Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Jeux olympiques : Munich, quarante ans après

Jeux olympiques : Munich, quarante ans après

mercredi 25 juillet 2012, par Alain Gresh

Le 5 septembre 1972, alors que les Jeux olympiques se déroulent à Munich, un commando palestinien se réclamant de Septembre noir s’introduit dans le dortoir de la délégation israélienne et s’empare de neuf personnes — deux Israéliens sont tués au moment de la prise d’otage. Il demande la libération de plus de deux cents Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Après de longues négociations, les autorités acceptent de laisser partir le commando et ses otages, en mettant à sa disposition un avion. Puis, dans une opération mal coordonnée, la police allemande essaie d’abattre les membres du commando, dont cinq (sur huit) seront tués. Mais les onze otages le seront également.

L’organisation Septembre noir a été créée au lendemain des massacres par l’armée jordanienne de la résistance palestinienne stationnée dans le royaume (1970-1971). Dans un livre de conversations avec le journaliste Eric Rouleau (Palestinien sans patrie, éditions Fayolle, 1978), Abou Iyad (Salah Khalaf), l’un des principaux dirigeants du Fatah de Yasser Arafat, tout en niant que son organisation ait mis sur pied Septembre noir, donne des détails qui plaident pour le contraire. Il explique : « L’organisation a agi en auxiliaire de la Résistance, à un moment où cette dernière n’était plus en mesure d’assurer pleinement ses tâches politiques et militaires. (...) Ses membres traduisaient bien les profonds sentiments de frustration et d’indignation qui animaient tout le peuple palestinien face aux tueries de Jordanie et aux complicités qui les auront rendues possibles. » L’organisation Septembre noir disparaîtra après la guerre d’octobre 1973, alors que l’OLP essaie de s’insérer dans le jeu diplomatique et politique.

Si cette action suscita une large condamnation, elle provoqua des réactions positives dans les populations du monde arabe, pour des raisons qu’expliquait à l’époque Samir Frangié, un intellectuel libanais rallié au combat palestinien (et devenu, depuis, un partisan de la coalition du 14 mars, dirigée par Saad Hariri : on lira « Voyage au bout de la violence : Pour un avenir de paix au Liban et dans le monde arabe », Actes Sud, 2012).

Cet article est extrait du DVD-ROM du Monde diplomatique (1954-2011), qui regroupe tous les articles publiés par le mensuel.

Avant de laisser la place à l’article, et sachant que cet envoi va susciter de nombreuses questions sur la violence, le terrorisme, etc., je voudrais renvoyer à l’un des premiers textes parus sur ce blog : « Terrorisme ».

Le Proche-Orient après Munich
Tournant dans l’activité de la résistance palestinienne ?

Dans un article qui traduit l’état d’esprit de la population arabe au lendemain de l’opération de Munich, Samir Frangié, qui vit à Beyrouth, analyse la signification de cet attentat pour la résistance palestinienne.

Par Samir Frangié, octobre 1972

L’apparition, sur la scène palestinienne, d’organisations terroristes telles que Septembre noir marque une nouvelle étape dans la lutte que mène le peuple palestinien pour sa libération nationale. Si la défaite de juin 1967 a mis fin aux pratiques « légalistes » de l’Organisation de libération de la Palestine (O.L.P.) de M. Choukeyri et permis l’éclosion d’un mouvement de masse armé, incarné dans les multiples organisations de fedayin qui se sont développées après 1967, les massacres de septembre 1970 en Jordanie et la répression systématique à laquelle a été soumise la résistance palestinienne dans les pays arabes d’ « accueil » ont entraîné, à leur tour, l’apparition de nouvelles formes de lutte adaptées à la situation ainsi créée.

Cette évolution dans les formes de lutte n’est pas uniquement fonction des événements ; elle correspond à des niveaux différents dans le processus de prise en main par le peuple palestinien de son propre destin. C’est ainsi qu’avant 1967, les Palestiniens, prisonniers des idéaux du nassérisme, qui représentait pour eux le symbole de la libération de l’homme arabe, avaient placé tous leurs espoirs dans les régimes « progressistes », se contentant, à travers l’O.L.P. et sa branche militaire, l’armée de libération palestinienne, de jouer le rôle de force d’appoint dans la bataille contre Israël.

L’incapacité des régimes arabes à mener à terme la lutte pour la libération nationale allait imposer au peuple palestinien la nécessité de se doter d’organismes de combat autonomes. L’apparition de la résistance a concrétisé, dans la pratique, cette nouvelle prise de conscience. Mais, du même coup, elle a hâté le développement de la contradiction latente qui, depuis 1967, opposait le peuple palestinien aux régimes arabes et que les massacres de septembre 1970 et de juillet 1971, en Jordanie, ont permis à ces derniers de résoudre à leur profit. Les massacres ont engendré, au sein de la résistance, une crise d’autant plus aiguë que le mouvement palestinien, dans son ensemble, ne s’était reconnu jusqu’alors qu’un seul ennemi, Israël.

Cette crise, qui a affecté, par voie de conséquence, l’ensemble du mouvement révolutionnaire arabe, a pris de court la résistance, qui a été incapable de définir une stratégie nouvelle ou même de tirer un bilan critique de son expérience, qui s’étale pourtant sur plusieurs années. Or cette expérience a été partiellement un échec, dans la mesure où la résistance devait, après avoir annoncé le processus de révolution parmi le peuple palestinien, servir de détonateur aux contradictions dans le monde arabe et opérer, par la suite, sa jonction avec le mouvement révolutionnaire issu de l’éclatement de ces contradictions.

C’est pour libérer les énergies palestiniennes et arabes, bloquées par cette crise de la résistance, que le recours au terrorisme s’est imposé aux militants de Septembre noir comme moyen de briser, dans la pratique, les barrières idéologiques et politiques dressées sur la voie d’une véritable prise de conscience révolutionnaire.

Ainsi, en assassinant au Caire, en septembre 1971, l’ancien premier ministre jordanien, M. Wasfi Tall, qui participait aux réunions du conseil de défense arabe, chargé d’élaborer une stratégie commune contre Israël, les commandos de Septembre noir ont réalisé plus qu’une simple vengeance contre un des principaux responsables des tueries d’Amman ; ils ont montré que l’ « unité des rangs face à l’ennemi sioniste » n’était en réalité qu’une mystification destinée à maintenir la cohésion interne des régimes arabes, et ont obligé d’autre part les dirigeants égyptiens à mettre un terme au rapprochement en cours avec la Jordanie.

Un tel acte a eu une portée considérable sur les masses palestiniennes et arabes. C’est d’ailleurs sur le thème de la libération des quatre commandos responsables de l’assassinat de M. Tall que devait s’amorcer, deux mois plus tard, la révolte des étudiants égyptiens.

L’opération de Munich devait avoir des répercussions plus importantes, dans la mesure où elle a mis les commandos de Septembre noir directement aux prises avec les Israéliens. Pendant vingt-quatre heures, les masses arabes, profondément traumatisées par l’échec de la tentative de détournement de l’avion de la Sabena en mai 1972 et par les commentaires suscités en Israël, ont vécu dans l’angoisse. Et quand la nouvelle de la mort des otages israéliens a été connue, une explosion de joie a secoué le monde arabe. A Damas, les gens se félicitaient dans la rue du succès de l’opération. A Tripoli, dans le nord du Liban, une collecte de fonds, organisée en faveur de la résistance, a permis de ramasser des sommes d’argent considérables. Septembre noir venait de porter un coup au mythe de l’invincibilité d’Israël, savamment entretenu par les théoriciens des régimes arabes et qui représentait certainement un des blocages idéologiques les plus forts au niveau des masses.

Au Liban, le mouvement d’appui à la résistance, qui, après septembre 1970, avait perdu son audience auprès des masses, a connu, depuis l’opération de Munich, un développement extraordinaire qui devait lui permettre, au cours de la crise qui a opposé l’armée libanaise aux fedayin à la suite de l’agression israélienne du 16 septembre, d’assurer un soutien effectif à la résistance. L’action des commandos de Septembre noir allait, sur le plan arabe, avoir des retombées encore plus considérables. Intervenant peu de temps après l’expulsion des experts et des conseillers soviétiques d’Egypte, elle a porté un coup sévère aux efforts déployés par les dirigeants du Caire pour associer l’Europe occidentale à la recherche d’une solution pacifique au Proche-Orient. Le rapprochement amorcé avec la République fédérale d’Allemagne a été provisoirement stoppé et toute la politique ouest-allemande dans la région, qui avait été marquée, ces derniers temps, par des succès non négligeables, a été compromise.

La campagne anti-arabe, qui s’est développée en Occident après l’opération de Munich, a eu pour autre conséquence de détruire le mythe de la neutralité européenne dans le conflit du Proche-Orient et d’obliger les Etats-Unis, en usant de leur droit de veto au Conseil de sécurité, à prendre officiellement position contre leurs alliés arabes.

Mais c’est en Israël que le coup des commandos palestiniens allait avoir les conséquences les plus importantes. Prisonniers de la dialectique de la violence qu’ils ont imposée au monde arabe, et à laquelle Septembre noir échappe du fait même de sa clandestinité, les dirigeants israéliens ont réagi en lançant des raids de représailles contre la Syrie et le Liban. Ces raids, qui avaient sans doute pour objectif de « punir » la population civile et les réfugiés palestiniens établis dans ces deux pays, n’ont provoqué, contrairement aux précédentes attaques lancées par Israël, aucune réaction populaire hostile aux fedayin.

Le seul résultat de ces opérations « punitives » a été d’obliger l’Egypte, partenaire de la Syrie au sein de la Fédération tripartite, à mettre une sourdine à toutes ses ouvertures de paix et à proclamer officiellement son intention de prêter main-forte à l’armée syrienne en cas de nouvelle agression. Les dirigeants du Caire ont dit, eux aussi, céder à la pression d’une opinion publique mobilisée par Septembre noir.

Pour la première fois depuis 1967, la machine de guerre israélienne marque le pas. En brisant les régimes arabes et en les acculant à la capitulation, Israël a libéré les potentialités contenues des masses arabes, dont les capacités de résistance paraissent illimitées. Jamais peut-être les dirigeants de Tel-Aviv n’ont été plus éloignés de la paix. S’ils ont pu obtenir du roi Hussein qu’il envoie des messages de condoléances aux victimes de Munich, ils ont par contre perdu leur emprise idéologique sur les masses arabes, et il y a tout lieu de croire que les « opérations de police » qu’ils lanceront dans l’avenir ne pourront plus rétablir les rapports de soumission résignée qui prévalaient depuis leur spectaculaire victoire militaire de juin 1967. Bien au contraire, dans les camps du Liban et de Syrie, les réfugiés palestiniens sont prêts à tout. Victimes depuis 1948 d’une répression systématique de la part des classes dirigeantes des palis d’ « accueil », les réfugiés, parqués dans des camps, ont été maintenus hors de tout processus de production, vivant de la charité des grandes nations. Soumis partout à des régimes d’exception, ils ont été constamment tenus, par la mise en place de rapports de chauvinisme et de racisme. à l’écart des autres peuples arabes.

Le développement de la résistance devait leur permettre en 1968 de « libérer » les camps et de mettre ainsi fin, en grande partie, à la répression qui s’exerçait contre eux. Or ce sont ces acquis qui sont aujourd’hui remis en question, car la liquidation de la résistance signifierait nécessairement le retour à la période antérieure à 1968. Le choix dès lors n’est plus possible et les tentatives déployées pour mettre un terme aux activités de la résistance et « mater » les réfugiés sont vaines : la prise en main par les Palestiniens de leur propre destin semble bien constituer un processus irréversible, dont les formes d’expression sont infiniment variées.

44 commentaires sur « Jeux olympiques : Munich, quarante ans après »

  • permalien markolopa :
    25 juillet 2012 @15h18   »

    La question sur quelle violence serait légitime est compliquée et intéressante. Je remercie à M. Gresh l’effort de l’aborder (indirectement) avec précision et courage dans l’article "Terrorisme".

    J’espère tout de même que cette question soit aujourd’hui oubliée par la résistance palestinienne. Puis que une fois admis que la non-violence est la seule arme utile dont les Palestiniens disposent contre l’agression sioniste, cette question ne devrait plus se poser.

    Il est intéressant de noter que le principal ennemi de la cause pour la non-violence est justement l’habitude de la voir comme une condamnation des méthodes violentes. En la voyant de telle façon on comprend facilement pourquoi les victimes la tendraient à la rejeter.

    Il est — à mon avis — donc essentiel que dans l’argumentation pour une résistance non-violente, la question de la légitimité de la violence soit écartée et que aucune réponse soit donnée aux multiples questionnements. Est-ce acceptable dans les territoires occupés ? Contre les soldats ? S’il s’agit d’une réponse ? Si on n’utilise que des pierres ?

    Il est clair que donner une réponse affirmative ou négative à ses questions ne sert pas à l’action non-violente. La bonne réponse, à mon avis, est de dire que peut importe, l’important étant de savoir que légitime ou non, ces actions n’aident pas au combat contre l’oppression. De plus, qu’une alternative existe et qu’elle a le potentiel de briser la machine de l’oppression.

    http://palnva.wikidot.com/

  • permalien Deïr Yassin :
    25 juillet 2012 @15h23   « »

    "Sachant que cet envoi va susciter de nombreux questions sur la violence, le terrorisme etc"

    Qui est terroriste ? DAM - Da Arabian MCs - de Lydda/al-Lydd répond à la question :
    - www.dailymotion.com/video/x3...

  • permalien Yvan :
    25 juillet 2012 @20h15   « »

    Comment évoquer Munich 72 sans parler du contexte des années de plomb en Europe au même moment.

    ... et d’abord en Allemagne :

    Fraction armée rouge - Wikipédia


    • 2 mars 1972 : Thomas Weisbecker est abattu par la police à Augsbourg. Fusillade entre des membres de la RAF et les forces de l’ordre à Hambourg. Le policier Herbert Schone est tué. Manfred Grashof et Wolfgang Grundmann sont arrêtés.

    • 11 mai 1972 : triple attentat à la bombe au QG militaire américain à Francfort (1 mort, 14 blessés)7.

    • 12 mai 1972 : trois attentats contre la police à Augsbourg (6 blessés) et Munich (10 blessés)8.

    • 15 mai 1972 : attentat contre le juge Buddenberg à Karlsruhe.

    • 19 mai 1972 : double attentat contre Springer à Hambourg (34 blessés).

    • 24 mai 1972 : double attentat au QG militaire américain à Heidelberg (3 morts, 6 blessés)9.

    • 1er juin 1972 : Andreas Baader, Holger Meins et Jan-Carl Raspe sont arrêtés à Francfort.

    • 7 juin 1972 : Gudrun Ensslin est arrêtée à Hambourg.

    • 9 juin 1972 : Brigitte Mohnhaupt et Bernhard Braun sont arrêtés à Berlin.

    • 15 juin 1972 : Ulrike Meinhof est arrêtée à Hanovre.

    • 13 juillet 1972 : Irmgard Möller et Klaus Jünschke sont arrêtés.



    ... il est possible que Septembre Noir ait libéré des énergies, réveillé une conscience arabe, montré la faiblesse d’Israël, mais dans les pays "décideurs", elle a pour longtemps accolé l’étiquette "terroriste" sur le dos des Palestiniens et a par avance délégitimé toute présence d’un Palestinien dans la moindre négociation.

  • permalien Yvan :
    25 juillet 2012 @23h25   « »
    Septembre Noir

    Le début des années 70 a été marqué par l’explosion du monde de l’image. A l’heure où Warhol promettait à chacun son quart d’heure de célébrité, Godard espérait grâce à l’image attirer l’attention sur le sort des Palestiniens. Il tourna un film en Jordanie, "jusqu’à la victoire" qui ne fut jamais monté.

    Quelques jours après le tournage, la plupart des participants au tournage étaient massacrés par l’armée du "Petit Roi".

  • permalien X :
    26 juillet 2012 @16h58   « »

    markolopa :
    25 juillet @15h18 »
    La question sur quelle violence serait légitime est compliquée et intéressante. Je remercie à M. Gresh l’effort de l’aborder (indirectement) avec précision et courage dans l’article "Terrorisme".

    J’espère tout de même que cette question soit aujourd’hui oubliée par la résistance palestinienne. Puis que une fois admis que la non-violence est la seule arme utile dont les Palestiniens disposent contre l’agression sioniste, cette question ne devrait plus se poser.

    L’occupation est un act de violence. Les démolitions des maisons l’emprisonnement des bambins qu’on va chercher chez eux au milieu de la nuit, l’expropriation des terres et le vol des ressources et en général le mépris de l’être humain et la haine raciale.

    Comment dès lors contenir l’amértume des gens qui vievent ces exactions. Comment dire a qqun qui, à l’âge de 12 ans s’est fait trainer dans une prison à 2h du matin d’oublier et de ne jamais riposter. Même si c’est un adulte. Comment demander à un jeune homme qui voit son père emprisonné sans jugement d’oublier qd il sera adulte.....??

    Comment demander à des personnes méprisées, en passant de longies heures cahque jour dans les check points de ne pas réagir ?

    Il n’ya pas de terrorisme palestinien, il y’a du désepoir et de l’amertume d’êtres humain qui ne sont justement que des humains et pas plus.

    La terreur est plutôt sioniste et israelienne, et elle est souvent gratuite et justifiées par la haine raciale et parfois justié par le vol et la spolliation.

    Tous les colonisateurs appelaient les mouvements des libération du terrorisme. Il n’y a rien de nouveau sinon l’extrême sauvagerie du sionisme comparé aux autres.

  • permalien nessim :
    26 juillet 2012 @19h54   « »

    Le CIO a refusé d’écouter les nombreuses demandes qui lui avaient été faites d’observer au cours de la cérémonie d’ouverture une minute de silence en hommage aux 11 athlètes israéliens assassinés il y a quarante ans lors des Jeux Olympiques de Munich.

  • permalien Docdaniel :
    26 juillet 2012 @22h09   « »

    Tuer des civils ne peut avoir aucune justification ; danser de joie devant des civils assassinés ne peut inspirer que du dégoût ; les palestiniens sont méprisés par leurs freres arabes : ils sont considérés à juste titre comme des terroristes : ils sont vus comme des assistés perpétuels et leur volonté de détruire Israël ne peut entraîner l adhésion des peuples : leur meilleur soutien paradoxalement c est Israël ,et ils n obtiendront rien sans l accord d Israël

  • permalien Lou :
    26 juillet 2012 @23h00   « »

    sur I télé !

    L’ambassadrice de la Palestine à Londres

    Quatre athlètes palestiniens sont invités par le Comité olympique pour défendre les couleurs de leur pays. Parmi eux, Sabine Hazboun, une nageuse de 18 ans qui s’entraine à Barcelone, en Espagne, faute d’infrastructures à Bethléem.

  • permalien Sarah :
    26 juillet 2012 @23h17   « »

    Voilà comment on fabrique de futurs terroristes ... pardon de futurs soldats de Tsahal qui balanceront du phosphore blanc sur des enfants avec la consicence tranquille :

    Combien d’Arabes aimerais-tu tuer quand tu seras grand ?

    http://www.youtube.com/watch?featur...

    A vomir !

  • permalien Deïr Yassin :
    26 juillet 2012 @23h53   « »

    Docteur Daniel nous livre son diagnostic :

    "Les Palestiniens sont méprisés par leurs frères arabes : ils sont considérés à juste titre comme des terroristes"

    La suite est encore mieux, et c’est toujours "les frères arabes", enfin par leur porte-parole le Doc :

    "Ils sont vus comme des assistés perpétuels et leur volonté de détruire Israël blahblah..."

    Ma parole, on aurait cru un sioniste suprémaciste.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    26 juillet 2012 @23h59   « »

    A propos d’un certain DANIEL // 26-07 / 22h09

    Semblerait qu’il n’y ait pas de signe apostrophe sur les claviers par là où il vit. Non ! Ne me dites pas, ... je pense avoir deviné seul.

    Pour être précis, il définit les civils comment, ce Monsieur ?

    Et pour être complet, comment il les définit du côté palestinien ?

    Pour les règles sur les conflits, il est distingué entre combattants et non combattants si ma mémoire est bonne.

    Tenez, qu’il réponde à cinq questions pour commencer :

    - Un palestinien qui a combattu est-il, de son point de vue, une cible légitime lorsqu’il n’est pas en train de combattre ?

    - Un soldat de l’armée israélienne est-il une cible légitime lorsqu’il est en repos ou en permission ?

    - Et le même soldat entre deux périodes de rappel annuel dans l’armée ?

    - Et un colon porteur d’une arme de guerre ?

    - Enfin, est-il admissible de tirer sur tout ce qui bouge en considérant que les non-combattants qui seront tués ou blessés feront partie des "dégâts collatéraux" ?

  • permalien Nathan :
    27 juillet 2012 @00h04   « »

    - Il est très facile de manipuler des enfants pour en faire un montage de propagande. On voit très bien que le réalisateur a posé ses questions afin que les enfants répondent dans le sens voulu.

    - Le chmizbullah dispose également d’un musée militaire au Sud-Liban. Il en est très fier. Sûr qu’on y apprend aux enfants d’être de preux combattants plus tard, peut-être même des "martyrs" (la plus belle décoration là-bas).

    - Pour ce qui est de "tuer des Arabes"... les Arabes s’en chargent bien tout seuls entre eux. Il suffit de voir ce qui se passe en Syrie.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 juillet 2012 @00h17   « »

    Mais bien sûr que c’est très facile de manipuler des enfants pour en faire un montage de propagande.
    Surtout quand le producteur s’appelle Itamar Rose, et est un Israélien bien connu. Cela doit être un de ces fameux Juifs ayant la haine de soi-même....
    D’ailleurs je croyais que les Juifs israéliens furent "la lumière des nations".

  • permalien Nathan :
    27 juillet 2012 @00h17   « »

    Pour info, on rappellera que le premier attentat-suicide du Hamas date de 1993. En plein processus de paix. Il sera suivi par bien d’autres. C’est la campagne d’attentats-suicides de 1995-1996 qui amènera Netanyahou au pouvoir après l’assassinat de Rabin. Parfait timing. Les extrémistes s’entendent toujours très bien entre eux.

  • permalien Nathan :
    27 juillet 2012 @00h33   « »

    Quand un réalisateur pose une question du genre "Et toi, sur ton tank tu fais tac-tac-tac et tu tues tout le monde ?" - et que l’enfant répond "oui" à cette injonction, - il met la réponse dans la bouche de l’enfant. C’est une vulgaire manip’ mais j’imagine que certains n’y voient que du feu.

    PS. Le modérateur peut-il supprimer les posts injurieux à mon égard ? Merci.

  • permalien X :
    27 juillet 2012 @01h47   « »

    Mon cher Nathan :

    Il est très facile de manipuler des enfants pour en faire un montage de propagande. On voit très bien que le réalisateur a posé ses questions afin que les enfants répondent dans le sens voulu.

    C’est tt ce que vous avez vu dans ce vidéo ? Rien d’autre ?

    Seulement un vidēo de propagande ? Aucun endoctrinement ?

    Ce cirque de fachos et d’endoctrinement n’existe pas ?

    Quel genre d’endoctrinement reçoit on pour dire :

    Un juif qui agresse qqun est un juif et un arabe qui agresse un juif est une racaille de banlieue

  • permalien K. :
    27 juillet 2012 @11h09   « »

    Pour info, on rappellera que le premier attentat-suicide du Hamas date de 1993. En plein processus de paix.

    Pour la énieme fois les mêmes manipulations sionistes.

    Le 6 avril 1994 : premier attentat-suicide, en représailles au massacre de Hébron du 25 février 1994,

    Un colon de Kiryat Arba, près de Hébron, Baruch Goldstein, tue 29 Palestiniens dans le caveau des Patriarches

    Et "en plein processus de paix" la colonisation a connu une accélération.

  • permalien Nathan :
    27 juillet 2012 @14h43   « »

    Faux !

    Le premier attentat revendiqué par le Hamas date du 16 avril 1993 (dans la vallée du Jourdain). La seule victime fut un Palestinien.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Mehola...

    Le premier attentat-suicide revendiqué par le Hamas et les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa date du 30 avril 2003 :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Mike’s_Place_suicide_bombing

    Le Hamas et les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa commirent un grand nombre d’attentats et d’attentats-suicides pendant toute cette période.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chrono...’Al-Aqsa#2003

    Ces attentats avaient pour objectif de torpiller le processus de paix. Ils ont parfaitement réussi dans leur entreprise. Le Hamas contrôle désormais le hamastan de Gaza et les extrémistes sont au pouvoir en Israël.

    Le Hamas veut tout sauf la paix. Comme l’a encore rappelé Ismail Haniyeh en Tunisie devant un parterre choisi d’islamistes locaux : l’objectif ultime est de débarrasser la Palestine des juifs de la Méditerranée au Jourdain.

    Rappelons qu’en 1993, les Israéliens signaient les accords d’Oslo avec leur ennemi historique et permettaient à celui-ci de rentrer en Palestine. Ils reconnaissaient l’OLP comme l’organe représentatif du peuple palestinien. Ces années-là furent des années d’ouverture. Il y avait encore des modérés au pouvoir en Israël : Schlomo Ben Ami, Yossi Beilin, etc. Des gens normaux, quoi !

    Tout était encore possible !

    Entre l’assassinat de Rabin par un fasciste israélien et les élections qui ont suivi, il y eut plusieurs attentats-suicides revendiqués par le Hamas. Résultat : Netanyahou fut élu avec 29.000 voix d’avance et le processus de paix n’allait jamais s’en remettre.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Israel...

  • permalien markolopa :
    27 juillet 2012 @18h41   « »

    Bonjour X,

    Je ne sais pas si c’est le meilleur endroit pour discuter l’action non-violente en Palestine, mais bon, c’est moi qui ai commencé... :-)

    Je vous remercie pour vos commentaires, qui apportent de fausses idées fréquemment exprimées sur la non-violence, pratique développée notamment par Gandhi. En fait le combat pour la non-violence consiste en grande partie à défaire ces idées.

    L’occupation est un act de violence. Les démolitions des maisons l’emprisonnement des bambins qu’on va chercher chez eux au milieu de la nuit, l’expropriation des terres et le vol des ressources et en général le mépris de l’être humain et la haine raciale.

    L’action non-violente doit typiquement faire face à la violence. On pourrait même dire que la violence de l’opposant est une partie essentielle de ce type de combat.

    Comment dès lors contenir l’amértume des gens qui vievent ces exactions. Comment dire a qqun qui, à l’âge de 12 ans s’est fait trainer dans une prison à 2h du matin d’oublier et de ne jamais riposter.

    La non-violence n’a rien à voir avec l’idée de "jamais riposter". C’est une confusion que l’on fait souvent. Gandhi lui même a dû faire face à cette mauvaise interprétation de ses idées.

    Même si c’est un adulte. Comment demander à un jeune homme qui voit son père emprisonné sans jugement d’oublier qd il sera adulte..... ??

    Comment demander à des personnes méprisées, en passant de longies heures cahque jour dans les check points de ne pas réagir ?

    Idem.

    Il n’ya pas de terrorisme palestinien, il y’a du désepoir et de l’amertume d’êtres humain qui ne sont justement que des humains et pas plus.

    La terreur est plutôt sioniste et israelienne, et elle est souvent gratuite et justifiées par la haine raciale et parfois justié par le vol et la spolliation.

    Tous les colonisateurs appelaient les mouvements des libération du terrorisme. Il n’y a rien de nouveau sinon l’extrême sauvagerie du sionisme comparé aux autres.

    Défendre la non-violence n’est pas appeler la résistance (violente ou non) de terrorisme.

    Si vous vous intéressez par la non-violence (tous ceux qui défendent les Palestiniens devraient, à mon avis) charchez des livres qui parlent de Gandhi. Si vous comprenez l’anglais, je vous invite à écouter le cours de Micheal Nagler (tout sur youtube). Pour avoir un premier goût je recommanderais le 14ème cours où il parle de Abdul Ghaffar Khan, le "Gandhi musulman", et des mythes sur la non-violence :

    http://www.youtube.com/watch?v=tvSj...
    sig2=IbF6dvIuxWQe14Yzb_5yqg

    J’ai la conviction que le jour où des leaders Palestiniens arrivent à comprendre la puissance de la lutte non-violente, l’oppression sioniste terminera rapidement.

    (J’espère pouvoir organiser des informations sur ce site http://palnva.wikidot.com, encore peu développé)

  • permalien Deïr Yassin :
    28 juillet 2012 @00h49   « »

    "J’ai la conviction que le jour où des leaders palestiniens arrivent à comprendre la puissance de la lutte non-violente, l’oppression sioniste terminera rapidement"

    Il y a un relent de paternalisme dans ces propos. Cela fait longtemps qu’une partie de la société palestinienne s’est tournée vers la non-violence.
    Un haut-gradé de l’armée d’occupation, Amos Gilad, a d’ailleurs sorti cette phrase devenu classique : "We don’t do Gandhi very well".

    Mazin Qumsiyeh est une figure emblématique de la lutte non-violente en Palestine. Ancien professeur à Yale et Duke, il est rentré chez lui à Bayt Sahour près de Bayt Lahem pour organiser la lutte non-violente selon les principes de Gandhi, et par la même occasion, il a écrit un livre sur l’histoire de la lutte populaire en Palestine.
    www.qumsiyeh.org/popularresi...

    Vous pouvez aussi chercher plus d’information sur :
    www.popularstruggle.org
    www.bilin-village.org

  • permalien X :
    28 juillet 2012 @06h09   « »

    markolopa,

    J’ia l’impression que vous connaissez mal l’idēologie sioniste ainsi que la nature humaine.

    Je ne vous ai pas parlē de leader politique, mais de personnes ordinaires, des millions de palestiniens qui souffrent dans des situation inhumaines depuis des dizaines d’annēes et qui savent bien que ces gens sont à part.

    Pensez vous qu’avec la non violence les réfugiés palestiniens au Liban, qui gardent les clēs de leur maison vont retourner chez eux. Les sionistes vont mourir de rire.

  • permalien X :
    28 juillet 2012 @15h47   « »

    Nathan,

    Les sionistes n’on jamais acceptē le principe d’une paix juste, ou mēme d’une paix tout court. Souvenez vous pour les amener à table de nēgociation il a fallu que Bush leur coupe l’aide amēricaine, leur point faible. Ils sont allēs à Madrid à reculons, en promēttant de faire poiroter les palestiniens par des simulacre de nēgociation. Cette promesse est en train d’ētre tenu. En dehors de cette vēritē le reste n’est que mensonge et manipulation dans les vous les sionistes ētes les meilleurs. Et ça le Hamas, qui vous connaît trēs bien l’avait bien prēdit, contrairement au Fatah qui a fait confiance au sionistes et dēsarmē la rēsistance et qui les a amenē dans situation de dēsespoir actuelle : pas de résultats, pas de nēgociation, pas de moyen pour la rēsistance. La seule chose qui avance c’est la colonisation : 15o ooo, en 91, 6oo ooo aujourd’hui.

    Confērence de Madrid

    Dans le contexte de la fin de la guerre froide et à la suite de la guerre du Golfe de 1991, marquée par la victoire de la coalition, la diplomatie américaine décide de travailler à la question palestinienne et au processus de paix. Sous la présidence de George Bush (1989-1993), les relations avec Israël se refroidissent, les Etats-Unis défendant sur le plan économique leurs intérêts pétroliers détenus dans la région du Golfe, et sur le plan du droit international, s’étant faits les défenseurs du Koweït lors de la guerre du Golfe, ils entendent appliquer ce même droit aux Territoires palestiniens. Conduites par le secrétaire d’Etat américain James Baker, des négociations sont entreprises avec Israël, la Syrie, les Palestiniens (Palestiniens de l’intérieur, c’est-à-dire des Territoires occupés, non membres de l’OLP), la Jordanie et le Liban. Les Etats-Unis entendent ainsi normaliser les relations entre Israël et les Etats arabes.

  • permalien ness :
    28 juillet 2012 @20h37   « »

    L’équipe de judo libanaise a refusé de s’entraîner à côté de celle d’Israël vendredi après-midi – une barrière de séparation (devrions-nous dire d’apartheid ?) a été été érigée par le Comité Olympique pour partager la salle en deux moitiés.

  • permalien Deïr Yassin :
    28 juillet 2012 @20h49   « »

    Vous avez oublié de mentionner que de telles barrières - en effet des paravents - sont choses courantes en judo. Qu’ils servent à empêcher les concurrents de vous espionner - et dans ce cas précis les Libanais ont tout à fait raison de se méfier !

  • permalien Deïr Yassin :
    28 juillet 2012 @20h58   « »

    J’avais oublié d’ajouter que - contrairement à ce que prétend "ness" et les sites sionistes - il ne s’agissait pas de séparer la salle en deux, mais seulement le tatamis ! Cela va certainement être noyé dans la propagande.

  • permalien Nathan :
    28 juillet 2012 @21h55   « »

    On glose ici sur un excité de la LDJ parce qu’il se serait fait passer pour un antisémite mais on oublie au passage qu’un islamiste français a effectivement assassiné 7 personnes dont 3 enfants dans une école juive. Massacres qu’il a eu la perversité de filmer pour faire des émules.

    Et puisqu’on parle de Jeux Olympiques, rappelons que le lendemain de la désignation de Londres par le CIO, des islamistes tuaient plus de cinquante personnes dans cette ville. Les quatre terroristes étaient britanniques.

  • permalien Deïr Yassin :
    29 juillet 2012 @10h43   « »

    On sent une certaine gêne dans le commentaire du xénophobe bruxellois au sujet du jeune juif mêmbre de la LDJ qui animait un site ouvertement anti-sémite - d’où sa tentative de nous ramener encore sur le sujet Merah.

    Le silence médiatique autour de l’affaire Gregory Chelli, racaille notoire, est d’autant plus étonnant que l’école harcelée par les coups de téléphone antisémite fut justement l’école Ozar HaTorah à Toulouse, mais Nathan préfère reparler de Merah......

    Il est aussi étonnant que l’article de journal mis en lien par Europalestine ne mentionne pas Gregory Chelli, ses origine ethnique et son affiliation à la LDJ. Autocensure, vous dites ?

    "En effet je ne suis pas sioniste et j’appelle un chat un chat, et un voyou un voyou"

    Pour le chat, je n’en sais rien sinon le reste, c’est des mensonges !
    Nathan n’appelle pas un voyou un voyou, non il appelle les Arabes des "racailles de banlieue" dès qu’il y ait le moindre soupçon. Maintenant qu’il connait ce fait divers, et qu’il sait que le jeune juif faisait le caïd dans le train, était le premier à porter un coup, et n’avait pas payé son billet, est-ce qu’on l’a entendu le traiter de racaille ? Ben voyons.

  • permalien Deïr Yassin :
    29 juillet 2012 @10h50   « »

    Bizarre, mon post sur l’affaire Gregory Chelli avec les liens a disparu.

    Il n’est pas permit de mentionner qu’un jeune juif, racaille notoire, membre de la LDJ, responsable de plusieurs agressions, animait un site ouvertement antisémite qui regroupait des gens qui se lançaient des défis, l’un plus écoeurant que l’autre, et qu’un de leur méfaits fut l’harcèlement par téléphone de l’école juive de Toulouse avec des centaines de coup de fil antisémite.

  • permalien gloc :
    29 juillet 2012 @11h23   « »
    ","

    Le dénommé Nathan : On glose ici sur un excité de la LDJ parce qu’il se serait fait passer pour un antisémite mais on oublie au passage qu’un islamiste français a effectivement assassiné 7 personnes dont 3 enfants dans une école juive.

    "On glose ici sur un excité de la LDJ parce qu’il se serait fait passer pour un antisémite mais on oublie au passage qu’un islamiste français a effectivement assassiné 7 personnes, dont 3 enfants dans une école juive."

    On glose aussi sur 40ème anniversaire du massacre des JO de Munich... éventuellement.

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2012 @11h35   « »

    Deïr Yassin : 29 juillet @10h43

    Le silence médiatique autour de l’affaire Gregory Chelli, racaille notoire, est d’autant plus étonnant que l’école harcelée par les coups de téléphone antisémite fut justement l’école Ozar HaTorah à Toulouse, mais Nathan préfère reparler de Merah......

    Ce qui est parfaitement normal. Y’a pas photo ! Dans un cas, nous avons un excité qui assaille une école de coups de téléphone. De l’autre, nous avons un assassin djihadiste qui, après avoir fait un stage en Afghanistan, n’a pas hésité à tuer des enfants dans une école et à filmer son forfait, un fait unique en France. Qui plus est, cet assassin est admiré comme un héros dans certains milieux et des torchons en ligne comme oumma.com prétendent qu’il n’est pas le meurtrier.

    Nathan n’appelle pas un voyou un voyou, non il appelle les Arabes des "racailles de banlieue" dès qu’il y ait le moindre soupçon. Maintenant qu’il connait ce fait divers, et qu’il sait que le jeune juif faisait le caïd dans le train, était le premier à porter un coup, et n’avait pas payé son billet, est-ce qu’on l’a entendu le traiter de racaille ? Ben voyons.

    En ce qui concerne cette affaire, elle n’a pas été jugée et jusqu’ici c’est la parole de l’un contre les témoignages des autres.

    Ensuite, je n’ai jamais dit que tous les “Arabes” étaient des “racailles de banlieue” et vice-versa. Les racailles de banlieues ne sont pas nécessairement d’origine maghrébine et il arrive que leurs victimes le soient, comme le prouve l’histoire de l’Algérien battu à mort sur une bretelle d’autoroute devant sa famille. A la suite d’un accrochage, le conducteur avait demandé d’établir un constat et il lui fut répondu qu’un “constat, c’est bon pour les Français”. Et des faits divers comme celui-là, il y en a tous les jours ou presque.

    http://www.youtube.com/watch?v=K5YE...

    D’autre part, personne ne peut nier qu’une fraction des Français d’origine maghrébine sont judéophobes. De nouvelles troupes fraîches sont venues grossir les rangs du vieil antisémitisme traditionnel. Le dossier réalisé par le Nouvel Observateur sur ce sujet était assez éloquent. Ceux qui préfèrent voir la réalité en face n’ont qu’à s’y reporter.

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2012 @11h48   « »

    Puisque gloc m’y invite, je reviens au sujet du fil. Dans l’article de 2006 auquel celui-ci renvoie, Alain Gresh écrit :

    Les attentats suicide ont même dépassé ce cadre dans les territoires occupés, puisque toutes les factions palestiniennes y ont recouru et que les “ volontaires ” au suicide se sont multipliés, signe non d’un fanatisme religieux mais d’un désespoir infini, accentué par le manque de directives données par la direction palestinienne.

    Doit-on éliminer pour autant la dimension religieuse ? Connaissez-vous une autre aire culturelle où l’on pratique les attentats-suicides ? Connaissez-vous une autre religion qui préconise la "guerre sainte" ? Connaissez-vous une autre religion où l’on vante les "opérations-martyres" au point de constituer un sujet de fierté pour leurs familles ? Connaissez-vous une région où des mères sont fières d’avoir un fils qui s’est fait exploser pour massacrer une poignée de civils ?

  • permalien Deïr Yassin :
    29 juillet 2012 @12h49   « »

    @ Nathan
    "Ensuite, je n’ai jamais dit que tous les "Arabes" étaient des "racailles de banlieue"

    Non, et je n’ai jamais postulé ça. J’ai effectivement écrit :

    "Nathan....appelle les Arabes "racailles de banlieue" dès qu’il y ait le moindre soupçon"

    @ Nathan
    "En ce qui concerne cette affaire, elle n’a pas été jugée et jusqu’ici c’est la parole de l’un contre les témoignages des autres"

    Ben voyons ! C’est pour cela que vous nous avez présenté l’histoire comme celle d’un jeune juif qui s’est fait tabassé par des "racailles de banlieue" ? Frauder dans un train, c’est ’racaille’ ou non ? Ou cela dépend des origines ethniques de la personne ? Sachant que ’les Juifs respectent la loi’ comme vous nous avez appris.

    Je me demande aussi : si Grégory Chelli - racaille notoire, et membre de la LDJ, qui animait donc ce site qui a organisé les appels antisémites à l’école Ozar HaTorah - était Arabe, vous aurez été aussi discret à son égard ? Enfin, vous n’avez pas besoin de répondre.
    Ah oui, encore une chose : des centaines d’appels antisémites organisés par un site tenue par un Juif, cela compte comme un acte antisémite ou pas ?

    Je remettrai les deux liens :
    www.europalestine.com/spip.p...
    www.europalestine.com/spip.p...
    Il y a un lien vers un appel où Gregory Chelli se fait passer pour un Musulman.

    *****

    Et pour revenir au sujet du fil : deux des nageurs israéliens sont des soldats de l’IDF, et l’un d’eux a exprime qu’il représente autant son pays que l’IDF devant ses concurrents.
    Qu’il se noie !

    - www.idf.il/1283-16648-en/Dov...

  • permalien Yo :
    29 juillet 2012 @22h10   « »

    Alain Gresh, comme à son habitude, fait dans la semi-vérité qui tourne au mensonge. Si, selon Alain Gresh, le groupe palestinien fait "neuf prisonniers" et que quelques lignes plus bas, il y a "onze morts", c’est parce qu’Alain Gresh "oublie" de préciser que deux israéliens qui ont refusé de se laisser faire et ont ainsi permis à plusieurs athlètes de s’enfuir par les fenêtres, ont été froidement abattu. Moshe Weinberg et Yossef Romano pour donner les noms des deux hommes qu’Alain Gresh semble avoir effacé. Comme à l’époque de Staline, je vois que M. Gresh efface de la photo les personnages qu’il ne veut pas voir.

    Quant à la suite du récit d’Alain Gresh (c’est tout la faute aux policiers allemands), c’est pitoyable et je n’ai même plus la force de m’indigner de ce genre de récits. Je précise juste qu’un palestinien a eu le courage formidable de balancer une grenade dégoupillé dans le cockpit d’un hélico où étaient ligotés des otages. Quelle gloire...

    Je suis partagé entre la consternation et la sidération à lire le petit billet de Gresh. Même pour Munich 72, Alain Gresh essaye de repasser un coup de peinture pour que le récit de soit pas trop au désavantage des palestiniens, comme si le bien et le mal étaient toujours dans un camp et pas dans un autre.

  • permalien Yvan :
    30 juillet 2012 @12h31   « »
    Romney en visite dans la capitale de la Palestine

    Israël : à Jérusalem, Mitt Romney ému d’être dans la « capitale d’Israël » - Etats-Unis / Israël - RFI

    Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, en tournée internationale, cherche à étoffer sa stature internationale. Mais l’étape en Israël, ce dimanche 29 juillet 2012, aura été, comme Londres, marquée par la polémique autour des propos du candidat américain. Après avoir critiqué l’organisation des Jeux olympiques en Grande-Bretagne, Mitt Romney a qualifié Jérusalem de « capitale d’Israël ».


    ... trop émotif pour faire le président...

  • permalien titou :
    31 juillet 2012 @17h16   « »

    remarquable le post de yo.
    un des rares commentaires lucide sur le sujet.

  • permalien Yo :
    31 juillet 2012 @22h52   « »

    Bon, je suis quand même un petit peu scandalisé de rentrer et de voir que le texte du billet de Gresh n’a même pas été modifié. Je sais que mon post est coincé entre 2 posts qui n’ont que peu à voir avec le sujet mais enfin quand même. Pour information, 9+0 ne font pas 11, c’est 9 + 2 = 11. Alors je ne sais pas si Alain Gresh est parti en vacances le cœur léger après avoir écrit son « billet/petit mensonge » ou s’il y a un webmaster pour ce blog qui ferait au moins la modification sur les deux athlètes abattus dès le début.
    Cela ainsi que le « calibrage » du récit qui pourrait faire croire que les athlètes sont morts à cause de balles perdues des policiers alors que c’est faux, tout cela donc en dit très long sur le rapport absolument pervers qu’Alain Gresh (et hélàs il n’est pas le seul, on en trouve dans tous les camps) entretient avec la notion de vérité des faits. On plie les faits en douze pour pouvoir les faire rentrer dans le trous un peu petit de ses jugements sur le conflit israélo-palestinien. Et si ça ne passe toujours pas, et bien on force.

    Je répète une dernière fois que 9+2=11 et non pas 9+0=11. Je me tiens à votre disposition pour des cours d’algèbre élémentaire.

    Pour quelqu’un qui prétend écrire un livre de « Vérités sur un conflit », cela a de quoi surprendre (même si à titre personnel je ne suis pas surpris).

  • permalien Nosotros :
    1er août 2012 @00h44   « »

    #Yo : Merci pour partager vos connaissances de l’arithmétique, mais peut-être vous devriez améliorer votre connaissance des faits de Munich 1972 :

    1.- Dès le début, l’intention de « Septembre noir » n’était pas de tuer quelqu’un, mais d’exercer une pression publique afin de libérer les prisonniers palestiniens. Moshe Weinberg and Yossef Romano n’ont pas été "froidement abattu", mais tiré comme résultat de sa tentative précédente de poignarder les militants palestiniens dans le développement de leur mission.

    2.- Sur la responsabilité de la mort des autres 9 athlètes et de 5 palestiniens, nous devons écouter le témoignage d’un police allemande qui a exécuté l’opération tel que conseillé par des « experts » du gouvernement sioniste : « Nous avons échoué à cause de deux facteurs : les palestiniens n’ont pas commettre les erreurs que nous attendions d’eux, et ils ont refusé d’être déconcerté par la mort des trois premiers, tandis que nous avons donné pour acquis que le shock serait provoquer leur abandon. »

  • permalien gloc :
    1er août 2012 @08h58   « »

    Yo : Pour information, 9+0 ne font pas 11

    Quelle maladresse de votre part de faire cette référence au livre de G. Orwel 1984, tout en demandant sans vergogne à A. Gresh la réécriture un billet écrit par Samir Frangié en octobre 1972.

    Au cas où vous l’auriez raté, A. Gresh ne s’implique personnellement dans cet article qu’à un seul moment : "je voudrais renvoyer à l’un des premiers textes parus sur ce blog : « Terrorisme »."

    S’il y a une personne qui est vraiment hors sujet, ici, c’est bien vous.

  • permalien Yo :
    1er août 2012 @10h29   « »

    Pour Gloc :
    Non, je faisais référence au petit billet « chapeau » d’Alain Gresh avant l’article de S. Frangié. L’article de Samir Frangié, je n’ai jamais demandé sa modification. Je n’ai par ailleurs jamais écrit que 9+0=11, c’est plutot Alain Gresh qui fait ce genre d’arithmétique douteuse dans son petit billet. Merci de ne pas lire à la va-vite mes posts pour ensuite écrire n’importe quoi.

    Pour Nosotros :
    Réponse au 1- Dans ce cas, qu’Alain Gresh dise plutôt : « Deux athlètes qui ont eu l’impudence de résister, l’un à main nu, l’autre avec un couteau à fruit, ont été bravement tué par le glorieux commando ». Il écrit ce qu’il veut si ça lui chante mais qu’il ne passe pas du typex sur les deux morts du début. Pour un prétendu amant de la Vérité sur un conflit, cela fait désordre. Ou plutot c’est révélateur, selon moi. 9+2=11 comme je le dis.

    Réponse au 2- On en vient à se demander pourquoi vous ne demandez pas une minute de silence pour les morts du groupe palestinien à la cérémonie de clôture de 2012 tant ces gens semblent braves et courageux sous votre plume. Pareil, on passera la grenade dégoupillé au typex, et puis, hein, tout ça c’est la faute du gouvernement sioniste, comme vous dites.

    Encore pardon d’avoir dérangé votre petit rendez-vous quotidien avec mon évidente mauvaise foi, incapable je suis de comprendre toute la grandeur qu’il y a à balancer une grenade dégoupillée contre des gens ligotés qui ne peuvent même pas s’enfuir, incapable de saisir l’évidence de la mathématique d’Alain Gresh qui veut que 9+0=11.

  • permalien gloc :
    1er août 2012 @10h42   « »

    @Yo,

    Soit ! Vous demandez la réécriture de ce que vous appelez "chapeau" et qui est un extrait du DVD du Diplo regroupant les articles de 1954 à 2011... et alors ?

  • permalien Yo :
    1er août 2012 @11h29   « »

    Concernant 1984 de Orwel, c’est Alain Gresh qui expurge son récit pour le faire cadrer avec ses petites croyances et préférences partisanes. Dès lors, demander une modification pour rétablir la vérité ce n’est pas la même chose. Cela en dit long sur votre rapport à la vérité des faits à vous aussi.

    Si ce chapeau vient d’un DVD du diplo, je ne vois pas en quoi cela en fait une écriture sainte. Ou alors peut être que l’on pense ici que "62 000 répétitions font une vérité" (il s’agit d’une référence au Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley... ).

    Non mais laissez le chapeau comme il est, à la limite si cela participe à votre culte de la Sainte Vérité Modifiée Comme Ca Vous Arrange, je voudrais pas paraitre déranger votre office.

  • permalien Yo :
    3 août 2012 @22h26   « »

    Merci d’avoir passé la modification. Malgré mon coté "mauvais esprit", je pense que la vérité et le respect des morts sont deux choses précieuses. ça ne ramène pas Moshe Weinberg et Yossef Romano ni les autres mais c’est déjà mieux.

  • permalien Yvan :
    7 août 2012 @15h12   « »
    Jeux olympiques : Munich, quarante ans et une minute après

    Londres rend hommage aux Israéliens tués lors des JO de Munich - GRANDE-BRETAGNE - FRANCE 24

    "Alors que le monde est rassemblé à Londres pour célébrer les Jeux, et les valeurs qu’ils représentent, il est juste que nous fassions un pause pour nous souvenir des 11 athlètes israéliens qui ont perdu si tragiquement la vie quand ces valeurs ont été attaquées à Munich il y a 40 ans", a souligné M. Cameron.
    (...)

    Le CIO a observé une minute de silence lors d’une cérémonie d’inauguration du Mur de la Trêve olympique, en l’absence de tout représentant israélien, ce qui avait provoqué leur colère.



    ... c’était moins une !

  • permalien Brizawen :
    7 août 2012 @15h46   «

    Les corps des membres du commando tués ont été rendus aux égyptiens ce matin

Ajouter un commentaire