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Le Nord-Mali aux mains des rebelles

mercredi 9 mai 2012, par Mohomodou Houssouba

Gao, Kidal, Tombouctou : les trois capitales régionales du nord du Mali sont tombées en moins de trois jours (du 30 mars au 1er avril 2012), deux mois après le déclenchement de la rébellion, provoquant la débâcle de l’armée. L’administration, les services publics et financiers ont été anéantis dans l’ensemble du nord du pays par les rebelles touaregs et leurs alliés islamistes, les cycles de production et les réseaux d’échange désorganisés, ce qui laisse craindre une véritable désintégration sociale dans cette région déjà très vulnérable aux aléas climatiques (à l’automne 2011, les observateurs faisaient état d’un risque de crise alimentaire grave dans la zone sahélienne). Au début du mois de mai, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et la Croix Rouge estimaient à 320 000 le nombre des réfugiés et des personnes déplacées.

Le coup d’Etat du 22 mars à Bamako, la capitale du Mali, a affaibli une armée déjà fragilisée par les défaites de Ménaka et Tessalit deux mois plus tôt. Les auteurs du putsch, qui jugeaient « calamiteuse » la gestion de la guerre au nord, ont largement contribué à briser la chaîne de commandement militaire, ce qui a permis aux groupes rebelles de prendre assez facilement le contrôle des deux tiers du pays. Ils avaient d’ailleurs réussi à couper les routes d’approvisionnement et isoler toutes les casernes du nord du pays qui sont tombées les unes après les autres : Ménaka, dans la nuit du 17 janvier, puis Anderamboukane, et Aguelhoc au nord de Kidal, où les rebelles se sont livrés à des actes de barbarie sur des dizaines de soldats désarmés.

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La guerre au Mali : territoires occupés, réfugiés et personnes déplacée. Situation au 25 avril 2012.
Esquisse cartographique : Philippe Rekacewicz, 2012

Le 1er et le 2 février, des femmes de soldats avaient manifesté pour dénoncer les conditions du service dans le Nord et exiger que le gouvernement s’occupe plus sérieusement du sort des militaires et de leurs familles. D’abord interdites, les manifestations finalement autorisées s’étaient transformées en émeutes et en attaques contre les maisons et commerces des Touaregs et des Arabes.

Dans le même temps, les rebelles s’attaquaient à Niafunké après avoir pris la petite ville de Léré, déjà évacuée par les soldats et la population. Les biens des populations arabo-touarègues ont aussi été détruits dans le sud du pays, à Bamako et à Kati (une petite ville à quelques kilomètres au nord de la capitale), ainsi qu’à Ségou et Sikasso, provoquant des départs massifs vers le Burkina Faso et la Mauritanie. Ces événements ont profondément endommagé la cohésion sociale entre ces communautés.

Alors que Bamako retrouvait son calme, la guerre continuait dans le désert, et l’armée régulière malienne subissait revers sur revers. A la mi-mars, les rebelles ont fait tomber la garnison de Tessalit, à la frontière avec l’Algérie. La prise de cette ville coïncidait avec l’apparition publique d’Iyad Ag Ghali, le chef du mouvement islamiste touareg Ansar Dine. Dans des vidéos, il ne cachait pas son objectif : imposer la loi islamique sur le Nord Mali. Jusqu’alors, la rébellion semblait monopolisée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui se battait pour l’indépendance du nord du pays.

Le coup d’Etat à Bamako devait précipiter la chute des derniers bastions comme Kidal, point de mire du MNLA, d’Ansar Dine et ses alliés d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), mais aussi les villes-symboles de Gao et Tombouctou. Dans la dernière semaine de mars, les rebelles contrôlaient tous les accès entre Niafunké, au bord du fleuve Niger jusqu’à Tessalit, au Nord, près de la frontière avec l’Algérie, et pouvaient planter leur drapeau sur l’ensemble de la région qu’ils revendiquent. Le 6 avril, ils déclaraient la naissance de la République indépendante de l’Azawad.

Gao sous contrôle rebelle, un mois après

Kidal est tombée le 30 mars. Le lendemain, c’est au tour de Gao et ses deux garnisons, dont celle qui porte le nom de Firhoun Ag Alensar, le chef de la tribu Oulliminden qui a résisté à la colonisation française en combattant dans le sud-est jusqu’à sa capture dans la petite forêt d’Anderamboukane en 1916. Elle abrite d’importantes unités de combat blindées.

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A Gao, Mali.

Les combats ont duré une journée. Une guerre en direct, rapportée minute par minute par SMS, par téléphone et sur les réseaux sociaux, par les habitants cloîtrés chez eux. A la fin de la journée, la situation était très confuse, certains croyaient que l’armée avait repoussé les assaillants, d’autres avaient clairement compris que la ville de Gao était désormais contrôlée par les rebelles du MNLA, d’Ansar Dine et d’AQMI.

Les six banques, l’hôpital régional, les pharmacies, les organisations humanitaires et bâtiments administratifs ont été saccagés. Le pillage des commerces continuera des jours durant. Les deux marchés du centre-ville, qui avaient brûlé en 2008 et 2010, sont à nouveau anéantis. Avec la destruction des banques, la plupart des salariés n’ont pu être payés. Une ville de plus de 85 000 habitants ne dispose plus d’aucun service de base.

Même si Gao ne résonne pas dans l’imaginaire occidental comme Djenné ou Tombouctou, la ville – créée autour du VIIe siècle – est l’une des plus vieilles de la région, pendant longtemps siège du pouvoir de l’ancien Empire songhay. Juchée sur la boucle du Niger juste au niveau du méridien de Greenwich, elle est sise au croisement des routes reliant Bamako à Niamey, Ouagadougou à Tamanrasset. De 2006 à 2007, la construction du pont de Wabaria et le bitumage de la route vers Niamey en ont fait une pièce maîtresse de la transsaharienne.

La rébellion touarègue, mais laquelle ?

Dès la première semaine, les contours de cette rébellion polymorphe commençaient à se dessiner. Alors que la fraction séparatiste incarnée par le MNLA fanfaronnait avec ses communiqués de guerre et sa déclaration d’indépendance, les islamistes touaregs d’Ansar Dine se présentaient sur le terrain comme les garants de la sécurité et du bien-être de la population. Les dirigeants islamistes rencontrèrent successivement les chefs traditionnels et religieux et distribuèrent des numéros de téléphone que les gens pouvaient appeler en cas de danger… Dans les jours qui suivirent, le MNLA avait à gérer les conséquences politiques et diplomatiques de ses tonitruantes déclarations.

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A Gao.

A la fin du mois d’avril, le MNLA organisait enfin une rencontre avec les chefs traditionnels et religieux de Gao, pour discuter des problèmes de gestion de la ville. Les responsables d’Ansar Dine en étaient absents : son porte-parole à déclaré que son mouvement ne se sentait pas concerné. Au même moment, il procédait à la libération de l’otage suisse Beatrice Stöckly, kidnappée à Tombouctou neuf jours plus tôt, la remettant directement aux médiateurs de la présidence burkinabé. La veille, ils avaient livré 160 prisonniers (des soldats maliens) au Haut conseil islamique du Mali (HCI), dirigé par Mahmoud Dicko, un imam d’obédience wahhabite. Deux opérations fort bien médiatisées…

Ansar Dine a su en outre regagner un peu de confiance au sein de la population, en répondant aux appels de détresse, et en aidant à récupérer des biens volés. Le MNLA, qui poursuit d’autres objectifs, souffre d’un handicap majeur dans l’opinion : le mouvement est assimilé aux actes de pillage, confiscation de biens, enlèvements et viols. Les indépendantistes sont considérés comme des bandes de maraudeurs indisciplinés qui attaquent et dépossèdent.

Cibles de la furie salafiste, les églises ont été démolies, tout comme les bars et autres lieux de divertissement – à Tombouctou, le mausolée d’un saint musulman a même été profané le 4 mai, son culte jugé idolâtre. On estime que deux cents chrétiens vivaient à Gao. Ils auraient tous fui ou pris refuge dans les villages. Cette violence anti-chrétienne inédite tranche avec la tradition musulmane locale, au point que même le président du HCI l’a dénoncée, en réaffirmant la coexistence des animistes, chrétiens et musulmans dans le pays, parfois au sein de la même famille.

Chérif Ousmane Madani Haïdara, à la tête d’une confrérie traditionaliste plus ancienne également dénommée Ansar Dine (en arabe, « les défenseurs de la foi »), a même revendiqué le caractère laïc de l’Etat malien et accusé la rébellion wahhabite d’avoir usurpé le nom de son association. Haïdara avait déjà critiqué l’emprise wahhabite sur le HCI. Cette hostilité s’explique par l’histoire du pays. L’islam traditionnel a été façonné par les confréries soufies. Le wahhabisme est arrivé vers 1930, mais ne s’est réellement implanté qu’à partir de 1950 ; à Bamako, des wahhabites ont rapidement prospéré dans le commerce ; en mai 1957, de violentes émeutes ont visé maisons et commerces – une violence sous fond de ressentiment économique.

Les relations entre Ansar Dine et la communauté wahhabite sont imprévisibles. La région de Gao a été très déstabilisée par le retour, il y a quarante ans, de ressortissants convertis au wahhabisme dans les années 1960 et 1970. La plupart avaient quitté la campagne pour faire des études coraniques au Niger et au Nigeria. Certains avaient pu aller jusqu’au Soudan et en Arabie saoudite, berceau du wahhabisme. Ils ont commencé à vouloir convertir à leur vision de la religion des familles et des notables, puis à recruter de nouveaux disciples en jouant sur les relations familiales. Leur attitude expansionniste et agressive allait déclencher une réaction violente au sein d’une population plutôt acquise aux rites soufis, avec une forte coloration de croyances traditionnelles. En fait, l’ancienne religion du fleuve dont les cérémonies annuelles étaient conduites publiquement par le « harikoy » (maître des eaux du fleuve) et les rites de la brousse dits de « hawka », coexistaient très pacifiquement avec l’islam traditionnel.

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A Gao.

Finalement, les forces de la communauté wahhabite se déplaceront vers les villes, où le commerce avec le Proche-Orient a enrichi un grand nombre de négociants qui investissent dans les médersas (écoles coraniques) et les médias pour accentuer leur influence politique, devenue perceptible aux élections de 2002. En août 2009, l’opposition à la réforme du Code des personnes et de la famille fut menée par l’imam Mahmoud Dicko avec des marches auxquelles ont participé des dizaines de milliers de manifestants à Bamako ou à Gao : en tête de cortège, des femmes habillées en noir de la tête aux chevilles. Cette mobilisation avait forcé le président malien à vider la loi de toutes les avancées significatives pour les femmes.

Les années 1970 marquent donc la fin d’une ère, qui a débuté au tout début du XVIIe siècle. Avec la chute de l’Empire songhay en 1591, aucun Etat central ne pouvait plus assumer un pouvoir fort sur les populations de la boucle du Niger. Les communautés se sont alors organisées de façon autonome, avec des périodes de guerre et de paix entre certaines tribus nomades et les communautés riveraines. Des conflits à répétition avec les chefs touaregs à la cruauté de la colonisation française, la région a une histoire mouvementée.

Cette « mémoire » reste bien vivante, et les rebelles s’en servent pour justifier leur campagne guerrière. Mais chaque communauté a potentiellement une mémoire de domination et de résistance ou un récit « micronational », parfois épique, parfois tragique, qui d’ailleurs peut varier au sein de la même communauté culturelle et linguistique. Ces nuances disparaissent lorsque les « seigneurs de guerre » ayant grandi en Libye ou en Algérie parlent de l’Azawad comme du berceau exclusif d’un groupe ethnique.

Cohabitation entre MNLA et Ansar Dine :
le prologue de Gao

Durant les deux premiers mois de la rébellion, on a surtout entendu parler du MNLA. A la fin du mois de janvier, Iyad Ag Ghali, le chef du mouvement islamiste Ansar Dine a revendiqué les attaques d’Aguelhoc et de Tessalit comme ses propres victoires. Les ambitions commencaient à s’aiguiser ; les chemins des rebelles tendaient à bifurquer. Ansar Dine combat aux côtés des indépendantistes du MNLA, mais prend des positions inverses avec, par exemple, la volonté d’imposer la charia sur toute l’étendue du territoire malien. Cette composante islamiste, dont le MNLA s’était accommodé jusque-là pour défaire l’armée malienne, devient maintenant plutôt encombrante.

Après quelques semaines de cogestion de la ville de Gao, Ansar Dine semble tenir la ville d’une main de fer, bien que le MNLA déclare contrôler les frontières « externes » et semble se préparer à se débarrasser d’Ansar Dine et ses alliés djihadistes dès que ce sera possible. Le dilemme du MNLA se situe exactement à ce niveau et ressemble curieusement à celui du gouvernement malien qui aurait un moment toléré la présence des salafistes et ignoré l’angoisse de ses voisins algériens et mauritaniens. Finalement, le Mali a essayé d’agir à un moment où il n’avait déjà plus les moyens de contrer la coalition de groupes armés sur son territoire.

Aujourd’hui, les accrochages entre les hommes d’Ansar Dine et du MNLA sont si fréquents qu’il n’est plus possible de nier la fracture grandissante entre les deux camps, même s’ils arrivent souvent à limiter les dégâts à temps. A la cuisante défaite de l’armée malienne succède donc l’ouverture d’un nouveau front qui mène le nord du pays vers un avenir incertain. Mais il est clair que la justice qui règne à Gao depuis avril est bien celle d’Ansar Dine – la charia dans sa version wahhabite – et non pas le droit laïc et révolutionnaire promis par le MNLA.

Stratégies de survie

Tant bien que mal, des actions de solidarité sont organisées depuis Bamako, pour la population bloquée au nord du pays. Les premiers convois de vivres et de médicaments envoyés par le Collectif des ressortissants du Nord (Coren) et des associations de villages sont arrivés à la mi-avril. Cet effort continue avec l’opération « cri de cœur », du nom d’un collectif de jeunes qui utilisent des numéros surtaxés mis à leur disposition par les compagnies de téléphones mobile pour récolter des fonds. Les sommes recueillies ont permis d’acheter des vivres et des médicaments.

Mais l’aide la plus déterminante provient des familles elles-mêmes. Où qu’ils se trouvent, les gens s’organisent pour aider leurs parents à survivre. Un système de troc s’est mis en place, puisqu’il est impossible d’envoyer de l’argent par la banque. Les échanges se limitent aux denrées de base et aux médicaments. Le procédé consiste à verser l’argent à une personne à Bamako ou à Niamey qui demande à une autre à Gao de donner une quantité de céréales ou de condiments à un correspondant. Tant que le système marche, les transactions peuvent se faire sans que l’argent ne « voyage ».

Les pillages ont affaibli les stocks, et les commerçants sont discrets sur leurs réserves. Ce qui contribue à faire monter considérablement les prix. Ce système en vase clos s’effondrera tôt ou tard si la situation persiste et si la région n’a pas la possibilité de se réapprovisionner. En attendant, en quête de légitimité après la démolition délibérée de la ville, chaque camp se profile en meilleur gardien de ses ruines.

A lire

- Touaregs, la « marche en vrille » par Hawad, mai 2012.
Les soulèvements armés touaregs qui ont jailli depuis les années 1960 au Mali, au Niger ou en Algérie ne sont pas surprenants ou imprévisibles : ils s’inscrivent dans la prolongation de la résistance des Touaregs aux empires coloniaux.

- Comment le Sahel est devenu une poudrière par Philippe Leymarie, avril 2012.
Le coup d’Etat militaire qui, le 22 mars, a renversé le régime « modèle » du président malien Amadou Toumani Touré a ajouté à la confusion régionale. Secouée par les nouvelles rébellions de mouvements touaregs, la bande saharo-sahélienne pâtit également de l’impunité des groupes armés se réclamant d’Al-Qaida au Maghreb islamique.

- Au Sahel, un nouveau front à haut risque par Philippe Leymarie, Défense en ligne, Les blogs du Diplo, septembre 2010.
L’enlèvement au Niger de sept employés d’Areva et Vinci, quels qu’en soient les développements à venir, constitue un défi lancé au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble des pays des confins sahariens, qui jouent chacun leur jeu dans une partie de billard à plusieurs bandes.

- Le Nord Mali victime d’une prophétie autoréalisatrice par Jean-Christophe Servant, Echos d’Afrique Les blogs du Diplo, décembre 2009.
La situation régnant dans le Nord Mali est de plus en plus complexe et brouillée, l’imbrication des facteurs géopolitiques, humains, économiques dans cette zone ne permettent que d’échafauder des hypothèses.

- Recension du livre Les rébellions touarègues d’Anne Saint Girons par Cédric Gouverneur, mai 2009.

- Vers la réintégration des Touaregs au Mali par Robin Edward Poulton, novembre 1996.

- Nouvel enlisement des espoirs de paix dans le conflit touareg au Mali par Philippe Baqué, avril 1995.

- Les Touaregs : un exil perpétuel ? Interview de Mohamed Mahmoud Sidi, président de l’Organisation pour l’assistance aux enfants malades et en situation difficile (OAEMSD) par Intagrist El Ansari, 6 mai 2012.

- Dans l’atlas 2012 du Monde diplomatique, Mondes émergents, « Al-Qaida s’enracine au Sahara », de Jean-Pierre Filiu.
En 2007, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat annonce son allégeance à Oussama Ben Laden et crée AQMI. Cette organisation, dirigée depuis la Kabylie, a poursuivi le harcèlement djihadiste des forces algériennes de sécurité. Malgré la forte médiatisation des enlèvements d’otages occidentaux dans la zone sahélienne, elle est affaiblie par des rivalités de chefs et se révèle incapable de compromettre le processus démocratique au Mali comme au Niger.

Mohomodou Houssouba est écrivain, originaire de Gao.

- Bagoundié blues, L’Atalante, Nantes, 2003.
- Passages au Kansas, La rue blanche, Rezé, 2005.

24 commentaires sur « Le Nord-Mali aux mains des rebelles »

  • permalien Houcine :
    9 mai 2012 @16h54   »

    (I) - Des parties de Billard à plusieurs bandes en Afrique des rebelles !

    Concernant les Touaregs, je me souviens d´une rencontre de notre Sultan Hassan II et un de ses journalistes les plus préférés, lui disant au sujet des nomades marocains, dont les enfants toujours n´ont aucune chance d´être scolarisés, »Nous respectons les traditions de nos populations et nous ne devons jamais interférer dans leurs costumes, leur liberté et choix de vivre !« 

    Cette réponse au début des années soixante, elle raisonna comme pour donner plus de crédibilité à un monarque “instruit„ - hautement démocrate et trop respectueux à l´encontre de ses pauvres sujets ! Mais avec suffisamment de temps, au moins, nous les autres marocains, nous avions découvert que ce roi qui fut tellement moderne aux yeux de ses amis à l´étranger, profondément croyant parmi ses fidèles aux mosquées des analphabètes et au sein des quartiers les plu misérables, et surtout à la compagne où la vie est plus amère qu´ailleurs, pour nous ses répétés discours ne furent que pour gagner du temps, consolider sa monarchie, corrompre les notables et quelques intellectuels, faisant d´eux des partis loyaux, au détriment du misérable peuple, chaque fois combattu et forcé à se soumettre, affirmant l´allégeance qui fit de Hassan II le plus infaillible de tous les prophètes !

    En accord et ce vécu au Maroc et en Algérie, après leur indépendance, les pays qui partagent notre voisinage (l´Afrique du nord et le Sahel), ils obtinrent une autre qualité d´indépendance et ils furent mieux considérés par l´élite qui remplaça l´administration coloniale.

    Si les marocains n´ont connu que quelques soulèvements au Rif, au Sud et au sein des grandes villes (Casa, Fès, Marrakech, Oujda), en 1988 les algériens avaient marqué l´histoire de leur pays, tout en se révoltant contre l´Etat des peu sincères généraux et pas du tout qualifiés en politique. En réponse à cet événement, »Chadli ben Jadid« avait promis plus de liberté à ses concitoyens et surtout des élections populaires, s´achevant par la guerre civile, l´émergence de la redoutable Gia, l´assassinat des plus brillants intellectuels et le massacre des villages entiers ! Quelques années plus tard, on voit des révoltes au sein du Mali qui fut le pays le plus stable en Afrique, où le mythe ben Laden et Al Qaeda ne fait que précipiter et répéter le déchainement qui a renversé la donne en Libye, et de nouveau, il menace l´Algérie !

    Houcine__

  • permalien Houcine :
    9 mai 2012 @16h56   « »

    (II) - Les parties de Billard à plusieurs Bandes en Afrique des rebelles !

    Malgré tous ces préparatifs, remontant à l´époque de »Charles le Téméraire et Louis XI« , la monarchie alaouite au Maroc parait intouchable et ses Touaregs continuent profitant de la sagesse de celui qui fut grand Imam et Commandeur de nombreux croyants, tous rêvant bénéficier de la générosité de son successeur (Mommo VI), en quête d´obtenir le passeport vert qui fut tellement précieux au début de l´émigration vers notre chère France, ou souhaitant posséder une maisonnette équipée d´eau, bien remplaçant sa chaumière au bidonville, une parcelle de terre pour semer quelques Kilogrammes de blé, en attente que ca pleuve et ramasser une bonne récolte, une licence de transport (petits taxis), devenir policier au service de la sureté des beaux touristes pédophiles, s´engager Mokhazni (goumi) et fouetter les passants, ne contentant que les Paschas et les Grand Caïds, à l´instar de la vieille tradition et l´époque coloniale !

    En conclusion

    Si les pays du Maghreb n´ont pas encore obtenu leur vraie souveraineté, après Monsieur Afrique et Bob Dinard, ce que vit le Mali des Aqmis, il n´est qu´une petite récolte de ce qu´a déjà semé Bernard Henri Lévy et camarade Nicolas Sarkozy !

    Houcine__

  • permalien Salem L :
    9 mai 2012 @16h57   « »

    ’’ Quand la secheresse brule les coeurs et que la faim taille trop d’entrailles c’est comme si on ajoutait bois sur bois sur le bucher et à la fin, il suffit du bout de bois d’un esclave pour que s’allume dans le ciel de Dieu et dans le coeur des hommes le plus énorme incendie ’’ Dixit Feu Mohamed DIB .Voilà ce que les régimes despotiques du Mali, d’Algérie et d’ailleurs vont récoltez de ce qu’ils ont semé. Le MNLA n’a pas combattu pour instaurer la Charia dont personne aujourd’hui n’indique les contours ! Alors n’en rajoutez pas, les BERBERES disseminés par le colonialisme Francais et rejetés par les renégats sont en droit de défendre leur identité et leur langue et ainsi porter un coup fatal à l’Arabo-Islamisme dont la fin est entrain de sonner et nul ne peut arreter la marche de l’histoire .le rayonnement de notre identité millénaire ne peut s’accommoder d’aucune autre et bonne chance oh fréres de sang votre combat est le notre et si on pouvait etre prés de vous on le sera

  • permalien Houcine :
    9 mai 2012 @17h22   « »

    Monsieur Salem !

    Frères de sang pour faire la guerre, ou frères et sœurs dans l´humanité, pour la paix et le bonheur ?

    S´il vous plait : n´ajoutez pas plus de bois dans ce grand feu qui a déjà ravagé toute l´Afrique et qui ne fait qu´avancer sur les pays du Maghreb !

    En tant que marocain et en connaissance de cause, ce discours et ces réclamations ethniques, ils ne feraient qu´ajouter plus de malheurs et calciner toute notre misérable région.

    Pourquoi au lieu de lutter pour la démocratie et l´union qui fait la force économique et sociale, vous vous engagez au service de la haine et de la déchirure ?

    Cordialement

    Houcine__

  • permalien Houcine :
    9 mai 2012 @17h29   « »

    L´Europe d´hier par rapport à l´Afrique d´aujourd´hui !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charle...

    Houcine__

  • permalien
    9 mai 2012 @17h32   « »

    cela a lors que demain ont lieu des élections législatives en algérie qui risquent fort de voir la victoire des islamistes de "l alliance pour l algérie verte" ;tout le maghreb va t il s embraser dans le "djihad" ?

  • permalien Lien :
    9 mai 2012 @17h32   « »

    Concrètement, comment se passent les échanges entre les zones, ou avec les pays voisins ?
    Comment est gérée la "frontière" ?

    Rien ne passe, des véhicules passent en contrebande, les véhicules circulent normalement à condition de payer les barrages divers sur la route ?

  • permalien
    9 mai 2012 @17h34   « »

    cela d autant plus que l algérie aussi risque de tomber aux mains des islamistes,l "alliance pour l algérie verte" est donnée favorie aux législatives de demain et aux présidentielles de 2014.

  • permalien Houcine :
    9 mai 2012 @18h30   « »

    De leurs cendres, les idées des grands vont renaitre !

    Dans ces conflits et affirmations les plus extrémistes, il ne s´agit que du souhait des agents des troubles, faisant de leurs Jihadistes l´arme la plus puissante, à l´instar des bérets verts en Espagne du Caudillo et en Grèce des colonels, anticipant la crise et la misère de la grande Athènes.

    Pour comprendre ces soulèvements et complots remontant à l´époque de »Josef McCarthy« , il suffit de revoir comment dernièrement le régime saoudien a-t-il engagé un de ses Agents les plus fidèles, passant pour un redoutable terroriste antioccidental, en quête de faire écraser un autre avion plein d´innocents passagers contre une supposée cible américaine, répondant aux exigences de l´Oncle Sam, ne donnant que plus de crédibilité aux accusations qui pèsent sur tous ceux qui s´opposent à la politique de la haine.

    Puisque aujourd´hui c´est le pouvoir d´achat qui compte en premier, de leurs cendres, les idées de Karl Marx vont renaitre et le socialisme sera le grand bonheur de tous les salariés.

    Houcine__

  • permalien K. :
    9 mai 2012 @19h52   « »

    Pour un angle de vue non adopté dans cet article, lire GREGORY MANN (professor of history at Columbia University, specializing in the history of francophone Africa, and of Mali in particular), qui écrit....

    Le conflit libyen - et l’intervention de l’OTAN dans ce conflit - a-t-il allumé cette longue mèche ? (...) Les observateurs avisés sont en désaccord. Certains pensent que le conflit était pratiquement inévitable, avec ou sans hommes et armes en provenance de Libye. D’autres y voient un effet d’entraînement direct qui a bouleversé un équilibre délicat. Quoi qu’il en soit , il est indéniable que, comme conséquence de la campagne de Libye, une insurrection plus forte, plus intense, dans le Sahara malien n’était pas seulement prévisible, mais prévue. Toute personne qui observait l’avait vu venir de loin.

    ...avant de s’étonner du « fait époustouflant » suivant,

    ....une décennie d’investissements américains en formation de forces spéciales, coopération entre les armées Sahaliennes et des États-Unis et en programmes de contre-terrorisme de toutes sortes gérés la fois par le Département d’Etat et le Pentagone, n’a, au mieux, pas réussi à empêcher une nouvelle catastrophe dans le désert et, au pire, en a semé les graines. "

    En tous cas, des appels pour l’intervention armée au nom de la "défense de la démocratie" se sont fait et se font entendre du coté de l’"empire bienveillant"...

  • permalien Christian Darceaux :
    10 mai 2012 @13h03   « »

    L’article donne des éléments d’information intéressants. Mais il est très dommage que son parti pris soit celui de faire peser les responsabilités de la situation sur les artisans du renversement de ATT.
    C’est occulter la corruption galopante, la désorganisation de l’armée dont les chefs étaient parmi les principaux corrompus et donc responsables de son état de faiblesse.
    Vraiment, oui c’est dommage de dédouaner ainsi les responsabilités maliennes et...françaises.

  • permalien Salem L :
    10 mai 2012 @22h39   « »

    Cher Houcine ; Ne croyez surtout pas que ce qui nous arrive nous réjouit mais à cause des politiques on est devenu ennemis alors meme que le Maroc, la Tunisie, la Lybie, la mauritanie sont une partie de nous meme et ces divisions font l’affaire de nos ennemis mais sachez que nous faisons une différence entre les Gouvernants et les peuples, opprimés, privés de leurs droits les plus élémentaires dans notre région alors meme que nos pays sont riches l"Etat Malien traite nos freres de l’Azawad comme des poupulations de seconde zone à l’instar du pouvoir Algérien et meme des Autorités Marocaines Quand aux Islamistes, ils n’ont attendu ni les revoltes récentes ni le dix mai 2012 POUR ETRE AU POUVOIR et cet épouvantail brandi pour nos jeter dans les bras du pouvoir algérien pourri et corrompu ne prendra pas Les islamistes sont dans le pouvoir, dans l’opposition et aux maquis et ils ont meme un président qui est encore en poste, la citation est de feu Mouloud MAMMERI Et non de Feu Mohamed DIB qui est un grand Ecrivain Amicalement et soyons democrates car tous les problemes dont souffrent nos patries sont liées à l’absence de democratie

  • permalien Houcine :
    11 mai 2012 @11h39   « »

    Oui fr`ere Salem !

    je n´ai pas bien lu votre premier Commentaire, mais apres votre derniere definition, je suis tout a fait d´accord avec vous. Il s´agit de regimes corrompus au dessous d´un des peuples les plus courageux, les plus hospitaliers et les plus fraternels, ayant en plus des communs avec plusieurs autres peuples du bassin mediterraneen, avec l´Afrique et l´Asie des grands sumeriens et akkadiens.

    je profite de votre intervention, vous saluant tres cordialement et vous remerciant pour cet echange sur les pages du Diplo ne cessant jamais ´a nous offrir son grand espace, afin de soutenir l´opinion libre et polie qui fait triompher la democratie, la justice, la paix et la fraternite entre toutes les nations.

    Houcine__

  • permalien Houcine :
    11 mai 2012 @19h03   « »

    Corrigé :

    dans mon Com à @Salem, au lieu de : au dessous des peuples, il faudrait lire :

    au dessus !

    Vous remerciant

    Houcine__

  • permalien paisible :
    15 mai 2012 @00h06   « »

    Les rebelles partout dans le monde sont combattus au nom de la loi et de la legalité
    or en afrique du nord et au sahel d aucuns se plaisent a les parer de qualités ""democratiques ? au nom d ’une pretendue appartenance "raciale"hypothetique fabriquéé et subliméé par

    des frustrations relles savamment exploitéés par le colonialisme qui continue a coloniser les esprits de ces barbares rongés par la haine d’eux memes de leurs freres et la de leurs peuples

    revenir a l Antiquité berbere retrograde au lieu de vivre comme tous les peuples intelligents notre epoque et notre realité :
    des ensembles viables se forment partout dans le monde

    nos barbares pyromanes eux veulents creer des tribus archaiques car un etat central dont ils tirent tous les profits possibles avec un minumum d ordre et de justice n arrange pas leurs instincts velleitaires
    s accrocher comme des naufragés a leurs origines ideologiquement douteuses et improbable est suicidaire en afrique du nord :Maroc Algerie : Mali ::

    les rebelles arabo touareg car c est de cela dont il s agit sont un seul et meme groupe au sahel ils ont fait la gloire des empires musulmans africains mais le colonialisme les a reduits economiquement et le racisme noir majoritaire a fait le reste donc la chute libre les poussent a la marginalisation et la misére
    mais cela ne doit pas encourager leurs fuites en avant et leurs rebellion car aucune issue de ce coté n est possible mais plutot la recherche d un compromis securitaire et economique avec tous les etats de la region leur permettra de continuer a vivre dans leurs espace naturel communs avec les autres groupes

    une Algerienne solidaire avec le bon sens et la Paix

  • permalien Juba :
    15 mai 2012 @09h48   « »

    Paisible
    La seule appartenance raciale et hypothétique en Afrique du nord est bien la race arabo-musulmanne qui n’a aucun ancrage historique mais le produit d’un rapport de force né à l’aube des indépendances confisquées par vos congénéres,
    ’’Revenir à l’authenticité barbare retrograde’’ Le monde entier est unanime pour considérer aujourd’hui que c’est l’arabo-islamisme qui est barbare et non les autres peuples,
    ’’ Parler de retour au tribalisme ancestral au lieu d’oublier et vivre dans un Etat central ’’ Quel Etat central, celui qui pie les richesses des pays nords Africains et qui n’a aucun projet de quelque nature que ce soit ou celui qui lui succedera à savoir l’Etat intégriste qui replongera ces pays dans l’inquisition dans les peuples du monde entier se souviennent de ses méfaits en feignant d’oublier le 11 septembre, les egorgements de citoyens qui refusent leur diktat, les attentats de Madrid, de Paris, de Londres etc.. Enfin, vous parlez des Arabo-Touaregs qui pour vous sont visés d’abord on est arabe ou touareg , on ne peut etre les 2 à la fois et sincérement vous avez perdu une belle occasion de vous taire car vos idées sont en déphasage avec les réalités du monde , cette réponse s’adresse uniquement à vous et ceux qui pensent comme vous !

  • permalien Mimi :
    16 mai 2012 @10h17   « »

    qui pourrait apporter des précisions sur l’incidence des ressources miniéres or en particulier dans ce conflit
    et sais-t-on qui arme qui ?
    merci

  • permalien paisible :
    16 mai 2012 @22h20   « »

    Dommage que certains soient envasés dans leurs delirium haineux en faisant du nombrilisme beat Primaire ; raciste
    Une forte ignorance de l’histoire (( toute l’histoire pas celle découpées en tranches servies et
    maquillées : idéologies nauséabondes )) donne souvent ce genre d’invectives généralistes et
    d intolérances obscurantistes ;; ;; ;sic ;; ;;
    De l’air !! Allez au désert
    Peut-être que e la « beauté » et la “grâce” changeront elles la noirceur………. d’Une âme tourmentée,Amen

  • permalien medac :
    20 mai 2012 @23h30   « »

    il n’Y a pas de rebelles au sens revolutionnaire du terme mais seuleument des groupes délinquants et de bandits de grands chemins , manipulés parfaitement pae différents services au sahel principalement la DGSE francaies et la DGED marocaine avec sa derniere creation le dit MUNDJAO. C’est net et clair le maroc en reponse au refus algerien en ce qui concerne le sahara occidental, espere ’(le maroc) faire pression et destabilisé un tant soit peu l’algérie avec la complicité active d’un pan de la DGSE francaise proche de sarkosy. Ponit à la ligne tout le reste est bidon et autres spéculations journalistiques ou de pseudo spécialistes du sahel.
    la misere , la nudité, l’ethnocentrisme touaregue et la corruption font le reste.

  • permalien Juba :
    21 mai 2012 @16h26   « »

    Etre rebelle, c’est etre contre un ordre injuste et c’est déja en soi révolutionnaire , traiter les gens de bandits à la solde des services secrets étrangers est une veille chanson ! s’agit- il d’un complot contre l’Algérie, inventé par le DRS ! ou le régime politique qui y sévit ! faut savoir ! Une seule certitude ’’ identifier ce régime à l’Algérie est une insulte au millions et demi de martyrs ’’ Ah la main de l’étranger, toujours là à déranger nos tyrans corrompus , main invisible ou est tu pour qu’on te coupe, la quiétude de nos oppresseurs en vaut bien la peine, pour que le massacre continue sous la bénediction de l’occident en géneral pour ne pas faire de jaloux ! Soutien et en meme temps comploteurs ! Qui dit mieux !

  • permalien paisible :
    25 mai 2012 @20h21   « »

    juba

    la geopolitique est une science terrible tres sophistiquéé constantament mise a jour et utuliséé par les puissances dominantes amorales guidéés exclusivement par des interets etroits
    l instrumentalisation des frictions ;sensibilités ou misére est deja comprise dans leurs feuille de route et sert uniquement ces puissances
    les problemes sociaux linguistiques ou autres peuvent creer des tensions mais ne doivent jamais conduire a un aveuglement et se jetter mains et pieds liéés aux enemis qui n ont pas pour vocation de regler les problémes domestiques des sujets dont ils se servent et les jettent a la poubelle
    les indigenes indigents ;aux frustrations epidermiques ; prenant souvent leurs illusions pour la realité ; le chant des sirenes est amplifié et ils passent a l acte de facon bestiale exploités et mis ss en mouvement contre leurs pays et nations
    exemple_ utilisation des libanais chretiens pour fragiliser a jamais le liban (connu pour une coexistance exemplaire depuis des siecles __irak syrie soudan __afgnanistan somalie mali et bientot ton pays car pour des gens dont la penséé est figéé et integrisement sectaire quoi de plus probant cher inconscient que un voyage d’ un fou separatiste berberiste triste et degoutant dans un pays dirigéé par tous les ultras extremistes et integristes religieux dont le ministre de l interieur et celui de la santé qui vient de refuser de serrer la main a la ministre belge de la santé qui l a accuilli officiellement
    ce barbu portant sa quippa emmerde le monde et le tiens en particulier

    alors main etrangere ? agenda israelien clairement et publiquement assumé oui helas pour toi et pour

     : et la knesset de triste memoire qui lui fait une zerda

  • permalien Houcine :
    25 mai 2012 @21h01   « »

    Nous sommes vraiment dessus par ces manifestations de haines et de rejet étranger impliquant la volonté et le bon sens de tous les Maghrébins, n´étant qu´une seule famille unie par plusieurs facteurs de fraternité arabo amazighe.

    À l´égard de ces manifestations toutes loin de nos vrais désirs, de nos sentiments de solidarité et de fraternité, nous marocains, algériens, tunisiens, maliens et mauritaniens, radicalement, nous rejetons la haine, le séparatisme, la violence qui a déjà détruit l´Irak et la Libye, affirmant notre position de maghrébins (arabes, berbères, francophones, musulmans et non musulmans), ne réclamant que la démocratie, la justice sociale, la prospérité et la dignité de notre nation nord africaine.

    On ne devrait nullement se laisser manipuler par les Agents qui animent les conflits en quête de balkaniser le Maghreb et détruire toute notre chère nation.

    Non aux régimes corrompus, oui à la vraie démocratie et à la paix sociale.

    Samya & Houcine__

  • permalien Houcine :
    25 mai 2012 @21h16   « »

    Dans le même sens que notre antérieur commentaire concernant la déchirure du Maghreb, nous voudrions exprimer notre opinion à la sœur tunisienne, au sujet de la révolution de sa patrie, revoyant les circonstances qui ont alimenté le printemps arabe, surtout en Tunisie.

    En attente de trouver plus de temps libre,

    Cordialement

    Houcine & Samya__

  • permalien paisible :
    26 mai 2012 @11h54   «

    merci a Houcine et Samia voila exactement l etat d’esprit qui devrait animer tous les nord_africains :le Maghrib le Mali Niger Nigeria :: :

    notre histoire est commune nos luttes et espoir aussi
    nos savants voyagaient de Fes a Bedjaya Ttlemcen Constantine Tunis Kairaouan ou Benghazi et autres villes
    le Maghrib est un espace naturel commun homogéne !

    nos chers occuppants d hier et d ’aujourdh-ui nous ont decoupés en petits morceaux opposant nos etats les uns aux autres en vassalisant chaque etat et nos "pretendues" elites coupéés de leurs sociétés mais dont le cordon ombilical est toujours gavé par la propagande « occidentale » douce a gobber

    nos elites ont failli et d eclaireurs ils deviennent plutot
    les fosssfoyeurs— in__conscients ?de leurs sociétes ;sans parler de ceux dont les intéréts concident exclusivement avec la finance internationale ! les mercennaires
    ca fait beaucoup de danger helas qui nous guette

    la sociéte civile doit se prendre en charge et avancer vers plus de reconnaissance entre elle loin des calculs partisans des etats et surtout faire barrage aux forces du mal qui chante la Balkanisation la violence le Tribalisme

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