le problème, en effet, est le même que celui qui se pose à l’égard de nos malheureux compatriotes - certes minoritaires - analphabètes ou illettrés. Il n’est pas nécessaire d’être (ou d’avoir été) soi-même enseignant pour accomplir cette mission - qui, comme vous le dites, est noble. Il est en effet possible, à l’issue d’une formation préalable, d’apprendre à des adultes à lire et à écrire.

    - Eh bien, il en va de même de nos compatriotes qui ne comprennent toujours pas la nécessité de vivre dans un monde multiculturel et qui sont, si je puis me permettre la comparaison, les analphabètes et les illettrés de ce monde.

    - Pourquoi "négocier" ? Simplement parce que ces concitoyens - qui ne comprennent pas la nécessité de vivre dans un monde multiculturel (voire s’y opposent) n’ont pas conscience de leur infirmité et peuvent considérer comme blessant, voire humiliant, de se remettre à niveau.

  • permalien patrice :
    11 mars 2012 @01h08   « »

    @Ph Arnaud
    A propos du déclin communiste...
    Difficile de dater ce phénomène multifactoriel, surtout dans la mesure où on a eu dès le milieu des années 60 plusieurs communismes. En 68, le PC ne représentait déja plus rien chez les étudiants. Le mépris des "gauchistes" pour les "staliniens" n’a fait qu’empirer après les Accords de Grenelle, assimilés à une trahison.
    Mais je me souviens qu’on évoquait déjà à cette époque, et même avant, la présence de camps de concentration en Union Soviétique. Nombre d’étudiants membres des jeunesses communistes ont quitté cette organisation pour rejoindre les mouvements trotskistes pour cette raison.
    La deuxième phase de l’anéantissement programmé du PC est liée à la victoire d’un simulacre de Front Populaire qui a beaucoup déçu. Dans le même temps, nombre de maîtres à penser du gauchisme ont découvert le profit, et une sorte de cynisme branché, sans doute le retour de manivelle après des années passées à lutter pour des causes devenues entre temps ridicules, comme le maoïsme.
    La troisième phase est symbolisée par la chute du mur, dans la mesure où le communisme, qui avait perdu toute crédibilité en Europe, était désormais en outre contesté par l’ensemble de la population soviétique, leaders inclus !
    Quant aux intellectuels français, on mesure l’évolution de leur pensée en suivant le parcours de Jospin, issu de l’OCI, et devenu 30 ans plus tard un apôtre d’un libéralisme assumé.
    Mais le PC sera peut être sauvé par une crise financière qui confirme les prévisions les plus pessimistes de G Marchais du temps de sa splendeur. Dommage que ce parti ait à nouveau suivi le PS lors de sa dernière accession au pouvoir (après la dissolution)

  • permalien patrice :
    11 mars 2012 @02h01   « »

    @Ph Arnaud
    Concerne Breivik
    Il n’en reste pas moins que le geste de ce garçon était suicidaire, ou "néo-suicidaire", puisqu’il s’est rendu. L’analyse serait différente si il s’était enfui.
    Ce qui caractérise habituellement les assassinats commis par l’extrême droite, par exemple, les ratonnades des années 50/60, c’est la lâcheté et l’impunité de leurs auteurs, lesquels appartenaient d’ailleurs, dans le cas cité, à la police. Même chose en ce qui concerne les assassinats commis par les SA, avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler.
    Breivik, lui, était seul, et passera le reste de sa vie en prison. Il s’attendait à cette issue. Et il n’a rien fait pour tenter de l’éviter. On a donc bel et bien à faire à un comportement auto destructeur qu’aucun traumatisme, ou aucun désir de vengeance ne peut expliquer. Parler de folie me semble légitime, de même que parler de prétexte concernant ses motivations supposées. D’ailleurs, ce cas est remarquable par son caractère unique, à comparer avec les profanations de cimetières juifs, qui sont fréquentes.

  • permalien patrice :
    11 mars 2012 @02h30   « »

    suite
    En indiquant le fait que Breivik n’était pas représentatif de l’extrême droite, je voulais surtout rappeler que le danger résidait plutôt du côté des Dupont la Joie et agonistes, contremaîtres ou artisans aigris inaptes au raisonnement, mais potentiellement capables d’une nuisance considérable pour peu que leur impunité soit assurée. Ce que je décris, c’est le profil du collabo pendant la guerre, de celui qui envoyait des lettres anonymes à la Kommandantur. Rien à voir avec le terroriste palestinien qui se fait sauter sur un marché, ou avec l’intégriste religieux. Les gens qui soutenaient Hitler ou Mussolini étaient en grande majorité des couards inconsistants ébaudis par la perspective de prendre une revanche sur la vie, une vie qui les avait humiliés et ruinés. Et ceux qui ont plébiscité le Führer l’ont fait comme on lance un appel au secours parce qu’on ne comprend plus rien...Autrement dit : Des pantins incapables d’initiative, contrairement à Breivik, serial killer solitaire qui réalisait ce que aucun des membres de son blog n’aurait osé faire. Bastonner un arabe à dix contre un, passe encore, mais assassiner plusieurs dizaines de personnes, il faut vouloir mourir pour faire ça. C’est toute la différence entre un facho "normal" et un fou furieux.

  • permalien ben ramden :
    11 mars 2012 @05h35   « »

    sauf que brevik ,ne souffrait pas du syndrome d’une mére ... scandinave en passant à l’attaque.il ne souffrait pas du chomage endémique.s’il est pour certains un cas isolé ,pour d’autres un homme de série.il n’en demeure pas moins assez representatif d’une catégorie secrétée par le meme courant aux relents raciste qui sévit actuellement dans les pays nordiques tres jalouse de son etat providence,des pays du silence repliés sur eux meme.la surpopulation en chine justifie-t-elle le repli jusqu’aux limites de la claustrophobie.la droite dure en hollande est en train de préparer le terrain à une législation stricte et rigoureuse non seulement pour controler le flux migratoire mais pour favoriser une veritable" épuration ethnique contre les deux grandes communautés turques et marocaines.dans cette europe,crise oblige,les immigrés aussi bien les nationaux d’origine étrangere font le frais d’une politique politicienne de grande envergure qui contraste avec tout esprit démocratique.

  • permalien Venturii :
    11 mars 2012 @06h12   « »
    L’extrême droite a déjà détruit Europe une fois....

    Je ne suis pas certain que ça me dérangerait tant que ça de voir l’Europe sombrer dans l’Extrême-Droite.
    Ça finirait par inverser les flux migratoires vers l’Amérique Latine, comme ça l’a déjà fait par le passé.
    Ça finirait inévitablement par une guerre entre pays européens, qui finirait inévitablement par une remise en ordre par des pays non européens, peut-être émergents.
    La Grèce est peut-être un mauvais gestionnaire compulsif, mais l’Europe est un foyer d’Extrême-Droite compulsif. Ça revient régulièrement sur le tapis. Quand la cause n’est pas le Communisme, c’est l’Immigration.
    Il y aura toujours une bonne raison pour l’Extrême-Droite en Europe.

  • permalien Nathan :
    11 mars 2012 @08h49   « »

    Quelques chiffres sur l’Espagne :

    Chiffres officiels du chômage : 5 millions de chômeurs (22% de la population active).

    Nombre d’étrangers en Espagne (étrangers et nés à l’étranger) : 6,4 millions (14% de la population). Probablement davantage si l’on tient compte des illégaux.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Immigr...

    Le travail au noir en Espagne représente 20% du PIB, soit plus de 4 millions d’Espagnols et permet de frauder 160 milliards d’euros alors que la dette publique espagnole est de 700 milliards d’euros.

    En dépit de cete situation catastrophique, il se trouve encore des Ph. Arnaud pour encourager l’arrivée massive de contingents supplémentaires d’immigrants en Espagne ou dans d’autres pays européens.

    Cette réaction purement idéologique et totalement déconnectée de la réalité vécue par les gens sur place nourrit l’extrême-droite. Les Ph. Arnaud de ce monde sont les alliés objectifs des partis et mouvements d’extrême-droite.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @09h05   « »

    Patrice,

    - A propos de Breivik, vous dites : "Il n’en reste pas moins que le geste de ce garçon était suicidaire, ou "néo-suicidaire", puisqu’il s’est rendu. L’analyse serait différente s’il s’était enfui".

    - L’assassinat de Jaurès par Villain relève aussi de l’idéologie d’extrême-droite, et cependant l’intéressé ne s’est pas non plus enfui.

    - Le "mémoire" envoyé par Breivik peu avant l’attentat, à la fois par sa longueur et par le temps qu’il y a consacré, atteste sans équivoque son appartenance à l’extrême droite.

    - On peut être fou sans être idiot. Vous connaissez l’adage : "Le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison". Lorsqu’un intégriste religieux - de n’importe quelle religion - assassine, on peut à la fois attribuer son acte à lui-même (car tous les fanatiques n’assassinent pas) mais aussi à la cause "idéologique" à laquelle il se réfère.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @09h23   « »

    Nathan

    - Vous inversez totalement (et, en ce sens, vous suivez la pente de l’extrême droite, même si je vous accorde que vous n’en faites pas partie) l’ordre des causalités. Ce n’est pas ainsi, en effet, que les choses se passent.

    - Les antiracistes ne prônent pas l’immigration massive (et pas même l’immigration tout court). Ils partent simplement de la constation suivante :

    - L’immigration est un phénomène humain naturel, qui a existé de tout temps, et qui n’obéit pas à un plan préétabli, et notamment pas à un plan concocté par d’obscurs comploteurs des pays d’accueil, plan qui consisterait à submerger la population d’accueil.

    - L’immigration est à l’humanité ce que le déplacement des masses d’air est au climat : les hautes pressions s’écoulent vers les basses pressions. Les pays peuplés vont vers les pays peu peuplés, les pays pauvres vers les pays riches et, vu de Mauritanie ou du Mali, l’Espagne, malgré sa crise, est un pays riche et prospère.

    - Face à cette situation, une partie de l’opinion réagit de façon violente et, dans le cas qui nous occupe, pas seulement pour une causalité de classe : à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, des réactions de violence ont eu lieu à l’encontre des ouvriers belges, polonais ou italiens. Ces réactions étaient des réactions de classe, dans le cas de l’immigration en provenance du tiers monde, il s’agit de réactions racistes.

    - On peut imaginer que, d’ici 10, 15 ans, la crise, d’une façon ou d’une autre, se sera résorbée en Europe. Mais la crise démographique, elle, perdurera, car il s’agit d’une tendance lourde, dans tous les pays du Nord. Or, ces pays, pour survivre, auront besoin d’immigration.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @09h35   « »

    Nathan,

    - Pour moi, ce qui importe, c’est que la France (mais je pourrais aussi bien dire l’Europe) survive, qu’elle ne se réduise pas à un pays de vieux, qu’elle garde son dynamisme inventif. [Et aussi, accessoirement, ses chances de vivre à gauche, car les vieux votent à droite].

    - Pour moi, il vaut donc mieux que, demain, la France soit "métissée" (au sens courant et vulgaire du terme), plutôt qu’elle ne soit vieille. Et il vaut mieux, aussi, que les musulmans y aient davantage de poids que les grabataires.

    - Je suis aussi flegmatique parce que je pense que le pays est assez solide pour absorber et malaxer l’immigration pour en faire quelque chose de nouveau - ou, effectivement, certains anciens caractères de la France s’effaceront au profit de caractères du tiers monde.

    - Accessoirement, et en tant que cela en contrarie certains, cela me réjouit. Même si je n’ai pas connu l’époque, je me réjouis rétrospectivement de tout ce que l’extrême droite française a dû avaler comme couleuvres après 1945, et ce dans tous les domaines : exactement tout ce à quoi elle s’était opposée avec acharnement...

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @09h53   « »

    Patrice,

    - A propos du communisme. J’ai souvent vu comparer (l’idée n’est pas de moi), le christianisme au communisme. Les deux systèmes sont des systèmes totaux (soyons gentils, ne disons pas totalitaires), qui englobent toute la vie des individus, proposent une explication à tout et ont des visées morales.

    - Dans cette perspective, j’ai aussi vu comparer le communisme - au sens où l’interprétait le P.C. - au catholicisme, dans la mesure où tous les deux se référaient à un modèle central, implanté territorialement, et fortement structuré (comme le sont l’Eglise catholique et la Papauté après leur tournant ultramotain du 19e siècle).

    - Et, en filant la métaphore, dans le même esprit, on pourrait comparer les autres mouvements communistes (disons, en gros, trotskistes ou marxisants) au protestantisme, au sens où il y a dispersion, éparpillement, absence de base territoriale. A cet égard, les communistes type P.C. et les communistes type NPA ou LO ont au moins en commun l’analyse de la société en termes de lutte des classes.

    - Ce que j’ai espéré, après 1989, c’est que la chute de l’URSS, en privant le PC de son Vatican, aiderait à la fusion avec les trotskistes. Hélas, le poids des structures et les haines accumulées au cours des ans ont, jusqu’à présent, été les plus fortes. Or, je pense que sit tous les mouvements d’extrême gauche étaient unis (autour de l’idée marxiste) leur poids total, dans la société, serait bien plus haut que les misérables scores obtenus aujourd’hui isolément par le PC, le PG, le NPA et LO.

    - Cela, bien entendu, en y intégrant (en y assimilant, en y synthétisant), les dimensions de l’écologie, du genre, du sexuel, de la culture, des moeurs, que le "communisme" négligeait ou ignorait, quand il ne les combattait pas.

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @13h31   « »

    Il est en effet possible, à l’issue d’une formation préalable, d’apprendre à des adultes à lire et à écrire.

    - Eh bien, il en va de même de nos compatriotes qui ne comprennent toujours pas la nécessité de vivre dans un monde multiculturel et qui sont, si je puis me permettre la comparaison, les analphabètes et les illettrés de ce monde.

    - Pourquoi "négocier" ? Simplement parce que ces concitoyens - qui ne comprennent pas la nécessité de vivre dans un monde multiculturel (voire s’y opposent) n’ont pas conscience de leur infirmité et peuvent considérer comme blessant, voire humiliant, de se remettre à niveau.

    Et qui donc va recevoir la "formation préalable" ?
    Autrement dit, qui va être mandaté pour "enseigner le multiculturalisme" (à part éventuellement dans les écoles) et comment allez-vous procéder ? Comment allez-vous "négocier" ?

    En un mot : comment et par quelles méthodes pensez-vous contraindre les gens (parce que c’est bien de cela qu’il s’agit) à se mettre au multiculturalisme dont la plupart ne voit effectivement pas la nécessité, quand ils n’y sont pas réfractaires ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @14h14   « »

    Aline,

    - Vous suggérez vous-même les réponses à vos questions. Qui va recevoir la "formation" ? Eh bien tout le monde, par le biais, comme vous l’indiquez, de l’école, ce qui est, pour une part, déjà fait.

    - Par exemple, lorsque dans des manuels de lecture, ou des exemples employés dans diverses matières (français, histoire), on emploie, à destination des enfants, des prénoms tels que Mahmoud, Mustapha, Mehmet, Zora, Fatima, pour bien mettre dans la tête des jeunes que la citoyenneté française ne se réduit pas à une mythique "identité" (j’emploie ce mot très laid, faute de mieux) chrétienne ou européenne, et qu’ils considèrent comme naturel que certains de leurs camarades soeint noirs comme du charbon ou ne célèbrent ni Noël ni les Rois, ni Pâques.

    - Car ce qui est normal, de la même façon que la nature est normalement colorée, c’est la diversité et non l’uniformité.

    - Une fois que les enfants auront été habitués à la diversité, de la maternelle à l’université, et qu’ils verront que cela n’a aucune importance négative et que cela ne leur crée aucun préjudice, eh bien l’acceptation de la diversité culturelle, pour eux, ira de soi.

    - Les gens n’ont pas plus à être réfractaires à la diversité culturelle qu’à être réfractaires à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, et il n’y a pas plus lieu de leur demander leur avis que de leur demander leur avis sur la nécessité de l’instruction...

    - En effet, compte tenu que cette diversité ne leur crée aucun préjudice (ni corporel, ni financier ni d’agrément) et que cela n’atteint que leur intolérance, il est tout à fait justifié que l’on considère leur avis comme négligeable - et, à la limite, comme nuisible...

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @15h26   « »

    Vous ne répondez pas à ma question.

    La question des manuels scolaires ne fait pas tout. Les enfants ne sont pas exclusivement formés par l’école, ils ont aussi des familles.

    Par ailleurs, mettre des Mahmoud et des Zora dans les livres de lectures du primaire, c’est bien sympathique, mais ça va bien dans des des communes à majorité immigrée où les enfants peuvent se reconnaitre. Mais ailleurs, ça ne va pas signifier grand chose puisque ça ne correspondra pas à la réalité.
    Quant aux manuels d’histoire, la présence de l’islam et de la civilisation musulmane, comme de la civilisation précolombienne d’ailleurs, n’est pas une nouveauté (j’ai sous les yeux un vieux manuel de 5° de la collection Isaac chez Hachette). On peut certes moderniser, ajouter les autres grandes civilisations, chinoise ou indienne, y mettre le Monomapata (mais quelle drôle d’idée dans des manuels francophones, le royaume du Bénin aurait tout de même été plus évocateur), parler de l’histoire coloniale, mais ça ne fera pas tout.

    Vous parlez de grabataires ici et là, mais les parents des enfants des écoles n’en sont pas, ce sont des gens jeunes. Je ne pense pas que vous puissiez procéder en montant les enfants contre leurs parents. Vous ne pouvez pas disposer à votre guise d’enfants qui ne sont pas les vôtres. Vous allez nécessairement devoir tenir compte des parents. Et que se produit-il lorsque la mixité devient problématique ? Et bien les parents retirent leurs enfants pour les inscrire ailleurs.

    il n’y a pas plus lieu de leur demander leur avis que de leur demander leur avis sur la nécessité de l’instruction...

    Mais si vous ne leur demandez pas leur avis, eux vous le donneront... en envoyant leurs enfants ailleurs.

    Je vous réitère donc ma question : comment allez-vous procéder pour contraindre les parents à envoyer leurs enfants dans des écoles où ils ne veulent pas les envoyer ?

    Et comment plus généralement allez-vous vous y prendre pour contraindre à cohabiter des gens qui n’en ont pas la moindre envie ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @16h36   « »

    Aline,

    - Il n’est pas possible d’imposer un programme d’acceptation du multiculturalisme. Ce serait beaucoup trop lourd et, ce qu’il faut, précisément, c’est que les opposants au multiculturalisme dépensent beaucoup plus d’énergie à propager leurs idées (ou à les défendre) que l’inverse.

    - L’essentiel de la lutte contre les idées opposées au multiculturalisme ne peut être que du ressort de la "société civile". C’est à celle-ci, en effet, de faire tout ce qui a toujours été fait, avec succès, contre le courant conservateur, et dont le 18e siècle a offert un excellent exemple.

    - La Révolution de 1789, en effet, n’aurait jamais eu lieu s’il n’y avait eu un travail de sape de plusieurs décennies, contre l’Eglise catholique et contre l’institution monarchique, piliers de l’Ancien Régime : en les ridiculisant, en les tournant en ridicule, en mettant en exergue toutes leurs abominations (affaires Calas, de la Barre), les idées anciennes ont fini par être minées.

    - Ce qu’il faut donc faire, c’est simplement la même chose : ne pas prendre de mesures autoritaires, qui feraient passer les xénophobes (enfin, plus précisément, adversaires de l’immigration du tiers monde et/ou du monde musulman) pour des victimes mais les montrer dans leur véritable rapport de force, c’est-à-dire des dominants (ou, si vous préférez, des oppresseurs).

    - Ce qu’il faut, c’est donc que les porteurs d’opinion (médias, intellectuels, cinéastes, politiques) mettent en exergue tous les abus - refus de bail, de stage, d’embauche, bavures policières - pour placer moralement les tenants des idées monoculturelles dans la position antipathique et inconfortable des plus forts (ce qu’ils sont). Le reste sera l’affaire des oeuvres de fiction (livres, films).

    - Au demeurant, tout cela est banal : c’est ce qui se passe déjà. Il ne suffit que de continuer quelques décennies de plus : l’essentiel est que vous dépensiez beaucoup plus d’énergie à propager vos idées que moi à défendre les miennes. L’épuisement fera le reste...

  • permalien Yves Lenègre :
    11 mars 2012 @17h01   « »

    Tout ce qui se dit sur l’extreme droite est vrai, mais quel est la voix de l’immigré dans tout cela ? L’Europe avait bien cru avoir une mission divine civilisatrice pour le reste du monde. L’Europe a pris, voler, violer, tuer et continue à violer et tuer tout en s’accaparant gratuitement la richesse des faibles "sauvages". Pourquoi alors l’extrême se laxe de la présence "des sauvages" qui ne cherchent qu’à être civilisés ???

    Ce que l’extrême droite ne voit pas est que c’est salutaire pour les opprimés cet extrêmisme. Qu’elle lise bien ce qui se passe dans le monde ! A la fin de la journée, c’est elle (l’Europe et son extrême droite) qui sont entrain de perdre. L’extrêmisme n’est pas l’appanage de seuls Europhobes, le tier monde est entrain de se radicaliser aussi. Il n’y aura pas de place pour ces eurocivilisateurs, ni leurs compagnies. Les dommages colateraux, il y en aura de tout côté !

    Malgré son esclavagisme, l’Amerique avait reussi grace à sa diversité et l’Europe est en declin comme ce fut le cas de Grece et Rome.

    Qui vivra verra !

  • permalien bigfoot :
    11 mars 2012 @17h05   « »

    Ce sont aussi souvent des petits commerçants ou des agriculteurs...??

    FN premier parti ouvrier de France il ne faut pas l’oublier quand meme. ventre creux na point d’oreille... il est interessant de faire un parallele avec la "classe ouvriere ’ ’Est Allemande .." ou l’extreme droite preche sur les terres des defenseurs de la "classe ouvriere" . il est un peu reducteur de dire que les "agriculteurs " ’arrieres’ "peureux" pface l’evolution economique de l’Europe .. et non adaptation des nouvelles technologies ..refusent une Europe multiculturaliste ..quand on pense au % des agriculteurs et petits commercants en Europe de l’ouest on n’arrive pas a s’expliquer les chiffres suisse , hongrois , etc

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @17h44   « »

    Yves Lenègre,

    - Vous dites : "Malgré son esclavagisme, l’Amérique avait réussi grâce à sa diversité et l’Europe est en déclin comme ce fut le cas de Grèce et Rome."

    - Les cas de la Grèce et de Rome ne sont pas comparables. La Grèce classique (c’est-à-dire jusqu’à la conquête macédonienne) était très parcimonieuse dans l’attribution du droit de la citoyenneté. Même dans la "démocratique" Athènes, les non-Athéniens étaient considérés comme "métèques", même riches, ils n’étaient pas citoyens.

    - A Rome, en revanche, dès 49 avant notre ère, tout homme libre de l’Italie était considéré comme citoyen romain, en attendant l’édit de Caracalla, en 212, qui étendit ce droit à tout l’empire.

    - Rome fut donc beaucoup plus généreuse que le monde hellénique et ce fut sans doute une des raisons de la persistance de sa civilisation - et de son triomphe ultérieur (et définitif) sur le monde hellénique.

    - Vous vous avancez bien, par ailleurs, en parlant de "déclin" de la Grèce, de Rome ou de l’Europe. C’est quoi, au juste, le déclin ? Et même à supposer que ce terme soit pris dans votre acception, en quoi serait-ce une catastrophe ?

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @17h50   « »

    Ce que vous dîtes à propos de la Révolution a en réalité mis un siècle à s’imposer et non pas "quelques décennies", en passant par l’époque napoléonienne qui fut une véritable catastrophe, en particulier pour les femmes, qui ont été renvoyées à un statut de dépendance pire que celui qui était le leur avant : à l’état décrété "naturel" de reproductrices, et je ne crois pas qu’en la matière l’immigration et ses joyeusetés ait grand chose de positif à nous apporter, loin de là.

    Ensuite, je crois que vous aurez du mal à persuader les classes moyennes qui vont se paupérisant et qui font à maints égards les frais de l’immigration qu’elles sont en position de "force", de "dominants". Vous courrez ce faisant le risque de fomenter une guerre civile, mais c’est peut-être ce que vous souhaitez...

  • permalien bigfoot :
    11 mars 2012 @18h13   « »

    Ph . Arnaud ..

    Vous dites :Reaction de classe .. pour une immigration europeenne pourquoi pas une reaction raciste..car dans votre subconscient ils ’blancs’..

    Je suis francais , actuellement ne en Touraine , Chateau Renault..
    a ce que je sache depuis la nuit des temps provenant d’une’vieille famille ’ ..Pour des raisons professionnelles je me trouve aux Usa depuis 1976...et je vois l’evolution’malsaine’ evoluant en france ou en 1975 on appelait Fascisme ce qui etait Facisme dans le sens ou le revendiquait Maurras et Celine..(je ne parle pas ici de laile gauche du mouvement nazi paien ) . les choses changent enormement en france je me pose des questions en ce sens que lextreme droite se dit antio immigree jusqu a quelle point ? serait elle anto immigree si les immigree etaient d’origine nordique ? :) premiere question : on accepte pas les noirs , si les noirs etaient catholiques et les "nordiques ’ paiens ou musulmans ( je fais allusions a certaine s" tribus ’d’origines nordiques en Ukraine ’ musulmanes ..n oublions pas lancien royaume Russ ( privenant de suede) et Les Aryens Persans fameux d hitler... il y a une peur du Facies "different’ plus qu une peur d’une religion differente...je trace un parallele avec les us ou lon voit une sorte de populisme agressif contre " l’hispanique" etant un terme definissant toute personne de provenance au sud du rio Grande..mais
    il semble quon appelle pas hispanique un "spaniard’ un Espagnol catholique , les hispaniques etant catholiques aussi.. Le racisme n’arretera jamais on le voit ausssi au bresil ou il y a plus dde categories pour definir son appartenance ethnique , toujours pour la meme raison, en fonction de sa couleur de peau... Souvenons nous pourtant que les yougoslaves et Italiens etaient denigres en france dans les annees 20 , nombres d’enfants etc ..ils netaient pas "tout a fait blancs" etc je me souviens des commentaires des annees 60 quand j’etais enfant ...deux anecdoctes personelles ..L ’une visitant un ami en 72 en Auvergne ..

  • permalien SavDersim :
    11 mars 2012 @18h30   « »

    Michel Rocard avait dit quand il était premier ministre sous Mitterand : "On ne peut pas accépter toute la misère du monde."

    Je me suis dit et moi, je peux accépeter la misère ? Non. Je ne pourrais accépter chez moi un SDF. Je pourrais lui donner une piéce, un sandwich mais pas plus. Cependant, si c’est à cause de moi que ce SDF est à la rue, je devrais le prendre en charge et la loi le dit : "Si on commet un préjudice à un tiers on lui doit réparation."

    Quand on regarde l’histoire de l’Iraq, sous de fausses preuves, ce pays a été envahi deux fois. Donc, si tous les iraquiens débarqués dans les pays envahisseurs, provocateurs de ces guerres, ne serais-ce pas légitime ?

    On ne peut pas accépter toute la misère du monde, mais si on la provoquer, on doit payer et gérer.

    Chirac avait dit à propos des droits de l’Homme en Tunisie, à l’époque de Ben-Ali : "Tout le monde mange à sa faim dans ce pays." Tout ceux qui soutiennent les dictateurs, doivent aussi accépter leurs peuples. Car c’est à cause d’eux, en partie, qu’ils font souffrir leurs peuples.

    La réalité pour moi est que : entre ceux qui vivent la misère dans les pays du sud et les européens qui "subissent" les actes de leurs politiciens, ils doient y avoir une solidarité si fortes que personnes n’aura à vivre sous l’obligation de l’autre. La dictature de l’autre. La discrimination de l’autre. Mais au contraire, ils doivent s’unir dans l’entente, la solidarité, l’échange et l’union de leurs forces mettra KO les poly-capitalistes.

  • permalien Judex :
    11 mars 2012 @18h37   « »
    @ Aline et Ph. Arnaud

    Bonjour.

    Je me permets d’intervenir dans vos échanges, histoire de clarifier les choses.

    D’après ce que j’ai compris, vous vous opposez sur la légitimité d’imposer une société multiculturelle, reprenant ainsi la remarque finale de l’article commenté.

    Moi, je me pose une question toute bête : comment peut-on imposer une société multiculturelle ? Outre la difficulté de définir une société qui serait "mono-culturelle" (si tant est que cela ait jamais vraiment existé), il me semble que le multiculturalisme ne s’impose ni ne s’enseigne pas. Il est là, et point barre, du fait de la diversité des populations qui vivent et se côtoient au sein d’une même société.

    La question la plus pertinente, me semble-t-il, est de faire prendre conscience du caractère multiculturel de nos sociétés et que toute définition de notre "identité" refusant de prendre en compte cette dimension est tout simplement de mauvaise foi.

  • permalien bigfoot :
    11 mars 2012 @18h42   « »

    je rencontre un de ces invites ..sur le ton de la blague ..il me dit je te presente mon ami Saddam , effectivement il etait un sosie de Saddam Hussein, donc pensant qu il etait du Moyen Orient je lui demande dou vient t il il me dit Irak, etc nous commencons une conversation sur le pays , (sites archeologiques , population etc , culinaire , ressources .) etc 20 mn apres mon ami me dit c’est un Francais des plus "francais" peutv etre plus qque nous meme !!!..du berceau de la France ..Auvergne..en fait il venait dun village perche sur un Pic , lieu de resistance des derniers Maures repoussaient jusqu aux Pyrennees ..il me dit que dans ce village sur les pierres se trouvent danciennes inscriptions arabes ..donc est il un francais ou un arabe ? deuxieme anecdocte ..durant mon service militaire je sympathise avec plusieurs ami ..l’un d’origine italienne par ses grands parents (donc francais, ) et un autre ami de Montpellier , en fait d origine " manouche ’ comme il plaisait a ce definir ..le dernier etant d alsace ..ce qui est interessant cest le subconscient dune personne ..l’alsace etant francaise meme si les habitants sont d origine " allemande" etc ..dans mon Psy il etait francais ce qui voulait dire en quelquesorte uniforme non " different" mais aussi quelconque ..rien de nouveau..la personne d’origine italienne m’interessait par ses differences , culinaires , approches flexibles lors de discussion pendant les manoeuvres et strategie a appliquer .. l’alsacien plus rigide dans son discours lors des strategies a appliquer
    Mon subconscient ou mes "prejudices sociaux " ancres etaient encore bien tenaces et se sont incroyablement reveles lorsque "l’alscacien’ me dit qu’en fait ses 4 grands parents etaient Polonais immigres ..donc je le vis plus comme un ’polomais ’ qu un alsacien ceci dit avec dans son cas une valeur ajoutee ..me disant que cetait la France .Il y a pas mal de fascisme aux usa ..cest clair ..mais je fus arrete deux fois sur un quai de metro a St Michel, a Paris en 74 ..cheveux longs (je faisais parti dun groupe de jazz etc) au Facies on ma demande ma carte d identite ..ma famille provenant d’une grande famille de resistants pendant la seconde guerre mondiale que je nommerai pas sur ce site protegeant ma famille en France) et une plus de 12 personnes tuees autour de verdun defendant la ligne Maginot ..jai refuse et demande le nom a ce policier ..pourquoi demandait mon nom ..comme il dit son choix etait au hasard ..on ma souvent demande si jetais , italien, pied noir , juif , algerien , meme ???SUEDOIS...je reponds je suis ..japonais..

    Ce que je veux dire ..il y a une"mode’ actuelle en France ou il y a un besoin identitaire , on se rassure etc etc..face a la crise globale ..il y a une peur ..on le voit partout en europe dernierement avec le mouvement d’independance en Ecosse ..le probleme est de definir qui est Francais ..est Francais celui qui est ne en France dans ses frontieres..

  • permalien bigfoot :
    11 mars 2012 @18h43   « »

    (SUITE ET FIN de mon commentaire partie 3)
    ..Quid des Bretons ..des basques ...pour ne parler que des tribus aux langues differentes..en ce cas les martiniquais sont francais ..quand on pense que 20 % de la population espagnole possede une composante ADN d’origine Magrebine..faudrait t’il les renvoyer ?? ils sont pourtant catholiques ..Meme Hitler avaient 250 milles soldats 1/2 /1/4 de juifs ( cf : La Tragédie des soldats Juifs d’Hitler
    B.M. Rigg donc ou s’arrete ton ..je pense quil ne faut pas se tromper de sujet .et arreter l ’hypocrise.la crise (non pas conjoncturelle mais bien structurelle) economique que l’on subit ne doit etre remplacee par un racisme primaire ...La france veut elle reellement creer une nouvelle diasporia Cajun...???

  • permalien patrice :
    11 mars 2012 @18h56   « »

    @ Ph Arnaud
    Le communisme, une religion ? J’ai défendu cette idée dans un autre débat, il y a peu. D’ailleurs, la plupart de mes amis trotskistes avaient eu une éducation religieuse. J’ai eu parfois l’impression qu’ils changeaient de dogme, mais conservaient la méthode.
    Egalement hors sujet : Lu, l’article du Monde Diplo sur Onfray, comme vous me l’aviez suggéré. Ça ne m’a guère ébranlé. J’ai découvert Onfray dans Sine Hebdo, où il tenait une rubrique. J’ai été assez surpris de constater le fait qu’il défendait des thèses que je soutenais depuis toujours. Son bouquin sur la psychanalyse n’a fait que me confirmer dans cette vision des choses. Je ne suis pas un "disciple" d’Onfray, mais quelqu’un qui disait il y a 20 ans ce qu’il dit aujourd’hui. Je n’ai pas encore lu son bouquin sur Camus (et Sartre), mais je sais déja ce que je vais y trouver. Peu m’importe que ma vision du monde soit désormais à la mode, grâce à Onfray, dont le succès médiatique est surtout dû au fait qu’il formule ses opinions en langage intelligible, une qualité rare chez les philosophes. Confère "l’oeuvre" de cet abruti de Sartre, qui n’a jamais été capable de répondre autrement que par des insultes aux thèses de Lorenz, basées sur l’observation scientifique méthodique, et qui anéantissaient la théorie existentialiste, basée sur un postulat sorti d’un chapeau. A part ça, Lorenz était un nazi. Ca change quoi à la qualité de son étude sur les surmulots ?

  • permalien Shanaa :
    11 mars 2012 @19h05   « »

    D’accord avec les propos de Ph.Arnaud !
    J’ajoute que, un certain nombre d’immigrés créent leur propre emploi, prennent le risque d’ouvrir des commerces dans des quartiers moribonds, qu’ils font revivre ! sans oublier , bien sûr, les innombrables taxes qu’ils payent pour rebouster la localité !

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @19h07   « »

    Aline,

    - Vous parlez d’une tout autre chose que moi. Effectivement, les avancées de la Révolution ont mis environ un siècle à se traduire dans les faits et ce n’est pas avant la Troisième République (avec l’école laïque, gratuite et obligatoire, la loi de Séparation, l’impôt sur le rvenu, etc.) qu’elles sont entrées dans la vie des Français.

    - Mais ce n’était ce dont je voulais parler : ce qui m’occupait était la période qui a vu la sape de l’Ancien Régime, et qui couvre à peu près les règnes de Louis XV et Louis XVI, le début de cette période ayant été marqué, symboliquement, par la vie et l’oeuvre du curé Meslier. Vous parlez d’une construction, moi je parle d’une démolition.

    - A propos des femmes, vous vous focalisez sur un point qui, à l’époque, ne préoccupait guère les gens, et qui, dans l’immense bouleversement de la Révolution, n’est pas le plus significatif.

    - Les classes moyennes "font les frais de l’immigration" ? Où ça ? Comment ça ? Vous n’allez tout de même pas ressasser les inepties de l’extrême droite, selon laquelle les immigrés "pomperaient" toutes les ressources de l’impôt ou de la Sécu au détriment des "Français-de-souche" ? Ou que les immigrés occupent des logements ou des emplois en lieu et place des "Français"...

    - Je le redis : les populations immigrées (surtout celles qui viennent d’Afrique ou du monde musulman) sont au bas de l’échelle et elles ne touchent que des clopinettes. Il est intile de vouloir passer pour victime, c’est la ruse habituelle des plus forts que de présenter une vision inversée du rapport de forces...

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @19h58   « »

    Ceux dont vous parlez avant la Révolution, l’aristocratie, était vraiment les plus forts, la classe dominante, peu nombreuse.

    Ce n’est pas le cas de la classe moyenne aujourd’hui majoritaire et ce n’est en rien comparable.

    Vous ne me persuaderez pas que des gens qui sont au smic, au rsa, précaires, chômeurs, ou qui craignent de perdre leur emploi, ou qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, ou qui voient leurs enfants devenus grands ne pas trouver de boulot, auxquels ils servent d’amortisseur social, sont des privilégiés, ni qu’ils sont en position de "force", de "dominants", surtout s’ils habitent des quartiers où ils subissent l’immigration, même s’ils sont moins mal lotis que les immigrés récents.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @19h59   « »

    Patrice,

    - Je ne pense pas que le communisme ait été une religion et je ne l’ai pas dit. J’ai dit, très exactement, que le communisme (type P.C. colonel Fabien) et le catholicisme avaient en commun de lourdes structures - contrairement au trotskisme, plus léger, sans "tête" ni "hiérarchie" ni "siège central".

    - Les deux grandes branches (du P.C. comme des trotskistes) partagent néanmoins une analyse marxiste de la société, ce qui n’est pas rien.

    - A propos d’Onfray, je crois que vous vous emballez. Onfray prétend avoir pris connaissance de toute l’oeuvre de Freud en cinq mois (même pas une année universitaire !) - et l’avoir comprise et assimilée - et, de surcroît, dans une traduction française, alors que la psychanalyse, thérapie utilisant le langage, ne serait peut-être concevable, initialement, en dehors de la langue allemande... [Ce qui a d’ailleurs donné lieu à plusieurs études, dont certaines récentes].

    - Même chose pour l’existentialisme, qui ne se limite pas à Sartre, mais trouve aussi des représentants en Jaspers et Heidegger. Mais vous commettez une erreur en jugeant de la philosophie à travers la science (en l’occurrence celle de Lorenz). Le questionnement philosophique est hétérogène au questionnement scientifique.

  • permalien Shanaa :
    11 mars 2012 @20h16   « »

    Anders Behring Breivik est un extrémiste, mais, à ce qu’il parait, franc maçon et sympathisant du sionisme !!!
    Avant son acte, il a beaucoup lu, plagié et mal assimilé des théoriciens connus !
    De plus, il a bénéficié d’un traitement médiatique "soft" qui cherchait à "comprendre" son geste. Pire : Les médias, dans leur reflexe pavlovien ont d’abord pointé l’islamiste !
    En tout cas, ce type n’est pas allé à Gantanamo !

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @20h38   « »

    Il [le multiculturalisme] est là, et point barre, du fait de la diversité des populations qui vivent et se côtoient au sein d’une même société.

    (judex)

    Il ne me semble pas qu’elles s’y côtoient volontiers et pour le reste elles évoluent chacune dans leur univers, sans se reconnaitre dans une "identité" multiculturelle mais dans celle qui lui est propre, et je ne crois pas qu’elles s’y reconnaitront avant longtemps, si tant est qu’elles s’y reconnaissent un jour.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @20h49   « »

    Aline,

    - Les Français de condition modeste (lorsqu’ils sont "de souche") ne sont pas seulement - comme vous le dites - mieux lotis socialement que les immigrés, ils le sont aussi, ils le sont surtout, symboliquement.

    - Vous ne semblez, par exemple, guère faire cas de comportements de la police, qui retraduit, à sa manière, l’opinion générale, tels que les contrôles au faciès - qui touchaient des amis martiniquais de mes enfants. En effet, ce n’est même pas l’étranger, au sens juridique du terme, qui est visé, mais tout sujet avec une tête basanée, réputé étranger en vertu du préjugé selon lequel tout Français devrait avoir un type européen...

    - Vous ne faites pas grand cas, non plus, des refus de bail, de stage, d’embauche, liés au seul nom ou à la seule photo du postulant... alors même que l’intéressé est souvent Français !

    - Vous semblez aussi ignorer ces votes Front National dans des villages où les seuls Arabes que voient les habitants sont les manifestants syriens que leur montre la télé. Et les votes F.N. dans des résidences de bon standing ou dans les quartiers chics autour de la cathédrale.

    - Dans un quartier donné, ça veut dire quoi, "subir l’immigration" ? Rien de ce qui est invoqué habituellement (par exemple les agressions) n’est imputable à l’immigration - même si ces agressions sont effectivement perpétrées par des immigrés. Lorsque vous concluez de l’un à l’autre, vous commettez une malhonnêteté intellectuelle, qui ne contribue pas peu à envenimer les choses...

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @21h30   « »

    A propos des femmes, vous vous focalisez sur un point qui, à l’époque, ne préoccupait guère les gens, et qui, dans l’immense bouleversement de la Révolution, n’est pas le plus significatif.

    (Ph.Arnaud)

    Je trouve pour le moins "cavalier" cette façon de balayer d’un revers de manche hautain une problématique qui concernait (et concerne toujours) la moitié de la population française. Les femmes ont toujours participé, et massivement, aux grands mouvements de l’histoire. Et elles ont toujours été renvoyées à leur foyer après ( en est-il autrement aujourd’hui en Tunisie ? non). Une Olympe de Gouges, qui avait rédigé une sorte de déclaration des droits de la citoyenne, en témoigne pour toutes et ne représente pas peu de choses. Quand il s’est agi de l’envoyer à l’échafaud, aucun de ses juges (exclusivement masculins, les juges) ne s’est posé la question de savoir si c’était une femme. Mais curieusement, pour en prendre au gouvernement, ça posait problème et il a fallu attendre très, très longtemps pour que cela advienne.

    De même, vouloir résoudre la question démographique (qui en vérité ne se pose pas de façon particulièrement aigüe en France) par l’immigration me parait inacceptable. C’est, à mon sens, considérer d’une part les femmes immigrées comme des poules pondeuses, et d’autre négliger le fait que c’est en développant les structures sociales et éducatives de la petite enfance permettant l’accès au travail des femmes et un déroulement de carrière convenable, garantissant une retraite qui le soit tout autant, qu’on encourage la natalité.

    Par conséquent, vouloir penser la question démographique en terme de compensation par l’immigration me parait paternaliste et donc intellectuellement malhonnête.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @21h43   « »

    Aline,

    - Vous avez une vision fantasmée du multiculturalisme ! Vous vous imaginez quoi ? Qu’on va vous obliger à parler arabe ? A vous nourrir de halal ? A faire le Ramadan ? A vous promener voilée ? Et quoi encore...

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2012 @22h24   « »

    Aline,

    - Vous versez dans l’anachronisme. Dans la période de 1789 à 1815, la condition des femmes était le cadet des soucis de la population française, y compris, d’ailleurs, des femmes françaises.

    - Quelle est, par ailleurs, cette fantaisie de penser que les femmes immigrées - et seulement elles - seraient des "poules pondeuses" ?

    - L’augmentation de la population par l’immigration a été l’une des composantes de la démographie des Etats-Unis. C’est en cela, d’ailleurs, qu’elle a changé et que nombre d’Américains ont de plus en plus des allures de Sud-Américains, de Japonais, de Chinois, voire d’Indiens (d’Inde) ou d’Africains. Et alors ?

    - Il n’est pas la peine d’espérer un simple maintien de la population en dehors de l’immigration (votre évocation d’une politique nataliste est une des thématiques de l’extrême droite). Vous aurez, nécessairement, que vous le vouliez ou non, une France de 2050 plus peuplée - et bien plus "basanée", "colorée", "métisse" que celle de 2012.

    - Mais où sera le préjudice ? Et quel préjudice ? Où avez-vous vu que l’identité d’un pays soit liée à la tête de ses citoyens ? Quand arrêterez-vous d’empoisonner l’existence des autres avec vos chimères ?

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @22h45   « »

    Vous avez une vision fantasmée du multiculturalisme ! Vous vous imaginez quoi ? Qu’on va vous obliger à parler arabe ? A vous nourrir de halal ? A faire le Ramadan ? A vous promener voilée ? Et quoi encore...

    (Ph.Arnaud)

    Je n’imagine rien, ou pour le moins pas ce à quoi il est fait allusion ici, et dont je n’ai parlé nulle part. Une telle réaction me parait surtout inadéquate, témoignant davantage d’une volonté d’imposer un dogme plus qu’autre chose.

  • permalien Aline :
    11 mars 2012 @23h23   « »

    - Vous versez dans l’anachronisme. Dans la période de 1789 à 1815, la condition des femmes était le cadet des soucis de la population française, y compris, d’ailleurs, des femmes françaises.

    Non. Ce n’était pas le cadet des soucis de la population française, qui je le répète, était et est, a toujours été et sera, pour moitié féminine. Une telle affirmation péremptoire autant qu’infondée, y compris historiquement parlant, ne témoigne que d’une misogynie évidente tendant à amoindrir le rôle et l’importance de cette moitié de la population.

    - Quelle est, par ailleurs, cette fantaisie de penser que les femmes immigrées - et seulement elles - seraient des "poules pondeuses" ?

    Cette fantaisie est la vôtre, mon cher, et pas la mienne. C’est bien vous, et non pas moi, qui pensez remédier à la question démographique par l’importation d’immigrés de pays où la natalité est explosive et non contrôlée, étouffant ce faisant la possibilité pour les femmes d’ici la possibilité d’avoir des enfants si elles le souhaitent et d’avoir accès à un monde du travail leur réservant autre chose que des postes subalternes.

    Vous condamnez ainsi les femmes d’ici à ne se consacrer qu’à la maternité où à l’éviter pour se permettre l’indépendance. C’est vôtre point de vue, et nous ne vous permettrons pas de nous l’imposer. Nous ne sommes pas à votre disposition.

    - Il n’est pas la peine d’espérer un simple maintien de la population en dehors de l’immigration (votre évocation d’une politique nataliste est une des thématiques de l’extrême droite). Vous aurez, nécessairement, que vous le vouliez ou non, une France de 2050 plus peuplée - et bien plus "basanée", "colorée", "métisse" que celle de 2012.

    C’est mentir, et pour des raisons clairement phallocrates et misogynes, que de parler de "politique nataliste d’extrème-droite", celle-ci consistant à vouloir renvoyer les femmes dans leur foyer pour un sous-smic faire le plus d’enfants possible en limitant leur possibilité d’accès à la contraception libre et gratuite et à l’ivg, tout en restreignant leur possibilité d’accès au monde du travail dans des conditions satisfaisantes, soit autrement que par le travail partiel subi le plus inintéressant possible.
    Et ce n’est absolument pas mon propos, le mien étant tout autre. Et je conçois fort bien qu’il vous déplaise, le vôtre consistant à vouloir mordicus restreindre, rogner, raboter, limiter, contraindre tout ce qui est blanc, occidental et européen, parce que blanc occidental et européen et donc selon votre philosophie coupable de tous les maux possibles et imaginables de la terre, à commencer par les femmes.

  • permalien Aline :
    12 mars 2012 @00h06   « »
    L’extrême droite s’enracine en Europe... le sexisme aussi.

    Vous ne semblez, par exemple, guère faire cas de comportements de la police, qui retraduit, à sa manière, l’opinion générale, tels que les contrôles au faciès

    C’est un fait avéré que je ne nie pas et qui m’apparait regrettable.

    Il m’apparait cependant qu’en 20 ans (ces 20 dernières années) il y a eu 40 fois plus de femmes (toutes confondues, immigrées, issues de l’immigration, ou autochtones) que de "basanés" (puisque vous tenez essentiellement à ce terme) morts dans des bavures policières et autres courses poursuites, puisqu’il en meurt une tous les deux jours

    Sans que cela ne déclenche jamais la moindre émeute, que dis-je, le moindre remous ; juste un entrefilet dans la presse, comme s’il s’agissait de la rubrique des chats et chiens écrasés, et encore. C’est à peine si l’enquête de l’ENVEF a été prise au sérieux, il a fallu des années pour qu’elle soit prise en considération.

    Je fais un moindre cas de tout le reste, effectivement.

    Dans un quartier donné, ça veut dire quoi, "subir l’immigration" ? Rien de ce qui est invoqué habituellement (par exemple les agressions) n’est imputable à l’immigration - même si ces agressions sont effectivement perpétrées par des immigrés.

    Lorsque vous êtes agressée, voire violentée par une personne de la classe sexuelle masculine dominante à laquelle vous appartenez, vous ne vous demandez pas si le pauvre chou a subi des traumatismes dans son enfance, vous constatez seulement que vous avez affaire à un ennemi.

    Quand vous vous faites voler votre sac par un immigré pour la ennième fois, vous vous fichez pas mal de la colonisation et autres discriminations, vous constatez seulement que vous vivez dans un quartier rendu invivable par la présence massive immigrée.

    Il y a désormais 10-15 ans que j’ai cessé de croire à une quelconque possibilité de cohabitation, et je ne suis pas disposée à recevoir des leçons de multiculturalisme, amour & accueil de l’autre par des tenants du patriarcat n’hésitant jamais à combattre un présumé racisme par un sexisme avéré autant qu’éhonté, ce qui est le cas de la plupart des militants soit-disant antiracistes, comme vous.

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mars 2012 @08h46   « »

    Aline,

    - C’est vous qui affirmez sans preuves. Vous accordez, dans le code napoléonien, une importance au statut des femmes qui ne préoccupait personne, pas même les femmes. Et comme c’est vous qui affirmez la chose, c’est à vous de la prouver et non à moi...

    - Je n’étouffe rien non plus comme possibilité pour les femmes. Je constate seulement qu’une fécondité de 2,1, en France, bien que supérieure à celle de toute l’Europe, n’est pas suffisante pour empêcher un vieillissement de la population. Je constate aussi que cette tendance est lourde puisqu’elle touche aussi bien des pays économiquement prospères, comme l’Italie, qu’en crise comme l’Espagne.

    - Je ne veux rien raboter du tout : dans le cas d’une immigration soutenue (j’espère bien que des gouvernements de gauche ôteront tous les freins qu’a mis la droite à celle-ci), les gens continueront à se marier comme ils le voudront. Le "métissage" (pour prendre vos termes) n’interviendra qu’à très long terme et progressivement, ce qui fait que tout le monde aura le temps de s’y habituer.

    - Je ne comprends absolument pas cette fixation obsessionnelle (si ce n’est fanatique) que vous faites sur la préservation du "Blanc" - c’est quoi, au juste, d’ailleurs, un "Blanc" ? [Ce qui est curieux, d’ailleurs, c’est que vous teniez autant à cette préservation sans dire en quoi consiste sa spécificité...]. En quoi la France serait-elle transformée si, demain, ses habitants, globalement, avaient la tête de ceux de la Réunion ou de l’île Maurice ?

    - Ou, si vous préférez : en quoi un compatriote d’origine dravidienne, africaine ou chinoise (comme Jacques Vergès, par exemple) de la Réunion diffère-t-il d’un Français de type européen ? En quoi la France peut-elle être transformée ? Voici une question à laquelle je n’ai JAMAIS reçu de réponse (enfin de réponse autre que fumeuse ou magique ou fantasmatique...).

    - Où avez-vous vu, grands dieux ! que la France devait être "blanche" ? Où avez-vous pêché cette bizarrerie ? Quel est l’article de la Constitution, quel est le texte de loi qui stipule qu’on doive, en France, "préserver la race blanche" ? Et où se trouve le préjudice, et pour qui, si cela ne se passe pas ?

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @09h18   « »

    Le point de vue de Ph. Arnaud est celui de Sirius, c’est-à-dire très loin des réalités humaines, celles qui préoccupent le “vulgaire”. Tandis que nos faibles esprits se penchent avec difficulté sur sur le court-terme (voire sur le moyen-terme dans nos bons jours), lui ne s’intéresse qu’aux grands intervalles historiques et géologiques. Alors que nous en sommes à discuter des problèmes liés à l’immigration en France, il observe avant tout les vastes transhumances et les grands brassages humains, les variations du taux de fécondité et les implications des contraintes démographiques, bref, il ne s’occupe de rien de moins que de la survie de continents entiers.

    Il ne sert à rien de lui opposer des cas particuliers. Par exemple, celui du Japon. Voilà un pays qui, bien plus que la France, est confronté au problème du vieillissement de sa population. Et pourtant, le Japon a résisté du mieux qu’il pouvait aux flux migratoires (l’immigration représente un peu plus de 1% de la population). Pourquoi ? Parce que le Japon entend défendre sa culture, son style de vie et son modèle socio-économique, ce qui ne l’empêche pas, par ailleurs, d’être à la pointe de la modernité dans bien des domaines.

    Lorsqu’on voyage au Japon, on se sent ô combien dans un pays étranger (un Belge ou un Français a parfois du mal à comprendre les usages et à se faire comprendre) mais jamais menaçant. Les Japonais sont discrets et courtois, il n’y a pas de violence dans les rues, très peu de petite délinquance, on sent bien que ce peuple est parvenu à une sorte d’équilibre, de consensus social. Quelle différence avec ce que l’on doit subir en Europe ou ailleurs.

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mars 2012 @09h27   « »

    Aline,

    - Vous dites : "Quand vous vous faites voler votre sac par un immigré pour la énième fois..."

    - D’abord, comment savez-vous que l’individu qui vous vole votre sac est un "immigré" ? Vous lui attribuez tout de suite, un statut d’immigré sans savoir s’il est né ou non en France (ce qui d’ailleurs, statistiquement, est souvent le cas...). Or, s’il est né en France, il n’est précisément pas immigré...

    - Votre phrase est révélatrice - et ô combien ! - de ce que pour vous, comme pour les racistes de tout poil, l’origine (surtout lorsque cette origine vient du Sud) est une macule qui ne s’efface jamais - et que pour vous, il existe (en violation totale de tous les textes juridiques) plusieurs catégories de Français.

    - Par ailleurs, en quoi le fait d’être immigré (ou, plutôt, d’origine africaine ou arabe ou d’un pays du Sud) entretiendrait-il une relation nécessaire avec la délinquance ? J’ai l’impression que vous commettez là une énorme erreur de jugement en prenant pour un jugement analytique ce qui n’est qu’un jugement synthétique.

    - Dans un jugement analytique, l’attribut est contenu dans le sujet. Si je dis, par exemple "le pommier produit des pommes" ou "en géométrie euclidienne, la somme des angles d’un triangle est égale à 180°", j’énonce un jugement analytique car l’attribut est contenu dans le sujet : le pommier produit nécessairement des pommes (et non des fraises ou des glands) et la somme des angles d’un triangle est nécessairement de 180° (et non de 72° ou de 127°). La vérité du jugement analytique est a priori, elle se constate sans recours à l’expérience.

    - Dans un jugement synthétique, en revanche, l’attribut n’est pas contenu dans le sujet. Vous ne pouvez dire a priori que "Pierre est debout" car, rien, dans la définition du sujet "Pierre" n’indique qu’il puisse être debout. Vous ne pouvez dire que Pierre est debout qu’a posteriori, en ayant recours à l’expérience et en constatant qu’effectivement Pierre est debout.

    - De même, ne pouvez-vous pas dire "Rachid (ou Mohamed, ou Ali) est voleur de sacs à main", car l’attribut "voleur" n’est pas contenu dans le sujet "Rachid" - et pas même, a priori, l’attribut "arabophone". Il s’ensuit donc que vous jugez faussement en conférant a priori l’attribut de "voleur" à Rachid et que ce jugement faux n’est attribuable qu’à un préjugé raciste...

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @10h07   « »

    Lorsque le tsunami a frappé le Japon et a entraîné les conséquences terribles que l’on sait, j’ai noté que les médias en Occident étaient particulièrement fascinés par le calme, la maîtrise de soi, la retenue, la pudeur, la discipline consentie des Japonais face à la catastrophe. Ce “calme”, était perçu comme un signe d’étrangeté, il était considéré comme la marque - Roland Barthes aurait sans doute écrit là-dessus l’une de ses mythologies – d’une autre culture. Il n’empêche que ce trait de culture, dans la mesure où il est la cristallisation d’une morale d’origine religieuse, d’un comportement collectif, d’un consensus social est quelque chose d’éminemment précieux et admirable dans un pays fragile et exposé aux catastrophes

  • permalien le renard :
    12 mars 2012 @10h08   « »

    l extreme droite francaise va etre "boostée" le 10 mai quand les islamistes auront remporté les législatives en algérie-on peut se demander quel avenir le destin reservera t il a notre dame d afrique,qui sera surement transformée en mosquée.

  • permalien HN :
    12 mars 2012 @10h13   « »

    Il n’empêche que ce trait de culture, dans la mesure où il est la cristallisation d’une morale d’origine religieuse, d’un comportement collectif, d’un consensus social est quelque chose d’éminemment précieux et admirable dans un pays fragile et exposé aux catastrophes

    Ça a permis au gouvernement japonais et à Tepco de bien la leur faire à l’envers surtout... Les alertes ont été systématiquement minimisées.
    Les médias n’allaient tout de même pas vous montrer des populations en train de hurler dans les rues, de courir dans tous les sens en hurlant "Stop le nucléaire"...
    Allons, soyons sérieux, comment on va vendre nos centrales Areva sinon ?

    Cdlmt

  • permalien HN :
    12 mars 2012 @10h20   « »

    Il m’apparait cependant qu’en 20 ans (ces 20 dernières années) il y a eu 40 fois plus de femmes (toutes confondues, immigrées, issues de l’immigration, ou autochtones) que de "basanés" (puisque vous tenez essentiellement à ce terme) morts dans des bavures policières et autres courses poursuites, puisqu’il en meurt une tous les deux jours

    Raisonnement de faf.
    Cette compétition entre les victimes est abjecte.
    Ça ne vous a jamais effleuré l’esprit qu’on pouvait essayer de faire cesser/diminuer ces deux phénomènes ???
    A moins que vous ne considériez notre police comme définitivement irrécupérable ?

    Vous sauveriez qui vous ?
    Les femmes ou les "basanés" ?
    Les femmes blanches d’abord ou les "basanées" d’abord ?

    Cdlmt

  • permalien Jordi GRAU :
    12 mars 2012 @10h43   « »

    Bonjour à tout le monde.

    Je suis globalement d’accord avec l’article. Il y a juste un petit passage qui me chiffonne :

    Si l’Europe souhaite soutenir sa croissance, elle aura besoin d’ouvrir grand la porte à la migration. Mais cet argument ne suffit pas à faire reculer l’islamophobie.

    Implicitement, l’auteur semble considérer cet argument comme valable sur le plan rationnel, même s’il reconnaît qu’il est inefficace sur le plan rhétorique, puisqu’il ne convainc pas les islamophobes. Or, je pense qu’il y a deux bonnes raisons de ne pas accepter cet argument :

    - la croissance n’est pas forcément une bonne chose. Dans l’état actuel, la croissance implique une exploitation accrue des ressources naturelles, alors même que cette exploitation est déjà beaucoup trop importante. Si jamais on arrivait à inventer un type révolutionnaire de croissance qui ne s’accompagnait pas d’une augmentation de la pollution, de la déforestation et de l’abandon des cultures vivrières, alors j’y souscrirais, mais il me semble qu’on en est encore loin.

    - Il y a en Europe déjà beaucoup de chômeurs et de gens qui sont contraints de travailler à temps partiel. Vouloir justifier l’immigration par le besoin de main d’oeuvre me paraît donc fallacieux. Certes, je sais bien qu’il y a certains boulots que les Européens ne veulent pas faire, et qu’il faut donc recourir à de la main d’oeuvre étrangère pour cela. Mais il faudrait se demander pourquoi les Européens ne veulent pas ou plus faire ces boulots. Ne serait-il pas temps de revoir les salaires et les conditions de travail ?

    Qu’on ne se méprenne pas : je ne suis aucunement un crypto-lepéniste. Je pense que l’immigration est un phénomène inévitable et pas nécessairement nuisible aux sociétés d’accueil. Seulement, je pense aussi qu’il faut éviter de la justifier par des arguments faiblards.

  • permalien le renard :
    12 mars 2012 @10h46   « »

    le salafisme est le fascisme sont des idéologies proches,les salafistes libyens profanent les tombes des soldats britanniques et italiens tombés pendant la seconde guerre mondiale a benghazi de la meme facon que les néonazis font de meme avec les sépultures juives et musulmanes en europe.

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @10h49   « »

    HN : 12 mars @10h31

    De plus, les japonais ne sont pas violents, ils sont cools contrairement aux arabes.

    En effet, il y a moins de violence quotidienne. Tokyo est plus vaste que Paris mais on s’y sent à l’aise. Il y a une urbanité, une courtoisie. C’est mieux ! Les Japonais protègent leur culture et leur art de vivre. Ils ont mille fois raison.

  • permalien HN :
    12 mars 2012 @10h51   « »

    Un arabe qui vous tire votre sac, c’est insupportable.

    Des flics) qui butent un adolescent en pleine rue en le tabassant et en l’étouffant, c’est... regrettable (sic).

    CQFD

  • permalien Jordi GRAU :
    12 mars 2012 @10h52   « »

    Suite de mon précédent message

    Qu’on ne se méprenne pas : je ne suis aucunement un crypto-lepéniste. Je pense que l’immigration est un phénomène inévitable et pas nécessairement nuisible aux sociétés d’accueil. Seulement, je pense aussi qu’il faut éviter de la justifier par des arguments faiblards. Ce qu’il faudrait dire, à mon sens, ce sont les trois choses suivantes :

    - Beaucoup d’immigrés sont dans des situations de détresse telles qu’on ne peut pas décemment les renvoyer chez eux.

    - Ces gens-là auraient sans doute préféré rester chez eux si la guerre, le racisme, la dictature ou des catastrophes économiques ne les avaient pas poussés à partir. Si nous voulons réguler les flux migratoires, tâchons de travailler au niveau des causes, en menant une politique étrangère adéquate. Cessons de participer cyniquement à toutes ces catastrophes en soutenant des dictatures, en vendant des armes et en écrasant économiquement les pays pauvres.

    - Sur le plan intérieur, cessons de considérer le chômage de masse comme une fatalité. D’une part, le temps de travail est très mal réparti. D’autre part, il y a énormément de besoins non satisfaits, que ce soit dans le domaine du bâtiment (construction et surtout rénovation d’immeubles décrépits et mal isolés thermiquement), de la santé, de l’éducation, mais aussi de l’agriculture (il faut revenir à des exploitations à taille humaine...)... Il y a aussi assez de richesses pour financer tout cela pour peu qu’on les partage un peu plus équitablement. Si nous mettions en oeuvre une telle politique, il y a fort à parier que l’immigration cesserait d’apparaître comme un problème, et que les populations réputées "difficiles à intégrer" seraient beaucoup mieux acceptées.

    Il est vrai que ce que je dis mérite d’être nuancé, puisque la xénophobie et le racisme sévissent aussi en Norvège, où les problèmes économiques et sociaux sont bien moindres qu’en France.

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @11h11   « »

    Mes choix et mes goûts m’appartiennent mais il n’en reste pas moins qu’on se sent plus à l’aise dans une immense mégalopole comme Tokyo qu’à Paris ou même Bruxelles. Le mérite en revient à une certaine culture.

  • permalien Deïr Yassin :
    12 mars 2012 @12h02   « »

    Nathan qui connait donc le Japon et sa population digne, calme et très hospitalier à leur manière, pourrait peut-être nous faire une petite comparaison sociologique avec le Petit-Pays-Merdique dont il passe son temps à défendre les ’exploits’.

    Face à la courtoisie et la dignité des Japonais, l’arrogance et la grossièreté qui y règnent est en effet un véritable choc culturel ! Pourquoi on ne l’entend jamais sur ce sujet, pourtant reconnu par les Israéliens eux-mêmes !

    Racontez un peu à ceux qui ne les connaissent pas, le comportement collectif des Israéliens face à l’étranger, goy surtout.
    Vous pouvez déjà commencer avec l’accueil à l’aéroport.

    Cela doit être l’absence d’une "certaine culture".....

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @12h21   « »

    C’est formidable comme tout paraît simple sur le papier lorsqu’on lit Ph. Arnaud ou Jordi Grau. Il suffit de :

    - Eviter de promouvoir la croissance, voire même encourager une certaine décroissance (pour rappel le PNB de la Chine et de l’Inde augmente de plus de 8% l’an).

    - Redistribuer équitablement les revenus de manière à diminuer les inégalités. Comment ? En taxant encore un peu plus les classes moyennes et les petits entrepreneurs, responsables de 85% des emplois en France, (sachant que les grosse fortunes et les grandes entreprises échappent à l’impôt grâce à l’engineering fiscal).

    - Probablement, démanteler la filière nucléaire car toutes les initiatives susceptibles de détruire la souveraineté nationale et le savoir-faire français tout en augmentant la dépendance extérieure doivent être fortement encouragées.

    Et bien sûr…

    - Accélérer encore davantage les flux migratoires, en particulier ceux en provenance des anciennes colonies françaises étant donné que ça se passe déjà comme ça le plus harmonieusement du monde.

  • permalien HN :
    12 mars 2012 @13h10   « »

    Probablement, démanteler la filière nucléaire car toutes les initiatives susceptibles de détruire la souveraineté nationale et le savoir-faire français tout en augmentant la dépendance extérieure doivent être fortement encouragées.

    Nathan, pourriez-vous me dire ce que vous êtes en train de faire sur le forum d’un site français à défendre les idées de l’extrême droite alors que vous êtes belge ?
    Serait-ce une "tentative de détruire notre souveraineté nationale" ??

    Les explications de PH Arnaud ou Jordi Grau vous semblent erronées parce que vous n’y comprenez rien et de plus vous les restituez dans le style de rédaction de "Direct Matin" avec la bonne foi légendaire d’un cadre de l’UMP critiquant le PS.

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mars 2012 @13h34   « »

    Nathan (message de 9 h 18) n° 1

    - Il ne sert, évidemment, à rien de m’opposer des cas particuliers. D’abord parce que les cas particuliers sont, en eux-mêmes, indignifiants : ce qui compte, c’est le raisonnement. Ensuite parce que votre présentation à l’eau de rose du Japon (préservé de la "peste" migratoire et de la petite délinquance...) omet plusieurs éléments.

    - 1. Le Japon perd de la population et il en perd beaucoup : certaines projections le font passer de 127 millions aujourd’hui à 100 millions en 2048. Peut-être estimerez-vous que cela n’a aucune importance si ces 100 millions ne devenaient pas, majoritairement, une population de vieux. Et, par ailleurs, cette diminution est facteur de danger en cas de conflit militaire (et les voisins potentiellement adversaires - ne seraient-ce que les Sud-Coréens - ne manquent pas).

    - 2. Il y a peu de petite délinquance au Japon, certes. Mais il y a de la grande délinquance, et ô combien ! Les Yakuzas, en effet, y ont une structure et une solidité et une implantation (bien dans le caractère ordonné et organisé des Japonais) dont on n’a pas l’équivalent en France. Et, au-dessus, la classe politique est corrompue. Vous gémissez pour un panaris et vous êtes indifférent pour un cancer...

    - 3. Le Japon a une société totalitaire (je dis bien société, pas Etat). L’emprise de la collectivité sur l’individu y est très grande et ne permet guère les écarts. Certes, cela entraîne plus de cohésion lors des coups durs (genre Fukushima), mais la pression sur l’individu - par exemple sur les écoliers, lycéens et étudiants pour la réussite scolaire amène des dépressions, suicides ou "pétages de plomb" dont on n’a pas l’équivalent en Europe. [Ce qui n’améliore pas pour autant la situation de l’emploi].

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @13h34   « »

    @HN : 12 mars @13h10

    Il est à la fois ironique et un peu triste qu’un Belge doive vous rappeler que vous avez un pays dont vous pouvez occasionnellement être fier.

    "Fierté !"... oulala, encore un mot dangereux fleurant l’extrême-droite et par conséquent à éviter illico...

  • permalien Jordi GRAU :
    12 mars 2012 @13h52   « »

    A Nathan

    Je ne vais pas répondre à la place de Ph. Arnaud, d’une part parce qu’il le fera très bien lui-même, d’une part parce que nous ne disons pas forcément les mêmes choses. Je me bornerai à répondre à deux "objections" que vous me faites.

    C’est formidable comme tout paraît simple sur le papier lorsqu’on lit Ph. Arnaud ou Jordi Grau. Il suffit de :

    - Eviter de promouvoir la croissance, voire même encourager une certaine décroissance (pour rappel le PNB de la Chine et de l’Inde augmente de plus de 8% l’an).

    Je n’ai jamais dit qu’il était simple de promouvoir la décroissance, ou même le simple ralentissement de la croissance. Dans le système économique actuel, il est clair que ces deux processus ont de graves conséquences sociales. Mais cela ne prouve pas qu’il faille se mettre des œillères et refuser de parler du coût environnemental de la croissance. Qu’on le veuille ou non, il faudra bien changer radicalement notre manière de produire et de consommer, tout simplement parce que les ressources naturelles s’épuisent. Autant s’y préparer dès maintenant. Et, encore une fois, c’est une affaire qui est tout sauf simple, j’en suis bien conscient !

    Suite dans le prochain message...

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mars 2012 @13h57   « »

    Nathan (message de 9 h 18) n° 2

    - Le Japon est un pays qui conserve toujours la peine de mort. Et cette peine de mort est appliquée dans des conditions souvent très pénibles (non pas en elles-mêmes, il ne s’agit "que" de pendaison, mais parce que les condamnés peuvent attendre leur exécution durant 25 ans). Et il est bien moins avancé que les Etats-Unis sur ce plan, puisque la proportion de la population qui soutient ce châtiment y est plus élevé qu’en Amérique du Nord.

    - Le Japon est, non pas "raciste" (ce qui serait désobligeant envers les Japonais) mais du moins, plus que réservé à l’égard des étrangers et, surtout, des étrangers qui ne lui ressemblent pas. Les Japonais étaient déjà plus que méprisants à l’égard des Aïnous qui, pourtant, vivent au Japon depuis très longtemps et ressemblent quand même plus aux Japonais que des Suédois ou des Ivoiriens.

    - Les Japonais ont peine à imaginer un Japonais à tête de Sénégalais ou de Bavarois alors que les Américains ont déjà eu, pour les représenter aux J.O., des patineuses Sino-Américaines ou Nippo-Américaines et, actuellement, un président Afro-Américain. Or, ce malaise, cette réticence devant l’étrange est signe d’une fermeture, d’une étroitesse d’esprit, qui est à la fois une anomalie (une anomalie intellectuelle et une faute morale) et une faiblesse.

    - Il est illusoire de croire - comme on se l’est imaginé longtemps en Europe ou en Amérique du Nord - que le Japon pourra voir sa population diminuer et vieillir et cependant conserver son rang économique en se concentrant sur les très hautes technologies.

    - Le Japon ne pourra se concentrer sur les hautes technologies parce que, d’une part, toute la population n’y est pas apte et que, d’autre part, les pays émergents (Chine et Inde d’abord, demain sans doute Brésil, Pakistan, Iran, voire Afrique du Sud - sans préjudice de l’Europe ou des Etats-Unis) montent en gamme dans les recherches et les fabrications et que, à qualifications égales, ce sont les pays qui auront la population proportionnellement et absolument la plus nombreuse qui l’emporteront.

  • permalien Shanaa :
    12 mars 2012 @13h58   « »

    L’extrême droite s’enracine à cause du mondialisme économique et culturel dont l’immigration et le pseudo- multiculturalisme sont des effets !
    Les plus éveillés ont compris qu’il faut combattre la cause (mondialisme de marché), d’autres comme Elvire focalisent sur les effets (immigration).
    Dans les pays du sud la sous culture mondialiste existe via les multinationales, les bases militaires, les résaux sociaux, les émissions satellitaires, les marques de vêtements, les produits de consommation, la publicité omniprésente.
    Bien que cette idéologie profite d’abord à la bourgeoisie compradore, la majorité de la population est également formatée. Ainsi, quand un immigré arrive en Europe, il identifie facilement l’environnement qui est à peu prés identique à celui de son pays d’origine (uniformisation planétaire).

  • permalien HN :
    12 mars 2012 @14h09   « »

    Il est à la fois ironique et un peu triste qu’un Belge doive vous rappeler que vous avez un pays dont vous pouvez occasionnellement être fier.

    Aucun rapport avec la choucroute.
    Quand vous saurez pourquoi vous m’avez parlé de fierté de mon pays, vous me direz peut-être ce que vous êtes en train de faire, vous de nationalité belge, concernant la politique d’immigration de la France sur ce forum ?
    N’essayez-vous pas, en avançant vos arguments du Vlaams Belang, de "détruire notre souveraineté" ?

    Par ailleurs, en ce qui concerne ce dogme de la fierté de la nation, j’estime que pour la revendiquer, il faut avoir participé à qqchose.
    Je n’ai participé ni à la révolution française, ni au siècle des Lumières, ni aux trente glorieuses (qui ont néanmoins eu leur côté négatif), alors je suis heureux de pouvoir profiter de ces évolutions, reconnaissant aux français d’avoir dégagé les rois et le Clergé, mais je ne m’estime en rien responsable de ça.

    Cette fierté n’est qu’une histoire de nombril et de taille de bite.
    Je la laisse aux mâles alpha et aux natios à la con.

    Cdlmt

  • permalien Jordi GRAU :
    12 mars 2012 @14h21   « »

    Suite du précédent message à Nathan

    - Redistribuer équitablement les revenus de manière à diminuer les inégalités. Comment ? En taxant encore un peu plus les classes moyennes et les petits entrepreneurs, responsables de 85% des emplois en France, (sachant que les grosse fortunes et les grandes entreprises échappent à l’impôt grâce à l’engineering fiscal).

    Etant donné le système politique actuel, qui se caractérise par une pseudo-alternance entre une vraie droite "décomplexée" et une "gauche" social-libérale, ce que vous dites n’est pas tout à fait faux. Mais ce système arrive, me semble-t-il, en bout de course, ne serait-ce qu’à cause de la terrible instabilité économique et financière qu’il engendre. Il est donc temps de modifier radicalement la fiscalité, et pas seulement en France, pour éviter que les grosses fortunes n’échappent à l’impôt. Cf. à ce sujet le site de Thomas Piketty et de ses confrères (www.revolution-fiscale.fr/), qui ne sont pourtant pas des trotskystes avec le couteau entre les dents.

    Quant au risque que les plus riches partent à l’étranger, il existe sans doute, mais il vaut la peine d’être couru. Car ces gens-là, pour l’essentiel, sont moins des créateurs de richesses (comme ils aiment à se faire appeler) que des parasites qui extorquent une part de la richesse produite par les travailleurs comme de vulgaires mafiosi. Allons plus loin : ces très riches ont un pouvoir politique et économique redoutable, dont ils usent pour modeler la société conformément à leurs voeux (privatisation des services publics, précarisation des salariés, démantèlement de la protection sociale et du droit du travail...). Ces gens-là sont-ils vraiment utiles à la France, à la Belgique, et à tous les pays où ils exercent leur influence ?

  • permalien mouton noir :
    12 mars 2012 @14h21   « »

    Ce dernier siecle on a pu observer une invasion massive, avec des arguments hypocrite et malhonete de la par de nos politiques : c’est si chouette de partager des cultures, l’islam est une religion de paix et d’amour... . La realite c’est que ces immigres etaient bien utile pour faire baissser le cout de la main d’oeuvre afin d’etre dans la coursse a la reindustrialisation.
    Le jour ou on a plus besoin d’eux on monte la population contre ces immigres. Ingredients pour cette potion explosive : censurer les nom de delinquant alors que c’est flagrant pour tou le monde, tolerer leurs incivilites, accepter de leur donner des aides sociales sans contre parti...
    REsultats : d’un cote frustration, sentiment d’injustice, d’invasion... de l’autre sentiment d’injustice aussi, d’etre pris comme bouc emissaire...
    etape suivante : se faire porte parole d’une partie de la population et se faire passer comme un justicier en defendant la liberte d’expression.
    En claire diviser pour mieu regner, rafler le pouvoir pour 5 ans de plus.

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @15h35   « »

    @ Ph. Arnaud

    D’abord, j’ai du mal à saisir pourquoi un cas particulier serait "insignifiant". Refuse-t-on d’écouter un enfant qui ne comprend pas sa leçon de géo parce qu’il n’est qu’un cas particulier ? Refuse-t-on de soigner un patient souffrant d’une maladie rare parce que c’est un cas très particulier ? J’estime, au contraire, que la vie n’est faite que de cas particuliers. Sauf sur Sirius, probablement où règne l’universalité des grands nombres…

    En l’occurrence, le cas particulier du Japon est intéressant. Nous savons que ce pays souffre d’un vieillissement dramatique de sa population et que s’il ne réagit pas, il ne sera bientôt peuplé que de fringants sexagénaires contemplant la floraison des cerisiers. Par conséquent, ce pays doit absolument accueillir des immigrants, sous peine de régresser. Et pourtant… Il résiste… Il résiste en dépit du bon sens. C’est symptomatique – particulier, si vous préférez - et donc significatif d’une volonté, consciente ou non, de conserver un certain modèle culturel. A côté d’eux, nous sommes probablement plus flexibles, plus malléables mais aussi plus disposés à brader et à jeter par dessus bord notre modèle culturel. C’est probablement parce que le Japon ne correspond pas à votre fantasme de brassage dans la grande centrifugeuse multiculturelle, qui elle, bien sûr, est universelle, que vous préférez considérer ce pays comme un cas particulier, c’est-à-dire sans intérêt.

    Vous dites qu’au Japon, on ne trouve pas de petite délinquance mais qu’en revanche, y sévissent les Yakuzas ainsi qu’une corruption légendaire. Oui mais il y a aussi une grande criminalité en France. Dois-je vous rappeler les fusillades hebdomadaires à Marseille ? En fait, la France a les deux, fromage et dessert, cancer et panaris (pour reprendre votre image). Ajoutons qu’il y a aussi une différence entre les deux maux. La grande délinquance s’en prend aux agences bancaires et aux fourgons blindés, c’est regrettable mais limité et ponctuel. La petite délinquance s’en prend à tout le monde. Tout le monde a été un jour victime d’un vol à la tire, d’une vitre cassée, d’un cambriolage, de dépradations diverses, d’injures etc. En fait, il ne s’agit même pas de ça… C’est plus vaste. C’est civilisationnel. Il s’agit d’une ambiance délétère faite d’incivilité permanente, à telle enseigne que cela fait du bien de se retrouver dans un pays étranger où les gens sont simplement courtois et souriants.

  • permalien Nathan :
    12 mars 2012 @15h36   « »

    @ Ph. Arnaud (suite)

    Vous dites que la société japonaise est totalitaire. Peut-être… Mais on pourrait tout aussi dire qu’il y à l’oeuvre là-bas une recherche de consensus social. Je n’aurais certainement pas aimé travailler dans une entreprise japonaise - j’ai eu affaire à quelques Japonais dans ma vie professionnelle, c’était disons difficile - mais en général, les décisions y sont prises après avoir recueilli les avis de chacun. On tient compte d’autrui. Il me semble qu’un pays où l’on cherche d’abord un consensus n’est pas si mal comparé à un pays où l’on se délecte stérilement de dissensus sur la place publique.

  • permalien HN :
    12 mars 2012 @16h52   « »

    Tout le monde a été un jour victime d’un vol à la tire, d’une vitre cassée, d’un cambriolage, de dépradations diverses, d’injures etc.

    Si c’était déjà vérifiable comme assertion, ce serait pas mal...

    Ce que vous ne voyez pas, c’est que le grand banditisme - particulièrement au Japon (cf Manière de voir n°105 "Le Japon méconnu") - se greffe à la finance et à l’économie pour blanchir son argent.
    Et là, c’est tout le monde qui trinque puisque tout ce joli merdier communique grâce aux banques et au système financier.

    Donc le grand banditisme cause également du tord à beaucoup de citoyens et à long terme, sauf que c’est dilué. Quand on vous tire vos papiers, ça vous emmerde VOUS, pendant qqs MOIS pour les refaire.

    Cdlmt

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mars 2012 @17h32   « »

    Nathan

    - Un exemple individuel est toujours insignifiant. Il ne vaut que par le raisonnement au sein duquel il s’insère. A divers moments de ma vie, j’ai été confronté - de la part de proches - à des exemples persistants de mauvaise foi, c’est-à-dire à des gens qui, face à la présentation d’une situation, allaient me chercher des exceptions, juste pour le plaisir de contredire.

    - [Comme le disait Jean Gabin, dans Le Président, à un opposant qui lui avançait "qu’il y avait des patrons de gauche", et qui lui rétorquait : "Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne forment pas la majorité de l’espèce].

    - Le Japon, compte tenu de l’exiguïté de son territoire, ne peut guère, effectivement, accueillir grand monde. Et, s’il tombe à moins de 100 millions d’habitants (surtout si ce sont principalement des vieux), il n’y aura pas de "modèle culturel" qui tienne, il lui faudra survivre. Or, cette pulsion de survie est plus forte que celle d’accrochage à un "modèle culturel".

    - Vous raisonnez faussement, par ailleurs, en supposant que je veux tout passer dans la "grande centrifugeuse multiculturelle". Au contraire ! Je m’oppose déjà à cette grande centrifugeuse - la seule qui existe, d’ailleurs - et qui est la centrifugeuse étatsunienne.

    - Je suis, très exactement, "contre ceux qui sont contre". Car ce sont précisément les premiers à se déclarer "contre" qui sont les les premiers agresseurs. Les premiers "contre" dans l’affaire Dreyfus étaient les antidreyfusards. Les premiers "contre" dans l’affaire de l’immigration sont les xénophobes. Ils se croeint les agressés mais ce sont bien eux les agresseurs.

  • permalien le renard :
    12 mars 2012 @17h52   « »

    @ ph.arthaud le japon sera peuplé de 60 millions d individus en 2100,et sera probablement satellisé par la chine,devenue d ici là la première puissance mondiale économiquement et militairement.

  • permalien Aline :
    12 mars 2012 @18h17   « »

    C’est vous qui affirmez sans preuves. Vous accordez, dans le code napoléonien, une importance au statut des femmes qui ne préoccupait personne, pas même les femmes. Et comme c’est vous qui affirmez la chose, c’est à vous de la prouver et non à moi...

    (Ph Arnaud)
    Oui je l’affirme et je le maintiens et vous trouverez toutes les preuves que vous voudrez sur wikipédia ou ailleurs si vous l’ignorez et je ne suis pas à votre disposition sur ce chapitre pour vous instruire ; instruisez-vous tout seul, vous connaissez sans doutes bien l’histoire, mais permettez-moi de vous dire que, sur le plan de l’histoire des femmes, vous avez de sérieuses lacune, et je la connais mieux que vous.
    Tout d’abord, sans les personnalités féminines qui animèrent les salons avant la révolution, tous les auteurs qui préparèrent le terrain à la Révolution n’auraient jamais pu diffuser aussi largement leurs idées, et c’est précisément parce que ces femmes là avaient une idée bien précise de leur liberté en tant que femmes que cela fut possible.
    Ensuite, si une Olympe de Gouges s’est préoccupé d’écrire rien de moins qu’une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ce n’est pas par hasard ni par amusement pour passer le temps, mais bien parce que la question était dans l’air du temps. Les femmes ont joué un rôle, et un rôle important durant la Révolution, vous le savez aussi bien que moi et les estampes d’époque ne manquent pas qui le prouve, c’est donc bien qu’elles avaient conscience de représenter et de valoir quelque chose en tant que femmes.
    Napoléon les a fait rentrer dans les rangs et dans le silence, on comprend aisément qu’elles ne se soient pas trop manifestées quand on connait le sort que ce dictateur réserva à Théroigne de Méricourt (si vous le la connaissez pas, allez sur wikipédia), ou celui de Madame de Staël qui fut contrainte à l’exil pour éviter l’emprisonnement, et si vous connaissez vos classiques vous savez aussi bien que moi qu’elle ne s’est pas gênée pour lui nuire le plus possible dans toutes les cours d’Europe ; d’ailleurs il s’en méfiait comme de la peste.

  • permalien Aline :
    12 mars 2012 @18h19   « »

    (suite)

    Il a fallu un siècle pour sortir de son fameux Code auquel les "codes de la famille" divers et variés d’Algérie et autres pays d’outre-Méditerranée n’ont rien à envier (et ce n’est certes pas une chose que vous pouvez imputer à la France, ni aux blancs ni aux occidentaux ni aux Européens, ces pays là ont très bien su se le faire tout seuls sans nous deux siècles après Napoléon, c’est dire là grande avance qu’ils ont, sans doute un enrichissement culturel que nous devrions accepter).
    Il a fallu des femmes comme Maria Deraisme surtout, Séverine ou Louise Michel pour commencer à sortir de cette nuit sexiste.
    Et ce ne sont certainement pas des Fatima Mernissi et autres sociologues indigènes à la noix et à la graisse de chevaux de bois qui vont nous apprendre ce que sont nos droits, que nous avons conquis pour toutes et dont elles bénéficient aussi ici. Qu’elles se préoccupent donc de faire changer leur "Code de la famille" au lieu de nous casser les pieds avec leurs histoires de foulard.

  • permalien Shanaa :
    12 mars 2012 @19h16   « »

    Le renard, vos fixettes sur les islamistes font sourire !
    Les islamistes ne sont pas "la génération spontanée", ils sont le fruit d’un contexte, d’une genése coloniale. Ce mouvement est nait de l’occupation coloniale et sauvage britannique !
    Ensuite, ce mouvement fut instrumentalisé honteusement par l’occident et le wahabisme saoudien ! Tout le monde sait, par exemple, la paternité américaine d’alquaéda et leur amitié avec la famille Bush-Ben Laden !
    Et c’est quand même la France, l’occident qui ont soutenu avec l’aide des islamistes le renversement par la guerre du régime laic de Kadafi, comme Bush l’avait fait pour le laic Saddam, remplacé par des religieux chiites !
    Les nations arabes ont toujours été dirigé par des musulmans. Les islamistes sont, pour eux, récents. Leur montée est la conséquence directe des marionnettes, qui leur servaient de dirigeants, placées et soutenues par l’occident.
    Donc, avant de pousser des cris de renard face aux poules, mirez votre politique étrangére dans le miroir et, doucement, enlevez la poutre qui est dans votre oeil, avant d’enlever la paille dans l’oeil des islamistes !

  • permalien le renard :
    12 mars 2012 @21h40   « »

    je sais très bien que l islamisme est l enfant du colonialisme et l instrument de l impérialisme,mais pourquoi melenchon propose t il d effectuer son premier voyage a l étranger en algérie s il est élu,alors qu en meme temps que le président francais prendra ses fonctions,"l alliance pour l algérie verte" aura pris les commandes a alger ?le chef de fil de la gauche radicale est en contradiction totale,puisqu il veut laiciser l alsace moselle alors qu il cautionne l intégrisme en algérie.-mes propos vont très certainement etre retirés du blog,le "diplo" ayant appellé ses lecteurs a voter pour le front de gauche sur le site du parti de monsieur jean luc melenchon-...

  • permalien le renard :
    12 mars 2012 @22h14   « »

    le paradis doit se construire sur terre,et pas dans un hypothétique"au dela",puisque "tous les musulmans sont frères",la notion meme de classe sociale est releguée aux oubliettes de l histoire.de plus,monsieur jean luc melenchon esquive les crimes de la guerre civile des années 90,quand les groupes islamiques armés assassinaient les ouvriers algériens-les victimes des attentats a paris en 95 étaient également des prolos-et les "pieds rouges",ces européens restés en algérie pour aider a la construction du socialisme dans l ancienne colonie.

  • permalien le renard :
    12 mars 2012 @22h19   « »

    maintenant,concernant les sanctuaires hérités de la colonisation qui seront transformés en lieux de culte d une confession différente,il s agit d une futilité,l opium des peuples aura une autre saveur...

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