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La feuille de route (un peu floue) de Laurent Fabius

samedi 30 juin 2012, par Alain Gresh

Le 27 juin, lors d’un colloque international intitulé « le monde arabe à l’âge des révolutions », Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de la France, est intervenu sur « La France et le nouveau monde arabe ».

A sa prise de fonction, son prédécesseur Alain Juppé s’était déjà exprimé sur ce thème, sous forme d’autocritique, mais il faut reconnaître que son bilan fut loin d’être à la hauteur du discours qu’il avait alors prononcé. Qu’en sera-t-il du bilan de Fabius dans un an ?

Voici l’intégralité du texte avec quelques commentaires.

« Je suis heureux de conclure ce colloque utile consacré à un état des lieux du monde arabe à l’âge des révolutions. Ma présence ici atteste l’importance que la France accorde à ses relations avec le monde arabe et au débat avec les cercles intellectuels, les universitaires et les chercheurs. Je salue la qualité de vos travaux et je remercie le Professeur Gilles Kepel de les avoir organisés et de m’y avoir si gentiment invité.

Le 17 décembre 2010, lorsque Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant tunisien, s’immole par le feu devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, personne ne sait encore qu’une onde de choc est en train de naître qui va transformer le monde arabe. Un an et demi après, alors que le Frère musulman Mohamed Morsi vient d’être élu président de l’Egypte, pays le plus peuplé de la région, la physionomie de celle-ci a changé en profondeur. Oui, il y a à l’évidence un “nouveau monde arabe” et la France doit se situer par rapport à lui.

Pour comprendre l’importance des transformations en cours, il faut remonter un peu dans l’histoire récente. Au milieu du XXe siècle, au moment des indépendances, le monde arabe a déjà connu une période de bouillonnement politique. Si les Etats ont gagné leur indépendance, les peuples, eux, n’ont pas gagné la leur. Dans un deuxième temps, souvent à la faveur de coups d’Etat militaires, des régimes autoritaires se sont installés, avec l’accord ou la complicité des grandes puissances. Plusieurs décennies d’immobilisme politique ont suivi, sous couvert de nationalisme arabe. Pour autant, les sociétés ont continué d’évoluer, en tout cas de le souhaiter, ouvrant la voie aux bouleversements actuels. Ces derniers se présentent donc comme une sorte de troisième époque du monde arabe depuis les indépendances. A Tunis, au Caire, à Damas, à Sanaa, à Benghazi, sous des formes différentes, un même mot d’ordre s’est fait entendre : la dignité – la karama. »

Cette vision des indépendances est bien réductrice. Celles-ci n’ont pas seulement été politiques. Les nouveaux Etats ont mis en place des systèmes d’éducation et de santé que le colonialisme avait bien été incapable d’édifier (en Algérie par exemple). D’autre part, ces Etats ont pris le contrôle de leurs richesses naturelles, du pétrole au canal de Suez, ce qui n’est pas rien. Et si les sociétés ont pu évoluer, c’est bien grâce à ces réformes qu’ont permis les indépendances.

« Ce vent de liberté a rendu notre voisinage arabe et méditerranéen souvent méconnaissable, le paysage dessiné par le ou les “printemps arabes” frappant par ses contrastes et ses incertitudes. Au-delà des différences traditionnelles – le Maghreb n’est pas le Moyen-Orient, lequel n’est pas la péninsule arabique –, une nouvelle cartographie se dessine. En Tunisie, en Egypte, en Libye, au Yémen, les régimes sont tombés et les dictateurs chassés grâce à une alliance inédite entre la jeunesse, les classes moyennes et les militaires. Pour ces pays, après la tempête, l’enjeu est maintenant de bâtir un ordre politique, économique et social plus juste et plus stable.

Dans d’autres pays, la résonance du printemps arabe a conduit les autorités à un mouvement de modernisation et de démocratisation. Le Maroc donne l’exemple de cette voie, que la Jordanie tend plus ou moins à suivre. En Algérie, les attentes de la population sont voisines de celles du reste du monde arabe, et on doit espérer que le nouveau Parlement mettra rapidement en œuvre les réformes attendues. »

Où l’on voit que la complaisance de la France à l’égard des pouvoirs en place n’a pas vraiment changé. Qui peut penser que le Maroc est engagé sur la bonne voie ou que la Jordanie, où la répression se poursuit contre la contestation et où l’ordre politique est confisqué par le roi, sont sur la bonne voie ? Et qui peut espérer quoi que ce soit du nouveau parlement algérien ? La France a des relations diplomatiques avec tous les pays, y compris les dictatures, et cela est « normal » ; ce qui ne l’est pas c’est de faire l’éloge de régimes qui répriment leur peuple.

« Les pays du Golfe – Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Qatar, Koweït – sont devenus des acteurs importants sur la scène mondiale et des investisseurs majeurs. Ils jouent un rôle parfois décisif dans les évolutions régionales, en particulier en Libye, en Syrie ou au Yémen. Derrière un immobilisme apparent, leurs sociétés sont travaillées par un islam rigoriste mais aussi par une volonté d’ouverture. Le débat affleure et s’exprime dans la presse, voire dans les institutions. »

Une phrase bien alambiquée pour éviter de se prononcer sur les régimes en place. Bahreïn n’est même pas mentionné, ni l’intervention de l’Arabie saoudite dans ce pays pour écraser le mouvement populaire. Enfin, qui peut croire que les interventions de l’Arabie en Libye ou en Syrie soit mue par une volonté de faire avancer le changement et la démocratie ?

« Ailleurs encore, face aux revendications populaires, les régimes attachés au statu quo répondent par la répression et la violence. En Syrie, la conjonction d’une répression massive, des effets de la mosaïque communautaire qu’est ce pays et d’interférences extérieures conduit à une véritable catastrophe humanitaire et à un risque de déstabilisation de toute la région. Le Liban subit de plein fouet les retombées de cette crise et est traversé par de vives tensions. Au sud, les Palestiniens mûrissent une frustration puissante, que renforce encore leur ouverture au monde et un bon niveau d’éducation. Cependant qu’Israël s’interroge sur les conséquences de ces transformations pour sa propre sécurité.

Ajoutons à ce tableau multifacettes les nombreux foyers d’instabilité. En Irak, l’effort de redressement engagé par le gouvernement est important, mais il reste beaucoup à accomplir pour garantir la sécurité et la cohésion du pays, ainsi que la protection des minorités. Dans la zone saharo-sahélienne, une crise complexe et très dangereuse s’installe, résultat de nombreux facteurs de déliquescence – Etats faillis, régions périphériques délaissées, corruption et trafics multiples, présence de groupes islamistes fortement armés.

Si les changements portés par les printemps arabes sont spectaculaires, l’avenir apparaît donc fragile et incertain. En France et en Europe, cette incertitude provoque, dans l’opinion, des sentiments mélangés. L’aspiration démocratique inspire une vague de sympathie ; mais les risques d’instabilité politique, leurs conséquences économiques et la montée des intolérances suscitent pour le moins des interrogations. »

Est-ce l’opinion française ou les gouvernants qui éprouvent des sentiments mélangés ? La montée de l’intolérance chez eux « nous » inquiète ? Comprenons-nous que la montée de l’intolérance chez « nous » à l’égard des immigrés inquiète au même titre là-bas ?

« Dans ces conditions, qu’espérer, que craindre, que faire ? Voilà trois questions auxquelles je souhaite apporter des éléments de réponse. La France regarde avec confiance les changements dans le monde arabe car elle est convaincue qu’il est toujours préférable de faire le pari de la démocratie. Avec confiance, mais avec lucidité, car nous n’ignorons pas les défis du présent, du proche avenir et du long terme. Il n’est pas en notre pouvoir de transformer mécaniquement les révolutions en succès et nous n’avons pas à nous ingérer dans la vie politique d’Etats souverains. Pour autant, consciente de ses responsabilités, la France veut et doit contribuer activement sur le plan bilatéral et multilatéral aux progrès des transitions démocratiques, économiques et sociétales.

Qu’espérer ? Les mouvements à l’œuvre dans les sociétés arabes sont profonds et , je le disais, complexes. Ils expriment des attentes – la liberté, la justice, la dignité, la démocratie – qui sont aussi les nôtres et font écho à des valeurs traditionnellement portées dans le monde notamment par la France. C’est ainsi que personnellement j’ai accueilli ces mouvements dès les premières semaines de l’année 2011. Et c’est pourquoi j’ai regretté, comme beaucoup d’autres, le rendez-vous manqué du gouvernement français de l’époque avec cette dynamique révolutionnaire. Au Maghreb, la France – en tout cas son gouvernement – a déçu ; déception renforcée par la stigmatisation de l’immigration à laquelle celui-ci se livrait parallèlement. Ce rendez-vous manqué venait de loin. Depuis des décennies, alors que beaucoup connaissaient la réalité de nombreux pays arabes – pouvoir confisqué, droits de l’Homme méprisés, presse muselée, corruption et chômage installés –, le choix avait été fait de miser sur des régimes autoritaires et même dictatoriaux pour garantir la stabilité de la région. Or, les pouvoirs appuyés sur la peur et la répression n’offrent qu’une illusion de stabilité, laquelle finit toujours par se fissurer. »

Je ne sache que les socialistes aient été bien plus critiques à l’égard des dictatures. Les partis au pouvoir en Egypte et en Tunisie étaient membres de l’Internationale socialiste et l’on ne compte pas les dirigeants socialistes français qui ont salué l’Egypte de Moubarak (et qui y ont passé leurs vacances) ou qui ont mis en avant la « laïcité » de la Tunisie de Ben Ali.

« Le grand espoir suscité par les révolutions arabes, c’est celui d’un monde arabe vivant dans la paix, la stabilité et la prospérité par la démocratie et la liberté. Cet espoir, je le crois possible. Les révolutions ont été le révélateur d’un monde arabe épris de liberté, en quête de dignité, en attente de droits politiques et sociaux. Là où nous avons nous-mêmes parfois donné le sentiment de douter de nos valeurs démocratiques en nous satisfaisant du statu quo dans le monde arabe et ailleurs, ces révolutions viennent nous rappeler l’universalité de ces aspirations.

Je veux dire ici mon admiration à celles et ceux - syndicalistes, militants des droits de l’homme, bloggeurs, étudiants, simples citoyennes et citoyens, parfois militaires –, qui ont eu le courage de se dresser contre la répression de pouvoirs cruels, assis sur des systèmes corrompus. Je pense notamment à l’abnégation de ceux qui, en Syrie et ailleurs, se battent quotidiennement au prix de leur vie. »

Et ailleurs ? Au Bahreïn ou au Soudan, en Jordanie ou en Arabie saoudite ?

« Le mouvement est maintenant lancé. Le mur de la peur est tombé. Pour la première fois depuis les indépendances, ceux qui étaient plutôt considérés comme des sujets ont enfin le sentiment d’être des citoyens. En Tunisie, en Libye, en Egypte, au Yémen, les sociétés ont montré qu’elles voulaient prendre en main leur avenir, là où beaucoup se permettaient de penser qu’elles en étaient incapables. A été ainsi réfuté le vieux préjugé occidental, fréquemment teinté de colonialisme, qui posait comme principe une incompatibilité congénitale entre aspiration démocratique et monde arabe – avec le sous entendu qu’il s’agissait du monde musulman.

En réalité, cette vague démocratique se nourrit d’une aspiration à l’universel qui traverse l’histoire arabe. Le monde arabe a connu dans la première moitié du XXe siècle un âge libéral, dans les pays où furent possibles des moments constitutionnels et parlementaires. Ces expériences démocratiques procédaient elles-mêmes du mouvement de renaissance culturelle et intellectuelle du XIXe siècle – la Nahda. De puissantes protestations populaires, sociales et patriotiques, largement séculières, ont émaillé ces périodes. Celles d’aujourd’hui sont à bien des égards leurs héritières, même si leurs formes et leur ampleur ne sont pas les mêmes. Loin d’être toujours le signe d’une opposition à d’autres cultures, à d’autres valeurs, et à l’encontre de prophéties erronées qui annonçaient un affrontement fatal des civilisations, les révolutions arabes sont donc à l’origine largement une réappropriation de ce qui nous est commun. Elles rappellent opportunément que l’appartenance à l’islam n’a rien d’incompatible avec l’aspiration démocratique.

Concrètement, l’espoir que nous pouvons nourrir est que les islamistes qui arrivent au pouvoir par les urnes soient conduits à des compromis utiles pour gouverner, qu’ils montrent qu’ils savent passer de l’opposition au pouvoir, qu’ils respectent le cadre dans lequel ils ont été élus, qu’ils réussissent le développement économique et social et contribuent à réduire l’extrémisme.

Que craindre ? Que, au contraire, ayant réalisé beaucoup de sacrifices pour parvenir au gouvernement, ces nouveaux pouvoirs refusent à terme de les remettre le cas échéant à d’autres ; qu’ils ne parviennent pas à se départir de la culture et de la pratique du monolithisme ancrées dans des années de répression, voir de clandestinité ; que les difficultés économiques et sociales prévisibles les conduisent à se radicaliser ; bref, pour parler brutalement, que le ticket en leur faveur soit un aller sans possibilité sinon de retour, du moins de changement. »

De quels nouveaux pouvoirs parle-t-on ? Le seul pays où un nouveau pouvoir s’est vraiment établi, c’est la Tunisie. En Egypte, c’est l’armée et l’ancien régime qui continuent de contrôler le jeu et restent le principal danger. Au Maroc, c’est un gouvernement sans marge de manœuvre que le roi a laissé s’installer. Laurent Fabius parle des révolutions comme si elles avaient eu lieu, alors qu’elles n’en sont qu’à leur début et que l’enjeu est le renversement de l’ordre ancien qui résiste. Et il maintient cette manière arrogante de l’Occident de parler des autres, tout en oubliant ses responsabilités.

« Qu’il s’agisse de ces processus électoraux au Maghreb, de la montée de l’islam radical, des menaces souvent graves qui pèsent sur les droits fondamentaux, en particulier ceux des femmes, qu’il s’agisse de la Syrie et du Mali, l’actualité immédiate apporte son paquet d’inquiétudes. Beaucoup de démocrates craignent, en effet, de se faire voler leur révolution. Dans des sociétés majoritairement conservatrices, l’islam radical d’une part et l’armée de l’autre se présentent souvent comme des recours. Dans les mouvances islamistes, à côté de vrais démocrates existent aussi des adversaires résolus du pluralisme. Entre retour du religieux et conservatisme sociétal, les droits des femmes sont souvent attaqués, ainsi que ceux des minorités religieuses. »

Encore un fois, les femmes. Mais où en est leur situation en Arabie saoudite ? Et la guerre en Afghanistan, menée au nom, entre autres, du droit des femmes, a abouti à des souffrances encore plus grandes pour celles-ci.

« En Libye, par exemple, la situation reste instable, et le gouvernement peine à s’affirmer. En Syrie, les tueries quotidiennes continuent sous l’ordre du chef des massacreurs, Bachar Al-Assad. On estime à 1,5 million le nombre de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire. Déjà plus de 100 000 syriens ont fui leur pays et sont aujourd’hui réfugiés au Liban, en Turquie, en Jordanie et en Irak, ce qui pèse sur les équilibres de ces pays. A Bahreïn, contestation populaire et préoccupations de sécurité régionale s’entrecroisent et la répression est là. »

Pourquoi, quand on parle de Bahreïn on évoque la sécurité régionale, mais pas quand on parle de la Syrie ?

« L’un des risques est celui d’une révolution empêchée ou confisquée, celui d’une forte déception après une immense espérance. Déception politique, si le processus démocratique est confisqué. Déception économique et sociale, dès lors que les révolutions ont entraîné dans un premier temps un impact économique négatif, notamment sur le tourisme et les investissements étrangers. Les révolutions ont ravivé aussi des tensions internes aux sociétés arabes : tensions sociales et religieuses, tensions entre la modernité et l’affirmation identitaire, tensions entre des sociétés plutôt conservatrices et des jeunesses éduquées plus libérales. En Syrie, en Irak, au Liban et dans l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient, le clivage historique entre sunnites et chiites – sur lequel il faudrait de longs développements – apparaît structurant. »

La révolution ne peut pas être confisquée, car elle n’a pas encore eu lieu ! Quant aux tensions « historiques » entre chiites et sunnites, elles relèvent des lieux communs orientalistes : en 2006, durant l’agression israélienne contre le Liban, les portraits de Hassan Nasrallah ornaient les boutiques du monde arabe sunnite. Bien sûr, il existe des tensions, ici comme ailleurs, religieuses ou tribales, mais le ministre aurait pu rappeler que ce sont les télévisions satellitaires financées par notre allié saoudien qui jouent un rôle majeur dans l’exacerbation de ces tensions. Et que c’est la France qui a inventé le confessionnalisme au Liban et en Syrie, allant jusqu’à créer un « Etat alaouite ».

« Dans ces conditions, Les sociétés arabes pourront-elles réguler ces tensions de manière civile, pluraliste et pacifique, en un mot démocratique ? Ou au contraire, face aux risques de conflits, le choix sera-t-il fait d’une prétendue “stabilité” par le retour à des pouvoirs autoritaires, peut-être moins caricaturaux que les précédents mais guère plus démocratiques ? Voilà quelques-uns des scénarios alternatifs et des interrogations qui se dessinent.

Je suis convaincu pour ma part qu’un excès de pessimisme serait aussi inadapté aujourd’hui que pouvait l’être hier l’espoir inconsidéré d’une transition rapide vers une démocratie à l’occidentale. »

Je ne suis pas vraiment sûr que « notre » démocratie à l’occidentale soit vraiment le modèle idéal. Ainsi, en France, quand le peuple vote contre un traité européen, on dissout le peuple et on adopte le traité...

« N’oublions jamais, en effet, que tout processus démocratique est inscrit dans le temps long, qu’il comporte des avancées et des reculs, des accélérations et des blocages, des doutes qui succèdent aux promesses. La trajectoire des révolutions n’est jamais totalement linéaire. Dans notre propre histoire, après la Révolution Française, il y eut la Restauration. Après 1848, le Second Empire. Et après la Commune de 1871 vint une période d’Ordre moral, marquée par le retour du religieux. Nulle part, la démocratie ne s’invente en un jour.

J’ajoute qu’il n’existe pas un seul modèle démocratique et qu’il appartiendra à chaque pays de construire celui qui lui convient. Des formules politiques doivent être expérimentées – on pense notamment à la Turquie –, qui associent des traditions et de nouvelles formes de participation, des références spécifiques et des principes universels.

Les espoirs et les craintes étant mélangés, que faire ? C’est ma troisième interrogation, celle à laquelle un gouvernement doit répondre. Face à une situation aussi complexe, ambivalente, la France, au nom de la proximité, de l’amitié et de l’histoire qui nous lie, porte une responsabilité d’appui. Elle a aussi des intérêts à défendre. Le monde arabe est notre voisin et tout ce qui s’y passe emporte des conséquences directes pour nous. D’un point de vue économique, la stabilité du monde arabe, compte tenu de ses ressources, constitue un enjeu décisif. Il n’existe pas d’autre choix raisonnable pour nous que de travailler à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement économique de ces partenaires essentiels. Nous le ferons en respectant quatre grands principes : le refus de l’usage de la violence contre le peuple, la défense des droits fondamentaux, le respect du pluralisme et des droits des minorités, la nécessité de réformes en profondeur afin de répondre aux attentes économiques et sociales des populations. »

Même la violence contre le peuple de Bahreïn ? Et s’il est bon de défendre les droits des minorités, les peuples arabes nous rappellent régulièrement et à juste titre la manière dont nous traitons nos propres minorités immigrées et/ou musulmanes.

« A court terme, nos priorités sont fixées par les urgences. En Syrie, la poursuite de la répression sanglante fait chaque jour de nouvelles victimes. La France se mobilise pour mettre fin aux violences. Lundi dernier, avec nos partenaires européens, nous avons décidé un nouvel ensemble de sanctions pour accroître la pression sur le régime. Les négociations, notamment entre les membres permanents du Conseil de sécurité, continuent afin de permettre une mise en œuvre effective du plan Annan, ce qui passe par une action ferme de ce Conseil, possiblement via une résolution sous chapitre VII. La semaine prochaine, à l’initiative de la France, le Groupe des amis de la Syrie se réunira à Paris, où sont conviés plus de cent cinquante Etats. L’enjeu est de soutenir l’opposition et de préparer la transition politique, car Bachar al-Assad doit partir.

La situation au Mali, et plus largement dans l’ensemble du Sahel, constitue une autre urgence. Si nous n’agissons pas, le Nord Mali risque de se transformer en sanctuaire durable pour les terroristes. C’est pourquoi nous nous mobilisons, là aussi, pour permettre le retour de la sécurité et de l’ordre constitutionnel. Nous soutenons les efforts de l’Union africaine, de la CEDEAO, de l’Europe et des Nations Unies pour la sécurité et le développement. Une médiation est en cours, un accompagnement de sécurité est en préparation. S’agissant de la menace terroriste, la réponse passe par une coopération régionale afin de mettre en échec ces groupes dangereux et extrêmement mobiles. La France travaille à des initiatives en ce sens, en appui des initiatives régionales et des autorités locales légitimes.

L’Iran continue de nous préoccuper gravement. Ce grand pays a, bien sûr, le droit d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins civiles. Mais la possession par lui de l’arme atomique comporterait de lourds dangers de dissémination et déstabiliserait la région. C’est un enjeu majeur pour nous tous comme pour les pays voisins, notamment l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar. En lien avec eux et avec les membres du Conseil de sécurité, nous poursuivons nos efforts pour que l’Iran accepte de se conformer à ses obligations internationales.

Nous sommes également très attentifs à la situation au Proche-Orient, où la relance du processus de paix est indispensable afin de stabiliser et de pacifier le “nouveau monde arabe”. Les changements à l’œuvre dans la région provoquent de nouvelles attentes chez les Palestiniens et risquent de modifier les conditions de la sécurité d’Israël. L’absence de progrès dans la résolution du conflit israélo-palestinien, qui pourrait favoriser le radicalisme dans les sociétés musulmanes, n’est nullement une fatalité. Peu d’évolutions sont probables avant les élections américaines. Mais nous devrons reprendre l’initiative, car le droit à un Etat palestinien viable et à la sécurité d’Israël n’est pas une ritournelle théorique, c’est une exigence impérieuse pour le monde, pour toute la région et pour la France. »

Ce qui est frappant, quand un responsable français parle du conflit du Proche-Orient, c’est qu’il s’intéresse avant tout à la sécurité d’Israël et que tous les beaux discours sur le droit, la justice, les droits humains (des Palestiniens) ne sont jamais que seconds. Et on laisse aux Etats-Unis la haute main sur la gestion de la crise palestinienne, alors que même avec un second mandat, Obama ne fera pas quelque chose de fondamentalement différent de ce qu’il a fait durant quatre ans, soutenir le gouvernement israélien, le financer, l’armer (avec quelques modestes critiques qui permettent à ce gouvernement de laisser entendre que l’antisémitisme règne à Washington). Notons aussi que l’urgence évoquée en Syrie ou ailleurs, ne concerne nullement la Palestine qui vit sous occupation depuis des décennies.

« A moyen terme, la France entend accompagner les transitions démocratiques partout où elles ont été lancées. Il n’existe pas de meilleure garantie de la paix et de la stabilité que la démocratie. Ce principe, en rupture avec certaines pratiques passées, doit être la colonne vertébrale de notre engagement. Aussi soutiendrons-nous le potentiel démocratique des révolutions arabes ainsi que la dynamique de participation politique qui s’est exprimée. Nous serons solidaires des peuples qui aspirent à la démocratie.

Ce principe affirmé, se pose naturellement la question de la méthode. Car, dans le mouvement initial comme dans la dynamique profonde de ces révolutions, existe une volonté d’affranchissement à l’égard de tout ce qui ressemblerait à une tutelle, qu’elle soit interne ou externe. Il appartient à chacune de ces sociétés de trouver sa voie et rien – a fortiori un Etat tiers – ne peut s’y substituer. Nous refuserons donc tout paternalisme, fut-il, si je peux employer cette expression, un “paternalisme pro-révolutionnaire”.

En revanche, nous serons à la fois pragmatiques et fermes. La France est volontaire pour reconnaître la légitimité et la diversité des expressions démocratiques et pour parler avec ceux qui en sont issus. Ne serait-il pas paradoxal, en effet, face à des processus démocratiques en cours, d’exprimer aujourd’hui une vigilance plus sourcilleuse que celle dont nous faisions preuve avant-hier à l’égard des anciens régimes dictatoriaux ? Il le serait tout autant de refuser le contact avec des pouvoirs élus et légitimes, alors que nous avons accepté hier des dictateurs comme interlocuteurs.

Dans le même temps, nous devons être fermes sur nos valeurs et lucides sur les événements. La France conservera sa liberté de jugement et s’exprimera si et quand elle l’estime nécessaire. En gardant à l’esprit que la démocratie, c’est aussi le respect de deux grands principes :

— D’une part, sont intangibles les libertés fondamentales – égalité devant la loi, liberté d’expression, droits des femmes, droits des minorités. Nous serons particulièrement attentifs au respect des femmes. C’est une question de dignité, mais aussi de progrès pour la société entière. Pour se donner toutes ses chances, le monde arabe doit donner aux femmes toute leur place.

— D’autre part, il n’est pas de société libre sans possibilité d’alternance politique et sans pluralisme. Nous dénoncerons donc toute tentative de confisquer le pouvoir ou de restreindre les droits démocratiques. Le respect du pluralisme est d’autant plus décisif que les sociétés arabes sont souvent diverses du point de vue ethnique ou religieux. Les droits des minorités doivent être protégés. »

Et chez nous ? Il est curieux, alors que la Cour européenne ou Amnesty International critiquent voire condamnent nombre de pratiques en France, que Paris donne l’impression de représenter LE droit et la justice. Nous donnons des leçons au monde entier, mais nous ne respectons pas les principes dont nous nous réclamons.

« Notre priorité, ce sera l’accompagnement de la nouvelle citoyenneté, en nous adressant aux sociétés plutôt qu’aux seuls gouvernements. Nos interlocuteurs devront être aussi les mouvements démocratiques, les associations de défense des droits, notamment ceux des femmes, et les mouvements qui agissent pour l’éducation, la culture ou le développement économique. Cet accompagnement, ne concernera pas la seule diplomatie ; il devra impliquer bien au-delà. Nous souhaitons que les échanges étudiants, les rencontres entre intellectuels et universitaires, le dialogue entre associations, les forums d’entrepreneurs et de chefs d’entreprise à tous les niveaux, se multiplient en mettant à profit, au moins pour ce qui concerne le Maghreb, la forte imbrication de nos sociétés.

Plus largement, les transitions démocratiques seront d’autant plus viables qu’elles parviendront à répondre aux attentes économiques et sociales, qui sont des attentes concrètes, humaines et potentiellement explosives. Les révolutions ont révélé d’immenses besoins dans les sociétés arabes : accès de tous aux biens communs, redistribution équitable de la richesse, amélioration des conditions de vie, développement économique. Chacun sait que le chômage des jeunes est à la fois l’une des principales causes des révolutions arabes et l’une des menaces majeures qui pèsent sur la suite. En Tunisie, par exemple, le taux de chômage des jeunes diplômés dépasse largement les 30 %. Il faudrait une croissance d’au moins 5 % pour absorber chaque année les nouveaux arrivants sur le marché du travail. Celle-ci n’est pas, ou pas encore, à cette hauteur, au rendez-vous. »

On aurait aimé entendre, dans la bouche du ministre, une autocritique sur les politiques économiques que l’Union européenne et les organismes financiers internationaux ont encouragé pendant plus d’une décennie dans ces pays du Sud, sur le silence face au pillage de leurs ressources par des élites avec qui nous nous entendions si bien. Et ces élites voleuses continuent de dominer l’économie, en Egypte ou en Tunisie. Changerons-nous nos pratiques de coopération ?

« Sur ce terrain économique et social, nous – et l’Europe – pouvons et devons accompagner fortement les changements engagés. Il y va de leur avenir comme du nôtre. Emploi des jeunes, éducation et formation, développement des territoires, investissements productifs, mais aussi lutte contre les inégalités ou contre les dégradations environnementales : la satisfaction de ces besoins est vitale pour l’avenir des sociétés arabes. Ce qui est en jeu pour nous, c’est la stabilité de l’ensemble de la région, l’avenir des mobilités entre les deux rives de la Méditerranée, le futur de nos échanges économiques et celui de la francophonie. Nos destins sont clairement liés.

On sait que le Président de la République François Hollande a fait de la jeunesse, de la justice et de la croissance les trois priorités de sa politique de redressement pour la France. Il est significatif de relever que ces priorités, d’une façon certes un peu différente mais analogue, sont précisément aussi celles des printemps arabes. Une convergence naturelle se dessine donc en vue d’une démarche de solidarité entre les deux rives de la Méditerranée. Jeunesse, justice et croissance doivent être au cœur du partenariat euro-méditerranéen que nous voulons bâtir. J’insiste notamment sur la jeunesse qui implique une priorité à l’éducation, à la formation professionnelle mais aussi à la culture et aux échanges universitaires. L’abrogation récente de la fameuse et choquante circulaire Guéant a été un premier signe attendu, qui permet à la France de confirmer qu’elle veut être une “puissance d’influence” en contribuant à la formation des élites qui feront le monde arabe de demain. »

Malgré l’abrogation de la circulaire Guéant, les premières déclarations du nouveau ministre de l’intérieur restent peu encourageantes sur les futures pratiques de la France dans le domaine de l’immigration ou de l’islamophobie.

« Ces priorités s’inscrivent aussi dans une vision de long terme : nous voulons contribuer à la construction d’une sorte de grand ensemble euro-méditerranéen, atout considérable pour l’Europe et le monde arabe dans la mondialisation. Pour y travailler, il nous faut des outils efficaces. Des réorientations et des infléchissements seront nécessaires sur la base d’un inventaire précis.

L’Union pour la Méditerranée partait d’une ambition généreuse, mais maladroite. Il n’était probablement pas réaliste de vouloir inclure les deux rives de la Méditerranée dans un même ensemble rigide, en prétendant passer outre aux divergences, aux différences et même aux conflits qui peuvent exister sur les deux rives. Le choix de MM. Moubarak et Ben Ali comme arcs-boutants ne traduisait pas une fulgurante clairvoyance. L’ambition de l’UpM n’a pas survécu aux premières difficultés. Mais il nous faut utiliser son secrétariat, qui a montré son utilité, et gérer des projets concrets de coopération. »

C’est l’arrêt de mort d’une organisation qui, il faut le reconnaître, n’a jamais vraiment existé.

« Plutôt que de rouvrir dès maintenant le dossier institutionnel, je crois à la méthode des coopérations “à géométrie variable”, susceptibles de regrouper des pays volontaires pour des projets précis. Nous avons besoin de formats différenciés pour répondre à la diversité des situations et mettre en œuvre sans attendre des coopérations concrètes. Nous devrons veiller à ce que soient tenues les promesses du Partenariat de Deauville : celle de soutenir financièrement le développement économique et social des pays en transition. »

Pour l’instant ces promesses n’ont pas été tenues et, dans le contexte de crise économique et de réduction de dépenses, on peut avoir quelques doutes sur la détermination du gouvernement.

« Avec les pays du Maghreb, la France partage une responsabilité particulière. Par notre proximité, nous devons être avec eux des acteurs de la construction d’un espace de coopération et d’échanges entre les deux rives. Mais il est aussi essentiel que l’Europe dans son entier s’implique dans le partenariat avec le monde arabe. C’est pourquoi la France portera avec conviction cette priorité méditerranéenne auprès de ses partenaires de l’Union Européenne, selon l’esprit original de la conférence de Barcelone de 1995.

Pour y travailler, nous devons aussi être des acteurs déterminés de l’intégration régionale car nous savons, en tant qu’Européens, les bénéfices que la paix peut en tirer. L’Union du Maghreb Arabe peut retrouver vie, à la faveur d’un réchauffement algéro-marocain et d’un fort volontarisme tunisien. Au-delà du cercle méditerranéen, le Conseil de Coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG) prend son essor. L’UE entretient avec lui un dialogue régulier, il faudra aller au-delà et engager un véritable partenariat.

Mesdames, Messieurs, il existe bien un “nouveau monde arabe” : il est divers, parfois déroutant, fait d’avancées et de reculs, mais il parle pour l’essentiel le langage de la liberté, qui reçoit dans notre pays un écho puissant. C’est heureux pour la France, dont la langue fut, et peut être encore, ainsi que le proclamait Jacques Berque en 1956, “l’hellénisme des peuples arabes”. Afin d’illustrer le sens de cette nouveauté arabe pour la France d’aujourd’hui, je reprendrai volontiers la propos de ce grand arabisant, prononcé en un temps où la position de la France auprès des peuples arabes était bien plus délicate. “Nous avons, disait-il, le devoir de contribuer à de jeunes libertés, ne fût-ce que pour ménager en elles notre place. Proclamer l’avenir de la chose franco-arabe, au moment où beaucoup, parmi les autres et parmi nous, le déchirent, l’audace semble paradoxale. Je soutiendrai ce paradoxe…”. »

Sans vouloir décevoir le ministre, il est plus que douteux que les peuples arabes considèrent le français comme l’hellénisme de leur monde.

« Et bien moi aussi, je soutiens ce paradoxe : l’anticipation avant-hier des indépendances appelle un vaste écho aujourd’hui, alors que les révoltes arabes sont vécues comme le prolongement des luttes d’il y a cinquante ans. Ce printemps arabe, ces printemps parfois menacés d’automnes ou d’hivers, nous rappellent la proximité qui nous lie. Plusieurs millions de nos compatriotes ont leur famille originaire de cette partie du monde. Dans les pays du Maghreb, notre langue est parlée quotidiennement avec la langue arabe aux divers échelons de la société. L’histoire et nos coopérations nous confèrent toujours l’image d’une nation à la culture émancipatrice. Les positions traditionnelles de notre pays en faveur des droits légitimes des peuples, malgré quelques éclipses, nous y ont valu des sympathies durables. Nous devons cultiver ces sympathies, les réveiller parfois, les faire fructifier aussi, les mériter toujours.

En dépit de certains aspects sombres du passé, notre histoire avec le monde arabe est d’abord celle d’une histoire partagée. Les révolutions arabes ouvrent une page nouvelle de cette rencontre historique avec la France, puissance d’influence. Il nous revient de l’écrire ensemble, en amitié et en partenariat avec les peuples arabes, faisant de la Méditerranée un espace prometteur de coopération et de partage. »

260 commentaires sur « La feuille de route (un peu floue) de Laurent Fabius  »

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  • permalien Yvan :
    30 juin 2012 @19h38   »

    « L’absence de progrès dans la résolution du conflit israélo-palestinien, qui pourrait favoriser le radicalisme dans les sociétés musulmanes, n’est nullement une fatalité. »

    ... et tout cas elle est un fait pour la société israélienne.

  • permalien Yvan :
    30 juin 2012 @19h55   « »

    Voilà, un discours de néolibéral soft qui prolonge celui d’Oboma au Caire.

    Comment un ministre socialiste peut-il occulter le contexte de guerre froide qui a favoriser l’accession au pouvoir de ceux qu’il désigne comme les tyrans a abattre, ainsi que ceux dont il occulte tout simplement l’existence (Maroc Jordanie Qatar Arabie etc).

    Ce même contexte de guerre froide qui a plané sur la guerre des civilisations, du néo-libéralisme hard et l’activisme "civilisateur" des ONG américaines d’Obama.

    La citation de l’établissement d’un "ordre morale" au moment même ou la société ouvrière s’organisait, ou un activisme communiste et anarchiste, était en plein foisonnement dans les prémices de 14-18 en dit long sur sur l’engagement révolutionnaire du camarade Fabius.

    En réalité ce discours, n’apporte pas pas grand chose aux pays du Proche Orient, c’est plutôt un discours d’allégeance qui anticipe un réélection d’Obama.

  • permalien Foulan :
    30 juin 2012 @23h45   « »

    Bonjour
    Quand on évoque le dossier nucléaire iranien, pourquoi on évoque l arsenal nucléaire israélien qui est un danger déjà présent dans toute la région, et surtout l utilisation de la puissance militaire d israël pour tuer chaque jour des palestiniens et assièges les habitants de gaza en plus de l embargo économique qui frappe maintenant depuis plusieurs années, malheureusement ceci ne semble pas pré occupe les grandes puissances, d ailleurs on remarque que pendant les révolutions arabes, l une des actions des grandes c est les sanctions économiques , alors que ceci détruit les pays et appauvrie les peuples , au lieux de chasser les tortionnaires et les dictateurs alors on agit plutôt contre les peuples il semble que les grandes puissances ne s intéressent pas aux peuples opprimes et moins quand il s agit des musulmans

  • permalien Yvan :
    1er juillet 2012 @08h26   « »

    « En Libye, par exemple, la situation reste instable, et le gouvernement peine à s’affirmer. En Syrie, les tueries quotidiennes continuent sous l’ordre du chef des massacreurs, Bachar al-Assad. On estime à 1,5 million le nombre de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire. Déjà plus de 100 000 syriens ont fui leur pays et sont aujourd’hui réfugiés au Liban, en Turquie, en Jordanie et en Irak, ce qui pèse sur les équilibres de ces pays. »

    En Libye, le Ribouldingue de service oublie que c’est son pays qui a contribué à créer la situation actuelle en s’appuyant sur la propagande des ONG US, Albert Einstein Institute en tête.

    Institut dont il reprend les romances en désignant Assad (le chef d’état légitime tout de même) comme seul responsable des violences et donc de de l’émigration.

    Ce discours reprend la litanie des manifestants pacifistes offrant leurs poitrines innocentes (et celle de leurs petits enfants bien sûr) à la fureur soudaine et inexpliquée de celui qu’il n’ose pas appeler le "boucher de Damas" (trop connoté Hasbara ), mais qu’il n’hésite pas à rebaptiser "chef des massacreurs"... c’est bien connu le "langage diplomatique" est très édulcoré.

    A voir pour la remise en perspective très éclairante d’ Armelle CHARRIER :Accord à Genève sur les principes d’une transition politique en Syrie - SYRIE - FRANCE 24

  • permalien Judex :
    1er juillet 2012 @11h36   « »
    Le changement, c’est pas maintenant

    Il est piquant de constater que le "camarade" Fabius, lorsqu’il évoque la situation du monde arabe, oublie tout simplement de mentionner la place qu’y jouent les interventions étrangères. A l’entendre, l’autoritarisme des pouvoirs de la région n’est absolument pas lié à la politique des grandes puissances et celui ci n’est dénoncé que lorsqu’il s’oppose à nous (Syrie, Iran) ou lorsqu’il apparaît comme disparu (Tunisie, Égypte, Libye, Yémen).

    Plus ça change, plus c’est la même chose.

  • permalien Samya :
    1er juillet 2012 @14h07   « »

    La nouvelle carte géopolitique américano sioniste, l´argent du hongrois Soros et l´Oeuvre de la CIA :

    http://www.youtube.com/watch?v=v2Hz...

    Samya

  • permalien chb :
    1er juillet 2012 @14h47   « »
    La queue basse des démocraties exemplaires

    Revers à Genève pour les options diplomatiques de la France, définies sous Juppé et reprises sous Fabius quant à la démocratisation de la Syrie mode OTAN. Nos agents « télécomm » devraient rentrer à la maison, avec les « téléphones » du Quai d’Orsay.
    C’est l’occasion de voir que la guerre néo coloniale à laquelle nous participons -au moins indirectement- n’a rien d’humanitaire, et défend pas la démocratie ; en outre, elle ne profite ni au peuple syrien ni au peuple français.
    Primo, les massacres imputés en bloc au « régime » syrien sont perpétrés pour partie, depuis le début des troubles en mars 2011, par des bandes armées qui se réclament du mouvement pacifique de contestation. Une propagande occidentale puissante occulte ce fait, de manière à légitimer aux yeux de l’opinion une ingérence que la charte de l’ONU interdit.
    Secundo, le président al Assad est bel et bien légitimé jusqu’en 2014 par la constitution adoptée en février dernier (64% de participation). Le gouvernement syrien issu des élections législatives (55% de participation à comparer aux 51% du 2ème tour des législatives françaises) est légitime. Ce n’est pas à la coalition des ennemis de la Syrie de décider ni de la composition d’un « gouvernement de transition », ni du calendrier des élections en Syrie, comme Genève devait le faire sans la participation des syriens.

    Au fait, c’est quoi, notre démocratie ? Notion bousculée, et instrumentalisée :
    - Gresh rappelle opportunément que ce sont des monarchies pour le moins autoritaires qui en portent le flambeau en Syrie, où elles arment et financent ouvertement les rebelles, en violation du plan de paix onusien de K. Annan ; de leur côté, les USA et la France participent illégitimement à la déstabilisation de ce pays souverain, dans la ligne de leur opération en Libye au "succès" dramatiquement meurtrier.
    - des gouvernements qui ne plaisent pas (à qui ?) sont renversés par les soins de l’empire, comme on le voit au Honduras, en Libye, au Paraguay, et d’autres que rappelle A Gresh...
    - des choix du peuple souverain s’ils ne plaisent pas (à qui ?) sont ignorés ou les votes recommencés, comme on l’a vu pour le TCE en France (Oh, le peuple dissous !), en Irlande...
    - des élections sont corrompues et parfois manipulées, justement chez les parangons de la vertu et de la démocratie (USA 2000, puis 2004 : cf http:/s de /www.temoignages.re/comment-g... ). Nos propres démocraties européennes sont de plus en plus inféodées à la finance (élites voleuses) qui réduit leurs « marges de manoeuvre » et verrouille d’avance toute politique sociale quand elle ne réduit pas à l’esclavage les grecs et autres PIGS.
    Alors la révolution, peut-être, mais pas celle-là !
    Dommage qu’il ait fallu les biceps d’un Poutine pour limiter nos "succès" !

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h14   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (1/8)

    Bonjour à tous,

    Deux articles publiés dans les revues Mouvements et Confluences Méditerranée en 2011 par la chercheuse Isabel SCHAFER et le juriste et anciern ministre des finances libanais Georges Corm serviront ici de réponse au discours creux et flou de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères français.

    Le texte en caractères normaux sont des extraits des 2 articles cités. Les commentaires de votre humble serviteur seront insérés dans des cadres.

    LES POLITIQUES EURO-MÉDITERRANÉENNES À LA LUMIÈRE DU PRINTEMPS ARABE (La Découverte | Mouvements 2011/2 - n° 66 pages 117 à 126) d’Isabel SCHAFER

    Il est trop tôt pour juger si les bouleversements actuels en Tunisie et en Égypte sont le début d’une quatrième vague de démocratisation , mais vu la dynamique du mouvement, ce n’est pas exclu. L’actuel processus de transition dans le monde arabe est en tout cas déjà un moment historique sans que l’on sache comment il se terminera, notamment en Libye.

    Une première vague au cours du XIXe siècle à la suite des révolutions française et américaine (Europe, États-Unis, reste du monde), une deuxième vague après la Seconde Guerre mondiale (Allemagne, Autriche, Italie, Japon) et une troisième vague à partir de1974 jusqu’à dans les années 1990 (d’abord la Grèce et l’Espagne, ensuite l’Amérique latine et l’Asie, et enfin l’Europe de l’Est).

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h15   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (2/8)

    La Méditerranée comme espace de conflits

    L’espace euro-méditerranéen est marqué par une fragmentation et une accentuation des conflits régionaux. Fragmentation au sens où les acteurs impliqués dans les conflits régionaux se sont multipliés et diversifiés au cours des quinze dernières années, depuis le lancement du Partenariat euro-méditerranéen (PEM) en 1995, transformé en Union pour la méditerranée (UpM) en 2008.

    Parmi les conflits régionaux en cours, on peut toujours citer les conflits israélo-palestinien, mais aussi israélo-libanais, syro-libanais, ceux du Sahara Occidental, de Chypre et le conflit algérien. Bien que la guerre civile en Algérie (1992-2000) soit terminée, ce conflit a rendu plus difficiles les relations avec l’Europe.

    Le Partenariat euro-méditerranéen n’a jamais eu pour objectif la résolution des conflits régionaux, traités dans le cadre d’autres instances internationales. Mais le PEM disposait d’une panoplie d’instruments qui devaient créer une ambiance de confiance, favorable à un règlement civil des conflits, tels que la coopération transfrontalière, la coopération intergouvernementale ou le dialogue régional.

    Le recours à ces instruments a donné des résultats divers, mais finalement assez peu concluants. L’idée que les défis régionaux, comme la migration, l’énergie ou la sécurité, nécessitent des réponses régionales, fait désormais consensus parmi les
    gouvernements européens, même si, dans la pratique, la logique nationale l’emporte souvent.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h18   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (3/8)

    Un retour du bilatérisme

    En raison des derniers élargissements de l’UE, la formulation de positions communes européennes est devenue encore plus difficile qu’avant. Les réactions hétérogènes des États membres et de l’UE à la crise en Libye en mars 2011 l’ont démontré à nouveau. Ainsi, deux tendances sont à l’oeuvre : d’une certaine manière la logique du bilatéralisme dans les politiques étrangères prévaut sur la logique d’européanisation (par exemple les accords concernant les questions migratoires sont conclus sur le plan bilatéral) [ou encore sur les plans énergétiques et militaires].(...)

    Mais les objectifs, les logiques et les stratégies des États membres de l’UE se rejoignent notamment sur un point : dans la plupart des cas, la logique du bilatéralisme et d’une certaine « renationalisation » des politiques étrangères prévaut sur la logique d’européanisation. Ainsi nous observons par exemple une intensification des relations bilatérales entre l’Espagne et le Maroc ou bien entre l’Italie et la Libye (avant le conflitarmé actuel, en mars 2011).

    Par contre, dans d’autres cas, la logique européenne a prévalu sur la logique nationale, par exemple dans le cas du différend entre la France et l’Allemagne en 2007-2008 sur le projet initial d’une « Union méditerranéenne », excluant les pays non-riverains de la Méditerranée. Certains États membres de l’UE et la Commission européenne avaient alors insisté sur le fait que le projet de « l’Union méditerranéenne » devait être réintégré dans le cadre européen.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h18   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (4/8)

    Le Partenariat euro-méditerranéen n’a pas vraiment réussi à établir un climat politique favorable à une pacification des conflits régionaux et à encourager la coopération Sud-Sud.(...)

    Bloqué par le conflit israélo-palestinien, le vrai démarrage de l’UpM se fait toujours attendre. Il avait fallu 18 mois pour s’entendre sur le nom du titulaire du poste du secrétaire général, en l’occurrence le diplomate jordanien Ahmad Khalaf Massa’deh nommé en janvier 2010, qui a démissionné seulement un an après. Le deuxième Sommet des chefs d’états et de gouvernements qui devait se tenir en juin puis en novembre 2010 à Barcelone a dû être reporté sine die.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h18   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (5/8)

    Dans son article, Georges Corm préfère parler de "cycle révolutionnaire" plutôt que de démocratisation comme l’a fait Isabel Schafer. Le premier cycle révolutionnaire a commencé sous Mohamed Ali en 1804, c’est-à-dire suite à l’expédition et l’invasion du nord de l’Egypte par l’armée de Bonaparte...

    C’est donc du à partir du début du 19ème siècle que Georges Corm fait débuter les cycles révolutionnaires arabes dont le dernier (le troisième) a commencé en décembre 2010.

    Extraits de :

    "PREMIÈRE APPROCHE D’UNE CONTEXTUALISATION DES RÉVOLTES POPULAIRES ARABES" (Confluences Méditerranée 2011/4 - N° 79 pages 93 à 111) de Georges Corm.


    Cycles révolutionnaires dans le monde arabe

    Nous pouvons identifier deux courts cycles révolutionnaires dans l’histoire moderne du monde arabe. Le premier est un cycle de changement rapide par rapport au passé impulsé par le pouvoir lui-même : il s’agit de la révolution de Mohammed Ali en Egypte entre 1804 et 1830 qui s’étend à la Syrie et la Palestine.

    Ce pacha d’Egypte mena une politique de modernisation accélérée de la société égyptienne. Le cycle fut cassé par la défaite de ses armées devant la coalition des puissances européennes qui s’étaient alors effrayées des ambitions égyptiennes menaçant l’empire Ottoman et leurs intérêts matériels et géostratégiques.

    Le second cycle sera ouvert de nouveau par l’Egypte sous le gouvernement de Gamal Abdel Nasser à partir de la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez en 1956, qui enflamme non seulement le pays, mais encore la plupart des sociétés arabes. Des mouvements populaires imposants soutiennent l‘action du chef de l’Etat égyptien et sa résistance à l’invasion du Sinaï par l’armée israélienne avec le soutien militaire français et britannique.

    Le « nassérisme » sera alors porteur autant d’une demande de dignité par rapport au colonialisme et à l’impérialisme que d’une demande de justice sociale et d’industrialisation accélérée. Le mouvement sera cassé par la défaite des trois armées, égyptienne, syrienne et jordanienne, face à l’armée israélienne en juin 1967.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h19   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (6/8)

    Le nassérisme perdurera quelques années encore comme idéologie panarabe moderniste, anti-impérialiste et laïque. Elle animera le regroupement de certains Etats arabes « révolutionnaires » (Algérie, Irak, Syrie, Libye, Yémen du Sud) dits « radicaux » dans le vocabulaire politique des puissances occidentales dans le « front de la fermeté » (ou « front du refus » pour la presse occidentale) à l’encontre des occupations israéliennes.

    Mais il sera chassé du champ de la conscience collective arabe sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs, en particulier la montée en puissance de l’Arabie saoudite et l’expansion, qu’elle finance tous azimuts, de la pensée religieuse conservatrice (ou salafiste). Le panarabisme nassérien sera aussi victime de la politique d’Anouar el Sadate, successeur de Nasser, qui signe un traité de paix séparé avec Israël.

    Pour se protéger de la colère populaire, il favorise une nouvelle montée en puissance des mouvances Frères musulmans – dont il sera finalement victime, assassiné en 1981 –, qui lui servent de garant comme chef d’Etat pieux et bon musulman.

    Décembre 2010 semble donc avoir ouvert un nouveau cycle ou repris le cours du cycle ancien, même si les slogans des révoltés touchent davantage aux conditions de vie, à la justice sociale et à la dénonciation de la corruption et de la dictature, qu’à l’anti-impérialisme. Car la demande de dignité (Karama) est de nouveau au centre du mouvement et la dignité ne s’entend pas seulement dans l’ordre interne, mais aussi dans les rapports de l’Etat avec les puissances occidentales et Israël.

  • permalien Sakhra :
    1er juillet 2012 @16h24   « »

    La situation au Mali, et plus largement dans l’ensemble du Sahel, constitue une autre urgence. Si nous n’agissons pas, le Nord Mali risque de se transformer en sanctuaire durable pour les terroristes. C’est pourquoi nous nous mobilisons, là aussi, pour permettre le retour de la sécurité et de l’ordre constitutionnel. Nous soutenons les efforts de l’Union africaine, de la CEDEAO, de l’Europe et des Nations Unies pour la sécurité et le développement.etc...

    Le ministre de Hollande, qui avait promis de mettre un terme à la Françafrique, a là aussi oublié de dire que la situation au Mali auj, c’est "un dommage collatéral" de la "libération de la Libye", qu’il a saluée !!!!
    Et un "dommage collatéral" voulu et parrainé par la France : la révolution des Touaregs du Mali, et leur sécession a été encouragée, sinon plus par la France de Sarko et de Juppé...Les armes de Libye ont été déversées sur les Touaregs ...Le plan a échoué, il ne peut plus compter sur les Touaregs, alors....on saisit l’ONU, et ...et on propose une intervention armée ...Pour des "raisons humanitaires" bien sûr...

    Pourquoi Paris et ses alliés de la Cédéao désirent-ils envoyer des troupes au Mali ? S’agit-il d’aider Bamako à reconquérir les territoires du Nord qui ont proclamé l’indépendance de l’Azawad sous la houlette du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ? S’agit-il de combattre les groupes islamistes d’Ansar Eddine et du Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’ouest (Mujao) qui sont alliés aux combattants d’Aqmi et qui exigent non l’indépendance de l’Azawad mais l’application de la charia dans tout le Mali ? A moins qu’il ne s’agisse de défendre les femmes de Tambouctou fouettées pour relations sexuelles hors-mariage ou de punir ces jeunes de Bourem qui ont été fouettés pour avoir fumé et ceux de Gao qui ont été empêchés de jouer au football ou de regarder la télévision ? Mais pourquoi, dans ce cas, les armées occidentales n’interviendraient-elles pas en Arabie saoudite où le sort des femmes est loin d’être enviable ?

    Il s’agit en réalité de prétextes car les véritables raisons pour lesquelles la France et la Cédéao voudraient envoyer des troupes résident ailleurs. La population de la région de l’Azawad a beau être très pauvre et en situation de quasi-famine, le sous-sol de cette partie du Sahel regorge de richesses naturelles (pétrole, gaz, uranium…) dont les multinationales occidentales sont avides. Le contrôle militaire de ces vastes contrées inhabitées suscite l’engouement des capitales occidentales qui souhaitent y disposer de bases militaires à l’importance stratégique avérée.

    http://www.lanation.info/Le-peuple-...

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h25   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (7/8)

     :

    Pas de changement majeur en vue

    Les puissances occidentales continueront d’être très agissantes dans le destin de la région pour les raisons géopolitiques expliquées. Leur jeu, difficile, est obscur :

    - a. Elles se veulent protectrices des « transitions démocratiques » dans les républiques, mais pas dans les monarchies, ce qui est pour le moins paradoxal, même si cela est parfaitement explicable.

    - b. Leur sympathie pour des régimes d’islam dit « modéré » sur le modèle turc, indique bien qu’elles craignent une renaissance de l’antiimpérialisme classique auquel elles ont traditionnellement opposé un soutien ouvert ou caché aux éléments les plus religieux de la société arabe.

    - c. Leur souci restera de protéger les monarchies, en particulier celles de souche bédouine garante de l’ordre pétrolier, et Israël que les tourments de l’histoire européenne ont enfanté au Moyen-Orient. Aux yeux de la conscience arabe, cet Etat n’est plus désormais, au mieux dans une optique laïque, qu’une entreprise de colonisation pareille aux précédentes, au pire dans une optique religieuse qu’un prolongement des Croisades devenues dans les temps modernes un affrontement entre le monde judéo-chrétien et le monde arabo-musulman.

    - d. Elles tentent aussi de récupérer les révolutions par le biais des aides économiques, en dons ou prêts qui resteront conditionnées par les recettes néolibérales et encadrées par le FMI et la Banque mondiale. Les monarchies du Golfe n’ont pas manqué non plus d’offrir leur appui financier dans le même but : parvenir à contrôler le processus révolutionnaire.

    - e. L’équation ne sera pas facile à résoudre pour les Occidentaux et leurs alliés monarchiques du Golfe, surtout si les révolutions arabes parviennent à maintenir l’affirmation de la dignité, valeur centrale de ce cycle du changement, dans l’ordre interne aussi bien que dans l’externe.

    - f. De nouveaux gouvernements arabes, à la fois démocratiques et nationalistes, ne pourront accepter l’humiliation des cinquante dernières années que ce soit face à leurs dictateurs, face à Israël ou face à l’hégémonie américano-européenne.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    1er juillet 2012 @16h25   « »
    Pourquoi le discours de Laurent Fabius sonne creux (8/8)

    Salutations à tous. Pause. En espérant que la couverture médiatique des Jeux Olympiques d’été de Londres ne serviront pas à détourner l’attention des opinions publiques d’un potentiel conflit comme cela fut le cas lors des Jeux de Pékin en 2008 concernant le conflit russo-géorgien.

  • permalien sdz :
    1er juillet 2012 @19h16   « »

    Il suffit de se pencher sur la position française concernant le Nord-Mali pour comprendre que Hollande mènera sensiblement la même politique que Sarkozy : sur ce dossier ne pas intervenir entretient le chaos.

    La France est encore partie intégrante du système du Franc CFA, a défini ces frontières, qu’elle contribue donc à les rétablir avant un règlement politique. Il faut savoir faire les choses dans l’ordre ! J’ajoute qu’en amont au sahel, elle avait toute latitude pour contribuer à améliorer les conditions de vie des populations concernées.

    Enfin, ne pas oublier le système de monétisation de notre dette publique sur projets francophones, créé et mis en avant par l’IRC.

    http://www.la-France-contre-la-cris...

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2012 @20h12   « »

    La plupart des arabes parlent de la Fance au passé ! Pour les arabes, la grandeur de la France s’arrête à De Gaulle !
    Les gesticulations de Sarkozy en Libye ont fini d’achever le peu de prestige qui restait à la France !
    Quant à la guerre pour le pétrole et le pavot afghan, il n’y a que les gogos pour croire que le but est la "libération" des femmes !

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2012 @20h24   « »

    Zulfikar Al-Ansari : "Islam otanien", "modéle turc ; Turquie membre de l’OTAN..."
    C’est probablement pour les envoyer au casse pip ! L’occident en crise à besoin de guerres, c’est pas nouveau, c’est un remake !

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2012 @20h26   « »

    En tous les cas, dans son discours, M. Morsi a dit qu’il ferait tout pour sauvegarder l’intégralité et l’unité de l’Egypte (?) !

  • permalien Lou :
    1er juillet 2012 @20h46   « »
    Communiqué de M. François Hollande suite à la mort de M. Yitzhak Shamir

    Communiqué - Décès de M. Yitzhak Shamir

    C’est avec émotion et tristesse que j’ai appris la disparition aujourd’hui de M. Yitzhak Shamir.

    Israël perd avec lui une forte personnalité qui s’est engagée, dès son plus jeune âge, dans la fondation de l’Etat d’Israël auquel il était indéfectiblement attaché, et dont il fut le Premier ministre à deux reprises.

    Tout au long de sa vie, il fut un responsable politique actif et passionné, attaché au rayonnement d’Israël et soucieux de son rôle international et de sa sécurité. Chef du gouvernement, lors de la première guerre du Golfe, alors qu’Israël était attaqué par Saddam Hussein, il sut manifester la retenue nécessaire pour protéger son pays.

    La relation qu’il entretenait avec la France était ancienne et, à la tête du gouvernement d’Israël, il s’est attaché à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre nos deux pays.

    En ce jour, je salue sa mémoire et rends hommage au courage exemplaire dont il a fait preuve face à la maladie.

    En ce jour de deuil pour Israël, j’exprime mes condoléances à la famille et aux proches d’Yitzhak Shamir, au peuple et gouvernement israéliens.

    "émotion et tristesse" pour Yitzhak Shamir, attendons-nous à un "émoi et accablement" quand viendra le tour d’Ariel Sharon qui fut itou "actif et passionné".

  • permalien Deïr Yassin :
    1er juillet 2012 @21h40   « »
    Les idées (un peu floues) de François Hollande

    Hollande qui au moins officiellement est pour un Etat palestinien n’a pas lu grand-chose sur Yitzhak Shamir pour accueillir l’annonce de sa mort avec émoi et tristesse.
    Sans parler de son implication dans le meurtre du représentant des Nations Unis pour le Moyen Orient, le comte Folke Bernadotte, ici ce qu’il avait à dire sur le terrorisme :


    Ici l’avis de recherche, Shamir deuxième en bas :

    Et un livre sur la collaboration du groupe Stern avec le régime nazi, écrit par un professeur de l’Université Hébraïque :
    - www.palestineremembered.com/...
    Yitzhak Shamir était bien un nazillon !

  • permalien K. :
    1er juillet 2012 @22h39   « »

    S’il est absolument vrai qu’avoir les dirigeants occidentaux contre soi ne fait pas de soi, pour utiliser un euphémisme, un parangon de vertu, il est non moins absolument vrai qu’on ne peut avoir les dirigeants occidentaux avec soi qu’en étant un FDP accompli.

  • permalien K. :
    1er juillet 2012 @22h45   « »

    Autrement dit leur alter ego.

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @02h21   « »

    Bons dictateurs et mauvais dictateurs

    par Reese Erlich

    Il y a de bons dictateurs et de mauvais dictateurs. Nous soutenons les bons et dénonçons les mauvais, à moins, bien sûr, que nous ne changions d’avis.

    Prenez Mouammar Kadhafi - s’il vous plaît. Quand il a nationalisé les compagnies pétrolières américaines et européennes dans les années 1970, il est devenu un mauvais dictateur. C’était un si mauvais dictateur que personne ne pouvait se mettre d’accord sur la façon d’épeler son nom (Gaddafi ? Khadafi ?)

    Kadhafi était un dictateur tellement mauvais que l’administration Reagan a bombardé Tripoli en 1986. (...)

    En 2003, Kadhafi, s’attendant à une victoire américaine en Irak, s’est arrêté d’envisager de construire une arme nucléaire et a par ailleurs coopéré avec les Etats-Unis et les Européens. Alors que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis annulaient les sanctions contre la Libye, Kadhafi a allègrement poursuivi la répression brutale de son propre peuple. C’était bien, cependant, parce que Kadhafi n’était plus un mauvais dictateur. Il était tout simplement vilain.

    Quand un soulèvement populaire contre Kadhafi semblait sur le point de perdre plus tôt cette année, Kadhafi est redevenu un dictateur très, très mauvais avec un penchant pour le génocide contre son propre peuple. (...)

    Les dirigeants de l’opposition, qui ont assassiné leur propre général en chef, sont maintenant connus comme d’héroïques combattants de la liberté. Maintenant que Kadhafi [a été] vaincu, les puissances occidentales doivent trouver un bon dictateur pour prendre le relais. Ce ne sera pas facile a cause des querelles qui existent entre les politiciens en exil, les chefs tribaux et d’anciens responsables de Kadhafi.

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @02h27   « »

    Reese Erlich 2/2

    Un autre bel exemple est l’Egyptien Hosni Moubarak. Il a accepté des milliards en aide militaire américaine et n’a pas attaqué Israël. Il a organisé des élections frauduleuses, autorisé uniquement les syndicats contrôlés par le gouvernement, muselé la presse et emprisonné les dissidents, en les soumettant à d’horribles tortures.

    C’était un bon dictateur.

    Eh bien en fait Moubarak était un bon dictateur jusqu’à Février de cette année, lorsque des millions de personnes ont manifesté au Caire à la place Tahrir, et les travailleurs ont fait grève à Suez, menaçant l’ensemble du système politique et économique de l’Egypte. Puis il est devenu un mauvais dictateur que, rétrospectivement, les Etats-Unis n’avaient soutenu qu’à contrecoeur pour des raisons stratégiques et géopolitiques.

    (...)

    Non seulement les Etats-Unis s’opposent aux mauvais dictateurs mais nous favorisons toujours la démocratie. Les États-Unis favorisent les élections libres, par exemple, à moins que les mauvaises personnes ne gagnent.

    (...)

    [La France] (...) appelle à la démission de Bachar al-Assad en Syrie, mais ne f[ait] aucune déclaration similaire à propos des dictateurs pro-US en Arabie saoudite, Bahreïn ou Jordanie.

    .... que la confusion ne vous gagne quand il s’agit de la politique américaine [de Fabius]. Tout pays s’opposant à l’intérêt national américain ne peut être une démocratie. Toute dictature en accord avec la politique américaine est sur la voie du changement démocratique.

    J’espère que cela efface toute confusion restante.

  • permalien Yvan :
    2 juillet 2012 @07h16   « »
    Les désarrois de l’élève sorcier Gene Sharp

    Le principe est toujours le même : une nuit on se réveille et c’est la révélation. Sans nécessairement y voir le doigt de Dieu... il y a tout de même quelque chose d’un peu magique là-dedans.

    LeTemps_20120315.pdf (Objet application/pdf)

    Le principe est de créer des dissensions au sein de l’appareil d’Etat… »
    La cause paraissait entendue, à la surprise générale : la non-violence faisait la preuve de son efficacité dans une nouvelle région du monde, après avoir balayé les régimes est-allemand, polonais, baltes, ukrainien et Serbe. A l’époque, Gene Sharp avait confié ses espoirs au Temps. Mais les centaines de morts au Yémen et en Libye, les milliers de cadavres de Syrie ont depuis teinté de noir l’optimisme d’alors.


    Puisque ça a marché avec les pays communistes, ça devait aussi marcher avec des pays qui avaient été vaguement socialistes, ce qui est en cause, ce n’est pas la"révélation", c’est forcément sa mauvaise mise en œuvre.


    « S’ils s’arment, ils vont forcément perdre, la violence est la meilleure arme du régime. » C’est un des piliers de sa théorie : si on offre à un régime le prétexte d’user de la violence, il le fera, et pourra légitimement demander à ses soutiens, forces de l’ordre classiques ou milices spéciales, de réprimer. Il deviendra illusoire alors de susciter ou d’attendre des divisions dans l’appareil d’Etat du même type que celles qui ont abouti à la chute de Zinedine Ben Ali ou de Hosni Moubarak. « Pour vaincre un régime en une seule fois, il faut être très fort, et très organisé, avoir soigneusement tout planifié, explique cet admirateur de Gandhi. Si la tâche est trop grande il faut choisir de petits objectifs,un par un,pour progressivement l’affaiblir. »


    Il ne vient pas à l’esprit au pape du coup d’état New Age, que tout son baratin puisse n’être qu’un élément de langage pour donner consistance au discours du premier pyromane qui passe :

    « Le mouvement est maintenant lancé. Le mur de la peur est tombé. Pour la première fois depuis les indépendances, ceux qui étaient plutôt considérés comme des sujets ont enfin le sentiment d’être des citoyens.

    ... le mur leur est tombé dessus.

  • permalien jacou974 :
    2 juillet 2012 @11h26   « »

    Comment Laurent Fabius va t’il gérer les relations franco-palestiniennes et défendre l’idée de la création rapide d’un état palestinien, sans isoler ses affinités ni vouloir écarter l’intransigeance de l’état hébreu qui n’a que pour seul objectif, le grand Israël ?

  • permalien Lou :
    2 juillet 2012 @19h33   « »
  • permalien Deïr Yassin :
    2 juillet 2012 @20h12   « »
    Des feuilles de qat (un peu trop) à la Mouqata’a

    Quand l’Autorité Palestinienne recycle le blahblah de Ben Ali, Moubarak, Assad etc.....
    Ce sont les étrangers et le Mossad qui sont derrière les manifestations à Ramallah :
    - www.electronicintifada.net/b...

    S’il y a un régime que le Mossad rêve de faire tomber, cela doit bien être celui d’Abu Mazen, le grand colla ...euh, je veux dire ... combattant.

  • permalien Lou :
  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @20h38   « »

    Joshua Landis plaide, et résolument, pour l’avènement d’un "bon dictateur" en Syrie...

    Il écrit que devant les divisions de l’opposition syrienne les chances de voir émerger un front dominant suffisamment fort pour remplacer l’actuel régime puis diriger sans heurt la Syrie, « seraient grandement améliorées si les puissances occidentales, la Turquie et l’Arabie Saoudite se mettent d’accord sur un leadership commun »....

    (....)

    Will [the political factions and one hundred-plus militias] unite and produce a national leadership in time ? It is a reasonable hope. The chances will be much improved if Western powers, Turkey and Saudi Arabia agree on a common leadership.

    (...)

    A brutal Darwinian battle is now being waged in Syria not only between the regime and the Free Syrian Army, but also between the multitude of militias that make up the FSA.

    (...)

    The West must play for time as the Syrian opposition matures.

    (...)

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @20h55   « »

    Watching this video from yesterday’s Ramallah protests, I totally see why the int’l press is ignoring the story http://www.youtube.com/watch?v=pbKgxc

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @21h13   « »

    Qu’est-ce qui se passe exactement en Cisjordanie ? Ceci est-il indépendant de la répression des activistes palestiniens contre le processus de paix ?

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @21h37   « »

    En attendant “mieux” (Dahlan), se disent les sionistes, nous devons continuer à financer Abbas....

    Israel sought to borrow $100 million from IMF to prevent collapse of Palestinian Authority

    ....pour pouvoir continuer à voler la Palestine.

    A participant in a closed meeting of parliament’s powerful Defense and Foreign Affairs committee said Prime Minister Benjamin Netanyahu vowed Monday to continue developing areas near Jerusalem, deep inside the West Bank and in the Jordan Valley.

    Soit dit en passant, même l’opération de relation publique annuelle de l’entité sioniste semble être une ultime couillonnade.

    Israel court postpones demolition of West Bank settlement

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @21h42   « »

    ...pour pouvoir continuer avec une violence "raisonnable" pour Fabius.

  • permalien Samya :
    2 juillet 2012 @22h22   « »

    Nos amis, nos frères dans l´humanité :

    http://www.masada2000.org/list-M.html

    - Les archives de mon père__

    Samya

  • permalien Deïr Yassin :
    2 juillet 2012 @22h35   « »

    @ K
    Oui, les arrestations notamment à Jenine ne sont pas liés aux démonstrations à Ramallah.
    Le gouverneur de Jenine est mort d’une crise cardiaque après un cambriolage violent chez lui il y a quelques mois, un autre homme politique a subi une tentative d’assassinat la semaine dernière devant sa porte, à Jenine aussi.

    Certains se demandent si l’assassinat de Juliano Mer-Khamis le printemps dernier est lié aux mêmes violences. Zakaria Zubeidi, sur la photo de JPost, ex-leader des Martyrs d’Al-Aqsa, ami et co-directeur de Mer-Khamis au Théâtre de la Liberté (et portraité dans le film Les Enfants d’Arna) est au cachot depuis quelques semaines.

    ***

    Sinon, quelques jours après que le procureur général Yehudah Weinstein ait laissé tombé - faute de preuves, hmhm... - la poursuite contre Maxim Vinogradov, le soldat des Polices des Frontières (comme l’Etat d’Israël n’en a pas, cela veut dire qu’ils sévissent partout) qui avait tué Ziad Jilani à Wadi Joz il y a deux ans d’une balle en pleine tête alors qu’il était déjà par terre, blessé au dos,....d’autres soldats de la même unité ont agressé un gamin Palestinien de neuf ans à al-Khalil ce vendredi.

    Comme ça, pour le fun, juste avant le Shabbath - à voir la barbe du FDP il est minimum orthodoxe, sinon ultra... !
    "L’action" commence à min 1:15
    - www.maannews.net/eng/vievDet...

  • permalien Deïr Yassin :
    2 juillet 2012 @22h39   « »

    Erratum :
    - www.maannews.net/eng/ViewDet...
    - min 1:15

  • permalien K. :
    2 juillet 2012 @23h23   « »

    La farce "communauté internationale"

    Nos pensées et nos prières ....

    http://blogs.suntimes.com/sweet/201...

  • permalien gloc :
    3 juillet 2012 @06h33   « »
  • permalien Yvan :
    3 juillet 2012 @08h04   « »

    Nous* sommes également très attentifs à la situation au Proche-Orient, où la relance du processus de paix est indispensable afin de stabiliser et de pacifier le “nouveau monde arabe”. « Les changements à l’œuvre dans la région provoquent de nouvelles attentes chez les Palestiniens et risquent de modifier les conditions de la sécurité d’Israël. »

    Traduction :

    Les ONG se mobilisent pour un traité fort sur les armes - ONU - RFI

    Déjà annoncées ardues, les négociations pour le traité réglementant le commerce des armes ont été retardées, lundi 2 juillet, par une controverse sur la participation palestinienne. Des pays arabes ont en effet demandé à ce que l’Union Européenne ne puisse pas être représentée si les Palestiniens ne l’étaient pas, alors qu’Israël avait déjà menacé de boycotter la conférence si c’était le cas. Les débats devraient donc débuter pour de bon ce mardi à 10h heure locale (14h TU).



    * "nous" ? : « Les armements produits sont exportés à travers le monde et sont un soutien d’importance à la croissance économique du pays. »

  • permalien Deïr Yassin :
    3 juillet 2012 @13h27   « »

    Peut-être que la PA n’a pas tout à fait tort : que le Mossad soit mêlés aux manifs. En tout cas quand on voit Muhammad Dahlan soutenir les manifestations on devient suspicieux !
    www.maannews.net/eng/ViewDet...

  • permalien khawaga :
    3 juillet 2012 @15h09   « »
    Prévoir le pire

    Discours affligeant de conformisme, entre bonne conscience néocoloniale /droitdel’hommiste et realpolitik, par un ministre qui ne connaît rien à l’histoire passée et récente de la région. Qui l’a rédigé pour lui ? Où sont passés les diplomates arabisants du Quai ? Tous placardisés par Sarkozy ? Avec tous ses problèmes et casseroles diverses, Chirac était un bien plus fin analyste du monde arabe. Et le discours d’Obama au Caire - qui n’était pourtant qu’un discours, démenti par tous les actes qui ont suivi - était d’une autre tenue. La critique d’Alain Gresh est presque gentille. On se doutait qu’il n’y avait pas grand chose à attendre des socialistes sur ce terrain. Confirmation que là aussi, Alain Badiou a raison : "Sarkozy pire que prévu. Les autres : prévoir le pire".

  • permalien Samya :
    3 juillet 2012 @16h00   « »

    Puisque l´Agence sioniste a mis en cause le regard historique de mon papa à l´égard de la christianité des palestiniens en terre sainte, allant dans le même sens et les anciennes croisades, voici un document complémentant nos dissertations :

    http://www.france-palestine.org/La-...

    - Les archives de mon père__

    Samya

  • permalien Samya :
    3 juillet 2012 @17h16   « »

    La synagogue entre l´Empire de Rome et les Parthes !

    - Les Croisades !

    Si après 100 ans il n y avait entre les romains et les parthes que 100.000 chrétiens, combien auraient-ils devenus au début des Croisades en Palestine ?

    De cette cruelle intervention antijuive, mon père a conclu que la Palestine n´est devenue chrétienne qu´après la chute de la synagogue et le pouvoir de Jérusalem, sachant que pendant les assauts des Templiers, de nombreux juifs s´étaient protégés en se convertissant à l´Islam de Salah ad-Dine !

    - bonne lecture

    http://www.infologisme.com/art/Debu...

    Ce changement enregistré dans le vocabulaire est aisément vérifiable à l’aide des informations que nous avons sur l’évolution de la mission chrétienne pendant le Ier siècle. La première génération, aux effectifs squelettiques, a fait de grands efforts pour faire connaître l’Évangile autour d’elle. L’apostolat, qui ne se confond pas avec le groupe des Douze (Le cas de Paul le montre à l’évidence) a été pendant cette période une institution capitale, dotée de règles coutumières relativement précises (cf. I Corinthiens chap. 9). Par la suite, même si les missionnaires itinérants n’ont pas entièrement disparu, leur autorité s’est considérablement réduite. On a le sentiment que le christianisme des deuxième et troisième générations compte surtout sur la présence des Églises au sein du monde et sur le témoignage de chaque croyant pour assurer la diffusion de l’Évangile (Par exemple Jean 13/34-35 ; 17/20-23 ; I Pierre 2/11-12). Cette méthode ne devait pas manquer d’efficacité, puisque tout indique que l’expansion amorcée durant la première génération semble s’être poursuivie ensuite. Aucune statistique, même approximative, n’est possible, mais on peut risquer quelques indications chiffrées : vers 60-70, il y avait au maximum 10000 chrétiens répartis entre quelques dizaines de communautés locales, dont une demi-douzaine étaient d’obédience paulinienne ; à la fin du Ier siècle, il y avait peut-être cent mille chrétiens dans l’Empire romain et dans l’Empire parthe, face à plusieurs millions de juifs. La petite minorité chrétienne restait bien modeste, mais était maintenant présente sur tout le pourtour de la Méditerranée et dans de vastes régions relevant des Parthes, bien au-delà des limites de la Mésopotamie.

    - Les archives de mon père__

    Samya

  • permalien Orangerouge :
    3 juillet 2012 @17h42   « »

    à K

    Ta vidéo postée le 2 juillet @20h55, n’est plus accessible.

  • permalien K. :
    3 juillet 2012 @17h43   « »

    "Terre sans peuple"

    “Nous sommes venus, nous avons tiré, nous avons brûlé ; nous avons fait sauter, expulsé, chassé, et envoyé en exil. Au nom de Dieu que faisions-nous dans ce lieu ?”

    http://www.nybooks.com/blogs/nyrblo...

  • permalien K. :
    3 juillet 2012 @18h02   « »

    @ Deïr Yassin

    Je pense que c’est du pur opportunisme. Il va bien sur essayer de pervertir le mouvement en sa faveur. Comme les Saoud en Syrie :-)

    @ Orangerouge, tu peux la voir ici : http://twitter.com/ibnezra/status/2...

  • permalien Samya :
    3 juillet 2012 @18h44   « »

    Chez qui peut-on vérifier l´histoire des anciens temps et du chréstianisme ?

    - Voir thèses se basant sur les documents des historiens suivants :

    1- Justin,
    2- Strabon,
    3- Diodore de Sicile,
    4- Plutarque,
    5- Dion Cassius,
    6- Appien,
    7- Flavius Josèphe,
    8- Pline,
    9- Hérodot,

    10- Et biensur, aux archives de mon père qui sont à ma disposition_

    Samya

  • permalien Lio :
    3 juillet 2012 @19h24   « »

    @ Samya

    Franchement, quel éclairage pourraient nous apporter les récits de Strabon et compagnie à la compréhension du discours de Fabius (et accessoirement à l’actualité du Proche-Orient) ?

  • permalien K. :
    3 juillet 2012 @19h30   « »

    @ Lio,

    Il a obtenu une dérogation du Monde Diplo :-))

  • permalien Deïr Yassin :
    3 juillet 2012 @19h59   « »

    "Puisque l’Agente sioniste [c’est moi :-D ] a mis en cause le regard historique de mon père à l’égard de la christianité [sic] des Palestiniens en terre sainte"

    Oh sacrilège !
    L’article de Jonathan Cook ainsi que le livre de Suad Amiry dont il est question n’ont strictement aucun rapport avec la réécriture révisionniste, voir négationniste, de notre mégalo au sujet des chrétiens en Palestine que j’ai eu le chutzpah de contester.

    Je suis d’ailleurs à peu près sûre qu’il n’a pas lu le livre en question, puisqu’il aurait remarqué qu’il ne s’intitule pas "Sharon et ma belle-mère" en français mais a été traduit par "Cappuccino à Ramallah : journal de guerre".
    Un livre qui sur le ton de l’humour raconte la vie sous occupation, écrit par une intellectuelle palestinienne, très ....comment dire... très loin des stéréotypes occidentaux sur les femmes arabes. Suad Amiry y dit tout pouvoir pardonner aux Israéliens sauf de l’avoir obligée à vivre des semaines avec sa belle-mère à cause du couvre-feu :-D

    @ K
    Muhammad Dahlan, opportuniste ? Non.....
    Je suis sûre que les sionistes rêvent de le mettre au pouvoir, en plus, il parle déjà couramment l’hébreu.....

  • permalien K. :
    3 juillet 2012 @20h24   « »

    Le mot opportuniste prêtait peut-être à confusion mais il s’agissait bien de dire que Dahlan vendrait père et mère pour faire le Quisling des sionistes.

  • permalien K. :
    3 juillet 2012 @20h29   « »

    Le secret de polichinelle : Arafat a été empoisonné (par les sionistes sans aucun doute, par l’intermédiaire de Dahlan probablement).

    http://www.aljazeera.com/programmes...

  • permalien Lou :
    3 juillet 2012 @20h35   « »

    l’article d’Al Jazeera traduit en français :

    L’empoisonnement de Yasser Arafat confirmé

  • permalien Deïr Yassin :
    3 juillet 2012 @21h08   « »

    @ K
    Haha, dans mon commentaire, j’avais initialement marqué que Dahlan avait déjà vendu sa mère trois fois. Chiffres au pif.
    Après je me suis souvenue qu’elle est morte récemment, et j’ai effacé ces mots. Nathan s’est d’ailleurs beaucoup offusqué que Dahlan n’a pu assister à ses funérailles à Gaza, la preuve qu’il est un grand humaniste.....

    Dahlan est aussi souvent mentionné dans le meurtre de al-Mabhouh à Dubai.

  • permalien Lou :
    3 juillet 2012 @21h55   « »

    Yasser Arafat aurait été empoisonné au polonium selon des analyses

    Exhumer Arafat

    Yasser Arafat, tombé malade dans son quartier général à Ramallah, en Cisjordanie, assiégé par l’armée israélienne, est décédé le 11 novembre 2004 à Percy. Sa mort est restée une énigme, les quelque 50 médecins qui se sont relayés à son chevet n’ayant pas précisé la raison exacte de la détérioration rapide de son état. Des Palestiniens ont accusé Israël de l’avoir empoisonné.

    Pour confirmer la thèse d’une mort par polonium, il faut exhumer les restes de Yasser Arafat et les faire analyser, a estimé M. Bochud à l’adresse de Souha Arafat, l’épouse de l’ancien dirigeant palestinien.

    et pour nos amis portugais :

    Yasser Arafat teria sido envenenado com substância radioativa

  • permalien K. :
    3 juillet 2012 @22h08   « »

    Alors que Fabius s’apprête à accueillir les "amis du peuple syrien", la syrienne Amal Hanano écrit :

    ...il devenait très clair qu’il n’y avait pas de vrais amis de la Syrie (...) Pendant que des motivations régionales et internationales douteuses émergeaient, nous nous battions contre un monde qui insistait pour nous dire qui nous étions.

    Soudain, chacun devenait un expert sur ​​la Syrie. Des experts opportunistes ont aspiré l’histoire de ce qui se passait en Syrie comme des sangsues (...)

    L’auteur raconte combien les preuves de solidarité inter-confessionnelle ont été systématiquement occultées par la "narrative" dominante émanant aussi bien du coté des "amis du régime syrien" que du coté des "amis du peuple syrien."

  • permalien deMontigny :
    3 juillet 2012 @23h11   « »

    Donc à quand notre chère intervention armée - date de la cérémonie des jeux olympiques - ou la Russie nous en empêchera-t-elle encore... Ce serait sa deuxième victoire face à la soit-disant communauté internationale qui serait ponctuée par les jeux olympiques ; cela vaudrait bien une médaille ! Saakachvili se rongerait le bout des doigts, les anglo-saxons et israéliens avec.

  • permalien Yvan :
    4 juillet 2012 @08h26   « »

    Le contexte est miné en "Démocratie" :

    Doubts Cast on Turkish Account of Jet Incident - WSJ.com

    Les services de renseignement américains indiquent que l’avion de guerre turc abattu par les forces syriennes a été la plus probablement frappé par des canons antiaériens basés à terre alors qu’il était à l’intérieur l’espace aérien syrien, les responsables américains ont dit que cette constatation est en accord avec la version syrienne et en contradiction avec la turque.


  • permalien Deïr Yassin :
    4 juillet 2012 @14h19   « »

    Le corps d’Abu Ammar va être exhumé. L’Autorité Palestinienne a donné son accord à la demande de Suha Arafat :
    - www.maannews.net/eng/ViewDet...

    Et puisque Abu Mazen va rencontrer Hollande cette semaine à Paris
    - www.maannews.net/eng/ViewDet...

    il va peut-être lui demander comment il était possible que les flacons de sang et d’urine d’Arafat soient détruits à l’hôpital militaire de Percy et pourquoi les médecins avaient refusé de discuter son décès avec sa veuve en invoquant le secret militaire.

    Du côté israélien, Avi Dichter, le chef du Shin Beth à l’époque, exprime que le corps d’Arafat est à Ramallah, et que la charge de la preuve incombe aux Palestiniens.
    Remarquez, un pays qui n’a jamais admis détenir la bombe atomique....

  • permalien Sakhra :
    4 juillet 2012 @17h22   « »

    Le contexte est miné en "Démocratie"  ?...ou tout simplement :

    La Russie détient des données positionnelles précises qui prouvent que l’avion turc abattu par la Syrie le 22 juin avait violé l’espace aérien syrien, a déclaré une source militaire russe citée lundi par l’agence de presse Interfax.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Mon...

  • permalien Lou :
    4 juillet 2012 @23h23   « »

    Yoram Kaniuk en automne chevalier des Arts et lettres

    France to fête Israeli author Yoram Kaniuk
    The renowned and at times controversial author will be named an Officer in France’s Order of Arts and Letters this fall.
    By Maya Sela and Haaretz Staff | 15:42 02.07.12 |

    Yoram Kaniuk

    Kaniuk a obtenu en octobre 2011 que le Ministère de l’Intérieur israélien change son statut de religion "de juif" à "sans religion parce qu’il estime que le judaisme en israël est aujourd’hui synonyme de racisme."

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juillet 2012 @00h32   « »

    Le documentaire d’al-Jazeera/English sur la mort d’Arafat :
    - www.aljazeera.com/programmes...

    Depuis les révélations d’al-Jazeera, la hasbara travaille à plein temps. On a sorti la vielle rangaine sur l’homosexualité d’Arafat et sa mort par le SIDA.
    - http://electronicintifada.net/blogs...

  • permalien X :
    5 juillet 2012 @02h07   « »

    Bonjour Deïr Yassin :

    Depuis les révélations d’al-Jazeera, la hasbara travaille à plein temps. On a sorti la vielle rangaine sur l’homosexualité d’Arafat et sa mort par le SIDA.

    Selon Aljazeera L’AP (sans gaitē de coeur) la Fatah et la Ligue Arabe vont s’adresser à l’ONU pour faire une enquēte internationale sur la mort de Yassir Arafat, j’amagine que ceux qui parlent de Sida, notamment les sionistes et autres judēo-faschistes devraient encourager l’idēe puisqu’il sera facile de le prouver.

  • permalien X :
    5 juillet 2012 @02h37   « »
    DSK en chaise roulante,

    DSK va mal. Selon un de ses proches, l’ex-patron du FMI serait dans une très mauvaise passe. En outre, le politicien qui vient de se séparer d’Anne Sinclair, est apparu en fauteuil roulant ce matin.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/10316/Do...

    Lui pourrait avoir le SIDA non ? à force de tirer sur tout ce qui bouge
    Sinclair à fini par jetē l’ēponge !

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juillet 2012 @10h16   « »

    Ali Abunimah déconstruit clairement dans son article les mensonges de l’Etat d’Israël sur le Sida d’Arafat.
    Cette rumeur a été véhiculé en Israël et ailleurs par la hasbara, entre autre par un interview du docteur personnel d’Arafat, Ashraf al-Kurdi, interview mal traduit - délibéremment, je ne peux pas le croire .... - et manipulé.

    On apprend donc que les effets personnels d’Arafat contenaient du Polonium-210, un élément radioactif.

    Le Polonium-210 fut aussi ce qui a causé la mort d’Alexandre Litvinenko, l’espion russe devenu dissident, et deux Israéliens, non nommés, travaillant dans le nucléaire sont morts dans des circonstances pareilles.

    Ben Alofs, médecin hollandais, a expliqué sur Ma’an (je crois) que la détection de Polonium-210 a fait des avancée depuis quelques années, et cela peut être la raison de la non-détection à l’époque à l’hôpital de Percy. Cela n’explique toujours pas comment les flacons d’urine et de sang d’Arafat peuvent disparaitre !

    Cela me donne envie de relire Victor Ostrovsky, l’ex-agent de Mossad, qui a déserté et vit protégé au Canada. Dans son livre "By Way of Deception" il raconte l’implication du Mossad dans de telles opérations. Il suffit d’avoir un sayan sur place....

  • permalien gloc :
    5 juillet 2012 @11h18   « »

    A propos de la détection "récente" du polonium :

    - C’est le premier élément découvert par Pierre et Marie Curie en 1898

    - À la suite de la découverte du polonium dans la fumée de cigarettes au début des années 1960, les grands fabricants américains se sont penchés sur des méthodes susceptibles de réduire les quantités présentes, allant dans le cas de Philip Morris jusqu’à développer le premier laboratoire capable de mesurer de façon fiable les doses libérées.

    Ce qui permet de dire que :

    - soit le polonium 210 a bien été détecté à Percy, mais tu pour éviter une réaction à chaud.

    - soit le poloinium 210 a contaminé depuis, les effets d’Arafat.

  • permalien Florence :
    5 juillet 2012 @11h43   « »

    Bonjour, que pensez-vous de la tribune de Villepin quelques jours avant la feuille de route de Fabius ? il aurait été judicieux d’y appliquer la même méthode d’analyse, enfin en tout cas cela m’intéresserait !
    bonne journée

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juillet 2012 @12h07   « »

    @ gloc
    Je ne connais rien en chimie, absolument rien, je n’ai pas parlé d’un "détection "récente" du Polonium", mais d’une "avancée dans la détection du Polonium 210" (même si j’ai lu 209, ailleurs), selon ce médecin hollandais, Ben Alofs, qui donnait simplement son avis sur la non-détection en 2004.

    Richard Slverstein a un article sur Antiwar.com qui va dans le même sens : qu’en 2004 on ne connaissait pas encore l’utilisation de cette substance dans ce domaine, et si on ne cherche pas, peut-être qu’on ne trouve pas.

    Si vous êtes expert en Polonium 210/209, je suis sûre que les amateurs travaillant sur le cas d’Arafat seront intéressés par votre expertise.

  • permalien gloc :
    5 juillet 2012 @13h19   « »

    Décidément votre susceptibilité est sans limites.

    Mon message ne vous concernait pas mais les propos de Ben Alofs. Rien n’indiquait que vous les repreniez à votre compte.

    Sans être spécialiste non plus de ces questions, je me demande pourquoi ce Ben Alofs, n’a pas dès 2007 suggéré la recherche de polonium dans les effets d’Arafat.

    Surtout que lorsqu’on a vu les dernières photos de Litvinenko et d’Arafat, même s’ils ont été irradiés par la même substance, chacun peut voir qu’ils étaient loin de présenter les mêmes symptômes.

    Envisager une manipulation de l’opinion n’est pas à écarter, surtout quand l’information vient d’Al Jazeera

  • permalien sebastien :
    5 juillet 2012 @13h58   « »

    Inutile de demander à Deir Yassine et à K des preuves, ni de leur faire remarquer que pour les médecins, la mort d’Arafat ne représentait pas les symptomes d’un empoisonnement au polonium.
    Exumons le corps, mais prudence.

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juillet 2012 @15h11   « »

    @ gloc

    "Mon message ne vous concernait pas mais les propos de Ben Alofs..."

    Je sais bien puisque j’ai rien dit à ce sujet, n’ayant pas la moindre compétence. Mais qu’est-ce qu’a dit Ben Alofs (qui, je répète, ne fait pas partie des spécialistes du documentaire mais a seulement donné son avis sur Ma’an) ? Sauf si vous l’avez lu vous-même, voici comment j’avais résumé ses propos :

    "Ben Alofs, médecin hollandais, a expliqué que la détection de Polonium-210 a fait des avancées depuis quelques années"

    Votre "détection récente de Polonium" n’est donc pas un résumé correct des propos de Ben Alofs, et votre spéculation sur le Polonium-210 (que soit on l’a caché en 2004 soit il a été introduit depuis) est donc incomplét puisque vous omettez une autre option : qu’on en n’a pas trouvé parce qu’on ne l’a pas cherché.

    C’est d’ailleurs ce qu’évoque le documentaire d’al-Jazeera : qu’on n’a pas cherché spécifiquement du Polonium-210 parce que son utilisation était méconnue dans ce domaine en 2004.

    Je suppose que vous avez déjà visionné le documentaire avant d’y porter votre regard critique. Vous avez donc vu les meilleurs experts suisses et un Ecossais participer à ce travail d’investigation qui a duré neuf mois.

    @ Sebastien

    Vous devez peut-être voir le documentaire aussi avant de juger. Ou au moins lire l’article qui l’accompagne. C’est sûr : si vous lisez pas les articles postés, vous ne trouverez pas de preuves de quoi que ce soit.

    Puisque vous aimez Uri Avnery, ici un article de 2007 où il cite Uri Dan, le confident d’Ariel Sharon, et son accord tacite avec Bush de liquider Arafat. Il fait aussi mention du cas Khaled Mesha’al dont il n’y a aucune doute possible que les Israéliens furent derrière.

    Et je ne dis pas que les Israéliens sont derrière quoi que ce soit, mais force est de constater que les rumeurs constants sur la mort d’Arafat par SIDA ont été fomentés par les Israéliens, que déjà à l’époque cela avait été démenti par des médecins français, et pourtant cela revient constamment. On connais les méthodes de la hasbara : pas de fumée sans feu.
    A part l’envie de dénigrer Arafat, ont-t-ils quelque chose à cacher ?

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juillet 2012 @15h22   « »

    L’article d’Uri Avnery que j’avais oublié de poster :
    - www.guardian.co.uk/commentis...

  • permalien Tristan :
    5 juillet 2012 @15h54   « »

    @Deïr Yassin

    avancée dans la détection du Polonium 210 (même si j’ai lu 209, ailleurs)

    Avec une demi-vie de 138jours, le Po210 est une substence bien plus radioactive que le Po209, et, aussi, va disparêtre (presque plus rien après quelques années).

    En plus, le premier existe à l’état naturel, dans l’uranium, ce qui en fait une substence bien plus facile à extraire.

    Celui qui a parlé de Polonium 209, utilisé comme poison, doit s’être simplement trompé.

    @gloc et sebastien

    pour les médecins, la mort d’Arafat ne représentait pas les symptomes d’un empoisonnement au polonium

    Comme le Po210 est très radioactif, un empoisonnement avec cet isotope provoque bien plus de dommage par radiation que par simple empoisonnement. Il est donc logique que les symptomes d’empoisonnement étaient inexistant.

    C’est un truc fou, de penser qu’avec Litvinenko, il a été possible de découvrir la présence de Po210 dans l’urine.

    La destruction de l’urine d’Arafat est vraiment dommage, car c’est là que se concentre les poisons, filtré par les reins.

  • permalien gloc :
    5 juillet 2012 @16h09   « »

    Je ne comprends pas bien à quelles avancées vous faites allusion, puisque dans les années 60 les cigarettiers étaient capables de les détecter dans la fumée de cigarettes à des doses non létales.

    Dites plutôt que si Percy a été choisi c’est parce qu’on savait Arafat irradié, si vous tenez à cette thèse, mais n’imaginez pas une seconde que votre hypothèse, d’un oubli, soit crédible.

    La question que pose cette découverte tardive 2004/2012, c’est : pourquoi maintenant ? La remarque de Ben Alofs n’enlève rien à la question, ce n’est qu’un artifice rhétorique (2007/2012) mais la question demeure : POURQUOI MAINTENANT ?

    J’ai bien compris que vous n’étiez pas une spécialiste du polonium, et le simple fait que vous défendiez un argument aussi naïf montre que vous n’êtes pas non plus une spécialiste de la manipulation.

  • permalien gloc :
    5 juillet 2012 @16h20   « »

    Tristan : C’est un truc fou, de penser qu’avec Litvinenko, il a été possible de découvrir la présence de Po210 dans l’urine.

    ... on a vu plus fou tout de même.

  • permalien sebastien :
    5 juillet 2012 @17h52   « »

    Deir Yassine une déclaration comme : "il ne vaut mieu pas en parler", férifiable ou pas, ne veut absolument rien dire.
    Vous savez nous ne savons toujours pas si Napoleon est mort d’un cancer, ou empoisonné par les anglais.
    Attentons les résultats de l’expertise.
    Contrairement à certains je sais douter, je ne dis pas qu’Arafat à été empoisoné, et je ne dis pas non plus qu’il l’a été.

  • permalien sebastien :
    5 juillet 2012 @18h13   « »
    a feuille de route (un peu floue) de Laurent Fabius

    Voila l’avis de scientifiques connaissant bien le polonium :

    Possible, mais comme la présebce du polonium peut être du à une cause naturelle, ou à une contamination après le déces, il faut faire une exumation.
    http://fr.search.yahoo.com/r/_ylt=A...

  • permalien Mourad :
    5 juillet 2012 @18h51   « »
    Intervieuw du président syrien par le journal turc {Cumhuriyet} du 5 juillet 2012.

    Quelques extraits :

    La révolution ne peut pas être une révolution de gangs, elle doit être une révolution du peuple

    Ne justifiez-vous pas vos opérations militaires, au nord de l’Irak et en Turquie, par la lutte contre le terrorisme ?
    Allons-nous dire que l’État turc tue son peuple dans ce cas ? C’est du deux poids-deux mesure, c’est de l’hypocrisie politique que nous n’acceptons pas !

    Mais nous devons bien distinguer les erreurs que nous commettons à l’intérieur de la Syrie (le régime) et les facteurs extérieurs.

    La stratégie anti-syrienne s’est articulée en trois étapes : d’abord celle des manifestations, dont beaucoup étaient appuyées de l’extérieur (...) ; ensuite est venue la création de zones sous contrôle de bandes armées, auxquelles l’armée a mis un terme (...) ; Enfin, il y a maintenant les assassinats, les massacres des civils ainsi que la destruction des institutions syriennes.

    Nous savons tous que les institutions internationales sont soumises à la volonté américaine et occidentale (...) Elles n’expriment que les rapports de forces internationaux.

    Tant que nous sommes dans notre droit, nous ne fléchirons donc ni devant les organisations internationales ni personne d’autre

  • permalien X :
    5 juillet 2012 @19h01   « »

    Mourad :
    5 juillet @18h51 « 
    Intervieuw du président syrien par le journal turc Cumhuriyet du 5 juillet 2012.

    Quelques extraits :

    Bullshit d’un dictateur criminel en fin de carrière, et peut être même en fin de vie

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juillet 2012 @19h02   « »

    @ gloc

    "Je ne comprends pas à quelles avancées vous faites allusion...."

    J’ai juste cité Ben Alofs qui a écrit ceci : "Back in 2004 (the year of Abu Ammar’s death) .....poisoning people with polonium-210 was thought to leave "no trace" because of the isotops’s rapid half life, but new detection methods allow to establish not only when but where a polonium sample was produced"

    "Dites plutôt que si Percy a été choisi, c’est parce que ’on savait Arafat irradié, si vous tenez à cette thèse, mais n’imaginez pas une seconde, que votre hypothèse d’un oubli, soit crédible"

    J’ai nulle part parlé d’un oubli ! Je ne tiens à aucune thèse et je n’ai pas l’impression - ni avant ni après avoir vu ce documentaire - qu’on savait Arafat irradié. Vous en avez des informations à ce sujet ?

    Puisque comme moi, vois n’avez pas de connaissance dans la matière, ici un article pour les nuls comme nous qui explique à peu près compréhensiblement de quoi il s’agit :
    - www.francetv.fr/info/la-polo...
    Le paragraphe "Est-il facile à détecter" en particulier.

    Pour comparer avec une autre domaine : le dopage dans le sport. Des sportifs dopés ont été contrôlés négatifs parce qu’ils étaient dopés à des substances qu’on n’avait pas encore la possibilité de détecter au moment du dopage, l’EPO notamment.

    On dit que dans ce domaine les tricheurs ont toujours une longueur d’avance sur les contrôles, et maintenant on garde des échantillons, ce qui permettra éventuellement de détecter un dopage à posteriori.

    En tout cas, je pense qu’on peut constater que vous n’avez pas vu le documentaire dont il est question.

  • permalien X :
    5 juillet 2012 @19h47   « »
    Regardez le Reportage dont vous parlez

    1/2

    gloc

    Ce qui permet de dire que :

    - soit le polonium 210 a bien été détecté à Percy, mais tu pour éviter une réaction à chaud.

    - soit le poloinium 210 a contaminé depuis, les effets d’Arafat.

    Il n’y a que deux possibilités selon vous, et vous excluez toute autre possibilité, notamment celle d’un empoisonnement ? C’est bien curieux c’est quoi exactement qui vous permet d’affirmer ça ? je n’ai pas compris votre raisonnement. Les arguments vous ayant permis de conclure sont deux :

    -C’est le premier élément découvert par Pierre et Marie Curie en 1898

    - À la suite de la découverte du polonium dans la fumée de cigarettes au début des années 1960, les grands fabricants américains se sont penchés sur des méthodes susceptibles de réduire les quantités présentes, allant dans le cas de Philip Morris jusqu’à développer le premier laboratoire capable de mesurer de façon fiable les doses libérées.

    Lequel de ces arguments vous de conclure exactement quoi ? je meurs d’envie de savoir.

    Et vous parlez de manipulation d’Al Jazeera ? SVP expliquez nous votre raisonnement et la logique derrière.

    Si vous aviez vu le reportage dont tout le monde parle vous auriez appris que à Percy toute hypothèse d’empoisonnement n’avait pas été explorée. Par conséquent, ni le Po ou un autre poison n’ont fait l’objet d’investigation. Et le laboratoire Suisse avait fait un tas d’analyse pour découvrir qqq chose avant de faire des analyse sur la présence du Po.

    Regardez le reportage.

  • permalien K. :
    5 juillet 2012 @19h54   « »

    - Un "bon dictateur" sera difficile à imposer en Libye dit-on ici. http://www.spiked-online.com/site/a...

    - Le scandale Amnesty International USA (qui a à sa tête une nouvelle dirigeante issue du cénacle yankee-sic-). http://www.stopwar.org.uk/index.php...

  • permalien Mourad :
    5 juillet 2012 @20h28   « »

    Témoignage de Myret Zaki qui estime que plus de la moitié des (15000 ?) morts en Syrie sont dus aux contestataires. Les autres étant des terroristes armés que les agences de presse et l’OSDH insèrent dans la catégorie des civils.

    Il a ceux qui respectent le droit international et ceux qui cherche de prétextes crédibles pour le contourner.. et ceux encore qui attendent que la guerre soit faite pour dénoncer les ingérences (comme en Libye). On n’a d’ailleurs toujours pas entendu le Monde Diplomatique sur la supercherie de Houla.

    Analyse de Jean Michel Vernochet sur Houla (mises en parallèle avec le massacre de Racak en Ex-Yougoslavie) :

    http://www.dailymotion.com/video/xr...

  • permalien Sarah :
    5 juillet 2012 @21h44   « »

    Le régime de Bashar Al Assad,avant le début des bouleversements dans le monde arabe,était clairement engagé dans une voie de "normalisation" de ses rapports avec l’occident:des ambassadeurs américain et français étaient revenus à Damas,le régime avait commencé à libéraliser son économie(ce qui a d’ailleurs créé une partie des mécontentements de certaines couches de la population),bref je pense que , je peux évidemment me tromper,l’administration Obama n’avait pas interet à destabiliser ce régime.

    Donc,je ne crois pas à la théorie conspirationniste(en tout cas pas celle-là)contre Bashar,théorie relayée par beaucoup de sites d’info alternatifs.

    Ce qui n’exclut évidemment pas que les potentats du Golfe(d’ailleurs plus que les américains ou certains pays européens)ont envie de voir Bashar tomber.

    En effet,on connait tous l’obsession du régime féodal d’Arabie Séoudite contre l’Iran ou les chiites.

  • permalien Sarah :
    5 juillet 2012 @21h44   « »

    C’est curieux que Mourad n’intervienne ici que pour défendre le pauvre Bashar Al Assad, victime d’un complot international comme chacun le sait.

    Rappelons quelques faits sur la Syrie :

    Les soulèvements commencent en Syrie en février 2011:les syriens manifetent pacifiquement contre le régime.
    Ce dernier réprime de manière violente ces manifestations pacifiques(des enfants sont torturés,voire tués).

    La répression continue de manière féroce et est très peu relayée par les médias internationaux,y comrpis Al Jazeera,ce dont se plaindront plusieurs membres de l’opposiion syrienne.
    La couverture de la chaine qatarie change,de manière radicale,plusieurs semaines après le début du soulèvement:désormais elle est très anti-Bashar et ne donne la parole qu’à des membres de l’opposition,et relaye sans arrêt "les vidéos amateurs de l’opposition"( en passant sous silence ce qui se passe au Bahrein où la révolte est réprimée dans le sang avec le soutien du Qatar).

    La fameuse communauté internationale est reste très modérée dans ses condamnations de la répression en Syrie au début :
    Obama,Clinton,et même Sarkozy demandent "des réformes","une transition" mais pas la fin du régime !

    Ce n’est qu’en aout 2011,c’est à dire six mois après le début des manifestations que Obama,Sarkozy et quelques autres leaders eurpéens appellent Bashar à quitter le pouvoir.

    Pendant ce temps là la répression a continué et une partie de l’opposition au régime s’est militarisée.
    Par ailleurs,je ne nie absolument pas que cette opposition ait pu commettre des actes répréhensibles,que des jihadistes type Al Qaida ait pu se joindre à elle.
    Toujours est-il que c’est le régime qui a décidé de s’engager de ce genre d’engrenage infernal dès le début.

    A aucun moment les américains ou les européens n’ont envisagé une internvetion militaire en Syrie:c’est une certitude.

    D’abord,parce qu’ils se satisfaisaient un peu près du régime syrien.
    Les américains comme les israeliens préfèrent Bashar Al Assad à l’inconnu,au chaos ou même aux frères musulmans.

    D’ailleurs,à ce sujet,Zbigniew Brzezinski(le conseiller officeux d’Obama pendant sa campagne électorale) avait rencontré personnellement Bashar Al Assad et lui avait demandé s’il était prêt à un réglement du conflit avec Israel,ce à quoi Bashar lui avait répondu oui.
    Brzezinski avait insisté en précisant "Comme l’Egypte et la Jordanie"(c’est à dire indépendemment de la question palestinienne),là encore Bashar lui aurait répondu positivement.

  • permalien Sarah :
    5 juillet 2012 @21h48   « »

    Oups une mauvaise manip !

    Il faut inverser l’ordre de mes commentaires:d’abord lire le deuxième (qui est en fait le premier)et ensuite le premier !

  • permalien X :
    5 juillet 2012 @22h10   « »
    Regardez le reportage dont vous parlez

    2/2

    Surtout que lorsqu’on a vu les dernières photos de Litvinenko et d’Arafat, même s’ils ont été irradiés par la même substance, chacun peut voir qu’ils étaient loin de présenter les mêmes symptômes

    Sur quoi vous vous basez pour dire ça : la couleur de la peau, l’age la barbe alors que d’autres pensent le contraire.

    Envisager une manipulation de l’opinion n’est pas à écarter, surtout quand l’information vient d’Al Jazeera

    Vous vous attaquez à l’intégrité des experts suisses et autres spécialistes qu’Al Jazeera a consulté, ils ont fait leurs analyses appraement en toute indépendance (à moins qiue vous nous prouvez que ce sont des charlatans) ou ont été payé pour sortir un résulatat du chapeau...

    Malgré leurs travaux ils ont conclus qu’il est possible qu’il y’ait eu empoisonnement et ont suggéré de faire des analyses sur les restes de Arafat.

    Vous par contre vous avez emis vos deux possibilités :

    -soit le polonium 210 a bien été détecté à Percy, mais tu pour éviter une réaction à chaud.

    - soit le poloinium 210 a contaminé depuis, les effets d’Arafat

    la première (qui n’exclut pas un empoisonnement d’ailleurs) veut dire que le Labo français a aussi comme les suisses sont des manipulateurs ils ont caché ce qu’ils ont bel et bien detecté par analyse (à chaud vous dites !! alors que c’était leur travail).

    Mais vos accusations des français sont plus grave : ils ont peut être chaché un crime d’empoisonnement du PRÉSIDENT PALESTINIEN.

    Et ont donné à sa famille et à l’autorité palestinienne UN DOSSIER MÉDICAL ÉPURÉ DES RÉSULTATS DE LEUR TROUVAILLE.

    Regardez le reportage dont vous parlez.

    POURQUOI MAINTENANT ?

    Regardez le reportage dont vous parlez.

    Sachant que Percy, n’avait pas fait des recherches sur des empoisonnements et pas sur el Po : quel est le moment qui nous aurait évité cette question : Réponse : aucun

    Si vous aviez regardé le reportage dont vous parlez vous auriez appris que l’affaire a commencé il y’a environ un an lorsqu’un jouranliste a voulus pousser les recherches en raison vu que la mort ést resté un mystère même pour les médecins qui ont tenté de le soigner. La durée des recherches et de l’enquête est expliquée dans le reportage.

    Donc à votre question pourquoi maintenant la réponse est : les résultats viennent d’être obtenus.

    Mais je sais vous allez me dire : Mais pourquoi le journalisate avait eu l’idée il y’a exactement un AN.

    Là je n’ai pas de réponse.

    Mais ça sent un COMPLOT entre Al Jazeera, Le Labo Suisse, Percy et Le Qatar au minmum. D’où ce que vous écriviez a Deir Yassin :

    Envisager une manipulation de l’opinion n’est pas à écarter, surtout quand l’information vient d’Al Jazeera

  • permalien Sarah :
    5 juillet 2012 @22h13   « »

    Concernant le "printemps arabe" en général :

    Le seul pays où la transition du pouvoir a été réellement effectuée,du moins la plus avancée,c’est la Tunisie.

    En Egypte,c’est toujours l’armée qui détient la réalité du pouvoir,le nouveau Présient Morsi n’a aucun pouvoir effectif,si ce n’est celui de mobiliser la rue et encore !(les FM ont perdu beaucoup de crédibilité auprès du peuple égyptien).

    La question qu’il faut se poser est si l’armée(qui représentent non seulement le pouvoir militaire mais aussi d’importants interets économiques et impériaux dont ceux des USA et d’Israel)ne se sert pas de Morsi et des FM pour mieux garder le pouvoir en faisant perdre toute crédiilté à la seule opposition réellement organisée et populaire.

    En Libye,les choses sont encore plus compliquées:luttes tribales,divisions régionales,main mise sur l’économie du pays par des "nouveaux démocrates ultra-libéraux",etc et ce ne sont pas des élections,plus ou moins libres,plus ou moins achetées,qui vont réellement changer les choses.

    Je ne connais pas vraiment la situation du Yémen,mais là non plus rien ne semble encore joué !

    Bref malgré tout cela,je reste quand même optimiste(si si !):je pense qu’à long et moyen terme,les choses bougent dans le bon sens.

    C’est maintenant que les élites et les peuples de la région doivent continuer leurs luttes,demander plus de justice,ne rien lâcher !

    Et surtout poser les vraies questions(économie,place de l’armée dans la vie politique,lutte contre la corruption,diversification des échanges économiques et politiques avec les pays émergeants,etc)et ne pas se faire piéger par des débats inutiles.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    5 juillet 2012 @22h19   « »

    @ Deïr Yassin

    A propos de

    sebastien // 05-07 / 17h52

    Contrairement à certains je sais douter, je ne dis pas qu’Arafat à été empoisoné, et je ne dis pas ... qu’il l’a été.

    Ah, la profondeur de la remise en cause chez certains sionistes m’épatera toujours. Voilà qq’1 qui sait douter !

    Enfin, si on perd de vue que les deux branches de l’alternative reviennent à

    "... je ne dis pas qu’Arafat a été empoisonné".

    Voilà un doute solide et de qualité supérieure !

    Et même de qualité super-sioniste tout au moins !

    Bref, un doute qui ne laisse pas place au doute !

    Ce genre de doute qui convient fort bien à l’idéologie sioniste !

  • permalien X :
    5 juillet 2012 @23h38   « »

    Sarah :
    5 juillet @21h44 «  »

    Votre lecture des faits est exacte, et j’y adhēre sans réserve en particulier :

    Les soulèvements commencent en Syrie en février 2011:les syriens manifetent pacifiquement contre le régime.
    Ce dernier réprime de manière violente ces manifestations pacifiques .......

    .......
    Ce n’est qu’en aout 2011,c’est à dire six mois après le début des manifestations que Obama,Sarkozy et quelques autres leaders eurpéens appellent Bashar à quitter le pouvoir.
    Pendant ce temps là la répression a continué et une partie de l’opposition au régime s’est militarisée.

    J’ajouterias seulement que l’opposition n’a commencē à prendre les armes que 5 à six mois aprēs le dēbut des manifestation et plusieurs milliers de morts.

    Qu’en pense Mourad, Shanaa et autres complotistes ?

  • permalien X :
    6 juillet 2012 @00h07   « »
    Encore une grosse tuile pour Assad et Mourad qui va dire c’est un mensonge

    Défection d’un général syrien avant la réunion de Paris

    BEYROUTH (Reuters) - Le président Bachar al Assad était confronté jeudi à la plus importante défection en date depuis le début de l’insurrection en Syrie, avec le départ vers la Turquie du général Manaf Tlas, membre de la Garde républicaine, à la veille d’une réunion à Paris des Amis du peuple syrien, les pays qui soutiennent le soulèvement.

    Manaf Tlas, dont la défection a été annoncée par le site pro-gouvernemental Syriasteps, était l’un des rares responsables parmi les proches de Bachar al Assad, généralement alaouites comme le président lui-même, à appartenir à la majorité sunnite.

  • permalien K. :
    6 juillet 2012 @00h58   « »

    *MS. NULAND : *Matt, as you have made clear again and again in this room, we are not always consistent.

    La représentante du département d’Etat US revendiquant haut et fort son soutien aux crimes de l’entité sioniste.
    http://mondoweiss.net/2012/07/state...

  • permalien Lio :
    6 juillet 2012 @08h49   « »

    Merci K. pour le lien vers le texte magnifique d’Amal Hanano sur la Syrie !
    One Year of Hope

    J’aimerais bien le trouver en arabe mais mes recherches n’ont pas abouti.

  • permalien Lio :
    6 juillet 2012 @08h56   « »

    Mourad : "Témoignage de Myret Zaki qui estime que plus de la moitié des (15000 ?) morts en Syrie sont dus aux contestataires. Les autres étant des terroristes armés que les agences de presse et l’OSDH insèrent dans la catégorie des civils."

    Même Lolo le Mytho n’a pas encore atteint une telle maîtrise de la hasbara ! Il faut vraiment se pincer quand on lit ce genre d’énormités.

    Une autre expression de Mourad qui évoque immédiatement les mensonges les plus éhontés des ultrasionistes : "la supercherie de Houla".
    Remplacez "Houla" par Jenine ou Mohammed el-Dura...

  • permalien sebastien :
    6 juillet 2012 @10h04   « »

    s=exp(j*pi)je constate l’intéret que vous portez à la recherche de la vérité.
    Vous auriez du faire juge à Moscou dans les années 1930, ou plus récement à Outreau.

  • permalien Orangerouge :
    6 juillet 2012 @12h43   « »
    Jacob Cohen ciblé deux fois par la Ligue de Défense Juive

    Ecouter Jacob Cohen dont les paroles ne sont jamais relayées par les média occidentaux et qui, témoignant de sa propre expérience de sioniste, nous explique comment le Mossad procède en France :

    http://www.youtube.com/watch?v=FawT...

    L’impunité en France de la Ligue de Défense Juive doit elle se poursuivre ?

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien Yann :
    6 juillet 2012 @13h44   « »

    C’est ça, l’orientalisme ?

    http://mobile.lemonde.fr/idees/arti...

    "le grand général ((de Gaulle)) (...) fit ((de l’Algérie)) un pays libre et indépendant."

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