Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > Supprimer la bombe ?

Supprimer la bombe ?

mercredi 27 juin 2012, par Philippe Leymarie

Tollé et débat aussitôt refermé sur le nucléaire militaire français, après la proposition volontairement provocatrice de l’ancien premier ministre Michel Rocard de « supprimer la force de dissuasion française — 16 milliards d’euros par an qui ne servent absolument à rien ». Il est vrai que le vieux cacique socialiste avait un peu chargé la barque : la « force de frappe », comme on disait au temps du général de Gaulle, engloutit environ 3,4 milliards par an — ce qui est déjà beaucoup trop lourd pour les « abolitionnistes », mais considéré par les défenseurs du statu quo comme raisonnable, pour le prix d’une « assurance-vie ».

En dépit de sa bourde sur les chiffres — il répondait à la volée (sur BFM-TV, le 19 juin 2012) à une question sur les recettes nouvelles pouvant être mobilisées pour ramener le déficit des finances publiques à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2013 —, Michel Rocard a reçu quelques soutiens :

— « Nous ne pouvons plus asseoir notre défense comme dans les années 1960. on n’a pas changé de doctrine depuis lors, et on a une dissuasion nucléaire en réalité faiblement dissuasive » (Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, Le Parisien, 22 juin 2012) ;
— « Abandonner la dissuasion nucléaire permettrait d’accélérer la sortie du nucléaire civil qui n’est que le prolongement du nucléaire militaire » (Noël Mamère, député EELV, 20 juin 2012) ;
— « La dissuasion nucléaire n’a jamais protégé des groupes terroristes… Ce n’est pas une assurance-vie, mais une assurance-mort… Si la dissuasion nous protège, pourquoi vouloir construire un bouclier ? » (Paul Quilès, ancien ministre de la défense, puis président de la commission de défense à l’Assemblée nationale, sur le site Atlantico, le 22 juin 2012). Le même Paul Quilès dans L’Express, le 4 janvier 2011, avait estimé que « la question de sa pertinence aurait dû se poser dès lors que la confrontation des blocs a pris fin, à partir de la chute du mur de Berlin, en novembre 1989 ».

Destruction ponctuelle

L’ancien premier ministre — fils du physicien Yves Rocard, un des pères de la bombe atomique française — n’en est pas à son coup d’essai à propos de la dissuasion, et ne s’en tient pas aux seuls arguments financiers. En juin 2008, par exemple, il affirmait que « le nucléaire n’est d’aucune utilité devant les menaces d’aujourd’hui : il est clair que la destruction de populations entières n’est pas la bonne réponse », alors qu’il faut plutôt privilégier « la destruction ponctuelle et précise d’installations et d’engins, voire de personnes ».

JPEG - 1 Mo
« Donner une chance à la paix »
Des écoliers écrivent des prières pour la paix sur des bâtonnets. Mémorial de la paix, Hiroshima, Japan. Photo d’isado.

Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, regrette que ces propos (de Michel Rocard) « donnent de la crédibilité à des positions qui sont marginales dans la majorité présidentielle ». Ils ont en tout cas été soumis à un feu nourri, et d’abord venant de la gauche :

— La dissuasion est « un élément qui contribue à la paix », confère en outre à la France son statut de grande puissance et justifie son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU » (le président François Hollande, le 20 juin, depuis le sommet de Rio de Janeiro) ;
— « Renoncer à la dissuasion nucléaire pour des raisons d’économie budgétaire n’est pas aujourd’hui la position de la France » (idem) ;
— « On ne fait pas d’économies sur son assurance vie » (Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, sur RTL, le 20 juin) ;
— « L’abandon de la dissuasion nucléaire serait une fausse piste, dans un monde aussi instable, s’il n’y a pas un renforcement de l’Europe en ce qui concerne la défense » (Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale) ;
— la dissuasion « permet de prévenir l’irruption des guerres ou d’éviter que des conflits régionaux ne dégénèrent en conflits mondiaux » (Jean-Claude Mallet, conseiller du ministre de la défense).

Modèle britannique

On trouve des réactions de tonalité comparable du côté de la droite :
— « Ce qui fait que la France pèse sur la scène internationale, c’est qu’elle a la force de dissuasion » (Christian Jacob, chef du groupe UMP à l’Assemblée nationale) ;
— « Il y a d’autres façons de trouver des milliards », et « ce serait une très grave erreur stratégique que de baisser la garde de la défense française aujourd’hui », (Alain Juppé, Europe 1) ;
— « Tant que cette menace subsistera, il n’est pas temps d’aller plus loin dans le démantèlement de notre capacité de dissuasion » (Alain Juppé, alors ministre de la défense, dans la revue Défense-IHEDN, 2010).

Les défenseurs de la dissuasion font valoir que son coût (3,4 milliards d’euros en 2012, soit un cinquième du budget d’investissement et d’équipement, ou un dixième du budget global de la défense) n’est pas si élevé. Cette estimation comprend les surcoûts induits par la production, l’entretien et le stockage de 300 têtes nucléaires, des quatre sous-marins lanceurs d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique, et des deux escadrilles des Forces aériennes stratégiques, auxquelles peuvent se joindre les Rafale du porte-avions Charles de Gaulle, quand ce dernier est disponible.

Une dissuasion avec 30 % de dépenses en moins serait à la rigueur concevable sur le plan opérationnel, mais la France rejoindrait alors un modèle de dissuasion de type britannique (30 % moins chère) au prix d’une dépendance à l’égard d’un « parrain » extérieur (dans les vecteurs, la recherche).

Culture de la dissuasion

Culturellement, la gauche est traditionnellement plutôt favorable à un allègement du dispositif de défense : ainsi, Martine Aubry, première secrétaire du PS, a évoqué récemment la possibilité de « réduire l’armée avec l’accord de l’armée » (!). De « grandes consciences » comme Michel Rocard ou Stéphane Hessel ont fait campagne contre la dissuasion, mais n’ont pas entraîné de mouvement significatif. La génération des « quadra » post Est-Ouest, qui arrive aux affaires, semble moins sensibilisée aux questions de défense, et ne possède pas la « culture de la dissuasion » de la génération grandie sous De Gaulle, l’Union soviétique, etc. — ce qui, finalement, pourrait renforcer à terme le courant abolitionniste.

Bruno Tertrais, un connaisseur et défenseur de la dissuasion, considère comme « dommage » que le débat sur le nucléaire militaire ait toujours été « activement découragé par l’exécutif » (Séminaire-sandwich à l’IFRI, 10 mai 2012). Il estime qu’il n’y a pas de décisions urgentes à prendre dans ce domaine, mais qu’au milieu du quinquennat, l’exécutif devra prendre position sur la future génération de la dissuasion, qui devrait voir le jour à l’échéance 2020-30.

A plus court terme, le gouvernement devra cependant décider s’il commande une douzaine d’avions-ravitailleurs de type MRTT, pour remplacer l’actuelle flotte de C-135, à bout de course : la composante aérienne de la dissuasion ne peut se passer de ces « nounous », qui allongent le rayon d’action des appareils. Il reste aussi, côté doctrine, à lever des ambiguïtés sur la nature et le périmètre des « intérêts vitaux » invoqués pour agiter la menace nucléaire (sont-ils étendus aux lignes de ravitaillement, à l’accès aux sources d’énergie, à l’outre-mer, à la base française d’Abou Dhabi, sur le Golfe ?).

Dégâts incommensurables

Le désarmement nucléaire n’en est pas moins un horizon théorique pris en compte par les politiques des deux bords. François Hollande, en marge du sommet Rio+20, a rappelé qu’il s’est « engagé devant les Français pour préserver la dissuasion nucléaire parce que c’est un élément qui contribue à la paix. Il y a des négociations et une discussion sur le désarmement nucléaire, la France doit y prendre toute sa part et nous le ferons ».

Quant à Michel Rocard, il avait cosigné avec Alain Juppé (avec qui il a présidé la commission du Grand emprunt), Alain Richard et le général Norlain, une tribune publiée à l’automne 2009 par le quotidien Le Monde, où il plaidait pour un désarmement nucléaire mondial, en engageant « un processus conduisant de manière planifiée au désarmement complet », en y associant « pleinement les trois puissances nucléaires de fait » [Israël, Inde et Pakistan], en écartant « tout projet de développement d’arme nouvelle », et en prenant « plus d’initiatives et de risques politiques pour surmonter les crises régionales majeures ».

Paul Quilès, dans une note à sa tribune du 4 janvier 2011 dans L’Express, rappelait que la force principale de la dissuasion française consiste en quatre SNLE (sous-marins nucléaires lanceur d’engins). Cette composante océanique permet à la France de frapper en premier un adversaire étatique comme de répondre avec certitude à son attaque. Ces SNLE, en cours de modernisation, seront dotés chacun à l’horizon 2015 de seize nouveaux missiles M51 (d’une portée de 9 000 km) et de nouvelles ogives nucléaires (TNO) d’une puissance de 100 kt. De quoi dissuader tout adversaire situé sur n’importe quel point du globe. Une frappe d’un seul missile (avec 6 ogives au maximum) provoquerait des dégâts incommensurables, si l’on se souvient des 200 000 morts d’Hiroshima consécutifs à l’explosion d’une bombe... de 15 kt. Dans le même tribune, Quilès conteste l’utilité de la composante aérienne de la dissuasion.

Stricte suffisance ?

Sur ce blog, en mars 2011, nous demandions « A quand le débat sur le nucléaire ? ». Les partisans de la dissuasion rappellent qu’il n’y a pas eu de guerre entre grandes puissances depuis soixante-cinq ans : l’arme nucléaire, une sorte d’assurance tous risques, conçue pour ne pas avoir à être utilisée, y a, selon eux, largement contribué. Ils font remarquer que l’arsenal français actuel — qui a été réduit par étapes depuis vingt ans, au point d’être ramené à ce que les spécialistes appellent une « stricte suffisance » — n’est pas surdimensionné : un SNLE en moins, par exemple, et il n’y aura plus la possibilité d’assurer en permanence une patrouille à la mer. D’autant que les 3,5 milliards d’euros annuels qui seraient libérés par une sortie du nucléaire militaire iraient au remboursement de la dette publique, et non à l’équipement des armées.

En janvier dernier, nous rappelions que la France est, avec la Grande-Bretagne (mais cette dernière reste fortement dépendante du cousin américain), le seul pays européen à posséder un arsenal de dissuasion nucléaire. Ce dispositif, qui avait fait ses preuves aux débuts de la Ve République dans un contexte de distance prise avec l’OTAN et de conflit Est-Ouest, donnant à la France les moyens de son autonomie stratégique, doit être réexaminé aujourd’hui, sur :
— son efficacité technique (compte tenu de son échelle actuellement très réduite) ;
— ses justifications stratégiques (en l’absence de son challenger historique, l’ex-Union soviétique) ;
— son coût (qui absorbe en gros un cinquième des crédits d’équipement de la défense).

Les Etats et les opinions européennes ont considéré ce parapluie nucléaire français à la fois comme un fait imposé et comme une prestation gratuite — qui s’ajoute au dispositif de dissuasion de l’OTAN, dans le cadre du grand parrainage américain. Mais son positionnement n’a jamais fait l’objet de concertation internationale.

17 commentaires sur « Supprimer la bombe ?  »

  • permalien Yvan :
    27 juin 2012 @17h38   »

    La force de la dissuasion...


    ... c’est qu’on n’est pas supposé s’en servir.

  • permalien Vincent :
    28 juin 2012 @06h50   « »

    Nul besoin d"avancer le cout de la dissuasion comme un argument.
    Même à 5 centimes par an elle ne sert à rien puisque l’on est supposé ne jamais s’en servir. Quelle raison, aujourd’hui comme hier, pourrait en justifier l’horrible usage ? Parler "d’assurance vie" à propos de la dissuasion nucléaire comme le fait Jean-Yves Le Drian est au delà du compréhensible. Un truc aussi dangereux et destructeur ne protège de rien. "Ne m’embêtez car j’ai les moyens de tout faire péter" est un argument de fou dangereux, rien d’autre.

  • permalien Cana :
    28 juin 2012 @11h52   « »

    A Quoi pourrait servir la bombe au 21éme siècle ?
    Pas seulement à la dissuasion.
    Dans la culture génocidaire du 20éme et 21éme siècle , la bombe est un instrument technique efficace à 100°/°
    L’expérimentation du génocide réussi totalement - sans bombes- a commencé au 20éme siècle ( en 1904) avec les farouches résistants à la colonisation allemande en Namibie : les Héréros qui ont été TOTALEMENT exterminés par l’armée-colon allemande en Afrique .

    Les débuts des expériences scientifiques d’extermination furent appliqués par la suite par les Nazis sur les Juifs et les autres rarement nommés( chambres à gaz). Ce serait important de savoir si les autres ( Roms , homo, malades mentaux, africains, communistes, arabes et étrangers) ont été éliminés de la même manière . je ne maîtrise pas cette connaissance.

    Par la suite d’autres expérimentations d’élimination de peuples par bombes en Asie ( Vietnam et Laos ), furent menés par la CIA avec les bombardements secrets à l’Agent Orange, supervisés par le criminel de guerre yankee (Kissinger) , mort tranquillment dans son lit. Prouvé efficace par le génocide des Hmongs dans la vallée du Laos.Entre 70 et 75. Serait-ce une manière plus soft ? d’éliminer un peuple autrement qu’avec la bombe atomique lancée sur Horoshima et Nagasaki.

    Par la suite , juste après l’expérimentation à l’Agent Orange( et l’arrêt de ces bombardements en 1975) s’ouvre les guerres et les massacres de masse au PO,en Irak en Afghanistan etc , à Gaza , à Beit Hannoun bombardement des camps palestiniens ( à l’uranium appauvri UA- au phosphore , cluster bomb ( bombelettes à" jolies " grappes que les enfants libanais pensaient être des jouets), bombes à fragmentation , au napalm, bombes à retardement, toutes ces variétés ont été déversées sur le Liban faisant des dégats qui vont se perpetrer sur plusieurs générations ( cancer et malformation, toxicité de la terre etc ) .

    Nous assistons aujourd’hui à la commercialisation des drones et bombes qui serviront aux dictateurs arabes qui feront encore mieux exécuter les massacres de masse, pour le plus grand bénéfice des rapaces impériaux et colonisateurs.

  • permalien Cana :
    28 juin 2012 @12h13   « »

    Erreur : évidemment il s’agit de Hiroshima (et non Horochima). Nom sacré paradigme d’une horreur absolue

  • permalien Shanaa :
    28 juin 2012 @12h50   « »

    "Nous assistons aujourd’hui à la commercialisation des drones et bombes qui serviront aux dictateurs arabes qui feront encore mieux exécuter les massacres de masse, pour le plus grand bénéfice des rapaces impériaux et colonisateurs."
    Ils n’ont pas besoin des "dictateurs" arabes, qui ont bon dos, il est vrai, et je ne les excuse pas ! Les puissances occidentales se débrouillent parfaitement toutes seules pour larguer ses joujoux sur les afghans et les irakiens !
    Avec la faillite des états occidentaux, qui peut dire à quoi serviront ces drones à long terme ?
    L’histoire nous apprend, que ce que nous laissons faire sur les autres, se fera tôt ou tard sur nous !
    A ce propos, voir le livre de Chomsky : "Dominer le monde ou sauver la planéte ! Le sort des créatures est entre les mains du plus grand producteur et vendeur d’armes : USA !

  • permalien Un partageux :
    28 juin 2012 @12h57   « »
    Changer de dépense ?

    "3,5 milliards, c’est pas cher" selon les partisans de cette défense/dépense.

    Et je suis prêt à parier que ce sont les mêmes qui nous disent : ça coûterait des dizaines de millions pour que nos concitoyens ne meurent plus de froid et de misère et c’est trop cher !

    http://partageux.blogspot.com

  • permalien BM :
    28 juin 2012 @19h09   « »

    Le nucléaire militaire est une horreur absolue, mais si nous nous en défaisons, nous tomberons (encore un peu plus...) sous la coupe de nos "amis" états-uniens...

    L’armée est un mal nécessaire, mais un mal quand même. Il faut surtout à mon sens rétablir la conscription, scandaleusement abolie par Jacques Chirac. La conscription est une "assurance-vie" en béton contre les coups d’états militaires, souvenons-nous de l’exemple du 22 avril 1961... (Et aussi de celui du 21 juin 1907.)

  • permalien marco :
    29 juin 2012 @12h16   « »
    La paix ne peut pas se faire par les armes.

    La paix ne peut pas se faire par les armes.
    Le premier et seul pays à avoir utilisé la bombe atomique : les Etats-Unis d’Amérique.
    Dés lors, qui peut nous faire croire qu’il faut être une puissance « responsable » pour détenir l’arme de destruction massive : la bombe atomique et surtout de ne pas s’en servir ?
    Le gouvernement Iranien ne chercherait pas à produire l’arme atomique, si toutes les puissances nucléaires s’engageaient à se désarmer.
    Des intérêts autres que militaire sont en jeu. Les complexes militaro industriels profitent d’une manne financière publique considérable, ce qui renforce leur pouvoir.
    Alors qu’en France, la récente revalorisation du SMIC représente de 20 à 25 € par mois pour un salarié. Combien cela ferait il de partager la somme de 3,4Mds d’euro entre la population active et les improductifs temporaires ?

  • permalien castilhon :
    29 juin 2012 @13h54   « »
    supprimer les traficants d’armes français liés au ministère de la défense français

    concernant les drones qui assassinent les palestiniens de préférence, voir la collabo-ration entre
    Israël Aircraft Industries, spécialisés dans les drones, et EADS Armement du groupe Lagardère, le plus gros fabricant d’armes et le plus gros groupe médiatique français, avec la bénédiction du ministère français de la guerre- direction générale de l’Armement-, sans oublier Dassault media et armement...

    source : ISRAEL PARLONS-EN de Michel Collon,journaliste belge, suite à 20 entretiens avec des spécialistes(pp.312-315)
    et www.michelcollon.info

  • permalien Ahmed :
    29 juin 2012 @22h40   « »

    quid du rôle du nucléaire dans la pacification des relations internationales.
    Sans armes nucléaires, les superpuissances auront beaucoup moins de réticence à se taper sur la tête à coup d’armes conventionnelles.
    que serait l’état des relations internationales, si les Etats-Unis, la Russie, La chine, La France et la GB n’avait pas d’arsenal nucléaire ?
    ce n’est pas dans le politiquement correct de ce blog et de ses lecteurs, mais Mearsheimer a déjà beaucoup écrit sur le rôle de la dissuasion nucléaire.

  • permalien Larzac :
    1er juillet 2012 @05h54   « »

    Qui sont les ennemis de la France capables de se servir de l’arme atomique contre elle ?

    Si l’arme atomique pouvait être utile, elle devrait être au service de l’Europe et ses frais partagés par l’Europe. Sans tous les pays européens, la France n’est rien autre qu’un moucheron atomique.

  • permalien steph :
    2 juillet 2012 @13h16   « »

    Chaque euro investi dans la dissuasion au cours des 2 dernières décennies en a rapporté 18.
    La dissuasion contribue plus à l’économie que beaucoup d’industries et ses emplois ne sont pas délocalisables.
    Les retombées concernent tous les secteurs.

  • permalien Pascal :
    4 juillet 2012 @00h24   « »

    L’expression "dissuasion nucléaire" est un pléonasme car il ne peut y avoir de dissuasion sans le nucléaire.
    Si l’on ne veut pas exposer la France aux risques d’attaques par d’autres états alors la dissuasion est nécessaire.
    Abandonner ce dispositif reviendrait à nous déshabiller.
    Pure folie...

  • permalien erreipg :
    5 juillet 2012 @16h31   « »

    De Gaulle en créant la force de dissuasion, ne voulait pas que la France connaisse à l’avenir ce genre de scène. Et il avait raison, notre 21e siècle ne manque pas de dangers et de fous...
    _ http://imagecache6.allposters.com/LRG//27/2759/NT4TD00Z.jpg

  • permalien Shanaa :
    7 juillet 2012 @18h33   « »

    Pascal : "Abandonner ce dispositif reviendrait à nous déshabiller. "
    Pourquoi interdire à l’Iran de s’habiller alors ?
    La France ne cesse de pousser des cris de orfraie à l’idée que l’Iran souhaite se doter de l’arme atomique !

  • permalien blopa :
    14 août 2012 @13h13   « »

    Il faut sortir du politiquement correcte dans lequel baignent trop de citoyens français...
    Dans un monde fait de fureur et de folie, il me parait sage de conserver une crédibilité militaire.
    Cela n’implique pas une utilisation offensive pour autant.
    Si nous voulons économiser l’armée ne me paraît pas être le superflu dans lequel il faille puiser.
    Le superflu réside peut-être plus dans le luxe et les gadgets de la consommation addictive. Les semblant de liberté et d’indépendance que nous conservons sont à ce prix. Car oui n’en déplaisent à certain il y a un prix à payer. "Un peuple qui s’endort dans les plaisirs est mûr pour le despotisme et la servitude " Antoine Moulin, père de Jean.. Nous n’en sommes pas loin mais fuir la réalité ne ferais qu’empirer ce constat.

  • permalien B. Girard :
    28 août 2012 @22h39   «
    Terrorisme d’état

    Un curieux oubli dans l’article et dans tous les commentaires : la bombe atomique vise les populations civiles (les enfants au premier rang), prises en otage dans des débats où ils n’ont aucune responsabilité.

    Prendre en otage des civils innocents, ce n’est rien d’autre que du terrorisme d’état. Il faut appeler les choses par leur nom.

    http://journaldecole.canalblog.com

Ajouter un commentaire