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L’Egypte entre révolution et contre-révolution

lundi 25 juin 2012, par Alain Gresh

Pourquoi n’ont-ils pas tiré ? Pourquoi le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) a-t-il, après bien des hésitations, accepté l’élection au poste de président d’un dirigeant des Frères musulmans ? Parce que l’Egypte de l’après-25 janvier 2011 a profondément changé et parce qu’un retour à l’ordre ancien n’est plus possible. Mais la lutte continue, et ce scrutin n’est qu’une étape dans la longue transition entamée depuis la chute du président Hosni Moubarak.

Durant d’interminables et étouffantes journées, dans un climat pesant, l’Egypte a retenu son souffle. Elle attendait la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle, retardée heure après heure. Sous un soleil de plomb, malgré les difficultés du choix, dans l’ordre et sous la supervision de juges, les électeurs avaient déposé leur bulletin dans l’urne, aussi nombreux qu’au premier tour. Les bureaux étaient restés ouverts jusqu’à 22 heures le 17 juin pour permettre à chacun d’accomplir son devoir. Peu d’incidents avaient été signalés. Le vainqueur devait être proclamé officiellement le mercredi 20 et les résultats qui tombaient dans la nuit confirmaient que M. Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans, soutenu par de nombreuses forces de la révolution, l’avait emporté. L’association indépendante Juges pour l’Egypte, qui avait supervisé le scrutin [1], entérinait sa victoire.

Pourtant, rapidement, l’atmosphère s’alourdit. L’adversaire de M. Morsi, le général Ahmed Chafik, déposa des recours devant le Comité supérieur pour le contrôle de l’élection présidentielle, qui décida d’ajourner la publication des résultats. Parallèlement, les médias, dirigés par les même hommes que du temps de M. Hosni Moubarak, reprenaient rumeurs et désinformations, expliquant que les Frères avaient bourré les urnes, qu’ils avaient perdu, qu’ils préparaient une insurrection armée ! En réalité, la décision n’était déjà plus ni entre les mains des électeurs ni dans celles du soi-disant comité de contrôle, mais du seul CSFA, qui cherchait à mesurer les conséquences d’une victoire qu’il avait cherché à éviter. Il avait mis tout son poids derrière le général Ahmed Chafik, le dernier premier ministre de M. Moubarak. Ce militaire fait partie de la clique des hommes d’affaire (et des officiers) qui avait mis le pays en coupe réglée depuis deux décennies — le 2 mars 2011, lors d’un débat resté dans les mémoires entre M. Chafik, encore premier ministre, et l’écrivain Alaa Al-Aswani, l’auteur de l’inoubliable Immeuble Yacoubian, ce dernier avait apporté de nombreux documents confirmant la corruption de M. Chafik, l’obligeant à démissionner. Représentant de ce que l’on appelle ici les fouloul, les « restes » de l’ancien régime – les « ci-devant », comme on disait au temps de la Révolution française –, il a rassemblé autour de lui l’« Etat-profond », celui qui avait fait profil bas après la chute du dictateur et qui lutte maintenant avec énergie pour la reconquête de tous ses privilèges. Tous ceux qui n’ont rien oublié, ni rien appris.

Finalement, après de longues hésitations, le CSFA devait plier le 24 juin et M. Morsi était proclamé vainqueur ; il annonçait sa démission de la confrérie et du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) et affirmait sa volonté d’être le président de tous les Egyptiens. Pour la première fois dans l’histoire de l’Egypte républicaine, un civil devient président. Pour comprendre ce tournant, il suffit de se promener dans les rues du Caire et d’écouter les Egyptiens, notamment les jeunes : quel que soit leur choix, ils ne veulent plus que le pouvoir soit confisqué, ils veulent avoir leur mot à dire, ils veulent que leur avis compte. C’est la génération de la révolution, celle qui se mobilise dans chaque ville et même village. L’heure des dictatures militaires est passée. Ces jeunes qui fêtent la victoire de M. Morsi, portant parfois des masques des Anonymous, dansant sur des rythmes endiablés, portant en triomphe un copte — avec sa grande croix — qui se félicite de la défaite du général d’ancien régime, ressemblent peu à des hordes barbues prêtes à déferler sur le monde civilisé.

Pourtant, la faible marge de la victoire de M. Morsi, à peine 1 million de voix, face à un candidat représentant cet ordre ancien contre lequel le peuple s’est soulevé au début 2011, en dit long sur le rejet que suscitent les Frères musulmans dans une partie de la population et sur les contradictions de la transition en cours.

Les résultats du premier tour de la présidentielle avaient créé un choc au sein des forces révolutionnaires. Au coude à coude, mais n’obtenant chacun qu’environ un quart des voix, M. Morsi, arrivé légèrement en tête, et le général Chafik. M. Hamdin Sabbah, ensuite, candidat peu connu de tendance nassérienne, rassemblait plus de 20 % des suffrages — comme ici rien n’est simple, lui et son parti s’étaient alliés aux Frères pour les législatives. Quant au quatrième, M. Aboul Foutouh, il obtenait 17,5 % des voix. Ensemble, les candidats proches de la révolution, MM. Sabbahi, Aboul Foutouh et quelques autres, rassemblaient près de 40 % des voix, mais se retrouvaient éliminés du scrutin.

Comment réagir ? Que faire au second tour ? Pour l’écrivain Al-Aswani, un critique virulent des intégristes, le choix était clair : « Nous ne sommes pas avec Morsi, nous soutenons la révolution. » Une position qu’explicitait l’éditorial de Mostafa Ali (« Last Call : Will the revolution or the counter-revolution write Egypt history », Ahram online, 22 juin 2012) : « De manière tragique, certaines forces favorables à la révolution décrivent de manière erronée une organisation conservatrice et vacillante comme les Frères musulmans, qui ont plus d’une fois trahi les objectifs de la révolution (et ils pourront le faire à nouveau dans le futur) comme des fascistes religieux. Et assimilent ainsi cette force qui s’est compromise de manière opportuniste avec l’ancien régime à l’actuel régime qui cherche à anéantir l’ensemble de la révolution. »

Le spectre d’un Etat théocratique imposé par les Frères hante certains. Pourtant, pour la majorité des forces révolutionnaires, l’armée et l’ancien régime, qui gardent le contrôle de l’essentiel des leviers du pouvoir, sont les forces à abattre, contre lesquelles s’est créé un front commun le 22 juin. M. Morsi, avec d’autres partis impliqués dans la révolution, des figures symboliques comme Wael Ghonim ou Al-Aswani, s’est engagé sur une plate-forme commune de lutte contre le CSFA et notamment ses décisions dans les semaines qui ont précédé l’élection.

« Nous avons commis une erreur majeure après la chute du président Moubarak, c’est d’accepter de laisser le pouvoir aux mains du CSFA. » Nous sommes le 14 juin et M. Aboul Foutouh, candidat malheureux à l’élection présidentielle, vient de l’apprendre : la Haute Cour constitutionnelle a déclaré illégale la loi qui avait permis l’élection du Parlement, ce qui entraîne sa dissolution. De plus, elle vient d’abolir la loi interdisant aux personnalités de l’ancien régime de se présenter aux élections, et d’autoriser le général Chafik à concourir pour le second tour de la présidentielle, les 16 et 17 juin.

En Egypte, on l’a dit, rien n’est simple. Durant ces jours de crise, M. Hamdin Sabbahi effectue le (petit) pèlerinage (omra) à La Mecque et se cantonne dans un silence prudent, ne prenant position pour aucun des deux candidats restés en lice. Marqué par son idéologie nassérienne, il répugne à critiquer l’armée.

En revanche, M. Aboul Foutouh, un ancien dirigeant des Frères musulmans, cherche à édifier un large front contre les militaires. La soixantaine (un junior dans le contexte politique local), charismatique, il dégage une énergie débordante. Longtemps président du syndicat des médecins, il a été emprisonné à plusieurs reprises, durant de longues années. Marginalisé par la confrérie qui le considérait comme trop libéral, il a participé de manière active à toute l’épopée de Tahrir et y a acquis une grande autorité, notamment chez les jeunes Frères. Très tôt, il a annoncé qu’il se présenterait à l’élection présidentielle et il s’est engagé sur un programme de réformes démocratiques du pays, d’un Etat civil, d’une égalité entre hommes et femmes, d’une égalité des citoyens autorisant notamment qu’un copte soit élu président de la République. Il a rallié autour de lui une vaste coalition de tendances et de personnalités — une de ses conseillères économiques est marxiste —, et obtenu aussi le surprenant soutien pour le premier tour de la présidentielle des salafistes, inquiets d’une hégémonie des Frères musulmans sur la scène politique. En Egypte, rien n’est simple.

Pour M. Aboul Foutouh, comme pour beaucoup d’autres forces, le choix du second tour était clair : soit le retour de l’ancien régime avec le général Chafik, soit un pas en avant avec l’élection d’un candidat civil et dans la lutte pour « la chute du pouvoir militaire ».

Dans les semaines qui ont précédé l’élection présidentielle, le CSFA avait lancé une offensive pour consolider sa mainmise institutionnelle. Le 4 juin, le ministère de la justice a entériné le droit des militaires d’arrêter et de juger des civils. Après l’acquittement, durant le procès de M. Moubarak, d’importants cadres du ministère de l’intérieur, responsables de la mort de centaines de manifestants, et nombre de policiers accusés d’avoir tiré sur des manifestants ont été blanchis.

A la suite du verdict du 14 juin, le CSFA a repris en mains le pouvoir législatif qu’il avait cédé au Parlement et a adopté une déclaration constitutionnelle additionnelle qui met l’armée à l’abri de toute « ingérence » des civils et limite le pouvoir du futur président. Il s’est arrogé aussi un droit de regard sur l’écriture de la future Constitution.

Parallèlement, l’« Etat profond » a poursuivi son action en faveur du général Chafik, mobilisant tout ce qui lui reste de moyens, et ils sont nombreux : médias à la botte — y compris souvent ceux qualifiés d’indépendants, détenus par des hommes d’affaires liés aux cercles du pouvoir —, intellectuels d’ancien régime, penseurs « libéraux » mobilisés contre la dictature islamique mais silencieux sur celle des militaires. Les mensonges les plus farfelus ont été bons pour discréditer les islamistes : au Parlement tunisien, ils auraient fait adopter le rétablissement de la polygamie ; M. Morsi aurait décidé de privatiser la compagnie du canal de Suez, symbole depuis sa nationalisation par le président Gamal Abdel Nasser, en 1956, de l’indépendance de l’Egypte ; les Frères auraient accumulé des armes, ils voulaient transformer l’armée sur le modèle iranien, ils allaient rétablir l’impôt spécial (jaziya) sur les coptes, ils allaient fermer les cinémas et les théâtres, etc. Une des fables les plus spectaculaires, et qui a fait le tour du monde : le Parlement aurait envisagé une loi permettant à un homme d’avoir des relations sexuelles avec sa femme dans les six heures qui suivent son décès. Comme du temps de M. Moubarak, ou des autres dictateurs arabes, « Nous ou les islamistes » reste le mot d’ordre de tous les ci-devant, qui cherchent le maintien de l’ordre établi.

Il faut le reconnaître, cette propagande a porté : plus de douze millions d’Egyptiens ont voté, au second tour, pour un candidat de l’ancien régime, alors qu’ils ne sont pas tous, loin de là, favorables à un retour en arrière. Les Frères musulmans portent leur part de responsabilité, comme en témoignent leurs résultats électoraux : alors que M. Morsi avait obtenu au premier tour 5,7 millions de suffrages, son parti avait regroupé presque le double lors des élections législatives de la fin 2011-début 2012.

La confrérie paie ses erreurs et ses louvoiements entre la révolution et l’armée. Fortement réprimés sous le régime de M. Moubarak, les Frères n’ont commencé à participer aux manifestations que le 28 janvier 2011, trois jours après le début de celles-ci, même si ses militants les plus jeunes étaient sur la brèche dès les premières heures. Ils ont joué un rôle actif durant le bras de fer qui a opposé la rue à M. Moubarak et contribué grandement, par leur organisation, à la résistance face aux offensives de la police.

Après la chute du raïs, cette organisation, fondamentalement conservatrice dans ses orientations, a cherché un terrain d’entente avec le CSFA. Elle s’est dissociée des jeunes manifestants, notamment en novembre 2011, quand les affrontements avec l’armée au Caire firent une quarantaine de morts. Les Frères, désireux que les élections législatives se tiennent à tout prix, dénoncèrent des « agissements irresponsables », ce que de nombreux jeunes ne leur ont pas pardonné.

Ayant remporté une large majorité au Parlement, ils ont fait preuve d’une volonté hégémonique qui leur a aliéné bien des sympathies. Et la décision, malgré leurs engagements antérieurs, de participer directement à l’élection présidentielle a avivé les craintes. Fahmi Howeidy, un éditorialiste respecté de tendance islamiste, dont les articles sont repris à travers tout le monde arabe, a sévèrement critiqué cette entrée dans la bataille présidentielle. Mais il pense que les responsabilités des impasses de la période précédente sont partagées : « Au Parlement, les libéraux et les autres partis ont refusé toute proposition des Frères de présider des commissions. Ils ont joué l’échec, alors même que l’assemblée a pris des mesures positives : réforme du baccalauréat, transformation du statut de 700 000 travailleurs précaire, salaire maximum, etc. » Pour lui, la bataille en Egypte n’oppose pas laïques et religieux, mais partisans de l’ancien régime et de la démocratie.

En acceptant, le 22 juin, la création d’un front avec les forces révolutionnaires, les Frères ont pris acte de leur isolement. Ils se sont engagés à combattre le pouvoir militaire, notamment en demandant l’abrogation de la déclaration constitutionnelle additionnelle et le retour du Parlement élu. Maintenant que leur candidat est président, ne chercheront-ils pas à s’entendre à nouveau avec le CSFA ? Quelles seront les modalités d’écriture de la nouvelle constitution ? Les questions restent posées, mais le 24 juin marquera, quoi qu’il en soit, une étape importante dans l’histoire de l’Egypte et de la liquidation de l’ordre ancien, notamment de la mainmise sur l’économie d’une clique corrompue.

Dans « Le Monde diplomatique »

  • Dans le numéro de juillet, en kiosques mercredi 27 juin, un dossier « Tourisme, l’industrie de l’évasion » fait le point sur les vicissitudes d’un secteur crucial en Egypte, et dans « Scrutin libyen sur fond de chaos », Patrick Haimzadeh revient sur un pays lui aussi bouleversé par le « Printemps arabe », neuf mois après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.
  • « Les Frères musulmans égyptiens pris au piège du pluralisme », Alaa Al-Din Arafat, mai 2012.
    En contradiction avec leurs engagements, les Frères musulmans vont présenter un candidat à l’élection présidentielle, ce qui n’a fait qu’aggraver les divisions de l’organisation, victime de ses relations compliquées avec les militaires et de la concurrence des groupes salafistes.
  • « Retour sur le “printemps arabe” », Gilbert Achcar, mai 2012.
    Qui sont les moteurs des révoltes arabes ? Des ouvriers aux membres des professions libérales, chacun a joué un rôle, mais bien différent selon le pays.
  • « Révolte égyptienne, avec ou sans Twitter », Navid Hassanpour, février 2012.
    « Si vous voulez libérer une société, vous n’avez qu’à lui donner accès à Internet. » Les événements égyptiens offrent un terrain d’étude unique pour vérifier la validité de cette maxime. En effet, une décision de M. Moubarak, alors au pouvoir, a constitué une expérience grandeur nature pour mesurer le poids politique des médias sociaux.
  • « L’Egypte en révolution », Alain Gresh, juillet 2011.
    Si le renversement du président Hosni Moubarak a marqué une première étape, la révolution n’est qu’au tout début du gué. Partout, dans la rue comme dans les usines, s’exprime l’aspiration à la liberté et à des changements dont les pauvres ne seraient pas les laissés-pour-compte.
  • « Comprendre le réveil arabe »

    Manière de voir nº 117, juin-juillet 2011
    En quelques semaines, le mouvement de contestation s’est étendu du Maroc à l’Irak, il a balayé les dictatures tunisienne et égyptienne, mobilisé au Yémen comme en Syrie, au Bahreïn comme en Libye. Quelles sont les caractéristiques de ce réveil arabe ? Comment a pris fin une stagnation qui aura duré quarante ans ? Quel rôle jouent les islamistes dans ces mobilisations ? Quelles sont les dimensions culturelles de ces révoltes ?
    Disponible en kiosques et sur la boutique en ligne

Notes

[1] Ahram online, 20 juin 2012.

162 commentaires sur « L’Egypte entre révolution et contre-révolution »

0 | 100

  • permalien Salem L :
    25 juin 2012 @14h07   »

    Cette election de Mr MORSI, Léader des FM est une bonne chose car elle permettra aux FM de montrer ce dont ils sont capables en matière de justice, de libertés, de droits et surtout les solutions aux problèmes de chomage, d’amélioration du niveau de vie etc.. Il ne faut pas s’étonner de cette issue car le retour à la dictature militaire est impensable surtout s’agissant d’un candidat qui représente l’ancien régime honni ! S’agit-il d’un bon choix, seul l’avenir le dira ! Ce qui est frappant c’est la dissolution d’un parlement élu à une majorité pour les FM et les Salafistes qui ont un but commun : un régime théocratique, la seule différence est liée au temps et si demain, à l’issue d’autres elections législatives cette majorité change de camp et si l’initiative de l’élaboration d’une nouvelle constitution incombait à un camp dont les idées sont diamétralement opposées à celle des FM, et surtout quelles prérogatives pour un Président élu démocratiquement c’est la crise politique assurée et tout ça parceque dans ce pays et d’autres le role de l’armée n’est pas clairement défini à l’instar des pays modernes ou l’armée a pour prérogatives la défense de la sécurité de la patrie et de la constitution et laisser la politiqiue aux politiciens !

  • permalien Houcine :
    25 juin 2012 @15h00   « »

    @ d´Accord Salem !

    Il n´y a pas beaucoup de divergences entre nous, en terre d´Ahmed Schawki et Madame Leila Abou Al Aala.

    Nous pourrons donc reprendre la discution, allant dans votre sens, apres la fin de notre revue d´histoire (l´Egypte sous la dynastie des mafieux albanais).

    Nous sommes deja arrives aux evenements autour du Colonel M. Orabi, et nous pensons revoir ceux de Jamal Abd an-Nasser.

    - http://de.wikipedia.org/wiki/Gamal_...

    - Leila Abou Al Ala :

    Lyrics Alley, Couloured Light, the Minaret, the translator !

    - Ahmed Schawki :

    asch-Schawkiyat (Nahj Al Borda), Kleopatra, la Princesse andalouse,

    - Cordialement

    Samya

  • permalien deMontigny :
    25 juin 2012 @15h16   « »

    Dans un scénario qui verrait les frères solidement établis, et dans une position de pouvoir représentant le choix par les urnes, pourrait-on s’attendre à la même réaction de la part des médias occidentaux que lors de l’élection du Hamas ?

    Dans la presse Nord-Américaine, on peut déjà voir paraître certains articles qui expriment une sorte de nostalgie faussement désintéressée face à l’époque Mubarak.

    La démocratie est souhaitée parce que l’on a l’impression de pouvoir influencer ses résultats, mais ce n’est ce que l’on annonce.

  • permalien __1___1__k__a_2__2__ :
    25 juin 2012 @16h15   « »

    tout ce que font les fm sont des contre-révolutions financées par les monarchies wahabites pour faire oublier les rois maroc-jordanie-saouds-qatar-bahrein. ils doivent trembler maintenant car ce n’est pas rien d’usurper la révolution, d’où peut être l’ouverture proposée à tous les égyptiens et à l’Iran.

  • permalien Sarah :
    25 juin 2012 @16h39   « »

    Par contre Bashar Al Assad est un vrai résistant qui a hérité de son pays et de son peuple(?) par la grâce de son feu père le dictateur,qui est payé par la Russie et l’Iran,et on attand toujours de ce vrai anti-impérialiste qu’il utilise son armée à autre chose qu’à tuer son peuple ;par exemple à libérer le Golan.

  • permalien X :
    25 juin 2012 @17h57   « »

    tout ce que font les fm sont des contre-révolutions financées par les monarchies wahabites pour faire oublier les rois maroc-jordanie-saouds-qatar-bahrein. ils doivent trembler maintenant car ce n’est pas rien d’usurper la révolution, d’où peut être l’ouverture proposée à tous les égyptiens et à l’Iran.

    Enfin un autre complot cette fois ci annoncē par kk. Mais cette fois ci avec des preuves : l’ouveruture des FM aux égyptiens et à l’Iran !!!!

    Tout fini par s’expliquer.

  • permalien k___11__a22 :
    25 juin 2012 @18h37   « »

    @sarah et aux laquais de clinton

    allez vous battre à Gaza avant de donner de leçons... vous croyez que le vernis islamique des fm et des saouds suffit ?qu’ils annulent camp david avant de donner des leçons...

  • permalien Shanaa :
    25 juin 2012 @18h50   « »

    "Pourquoi n’ont-ils pas tiré ? Pourquoi le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) a-t-il, après bien des hésitations, accepté l’élection au poste de président d’un dirigeant des Frères musulmans ? Parce que l’Egypte de l’après 25 janvier 2011 a profondément changé et parce qu’un retour à l’ordre ancien n’est plus possible. Mais la lutte continue et ce scrutin n’est qu’une étape dans la longue transition entamée depuis la chute du président Hosni Moubarak."

    Tout à fait d’accord ! C’est une étaque ! Dés le départ, j’ai précisé : "La rue a parlé ! Plus rien ne sera comme avant..."
    Ou encore : Les égyptiens sont un peuple de bâtisseurs, non de coupeurs de têtes ! Et c’est pierre par pierre que le changement se fera" !

    Un big merci à A. Gresh pour ces précieuses analyses !

  • permalien K. :
    25 juin 2012 @19h53   « »

    Anthony Chase Writes in a guest column for Informed Comment

    Une unité révolutionnaire fondée sur la reconnaissance du pluralisme de l’Egypte est le seul moyen possible de s’opposer aux tentatives du CSFA de monopoliser le pouvoir. C’est un défi pour les laïcs qui, s’ils espèrent parvenir à contenir la puissance de l’armée, doivent travailler dans la tradition de la coopération islamo-libérale (du mouvement Kefeya à la place Tahrir) qui a porté quelques fruits en poussant les islamistes vers le pluralisme.

    C’est également un défi pour la Confrérie, qui doit décider si elle veut être "Frenemie" avec le CSFA - c.-à-d compétir pour le pouvoir au sommet, tout en coopérant pour exclure les autres groupes politiques du pouvoir - ou si elle ose travailler de façon plus coopérative , démocratique avec le kaléidoscope d’acteurs politiques de l’Egypte.

    (...)

    (...) La place Tahrir a fait sortir le génie [des] revendications [pour les droits politiques et économiques fondamentaux] hors de la bouteille, et il est douteux que les militaires (ou la Confrérie) peuvent les annuler.

    (...)

  • permalien Shanaa :
    25 juin 2012 @20h42   « »

    Sarah : "par exemple à libérer le Golan."
    Rapports de force trés assymétriques, voisin ayant l’arme atomique, l’ONU qui fait un usage sélectif du droit !
    Pour le reste il y a du vrai et du faux ! Et depuis l’Irak et la Libye la Novlangue laisse sceptique les plus naifs !

  • permalien K. :
    25 juin 2012 @20h44   « »

    Vraiment, il faudrait qu’un jour on m’explique comment des dirigeants et des institutions occidentaux de plus en plus laches et/ou corrompus, qui s’entêtent avec une ardeur de tous les instants à mener leurs propres populations droit au mur, (ou, pire encore, des kleptocrates et anti-démocrates personnifiés que sont les roitelets du Golfe) pourraient être d’un secours quelconque pour sortir la région de sa misère socio-économique ?

    A moins que l’ICG ne soit dans le fond qu’un rouage du FDG institutionnalisé ?

    At a minimum, the international community should express a strong commitment to helping the [Egyptian] economy through what inevitably will be a trying period once it is clear the country is on a path to a genuine democratic transition. Assistance would include the International Monetary Fund’s substantial soft loan package ; financial aid from various countries ; and encouragement of foreign direct investment.

  • permalien Kinini :
    25 juin 2012 @20h46   « »

    Bonjour :

    Merci pour ce billet .Quelques remarques ;cependant .

    1)Mr Morsi n’est pas tout à fait un président "civil à part entière " ;ayant fait son service militaire et participé à la guerre d’octobre 1973 en tant que soldat dans le contingent spécialisé dans les armes chimiques (voir à ce sujet Asharq Al Awsat du 25/6/2012 ;page 8 version papier).

    2)Pour la fable spectaculaire ;c’est plutôt à l’origine une fatwa d’un Alim marocain...

  • permalien X :
    25 juin 2012 @22h08   « »

    Shanaa :

    Rapports de force [de la Syrie avec Israēl sont] trés assymétriques, voisin ayant l’arme atomique .....

    Oui, vous avez raison c’est d’ailleurs pour ça que l’armēe s’attaque au peuple syrien et aux enfants. Faut qd mēme tester sa force sur qqun non ! Et il vaut mieu qu’il soit plus faible.

    Syrie HRW : « La torture est devenue systématique et généralisée

    Et encore tjr selon HRW.

    Les témoignages effrayants des enfants torturés en Syrie

  • permalien Shanaa :
    25 juin 2012 @22h16   « »

    X, Je répondais sur la Question du Golan et de l’usage sélectif du droit international, pas plus !

  • permalien Sarah :
    25 juin 2012 @22h46   « »

    @ Shanaa :

    Evidemment que le rapport de force est plus qu’en défaveur de la Syrie,mais je pense qu’il est grand temps que les régimes de la région(cela inclut les régimes pro comme anti-américains)changent,du moins qu’ils évoluent dans le sens du pluralisme,de la lutte contre la corruption,du respect des peuples,pour éviter les catastrophes comme celles de l’Irak,de la Libye.

    En effet,ces régimes fermés avec parti unique où on se transmet le pouvoir de père en fils sont une véritable catastrophe pour la région !

    Pas de développement économique,pas de pluralisme,états fragiles,pouvoirs instables car manquent de légitimité populaire,répression,népotisme,etc.

    Après il ne faudra pas se plaindre quand des vautours viendront dépecer le peu qui reste !

    PS:je précise que je suis évidemment contre toute intervention étrangère en Syrie,je suis même pour qu’on arrête toute livraison d’armes aux opposants syriens(car la violence n’arrange rien),mais qu’on ne vienne pas me dire que le régime syrien est tout blanc dans cette affaire,qu’il cherche à apaiser les choses,qu’il est victime d’une grande conspiration,que Bashar ou plutôt le reste des amis de son père sont des démocrates,des anti-impérialistes(surtout quand on connait leurs compromissions...).

  • permalien jcpres :
    26 juin 2012 @08h30   « »

    L’alternative échue est sans doute, comme il est souligné dans certains commentaires, de donner l’opportunité aux Frères Musulmans afin de démontrer à l’Occident, observateur engagé, ce dont un peuple vivant sous l’ère de l’Hégire est capable de réaliser de beau et de bien. L’Histoire jugera. Quant à la politique à venir entre les satellites d’Israël et le nouveau monde arabe, elle réside d’ores et déjà dans une espèce de diplomatie appliquée selon des conventions internationales à caractère économique dans un espace géopolitique très instable. Le paradoxe pour les pays relativement démocratisés réside dans l’exercice de la démocratie insufflée par l’Occident sur les dictatures arabo musulmanes du Maghreb et du Moyen-Orient. Le choix des peuples ne peut donc point être contesté puisqu’il s’inscrit dans l’application que les occidentaux font de la politique. Et dire que leur choix ne répond pas à la majorité reviendrait à nier le droit que ceux-ci s’arrogent pour choisir leur forme de liberté. Ne jamais perdre de vue l’esprit des mentalités qui régissent le tempérament des peuples sémites dont les juifs sont issus. L’Egypte s’ouvrira aux peuples occidentaux avec une nouvelle forme de société religieuse. Aucune crainte n’est à redouter. Les Arabes sont frères même dans les différences...
    Jean Canal de presselibre.fr/info.http://presselibre.fr/

  • permalien 1212_____ka_____________ :
    26 juin 2012 @09h05   « »

    @sarah

    vous devez confondre avec un autre pays pour les compromissions...vous, les saouds, le maroc, la jordanie, l’égypte, les fm, les fm libyens et tunisiens,un partie anti-syriens des libanais, sans parlez des turcs qui sont censés être des musulmans, islamistes en plus.

    vous voulez donner des leçons anti-impérialistes aux syriens ??pourquoi pas aux iraniens tant qu’on y est...

    sur l’argument état faible, c’était valable pour le Liban mais ce n’est plus le cas grâce à la Syrie.
    l’Irak était un pays avancé malgré les excès de Saddam et les libyens pas à plaindre.

    état fort ou faible, les impérialistes sont un peu plus que des vautours et ils veulent du pétrole

    pour le Golan,révisez votre histoire, il faut d’abord annuler camp david et que les palestiniens s’unissent ce que vous ne favorisez pas avec vos commentaires débiles sur des sujets qui vous dépassent.

    vos critiques sont plus virulentes contre la Syrie que contre l’apartheid d’israel et c’est valable pour beaucoup d’arabo-musulmans sous influence de qatar-aljazera, des fm et saouds anti-syriens.
    Si on est pour la cause palestinienne, ce n’est pas obligatoire de vénérer les leaders, mais de là à critiquer à ce point c’est anormal, venant des fm c’est de la trahison.

    En parlant de compromissions, ne mentionnez surtout pas les rapports de l’occident avec les saouds car vous semblez avoir oublié l’impact sur les économies des ’démocraties’ occidentales...

    sujet de bac de philo : peut on avoir des libertés et des démocraties sans esclaves et colonialismes ?

  • permalien Salem L :
    26 juin 2012 @09h30   « »

    Déja un couac ! Devant qui preter serment ? La constitution Egyptienne prévoit devant le parlement à défaut devant la cour constitutionnelle ? celle là meme qui a decrété l’Assemblée élue illégale ! Il faut etre dans les secrets des cieux pour comprendre car comment peut on demander à un Président élu par le peuple de preter serment devant une cour qu’il ne porte pas dans son coeur ! S’il le fait, sa réputation en prendra un sérieux coup car rien n’est innocent, s’il ne le fait pas le CSFA tiendra le monde en témoin pour justifier son éviction !

  • permalien léo :
    26 juin 2012 @09h36   « »

    En regardant ce qui se passe en Egypte aujourdhui, je pense à ce qui s’est passé au moment de la "révolution en Iran" dans la fin des années 70 et le début des années 80.

    Je pense à l’illusion (pour ne pas être trop polémique) qui existait parmi les opposants au chah (pour être rapide), sur les objectifs des
    mollahs.

    Je pense à la répression dont ont été victime les opposants, je pense aux assasinats d’intellectuels.

    Je pense à tous ceux en Egypte qui ne pensent pas comme les frères musulmans.

    Même si la situation en Egypte est je pense d’une extrême complexité, et ce sont les acteurs sur place qui sont les seuls légitimes pour prendre des postions.

    Dans cet article la citation " Pour lui, la bataille en Egypte n’oppose pas laïques et religieux, mais partisans de l’ancien régime et de la démocratie.", je pense aux laiques iraniens.

    Merci de votre éclairage sur la situation en Egypte.

  • permalien ka1____________2 :
    26 juin 2012 @10h15   « »

    @leo

    c’est une lutte pour le pouvoir mas on ne peut pas confondre les fm avec les révolutionnaires iraniens. les fm sont favorables aux monarchies, leur but c’est la charia et non la démocratie, sans parler des compromis avec l’occident.

  • permalien Edou :
    26 juin 2012 @10h59   « »

    Regardons la Syrie , la fin de Bachar al Assad est ineluctable ; mais Bachar a tiré et tire encore avec son lot quotidien de souffrance du peuple.
    Alors il faut féliciter les militaires Egyptiens de n’avoir pas tiré (ils ont certainement pesé les risques pour eux ) ....

  • permalien Shanaa :
    26 juin 2012 @12h44   « »

    On remarque surtout que, comme l’Irak puissance militaire, riche en pétrole, puis la Libye qui posséde des réserves importantes, la Syrie, puissance militaire, intéresse aussi pour sa position stratégique, probablement pour l’affaiblir et construire des gazoducs et contrôler l’eau.
    Donc, destruction des puissances militaires de la région, d’états laics. Certes trés répréssifs et humiliant leurs populations, mais ça l’occident le savait déjà !

  • permalien 1ka2 :
    26 juin 2012 @12h50   « »

    @edou

    c’est quoi cette propagande. vous voulez la fin de la cause arabo-musulmane ?? vous êtes content du meurtre de Gadhafi et de sa famille ? vous voulez intimider avec ce genre de meurtres en direct live ? vous êtes humains ?

    en Egypte et en Tunisie ce sont des pays pro-américains et le sont restés et les manifestations étaient pacifiques.
    Les choses ont dégénéré avec benghazi et la couverture médiatique occidentale/saoudite/qatar/aljazera.
    Il y a eu des manifestants armés dès le début avec le but de répéter la mise en scène libyenne d’aljazera.

    maintenant il y a le multipartisme et les réformes, ça suffit les ingérences.

  • permalien Shanaa :
    26 juin 2012 @12h59   « »

    Leo :
    "En regardant ce qui se passe en Egypte aujourdhui, je pense à ce qui s’est passé au moment de la "révolution en Iran" dans la fin des années 70 et le début des années 80."
    Absolument pas ! L’Egypte n’a aucune similitude avec ce qui s’est passé en Iran ! Morsi n’appliquera pas le même modéle.
    M.Morsi va s’adapter aux demandes et réalités intérieures qui sont variées. Il va aussi adapter sa politique aux exigences mondiales, externes : L’Egypte est un pays qui a des investisseurs étrangers, qui vit aussi du tourisque, une population instruite, une jeunesse ouverte sur le monde !
    De plus, les fréres ont rejoint un peu tardivement le "soulévement". Ils ont finit par se faire entendre parceque ils sont connus et ancrés dans la société civile !
    M.Morsi sera attentif à tous les egyptiens qui attendent une vie meilleure. Mais il devra aussi veiller à son image dans le monde !

  • permalien léo :
    26 juin 2012 @14h42   « »

    @Shanaa :

    "L’Egypte n’a aucune similitude avec ce qui s’est passé en Iran ! Morsi n’appliquera pas le même modéle."

    puissiez vous avoir raison.

    Mais au début en iran aussi, M.Khomeini et son entourage n’étaient pas avare de déclaration rassurantes.

    le résultat est celui que nous connaissons.

    j’espère que l’Egypte trouvera en son sein les forces pour installer une société démocratique.

  • permalien 1__1_ka2 :
    26 juin 2012 @15h51   « »

    @leo

    si les rapports egypte-israel deviennent comme iran-israel,alors pour les défenseurs de la cause palestinienne c’est bien ou pas ?

  • permalien K. :
    26 juin 2012 @17h51   « »

    .... le tribunal administratif [du Caire] a annoncé [aujourd’hui] la suspension d’un décret gouvernemental pris en juin, autorisant de nouveau la police militaire et les services de renseignement de l’armée à arrêter des civils. Cette disposition avait disparu avec l’expiration fin mai de l’état d’urgence instauré en 1981, et l’opposition a dénoncé un retour déguisé à la loi martiale.

    Et le même tribunal, aujourd’hui...

    ... a reporté (...) au 7 juillet son jugement sur la légalité de la dissolution du Parlement égyptien, le 14 juin.

    Le jugement a également été différé sur la légalité de 3 autres points...,

    ... the constitutionality of the constituent assembly, delayed to 1 September ; (...) the constitutionality of the Shura Council (the upper, consultative house of Egypt’s parliament), delayed to 10 July ; and (...) addendum to last year’s Constitutional Declaration, delayed to 10 July.

    Selon Claire Taon,

    En Egypte, "l’hypothèse d’un coup d’Etat militaire n’est pas à exclure"

  • permalien K. :
    26 juin 2012 @18h00   « »

    Si j’ai bien compris l’auteur des lignes ci-dessous, ce n’est pas parce que la chose est anormale que l’on devient un "détracteur des militaires" ?

    La justice égyptienne a invalidé mardi 25 juin le décret gouvernemental en vigueur depuis le 13 juin qui autorise l’armée à arrêter des civils. Les détracteurs des militaires au pouvoir et les mouvements de défense des droits de l’homme avait parlé, lors de sa promulgation, d’un retour à l’état d’urgence, pourtant levé le 31 mai dernier.

  • permalien K. :
    26 juin 2012 @19h32   « »

    Chafic fuit le pays...

    The official says Ahmed Shafiq flew out of Egypt at dawn Tuesday, just hours after the country’s prosecutor general opened an investigation into allegations that he wasted public funds during his eight-year-term as a civil aviation minister under Mubarak.

    ...pour rejoindre Ben Ali ?

    "Ahmed Shafiq left today at dawn for Abu Dhabi and from there he will head to the holy lands of Saudi Arabia to perform the Omra (pilgrimage) before returning to his homeland Egypt," Shafiq’s campaign team said on his official Facebook page.

  • permalien Shanaa :
    26 juin 2012 @22h56   « »

    Leo, il faut distinguer l’Iran ( diabolisée, noircie) des médias occidentaux, et l’Iran des iraniennes et des iraniens. Il faut se renseigner sur leur culture, leurs poétes, leur religion, leur cuisine, etc... Croyez-le bien, c’est magnifique !
    Idem pour l’islam ! Il y a l’islam des médias occidentaux (noirci, diabolisé) et l’islam du coran et la majorité tranquille, comme tout le monde !
    Les femmes musulmanes, comme toutes les femmes, sont diverses, font des études, travaillent. La situation est différente selon les pays. Certains pays doivent faire des efforts pour émanciper les femmes mais aussi les hommes !
    Enfin, ne mettons pas la loupe uniquement sur les femmes musulmanes. A ce sujet, je vous conseille vivement le livre de Mona Chollet : "Beauté Fatale). Vous verrez que la servitude n’est pas forcément là où l’on croit !

  • permalien X :
    27 juin 2012 @03h38   « »

    K. :
    26 juin @19h32 «  »
    Chafic fuit le pays...

    Selon al quds al arabi Souleiman l’aurait prēcēdē vers la mēme destination : les EAU. Les deux ētaient accompagnēs de leurs familles.

  • permalien X :
    27 juin 2012 @03h58   « »

    léo,

    j’espère que l’Egypte trouvera en son sein les forces pour installer une société démocratique.

    Avec ce qui s’est passē et continue de se passer à place Tahrir, j’ai prēsque envie de vous rēpondre que ces forces sont bien là.

    Certains principes démocratiques seront inscrits dans la constitution : comme deux mandats max de 4 ans. Fini les folie de 20, 30 et 40 ans.

    Les FM sont là pour un mandat pour moment et ils sont bien obligēe de s’ouvrir aux forces qui ont fait gagner Morsi mēme si leur objectif ētait de battre Chafiq. Dans ce sens aussi il n’est pas mauvais que l’armēe soit un peu rēticente envers les FM.

    En plus 1980 n’est pas 2012.

  • permalien X :
    27 juin 2012 @05h01   « »

    La dēmocratie est le seul coup d’ētat que la bourse voit en Égypte.

    EGPT un fond nēgociē à la borse de new york qui suit l’indice boursier de la bourse de Caire à bondit de 12 % lundi à l’ouverture des marchē et de 15% en 2 jours. Signe de confiance des investisseurs dans les FM.

    http://www.google.ca/finance?q=Egpt

    C’est tout le contraire de la catastrophe ēconomique que prēdisait le trēs compētent Shafiq !

  • permalien Sarah :
    27 juin 2012 @10h06   « »

    @ X :

    Vous semblez très optimiste alors que rien n’est encore joué en Egypte.
    Je vous propose une analyse plus nuancée que celle des fluctuations boursières :
    http://www.tariqramadan.com/Des-lec...

  • permalien K. :
    27 juin 2012 @11h46   « »

    Sionistes, en aparté : Ce n’est pas la menace d’une rupture du traité de paix par Morsi qui nous inquiète, mais que nous ne puissions plus massacrer des civils arabes à volonté.

    While Israeli officials stressed that they don’t expect relations with Egypt to descend into outright hostility, the new political dynamic in Egypt is forcing Israeli defense planners to “reconsider priorities.”

    Over the last decade Israeli has fought a war against the militant Islamist group Hezbollah in the north and within the Gaza Strip. Both wars, Israeli military officials said, were made possible because Israel could rely on its southern border with Egypt remaining quiet.

    “You can only fight on so many fronts at once,” said a military commander in Israel’s south who also spoke to McClatchy on the condition of anonymity. “We could commit ourselves against threats in the north partially because we could leave the southern border a little less secure.”

    He said that when Israel launched Operation Cast Lead, a monthlong military assault on Gaza that started in December 2008, it knew that Egypt would keep its border with Gaza shut. “If we have to start thinking of that southern border as a question mark, as a possible border for hostilities, it will limit the military’s capabilities to fight elsewhere,” he said.

    En réalité nous restons encore en deça de la vérité : l’Egypte ne se contentait pas de protéger les “frontières”, elle participait indirectement aux massacres.

  • permalien Shanaa :
    27 juin 2012 @11h49   « »

    Le mot "démocratie" est, ici, spalmodier, comme un "Mantra" ; sans que l’on définisse les contours, le contenu. Comme si le mot "démocratie" suffisait à lui-même, indiscutablement !
    Or, Chomsky, professeur de linguistique, a longtemps travaillé, écrit, décrit le rapport étroit entre propagande et "démocratie". Bref, les choses en tyrannie sont clairement définies (violence, intimidation), en "démocratie" c’est plus sournois. La propagande en "démocratie", surfe sur le registre de la peur (ennemi, épidémie, images de catastrophes,ect...). Par exemple, durant la guerre froide, les américains étaient abreuvés d’images du communisme et simulaient, dans les écoles, des attaques contre leur ennemi fantasmé ! La peur, la manipulation, la désinformation, la fixation sur ennemi fanstasmé permettent de guider l’opinion dans la direction souhaitée par les pouvoirs ! Ainsi, Goebbels aura travaillé pour la postérité, les moyens de communications aidant !

  • permalien Mourad :
    27 juin 2012 @12h08   « »

    La peur, la manipulation, la désinformation, la fixation sur ennemi fanstasmé permettent de guider l’opinion dans la direction souhaitée par les pouvoirs !

    Exactement, et le cas de la Syrie en est une illustration édifiante.

  • permalien Nathan :
    27 juin 2012 @12h35   « »

    La démocratie, c’est aussi le pluralisme, l’alternance politique, la liberté d’expression… Toutes choses cruellement absentes sous la dynastie des Assad père et fils.

    En somme, la position des Mourad et Shanaa - même si l’une est pour la peste et l’autre pour le choléra - est la suivante : étant donné que la démocratie est imparfaite, l’absence de démocratie lui est préférable.

  • permalien Shanaa :
    27 juin 2012 @13h09   « »

    "La démocratie, c’est aussi le pluralisme, l’alternance politique, la liberté d’expression…"
    Certes ! Mais... Pluralisme ? Pas réellement un contre pouvoir ! Alternance ? Toujours les mêmes, du sérail, qui font la valse des "aller-retour" ! Liberté d’expression ? Les éditos, les "journalistes" s’auto-censurent ! Ils savent ce qu’il faut dire ou pas ! Normal : Ils écrivent aussi pour leurs actionnaires (concentration des médias oblige) ! Chomsky l’a appris à ses dépends !
    En tout cas, c’est toujours "l’intelligentsia" qui monopolise la parole ! Le peuple, devant sa télé, écoute passivement. Il ne participe jamais au débat ! Et quand il en a marre on lui agite un autre candidat du sérail !
    C’est ça la démocratie par le peuple et pour le peuple ? A cette question qu’un journaliste occidental lui posait, Ghandi, répondit : "Ce que je pense de la démocratie occidentale ? Cela me semble bien, alors dépéchez vous pour l’inventer !" Je cite de mémoire, maladroitement, mais grosso modo c’est à peu prés ça !

  • permalien Shanaa :
    27 juin 2012 @13h21   « »

    Et c’est tout de même étrange que, dans les deux pays qui ont fait la révolution, la France et les USA, on a jamais vu de femme à leur tête ! Même dans les pays dits du tiers-monde on a vu des femmes diriger ! Comprenne qui pourra !

  • permalien X :
    27 juin 2012 @14h11   « »

    Sarah :
    Vous semblez très optimiste alors que rien n’est encore joué en Egypte.
    Je vous propose une analyse plus nuancée que celle des fluctuations boursières :

    Oui je suis trēs optimiste.

    Les raisons de mon optimisme est la détermination des jeunes égyptiens et surtout le fait que le manque de considēration et de dignitē ne peut plus plus durer pour une bonne partie d’ēgyptiens. Kifaya.

    L’optimisme de la bourse indique 2 choses :

    1. Les peurs d’un effondrement de l’ēconmie en cas d’ēlection de Morsi sur laquelle Chafiq a axē sa campagne et qui lui a permi d’atteindre le niveau de vote qu’il a eu sont fausses.

    2. Cette croissance des indices boursier favorise l’investissement et donc la crēation d’emploi et donc la croissance ēconomique. Un aspect, pour lequel tt le monde s’entend à dire que ce sera le principal ēlēment sur lequel Morsi sera jugē.

  • permalien 12k____a12 :
    27 juin 2012 @14h45   « »

    @nathan

    on s’en fout de la démocratie occidentale, de ses imperfections ou de son absence chez les saoudites, le problème c’est quand des dirigeants irresponsables provoquent les assassinats de la Libye,de l’Afghanistan et de l’rak pour ne citer que des cas récents.
    Parler d’imperfections, alors que les politiques économiques sont inhumaines, que l’occident soutient l’appartheid en israel et les qatar/saouds, c’est facile, hypocrite.

    En quoi sarkozy est plus humain que Gadhafi ?

  • permalien Salem L :
    27 juin 2012 @16h57   « »

    Puisque nous parlons de la révolution Iranienne qui a consisté à dégommer le Shah allié des Occidentaux, USA et France en tete , ce sont les memes qui ont contribué à sa chute, ! Nous devons comprendre une bonne fois pour toute ’’ Il ne faut pas chercher le salut pour nos peuples du coté de ces nations impérialistes mais bien à l’intérieur des frontières de nos pays en développant des solidarités, une conception de la morale car à y voir de prés tous les maux dont nous souffrons sont liés à l’immoralité de nos dirigeants qui vont à la corruption, à la rapine, au meutre et en meme temps à la mosquée ! Les concepts choisis à ce jour pour unir les peuples se sont traduits par leur désunion ! Les solutions aux problèmes résident dans la consécration de la force de la loi et non de la loi de la force , une justice indépendante, sociale, une vraie séparation des pouvoirs détenus par des hommes élus dans le cadre d’elections libres et transparentes et surtout l’acceptation de l’alternance au pouvoir car aucune idéologie fusse t-elle tirée d’un texte sacré principalement cellle qui a cours aujourd’hui chez ces illluminés de malheur ne permet d’exhauser les reves de milliers de générations, ni d’assurer un quelconque bien etre . cette idée de véneration du chefs héritée du systéme tribal qui avait cour dans les sociétés musulmanes doit etre bannie car elle crée chez eux une certaine impunité ! Enfin entre un pieux injuste et un athée juste, quel est le choix qui s’impose ?

  • permalien Mourad :
    27 juin 2012 @18h53   « »

    étant donné que la démocratie est imparfaite, l’absence de démocratie lui est préférable.

    Les régimes démocratiques et totalitaires ont bien plus de points communs que de différences. La question du pouvoir est toujours là. La démocratie est préférable car c’est une organisation du pouvoir qui tend à limiter les dérives de l’arbitraire. Mais la démocratie est surtout un idéal. Il n’y a pas d’un coté les pays démocratiques et de l’autre, ceux qui ne le sont pas. Chaque pays prend des décisions qui vont soit vers plus de démocratie, soit vers moins de démocratie.

    La fin du Parti unique en Syrie est sans aucun doute une décision qui va vers plus de démocratie ne serait-ce que sur le plan formel. Au fond, vous qui êtes si prompt à dénoncer les dogmes des autres, vous n’êtes jamais vraiment sorti des vôtres : Dieu, la Science, la Civilisation, la Nation, et aujourd’hui la Démocratie…

  • permalien 12k12a___________ :
    27 juin 2012 @18h53   « »

    c’est hallucinant la propagande des fm en France, même de petits français ont un ressentiment anti-syrien mais seront incapables de nommer les massacres colonialistes commis en Algérie, septembre noir et sabra et chatila c’est totalement inconnu...
    j’ai vraiment du mal à croire que les ’fm’ soient pro-Palestine.

  • permalien Mourad :
    27 juin 2012 @19h08   « »

    A part çà, aujourd’hui, nos très démocratiques contestataires syriens (et respectueux du pluralisme et de la liberté d’expression) ont eu la bonne idée (qatarie ?) d’attaquer une chaine gouvernementale. La ligue arabe a d’ores et déjà exprimé sa volonté de faire obstacle à la diffusion des chaines syriennes dans le reste du monde arabe.

    C’est curieux de voir tant d’efforts déployés pour stopper l’émission des chaines syriennes qui, après tout, ne disent rien d’autre que des mensonges en faveur du régime, n’est-ce pas ?

  • permalien Sakhra :
    27 juin 2012 @19h55   « »

    Salem :

    Il ne faut pas chercher le salut pour nos peuples du coté de ces nations impérialistes mais bien à l’intérieur des frontières de nos pays en développant des solidarités, une conception de la morale car à y voir de prés tous les maux dont nous souffrons sont liés à l’immoralité de nos dirigeants qui vont à la corruption, à la rapine, au meutre et en meme temps à la mosquée !

    Entièrement d’accord avec vous.Ceci dit, je ne crois pas que les putschistes aillent à la mosquée..Ils préfèrent ....
    Mais il est vrai que les corrompus sont dans tous les camps, tout en étant solidaires entre eux, qu’ils aillent à la mosquée ou ailleurs : ils ont les mêmes intérêts.

    A nous d’en faire autant.Ce sera très long et très dur, parce que l’entreprise de dépolitisation du peuple par le pouvoir corrompu, sa politique du "diviser pour régner" a réussi au-delà de ses voeux...et aujourd’hui , si le pouvoir est vomi par l’écrasante majorité, on n’arrive pas à s’unir sur un minimum "patriotique"...Ca viendra, je ne perds pas espoir.
    Salutations.

  • permalien K. :
    27 juin 2012 @19h56   « »

    La situation dans le pays d’ou le FMI, chargé entre autres de redresser l’économie égyptienne, prend ses ordres.

    The Sharp, Sudden Decline of America’s Middle Class

    http://www.rollingstone.com/culture...

  • permalien Lou :
    27 juin 2012 @20h39   « »

    Tahrir 20.10

    par Kikhote

  • permalien 12k12a___________ :
    27 juin 2012 @20h57   « »

    @salem sakra

    il faut s’entendre sur ce que veut dire corruption.
    quand on voit les ravages des drogues ’douces’ chez les musulmans qui font toute une histoire sur le port du voile ou le halal, on s’interroge. J’ai même entendu un jeune considérer les présidents arabes comme non musulmans parce qu’ils s’habillent comme un ’occidental’ (??!!??).

    C’est un sujet important qui provoque des ravages dans des pays pour des actes complètement normaux chez d’autres.
    C’est lié aux perceptions et souvent les critiques envers les arabes relèvent plus de racisme ou de la haine de soi.
    L’argent est partout alors pourquoi il y aurait plus de corruption dans un pays que dans un autre, et pourquoi dans un pays pauvre plus que dans un pays riche.

    Pour ma part je considère Saddat comme quelqu’un de corrompu parce qu’il a abandonné la lutte, pour d’autres il a sauvé l’Egypte, même chose pour Pétain en France.
    Les fm syriens et libyens trahissent leur patrie mais pas les fm égyptiens et tunisiens. Pourtant ce sont les fm égyptiens qu’on accuse de corruption...

    Le Pakistan semble corrompu à cause du port d’armes alors que les américains sont tous fiers de leur pays malgré les massacres que cela provoque.

    Sur l’argent, c’est encore plus compliqué, mais je préfère un Chirac mais qui a pensé à la France en évitant l’Irak qu’un sarkozy plus ’propre’ légalement mais qui a engagé la France en Libye pour des raisons d’ambitions personnelles ou un socialiste défenseurs des droits d’homosexuels mais qui aurait eu aucun remords à s’engager pour le massacre de plus d’un million d’irakiens.

  • permalien léo :
    28 juin 2012 @00h26   « »

    @Shanaa : il n’a jamais été dans mon intention de porter un jugement de valeur sur le peuple Egyptien ou Iranien.
    c’est un peu facile et injuste de me faire ce procès.
    De même je ne fais pas de confusion entre l’islam des gens qui veulent vivre mieux et tranquillement et l’islam politique.
    Je ne faisais que rappeler très succintement ce qui s’est passé en Iran.
    Concernant les femmes,bien sur que leur emancipation, doit être en fait, partie prenante ’une emancipation globale du peuple entier.

    Donc exprimer des doutes sur les capacités des représentants de l’islam politique, à mettre en place une société respectant la pluralité des opinions et des religions, merite mieux qu’un procès d’intention comme réponse.

    A coté des FM il y a les salafistes.

  • permalien Shanaa :
    28 juin 2012 @11h04   « »

    Leo, je n’ai pas songé un seul instant que vous portiez un "jugement de valeur". En revanche, je sais, par expérience sur les forum, que les gens ont une ignorance totale des sociétés musulmanes, et que cela auto-satisfait leur nombrilisme de stigmatiser "l’autre" !
    J’établis souvent des comparaison, pour dire : "vous aussi vous avez vos problémes, de gros problémes, et les autres ne viennent pas vous dire ce qu’il faut faire ou pas" !
    Ainsi, je réonds à ceci :
    "A coté des FM il y a les salafistes."
    Oui, les salafistes ont le droit de s’exprimer dans le cadre politique, comme les populistes en Europe s’expriment dans le cadre politique.

  • permalien Shanaa :
    28 juin 2012 @11h13   « »

    12K "En quoi sarkozy est plus humain que Gadhafi ?"
    Sarkozy peut se targuer d’appartenir à une "démocratie". C’est un écran qui justifie des choses et évitent d’en débattre !
    Exemple : Chomsky dit que : "Les démocraties se comportent bien chez elles, mais chez les autres elles sont terribles ! Elles agressent, en général, des pays faibles, riches en ressources ou ayant un intérét stratégique, de préférence un pays facile à diaboliser pour justifier une intervention ! (Chomsky).

  • permalien Shanaa :
    28 juin 2012 @12h19   « »

    Mourad, qui a dit que "la démocratie est le moins pire des régimes" ?
    Donc, pas le meilleur ; le moins pire !
    Cette affirmation laisse entendre qu’il existe mieux ! Et que ce n’est pas la peine que les nations arabes s’entretuent pour un concept imparfait, mais débattent sur ce qui leur convient, de mieux que ce moins pire !
    Quant à la tyrannie elle tout simplement abjecte et, je crois, irréformable ! A long terme, la peur asséche la créativité et développe un sentiment d’impuissanse.
    On peut être eclectique dans ce qui s’impose (mondialisme), mais sans calquer un modéle qui ne correspond pas aux valeurs, à l’histoire, à la mentalité, au climat (Montesquieu).
    Les peuples d’orient fonctionnent differemment (action-contemplation), les peuples d’occident aussi (action-divertissement).
    Généralement, les meilleures évolutions se font par le débat, un mouvement culturel, l’éducation, ect...
    Il y a un écrivain arabe qui disait que la "Nakba" ne doit pas éteindre la "Nahda" !

  • permalien Samya :
    28 juin 2012 @12h29   « »

    Le Moyen Orient en tous surprenants et très graves mouvements !

    http://www.demainonline.com/2012/06...

    Samya

  • permalien K. :
    29 juin 2012 @01h55   « »

    “Modéré”

    Moderate ? Mubarak’s Egypt was deeply immoderate and extremist in running a security state that so badly demeaned and disfigured its own people for over half a century, until they finally rose up in revolt.

    Malheureusement, Rami Khoury fait partie de ceux qui entretiennent la grossière fable voulant que sans leur parti-pris inconditionnel pour Israel les Etats-Unis seraient les plus grands défenseurs de la démocratie dans la région.

  • permalien K. :
    29 juin 2012 @02h21   « »

    Alors que, au contraire, leur parti-pris inconditionnel pour l’entité sioniste, très redoutable machine pour contrer la démocratisation des pays arabes, s’explique avant tout par leur aversion viscérale pour l’avènement de la démocratie dans les pays arabes.

  • permalien __12ka12________ :
    29 juin 2012 @11h38   « »

    @shanaa

    c’est bien de rappeler dans ce forum que les musulmans sont civilisés et les islamistes se sont toujours exprimés mais il ne faut pas oublier que le terrorisme du type alqaida partout dans le monde et surtout contre des arabo-musulmans vient des fm-salafistes. Il faut arrêter la caricature des répressions dans le monde arabe, les fm ont été combattus par les pouvoirs en place non pas pour leurs idées mais parce ce qu’ils veulent imposer par la force leur point de vue et sont prêts à faire n’importe quelle trahison ou alliance contre nature (avec bhl par exemple ????!!!). Ils profitent de la mode démocratique mais c’est un ajout très récent dans leurs discours. Le public ne connait rien des responsables de ces groupes qui ont des liens avec les wahabites.

  • permalien
    29 juin 2012 @13h20   « »

    __12ka12, Le probméme majeur, c’est d’abord les puissances militaire et économiques du moment qui, pour leurs intérêts, soutiennent ou manipulent tous les types de dissidences. Pallélement, ces puissances soutiennent la plupart des régimes autoritaires. Elles jouent donc sur plusieurs failles et créent des situations de blocages, d’impasses propices à l’éclatement, au chaos qui, eux aussi vont être exploités politiquement et économiquement. L’Irak, la Libye, sûrement la Syrie, vont être reconstruites par des multinationnales occidentales. En effet, jusqu’en 1945, l’occident détruisait et reconstruisait dans des luttes fratricides ! Cette violence n’a pas disparue mais transférée chez les autres !
    Donc, les régimes autoritaires pactent avec des alliances malveillantes pour se maintenir sans penser au long terme. De même, les dissidents pactisent avec des pseudo-amis aux dents longues. Cela donne la Libye et la Syrie. Le pauvre peuple est entre deux camps qui n’ont pas été capables de définir l’union sacré en dépassant leurs divergences, voire leur haine. On se souvient, par exemple, de Saddam, ami de l’occident, qui pour la cause devient le nouvel Hitler !! Là encore, aucune leçon n’a été tirée !
    Les USA, et les états "démocratiques" soutiennent hypocritement les dissidents des pays "ennemis" pour valoriser et légitimer leur idéologie. Certains pays ennemis (Corée, Chine) étant trop forts pour être envahis.

  • permalien
    29 juin 2012 @13h45   « »

    12Ka : "Il faut arrêter la caricature des répressions dans le monde arabe, les fm ont été combattus par les pouvoirs en place non pas pour leurs idées mais parce ce qu’ils veulent imposer par la force leur point de vue ..."

    Tout d’abord, les fréres musulmans, du moins en Egypte, ont créé leur mouvement pour contrer le colonialisme britannique ! Logique de résister !
    Ensuite, les fréres musulmans se sont opposés aux régimes autoritaire arabes considérés comme collaborateurs avec les puissances occidentales qui maintiennent le statu quo pour leurs intéréts. Les FM furent sévérement persécutés, emprisonnés !
    Les régimes autoritaires arabes sont donc victimes de l’histoire, des mauvaises alliances et des puissances.
    La situation actuelle est la conséquence historique du découpage régional (Sykes-Picot) fait au siécle dernier par ces mêmes puissances coloniales ! Revisitons notre histoire ; cela évitera les auto-flagellations !

  • permalien K. :
    29 juin 2012 @14h44   « »

    Issandr Al Amrani : Pour marquer l’histoire Morsi doit faire tout son possible pour,

    - pourvoir lui-même -et non le CSFA- le maximum de postes de hauts fonctionnaires,

    - ne pas les choisir uniquement au sein de son parti,

    - choisir parmi ceux qui ne sont pas de son parti des personnalités efficientes (et « non pas des personnalités symboliques comme M. Moubarak le faisait souvent »)

  • permalien k___a___12___12 :
    29 juin 2012 @15h19   « »

    plusieurs points à clarifier :
    les fm égyptiens étaient favorables au roi lui même pro-occident.
    les fm syriens se sont attaqués au gouvernement syrien alors que le pays était menacé par israel et l’occident.
    les fm libyens ont collaboré avec la politique néocolonialiste
    cela fait beaucoup pour faire croire que les fm sont des anti-impérialistes, ils sont surtout pro-charia et veulent le pouvoir.

    S’ils deviennent populaires (il y a encore du boulot en Egypte) alors effectivement il ne faut pas s’autoflageller et s’inquiéter car ils seront contraints de suivre une politique nationale.

    Pour la Syrie, c’est autre chose, le pays est déjà musulman (plus musulman qu’en tunisie avec enhada !) et respecte les religions et la position pro-Palestine du peuple. La plupart des sunnites s’en fichent des fm (pour ne pas dire sont hostiles aux fm) .On comprend l’intérêt du compétiteur économique saoudien et qatarie dans la région, la politique sioniste de l’occident, mais ce qu’ont fait les fm (et groupes dérivés et armés) est impardonnable car ils ont nui aux intérêts économiques du peuple et tentent de diviser le pays, c’est difficile à concilier avec une politique nationale en tout cas.

  • permalien Lou :
    29 juin 2012 @21h12   « »

    Tahrir Square 18.10 Presidential Speech

    par Kikhote

  • permalien Shanaa :
    29 juin 2012 @21h49   « »

    __12ka12, j’ai oublié de signer en vous répondant ceci : " Le probméme majeur, c’est d’abord les puissances militaire et économiques du moment qui, pour leurs intérêts, soutiennent ou manipulent tous les types de dissidences. Pallélement, ces puissances soutiennent la plupart des régimes autoritaires. Elles jouent donc sur plusieurs failles et créent des situations de blocages, d’impasses propices à l’éclatement, au chaos qui, eux aussi vont être exploités politiquement et économiquement. L’Irak, la Libye, sûrement la Syrie, vont être reconstruites par des multinationnales occidentales. En effet, jusqu’en 1945, l’occident détruisait et reconstruisait dans des luttes fratricides ! Cette violence n’a pas disparue mais transférée chez les autres ! "
    Comme le dit souvent Chomsky, le terrain de prédilection des puissances se trouvent dans des zones ayant un intérêt, dans un pays faible et facile à diaboliser !
    Quant à Assad, c’est un produit de l’histoire coloniale ! Il n’est pas le seul, rassurez-vous !
    Il y a comme un probléme de légitimité politique qui peut se résoudre en se réappropiant son histoire, rompue par le colonialisme.

  • permalien K. :
    29 juin 2012 @22h22   « »

    Le nouveau président égypien a fait un carton avec son discours.

    Espérons qu’il ne s’agit pas juste d’un autre discours du Caire.

  • permalien K. :
    29 juin 2012 @22h51   « »

    Sur l’Algérie.

    Despite the Obama administration’s rhetorical support for democratic uprisings throughout the Middle East, the United States has continued to prioritize oil and security over democracy in its relationship with Algeria.

  • permalien Sakhra :
    30 juin 2012 @11h38   « »

    Le général putschiste Nezzar pris à partie par des citoyens :

    “Vous êtes responsables de ce que nous vivons aujourd’hui !”. “Qui sont ces gens puissants qui sont en train de cacher la vérité sur les disparus ?” “Qui a assassiné Boudiaf ?” les 200.000 morts, les 25.000 disparus ?

    http://elwatanlafabrique.wordpress....

  • permalien Orangerouge :
    30 juin 2012 @11h39   « »

    à K ou autres arabophones :

    Le nouveau président égypien a fait un carton avec son discours.

    Qu’est-ce qu’il a dit ??? !!!

  • permalien Lou :
    30 juin 2012 @12h39   « »

    Sur Twitter Alain Gresh a rapporté certains de ses propos :

    Morsi‬, commence son discours à ‪Tahrir‬ : aux Egyptiens où qu’ils se trouvent, nous disons : voici l’ ‪Égypte‬, voici les révolutionnaires

    c’est une responsabilité immense pour moi ; je m’adresse à tous ceux que j’ai pu oublier de mentionner dimanche dernier

    je n’oublie pas ceux qui travaillent dans le tourisme et qui participent au développement du pays

    je salue tous les révolutionnaires à travers l’ ‪#Egypte‬. Et surtout les martyrs qui ont permis par leur sacrifice les changements

    l’arbre de la liberté a été planté il y a des années par des hommes qui ont versé leur sang, et ils ont mis fin à la nuit

    aux familles des blessés et des martyrs, je dis les hommes de la révolution, mais je pense les hommes et les femmes

    vous êtes la source du pouvoir ; vous êtes la légitimité ; ceux qui s’opposent à vous échouent et nous voulons réussir

    personne, aucune institution ne peut être aussi de cette volonté populaire. Pas de pouvoir au-dessus de cette volonté

    Morsi montre qu’il n’a pas de gilet pare balles !!! je n’ai peur que de Dieu

    Morsi‬ : je renouvelle le pacte avec vous, je suis le président de tous ceux qui m’ont élu et de tous les autres

    je jure devant dieu et devant vous de garder la république, de respecter la constitution et la loi, de défendre son indépendance

    je refuse de mettre de côté le pouvoir du peuple ou de ses députés ; je ne renoncerai à aucune prérogative du président

    pour le développement économique et la justice sociale ; mes portes seront ouvertes aux révolutionnaires, aux hommes libres,

    ensemble nous allons terminer le chemin, avec un Etat divil, moderne, tous les enfants de l’ ‪#Egypte‬, une seule main,

    je travaillerai avec tous pour accomplir le travail national, et nous ferons que l’ ‪#Egypte‬ soit à nouveau libre dans ses relations

    nous venons avec un message de paix, mais nous sommes capables de répondre à ttes les agressions ;

    Je vois des noms de gens arrêtés par les militaires, mon devoir est de les faire libérer, et parmi eux Omar Abdel rahman

    notre force c’est notre unité. Nous continuerons pour poursuivre les objectifs de la révolution. Fin du discours

    Commentaire d’Alain Gresh :

    Son discours tranche, dans le ton, avec ses autres discours très ternes il a visiblement appris ,

    l’allusion à Omar Abdel Rahman, emprisonné aux Etats-Unis pour "terrorisme" est assez surprenante ;

    l’allusion aux prisonniers concerne aussi bien ceux emprisonnés par le CSFA que par les États-Unis, curieux ;

    j’ai pu voir (il y a une semaine), installée à ‪#Tahrir‬ depuis des mois, une tente de la famille et des amis de Omar Abdel Rahamn

  • permalien __k1__2a______ :
    30 juin 2012 @14h15   « »

    @shanaa

    un résistant au colonialisme est donc un produit du colonialisme et n’a donc pas de légitimité ???!!!si selon vous Assad n’a pas de légitimité comment mais comment mais pour qui de quand comment par quel tour de baguette, les fm ou les salafistes ou des dirigeants parachutés de l’occident et même morsi et le tunisien monzef ou les anti-Gadhafi libyens et alqaida ne seraient pas des produits du colonialisme ??
    vos justifications vont trop loin, pourquoi ne pas remonter au temps du prophète pour avoir de la légitimité... on arrive au niveau de pensée des marocains ou des saoudiens ou des sionistes...ceci dit morsi c’est toujours mieux qu’obama pour un discours proarabe au Caire

    vous dîtes que l’occident attaque des états faibles, ce n’est pas tout à fait vrai, l’occident s’est attaqué à des états forts : l’occident a d’abord attaqué l’Iran via l’Irak et pour mémoire, si vous avez une quelconque connaissance de la guerre, vous saurez que la résistance de Gadhafi force le respect, elle a été remarquable malgré l’armada de l’otan.
    Pour mémoire, la résistance irakienne a finalement libéré l’Irak des américains, c’est entre autres l’espoir de retrouver la grandeur de l’état irakien qui a animé beaucoup de martyrs.

    Arrêtez de vous auto-flageller, c’est aux occidentaux de se remettre en question et de se définir autre chose qu’avec le vernis démocratique pour masquer leurs triches car le colonialisme, pourtant dépassé, est toujours la base de leurs économies.

  • permalien Rouzbeh :
    30 juin 2012 @14h19   « »

    La présidence égyptienne va porter plainte contre l’agence Fars

    Le cabinet du président élu égyptien Mohamed Morsi a décidé de porter plainte contre l’agence de presse iranienne Fars pour la diffusion d’une interview du responsable des Frères musulmans dans laquelle il dit vouloir améliorer les relations entre Le Caire et Téhéran, a déclaré mercredi le porte-parole de Morsi.
    « Le président Morsi n’a jamais été interviewé par l’agence de presse iranienne Fars. L’interview a été fabriquée et le cabinet présidentiel a entrepris des démarches en justice contre l’agence », a déclaré Yasser Ali à Reuters. ...

    http://www.20minutes.fr/ledirect/96...

  • permalien X :
    30 juin 2012 @14h50   « »

    J’m Morsi
    Pour la Palestine
    Pour la Syrie
    Pour les arabes

  • permalien K. :
    30 juin 2012 @15h24   « »

    Un article à lire de Houssam Hamlawi :

    La charia n’a pas le même sens pour les Chater (charia = néolibéralisme) d’une part et la base des FM d’autre part (= justice sociale).

    http://www.arabawy.org/2012/06/30/m...

  • permalien benchikh :
    30 juin 2012 @15h43   « »

    bonjour tout le monde ,à mon avis c,est la TUNISIE qui a creé le changement dans le monde arabe ,c,est comme en chimie ,elle a joué le role du catalyseur les peuples ont detruit le mur de la peur et partout on parle du printemps arabe mais en EGYPTE il y a des nuances autour du prochain role des militaires ,ils ne cederont pas facilement et surement il y aura des crises entre l,institu presidentielle et les militaires

  • permalien _1_2ka12_______________ :
    30 juin 2012 @17h44   « »

    @benchikh

    l’éveil arabe a commencé par la victoire de la Résistance libanaise, essentiellement chiite avec le support de la Syrie et de l’Iran, puis de la mise en échec par le Hamas de la politique sioniste à Gaza et la mise en échec de la politique américaine en Irak par les irakiens.

    En Tunisie et en Egypte, il a fallu des ben ali et moubarak en fin de carrière, alors il n’y a pas trop de quoi pavaner pour donner des leçons aux autres arabes, surtout avec le désastre libyen, et il y a encore du travail et des actes pour la cause palestinienne car pour l’instant les fm financés par les wahabites n’ont fait que diviser le Hamas et ne semblent donner que des faux espoirs aux palestiniens. De plus, on ne comprend pas le manque de soutien des tunisiens par exemple pour le Bahrein occupé par les américains et les saoudites.

  • permalien Sakhra :
    30 juin 2012 @18h08   « »

    K :

    La charia n’a pas le même sens pour les Chater (charia = néolibéralisme) d’une part et la base des FM d’autre part (= justice sociale).

    Si, dans nos pays, on arrive à comprendre cette évidence, on arrivera à faire bouger les choses.

    J’ajoute, que la base populaire des islamistes, a besoin peut-être qu’on lui explique que la justice sociale, ce sont des droits économiques et sociaux et non pas la charité , que les "Chater" distribue avec ostentation et un grand mépris pour la "populace".

  • permalien Shanaa :
    30 juin 2012 @21h34   « »

    K1 2a :
    "Arrêtez de vous auto-flageller, c’est aux occidentaux de se remettre en question et de se définir autre chose qu’avec le vernis démocratique pour masquer leurs triches car le colonialisme, pourtant dépassé, est toujours la base de leurs économies."

    C’est exactement ce que j’essaye de vous dire ! En effet, le néo-colonialisme avance avec un nouveau masque (démocratie), comme hier (civiliser). Les buts étant l’économie, la volonté de puissance !
    Ce n’est pas péjoratif de ma part d’écrire que Assad est un "produit colonial" ! Je voulais dire que beaucoup de facteurs passés et présents, dont l’hyper militarisme occidental ont influencé sa politique. Tout comme Khadafi la tentative de normalisation et d’ouverture ont fonctionné comme un piége !
    Je suis bien d’accord pour dire que la désinformation et la diabolisation de Assad sont exagérées et peu objectives !

  • permalien benchikh :
    30 juin 2012 @22h50   « »

    @2K12 :: ::monsieur tu parle d,une chose tout à fait differente,je salue la resistance libanaise contre les sionistes et je denonce au meme temps son injerance dans la revolution syrienne tout enrenforçant le criminel BASHAR

  • permalien 12k12a___________ :
    1er juillet 2012 @00h33   « »

    @shanaa
    la diabolisation d’Assad n’est pas juste exagérée et naïve mais la plupart des accusations sont diaboliques, une propagande anti-islam en tout cas. Le conditionnement haineux de certains imams qu’ils exercent sur de jeunes esprits français et européens est condamnable. C’est quand même incroyable d’entendre un jeune franco-tunisien, ignorant de sabra et chatila voire même de l’histoire de la Tunisie, capable de citer tal el zataar (accusation honteuse car la situation était chaotique !!?) pour nier les liens entre les résistances libanaise, palestinienne et syrienne.

    @benchick
    si si, on parle de la même chose, la résistance libanaise est solidaire avec la Syrie et son président Assad contre les ingérences car elles favorisent la division des musulmans, surtout quand les accusateurs (islamistes tunisiens et africains compris) ne disent rien sur ce qui se passe au Bahrein.

  • permalien Yvan :
    1er juillet 2012 @09h55   « »

    Cinq mémoires sur l’instruction publique - Condorcet 1791

    C’est ainsi qu’à Constantinople même le despotisme militaire des sultans a été forcé de plier devant le crédit des interprètes privilégiés des lois de l’alcoran. Sans doute on n’a point à craindre aujourd’hui les mêmes dangers dans le reste de l’Europe ; les lumières ne peuvent y être concentrées ni dans une caste héréditaire, ni dans une corporation exclusive. Il ne peut plus y avoir de ces doctrines occultes ou sacrées qui mettent un intervalle immense entre deux portions d’un même peuple. Mais ce degré d’ignorance où l’homme, jouet du charlatan qui voudra le séduire, et ne pouvant défendre lui-même ses intérêts, est obligé de se livrer en aveugle à des guides qu’il ne peut ni juger ni choisir ; cet état d’une dépendance servile, qui en est la suite, subsiste chez presque tous les peuples à l’égard du plus grand nombre, pour qui dès lors la liberté et l’égalité ne peuvent être que des mots qu’ils entendent lire dans leurs codes, et non des droits dont ils sachent jouir.


  • permalien X :
    1er juillet 2012 @10h34   « »

    kk

    la diabolisation d’Assad n’est pas juste exagérée et naïve mais la plupart des accusations sont diaboliques, une propagande anti-islam en tout cas.

    Fo l fer

  • permalien Deïr Yassin :
    1er juillet 2012 @11h15   « »

    George aka Caca est de toute évidence envoyé en mission ici tellement que ses propos sont extrémistes. Maintenant Bashar est le garant moral de l’Islam ?

    Puisqu’il nous parle des Palestiniens - dont il s’en fout éperdument tout comme son maitre - il pourrait peut-être nous dire combien de Palestiniens ont été tués par le régime syrien la semaine dernière.

    Je ne pense évidemment pas à Kamal Ghanaja - cadre du Hamas et un proche de Mahmoud al-Mabhouh - tué chez lui à Damas mercredi et dont on a trouvé le corps avec des traces de brûlures. On ne connait pas les tortionnaires/tueurs mais le Mossad est évoqué.

    Non, je parle des Palestiniens tués dans un camp de réfugiés à Deraa mardi. Racontez-nous un peu. C’étaient des agents des américano-sionisto-wahabites aussi ?

  • permalien Samya :
    1er juillet 2012 @11h33   « »

    @Agents Wahhabites américano-Sionistes ?

    - Cento per cento, à l´instar de Brigitte bent Chérif Moulay Yassine, au service de Momo 6 sur ce grand Journal (le plus lu par les francophones d´Outre mer et surtout au Maroc).

    - Samya bent Al Houcine__

  • permalien Deïr Yassin :
    1er juillet 2012 @12h10   « »

    Si le mégalo-parono qui signe à deux peut larguer ses conneries ici j’apprécierais que la modération laisse ma réponse aussi !

    Il lui faut de toute évidence un internement ! Croire que M6 le harcèle jusqu’au blog les Nouvelles d’Orient relève de la mégalomanie : comme si ses dissertations nullissimes pourront faire mal à une mouche.

  • permalien Samya :
    1er juillet 2012 @13h32   « »

    En réponse à notre douée Psychiatre de Jamaa Lafna, se rafraichissant au balcon de l´Argana (Jamaa Lafna) au centre de Marrakech, en honneur aux siens dansant et contemplant la beauté unique des sommets de notre Atlas :

    - El Ayam - Al Ayyam / Taha Hussein

    http://niarunblog.unblog.fr/le-geno...

    Samya bent Al Houcine__

  • permalien Samya :
    1er juillet 2012 @13h44   « »

    Aux frères arabes, francophones et progressistes du monde entier :

    ( ),

    Le bonheur a tendance à favoriser ceux qui sont satisfaits de leur sort, en paix avec leur conscience, en bonne intelligence avec leurs amis, contents de leurs métiers, et ne devant rien à personne.

    - El Ayam

    Samya

  • permalien Deïr Yassin :
    1er juillet 2012 @13h58   « »

    @ Caca

    Le discours change chez les propagandistes pro-Bashar : tantôt il est garant de l’Islam et de l’unité arabo-musulmane tantôt il est garant d’un Etat laïc. Faut choisir sur quel pied danser !

    Vous pensez que ce sont les sionistes ou des conflits internes qui ont tués des Palestiniens à Deraa ? Ils furent tués pendant un bombardement du camp de réfugiés : c’est bien connu les Palestiniens en Syrie ont des avions et des bombes. Ou c’était peut-être des roquettes qassam envoyées de Gaza ?

    C’est d’ailleurs probablement les Palestiniens - en collaboration avec les sionistes bien entendu - qui sont derrière tous les meurtres en Syrie depuis le début des révoltes, n’est-ce pas ? Pfff !

  • permalien 1ka2_1_2____ :
    1er juillet 2012 @14h19   « »

    @ deir yassassine

    il n’y a aucune contradiction entre état laïc et unité des arabo-musulmans, au contraire, le but est de respecter toutes les religions.

    sur ce qui se passe avec les palestiniens, les seules sources à ma connaissance sont franc24 le figaro, aljazeeraa,...et donc si votre maître est fabius alors cela ne peut pas être faux...
    ceci dit les palestiniens subissent une pression inacceptable des ’fm’ pour prendre parti.

    par contre c’est au Liban qu’il y a encore eu des troubles avec les camps sans doute pour rappeler que le sujet du retour des réfugiés en Palestine est incontournable.

  • permalien benchikh :
    1er juillet 2012 @14h31   « »

    @12K12A :: ::svp dis moi si BASHAR ou son pere avaient jeté une piere juste une piere contre les militaires esraeliens pour liberer le GUOLAN ?

  • permalien Lio :
    1er juillet 2012 @15h01   « »

    123kk : "La résistance libanaise est solidaire avec la Syrie et son président Assad contre les ingérences"

    En lisant ce genre de bêtise, j’ai trois hypothèses qui me viennent à l’esprit à propos de l’auteur de ces lignes :

    1. Soit il ne connaît absolument rien du Proche-Orient (et en l’occurrence du Liban).
    2. Soit c’est un abruti fini.
    3. Soit c’est un lèche-q du dictateur Assad qui vient troller les Nouvelles d’Orient pour diffuser sa hasbara.

    Dans le premier cas, c’est excusable. Dans les autres...

  • permalien Lio :
    1er juillet 2012 @15h11   « »

    Bon, dans le deuxième cas aussi, cela peut être excusable, c’est vrai.

  • permalien ka12____12_______ :
    1er juillet 2012 @15h16   « »

    @benchick
    est ce une question innocente pour s’informer ou encore une accusation injustifiée ?
    La question du Golan est toujours une priorité pour le gouvernement syrien et la résistance syrienne a pris d’autres formes qu’une lutte directe, y compris politique et pacifique.
    Tous les historiens affirment que le père de Bachar et ses soldats ont combattu directement contre israel et ont mené en 1973 l’offensive qui a démontré au monde que les arabes sont dignes.

  • permalien X :
    1er juillet 2012 @15h30   « »

    Kk lèche q

    La question du Golan est toujours une priorité pour le gouvernement syrien et la résistance syrienne a pris d’autres formes qu’une lutte directe, y compris politique et pacifique.

    C plutôt la prioritē des prioritēs.

    Tous les historiens affirment que le père de Bachar et ses soldats ont combattu directement contre israel et ont mené en 1973 l’offensive qui a démontré au monde que les arabes sont dignes.

    Tous les historiens sans la moindre exception.

    Combattu directement et indirectement.

    Les arabes sont dignes grâce à papa Bachar. Que seraient les arabes ss papa Bachar.

  • permalien Samya :
    1er juillet 2012 @15h55   « »

    À chaque époque, une religion, une mentalité et des méthodes gouvernant les ignorants peuples !

    Avant les temps modernes, les marchands ambulants en Espagne, ils furent des sorciers qui se déplacaient à dos d´ane d´un village à l´autre, sous prétexte de vendre leurs produits cosmétiques aux femmes, en échange de leur laine. Plus cher, ils faisaient des miracles grace à leurs hérbes et ils prétendaient lire l´avenir ! Maintenant sur Internet, un autre genre de sorciers se faisant voir comme des psychologues anonymes qui ne sont que des espions au service des causes de leurs Employeurs.

    L’ergot de seigle contient de l’ergotamine, dont un des dérivés est l’acide lysergique (principe actif du LSD). Dans certains cas, la simple consommation de pain, elle pouvait donner lieu à des hallucinations que la mentalité du Moyen age attribuait au surnaturel.

    La connaissance des caracteristiques de certaines plantes, elle permettait aux praticiens de provoquer des états de conscience modifiée chez des personnes en quête d’initiation. De ce fait on ne devrait pas apprécier nos allusions après avoir beaucoup manger et bu, ou écouté les espions sorciers et psychiatres anonymes.

    - Remarque

    Ce très court echantillon concerne la psychiatre de Jamaa Lafna, puisant son pouvoir dans l´obscurité de sa Zaouia et financée par le roi de tous nos misérables marocains.

    Samya

  • permalien Deïr Yassin :
    1er juillet 2012 @17h54   « »

    @ Caca Douze

    Je ne regarde ni ne lis Le Figaro, France 24 ou al-Jazeera, et je ne vois pas ce que Fabius a à voir avec les Palestiniens à Deraa. Vous croyez que c’est lui qui les a tué ? C’est Ma’an - agence de presse palestinienne, entre autre - qui en a parlé, basé sur des témoignages sur place.

    Vous tentez de faire distraction sur les camps au Liban - où effectivement des Palestiniens ont été tués à Nahr al-Bared récemment.
    C’était peut-être Fabius aussi....

    ***

    Les pauvres, complètement parano de père en fille, c’est peut-être héréditaire. Il n’y a pas moyen de les soigner ?
    Quand on écrit des conneries sur le Maroc, je m’en fous ! Je ne suis pas en mesure d’en juger, et je n’ai d’ailleurs jamais écrit le moindre commentaire sur la politique marocaine mais quand on étale une méconnaissance primaire sur la Palestine et son histoire - comme postuler que la présence chrétienne y est dû aux Croisades - permettez-moi de m’y opposer, même si notre mégalo a eu 20/20 au bac à 12 ans et maitrise 14 langues, et se prend pour un grand intellectuel qu’on ne doit pas ’défier’  !

    Pas étonnant que ce type a été modéré un peu partout, selon ses propres dires, même s’il croit que c’est le pouvoir marocain qui en est responsable.

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2012 @22h33   « »

    Quelle levée de boucliers ! Il me semble que Ka12. a parfaitement le droit d’émettre une opinion sans se faire insulter ou intimider (Lio) ! De plus, il y a quelques points vrais dans ce qu’il avance ; à savoir que, face à Assad, il y a une opposition soutenue, armée de l’extérieur, et que le peuple syrien est coincée entre ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui veulent le conserver !
    Le rôle des médias est, c’est évident, orientée, à charge contre Assad ! Ce n’est plus de l’info mais du parti pris !
    Assad est son équipe du parti Bass, comme en Irak, n’ont pas su faire évoluer le régime répressif, policier ! Ils en payent les conséquences ! Assad est surtout pris dans l’engrenage de l’édifice politique de son pére !
    Enfin, rappelons que Assad n’est pas l’unique "tyran" au monde, mais son pays focalisent des ambitions ! La Syrie comme la Libye étaient isolées du monde, et leur tentative d’ouverture n’a servi à rien !
    Il existe aussi des pays, dits "démocratiques", qui persécutent gravement leurs minorités (Inde, génocide des musulmans du Gujerat, mutilation des femmes, sort des intouchables) et qui ne sont pas inquiétés !

  • permalien X :
    1er juillet 2012 @23h26   « »

    Shanaa,

    La Libye va connaître ses premiēres élections en plus de 4o ans. Il y’a maintenant des partis politiques imaginez vous. L’assemblēe ēlue aura le mandat de rēdiger une constitution pour le pays jadis le livre vert.
    La Syrie suivra, c’est une question de temps.

    Pour la premiēre la Libye peut se souvenir du massacre 1300 prisonniers d’opinion dans la prison d’Abou Salim.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-afr...

    Vous ētiez pour Chafiq, vous semblez regrettez le dictateur lybien et bientôt Assad va vous manquer.

  • permalien Shanaa :
    2 juillet 2012 @10h37   « »

    X, "Vous ētiez pour Chafiq, vous semblez regrettez le dictateur lybien et bientôt Assad va vous manquer."

    Je ne suis pour personne en particulier ! Mon idéal de société est plus proche de celui de Thomas More que du vôtre !
    En revanche, Je suis pour la paix, pour l’unité du monde musulman, arabe et le changement soft, par révolution culturelle, décolonisation des mentalités et de la politique !
    Il me semble qu’un "musulman" n’a pas à inciner à la Fitna ni à tuer d’autres musulmans ! Si le monde musulman est dans cette impasse c’est précisément que les valeurs traditionnelles de l’islam n’ont plus cours !
    Enfin, dire que la Libye va mieux aujourd’hui c’est prendre ses désirs pour des réalités ! La Libye est fichue, les rebelles et milices font leur loi, l’épuration des noirs, la torture, les tueries, la partition du territoire, et surtout la déstabilisation de la région et les armes de l’OTAN qui circulent dans des mains mercenaires ! De plus, les élections n’ont jamais fait une démocratie ! Donc, changer de régime pour le chaos reléve du suicide ou du masochisme !
    A l’avenir, essayez de trouver des arguments rationnels à la place de votre ton inquisitionnel ! Vous êtes le meilleur représentant des "démocraties" que vous défendez ! Hé oui avant d’embarquer l’homme censé doit d’abord connaitre sa destination !

  • permalien Sakhra :
    2 juillet 2012 @21h59   « »

    Shaana :

    De plus, les élections n’ont jamais fait une démocratie ! Donc, changer de régime pour le chaos reléve du suicide ou du masochisme !

    Un article intéressant ( pour ceux qui savent lire) sur le diplo de Juillet :

    "Scrutin libyen sur fond de chaos" de Patrik Haimzadeh.

    370 "partis politiques (pour une population de 6 millions), le Qatar soutient activement (fric etc..) les partis proches des FM, dont le "djihadiste ""révolutionnaire "Belhadj"...

    Mercredi28 juin, plus de 47 morts à Koufra, dont des femmes et des enfants...la routine....Il n’y a plus d’Etat en Libye, il y a des "gouvernements de milices"....

    C’est ce qui est souhaité pour la Syrie ...A Dieu ne plaise !

  • permalien
    3 juillet 2012 @13h06   « »

    Sakhra : "370 "partis politiques (pour une population de 6 millions)"
    6 millions d’habitants avant les bombardements "humanitaires" de l’OTAN suivis aussitôt de réglements de compte et autres exactions en cours ! Officiellement, il y a une omerta médiatique sur le nombre de civils victimes de ces bombardements. Mais, ce qui est sûr, c’est que la Libye d’aujourd’hui compte moins de 6 millions d’habitants !
    Cette omerta médiatique est de mise sur le nombre de victimes Afghanes ou irakiennes !
    Au sujet de la Libye, n’est-ce Guéant qui a parlé de "croisade" ? Lapsus qui en dit long ! La Syrie et Moscou ont pris note ! A dieu ne plaise...

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