Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Bidar, ces musulmans que nous aimons tant

Bidar, ces musulmans que nous aimons tant

dimanche 25 mars 2012, par Alain Gresh

« Nous » ne sommes ni hostiles à l’islam ni islamophobes. La meilleure preuve, « nous » donnons la parole à des musulmans qui disent exactement la même chose que « nous » sur l’islam. Bien sûr, ces derniers temps, certains se sont éclipsés. Le dénommé Mohammed Sifaoui a disparu dans la clandestinité, sans doute infiltré dans une de ces nombreuses cellules d’Al-Qaida. Tahar Ben Jelloun et Abdelwahhab Meddeb ont perdu leur voix : l’un avait oublié de critiquer la dictature de Ben Ali, l’autre reste muet face à la monarchie marocaine.

Heureusement, il ne manque pas de candidats pour occuper cette place du « bon musulman », de celui qui dit ce que nous avons envie d’entendre, et qui peut même aller plus loin encore dans la critique, car il ne saurait être soupçonné, lui qui est musulman, d’islamophobie.

Les Anglo-Saxons ont un joli nom pour désigner ces personnages, « native informant » (« informateur indigène »), quelqu’un qui, simplement parce qu’il est noir ou musulman, est perçu comme un expert sur les Noirs ou sur les musulmans. Et surtout, il a l’avantage de dire ce que « nous » voulons entendre : ainsi, en 2003, Fouad Ajami, un Libanais, est devenu célèbre aux Etats-Unis en défendant la guerre contre l’Irak : si même un Arabe le dit, alors… (lire Adam Shatz, « The Native Informant », The Nation, 28 avril 2003).

Ainsi en est-il d’Abdennour Bidar, professeur de philosophie à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes). Dans une tribune publiée sur le site du Monde (23 mars) et intitulée « Merah, “un monstre issu de la maladie de l’islam” », il revient sur le drame de Toulouse.

« Depuis que le tueur de Toulouse et Montauban a été identifié comme “salafiste djihadiste”, c’est-à-dire comme fondamentaliste islamiste, le discours des dignitaires de l’islam de France a été de prévenir tout “amalgame” entre cette radicalité d’un individu et la “communauté” pacifique des musulmans de France. (...) Mais tout le mérite de cette réaction immédiate, responsable et nécessaire, ne suffit pas à éluder une question plus grave. La religion islam dans son ensemble peut-elle être dédouanée de ce type d’action radicale ? Autrement dit, quelle que soit la distance considérable et infranchissable qui sépare ce tueur fou de la masse des musulmans, pacifiques et tolérants, n’y a-t-il pas tout de même dans ce geste l’expression extrême d’une maladie de l’islam lui-même ? »

Un salafiste djihadiste ? Bidar ne s’interroge pas sur la signification de ce terme. Est-ce vraiment ce que représente Merah ? Olivier Roy fait remarquer que, loin d’être un combattant, il est avant tout un solitaire, un perdant, dont le rapport à la religion semble pour le moins incertain (« Loner, Loser, Killer », International Herald Tribune, 23 mars 2012).

L’islam ? Mais de quoi parle Bidar ? De la religion, d’une histoire de plus de quatorze siècles qui a vu se succéder empires, royaumes et républiques ? Du milliard et quelque de musulmans qui vivent dans des dizaines de pays ? Bidar n’a sans doute jamais lu Edward Said, qui faisait remarquer, il y a déjà bien longtemps :

« Quand on parle de l’islam, on élimine plus ou moins automatiquement l’espace et le temps. » Et il ajoutait : « Le terme islam définit une relativement petite proportion de ce qui se passe dans le monde musulman, qui compte un milliard d’individus, et comprend des dizaines de pays, de sociétés, de traditions, de langues et, bien sûr, un nombre infini d’expériences différentes. C’est tout simplement faux de tenter de réduire tout cela à quelque chose appelé islam […]. » (cité dans La République, l’islam et le monde, Fayard).

L’avantage de cette généralisation est qu’elle fait croire qu’il existe UN islam éternel et immobile (ce que disent les islamistes les plus radicaux), UN islam qui serait victime, selon Bidar, d’une « dégénérescence multiforme (...) : inculture ou “sous-culture” religieuse sont des maux qui la gangrènent. Cette médiocrité profonde dans laquelle sombre l’islam s’observe certes à des degrés très divers selon les individus, de telle sorte qu’il se trouve toujours des musulmans moralement, socialement, spirituellement éclairés par leur foi, et de sorte aussi qu’on ne peut pas dire que “l’islam est par essence intolérant” ni que “les musulmans sont antisémites”. Ce sont là des essentialisations et des généralités fausses, dont certains usent pour propager l’islamophobie. Néanmoins, tous ces maux que je viens d’énumérer altèrent la santé de la culture islamique, en France et ailleurs. »

Essentialisation ? Mais c’est exactement ce que Bidar fait. Car quelques individus, comme il le dit lui-même, ne sauraient exempter une religion qui dans son ensemble serait devenue antisémite, misogyne, etc.

« Il s’agirait par conséquent, pour l’islam, d’avoir dans des circonstances pareilles un courage tout à fait particulier : celui de reconnaître que ce type de geste, tout en étant étranger à sa spiritualité et à sa culture, est pourtant le symptôme le plus grave, le plus exceptionnel, de la profonde crise que celles-ci traversent. » (...)

« Comme je l’ai souligné aussi à de très nombreuses reprises, la culture islamique est depuis plusieurs siècles enfermée dans ses certitudes, enfermée dans la conviction mortifère de sa “vérité”. Elle est incapable d’autocritique. Elle considère de façon paranoïaque que toute remise en cause de ses dogmes est un sacrilège. Coran, Prophète, ramadan, halal, etc. : même chez des individus éduqués, cultivés, par ailleurs prêts au dialogue sur tout le reste, la moindre tentative de remise en cause sur ces totems de l’islam se heurte à une fin de non-recevoir. »

L’islam, dont l’auteur semble ignorer la diversité des pratiques et des attitudes, serait incapable de remettre en cause ses dogmes. Bidar met dans le même sac, si l’on peut dire, les croyances religieuses et les pratiques : ainsi, l’islam pense que le Coran et le prophète sont sacrés ! Quel crime pour une religion de croire que ses dogmes religieux sont vrais ! L’Eglise catholique pense que le pape est infaillible, maintient le dogme de l’immaculée conception, réduit le nouveau testament à quatre Evangiles (et oublie les Evangiles dits apocryphes), etc. Parle-t-il alors d’une maladie du catholicisme ?

Quant aux pratiques des musulmans, elles n’auraient pas évolué ? Rappelons que dans les années 1950, Al-Azhar édictait une fatwa qui disait que le droit de votes des femmes était contraire à la religion : aujourd’hui, elles votent partout, à l’exception de l’Arabie saoudite (où même le droit de vote des hommes est extrêmement limité). Quant au halal, il suffit de connaître un minimum l’histoire de ce dernier siècle pour mesurer à quel point son interprétation varie au cours des décennies et d’un pays à l’autre.

Il faut le dire, la plupart des pratiques des musulmans dans leur vie quotidienne a peu à voir avec la religion, et les institutions (entreprises, administrations, armées, etc.) fonctionnent dans le monde musulman de la même manière que dans n’importe quelle autre région du monde.

Certes, il existe une lecture très conservatrice et réactionnaire de l’islam qui s’est développée depuis les années 1970. Mais Bidar devrait rappeler que cet islam est venu d’Arabie saoudite, un allié stratégique de l’Occident libéral. Et il aurait pu souligner que les révolutions dans le monde arabe ont ouvert un débat : Al-Azhar a ainsi adopté un document en faveur d’un Etat civil (dawla madaniya) qui illustre les transformations des esprits.

« Comment s’étonner, poursuit Bidar, que dans ce climat général de civilisation, figé et schizophrène, quelques esprits malades transforment et radicalisent cette fermeture collective en fanatisme meurtrier ? On dit d’un tel fanatisme de quelques-uns que “c’est l’arbre qui cache la forêt d’un islam pacifique”. Mais quel est l’état réel de la forêt dans laquelle un tel arbre peut prendre racine ? Une culture saine et une véritable éducation spirituelle auraient-elles pu accoucher d’un tel monstre ? Certains musulmans ont l’intuition que ce type de question a été trop longtemps ajourné. La conscience commence à se faire jour chez eux qu’il deviendra toujours plus difficile de vouloir déresponsabiliser l’islam de ses fanatiques, et de faire comme s’il suffisait d’en appeler à distinguer islam et islamisme radical. Mais il doit devenir évident pour beaucoup plus de musulmans encore que désormais les racines de l’arbre du mal sont trop enfoncées et trop nombreuses dans cette culture religieuse pour que celle-ci persiste à croire qu’elle peut se contenter de dénoncer ses brebis galeuses. »

Le Figaro a consacré sa Une du 22 juillet 2011 à la tuerie d’Anders Behring Breivik en Norvège, et celle du 22 mars dernier à celle de Toulouse.

Sur la première, on voit en gros titre « Terrorisme : la froide détermination du tueur d’Oslo » ; aucune photo des victimes — 77 —, mais celle du tueur ; dans la seconde, « Mohammed Merah 23 ans terroriste islamiste 7 morts », avec la photo de six des victimes (une comparaison des deux Unes est relevée par Arrêt sur images).

Breivik n’est-il pas le produit de la maladie de l’Occident ? De cette vision qui fait de tout musulman un danger, une menace ? Ne dit-il rien sur nos sociétés ? Non, c’est plutôt un fou ou un déséquilibré, et Bidar ne voudra sûrement pas généraliser une telle action.

Quand un soldat américain sort de son campement en Afghanistan et tue, le 11 mars 2012, 17 civils dont des femmes et des enfants, on parle de folie, de fortes pressions psychologiques sur le soldat ; jamais du fait que la guerre occidentale en Afghanistan ressemble à ces guerres coloniales où les populations locales ne comptent pas pour grand-chose. Cette tuerie ne dit rien à Bidar sur la maladie de l’Occident, car il est convaincu que seul l’islam est malade.

Mais, rappelons-le, depuis le 11 septembre 2001, les interventions occidentales des Etats-Unis, d’Israël et de l’OTAN ont tué bien plus de civils innocents que toutes les actions terroristes.

Deux bonnes nouvelles

Dans la lutte contre l’islamophobie, deux bonnes nouvelles : la condamnation de Riposte laïque pour provocation à la haine et le « Y’a bon award » attribué à Caroline Fourest, Christophe Barbier et l’UMP pour leur racisme ordinaire, celui de la gauche comme celui de la droite (« Y’a bon awards : palmes du racisme pour Christophe Barbier, Caroline Fourest et l’UMP », Télérama, 20 mars 2012).

Université populaire

L’eau et l’agriculture au Maghreb et au Moyen-Orient

Samedi 31 mars 2012, Paris

Programme :

Séance 1 : Proche-Orient : la terre, l’eau, le pain, avec Pierre Blanc (enseignant-chercheur au CIHEAM).

Séance 2 : La gestion des ressources agricoles au Maghreb, avec Marc Dufumier (ingénieur agronome, chaire d’agriculture comparée à AgroParisTech).

Séance 3 : Alimentation, commerce agricole et dynamiques géoéconomiques, avec Sébastien Abis (analyste politique et administrateur au CIHEAM).

En l’honneur de Salah Hamouri

Le Comité justice et paix en Palestine et au Proche-Orient du Ve (CJPP5) organise une conférence publique le jeudi 5 avril à 19h30 en l’honneur de Salah Hamouri sur le thème des prisonniers politiques en Israël, et la situation en Israël et en Palestine.

Avec la participation de plusieurs orateurs, notamment Stéphane Hessel, Hael el Fahoum, ambassadeur de Palestine en France, Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS et président du Comité national de soutien à Salah Hamouri, Claude Léostic, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée, Christine Birnbaum, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP), François Asensi, député-maire de Tremblay, Dominique Nogueires, ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Entrée libre et gratuite.

IMA : 1, rue des Fossés Saint-Bernard (Paris Ve).
Métro : Jussieu, ou Cardinal Lemoine ou Sully-Morland.
Bus : 24, 63, 67, 86, 87, 89.
Station vélib sur l’esplanade de l’IMA.

204 commentaires sur « Bidar, ces musulmans que nous aimons tant »

0 | 100 | 200

  • permalien Nathan :
    27 mars 2012 @10h14   « »

    patrice : 27 mars @00h25

    Mon engagement laïc, c’est juste de l’auto défense. Je n’ai pas envie de voir les religieux nous pourrir à nouveau la vie. Peu importe la religion, peu importe que j’aie à faire à un curé, un rabbin, ou un prêtre.

    Votre référence à mai ’68 est tout à fait pertinente. Pour la génération qui l’a vécu, ce fut une grande période de libération existentielle et intellectuelle. Et c’est non sans effroi que l’on voit revenir par la fenêtre, des sortes de curés (certes d’un autre genre) que l’on avait virés par la porte avec un coup de pied au cul. Regardez ce qui se passe en Tunisie. A peine voit-on la démocratie y faire ses premiers pas que le Moyen-Age est déjà de retour.

    Ici, une manif’ salafiste cherchant à interdire la représentation d’une pièce de théâtre : http://blogs.rue89.com/tunisie-libr...

  • permalien HN :
    27 mars 2012 @10h38   « »

    Ce n’est pas la peine, j’ai déjà essayé de le convaincre, on ne peut toucher un poil de la barbe d’un imam sans que Mo ne s’offusque.

    Dîtes, vous voulez pas lâcher 5 minutes les barbes des imams et vous occuper des vrais problèmes qu’on peut trouver en France ??

    Combien d’ouvriers en France ont ou ont eu des problèmes avec un imam ??
    Combien de chômeurs en France ont ou ont eu des problèmes avec un imam ??
    Combien de SDF ont eu des problèmes avec un imam ??

    Pour couronner le tout, voilà Nathan qui nous balance du Al Qaradaoui et je ne sais qui sur la table. Mais il me semble que ces prix ne sont remis qu’à des personnalités françaises. Me trompé-je ??

    Ce matin, voilà notre cher Guillaume Erner, le "sociologue de la mode"..., dans la Matinale sur Canal+ qui vient défendre ses amis Fourest et Barbier
    Comportement insupportable, impossible pour R. Diallo d’en placer une (le but était de ne surtout pas la laisser développer ses arguments), et le voilà à comparer cette remise de prix à une condamnation pour viol. Car tout le monde sait qu’une banane dorée, ça vous colle à la peau toute votre vie...

    Cdlmt

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 mars 2012 @10h58   « »

    Nathan

    - Le cas de la Tunisie n’a rien à voir avec celui de la France : il n’y a, en France, aucun risque d’aboutir (au moins à fort long terme) à une société islamique, ne serait-ce qu’en raison de la place sociologique de l’énorme majorité de la population musulmane...

    - On ne modifie la mentalité d’un pays qu’en se trouvant à son sommet (exemple souvent connu des protestants et des francs-maçons - à la marge, les juifs) qui, sous la IIIe République, ont peu à peu repoussé l’influence de l’Eglise catholique, mais parce qu’ils qu’ils se trouvaient à l’Université, à l’Institut, dans les assemblées parlementaires, les cabinets ministériels, ou dans la presse, dans une proportion supérieure à celle de leur nombre.

    - Et encore faut-il bien préciser : ils n’ont pas imposé, à la place, une autre idéologie ou religion (libre-pensée ou protestantisme), ils ont simplement rogné la pensée dominante., qui était étouffante pour ceux qui ne la partageaient pas.

    - Pour le reste, évitez de mettre le terme "Moyen Age" comme synonyme d’obscurantisme, d’oppression ou d’opposition au "progrès" (entendu dans toutes ses acceptions). D’une part, le Moyen Age a duré - dates larges - dans les 1000 ans, et il y a autant de différence entre son début et sa fin qu’il y en a entre cette même fin et notre époque.

    - D’autre part, laissez tomber vos idées folkloriques et vos préjugés sur cette période de l’Histoire : pour ne citer qu’eux, aussi bien Jacques Heers (en 1992) que Régine Pernoud (en 1977), leur avaient déjà fait un sort...

  • permalien Fanny :
    27 mars 2012 @11h59   « »

    Bonjour et merci monsieur Gresh pour ce article.

    Effectivement en lisant l’article de Mr Bidar dans le Monde je m’étais fait la réflexion de l’opportunisme dont il a fait preuve. Il semble que Mr Bidar a "profité" de l’occasion pour faire passer son message. Bien sûr on ne peut mettre la psychose d’un tueur en série sur le dos de la religion. Cet individu était visiblement malade, la religion a servi de cadre à sa follie, d’excuse, mais n’est surement pas la cause.

    Maintenant à propos du texte de Bidar. Je suis moi même musulmane convertie, et je me fais souvent la remarque du manque d’esprit critique dans ma communauté religieuse, et de la crainte qu’ont les gens quand on pose des questions poussées, quand on remets en cause certains dogmes. Il faut le dire clairement. Analyser le texte de Mr Bidar et le mettre en défaut, ok, mais il ne faut pas non plus tourner à l’angélisme. Le septicisme sur son propos est de mise, l’individu ayant déjà fait passé pour des vérités des inventions de sa part. Mais comme vous l’avez dit, on sait d’où vient le problème, l’Arabie Saoudite et ses campagnes d’"evangélisation" financées à coup de pétrodollars... l’Arabie Saoudite, alliée de l’occident et source de nos mots, à nous musulmans, royaume où la discussion n’ pas lieu et la remise en question est interdite. Oui il y a un problème dans la communauté musulmane, en France et ailleurs. La cause n’est pas si difficile à comprendre. Nous musulmans en souffrons aussi. Peut être un jour ferez vous un article sur les courants de pensée en France au sein de la communauté musulmane ? J’en serais des plus heureuse vous la qualité de vos articles, et ça m’aiderait peut être à mieux comprendre ce qui se passe.

    Cordialement

  • permalien Deïr Yassin :
    27 mars 2012 @13h13   « »

    Au sujet d’Etienne Pinte
    Ce parlementaire UMP est en plus un pro-palestinien. Le seul de son camp a avoir ouvertement soutenu la Flotille pour Gaza.
    - www.liberation.fr/monde/0101...

    Il a bien entendu signé l’appel à un Etat palestinien - il n’est pas le seul de l’UMP - et il est régulièrement présent dans des meetings pour la Palestine.


    @ Nathan
    Peut-être Ovadia Yossef n’est pas venu en France mais votre compatriote Rav Dynovisz qui maintenant squatte en Palestine vient régulièrement répandre sa bonne parole. Vous avez lu/entendu ses propos sur les Arabes que j’avais mis en ligne plus haut ?

    - Vous êtes d’accord pour que les institutions juives : synagogues, écoles et centres communautaires seront surveillées de la même manière que ce que vous pronez au sujet des institutions musulmanes ?

    - Si un Juif a envie de ’se faire un Arabe’, il lui suffit de joindre l’armée israélienne ou de s’installer dans une colonie, elles sont remplies de Français, même les plus extrémistes comme Itamar. Vous êtes sur qu’il n’y avait pas de Français qui participaient à l’invasion du Liban ou l’Opération Plomb Durci ?

    L’endoctrinement fanatique religieux avait bien joué un rôle dans la cruauté : des rabbins extrémistes se trouvaient sur le front à encourager les soldats, dont beaucoup allaient à la boucherie avec les tefillin (j’ai mit un petit documentaire tourné par les fou-fourieux eux-même pendant l’invasion du Liban il y a quelques temps mais là je n’arrive pas à le retrouver).

    - Selon vous Julien Soufir, ce Juif français qui fut exfiltré après avoir blessé un flic durant une manifestation à Paris, et qui a tué un Palestinien dans sa baignoire à Jérusalem avec une cinquantaine de coup de couteaux en exprimant sa grande satisfaction, il était endoctriné par la religion ou seulement un fou ?

    - Et Anders Behring Breivik, il était endoctriné par le christianisme ....ou le sionisme ? Est-ce que ces deux idéologies avaient une influence dans sa folie meurtrière ?

  • permalien neuquen :
    27 mars 2012 @13h13   « »

    Nous ignorons ce que nous sommes venus faire sur terre. Il est probable que tout ne soit qu’un rêve (ou plutôt un cauchemar), une illusion de nos sens et de nos fantasmes. Comme disait Antonio Porchia : la seule chose qui n’adhère pas à l’univers c’est l’homme. En regardant les étoiles et l’infini, on est souvent content que les animaux, ici bas, ne soient même pas athées et qu’ils ignorent la rancune et le ressentiment.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 mars 2012 @13h32   « »

    "On ne modifie la mentalité d’un pays qu’en se trouvant à son sommet"

    Ceci n’est pas vrai, et beaucoup d’oeuvres sociologiques le démontrent. L’exemple qui me vient à tête en premier est le Brésil qui malgré son auto-identification comme une "démocratie raciale" est régie par un racisme moins apparent qu’aux USA mais bien plus subtile. Et malgré l’absence presque totale des Noirs au sommet - hormis le sport et la musique - l’influence africaine a largement joué dans la constitution de la mentalité brésilienne, même dans les couches les plus ’blanches’.

    Gilberto Freyre, sociologue connu, a décrit ce processus dans un livre fondateur (1933) sur l’identité brésilienne, traduit en français par "Maitre et esclaves : la formation de la société brésilienne"(1978).

  • permalien X :
    27 mars 2012 @13h45   « »

    La haine des juifs et de l’Occident

    Par Djemila Benhabib.

  • permalien patrice :
    27 mars 2012 @14h32   « »

    @Ph Arnaud
    Quelques remarques.
    - Il existe sans doute une grande différence, au moins au plan comportemental, entre la droite catho d’avant guerre, ou la droite catho collaborationniste, et la droite des années 50 qui cherchait par tous les moyens à faire oublier son rôle dans la schoah, d’où d’ailleurs son ralliement massif à De Gaulle, le catho de droite qui avait résisté...Ralliement quelque peu tardif, et qui cachait mal, quand on creusait un peu, un racisme solidement ancré et un antisémitisme soigneusement enfoui dans les tréfonds de leur inconscient.
    - Des curés "justes", ou des curés résistants ? Bien sûr, il y en a eu. Mais ceux qui m’on fait le catéchisme dans les années 50 défendaient la thèse du "peuple maudit", qui avait bien mérité sa punition.
    - Je n’ai connu que quelques protestants. J’ai juste noté le fait qu’ils se faisaient plutôt discrets, entre autres, du fait qu’ils étaient désignés à la vindicte par les aumôniers (!). Je crois quand même me souvenir que l’inquisition protestante a fait pas mal de ravages en Allemagne...Dans un lointain passé. J’ignore le rôle joué par cette religion dans la montée de l’antisémitisme d’avant guerre, mais je pars quand même du principe que Hitler n’a fait que récupérer un anti sémitisme préexistant, généré et entretenu par les chrétiens, toutes variantes confondues. Même chose en Russie, où les orthodoxes sont à l’origine de l’antisémitisme stalinien.
    - Le lien que j’établis entre religion et droite est un lien sociologique. La fonction des religions est de préserver la paix sociale et le pouvoir en place (théorie de Girard). La droite et les autorités religieuses ont généralement les mêmes buts, et sont donc amenés à collaborer et à échanger des valeurs. Il y a bien sûr des exceptions, mais des exceptions logiques. Exemple : La collaboration entre catholiques et police politique polonaise du temps des communistes (80% de "collabos" !)
    - Cette mécanique n’en demeure pas moins une mécanique floue, et même parfois contre productive, en termes sociologiques. Exemple : L’abbé Pierre contestant la politique sociale de De Gaulle, ou, dans les pays musulmans, les actions "révolutionnaires" menées par les intégristes, que je perçois dans ce cas, comme déja défendu, comme des extrémistes de droite.
    - La rupture entre FN et traditionalistes ne durera pas. Marine le Pen revient déja aux fondamentaux du fascisme. Elle me parait d’ailleurs de plus en plus floue, car elle change de stratégie tous les 15 jours, ce qui est une erreur. C’est pourquoi elle perd des voix en tentant de "suivre le vent du moment", ce qui doit perturber son électorat. Ceci dit, lorsqu’elle joue le protectionnisme, Mélenchon lui pique des voix, et quand elle joue la xénophobie, c’est Sarkozy qui récupère la mise. (ou l’inverse...Pas évident à décrypter).

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 mars 2012 @14h42   « »

    Deir Yassin

    - Je précise ma phrase "On ne modifie la mentalité d’un pays qu’en se trouvant à son sommet". Je la précise de deux façons :

    - D’abord "en contre". Ma phrase est directement dirigée contre les islamophobes obsessionnels, qui s’imaginent que - par quel procédé ? - les musulmans vont prendre le pouvoir en France, par un mélange de submersion démographique et d’intimidation. Je dis, en effet, que, pour le moment, la composition sociale de la majorité des musulmans, en France, exclut toute prise de pouvoir islamiste.

    - Ensuite en "pour". Je n’ai pas évoqué par hasard l’influence des protestants et des francs-maçons tout au cours de la IIIe République. Si, aujourd’hui, la plupart des gens en France admettent la laïcité et un certain nombre de conquêtes sociales et politiques, c’est en raison de l’influence de ces milieux, qui n’étaient peut-être pas les plus visibles, mais qui se trouvaient aux lieux stratégiques : Université, médias, édition, haute fonction publique.

    - Au demeurant, n’était-ce pas ce qui s’était passé un siècle auparavant pour l’Ancien Régime ? Les lecteurs des philosophes, des encyclopédistes, les adhérents à la franc-maçonnerie, les jansénistes (qui, tous, mais sans se concerter, ont miné les fondements idéologiques de l’A.R.) appartenaient aux sommets intellectuels de la France, quand ce n’était pas aux sommets sociaux : les francs-maçons trouvaient des adhérents dans l’aristocratie. Et le duc Philippe d’Orléans, Philippe-Egalité, n’en est pas l’un des moindres exemples.

    - Plus largement, je me réfère à Norbert Elias, pour qui la transformation des moeurs vient du sommet et se diffuse par imitation de haut en bas.

    - Ainsi, vous savez à quel point Louis XIV et sa cour me portent sur les nerfs. Mais, aujourd’hui, une large partie du "savoir-vivre", des façons de se tenir à table, de se comporter, notre éducation (qui, même si elle est affaiblie, n’en reste pas moins forte) mettant l’aspect sur le classicisme, le respect de la langue, des subtilités grammaticales (voyez le succès des "dictées-de-Pivot") ne sont-elles pas ce qui était le quotidien de la toute petite société - numériquement parlant - de la cour de Versailles ?

    - On peut trouver, il est vrai, des influences en sens contraire : nombre de préparations culinaires aujourd’hui adoptées par tout le monde étaient, à l’origine, des plats de pauvre. Mais leur succès ne vient-il pas qu’à un moment, elles ont été relayées par des leaders d’opinion au sommet de l’échelle sociale ?

  • permalien Houcine :
    27 mars 2012 @14h49   « »

    Ces braves qui ne se cachent jamais à l´heure de dire la vérité et combattre les racistes, les fascistes et les colonialistes !

    http://www.ujfp.org/spip.php?articl...

    Houcine__

  • permalien patrice :
    27 mars 2012 @14h54   « »

    @Fanny
    "Bien sûr on ne peut mettre la psychose d’un tueur en série sur le dos de la religion. Cet individu était visiblement malade, la religion a servi de cadre à sa follie, d’excuse, mais n’est surement pas la cause."

    Un bourrage de crâne soigneusement orchestré, comme celui pratiqué dans les camps d’entrainement d’Al Qaida, finit toujours, statistiquement, par trouver sa cible : Un demeuré mentalement fragile, qu’il suffira d’armer et d’encourager un peu pour qu’il se transforme en serial killer. Mohamed Merah n’était pas isolé. Il recevait de l’argent, entretenait des planques, louait au mois plusieurs véhicules, et stockait des dizaines d’armes de guerre. Son frère était un agent recruteur d’Al Qaida, et probablement son complice dans les assassinats. On est donc bien dans le cadre d’une série de meurtres commis à l’instigation d’une organisation intégriste. Ceci étant posé, l’incohérence des attentats laisse supposer une initiative individuelle, celle d’un agent dormant qui s’est impatienté. De là à exonérer Al Qaida de toute responsabilité dans cette affaire, il y a un pas que je ne franchirai pas.
    Précisons quand même le fait que même les musulmans intégristes ont plutôt condamné ces massacres, tout en cherchant "à les comprendre". Quant aux musulmans français que je connais, ils sont surtout terrorisés par les conséquences à venir de ces attentats : Contrôles, demandes d’emploi rejetées systématiquement, difficultés accrues pour trouver un logement. Je ne cherche pas à construire de faux amalgames. Mais le lien entre intégrisme et attentats n’est pas vraiment une nouveauté. Parler de "fou", ou "d’acte isolé" est infondé.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 mars 2012 @15h04   « »

    Patrice,

    - J’ai lu quelque part (je n’en ai plus la référence) que le nazisme, dans l’espace germanique, s’était plus implanté en terrain catholique (la Bavière, l’Autriche) qu’en terrain protestant - en gros, le nord.

    - Je vous recommande, à ce sujet, le livre d’Annie Lacroix-Riz, "Le Vatican, l’Europe et le Reich de 1914 à 1958", dans laquelle l’auteure, historienne du XXe siècle, présente toute la politique du Saint-Siège, durant ces années, comme systématiquement favorable à l’Allemagne, y compris contre les intérêts italiens, alors que les papes étaient Italiens et vivaient et régnaient à Rome. Pour l’auteure, le Vatican sacrifia même le parti catholique allemand au nazisme.

    - Et, aujourd’hui, la Bavière, comme l’Autriche continuent à fournir les plus gros bataillons à la droite la plus dure (CSU en Bavière, FPÖ et partis dissidents en Autriche).

    - En revanche, je pense qu’il existe, entre religion catholique d’aujourd’hui et Front National, une faille insurmontable. On le voit, par exemple, aux difficultés, aux piétinements des discussions entre le Vatican et les mouvances lefebvristes. [Je tiens mes infos de Golias, qui n’est pourtant pas "fan" de Benoît XVI].

    - Il me semble que la politique de Pie XII a été longtemps inspirée par la peur mortelle qu’il eut de la révolution communiste à Munich, en 1919, alors qu’il y était nonce. Les nazis durent lui apparaître comme un rempart à ce qui, pour lui, était "diabolique". Mais il fut sans doute plus anticommuniste que pro-nazi, comme tous les papes qui l’avaient précédé.

    - Depuis 1789, les papes ont été traumatisés par les révolutions. En 1871, Pie IX félicita Guillaume Ier pour sa victoire sur la France, car la France, c’était la Révolution, la franc-maçonnerie, la République, la tolérance religieuse, etc.

  • permalien HN :
    27 mars 2012 @15h23   « »

    @patrice

    Je n’ai pas du tout entendu la même version au sujet de l’histoire de Merah. Avez-vous un lien sur ces faits (camps d’entraînements, armes, véhicules, ...) ?

    Un bourrage de crâne soigneusement orchestré, [...], finit toujours, statistiquement, par trouver sa cible : Un demeuré mentalement fragile, qu’il suffira d’armer et d’encourager un peu pour qu’il se transforme en serial killer.

    Ça ressemble étrangement aux techniques d’enrôlement de l’US Army...

    Cdlmt

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 mars 2012 @15h36   « »

    Patrice,

    - Je fais une nette distinction entre les crimes attribués aux islamistes et les crimes perpétrés par des individus se rattachant à une mouvance d’extrême droite.

    - Dans le cas de l’extrême droite - je pense à Anders Breivik - il existe un parti regroupant près de 23 % des suffrages, qui, tous les jours, par tous les moyens, crache publiquement sa haine de l’étranger, et encore plus si celui-ci vient du tiers-monde, et encore plus s’il est musulman.

    - Dans le cas des attentats islamistes, il n’existe pas, en France, un parti - formé d’islamistes ou même simplement de musulmans - qui crache publiquement sa haine de la civilisation occidentale. Il n’y a pas symétrie entre les deux.

    - Le cas de Breivik n’est d’ailleurs pas isolé : Jacques Clément (assassin d’Henri III), Ravaillac (assassin d’Henri IV), Booth (assassin de Lincoln), Villain (assassin de Jaurès) avaient en arrière-plan une large partie de la population locale, fanatiquement conservatrice.

    - Ce qui n’était pas le cas, en revanche, des anarchistes auxquels on a prêté les attentats de la fin du XIXe siècle, en France et ailleurs. Leurs sympathies dans la population étaient bien moindres. C’est plutôt à ces "anarchistes" (entre guillemets) que je rattacherai les meurtres commis par Merah ou ses semblables.

  • permalien Mo :
    27 mars 2012 @15h36   « »

    Les calotins de la Laïcité (de l’athéisme devrais-je dire) sont de grands ahuris, leur univers mental est fait de sidération permanente !

    Ces esprits forts avalent tous ce que le ministre de l’intérieur de leur "Etat laique" (une divinité ?) leur sert, mais ne croient ni en dieu, ni même au Père Noel... ;)

    Ainsi, tandis qu’ils se saoulent d’un storytelling bas de game destiné à quelques imbéciles crédules, habitués à avaler toutes les couleuvres, le réel reprend ses droits :

    Mohamed Merah serait une petites main des renseignements français :

    http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316372-les-considerations-mediatiques-l-ont-emporte-sur-tout-le-reste.html

  • permalien Houcine :
    27 mars 2012 @16h09   « »

    Me rappellant de F. Mauriac et Sartre, après mes souvenirs de jeunesse, pour la première fois, en France aussi, pour des raisons culturelles et humanitaires, je peux dire : j´ai d´autres frères !

    http://www.ujfp.org/IMG/pdf/Com_UJF...
    2012.pdf

    http://de.wikipedia.org/wiki/Fran%C...

    Houcine__

  • permalien Judex :
    27 mars 2012 @16h51   « »
    @ Patrice

    - Je vous trouve bien affirmatif sur le parcours de Mohammed Merah. Au lieu de répéter tout ce qui se dit dans les médias sur cette sinistre affaire, le plus prudent serait d’attendre d’avoir des informations définitives et confirmées avant de se lancer dans des élucubrations sur je ne sais quelle piste djihadiste dont l’existence est loin d’être avérée.

    - J’ai beau moi aussi être athée et un brin antireligieux sur les bords et dans le milieu, j’ai suffisamment de bon sens et de culture historique pour ne pas assimiler systématiquement religion et obscurantisme. Que vous ayez un mauvais souvenir de vos rapports avec l’Église dans votre enfance est une chose (j’en connais beaucoup dans ce cas), mais cela ne vous autorise pas aux généralisation hâtives et à nous ressortir les vieux poncifs antireligieux primaires comme le fait Onfray dans son prétendu Traité d’athéologie.

    - Je ne vais pas revenir sur l’histoire de la laïcité, mais juste une petite précision : la loi de 1905, que nombre de laïcards agitent comme un étendard, est avant tout un texte destiné à garantir la liberté en matière religieuse. Elle n’était pas seulement dirigée contre l’influence de l’Église, mais aussi contre la volonté de certains de voir disparaitre toute forme de religion.

  • permalien Judex :
    27 mars 2012 @17h15   « »
    Au fan-club de Caroline Fourest (ils se reconnaitront)

    On a compris que Caroline Fourest était une grande militante de gauche, laïque, féministe, démocrate et tout ce que vous voulez (mais pas tiers-mondiste, cela la vexerai).

    C’est sans doute d’ailleurs à ce titre qu’elle se livre à de grandes circonlocutions pour justifier le fait de ne pas donner le droit de vote aux immigrés alors que 61 % des Français sont pour.

    C’est sans doute aussi pour cela qu’elle juge légitime de calomnier tous ceux qui se permettent de la critiquer ou d’être en désaccord avec certaines de ses élucubrations (pleins d’exemples ici).

    C’est aussi pour cela qu’elle confond le fait de se voir remettre un prix satirique avec une envie de lynchage.

    J’ai eu l’occasion, pendant les années 1990, de lire certains de ses écrits. A l’époque, ceux-ci n’intéressaient personne, mis à part la frange militante antiraciste ou féministe qui gravitait autour de Ras l’front, Charlie Hebdo, etc.

    Et voilà que du jour au lendemain, en affirmant lutter contre l’intégrisme islamiste et pour les Lumières (ici, ici et ), elle se retrouve médiatisée par ses adversaires d’hier et encensée malgré des enquêtes superficielles et des raccourcis sommaires qui fleurent bon le sensationnalisme à trois sous qu’affectionne tant le pitre BHL (dont elle est devenue proche, quelle coïncidence !). Et maintenant qu’elle se retrouve à chroniquer à tour de bras dans les médias mainstream, elle nous la joue pauvre martyre isolée dès qu’elle se retrouve attaquée ou moquée.

    Il faudrait choisir : être une rebelle ou se retrouver du côté du manche.

  • permalien Yvan :
    27 mars 2012 @17h41   « »

    La terreur en France (hors élections)

    Chronologie des attentats en France en 2011 - Wikipédia

  • permalien patrice :
    27 mars 2012 @18h52   « »

    @Mo
    Au temps pour moi. Il semblerait que Mohamed Merah ait bien été un indic de la DCRI. Un autre article (Nouvel Obs) confirme l’hypothèse.
    N’étant ni calotin, ni borné(...), j’ai la chance d’être autorisé à changer d’avis.
    En l’occurrence, un avis, je n’en n’ai plus. Cette affaire tourne au surréalisme. Mais je commence à comprendre pourquoi ils l’ont tué.
    J’attends d’autres infos pour émettre une opinion.

  • permalien patrice :
    27 mars 2012 @18h55   « »

    @ Judex
    "Je vous trouve bien affirmatif sur le parcours de Mohammed Merah. Au lieu de répéter tout ce qui se dit dans les médias sur cette sinistre affaire, le plus prudent serait d’attendre d’avoir des informations définitives et confirmées avant de se lancer dans des élucubrations sur je ne sais quelle piste djihadiste dont l’existence est loin d’être avérée."

    En effet. Voir mon post ci dessus. Pour une fois que je regardais la télé....Infos de merde. Tant pis pour moi.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 mars 2012 @19h07   « »

    @ Ph ; Arnaud

    Si vous ne parlez que de la France, il n’y a donc pas de raison pour régir son histoire en règle sociologique. La France n’est pas le nombril du monde au grand dam de beaucoup de Français, sans doute, et son histoire, aussi celle de l’intégration/l’assimilation de ses immigrés, n’est ni une règle générale ni forcement un modèle.

    Norbert Elias est un occidentalocentré qui n’a pratiquement jamais foutu ses pieds hors de l’Europe, et l’Europe n’est pas - ou plus - le centre du monde, même intellectuellement.

    Je ne parlais pas des plats culinaires mais d’une vrai influence sur la mentalité nationale, venant de ceux d’en bas. Pour le Brésil, la pratique de l’umbanda - ou le candomblé à Bahia - même dans des milieux aisés d’origine européenne est un exemple parmi d’autres.

    D’ici quelques décennies peut-être les bonnes femmes du 16ème vont toutes se ruer sur le soufisme, au grand bonheur de Nathan et compagnie ...

    Il serait d’ailleurs intéressant de se pencher sur ’le petit pays merdique’ qui nous occupe beaucoup ici : à part la bouffe - qu’ils ont souvent piqué aux Palestiniens en changeant le nom, la musique israélienne qui s’inspire souvent de la musique arabe (sans parler de la musique sepharade), le vocabulaire arabe qui a été intégré dans le langage courant (sans parler de l’influence de l’arabe dans les travaux du renouveau de l’hébreu moderne, par Ben Yehudah), rappellons que le symbole de l’israélien, le sabra, est une image et un mot piqué aux Palestiniens, il serait intéressant de voir à quel point les Palestiniens, citoyens de quatrième catégorie, ont quand même influences cette culture israélienne. Si quelqu’un a le courage de s’y pencher....

  • permalien Noella :
    27 mars 2012 @20h30   « »

    Ce qui s’est passé amène à de nombreuses questions :
    les présentations contradictoires et pourtant "officielles" de la personne de M. Merha : tour à tour un "loup solitaire" qui se "forme tout seul" , donc impossible à repérer et en même temps , quelqu’un qui se retrouve dans les réseaux classiques, qui laisse des "traces officielles" telles "arrestations" ; "expulsion" ; plainte en France etc ..
    Je n’évoque que ce qui est de l’ordre du terrorisme , pas de l’ordre du droit commun .
    Cela entraîne des questions ,car ces contradictions empêchent concrètement de réfléchir à l’origine des actes commis .
    En Norvège , la question du "loup solitaire" même si les influences d’extrême-droite sont là, a permis de penser ensuite à la question de la responsabilité et à l’examen psychiatrique , par exemple .
    Ici les contradictions empêchent toute réflexion dans ce sens ..
    Cela empêche aussi un réel questionnement sur l’efficacité des services policiers , spécialistes ou pas de terrorisme ..

    Et l’évacuation d’un autre problème soulevé :au départ , on a songé à une piste d’extrême droite dans l’armée .Et pour cause les actes néo-nazis qui avaient été dénoncés n’ont absolument pas été sanctionnés et cela ne semble pas à l’ordre du jour d’y réfléchir !

    La présentation a mis en avant les meurtres d’enfants , mais de côté les cibles musulmanes choisies "d’après les dires de la police" par "le tueur " ; or de nouveau on se rapproche de cette "folie" norvégienne où la cible était "les traitres" ..
    Ce qui a amené la population norvégienne à se rassembler ..

    Je parle de présentation car malgré les "beaux discours rassembleurs" , il était bien encore question de diviser et de montrer une "population victime" d’une "population non-intégrable et meurtrière"..

    En aucun cas , il n’est possible dans les présentations faites d’aboutir aux deux constats faits en Norvège : l’un à propos de la personne ; l’autre à propos de la société et de tout ce qui entraîne de tels actes ..

    La pathologie qui entraîne à de tels actes "déshumanisants et déshumanisés" dans une société civile et pacifiée ; ce qui est de l’ordre de la personne.

    Le contexte de la société et de la politique qui favorise de tels passages à l’acte .

    Et la conclusion de ce qui s’est passé , est bien d’avoir accentué le contexte de haine et de contradictions déstructurantes de la "real politique" ..

    Qui fait que l’Arabie Saoudite fait la loi et le Qatar , d’où les invitations ...

  • permalien Wilmotte Karim :
    27 mars 2012 @20h50   « »

    Patrice

    "Les lieux publics sont régis par des règles laïques, au seul motif que l’état est laïc. On ne peut donc y appliquer des règles religieuses."

    La liberté religieuse (droit de l’homme) ne s’arrête PAS au début de l’espace public. Sauf atteinte à un autre droit fondamental à justifier et avec une limitation proportionnée à l’objectif, interdire l’expression publique (en ce compris religieuse) est un déni des droits de l’homme !

    Ainsi, pouvez vous montrer la nécessité d’interdire à une femme de se déplacer avec un fichu identifié comme religieux sur la tête quand elle se déplace avec l’un ou l’autre de ses enfants en voyage scolaire (et c’est à l’avenant !)

    Combattre les droits de l’homme en leur nom même...

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 mars 2012 @20h54   « »

    Deir Yassin

    - Je ne parle pas que de la France mais de l’Europe et - pour répondre à votre remarque, à laquelle je ne pensais pas avant que vous ne la formuliez - j’érige effectivement ce que j’ai dit en règle sociologique. En Europe, à partir du XVIe siècle, on a eu, successivement, simultanément ou se recouvrant, l’influence de l’Italie, de l’Espagne, de la France, de l’Angleterre puis de l’Allemagne.

    - Ainsi, l’influence de l’Italie s’est-elle faite, en France, par les Médicis ou les milieux de la curie, c’est-à-dire par le haut. Même chose pour l’Espagne, qui a infusé ses moeurs par les épouses successives des rois. Pas la peine de faire un dessin pour la France : au XVIIIe siècle, les cours d’Allemagne, d’Autriche, de Russie, d’Angleterre ont parlé français et adopté des moeurs françaises (comme d’ailleurs au XIXe).

    - Même si cela vous irrite, je ne vois pas pourquoi il en irait autrement dans des sociétés aussi hiérarchisées que l’Inde ou que le Japon. Je sais aussi que vous ne détestez rien tant que les comparaisons ou les analogies d’un pays à l’autre ou d’une culture à l’autre et que vous êtes intarissable à dénicher des différences de détail pour évacuer des similitudes de fond...

  • permalien Noella :
    27 mars 2012 @21h00   « »

    Il y a effectivement autant d’"islams" que de régions où cette religion s’est implantée et ceci d’autant plus que son implantation a aussi des causes différentes .
    Seulement actuellement , il y a surtout un discours à propos de cette religion qui est le fait occidental autant que de la zone d’influence des émirats qui sont en train de faire disparaître parfois avec violence , ces islams "différents" .
    D’une part , certains se créent un "ennemi unique" ; d’autre part les autres éliminent avec la bénédiction des premiers tous ceux qui ne sont pas dans leur mouvance ..

    Je ne suis pas pour l’obscurantisme .
    Ainsi Fourrest a défendu une chrétienne pakistanaise pour une histoire de puits et d’eau devenue impure .. soit .
    sauf que pour le même motif dans le nord de l’Inde , des femmes musulmanes peuvent être lapidées à mort si elles puisent de l’eau dans un puits hindou car elles le rendent impur .
    La question de la religion est souvent incluse dans une pratique culturelle antérieure même aux dites religions ..

    Pour combattre ces pratiques culturelles et ou religieuses , il faut une société qui permette de vivre en toute liberté de conscience , mais aussi de vivre les principes fondateurs d’égalité, de fraternité, de liberté ; or ces dernières années , le retour au religieux , est quand même la conséquence d’une incapacité à "vivre" dans les sociétés ces principes ; une incapacité réelle qui est autant pratique que personnelle .
    Le cas de la paupérisation de la gente féminine en est un bel exemple qui entraîne infériorité, retour vers le concept de mariage ; la prostitution etc .. Et vers le religieux ..pas seulement pour les "musulmanes" ..
    Le retour aux oeuvres charitatives et leurs zones d’influences aussi .. pas seulement pour la religion musulmane..
    Et bien sûr le retour "aux origines" .. pas musulmanes..

    Je ne crois pas que les thèmes de la liberté de la femme, de la laicité sont traités dans un cadre d’infériorité sociale par le port du foulard, les piscines mais l’hystérie et le déplacement sur ces aspects sont effectivement une instrumentalisation ..
    Si le voile et une année d’habits noirs pour les veuves des années 50/60 ont petit à petit disparu , ce n’est pas grâce à des lois stigmatisantes mais parce qu’une réelle émancipation a été possible via l’éducation certes, mais via la promotion sociale qui allait de pair .

    Ce mouvement était pratiquement international , avant que progressivement et plus brutalement dans certaines régions du monde , une "mise au pas économique" se mette en place .

    Cette "mise au pas" est conjointe avec une mise au pas "morale" car il faut toujours maîtriser les "gueux" que l’on crée :
    et c’est bien la conclusion actuelle du président qui estime qu’il n’y a pas d’explications à chercher dans les actes de M. Merha parce que les chercher est "une faute morale" .

    Puisqu’il est question d’obscurantisme ..

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 mars 2012 @21h27   « »

    Deir Yassin

    - L’Europe n’est plus - ou n’est pas - le centre du monde ? Industriellement, économiquement, militairement ou scientifiquement sans doute. Mais est-ce cela qui est important ?

    - Ce que je note, c’est qu’un grand nombre de civilisations ont leur propre calendrier et leur propre comput. Mais tous, à côté de ce calendrier et de ce comput, utilisent aussi le calendrier grégorien, qui est européen.

    - Ce que je note, c’est qu’un grand nombre de cultures ont leur propre alphabet. Mais tous, à côté de cet alphabet, utilisent aussi l’alphabet latin. A Pékin, à Tokyo, à New Delhi ou au Caire, à côté des inscriptions (officielles ou commerciales) en caractères locaux, il y a aussi des inscriptions en anglais, en caractères latins, donc européens.

    - Ce que je note, c’est que la plupart des pays du monde ont des vêtements qui leur sont propres. Mais tous, à côté de ces vêtements, arborent aussi les vêtements européens.

    - Ce que je note, c’est qu’à part les dictatures, la majorité des pays aux cultures extra-européennes (je pense à l’Extrême-Orient, à l’Afrique ou au monde musulman) ont adopté un système parlementaire plus ou moins décalqué de ce qui en fut le modèle initial, à savoir l’anglais, c’est-à-dire un système européen. [Cette remarque, au demeurant, vaut aussi pour diverses autres codifications juridiques, inspirées, par exemple, du Code civil français].

    - Ce que je note, c’est qu’un grand nombre de pays ont leur propre système de mesures. Mais tous, à côté de ces systèmes, ont adopté aussi (y compris de manière prépondérante) soit le système métrique (et, avec lui, le système décimal), soit le système en pouces, pieds et miles, qui, l’un et l’autre, sont des systèmes européens.

    - Si le monde n’est donc plus régi par l’Europe, comme il l’était avant 1914, les seules normes générales, partout dans le monde, n’en sont pas moins des normes européennes.

    - Cela ne me réjouit cependant pas : étant contre l’étouffante normalisation européenne, je ne vais pas être pour une uniformisation plus large qui, pour être invisible, n’en est pas moins contraignante. Et, par ailleurs, rien ne me réjouirait plus que - par exemple - les pays du Maghreb évacuent de chez eux toute trace de francophonie ou de francisation...

  • permalien X^2 :
    27 mars 2012 @21h42   « »

    Cher Monsieur Arnaud
    Dans votre post du 27/03 de 15h04 vous écrivez "J’ai lu quelque part (je n’en ai plus la référence) que le nazisme, dans l’espace germanique, s’était plus implanté en terrain catholique (la Bavière, l’Autriche) qu’en terrain protestant - en gros, le nord"

    Figurez-vous que j’ai lu plusieurs fois exactement le contraire mais moi aussi je ne me souviens plus de mes références (ce n’est pas ironique c’est vrai).

    J’ai recherché sur Wikipédia (on fera l’hypothèse que les articles sont fiables) et j’ai trouvé deux articles l’un avec une carte avec la répartition du vote en faveur du parti Nazi en 1932 selon les lands, l’autre avec la coloration religieuse des lands (plutôt catholique ou plutôt protestant). La conclusion est claire : les votes en faveur du parti nazi sont plutôt du côté protestant. Malheureusement j’ai complètement perdu le post avec les liens en faisant une fausse manoeuvre et je n’ai pas le temps de recommencer ma recherche.
    Vous qui êtes germaniste vous devriez retrouver facilement cette information sur le site de Wikipédia en langue allemande.

    Cordialement,

  • permalien K. :
    27 mars 2012 @22h01   « »

    Tout ce qui est différent, pas seulement les islam, et toujours- et encore plus à mon avis- avec la bienveillance des Sarko.

    http://www.la-croix.com/Religion/Ur...

  • permalien Deïr Yassin :
    27 mars 2012 @22h13   « »

    @ Ph. Arnaud
    Vous n’avez pas pensé à une formule aussi élémentaire que "règle sociologique" - et pourtant vous la maitrisez à l’échelle européenne ? Vous avez des compétence pour affirmer qu’à l’échelle européenne :

    "On ne modifie la mentalité d’un pays qu’en se trouvant à son sommet"

     ?

    Vous avez omis la Scandinavie dans votre énumération. Cela m’intéresse que vous m’expliquez comment la ’mentalité scandinave’, très égalitaire et très particulière, a été modifié par le sommet, moi qui ai toujours pensé que cela fut l’inverse.

    "Même si cela vous irrite, je ne vois pas pourquoi il irait autrement dans des sociétés ...."

    En quoi cela devait m’irriter ? Mes lectures sur des sociétés extra-occidentales ainsi que théoriques sur l’assimilation et l’acculturation réciproque m’ont amené à penser que vous avez tort, c’est tout.

    "Je ne vois pas pourquoi" n’est pas un argument, surtout pas pour établir une règle sociologique ! Je vous ai parlé du Brésil, du livre de Gilberto Freyre - souvent considéré l’oeuvre le plus important écrit sur l’identité brésilienne - concernant l’influence africaine sur la mentalité nationale, j’aurais pu mentionner "Racines du Brésil" de Sergio Buarque de Hollanda ou d’autres écrits par des sociologues brésiliens qui infirment votre postulat. Sans parler du Pérou ou le Mexique.

    Cela n’est d’ailleurs pas une "différence de détail" de dire que la modification d’une mentalité nationale ne vient pas forcément du sommet, c’est même essentielle, surtout dans un débat sur l’immigration. D’ailleurs je ne suis pas sûre que mes voisins smicards dans un quartier ouvrier de Paris sont influencés par les Médicis.

    Une différence de détail, c’est quand vous écrivez "Le concile de Vatican I ne s’est pas tenu en 1870-71, mais du 8 décembre 1869 au 20 oct 1870 (de jure) mais de facto au 20 décembre". Là on peut parler de détail, détail sans la moindre importance même ! Ergotage pour utiliser un mot qui vous est cher.

    Et on n’a même pas abordé votre "on ne modifie la mentalité d’un pays qu’en se trouvant au sommet" dans le fameux ’monde arabe’. Là des références m’intéressent beaucoup.

  • permalien K. :
    27 mars 2012 @22h30   « »

    Pour Sifaoui, on peut fustiger Le Pen pour sa "complicité avec les Mollah d’Iran", mais il est hors de question de faire de même pour Sarko et ses amis wahabites.

    http://www.huffingtonpost.fr/mohame...

  • permalien Yvan :
    27 mars 2012 @22h34   « »

    Albert Chennouf, père d’Abel Chennouf à Nicolas Sarkozy : « Taisez vous, soyez digne, Monsieur le Président »

  • permalien K. :
    27 mars 2012 @22h54   « »

    Ce ne sont pas les Sifaoui qui risquent d’aborder les choses de cette manière,

    ... il va être impossible de réfléchir sereinement à la manière dont ce pays a évolué au cours des cinq dernières années. Avant les drames de Montauban et de Toulouse, la situation était déjà tendue, clivée, avec une banalisation croissante des discours de haine, de stigmatisation des uns et des autres, de mise en cause de telle ou telle minorité, de mise en opposition entre confessions ou entre Français d’origines diverses.

  • permalien K. :
    27 mars 2012 @23h25   « »

    Un langage simple pour exprimer de misérables arguments a-t-il plus de chances de convaincre qu’un langage simple tenant (rendant) compte d’une réalité multiforme ?

    D’abord, est-il plus difficile d’utiliser un langage simple dans le dernier cas de figure ?

    (Ceci en me disant qu’une partie du succès des Sarko et autres Sifaoui, la misérabilité de leurs propos mise à part, s’explique par leur emploi d’un langage simple.)

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @00h03   « »

    Deir Yassin

    - Pourquoi dis-je que vous ergotez ? Parce que j’ai le sentiment que, lorsque vous m’écrivez, vous prenez systématiquement le contrepied de ce que j’énonce - ou de ce que j’affirme - soit parce que, jadis, j’ai dû dire quelque chose qui vous est resté en travers de la gorge, soit parce que j’ai une manière de raisonner qui vous tape sur les nerfs - comme on ressent une antipathie instinctive envers quelqu’un qui a un certain timbre de voix ou une certaine manière de se tenir.

    - Cette "antipathie" (à moins que le terme ne soit pas approprié) me semble d’autant plus étrange que (au moins), sur le conflit palestinien, il ne me semble pas défendre un point de vue sioniste...

    - Je vous ai déjà dit à quoi correspondait ma remarque sur la mentalité d’un pays qui ne se modifie que par le sommet. Je la répète donc : elle répond aux obsessions des islamophobes qui voient, dans un avenir proche, les islamistes (voire simplement les musulmans) subvertir la France en imposant par exemple de la nourriture hallal partout, ou en obligeant les femmes non musulmanes à se plier à un droit privé musulman (ça peut paraître délirant mais certains le croient).

    - A cet égard, j’ai dit que, vu la situation des musulmans en France (quand ils n’habitent pas Neuilly ou le XVIe arrondissement), il n’y avait aucun risque (ou chance) que cela se produise car ils ne détiennent aucune position de pouvoir, ni dans la politique, ni dans l’économie, ni dans la finance, ni dans la culture.

    - Les exemples que j’ai donnés d’influence par le haut valent aussi pour vos voisins smicards. Si, comme tout le monde, ils mangent avec une fourchette, c’est parce que l’usage de celle-ci a été introduit d’abord à la cour de France par Catherine de Médicis. Et vous seriez étonnée par le nombre de gestes, comportements, mots, vocabulaire, langage, qui n’étaient d’abord que ceux du roi ou de la cour, et qui, par capillarité, se sont diffusés jusqu’au plus bas de la société. A commencer par la langue française, en lieu et place des idiomes (ou langues, ou patois ou dialectes) locaux...

  • permalien patrice :
    28 mars 2012 @00h25   « »

    @Wilmotte karim
    "Ainsi, pouvez vous montrer la nécessité d’interdire à une femme de se déplacer avec un fichu identifié comme religieux sur la tête quand elle se déplace avec l’un ou l’autre de ses enfants en voyage scolaire (et c’est à l’avenant !)"

    Rappel : Je parlais de l’éventuelle interdiction des hommes dans les piscines à certaines heures, réclamée par les femmes musulmanes.

    J’ai également évoqué la loi sur les signes religieux à l’école, qui me semble justifiée, dans le but d’éviter un étiquetage communautariste susceptible de provoquer des conflits, voire des bagarres.

    La tenue des mères de famille hors de l’école n’a pas été évoquée. Je me suis d’ailleurs prononcé sur ce blog contre l’interdiction de la burqa. L’école est un cas particulier. Je n’ai jamais souhaité "restreindre les libertés" au sein de l’espace public. Je souhaite au contraire que la loi y soit appliquée, et non la charia. Chacun est libre de pratiquer sa religion, sous réserve de ne pas imposer aux autres des restrictions, comme celle d’entrer dans une piscine au seul motif que ça dérange des intégristes. Dans certains quartiers, les filles en tenue sexy se font caillasser. Et certains "sages" de leur expliquer que leur tenue est "provoquante", et qu’il faut s’adapter à la mentalité locale. Ben non. Personne n’a à dicter sa loi en lieu et place de la police.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @00h32   « »

    Deir Yassin (n° 2)

    - A propos de la remarque que je faisais à x^2 sur le concile Vatican I, vous estimez qu’il s’agit là d’un ergotage.

    - Vous vous trompez car l’ergotage n’est pas seulement - ou n’est pas d’abord - la discussion sur un point de détail. Il entre d’abord, dans l’ergotage une volonté de contredire, inspirée par l’animosité ou par l’antipathie - et une volonté qui, parce qu’elle n’a rien d’autre comme munitions, se contente de broutilles...

    - Tel n’était pas mon dessein pour x^2, bien au contraire. Ayant vu que cet interlocuteur formulait des réflexions pointues sur l’infaillibilité pontificale et le concile Vatican I (qui ne sont pas des connaissances très répandues), j’ai ressenti le même plaisir, à le lire, que lorsque j’entends quelqu’un évoquer tel domaine de l’histoire ou tel auteur que je lis depuis mon adolescence. Le premier plaisir, en ce cas-là, est de discuter avec un autre "initié", précisément sur des points de détail.

    - C’est bien ainsi, d’ailleurs, que semble l’avoir compris x^2, qui m’a récemment répondu, très aimablement, sur un autre sujet, preuve qu’il n’a pas ressenti ma remarque comme un ergotage...

    - Pour finir (peut-être provisoirement) : et si vous me disiez clairement ce qui, dans mes propos - ou peut-être mes idées ou mes opinions - vous hérisse si fort ? Peut-être ne s’agit-il que d’un malentendu ? Même si ce n’est pas le cas et même si je n’y peux rien, au moins serai-je fixé...

  • permalien Yvan :
    28 mars 2012 @08h33   « »
    Le charme discret de la fragilité républicaine d’un président

    Sarkozy veut interdire de territoire les auteurs de "propos infâmants" contre la France - FRANCE - FRANCE 24

    "Nous allons faire accélérer les procédures d’expulsion pour motif d’ordre public. Les extrémistes jouent de notre formalisme administratif, notre devoir est d’être plus efficace", a déclaré M. Sarkozy en rendant hommage à l’Elysée aux forces de sécurité, dont les policiers du Raid, et de secours impliquées dans le dénouement de l’affaire du "tueur au scooter".

    "C’est pour cette raison que je suis intervenu directement pour que des prédicateurs qui prennent notre système de valeurs pour cible permanente restent chez eux, nous n’en voulons pas sur le territoire de la République française", a-t-il rappelé en référence au célèbre prédicateur qatari Youssef Al-Qaradaoui, dont il a interdit l’entrée en France pour participer à une réunion.

    "Je le dis ici avec la plus grande fermeté, tous ceux qui ont tenu des propos infâmants contre la France ou contre les valeurs de la République ne seront pas autorisés à entrer dans notre pays. La France n’a pas vocation à accueillir ceux qui enfreignent ces valeurs", a insisté M. Sarkozy.



  • permalien Nathan :
    28 mars 2012 @09h20   « »

    @ Ph. Arnaud

    Vous me faites penser à ces gens qui dès que l’on énonce une phrase anodine comme "le soleil vient de se lever", vous font remarquer aussitôt l’air pincé que le soleil ne se lève pas.

    J’ai utilisé le terme de Moyen Age de manière naïve. C’est une image, si vous préférez. Une image à laquelle on associe, à tort ou à raison, l’obéissance aveugle aux dogmes, l’hégémonie d’une pensée scolastique, l’incapacité de se détacher d’un socle religieux, la domination d’une cléricature, l’inquisition et le bûcher réservés aux hérétiques.

    Toute choses que l’on retrouve à un titre ou à un autre chez les musulmans radicaux.

  • permalien ORONTE :
    28 mars 2012 @10h33   « »

    Un site djihadiste rend hommage à Mohamed Merah
    Mohamed Sifaoui, 27/03/12
    Journaliste, écrivain et réalisateur

    Un site djihadiste, utilisé par les groupes terroristes salafistes, liés à Al-Qaïda ou à ses organisations satellites, a mis en ligne, ce mardi à 12h57 précisément, près d’une heure après la fin du message de Nicolas Sarkozy, une vidéo qui "rend hommage" à Mohamed Merah

    (Cf. Huffington Post du 28/03)

  • permalien Mo :
    28 mars 2012 @12h18   « »

    Les grosses racailles de la laïcité en Corse à l’oeuvre :

    http://www.youtube.com/watch?v=EXuTx9yLQSo

    Derrière le blabla, voilà à quoi sert la laïcité en France aujourd’hui !

  • permalien gloc :
    28 mars 2012 @13h40   « »

    Mo : Derrière le blabla, voilà à quoi sert la laïcité en France aujourd’hui !

    Ce que vous dites est vrai, pour la laïcité et vrai tout autant pour l’islam. Cette mère de famille déguisée en bonne sœur (en Corse c’est plutôt Colomba), ferait mieux de se renseigner, plutôt que d’utiliser cette caricature sarkoziste de "l’islam des apparences" en guise de profession de foi.

    Agirait-elle ainsi si est était persuadées que Dieu la regarde ?

    Maintenant, même une mère de famille déguisée en Bozo le clown (... je crains que certaines le font déjà...), devrait pouvoir amener ses enfants à l’école.

  • permalien patrice :
    28 mars 2012 @15h52   « »

    @Gloc
    Le droit à l’imbécillité fait partie des principes inaliénables de la République. Cette femme n’attente pas à la liberté d’autrui. Elle n’agresse personne. Le "trouble à l’ordre public" qu"elle suscite n’existe que du fait de l’intolérance des enseignants. L’interdiction de port des signes religieux à l’école concerne ceux qui y travaillent et y vivent : Les élèves et les enseignants. Extrapoler ce règlement aux visiteurs qui ne font qu’entrer et sortir me semble un abus. Idem pour la tenue des parents accompagnateurs dans les bus scolaires.

    Ceci dit, je reconnais que cette femme risque d’induire des comportements de rejet de la part de la population corse, notoirement raciste, xénophobe, et ultra chrétienne, même si, autant que j’aie compris, la dame est une "convertie" de fraîche date. Mais c’est son problème. Et la police devra la protéger si elle est agressée. C’est ça, la laïcité. Faire en sorte que tout le monde demeure libre tant qu’il n’attaque pas les autres et tant qu’il ne cherche pas à réduire la liberté d’autrui.

    Dernier point : Cette femme a un comportement typiquement provocateur. Mais les punks aussi provoquaient via leur aspect "destroy". Même chose pour les hippies des années 70. Tant qu’il n’y a pas agression physique, je ne vois pas de raisons de sanctionner ou d’exclure. Mieux vaut discuter et convaincre, ou attendre que les "marginaux" rentrent dans le rang spontanément. A noter au passage le fait qu’il faut un sacré courage pour se balader en burqa dans ce pays où l’on flingue les maghrébins à tour de bras, sans que les autorités n’en fassent jamais état. C’est très con, mais chapeau quand même.

  • permalien gloc :
    28 mars 2012 @16h19   « »
  • permalien Mo :
    28 mars 2012 @16h48   « »
    Nous voici au fait

    Ce qui est bien avec Gloc, c’est qu’on va tout droit au but, sans fioriture aucune, ainsi grâce à lui (elle), on apprende que :

    l’islamophobie (qui, rappelons le, n’existe pas pour Caroline Fourest) est un racisme anti-arabe déguisé, et pour ce faire, il a un besoin impérieux de la laïcité !

    Merci qui ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @18h10   « »

    Nathan (message de 9 h 20) n° 1

    Vous avez, du Moyen Age, une idée négative, dépréciative, vieille de près de cinq siècles, reposant sur des préjugés, eux-mêmes fruits d’ignorances colossales. Cette image, apparemment, n’a nullement été touchée par le renouveau d’intérêt pour les études médiévales, datant du début du XIXe siècle, et qui ont renouvelé de fond en comble la vision de cette période. On se demande où ont bien pu passer les efforts de générations de médiévistes (dont on a une – faible – idée en compulsant, par exemple, le volumineux Dictionnaire du Moyen Âge, P.U.F. 2002)…

    Non, le Moyen Âge n’a pas été celui de « l’obéissance aveugle aux dogmes » ! C’est même le contraire : dans l’art, par exemple, dans l’architecture, le Moyen Âge s’est inspiré librement des principes de l’architecture antique, pour produire les œuvres aussi originales qu’ont été les édifices romans, cisterciens et gothiques, alors que, dès le XVIe siècle – et jusqu’à la fin du XVIIIe – l’époque classique n’a voulu qu’imiter servilement l’Antiquité. Et encore pas n’importe laquelle : un petit bout de l’Antiquité athénienne et un petit bout de l’Antiquité romaine, l’un et l’autre choisis arbitrairement. [Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Age, Seuil Histoire, 1977, pages 15 à 36].

    Non, l’Inquisition n’a pas été ce que vous en dites ! Elle a d’abord été un progrès, en substituant un procès à ce qui n’était, auparavant, qu’un lynchage par la foule. Ou un procès expéditif par le bras séculier seul. Elle a été un progrès en substituant la procédure d’enquête à la procédure d’accusation. Elle n’a pas, non plus, été le tribunal du sang que vous vous plaisez à évoquer. Là où les registres ont été conservés, comme à Toulouse, on découvre que les inquisiteurs condamnaient à la prison une fois sur neuf, au bûcher une fois sur quinze, les autres accusés étant relaxés ou condamnés à des peines légères. [Régine Pernoud, op. cit. pages 99 à 120].

  • permalien patrice :
    28 mars 2012 @18h23   « »

    @Gloc
    J’étais en Corse au moment des "évènements d’Aléria". La cause du conflit : Un viticulteur pied noir ayant racheté les terres d’un viticulteur local en faillite, et qui avait réussi, grâce à son expérience et à ses ouvriers arabes. Le FLNC, à l’instigation de viticulteurs corses jaloux, a tenté de faire fermer l’exploitation. L’intervention de la police a mis le feu aux poudres, entraînant des manifestations ultra violentes dont on n’a pas entendu parler à Paris (17 CRS tués à Bastia, lors d’une manifestation de soutien !). Au cours des années qui ont suivi, le FLNC a organisé de nombreuses ratonnades, sans que les médias en fassent état. Les gendarmes corses font systématiquement profil bas, dès que le FLNC est dans le coup. L’intérieur des terres est une zone de non droit* où la plupart des meurtres ne sont pas signalés. Ils concernent des arabes, des "hippies", des punks, ou des Hell’s Angels. Les "bizarres" se font aligner au fusil à lunette au seul motif de leur aspect. Les cadavres sont balancés dans un ravin, et on n’en n’entend plus jamais parler. Ce sont les membres du FLNC qui m’ont expliqué tout ça. Ils ne savent même pas pourquoi ils font ça. La tradition... De toutes façons, jamais la police ne se risquera à les affronter. C’est une véritable armée, très bien équipée, et qui, jadis, a viré les nazis (les autres nazis) sans l’aide des américains. Aucun gouvernement sensé ne les prendra à rebrousse poil. A part ça, ils sont assez sympathiques et accueillants. Mais quand même un peu cons.
    * De non droit, mais où la délinquance classique est nulle. Tu voles un auto radio, on te tue.

  • permalien patrice :
    28 mars 2012 @18h33   « »

    @ Mo
    Merci de bien vouloir faire un effort de lisibilité concernant les arguments que vous affichez. Je suppose que vous comprenez les thèses que vous défendez. Pas moi. A part les insultes.

  • permalien gloc :
    28 mars 2012 @18h34   « »

    @Mo,

    Vous plaisantez j’espère ?

    Comment pouvez-vous opposer l’islam et la laïcité ?

    L’islam fait partie de la laïcité, et les musulmans essentiellement des laïcs, surtout pour les courants dominants.

    Le film que vous avez posté n’a rien à voir avec ça, ce sont deux intolérances qui s’affrontent, c’est l’exact opposé et de l’islam et de la laïcité.

    Tout ce qu j’y vois ce sont des citoyennes françaises qui se crêpent le chignon à la sortie de l’école en parlant chiffon.

  • permalien Nathan :
    28 mars 2012 @18h40   « »

    Caroline Fourest a mille fois raison d’attaquer la notion d’islamophobie. Il s’agit d’une manipulation sémantique ayant pour but de faire passer pour du racisme toute analyse critique de l’islam en tant que religion. Or, on peut parfaitement critiquer cette religion (ou d’autres religions) sans être raciste pour autant.

    J’ai d’ailleurs noté qu’en vertu de la même novlangue, certains veulent désormais interdire l’emploi du terme "islamisme" et "islamiste au motif que les djihadistes n’ont rien à voir avec l’islam. Quelle incroyable dénégation ! Comme si les djihadistes n’accomplissaient pas leurs forfaits au nom de leur interprétation de l’islam. Mohamed Merah a envoyé les images de ses massacres entrecoupés de versets du Coran. Ça a bien un rapport avec l’islam, si je ne m’abuse…

  • permalien Deïr Yassin :
    28 mars 2012 @18h55   « »

    @ Ph. Arnaud
    Je constate que votre commentaire - encore une fois - ne concerne que la France et si votre ’règle sociologique’ n’est établie que pour contrer les Islamophobes, cela me conforte dans l’idée que vous adaptez la réalité du monde à vos besoin idéologiques.

    Je sais bien que vous pensiez qu’une opposition à vos idées doit obligatoirement être fondée sur un problème de compréhension de l’interlocuteur, et qu’il suffit que vous reformuliez vos propos même ad vitam aeternam pour que la vérité soit comprise.

    J’aimerais donc savoir - à la lumière de votre règle sociologique, à savoir "on ne modifie la mentalité d’un pays qu’en se trouvant à son sommet" - comment vous expliquez le ’retour du religieux’ dans le monde arabe.

    Dans mon ignorance totale du processus mécanique, organiciste même, qui régit les changements de mentalité, j’avais plutôt l’impression qu’il s’agissait d’une réaction de la base face au sommet et que cela valait aussi pour la Révolution Iranienne qui, selon le peu que je sais, était en partie une réaction de la paysannerie et des classes défavorisées face à une occidentalisation plus ou moins imposée par le Shah.
    Je n’ai donc absolument rien compris. Si vous pourriez m’éclaircir avec votre lumière.

    @Nathan
    Vous n’avez pas répondu aux questions que je vous ai posé hier : entre autre à savoir si les institutions juives, grand fournisseur de fanatiques en tout genre, doivent être contrôlées comme les institutions musulmanes. Si les prêches faisant allusion à Amalek doivent être supprimées, par exemple. Si Rav Dynovisz doit interdit de venir prêcher en France comme al-Qaradawi.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @20h10   « »

    Nathan (message de 9 h 20) n° 2

    Non, enfin, les Moyen Âge n’a pas été la période sanglante que vous évoquez, car nombre de poursuites, de condamnations, de manifestations d’intolérance, sont en fait postérieures au Moyen Âge considéré dans ses dates canoniques.

    Ainsi en fut-il de la condamnation au bûcher de Giordano Bruno (en 1600), de la condamnation de Galilée (en 1633), de la condamnation au bûcher d’Urbain Grandier (en 1634), des poursuites en sorcellerie, qui n’atteignent leur apogée qu’au XVIe siècle, avec des pics durant la guerre de Trente ans –et, à l’inverse, des conseils de modération de la part du pape Urbain VIII (1623-1644 – ce fut, en quelque sorte, le pape de la guerre de Trente ans) ou du jésuite Friedrich Spee von Langenfeld. Les derniers procès en sorcellerie (avec le bûcher au bout) eurent lieu en 1718, époque de Leibniz, de Newton, de Richard Simon et de Jean Mabillon.

    Non, enfin, la pensée scolastique n’a pas été la caricature que vous en présentez. La scolastique a été une formidable machine à produire de la pensée, dont nous sommes toujours les héritiers, dans le fond comme dans la forme. Faites-vous offrir le Dictionnaire du Moyen Âge dont je vous ai parlé. En version réduite, il ne coûte que 45 euros, c’est-à-dire moins qu’un repas très moyen pour deux personnes : vous y verrez toute la profondeur, toute la richesse de pensée, tout le foisonnement d’idées dont le Moyen Âge a été capable. Et sur lequel nous vivons encore…

  • permalien Orangerouge :
    28 mars 2012 @20h26   « »
    De l’esprit colonial français et israélien, et de l’exploitation du drame de Toulouse par Sarkozy et Netanyahou

    Extraits d’un article du Haaretz :

    Pendant des années l’esprit colonialiste qu’on appelle en Israël, non sans hypocrisie, « républicanisme » a servi aux français à persécuter les étrangers, même s’ils étaient nés en France comme ses citoyens.

    Pendant longtemps, les Juifs ont servi de feuille de vigne à ce racisme, parce que qu’y a-t-il de mieux qu’un rituel d’holocauste pour transformer « l’autre » en symbole moral dans la guerre contre les vrais autres : les Africains et Nord-Africains. Seulement il n’y a qu’ici que le feu du colonialisme éternel rencontre la machine à propagande israélienne, laquelle est alimentée par la haine des Musulmans.

    ....

    Les innocentes victimes ont trouvé le repos éternel dans un monde médiatique où un président xénophobe s’empare vainement du nom de Yad Vashem et récolte des profits politiques d’un drame, quand simultanément notre premier ministre, qui avant même que le sang ait été lavé du trottoir, s’est empressé de le mettre à son ordre du jour, pour que tout le monde sache que « quiconque condamne le meurtre d’innocents à Gaza s’identifie aux assassins de Juifs d’Al-Quaida »

    L’article du Haaretz ici :

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @20h35   « »

    X^2 (message de 21 h 42)

    - En consultant le Grosser Historischer Weltatlas (Bayerischer Schulbuch Verlag, 1967, tome III, page 179), on constate effectivement qu’aux élections de 1932, les nazis ont obtenu un pourcentage de voix moindre en Bavière et dans la région des anciens Electorats ecclésiastiques (Trèves, Mayence, Cologne), qui comprenaient effectivement une proportion plus élevée de catholiques.

    - Cela posé, il n’en reste pas moins que Hitler était Autrichien (vous savez ce que disent les Allemands : "les Autrichiens sont malins, ils ont réussi à faire croire que Mozart était Autrichien et qu’Hitler était Allemand"), de même que Kaltenbrunner et que les Autrichiens, aujourd’hui, accordent davantage de voix aux partis crypto-nazis genre FPÖ que ne le font les Allemands.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @20h54   « »

    Nathan (n° 3)

    - Même en ayant été élevé dans une atmosphère religieuse (et sans doute pour cette raison), je suis très sourcilleux lorsque la religion, quelle qu’elle soit, se mêle de régenter la vie quotidienne. Je suis donc strictement laïc.

    - D’où vient-il donc que je sois plus qu’agacé (alors que, logiquement, je ne devrais pas l’être) lorsqu’on évoque tel ou tel aspect désagréable (désagréable selon nos critères) des prescriptions musulmanes en matière de moeurs ou de sexe ?

    - Cela vient de ce que la conclusion implicite est toujours : "nous sommes quand même meilleurs que les musulmans". Ou : "ces musulmans, tout de même, quels sauvages !" Bref, à une affirmation de supériorité - qui autorise à intervenir n’importe où et n’importe comment pour faire respecter cette nouvelle vache sacrée qu’est "le-droit-de-l’homme" et sa version de luxe, le "droit-de-la-femme".

    - Or, ce sont les mêmes "bonnes" raisons qui ont été invoquées, dans les siècles passés, pour évangéliser à l’arquebuse ou à la mitrailleuse Maxim les "sauvages" coupables de sacrifices humains ou de cannibalisme. Et les conquistadors ou explorateurs étaient autant persuadés de défendre la civilisation que vous l’êtes, vous...

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @21h12   « »

    Deir Yassin

    - Vous ne lisez que ce que vous avez envie de lire. Mon commentaire ne concerne pas que la France mais, comme je l’ai dit avec mes exemples de l’Espagne, de l’Italie et de l’Autriche, toute l’Europe.

    - Il concerne par exemple la Russie qui, dès le début du XVIIIe siècle, fut transformée (violemment, je le reconnais) par Pierre le Grand et tous ses successeurs, majoritairement Allemands ou issus d’Allemands (comme Catherine II).

    - Il concerne le Japon, dont la révolution Meiji fut aussi initiée par le haut dès la fin des années 1860 (d’où le conservatisme et la discipline toujours ancrés chez les Japonais).

    - Il concerne la Turquie, qui, à partir des années 1920, se transforma - un peu à la manière de Pierre le Grand - sous la poigne de fer de Mustapha Kemal, c’est-à-dire à partir du haut.

    - Il concerne la Tunisie, dont la vie fut profondément changée, au pas de charge, par Bourguiba, à partir de la fin des années 1950, c’est-à-dire du haut.

    - Certes, tout cela n’est pas (pas encore) le monde entier, mais c’est largement plus que la France - à laquelle, contrairement à ce que vous voulez croire - je ne me limite pas...

  • permalien Nathan :
    28 mars 2012 @22h07   « »

    Deïr Yassin :28 mars @18h55

    Vous n’avez pas répondu aux questions que je vous ai posé hier : entre autre à savoir si les institutions juives, grand fournisseur de fanatiques en tout genre, doivent être contrôlées comme les institutions musulmanes. Si les prêches faisant allusion à Amalek doivent être supprimées, par exemple.

    S’il faut les contrôler ? Pourquoi pas. Cela dit, il y aura du monde car les institutions juives - et en particulier les écoles, les synagogues et les centres culturels – sont déjà sous la protection de la police et des services de sécurité, par crainte des attentats. C’est gai. 70 ans après la rafle du Vel d’Hiv, les juifs de France sont encore contraints d’assurer leur protection.

    Ils viennent d’être victimes d’un attentat odieux mais cela n’empêche pas Deïr Yassin d’inverser les rôles et de faire croire que c’est eux qui commettent des attentats en France et que c’est eux qu’il faut surveiller. Les juifs de France doivent donner des gages… Ça aussi, c’est la nouvelle sociologie et le nouveau paysage de la France.

    Quant à Amalek, il est le symbole du mal dans le judaïsme et l’incarnation de l’ennemi des juifs mais il peut prendre différents visages selon les circonstances. Tandis que dans le Coran, les juifs sont nommément désignés à la vindicte. Le lecteur du Coran est directement et personnellement interpellé - d’autant plus qu’il ne peut pas mettre le message divin en question - de manière à percevoir les juifs (et dans une moindre mesure les chrétiens) comme des cibles légitimes. Il s’agit bien d’un discours direct sans distanciation et non d’un récit ou d’un discours enchâssé dans un récit, comme c’est le cas dans la bible. C’est Dieu qui parle directement au croyant. Et c’est autrement plus grave si l’on songe que des millions et des millions de musulmans sont endoctrinés par ce message.

    Je propose donc que l’on mette des prières d’insérer dans chaque exemplaire du Coran, un peu comme on le fait sur les paquets de cigarettes : "Attention ! Interpréter certains versets de manière trop littérale peut nuire à votre santé mentale et peut vous conduire à des actes punissables par la loi".

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mars 2012 @23h39   « »

    Deir Yassin

    - Je me demande si ce qui suscite chez vous une telle opposition à mon affirmation des "changements imposés par le haut" ne tient pas à ce que vous vous imaginez que je pense (mieux, que je me réjouisse) que les changements de société viennent majoritairement par le haut. Comme si j’exprimais là un mépris, un dédain des mouvements qui viennent du bas.

    - D’abord, je n’exprime aucune préférence, aucune sympathie, aucun a priori idéologique. Je constate simplement que des gens comme le tsar Pierre le Grand, l’empereur Mutsuhito, le président Mustapha Kemal, le président Bourguiba ont imposé à leurs peuples respectifs des changements profonds et définitifs et en peu de temps.

    - Ensuite, à l’attention de tous ceux qui, sur ce blog, voient les islamistes procéder à une islamisation rampante et irrésistible de la société française, je dis, cela n’est pas possible. Pour transformer une société, il faut être au sommet, disposer d’instruments de pouvoir. Et cela, avec le temps, devient de plus en plus aisé, avec l’encadrement politique de plus en plus étroit exercé par les Etats, d’une part par la loi et, d’autre part, par les instruments informatiques et électroniques modernes.

  • permalien K. :
    29 mars 2012 @00h20   « »

    Ces gars qui vous parlent des versets hostiles aux Juifs dans le Coran, c’est comme ceux qui vous parlent des 67 Juifs massacrés à Hébron en 1929 :

    - Ils occultent magistralement le contexte (au passage il est utile de noter, comme le fait remarquer la source dont sont tirés les passages ci-dessous, que les Arabes paiens sont infiniment plus vilifiés que les juifs dans le Coran et que la vilification des religions antérieures est une réaction de toute nouvelle religion, le “livre” juif lui-même traitant de tous les noms maintes communautés de l’antiquité et leurs croyances),...

    Anti-Judaism exists in the Qur’an, to be sure, but it must be seen as a natural, even if unfortunate, expression of an emerging religion’s claim to uniqueness.

    One might ask why emerging religions must disparage an innocent community such as the Jews. The answer is, in part, that upon closer inspection, communities denigrated or vilified by emerging religions do not generally appear to have been so innocent. We are not trying to blame the victim, but rather to understand how and why established religions threaten the success of new religions.

    (...)

    The Jewish communities of Medina, the only Jews that Muhammad and his followers came to know, appear to have threatened the early Muslims in both the conceptual or ideational sense and the physical sense. The first sense caused the greater crisis, but the second was also significant.

    - ...et oublient de signaler qu’il existe de (plus) nombreux exemples contraires,

    .... il pourrait être utile de rappeler que [en 1929] 435 Juifs, plus des deux tiers de la communauté juive de Hébron, ont été mis à l’abri et sauvés par leurs voisins arabes. Comme Tom Segev l’a écrit dans "One Palestine complete" (p. 326), "l’histoire juive enregistre très peu de cas d’un sauvetage de masse de cette dimension."

    Au passage, pour ceux qui veulent s’initier à la question des Amalekites :

    Consider the Book of 1 Samuel, when God instructs King Saul to attack the Amalekites : "And utterly destroy all that they have, and do not spare them," God says through the prophet Samuel. "But kill both man and woman, infant and nursing child, ox and sheep, camel and donkey."

    Soit un génocide pur et simple.

    On n’oubliera pas que Netanyahou, le politicien le plus populaire d’Israel soit dit en passant, et ses pareils parlent de leurs ennemis comme des Amalekites.

    Et en rab (sans jeu de mot) :
    972mag.com/idf-colonel-rabbi-implies-rape-is-permitted-in-war/39535/

  • permalien patrice :
    29 mars 2012 @01h24   « »

    @Ph Arnaud
    Il me semble qu’il y a une faille dans votre raisonnement concernant "les changements majoritairement par le haut". Les échecs récurrents des printemps arabes prouvent bien qu’on a les dirigeants qu’on mérite, que ces dirigeants soient issus d’un vote, d’une révolution, ou d’un coup d’état.
    Corollairement, si les français élisaient Mélenchon, ce dernier réaliserait peut être de très bonnes choses, et les historiens seraient fondés à le désigner comme "celui qui a changé de destin de la France".
    Même un dictateur qui s’empare du pouvoir par la force n’est pas seul contre plusieurs dizaines de millions de gens. Il ne peut accéder au pouvoir et s’y maintenir durablement que si la population le soutient tacitement.
    Et même un roi, parvenu au pouvoir via l’héritage, risquera de perdre son trône si il commet trop d’erreurs.
    Si on définit le changement comme un ensemble de modifications importantes apportées par un leader ou un groupe dominant, il ne faut jamais oublier que ce pouvoir, et même les changements imposés par lui, ne pourront se faire sans un soutien populaire, et une adhésion passive ou active d’une majorité de gens.
    Je préférerais parler de rapports dialectiques entre le pouvoir et le peuple, même dans un régime autoritaire. Confère les larmes des coréens après le décès de Kim Il Sung. Si les coréens du Nord voulaient se débarrasser de leur famille de dictateurs fous, ils le pourraient. Et, si Kim Jong Un voulait remettre en cause le parti et ses privilèges, les apparatchiks le flingueraient dans la minute.
    On a les grands hommes qu’on mérite....Et les pays de losers ont des Sarkozy.

  • permalien patrice :
    29 mars 2012 @01h41   « »

    @K
    Toutes les religions monothéistes puisent aux mêmes sources, celles de la religion juive, ou dans certains cas, aux mêmes origines que la religion juive. Toutes ces religions ont évolué, et ont pour partie zappé les textes fondateurs, via l’interprétation, ou même l’oubli volontaire de certains passages.
    Il n’en reste pas moins que ces religions se perçoivent comme en concurrence les unes par rapport aux autres, et que l’hostilité est d’autant plus violente que les thèses développées sont proches.
    Aucune religion monothéiste n’est favorable à la laïcité. Dans le meilleur des cas, ces religions acceptent de subir la laïcité quand elles n’ont pas le pouvoir.
    Le juifs ont longtemps été tolérants, car ils n’avaient pas le choix. Maintenant qu’ils ont un pays, ils persécutent les musulmans.
    Même chose pour les musulmans et les chrétiens, même si l’histoire nous décrit une alternance entre périodes de tolérance et périodes de guerres de religion.
    C’est ainsi que chacune des trois religions peut se vanter, exemples à l’appui, de sa grande tolérance, et des exactions récurrentes des deux autres.

  • permalien Mo :
    29 mars 2012 @02h47   « »

    La Laïcité en France, avant d’être un discours, c’est d’abord un usage :

    http://www.leparisien.fr/societe/val-d-oise-une-lyceenne-mise-a-l-ecart-pour-une-jupe-trop-longue-28-03-2012-1928152.php

    Et un usage à l’extension infinie, vous pouvez compter sur Marine Le Pen :

    http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/03/28/marine-le-pen-veut-interdire-le-voile-dans-les-transports-en-commun-pour-les-usagers

    Et demain, l’apparence musulmane sera, elle aussi, stigmatisée au nom de laïcité ?

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mars 2012 @07h16   « »

    @ Ph Arnaud
    Vous me donnez quelques exemples pour confirmer votre postulat : Russie, Turquie et la Tunisie, et des périodes de leur histoire qui vont dans le même sens mais j’avais demandé comment vous expliquez le réveil de ce que certains aiment nommer l’Islam politique depuis ’67 par votre "modification de la mentalité d’un pays par le sommet’" ? Et la Révolution Iranienne ?

    Et puisque vous mentionnez la Tunisie : si la société tunisienne, les mentalités incluses, a été profondément modifiée par le haut, c-à-d par une politique autoritaire de Bourguiba, comment expliquez vous ce qui s’y passe depuis plus d’un an avec votre règle sociologique ? Une réaction du sommet contre le sommet ? Ou le mouvement nationaliste algérienne ?

    Je pourrais vous donner un exemple européen qui invalide votre règle :
    les société scandinaves dont celui que je connais le mieux, le Danemark : cette société a été largement formée par le coopérativisme : l’organisation des petits paysans en coopératives (grande force d’exportation) qui existent jusqu’à aujourd’hui, le naissance du syndicalisme (94% de syndiqués et dont l’approbation est obligatoire pour diriger la social-démocratie, première force politique depuis plus d’un siècle) et des modes d’organisation en coopérative à toutes les niveaux de la vie quotidienne.
    On n’y voit guère une modification de la mentalité par le sommet mais par la base. Vous me direz que c’est un détail et que vous vous asseyez dessus....

    Et les révolutions, qu’est-ce que c’est si ce n’est que la base qui se révolte contre les règles imposées par le sommet ?

    Et s’il y a autant d’exceptions à une règle que de cas qui la confirment, peut-on parler d’une règle ?

    Je ne m’oppose pas à vos propos parce que je pense ceci ou cela vous concernant mais parce que vos propos vont à l’encontre de toutes les études sociologiques : les sociétés humaines ne sont pas des organismes biologiques et ne suivent pas toutes les mêmes chemins, il y a bien interaction entre les diverses composantes d’une société, et cette interaction change d’une société à une autre.

  • permalien gloc :
    29 mars 2012 @08h56   « »

    Mo : Et demain, l’apparence musulmane sera, elle aussi, stigmatisée au nom de laïcité ?

    Pourquoi "sera", elle, l’a toujours été, par les racistes, et continue à l’être, de même que l’apparence "israélite" ou l’apparence “africaine” ou “chinoise” . Parce que le racisme est par essence irrationnel, et se raccroche à l’apparence pour se justifier.

    Le raciste de base n’assimilera jamais Maurice Béjart, Cat Stevens, de Cassius Clay, le cosmonaute Neil Amstrong, ou même l’émir du Qatar a des "musulmans", parce qu’ils n’ont pas l’apparence musulmane . Comme nous l’a expliqué avec application le Président de la République française, l’apparence musulmane n’a rien à voir avec la religion , puisque même un catholique de nationalité française peut-être "reclassé" comme d’apparence musulmane dans son petit panthéon de la haine ordinaire, parce qu’il dirige son discours à l’attention du raciste de base.

    Si la laïcité est la règle et permet la coexistence de plusieurs intolérances, il est normal de les intolérants, utilisent la laïcité comme prétexte. Mais c’est un détournement de la notion de laïcité ; car la laïcité est un état de fait et non une doctrine, une idéologie ou une religion.

    Un état est soit confessionnel soit laïc, mais dans toute les religion, la distinction est faite entre les "religieux" et les "laïcs", les pays qui instaurent la religion d’état, sont de fait contraint à la laïcité ne serait-ce que pour des raisons économiques (même la citée du Vatican).

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars 2012 @09h03   « »

    Deir Yassin

    - Je prends en compte vos observations et reconnais avoir radicalisé ma position à la mesure de votre opposition. Je m’en tiens donc à ma proposition initiale, au sens étroit, et je la reformule.

    - "Il n’est pas envisageable, raisonnable, concevable - comme le dit l’extrême droite - et même la droite, que les islamistes, aujourd’hui, imposent à la France, à moyenne échéance (disons quelques décennies) un régime selon leurs voeux à la France."

    - Il ne l’est pas par la force des seuls islamistes français. Il ne l’est pas par le nombre des musulmans (ceux-ci sont toujours une minorité et il n’y a guère de probabilité que leur nombre croisse à une vitesse telle qu’ils soient à moyen terme majoritaires. Même si les islamophobes patentés les voient majoritaires dès 2040. Et quand bien même le seraient-ils qu’ils qu’ils faudraient qu’ils le veuillent, et qu’ils le veuillent majoritairement.

    - Il n’est enfin pas envisageable qu’un tel régime advienne (et j’y arrive) parce que les musulmans, aujourd’hui en France, sont au bas de l’échelle et qu’on ne peut peser sur une société qu’en occupant des positions de pouvoir (économique ou, surtout, culturel).

    - Depuis une trentaine d’années (le "tournant de la rigueur" de Mitterrand), la France a été modifiée dans un sens ultralibéral par l’influence d’un tout petit nombre de gens (financiers, politiques, idéologues) modification qui, hélas, n’a été remise en cause ni par le retour de Mitterrand en 1988 ni par celui de Jospin en 1997. Et je crains que même un Mélenchon à 17 ou 18 % n’y changerait pas grand chose. Il faudrait qu’il ait, au moins, au premier tour, un pourcentage s’approchant de celui des deux premiers. Et encore...

    - Après tout, dans le sens inverse, des décisions telles que la séparation des Eglises ou de l’Etat ou l’abolition de la peine de mort ont été prises, en leur temps, contre la majorité de la population et ont fini par être acceptées par tous.

    - Je pense que (entre autres), nous nous opposons par le tempérament. Vous avez le tempérament analytique et rien ne vous répugne plus que la synthèse, la comparaison ou la généralisation : pour vous, chaque cas est particulier et irréductible à quoi que ce soit. Or, je pense exactement l’inverse.

    - De même, je pense, contrairement à vous, que les sociétés sont bien comme des organismes biologiques : je pense même que la société est première (au sens philosophique) et l’individu second.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars 2012 @09h18   « »

    Patrice,

    - Il peut exister une différence assez marquée entre les aspirations du peuple et les décisions de ses dirigeants. Ainsi, suis-je persuadé qu’en 1789 les Français (lesquels, d’ailleurs ?) n’aspiraient pas à la Révolution. Ils se seraient même contentés de "moins".

    - On peut d’ailleurs imaginer que ce fût le souverain en personne qui ait pris l’initiative de cette révolution, comme le fit Joseph II, le beau-frère de Louis XVI.

    - De même, je doute que les habitants des anciens pays de l’Est, avant 1989, aient vraiment voulu le passage au capitalisme et, à supposer qu’ils l’aient voulu, qu’ils aient souhaité que cela se passe aussi vite - et aussi violemment. Le changement leur a été imposé par une petite minorité de gens, souvent liés aux milieux politiques, économiques et financiers de l’Ouest.

  • permalien gloc :
    29 mars 2012 @09h28   « »

    Ph. Arnaud : « De même, je doute que les habitants des anciens pays de l’Est, avant 1989, aient vraiment voulu le passage au capitalisme et, à supposer qu’ils l’aient voulu, qu’ils aient souhaité que cela se passe aussi vite. »

    Vous faites une confusion, la révolution, c’était en 1917, mais votre analyse reste pertinente.

  • permalien haqqtiviste :
    29 mars 2012 @13h21   « »

    bonjour,

    je me permet d’attirer votre attention sur le fait convenu, que le terme "musulman" ne signifie rien en soi en langue française. Si l’on dit adepte de l’islam, il faudra alors définir "islam". Le jour où l’on aura préalablement défini les objects dont on parle, ça eclaircira forcément la discussion. islamiste, extremiste, integriste, fondamentaliste, jihadiste, salafiste, et tous les nouveaux istes à venir.

    musulman, muslim en langue arabe : celui qui s’est mis dans un état d’islam (défini par ses 5 pilliers) c’est à dire d’acceptation de la voie spirituelle légiférée par les sources (Quran, tradition prophétique, consensus des savants, effort d’interprétation en adéquation avec les méthodologies de la jurisprudence classique)

    Donc, il faut accepter les principes premiers sans les remettre en cause, tout ou partie.

    si vous jouez au foot à 20 sur le terrain avec une balle en mousse et à la main, vous pouvez dire ce que vous voulez : ce n’est pas du foot !

    donc remettre en cause, le dogme, la croyance, la pratique, les règles, c’est par définition sortir de l’islam.

    ça parait un peu normal. Chacun est libre de faire ce qui lui plait, pas de jugement de valeur là dessus.

    Que monsieur Pierre Bidar soit sorti de l’islam ne pose aucun problème, il faut juste qu’il l’assume, et ne fasse pas comme si il parlait de l’interieur de la sphère islamique.

    Il s’est réformé en choisissant une autre voie, bon vent. Il montre son peu de culture et de compréhension sur la question, au service de son nouveau maitre. Il a troqué la servitude en Dieu pour la servitude des hommes, soit. Mais qu’il se taise !!!

    à moitié arabisé par son prénom, français hybride, ovni des spécialistes auto-proclamés, il sert bien la soupe à ses maitres qui lui font une petite place sous les projecteurs de l’égotisme et du narcissisme.

    Le jour où les lumières s’éteindront, il ne faudra pas avoir peur du noir, la sagesse sera nécessaire. C’est pour ça qu’il vaut mieux cultiver la lumière des coeurs plutôt que celle des égos. Elle sert aussi à ça la "religion".

    quel vilain mot, "religion".

  • permalien patrice :
    29 mars 2012 @14h15   « »

    @Ph Arnaud
    " Il peut exister une différence assez marquée entre les aspirations du peuple et les décisions de ses dirigeants. Ainsi, suis-je persuadé qu’en 1789 les Français (lesquels, d’ailleurs ?) n’aspiraient pas à la Révolution. Ils se seraient même contentés de "moins".

    C’est exact, et cela explique l’échec de ce mouvement élitiste, qui n’a sans doute guère séduit, entre autres, la paysannerie de province. Mais il n’en reste pas moins que les réformes de la révolution, réalisées par une élite, ont laissé des traces durables dont l’écho a permis l’émergence ultérieure d’une république plus stable. C’est pourquoi je parle de phénomène dialectique entre l’action de l’élite et celle du peuple. Impossible de les dissocier.

    Concernant la chute de l’empire communiste, je pense qu’elle est surtout due à des "tares de conception" du système économique mis en place, entre autres, le système des quotas de production, et son complément : La vente des produits de première nécessité à prix coûtant. Dans la mesure où les quotas, imposés par la force, et non par un intéressement aux profits, ont donné lieu à une triche systématique relayée de bas en haut jusqu’au sommet de la pyramide sociale, la vente de produits alimentaires dans les magasins d’état est devenue graduellement de plus en plus déficitaire, au point de contraindre l’état à organiser la pénurie. A ce stade, une re-privatisation, ou un encouragement au marché noir ne pouvaient fournir une alternative concurrentielle. La seule solution qui s’imposa fut l’écroulement total du système, et un nouveau départ à partir de zéro. Et je crois que leaders et population en étaient plus ou moins conscients. La Chine, qui n’avait pas commis la même erreur, et qui a su s’ouvrir aux capitaux étrangers plus que l’URSS, a pu glisser vers le fascisme et sauver les meubles. Mais Gorbatchev n’a rien décidé. Il s’est laissé emporter par la vague. De toutes façons, il n’avait guère le choix.

  • permalien patrice :
    29 mars 2012 @15h18   « »

    @Haqqtiviste
    "Donc, il faut accepter les principes premiers sans les remettre en cause, tout ou partie."

    Les choses ne sont pas si simples. Tout cela me rappelle un débat récent au sujet de la définition du mot juif (et du mot Juif)... Une vision manichéenne des choses nous pousserait en effet à définir le musulman comme un religieux adhérant aux bases communes aux différents courants de l’Islam. Sauf qu’il existe aussi une culture musulmane, une morale, des traditions, et même des rituels profanes liés à la culture musulmane. C’est ainsi que l’on peut paradoxalement parler des athées, ou des agnostiques de culture musulmane, même si ces personnes ne sont pas musulmanes à 100%.
    Je suis pour ma part un "athée d’origine chrétienne", ce qui signifie qu’on m’a enseigné les bases de cette foi. Je puis en parler dans la mesure où je connais le sujet. Accessoirement, je suis marqué par une culture "judéo-chrétienne", qui influe sur mes analyses et mes comportements, même si je l’ai enrichie avec des concepts philosophiques laïcs ou athées, eux mêmes discrètement influencés par les christianisme.
    Difficile de répartir les êtres humains dans des cases bien délimitées. Un mot unique (musulman) représente toujours un concept flou qui ne se précisera qu’en le complétant avec plusieurs adjectifs complémentaires. Même chose pour "arabe", "français", "socialiste", etc.
    Dernier point, les musulmans ont évolué au cours des siècles, et, de plus, différemment selon le pays considéré. Réduire la définition du musulman à l’adhésion à quelques principes me semble exagérément réducteur, comme l’est d’ailleurs toujours l’emploi de n’importe quel mot. C’est la raison pour laquelle le langage cherche à éviter les malentendus en formant des groupes de mots. Sinon, un musulman socialiste, par exemple, sera défini, au choix, soit par "musulman", soit par "socialiste". Cette réduction de l’individu à une appartenance unique peut être la source d’erreurs d’analyse.
    Ce que je cherchais à démontrer ? Le fait que vous n’avez que partiellement raison. Donc partiellement tort.

  • permalien patrice :
    29 mars 2012 @15h35   « »

    suite
    "Il s’est réformé en choisissant une autre voie, bon vent. Il montre son peu de culture et de compréhension sur la question, au service de son nouveau maitre. Il a troqué la servitude en Dieu pour la servitude des hommes, soit. Mais qu’il se taise !!!"

    Je me permets de reprendre mon propre exemple. Elevé dans la foi catholique, je n’ai pu qu’être marqué à vie par ce que l’on m’a enseigné dans mon enfance. Il en résulte un "sentiment d’appartenance" qui ne pourra être rompu par la seule contestation logique de concepts profondément enracinés en moi.
    L’erreur serait de juste me définir en tant que "catholique", ou en temps "qu’athée". Je suis l’un et l’autre, et aussi plein d’autres choses : Français, socialiste, vieux, intello, normand, musicien, etc.
    Définir un individu via son appartenance à un groupe, c’est nier sa singularité. Et tout le monde est en droit de rappeler ses origines losqu’il s’exprime, si cela éclaire son discours, ou le cautionne. Exemple :
    " Je sais de quoi je parle, car j’ai étudié le Coran et je connais bien la culture musulmane". Pourquoi ne pas faire état de ses origines ? Et pourquoi se taire ? Mélenchon, qui a appartenu à l’OCI avant d’adhérer au PS, est légitime quand il fait référence à ce parcours. Et il est en droit d’avoir un avis sur ces deux partis qu’il connait bien, tout en expliquant les raisons pour lesquelles il en est sorti.

  • permalien ben ramden :
    29 mars 2012 @16h42   « »

    un ecclésiastique dont je ne me rappelle plus le nom,belge ou français,je ne sais plus.a écrit un livre dont je ne retiens que le titre"la foi décantée".en écoutant cet homme d’eglise parler de son livre et ses experiences personnelle,je ne peux que saluer l’honneteté intellectuelle de l’homme.
    son experience commence avec les croyants chretiens qui lui posent trops de questions sur la foi chretienne auquelles il ne peut plus y répondre à chaque instants.il a écrit ce livre pour leur demender de faire leur propre quete spirituelle c’est a dire avoir leure propre "foi décantée".il a comparé l’etre humain comme cette colombe qui survole pour comptemler l’univers.c’est la meilleure sensation,selon l’auteur,que peut eprouver un etre humain.
    l’erreur,a mon humble avis,c’est vouloir sacraliser l’histoire des religions et vouloir vivre la foi dans un espace cloisonné en traçant des zones d’exclusion.il ya aussi ceux qui ont souffert d’ostracisme par des communautés religieuses antagonistes selon des criteres raciaux tenant à une genealogie selon eux discutable.
    c’est le dilemme d’un etre hybride tiraillé entre plusieurs sectarismes,mais au lieu de cultiver sa propre nevrose,il cherche lui meme sa propre foi decanté dans sa solitude.
    dieu n’aime que les hommes et les femmes genereux et pas les sectaires.

  • permalien Sakhra :
    29 mars 2012 @19h12   « »

    Breivik n’est-il pas le produit de la maladie de l’Occident ? De cette vision qui voit dans tout musulman un danger, une menace ? Ne dit-il rien sur nos sociétés ? Non, c’est plutôt un fou ou un déséquilibré et Bidar ne voudra sûrement pas généraliser une telle action.

    Heureux que les chasseurs de "complotistes" n’aient pas hurlé !Ils parlent d’autre chose....

    Ni Bidar, le "musulman" béni oui-oui, ni les médias ne sont allés chercher dans la religion de Baruch Goldstein, le juif sioniste, qui a massacré 27 Palestiniens à El khallil, l’explication de son geste..ni dans les livres sacrés du judaisme, qui recèlent des trésors ....contre les "gentils"...

    Personne n’est allé chercher dans les Evangiles l’explication du geste du faschiste chrétien Breinik...(qui s’est gentiment rendu, à la différence de Merah )...Breinik sera déclaré irresponsable, parce que fou.

    Mais, l’origine "musulmane "de Merah est la seule, l’unique explication de son geste....et bien sûr le label "djihadiste" islamiste" y est accolé immédiatement...Lui ne peut être fou, c’est un "monstre"...et on le prouve, en le faisant" parler", m^me après son" exécution ", ou en parlant à sa place...

    Et à la suite du "Bidar"il se trouve des Belges ,juifs sionistes, d’origine polonaise, qui vous sortent aussi Le Coran "antisémite" ...

    Que ne relisent-ils pas leurs livres ? Les goys , les "gentils" y sont à "génocider "..

    " Le seigneur ton Dieu te livrera ces nations et jettera sur elles une grande panique jusqu’à ce qu’elles soient exterminées. Il livrera leurs rois entre tes mains, tu feras disparaître leur nom de sous le ciel, aucun ne tiendra devant toi, jusqu’à ce que tu les aies exterminés. "

    Extrait de l’Ancien Testament (Deutéronome 7, 23 et 24).

    @ Orangerouge,

    L"affaire Merah" , c’est l’affaire du cinquantenaire ?, celle des "restes à réaliser de la colonisation " ? Sans aucun doute...

  • permalien Sakhra :
    29 mars 2012 @19h16   « »

    Tueries d’Oslo : selon que vous serez, ou non, « islamiste »…

    dans les heures qui ont suivi les tueries d’Oslo, nombre de médias ont « automatiquement » privilégié l’hypothèse-certitude de la « piste islamiste ». Quelques heures plus tard, la piste a dû être abandonnée, et le coupable idéal innocenté. Nous avons alors assisté à un étrange ballet, déroutant pour quiconque a gardé en mémoire, par exemple, la couverture médiatique des attentats de Madrid (mars 2004) et de Londres (juillet 2005).

    Comme si l’identité du tueur justifiait que le traitement des massacres diffère largement de celui des attentats commis par ceux qui sont génériquement désignés comme des « terroristes islamistes ». Un exemple exemplaire des « doubles standards » propres aux médias dominants : selon que vous serez musulman ou chrétien, les jugements journalistiques...

    http://www.acrimed.org/article3642.html

  • permalien Musulman :
    30 mars 2012 @12h39   « »

    La Louange est à ALLAH Seul.

    Que les prières et Salutations soient sur le dernier des prophètes et messagers d’ALLAH, Mouhammad envoyé en tant que miséricorde pour les mondes.

    Monsieur Gresh,

    j’ai de la sympathie pour vous à cause de la dose d’honnêteté et d’impartialité non négligeable dont vous faites preuve, mais malgré tout vous restez fortement imprégné de la "vision occidentale" qui vous empêche de bien cerner ce qu’est l’Islam.

    ALLAH est Unique et Sa religion est une, c’est l’Islam véritable : on ne peut se contenter de regarder la majorité des musulmans pour avoir une image de l’Islam : la majorité des musulmans ne prient pas ( c’est un des piliers de l’Islam ) par exemple.

    Effectivement l’Islam a été adopté par divers peuples ayant ses traditions, traditions qui ne sont pas toujours compatibles avec l’Islam. Donc on ne peut pas non plus se fonder sur ces traditions pour avoir une image véritable de l’Islam.

    En conclusion, il faut revenir aux textes authentiques pour savoir ce qu’est l’Islam.

    Je crois comprendre que vous n’avez pas beaucoup de sympathie pour les musulmans qui essaient de s’attacher à leur religion, mais ce n’est pas une raison pour leur "coller une étiquette" de réactionnaire et pour instiller volontairement ou non une confusion avec ceux qui assassinent des innocents.

    En conclusion : vous connaissez pas véritablement l’Islam et vous entretenez aussi l’amalgame.

    Qu’ALLAH vous guide et améliore vos actions.

    Que les prières et Salutations soient sur le dernier des prophètes et messagers d’ALLAH, Mouhammad envoyé en tant que miséricorde pour les mondes.

    La Louange est à ALLAH Seul.

  • permalien Emma :
    30 mars 2012 @12h56   « »

    Sur la fin de votre article, on peut faire un parallèle avec les violences faites aux femmes.
    Un maghrébin tue sa femmme de façon très violente, c’est sa culture qui est mise en cause, un "franco-français" tue sa femme de façon trè violente c’est un coup de folie, un crime passionnel, rien sur els rapports sociaux et la violence sexiste.
    Idem pour les viols, DSK, après tout ce n’était qu’un troussage de domestique.

  • permalien patrice :
    30 mars 2012 @17h34   « »

    @Sakhra
    L’affaire Mehrad m’a fait comprendre que la folie seule n’expliquait pas les comportements extrêmes. Je pense que l’on peut faire la même analyse dans le cas de Breivik. Une propagande récurrente finit toujours par trouver sa cible. Bien sûr, le cas Méhrad est moins inquiétant dans la mesure où l’intégrisme musulman est peu représenté en France, et que le nombre de sympathisants d’Al Qaida semble très faible : quelques centaines de personnes, parmi lesquelles une minorité est prête à passer à l’acte.
    Il n’en reste pas moins que les motivations de Breivik et de Méhrad semblent très proches. Un mélange d’endoctrinement et de pathologie mentale. A la limite, comme déja indiqué dans un autre débat, ça m’inquiète moins que le "racisme ordinaire" qui préside aux pogroms et agonistes, commis en toute impunité par Dupont Lajoie, ou les caillassages salafistes visant les "mauvaises femmes" dans les pays musulmans.
    Mais il est vrai que ce problème ne concerne la France que dans la mesure où il est récupéré dans le cadre de la campagne.
    Quand, dans le débat concernant Qaradawi, je m’en prends à ce prédicateur obscurantiste, je considère qu’il est plus un danger pour les pays musulmans que pour les musulmans français, du moins, pour l’instant.
    Il n’empêche que j’aimerais que ceux qui défendent la communauté musulmane condamnent de manière unilatérale toutes les variantes du fascisme, intégrisme religieux inclus.

  • permalien patrice :
    30 mars 2012 @17h42   « »

    suite
    "Personne n’est allé chercher dans les Evangiles l’explication du geste du faschiste chrétien Breinik."

    Si. Moi. "Les fameuses valeurs chrétiennes sont en fait celles du Maréchal Pétain".

  • permalien Bob :
    31 mars 2012 @03h58   « »

    "Que monsieur Pierre Bidar soit sorti de l’islam ne pose aucun problème, il faut juste qu’il l’assume, et ne fasse pas comme si il parlait de l’interieur de la sphère islamique."

    Le nombre de médiocres qui sont sortis de l’ombre uniquement parce qu’ils ont décidé de se mettre à cogner sur les musulmans, au moment exact où numero uno (les États-Unis) a décidé de "se les payer" n’a cessé d’augmenter. Pourquoi s’en étonner ?

    Pondre des textes manichéens sur l’histoire du monde arabo-islamique, l’islam religion irréformable et les hordes de musulmans féroces, est la voie royale pour obtenir des invitations dans les médias de masse.

    Il y a dans tout cela une bonne dose de carriérisme. Triste mais déjà vu.
    Fourest est un exemple de l’ascension garantie dans le monde médiatique que permet la petite musique de l’islamophobie. Ce n’est pas grâce à ses textes sur l’homophobie qu’elle aurait grimpé si vite. À partir du moment où elle a décidé de taper avec les autres sur les musulmans, les chaînes de télévision se la sont arrachées.

    De la même manière, Zemmour (éminence grise du régime Sarko) a été sélectionné pour animer l’un des spectacles télévisuels dont se pourlèchent tant les fanatiques d’Israël et les partisans de Sarkozy et de Le Pen : l’humiliation publique hebdomadaire des chômeurs du 93 et des quartiers sinistrés de Marseille ou d ’ailleurs, devant des millions de téléspectateurs.

    (Parenthèse : lorsque les affrontements politiques deviennent si violents, il faut toujours garder à l’esprit, que l’usage de multiples pseudos (dont des pseudos arabes dans ce cas) et le recours aux biographies bidonnées font partie de la boîte à outils des agents de la propagande.)

    Monde des médias et régimes politiques
    Aux États-Unis, le nombre actuel de prisonniers est énorme, plus élevé qu’il ne l’a jamais été dans l’URSS de Staline. Grand silence blanc de la presse française sur ce goulag et la répression continue des pauvres, des Noirs et des Latinos dans ce pays. Les médias, dans leur majorité, peuvent continuer longtemps à feindre qu’un système est démocratique même si de vastes segments de population sont soumis à une domination violente. Cela en dit suffisamment long sur l’esprit déformé de bon nombre de ceux que nous appelons des journalistes.

    Nous devons, nous changer certains des prismes avec lesquels nous avons pris l’habitude d’évaluer différents régimes et sociétés.

  • permalien koh-i noor :
    31 mars 2012 @13h54   « »

    On peut avoir la réponse d’Alain Gresh au message de MUSULMAN, 12 h 39 ?

  • permalien Alain Gresh :
    31 mars 2012 @15h04   « »

    Réponse à musulman (12h39)

    Mon problème n’est pas avec l’islam. Je n’ai aucun problème avec les gens qui sont croyants, qu’ils soient musulmans, juifs ou chrétiens. Je respecte leurs croyances, même si je ne les partage pas. Je ne sais pas quel est le véritable islam et, pour tout dire, ce n’est pas à moi de le définir. Mais, comme vous le reconnaissez vous-même, il y de nombreuses visions de l’islam, même parmi les musulmans.

    Je ne considère pas que les musulmans qui sont attachés à leur religion soient des réactionnaires. Mais je ne considère pas non plus qu’il y ait une vision figée de l’islam parmi les musulmans. Je vous donne un exemple : en 1950, Al-Azhar a publié une fatwa pour expliquer que l’islam n’autorisait pas les femmes à voter. Cinquante ans plus tard, les femmes votent dans tous les pays musulmans (sauf l’arabie saoudite). Je pense que ceux qui continuent à défendre la première position sont des réactionnaires ; mais la grande majorité des musulmans ne voient aucune contradiction entre l’islam et le vote es femmes.

    Je considère que certains principes sont universels, notamment celui de l’égalité entre les êtres humains, et aussi entre les hommes et les femmes. Pour moi, sont réactionnaires ceux qui s’opposent à ces principes, qu’ils soient croyants ou athées, musulmans ou juifs.

  • permalien
    31 mars 2012 @15h27   « »

    Soit.
    Mais vous ne répondez pas vraiment à la lettre que vous a adressé Musulman, avec ces formules qui révèlent un carcan mental bien éloigné de votre réponse, sans compter le coup de pied de l’âne qui consiste à dire que vous pratiquez un amalgame et que vous êtes encore trop " imprégné de la vision occidentale " (quelle horreur !).
    Comparer sa missive qui limite l’islam aux " textes authentiques " en faisant fi de 14 siècles de faits et méfaits à votre approche angéliste me laisse penser que vous n’êtes pas sorti de l’auberge.
    Quant à votre attaque contre Bidar, il ne méritait " ni cet excès d’honneur ni cette indignité."

  • permalien Bob :
    2 avril 2012 @05h26   « »

    DE L’USAGE POLITIQUE DU TERRORISME

    (appelé aux États-Unis "homegrown terrorism" ... toujours ce fameux décalage temporel entre les É_U et les États européens qui ont besoin d’une propagande de plus longue durée pour habituer leur population au "lexique")

    Aux yeux des partisans de MLP et de Sarkozy, Mélenchon est un bolchévik, c’est à dire un terroriste en puissance ; les gauchistes et les opposants à Israel sont des islamogauchistes (cad des futurs terroristes ou des complices des terroristes).

    Cette petite stratégie discursive et en parallèle, le chatouillement constant de la fibre nationaliste depuis des années ne met-elle pas la puce à l’oreille ?

    (CF The Newburgh Four Case ou comment acheter des terroristes dans les prisons américaines)

  • permalien abousara :
    2 avril 2012 @22h27   « »

    Pour les cultures et les sociétés qui se refusent à se remettre en question, la solution facile c’est de stigmatiser l’autre et le rendre responsable de ses propres maux.
    Comme vous l’avez remarqué, Bidar refuse de mettre en cause le moins du monde la société qui a secrété Mohamed Merah, dans tout le façonnement de sa personne et des opinions radicales dans lesquelles il a dévié.
    Cette personne est le résultat de contingences et d’avatars, où l’islam n’a rien a voir. En effet il faut faire le distinguo entre l’islam, qui dans des conditions normales s’exprime à travers ses adeptes dans des formes sereines et en convivialité avec les adeptes des autres confessions, et les autres attitudes comportementales , que tout à chacun, quelle que soit sa religion , peut développer dès lors qu’il se trouve l’objet d’attaques , vexations , humiliations et injustices envers sa personne ou sa communauté.
    Est-il donc étonnant de voir apparaitre partout dans le monde apparenté dans la sphère de l’islam , des dérèglements de comportements qui poussent leurs auteurs à des actes censés présenter, à leurs yeux, la riposte à tant de domination, d’aliénation et d’injustice de la part d’un occidental arrogant et d’entités qui s’en réclament ?
    Nul besoin donc de tout mettre sur l’islam , soi-disant porteur de germes du mal, mais ce qu’il faut faire c’est se pencher sur tout le mal que génère l’égocentrisme occidental, fermé à l’appel de la foi tel qu’il émane de l’islam, et surtou imbu de sa suffisance et sa conviction en l’attardement de tous les autres façons de penser et autres conceptions du monde que les les siennes.

  • permalien Sarah :
    2 avril 2012 @23h00   « »

    Je ne sais pas pourquoi mais la longue tirade de "musulman" me semble plutot etre celle d’Iblis.

    Les habitués du blog savent qu’il s’agit d’un islamophobe qui change souvent de pseudo notamment pour se faire passer pour des musulmans obscurantistes.

    Donc,la vigilance est de mise Cher monsieur Gresh.

  • permalien bob :
    3 avril 2012 @08h30   « »

    Ces listes d’enfants morts sont aussi publiées par les avocats israéliens des droits de l’homme, c’est à dire les gens qui ont su résister à la propagande militariste israélienne.

    À propos, je vous invite à écouter les chansons "folkoriques" à la gloire de Tsahal, sur fond musical sauce russo-kletzmer folklo-étatique : ça rappelle l’époque stalinienne ...

    Ceci explique sans doute pourquoi après 1974, la majorité écrasante des juifs russes qui s’étaient découverts sionistes ont évité Israël comme la peste : la propagande d’Israël ressemblait à une copie "provinciale" de celle de l’URSS).

    Le problème, chez certains, c’est qu’ils pensent devoir passer leur vie à adorer publiquement Israël, parce qu’ils n’iraient pour rien au monde y vivre et en sont très honteux.

    Ils essayent de survivre à la honte en cassant les pieds de tout le monde.

  • permalien Iblis :
    7 avril 2012 @19h38   « »

    @Sarah,

    Je ne sais pas pourquoi mais la longue tirade de "musulman" me semble plutôt être celle d’Iblis.

    Eh bien non, ce n’est pas de moi, et ça serait vraiment trop d’honneur qu’Alain me répondre, ne croyez vous pas ? Ce n’est d’ailleurs peut-être pas Alain Alain ?.

    Mais je suis en accord avec Muzz sur sa définition des vrais mahométans !

    D’ailleurs les dhimmis intervenant ici ne connaissent pas le principe "al Taqqiya" et vos échanges me font marrer.

    « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons.. »

  • permalien Iblis :
    7 avril 2012 @21h25   « »

    Ils ne seraient pas musulmans, mais c’est qu’on ça qu’on les aimerait les musulmans !

    Tunisie : deux athées condamnés à la prison

    Des faits qui relèvent notamment de l’article 121 ter du code pénal sanctionnant les publications « de nature à portée atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs ».

    le résumé de l’ouvrage « L’Illusion de l’islam » par la police (tunisienne) mentionne :

    « Doute de l’existence de Dieu, doute de l’existence d’une religion nommée Islam, doute de l’existence du Prophète Mohamed, avec justificatifs du doute comme y insiste l’auteur ».

    Aucune mention d’un quelconque « trouble public » avéré et effectif.

  • permalien Nathan :
    9 avril 2012 @16h54   « »
    Si même une princesse saoudienne le dit...

    Une fille du roi Saoud estime que dans son pays, la charia lèse les droits des femmes… Elle ne sait pas encore que sur le blog d’Alain Gresh, certains - et même certaines, un comble - estiment que la condition des femmes dans le monde islamique n’est pas si mauvaise que ça… Paradoxe, quand tu nous tient !

    The ministry of social affairs is tolerating cruelty towards women rather than protecting them. The only refuge homes that abused women can turn to are state ones. In these, women are continuously told that by seeking refuge they have brought shame on their families.

    http://www.bbc.co.uk/news/magazine-...

  • permalien K. :
    9 avril 2012 @19h21   « »

    Nathan a encore menti : pas une seule fois le mot charia n’est prononcé, et, contrairement à ce qu’il essaye de faire croire, Dame Bassma Bint Saoud Bin Abdoulaziz est d’une grande classe.

    For example, today in Saudi courts, all decisions are made according to the individual judge’s interpretation of the holy Koran. This is entirely dependent on his own personal beliefs and upbringing rather than universally agreed principles or a written constitution as a guide.

    I am not calling for a western system but an adaptation of that system to suit our needs and culture. Thus our constitution should be inspired by the philosophy of the Koran with principles that are set in stone and not open to the whims of individual judges as is the case now.

  • permalien X :
    12 avril 2012 @09h27   « »
    Un mensonge peut en cacher un autre :

    K. :
    9 avril @19h21 « 
    Nathan a encore menti : pas une seule fois le mot charia...

    Encore un mensonge :

    ....sur le blog d’Alain Gresh, certains - et même certaines, un comble - estiment que la condition des femmes dans le monde islamique n’est pas si mauvaise que ça…

    Un autre :

    Le comble c’est qu’un raciste semble de se précuper de la condition des femmes qq part sur la planēte.

    Des femmes doivent aller à l’arriēre de l’autobus et des fillettes obligées de se marier à 13 ans ça ne le dérange pas. Mais la condition de la femme dans le monde islamique le prēocupe. Pensez vous que c’est vrai ?

    Non ēvidemment il s’agit d’un autre mensonge.

    Faut le faire.

  • permalien K. :
    28 avril 2012 @22h55   « »
    Les Saoud, ces musulmans que nous aimons tant

    L’Arabie saoudite devrait abolir le Tribunal pénal spécial, mis en place en 2008 pour juger les affaires de terrorisme, mais de plus en plus utilisé pour juger des dissidents et des militants de droits pacifiques sur des accusations politisées dans des procédures qui violent le droit à un procès équitable, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui [27/04/2012].

  • permalien Lou :
    29 avril 2012 @00h20   « »

    L’Arabie saoudite ferme son ambassade en Egypte

    Des manifestations ont été organisées devant l’ambassade d’Arabie saoudite au Caire pour dénoncer l’arrestation dans le royaume wahhabite d’Ahmed Mohamed Tharwat Al Gizawy, un avocat égyptien accusé d’avoir insulté le roi Abdallah. Cet avocat a dénoncé le sort réservé aux détenus égyptiens dans les prisons saoudiennes. Les autorités saoudiennes affirment qu’il a été arrêté pour détention de drogue.

    Selon l’Arabic Network for Human Rights Information (Anhri), une ONG égyptienne, Ahmed Mohamed Tharwat Al Gizawy a été arrêté car il avait été jugé par contumace à un an de prison et vingt coups de fouet pour avoir critiqué le pouvoir saoudien,

  • permalien K. :
    5 mai 2012 @19h44   « »

    Clash des civilisations ? Tu parles !

    Spoken like a true evangelist - Sin Has Led to Middle East Unrest : Saudi Cleric http://www.nytimes.com/reuters/2012...

    https://twitter.com/# !/tobycraigjon...

  • permalien K. :
    14 mai 2012 @21h49   « »

    Procès Breivik : un lancer de chaussure libérateur pour la Norvège

    Hurlant sa douleur, promettant l’enfer à Breivik, l’homme a été rapidement maîtrisé et emmené. Dans le couloir derrière la salle 250 d’abord, d’où ses pleurs terribles résonnaient dans la salle, puis jusqu’à un hôpital afin d’y recevoir toute l’aide psychologique nécessaire.

    "Le plus surprenant, explique Harald Stanghelle, rédacteur en chef du quotidien Aftenposten, qui suit le procès au jour le, c’est que ce ne soit pas arrivé plus tôt."

    Dans la soirée de vendredi, le lanceur de chaussure s’est dévoilé. Hayder Mustafa Qasim, 20 ans, a déclaré à la NRK, une station de la radio publique norvégienne, qu’il avait voulu envoyer un message au terroriste "pas seulement parce que j’ai perdu mon frère, mais à cause de tous les parents qui ont si mal". (..) Il habite en Irak et était venu cette semaine pour suivre le procès.

    (...)

    "Il a crié ce que nous tous, nous ressentons", a expliqué Unni Espeland Marcussen, la mère d’une des victimes.

  • permalien Ahmed Rabhi :
    27 juillet 2012 @14h39   « »

    Merah est un agent extérieur envoyé en Israël, Iran, Liban, Syrie, Egypte et Algérie : pour quoi faire ? C’était pour des liens avec les groupes islamistes terroristes (les islamistes sont des agents des pays de l’OTAN comme le montre pleinement la crise syrienne). Comment Merah peut-il se rendre en Syrie et en Afghanistan et en Israel avec un seul passeport sans être inquiété ? Il devait donc avoir deux passeports ! Qu’est-il allé faire en Kabylie, fief des terroristes islamistes, alors que sa famille vit à Médéa, à plus de 300 km de la Kabylie ? Puis on a eu besoin de lui mort, pour la réélection de Sarkosy ! Et c’est tout, un agent mort en service... comme un chien !

  • permalien Bob :
    1er septembre 2012 @17h30   « »

    Bonjour,
    Dés le départ , vous vous planter : vous n’étes pas hostiles aux Musulmans, ....nous donnons la parole aux Musulmans.
    Pour des intellectuels , vous faites fort !!!
    Vous ne faites mêmes pas la différence ; entre religion, nationalité , origine. remplacer le mot Musulman par Chrétiens, Juif, boudhiste...
    Cela fait bizarre ??.
    Pour moi , il y a des Arabes(on peut encore utiliser les terme, cela n’a rien d’insultant),ou Algériens, Tunisiens, Marocains ou autres, qui ne sont pas forcement Musulmans, ou qui voudrez sortir de cette amalgame !!!!
    Donc tout ces" penseurs", fontionnent , dans le mêmes, esprit binaire que vous.....
    Refus d’admettre que des gens peuvent abandonner leur religion d’origine, la critiquer, et lutter contre.
    Et refus de voir que les" Musulmans", on leurs fascistes, identitaires, intégristes....comme chez nous.
    Ce qui pertube votre vision du bon immigré, ou du bon Musulman.
    Malheureusement , comme partout, dans toutes communautée, nous avons de tout...il faut faire le trie sélectif

  • permalien Lecteur :
    10 avril 2013 @16h06   « »

    Bidar est un excellent penseur, d’une rare lucidité, et aux propos très équilibrés - c’est sans doute ce qui dérange le plus.

  • permalien le journal de Personne :
    11 septembre 2013 @09h22   « »

    Camarades, Je vous souhaite la bienvenue…

    Bienvenue en classe pour cette énième rentrée des classes. On va devoir refaire l’appel, le rappel et le contre appel… Ça s’appelle ?

    Rouler une pelle à la connaissance… Même si tout le monde sait que l’essentiel n’est pas la connaissance mais la reconnaissance… de soi et des autres.

    Vous avez le choix entre la différence et l’indifférence. Cachez-moi cette différence que je ne saurais voir ! L’État recommande la ressemblance… Apologie de l’apparence… Laissez être votre être, mais chez vous… pas ici… car je vous le dis sans être sûre que ce soit la vérité … ici c’est l’école de la République… laïque et identique pour tous !

    Bernard, qu’est-ce qui se passe ? Parle plus fort… sois plus clair, je n’ai rien entendu à ta requête. Oui… j’ai bien compris, tu as fait ta petite enquête et alors ? Tu t’es aperçu… de quoi donc ? Que Bachar a ôté le voile à sa quéquette ? Oui… oui je sais qu’on n’a pas le droit d’exhiber quelque signe religieux que ce soit… la circoncision est une affaire privée, qui relève de la conscience intime trop intime. On n’a pas le droit d’en faire un sujet d’offense et d’une manière ostentatoire devant ses petits camarades. Et puis je trouve petit Bachar que votre fierté est un peu mal placée… ça indispose sans raison comme toute tradition… avec laquelle on ne peut ni viser juste ni atteindre le plus haut… c’est au ras des pâquerettes !

    Levy… non tu ne vas pas t’y mettre toi aussi… La barbarie, je n’en peux plus… vas-y… Mais en prenant un petit raccourci… c’est Moamar ? Ça vous reprend… y en a marre de ces querelles répétitives… de quoi il s’agit ? Dis-moi tout sans tout me dire… comme d’habitude ! Moamar ? Quoi ? il a fait un gros trou dans son pantalon qui laisse aisément voir son cul… un trou de 15 cm ? Mais c’est énorme ! Et pourquoi il a fait ça ? Il dit que la mode n’est pas à un centimètre près et que c’est la seule manière d’être franc en France ? En montrant son trou du cul ! Non, quoi ? Ah oui… il voulait jouer franc jeu, il s’adresse à tout le monde en disant sans rien leur dire : ceci est mon cul… Ne te gêne surtout pas… vas-y baise-moi… Moamar, tu es complètement timbré mon petit, c’est tout ce que tu as trouvé pour protester contre la charte de la laïcité ? Attention Moamar tu vas finir par te faire baiser… je te le dis moi. Qu’est-ce que tu dis Levy ? Que tu n’arrête pas de le lui dire ? Et moi je te dis : arrête de faire semblant de prévenir… c’est toi qu’on devrait essayer de guérir !

0 | 100 | 200

Ajouter un commentaire