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Péripéties financières (Libor et taux d’intérêt négatifs)

lundi 23 juillet 2012, par Frédéric Lordon

Ça n’est pas que ce soient des choses de première importance, en tout cas pour certaines, comme la piteuse affaire du Libor, peut-être pas de l’importance qu’on proclame à grands sons de trompe, mais tout de même ce sont quelques bizarreries de la finance à propos desquelles il peut être utile de proposer quelques hypothèses – parfois à caractère un peu technique.

Le puzzle des taux d’intérêt négatif

En commençant par cette étrange histoire des taux d’intérêt négatifs – équivalent financier du monstre du Loch Ness, c’est-à-dire normalement introuvable. La bête apparaît une première fois en janvier 2012 avec une adjudication allemande à six mois – sur le marché secondaire, le Bubill, six mois était négatif depuis la fin de l’année précédente. On se dit qu’on a rêvé, que c’est l’échéance, très courte, qui a produit un blip incompréhensible, en tout cas que ça va passer. Mais récidive à l’été, sur l’échéance (plus impressionnante) du deux ans : le marché secondaire passe dans le négatif début juin avant la consécration d’une émission en bonne et due forme au taux farceur de -0,06 %. Et voilà que d’autres pays suivent allègrement, la France, la Belgique, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) même. Notons au passage que les agences de notation ont bonne mine puisque la France et le FESF, par exemple, ont perdu leur triple-A mais empruntent néanmoins à des taux négatifs. On se demande ce qu’il va falloir réussir à faire pour le regagner : obtenir des investisseurs qu’en plus de prêter à perte, ils fassent des travaux d’intérêt général ?

Pour couronner le tout, la Banque centrale du Danemark s’y met à son tour [1]. S’agissant de cette dernière, on pourrait presque comprendre : une banque centrale confrontée à un système bancaire privé en pleine décapilotade a généralement pour première solution d’abaisser le coût de ses refinancements pour rouvrir les marges des banques et leur permettre au plus vite de refaire les profits – dont on retape les bilans. La banque centrale est une institution souveraine, elle peut donc avoir toutes les audaces, y compris celle-ci si elle le souhaite.

La chose devient passablement plus mystérieuse quand il est question d’investisseurs institutionnels sur les marchés obligataires. On entend bien l’explication communément donnée que la situation désastreuse de la zone euro et les dégradations en série ont asséché le réservoir des actifs dits « sans risque », en général des titres souverains notés triple-A et que flight-to-quality oblige, tout le monde se reporte sur les triple-A restant, en premier le Bund allemand, dont les taux baissent tendanciellement à mesure qu’il devient l’unique havre de sécurité de la finance européenne (avec le Franc Suisse...).

Que les taux allemands baissent tendanciellement, peut-être même jusqu’à zéro, soit. Mais c’est une rupture qualitative qu’ils deviennent négatifs, et en première approximation rien ne permet d’en rendre compte. C’est qu’on va avoir du mal à éviter la question de base : pourquoi des agents économiques supposément rationnels en viennent-ils à accepter de payer pour prêter (!) alors qu’ils pourraient simplement rester liquides ? Normalement, à risque identique, on prend l’actif de plus haut rendement, et il est vite fait de choisir entre celui portant taux négatif et un autre qui rapporte zéro. Sans doute le Bund allemand est-il un actif sans risque – mais devenu payant ! Or un actif tout aussi sans risque mais – au moins ! – rémunérant zéro, il en existe un : le cash. Quelles sont les raisons qui peuvent décider les investisseurs à un arbitrage que tout qualifie d’irrationnel en première lecture ? Voici trois conjectures à ce sujet.

Trois hypothèses sur les taux négatifs

1) Les actifs de meilleure qualité ne servent pas que pour eux-mêmes : ils servent également de collatéral dans des opérations sur d’autres marchés, notamment pour les dépôts de marge dans les transactions de produits dérivés. Or la collatéralisation est d’autant plus coûteuse que les titres apportés sont de moins bonne qualité. Il peut donc être rationnel de payer pour se procurer du triple-A raréfié afin de faire des économies de collatéralisation dans d’autres opérations.

2) Le cash est un actif sans risque, la chose est entendue. Mais, au-delà de l’actif lui-même, le jugement de « sans risque » devrait voir son objet étendu jusqu’aux institutions auprès desquelles le cash est déposé. Or, comme on sait, la santé de ces dernières est de plus en plus sujette à caution – en Espagne, en Grèce, en Irlande au premier chef, mais par voie de conséquence dans toute la zone euro dont les systèmes bancaires sont profondément interconnectés. C’est très bien d’avoir du cash actif-sans-risque au chaud quelque part, mais si le « quelque part » vient à s’écrouler, tout sans risque qu’il soit intrinsèquement le cash se trouvera extrinsèquement volatilisé !

Mais, demandera-t-on, y a-t-il une différence sous ce rapport entre cash et titres déposés auprès d’une institution financière ? La réponse est oui car même si l’intermédiaire fait faillite, les titres dont il n’est que custodian demeurent ce qu’ils sont, à savoir l’expression d’une relation de crédit entre un créancier (le propriétaire des titres) et un débiteur (leur émetteur) déterminés. La disparition de l’intermédiaire custodian n’atteint en rien cette relation qui se conçoit indépendamment, perdure et continue de produire ses effets (versement du coupon et remboursement du principal) après son éventuelle faillite. Il en va tout autrement pour un dépôt de cash car la monnaie est l’expression d’une créance de son détenteur mais sur toute la société, une créance non assignable, sans débiteur particulier à son autre extrémité.

En tout cas, la non-préférence pour le cash, alors que ce dernier serait la position rationnelle (de première approximation), est l’expression d’un jugement de défiance porté sur les institutions de dépôt… et, si la nouvelle des taux négatifs semble avoir de quoi faire rire, il n’y a en fait vraiment pas lieu de s’en réjouir.

3) Ceci d’autant moins que la troisième hypothèse n’est pas vraiment faite pour redonner le moral. Payer pour avoir du Bund allemand redevient en effet pleinement rationnel dans la perspective d’un éclatement de la zone euro qui verrait le retour au mark et sa réévaluation fulgurante. Certes, donc, les investisseurs payent un peu pour avoir du Bund en euros… mais avec la possibilité, par éclatement de la monnaie unique, de se retrouver avec la même créance re-libellée en marks, donc gratifiée d’une très belle plus-value de change par rapport aux monnaies nationales reconstituées.

[On pourrait cependant faire l’objection suivante : si l’événement anticipé est l’explosion de l’euro, alors il devrait a fortiori faire sentir ses effets sur les échéances les plus longues : si l’on anticipe à six mois que l’euro ne sera plus là, par le fait on l’anticipe à un an, deux, dix… Objection à l’objection : l’événement en question n’a rien de certain et est envisagé affecté d’un coefficient de probabilité. C’est sous cette pondération probabiliste qu’il est incorporé dans les prix (les taux) – à toutes les échéances. Or la courbe des taux est croissante (on paye plus cher pour emprunter à long terme qu’à court). Toutes choses égales par ailleurs, l’événement probabilisé « explosion de l’euro » opère une translation vers le bas de la courbe des taux, suffisamment pour que les taux les plus courts, qui sont aussi les plus bas, finissent par passer dans le négatif, mais pas suffisamment pour que les taux les plus longs (et les plus élevés) suivent tous.]

Au total si l’on met de côté les arguments techniques de la collatéralisation, les rationalités sous-jacentes aux taux négatifs (car il y en a) portent des jugements implicites sur la situation européenne qui disent plus l’imminence de la catastrophe que le bonheur des emprunteurs…

Libor, une casserole de plus

D’une obscurité l’autre – mais pas du tout de même genre : à côté du puzzle des taux négatifs, le scandale du Libor trafiqué. Ici des mécanismes de marché bizarres, là la main visible de tripatouillages éhontés.

Chaque jour, les membres d’un panel de banques sont chacun invités à répondre à la question de savoir quel lui semble le taux adéquat auquel emprunter auprès de ses chers confrères. La British Bankers Association recueille les réponses, élimine le quart du haut, le quart du bas, et fait la moyenne de la moitié du milieu. Le taux qui sort s’appelle le Libor, comme London Interbank Offered Rate, il se calcule pour une multiplicité d’échéances, de un jour à douze mois, et sert de référence à tous les marchés de gros du crédit, soit plusieurs trillions de dollars de contrats de dette… Inutile de dire que le plus léger tripatouillage du Libor a potentiellement des répercussions astronomiques.

Or tripatouillage il y a eu, et pas qu’un peu. C’est Barclays qui s’est fait poisser – et la presse est maintenant remplie des e-mails gratinés découverts par l’enquête. Gratinés parce qu’il y avait deux mobiles plutôt qu’un. Le premier sent un peu la détresse. A l’automne 2008, au moment des grands stress du marché interbancaire, Barclays s’inquiète de se voir seule à déclarer des propositions Libor (le taux auquel elle pense raisonnablement pouvoir emprunter auprès des autres banques de la place) bien plus hautes que la moyenne. La tête qui sort du lot n’est jamais promise à un traitement bienveillant, et spécialement dans le cas présent puisque déclarer une proposition Libor plus élevée que les autres, c’est consentir implicitement qu’on est un risque plus grand, donc avouer une situation plus détériorée. C’est là le genre de singularisation dont aucune banque n’a envie, pas plus Barclays que les autres. Aussi commence-t-elle à déclarer des taux Libor inférieurs à ce qu’elle paye vraiment dans l’interbancaire, l’essentiel étant qu’un affichage avantageux permette de faire illusion quant à sa situation financière réelle.

Mais le capitalisme financier fait ventre de tout et, d’une situation de détresse initiale, on peut faire une opportunité de profit ! Car pendant que le département Trésorerie est en charge de déclarer les propositions Libor, le desk Taux fixe lui spécule pour compte propre… sur le même Libor. Ainsi annoncer un Libor artificiellement tiré vers le bas permet aussi de prendre des positions gagnantes presque à tout coup sur les actifs qui en dépendent le plus étroitement. Censément les départements Trésorerie et Taux fixe sont déontologiquement et hermétiquement séparés. Las, la « muraille de Chine » est en papier japonais. Et d’un département à l’autre on se parle quotidiennement pour arranger des opérations bien combinées – « je m’apprête à déclarer un taux qui va tirer le Libor vers le bas, prends donc tes positions en conséquence ». Et plus on est de fous, plus on rit. La coordination n’a été que plus juteuse de s’élargir à d’autres banques du panel Libor, puisque évidemment si tout le monde s’y met, on peut faire du Libor à peu près ce qu’on veut – aussi est-ce une revue de détail des plus grandes banques de la planète que l’enquête est en train de porter au jour.

Pour que le bottin mondain soit tout à fait complet il ne manquait que les banques centrales – surprise, elles y sont également ! Evidemment pas du côté « tripatouilleur », mais du côté « surveillant débonnaire ». Car, bon camarade et soucieux de ne pas tomber tout seul, Bob Diamond, le patron (maintenant démissionné) de Barclays n’a pas manqué d’embarquer avec lui Paul Tucker, n° 2 de la Bank of England (BoE), auprès de qui il s’était ému de se retrouver vilain petit canard, et de qui il semble avoir obtenu un feu vert au moins implicite pour tâcher de « rentrer dans le rang » en déclarant des taux plus « raisonnables ». Et de même, car le scandale est planétaire, comme souvent quand il est question des débordements de la finance, la Réserve Fédérale de New York semble avoir eu un comportement semblable avec certaines de ses ouailles.

Mais où sont les victimes ?

L’affaire est fumante à souhait, et pourtant savoir quoi en penser exactement est moins simple qu’il n’y paraît. En toute première lecture, c’est une affaire de corne-cul pour technicien, à propos d’un obscur paramètre de la finance. Mais voilà, le corne-cul intéresse in fine des trillions de dollars de crédits et, vu sous cette perspective, demande manifestement qu’on s’y arrête. Sans parler du relevé d’une malhonnêteté de plus de la finance libéralisée – qui finit par en avoir un certain nombre au compteur.

Mais qui a été vraiment lésé dans cette affaire et comment ? La première victime est abstraite, ce sont les principes, ceux de la morale bien sûr si l’on veut (mais ça n’est jamais un angle très intéressant), mais aussi ceux de la confiance réputée le liant invisible de toute l’activité financière. Une monstrueuse pyramide de contrats repose sur des éléments intangibles comme le respect de la parole donnée – des transactions aux montants faramineux sont scellées par un simple échange de quelques mots au téléphone –, ou bien la qualité de certains ancrages conventionnels – comme le Libor. Si les paramètres fondamentaux des marchés de crédit commencent à être douteux, il va devenir difficile de faire des calculs et de prendre des positions qui veuillent dire quelque chose.

Tout ceci cependant reste assez abstrait. Et plus concrètement ? Une pétition a été lancée sur le site Avaaz pour exiger réparation des fraudes bancaires. Ses initiateurs n’ont visiblement pas prêté attention au fait que de ces fraudes, tous ceux qui se trouvent du côté « débiteur », c’est-à-dire les agents économiques endettés – parmi lesquels les ménages, les étudiants – ont bénéficié ! Si le Libor est une sorte de taux de base bancaire, les taux d’intérêts débiteurs se trouvent, toutes choses égales par ailleurs, diminués par les manipulations qui visent à tirer la référence vers le bas. Les victimes de l’escroquerie Libor se recrutent, elles, du côté « créancier », le côté des investisseurs, soit les fortunés et leurs mandataires… Ce n’est donc pas du côté des effets concrets de la fraude qu’on trouvera les mobiles de la révolution (qui n’en manque pas d’ailleurs, y compris, surtout, à l’endroit de la finance, mais pour d’autres raisons).

Au passage, cette extrême dissémination des gains et des pertes risque de rendre impossible toute indemnisation et d’autant plus qu’elle donnera lieu à des déclarations contentieuses très asymétriques : on gage que, si les perdants (les créanciers) feront du bruit, les gagnants (débiteurs) ne se manifesteront pas trop. Or en fait c’est de la seconde à la première catégorie qu’il faudrait opérer la redistribution des sommes mal aiguillées par les distorsions du Libor.

Le « régulateur » otage

On observera aussi que Libération, habitué des combats périphériques, fait sa une sur les « banksters » (Libération, 18 juillet 2012.) – et l’on se demande, du coup, s’il ne faudrait pas y voir un indice de l’innocuité relative de cette affaire. Que The Economist en fasse lui aussi grand cas est déjà bien plus significatif. Au moins ce dernier avoue-t-il sans détour le fond de ses préoccupations : moins l’affaire en elle-même que le fait que ces imbéciles de banquiers fraudeurs vont finir par rendre politiquement irrésistible la re-régulation à laquelle la finance a jusqu’ici merveilleusement échappé.

C’est précisément à propos de re-régulation que l’implication des banques centrales est la plus parlante. Il faut en effet méditer ce paradoxe qui voit le « régulateur » du côté des fraudeurs pour en venir à la conclusion que la forme prudentielle de la re-régulation financière est une entreprise sans espoir. Sauf l’hypothèse d’une propagation foudroyante du Mal, la présence des banques centrales dans cette affaire est en soi un indice de l’inanité du discours moral sur la finance – armé de ses solutions à base d’éthique en toc. La désastreuse implication du « régulateur » ne doit rien à une intermittence accidentelle de la moralité mais tout aux nécessités structurales de la finance de marché déréglementée.

Car au moment où il donne son aval implicite aux traficotages de Barclays, le n°2 de la Bank of England choisit moins le côté du Mal qu’il ne prend celui des intérêts de place à défendre. Au travers de Barclays, acteur de poids du système bancaire britannique, appelé à y semer un fameux foutoir si vient à se savoir dans quelle déconfiture elle se trouve, c’est la City tout entière que la BoE veut sauver du collapsus. Ainsi les crises financières se caractérisent-elles, en particulier, par l’extrême toxicité d’une « mauvaise nouvelle » touchant un acteur de poids, capable, même isolée, de déclencher un run global. C’est cela que la BoE veut à tout prix éviter, exactement de la même manière que Jean-Claude Trichet, alors directeur du Trésor [2], s’était trouvé, à son corps défendant, happé par la machine infernale « Crédit Lyonnais » dont il avait autorisé la dissimulation des pertes pour ne pas nuire à la place de Paris, fragilisée par une crise financière générale. C’était en 1992.

Dans ces conditions, le « régulateur » ne peut rien réguler, pris qu’il est par des forces irrésistibles inscrites dans les structures de la finance libéralisée. Car ça n’est plus une alternative qui s’offre à lui, mais un dilemme : soit obliger à la révélation des mauvaises nouvelles, mais avec la certitude de déclencher une catastrophe générale, soit tolérer leur dissimulation mais avec la certitude opposée qu’à terme elles devront sortir, que de toute façon la catastrophe sera là, et que rétrospectivement il lui en coûtera en perte de crédibilité pour ne pas s’être tenu à l’obligation de surveillance et de publicité qui est la sienne. Voilà donc le triste destin du régulateur : en situation de crise, il est la proie des régulés, dont un tout petit nombre, parfois un seul, suffit à déstabiliser une place entière et à écrouler tout le système.

De cette lamentable histoire on peut donc – mais, comme toujours, à condition de le vouloir – tirer quelques enseignements simples.

1) La multiplication des fraudes avérées de la finance (comprise comme groupe social) est maintenant telle qu’il faut tenir pour certain qu’il y en aura d’autres, qu’il y en aura toujours.

2) La fraude du Libor n’a pas en soi semé de gigantesques destructions, ni lésé le public comme la crise des subprime et ses suites par exemple. Mais rien n’interdit de penser que la prochaine embrouille aura le bon goût de se tenir à cette propriété.

3) Et surtout : si dans ce paysage où cohabitent tripatouillages notoires et désastres à la régulière, le « régulateur » se trouve immanquablement neutralisé et incapable de faire son office, alors il faut en finir avec l’idée de « régulation » sous la forme qui lui est actuellement donnée, à savoir celle de la supervision prudentielle. Il ne faut pas « surveiller » la finance, il faut lui interdire bon nombre de ses secteurs et bon nombre de ses pratiques [3], en assortissant ces interdictions des sanctions les plus rudes – comme celle qui punirait toute infraction de nationalisation-saisie pure et simple. Gageons que les grands actionnaires des banques, agents économiques raffinés qu’on dit très sensibles aux effets d’incitation, sauraient soupeser celle-ci à son juste poids.

Notes

[1] Le taux de ses certificats de dépôt est de -0,05 % depuis le 5 juillet.

[2] Contrairement à ce que j’ai écrit dans une première version de ce texte et que je rectifie grâce à la vigilante lecture de M. Guillaume Nolin.

[3] « Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières, La pompe à phynance, avril 2008 ; « Si le G20 voulait », La pompe à phynance, septembre 2009.

80 commentaires sur « Péripéties financières (Libor et taux d’intérêt négatifs) »

  • permalien Yvan :
    23 juillet 2012 @19h07   »

    Pour les taux négatifs, il y a une quatrième possibilité, c’est que faute de pouvoir prévoir des plus-values, les investisseurs essaient de contrôler leurs moins-values.

    Ce qui signifie qu’ils anticipent un effondrement des valeurs boursières européennes (au moins).

  • permalien Yvan :
    23 juillet 2012 @19h33   « »

    Pour le Libor, la re-régulation ne peut se faire sans volonté politique.

    Tant qu’à chaque fois que la main de la sœur d’un banquier sera prise dans la culotte d’un pot de confiture, nos élus se conteront de tortiller du popotin, en évoquant le risque systémique, ou la fatalité magique de la main (invisible pour le coup), rien ne changera, et on se contentera solennellement la main (du menteur) sur le cœur qu’une enquête va être diligenté vachement vite et restera sans suites, promis-juré.

    Nous avons donc tous un rôle à jouer pour faire comprendre aux élus que compte tenu des enjeux vitaux pour les nations, ce genre de filouteries sont du niveau du crime contre l’humanité, et que les sanctions, doivent être du même niveau.

  • permalien Crapaud Rouge :
    23 juillet 2012 @19h46   « »
    Cash à casse

    Quelque chose ne colle pas dans cette phrase : "Il en va tout autrement pour un dépôt de cash car la monnaie est l’expression d’une créance de son détenteur mais sur toute la société, une créance non assignable, sans débiteur particulier à son autre extrémité." : via la subordonnée introduite par "car", elle attribue aux dépôts de cash une propriété de la monnaie qui est vraie, certes, mais qui fait du banquier le propriétaire du cash déposé.

    Serait-ce pour cette raison qu’il n’est pas tenu de restituer les dépôts intégralement et en toutes circonstances, comme il est dit ici : "C’est très bien d’avoir du cash actif-sans-risque au chaud quelque part, mais si le « quelque part » vient à s’écrouler, tout sans risque qu’il soit intrinsèquement le cash se trouvera extrinsèquement volatilisé !" ?

    Notons que le vrai cash, - celui qui n’est déposé nulle part -, ne peut se volatiliser que sous la main de brigands de passage qui repartent sans laisser d’adresse, et que cela relance le débat initié par Jorion : après dépôt, le cash est-il encore du cash ?

  • permalien tiffauges :
    23 juillet 2012 @21h20   « »

    Je suis méchant :
    c’est devenu un scandale car ce sont les créanciers qui sont lésés.

  • permalien MV :
    23 juillet 2012 @22h39   « »

    Monsieur Lordon, les taux négatifs on déjà existé notamment au Japon.

  • permalien Nicks :
    23 juillet 2012 @23h07   « »

    Excellent résumé qui soulève la seule question qui vaille réellement : quand les pouvoirs publics reprendront-ils le contrôle ? Un contrôle qui passe en premier lieu par celui de la monnaie...

  • permalien Jean-Nicodème Cordulégastre :
    23 juillet 2012 @23h12   « »

    la sombre affaire du LIBOR aurait débuté dès 2005.Si après 2008,les créanciers sont abusés avant cette date ne sont ce pas les débiteurs ?

  • permalien steph :
    23 juillet 2012 @23h48   « »

    quand je lis "l’éthique en toc", il me vient du bobby lapointe...
    saine référence...

  • permalien Antoine Pitrou :
    24 juillet 2012 @00h19   « »

    J’ai deux questions :

    - si le taux des certificats de dépôt de la banque centrale du Danemark est négatif, cela veut dire qu’elle encourage les banques commerciales à faire circuler la monnaie centrale entre elles plutôt qu’à la déposer chez la banque centrale ? (la monnaie centrale est destinée, si j’ai bien compris, à effectuer les opérations de compensation entre banques commerciales ?)

    - si l’hypothèse des bunds allemands réévalués à la hausse à la faveur de l’explosion de l’euro est plausible, quid des taux négatifs français ? Car je n’ai pas entendu dire qu’en cas d’explosion de l’euro, le franc se mettrait lui aussi à monter (et encore moins le franc belge j’imagine ?).

  • permalien Cassandre :
    24 juillet 2012 @07h26   « »

    Peu importe que seuls les créanciers soient lésés, peu importe qu’Avaaz ne soit pas chimiquement pur et reste en deca s’une nécessaire scission des banques, il FAUT signer leur pétition et signer aussi celles qui réclament un retour de Steagal act, il faut que nous manifestions, en masse, notre ras le bol, il faudrait que nous fassions peur avec n’importe quelle arme , même celle que met entre nos mains les « investisseurs »

  • permalien BA :
    24 juillet 2012 @10h05   « »

    Pour pouvoir sauver la Grèce, l’Espagne et l’Italie, le Mécanisme Européen de Stabilité, MES, sera doté d’un capital de 700 milliards d’euros.

    Je recopie Wikipedia :

    « Le MES sera doté d’un capital autorisé fixé à 700 milliards d’euros dont 80 milliards à verser par tranche de 20% sur cinq ans. »

    Quels sont les cinq pays qui donneront le plus d’argent au capital du MES ?

    1- L’Allemagne versera au capital du MES la somme de 190,024 milliards d’euros.

    2- La France versera au capital du MES la somme de 142,701 milliards d’euros.

    3- L’Italie versera au capital du MES la somme de 125,395 milliards d’euros.

    4- L’Espagne versera au capital du MES la somme de 83,325 milliards d’euros.

    5- Les Pays-Bas verseront au capital du MES la somme de 40,019 milliards d’euros.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A...

    En clair :

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en faillite.

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l’océan.

  • permalien gva :
    24 juillet 2012 @11h48   « »

    Merci, merci, merci pour tout ce que vous faites. [Simple détail : dans votre avant-dernier paragraphe, la seconde phrase, quoique correcte, dit le contraire de ce que vous pensez me semble-t-il.]

  • permalien Alex :
    24 juillet 2012 @12h22   « »
    Taux d’interets negatif.

    L’interet des obligations a taux negatif n’est il pas de se preserver tout simplement d’une eventuelle hausse de l’inflation (anticipation de la creation massive de monnaie rendue necessaire par les faillites a venir de l’Espagne et de l’Italie) ?

  • permalien zorbeck :
    24 juillet 2012 @15h42   « »

    Excellent article !

    Un bemol toutefois. S’il est vrai que grosso-modo c’est plutot du coté des depots plutot que de l’emprunt que se trouvent les arnaqués du LIBOR, ca fait quand meme pas mal de biftons.

    Mais le gros de l’arnaque se trouve ailleurs, du coté des produits dérivés adossés aux taux LIBOR. Et là, on parle en milliers de milliards, les variations de taux de quelques points peuvent générer des pertes - ou des gains (pour ceux qui sont aux commandes de la manipulation ;-) - tout à fait exhorbitants. C’est le cas des options sur les taux $ LIBOR à 3 mois.

    Pour rappel, 1 tn cela veut dire mille milliard (extrait du FT du 19/07/2012) :

    $241tn : Value of three-month Euribor futures contracts traded on London’s Liffe in 2011

    donc, en chiffres : 241 mille milliard de $ rien que sur le Liffe. On comprend donc mieux comment une manipulation de pourcents de pourcents peut rendre des initiés tres riches...

  • permalien BA :
    24 juillet 2012 @16h13   « »

    Mardi 24 juillet 2012 :

    Une troisième région espagnole va demander l’aide de l’Etat :

    la Catalogne.

    La crédibilité de l’Espagne sur les marchés financiers a subi un nouveau coup mardi alors que la Catalogne, l’une de ses régions les plus puissantes, a admis qu’elle pourrait demander l’aide du gouvernement.

    La région du Nord-Est du pays, deuxième en termes de contribution au PIB, a l’intention de solliciter elle aussi une aide de Madrid, après une demande similaire formulée vendredi par Valence, a indiqué le responsable de l’économie du gouvernement catalan.

    Interrogé par la BBC sur un éventuel appel de la Catalogne aux finances du gouvernement espagnol, Andreu Mas-Colell a répondu : "Oui. La situation actuelle est que la Catalogne ne dispose pas d’autre banque que le gouvernement espagnol".

    Une annonce qui survient alors que l’Espagne elle-même est en danger sur les marchés, avec comme enjeu d’"éviter un effondrement financier imminent", souligne le journal El Economista. La plupart des analystes fixent octobre comme date limite.

    Le Trésor espagnol a d’ailleurs dû payer cher mardi pour emprunter 3,05 milliards d’euros, avec des taux passant de 2,362% à 2,434% pour les bons à trois mois et de 3,237% à 3,691% pour ceux à six mois, par rapport à la dernière émission similaire, le 26 juin, où ils s’étaient déjà envolés.

    http://www.boursorama.com/actualite...

  • permalien Martine Evraud :
    24 juillet 2012 @17h25   « »

    Le régulateur me semble posé en victime. N’a-t’il pas plutôt cousu son parfait costume pour participer à ces Bacchanales ?

  • permalien lionel goutelle :
    24 juillet 2012 @17h42   « »
    Serions nous tous plus ou moins Trichet ?

    Je ne savais pas que Jean Claude Trichet, quand même à l’époque directeur de la Banque de France (Au passage,ça fait penser à Alain Minc, chargé de la "déontologie" à la tête du journal Le Monde alors qu’il avait été convaincu, mais pas démissionné, d’un plagiat de plus de 60 pages ! Et je ne vois pas dans son cas de "nécessité structurale", quoique va savoir après le passage d’un sociologue) avait dû "couvrir", bien malgré lui, les agissements du Crédit Lyonnais. Tricher par obligation professionnelle (quand on est aux prises avec les structures de la finance dérégulée), c’était peut-être un destin alors ? Pourtant avec un tel nom, il aurait dû se méfier. le bougre...Trêve de plaisanterie : Je crois que Bourdieu disait quelque part que dans notre monde, ou la Bourse tient malheureusement le principal du pouvoir concret, la corruption était devenue quasiment structurale à la vie dans une telle "société" (que l’on dit pourtant "libérale". Mais pour qui au fait ?). Tous corrompus ? je plaisante bien sûr..Enfin à moitié, vu que (arrêtez moi si je me trompe) de plus en plus de monde (dont je ne fais pas parti, même si les profs ont leur "PREFON") met un pied dans les fonds de pensions pour assurer ses vieux jours (rappelez vous Ségolène Royale rassurant les milieux financiers en les assurant qu’elle "orienterait" les français vers les fonds de pension)....pour remettre un tel monde sur ses pieds, va falloir se lever tôt....

  • permalien Sophie :
    24 juillet 2012 @17h48   « »

    @ Crapaud Rouge .
    Le "cash" dont parle Frédéric Lordon ne me semble pas être des "espèces" mais simplement des liquidités déposés en banque (DAV)

    @Frédéric Lordon
    Monsieur Andrew Lo, professeur de finance au MIT, ne semble pas tout à fait de votre avis sur les effets de la manipulation des cours du Libor : http://www.businessinsider.com/info...

  • permalien Jean-Baptiste B :
    24 juillet 2012 @19h51   « »

    Cher Monsieur Frédéric Lordon,

    J’admire beaucoup ce que vous écrivez, votre verve, votre courage, votre ténacité et votre intégrité. Mais cette fois, j’ai quelques désaccords de fond avec vous.

    « les agents économiques endettés – parmi lesquels les ménages, les étudiants – ont bénéficié ! Si le Libor est une sorte de taux de base bancaire, les taux d’intérêts débiteurs se trouvent, toutes choses égales par ailleurs, diminués par les manipulations qui visent à tirer la référence vers le bas. »

    Vous vous méprenez largement sur ce passage.

    1) Les manipulations sont de trop faibles portées pour pouvoir impacter les taux des emprunteurs finaux : moins de 1 point de base, soit 0,01 % ! remarquez sur le graphique du lien à quel point les manipulations oscillent faiblement autour des taux directeurs.

    2) Les prêts aux particuliers obéissent à d’autres considérations que le taux Libor :
    a) La solvabilité de l’emprunteur (du moins telle que perçue par la banque)
    b) Le prix qu’est prêt à consentir cet emprunteur.
    c) La concurrence entre les banques qui réduisent ce qu’est près à payer l’emprunteur afin d’obtenir le contrat
    Enfin d) Le prix de refinancement auprès du marché interbancaire.

    En revanche, sur les produits dérivés, vous avez raison : on peut mettre dans des contrats des effets de seuil colossaux en fonction d’un petit peu plus ou un petit peu moins, sur des contrats de produits dérivés sophistiqués. Je ne m’y connais pas assez, mais c’est bien possible.

  • permalien etcetcetc :
    24 juillet 2012 @21h22   « »

    @steph
    Oui, pour le banquier la chanson marche aussi : ton éthique l’a quittée, ta tactique était toc...

  • permalien BA :
    24 juillet 2012 @21h36   « »

    Mardi 24 juillet 2012 :

    L’Espagne et l’Italie sont en faillite.

    Italie : taux des obligations 10 ans : 6,597 %.

    Italie : la Bourse de Milan chute de 2,71 %.

    Espagne : taux des obligations 10 ans : 7,621 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG...

    Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,58 %.

  • permalien sdz :
    25 juillet 2012 @08h22   « »

    Un taux d’intérêt négatif, cela ressemblerait aussi à la monnaie fondante, mais le contexte n’a évidemment rien à voir...

    Philippe le Bel lui n’avait pas fait dans le détail face à des problèmes de trésorerie. Aussi, j’aimerais qu’on m’explique en quoi la République est forte avec des individus aussi faibles à sa tête...

    Par ailleurs, on ne peut guère développer une pensée hétérodoxe en privilégiant dans son champ de réflexion l’axe du capitalisme intégré (grands groupes) Amérique du Nord-Europe de l’Ouest. En opposition à et dans ce cadre, on développe alors une pensée seulement contre-orthodoxe, impuissante au final.

    http://www.la-France-contre-la-cris...

  • permalien Jean-Michel Masson :
    25 juillet 2012 @09h54   « »
    Libor Party

    Il serait intéressant, de savoir clairement quels sont les partis politiques qui lassent agir le système ultra-libéral et/ou favorisent ses dérives diverses. En gros, qui forme l’Internationale du Libor Party ?
    Cela relève-t-il d’une extension de la notion de "crime économique" ? Qui devrait juger ces délits ? La CPI ? La meilleure sanction étant précisément la suppression de la cause du délit, donc certaines formes de nationalisation à définir !La nationalisation au profit d’état qui jouent les dévaluations compétitives dans le système n’est peut-être pas une panacée.
    http://jmmasson.wordpress.com

  • permalien Angevin :
    25 juillet 2012 @11h12   « »
    Remerciements

    Comme d’habitude c’est jouissif et excellent, mais en plus cette foi-ci c’est plutôt concis.
    Merci pour tout M. Lordon.

  • permalien arndebian :
    25 juillet 2012 @12h20   « »
    Péripéties financières, une de plus ...

    Article clair et concis (personne ne réclame une version en argot c’est bon signe).

    Je rajouterais une quatrième clause non moins importante :

    4) la manipulation mise au grand jour démontre qu’ils (les banskers) ont trichés. Pour nous français (et certain européens) cela ne signifie pas grand chose mais pour un anglo saxon, c’est une mise à mort (lente) du systeme qui est basé sur le "due process" et qui a nécessairement besoin de confiance (de moins en moins néanmois). C’est certe un aspect morale et psychologique mais essentielle du systeme (cf Michel Crozier, Le mal américain).

  • permalien Christophe :
    25 juillet 2012 @12h34   « »

    Pour pouvoir mettre en oeuvre la réforme que vous proposez dans votre 3ème point, il faut donc :

    - Avoir une totale indépendance des magistrats (donc réformer la justice)
    - Pouvoir facilement ester en justice contre ces manipulations par le biais de class-actions (encore une réforme à faire depuis longtemps)
    - donc, isoler les banquiers des politiques pour éviter les pressions (ça commence à être duraille..)
    - Condamner les banksters à la Prison (établir les responsabilités pénales des dirigeants..)
    - donc instaurer le non-cumul des mandats Et le mandat unique pour éviter les collusions au maximum. (Alors, ça, c’est pas fait..)

    Vaste chantier...

  • permalien bonzo :
    25 juillet 2012 @15h46   « »

    Merci pour cet article intéressant.

    Le prochain scandale arrive prochainement et sera assurément lié au Fast Trading (ou Echanges haute fréquence). Ces techniques représenteraient 70 % des volumes d’échange sur les bourses de New York et Londres. Les ordres sont passés par des superordinateurs placés sur des lignes ultra-rapides au plus prêt de la bourse.
    Les banques se réfugient derrière la complexité des programmes et des formules mathématiques appliquées pour ne pas trop dévoiler les principes de ce commerce. On peut s’étonner en effet de voir des banques d’investissements réaliser de si gros bénéfices en bourse quand l’économie est au bord de la récession. Les méthodes seraient en fait assez simples. Ce ne sont pas tant les formules de calculs appliquées par les machines qui apportent une nouvelle efficacité, que la rapidité des transactions. Et si les plus rapides sont gagnants, les autres sont perdants.
    Je n’en connais pas le détail mais en adressant un ordre d’achats, parfois suivi d’un ordre de vente, et en les annulant aussitôt, on peut apparemment obtenir de précieuses informations ou déclencher des réactions prévisibles de la part des autres traders. Toutes ces annulations constituent des méthodes artificielles qu’on peut qualifier de tricheries. Les ordinateurs peuvent avoir aussi des sources d’informations plus ou moins légales permettant de connaitre les intentions d’achat ou de vente des autres acteurs, au moins un dixième de seconde avant leur concrétisation…
    J’ai lu sur le site du Nasdaq un article de la Securities and Exchange Commission disant vouloir bannir ces techniques et les interdire sur le Nasdaq, mais celui-ci a été retiré.

  • permalien Etienne :
    25 juillet 2012 @17h43   « »

    Quelle profusion (de billets :) ces derniers temps ! Merci M. Lordon

    @Alex "L’interet des obligations a taux negatif n’est il pas de se preserver tout simplement d’une eventuelle hausse de l’inflation (anticipation de la creation massive de monnaie rendue necessaire par les faillites a venir de l’Espagne et de l’Italie) ?"
    A priori non, les taux d’intérêts réels des obligations (déflatés) sont déjà négatifs pour les mieux cotées, au contraire c’est plutôt le signe d’une anticipation de déflation, un peu dans le sens de la remarque d’Yvan (1er commentaire)

  • permalien guy devillebichot :
    25 juillet 2012 @18h29   « »

    Si le théorème de l’intérêt du Professeur Bernard Schmitt est vrai,
    il est clair que tous les phénomènes d’endettement de pays à pays
    en sont profondément impactés.Dès lors,je me pose la question
    suivante:comment se fait-il qu’un analyste aussi avisé que Frédéric
    Lordon,n’ait jamais fait état de ce "thèorème",connaissance qui
    explique très largement la montée des endettements en liaison
    avec le développement de la "mondialisation",disons depuis 15 ans,
    alors qu’il n’existe pas de "paiements" internationaux dont on puisse dire qu’ils sont "valides".L’un des diagnostics et non des
    moindres est sans doute cet étrange doublement des intérêts nets
    payés,contenu de la découverte de Bernard Schmitt.

  • permalien Nonoche :
    26 juillet 2012 @07h40   « »

    Sandy Weill, ancien CEO de Citygroup (et vainqueur de la loi Glass-Steagall qui autrefois séparait banque d’affaire et banque de dépôt aux US) se joint aux rangs de ceux qui voudraient la réinstaurer :

    http://nymag.com/daily/intel/2012/07/sandy-weill-goes-ham-on-big-banks.html

  • permalien BA :
    26 juillet 2012 @10h08   « »

    Jeudi 26 juillet 2012 :

    La probabilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro sous 12 à 18 mois est désormais de 90%, estime Citi dans une étude publiée jeudi qui estime que cette éventualité risque surtout de se matérialiser dans les deux à trois prochains trimestres.

    La banque américaine dit aussi s’attendre à ce que l’Italie et l’Espagne demandent formellement une aide financière à l’Union européenne et au FMI, venant compléter dans le cas de l’Espagne le plan d’aide à la recapitalisation des banques déjà consenti par l’UE.

    Les économistes de Citi avaient auparavant évalué la probabilité d’une sortie de la Grèce de l’euro entre 50% et 75%.

    "Nous restons pessimistes sur la crise de l’euro", écrivent-ils.

    "Au cours des prochaines années, l’issue pour la zone euro passera vraisemblablement par la combinaison d’une sortie de l’Union économique et monétaire (Grèce), d’une importante restructuration de dettes souveraines et bancaires (Portugal, Irlande et éventuellement, peut-être l’Italie, l’Espagne et Chypre), avec un degré limité d’intégration budgétaire", écrivent-ils.

    Citi s’attend à ce que la sortie de la Grèce et la faiblesse des économies de la périphérie de la zone euro entraînent de nouvelles dégradations des notes souveraines de pays du bloc dans les deux à trois prochains trimestres.

    Citi anticipe une dégradation d’au moins un cran par au moins une des principales agences de notation pour l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.

    http://www.lesechos.fr/economie-pol...

  • permalien Nathan :
    26 juillet 2012 @11h11   « »

    Mais Nonoche, rien de fondamental n’a changé depuis la crise…. Rien.

    Quelques menus faits.

    - 17 trillions d’euros (chiffre minimum) seraient planqués dans les paradis fiscaux. 8 trillions seraient aux mains de 90.000 familles. Rappelons que le fonds de stabilité européen, même gonflé aux anabolisants, n’atteint pas le trillion.

    http://www.taxjustice.net/cms/uploa...

    - On avait oublié les subprimes… Eh bien, c’est reparti de plus belle. Il y a une ruée en ce moment sur ces actifs car certains estiment que les prix de l’immobilier aux Etats-Unis ont atteint un plancher.

    http://www.bloomberg.com/news/2012-...

    - Les hedge funds, qui gèrent notamment une proportion des 17 trillions évoqués plus haut, ont pris depuis longtemps des positions contre l’Euro et l’Europe. Un exemple parmi d’autres : le spéculateur John Paulson, qui avait fait fortune avec la crise des subprimes, fait désormais rebelote en attaquant l’Euro.

    http://online.wsj.com/article/BT-CO...

  • permalien louchenkov :
    26 juillet 2012 @11h31   « »

    Bonjour M. Lordon,

    il me semble que M. Trichet était directeur du Trésor et non de la Banque de France en 1992, et que c’est à ce titre qu’il a été inquiété dans l’affaire du Crédit Lyonnais.

    Bonne journée

  • permalien
    26 juillet 2012 @12h50   « »

    Bonjour FREDERIC LORDON,
    Comme toujours j’apprécie beaucoup vos articles ; et malgré une terminologie complexe et nécessaire, la clarté des faits est là et s’impose : il faut arraisonner sévèrement la finance actionnariale. A ce sujet, avez vous vu le film sorti récemment, "MARGIN CALL", que je recommande à tous les internautes citoyens qui réfléchissent sur ces sujets. Ce film décrit magistralement ce que vous nous expliquez depuis plusieurs années dans vos livres et billets du "DIPLO" : la folie meurtrière et feutrée mais bien réelle de la finance déréglementée.
    Merci encore et bien cordialement à vous.
    GÉRARD PITROU

  • permalien gege :
    26 juillet 2012 @15h06   « »

    Bonjour,
    Un peu surpris que vous n’évoquiez pas le précédent de décembre 2008 sur les bons du trésor US à 3 mois.
    Treasury Bills Trade at Negative Rates as Haven Demand Surges

    Contexte à l’époque, post-Lehmann /AIG, idem point 2, mais surtout aucune confiance dans les perspectives économiques, donc pas questions d’investir dans les marchés actions ou tout autre instrument de financement des entreprises, dans des projets immobiliers, industriels etc... En clair, pas d’opportunités dans l’économie réelle.

  • permalien BA :
    26 juillet 2012 @15h53   « »

    - Mario Draghi, la BCE peut-elle régler le problème de la zone euro ?

    - Euh … oui …

    - La BCE peut-elle régler le problème de la zone euro ?

    - Oui.

    - La BCE peut le faire ?

    - Oui.

    - Elle peut le faire ?

    - Oui, elle peut le faire.

    - Bravo, Mario Draghi. Bravo, la BCE. Mesdames, messieurs, applaudissez Mario Draghi.

    Tous les téléspectateurs applaudissent Mario Draghi. Le problème de la zone euro est réglé. Tout est bien qui finit bien.

    Regardez la vidéo :

    http://www.youtube.com/watch?v=0hmf...

  • permalien lolo2105 :
    26 juillet 2012 @17h35   « »
    Le doigt invisible

    Il s’agit désormais d’introduire la notion de "doigt invisible" qui me semble plus pertinente que la "main invisible". Ce fameux doigt invisible que le complexe politico-financier met dans le c... des contribuables que nous sommes à chaque nouvelle affaire.

  • permalien françois :
    27 juillet 2012 @11h34   « »

    Heureusement,il nous reste l’autre Libor,le site de Réflexion et d’Objections sur les Banques et la finance Internationnale de Lordon...
    Souvent ardu et déprimant,mais si instructif pour le profane.
    Il faut bien s’en contenter,"jusqu’à quand" ?

  • permalien BA :
    27 juillet 2012 @12h29   « »

    Vendredi 27 juillet 2012 :

    La Bundesbank reste opposée au programme de rachat de dette publique.

    "La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE)", a déclaré vendredi à l’AFP un porte-parole.

    "Notre opinion n’a pas changé concernant le programme SMP, nom de cette mesure adoptée en mai 2010", a déclaré le porte-parole, ajoutant qu’aux yeux de la BCE elle était problématique.

    La Bundesbank n’a cessé de critiquer ce programme depuis son adoption, jugeant qu’il revenait à financer les Etats et contrevenait ainsi au statut de la BCE.

    "En revanche, la Bundesbank estime non problématique que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF n’est pas une banque centrale", a ajouté le porte-parole.

    L’institution monétaire allemande est toutefois contre l’idée d’attribuer une licence bancaire au FESF ou à son futur successeur le MES, qui lui permettrait d’aller se refinancer auprès de la BCE et donc d’augmenter très sensiblement sa puissance d’action, considérant à nouveau que cela conduirait aussi à faire financer les déficits publics par la BCE.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_...

  • permalien K. :
    27 juillet 2012 @14h39   « »

    Mahmoud Mamdani à Joseph Stiglitz :

    ‘The challenge is not how the state can regulate the market, but how society can regulate both the state and the market.’

  • permalien BA :
    27 juillet 2012 @15h22   « »

    Vendredi 20 janvier 2012 : la BCE a racheté 219 milliards d’euros d’obligations d’Etat pourries. Ce programme s’appelle "Securities Market Program" ou SMP.

    http://www.bloomberg.com/quote/ECBC...

    En février 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

    En mars 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

    En avril 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

    En mai 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

    En juin 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

    En juillet 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : "Nein" . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

  • permalien Eric :
    27 juillet 2012 @22h47   « »
    Un monde maudit

    D’abors je tiens a remercier monsieur Lordon. Cependant je tiens a relativiser un passage au sujet des particuliers et notanment des etudiants qui s’endettent. Le taux debiteur est en hausse, alors que le simple depot d’epargne est en baisse ; mais lorsqu’on s’endette il ne s’agit plus d’epargner ! Probablement ironie de votre part. Quand finira ce bal maudit de la finance outranciere. Voila ! certains n’ont jamais porter une arme de leur vie et pourtant il sont criminelles, criminelles aux gants blancs, certains par cynisme, d’autres, certes, par imbeliciter. Enfin, j’ai trouver une intervention de sdz de mauvais alois, faisant reference a Philippe le Bel. En effet, il ne fit pas de details... Face a l’ile saint-Louis ou se trouvait le palais, un balcon surplombant l’ilot qu’on nommait l’ile aux juifs, d’ou se pouvaient delecter la cour des buchers. Il raflat le tresor des templiers et grillat le Grand maitre de l’Ordre (certes pas blanc comme neige) ; mais suite a la forme d’un proces inique ! Ce qui ne sauvat pas la France et alentours de la deppression, de la guerre et de la peste... plus de cent ans pour s’en remettre !

  • permalien R.Moré :
    27 juillet 2012 @22h59   « »

    Les banques centrales sont-elles privées oui ou non ?

    C’est une question qu’il faudra éclaircir pour les non-spécialistes comme moi.
    J’avais cru apprendre, à ma grande surprise, que les banques dites « centrales » n’étaient pas des banques nationales mais des banques privées bénéficiant du privilège (certes exorbitant) de pouvoir créer de la monnaie. J’imagine qu’elles ont un contrat ou une charte qui les lie à l’Etat, un peu analogue à la « délégation de service public » qui lie Véolia à une commune.

    Mais cet article semble montrer un degré d’indignation supplémentaire du fait que même les banques centrales puissent frauder. Pourtant personne ne s’étonne si Véolia (ou Suez ou Saur) ont un objectif central : faire du fric pour leurs actionnaires, et sont prêtes à mentir, à tricher ou à dissimuler pour y parvenir. Leur « délégation de service public » n’est en rien une garantie de vertu.

    Donc il faudrait expliquer plus clairement qu’est-ce qu’une banque centrale, qu’est-ce qu’elle a de plus ou de moins qu’une banque privée ordinaire, quels devoirs est-elle censée remplir, qui la contrôle et comment.
    Merci d’éclaircir cette question

  • permalien BA :
    28 juillet 2012 @11h33   « »

    La deuxième restructuration de la dette grecque va coûter entre 70 et 100 milliards d’euros aux 17 banques centrales nationales et aussi à la BCE.

    Il va donc falloir recapitaliser les banques centrales nationales et recapitaliser la BCE.

    Deux possibilités :

    1- Les contribuables de la zone euro vont devoir payer entre 70 et 100 milliards d’euros d’impôts supplémentaires.

    2- Ou alors on va épargner les contribuables : les banques centrales nationales vont devoir vendre une partie de leurs réserves d’or.

    Quelle possibilité va choisir François Hollande en France, Mariano Rajoy en Espagne, Mario Monti en Italie, etc ?

    Lisez cet article :

    La Banque de France va-t-elle devoir vendre son Or ?

    Si la banque de France doit se recapitaliser pour absorber les pertes liées à une nouvelle décote des obligations souveraines grecques, elle devra faire appel à l’Etat ou peut-être...vendre son Or.

    L’Europe travaille à une nouvelle restructuration de la dette qui pourrait contrainte la banque centrale européenne (BCE) et la Banque de France à se recapitaliser. Pour faire baisser l’endettement de la Grèce et maintenir ainsi le pays dans la zone euro, cette restructuration de la dette supposerait en effet des pertes importantes pour la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales. L’objectif serait, selon des informations obtenues par l’agence Reuters, de réduire l’endettement de la Grèce de 70 à 100 milliards d’euros afin de le ramener à 100% du produit intérieur brut.

    L’une des options envisagées consisterait pour la BCE et les banques centrales nationales membres de l’Eurosystème à accepter une décote de 30% sur les obligations de l’Etat grec qu’elles détiennent. Le montant total des créances du secteur officiel sur la Grèce , qui comprend les prêts bilatéraux consentis à Athènes par les Etats membres, est estimé entre 220 et 230 milliards d’euros.

    Les banques centrales de la zone euro détiennent en effet de grandes quantités de titres grecs acquis notamment dans le cadre du SMP (securities markets programme) et ces titres sont généralement assortis de taux d’intérêt très élevés. D’ailleurs, la Banque de France va reverser à la Grèce les intérêts qu’elle a perçu au tire des obligations souveraines grecques qu’elle détient, soit 754 millions d’euros comme le premier plan de restructuration le prévoyait.

    La BCE s’est refusé à tout commentaires sur ce sujet. Mais certains responsables européens estiment que la Banque de France et les banques centrales de Malte et de Chypre seraient en première ligne. Elles sont les plus exposées à la dette publique grecque, et pourrait avoir besoin d’être recapitalisées pour compenser les pertes liées à la décote des obligations souveraines qu’elles détiennent. Certains imaginent même qu’elle pourrait vendre son Or...

  • permalien toutouadi :
    28 juillet 2012 @16h03   « »

    question un peu hors sujet mais visiblement polémique...

    Le crédit augment-il la masse monétaire ?
    Qu’en pense t-on ici ?

  • permalien Eric :
    28 juillet 2012 @18h07   « »
    A toutouadi

    Le crédit augment-il la masse monétaire ? La question est pertinente. Bien que je suis pas expert dans les questions financieres, il me semble que oui. Cependant, dans cette hypothese l’inflation devrait atteindre les chiffres des annees 70 et debut 80. Ce qui n’est pas le cas. Bien sur, il y a d’autres parametres a tenir en comptes : une monnaie affaiblie (qui modere le prix des hydro-carburant), L’importation des produits sous-traiters des pays emergant a plus bas prix... Mais cela n’explique pas tout. Autre question dans ce cas de figure : comme les taux d’interets reellement appliquer sont truquer, les taux d’inflations ne les seraient-ils pas egalement ? Un article sur ces questions pourraient nous eclaicir.

  • permalien toutouadi :
    28 juillet 2012 @18h45   « »

    Un article sur ces questions pourraient nous eclaicir.

    Merci Eric pour ta réponse et j’appuie ta demande...

    A priori on est dans une société déflationniste :
    Chômage, stagnation des salaires en contre partie d’une hyper-productivité, dumping social, développement du low cost, explosion de la paupérisation etc …

    Et je me demandais si le système du crédit n’était pas inflationniste et de ce fait tendait à masquer la réalité déflationniste de notre économie.

    Mais visiblement le crédit vecteur d’inflation, auquel je crois, semble très controversé par des gens très compétents.

  • permalien Antoine Pitrou :
    29 juillet 2012 @00h12   « »

    Oui, le crédit augmente la masse monétaire, tant qu’il n’est pas remboursé. Une fois remboursé, l’augmentation est annulée (la masse monétaire créée est détruite de nouveau). Donc, en dynamique, la masse monétaire augmente quand le total des encours de crédits augmente. C’est ce qui est arrivé entre 2000 et 2007, l’augmentation de la masse monétaire se répercutant alors sur certains segments de l’économie (bulle immobilière).

  • permalien gloc :
    29 juillet 2012 @06h45   « »

    Répartition des agrégats dans la masse monétaire européenne.

  • permalien toutouadi :
    29 juillet 2012 @09h06   « »
    re question :

    Merci Antoine...
    C’est ce que je présentais.

    Mais sur quelles argumentation cette controverse se base t’elle ?

    Une simple simulation de prêt fait apparaître d’une manière évidente l’accroissement de la masse monétaire pendant sa période !!

    (Je suis béotien en la matière , mais j’ai reçu des infos très bizarres sur une autre blog)

  • permalien toutouadi :
    29 juillet 2012 @09h20   « »
    rectificatif

    c’est ce que je pressentais.
    Désolé pour la faute et le contre-sens induit

  • permalien BA :
    29 juillet 2012 @13h52   « »

    Dimanche 29 juillet 2012 :

    Les Allemands pensent qu’ils seraient mieux sans l’euro (sondage).

    Une majorité des Allemands pensent que leur pays serait en meilleure situation sans l’euro, selon un sondage paru dimanche, alors que le ministre de l’Economie a répété ses doutes sur le maintien de la Grèce dans la zone euro.

    Selon le sondage Emnid pour l’hebdomadaire Bild am Sonntag, 51% des Allemands pensent que l’économie de la première puissance européenne serait dans une meilleure situation si elle ne faisait pas partie des 17 pays de la zone euro.

    Vingt-neuf pour cent pensent que la situation serait pire.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-...

  • permalien BA :
    30 juillet 2012 @11h21   « »

    Lundi 30 juillet 2012 :

    Madrid ne demandera pas l’aide des fonds européens.

    "L’Espagne ne demandera pas aux fonds de sauvetage européens d’acheter sa dette même si le pays souhaiterait voir rapidement reculer ses coûts d’emprunt", déclare le directeur du Trésor espagnol Inigo Fernandez de Mesa dans une interview au quotidien local Expansion.

    "Le Trésor émettra de la dette en 2013 pour les régions ayant sollicité l’aide de Madrid pour se financer", précise Inigo Fernandez de Mesa.

    Les 17 régions autonomes d’Espagne sont exclues de fait des marchés financiers, et nombre d’entre elles envisagent de se financer par le biais d’une ligne de crédit de 18 milliards d’euros mise en place par le gouvernement central.

    "Il n’est pas à l’ordre du jour de l’Espagne de demander au fonds d’acheter de la dette, pas du tout. Cela ne s’est pas produit et je peux vous assurer que cela ne se produira pas", déclare Inigo Fernandez de Mesa.

    (Dépêche Reuters)

  • permalien Crapaud Rouge :
    30 juillet 2012 @14h15   « »
    Le crédit augment-il la masse monétaire ?

    Antoine Pitrou : « Oui, le crédit augmente la masse monétaire, tant qu’il n’est pas remboursé. Une fois remboursé, l’augmentation est annulée (la masse monétaire créée est détruite de nouveau). Donc, en dynamique, la masse monétaire augmente quand le total des encours de crédits augmente. »

    Si j’ai 100 euros et que je les prête à quelqu’un, la masse monétaire s’en trouve augmentée de 100 ? Si c’était le cas, je prêterais volontiers toute ma fortune à mes amies. Et pourquoi "détruite de nouveau" ? Quand a-t-elle été détruite une première fois ?

  • permalien gloc :
    30 juillet 2012 @14h54   « »

    Crapaud Rouge : Si j’ai 100 euros et que je les prête à quelqu’un, la masse monétaire s’en trouve augmentée de 100 ?

    Non, la masse monétaire s’en trouve augmentée de 100, uniquement si vous ne possédez pas les 100€ que vous prêtez... et que vous êtes banquier :

    La création monétaire : un juste équilibre - YouTube

  • permalien Crapaud Rouge :
    30 juillet 2012 @16h24   « »
    Cash à casse (suite)

    Reprenons ce qui ne colle pas dans cette phrase : "Il en va tout autrement pour un dépôt de cash car la monnaie est l’expression d’une créance de son détenteur mais sur toute la société, une créance non assignable, sans débiteur particulier à son autre extrémité." : ce n’est pas logique d’imputer à une propriété de la monnaie la possibilité pour un dépôt de se faire volatiliser. Ce qui rend cet évènement possible, c’est l’absence d’engagement échéancé du banquier à l’égard du déposant. N’ayant à restituer le cash que sur ordres, il a le droit de ne pas le faire quand il ne peut pas, car à l’impossible nul ne peut être tenu.

  • permalien toutouadi :
    30 juillet 2012 @19h29   « »
    masse monétaire

    Et pourquoi "détruite de nouveau" ?

    Exacte le « de nouveau » est en trop !! Mais le reste est juste.

  • permalien Eric :
    30 juillet 2012 @23h16   « »
    car à l’impossible nul ne peut être tenu.

    Bonne lecon a mediter, si les banques ne sont point capable de restiuer les depots, devant servir au PmE, je vois pas pourquoi les menage devraient etre tenu d’assumer leurs creances, lorsqu’il sont a bout de souffle. Ce qui presage d’une bulle du credit a la consommation. Donc augmentation de la masse monetaire. Une autre menace pese egalement sur l’economie mondiale : une bulle immobiliere en Chine ! De plus si le taux de croissance est inferieur a l’inflation, nous sommes en deccroissance. D’autre part une lecture du MD, disait que ce modele de croissance etait contester par certains ; un autre modele entre autres prevoierait les conditions sociales (pauperisation, etat sanitaire, envirronnement... et feraient chuter biens d’indices dans le monde entier. Notemment la Chine et EU vu sa politique a copier Le Royaume-Uni et les Etat-Unis depuis trois decennies, sinon plus

  • permalien BA :
    31 juillet 2012 @13h56   « »

    Mardi 31 juillet 2012 :

    Le président de la Banque centrale européenne visé par une enquête.

    Le comité de surveillance interne de l’Union européenne a ouvert une enquête sur Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE). Elle intervient à la suite d’une plainte pour conflit d’intérêts, a dit lundi une porte-parole de l’institution.

    L’Observatoire de l’Europe industrielle, en anglais Corporate Europe Observatory (CEO), qui suit le lobbying ayant pour cible l’Union européenne, a accusé en juin Mario Draghi de ne pas être totalement indépendant en raison de son appartenance au G30, forum international qui regroupe des dirigeants du secteur financier public et privé.

    "Nous avons reçu une plainte et avons envoyé une lettre à la BCE. Maintenant nous attendons une réponse", a dit Gundi Gadesmann, porte-parole du médiateur de l’UE Nikiforos Diamandouros. La BCE a jusqu’à la fin octobre pour répondre, a-t-elle ajouté.

    Contradiction avec les règles éthiques.

    Le CEO est arrivé à la conclusion que l’implication de Mario Draghi dans le G30 est en contradiction avec les règles éthiques de la BCE.

    "Le G30 présente toutes les caractéristiques d’un véhicule de lobbying pour les grandes banques internationales privées et le président de la Banque centrale européenne ne devrait pas pouvoir en être membre", estime l’Observatoire.

    http://www.romandie.com/news/n/Le_p...

  • permalien BA :
    2 août 2012 @15h24   « »

    Jeudi 2 aout 2012 :

    Mario Draghi : c’était du bluff.

    Mario Draghi : c’était du pipeau.

    Mario Draghi est le gardien de la fosse septique.

    La Banque Centrale Européenne est devenue une fosse septique, remplie d’obligations d’Etat pourries.

    Elle sent mauvais, ta fosse septique, Mario. Elle est en train de déborder. Reste bien assis sur le couvercle de ta fosse septique, Mario.

    Si tu es croyant, prie le Ciel pour éviter le débordement de ta fosse septique.

    Mais surtout, Mario, surtout, ne nous rejoue plus de pipeau. Ce n’est plus la peine : nous savons tous ce que tu es.

    Tu es un impuissant qui bluffe.

    Tu es un impuissant qui ne peut faire qu’une seule chose : jouer du pipeau.

    Tu es un impuissant qui joue du pipeau, assis sur le couvercle de ta fosse septique.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fosse_...

  • permalien BA :
    3 août 2012 @13h16   « »

    Vendredi 3 aout 2012 :

    Une information très importante :

    LES TRAITES EUROPEENS VIENNENT D’ETRE VIOLES :

    Article 21
    Opérations avec les organismes publics
    21.1. Conformément à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

    OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D’EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

    La Grèce échappera au défaut de paiement en août, grâce à un prêt relais de 6 milliards d’euros accordé, à titre exceptionnel, par la banque centrale grecque. Mais le gouvernement grec n’aura droit à aucun répit estival.

    Pour éviter le scénario catastrophe en plein été, les responsables de la zone euro ont accepté une solution technique impliquant la banque centrale de Grèce, autorisée à faire une avance au Trésor grec de 6 milliards d’euros à court terme en août. Cette solution, autorisée exceptionnellement, permettra à Athènes d’assurer ses échéances en déchargeant la BCE de toute responsabilité. Car tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE.

    « Demander un délai de remboursement à la BCE aurait déclenché un psychodrame grec en plein été. Il fallait donc agir différemment et faire circuler les liquidités. C’est un soulagement, même s’il est minime », conclut Vassilis Daskalopoulos.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

    La banque centrale de la Grèce va prêter 6 milliards d’euros au Trésor public grec.

    L’avantage de ce prêt : "tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE."

    C’est ça, l’avenir : une banque centrale nationale prête de l’argent au Trésor public national.

    C’est ça, l’avenir.

    Contraints et forcés, nous y viendrons.

  • permalien BA :
    4 août 2012 @11h43   « »

    Le jeudi 2 aout 2012, dans la zone euro, l’information la plus importante de l’année 2012 a été cachée par les télévisions, par les radios, et par presque tous les grands titres de la presse papier :

    En zone euro, il y a eu le réarmement d’une banque centrale nationale, en violation de tous les traités européens.

    Qu’est-ce que le réarmement d’une banque centrale nationale ?

    C’est quand une banque centrale nationale prête de l’argent à un Trésor public national.

    TOUS LES TRAITES EUROPEENS INTERDISENT QU’UNE BANQUE CENTRALE NATIONALE PRETE DE L’ARGENT A UN TRESOR PUBLIC NATIONAL :

    « Conformément à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D’EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

    Le réarmement de la banque centrale de la Grèce est une information historique.

    Le réarmement de la banque centrale de la Grèce montre ce qui nous attend dans les années qui viennent, en Grèce et dans d’autres pays européens :

    -  L’éclatement de la zone euro.

    -  Le retour aux monnaies nationales.

    -  Le réarmement des banques centrales nationales.

    -  En Grèce et dans d’autres pays européens, une banque centrale nationale prêtera de l’argent à un Trésor public national.

  • permalien Yan :
    4 août 2012 @13h25   « »

    Franchement , je me demande comment on n’a pas encore remarqué
    l’effet corrosif de l’intérêt sur l’économie !!
    Pour les fans d’Historie, les exemples sont tellement nombreux !
    C’est un fait, toutes ces crises viennent de l’usure et de la spéculation , est-ce une fatalité ?
    Non , bien sûr, mais tant que les plus riches décideront, cela restera une fatalité !

  • permalien Jean-Pierre :
    4 août 2012 @17h39   « »

    Cher professeur,

    Bravo pour l’exposé, brillant et clair comme d"accoutumée. Un point cependant me chiffonne. Vous avancez trois raisons ’rationnelles’ expliquant les taux d’intérêt négatifs. Pour les deux premières, je vous suis parfaitement et crois même que la deuxième est la plus évidente. Par contre la troisième me laisse songeur.

    Imaginons que la zone euro éclate et que chacun s’en retourne à sa monnaie nationale. Expliquez-moi pourquoi l’Allemagne réintroduisant son mark convertirait ses dettes existantes en ce dernier ? Elle a tout intérêt au contraire de conserver ses dettes en euro pour en alléger l’amortissement. Car l’euro, s’il disparaissait comme devise ’tangible’, il subsisterait comme unité de compte, comme le fut l’ECU naguère. Je crains que ceux qui achètent des Bund dans cette perspective soient les premiers floués. L’Allemagne ferait de la sorte d’une pierre deux coups. Et, soit dit en passant, cette perspective explique parfaitement l’intransigeance allemande sur le plan politique européen. C’est elle et elle seule qui y gagne, sur le dos, comme toujours, du reste de l’Union européenne. Ce que ni Bismark, ni Hitler ne sont parvenus, notre chère Angela est en passe de le faire. Et sans coup férir de surcroît.

    C’est aussi pourquoi j’estime que la deuxième raison évoquée est la seule véritable qui pousse les investisseurs, institutionnels ou non, à acheter des titres souverains au-dessus de leur valeur intrinsèque.

  • permalien Musée de l’Europe :
    5 août 2012 @13h55   « »
    Complainte du Corporate Europe Observatory contre Draghi

    Voici la traduction de l’article du CEO d’octobre 2011 concernant la participation de Draghi au club des 30.

    http://blog.europa-museum.org/post/...

  • permalien EDUARDO MARCELO SANDEZ :
    5 août 2012 @23h57   « »

    ...après dépôt, le cash est-il encore du cash ?......(..."ARGENTINA"...)

  • permalien BA :
    6 août 2012 @10h27   « »

    Les gouvernements se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes compagnies d’assurance se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes banques se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait.

    Nous venons d’apprendre que les compagnies aériennes se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

    Et nous venons d’apprendre que les compagnies pétrolières se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

    Conclusion : en zone euro, les acteurs politiques et les acteurs économiques se préparent tous à la dislocation de la zone euro.

    IAG prête à une sortie de l’Espagne.

    Le groupe International Airlines Group (IAG), qui réunit la compagnie aérienne britannique British Airways et l’espagnole Iberia, a reconnu se préparer à l’éventualité d’une sortie de l’Espagne de la zone euro.

    "Vu notre présence dans ce pays, et notre exposition en zone euro de façon générale, nous avons réfléchi à la manière de réagir en cas de dislocation de la zone euro", a expliqué le directeur exécutif du groupe, Willie Walsh, vendredi lors de la présentation des résultats d’IAG, cité par The Telegraph.

    Un groupe de travail "Sortie de l’Espagne de la zone euro" a été mis en place il y a quelques temps avec l’aide de conseillers extérieurs.

    Ses travaux ont "très bien avancé", a précisé Willie Walsh.

    Résultat, le groupe IAG a réduit son exposition aux établissements financiers espagnols de 27% à 3% en six mois.

    Il serait "surprenant" que les autres grandes compagnies qui opèrent en Europe n’aient pas des plans d’urgence similaires, a estimé Willie Walsh.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...

    Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell préfère retirer des fonds des banques européennes à cause des risques associés à la crise de la dette en zone euro, a indiqué l’un de ses dirigeants.

    "Nous n’avons plus la même volonté de prendre des risques de crédit en Europe", a expliqué le directeur financier Simon Henry au journal The Times paru lundi.

    Shell préfère ainsi déposer ses 15 milliards de dollars de liquidités sur des comptes américains ou les transformer en bons du Trésor américains, poursuit le responsable, selon des propos rapportés par le quotidien britannique.

    Le groupe basé à La Haye est certes contraint de garder des liquidités en Europe pour y financer ses opérations mais préfère ainsi en laisser l’essentiel ailleurs pour éviter les risques associés à la crise en zone euro.

    "Nous faisons une différence entre les différents risques de crédit" en Europe, a toutefois précisé M. Henry, alors qu’on lui demandait s’il considérait de la même manière l’Allemagne et les pays les plus fragiles du sud du continent.

  • permalien BA :
    6 août 2012 @14h29   « »

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Malte, Slovénie : ces huit Etats européens sont incapables de sauver leurs banques de la faillite.

    Ces huit Etats européens foncent vers le défaut de paiement.

    Lundi 6 aout 2012 :

    L’économie chypriote est dans "un état pire que prévu", jugent les représentants de la "troïka" - Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne -, selon des documents auxquels Reuters a eu accès.

    Les émissaires de la troïka ont visité deux fois l’île depuis que Chypre est devenu le 25 juin le cinquième état de la zone euro à demander une aide financière.

    Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, ont subi des pertes importantes après l’annulation d’une partie de la dette grecque il y a quelques mois, acceptée par Chypre comme par l’ensemble des membres de l’UE.

    Selon les représentants de la troïka, qui prévoient une récession à Chypre pour 2012 et 2013, les problèmes chypriotes ne se résument cependant pas au secteur bancaire, mais concernent également des déséquilibres budgétaires qui doivent être comblés.

    "Ce que nous avons vu, c’est que votre système budgétaire est pire que prévu, les perspectives de croissance sont plus faibles que ce que nous attendions, et, en conséquence, il y a un gros écart entre vos recettes et vos dépenses", a déclaré Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, selon le compte rendu d’une réunion à huis clos avec la commission des finances du parlement chypriote.

    Maarten Verwey a ajouté qu’il faudrait "une augmentation et un renforcement significatifs de la surveillance du secteur bancaire", et a jugé prématurée une estimation du montant du plan de sauvetage. "Vous ne pouvez pas conserver votre train de vie actuel si cela continue", a-t-il ajouté. "Le gouvernement ne sera pas capable de payer les traitements (des agents de l’Etat), il y a donc un besoin urgent d’ajustement."

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...

  • permalien Néopphyte :
    6 août 2012 @19h08   « »
    BA le Troll du Blog

    @ BA

    Arrête de polluer ce blog avec des articles de presses qui n’ont rien à voir le sujet traité

    Surtout que pour toi, Frédéric LORDON se trompe dans ses analyses et que tu prétends connaitre les choses mieux que lui

  • permalien Crapaud Rouge :
    6 août 2012 @19h38   « »
    @Néopphyte

    BA n’est pas un troll, c’est la mascotte des blogs d’économie.

  • permalien BA :
    7 août 2012 @14h17   « »

    Mardi 7 aout 2012 :

    L’Italie s’enfonce dans la récession au deuxième trimestre.

    L’économie italienne s’est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre avec une nouvelle contraction de 0,7% de son Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée mardi par l’institut de statistiques Istat.

    Cette contraction correspond exactement aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une baisse de 0,7%, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

    Plombée par la crise de la dette et des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, la troisième économie de la zone euro est entrée en récession au quatrième trimestre 2011 avec un repli de 0,7% du PIB.

    Avec cette nouvelle contraction de 0,7%, le PIB italien enregistre une baisse pour le quatrième trimestre consécutif. En glissement annuel, celui-ci s’est contracté de -1,9%, selon les données diffusées mardi par l’Istat.

    La contraction du deuxième trimestre reste néanmoins inférieure à celle du premier trimestre 2012 (-0,8%) et bien moindre que celle enregistrée au premier trimestre 2009 quand le PIB s’était effondré de 3,5% sur un trimestre, sous les coups de boutoir de la crise économique mondiale.

    Le 17 juillet, la Banque d’Italie a revu à la baisse ses prévisions pour le PIB italien tablant sur un repli de -2% en 2012 (contre un maximum de -1,5% prévu précédemment) et une poursuite de la récession en 2013 (-0,2%) alors qu’auparavant elle misait sur une reprise (+0,8%) l’an prochain.

    Pour sa part, le gouvernement italien table toujours sur une contraction de 1,2% du PIB en 2012 et un retour à la croissance de 0,5% en 2013, tandis que Bruxelles et le FMI sont plus pessimistes prévoyant respectivement une contraction de 1,9% et de 2% pour le PIB italien.

    "Les prévisions du gouvernement sont clairement dépassées", a analysé pour l’AFP Chiara Corsa, économiste à Unicredit.

    L’experte tablait en réalité sur un net ralentissement de la récession au deuxième trimestre et une chute du PIB limitée à - 0,5%. "Après l’annonce de mardi, la fin de l’année suscite une forte inquiétude", a-t-elle souligné.

    "Nous sommes dans une phase de contraction grave. Les investisseurs sont désormais à la recherche d’une preuve que le gouvernement Monti peut aller au-delà de l’austérité, vers la croissance", a estimé Giuliano Noci, expert économique à l’Ecole polytechnique de Milan.

    L’Istat ne donne pas de détail sur les composantes du PIB, mais selon les dernières statistiques publiées, la production industrielle, pilier de l’économie italienne très liée aux exportations manufacturières, s’est contractée de 1,7% au premier trimestre 2012, et de 8,2% sur un an.

  • permalien BA :
    7 août 2012 @17h05   « »

    Mardi 7 aout 2012 :

    Une dépêche AFP très importante :

    En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d’aide à la Grèce, d’un montant de 130 milliards d’euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé. Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d’ici 2020 contre plus de 160% actuellement.

    Mais le programme est "sorti des rails", selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d’inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont augmenté.

    "On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

    La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.

    Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n’a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l’institut monétaire.

    http://www.romandie.com/news/n/UEBr...

    La phrase importante est ici :

    "On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

    En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Les prêteurs publics vont perdre des dizaines de milliards d’euros : il va falloir recapitaliser la BCE.

    Les contribuables de la zone euro peuvent préparer leurs carnets de chèques.

    La deuxième restructuration de la dette grecque sera, en bout de chaîne, payée par les contribuables de la zone euro.

  • permalien BA :
    8 août 2012 @15h11   « »

    Mercredi 8 aout 2012 :

    Selon un article du « Wall Street Journal », le FMI - un des principaux bailleurs de fonds de la Grèce - fait pression pour que les Etats de la zone euro acceptent de subir des pertes sur les obligations grecques qu’ils détiennent et que, de son côté, Athènes ramène sa dette publique autour de 100% du PIB.

    Jusqu’ici, seul le secteur privé (banques, assurances, etc.) a accepté de subir d’importantes pertes sur la dette grecque.

    http://www.lesechos.fr/economie-pol...

    "On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

    En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Cette fois, ce seront les prêteurs publics qui vont subir des dizaines de milliards d’euros de pertes.

    Concrètement : lors de la deuxième restructuration de la dette grecque, la BCE et les Etats de la zone euro vont subir des dizaines de milliards d’euros de pertes.

    Conséquence : il va falloir recapitaliser la BCE. Et il va falloir que les Etats de la zone euro subissent des pertes.

    France : le Parlement s’inquiète de l’accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d’euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière ; « il ne s’agit pas de prêts, mais bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis de la Grèce ».

    Source : lesechos.fr, mardi 7 aout 2012

    Contribuables français, préparez-vous à payer.

    Contribuables français, préparez-vous à payer pour la deuxième restructuration de la dette grecque.

  • permalien Kazou :
    18 août 2012 @16h27   « »
    Schtroumpf grognon, piège à con

    Lecteur assidu de ce blog, du diplo, des ouvrages de Lordon, je suis convaincu de l’intérêt de ses analyses.

    Je comprends et je respecte la distance qu’il entretient avec les médias et les "faiseurs" d’opinion. Je viens de lire la dernière réponse faite à Laurent Mauduit. Sur le fond, bien sûr, Lordon 1 ; Mauduit 0.

    Mais une fois de plus, Frédéric s’enferme dans un rôle de Schtroumpf grognon auprès de personnes qui s’interrogent et seraient prêtes à l’entendre, ce qui nuit à la diffusion de ses idées.

    Sa colère légitime est perçue comme de la haine, et sa rigueur éthique comme de l’intransigeance voire du sectarisme (lire les commentaires sur mediapart...).

    Cette difficulté à faire entendre son disours militant, politique et académique n’est pas seulement liée aux règles du cirque médiatique qu’il dénonce, ni aux égos qu’il froisse par les contradictions qu’il met à jour.

    Sans évolution de sa part sur sa capacité à gérer ses relations avec les médias tout en gardant la même distance, il se condamne à rétrécir la diffusion de ses analyses pourtant très éclairantes.

    Cocu de l’histoire, je veux bien. Mais schroumpf grognon, c’est trop con !!

  • permalien Crapaud Rouge :
    19 août 2012 @22h46   « »
    @Kazou

    "Sa colère légitime est perçue comme de la haine, et sa rigueur éthique comme de l’intransigeance voire du sectarisme"

    Ah oui ? Faut donc qu’il renonce à sa "colère légitime" et à sa "rigueur éthique" ? Z’avez une drôle de façon de reconnaître le mérite des gens, vous, une façon tellement ignoble qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer.

  • permalien Kazou :
    20 août 2012 @14h41   « »
    @ crapeau rouge

    Je ne souhaite en rien que F Lordon renonce à sa colère ni à sa rigueur.

    Mais ce contentieux avec L Mauduit et la lecture des commentaires sous son l’article sur Mediapart font réfléchir : comment un type sincère et percutant comme Lordon peut-il suciter de tels propos de la part de personnes dont la sensibilité politique est compatible avec les analyses de Lordon ?

    Je constate que Lordon a une capacité à monter des gens contre lui, et et je pense que cela n’est pas lié qu’au fond de son discours, ni à la distance qu’il souhaite mettre entre lui et les medias.

    Je regrette que cela nuise au rayonnement de ses analyses.

    Je crains qu’il ne s’enferme dans un rôle de Schtroumpf grogon que ne lisent et n’écoutent que des gens avertis et pré-convaincus.

    Je pense que sans rien changer au fond les choses pourraient être différentes.

    Mais si vous souhaitez en rire, libre à vous...

  • permalien thM :
    20 août 2012 @22h17   « »
    Les terribles dangers de la lutte contre l’amnésie

    F Lordon aurait donc d’après Kazou "une capacité à monter des gens contre lui (...)" .

    Capacité logique et vivifiante, pourtant ! "...des gens" ? Lesquels ?

    Car celui qui met " « (...) la plume dans les plaies » (des autres) n’a visiblement pas envie qu’on mette quoi que ce soit dans les siennes. ", écrit F Lordon.
    Il écrit aussi : " tout rappel du passé de directeur du Monde d’Edwy Plenel (et surtout de ce qu’a été Le Monde sous sa direction) est voué à être reçu comme un attentat majeur, la violence des réactions que ce rappel suscite étant sans doute le meilleur indice d’une tranquillité trop fragile pour supporter d’être dérangée "
    Relisez ...
    Quel intérêt y aurait-il donc à ménager ces gens-là, cette "gauche " là ? Hommes de pouvoir, et soumis...

  • permalien mehdi :
    21 août 2012 @18h55   « »

    Dans cette affaire de corruption du libor, qui sera condanner, personne et c’est qui le dindon de la farce, comme d’habitude les citoyens, ces elites financieres internationale avec leur economie ultra liberale, ne sont que des banksters, nos dirigeants sont aux ordres de ses elites financieres, alors oui nos dirigeants nous gouvernent, mais qui dirige nos dirigeants ? Les commissaires europeens, ses memes commissaires qui sont tous etait dans les plus gandes entreprise multinationale, tous on etait former dans un modele economique ultra liberale, le modele de l’ecole chicago, ce modele economique, signifie, appauvrissement des peuples, appauvrissement intellectuelle, appauvrissement culturel, reduire les depenses public ecole, sante pourtant l’ecole et la sante c’est de l’investissement public pour l’avenir de nos enfants , nous sommes rentrer dans la nouvelle dictature europeenne, dictature oui, les commissaire europeens n’ont pas etait elue par voie democratique et pourtant ils ont un reelle pouvoir sur nos dirigeants message et sur nos vies et notre avenir, monsieur les banksters ceci etait un du peuple francais.

  • permalien Constantin Lévine :
    24 août 2012 @00h35   « »
    Pourquoi ce vacarme ?

    Toute cette crise aura au moins eu le mérite de nous faire cogiter sur le bien, le commun, la vie... Autant de notions (si ce sont des notions) qui trouvent leurs limites dans le degré de morale qu’on y investit. Car finalement, les riches n’ont-ils pas de tous temps exploité les peuples crédules ? Les pauvres, dans leur servitude volontaire, n’ont ils pas toujours ressenti l’injustice comme inexorable ? Cette planète et ses habitants qui oublient tout à chaque renouvellement des générations méritent-ils qu’on s’y attarde si on a renoncé au mysticisme ?

  • permalien Thomas :
    14 janvier @16h28   «

    Merci pour ce dossier qui devrait être relu par les chantres de la "réforme structurelle" grecque notamment... je doute toutefois que les pouvoirs publics reprennent le contrôle, tant la monnaie échappe à ce type de mécanisme d’état.
    Location bureaux
    Je ne crois toutefois pas qu’une sortie de la zone Euro soit une alternative à court terme, quelles qu’en soient les conséquences (tragiques) sur les populations européennes... la part du logement notamment, pour les locations, est devenue impossible à limiter et même un emploi ne garanti plus le paiement d’un loyer.

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