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Après Fukushima, Minamata et Hiroshima

Au Japon, les antinucléaires se radicalisent

jeudi 9 août 2012, par Marc Humbert

Comment se fait-il que tant de Japonais ordinaires, des dizaines de milliers de personnes âgées, de jeunes, de mères de famille, d’artistes, d’intellectuels sortent dans la rue toutes les semaines pour dire leur désaccord avec le gouvernement à propos de sa politique nucléaire ? Le Japan Times, quotidien anglophone fondé en 1897 et lié au Asahi Shimbun, a barré sa « une », le 30 juillet dernier, avec ce titre : « Les manifestants antinucléaires encerclent le Parlement » (« Antinuke demonstrators encircle Diet »).

Les premières lignes de l’article précisent : « Des centaines, peut-être des milliers de personnes, parmi lesquelles des citoyens ordinaires et des militants antinucléaires, se sont rassemblées (…) autour du Parlement pour augmenter la pression sur le cabinet du premier ministre.  [1 » Prudente réserve sur le nombre de manifestants. Autocensure ? Pressions d’origine policière ou gouvernementale ? Quelques jours plus tard, le 6 août, l’éditorial est titré « Une nouvelle dynamique pour le mouvement antinucléaire » (« New impetus for antinuke movement ») ; on y lit que, tous les vendredis soir, « des dizaines de milliers de personnes » se rassemblent près du Parlement et de la résidence du premier ministre et que, le 29 juillet, elles étaient plus de 10 000 d’après la police, environ 200 000 selon les organisateurs.

Jusqu’alors, les rares Japonais qui protestaient n’occupaient que la moitié de la rue, en maigres files de quatre à cinq personnes par rangées, s’arrêtant à chaque feu rouge pour ne pas gêner la circulation ; ils formaient un défilé avec des bannières, certes, mais découpé en tronçons, et sans le moindre excès. Au moindre geste imprévu, la police intervenait de façon musclée, bastonnait, emprisonnait. Le lendemain, on lisait, au mieux, quelques lignes en troisième page dans certains journaux – hormis bien sûr les gros titres du Drapeau rouge, le journal du Parti communiste japonais. Et rien sur d’éventuelles interventions policières.

Ce qui se passe aujourd’hui tient donc du changement radical. Un bouleversement. Il est vraisemblable que cette mobilisation nouvelle, facilitée par Internet et les réseaux sociaux, soit liée à l’inscription dans la mémoire collective des expériences traumatisantes du nucléaire et de ses conséquences avec Hiroshima et Nagasaki, ainsi que de la manière dont l’Etat gère les catastrophes de contamination, avec en particulier le cas de Minamata (pollution au mercure).

Le nucléaire, malgré Hiroshima

La commémoration du bombardement de Hiroshima, tous les 6 août, s’est déroulée, cette année, en présence d’un des petits-fils du président américain Harry S. Truman, qui donna l’ordre de lâcher la bombe. Il a rencontré des victimes, prié pour les défunts et s’est associé à la volonté de voir disparaître tout armement nucléaire. Il a été invité par M. Masahiro Sadako, le frère de la petite Sasaki qui, jusqu’à sa mort à l’âge de 12 ans, confectionna inlassablement des grues en origami, grues devenues l’emblème de l’espoir d’un « plus jamais Hiroshima ». En 1945, le peuple a opté pour la démocratie « apportée » par les Américains, tellement il était las de la guerre conduite par les gouvernants et de devoir mourir pour l’empereur.

Beaucoup, même parmi les victimes de Hiroshima, ne savaient qui blâmer après les bombardements : ceux dont ils étaient les otages ou ceux qui les ont libérés dans un bain de sang et de souffrances ? Les Japonais ont préféré regarder vers l’avenir : essayer d’obtenir des soutiens pour adoucir le quotidien des survivants et militer pour la disparition des arsenaux nucléaires. Par sa Constitution, le Japon s’interdit de mener des guerres et d’accéder à l’armement nucléaire.

Et pourtant le pays est devenu une puissance nucléaire civile. Il a fallu pour cela tromper le peuple. Le fasciner par les perspectives de la croissance économique et engager des dépenses considérables de communication pour le convaincre que l’atome pour la paix proposé par les Américains était une bonne option, parfaitement sécurisée. Alors que se mettait en place le nucléaire civil, malgré des protestations passées sous silence, un certain nombre de Japonais étaient victimes de pollutions industrielles extrêmement graves, en particulier à Minamata.

A Minamata, les « années du silence »

Dans cette petite ville du sud-ouest du Japon, à partir de l’année 1932, des rejets de mercure ont été déversés dans la mer par la firme chimique Chisso et se sont accumulés dans la faune marine, avant d’être transmis à la population par le biais des poissons dont elle se nourrissait. Cette pollution et ses conséquences sont connues dès 1956 : une partie de la population est atteinte de troubles moteurs et de déformations physiques qui s’aggravent avec le temps. Les gouvernements successifs ont laissé la firme poursuivre librement ses activités, accordant ponctuellement quelques mesures de façade. Ainsi, en 1959, un purificateur fut inauguré en grande cérémonie alors qu’il n’était pas placé sur le lieu principal des déversements. De même, le gouvernement incita Chisso à verser de l’argent – au compte-gouttes – « en sympathie » à l’égard des personnes atteintes d’intoxication et reconnues comme telles, évitant ainsi toute mise en cause de l’entreprise ou du gouvernement. Les dix années de revendication des victimes, de 1959 à 1968, n’ont abouti à rien – ce qui leur vaudra l’appellation d’ « années du silence ». Les réclamations ont également buté sur un ostracisme à l’égard de Minamata et de ses survivants.

A partir de 1969, le gouvernement change enfin d’attitude et la justice confirme en 1973 la responsabilité de Chisso. Un premier accord concédé en 1977 a permis de reconnaître 3 000 victimes ; un autre en 1995 a couvert 10 000 personnes supplémentaires. Celui-ci ayant été considéré comme insuffisant en 2004 par la Cour suprême, un autre protocole a été voté en 2009, qui, bien qu’en deçà des recommandations de la Cour, a conduit 57 000 personnes à déposer un dossier, le double du maximum attendu par le gouvernement.

Après la catastrophe de Fukushima

Les Japonais en ont assez. Les centrales accidentées de Fukushima sont loin d’être « froides ». A 60 km de celles-ci, la radioactivité dans l’air dépasse ici et là les normes autorisées pour les travailleurs du nucléaire : comment y laisser grandir les enfants sans s’inquiéter pour leur santé ? En outre, une partie des produits agricoles qui ont été vendus dans la région, jusqu’au thé de Shizuoka, comportaient des doses d’éléments radioactifs au-dessus de la normale : la nourriture participe à l’accumulation des effets de la radioactivité sur la population. Tout le monde ne dispose pas des ressources économiques et de l’énergie nécessaire pour quitter la préfecture de Fukushima, comme les 160 000 personnes qui en sont parties.

Pour les Japonais, à « plus jamais Hiroshima » il faut désormais ajouter « plus jamais Fukushima ». Pour cela, mieux vaut quitter le nucléaire civil. Les discours sur la sécurité se voudront rassurants et péremptoires, comme ils l’ont été par le passé. Le niveau du tremblement de terre qui a déclenché le tsunami était au-delà de l’imaginable : aucun test n’avait été réalisé pour une catastrophe de cette ampleur. Actuellement, les autorités concentrent leur attention sur les moyens à mettre en œuvre pour éviter les enchaînements qui se sont produits à Fukushima. Mais la prochaine catastrophe emprunterait certainement un autre chemin. Après l’accident, et ses conséquences qui perdurent, les compensations se font attendre et les autorités commencent par dire qu’il n’y a pas de victimes, comme dans le cas de Minamata. A « plus jamais Minamata », il faut aussi ajouter « plus jamais Fukushima ».

C’est avec tout cela en tête que plus de deux tiers des Japonais veulent en finir avec l’énergie d’origine nucléaire, et s’efforcent de faire entendre leur voix avec une persévérance et une ténacité qui devraient forcer les autorités à prendre en compte cette réalité. Il faudra certainement continuer et amplifier encore le mouvement pour que des décisions allant dans le sens souhaité par le peuple soient prises. Le premier ministre a promis de recevoir des représentants des manifestants – chose unique dans l’histoire du Japon – mais il a prévenu qu’il écouterait aussi ceux qui réclament la relance des centrales, campant sur ses positions. Bien que le Japon soit une démocratie, le peuple, ici non plus, n’est pas vraiment souverain.

Marc Humbert est professeur à l’université de Rennes, chercheur au CNRS, et professeur invité à l’université Ritsumeikan, Kyoto.

Notes

[1] L’article est disponible en ligne sous une forme sensiblement modifiée : « Antinuke demonstrators set their sights on Japan’s Diet building ».

18 commentaires sur « Au Japon, les antinucléaires se radicalisent »

  • permalien
    9 août 2012 @23h32   »

    le peuple du soleil levant se réveille....

  • permalien philippulus :
    10 août 2012 @14h20   « »
    ça n’intéresse personne

    Toute l’intelligentsia qui tapote sur les blogs du monde diplo étant occupée +++ par la dernière livraison d’Alain Gresh concernant les qualificatifs de "musulman" et "islamiste", il n’y aura personne pour s’intéresser à la lutte antinucléaire au Japon. Voilà, c’est comme ça.
    L’état de la réflexion sur le sujet dans notre beau pays, c’est électroencéphalogramme plat.
    Suggestion : mettre, au choix, "Islam", "Israël", "Arabe", "Iran" dans le titre du billet pour avoir quelques commentaires...Ceci étant dit, il vaut mieux être seul que mal accompagné.

  • permalien l’observateur :
    10 août 2012 @14h40   « »

    Merci au Monde Diplomatique pour ces articles et ses blogs très intéressants ! J’ai 19 ans, un des plus jeunes lecteurs, sans doute...

  • permalien Vitigis :
    10 août 2012 @15h09   « »

    D’après ma documentation, le "respect" et la "hiérachie" jouent un grand rôle dans les attitudes japonaises. Les patrons n’aiment pas la critique. Pourtant, la société japonaise est la seule qui ait réussi à se développer à l’égal de l’Occident.

    Espérons que la radicalisation anti-nucléaire permettra un ajustement des attitudes dans le sens d’une plus grande prise en compte du bien de tous.

    Ceci passe par une plus grande capacité d’écoute des "supérieurs", qui devront être capables de mieux laisser remonter l’information depuis la base.

    Mais l’inertie est tellement puissante...

    Et puis, il faudra se demander quel sera le prix à payer pour renoncer à cette source d’énergie tellement rentable. Vive la recherche en économies d’électricité !

  • permalien geduld :
    10 août 2012 @17h16   « »

    Merci pour cet article.

    Je ne connais que très peu la culture japonaise, mais du peu que j’en sais et au regard de ce qui est détaillé dans cet article, je trouve ce peuple courageux.
    Je retiens un élément marquant : le fait que ces manifestants continuent sans relâche alors même que leur colère est absolument contenue.
    Nous avons une liberté bien plus grande dans notre pays pour ce qui relève de la protestation (et cela est une chose démocratiquement bonne). Mais il n’est pas évident de persévérer dans l’action quand celle-ci est peu visible, peu audible, peu reconnue tout simplement.

    En conclusion je dirais qu’il me semble que l’action politique pour le japonais lambda relève quasiment d’une philosophie de vie et cela impose le respect.

  • permalien ML :
  • permalien Cana :
    11 août 2012 @15h30   « »

    Kenzabouro Oé - écrivain japonais - prix Nobel de la paix en 94 avait découvert lors d’une visite à Hiroshima ( en 64 je crois), le sort réservé aux "Hibakusha" les victimes survivantes irradiés. Il a témoigné avec colère sur le sort des enfants atteints de chéloîdes. dans son livre "Notes de Hiroshima". Ils étaient bannis par leurs concitoyens après avoir été l’objet du déni des yankees qui les ont tout simplement effacés de l’existence, Kenzabouro Oé n’a pas hésité a affirmer que " le japon n’a rien appris de la défaite de 1945".
    la catastrophe de Fukushima n’est-elle pas liée à cet effacement et ce déni d’iHiroshima et ses conséquences.
    Cet article a le mérite d’ouvrir ce débat , ce serait encore mieux de pouvoir lire les témoignages d’écrivains japonais sur la question.

    Bien que la comparaison qui suit ne soit pas l’équivalent du désastre d’Hiroshima , nous ne pouvons pas ne pas penser à l’expérience des bombardements à l’UA( uranium appauvri) et au Napalm ainsi que cluster bombs et bombardements chimiques qu’a vécu le Liban et Gaza , ainsi que les autres ( Iraq, Afghanistan en particulier) avec accompagnement d’une nouvelle machine électronique : le drone. Cette actualité qui dure depuis l’arrêt des bombardements secrets de la CIA à l’agent Orange en Asie , nous tient en alerte.
    Hiroshima a montré de quoi les yankees étaient capables si une nation ( le Japon) osait s’affronter à eux . Personne n’est à l’abri des conséquences du nucléaire développé avec diverses expérimentations en Asie ( agent Orange) et au P.O aujourd’hui. Dans l’UE recrudescence du cancer et pollution de la terre ( c’est un autre sujet...)
    Souvenons nous , pourquoi l’expo à Paris sur les victimes palestiniennes déformés par l’usage des bombes israéliennes a été attaquée et a fait l’objet d’une tentative d’interdiction ?
    N’en déplaise à quelqu’un l’actualité des guerres au PO ne fait que perdurer un état de guerre permanent semant le chaos dans une grande partie du monde . Ce qui aboutit à une espèce de banalisation de l’usage des armes et des énergies atomiques.

  • permalien Kei :
    13 août 2012 @10h09   « »

    Quel dommage vraiment de voir que les japonais luttent contre leur gouvernement pour un droit inalienable : celui de vivre.

    Il est clair que le Japon à désormais subit les pires catastrophes mondiales inhérentes ou pas à l’Homme. Cependant les dirigeants ne réagissent pas et les esprits s’échauffent et se rassemblent.
    C’est triste de ne pas avoir de solution énergétique autre que le nucléaire depuis plus de 50 ans. Surtout en connaissant les risques et encore plus les problèmes des déchets.

    Pourquoi s’entêter dans cette voie ? Pourquoi ne pas miser sur la recherche ? Sur le soleil qui réchauffe si bien la Terre ? Sur toutes les solution environnementales réunies ?

    Quand le monde va t-il apprendre à vivre humblement ?

  • permalien Jordi GRAU :
    13 août 2012 @13h01   « »

    Sommes-nous tellement différents des Japonais ? Ces derniers, jusqu’à présent, ont été peu mobilisés sur la question du nucléaire, en partie à cause des mensonges gouvernementaux. Mais la population française est-elle beaucoup plus réactive ? Et nos gouvernants sont-ils tellement plus honnêtes ?

  • permalien Eric :
    14 août 2012 @01h56   « »
    philippulus :

    Non. je suis intervenu sur l’article de monsieur Gresh ; cependant le sujet present est vital. Un pays qui a subit deux bombardements comment a-t’il oser l’energie nucleaire sur une ile sistimique ? Pression economique et redressement... La catasthophe de Fukushima a et aura de tres grave consequence, qu’on medite a peine - qu’on ne veut pas voir surtout. Puis tous pays confondus jouent avec les allumettes. On pense dominner la nature, alors qu’elle a toujours raison de notre orgueil. De plus l’uranium coute cher et n’est pas inepuisable si toute la planete s’y met..... Super-Phenix, dix ans d’activiter chaotique, 20 ans de demantelement. La catstrophe de Thernobyl a causer des morts meme en Belgique ( cancer de la thiroide). Les pays eupopeens payent pour le recroffrage de cette centrale. Enfin, j’ajouterais ceci : les deux bombes lacher le 6 et le 9 aout 1945 sur le Japon, n’etaient point neccessaires, c’etait pretexte d’essais sur les humains - a ce titre l’adminitration Truman est criminelle de guerre, comme bien d’autres qui l’on suivit.

  • permalien Eric :
    14 août 2012 @04h10   « »
    Salutation

    merci Monsieur Humbert pour votre article.

  • permalien yann salaun :
    14 août 2012 @14h06   « »

    nucleaires civil et militaire ne font qu’un et je salue le courage de ces japonais qui vont à l’encontre d’un ordre seculaire et culturel ainsi qu’economique pour rendre le monde meilleur. Ils nous rappellent que desormais la premiere des batailles est celle de l’ information et de la transparence. merci au diplo.

  • permalien Eric :
    14 août 2012 @23h33   « »
    Merci

    Oui ! merci aux rares intervenants sur ce blog au sujet vital. Je suis decu du manque d’interet a l’article de monsieur Humbert. Les religions passeront avec notre civilisation - en cours de decivilation -, les dechets survivront apres nous, ainsi que les scorpions, insensibles a la radio-activiter. Un autre monde est-il possible ? Oui ! Sans nous ! Car dans l’etat de decadence ou se trouve l’humain, je ne lui donne qu’a grande peine que deux siecles.

  • permalien papacito36 :
    16 août 2012 @11h09   « »
    Que faire ?

    Comment amener un débat dépassionné sur ce sujet en France (ou ailleurs) ? Comment faire en sorte que les réflexions des politiques (à défaut d’actions) aillent plus loin que celles exposées dans le "temps médiatique" (interventions télévisés et articles ad nauseam pendant deux semaines et après... plus rien) ? Comment éviter que les débats ne restent dans les mains de lobbyistes ou d’idéologues (de tous bords) ? Comment faire émerger des problématiques à moyen et long terme quand l’essentiel des communications et activités humaines se polarisent actuellement sur des enjeux à très court terme ?
    Merci au Monde Diplomatique, à ses blogueurs, et à leurs lecteurs de nous apporter une de ces (trop rares) fenêtres de réflexion.
    H.

  • permalien filou :
    17 août 2012 @17h06   « »

    Les commentaires laissent penser qu’en France il n’y a qu’un tout petit mouvement antinucléaire, il aurait suffit à ces gens de participer, par exemple, à la grande chaîne humaine du 11 mars dernier pour se persuader du contraire.
    Ce qui est réel malheureusement c’est l’efficacité du lobby nucléaire dans les principaux médias. EDF ne dépense pas 1 milliard par an en communication sans en attendre des retours !

  • permalien Bernard :
    19 août 2012 @17h06   « »

    Oui il y a encore des lecteurs qui s’intéressent à la lutte anti-nucléaire des Japonais pendant l’été et qui souhaiteraient que cette même lutte concerne les Français.
    Merci à l’auteur de cet article.
    Plus modestement j’ai écrit aussi un petit article pour le prochain numéro du journal "L’Union pacifiste" à paraître en septembre.

  • permalien Gilrag :
    24 août 2012 @16h48   « »

    Bravo et longue vie au Monde Diplo pour ces réflexions essentielles sur cette abomination.

  • permalien Caligula :
    23 novembre 2012 @22h35   «

    Remplacer le nucléaire civil au japon et ailleurs, oui, mais par quoi ? Le photovoltaïque ? ce serait mal connaitre la climatologie nippone. L’hydroelectrique ? en cas de tremblement de terre c’ est pas vraiment conseillé. Un barrage ; béton ou terre ; a beau être énorme, c’est un colosse aux pieds d’argile ! Usine marée motrice ; encombrante et pas trés efficace (deux fois par jour). Reste le charbon, le gaz ... les énérgies fossiles en général, encore faut-il en avoir, et écologiquement parlant, c’est pas le top ! ça limite les choix, isn’t it ? Mais je tiens à vous rassurer : en France c’est la même chose ! Les risques ont été minimisés : le dome d’une central nucléaire doit pouvoir résister à la chutte d’un petit avion de tourisme ; quid d’un longcourrier ? Dans le massif central vous avez trois gros barrage à la suite sur la même rivière : Bort-les-Orgues, l’Agle, le Chastan ; c’est beau, mais si le premier cède, va pas faire bon habiter en Dordogne !

    Pour en revenir aux manifestants, ils étaient déja présent à Tokyo ; mais en moins nombreux (une ou deux centaines) avant Fukushima. le tsunami les a rendus plus populaires, donc un peu plus visibles. Il n’empèche qu’il faut avoir une sacrée rage pour défiler ainsi au Japon ; les traditions ont la vie dure. Vouloir comparer le Japon au reste du monde et idiot ; c’est une démocratie, certes, mais elle "pourrait" s’apparenter à l’Angleterre car l’empereur tient une place trés importante dans le coeur des Japonais. Il ne dirige plus le pays mais il sert quand même de guide. Le Japon est ainsi fait.

    Alors, merci pour vos articles ! Et à une prochaine fois

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