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Que faire en Syrie ?

mercredi 29 août 2012, par Alain Gresh

La crise syrienne s’éternise. Pour l’instant, en tout cas, ni les discours du pouvoir annonçant qu’il va écraser l’opposition, ni les espoirs des Occidentaux que le régime s’effondre ne se sont réalisés. Et le pays paie un prix élevé pour cette impasse, coût qu’il est difficile de chiffrer – des dizaines de milliers de morts, un nombre incalculable de blessés, bientôt 200 000 réfugiés à l’étranger. Cette descente dans l’abîme érode la fabrique même de la société, dressant les communautés les unes contre les autres, les villageois contre leurs voisins.

On l’a dit à plusieurs reprises ici : le pouvoir porte la responsabilité majeure du bain de sang et de la spirale de violence qu’il a largement alimentée. Mais la crise syrienne se réduit-elle à un pouvoir dictatorial affrontant l’ensemble de son peuple ? Si tel était le cas, le régime serait tombé depuis longtemps. D’autre part, peut-on comprendre la crise en dehors de sa dimension géopolitique, en dehors de l’action d’acteurs aux motivations diverses ?

C’est qu’il se déroule, sur la scène syrienne, plusieurs guerres parallèles. D’abord, comme ailleurs dans le monde arabe, s’est exprimée une aspiration à la liberté, à la fin de la dictature. Mais la militarisation de l’opposition – favorisée par les ingérences extérieures et par la brutalité du régime –, son incapacité à présenter un programme rassembleur, ses profondes divisions ont ouvert de larges fractures dans le peuple syrien. Le régime a pu s’assurer le soutien d’une partie de la bourgeoisie sunnite avec laquelle il était allié depuis des décennies, celui de représentants de minorités qui pouvaient se sentir menacées (alaouites, chrétiens, etc.). Il a pu aussi compter sur le désarroi grandissant d’une partie de la population, qui, notamment à Damas et à Alep, avait l’impression que les combattants de l’opposition la prenaient en otage. Des journalistes de Libération, de The Independent (« Aleppo’s poor get caught in the crossfire of Syria’s civil war », 24 août), de The Economist (« Part of the problem is that the rebels are failing to win hearts and minds among the urban middle class in Aleppo »), ont rendu compte de ce désarroi d’une partie de la population sans que le discours dominant dans les médias sur la Syrie ne change : un peuple uni face à une dictature sanglante.

La question des combattants étrangers a souvent été soulevée. Pourquoi s’étonner que des jeunes Libyens ou Tunisiens veuillent partir se battre en Syrie contre une dictature ? Est-ce le fait qu’ils soient islamistes qui disqualifie leur combat ? Non, le problème – au-delà de la présence de groupes comme Al-Qaida – tient aux ingérences étrangères et à la manière dont l’Arabie saoudite et le Qatar notamment, mais aussi la Turquie, arment, financent et mobilisent ces groupes. Et on peut douter que le moteur de l’action des monarchies du Golfe soit l’instauration de la démocratie en Syrie. Bien sûr, l’affirmation du ministre des affaires étrangères syrien Mouallem à Robert Fisk, selon laquelle les Etats-Unis sont responsables pour l’essentiel de ce qui se passe en Syrie (« We believe that the USA is the major player against Syria and the rest are its instruments »), est outrancière, mais qu’il y ait des ingérences étrangères, qui peut en douter ?

C’est Kofi Annan, l’envoyé de l’ONU pour la Syrie (« Sur la Syrie, à l’évidence, nous n’avons pas réussi », LeMonde.fr, 7 juillet 2012), qui le déclarait : aucune des deux parties n’a vraiment essayé, en avril 2012, lors de l’envoi d’observateurs internationaux, de mettre fin aux combats. Et si l’appui de l’Iran, de la Russie et de la Chine à Damas a durci la position du président Bachar Al-Assad, le refus des Occidentaux, Français compris, d’appeler l’opposition à respecter un cessez-le-feu a aussi mis de l’huile sur le feu. A aucun moment ni les Occidentaux, ni Paris n’ont cru en la mission Annan et n’ont fait le moindre effort pour qu’elle réussisse.

Pourquoi ? Parce que l’objectif prioritaire de nombreux protagonistes (Occidentaux, pays du Golfe) est de faire tomber le régime dans le but d’atteindre l’Iran. Leur stratégie s’inscrit dans une jeu géopolitique dangereux, dont les droits humains ne sont qu’une dimension. La Russie et la Chine, favorables à des pressions sur Téhéran mais hostiles à une aventure militaire, s’opposent, bien évidemment, à cette stratégie. « Tout cela est un jeu géopolitique joué avec le sang syrien, m’expliquait, ulcéré, un intellectuel de Damas. Poutine et Obama devraient rendre des comptes devant la justice internationale. »

Aujourd’hui encore, les Occidentaux sont dans l’incapacité de regrouper l’opposition, et la demande du président François Hollande de voir se créer « un gouvernement provisoire inclusif et représentatif » pour « devenir le représentant légitime de la nouvelle Syrie » (lire « Hollande cherche à se placer en pointe sur la Syrie », LeMonde.fr, 28 août) relève de l’utopie – comme l’ont confirmé les Etats-Unis – et montre la difficulté du gouvernement français à reconnaître que le Conseil national syrien a perdu une grande part de sa légitimité.

En attendant, combats et massacres se poursuivent. La seule initiative un peu sérieuse est celle qu’a esquissée le président égyptien Mohammed Morsi, qui veut créer un groupe de quatre pays, le sien, l’Iran, l’Arabie saoudite et la Turquie (« Egyptian Leader Adds Rivals of West to Syria Plan », The New York Times, 26 août). Ce groupe aurait l’avantage de tenir à l’écart, au moins dans un premier temps, les parties étrangères à la région. Mais il s’appuie sur une idée, celle de la négociation entre le pouvoir et l’opposition. On ne négocie pas avec ceux qui ont du sang sur les mains ? Rappelons que dans les années 1980, la transition vers la démocratie en Amérique latine s’est faite en assurant l’impunité aux généraux coupables des pires exactions (il a fallu vingt ans supplémentaires pour les faire comparaître devant la justice ; c’était le prix à payer pour une transition pacifique).

Un dernier mot sur les médias. Le Monde diplomatique de septembre publie un article sur la manière pour le moins biaisée dont un certain nombre de médias ont rendu compte de cette crise (« Syrie, champ de bataille médiatique »). Au-delà de la discussion sur la déontologie, cette manière de rendre compte de la crise contribue à paralyser les autorités politiques et à les priver de toute capacité d’action réelle : qui oserait aujourd’hui encore appeler à la négociation, à une sortie de la violence, sans se faire taxer d’agent de la dictature syrienne (voire de Moscou, de Pékin ou de Téhéran) ?

829 commentaires sur « Que faire en Syrie ? »

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  • permalien Yvan :
    29 août 2012 @19h26   »
    Que faire en Syrie ? l’Iran prépare le "day after"

    Morsi à Téhéran : un rabibochage à "hauts risques" pour Le Caire - ÉGYPTE - IRAN - FRANCE 24

    Téhéran s’est empressé de présenter la visite du nouveau président égyptien comme une victoire politique, à l’image de l’enthousiasme affiché par les médias et les officiels iraniens. "La révolution a ouvert un nouveau chapitre dans les relations de l’Égypte avec le monde extérieur […], le rétablissement de nos relations ne dépend plus que de mesures protocolaires", avait assuré le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, dans un entretien accordé la semaine dernière au quotidien égyptien Al-Ahram.


    Dedefensa.org : Le NAM à Téhéran, un sommet “nucléaire”

    Hier, le 26 août 2012 (voir PressTV.com), un parlementaire iranien a annoncé que l’une des excursions offertes par le gouvernement iranien à ses invités chefs d’État et de gouvernement qui seront à la tête de leurs délégations (autour d’une cinquantaine, les autres étant à un niveau moins élevé) pour le sommet du NAM, serait la visite des installations nucléaires iraniennes. On n’est pas plus aimable, ni ouvert… Il y a ceci de particulier dans la dépêche de PressTV.com que la nouvelle est annoncée en la concentrant uniquement sur le nom du président égyptien Morsi (« Egypt president to visit Bushehr nuclear plant : Iran lawmaker »), alors qu’il n’est évidemment pas la seule personnalité participant à l’excursion


  • permalien Antara :
    29 août 2012 @19h57   « »
    Texte base sure de fausses informations

    http://www.youtube.com/watch?v=OoWV...

    Fidaa Itani vient de faire une interview expliquant le fait qu’il n y a en fait pas d’armements qui pourrait constituter un danger serieux pour le regime ,ou presque venant de Qatar . Arabie Saoudite ou bien la Turquie. Il etait en Syria depuis une semaine...

  • permalien Yvan :
    29 août 2012 @20h14   « »
    Que faire en Syrie ? Erdogan changé en sel

    Syrie : Assad se montre intraitable et rejette l’idée de zones-tampons - Le Nouvel Observateur

    Débordée par l’exode des Syriens, la Turquie a multiplié les appels à la création de ces zones tampons près de sa frontière, disant espérer que le Conseil de sécurité "agirait" pour héberger les réfugiés "dans des camps" en Syrie.

    Assad raille les dissidents Le président Assad, lâché par des proches dont le Premier ministre Riad Hijab et des généraux ces derniers mois, a raillé les défections.

    "Les gens patriotes et les gens bien ne fuient pas, ne quittent pas la patrie. Finalement, cette opération (de défection) est positive, c’est une opération d’auto-nettoyage de l’Etat premièrement et de la nation en général", a-t-il lancé.



    Il n’aurait pas dû se retourner

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 août 2012 @20h29   « »

    A tous

    - Pour savoir ce que vaut une cause, il suffit de voir ce qu’en pense un quelconque des anciens "nouveaux philosophes" : un Alain Finkielkraut, un Pascal Bruckner, un André Glucksmann, et, bien entendu, un inénarrable Bernard Henri-Lévy...

    - Dès lors que ces personnages s’engagent en faveur d’une cause, il y a tout lieu, en effet, de regarder celle-ci avec la plus grande méfiance, car on peut être sûr que les bombes occidentales ne vont pas tarder à tomber sur l’objet de leur vindicte (et, bien entendu, laisser la situation dans un état pire qu’auparavant...).

  • permalien Shanaa :
    29 août 2012 @21h54   « »

    Enfin un article équilibré qui nous change de l’intox des anti comme des pro Assad !
    Le machiavélisme des puissances occidentales n’est plus à démontrer depuis la destruction de l’Irak livré au chaos ! Derriére leur discours pseudo humaniste, ils veulent donc la destruction de la Syrie et sa chute pour attaquer l’Iran sans égard de déclencher une troisiéme guerre mondiale !
    Le chaos en Irak comme en Lybie est donc une stratégie !
    Que faire en Syrie ? Il est difficile de mettre un terme à une guerre civile exacerbée de l’extérieur.

  • permalien K. :
    29 août 2012 @22h05   « »

    Aux “nominés” de Ph Arnaud il faut ajouter l’un des plus vils, des plus bas, des plus opportunistes personnages, partisan inconditionnel du grand criminel Bush le petit, l’Étasunien d’origine libanaise Fouad Ajami.

  • permalien Shanaa :
    29 août 2012 @22h11   « »

    Ph. Arnaud :
    Certes, BHL a soutenu jusqu’au bout la guerre en Libye ! Ce pays reste encore livré à la violence et l’insécurité. Les médias rapportent que des groupes armés présentés comme des "salafistes" ont détruit des mausolés dont certains datent du XVIiéme siécle, considérés comme patrimoine de l’humanité ! L’UNESCO a réagit trés tardivement !
    Cependant, on entend ni politique ni philosophe à propos de la Birmanie ou la junte génocide, exproprie, et déchoie de leur nationalité les musulmans birmans ! Ces derniers sont considérés comme la minorité la plus persécuté au monde !

  • permalien Rouzbeh :
    29 août 2012 @22h11   « »

    Comprendre la situation en Syrie : Interview de Bassam Tahhan‏

    http://www.youtube.com/watch?v=n-cX...

  • permalien Rouzbeh :
    29 août 2012 @23h26   « »

    Syrie : Les erreurs de calcul de la Turquie !

    (...)
    3. L’angoisse sérieuse de la Turquie quant au devenir des groupes terroristes qu’elle a accueillis sur son sol et dirigés contre la Syrie sous supervision US ; ce qui doit nous rappeler le phénomène des « Afghans arabes » devenus un problème pour les pays qui les ont poussés à se battre contre l’Union soviétique en Afghanistan où, une fois les troupes parties, ils se sont transformés en « combattants chômeurs » menaçant de tous les dangers ; situation pas très éloignée de celle que risque de rencontrer la Turquie aujourd’hui ! C’est pour cette raison qu’elle s’est hâtée de lancer ses appels de détresse aux USA pour l’aider à prévenir ce probable fléau… C’est pour cette même raison que se sont réunies dernièrement les forces de sécurité militaire des deux pays, contrairement à ce qui a été déclaré par les médias parlant de la mise au point des derniers préparatifs pour une intervention militaire en Syrie ; alors qu’il s’agissait de défendre la Turquie craignant pour sa propre sécurité en cas d’une réplique lancée par la citadelle syrienne qui a résisté à sa violente agression par terroristes interposés.
    (...)

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien K. :
    29 août 2012 @23h30   « »

    La toujours excellente Irano/US Farideh Farhi :

    Assise à Honolulu je n’ai aucun moyen de savoir si l’Iran envoie réellement des troupes en Syrie ou non. Mais le fait qu’une histoire basée sur une source plutôt suspecte ou du moins non vérifiée fait les manchettes mérite d’être examiné car il en dit long sur l’hystérie des reportages concernant l’Iran, ainsi que la fragilité des sources utilisées dans les rapports sur ce pays et ses politiques.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 août 2012 @23h41   « »

    Shanaa

    - Les pays occidentaux ne savent pas quoi inventer pour contourner le veto des Russes et des Chinois à l’ONU, qui les empêche de faire leurs magouilles en Syrie.

    - Leur dernière ruse consiste à imaginer qu’il se constitue un "gouvernement" syrien d’opposition qu’ils considéreraient comme légitime, gouvernement qui (fort opportunément...) leur demanderait d’intervenir, ce qu’ils feraient sans hésiter.

    - Si, en ce cas, les Russes réagissent comme ils ont réagi en 2008 vis-à-vis de la Géorgie, les Occidentaux reculeront, car ils n’iront pas risquer un conflit pour la Syrie.

  • permalien chb :
    30 août 2012 @00h27   « »
    Une franco syrienne, bloquée à Damas par les sanctions européennes, témoigne

    Les hordes de l’ASL et la Qaida commettent de terribles exactions contre la population qu’ils prennent en otage, et mettent cela, comme à Daraya , sur le dos de l’Armée syrienne nationale.

    Les combats sont féroces et les USA, et les Britanniques, ne cachent plus le fait que ce sont eux qui dirigent les opérations depuis Adhana sur les frontières turques et qui les alimentent en artillerie lourde, anti-chars et anti-avions. Ce matin un hélicoptère de l’armée a été descendu au dessus du quartier Qabun à Damas, une bombe de mortier est tombée dans le jardin Khaoula bint alzouar dans le quartier Bab Touma.

    L’armée continue à poursuivre les terroristes dans les villes d’Ariha, et dans les banlieues de Hama et Homs. De gros dépôts d’armes, d’explosifs et armes lourdes ont été trouvés à Daraya (1), Tadamoun, Soumariyeh, Edleb, Qaboun, Alep, Hama, Homs, Basatine Arrazi (Damas), etc.

    Hier les terroristes ont fait exploser 7 citernes (3 mazout, 4 essence) près du pont Nayrab à Alep. Les journées sont pleines d’actes de ce type, sans parler des actions de kidnapping, rançonnage, et assassinats ciblés qui touchent essentiellement les professeurs d’Université, les chercheurs et officiers de l’Armée....cibles clairement fixées par le Mossad ! Le terrorisme est bel et bien installé en Syrie, mais le peuple est plus que jamais déterminé à résister !

    Le pouvoir tient bon, il a de plus en plus de crédit auprès de la population, car ceux qui pensaient que c’était une affaire de liberté et de démocratie, voient bien maintenant que l’objectif est la destruction du pays, surtout que nombre de combattants de la dite ASL se sont avérés non syriens (afghans, tchétchènes, Benghalii, Libyens, Algériens, Yéménites, et même tunisiens !).

    extraits de http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien Clavidus :
    30 août 2012 @00h28   « »

    "Bashar al assad porte à lui seul la responsabilité". Cette phrase que l’ensemble des médias s’accordent à reprendre est abusive au vue de la chronologies des évènements. En début de crise la ligue Arabe à émis des conclusions ne satisfaisant pas USrael et malgrès le forcing des états du golf (Achat de la présidence de la ligue arabe aux Palestiniens par exemple ), les solutions diplomatiques proposées n’ont jamais suffit à satisfaire le seul but que se sont fixés les occidentaux ( celui de virer Al Assad coûte que coûte).
    Double intérêt : Affaiblissement des voisins d’Israel et pétrole + gaz.
    Le projet des occidentaux commandité depuis Israël (ils ne peuvent l’avouer clairement) ne date pas d’hier et la mauvaise foi dont nos gouvernements occidentaux font montre est honteuse et condamnable au plus haut point.

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @00h32   « »

    Déjà 25.000 morts dans ce pays, principalement des civils, à cause d’un régime impitoyable et certains ici préfèrent rabâcher une fois encore sur leurs bêtes noires habituelles : les BHL, Bruckner, Finkielkraut.... Comme si ces derniers étaient les principaux responsables du bain de sang. C’est vraiment le monde à l’envers !

  • permalien K. :
    30 août 2012 @00h55   « »

    Que des contempteurs affichés des Arabes et inconditionnels thuriféraires de l’entité sionistes fassent mine de s’intéresser au sort d’Arabes est d’une insupportable indécence.

  • permalien chb :
    30 août 2012 @01h02   « »
    Que cesser de faire en Syrie ?

    une partie de la population avait l’impression que les combattants de l’opposition la prenaient en otage.

    Si ce n’est qu’une "impression", alors ils sont bien impressionnables, ces syriens. Mais les prises d’otages avérées (notamment contre rançon, ou comme bouclier humain, ou pour mettre quelque crime supplémentaire sur le dos de l’armée) cesseront dès que les militaires syriens auront fait leur boulot de rétablir la sécurité.

    l’affirmation du ministre selon laquelle les Etats-Unis sont responsables pour l’essentiel de ce qui se passe en Syrie est outrancière

    Ah ? plus outrancière que de reconnaître enfin que

    l’objectif prioritaire de nombreux protagonistes (Occidentaux, pays du Golfe) est de faire tomber le régime

     ?? _ Vous sous-estimez l’oncle Sam et ses amis. Ou alors vous oubliez opportunément que cet objectif est ancien, repris sous couvert de démocratisation ha ha ha.
    Un dernier mot sur les médias. Le Monde diplomatique a enfin admis, un an et demi après, que la propagande avait un rôle important. Alleluia.
    Alors on peut signer l’Appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci

  • permalien X :
    30 août 2012 @02h55   « »

    Nathan :
    30 août @00h32 
    Déjà 25.000 morts dans ce pays, principalement des civils

    Je suis certain que si le nombre de morts êtait plus élevé Nathan aurait été plus heureux.
    Je demande à Nathan de dire ou d’écrire le contraire, tout simplement.

  • permalien sylvainp :
    30 août 2012 @03h48   « »

    A croire qu’on (en occident) n’attend qu’une "Balkanisation" de la Syrie , un coin Chiite, un Sunnite , un Kurde , Plus gérables ?

  • permalien Caius Gracchus :
    30 août 2012 @08h11   « »

    Cet article a quelques mérites, mais peine à sortir de la position « faux-cul » du Monde Diplomatique depuis la reconquête néo-coloniale de la Libye.
    Car il y a quand même une contradiction à écrire l« e pouvoir porte la responsabilité majeure du bain de sang et de la spirale de violence qu’il a largement alimentée. » et pointer l’intervention étrangère massive !
    Le problème mais pas de discuter le fait que le régime peut être impitoyable et brutal, particulièrement ses services de sécurité. De même on peut penser que l’absence de réforme et la brutalité des services de sécurités sont le terreau de la révolte armée

    Mais comme dirait Annan on ne peut oublier le cas Libyen : il ne peut s’agir d’un simple opportunisme du bloc impérialiste face à une révolte populaire : ce n’était pas le cas en Libye, ce n’est évidemment pas le cas en Syrie. Il s’agit d’une entreprise de longue haleine et de grand style afin d’abattre le régime syrien. Et dans ce cadre, tout laisse à penser que le choix de l’escalade de la violence fait partie de la tentative de déstabilisation. Que les forces de sécurités tirent sur des manifestants, n’étaient pas étonnant, je ne vois pas en quoi elles auraient eu plus d’humanité qu’en Tunisie, Egypte etc.
    Néanmoins quelques témoignages laissent penser que l’attaque contre les forces de l’armée ou de la police sont précoces (peut être même pratiquement dès le début de la révolte) afin de susciter une réaction forcément brutale des forces de polices). Car bien avant la création officielle de l’ASL l’armée comptait des centaines de tués (dans un rapport quand même incroyable avec le nombre de « civil » donnés morts par l’OSDH), la vidéo des massacres de soldat jeté d’un point est connue, il y a d’autres témoignage.
    Le refus de la part de l’opposition puis de la rébellion, non seulement de toute discussion avec le pouvoir, mais le refus de fixer tout objectif politique non nihiliste, le refus de s’engouffrer dans les quelques timides tentatives de réformes du gouvernement, le choix de susciter coûte que coûte l’intervention étrangère (en multipliant les « massacres » pré réunion du Conseil de Sécurité ») en refusant d’entrée toute les tentative de médiation et de cessez le feu, tout cela rééquilibre singulièrement les « responsabilité » dans « le bain de sang et de la spirale de violence » et en particulier la responsabilité (hystérique) des Etats Unis !)
    Et quant à la tentative de Morsi, elle est très importante, mais ne fait que reprendre une idée iranienne (et russe), je comprend qu’on trouve toute les vertus aux frères musulman égyptien mais rendons à César ce qui lui appartient…
    Et sinon une lecture passionnante :

    FACE AU CHAOS SYRIEN : L’EFFONDREMENT DE LA CONSCIENCE POLITIQUE ARABE

  • permalien Yvan :
    30 août 2012 @08h13   « »
    Hollande dans tous ses "États" français

    Discours de François Hollande à la XXe Conférence des ambassadeurs de France [Réseau Voltaire]

    « Ce qui caractérise, à mes yeux, le monde tel qu’il est aujourd’hui, c’est son instabilité, un ordre ancien a disparu, mais aucun autre n’a encore émergé. »

    (...)

    « De nouvelles menaces se sont accumulées, le terrorisme qui n’a pas disparu et qui a même gagné d’autres terrains comme en Afrique, la drogue qui devient le fléau majeur de la décennie à venir, les grandes pandémies qui se propagent en ignorant les frontières, le détournement des nouvelles technologies de l’information qui peuvent donner le meilleur, mais aussi le pire par rapport aux libertés individuelles. »

    (...)

    « Mais la plus grave des incertitudes tient au risque de la prolifération nucléaire et à ses conséquences, et aussi aux peurs légitimes qu’une telle prolifération peut inspirer et aux réactions préventives qu’elle peut provoquer, menaçant directement la paix. L’incertitude, c’est aussi la permanence des conflits, dont le règlement est chaque jour différé comme au Proche-Orient. » [et pan pour... Israël ?]

    (...)

    « C’est tout l’enjeu des Printemps arabes, dès lors que les formations politiques qui se réclament de l’islam s’engagent à garantir les libertés, notamment celles des femmes, à respecter l’alternance, à protéger les minorités, qu’elles soient culturelles ou religieuses. Il leur appartient, à ces pays qui font oeuvre de transition, d’en faire la démonstration et à nous d’encourager le mouvement, sans défiance, mais avec vigilance. » [depuis le 16 juiller 622]



    L’homme du Vel’ d’Hiv’ se méfie un peu des Arabes tout de même.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @09h06   « »

    Nathan

    - Si les [pas si] "nouveaux philosophes" s’intéressaient vraiment aux droits de l’homme, ça se saurait.

    - Comme par hasard, les pays qui sont dans leur collimateur ne sont pas les pays dictatoriaux mais ceux qui contrarient les intérêts occidentaux. Si Bachar el-Assad hébergeait sur son sol des F-22 ou des B-52, il pourrait massacrer deux fois plus sans que ces "grandes consciences" se fassent entendre.

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @09h36   « »

    @ Ph. Arnaud

    - Même en admettant que les “nouveaux philosophes” fassent preuve d’indignation sélective, cela n’a pas grand-chose à voir avec la guerre civile en Syrie et les exactions de la dictature Assad, qui constituent l’objet principal de l’article de Alain Gresh. Vous préférez parler des "nouveaux philosophes” qui tombent ici comme un cheveu dans la soupe pour ne pas parler du reste.

    - On sait que vous vous en fichez du sort des Syriens comme de votre première chemise. Si le maintien de votre axe “anti-impérialiste” Hezbollah – Syrie – Iran nécessite le massacre de 100.000 ou d’un million de Syriens, vous signerez des deux mains car pour vous et vos amis, la fin justifie les moyens, n’est-ce pas ?

  • permalien Caius Gracchus :
    30 août 2012 @09h48   « »

    . Si le maintien de votre axe “anti-impérialiste” Hezbollah – Syrie – Iran nécessite le massacre de 100.000 ou d’un million de Syriens, vous signerez des deux mains car pour vous et vos amis, la fin justifie les moyens, n’est-ce pas ?

    La dernière fois qu’une opération a nécessité le massacre (au moins) de 100 000 personnes dans la régions (pour prendre un chiffre très sous évalué) il me semble que c’est l’expédition militaire américano-anglaise qui l’a provoqué, c’était en Irak... et là je vois plein d’encre sur les deux mains de plein "d’humanistes" occidentaux..et comme disait Madeleine Albright (à propos des centaines des milliers de victimes de l’embargo) "ça en valait la peine"...

  • permalien Yvan :
    30 août 2012 @10h13   « »
    L’« ordre nouveau »

    Morsi dénonce le "régime tyrannique" syrien devant le MNA - Le Nouvel Observateur

    DUBAI (Reuters) - Mohamed Morsi, premier président égyptien à se rendre en Iran depuis la révolution islamique de 1979, a dénoncé le "régime tyrannique" syrien devant les représentants des Etats membres du Mouvement des non-alignés réunis en sommet à Téhéran, jeudi.
    "Il y a aujourd’hui une révolution contre le régime tyrannique en Syrie", a déclaré le président égyptien lors de la conférence qui doit s’achever vendredi. Il y a un "devoir moral" à soutenir le peuple syrien contre la répression menée par le gouvernement de Bachar al Assad, a-t-il ajouté.
    Auparavant, la télévision iranienne avait diffusé des images de l’arrivée de Morsi pour lequel avait été déroulé le tapis rouge à l’aéroport de Téhéran.


  • permalien Lou :
    30 août 2012 @10h32   « »

    avec la photo sur OLJ

    et en tête d’article :

    L’Iran "ne cherchera jamais à avoir l’arme atomique", affirrme Khamenei, à l’ouverture du 16e sommet des pays non-alignés dans la capitale iranienne.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @10h35   « »

    Nathan

    - La dictature, en Syrie, n’est pas une nouveauté. Et elle n’avait guère dérangé les BHL et consorts lorsque, en 1991, Hafez el-Assad s’était enrôlé dans la coalition contre Saddam Hussein lors de la première guerre du Golfe. Et pourtant l’intéressé était aussi dictateur que devant...

    - Ce qui est nouveau, c’est que les [pas si] "nouveaux philosophes" ressentent une espèce d’excitation à l’idée que le régime est fragilisé et qu’il va pouvoir tomber. Car ils ne sont pas fous, ils ne s’attaquent pas à n’importe qui : aucun d’entre eux ne prône, par exemple, l’attaque de la Corée du Nord. D’abord parce que l’armée de celle-ci est respectable, ensuite parce qu’ils savent très bien que la Chine remettrait au pas toute tentative d’agression contre le pays. Comme elle l’a fait en 1950.

    - Les [pas si] "nouveaux philosophes" ne tombent pas ici "comme un cheveu sur la soupe". Bien au contraire ! Ils ont une espèce de flair pour déceler les causes suspectes, c’est-à-dire celles qui servent les Occidentaux.

    - C’est vous qui vous vous moquez du sort des Syriens comme de votre première chemise ! Ce qui vous importe, c’est moins le sort de la population que l’obsession d’affaiblir tout ce qui s’oppose aux Etats-Unis ou à Israël. Si, demain, un quelconque sunnite, tout aussi dictateur que Bachar el-Assad prend le pouvoir, mais parsème le pays de bases américaines - comme en Arabie saoudite - cela vous comblerait.

  • permalien K. :
    30 août 2012 @10h47   « »

    La question n’est pas de savoir s’ils sont “anti-impérialistes” ou pas (ils ne le sont certainement pas).

    La question est de savoir s’ils dérangent ou pas les plans sionistes dans la région.

  • permalien Yvan :
    30 août 2012 @10h53   « »
    Les non-alignés...

    Le Hamas ne participera pas au sommet des non-alignés en Iran

    Le sommet des non-alignés des 30 et 31 août à Téhéran, en Iran, a ravivé les divisions palestiniennes latentes. Après que le president palestinien Mahmoud Abbas a menacé de boycotter le sommet si le Hamas y était représenté, le porte-parole du sommet, Mohammad Reza Forqami, cité par les médias iraniens, a déclaré dimanche 26 août que seul M. Abbas avait été invité en tant que représentant officiel de l’entité palestinienne qui est l’un des 120 membres du Mouvement des Non-Alignés.


    ... non-alignés sur quoi, au juste ?

  • permalien K. :
    30 août 2012 @10h56   « »

    Et pendant ce temps...

    West urges Arabs not to target Israel at U.N. nuclear meet

  • permalien Yvan :
    30 août 2012 @11h17   « »
    Le chemin de Damas...

    ... peut-être périlleux

    Syrie : Les erreurs de calcul de la Turquie !

    L’angoisse non moins sérieuse de la Turquie devant certains dossiers qui sont sur le point d’exploser alors qu’elle a tenté de les dissimuler par sa prétendue politique du « zéro problème » transformée, en pratique, en politique de « zéro ami » ; le plus dangereux dans cette affaire étant l’hostilité des peuples dépassant de loin celle des des gouvernements. Ainsi, quatre dossiers principaux menacent l’essence même de l’État turc et hantent ses dirigeants :

    · Le dossier sectaire  : la Turquie a cru qu’en allumant le feu sectaire en Syrie elle s’épargnerait l’incendie. Elle a oublié que sa population était idéologiquement et religieusement aussi hétérogène et que les mêmes flammes pouvaient la brûler vu sa proximité géographique ; ce qu’elle semble avoir maintenant compris…

    · Le dossier nationaliste : la Turquie a pensé qu’elle pouvait éternellement contenir le mouvement nationaliste kurde… Autre erreur de calcul, car ce mouvement est devenu tellement douloureux qu’il l’oblige à reconsidérer sérieusement l’ensemble de sa politique à son égard.

    · Le dossier politique : la Turquie s’est imaginée qu’en s’appuyant sur l’OTAN elle pourrait négliger les positions respectives des pays de la région et leur imposer sa propre vision conçue pour ses seuls intérêts, mais voilà qu’elle se trouve de plus en plus politiquement isolée, les pays sur l’amitié desquels elle espérait pouvoir compter dans son agression contre la Syrie s’étant éloignés par crainte de son ambition démesurée, et les pays qu’elle a traité en ennemis au point de croire qu’elle pouvait leur dicter ses ordres ou les écraser s’étant révélés capables de lui résister avec une force qui l’a déroutée… et l’a laissée dans la situation inattendue de « zéro ami » !

    . Le dossier sécuritaire : la Turquie tente vainement de nier le recul de la sécurité sur son territoire, devenu extrêmement pénible pour ses commerçants et plus particulièrement pour ceux qui travaillent dans le secteur du tourisme et qui auraient perdu plus de 50% de leurs revenus réguliers au cours des six derniers mois !




    ... pour les aveugles !
  • permalien Magus_Ater :
    30 août 2012 @11h34   « »

    « We believe that the USA is the major player against Syria and the rest are its instruments », is not terribly exagerated. This is a very good article, certainly, there are two great lines : 1) The internal opposition to dictatorial rule withing Syria, mostly by students, intellectuals, middle-class and then also impoverished rural population. 2) Regional and geopolitical interests : Saudi-Arabia etc. intend to establish a Sunni regime. Fighters from other Muslim countries are not there to fight a dictatorship, but to establish Sunni rule, probably one that will have at best a slight semblance of democracy, maybe not even that. The US is happily supporting that purpose (cf. the rhetoric of Mrs Clinton, most ’think tanks’ who ’predicted’ a ’Sunni’ change of power. In fact, this was never an analysis of the situation but a statement of intent, a self-fulfilling prophecy). It’s of great strategic value for them : The ’axis’ Iran - Syria - Hizbollah will be splintered, the last non-cooperative country west of Iraq will have a more compliant government, or, at least, it will be reduced to rubble, being largely insignificant for decades to come. Such a change would also very much play into the hands of the Gulf autocracies, major allies of the US. It also breaks China’s and especially Russia’s influence in the region. E.g. Russia has a marine base in Syria, the only one in the Mediterranean, a thorn in America’s flesh. In Lybia and other parts of Africa, China’s assets have been ousted, the same goes for Russia in Syria. After the fall of Syria, in essence, only Iran will be left. Already Israeli hawks are more than itching to strike... but perhaps, it will not be necessary anymore, after Syria has been ’done in’. Still, the lust for conquest seems unsatiable. Will Russia and China eventually draw a red line ? Or will some colossal collapse deny further expansion ? Time will tell... . So, what should we do ? For Europe, it is time to engage in serious political talks and actions with the aim of stopping the Syrian war at once and to bring parties to the negotiating table.

  • permalien Lou :
  • permalien Lou :
    30 août 2012 @11h45   « »

    Le Mouvement des Non-Alignés dans l’ombre du Printemps arabe

    par M K Bhadrakumar

    (...) Le meilleur résultat du sommet des Non-Alignés serait de contribuer à mettre en échec tout projet US visant à déclencher une guerre contre l’Iran. En effet, l’Iran va utiliser le sommet pour rallier un soutien maximal à sa position sur la question nucléaire. Tout compte fait, il devient hautement problématique pour les États-Unis d’organiser une attaque contre l’Iran pendant cette période de trois ans où il va assurer la présidence du Mouvement des Non-Alignés. Le meilleur tour que cela pourrait prendre serait que le Président Barack Obama se satisfasse simplement de cette perspective.

    Au bout du compte, le sommet du Mouvement des Non-Alignés augure d’un nouveau chapitre dans la politique moyen-orientale. Les relations entre l’Iran et l’Égypte sont tombées au point mort quand Le Caire a donné asile au Shah et fait la paix avec Israël en 1978. L’Égypte et l’Iran sont en train de restaurer leurs liens et cela devient un élément déterminant dans la géopolitique de la région. La politique saoudienne est à un carrefour. Ce qui explique la tirade continue dans la presse de l’establishment saoudien contre le Printemps arabe et les Frères de l’Égypte.

    A mon avis, quelque détail peu visible laisse entendre que Téhéran a l’intention d’être un président « responsable » du Mouvement des Non-Alignés, pilotant le navire sans théâtralisme ni controverses. Paradoxalement, la présidence du Mouvement des Non-Alignés impose des modérations à l’Iran, qu’on le veuille ou non. De même, l’Iran est pleinement conscient qu’une excellente occasion de montrer sa position dominante à la face du monde est à portée de sa main et qui ne doit pas être gaspillée. Ainsi, Téhéran a invité le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas au sommet des Non-Alignés, mais il a tenu à l’écart le Hamas. Non seulement cela, mais Téhéran a choisi de contredire l’impression qui avait été donnée par les officiels palestiniens de Gaza que c’était la décision de Mohammed Haniyeh de ne pas participer au sommet.

  • permalien Noval :
    30 août 2012 @11h45   « »

    Shanaa Message du 29 août 22h11

    " Certes, BHL a soutenu jusqu’au bout la guerre en Libye ! "

    Qu’un BHL ait soutenu jusqu’au bout la guerre en Libye n’a strictement aucune importance.

    Ce qui par contre importe au plus haut point consiste à se demander pourquoi après tant de mensonges, d’escroqueries intellectuelles, d’inventions et d’hallucinations pseudo-philosophiques, on continue néanmoins à projeter sur la scène médiatique des pitres de cette espèce.

    Ce qui importe également consiste à savoir pourquoi dans un pays de grande tradition culturelle comme la France, certains - tel cet internaute dans son message publié à 00h32 -, éprouvent un besoin irrépressible de mettre en scène des " BHL, Bruckner, Finkielkraut.... " en applaudissant des deux mains à chacun de leurs appels de va-t’en-guerre dès lors que leurs élucubrations philosophiques font apparaître que l’ennemi ne peut être que " Arabe " ou " musulman ".

    http://lmsi.net/Ne-me-fais-pas-rire-Bozo

  • permalien Deïr Yassin :
    30 août 2012 @11h54   « »

    Au sommet des non-alignés en Iran, Mursi a exprimé que l’organisation a un devoir éthique de soutenir la révolution en Syrie contre un régime d’oppression.
    La délégation syrienne a quitté la salle.

  • permalien Monnier :
    30 août 2012 @12h51   « »

    « Rappelons que dans les années 1980, la transition vers la démocratie en Amérique latine s’est faite en assurant l’impunité aux généraux coupables des pires exactions (il a fallu vingt ans supplémentaires pour les faire comparaître devant la justice ; c’était le prix à payer pour une transition pacifique). »

    Le procès de Nüremberg a débuté dès 1945.
    Rappelons que dans les années 1940, la transition vers la démocratie en Europe s’est faite en N’assurant PAS l’impunité aux généraux coupables des pires exactions (il N’a PAS fallu vingt ans supplémentaires pour les faire comparaître devant la justice). Sauf, bien sûr, ceux qui, nombreux hélas, sont passés entre les mailles du filet ou qu’on retrouvait bien plus tard en.… Amérique latine, par exemple !!

    En outre, si la violence d’Etat a disparu en Amérique latine, les exactions et les massacres contre les paysans, les pauvres ou les Amérindiens, perpétrés par des groupes paramilitaires ou des nervis aux ordres des puissants et des multinationales, se poursuivent encore en toute impunité malgré la « transition vers la démocratie » que vous mettez en avant. Au fond, l’Etat a laissé la répression se privatiser, ce qui lui permet d’en tirer profit tout en montrant patte blanche à l’échelon international.

    Enfin, il existe aujourd’hui un Tribunal pénal international dont l’autorité et les moyens devraient être accrus. La démocratie passe d’abord par le jugement serein et équilibré des bourreaux, de quelque bord qu’ils soient et ce, dans un délai raisonnable pour les victimes. Une société apaisée par une justice indépendante est bien plus prête à la démocratie que l’impunité que vous préconisez. Les faits et l’histoire invalident totalement votre thèse.

    Votre calendrier, c’est 20 ou 30 ans minimum pour rendre justice. Les tyrans sanguinaires apprécieront votre message : ils ont de beaux et longs jours devant eux. Défendriez-vous votre thèse devant d’anciens torturés en les regardant droit dans les yeux ? (si ces derniers ne leur ont pas été arrachés).

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @13h32   « »

    Monnier

    - Il existe une très grande différence entre la situation des criminels nazis et celle des criminels militaires sud-américains.

    - La différnce tient à ce qu’en 1945 l’Allemagne était complètement écrasée, occupée, déconsidérée et que les criminels n’avaient personne pour les défendre.

    - En revanche, à la chute des dictatures latino-américaines dans les années 1980, les classes sociales qui soutenaient les dictatures (oligarchies, et certaines classes moyennes) ont conservé intact leur pouvoir économique et social, et, surtout, le soutien des Etats-Unis.

    - On s’aperçoit que la capacité de nuisance de ces classes (et des militaires) est toujours aussi grande par les coups d’Etat au Venezuela (en 2002), ou au Honduras, ou au Paraguay.

    - On ne pouvait donc pas entamer une action en justice avant que les Etats démocratiques aient été consolidés, que l’armée ait été affaiblie (par diminution de son budget, remplacement de ses cadres), que la base sociale des régimes de gauche ait été élargie par des mesures sociales ad hoc (ce qui a permis, entre autres, à une manifestation monstre de ramener Hugo Chavez au pouvoir en 2002).

    - Voyez d’ailleurs à quel point, dans un pays comme l’Espagne, 37 ans après la mort de Franco, il est difficile de revenir sur la guerre civile, et de rendre justice aux centaines de milliers de suppliciés du régime franquiste. Toutes les procédures ouvertes par le juge Garzon sur les fosses communes des Républicains fusillés ont été closes. L’Armée, la Justice (si l’on peut dire...), l’Eglise sont toujours aussi puissantes.

    - Ne vous méprenez pas sur mes propos : ce que je souhaite ardemment, c’est que, partout, non seulement les criminels soient châtiés, même si ça doit prendre 100 ans, et, surtout, qu’on revienne totalement sur les mesures économiques et sociales des gouvernements conservateurs. Mais tant qu’on n’aura pas, par exemple, rétabli Zelaya ou Lugo dans leurs fonctions, cela restera un voeu pieux.

  • permalien Orangerouge :
    30 août 2012 @13h32   « »

    à Monnier,

    J’espère que votre post s’adresse aux Etats-Unis qui n’ont PAS reconnu la Cour Pénale Internationale, et qui sont responsables du plus grand nombre de guerres importantes sur la planète, ainsi que d’un nombre inconnu d’assassinats extra-judiciaires.

  • permalien Shanaa :
    30 août 2012 @13h34   « »

    Monnier, vous oubliez de citer explicitement le rôle des USA dans leur soutien aux tyrans latinos et leur implication dans la formation des "contras" qui sévissaient en Amérique latine. Noam Chomsky en fait une description effrayante en pointant de l’index l’administration américaine !
    Ce qui se passe dans les pays arabes correspond, à peu prés, à cette politique machiavélique des puissances coloniales qui ont découpé les territoites, détruit le lien social en ethnissisant ou en divisant des groupes autrefois homogénes. Le cas du Rwanda est un cas d’école !
    Enfin, rappelons que les USA sont depuis 13 ans en Irak et que régnent la désolation et le chaos. Idem en Afghanistan et en Lybie.
    On remarque que ces pogrom contre des civils, surtout musulmans, se situent dans dans zônes stratégiques ou riches en pétrole sur fond de récession des pays capitalistes ! Les mots "tyran", "ingérence", "démocratie" servent de masque à des destructions sans précédents !

  • permalien K. :
    30 août 2012 @13h38   « »

    Yves Gonzalez-Quijano

    Dans un « naguère » qui paraît tellement d’autrefois, on parlait, au temps de la guerre civile libanaise, des « islamo-progressistes », une expression, sans nul doute assez étrange (..). Très éloignée en tout cas des clivages sur lesquels s’appuient les mobilisations d’aujourd’hui, et les haines de demain. A présent, la “mode”, si on ose le terme pour évoquer la situation en Syrie par exemple mais pas seulement, est au conflit irréductible entre chiites et sunnites.

    Une remarque : Samir Quantar n’est devenu chiite qu’après sa libération et, parait-il, son mariage. Il était druze.

    Karim Bitar :

    ... l’obsession des pétromonarchies pour la question chiite est en trompe-l’œil. "Des études montrent que l’opinion publique de ces pays ne partage pas les craintes de leurs leaders. Le religieux n’est qu’un habillage pour les questions géostratégiques. La vraie ligne de faille se trouve dans l’attitude face aux Etats-Unis, auxquels l’Iran s’oppose et qui sont les alliés de l’Arabie saoudite", ..

  • permalien Shanaa :
    30 août 2012 @14h07   « »

    Noval : "Qu’un BHL ait soutenu jusqu’au bout la guerre en Libye n’a strictement aucune importance."
    Bien sûr, que cela a de l’importance ! Il y a eu des êtres vivants et des symboles civilisationnels qui ont été détruits ! Des civils désarmés, des familles séparées, des libyens exilés, des libyens qui tuent d’autres libyens !
    Au regard des destructions de l’ouragan OTAN, je peux vous retourner une question : Qu’est ce que la chute d’un vieil homme, fut-il tyran faces à tant et tant de destructions et de chaos ?
    Le vieil homme, fut-il tyran, n’est pas éternel ! Quant aux violences barbares et autres outrages ils resteront des trauma dans la mémoire collective des libyens !
    Quant au reste de votre message, je suis bien d’accord et merci pour le lien ! Je vous dirais que ces "philosophes" ne sont pas amis de la sagesse ! Philosophie veut dire amie de la sagesse, non ?

  • permalien Tristan :
    30 août 2012 @14h12   « »

    @Monnier

    Rappelons que dans les années 1940, la transition vers la démocratie en Europe s’est faite en N’assurant PAS l’impunité aux généraux coupables des pires exactions (il N’a PAS fallu vingt ans supplémentaires pour les faire comparaître devant la justice).

    Vous êtes vraiment sûre ?

    Quels généraux, en Espagne, avaient été jugé pour les plus pires exactions qu’ils avaient commise ?

    Les procès de Nüremberg et en Espagne ne sont que l’illustration du VEA VICTIS.

    En outre, si la violence d’Etat a disparu en Amérique latine, les exactions et les massacres contre les paysans, les pauvres ou les Amérindiens, perpétrés par des groupes paramilitaires ou des nervis aux ordres des puissants et des multinationales, se poursuivent encore en toute impunité malgré la « transition vers la démocratie » que vous mettez en avant. Au fond, l’Etat a laissé la répression se privatiser, ce qui lui permet d’en tirer profit tout en montrant patte blanche à l’échelon international.
    Ce que vous dites là ne parle que de la démocratie libérale mourante du siècle passé. Les choses sont, aujourd’hui, très très différante.

    Je vous rappèle que le gouvernement, au Brésil, n’hésite plus a envoyer les chars, dans leurs villes, pour s’attaquer aux groupes paramilaires.

    Nous regrettons, évidemment, que le MERCOSUR n’a pas voulu recréer une grande alliance pour démettre la dictature du Paraguay, comme à l’époque de la guerre de la triple Alliance, ou, au moins, des masses de blocus économiques et aériens stricts !!!

    Mais, je pense que les choses ont sérieusement changé, dans toute l’Amérique du Sud, et, malgré les mesures très mesurées du MERCOSUR, le coup d’état au Paraguay ne fera pas long, à part si il arrive à se propager en Bolivie.

    Peut-être que vous avez raison, qu’il faut que les non-alligné s’allignent, pour pouvoir être du bon côté du VEA VICTIS, et mettre en place un nouveau Nuremberg.

    Parce que, là, dans le cadre de la SDN, on voit bien que le droit ne touchera que ceux qui en sont dans les marges (hors de l’Axe du bien).

  • permalien chb :
    30 août 2012 @14h31   « »
    Gauches déchirées sur l’affaire syrienne

    "Thuriféraires de la dictature" contre "suppôts de l’empire" : la situation en Syrie ...

    ... est en train de constituer un catalyseur de toutes les ruptures au sein des courants admis comme étant des marxistes révolutionnaires. Entre anti-impérialistes et soutiens à la « révolution syrienne », les clivages ont atteint le point de non-retour. Au milieu, un marais de militants désemparés est ballotté entre les arguments des uns et des autres. Et ce n’est pas le flot d’informations des médias de l’OTAN qui peut aider à se faire une idée claire des forces en présence sur le terrain, sauf à prendre pour argent comptant ce que disent les grands groupes de presse.

    Syrie : la catalyse des ruptures
    Ahmed Halfaoui, Jeudi 30 août 2012

  • permalien bluerider :
    30 août 2012 @14h54   « »

    Vous dites que l’allusion de M. Muallem quant à la main des Etats-Unis est "outrancière"..
    ... outre le fait que ce vocabulaire sied parfaitement aux néo-conservateurs et leurs nombreux affiliés dans les médias francophones dès qu’on critique les USA...
    ... outre le fait que nous avons affaire à un homme du Moyen Orient qui connait les américains sous un jour sans doute "moins flatteur" que vous (la Syrie est au milieu d’une zone ravagée par les USA depuis 11 ans... un détail comme dirait l’autre....)
    > Je me demande ce que vous faites des nombreux articles qui affirment que la CIA est à pied d’oeuvre depuis le début...
    > Je me demande aussi ce que vous faites de l’étude des transferts d’argent et d’armes à la soi-disant "armée" (syrienne ?) "libre" ? Les vases communicants existent depuis Archimède au moins... et les associations-écrans, dont l’Arabie saoudite (via le Londonistan) et les USA (NED, USAID pour les plus connues) sont les champions, depuis au moins 1945...
    > Je me demande de ce que vous faites de la politique de tension "par valets interposés" pronée par Brezinsky, revenu au pouvoir avec Obama, moins voyante et coûteuse que le "fonce dans le tas go yankees go" des Bush-Cheney qui ont fait très fort, mais dont le résultat est identique...
    > Je me demande de ce que vous faites du million de preuves, toutes mortes, qui depuis 11 ans jonchent le sol de tout le Moyen Orient dans l’indifférence des médias. Mais les US n’y sont pour rien...
    > Personne "d’en haut", comme vous par exemple, n’a jamais appelé ouvertement à stopper cela. Hollande a même jugé que la politique étrangère n’était pas importante pour le débat électoral. Il a raison. Il fait la même chose que les américains et Sarkosy...

    Je suis outré par votre outrance devant ces propos que vous jugez outranciers, au lieu de faire votre job en analysant ce qu’ils cachent et en essayant de comprendre pourquoi M. Muallem en arrive là.

    je suis comme tout le monde sur ce fil, je cherche à comprendre comment arrêter l’accumulation sans fin des armes en Syrie. BR.

  • permalien Monnier :
    30 août 2012 @15h31   « »

    @Ph. Arnaud
    Je ne me méprends pas sur vos propos, somme toute assez proches des miens. La Cour pénale internationale (et non le Tribunal comme je l’ai écrit à tort) s’est constituée lentement à partir de l’expérience de Nuremberg, justement dans le but d’améliorer ce type de juridiction et pour l’adapter à des situations différentes de celle de la 2nde GM. Et j’ai précisé que son autorité devrait être affirmée davantage et ses compétences, étendues.

    L’exemple de l’Espagne et des pays latino-américains que vous citez va également dans mon sens : plus on attend, moins il est possible de demander des comptes aux anciens criminels car les anciennes institutions font pression et ont gardé une « capacité de nuisance », qu’elle soit économique, militaire, religieuse ou oligarchique. L’intérêt d’une CPI est qu’elle a une compétence supranationale, ce qui permet de passer au-dessus des écueils nationaux que vous énumérez avec raison. Raison de plus, donc, pour qu’une CPI efficace puisse intervenir suffisamment tôt et montrer ainsi le caractère démocratique de la justice dans son rôle d’équilibre des pouvoirs à une échelle internationale.

    @Orangerouge et Shanaa.
    Je vous rassure. Je n’oublie pas les USA, ni la Turquie, ni la Chine, ni la Russie, ni l’Inde, ni l’Arabie Saoudite, ni Cuba, ni la Biélorussie, ni le Nicaragua, ni Israël qui n’ont pas reconnu la CPI, pour prendre volontairement quelques exemples de tous bords. Je n’ai aucune prétention à changer le monde d’ici demain matin. Je me borne à défendre le droit des victimes à défendre leurs droits, à commencer par celui de traîner les tyrans devant un tribunal impartial. Et si celui-ci fait autorité, ce sera un outil -parmi d’autres- qui influera la politique de leurs protecteurs. (ceux qui n’ont pas ratifié, par exemple…)

  • permalien Orangerouge :
    30 août 2012 @15h57   « »

    K,
    Pourriez-vous reposter le lien que vous aviez posté un jour, sur l’instrumentalisation de la religion dans les conflits au Moyen-Orient ?

  • permalien Lio :
    30 août 2012 @15h58   « »

    La lecture de l’article de Robert Fisk me déçoit beaucoup car, comme Thierry Meyssan il y a quelques mois, ses témoignages sont uniquement du côté du clan Assad chez lequel il a son rond de serviette.
    Les avions, les hélicoptères et les tanks qui pilonnent des quartiers entiers, ce sont aussi les rebelles qui en sont les détenteurs ? La bombe larguée sur une file d’attente devant une boulangerie, c’est aussi la faute des Occidentaux et des pays du Golfe ?

    Pour revenir à l’article de R. Fisk, présenter le massacre de Daraya de cette manière, en n’évoquant pas une seule fois la responsabilité de l’armée du régime et de sa brutalité, est abjecte : plus de 200 civils ont été tués, parmi lesquels des femmes et des enfants.

    Comme le rappelle Jean-Pierre Filiu, depuis longtemps et surtout depuis 2003 Daraya est connu pour son opposition pacifique à la dictature. Le régime a toujours rêvé de lui faire payer le prix de sa rébellion et la présence de rebelles armés lui a servi de prétexte pour cela.

    Comble du cynisme dans toute cette horreur, le reportage atroce d’une journaliste de la chaîne pro-régime Ed-Douniah qui déambule entre les cadavres encore chaud et les blessés gémissants, et interviewe de sang-froid des enfants couchés sur le cadavre de leur mère et leur demandant qui est la personne étendue sous eux.
    Attention, images choquantes : https://www.youtube.com/watch?featu...

    Comme on le notera dans ce reportage, toutes les victimes interrogées affirment devant les forces de sécurité du régime ne pas savoir qui a commis ce massacre.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @16h00   « »

    Monnier

    - Le jugement des criminels militaires sud-américains, à mon sens, n’est pas le principal. Il est fort probable que la plupart d’entre ces ciminels mourront dans leur lit.

    - Pour l’Amérique latine (comme, plus largement, pour tous les pays qui ont été dominés par des oligarchies de droite et conservatrices) le modèle que j’aimerais voir suivre serait celui de la IIIe République française dans les premières décennies de son existence.

    - Qu’est-ce à dire ? C’est-à-dire qu’il n’y ait pas, à proprement parler de jugement (la IIIe République ne jugea personne du Second Empire), mais que méthodiquement, lentement, de nouveaux régimes progressistes démolissent toutes les constructions des régimes de droite. Comme la IIIe République, qui s’en prit systématiquement à l’ordre ancien : école laïque gratuite et obligatoire, loi de Séparation des Eglises, impôt sur le revenu, élargissement des lois sociales, affaire Dreyfus, etc.

    - [Et j’ajoute, cela assez lentement pour que les partisans de l’ordre ancien le sentent bien passer...].

    - Du point de vue idéologique, il serait important que de nouveaux régimes procèdent comme a procédé la IIIe République au travers de l’enseignement public. A savoir revoir l’histoire dans un sens défavorable à l’ordre ancien. Si, aujourd’hui, la majorité des Français a une idée négative de l’Ancien Régime, de l’Inquisition, des poursuites religieuses, de la politique d’un Louis XIV (et qu’à part une poignée d’indécrottables extrémistes de droite, cette opinion semble indéracinable), c’est aux hussards noirs de la République qu’on le doit. A la différence de Louis XVI, Louis XIV n’a jamais été jugé mais sa mémoire reste entachée, de façon indélébile, par ses guerres et sa poursuite des protestants.

    - Une telle évolution ne pourra avoir lieu sans un affaiblissement radical des oligarchies d’Amérique latine et de la mainmise des Etats-Unis.

  • permalien Noval :
    30 août 2012 @16h05   « »

    Shanaa - Message du 30 août 14h07

    " Bien sûr, que cela a de l’importance ! "

    Je crains que vous ne m’ayez mal compris.

    Qu’un tyran sanguinaire comme Mouamar Kadhafi ait été chassé du pouvoir réjouit tout démocrate et au-delà tout contempteur de politiques à géométrie variable .

    Mais que le " bon peuple " et certains de ses représentants qualifiés puissent accorder, sous couvert de promotion des " droits de l’homme " et de la " démocratie " en Libye, un quelconque crédit aux déclarations et prises de position du bouffon répondant à l’acronyme BHL ainsi qu’à celles d’autres saltimbanques des médias tels " les Bruckner, Finkielkraut ", prouve, s’il en était encore besoin, l’étendue de l’intoxication qu’un tel bataillon de tartuffes est capable de produire .

    Une preuve parmi tant d’autres :

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

    Bien à vous !

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @16h10   « »

    Noval : 30 août @11h45

    Ce qui importe également consiste à savoir pourquoi dans un pays de grande tradition culturelle comme la France, certains - tel cet internaute dans son message publié à 00h32 -, éprouvent un besoin irrépressible de mettre en scène des " BHL, Bruckner, Finkielkraut.... " en applaudissant des deux mains à chacun de leurs appels de va-t’en-guerre dès lors que leurs élucubrations philosophiques font apparaître que l’ennemi ne peut être que " Arabe " ou " musulman ".

    Je n’ai, bien sûr, rien dit de tel et si le dénommé Noval faisait l’effort de lire les commentaires, il verrait que mon post répondait à celui de Ph. Arnaud, lequel citait ces personnes.

    Face à une telle mauvaise volonté, je me permets donc de réitérer ma remarque. 25.000 Syriens, pour la plupart des civils, ont été tués jusqu’ici et les massacres ne sont pas près de s’arrêter. On compte des dizaines de milliers de blessés et de prisonniers. Des centaines de milliers de Syriens ont fui les zones de guerre. On bombarde des quartiers à partir d’avions et d’hélicoptères. On torture à tout va. On s’en prend même aux processions funéraires. Et la seule réaction de Ph. Arnaud face à cette misère consiste à s’en prendre à Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner.

    C’est hallucinant ! On croit rêver !

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @16h31   « »

    On affirme avec raison que les nouveaux philosophes ont l’indignation sélective. Mais que dire alors des monumentaux faux-culs de service qui soutiennent le "printemps arabe" lorsque celui-ci a lieu à Tunis ou au Caire, mais sont du côté de la dictature lorsque ça se passe à Damas ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @16h34   « »

    Nathan

    - Les morts syriens ne vous font ni chaud ni froid : ils ne sont pour vous qu’un prétexte.

    - Quel prétexte ? Celui de s’en prendre au régime syrien, qui présente deux tares rédhibitoires : d’abord, celui d’être un adversaire implacable d’Israël, et un adversaire dangereux. [Par exemple, si la Syrie recouvre le Golan, l’accaparement des sources hydriques de la région par Israël en prendra un sacré coup, ce qui remettra largement en cause sa domination sur la Cisjordanie. Entre autres...].

    - Deuxième tare du régime syrien : soutenir la République islamique d’Iran contre les menaces américaines et israéliennes. [Or, il faut le dire et le redire : par principe, l’Iran islamique a raison. Durant 35 ans, il a été dominé, tyrannisé par les Américains. Les Iraniens se sont révoltés et ils ont chassé les Américains. Peu importe ce qui a été mis à la place - si le régime avait été nationaliste ou communiste, ç’aurait été la même chose].

    - Tout se passe comme si à la fin de la guerre le régime hitlérien n’avait pas été abattu et que, depuis cette date, il fasse toutes les avanies à la France pour s’être libérée de lui. [Ce qu’on fait les Américains - et, au-delà d’eux, tous les Occidentaux, à l’égard de l’Iran]. Il est donc légitime - comme l’y autorise la charte des Nations Unies - que l’Iran se défende par tous les moyens possibles (nécessité fait loi) contre cette violation inouïe du droit international, jusqu’à ce que les Etats-Unis remballent leurs bases, leurs matériels, leur soldatesque, leurs alliances, et se cantonnent à leur territoire national.

    - Les Iraniens ne sont jamais allés régenter les Etats-Unis, que je sache ? Eh bien, que les Etats-Unis en fassent autant, et qu’ils laissent l’Iran et ses alliés (dont la Syrie) tranquilles.

  • permalien Deïr Yassin :
    30 août 2012 @16h37   « »
    Que faire avec les hypocrites ?

    @ Nathan

    "Je me permets donc de réitérer ma remarque : 25.000 syriens, pour la plupart des civils blahblah..."

    Pour éviter que X doit réitérer sa demande vous concernant, vous pourriez peut-être répondre à son post du 30.08 02h55

    Tentez d’être convaincant car vous comprenez, un certain nombre ici sont sceptiques à votre égard. Ou peut-être l’absence de réaction est une réponse en soi ?

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @16h57   « »

    @ Deïr Yassin

    Je ne vois pas pourquoi de tels massacres me réjouiraient. Pour qui me prenez-vous exactement ?

    @ Ph. Arnaud

    La Syrie, un adversaire implacable d’Israël ? Ça reste à voir. Depuis leur défaite de 1973, ils sont restés sages comme des images. Ils ont raison d’ailleurs. En 1973, les troupes israéliennes n’étaient plus qu’à 40 kilomètres de Damas.

    Personnellement, je crois que les Israéliens étaient très contents d’avoir un régime stable - car une dictature est un régime stable, n’est-ce pas ? - à leur frontière nord.

    Et n’oubliez pas aussi que Syriens et Israéliens n’étaient pas loin d’avoir trouvé un accord à propos du Golan. Croyez-vous que l’on négocie avec un adversaire implacable ?

    L’Iran des mollahs, elle, est un adversaire implacable d’Israël. Toute la question est de savoir si ce régime passera l’hiver.

  • permalien Deïr Yassin :
    30 août 2012 @17h07   « »

    @ Ph. Arnaud

    "Le régime syrien, qui présente deux tares rédibitoires : d’abord, celui d’être un adversaire implacable d’Israël, et un adversaire dangereux"

    Vous pouvez nous dire en quoi le régime syrien est dangereux pour les Israéliens. La "frontières" israélo-syrienne étant la plus sûre, aucune balle a été tirée sur l’Etat d’Israël depuis 1973.

    Et pourquoi vous croyez qu’un autre régime à Damas va abandonner la récupération du Golan syrien occupé ?

    J’ai vu une émission sur GuysenTV il y a quelques jours - eh oui, parfois il faut espionner : quatre analystes politiques israéliens parlaient de la situation syrienne, TOUS étaient pour le maintiens du régime, pour la sécurité de l’Etat d’Israël.

    @ Nathan
    Pour qui je vous prend ? Je le garderai pour moi. Je ne suis pas sûre que cela passerait la modération.
    N’empêche que vous n’aviez pas répondu à la demande de X sans qu’on vous le rappelle.
    Réponse minimaliste d’ailleurs.....

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @17h12   « »

    - Les "nouveaux philosophes" (avec des guillemets, beaucoup de guillemets, car ils ne sont plus "nouveaux" - ils ont tous une bonne soixantaine bien tassée - ils n’ont même jamais été "nouveaux", y compris à l’époque de leur surgissement, mais seulement anticommunistes, ce qui est plus que vieux, enfin, ils n’ont pas été "philosophes", mais rhéteurs ou propagandistes) ne sont pas sélectifs dans leurs indignations).

    - Les individus concernés font juste ce que faisaient les clercs autrefois et ce que font les "économistes" ultralibéraux en matière de répartition des revenus : trouver des justifications "nobles" à la domination de certains. En l’occurrence, les riches, les grandes entreprises ou les puissances occidentales (et encore, pas toutes...).

  • permalien Yvan :
    30 août 2012 @17h27   « »
    Que faire en Irak ?

    Irak - Série d’attentats (13.06.12) - France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères

    Nous présentons nos condoléances aux familles et aux proches des victimes, et nous exprimons toute notre sympathie aux blessés.


    Faute de mieux

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @17h28   « »

    Deïr Yassin

    - Je pense que le régime syrien est dangereux pour Israël en ce que c’est l’un des rares, parmi ses voisins directs, à ne pas l’avoir reconnu diplomatiquement. [J’en excepte le Liban, moins important que la Jordanie et, bien entendu, l’Egypte]. Il y a, dans ce refus, un symbole qui fragilise la reconnaissance des deux autres.

    - Certes, la Syrie est bien plus faible qu’Israël, et ne dispose pas des mêmes soutiens. Mais je note que, pour le Golan, la Syrie mantient la même position intransigeante que mantint la France, durant plus de 40 ans, à l’égard de l’Alsace-Lorraine. [Pour une part, c’est de là qu’est morte l’Allemagne impérialiste de Guillaume II. La France avait passé l’éponge sur les 5 milliards du traité de Francfort, elle n’a jamais pardonné l’annexion]. Eh bien, pour Israël, c’est pareil : tant que la Syrie ne renoncera pas au Golan, ce plateau restera potentiellement une menace pour Israël.

    - Je subodore qu’Israël ne désirerait rien tant qu’un régime syrien qui lui cèderait le Golan à titre définitif, ce qui le rassurerait beaucoup

    - J’ajoute (mais peut-être que je m’avance...) qu’Israël en veut - je dis cela avec précautions - à la Syrie, durant la première guerre du Golfe, de s’être mise du côté de la coalition anti Saddam Hussein, ce qui privait Israël (et sans doute aussi les Etats-Unis) d’un prétexte pour dégommer le régime d’Hafez el-Assad après en avoir fini avec Saddam Hussein.

  • permalien Shanaa :
    30 août 2012 @17h33   « »

    Noval : "Qu’un tyran sanguinaire comme Mouamar Kadhafi ait été chassé du pouvoir ..."
    C’est bien vrai dans l’idéal ! Mais, hélas, chassé à quel prix et pour quel résultat ! Il faut être atteint de cécité pour ne pas remarquer que les puissances coloniales se sont parfaitement accomodés de leurs "tyranaux" juqu’à que ces derniers deviennent des humbles vieillards de 80 ans, c’est à dire édentée pour mordre et hors d’usage ! Donc, on les change pour que rien ne change !
    Khaddafi n’a pas été qu’un "tyran". Il a beaucoup fait pour la Libye et l’Afrique. Il a aussi incarné, pendant un moment, le rêve et la fierté d’une nation arabe libre ! Bref, entre le blanc et le noir il y a d’autres nuances !

    Quant à Al Assad, il est jeune, médecin, mais il a hérité d’un systéme érigé par son pére, le parti Baath, les services secrets et autres forces ! Il ne peut pas changer des pratiques sans une évolution de toute la société !
    Avez-vous écouté son interview sur "France24" en 2009 lors de sa visite au dirigeant français Sarkozy ? Al Assad n’a pas l’air de Pinochet et semblait intransigeant sur la question palestinienne ! Mais bon, je peux tromper... Dites-moi ce que vous pensez de l’interview en question.

  • permalien Yvan :
    30 août 2012 @17h39   « »
    Que faire ?

    A part le ménage

    Bachar el-Assad affirme que les défections « nettoient » la Syrie - Syrie - RFI

    Je demande à chaque citoyen syrien, s’il connaît ou a entendu parler d’un responsable qui veut faire défection mais qui hésite encore, et bien qu’il l’encourage à fuir. Je vous le dis solennellement, c’est vraiment bénéfique pour la Syrie que de telles personnes fassent défection. Ces responsables qui rejoignent l’opposition sont dénués de tout patriotisme. La Syrie ne peut s’en porter que mieux après leur départ. C’est vraiment positif pour notre pays. Il est ainsi nettoyé. C’est normal que des crises comme celle que nous vivons dévoilent le véritable visage de ces gens-là. Nous devons nous réjouir, nous avons les moyens de faire face à cette situation et d’aller de l’avant. C’est notre affaire à tous. Tous les citoyens sont concernés.


    L’ONU rappelle la France à l’ordre sur le traitement des Roms - France / Roms - RFI

    Alors que les démantèlements de camps de Roms et les expulsions de migrants se poursuivent en France, le Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme a demandé à la France de s’assurer que sa politique n’était pas en contravention avec les règlements internationaux. Le gouvernement français justifie lui ces mesures par les conditions d’insalubrité dans lesquelles vivent les Roms sur le territoire français.


    Les discours hygiénistes sans l’hygiaphone racial tournent vite à l’eugénisme.

  • permalien Shanaa :
    30 août 2012 @17h46   « »

    Nathan, "L’Iran des mollahs, elle, est un adversaire implacable d’Israël. Toute la question est de savoir si ce régime passera l’hiver."
    Sur quoi de tangible et d’objectif repose cette affirmation belliciste ?
    Outre les provocations verbales mal traduites de Ahmadinejad l’Iran n’a agressé aucune nation à ce jour ! Les iraniens juifs y vivent paisiblement !
    A moins que... Guerre préventive ? C’est cela ?

  • permalien Rouzbeh :
    30 août 2012 @17h53   « »

    Sur quoi de tangible et d’objectif repose cette affirmation belliciste ?

    Tout simplement, pour cette secte la guerre est jouissive !

  • permalien Caius Gracchus :
    30 août 2012 @17h54   « »

    @Lio
    vous préférez donc la prose lyrique et creuse d’un blogueur qui n’est pas présent sur place et répète les déclaration aussi fiable que celles des comité locaux et de l ’OSDH, plutôt que celle d’un journaliste reconnu comme Robert Fisk, qui lui était présent...
    Et comment Robert Fisk, jusqu’alors connu pour son manque de sympathie envers le gouvernement syrien (et le Hezbollah) se retrouve-t-il affublé d’un rond de serviette baasiste ? (une nouvelle défection, mais dans l’autre sens ?)

  • permalien Noval :
    30 août 2012 @18h15   « »

    Ph. Arnaud,

    " Les individus concernés font juste ce que faisaient les clercs autrefois et ce que font les "économistes" ultralibéraux en matière de répartition des revenus : trouver des justifications "nobles" à la domination de certains. (...) "

    D’ailleurs, dans ce tout petit monde de l’entre-soi, on croise inévitablement les mêmes . Et rien ne saurait leur être refusé : par exemple exiger du fondateur de Wikipedia la publication d’une biographie rédigée selon le bon vieux principe que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même :

    http://www.latribune.fr/actualites/...

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @18h20   « »

    Rouzbeh : 30 août @17h53

    Tout simplement, pour cette secte la guerre est jouissive !

    Rappelons que l’Iran des mollahs a combattu pendant 7 ans pour un filet d’eau. Pire que Verdun. Bilan : 1 million de morts.

    Il n’y a pas de jour où l’on ne voit un de leurs dirigeants comparer Israël à un cancer.

    Il n’y a pas de jour où l’on ne voit leurs guignols à képi parader devant des missiles.

    Et tant qu’à parler de secte, il faut voir ces dingues se lacérer les chairs le jour de l’Achoura. Eloge des martyrs. Fascination pour le sang. A gerber !

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    30 août 2012 @18h34   « »

    Bonsoir à tous,

    Juste un petit commentaire,

    Jeffrey Feltman, le sous-secrétaire d’État américain pour les Affaires du Proche-Orient et sioniste notoire, à Téhéran chez le guide suprême de la République islamique d’Iran, Ali Khaminei

    Décidément, on aura tout vu ! Vous avez vu la tronche que tire Feltman ?

    Je rappelle qu’en ce moment a lieu la conférence des non-alignés à Téhéran.


    En quoi le régime syrien est une menace pour l’Etat-colon israélien ?

    Réponse de Hassan Nasrallah le 18 juillet 2012 : la plupart des missiles du Hezbollah et du Hamas durant les guerres du Liban de juillet 2006 et de Gaza de décembre 2008/janvier 2009 étaient de fabrication syrienne.

    Nasrallah a par ailleurs expliqué que la vision stratégique de la Syrie a profondément changé durant les 10 dernières années en donnant une grande importance aux missiles balistiques qui constituent une véritable menace pour l’Etat-colon. La guerre de juillet 2006 en a été la parfaite démonstration.

    En cas de changement de régime - disons un régime plus réceptif aux Occidentaux et à leur amour "immodéré" pour l’Etat-colon - c’est cette dissuasion qui risquerait de tomber à l’eau...Et dans les mois suivants, vous pouvez être certains qu’une nouvelle guerre barbare israélienne contre le Liban ou Gaza verrait le jour.

    Jamais depuis 1948, la frontière libano-palestinienne n’a été aussi calme depuis août 2006. Malheureusement, c’est le seul langage que ce genre de colons comprennent.

    Bien évidemment, cela n’exempte en rien une grande part de responsabilité du régime syrien sur la situation dramatique actuelle. Mais il n’est pas le seul responsable...

    Aux arabophones, je vous insère directement le passage où Hassan Nasrallah parle du rôle des missiles syriens dans les guerres du Liban en juillet 2006 et de Gaza décembre 2008-janvier 2009

    A bientôt.

  • permalien Nathan :
    30 août 2012 @19h32   « »

    En somme, si j’ai bien compris Zulfikar, il faut que le régime de Assad se maintienne – au prix de milliers de morts - à cause de la grande qualité de ses missiles et roquettes. Celle-là, je ne l’avais pas encore entendue.

    A noter que l’info inlassablement répétée selon laquelle l’Occident fournit un armement lourd aux insurgés semble être démentie par les faits. Encore un mythe qui se dégonfle. Par exemple :

    Si seulement les munitions et les armes n’étaient pas aussi rares côté ASL... Avec quelques kalachnikovs pour quinze et un vieux dragunov hors d’âge, les rebelles ne font pas le poids face à une armée dont les premières lignes ne manquent ni de moyens plus lourds, ni de compétence en matière de tir.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

    C’est d’ailleurs l’impression que donnent les insurgés sur les images vues à la télé ou sur la toile : des citoyens lambda hâtivement reconvertis en combattants et armés de simples fusils.

  • permalien Croa :
    30 août 2012 @19h42   « »

    Mais que va-t-il rester bientôt comme média indépendant ? Fakir peut-être ? Le fait est que "enfin" le Diplo hurle avec les loups et oublie l’essentiel à savoir que la Syrie a été déstabilisée sur ordre de l’OTAN via des hommes envoyés par le Qatar, l’Arabie et d’autres vassaux. Au lieu de ça l’auteur se complais dans une étude d’une société syrienne détonante il est vrai mais que valent ces discourts alors que ce qui regarde le monde c’est la chaîne d’initiation ?

    Je suis déçu, franchement ! §:o(

  • permalien X :
    30 août 2012 @19h42   « »

    Comme le dit Alain Gresh

    La seule initiative un peu sérieuse est celle qu’a esquissée le président égyptien Mohammed Morsi, qui veut créer un groupe de quatre pays, le sien, l’Iran, l’Arabie saoudite et la Turquie

    Malheureusement seuls les Saoud n’ont pas encore donner leurs accord à cette initive. Ils attendent probablement l’aval des yankees, qui à leur tour devraient recevoir l’aval des sionistes.

    Il est clair que pour les US et l’UE préfereraient voir plus de morts en Syrie que de donner une place à l’Iran dans la recherche d’une solution. Alors est qu’un sionste tel que Nathan se préoccuperait des carnages de syriens si ça permet l’affablissement de la Syrie je n’y crois pas un traitre mot.

    Ceci dit ce sont les actions de Mosi et ses moindres mouvements et déclaration qui semblent intéresser les sionistes à travers leurs journaux. J’imagine que ça doit préoccuper aussi les US. En dehors de son initiative régionale au pb syrien on peut noter aussi :

    - Ses déclaration de vouloir rééquilibrer les relation extérieures de l’Egypte (moins de US)

    - Sa visite en Chine

    - Ses déclarations dans un sommet africaine répêtées aujourd’hui : la première préoccupation des affaires extérieures égyptiennes est le drame palestiniens.

    Son initiative sur la syrie non seulement elle remettrait l’Iran comme un joueur incoutoyrnable dans la résolution de ce pb que les US voulaient absolument écarter mais les US eux mêmes et l’UE ne sont pas dans ce décor.

    Ceci dit il réaffirme haut et fort que le régime criminel syrien doit cèder le pouvoir.

    C’est le point du vue du Marzoulki, du nouveau régime libyen c’est celui du printemps arabe.

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    30 août 2012 @20h31   « »

    En somme, si j’ai bien compris Zulfikar, il faut que le régime de Assad se maintienne – au prix de milliers de morts - à cause de la grande qualité de ses missiles et roquettes. Celle-là, je ne l’avais pas encore entendue.

    Non, vous n’avez pas bien compris, Zulfikar.

    Mais voilà, Nathan nous fait toujours le même coup et notamment celui là : il était censé - il y a 3 ans déjà - nous "décortiquer" le texte d’Alain Badiou : "Extraits de Circonstances,2 . Irak, foulard, Allemagne/France Editions Léo Scheer, novembre 2008" et nous éclairer de ses riches analyses. Parce que là, on vous a toujours pas compris...

    Oh Adonaï ! Mais que c’est long !

    Mais Nathan préfère pratiquer son exercice favori : la comptabilité macabre surtout quand il s’agit des pays du proche et moyen orient. Ainsi, il veut démontrer par là que les Arabes et les Musulmans sont des barbares. Voilà à quoi se résume sa "sublime" pensée...

    Eh bien, allez jeter un coup d’oeil de temps en temps en Europe, en Amérique, en Australie en Afrique, en Asie (les 5 continents quoi !) ; là où vos colons européens (vos semblables) sont passés et à leur glorieuse histoire. Je suis sûr que vous trouverez de quoi vous régaler pour longtemps.

    A bon entendeur...

  • permalien K. :
    30 août 2012 @20h38   « »

    Armes ou pas armes ? Vérité ou mensonge ? Sioniste seul le sait.

    On Wednesday, fighters in Idlib said they had attacked a military airport and destroyed at least 5 government helicopters, and on Monday, opposition fighters said they had downed an attack helicopter over the Damascus suburbs.

    Earlier this month, rebels in the eastern province of Deir el-Zour said they had shot down a Russian-made MIG of the Syrian Air Force and had captured the pilot.

    http://www.nytimes.com/2012/08/31/w...

  • permalien X :
    30 août 2012 @20h56   « »

    Mais Nathan préfère pratiquer son exercice favori : la comptabilité macabre surtout quand il s’agit des pays du proche et moyen orient. Ainsi, il veut démontrer par là que les Arabes et les Musulmans sont des barbares. Voilà à quoi se résume sa "sublime" pensée...

    il veut surtout montrer que se qui se passe dans l’entité sioniste n’est pas n’est pas si particulier que ça.

    il y’a un peu plus d’un an, on exercice préféré était de citer les dictatureurs de la région dans le même but. En tête de liste il y’avait toujour Moubarak, Ben Ali et Kaddafi.

    En 2011/2012 sa citation favorite est le nombre de tués en Syrie plus ils sont nombreaux plus il a l’air de jubiler.

  • permalien Sakhra :
    30 août 2012 @21h25   « »

    Lettre ouverte aux Djihadistes de tous les pays
    Par René Naba | le 23. août 2012 - 12:33

    Djihadistes de tous les pays qui affluaient en Syrie et au Mali, ne prêtez pas l’oreille à vos bourreaux d’hier, ni à vos prédateurs d’aujourd’hui. Posez-vous la question de la permanence de leur aveuglement inconditionnellement pro-américain, le plus intransigeant soutien à l’expansionnisme israélien.

    http://oumma.com/13868/lettre-ouver...

  • permalien yol :
    30 août 2012 @21h28   « »

    En tout cas vous ne répondez pas à la question que vous posez.
    Je me pose une autre question :Que faire lorsqu’un dictateur ne veut pas partir ? Si les contestataires prennent les armes, la rébellion ne peut être que soutenue et financée par des puissances étrangères qui oeuvrent pour leurs propres intérêts.. Est-ce que cette ingérence étrangère est suffisante pour délégitimer la rébellion ? En Syrie, nous ne sommes pas dans le même cas de figure qu’en Libye dans la mesure où les occidentaux n’ont pas pris les armes pour renverser Assad comme ce fut le cas pour Kadhafi. Donc pour moi les rebelles sont encore légitimes.

    Concernant, les rebelles syriens, d’après les médias turcs, ils font peur aux habitants de Hatay, ville habitée majoritairement par des alévis, des chrétiens et des sunnites qui ont appris à vivre ensemble. Par exemple, pendant le ramadan, certains rebelles syriens auraient reproché aux habitants de Hatay de ne pas faire le ramadan. D’après les témoignages, ils vivent dans la ville dans des habitations qu’ils louent et non dans les camps de réfugiés. Ils se reposent le jour et repassent la frontière la nuit pour se battre contre le régime syrien. Leur présence (je parle des rebelles et non des réfugiés) devient de plus en plus indésirable par les habitants.

  • permalien Sakhra :
    30 août 2012 @21h33   « »

    Robert Fisk : “L’armée rebelle ? C’est une bande d’étrangers…”

    http://www.tunisitri.net/robert-fis...

  • permalien K. :
    30 août 2012 @21h36   « »

    @Orangerouge

    « L’instrumentalisation du religieux, poison récurrent du Moyen-Orient »

    http://www.humanite.fr/tribunes/geo...

  • permalien Lou :
    30 août 2012 @22h44   « »

    @Zulfikar Al-Ansari, là on le voit mieux et en effet :

  • permalien K. :
    30 août 2012 @23h00   « »

    Assaad abou Khalil dit qu’il est le véritable SG de l’ONU.

  • permalien Lou :
    30 août 2012 @23h13   « »

    Oui, j’ai lu, mais vu sa tête, il va pas tenir longtemps , les photos sont

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 août 2012 @23h37   « »

    Nathan

    - Vous dites : "Rappelons que l’Iran des mollahs a combattu pendant 7 ans pour un filet d’eau. Pire que Verdun. Bilan : 1 million de morts."

    - Précision 1. L’Iran a combattu parce qu’il a été agressé, comme la Tchécoslovaquie fut agressée en 1938, comme l’URSS fut agressée en 1941, comme le Vietnam fut agressé de 1963 à 1975. Le combat de l’Iran fut donc un combat de légitime défense.

    - Précision 2. Cette agression fut, apparemment, une agression du fait de Saddam Hussein mais, en réalité, une agression du fait des pays occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, comme en attestent la livraison ininterrompue, à l’Irak, de bombes, de missiles, de gaz et de photos satellie des positions iraniennes ainsi que les deux visites de Ronald Rumsfeld à Saddam Hussein en pleine guerre Iran/Irak.

    - Précision 3. Cette guerre d’agression fut menée parce que les Etats-Unis n’avaient pas pu digérer (et ne digèrent toujours pas) le mouvement de libération nationale de l’Iran de 1979, par lequel les Iraniens se libérèrent de 35 ans de servitude, humiliation et tyrannie de la part des Etats-Unis. [On notera que l’attitude des Etats-Unis est la même envers Cuba, à la différence près que là, les avanies ont duré 60 ans].

    - Précision 4. L’attitude des Etats-Unis, en l’occurrence, est scandaleuse par son vice, sa perversité et sa crapulerie. Elle est semblable à celle d’un proxénète qui, outré de ce qu’une prostituée ait échappé à son emprise, la poursuivrait de sa vindicte des décennies après son émancipation. En conséquence, tout ce que font les Iraniens pour se défendre - y compris, bien entendu, l’arme nucléaire - est entièrement légitime et aucune action dirigée contre les Etats-Unis par l’Iran ne saurait être trop nuisible.

    - Précision 5. La guerre Iran/Irak (de légitime défense de l’Iran, je vous le rappelle) a duré 8 ans (et non pas 7) et causé (selon Wikipedia) la mort de 500 000 à 1 200 000 hommes. La bataille de Verdun, elle, a duré 10 mois (de février à décembre 1916) et a coûté, Allemands et Français confondus, la vie à 515 000 hommes (Source : Lexikon der Schlachten par G. Bruce). Si la bataille de Verdun avait duré aussi longtemps que la guerre Iran/Irak, elle aurait amené la perte de près de 5 millions d’hommes. Il est donc faux et manipulateur de prétendre que cette guerre - suscitée et soutenue par les Etats-Unis - fut pire que la bataille de Verdun.

  • permalien gloc :
    31 août 2012 @00h07   « »

    Si on en croit le Washington Post, Feltman a toutes les raisons de faire la tête. Cette conférence des non-alignés semble consacrer leur alignement et son échec pour convaincre Assad de servir les intérêts US.

    « Feltman, he added, was "in Damascus to talk about . . . how we can get Syria to change its behavior and see if it’s willing to really engage seriously in a dialogue, be a positive role in the Middle East. Up until now, Syria hasn’t played that positive role." »

  • permalien Zulfikar Al-Ansari :
    31 août 2012 @00h54   « »

    @Lou,

    Effectivement, c’est plus clair. Merci. Bises.

    Et bises à Sister Sakhra.

    Et Salamat à K., à Philippe Arnaud et à tous les autres.

    Aux arabophones, encore une fois [désolé pour les autres mais je n’ai pas de version sous-titrée], une analyse du général Michel Aoun sur la situation en Syrie d’un point de vue géopolitique lors d’une émission diffusée le 28 août 2012 sur la chaîne libanaise OTV.

    Je vous l’insère directement à partir de 35min50s.

    Michel Aoun montre que tout est enchevêtré entre les questions énergétiques - notamment le gaz naturel pour les besoins européens - et pétrolifères pour la Chine sans oublier la construction des gazoducs et oléoducs (pipelines) rivaux destinés à alimenter l’Europe afin de ne plus dépendre entièrement du gaz russe. La situation a vite dépassé le cadre syrien et les revendications de son peuple dont je doute que leur destin soit encore en leurs mains.

    Bonne nuit à tous

  • permalien K. :
    31 août 2012 @01h05   « »

    Rendez-vous dans un prochain fil où Nathan répétera exactement la même histoire sans avoir démonté ("la hasbara n’a rien à voir avec la vérité" a dit une fois Jonathan Cook) les arguments de Ph. Arnaud.

  • permalien K. :
    31 août 2012 @01h10   « »

    The Egyptian initiative for ending the Syrian crisis is based on the premise that both sides in the conflict are exhausted by the months of fighting, and on the involvement of their respective most important allies, Saudi Arabia and Iran.

    http://english.al-akhbar.com/conten...

  • permalien Mourad :
    31 août 2012 @01h46   « »

    le pouvoir porte la responsabilité majeure du bain de sang et de la spirale de violence qu’il a largement alimentée.

    Ca, Mr Gresh, ça reste encore à prouver !

    Ce genre d’affirmations laissent plutôt perplexe lorsqu’on voit le nombre impressionnant de témoignages et d’articles qui dénoncent l’implication des rebelles dans les massacres et la spirale de violence (depuis mars 2011, j’insiste). Lorsqu’ils ne sont pas à l’origine des dits massacres, ils prennent en otage des civils pour s’assurer un sauf conduit, ou assassinent des Alaouites au hasard.

    Ils ont le beau rôle ces rebelles, sous prétexte de se battre pour la démocratie, on leur pardonne tout de suite leurs fanatisme criminel ; et sous prétexte que le régime syrien n’est pas encore suffisamment démocratique (même après qu’il ait prouvé sa bonne foi notamment en consacrant le multipartisme), certains pseudo anti-impérialistes sont prêts à détruire tout un pays pour mettre au pas une dictature devenue soudainement sioniste par la magie de la propagande médiatique ou religieuse !

    Au-delà de son caractère répressif et liberticide, ce qui est bien-sûr inadmissible, le régime n’avait strictement aucun intérêt à alimenter la spirale de la violence, et certainement pas la haine inter-communautaire. Le nationalisme étant son crédo idéologique et le moyen grâce auquel il espère re-fédérer une population divisée sur des bases confessionnelles depuis presque deux ans. La méthode n’est pas nouvelle..

    Quoi qu’il en soit, je le répète, le régime est et restera légitime aussi longtemps qu’il disposera de l’adhésion revendiquée ou silencieuse d’un majorité de Syriens. Je rappelle au passage que la Convention Européenne des Droits de l’Homme elle-même autorise les violations des libertés individuelles à deux conditions non-cumulatives : en cas de guerre et lorsque la survie de la Nation est sérieusement compromise. Je crois que la Syrie répond amplement aux deux..

  • permalien Mourad :
    31 août 2012 @01h55   « »

    Des armes chimiques aux mains des rebelles ?

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien K. :
    31 août 2012 @02h30   « »

     :-))

    Dans un communiqué intitulé "Message aux chiites du Liban", publié mardi 28 août par le journal libanais "Al-Akhbar", les Brigades Abdullah Azzam, une organisation islamiste affiliée à Al-Qaïda et basée au Liban, ont exhorté les chiites du pays de Cèdre à rejeter le Hezbollah, parti au pouvoir qui, selon eux, pourrait gravement nuire au tourisme dans le pays.

  • permalien X :
    31 août 2012 @04h24   « »

    Ca, Mr Gresh, ça reste encore à prouver !

    Pourquoi vous, vous ne prouvez pas le contraire ?

    Au risque de me répēter pendant 5 à six mois le soulēvement contre le dictature était pacifique, sans armes. La réponse du régime était brutale où, notamment, des enfants étaient charcuté pour avoir écrit des slogans hostiles au régime.

    La réponse brutale du régime a poussé les gens à se déffendre, et à s’armer pour se dēffendre. C’est le début de la spirale dont la responsabilité revient au régime comme le dit Alain Gresh.

    ....depuis mars 2011, j’insiste

    Bullshit. Ce n’est pas en disant ’’j’insiste" qu’un mensonge devient moins mensonge.

  • permalien X :
    31 août 2012 @04h41   « »

    Les complotistes reviennent avec le message qu’il n’y a pas de syrien parmis les rebelles armés. Il y’a bien entendu de plus en plus salafistes et autres fondamentalistes étrangers. Mais vouloir réduire la rēvolte à seulement ça c’est se foutre du monde.

    Qu’est ce qui empêche le régime de rendre publique les nationalités des combattants qu’il n’arrête pas de dire tuer. Il n y’a aucune dêfection dans l’armée ? Arrêtez vos foutaises. Le peuple syrien comme l’égyptien et le tunisien en à ral bol de la dictature et de la torture. C’est pour ça qu’il s’est soulevé au début. Ce n’est poutant pas compliqué.

  • permalien Yvan :
    31 août 2012 @06h51   « »
  • permalien Yvan :
    31 août 2012 @07h25   « »
    Ordre nouveau dites vous ?

    Discours d’Ali Khamenei au 16ème Sommet du Mouvement des pays non-alignés [Réseau Voltaire]

    Dans un passé récent, nous avons été témoins de l’échec des politiques de l’époque de la guerre froide et de l’unilatéralisme qui l’a suivie. Ayant tiré des leçons de cette expérience historique, le monde est en mouvement vers un nouvel ordre international où le Mouvement des non-alignés peut et doit jouer un nouveau rôle. Ce nouveau système doit être fondé sur la participation de toutes les nations et l’égalité de leurs droits. Et en tant que membre de ce mouvement, notre solidarité est une nécessité évidente dans le contexte actuel pour l’établissement de ce nouvel ordre mondial.

    (...)

    La structure du Conseil de sécurité de l’ONU est illogique, injuste et complètement antidémocratique. C’est une dictature manifeste et un système ancien et obsolète, dont la date d’utilisation a expiré. C’est par le biais de ces abus dans ce mécanisme erroné, que les Etats-Unis et leurs complices ont réussi à dissimuler leur malfaisance sous des concepts nobles, et à s’imposer au monde. Ils protègent les intérêts de l’Occident sous le couvert des "droits de l’homme". Ils interfèrent militairement dans d’autres pays au nom de la « démocratie ».
    (...)
    En revanche, ils qualifient chaque commentaire qui expose leur tromperie, de mensonge et chaque revendication légitime, de divagation. Chers amis, cette situation défectueuse et dangereuse ne peut pas continuer. Tout le monde est fatigué de cette structure internationale illicite. Le mouvement des 99% de la population américaine contre les centres de richesse et de pouvoir aux Etats-Unis, et les protestations populaires en Europe occidentale contre les politiques économiques des gouvernements, montrent que les gens perdent patience et ne sont plus prêts à supporter davantage cette situation. Il est nécessaire de remédier à cette situation illogique. Un lien solide, logique et multilatéral entre les pays membres du Mouvement des non-alignés peut jouer un rôle important dans la recherche et la découverte d’un remède à cette situation.



  • permalien Alain L. :
    31 août 2012 @08h54   « »

    Assez d’accord avec l’article qui pointe bien le fait qu’il y a certes une dictature en Syrie, mais que ce sont surtout de l’étranger que viennent les hommes et les armes qui la combattent.
    D’accord pour pointer également l’atlantisme médiatique. On est avec Direct 8 et autre télé-Bolloré, Dassault et même les chaines "publiques", dans la pensée unique, la propagande la plus stupide et pro-US. Il faudrait que le CSA fasse le ménage dans la TNT, en privilégiant, la télé citoyenne, journalistique et de création. Mais bon, le changement semble faire escale...

    Pour revenir sur la pénétration de troupes étrangères en Syrie, l’auteur écrit "Bien sûr, l’affirmation du ministre des affaires étrangères syrien Mouallem à Robert Fisk, selon laquelle les Etats-Unis sont responsables pour l’essentiel de ce qui se passe en Syrie (« We believe that the USA is the major player against Syria and the rest are its instruments »), est outrancière". Je dirais que dans la mesure où Obama a donné son aval pour une intervention, et qu’aujourd’hui l’armée US est en fait composée à plus de 50% de mercenaires qui ne représentent pas officiellement l’Etat US ni ne peuvent l’impliquer s’ils commettent des actes barbares ou sont capturés, alors on peut dire qu’il n’y a sans doute pas outrance.

    Malgré l’échec de la mission Annan, je reste persuadé que le seul organisme qui ait légitimité pour se permettre de passer outre, momentanément et exceptionnellement, la souveraineté de la Syrie, c’est l’ONU.

    L’Alliance, ou quelque soit le nom qu’on donne à ce petit groupe de pays occidentaux voulant réaliser des objectifs aussi géo-économiques que militaires, loin de la démocratie et de la coexistence si l’on en juge les précédentes et désastreuses interventions, ne peut intervenir encore plus, et forcer le destin d’un peuple qu’une poignée de "révolutionnaires" néo-liberaux formés aux USA ne représente pas, à l’évidence, et peut encore moins conduire, d’autant qu’on n’a pas vu en Syrie, les préliminaires décisifs qu’on avait en Tunisie - grèves massives, révolte sociale générale.

  • permalien Nathan :
    31 août 2012 @09h46   « »

    K. : 31 août @01h05

    Rendez-vous dans un prochain fil où Nathan répétera exactement la même histoire sans avoir démonté ("la hasbara n’a rien à voir avec la vérité" a dit une fois Jonathan Cook) les arguments de Ph. Arnaud.

    - Passons sur les querelles de chiffres. En petit comptable,, Ph. Arnaud adore les chiffres, ce qui lui permet d’oublier les événements. C’est ainsi que les 40.000 soldats américains morts pour libérer la France sont du menu fretin en comparaison des millions de soldats soviétiques morts pour libérer l’Europe de l’Est (une réalité dont les peuples de cette zone n’ont eu qu’à se féliciter).

    - En effet, les Iraniens ont été agressés mais pas par les Etats-Unis mais par l’Irak de Saddam Hussein. Prétendre que Saddam Hussein était manipulé dès l’origine et de bout en bout par les Etats-Unis pour s’opposer à l’Iran khomeyniste, est une thèse conspirationniste. C’est le même genre de thèse qui veut que les Etats-Unis auraient poussé Saddam Hussein à envahir le Koweit. Pour les tenants de ces thèses, les Etats de la région ne sont que des marionnettes entre les mains des grandes puissances (au premier chef, les Etats-Unis) et n’auraient donc aucune responsabilité dans les événements.

    - Les belligérants ont en effet été armés par des puissances étrangères mais les Etats-Unis ne furent pas les seuls, loin de là, à soutenir l’effort de guerre. La France, les pays arabes, l’URSS, la Chine populaire et même Israël équipèrent l’un ou l’autre camp.

    - A de nombreuses reprises, les Nations-Unies exigèrent un cessez-le-feu. Lorsque celui-ci eut enfin lieu (après des mois de guerre), l’Iran en profita pour contre-attaquer avec l’objectif de créer un Etat-tampon pro-iranien dans les provinces irakiennes à majorité chiite (cet objectif est toujours à l’ordre du jour). Agressés au début, les Iraniens furent agresseurs par la suite.

    - Rappelons que le régime iranien est une dictature théocratique. A l’époque, les partis laïques et de gauche furent impitoyablement éliminés. Si l’on excepte les dernières années du règne du Shah, où celui-ci se transforma effectivement en un autocrate sanguinaire et mégalomane, il n’est pas sûr que l’Iran actuel convienne mieux aux Iraniens que l’Iran d’alors.

    - Ph. Arnaud n’a qu’une motivation, quasiment mono-maniaque : l’élimination de l’impérialisme américain et de l’influence occidentale, en général. Le reste – à savoir les libertés, les droits de l’homme et la démocratie – comptent pour du beurre. Il n’en a que faire ! Entre la Corée du Nord, dont le régime stalino-paranoïaque affame sa population mais s’oppose aux Etats-Unis et la Corée du Sud, un exemple de réussite économique et un havre de liberté comparé au Nord, Ph. Arnaud a choisi son camp : la Corée du Nord. C’est ce paradigme qui guide toutes ses considérations.

  • permalien Deïr Yassin :
    31 août 2012 @09h54   « »

    La hasbara de Mourad :

    "le régime est et restera légitime aussi longtemps qu’il disposera de l’adhésion revendiquée ou silencieuse d’un majorité de Syriens"

    Dommage qu’on n’a as vu cet adhésion confirmée par les urnes depuis 40 piges...
    Sinon pour ’silencieuse’, c’est sûr qu’il valait mieux fermer sa gueule dans cet Etat policier où on dit que jusqu’à un tiers de la population espionnait d’une manière ou d’une autre pour le régime.

  • permalien Nathan :
    31 août 2012 @10h17   « »

    Mon intervention sur ce fil part d’une sorte d’étonnement face aux réactions de Ph. Arnaud, de K. et de Zulfikar (que je distingue de celles de X ou de Mourad). Face à ce qu’il faut bien appeler une tragédie, ces trois intervenants n’affichent aucune émotion, aucune répulsion devant les massacres, aucune empathie pour le sort de la population civile (ce qui contraste avec leurs concerts d’indignations lorsque le Israël se rend coupable d’un méfait). Il ne s’agit chez eux que de considérations géo-stratégiques. Ils ne voient que des pions sur un échiquier, pas des hommes et des femmes. Les peuples ne comptent pas. Je dois dire que c’est très frappant. Ph. Arnaud ne pense qu’aux « nouveaux philosophes », Zulfikar ne pense qu’à la qualité du matériel envoyé au Hezbollah et K. au rôle supposé de Jeffrey Feltman.

    Les gens, les peuples sur place, ils s’en foutent  !

  • permalien Tristan :
    31 août 2012 @10h38   « »

    @X

    Ce n’est poutant pas compliqué

    Attention avec votre simplisme.

    Il devient de plus en plus évident qu’il y a un mélange entre des demandes légitimes de Syriens et leur instrumentalisation par des influences extérieurs.

    Il y a, évidemment, des Syrien parmis les rebelles armés.

    La question d’A.Gresh reste ouverte, parce qu’il est très difficile de savoir les proportions des uns et des autres. On voit très bien qu’on est face à l’intime conviction de chaqu’un, pour simplifier la réponce et le choix à faire.

    Les complotistes, d’un côté comme de l’autre, traiteront le camp adverse de l’être. Bien venu parmis nous.

    J’aurais bien voulu que les observateurs de l’ONU restent et permettent de bien éclaircir ce qu’il se passe. Et, surtout, de permettre de mettre sur la table les demandes légitimes, pour ouvrir un dialogue entre le gouvernement et l’opposition.

    On ne voit que trop bien que ceux qui avait miser sur la destabilisation et le coup d’Etat ont fait ce qu’il falait pour fermer cette voie.

    Même si le retour à la démocratie, en Amérique du Sud, n’avait pas régler les problèmes et les demandes légitimes des populations, durant toute la fin du siècle passé, cela a permis, au moins, d’éviter ou limiter des guerres civiles ou inter étatique. Les minorités majoritaires ont pu, durant ce laps de temps, avancer dans ces démocraties imparfaites, pour finir par tenter, aujourd’hui, de les améliorer.

    J’aimerais bien qu’il soit possible, au monde arabe, de ne pas passer par cela. Mais, comme en Colombie et au Pérou, ce n’est pas certainement pas la lutte armée qui va aider la chose.

    La gauche a fini par gagner démocratiquement au Pérou, grâce à un candidat qui avait été fortement impliquer dans la lutte contre le sentier lumineux (la Colombie n’en est pas encore là).

  • permalien Rouzbeh :
    31 août 2012 @10h40   « »

    "Les gens, les peuples sur place, ils s’en foutent !"

    Je suis vraiment ému de cet humanisme, BRAVO SAS ÉLU.
    Faites quand même attention à votre santé !!!

  • permalien Caius Gracchus :
    31 août 2012 @10h43   « »

    @ X :
    Le gouvernement Syriens et les médias qu’il contrôle ont largement médiatisé la présence de combattants étrangers : confessions télévisés, papiers d’identité trouvés sur des cadavres de rebelles tués, témoignage. Tout ne peut être manipulé. Et outre, de très nombreux journalistes occidentaux, mais aussi des membres de l’opposition dites "patriotique" , témoignent de cette présence importante voire massive de combattant étrangers(il semble que seul les journalistes français ne la voit pas).
    quant à parler de "soulèvement du peuple syrien", cela prête à caution également. je n’entrerais pas dans le débat sur un soulèvement spontané ou manipulé néanmoins le soulèvement fut relativement localisé (même si les manifestation pour des changement, qui ne sont pas obligatoirement un "soulèvement",étaient mieux répartis sur l’ensemble du territoire) et il n’ y eut aucun "soulèvement" au moins à ALEP et Damas (qui représente quand même une très grande partie de la population syrienne) et au contraire des manifestation massives de soutient, au moins à Bachar el assad, y ont eu lieu ; en fait les seuls manifestations monstres ont été celles pour le pouvoir pas contre !(on est dans un cas complètement différents de l’ Egypte ou de la Tunisie). Donc parler de "soulèvement du peule" est abusif même si il y a bien eu un soulèvement dans certaines ville et certaines régions rurales...

  • permalien Lio :
    31 août 2012 @10h50   « »

    @Caius Gracchus : "Et comment Robert Fisk, jusqu’alors connu pour son manque de sympathie envers le gouvernement syrien (et le Hezbollah) se retrouve-t-il affublé d’un rond de serviette baasiste ?"

    Je ne prétends pas que R. Fisk est pro-régime mais je constate que c’est l’un des rares journalistes à être autorisé à entrer en Syrie. ET comme par hasard, c’est pour interviewer des hauts dignitaires du régime ou des personnes qui ne crachent pas sur la dictature.
    Pourquoi ne mène-t-il pas une enquête auprès des opposants puisqu’il est si malin ? Tout simplement peut-être parce que les services de renseignements l’en empêcherait...
    Donc avec Fisk, malgré toute l’impartialité qu’il peut mettre, on n’entend qu’un son de cloche.

  • permalien Lio :
    31 août 2012 @11h16   « »

    @Caius Gracchus : "quant à parler de "soulèvement du peuple syrien", cela prête à caution également. "

    Ce que vous écrivez là est un insulte à tous les Syriens qui ont choisi de risquer leur vie et celles de leurs proches pour réclamer plus de liberté et de dignité, sur l’exemple de leurs cousins tunisiens, égyptiens, yéménites et bahreinis.

    Vous ne connaissez certainement pas les dangers de la répression et le système de flicage permanent et omniprésent instauré par le régime depuis des décennies pour oser minimiser l’importance des manifestations pro-démocratie qui se sont tenus durant près d’un an mois tous les vendredis dans des quartiers et des villages dans tous les coins de la Syrie.

    Vous prétendez qu’il n’y a pas eu de manifestations à Damas mais c’est faux. Certes elles n’étaient pas "massives" mais à elles seules elles ont témoigné d’un sacré courage de la part de ceux qui y ont participé. Ce sont des jeunes et des intellectuels notamment, dont certains ont été emprisonnés et torturés, d’autres ont tout simplement disparu, beaucoup se sont enfuis du pays par peur des représailles et nombreux sont aujourd’hui ceux qui ont fini par se taire, terrés chez eux dans la crainte qu’on leur fasse payer leur audace.

    Enfin, prétendre que la majorité des rebelles qui combattent seraient des étrangers est une vaste fumisterie. Cela revient à prétendre que les opposants syriens ont disparu ou qu’ils n’ont jamais existé.
    Au contraire, si vous êtes syrien, lorsque la répression brutale et aveugle a touché votre voisin ou - pire - votre famille, vous cessez de voir les photos de Bachar al Assad ou de son père placardées dans tous les coins (dans toutes les boutiques, dans les écoles et jusque sur les pare-brises des voitures et des porte-clés) comme le symbole de votre pays mais plutôt comme celui de votre pire ennemi.

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