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Front national : mêmes causes, mêmes effets...

mercredi 2 mai 2012, par Frédéric Lordon

Dans une parfaite prescience de ce qu’est notre condition actuelle, Rousseau ne cachait pas être effaré qu’on puisse appeler « démocratie » un système qui donne la parole au peuple une fois tous les cinq ans pour le renvoyer à la passivité et à l’inexistence politique tout le reste du temps. Il vaut donc mieux ne pas louper l’ouverture de la fenêtre quinquennale ! — coup de chance c’est maintenant… comme en témoignent les cris d’horreur des médias redécouvrant qu’il existe un électorat d’extrême droite, peut-être même qu’il existe un électorat tout court, redécouverte il est vrai facilitée chaque fois que l’électorat en question les contredit. A quelque chose malheur est bon et, au milieu de si nombreux motifs d’accablement, le spectacle de la volaille éditocratique courant en tous sens dans un nuage de plumes pourrait presque être divertissant — s’il n’était destiné à finir aussi brutalement, et inutilement, qu’il a commencé : passé le second tour des législatives, « l’électorat » retournera aussitôt au néant dont, idéalement, il n’aurait jamais dû sortir.

Vaticinations ordinaires

Dans cette agitation intellectuelle sans lendemain où la sociologie spontanée le dispute à la prophétie historique, on est à peu près sûr d’engranger quelques perles, à l’image d’une longue tradition de vaticinations post-électorales dont il est tout de même utile de rappeler quelques-uns des plus remarquables accomplissements (à l’usage d’une corporation qui aurait sans doute élu le signe zodiacal du poisson rouge s’il avait existé). En 1988, persuadés d’avoir enfin rencontré la fin de l’histoire conforme à leur vœu, François Furet, Jacques Julliard, et Pierre Rosanvallon nous annoncent l’avènement définitif de la « République du centre » [1], entendre de la raison gestionnaire, celle dont on fait les cercles, nécessairement centriste car enfin débarrassée des embardées intempestives de l’« idéologie ». En tout cas la chose est certaine : l’affrontement bipolaire est mort et bien mort.

En 2002, avec un Front national (FN) au second tour de la présidentielle, la république du centre, légèrement sonnée, n’a pas trop compris ce qui lui est arrivé. Comme en 1995 (15 % déjà tout de même), mais en plus appuyé, l’extrême droite impose son irréductible mystère puisqu’elle a la propriété, dans le même mouvement, et de plonger le commentariat dans une insondable perplexité et de se poser (à chaque fois !) comme une aberration impossible à rattacher à l’ordre des causes ordinaires. Que la république du centre et ses puissants effets d’indifférenciation politique aient pu en être l’origine ne traverse évidemment pas un instant l’esprit des vaticinateurs. Les percées successives de l’extrême droite sont donc vouées à prendre l’étrange statut oxymorique d’une « exception récurrente » : à chaque fois uniques et incompréhensibles dans leur singularité même… mais faisant régulièrement retour ! Le commentaire autorisé à tendances prophétiques reprend heureusement tous ses droits, et surtout ses aises, lorsque le FN se fait oublier et avec lui l’encombrante « exception » sur laquelle on renâclait tout de même à prononcer la fin de l’histoire. Sous ce rapport, la présidentielle de 2007 est un millésime de première qualité puisque on nous y annonce simultanément et la résolution définitive du problème de l’extrême droite en France (« siphonnée ») et – « république du centre » RIP – l’avènement d’un sain bipartisme à l’anglo-saxonne (probablement « sain » parce qu’à l’anglo-saxonne) ne laissant plus face à face que les deux partis de gouvernement sérieux (à quelques pulvérisations latérales près ; quant aux 18,5% (!) de François Bayrou ils sont déclarés quantité négligeable, preuve supplémentaire que la république du centre mange pour de bon les pissenlits par la racine).

2012, patatras ! FN à 18% et solide quadripartisme : tout est par terre…

Le paradoxe de 2007 tient sans doute au fait qu’on n’aura rarement tiré conclusions si définitives à l’occasion d’un scrutin pour le coup si peu ordinaire — et alors même que (à moins que ce ne soit parce que) il a été lu, après celui de 2002, comme faisant heureusement retour à « l’ordre des choses ». En vérité 2007 et 2012 ne peuvent être analysés séparément, et le second est comme le reflet monstrueux du premier. Car on peut au moins mettre au compte du Sarkozy de 2007 d’avoir compris qu’il y avait matière à attraper l’électorat du FN aussi par la question sociale et d’avoir délibérément monté une stratégie électorale en conséquence, notamment : revalorisation salariale (« le président du pouvoir d’achat », sans doute accommodé à la manière de droite dans les escroqueries du « travailler plus pour gagner plus » — il est en effet d’une logique élémentaire de gagner plus si l’on travaille plus… — mais peu importe, c’est « pouvoir d’achat » qui, comme prévu, a été entendu) ; et puis, déjà, prise de distance d’avec l’Europe de la concurrence et déclarations d’empathie pour la France du « non » au Traité constitutionnel européen (TCE) de 2005.

On se souviendra pourtant surtout de la désinvolture rigolarde avec laquelle la « présidence du pouvoir d’achat » a été liquidée au détour d’une conférence de presse en 2008 ; quant à la « confrontation » avec l’Europe, l’alignement sans discussion sur le modèle allemand de l’austérité généralisée, la célébration du triple-A, le sacrifice des retraites en son nom, et la déclaration de mobilisation nationale pour le conserver (avant de le perdre) la font entrer sans coup férir dans les annales des reniements « fondateurs », à l’image du « tournant » de 1983 ou de l’enterrement de la « fracture sociale » d’octobre 1995.

Il faut avoir peu de sens commun pour s’étonner qu’à ce degré de trahison, l’électorat frontiste, un instant attiré par une offre politique mainstream qui semblait prêter attention à ses revendications sociales ait si violemment fait retour à ses positions de départ, avec en prime l’intention écumante de faire la peau au menteur. Et il en faut encore moins pour ne pas remettre l’événement dans la série longue qui lui donne toute sa signification politique — au prix, il est vrai, d’attenter aux vérités que la « république du centre » (électoralement morte mais encore bien vivante dans les têtes de l’oligarchie politique-éditocratique) avait en son temps rêvé de figer pour l’éternité : la mondialisation et l’Europe libérales.

Portant à toutes les erreurs d’analyse ceux qui étaient trop disposés à prendre leur désir pour la réalité, l’« anomalie » du scrutin de 2007 demande donc bien plutôt à être reconsidérée comme une occurrence de plus d’une régularité politique de longue période — mais celle-là même qu’aucune des certifiées élites ne voudra admettre, ni seulement voir. Car sans discontinuer depuis 1995, le corps social, quoique se dispersant entre des offres politiques variées, n’a pas cessé de manifester son désaccord profond avec le néolibéralisme de la mondialisation et de l’Europe Maastricht-Lisbonne ; et avec la même constance, le duopole de gouvernement, solidement d’accord, par delà ses différences secondes, sur le maintien de ce parti fondamental, n’a pas cessé d’opposer une fin de non-recevoir à ce dissentiment populaire. La montée du FN n’est pas autre chose que le cumul en longue période de ces échecs répétés de la représentation, le produit endogène des alternances sans alternative qui pousse, assez logiquement, les électeurs à aller chercher autre chose, et même quoi que ce soit, au risque que ce soit n’importe quoi.

Granitique continuité de la vie politique française

La séquence historique devrait pourtant être suffisamment éloquente pour qu’on y prête attention. 1993 et l’élection d’Edouard Balladur seront le chant du cygne du néolibéralisme période « comme dans du beurre ». Jacques Chirac ne gagne en 1995 que d’avoir, ou de feindre avoir compris et les dégâts de cette politique et le désaveu où elle est tombée — mais d’une compréhension manifestement insuffisante pour joindre le geste à la parole. La « fracture sociale » est la première réponse politique à cette colère sociale et significativement elle rafle la mise, quoique avec déjà Le Pen père à 15 %… avant d’être abandonnée en rase campagne sous la pression, non pas des « événements » ou des « contraintes extérieures », mais de l’obstination de la classe préceptrice, technocrates de cabinets indifférenciés, éditorialistes commis et experts de service, qui, confits dans leur propre satisfaction matérielle, sont à cent lieues de concevoir qu’une partie croissante de la population ne partage pas leur félicité, et plaident sans relâche pour la perpétuation de ce monde qui leur va si bien — c’est-à-dire pour l’adaptation au cadre des contraintes, plutôt qu’à sa transformation. Le retour de manivelle ne se fera pas attendre bien longtemps. La « fracture sociale » classée sans suite fin octobre, le plus grand mouvement social depuis 1968 commence fin novembre. Et le faux rebouteux est renvoyé à l’inauguration des chrysantèmes en 1997.

Intrat Lionel Jospin, élu non seulement par la disgrâce de Chirac (Alain Juppé) mais aussi pour avoir tenu le discours susceptible de rencontrer les attentes populaires, à savoir : arrêt des privatisations, notamment celle de France Télécom, et engagement solennel à ne valider le Traité d’Amsterdam qu’à satisfaction de trois conditions catégoriques (l’instauration d’un gouvernement économique pour contrebalancer le pouvoir de la BCE, une orientation de politique monétaire qui écarte les aberrations de « l’euro fort », et une réorientation des traités économiques dans le sens de la croissance). Comme on sait France Télécom finira privatisée — le bilan du gouvernement Jospin en cette matière surpassant même celui de son prédécesseur Balladur. Quant aux trois conditions sine qua non, il ne faudra pas quinze jours pour qu’elles soient abandonnées à quelques oblats rhétoriques qui n’engagent à rien, le « pacte de stabilité » devenant « pacte de stabilité et de croissance », avec les mirifiques effets que l’on sait. Ajoutons pour la route le refus de s’opposer à la fermeture de Vilvoorde, l’aveu déconfit de ce que « l’Etat ne peut pas tout », en particulier pas sauver les LU, le grassouillet régime fiscal des stock-options (Strauss-Kahn), la conversion de la gauche-de-gouvernement au reaganisme de la baisse des impôts (Laurent Fabius), la signature (quinze jours avant le premier tour de 2002 — quel talent !) des accords européens de Barcelone ouvrant à la concurrence les services publics de l’énergie, des transports et du courrier, et il s’en trouve encore pour s’étonner rétrospectivement que Jospin se soit fait sortir, et surtout de s’être retrouvés avec le FN au second tour…

Et revoilà Chirac ! Mais assisté de tous les bien-placés qui, FN oublié depuis le lendemain de sa réélection, font bloc pour défendre le TCE en 2005. Trois fois déjà le corps social a protesté contre la continuité du duopole néolibéral, mais c’est probablement qu’il n’a pas bien compris. On va donc lui réexpliquer. Par chance la ratification du TCE offre une occasion sans équivalent de pédagogie à l’usage du peuple enfant, PS et UMP unis pour la défense des choses vraiment importantes — on se souvient de cette fameuse « une » de Paris Match conjoignant… François Hollande et Nicolas Sarkozy, en un raccourci politique saisissant de toute l’époque. Le succès est total. Expérience de pensée : soit une hypothétique élection présidentielle en décembre 2005, quel aurait pu être le score du Front national ? Vous direz quels arguments permettent de prévoir ou non sa présence au second tour et tenterez d’évaluer le nombre de manifestants lycéens et le format de titraille des « unes » antifascistes de Libération propres à éviter l’élection pour de bon de son candidat.

Arrive Sarkozy 2007… On connaît la suite : simulacre de compréhension du rejet de la population à l’endroit du néolibéralisme européen, construction d’une position politique syncrétique en campagne mais contradictoire (et intenable) en régime, résolution violente de la contradiction par reniement express, à la fois par la force des inclinations de classe — le président des riches peut à la rigueur dire certaines choses... mais certainement pas les faire — et par l’obstination de l’oligarchie dirigeante, élites économiques, administratives et médiatiques confondues. 2012, sanction, celle de Sarkozy en particulier, mais plus généralement — la cinquième d’affilée tout de même ! — d’une « démocratie représentative » qui ne représente plus rien.

Le FN, produit endogène des alternances sans alternative

On ne reconnaît pourtant jamais si bien la surdité politique qu’à son empressement à certifier qu’elle a « bien entendu le message » et que « les Français ont envoyé un signal fort ». Il faut croire que la force adéquate du « signal », désormais, ne devrait pas viser en dessous du coup de fourche pour que « le message soit entendu » pour de bon. En attendant, de secousse en secousse, le FN fait sa pelote, et toujours pour les mêmes raisons, celles de la protestation antilibérale constamment réaffirmée, et du déni qui lui est constamment opposé. Il faut donc vraiment des œillères pour ne pas voir, ou ne pas vouloir voir, la régularité granitique qui conduit la vie électorale française : quand l’orthodoxie néolibérale pressure les salaires, dégrade les conditions de travail, précarise à mort ou jette au chômage, quand elle détruit les services publics, abandonne les territoires par restriction financière, menace la sécu et ampute les retraites, toute proposition de rupture reçoit l’assentiment, toute trahison grossit le ressentiment, tout abandon du terrain nourrit le Front national [2].

La vie politique française est donc bien moins compliquée que ne voudraient le faire croire les experts à tirer dans les coins qui se sont fait une spécialité de l’évitement des questions de fond, et notamment de celle qui (les) fâche : la question de la mondialisation, et de son incarnation européenne — à l’image de l’inénarrable Bernard Guetta qui, après les baffes successives du TCE, des scrutins désastreux et de la crise européenne sans fond en est toujours à trouver insensé qu’on puisse faire « de l’Union européenne le cheval de Troie de la mondialisation [3] ». Aussi vont-ils répétant que tout projet de transformation de cet ordre social n’est que « repli sur soi »... Le libre-échange et la finance déréglementée nous détruisent, mais toute tentative d’échapper à la destruction commet la faute morale du « repli sur soi ». Le corps social devrait donc avoir l’heur de se laisser détruire avec grâce — et l’on s’étonne qu’une part croissante de l’électorat prenne le mors aux dents ! Conformément en effet à un enchaînement très semblable à celui que Karl Polanyi avait décrit à propos des années 1920-1940, le (néo)libéralisme, entre inégalités, relégation des pauvres et déréliction individualiste, détruit la société [4]. Très logiquement, et de la même manière qu’alors, le corps social lutte pour résister à sa propre destruction, quitte à s’emparer des pires moyens, parce que toutes autres solutions épuisées, ce sont les seuls, et qu’aux désespérés quelque chose vaut toujours mieux que rien.

On dira cependant que, cette année, un autre moyen il y en avait un, puisqu’il y avait un Front de gauche (FdG), et qu’il n’a pas empêché les 18 % de Le Pen. Mais c’est que le FN est dans le paysage depuis trente ans, et le FdG depuis trois ! — encore n’a-t-il eu probablement pour bon nombre d’électeurs d’existence réelle pour la première fois que cette année. Or la présence pérenne du FN a eu le temps de produire ces pires effets d’incrustation, aussi bien, dans les classes populaires, la conversion partielle des colères sociales en haines xénophobes, que, dans les classes bourgeoises (petites, et parfois grandes), la libération d’un racisme longtemps tenu à l’isolement par les conventions sociales et la menace de l’indignité, mais jouissant de nouvelles licences quand 15 % à 20 % de la population rejoignent ouvertement l’extrême droite — et qu’il est désormais permis de vivre sa « foi » à l’air libre. C’est tout cela qu’il appartient à un Front de gauche de défaire, et d’en venir à bout dès son premier scrutin présidentiel était à l’évidence trop demander. Ceux qui voyaient Jean-Luc Mélenchon au second tour se sont enivrés tout seuls, aidés le cas échéant de quelques liqueurs sondagières — mais ceci n’était pas raisonnable. Le FdG a fait 6,5 % pour sa première sortie électorale nationale (les européennes de 2009), il fait 11 % à sa deuxième, ce sont des résultats plus qu’encourageants. Mais qui ne doivent pas faire oublier que la construction d’une position électorale est une longue patience.

Une patience d’autant plus longue en l’occurrence qu’à propos des électeurs FN qu’il lui incombe de reconquérir, même la gauche (la vraie gauche) commence à donner des signes de fatigue intellectuelle. En témoignent les refus exaspérés d’entendre seulement dire « la France qui souffre ». Assez de la souffrance sociale ! et retour aux explications simples et vraies : ce sont des salauds de racistes. Dans une parfaite symétrie formelle avec la droite qui, en matière de délinquance, refuse les « excuses sociologiques », d’ailleurs tristement suivie par la (fausse) gauche depuis un sombre colloque de Villepinte en 1997 (à chaque terme socialiste ses abandons…), voilà qu’une partie de la (vraie) gauche, en matière de vote FN, ne veut plus de « l’alibi » de la souffrance sociale. Cette commune erreur, qui consiste à ne pas faire la différence entre deux opérations intellectuelles aussi hétérogènes que expliquer et justifier (et par suite « excuser »), finit inévitablement en le même catastrophique lieu de l’imputation d’essence, seul énoncé demeurant disponible quand on s’est privé de toute analyse par les causes. Les délinquants seront alors la simple figure du mal, n’appelant par conséquent d’autre réponse que la répression. Quant aux électeurs de l’extrême droite, ils sont donc « des salauds », appelant… quoi d’ailleurs ? La colonie lunaire ? Au déplaisir général sans doute, il faudra pourtant faire avec eux.

Le déplaisir, voilà précisément l’affect à laisser à sa place autant que possible quand il est tant soit peu question d’analyse politique. Et jamais peut-être la dégrisante maxime spinoziste n’aura été plus nécessaire, qui appelle à « ne pas rire, ne pas déplorer, non plus détester, mais comprendre ». Sinon la suspension complète du jugement, du moins sa trempe est en l’occurrence d’autant plus requise que, d’un racisme l’autre, la démission à comprendre le racisme tout court a le plus souvent pour terminus le racisme social : affreux, sales et méchants — on imagine sans peine les effets politiques qu’il est permis d’attendre d’un viatique intellectuel de pareille minceur, et l’on notera au passage la symétrie tropologique de ces deux cousins opposés, l’un comme l’autre démarrant du même pas : « à la fin, ça suffit, il faut bien appeler un chat un chat », soit : « les électeurs du FN sont des gros cons » exactement comme « les arabes sont trop nombreux ».

Sauf à des esprits un peu épais et par trop portés aux visions du monde par antinomies, vouloir sortir les électeurs FN de la catégorie « gros cons » n’équivaut donc en rien à les verser dans celle des « gens aimables ». Il s’agit bien plutôt de les soustraire à toutes les catégories (morales) du jugement par sympathie ou par empathie (ou bien antipathie) pour les restituer à la seule compréhension causale — dénuée de toute participation. Il n’y a rien à « admettre », encore moins à « partager » du racisme des racistes, mais tout à comprendre, à plus forte raison pour tous ces cas de racisme qui, ne s’expliquant pas directement par les causes matérielles (retraités niçois ou toulonnais très convenablement argentés par exemple), n’en sont par là que des défis plus urgents à l’analyse.

Hollande, ultime recours ??

Dans l’intervalle, on accordera sans peine qu’il faut de l’estomac pour avaler les « France qui souffre » débitées ad nauseam par Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et leur clique. Mais d’une part il n’y a aucune raison de céder à une sorte de loi de Gresham par laquelle, de même que la mauvaise monnaie chasse la bonne, les usages hypocrites chasseraient les usages pertinents. Et d’autre part, la question de la sincérité pourrait bien être finalement secondaire — étrange et anachronique reliquat du débat théologique de l’attrition et de la contrition — : si la « démocratie » électorale a un seul avantage c’est peut-être, dans certaines conditions (rares), de forcer les gouvernants à au moins dire des choses que jamais ils ne diraient spontanément, et même, encore au-delà (bien au-delà), de les forcer parfois à les faire. La seule question intéressante est donc moins celle de la sincérité que celle de la jonction du geste à la parole, qui n’est pas une affaire de disposition intérieure mais de rapport de force extérieur !

Il est bien certain, pour l’heure, qu’entre le FN qui rafle la mise, Sarkozy qui court derrière, et le Front de Gauche encore à sa maturation, l’état du rapport de force en question n’est pas exactement un motif de réjouissance. C’est donc le PS de Hollande qui est l’ultime recours — nous voilà propres… Car « l’ultime recours », devenu depuis vingt ans étranger à la souffrance sociale et aux classes qui l’expriment, dénégateur des destructions de la mondialisation et de l’Europe libérale, liquidateur répété de ses propres embryons de promesses progressistes, incarnation jusqu’à la caricature sociologique de l’isolement des gouvernants, ignorant tout des conditions de vie des gouvernés, ce « recours »-là porte à part égale la coresponsabilité historique du désastre politique présent.

C’est bien pourquoi les maigrelets engagements du candidat « socialiste » ne peuvent jouir que d’un crédit très limité, particulièrement sur les questions qui décident de tout : la finance et l’Europe. Confirmant que le socialisme de gouvernement a été historiquement le meilleur ami de la déréglementation financière, François Hollande, sitôt dénoncé « l’ennemi sans visage », s’est empressé d’aller à Londres rassurer la City quant à l’innocuité de ses intentions véritables. On ne s’étonnera donc pas de trouver dans son programme sous le titre ronflant de « Dominer la finance » des propositions à l’état de simples songes, ou d’inoffensives bluettes, à l’image d’une agence de notation publique — problème dont il faut rappeler sans cesse qu’il est totalement périphérique —, ou d’un projet de contrôle des produits dérivés, pourtant crucial mais laissé à l’état de pure évocation, toutes choses d’ailleurs renvoyées à d’improbables initiatives de l’Europe — dont la passivité et l’incapacité à avoir produit la moindre avancée régulatrice sérieuse, cinq ans après le déclenchement de la plus grande crise financière de l’histoire, en disent pourtant assez long sur le degré auquel elle est commise à la financiarisation.

Plus gros morceau encore, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), dont le candidat Hollande a promis d’un ton martial mais pas trop tout de même qu’il demanderait la renégociation — et l’on pense inévitablement au sine qua non de Jospin à propos du Traité d’Amsterdam... A tous les niveaux décidément, les mêmes causes entraînent les mêmes effets, avec en plus une aisance croissante dans le reniement, devenu pratique habituelle. Michel Sapin, potentiel ministre de l’économie, s’en va ainsi rassurer le Financial Times et jurer que son candidat « ne dit pas que nous devons renégocier la discipline budgétaire » [5] — au moins c’est clair. Tout l’article du Monde qui relate ces savants ajustements anticipés est de la même édifiante farine : « il faut à ses [François Hollande] yeux compléter le traité en adjoignant à la “règle d’or” un volet “croissance” » — « compléter » qui ne signifie donc pas « retrancher », et « adjoindre » qui veut dire « conserver »... Mais le meilleur tient sans doute à l’énoncé à peine voilé des conditions auxquelles le président Hollande a d’ores et déjà prévu de rendre les armes de bonne grâce : « les socialistes font savoir qu’un pacte non modifié (c’est moi qui souligne), mais accompagné d’un protocole additionnel, et de conclusions du Conseil européen plus substantielles sur la croissance pourrait être acceptable par la France ». « Les socialistes font savoir » que la verroterie avec laquelle on les achète est toujours aussi modique : comme en 1997, des mots suffiront.

Se peut-il que la sortie de Mario Draghi, président de la BCE, appelant à sauver la croissance en train de périr pour de bon sous les plans d’austérité magnifiquement coordonnés, puisse modifier sensiblement la donne ? A l’évidence bon nombre de pays serrent les dents des absurdités de l’austérité en période de crise, et sont visiblement en attente d’une possible coalition (à laquelle la France apporterait une contribution importante) qui permettrait de desserrer la contrainte. Si la chose se produisait, elle devrait cependant moins au volontarisme transformateur de François Hollande qu’à la cristallisation fortuite d’une situation politique nouvelle après l’accumulation d’échecs (le dernier en date étant l’Espagne) et surtout l’ajout à la liste des Pays-Bas, jusqu’ici membre insoupçonnable du hard core triple-A, mais désormais lui aussi hors des clous et condamné à la rigueur.

Que « la chose » se produise reste pourtant très improbable. Car dans un de ces faux-semblants rhétoriques qui est comme la marque de fabrique d’un néolibéralisme devenu illégitime, la « croissance » de Mario Draghi parle de tout ce qu’on veut sauf de ce dont il est vraiment question, à savoir : en finir avec l’aberrante obligation de réduire les déficits à toute force en période de récession, équivalent fonctionnel des contresens que furent les politiques de Hoover en 1929, de Laval en 1935… ou de Brüning en 1931. Bien plutôt il s’agira — il en est en fait déjà question depuis assez longtemps — de « politiques structurelles », c’est-à-dire de quelques pas de plus dans la déréglementation (des services, du marché du travail, etc.), contresens ajouté au contresens car ces politiques ne visent qu’à relancer la croissance par la compétitivité et les exports, ce qui signifie d’une part que leur généralisation les voue à l’inefficacité collective (la compétitivité par la déflation salariale n’est jamais qu’un avantage relatif… qui disparaît comme tel lorsque tout le monde la poursuit), et d’autre part, qu’à supposer même ces politiques efficaces, elles ne produiraient leurs effets au mieux qu’à horizon de plusieurs années — pas vraiment à la hauteur des urgences d’une relance réelle.

De « complément » en « adjonction » en tout cas, le candidat Hollande a déjà fait savoir que le dispositif central du TSCG, à savoir la règle d’or comme mécanisme aveugle de réduction des déficits, n’attirait pas de sa part la moindre critique de fond. Et on l’a moins encore entendu exprimer la moindre protestation à l’idée de l’empire des marchés financiers sur les politiques économiques, ni le premier projet d’y remédier sérieusement. Désormais accoutumé à la verroterie, on peut compter sur lui pour valider les prodigieuses avancées qui verront, à l’occasion de l’un de ces irréparables sommets dont l’Europe a pris l’habitude, « la-croissance » rejoindre en mots toutes les dispositions qui la tuent en fait.

***

On ne saurait que difficilement reprocher aux électeurs du FN d’être incapables de rapporter leurs misères sociales à l’article 63 (liberté de mouvements des capitaux) ou aux articles 123 (interdiction du financement des déficits par la Banque centrale européenne) et 126 (déficits excessifs) du Traité de Lisbonne, ou à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou au comité de Bâle qui en sont pourtant les causes réelles mais abstraites, et surtout lointaines — à défaut de quoi, comme on sait, la déflection du mécontentement peut élire n’importe quel fait comme cause prochaine (et dernière) : par exemple des Arabes vus à la télé… C’est lorsque ceux à qui il appartiendrait d’établir les connexions réelles des causes et des effets commencent à manquer à leurs devoirs, par la dénégation, ou pire encore par la diversion, que le débat politique prend un mauvais tour. Or, tout autour du peuple abandonné il n’y a plus que cela : précepteurs de la raison social-libérale occupés à nier toute implication de leur monde rêvé dans les infortunes populaires et à exclure même que la question soit posée — des Bernard Guetta —, ou bien, forme évidemment plus pernicieuse, crapules politiques affairées à conforter ces électeurs dans l’idée qu’en effet les Arabes sont le problème et la police la solution. Spectacle à laisser la mâchoire pendante, voilà qu’au beau milieu de la plus grande crise du capitalisme le débat de second tour roule sur le vote des étrangers et la présomption de légitime défense des flics sans qu’aucun des interrogateurs du candidat de droite ne viennent dire le caractère éhonté de sa manœuvre — il est vrai que depuis des décennies les médias n’ont eu de cesse d’escamoter les vrais problèmes et de promouvoir les faux, et eux, ce qui est peut-être pire, sans la moindre intention manœuvrière…

Alors très bien, prolongeons les tendances : un FN resplendissant, une droite désormais accrochée à ses basques, un Front de gauche sans doute sorti des limbes mais au début seulement de son parcours, un PS frappé de stupeur à l’idée qu’on puisse objecter quoi que ce soit de sérieux à l’Europe libérale et à la mondialisation, un chœur de précepteurs éditocratiques-experts obstiné à le conforter dans cette sage restriction (comme en témoigne incidemment le délire haineux dont a fait l’objet la campagne de Mélenchon, engagé à poser les questions qui ne doivent pas être posées)… On cherche la maxime qui, toutes choses égales par ailleurs, permettrait d’éclairer par anticipation la situation politique de 2017. Et facilement on trouve : mêmes causes, mêmes effets.

Notes

[1] François Furet, Jacques Julliard, Pierre Rosanvallon, La République du centre. La fin de l’exception française, Seuil, 1988.

[2] Lire Claude Julien, « Les fourriers du Front national », Le Monde diplomatique, mars 1996.

[3] Bernard Guetta, « Le crime des nouvelles droites européennes », Libération, 26 avril 2012.

[4] Cf. « Avez-vous lu Polanyi ? », Le Monde diplomatique, janvier 2012.

[5] Philippe Ricard (à Bruxelles), avec Frédéric Lemaître (à Berlin), Sandrine Morel (à Madrid), Philippe Ridet (à Rome) et Alain Salles (à Athènes), « Le débat sur la croissance s’intensifie en Europe », Le Monde, 25 avril 2012.

172 commentaires sur « Front national : mêmes causes, mêmes effets... »

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  • permalien piaguet :
    6 mai 2012 @09h11   « »

    Toujours pertinent (et un bref rappel aux affects spinoziens) confortant l’abonnement au Diplo.

  • permalien abilio :
    6 mai 2012 @09h49   « »

    It is my first time here, at the french blogosphere. I find it very solid. And I’m sad because we have europeans debates with national scope, with the same problems but without a common space.
    And also sad because I came from the radical left and we have a lot of european left parties without a common programe. How long will it take for a radical left in Europe ? European Capital shares a language : €, it is time, maybe, for a common european debate here, at the internet.
    please to meet you...

    kitikrit@blogspot.com.es

  • permalien BA :
    6 mai 2012 @10h06   « »

    L’hémorragie s’accélère : les capitaux sont en train de quitter six Etats membres de la zone euro.

    1- Le pire : l’Italie. Les capitaux quittent de plus en plus massivement l’Italie : c’est la couleur rouge sur le graphique.

    2- Le deuxième Etat le plus touché par cette fuite des capitaux est l’Espagne : en violet sur le graphique.

    3- Troisième Etat le plus touché : la Grèce. C’est en bleu clair.

    4- Quatrième Etat : l’Irlande. C’est en vert clair.

    5- Cinquième Etat : le Portugal. C’est en gris.

    6- Sixième Etat : la France. C’est en orange.

    Nous pouvons remarquer que la fuite des capitaux hors de France a commencé en été 2011. Depuis l’été 2011, les capitaux fuient hors de France, et ils sont transférés vers l’Allemagne, vers les Pays-Bas, vers le Luxembourg, etc.

    La France a rejoint le Club des Cinq.

    La France a rejoint le Club des cinq Etats européens en qui les épargnants, les détenteurs de capitaux et les investisseurs n’ont plus confiance.

    http://www.bloomberg.com/news/2012-...

  • permalien Jordi GRAU :
    6 mai 2012 @10h10   « »

    A Claude

    Bonjour.

    J’aimerais réagir au début de votre message :

    Frédéric Lordon,
    Pourquoi la vraie gauche devrait-elle trouver des "excuses sociologiques" au électeurs FN alors que ceux ci sont les premiers à ne pas vouloir en trouver pour les autres ?
    Qu’ils trouvent au contraire que sur le plan de la répression et de l’immigration Sarkozy a été un peu mou ?

    Le fait, qu’ils goûtent un peu au traitement qu’ils infligent aux autres me parait au contraire être un juste retour de balancier.

    Je ne veux pas parler à la place de Frédéric Lordon, mais il me semble qu’il ne veut pas trouver des "excuses" (même sociologiques) aux électeurs du FN. Il ne s’agit pas de dire que ces gens sont de pures et simples marionnettes qui n’auraient aucune volonté personnelle ni aucune responsabilité. Il s’agit simplement de comprendre, à la manière dont un sociologue peut essayer de comprendre le comportement d’un délinquant, sans pour autant l’approuver ni en faire une pure victime des circonstances.

    Bien évidemment, votre désir de revanche à l’égard de ces gens est lui aussi tout à fait compréhensible. Il est certain que ça défoule de dire : "Ce sont des gros cons" ou "Ce sont des salauds, il n’y a rien à comprendre". On peut même avoir un sentiment de justice à l’idée qu’on leur fait subir un traitement qu’ils font subir aux autres.

    Mais aussi compréhensible soit-elle, cette réaction n’est pas la meilleure qui soit. Sur le plan des principes, d’abord, nous devons tout faire pour parler et penser différemment que nos adversaires. Si nos analyses sont aussi sommaires que les leurs, nous leur ressemblons. Or, tout notre honneur est de ne pas leur ressembler.

    Ensuite, sur le plan de l’efficacité, on peut se demander s’il est bien venu de se contenter de condamnations morales. Les idées du FN n’ont cessé de progresser, malgré l’opprobre qu’elles ont longtemps subies. En valeur absolue, les gens qui ont voté FN sont nettement plus nombreux que les voix cumulées du FN et du MNR en 2002, car l’abstention était alors plus forte. De plus, les idées du FN sont de plus en plus reprises par l’UMP. Cela signifie qu’il y a de plus en plus de gens qui sont sensibles à ces idées dans nos familles, parmi nos collègues, nos voisins, etc. Pouvons-nous seulement leur dire : "Honte à vous !" ? J’ai peur que cela ne les renforce, justement, dans leur rôle de victimes incomprises.

    Bref, il me semble qu’on peut rester ferme, montrer tout ce qui nous sépare des idées du FN, sans pour autant tomber dans un refus irrationaliste de comprendre. Ce qui est mauvais, ce ne sont pas les tentatives d’expliquer le vote FN, c’est la dérive droitière d’une partie de la presse, des intellectuels et du monde politique. C’est cette connivence-là qui est désastreuse, et non la volonté d’expliquer un phénomène qu’on désapprouve par ailleurs.

  • permalien Nathan :
    6 mai 2012 @10h16   « »

    Espérons qu’en 2017, Frédéric Lordon nous donnera son avis sur les propositions économiques du candidat du Front de Gauche car en 2012, Mélenchon a refusé de les chiffrer tandis que Lordon s’est réfugié dans le silence.

    http://www.lemonde.fr/election-pres...

    Ce n’est pas tout de diagnostiquer la montée de l’extrême-droite en affirmant que la France a vécu une succession de fausses alternances qui n’ont jamais cherché à s’attaquer à la racine (économique) du mal mais je pense que Lordon a raté l’occasion de de nous rendre un peu plus crédible l’alternative qu’il imagine.

    Il est vrai que Frédéric Lordon n’attend rien des élections mais tout d’une aggravation importante de la crise, laquelle amènera le peuple à entrevoir une autre redistribution du possible et de l’impossible (comme il est dit dans un autre article). Mais je ne suis pas sûr qu’une situation catastrophique et proche de la guerre civile constitue le contexte idéal pour prendre les bonnes décisions. En Union Soviétique, la guerre civile a amené la famine, le stalinisme et les goulags. Faire confiance à ce point dans le déchaînement des forces de l’histoire me semble dangereux.

  • permalien Jordi GRAU :
    6 mai 2012 @11h42   « »

    Réponse à Nathan

    Bonjour.

    Je ne suis pas économiste, et il est certain que Frédéric Lordon pourrait sans doute vous répondre mieux que moi. Cela dit, des réponses se trouvent déjà dans l’intéressant article du Monde auquel vous renvoyez.

    Cet article commence par dire qu’il n’y a pas d’estimations chiffrées dans le programme de Mélenchon. C’est sans doute vrai en partie, mais pas complètement, car il y a tout de même un certain nombre de chiffres qui sont donnés dans l’article même.

    Ensuite, il est certain que le programme du Front de Gauche prévoyait des mesures inconstitutionnelles ou contraires aux traités européens. Mais on peut facilement répondre à cela. D’abord, la constitution n’est pas inamovible. Jospin, Chirac, et surtout Sarkozy ne se sont pas privé de la faire modifier. Quant aux traités européens, ils enferment les gouvernements dans des carcans qui conduisent à la catastrophe. Si on veut sortir de la crise et éviter une grave récession, il faut briser ces carcans. Jacques Généreux, le conseiller économique de Mélenchon, s’en est bien expliqué dans son livre Nous, on peut ! Si on mène en France une politique d’austérité comme en Grèce, en Italie ou en Espagne, l’économie va être fortement déprimée, ce qui sera nuisible tout à la fois à la population et à l’Etat, qui verra ses recettes diminuer.

    Conclusion : les propositions du Front de Gauche ne sont pas si irréalistes que ça. Ce qui est vraiment irréaliste, c’est de croire qu’on peut continuer avec ce double carcan des traités européens et des marchés financiers (les deux choses étant d’ailleurs étroitement liées). Si Hollande est élu ce soir, il aura du mal à respecter ses promesses, pourtant très modérées, car il n’aura probablement pas le cran de s’attaquer vraiment aux marchés financiers et à l’Europe.

    Sur ce sujet, je vous recommande vivement un reportage de dix minutes, intitulé Le plan de bataille des financiers. Il est accessible sur cette page.

    Je vous conseille également la lecture de cet éditorial de Serge Halimi.

  • permalien Rémi :
    6 mai 2012 @12h28   « »

    « Spectacle à laisser la mâchoire pendante, voilà qu’au beau milieu de la plus grande crise du capitalisme le débat de second tour roule sur le vote des étrangers et la présomption de légitime défense des flics sans qu’aucun des interrogateurs du candidat de droite ne viennent dire le caractère éhonté de sa manœuvre — il est vrai que depuis des décennies les médias n’ont eu de cesse d’escamoter les vrais problèmes et de promouvoir les faux, et eux, ce qui est peut-être pire, sans la moindre intention manœuvrière… » : Excellent résumé de la situation, cette séquence était effectivement tout bonnement ahurissante.

  • permalien Jordi GRAU :
    6 mai 2012 @12h48   « »

    Suite de ma réponse à Nathan

    En relisant mon précédent message, je me suis aperçu que j’avais davantage répondu à l’article du Monde auquel vous renvoyez qu’à vos propres propos.

    J’en viens donc maintenant à vos critiques de Frédéric Lordon. Sans doute peut-il très bien se défendre tout seul, mais j’imagine qu’il n’en a pas trop le temps, puisqu’il intervient très peu sur son blog.

    Il est sans doute dommage que M. Lordon n’ait pas explicitement fait d’analyses du programme de Mélenchon. Cependant, il est évident qu’il y a de fortes convergences entre sa pensée et celle du Front de Gauche. J’imagine que M. Lordon a choisi de ne pas parler de ce sujet pour éviter d’avoir l’air de donner des consignes de vote. Son rôle, je crois, est de donner des éléments d’analyse permettant à ses lecteurs de voter intelligemment, pas de leur dire comment il faut voter. Mais il est vrai qu’il aurait pu analyser en détail les propositions de Mélenchon, sans pour autant appeler à voter pour ou contre ce dernier...

    Quant à l’idée que M. Lordon met tout son espoir sur une aggravation de la crise, j’aimerais que vous me citiez précisément vos références. Il est certain qu’il n’accorde pas une importance excessive aux élections, puisque les partis dominants (PS et UMP) n’apportent aucune véritable solution pour sortir de la crise. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit persuadé que le peuple français va s’insurger massivement contre les diktats de l’Union européenne et des banques et contraindre le gouvernement à choisir les vraies solutions économiques. Au contraire, le dernier article de M. Lordon montre un relatif pessimisme, puisqu’il fait un lien entre le pourrissement de la situation économique et les succès du Front National. Par ailleurs, il semble indiquer qu’une solution politique est envisageable à moyen terme, si le front de gauche continue de progresser :

    Il est bien certain, pour l’heure, qu’entre le FN qui rafle la mise, Sarkozy qui court derrière, et le Front de Gauche encore à sa maturation, l’état du rapport de force en question n’est pas exactement un motif de réjouissance. C’est donc le PS de Hollande qui est l’ultime recours — nous voilà propres…

  • permalien toto :
    6 mai 2012 @17h59   « »

    @INDIGNE

    Indigne, oui, de citer un ancien défenseur de la révolution culturelle de Mao et du "Kampuchéa démocratique" aux millions de victimes. A moins que vous ne soyez qu’un provocateur à la solde du FN.

  • permalien BA :
    7 mai 2012 @00h22   « »

    Dimanche 6 mai 2012 :

    ALERTE - Les nationalistes en tête des élections législatives en Serbie.

    BELGRADE - Les nationalistes populistes du Parti serbe du progrès (SNS, opposition) devancent les pro-européens du président sortant Boris Tadic aux législatives serbes, sans atteindre la majorité absolue, selon des estimations présentées dimanche.

    A l’issue des élections générales de dimanche, le SNS a obtenu 24,7%.

    La coalition formée autour du Parti démocratique (DS) de M. Tadic a obtenu 23,2%, selon les estimations de CESID, un organisme indépendant qui surveille le scrutin.

    En troisième position de faiseur de rois, avec 16,6% de voix, arrive le Parti socialiste (SPS) de l’actuel ministre de l’Intérieur, Ivica Dacic, membre de la coalition gouvernementale sortante.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALE...

  • permalien Gladiador :
    7 mai 2012 @17h16   « »

    Pourquoi personne ne m’a prévenu de ce nouveau Lordon ? Très politique cette fois ci. C’est un peu le cris dans le désert car nous qui lisons ce que Lordon écrit somme trop peu nombreux, quasi insignifiants. Vous savez quoi ? Les révolutions ont toujours eu lieu en dehors du temps et de l’espace prévu par les élites et celle ci ne sera pas différente. Les élections démocratiques contemporaines n’ont jamais produits de révolutions (dans le sens de changements systémiques).

  • permalien BA :
    7 mai 2012 @22h22   « »

    Lundi 7 mai 2012 :

    En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite.

    La Bourse d’Athènes a dégringolé de 7,6% lundi 7 mai, au lendemain d’élections législatives qui ont lourdement sanctionné les deux partis pro-austérité et envoyé pour la première fois des néonazis au Parlement.

    Que se passera-t-il si la Grèce rejette l’austérité ?

    Si aucun accord de gouvernement n’intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Un agenda politique qui est difficilement compatible avec l’agenda de consolidation budgétaire fixé par l’UE et le FMI. D’ici à juin, le nouvel exécutif est en effet censé de nouvelles coupes budgétaires, d’un montant d’environ 11,5 milliards d’euros. Une baisse des salaires des fonctionnaires et des retraites est à prévoir. 150 000 postes de fonctionnaires doivent être supprimés d’ici 5 ans. Or si de nouvelles élections ont lieu, les partis extrémistes pourraient encore monter en puissance, estime Elena Panaritis. Et empêcher le vote de nouvelles mesures d’austérité. L’Europe et le FMI pourraient dès lors refuser de verser à la Grèce les prêts qui lui sont nécessaires pour continuer à rembourser sa dette et à payer ses fonctionnaires. En juin, le pays est censé recevoir une tranche d’environ 30 milliards d’euros de nouveaux prêts. S’il ne les reçoit pas, il fera défaut sur sa dette et sera en faillite. Une sortie de la zone euro pourrait s’en suivre.

    "C’est le scénario du pire qui risque de se réaliser, tant pour la Grèce que pour la zone euro, explique Patrice Gautry, chef économiste d’Union Bancaire Privée. La Grèce, qui ne peut plus se financer sur les marchés, verrait son déficit commercial se creuser en cas de sortie de la zone euro, son inflation augmenter et le pouvoir d’achat de ses citoyens se dégrader. Quant à l’argent prêté depuis deux ans par le FMI et l’Europe [environ 400 milliards d’euros], il serait définitivement perdu en cas de faillite grecque. Sans compter que cela créerait un précédent en zone euro et que les autres pays fragiles - Portugal, Espagne, Irlande, Italie et voire même la France - seraient alors attaqués par les marchés. Ce serait la fin de la zone euro."

    http://lexpansion.lexpress.fr/econo...

  • permalien Claude :
    8 mai 2012 @02h12   « »

    @Jordi GRAU
    Le discours sur l"excuse sociologique" n’est évidemment pas de Lordon.
    Il vient précisément du champ de la droite et de l’extrême droite.
    Il a d’ailleurs aussi contaminé le PS.
    Vous vous rappelez des discours lors des émeutes des banlieues ?
    De l’accueil qui a été fait aux quelques sociologues qui ont étudiés le phénomène ?

    Il ne s’agit pas de ne pas comprendre. On ne peut régler aucun problème qu’on ne pige pas !
    Non, il s’agit juste de pratiquer la réponse de la bergère au berger.
    De leur renvoyer LEUR arguments à la figure. Pas de dire Honte à vous !

    Et ma foi, puisque ils se plaisent tant à se présenter comme victimes, autant qu’ils aient de bonnes raisons, non ?

  • permalien Michel Giacomazzi :
    8 mai 2012 @07h07   « »

    @Nathan - 6 mai 10h16
    Il ne me semble pas que F.Lordon soit un militant du Front de gauche ; il ne "propose" donc pas cette alternative.
    Concernant le "chiffrage" de ce programme, qui semble nécessaire à rassurer certains :
    http://nsa21.casimages.com/img/2012...
    On remarquera que les partisans de l’austérité généralisée (juste ou injuste) proposent de réduire les salaires et les prestations sociales, dans le but d’avoir au final une relance de la "croissance" (et donc de la consommation).
    Bref, ils nous disent : vous aurez moins d’argent mais vous dépenserez plus.
    Mais là, les obsédés du chiffrage ne voient aucun problème ...

  • permalien chb :
    8 mai 2012 @08h51   « »
    rejet de "l’extrême" : mêmes causes, mêmes effets...

    Grunt écrit le 3 mai @11h32 :

    « Les candidats du 6 mai ne nous représentent pas ».

    Flanbi n’est pas notre président, donc.
    Voilà un constat récurrent qu’il est intéressant : la démocratie, le vote universel et tout ça, c’est bidon en fait. Et c’est ma faute, comme celle de l’électeur lambda. Parce que moi j’ai voté Hollande dimanche, tout en exécrant ses "mollesses" sur le TCE, l’euro, la règle d’or, l’OTAN, Israël, etc. J’ai voté -par défaut évidemment- contre mes propres désirs (d’avenir ?).

    Hollande l’ultime recours — nous voilà propres…

    L’électorat français serait peut-être plutôt extrême, en fait, mais extrêmement résigné au second tour, dès le premier puisqu’on se jette dans le vote utile. La représentation du peuple par un parlement élu, ou par une personnalité médiatisée et adoubée préalablement par des primaires, est un leurre ; l’abstention validée puisque finalement « élection piège à cons ».
    Au secours de la prise en compte de nos réelles aspirations, http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ propose le plan C.

  • permalien BA :
    8 mai 2012 @10h33   « »

    Lundi 7 mai 2012, François Lenglet explique ce qui va se passer en Europe : la vidéo dure 3 minutes.

    http://www.youtube.com/watch?featur...

  • permalien U.H.M. :
    8 mai 2012 @12h15   « »

    Belle analyse, qui rejoint celle de Bernard Stiegler, autre brillant observateur de la déliquescence politique face aux méfaits du néolibéralisme : http://www.telerama.fr/idees/presid...

    2017, qui verra probablement une nouvelle progression du FN, d’autant plus affirmée qu’il sera électoralement - et électoralement seulement, ce qui confirme l’inanité de ce rite républicain s’il est instrumentalisé par les oligarchies financières et industrielles - compatible avec l’UMP néoconservateur du ploutocrate JF Copé.

    La question qui se posera sera celle de l’état de gestation du FDG, de sa force auprès des couches sociales populaires et intermédiaires, et de l’écho que pourront avoir les écologistes et, espérons, les "libristes" (je détourne volontairement ce terme pour viser le Parti Pirate) et donc des solutions utiles qui pourront être proposées face à une hécatombe économique et sociale qu’à coup sûr Hollande ne fera que subir, impuissant sinon bien sûr complice face au diktat persistant du néolibéralisme et des effets de la révolution néoconservatrice dans le monde entier.

    Quelqu’un comparait récemment, je me demande d’ailleurs si c’était pas Mélenchon, le chemin qui attend le FDG avec la longue entreprise de construction et de propagation des thèses néolibérales et de la financiarisation de l’économie qui avait débuté dans les années 70 pour remporter la timbale dans les années 80 et donner des gens comme Bush ou Sarkozy dans les années 2000. Oui, c’est un mouvement jeune, sensé et prometteur, qui prend la mesure de l’impasse totale et définitive du modèle capitaliste-consumériste. La crise de 2008 et celles qui ont suivi en une super-crise globale auront au moins permis de mêler drapeaux rouges et drapeaux verts à plusieurs reprises : destruction de l’ordre capitaliste producto-consumériste, destruction des modèles économiques centralisés et monopolistiques animés par les thèses de l’école de Chicago, et promotion d’une alternative contributive-créative. Le web est ici la technique essentielle qu’il s’agit de bien utiliser pour que ses préceptes contributifs, libres, ouverts, acentrés et compatibles avec le biotope humain se répandent dans l’économie. La revalorisation des "biens commun" (et F. Lordon rappelle que le crédit en fait partie) est indispensable, particulièrement depuis que le capitalisme industriel et financier est devenu cognitif et biologique.

  • permalien U.H.M. :
    8 mai 2012 @12h17   « »

    Il nous faut donc créer le pendant, adversaire et pourfendeur de l’école de Chicago et du "syndrome de Bilderberg", qui réunirait philosophes, chercheurs, scientifiques, sociologues, anthropologues, économistes, juristes et historiens, une nouvelle "école" qui devrait exister depuis 20 ans au moins si la gauche française et européenne ne souffrait pas des tares décrites encore récemment par Raffaele Simone (http://www.lemonde.fr/politique/art...).

    Le problème, c’est qu’on n’a pas 30 ans devant nous.

  • permalien ooo :
    8 mai 2012 @17h05   « »

    "Si l’on prend le cas de la France, la majorité des "étrangers ou citoyens d’origine étrangère visibles" sont Algériens, Maliens, Antillais, Marocains, Tunisiens, Sénégalais, Vietnamiens. Les autres représentent des proportions totalement négligeables. Donc tous issus de pays (ou leurs parents) qui ont été départements français ou le sont encore, pour les Antilles. "

    Ce qui semble bien montrer que l’immigration est la conséquence de l’impérialisme et du capitalisme".

  • permalien Wilmotte Karim :
    8 mai 2012 @20h03   « »

    to@Claude :

    Ouai, faisons les payer !

    Vous croyez vraiment que cela va avoir la moindre efficacité ?
    Accessoirement, il nous faut d’abord, nous, comprendre.

  • permalien Crapaud Rouge :
    8 mai 2012 @20h11   « »
    @BA

    A propos de à propos de http://www.youtube.com/watch?featur... :

    Ah ! Cette fameuse "explosion de la zone euro" !... "Imminente" raconte François Lenglet, qui n’a pas l’air de savoir qu’elle l’était déjà pour Jorion en décembre 2009. Et l’autre ahuri qui lui demande : "Vous êtes sérieux ? Vous y croyez ?" Encore et toujours le préjugé qu’une scission catastrophique : "comment éviter un tel désastre" se demande Lenglet. Mais réfléchissons deux minutes : si un jour la zone éclate, c’est que des pays auront choisi de la quitter, donc que l’évènement sera vécu comme une solution. Sans doute le choix sera-t-il fait sous la contrainte, quand on ne pourra plus faire autrement, mais quand même, la vraie catastrophe, c’est plutôt d’être emprisonné dans l’euro et l’austérité européenne, pas de trouver une porte de sortie.

  • permalien Claude :
    8 mai 2012 @20h47   « »

    @Wilmotte Karim
    Les faire payer ?
    Ce n’est pas exactement ce que j’ai dit !
    Mais si ça peut en dissuader d’autres de les imiter, pourquoi pas ?
    Ne pas oublier non plus les victimes de leur racisme.

  • permalien BA :
    8 mai 2012 @20h58   « »

    Mardi 8 mai 2012 :

    Marchés européens : plombés par l’instabilité politique en Grèce.

    Les Bourses européennes ont fini en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant de la situation en zone euro face au blocage politique en Grèce, après la victoire aux législatives des opposants à l’austérité.

    Deux jours après les élections, la Grèce semble ne pas être en mesure de forger une coalition gouvernementale qui puisse garantir l’application du plan d’austérité, nécessaire à la poursuite de l’aide financière internationale.

    "Le risque est celui d’un défaut de la Grèce sur l’une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro", préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

    Le président de l’agence de notation Fitch a évoqué ouvertement "une sortie de la Grèce de la zone euro, qui ne signifierait pas la fin de la devise européenne" selon lui, dans une interview au Spiegel Online.

    La Bourse de Paris a plongé de 2,78%, le CAC 40 terminant à 3124,80 points dans un volume d’échanges assez faible, mardi étant un jour férié en France.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a perdu 2,37%, à 13 937 points.

    L’indice Dax de la Bourse de Francfort a perdu 1,90% à 6444,74 points.

    A la Bourse de Londres, le FTSE-100 a reculé de 1,78% à 5554,55 points.

    La Bourse d’Athènes a lâché 3,62%, clôturant à 620,54 points, au plus bas en 20 ans, tandis que l’indice des valeurs bancaires poursuivait sa dégringolade à - 9,56%.

    (Dépêche AFP)

  • permalien BA :
    8 mai 2012 @23h24   « »

    Lundi 7 mai 2012 :

    Nicolas Doze parle de la sortie de la Grèce de la zone euro, de l’éclatement de la zone euro, et du retour aux monnaies nationales.

    Concernant la France et le retour au franc, Nicolas Doze déclare :

    "Le seul moyen pour redonner de l’espoir, une dynamique et une chance aux jeunes de France, c’est de les libérer de la dette. Car, compte tenu du stock de dette que nous avons, il n’y a qu’un seul moyen pour libérer notre pays de la dette, c’est de reprendre la main sur notre politique monétaire, de dévaluer la monnaie, ce qui sera suivi d’une forte inflation. Il n’y a pas d’autre solution."

    http://www.youtube.com/watch?featur...

  • permalien Bob :
    8 mai 2012 @23h31   « »

    Partout dans les pays occidentaux, les travailleurs non syndiqués vivent sous la menace du licenciement et sont contraints d’accepter pratiquement n’importe quelles conditions de travail. Les travailleurs ont perdu le droit de démissionner et se font licencier par milliers pour "faute professionnelle" (sport national du patronat allemand y compris contre les cadres, dont certains ont été virés 4 ou 5 fois en dix ans), ce qui permet de les priver d’allocations chômage (et de les éliminer des chiffres du chômage). En France, un million et demi de personnes ne reçoivent même pas de RMI-RSA incapables de supporter le harcèlement. continuel des représentants du système de protection de base.

    Le droit du travail a été réduit en purée.

    Hormis Nathan, probablement retraité et bien assis sur son joli patrimoine, ceux qui travaillent savent ce qui se passe pour les travailleurs CDI.

    Alors imaginez ce que vivent les travailleurs qui occupent des postes précaires et les travailleurs dits indépendants !

    Les droits syndicaux, le droit d’association, le droit de manifestation et le droit de vote universel ont été obtenus par les ROUGES.

    Les penseurs libéraux qui cherchent à se faire passer pour les défenseurs des libertés ont été hostiles à ces libertés et ne les ont "acceptées" que par pragmatisme, de façon stratégique et temporaire, nous en avons la preuve tous les jours.

    Les théoriciens ou économistes libéraux s’acharnent à nier l’existence du conflit entre le capital et le travail, alors que tout confirme son existence. Et cette négation est la preuve qu’ils n’ont jamais accepté l’existence des syndicats. C’est la raison pour laquelle ils rognent sans cesse sur les droits syndicaux et la raison pour laquelle les Pujadas de tous les pays prennent toujours ces airs outrés face à un gréviste.

    En Amérique du Nord, on invoque les rouges et le goulag à la moindre grève ou à la moindre manifestation qui ne plaît pas "aux marchés."

    Nathan, le coup du goulag, vous pouvez gardez ça pour les soupers avec vos amis pesants en patrimoine.

    Nos amis latinos connaissent la ficelle goulag comme leur poche. Elle a servi à installer les dictatures militaires sur tout le continent latino-américain, à torturer et à liquider des centaines de braves gens et de syndicalistes.

  • permalien etienne :
    8 mai 2012 @23h45   « »
    A propos des gros cons : Mélenchon versus Lordon

    @Pierre-Joseph de Stal :

    J’ai eu exactement la même réaction que vous en lisant le papier de Lordon.

    Je fais aussi partie "de la (vraie) gauche, qui en matière de vote FN, ne veut plus de “l’alibi” de la souffrance sociale.", et ai été dégouté de voir tout le monde, médias et représentants politiques aller au chevet de l’"électeur FN". La grosse erreur que fait Lordon à ce sujet, avec bien d’autres, est de réduire ces gens à un troupeau qui souffre, animé de passions tristes.

    C’est à mon avis plus leur faire insulte de leur dénier ainsi toute capacité à adhérer volontairement à des opinions en connaissance de cause - fûssent-elles fausses et dévoyées - que de les traiter de "gros cons", ou leur dire clairement comme le fait Mélenchon qu’ils se foutent tous - et tout le monde avec - dans la merde en voyant dans l’immigration la cause de leurs problèmes.
    Ils sont effectivement biens cons de ne pas voir que Sarkozy a peu ou prou appliqué l’agenda du FN en matière d’immigration et de reconduite au frontières, et que cela ne sert absolument à rien et ne fait aucunement progresser leurs intérêts. Dire qu’ils sont cons est une façon brutale de dire qu’ils se trompent et nous pourissent la vie - comme si on avait besoin de ça - mais cela n’implique pas qu’ils sont idiots. Qu’ils prennent leurs responsabilités.

    J’irais même encore plus loin en disant que Mélenchon a eu tort de faire du FN son premier adversaire et de s’y opposer frontalement. C’est la vieille question qui pourrit le débat politique depuis 30 ans : faut-il s’adresser à l’électorat FN ?

    Je pense que non, justement, ou alors continuement d’une manière extrèmement ferme et franchement hostile. Le discours anti-raciste à la SOS racisme s’est complètement retourné contre lui-même : c’est devenu le coeur du discours de la "gauche morale" qui n’a plus rien d’autre à défendre. C’est même devenu le ciment essentiel de ces mêmes racistes, trop heureux de voir en leurs adversaires une "gauche bien pensante" et complaisante, décrite comme une clique de bobos en Vélib.

    Oui, à gauche, nous sommes un certain nombre à être fatigués de répéter inlassablement qu’il est absurde, inutile et détesatble de s’en prendre aux immigré et aux musulmans : tout a été dit et répété là-desssus depuis 30 ans. Le disque est rayé. Ras-le-bol de traiter ces gens en pauvres "brebis égarées", cela ne fait qu’entretenir leur capacité de nuisance.

    S’il faut vraiment s’adresser à l’intelligence des électeurs du FN, on peut simplement leur dire qu’ils nous font chier avec leurs obessions, qui sont maintenant largement relayées par la droite UMP "racaille" et "kärcher" depuis plus de cinq ans.
    C’est à ces gens-là de nous rejoindre, pas à nous de les cajoler, et pour une raison simple : c’est dans leur intérêt.

  • permalien etienne :
    9 mai 2012 @00h12   « »
    A propos des gros cons : Mélenchon versus Lordon

    J’irais même encore plus loin en disant que Mélenchon a eu tort de faire du FN son premier adversaire et de s’y opposer frontalement. C’est la vieille question qui pourrit le débat politique depuis 30 ans : faut-il s’adresser à l’électorat FN ?

    Je pense que non, justement, ou alors continûment et à bas bruit, d’une manière explicitement ferme et hostile, en frappant de façon égale les électeurs de l’UMP et ceux du FN. Car il semble vain de se focaliser sur la seule figure de M. Le Pen : tout porte à croire aujourd’hui que M. Le Pen est moins facho et xénophobe que les militants du parti qu’elle dirige ainsi que son propre électorat et une frange de celui de l’UMP.
    En effet, la dénonciation du racisme et de la xénophobie du FN n’a plus aucun sens à partir du moment où ces réactions ont été érigées en doctrine d’Etat depuis 5 ans par N. Sarkozy et ses sbires. Et il est devenu presque contre-productif de s’acharner ainsi. Le discours généreusement humaniste et anti-raciste à la SOS racisme s’est complètement retourné contre lui-même : c’est devenu le coeur du discours de la "gauche morale" qui n’a plus rien d’autre à défendre. C’est même devenu le ciment essentiel de ces mêmes racistes, trop heureux de voir en leurs adversaires une "gauche bien pensante", laxiste et complaisante, décrite comme une clique de bobos en Vélib.

    Oui, à gauche, nous sommes un certain nombre à être fatigués de répéter inlassablement qui est absurde et inutile de s’en prendre aux immigré et aux musulmans : tout a été dit et répété là-desssus depuis 30 ans. Le disque est rayé. Ras-le-bol de traiter ces gens en pauvres "brebis égarées", cela ne fait qu’entretenir leur capacité de nuisance.

    S’il faut vraiment s’adresser à l’intelligence des électeurs du FN, on peut simplement leur dire qu’ils nous font chier avec leurs obessions, qui sont maintenant largement relayées par la droite UMP "racaille" et "kärcher" depuis plus de cinq ans.
    C’est à ces gens-là de nous rejoindre, pas à nous de les cajoler, et pour une raison simple : c’est dans leur intérêt.

    On nous dit que ce sont souvent des ouvriers : certes, eh bien qu’ils commencent d’abord à se syndiquer et à défendre réellement leurs intérêts plutôt que de se focaliser sur le halal et les horaires de piscine, et là, ils verront peut-être leurs conditions concrètes d’existence s’améliorer.

  • permalien etienne :
    9 mai 2012 @00h22   « »
    A propos des gros cons : Mélenchon versus Lordon

    Les enquêtes nous montrent aussi qu’ils sont moins diplômés que la moyenne, et souffriraient ainsi d’une double forme de domination sociale et symbolique, ce qui nourrirait leur ressentiment sur le plan politique : soit, eh bien qu’ils votent pour des partis de gauche authentiques qui défendent la "vraie" valeur-travail, ce qui commence par rétribuer convenablement les professions à faible qualification, et à leur offrir des emplois stables et bien payés, et enfin protégés de l’arbitraire patronal et de l’humiliation quotidienne. Peut-être qu’alors ils s’en ficheront un peu plus des immigrés qui vivent des revenus d’assistance et des fonctionnaires "payés à ne rien faire" avec leurs impôts.
    Qu’ils votent aussi pour des partis de gauche qui proposent une réelle égalité face aux diplômes pour leurs enfants, et pas pour le mirage néo-libéral de l’"égalité des chances" proposé indistinctement par le PS et l’UMP.
    C’est quand même pas compliqué de lire des programmes politiques, même avec un certificat d’études primaires.

    La proposition de Lordon n’apporte donc strictement rien de plus que la sortie déjà très ancienne de Chirac : "je comprends le racisme, mais je ne le tolère pas".
    Une telle proposition ne sert à rien : une majorité de ces gens-là trouvent EFFECTIVEMENT qu’il y a trop d’arabes et de musulmans en France, et qu’il piquent les emplois, les allocations et génèrent des troubles. Il a été dit mille fois que ce sont pourtant souvent des gens peu confrontés aux populations d’origine immigrée et aux faits de délinquance, mais essentiellement des bons clients de TF1.

    La position de Lordon se comprend très bien : c’est celle du chercheur en sciences humaines de gauche, qui a bien compris que le discours de "responsabilité" à propos des actions humaines est avant tout un discours de droite. C’est ainsi que la droite récuse toute forme d’explication déterministe à la délinquance ou à la pauvreté.
    Rendre les électeurs FN "responsables" de leurs opinions, ce serait de même rendre entièrement responsables les pauvres ou les délinquants de leur destinée sociale, et ne pas comprendre les déterminismes, et donc avoir une vision tronquée de la réalité sociale. Mais l’analogie s’arrête là.

    Car il n’en va pas de même avec les destinées sociales et avec les opinions politiques : une position politique, si elle peut effectivement s’ancrer dans un contexte social et culturel, est avant tout une question de libre-arbitre. Les gens votent en leur ame et conscience, et ne peuvent être ignorants des conséquences de leurs prises de position. Et ils peuvent facilement en changer, pour un coût bien moindre que la reconversion d’un délinquant récidiviste ou la sortie du chômage pour un chômeur de longue durée sans qualification.
    L’analogie à laquelle se livre Lordon de ce point de vue me parait largement faussée.

  • permalien etienne :
    9 mai 2012 @01h03   « »
    A propos des gros cons : Mélenchon versus Lordon

    En outre, Lordon me semble excessivement influencé par les catégories spinozistes qu’il a contribué à réactualiser de façon très élégante dans le domaine économique, en particulier en réinvestissant la dynamique déterministe des affects. Le spinozisme est certainement le systême philosophique qui démontre de la façon la plus puissante l’égalité des hommes - plus que le rousseauisme - dans leur égale servitude vis-à-vis des passions. Cela conduit aussi a avoir une position de principe extrêmement bienveillante vis-à-vis de toutes les pratiques et toutes les idées des hommes, tous mus également par des affects non maitrisés.
    Une telle position a l’immense avantage d’évacuer tout discours moral, puisqu’au mieux il y aurait des affects tristes et d’autres joyeux, mais finalement que des affects également puissants.
    Dans ce cadre, l’électeur FN, loin d’être simplement un "salaud", ce qu’il serait dans une philosophie de l’engagement contre la "mauvaise foi" à la Sartre, l’électeur FN serait le prototype de l’être mu par des passions tristes, d’autant plus qu’il se fond dans un mouvement mimétique de gens qui pensent comme lui.
    Ce cadre permet en effet de "comprendre" l’électeur FN, mais cela ne va pas beaucoup plus loin, et ne fait émerger aucune proposition stratégique.

    En effet, une telle position, intellectuellement séduisante, est extrêmement ambivalente, car elle mêle à la fois tolérance extrême (tous les affects se valent) et position de surplomb : il suffirait de retourner ces gens vers des affects joyeux - ceux de la gauche émancipatrice - et on en finirait avec le FN. Les choses ne sont hélas pas si simples.
    Je ne suis pas certain pour ma part qu’il suffit d’"analyser" une fois de plus ce vote, et y trouver des justifications évidentes et légitimes (des gens se sentant maltraités et qui sont en colère contre les pouvoirs, les banques, la mondialisation...) pour y apporter une réponse suivie d’effets politiques.
    Car dire gentiment à un électeur FN qu’il a raison et qu’on le comprend, mais qu’il s’égare dans des "affects tristes" ne me paraît pas être d’une grande efficacité sur le plan politique.

    Le pire dans l’histoire est que Lordon reconnait lui-même la faiblesse intrinsèque d’un discours rationnel de vérité, qui permettrait finalement de faire prendre conscience à une majorité de gens de leurs intérêts objectifs, en empruntant à Spinoza la formule : "il n’y a pas de puissance intrinsèque de l’idée vraie".
    Autrement dit, inutile d’espérer convaincre un "gros con" du FN avec des arguments : c’est hélas très vrai. Ainsi le spinozisme de Lordon offre un puissant cadre explicatif aux actions et aux dispositions individuelles et collectives, mais ne fournit aucune arme au combat politique. Il faudra donc trouver autre chose.

  • permalien Bob :
    9 mai 2012 @05h44   « »

    Quid de l’hostilité entretenue par l’État britannique entre les travailleurs anglais et les travailleurs irlandais.

    Les rouges (Marx et Engels) se sont acharnés à démontrer que les premiers étaient hostiles (relire les textes) mais que cette hostilité était volontairement instillée par le haut et qu’elle desservait les travailleurs anglais autant que les travailleurs irlandais.

    Marx et Engels ne minimisaient pas cette hostilité et l’appelait par son nom.

    Cette hostilité a existé également entre travailleurs déjà établis et ruraux (migrants de l’intérieur). Puis entre les travailleurs syndiqués et les travailleuses, d’abord exclues des syndicats, le patronat (l’Église) et l’armée exploitant le virilisme comme outil de compensation symbolique.

  • permalien Bob :
    9 mai 2012 @05h56   « »

    Ajout

    D’ailleurs, la droite FN et zemmourienne a utilisé le leit-motif du bobo essayant de stimuler l’hostilité des "vrais travailleurs" contre la catégorie bobo, dont la définition est devenue extensible, la répétition tendant à faire croire que les "vrais" travailleurs sont niés à cause de l’influence de cette marée composée de millions de bobos privilégiés. Pas par celle du patronat et ses mesures de mise au pas des salariés et ses assauts contre les droits syndicaux. Non bien sûr.

    La même chose s’est produite dans les pays de l’Est, le pouvoir s’efforçant de stimuler l’hostilité des travailleurs contre les étudiants.

    Dans la grève étudiante canadienne actuelle, même technique : le gouvernement et les "experts" opposent les respectables contribuables aux étudiants égoïstes, fous et casseurs.

    Les bagagistes se mettent en grève ? Ce sont alors les passagers qui sont pris en otage.

    Et ainsi de suite.

  • permalien Crapaud Rouge :
    9 mai 2012 @07h50   « »
    A propos des "gros cons"

    Si, il y a une bonne raison de ne pas en vouloir aux électeurs du FN, c’est qu’il est impossible d’expliquer, dans le feu d’une conversation, des relations de type causes financières abstraites à effets sociaux concrets. Il y faut un livre, ou un discours construit d’au moins une heure, faite par un orateur de bon niveau. Mais les opinions politiques circulent surtout de bouches à oreilles, dans des conversations où la vérité des phénomènes n’a pas le temps d’apparaître : sa "lumière" est bien trop ténue pour "impressionner" rapidement l’auditeur non averti. C’est pourquoi il est plus facile de désigner des boucs émissaires qui ont le grand mérite de simplifier la vision des choses : les banques pour les uns, les immigrés pour les autres. Dites qu’entre celui qui "touche des allocs sans travailler", et celui "qui travaille dur sans gagner (beaucoup) plus", la différence est VISIBLEMENT injuste, et paf, en quelques mots vous avez fait un convaincu.

  • permalien BA :
    9 mai 2012 @08h12   « »

    Lundi 7 mai 2012 :

    L’économiste Jacques Sapir donne sa vision de l’Europe pour les mois qui viennent : la vidéo dure 11 minutes.

    Ce que dit Jacques Sapir est passionnant : les pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie.

    http://www.youtube.com/watch?v=smHr...

  • permalien Rat’z :
    9 mai 2012 @13h22   « »
    La seule ligne défendable face au vote FN

    Merci beaucoup pour cet article qui à bien des égards prend le problème sous la seule perspective qui soit défendable. Il est drôle de considérer que ceux qui ont tendance à vouloir "excuser" les électeurs de leur vote sont ceux là mêmes qui ont pris soin d’en aménager politiquement la possibilité. Car au delà de ces excuses inefficientes et évidentes qui ont quasiment valeur d’incantation et qui participent d’un véritable déni (malaise social, précarité, ...), le problème est bien l’indulgence irresponsable avec laquelle les grands partis, à droite et malheureusement à gauche aussi, se sont emparés de thèmes tels que l’immigration, la sécurité ou le recours expiatoire à une Europe sans définition rigoureuse, dont l’effet a été la sanctification de toutes ces connexions fausses que le FN ne cesse de brandir comme autant d’évidences (immigration et culture, immigration et insécurité etc.).
    Je ne peux donc qu’applaudir lorsque vous concluez :
    « C’est lorsque ceux à qui il appartiendrait d’établir les connexions réelles des causes et des effets commencent à manquer à leurs devoirs, par la dénégation, ou pire encore par la diversion, que le débat politique prend un mauvais tour. »

    Par contre, pour changer un peu le registre incertain de la stigmatisation des arabes à la télévision (qui est un facteur indéniable, mais pauvre, d’explication) : je crois que la "compréhension" à laquelle il s’agit de procéder est d’abord négative.

    Voir cet article.

  • permalien BA :
    9 mai 2012 @14h34   « »

    Mercredi 9 mai 2012 :

    Merkel appelle chacun à s’en tenir au pacte budgétaire décidé.

    « Tous les pays ayant signé le pacte budgétaire doivent respecter cet accord », a déclaré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin.

    « Chacun doit s’en tenir à ce que nous avons décidé. Vingt-cinq pays ont signé le pacte budgétaire », a déclaré Mme Merkel, qui a félicité la Grèce, le Portugal et la Slovénie pour avoir déjà ratifié ce traité de discipline budgétaire. Elle a rappelé que l’Irlande devait se prononcer par référendum fin mai.

    « La croissance et des finances solides ne sont pas contradictoires. Des budgets solides sont la condition nécessaire mais pas suffisante de la croissance », a-t-elle dit, répétant un point de vue déjà exprimé ces dernières semaines.

    Le président français élu, le socialiste François Hollande, réclame une renégociation du traité de discipline budgétaire signé par 25 pays européens à l’initiative notamment de l’Allemagne, pour y ajouter des mesures de croissance.

    Il doit rencontrer Angela Merkel à Berlin le 16 mai, au lendemain de sa prise de fonctions à l’Elysée.

    Les deux dirigeants s’opposent sur la politique économique en Europe, face à la crise. Mme Merkel est prête à discuter de mesures de croissance, mais a refusé jusqu’ici toute renégociation du traité.

    « Le pacte budgétaire n’est pas négociable », avait déjà martelé lundi la chancelière conservatrice.

    (Dépêche AFP)

  • permalien BA :
    10 mai 2012 @21h07   « »

    Vendredi 4 mai 2012 :

    Le fonds souverain norvégien s’est débarrassé au cours du premier trimestre 2012 de la majorité des obligations souveraines dépréciées qu’il détenait au sein de la zone euro.

    Le fonds a vendu ses obligations souveraines portugaises et irlandaises, et a également réduit ses investissements dans les dettes de plusieurs pays, dont l’Italie et l’Espagne, a précisé son directeur général Yngve Slyngstad.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...

    Jeudi 10 mai 2012 :

    China Investment Corporation ne veut plus de dette de la zone euro.

    « Nos équipes cherchent toujours des opportunités d’investissement en Europe, mais nous ne voulons plus acheter d’emprunts d’Etat »... La remarque serait anodine si elle provenait d’un investisseur lambda. Le problème est qu’elle a été formulée par le président de l’un des principaux fonds souverains chinois, China Investment Corporation (CIC). Créé en 2007, celui-ci gère la bagatelle de 440 milliards de dollars, ce qui le positionne comme le cinquième plus gros fonds souverain au monde selon le Sovereign Wealth Fund Institute.

    S’agit-il d’une volte-face des autorités chinoises ? En février, le gouverneur de la banque centrale, Zhou Xiaochuan, indiquait que l’institution était prête à investir dans les fonds de sauvetage européens et qu’elle continuerait à acheter de la dette souveraine de la zone euro. Pas forcément. En effet, CIC n’est pas le seul fonds souverain chinois et, contrairement au fonds SAFE (State Administration of Foreign Exchange), sa priorité n’est pas d’investir sur le marché obligataire. Fin 2010, les obligations représentaient seulement 27 % de son portefeuille.

    Nombreux sont les investisseurs qui, à l’instar de CIC, se tiennent à l’écart de la dette des pays de la zone euro, depuis que la tension est montée d’un cran, suite aux élections législatives en Grèce, qui ont composé une chambre à la fois sans majorité et dominée par les opposants aux plans de rigueur dictés par l’Europe.

    Selon un sondage effectué par Bloomberg auprès de quelque 1.500 investisseurs, analystes et traders, 57 % des opérateurs de marché estiment qu’au moins un pays aura abandonné l’euro d’ici à la fin de l’année. 80 % d’entre eux s’attendent à une détérioration de la situation sur le marché obligataire.

  • permalien BA :
    11 mai 2012 @08h52   « »

    Vendredi 11 mai 2012 :

    La zone euro peut supporter une sortie de la Grèce, estime Schäuble.

    "La zone euro peut supporter une sortie de la Grèce", a estimé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans un entretien au quotidien régional allemand Rheinische Post, paru vendredi.

    A la question "La zone euro peut-elle supporter une sortie de la Grèce", M. Schäuble répond : "Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro. Mais elle doit aussi le vouloir et remplir ses devoirs. Nous ne pouvons forcer personne. L’Europe ne coule pas aussi facilement."

    http://www.romandie.com/news/n/_ALE...

  • permalien Christian :
    11 mai 2012 @18h43   « »

    Il faut comprendre les maladies sécuritaires, violentes, haineuses pour soigner ces électeurs de Marine Le Pen ou de l’UMP.
    Comprendre pour qu’ils commencent à prendre conscience qu’ils ne sont que des marionnettes avancées du capitalisme.
    Tous les dictateurs ont mené leur pays à plus de pauvreté pour les pauvres, plus de richesse pour les riches...comme l’avait fait le président sortant.
    Le paradis promis au peuple par cette classe dominante, est fait des larmes et du sang des aliénés. Prenons nos réelles libertés et non celles profitables aux maîtres à penser ou à nous exploiter.

  • permalien BA :
    11 mai 2012 @22h32   « »

    Vendredi 11 mai 2012 :

    En cas de nouvelles élections législatives en Grèce, voici le sondage du jour.

    Pour la première fois, c’est le parti d’extrême-gauche Syriza qui est en tête des intentions de vote.

    1- Syriza, extrême-gauche, anti-austérité : 23,8 % des intentions de vote

    2- Nouvelle Démocratie, droite, pro-austérité : 17,4 % des intentions de vote

    3- Pasok, socialiste, pro-austérité : 10,8 % des intentions de vote

    4- Grèce Indépendante, droite nationaliste, anti-austérité : 8,7 % des intentions de vote

    5- KKE, communiste, anti-austérité : 6,0 % des intentions de vote

    6- Aube Dorée, néo-nazis, anti-austérité : 4,9 % des intentions de vote

    7- Gauche Démocratique, dissidents du PASOK, anti-austérité : 4,2 % des intentions de vote

    http://www.zerohedge.com/sites/defa...

  • permalien BA :
    12 mai 2012 @09h33   « »

    Samedi 12 mai :

    Grèce : un nouveau sondage confirme la première place du parti d’extrême-gauche Syriza : 27 % des intentions de vote.

    Ce signal a accru l’exaspération qui monte en Europe face à l’instabilité grecque et aux tergiversations du pays à tenir ses engagements : "la zone euro peut supporter une sortie de la Grèce", a ainsi estimé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans un entretien au quotidien régional allemand Rheinische Post, paru vendredi.

    Le ministre allemand des Affaires Etrangères, Guido Westerwelle a pour sa part souligné devant le parlement allemand vendredi matin que le versement de nouvelles aides à la Grèce restait conditionné au respect par Athènes de ses obligations et des réformes convenues.

    Dans ce contexte, un sondage de l’institut Marc, réalisé sur un échantillon supérieur à 1.000 personnes et paru vendredi dans le quotidien Ethnos montre qu’une large majorité de Grecs (62,7%) souhaite voir la formation d’un gouvernement de coalition, dont 53% avec la participation du Syriza.

    Seuls 32 % se déclarent en faveur de nouvelles élections, inévitables si les responsables politiques grecs n’arrivent pas à s’entendre.

    Mais en cas de nouveau scrutin, l’enquête d’opinion fait apparaître un résultat marquant : l’arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, la Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%.

    Une telle montée en puissance du Syriza changerait complètement la donne car le parti d’Alexis Tsipras, qui dispose actuellement de 52 sièges, bénéficierait alors de la prime de 50 sièges accordée au parti vainqueur, le mettant en position de force pour nouer des alliances.

    Les communistes du KKE et le groupe néonazi, Chryssi Avghi (Aube dorée), qui sont les deux autres partis entrés au parlement depuis dimanche, reculeraient eux légèrement, respectivement à 7% et 5,7%.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_...

  • permalien keskizpass :
    12 mai 2012 @12h07   « »

    Très bonne analyse de la situation politique.
    Par contre, si les déconvenues de la pensée néolibérale dans les urnes se succèdent, le renversement de ses idées ne se fait pas dans les urnes non plus.
    Sarkozy, avec son bilan néolibéral honteux, son programme néolibéral saupoudré de phrases patriotiques, son équipe de bras cassés fait 25% au premier tour !
    Hollande dont on ne peut pas croire qu’il sera le grand pourfendeur de l’ordre en place à 27 %

    Donc pour moi, l’évènement de cette élection n’est pas le report de voix important sur des votes de protestation, mais bien la désinformation complète de nos concitoyens à qui on peut raconter un nombre incalculable d’aneries.

    Je reste persuadé que demain, vous faites un sondage sur la règle d’or ou une enquête sur "a-t-on trop dépensé et faut-il nous serrer la ceinture ?", la majorité des français serait dans le camp du néolibéralisme.

    Comment comprendre autrement que Sarko puisse dire l’inverse de ce qu’il a fait ? Sans déconner, lui, Défendre le travail ? Et passer au second tour !

    Je vous trouve dur avec Bernard Ghetta tout de même ;-) y a une inflexion politique pour une prise en compte d’idées progressistes. Y a un changement depuis le duo JM Sylvestre. C le seul à avoir attaqué Sarkozy lors de son passage à France Inter lors de la campagne pour rappeler que l’austérité allait tuer l’Europe. Cohen, Seu, Lefébure et Cie sont incapables de réfléchir à autre chose qu’à leur courbe de sondage.

  • permalien K. :
    13 mai 2012 @17h38   « »

    La victoire de François Hollande à l’élection présidentielle française pourrait inciter les Irlandais à adopter le pacte budgétaire de l’Union européenne (UE), a estimé lundi à Varsovie le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan.

    Plus de la moitié des électeurs irlandais, appelés à se prononcer par référendum le 31 mai sur le pacte budgétaire européen, y sont désormais favorables, selon un sondage devant être publié dimanche par le Sunday Business Post.

  • permalien BA :
    13 mai 2012 @20h06   « »

    Crise grecque : les banques se préparent au retour chaotique de la drachme.

    Même si le scénario semble toujours assez improbable, les banques internationales ont commencé à établir des scénarios et des plans pour faire face à un retour de la drachme et donc à un abandon de l’euro par la Grèce, explique le site économique Marginal Revolution.

    « Certaines banques n’ont même jamais supprimmé la drachme de leurs systèmes quand la Grèce a adopté l’euro il y a plus d’une dizaine d’années et sont prêtes, avec une simple commande informatique si les problèmes de dette forcent le pays à réutiliser ses anciens billets et ses anciennes pièces », écrit Marginal Revolution.

    « De la disparition de l’URSS - qui a engendré la naissance de devises comme la couronne estonienne et le tenge kazakh - à l’introduction de l’euro, les banques ont de l’expérience pour préparer leurs systèmes à faire face à ces changements. Des préparatifs discrets existent depuis 2009 quand la crise de la Grèce a éclaté », explique Hartmut Grossman de ICS Risk Advisors qui travaille avec les banques de Wall Street.

    Mais la transition s’annonce extrêmement difficile et périlleuse pour la Grèce qui pourrait sombrer dans le chaos et voir à la fois une hyperinflation de certains produits importés, et une hyperdéflation de biens devenus invendables, immobiliers par exemple. La Grèce devrait de toute façon dans un tel scénario imposer un strict contrôle des changes, un contrôle des importations et un contrôle des sorties de capitaux, ce qui s’annonce presque impossible pour un Etat déjà inefficace et incapable depuis des années d’empêcher la corruption massive ou même de collecter les impôts…

    Pour autant, certains experts financiers n’ont pas le moindre doute sur l’issue de la crise grecque. Interrogé par Market Watch, le président de Street One Financial, Scott Freeze, affirme que « la Grèce va sortir de la zone euro. C’est une issue courue d’avance. Et cela prendra au moins 8 ans pour revenir à une économie stable avec un taux de chômage normal… ».

    « Si la Grèce quitte l’euro et revient à la drachme ou à la nouvelle drachme, il y aura très certainement des dévaluations répétées d’au moins 50% » explique Al-Jazeera. Mais ces dévaluations ne vont pas régler les problèmes comme un coup de baguette magique. D’abord, parce que les contrôles de change et le chaos social et politique vont faire fuir les touristes, la principale source de croissance de l’économie grecque. De la même façon, les investisseurs étrangers ne profiteront pas, faute de confiance, des affaires à faire en rachetant à bon prix des entreprises et des biens en Grèce.

    http://www.slate.fr/lien/54913/cris...

  • permalien BA :
    14 mai 2012 @08h51   « »

    Lundi 14 mai 2012 :

    Grèce : pas de gouvernement d’union possible, dit le chef de la gauche modérée.

    "Il ne sera pas possible de former un gouvernement d’union nationale en Grèce", a déclaré lundi matin Fotis Kouvelis le leader du petit parti Gauche démocratique (pro-européen) Dimar, dont la position est jugée cruciale pour permettre au pays d’éviter de nouvelles législatives qui font craindre une faillite et une sortie de l’euro.

    "Aucun gouvernement d’union ne pourra émerger", a déclaré Fotis Kouvelis à la télévision Antenna, relevant le refus du parti de gauche radicale anti-austérité Syriza de rejoindre une coalition. Des discussions sur la formation d’un éventuel gouvernement doivent reprendre lundi autour du président grec.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALE...

  • permalien BA :
    14 mai 2012 @15h56   « »

    Lundi 14 mai 2012 :

    Espagne : le rendement du 10 ans atteint les 6,27%, au plus haut de l’année !

    Madrid vient de réaliser une adjudication de cours et moyen terme en levant près de 2,9 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette souhaitée mais avec des taux en hausse.

    2,1925 milliards d’euros de bons à 1 an ont été émis à un taux moyen de 2,985%, contre 2,623% lors de la précédente émission. Le ratio de couverture ressort à 1,84.

    711,4 millions d’euros d’obligations à échéance octobre 2013 ont également été levés à un taux moyen de 3,302%, contre 3,110% lors de la précédente émission. Le ratio de couverture a atteint 3,23.

    Suite à cette adjudication, le rendement de l’obligation à 10 ans du pays a atteint la barre des 6,27%, un niveau qui n’avait plus été observé depuis le 1er décembre 2011.

    Par ailleurs, la prime demandée par les investisseurs pour détenir des obligations espagnoles à 10 ans plutôt que leurs équivalentes allemandes, référence du marché, a atteint un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro. Le spread avec les Bunds atteignant 477 points de base.

    http://www.boursier.com/actualites/...

    Espagne : la Bourse de Madrid perd 2,84 %.

    Espagne : la dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a battu en avril le record déjà historique du mois précédent, pour atteindre 263,5 milliards d’euros, dopée notamment par la récente injection de liquidités par la BCE.

  • permalien BA :
    15 mai 2012 @07h19   « »

    Lundi 14 mai 2012 :

    Italie : la Bourse de Milan chute de 2,74 %.

    Coup de massue de Moody’s sur les banques en Italie.

    L’agence de notation Moody’s a infligé lundi un coup de massue aux banques italiennes, en abaissant la note de 26 d’entre elles, dont les deux plus grandes du pays, UniCredit et Intesa Sanpaolo.

    Elle a invoqué la détérioration de la conjoncture dans l’économie de la péninsule, dans son secteur financier, et un "accès restreint aux financements de marché".

    Pour toutes les banques concernées, la perspective est "négative" ce qui signifie que Moody’s envisage d’abaisser encore ces notes, si les problèmes de financement s’aggravent, en cas de "récession prolongée" ou encore en cas d’abaissement de la note de l’Etat italien (actuellement à "A2").

    "Les notes des banques italiennes font maintenant partie des plus basses chez les pays européens avancés, reflétant la vulnérabilité de ces banques à un contexte économique défavorable en Italie et en Europe", a expliqué Moody’s dans un communiqué.

    "Nous reconnaissons, toutefois, que les banques italiennes évoluent dans un contexte moins tendu que, par exemple, les banques portugaises", a ajouté l’agence.

    http://www.boursorama.com/actualite...

  • permalien BA :
    15 mai 2012 @11h43   « »

    Mardi 15 mai 2012 :

    L’Italie s’enfonce dans la récession au premier trimestre.

    L’économie italienne s’est enfoncée dans la récession au premier trimestre, avec une nouvelle contraction de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,8% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée mardi par l’institut de statistiques Istat.

    Cette contraction est pire que celle de 0,6% attendue par les économistes, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

    Sur une base trimestrielle, le PIB italien n’avait pas connu une contraction aussi marquée depuis le premier trimestre 2009 au cours duquel il avait chuté de 3,5%.

    Plombée par la crise de la dette et des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, la troisième économie de la zone euro est entrée officiellement en récession au quatrième trimestre 2011 avec un repli de son PIB de 0,7% après un recul de 0,2% au troisième trimestre.

    En glissement annuel, le PIB de la péninsule s’est contracté de 1,3% au premier trimestre, a ajouté l’Istat dans un communiqué.

    L’Istat ne donne pas de détails sur les composantes du PIB mais selon les dernières statistiques publiées, la production industrielle, pilier de l’économie italienne, s’est contractée de 2,1% au premier trimestre.

    La confiance des entreprises est actuellement de son côté à son plus bas niveau depuis la fin 2009.

    Contre toute attente, la consommation a en revanche progressé en janvier et février malgré un taux de chômage record qui a atteint 9,8% en mars.

    Le gouvernement de Mario Monti, arrivé au pouvoir mi-novembre pour tenter de redresser l’économie du pays, a révisé en baisse mi-avril ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction du PIB de 1,2% cette année, avant une légère reprise en 2013 avec une croissance de 0,5%.

    Bruxelles et le FMI sont toutefois plus pessimistes et misent respectivement sur une contraction de 1,4% et de 1,9%.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_I...

  • permalien BA :
    15 mai 2012 @16h20   « »

    Mardi 15 mai 2012 :

    Les Bourses européennes chutaient mardi après-midi après l’échec de la tentative de la dernière chance pour former un gouvernement de coalition en Grèce, épicentre de la crise de la dette de la zone euro, ce qui entraîne de nouvelles élections.

    "Cet échec ne constitue certes pas une surprise, mais assurément un risque de plus vers une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro", estime Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

    Vers 15H45, la plupart des places financières européennes étaient dans le rouge après un début de matinée dans le vert. Paris perdait 0,65%, Londres perdait 0,58%, Francfort 1,12% et Madrid 1,58%. En Italie, où l’agence de notation Moody’s a jeté un froid lundi soir en dégradant la note des grandes banques du pays, la Bourse chutait de 1,84%.

    A Athènes, une réunion cruciale des chefs de cinq des sept partis élus lors du scrutin du 6 mai s’est conclue mardi sans qu’un accord n’ait été trouvé sur une coalition gouvernementale.

    Le dirigeant socialiste Evangélos Vénizélos a annoncé que la Grèce devrait "hélas" retourner à des élections législatives, en principe dans un mois.

    Ce nouveau scrutin risque de renforcer les opposants à la politique d’austérité, déjà sortis vainqueurs des élections début mai, et fait peser des risques le maintien du pays dans la zone euro.

    La Grèce a confirmé mardi la gravité de la récession dans laquelle elle s’enfonce, avec un PIB qui a chuté de 6,2% au premier trimestre.

    La Grèce a dû aussi payer plus cher pour lever 1,3 milliard d’euros en bons du Trésor à trois mois, consentant un taux de 4,34%, au lieu de 4,20% le 17 avril.

    http://www.romandie.com/news/n/MARC...

  • permalien hordé :
    15 mai 2012 @20h14   « »

    Très bonne analyse à compléter sur le volet économique et financier avec les chroniques de françois lelclerc
    http://www.osez-la-republique-socia...

  • permalien BA :
    15 mai 2012 @22h07   « »
    En Grèce, le bank run s’accélère.

    En Grèce, le bank run s’accélère.

    Mardi 15 mai 2012 :

    Grèce : 700 millions d’euros retirés des banques grecques lundi.

    Les retraits d’argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d’euros lundi, a indiqué le président de la République Carolos Papoulias aux chefs des partis politiques grecs qu’il a reçu, selon les actes publiés mardi sur le site de la présidence.

    "Lors d’un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m’a informé que la situation des banques était très difficile et que le système bancaire était actuellement très faible. Les retraits ont atteint la somme de 700 millions d’euros jusqu’à 16H00 lundi" a déclaré Carolos Papoulias, estimant par ailleurs que la situation serait pire au cours des deux prochains jours.

    "M. Provopoulos a dit qu’il n’y avait pas de panique, mais qu’il y avait une grande inquiétude qui pourrait se transformer en panique", a ajouté M. Papoulias.

    L’inquiétude est provoquée par l’incertitude politique qui a suivi le scrutin législatif du 6 mai, au cours duquel aucun parti n’a reçu de majorité, plongeant le pays dans une paralysie politique.

    Le chef de l’Etat a présidé lundi et mardi des réunions des chefs de partis, tentant en vain de former un gouvernement de coalition. Finalement, le pays doit avoir recours à de nouvelles élections en juin.

    En février, l’ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, avait chiffré à quelque 16 milliards d’euros les sommes déposées à l’étranger depuis 2009, début de la crise de la dette, dont 32% dans des banques au Royaume-Uni, et 10% dans des banques en Suisse.

    http://www.romandie.com/news/n/_Gre...

  • permalien BA :
    16 mai 2012 @09h52   « »
    La Grexit.

    La Grexit.

    Les anglophones ont inventé un nouveau mot : la Grexit.

    La Grexit est un mot qui signifie : "sortie de la Grèce de la zone euro", en anglais "Greek Exit".

    La Grexit est un mot qui va revenir souvent dans les conversations de l’année 2012.

    Grexit and Bank Run Prospects Continue to Weigh on the Euro.

    Under the spotlight again, Greece is now at the brink of an exit from the European Monetary Union (EMU). Breakdown in coalition talk further puts pressure on the euro. German Finance Minister Wolfgang Schaeuble is calling the vote a "referendum on whether the country stays in the euro" as noted in Bloomberg.com. If the re-election puts an anti-bailout parilament leader in charge ie. Evangelos Venizelos of the socialist Pasok party, we can expect direction of a Greek Exit (Grexit).

    Greek bank run fears are surfacing as well. According to President Karolos Papoulias’s website, "Anxious Greeks have withdrawn as much as 700 million euros ($893 million) from the nation’s banks since the inconclusive May 6 election". Just the prospect of a Grexit can cause a run on the banks because the exit would shut out funding except from the ELA as noted on ZeroHedge.

    The hope of many EU bankers and political leaders is that Greece reforms and stays in the EMU. It will be painful, and unpopular, but necessary for the existential safety of the Eurozone. However, at the markets are losing hope, and this can be seen in the currency markets as the Euro slides across the board.

    http://www.ibtimes.com/articles/341...

  • permalien Pierre :
    16 mai 2012 @11h40   « »

    Article d’une très grande qualité. Dans la même logique, je vous conseille cet analyse : L’oratrice Marine Le Pen : un danger pour la France

  • permalien BA :
    16 mai 2012 @15h22   « »
    "Game Over", article de Michel Santi, économiste, sur son blog gestionsuisse.com

    Voilà que la sortie grecque – ou plutôt son éviction ! – devient quasi chose faite. Citibank l’évalue à 75%, tandis que les bookmakers anglais ne prennent plus aucun pari tant l’affaire semble « pliée »…

    Les Grecs sont d’une part complètement saturés d’austérité sachant que, par ailleurs, les Allemands (en tout cas Madame Merkel, son ministre Schauble et leurs suivants) ne donneront plus leurs sous sans davantage de régime minceur grec. Certes, de nouvelles élections grecques sont agendées au 17 Juin prochain, mais pourquoi les résultats seraient-ils foncièrement différents des précédentes ? De fait, ils le peuvent, mais dans le sens inverse que celui attendu car celles et ceux ayant protesté par leurs suffrages contre la rigueur se mobiliseront - et mobiliseront - indubitablement davantage. Attendons-nous, en d’autres termes, à l’affaiblissement supplémentaire des partis de gouvernement grecs et à une installation des extrêmes, donc des partis contestant l’austérité imposée par Bruxelles et par le F.M.I..

    Dans un tel contexte, les officiels allemands – qui se sont préparés depuis déjà plusieurs mois à l’éventualité d’une sortie grecque – familiarisent et rassurent désormais leur opinion publique en déclarant haut et fort que l’Allemagne et que l’Union Européenne s’en accommoderont sans problèmes majeurs. La presse allemande s’en fait également l’écho, voire l’espère, tant elle est exaspérée par l’insupportable fourmi grecque. Le très ironique titre du Spiegel - « Acropolis Adieu » - paru il y a quelques jours ne signifie rien d’autre…

    Les marchés tangueront, certes, mais les Allemands semblent sûrs de leur coup et sous-entendent avoir concocté un « plan Grèce » qui n’éclabousserait pas trop l’Euro. Pourtant, absolument personne – les Allemands pas plus que les autres – n’est en mesure de prévoir les ravages de la contamination d’une sortie grecque. Mais l’Allemagne se rend-elle seulement compte qu’elle joue avec le feu ?

    Elle peut ériger des protections autour de ses banques. Elle peut même augmenter le Fonds de Stabilité et se coordonner avec le F.M.I. afin que les marchés financiers ne soient pas trop sonnés. Elle peut également sommer et sermonner les Grecs. Une sortie grecque de l’Union Européenne en ce printemps ou été 2012 ne sera toutefois que le prélude à un tourbillon qui frappera d’abord le Portugal et juste après l’Espagne. A moins que cet ordre ne soit inversé, sachant que l’Italie se retrouvera à un moment donné à son tour sur un siège éjectable.

    Quelles sont les conséquences de la cassure d’une union monétaire ? Les experts allemands peuvent-ils seulement le savoir ? Intuitivement, il est possible d’anticiper une fuite cataclysmique des capitaux hors des pays à risques, et une ruée pour se désister des billets de banque espagnols et italiens.

  • permalien BA :
    16 mai 2012 @23h02   « »
    La BCE a cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation.

    Mercredi 16 mai 2012 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé mercredi avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation, confirmant ainsi une information diffusée par Reuters dans la journée.

    "En attendant la recapitalisation des banques grecques qui sont gravement sous-capitalisées en raison de la récente opération PSI (échange de dette ndlr), certaines banques grecques ont été transférées à l’Assistance d’urgence à la liquidité", a déclaré un responsable de la BCE, confirmant des informations publiées par Reuters plus tôt dans la journée.

    "Une fois le processus de recapitalisation finalisé - et nous espérons qu’il le sera bientôt - les banques grecques auront à nouveau accès aux opérations habituelles de refinancement de l’Eurosystème", explique-t-on.

    La nouvelle a entraîné l’euro à la baisse face au dollar, dans un climat de craintes croissantes sur les marchés que la Grèce ne sorte de la zone euro.

    Ce dernier développement souligne l’état de faiblesse du système bancaire en Grèce où les ménages procèdent à des retraits massifs sur leurs comptes en banque.

    La BCE ne fait d’opérations de refinancement qu’avec les banques solvables. Toutefois, les banques qui ne respectent pas les règles de la BCE mais sont jugées solvables par la banque centrale du pays concerné peuvent s’adresser à leur banque nationale pour la fourniture de liquidités d’urgence (FLU).

    Le nombre de banques concernées n’est pas connu, mais cette décision souligne le nombre croissant de banques grecques qui dépendent de prêts d’urgence de la Banque de Grèce.

    Selon une source proche du dossier, quatre banques grecques vont si mal qu’elles fonctionnent avec des fonds propres négatifs.

    Une autre source de la Banque Centrale Européenne a indiqué que les banques grecques ont été exclues des opérations de prêts de la BCE en faveur des opérations d’urgence (FLU), car vue l’impasse électorale dans laquelle se trouve le pays, les chances d’une recapitalisation de ces banques s’évaporent.

    (Dépêche Reuters)

  • permalien Nathan :
    17 mai 2012 @12h43   « »

    @ Jordi GRAU :6 mai @12h48

    Quant à l’idée que M. Lordon met tout son espoir sur une aggravation de la crise, j’aimerais que vous me citiez précisément vos références.

    Je reconnais avoir poussé le bouchon un peu loin en parlant de guerre civile mais dans plusieurs de ses articles Frédéric Lordon tente de démontrer que la logique financière actuelle conduit au désastre et à son auto-annihilation. Et que c’est seulement lorsque la situation sera cataclysmique que les conditions seront mûres pour une prise de pouvoir par le peuple. Cette idée est développée dans l’article “Ne pas détruite les banques : les saisir !” et notamment dans le dernier chapitre “Notre heure”.

    http://blog.mondediplo.net/2010-12-...

    On en retire l’impression que Lordon ne croit qu’à la logique du pire. Notez, il a peut-être raison. Pour lui, le seul changement véritable – qu’il oppose aux vagues réformes cosmétiques qui elles, ne touchent nullement au système - ne pourra avoir lieu que lorsque la situation sera catastrophique. Ceci explique peut-être pourquoi on ne l’a pas beaucoup entendu à propos du programme économique de Mélenchon.

  • permalien Bernard :
    17 mai 2012 @12h51   « »

    Tirs croisés
    l’enfoncement dans la crise de la zone euro s’autoentretient,réajustement structurel oblige,moins ça marche plus on persiste,sous la houlette de la troïka avec même pas une once de relance,et puis qui pourrait y croire quand il s’agit d’une coquille vide. Je ne vois pas de solution en l’état !meme pas politique !
    Les prochaines législatives en Grèce vont nous montrer les limites que les politiques d’austérité imposent aux populations ,il faudra bien se résoudre à sortir du cadre,bon courage à notre nouveau gouvernement de centre droit,il va en falloir

  • permalien BA :
    17 mai 2012 @22h15   « »
    Grèce : vent de panique sur le secteur bancaire.

    Combien d’argent les Grecs ont-ils prélevé sur leurs comptes bancaires depuis lundi, jour où il est apparu évident que les responsables politiques seraient incapables de former un gouvernement d’unité nationale ? Les chiffres varient, mais il est probable que ce montant s’élève à quelque 1,2 milliard d’euros rien que pour les deux premiers jours de cette semaine. Des retraits en cascade qui s’ajoutent à ceux opérés depuis l’éclatement de la crise et qui font que plusieurs banques grecques sont désormais à court de liquidités.

    Depuis le printemps 2010, les Grecs ont retiré entre 2 et 3 milliards d’euros par mois en moyenne avec un pic en janvier de 5 milliards d’euros. On calcule que les dépôts bancaires ont fondu de 30 % sur l’ensemble de la période (environ 70 milliards d’euros). Sans compter les exportations illégales de capitaux générées par l’économie souterraine (environ 65 milliards d’euros), soit plus que les économies réalisées dans le cadre des deux mémorandums.

    La panique des épargnants s’est accrue lorsqu’on a appris par les derniers sondages que les deux grands partis pro-mémorandum, la Nouvelle Démocratie, conservatrice, et le Pasok, social-démocrate, cèdent encore du terrain au profit notamment de l’extrême gauche de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), farouchement opposée au plan.

    Si ces deux grands partis ne parviennent pas à remonter la pente d’ici aux prochaines élections anticipées du 17 juin, la Grèce ne sera pas en mesure de constituer un exécutif qui appliquera les conditions imposées par les Européens et le FMI en échange d’un second programme de financements. La Grèce ferait alors défaut et sortirait de la zone euro. Une éventualité que le Premier ministre sortant, Lucas Papadémos, a qualifié de « désastreuse » pour le pays dans une lettre ouverte adressée hier à ses concitoyens. L’ancien banquier central cède son poste au Premier ministre intérimaire, Panagiotis Pikrammenos, le président du Conseil d’Etat chargé d’organiser les nouvelles élections.

    Alors que l’agence de notation Fitch a abaissé jeudi soir la note de long terme de la dette grecque en devises et en euros à « CCC » contre « B- » jusque là, les bailleurs de fonds internationaux prennent déjà les premières mesures de précaution en vue d’un hypothétique abandon de la monnaie unique par ce pays. Mercredi, la BCE a confirmé qu’elle cessait de fournir des liquidités à des banques grecques sous-capitalisées.

    http://www.lesechos.fr/economie-pol...

  • permalien BA :
    18 mai 2012 @23h44   « »
    L’Espagne revoit à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du PIB.

    Vendredi 18 mai 2012 :

    L’Espagne revoit à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du PIB.

    Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu’il révisait à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% prévus jusqu’à présent, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions espagnoles.

    Le ministère des Finances estime que les dernières données fournies par les Communes autonomes (régions) ont eu un impact de 0,4 point dans les comptes publics ce qui porte le déficit à 8,9% du PIB, indique un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALE...

  • permalien clemence :
    19 mai 2012 @15h32   « »

    Bling bling de gauche
    Pour accompagner son amant François Hollande aux Etats-Unis, la "première maîtresse de France" ("The first girlfriend" comme l’appellent les Américains) Valérie Trierweiler (qui porte encore le nom de son mari dont elle n’est pas encore divorcée !), a acheté une robe de soirée chez Yves Saint Laurent pour la modique somme de 6980 euros.

  • permalien un type :
    19 mai 2012 @17h53   « »
    @ Clemence... bling

    il est pas indigent Mr Hollande, non ? Il est même plus ou moins très riche, non ? Cela n’est pas une tare, mais cela pose questionnement sur ce que veut réellement dire "president normal"

  • permalien K. :
    20 mai 2012 @14h56   « »

    « Un moment de clarté »

    Lors d’un débat sur le [pacte budgétaire] Jeudi sur "Today FM", le ministre des entreprises, Richard Bruton du Fine Gael, a déclaré que le référendum serait relancé en cas de victoire du "non". Il a rapidement corrigé son « erreur ».

    Les commentaires de Bruton sont considérés comme une "gaffe", a dit [Gavan] Titley [lecturer in media studies at the National University of Ireland] "mais en réalité ce n’est qu’un moment exceptionnel de clarté."

  • permalien BA :
    20 mai 2012 @15h01   « »
    Vent de panique et fuite des capitaux en Grèce et en Espagne.

    Vendredi 18 mai 2012 :

    Vent de panique et fuite des capitaux en Grèce et en Espagne.

    Le scénario du pire pour la zone euro serait en train de devenir réalité : le bank run, la panique bancaire, touche désormais de plein fouet la Grèce et semble s’étendre à l’Espagne.

    Les Grecs auraient retiré entre 2,5 et 3 milliards d’euros de leurs comptes en banque depuis les élections du 6 mai, avec un pic à 800 millions d’euros pour la seule journée du lundi 14 mai. Depuis 2009, ce sont en moyenne 2,5 milliards d’euros qui ont quitté le pays chaque mois.

    Pragmatiques, les investisseurs se préparent eux aussi à une sortie de la Grèce de la zone euro. Les grands acteurs financiers de la City, comme Barclays ou HSBC, ont déjà adapté leurs systèmes informatiques à un retour de la drachme.

    En Espagne, la principale inquiétude porte sur la fragilité du système bancaire. L’agence américaine de notation financière Moody’s a dégradé, jeudi 17 mai, la note de seize banques. Certains établissements sont désormais rangés dans la catégorie des obligations pourries. Au-delà, c’est toute la péninsule qui fait face à la défiance des investisseurs. Les taux d’emprunt de la dette souveraine ont dépassé 6 %. Un niveau insoutenable pour l’Espagne.

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/arti...

  • permalien léon1000 :
    21 mai 2012 @15h28   « »

    ok, plus lucide qu’alain gresh ;

    mais quelles propositions concrètes, notamment révolutionnaires parce-que applicables ?

    rien ne sert de se limiter à être "anti" ; il faut être "pour" des actions qui n’exigent pas de bonne volonté là où il n’y_en_a pas, mais qui produisent les effets désirés : travail, pouvoir d’achat, santé, éducation, justice, paix sociale

    l’opposition est toujours facile, être prêt à gouverner bien moins mais plus utile

  • permalien BA :
    21 mai 2012 @21h16   « »
    Espagne : l’Union Européenne demande de la "clarté" dans les comptes publics.

    Lundi 21 mai 2012 :

    Espagne : l’Union Européenne demande de la "clarté" dans les comptes publics.

    La Commission européenne a souligné lundi la nécessité pour les autorités espagnoles de faire preuve de "clarté" dans les comptes publics, après l’annonce d’un déficit 2011 revu à la hausse, et a annoncé la visite cette semaine en Espagne d’experts de son institut de statistiques Eurostat.

    Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, "a toujours souligné l’importance d’avoir de la clarté par rapport aux comptes publics des régions pour pouvoir faire une évaluation précise de la situation budgétaire de l’Espagne", a déclaré lors d’un point de presse à Bruxelles son porte-parole, Amadeu Altafaj.

    Il réagissait à l’annonce vendredi par le gouvernement espagnol d’une révision du déficit public 2011, à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% annoncés jusqu’ici, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions.

    http://www.romandie.com/news/n/Espa...

    Vous avez aimé les comptes publics de la Grèce ?

    Vous adorerez les comptes publics de l’Espagne.

  • permalien BA :
    22 mai 2012 @21h01   « »
    Italie : l’Istat plus pessimiste que le gouvernement sur le PIB en 2012 : – 1,5 %.

    Mardi 22 mai 2012 :

    Italie : l’Istat plus pessimiste que le gouvernement sur le PIB en 2012 : – 1,5 %.

    L’institut italien de statistiques Istat a annoncé mardi tabler sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% cette année en Italie, dont l’économie a été plombée par l’austérité, alors que le gouvernement de Mario Monti mise sur un recul de 1,2%.

    Selon l’Istat, ce recul marqué du PIB sera dû à une « contraction de la demande intérieure » de l’ordre de 3,3%, qui ne sera « pas pleinement compensée » par les exportations qui devraient progresser de 1,2%, et aux « effets des plans d’assainissement budgétaire ».

    Bruxelles, l’OCDE et le FMI sont également plus pessimistes que le gouvernement Monti et prévoient respectivement une contraction de 1,4%, de 1,7% et de 1,9% du PIB italien cette année.

    L’Italie, entrée officiellement en récession fin 2011 avec deux trimestres consécutifs de repli du PIB, s’y est enfoncée au premier trimestre 2012, avec une nouvelle contraction de son activité économique de 0,8%, sous le poids des plans d’austérité adoptés à la chaîne depuis 2010 pour rassurer les marchés.

    http://www.romandie.com/news/n/CORR...

  • permalien BA :
    23 mai 2012 @10h33   « »
    L’euro baisse : le marché se prépare à une sortie de la Grèce de l’euro.

    L’euro baisse : le marché se prépare à une sortie de la Grèce de l’euro.

    L’euro baissait face au dollar mardi, plombé par des commentaires de l’ancien Premier ministre grec selon lequel le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro est réel, alors que les cambistes attendaient nerveusement une rencontre des dirigeants européens mercredi.

    En fin d’échanges new-yorkais, dans un marché faible en volume, les déclarations de l’ancien Premier ministre grec Lucas Papademos déclarant que "le risque que la Grèce quitte l’euro était réel", selon l’agence Dow Jones Newswire, a fait plonger la monnaie unique face au dollar, considéré comme une valeur refuge.

    "On a vu une chute prononcée de l’euro en fin d’après-midi, avec les déclarations assez délétères de M. Papademos", a noté Sébastien Galy, de la Société Générale. Ces propos ont eu selon lui un effet "psychologique" déclencheur sur les cambistes, qui bien qu’ils anticipaient déjà une sortie de la Grèce de l’euro, se préparent désormais plus sérieusement à cette éventualité.

    "Mais cela reste un mouvement de recul modeste en ligne avec l’évolution anticipée de l’euro à la baisse" à court terme par rapport au dollar. "Tout le monde est positionné pour une baisse de l’euro face au dollar", a continué le cambiste.

    De nombreux observateurs craignaient en outre mardi que la crise frappant la Grèce se propage vers d’autres pays membres de la zone euro, particulièrement l’Espagne dont le secteur bancaire était fragilisé par ses actifs immobiliers risqués.

    Preuve de la défiance des investisseurs, si l’Espagne a pu emprunter mardi 2,526 milliards d’euros en bons à 3 et 6 mois, elle a dû une nouvelle fois concéder des taux d’intérêt en hausse.

    De plus, les cambistes restaient sur la défensive à la veille d’une réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) pour discuter de la relance de l’économie, ont noté les analystes de Commerzbank.

    Cependant, "il y a peu de marge pour voir une avancée majeure cette semaine car les responsables de la zone euro continuent de n’agir que dans leur intérêt propre", a tempéré David Song, analyste chez DailyFX.

    http://www.romandie.com/news/n/DEVI... ?

  • permalien BA :
    23 mai 2012 @15h22   « »
    L’Eurogroupe appelé à étudier un abandon de l’euro en Grèce.

    L’Eurogroupe est la réunion mensuelle (et informelle) des ministres des Finances des États membres de la zone euro, en vue d’y coordonner leur politique économique.

    Mercredi 23 mai 2012 :

    L’Eurogroupe appelé à étudier un abandon de l’euro en Grèce.

    Le comité de préparation de l’Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d’urgence dans l’éventualité d’un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris mercredi de deux responsables européens.

    Cette initiative a été approuvée lundi au cours d’une téléconférence du groupe de travail chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro. Les membres du groupe de travail constituent aussi le conseil d’administration du FESF, le Fonds européen de stabilité financière.

    Outre la confirmation de deux responsables européens, Reuters a pu consulter une note de travail rédigée par un Etat membre qui détaille notamment le coût potentiel, pour chaque pays de la zone euro, d’une sortie de la Grèce du bloc.

    Ce document estime que si un tel scénario devait se produire, un "divorce à l’amiable" devrait être recherché, et qu’un soutien de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pourrait accompagner Athènes dans sa sortie de la monnaie unique.

    "Pour l’heure, rien n’a encore été préparé au niveau de la zone euro, de crainte que cela s’ébruite", a précisé l’un des responsables.

    Un deuxième responsable a confirmé l’existence de l’accord conclu lundi.

    Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance, alors qu’une sortie grecque de la monnaie unique n’est plus considéré comme un tabou et que les investisseurs redoutent qu’aucune solution concrète pour stimuler la croissance n’émerge du sommet européen informel prévu dans la soirée.

    http://fr.reuters.com/article/busin...

  • permalien K. :
    3 juin 2012 @16h15   « »

    Kate Kelland, Correspondante Santé et Science de Reuters, 31/05/2012-

    Derrière chaque suicide dans les pays en crise comme la Grèce, il y a jusqu’à 20 personnes de plus qui sont suffisamment désespérées pour avoir essayé de mettre fin à leur propre vie.

    Et derrière ces tentatives de suicide, les experts disent qu’il y a des milliers de cas cachés de maladie mentale, comme l’abus d’alcool la dépression et le trouble anxieux, qui ne font jamais les nouvelles, mais ont de grands, et potentiellement durables, coûts humains.

    Le risque, selon certains experts en santé publique, est que lorsque les difficultés économiques de la Grèce prendront fin (si elles prennent fin), un legs de maladies mentales pourrait rester au sein d’une génération de jeunes endommagés par de trop nombreuses années de vie sans espoir.

    ...

  • permalien Chegue :
    9 juin 2012 @00h02   « »

    A tous ceux qui se croient plus émancipés que la moyenne.
    Il serait tant de faire preuve d’un peu d’objectivité et moins de mauvaise foi vis-à-vis de Mme Le Pen.
    - Tous les électeurs FN ne sont pas attardés ni racistes.

    - Le FdG prétend être fréquentable et démocratique (alors que des extrémistes sont dans les rangs ; que l’Internationale a été chantée en meeting ; que le drapeau de la faucille et du marteau fut agité), le FN l’incarnation du diable. Il serait peut-être temps d’avoir un peu d’honnêteté intellectuelle et d’admettre que les 18% d’électeurs ne sont pas des nazis, que Marine n’est pas Jean-Marie, que ce n’est plus Ordre nouveau.

    - Non, la bouffe hallal n’est pas secondaire. On a le droit de savoir ce que l’on mange, surtout que cela pose des problèmes sanitaires.

    - Non, le FN ne dit plus que l’immigration est la source de tous les problèmes actuels. Il dit simplement que certains devraient effectivement se conformer aux lois de notre pays.

    - Effectivement, il y a un problème culturel, que cela plaise ou non à l’universalisme du FdG (d’où l’absence de succès escompté). D’ailleurs, le feu roi Hassan II le dit explicitement à Anne Sinclair en 1993 dans 7/7. (cf http://www.youtube.com/watch?v=HYzP...). Mais heureusement que certains s’intègrent et épousent nos valeurs...

  • permalien La haine :
    22 juillet 2012 @23h21   « »

    Je suis d’extrême droite car je suis haineux, bete et méchant !

    oui car, nous le mal on préfère cela au bien... c’est comme ca et on cherche pas d’excuse...

    Et puis si il y avais pas de méchant, vous pourriez pas être gentils ^^

  • permalien juju :
    19 février 2013 @01h25   « »

    à toujours vouloir le plus quand on peut le moins et bien on arrive à faire avoir une audience aux extrèmes, la preuve avec la loi Duflot on a pas vu loi plus stupide depuis longtemps pour créer des inégalités

  • permalien ewgwerg :
    11 avril @09h01   «

    erfgvergvwegvbeg 4gtg gqwergwerg

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