Le Monde diplomatique
Accueil du site > Lettres de... > Au Lycée français de New York, la fin d’un privilège

Au Lycée français de New York, la fin d’un privilège

jeudi 6 septembre 2012, par Benjamin Rabeuf

Smokings, robes de soirée, parures étincelantes et champagne qui coule à flots. Réception très attendue, le gala annuel du Lycée français de New York (LFNY), qui réunit les généreux donateurs de l’établissement, s’est tenu dans le hall bleu électrique du luxueux hôtel Park Avenue Armory, le 17 mars dernier. Jean Paul Gaultier s’y est vu remettre le prix Charles de Ferry de Fontnouvelle – du nom du comte et diplomate français qui fonda le lycée en 1935 – pour sa « contribution au rayonnement de la communauté franco-américaine ». Le couturier succédait à la journaliste Anne Sinclair, à Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), ou encore à M. Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas. Cette année, les commensaux de la table « Picasso » (douze personnes) avaient déboursé 25 000 dollars, contre 20 000 pour ceux de « Hemingway » (dix convives). A chaque fois, naturellement, la prestation offre la possibilité de projeter un logo d’entreprise sur un écran géant. Les bourses les plus étriquées se sont rabattues sur la table « Cocteau », qui, pour 10 000 dollars, ne donnait droit qu’au programme broché du gala.

En 2011, la cérémonie avait permis de réunir près de 2 millions de dollars. La chanteuse Madonna, l’ex « chevalier d’industrie » M. Jean-Marie Messier, mais aussi Moët Hennessy — Louis Vuitton (LVMH), L’Oréal, Euro RSCG ou encore les banques Lazard et Société générale avaient versé jusqu’à 30 000 dollars. Cette année, 3,6 millions de dollars ont été récoltés au cours des réjouissances. Une question demeure néanmoins : pourquoi un lycée à but non lucratif, homologué par le ministère des affaires étrangères, et dont la mission consiste à assurer le « rayonnement de la France [1 » hors de ses frontières, doit-il avoir recours aux dons de millionnaires et de multinationales ? C’est, semble-t-il, le tribut à payer pour maintenir le niveau d’excellence de cet établissement privé bilingue dont le budget de fonctionnement annuel dépasse les 29 millions d’euros [2], et que la responsable des admissions, Mme Martine Lala, nous présente comme « très concurrentiel » et « de grand calibre ».

Palais de verre trônant sur la 75e rue du très opulent Upper East Side, blason unissant les drapeaux tricolore et étoilé au-dessus de la porte électronique, ascenseurs clinquants et agent de sécurité impeccable qui enregistre l’identité des visiteurs : on se croirait dans une organisation internationale ou une ambassade. Si ce n’est que le ballet des voitures de luxe ne déverse pas un flot de diplomates en costumes trois pièces, mais des enfants et des adolescents en uniforme, cartable sur le dos. Ici, les frais d’inscription s’élèvent à 26 000 dollars par an. « Auxquels il faut ajouter 3 000 dollars de frais de première inscription », nous précise Mme Lala (soit environ 20 000 euros) à la période des inscriptions scolaires. Jusqu’au mois de juin 2012, elle rassurait aussitôt les parents : « Si votre enfant est français et entre au lycée, l’Etat français prend en charge les droits de scolarité. » La philanthropie n’était en effet que l’une de ses sources de financement ; l’autre, plus discrète, puisait dans l’impôt versé par les contribuables français... Mais les ressortissants français qui comptaient inscrire leurs enfants au LFNY à titre gracieux ont eu une mauvaise surprise : le 4 juillet, la nouvelle équipe gouvernementale a décidé la suppression de la prise en charge (PEC) des frais de scolarité des lycéens français dès la rentrée 2012, pour revenir au système de bourses sous condition de ressources.

Le grand retour de l’« égalité républicaine » ?

La gratuité des frais de scolarité de tous les élèves français inscrits en classe de lycée scolarisés dans les établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) avait été décrétée par le président Nicolas Sarkozy en 2007 au lendemain de son élection. Premier réseau d’éducation international, doté d’un budget d’1 milliard d’euros, elle gère directement soixante quinze établissements (assimilés publics) et accorde l’homologation à quatre-cent-dix écoles de droit privé. Coût de la mesure : de 1 234 euros (à Pondichéry) à 20 000 euros (au LFNY) par élève, avec une moyenne de 3 500 euros par an pour les différentes institutions gérées par l’AEFE. Au total, l’aide versée aux familles, ou « prise en charge » (PEC), a coûté en 2011 33,7 millions d’euros pour 7 300 élèves. Objectif affiché de l’Elysée ? « Etendre les principes de l’école de la République, de l’égalité des chances sans barrière socio-éducative ou financière », selon le rapport de deux parlementaires en novembre 2010 [3]. Ou, pour le dire autrement, le grand retour de l’« égalité républicaine » (lire l’encadré ci dessous) pour des familles expatriées qui, pourtant, ne paient généralement pas d’impôts en France – puisqu’elles sont imposées dans leur pays de résidence.

Au nom de cette philosophie, l’Etat a remis en 2011 un chèque de 1,93 million d’euros pour les cent trente-cinq lycéens français du LFNY, une école privée américaine indépendante logée en plein cœur de Manhattan.

Dans un contexte de crise économique, la PEC pouvait surprendre. Une mission parlementaire menée en 2010 par le député socialiste Hervé Féron en soulignait « les inéquités » et « coûts juridique et financier [4] » supportés par L’Etat : si la gratuité s’était étendue aux classes de collège et de primaire, comme l’avait annoncé M. Sarkozy, la facture s’élèverait à 700 millions d’euros par an, situation « peu compatible (…) avec l’équilibre global des finances publiques ». D’autant que la générosité de l’Etat et l’afflux d’élèves dans les lycées français à l’étranger (en hausse de 20 % en 2011 par rapport à 2010) ont aiguisé les appétits de certains établissements, qui se sont empressés d’augmenter les droits de scolarité, portant la facture à 118 millions d’euros par an si l’on ajoute les bourses [5].

Un second rapport, commandité par le gouvernement de M. François Fillon et plus indulgent, avait convaincu le gouvernement de suspendre l’extension progressive de la prise en charge aux collèges et écoles primaires et de limiter son montant au niveau de 2008 [6]. Dès lors, la hausse des frais de scolarité se trouvait à la charge des familles… ce qui a eu pour effet d’exclure davantage les plus modestes. C’est à Madagascar, qui compte 2800 boursiers, et à Pondichéry [7], qui en compte 550 (soit 70 % de ses effectifs), que les frais d’écolage ont le plus augmenté en quatre ans. Or la gratuité pour tous coûte deux fois plus cher à l’Etat que les bourses (60 millions d’euros pour vingt mille bénéficiaires), qui sont attribuées sur critères sociaux.

Heureuse coïncidence

L’onéreux cadeau concédé aux expatriés était-il totalement désintéressé ? Les esprits malveillants noteront que le plus jeune fils de M. Sarkozy était justement scolarisé au LFNY jusqu’à cette année. Outre son frère Olivier Sarkozy, co-directeur des services financiers internationaux du groupe d’investissement Carlyle, l’ancien chef d’Etat français compte dans la communauté française de New York un précieux entourage. L’idée d’étendre la solidarité républicaine au-delà des frontières à la scolarité des élèves de familles expatriées, lui a d’ailleurs été inspirée par son « ami Guy » [8] Wildenstein, ancien élève du LFNY, héritier d’une famille de collectionneurs d’art, et membre et donateur du Premier Cercle — une structure discrète qui a rassemblé de nombreuses grandes fortunes pour la campagne du candidat de l’UMP. En juillet 2011, M. Wildenstein a été mis en examen pour un délit d’évasion fiscale et condamné à verser 250 millions d’euros au fisc français.

En ouvrant onze circonscriptions à l’étranger aux élections législatives, le parti de l’ex-président comptait récolter les fruits de ses investissements. Son succès semblait d’autant plus assuré au vu des résultats de l’élection présidentielle de 2007. Mais la gratuité n’aura pas suffi : l’Union pour un mouvement populaire (UMP) n’a remporté que trois sièges hors de France, et seuls 20 % des électeurs se sont déplacés.

Suite à l’annonce de la suppression de la PEC, M. Frédéric Lefebvre, candidat UMP perdant dans la première circonscription d’Amérique du Nord, a adressé une lettre au nouveau président dans laquelle il déplore une mesure qui « constitue une discrimination entre jeunes Français suivant leur lieu de vie [9] », et revient à « pousser à l’extrême la logique du droit du sol contre le droit du sang ». Guy, un Français installé à Mexico, témoigne également de son indignation devant la suppression d’une mesure qui permettait d’« aider les Francais de l’étranger à maintenir leur culture et continuer à être des ambassadeurs de leur pays un peu partout dans le monde ». « D’autant, ajoute-t-il, que la France éduque assez d’étrangers gratuitement sur son sol et qui ne payent pas forcément beaucoup d’impôts et reçoivent beaucoup d’allocations [10 ». D’autres voix de l’étranger, plus modérées, soulignent la soudaineté de la suppression, qui pousse de nombreuses familles éligibles à demander en urgence des bourses auprès de leur consulat.

Reste que la PEC a avant tout profité aux grandes entreprises : des sociétés comme Areva, Pernod Ricard, Darty ou Auchan se sont désengagées de la scolarité des enfants de leurs expatriés. Au LFNY, la mesure a stimulé en retour la générosité des parents ou des entreprises, également encouragée par les exonérations fiscales et par l’indulgence qu’elle ne manque pas d’inspirer à l’égard des candidats lors des tests d’admission. Un numerus clausus limite en effet l’entrée au lycée, qui recrute ses élèves sur dossier en fonction « de critères stricts » précise la chargée des admissions. Lesquels ? Un ancien professeur [11], quelque peu troublé par ce qu’il a observé durant les trois ans de son contrat, nous éclaire sur ce point. « Si la sélection était rigoureuse, beaucoup d’enfants de riches ne seraient pas pris. Ceux de certains cadres d’entreprise rentrent de toute façon », affirme-t-il, citant le géant des cosmétiques L’Oréal, « qui fait un chèque tous les ans, en échange de quoi le lycée ne fait aucune difficulté pour placer les enfants de ses employés ».

Etablissement le plus cher de l’AEFE, que l’ancien proviseur parti cette année se flattait de gérer « comme une entreprise [12] », le LFNY n’est pas représentatif de l’ensemble du réseau. Mais il est caractéristique d’une profonde restructuration de l’enseignement français – à l’étranger comme dans l’hexagone. L’ancien premier ministre, M. Jean-Pierre Raffarin, en visite amicale en février 2010, s’en extasiait : « L’excellence académique de cet établissement à but non lucratif doit faire réfléchir nos professionnels de l’éducation. [13] » Prise entre massification et élitisme, l’éducation française, selon un rapport de l’OCDE, est devenue l’une des plus inégalitaires et impuissantes à lutter contre l’échec scolaire [14]. « Et si notre mission était de former l’élite économique de demain, loin des yeux des citoyens moyens, dont les enfants s’entassent à trente-cinq par classe ? », s’interroge le professeur.

C’est en effet bien loin de la vague d’austérité qu’a subie l’école française depuis une décennie que le LFNY a donné cette année son treizième gala, sur le thème finement trouvé des « années folles »...

Une vocation ambiguë

Les écoles et lycées français sont des établissements autonomes fondés soit par des associations de parents d’élève, soit sous l’impulsion des affaires culturelles et étrangères françaises, comme c’est le cas du Lycée français de New York. Dans les colonies françaises (l’Algérie, notamment), à la fin du XIXe siècle, les écoles républicaines laïques, sous l’influence – bien distincte – de Jules Ferry et de Jean Macé, supplantent les écoles missionnaires et coraniques, avec un idéal militant et paternaliste conforme à l’esprit de l’époque.

C’est à la décolonisation que la priorité devient la formation des élites en langue française (la « formation linguistique des cadres »). En 1957, les personnels français d’enseignement scolaire et universitaire qui travaillent au Maroc, en Tunisie, au Laos, au Cambodge et au Vietnam sont placés sous la tutelle d’un service de la coopération technique. Leurs collègues en poste en Algérie les rejoignent en 1966 dans ce service qui prend le nom de Direction de la coopération technique et gère plus de vingt-deux mille personnes. Depuis la création de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), en 1990, le réseau des écoles s’est élargi (il compte aujourd’hui 485 établissements) et a redéfini son rôle, qui est d’accueillir les élèves français, de diffuser la langue française ainsi que de nouer des relations culturelles, et donc diplomatiques et commerciales, entre les élites nationales et celles du pays d’accueil.

Le réseau connaît un tournant au milieu des années 1990, quand le président Jacques Chirac réunit l’AEFE et le ministère de la coopération sous la tutelle du ministère des affaires étrangères. Confrontés à une baisse de leurs moyens, les établissements sont invités à s’autofinancer, à faire reposer le coût de la scolarité sur les usagers et à nouer des partenariats avec le secteur privé. Pour Mme Maryse Bossière, directrice de l’AEFE jusqu’en 2008, l’instauration de la « prise en charge » (PEC) par l’Etat français des frais de scolarité aux seins des établissements de l’AEFE ne constitue toutefois pas un retour à la situation d’avant le milieu des années 1990. Avec la PEC, explique-t-elle, « on ne finance plus l’institution scolaire, on finance les familles ». La mission de service public se transforme en organisation d’un marché de services éducatifs dans lequel les parents sont incités à faire leur choix. En fonction de leurs moyens…

Benjamin Rabeuf est journaliste.

Notes

[1] Discours du consul général adjoint, M. Patrick Lachaussée, lors du lancement de la campagne de levée de fonds du LFNY, 13 octobre 2011.

[2] Pour un nombre d’élèves presque égal, le budget du LFNY dépasse celui de l’Ecole centrale de Paris (qui s’élève à 28 millions pour mille cinq cents élèves).

[3] Geneviève Colot et Sophie Joissains, « Rapport sur le dispositif de gratuité des frais de scolarité des Français à l’étranger » (PDF), Elysée, Paris, 3 novembre 2010.

[4] Hervé Féron, Jean-François Mancel et André Schneider, « Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur l’enseignement français à l’étranger », Assemblée nationale, juin 2010.

[5] Rapport d’activité de l’AEFE (PDF), 2010-2011.

[6] Geneviève Colot et Sophie Joissains, op. cit.

[7] En 1963, plusieurs milliers de Pondichériens choisirent d’opter pour la nationalité française. Les bourses concernent les familles les plus précaires.

[8] Allocution devant la communauté française, Washington, 6 novembre 2007.

[9] « Lefebvre : “Le principe de la gratuité scolaire ne peut être à géométrie variable” », Le journal du dimanche, 4 juillet 2012.

[10] Dans les commentaires de « La suppression de la PEC fait grincer des dents », 9 juillet 2012, Lepetitjournal.com.

[11] Il a préféré rester anonyme, les contrats du LFNY comprenant des clauses de confidentialité.

[12] « Le cas du Lycée français de New York », Les Echos, 29 mars 2007.

[13] A lire sur le site de l’ancien premier ministre.

[14] Lire l’article de Christian Laval, « Pourquoi veulent-ils casser l’école ? », Le Monde diplomatique, septembre 2011.

33 commentaires sur « Au Lycée français de New York, la fin d’un privilège »

  • permalien hubin :
    6 septembre 2012 @17h57   »

    il y a aussi les enfants des fonctionnaires européens qui ont de beaux privilèges. Et peut-être d’autres encore !
    A-t-on les moyens de connaître tout cela ?

  • permalien Flore Geffroy-Kearley :
    6 septembre 2012 @18h20   « »

    Je comprends bien l’indécence des frais de scolarité exorbitants demandés dans les établissements français d’Amérique du nord, New York faisant figure de triste héraut en la matière. Les établissements scolaires à l’étranger ont un statut batard : établissements privés reconnus par le ministère de l’Éducation, avec enseignants recrutés en France.

    Je me sens aussi lasse de ces papiers sur ces fils et filles de riches, ces expatriés privilégiés qui abusent du système et plument les ressources de la France en matière d’éducation. Car ces papiers-là parlent constamment des privilèges des uns et écartent la situation des autres.

    Car existe aussi une autre tranche de Français, non pas expatriés mais installés durablement dans leur pays d’accueil (avec intention de rentrer en France dans le temps), avec des enfants parfaitement bilingues et sans doute encore plus français dans l’âme que les Français de France. Des Français qui entretiennent des liens étroits avec leur pays natal et qui, ni riches ni pauvres, faisant juste partie de "la classe moyenne", ne peuvent payer les frais de scolarité de leurs enfants en école française et n’ont pas droit aux Bourses pour autant. Leurs revenus ne sont pas suffisants pour payer les frais de scolarité et trop élevés pour obtenir des Bourses.

    Pour ces Français-là, la mesure de gratuité instaurée par le précédent gouvernement était une chance formidable d’être éduqués à la Française. La mesure supprimée (sans même être allée à son terme, c’est-à-dire couvrir le système de la maternelle à la Terminale), l’amertume est immense. Les petits Français de l’étranger, soudain, ne seraient donc que des sous-citoyens sans importance. Fraternité, égalité : deux mots décidément bien vains.

  • permalien Jean-Luc Antoine :
    6 septembre 2012 @21h00   « »

    Je suis belge, mais né en France, et de ce fait jouis encore de certaines "bontés" françaises qui nous viennent de l’ancienne loi du "sol". Mes enfants, l’un né à Paris lorsque je faisais un doctorat d’état, l’autre à Bruxelles, sont l’un franco-belge, l’autre belge tout court. Nous sommes allés vivre au Chili en 1992 et, veillant à une bonne éducation au moins bilingue de nos enfants, les avons inscrits à l’Alliance Française et, plus tard, dans des collèges (privés ou publics) où notre langue de Molière est encore enseignée avec amour.

    Je n’ai jamais été plus qu’un honnête professeur d’université et sans fortune. Cela ne m’a pas du tout empêché d’éduquer mes enfants en trois langues (Fr, Es, An) et de les aider à devenir des professionnels universitaires. Cela ne m’a jamais coûté des fortunes impossibles à payer (il faut aussi accepter que si l’on met des enfants au monde cela implique qu’il faut faire un effort minimum pour les éduquer au mieux !), le seul hic était la distance dans un Santiago extrêmement étendu, mais c’est une autre paire de manches.

    J’ajouterai que, de mère belgo-chilienne, mes enfants ont également reçu la nationalité chilienne et ont pu gagner des bourses locales pour aider à payer leurs études universitaires. Car cela aussi existe, mais au Chili comme aux USA (c’est le même système), ce ne sont pas des bourses "sociales" comme dans nos pays européens encore bien privilégiés, il faut les gagner au travers d’une compétition souvent impossible à imaginer chez nous.

    Je pense donc pouvoir opiner valablement et dénoncer ces affaires d’entreprises privées (car ce n’est que cela) qui bouffent au râtelier de l’état (et surtout de ceux qui le fournissent), avec l’assentiment de politiciens véreux qui en tirent profit pour eux-mêmes et leurs amis.

    Je tire donc mon chapeau aux nouveaux décideurs, il était temps de commencer à frapper l’injustice sociale et particulièrement à celle installée par la droite dure française. Espérons que les socialistes n’en resteront pas là et que la France retrouvera les racines de son passé des Lumières au sein d’une UE qui se déglingue et que nous, belges, ne voulons pas voir s’effriter...

    Nous avons une amitié particulière avec la francophonie et ceux qui, en France surtout, en assurent le rayonnement. Il est donc également important pour nous, belges francophones, de vivre à côté d’une France saine et loyale.

  • permalien lison :
    6 septembre 2012 @21h02   « »

    Bonjour,

    Certes la situation de ces classes moyennes ni riches ni pauvres est à prendre en compte.

    Leurs difficultés ressemblent d’ailleurs à celles des fonctionnaires français (enseignants, fonctionnaires d’ambassades etc...) . Ces derniers, ni riches, ni pauvres, payant des impots en France, étaient de fait exclus de la mesure PEC et avaient également perdu le droit aux bourses... cela a engendré des départs de familles qui ne pouvaient plus payer la scolarité de leurs enfants dans un lycée de l’étranger.

    (il est vrai que ces familles, moins aisées que les familles de résidents que vous citez, retrouveront peut-être leur droit aux bourses dans le nouveau dispositif.

  • permalien Moi, français et indigné :
    6 septembre 2012 @21h48   « »

    Le constat est édifiant. On nomme aux "Oscars" un film qui n’est ni plus ni moins qu’un documentaire pour la majorité des spectateurs : "Entre les murs". Bravo à tous les acteurs ! Et on nous parle d’une école d’élite avec des coûts astronomiques. Et là, comme bien d’autres sujets, on a envie d’abolir la bonne vieille phrase : "Liberté, Egalité, Fraternité". Mais de qui se moque t’on ?! Il reste encore la liberté, pour combien de temps ? Mais l’égalité n’a jamais existé depuis cette proclamation, et la fraternité se décompose au fil des décénnies. "Liberté, pouvoir et individualisme", l’indifférence est aux portes d’une nouveau changement, et il n’a rien de bon... On est bien loin des valeurs républicaines de l’école....

  • permalien Expat riche de culture :
    6 septembre 2012 @23h15   « »

    Le côté lutte de classe qui dégouline de cet article me laisse pantoise. Quelle facilité ! Je ne connais pas les expats de NY ni ce lycée. Je suis expat ailleurs et mon salaire n’est pas mieux qu’en France. Je découvre un autre pays, j’y paye plein d’impôts et j’ai la chance d’avoir une boite qui prend en charge (pas totalement) les frais de l’école française ici dépendant de la Mission Laïque. Cette gratuite sans distinction était stupide. Il est cependant des français en contrat locaux, des expats pas "riches" dont la boite ne prends pas la scolarité en charge souvent très chère, des qui tirent un peu la langue...
    Marre de devoir m’excuser d’avoir un job. J’ai payé longtemps et paye encore des impôts en France aussitôt partie je n’ai plus droit à rien (santé ?), j’en paye dans mon pays d’accueil merci de ne pas me faire de leçons.
    Les faits, juste des faits et un regard qui ferait avancer le schmiliblick c’est de cela dont nous avons besoin.

  • permalien Boris :
    6 septembre 2012 @23h27   « »

    Eh bien, a New Orleans, nous avons aussi un Lycee Francais mais celui-la, il est PUBLIC et tout nouveau, donc des classes maternelles et elementaires mais dans quelques annees, des terminales ! Pas de frais de scolarite et exactement la meme structure pedagogique que le Lycee Francais de New York. L’ actuel Directeur General est un ancien Directeur d’ un Lycee Prive americain, le Lycee Francais de San Francisco. Donc, a la Nouvelle-Orleans, le lycee est ouvert A TOUS. Pas de subventions de l’ ETAT Francais, meme si cet etablissement qui vient de naitre, contribue, comme le Lycee de New York ou d’ ailleurs, a la promotion de la langue,de la culture et de l’education francaise, et tout cela avec des professeurs qui sont certifies par l’ Education Nationale et payes par l’ ETAT de la LOUISIANE. Tous les enfants de New Orleans, riches ou pauvres et meme tres pauvres vont avoir ainsi acces a une education de qualite.
    Car, entre nous soit dit, la reputation du Lycee de New York, elle est l’ oeuvre DES ENSEIGNANTS. Ce n’ est pas le proviseur ou le Board qui enseignent. Ce sont des gestionnaires qui savent ramener de l’ argent et qui donnent des outils aux enseignants, et entre nous soit dit, c’ est leur travail. MAIS l’excellence dont on parle toujours, c’est le fruit du travail des enseignants. (La, vous allez dire, encore un prof qui ecrit......Eh bien non, un administrateur.) Et je reve du jour ou l’ETAT Francais va aider de facon modeste mais efficace (pas besoin de 3 millions d’ euros) le Lycee de New Orleans. Je suis sur qu’ a Paris, ils seront receptifs.
    En conclusion, je voudrais aussi ajouter qu’il y a de la place pour les 2 systemes : le prive et le public. Certains parents ne metteront pas leurs enfants dans le public, et ils ont les moyens de payer $40,000 par an. Mais si on veut que TOUS les enfants aient la chance d’ aceder a l’ exellence, les etablissements PUBLICS comme celui de la Nouvelle-Orleans doivent etre cheris par nos autorites (americaines et francaises).

  • permalien Keeryan O’Cankly :
    6 septembre 2012 @23h33   « »

    Il est toujours agréable de voir abolir un privilège pour renouer de temps en temps avec la nuit du 4 août et avec la France de la Révolution.
    Peut-être que le nouveau gouvernement français se penchera avec bienveillance sur la situation financière catastrophique des organismes qui promeuvent véritablement la francophonie dans le monde.
    Par exemple, je suis caajun francophone du bayou Evangéline et je constate que le français est de moins en moins parlé en Louisiane francophone. J’ai tenu à ce que mes 12 enfants aient le français parmi leurs trois langues maternelles (français, anglais américain et gaélique irlandais). Pour cela j’ai obtenu l’aide logistique de l’établissement géré par le Conseil de la Francophonie de Baton Rouge qui n’est pas trop loin mais qui est fort démuni. Mais il faut savoir que les bayous louisianais s’étendent sur environ 4.000 km2 et que la plupart de nos familles vivent chichement. Quant à Washington D.C., l’Etat Fédéral préférerait que nous devenions tous exclusivement anglophones au plus vite.
    Et les Acadiens du Canada, et les Québécois, et les Africains, et les Nord-Africains, etc... etc... sont souvent dans le même ca-cas (!)

  • permalien fouloas :
    7 septembre 2012 @07h40   « »

    Si ces établissements on pour but de former l’élite financière de demain ,alors c’est une raison suffisante pour qu’on souhaite leur disparition.

  • permalien Hulk :
    7 septembre 2012 @10h17   « »

    Bonjour,
    attention, tous les établissements français à l’étranger ne sont pas de statut privé. Un certain nombre - près de 80 sur les 450 du réseau - sont directement gérés par l’AEFE avec le statut d’EGD - établissement en gestion directe (principalement dans les grands établissements en Europe ou bien en Afrique du Nord). Dans ces établissements, ce type de "cérémonie" n’a pas lieu. Mais justement c’était bien sur ces établissements que pesaient le plus fortement la pression de la PEC puisque le basculement du financement vers les familles a de facto réduit l’investissement de l’institution qui s’est vu contrainte d’augmenter ses droits de scolarité pour à nouveau maintenir un niveau d’investissement. Le cercle était donc bouclé.
    La suppression de la PEC doit amener à une vraie réflexion sur la marchandisation de l’éducation qui se déroule à l’étranger et que d’aucuns appellent de leurs vœux en métropole. L’autonomie des établissements universitaires mise en place sous le mandat de Nicolas Sarkozy participe évidemment de cela.

  • permalien Seoi :
    7 septembre 2012 @16h22   « »

    @Hubin

    Tout est là : http://www.eursc.eu/index.php?l=1

    Vous devriez nous expliquer de quoi vous parlez.

  • permalien BM :
    7 septembre 2012 @18h09   « »

    Bonjour,

    La France est un pays riche et démocratique. Cela m’empêche de ressentir la moindre sympathie pour ceux de mes compatriotes qui veulent "emmener la terre de leur patrie à la semelle de leurs souliers". Quand on est Français, vouloir s’installer à l’étranger est purement et simplement un caprice d’enfant gâté, mâtiné d’indécence à l’égard de ceux qui ont de vraies raisons de quitter leur pays (la Somalie, par exemple).

    Le franglicisme hideux "d’expat", de plus en plus utilisé, révèle le vrai visage de ces nouveaux "émigrés", qui ont remplacé le Coblence de 1792 pour le Londres ou le New York d’aujourd’hui : la haine pour un pays, la France, qui renâcle à adopter le modèle ultra-libéral anglo-saxon.

    Je fais néanmoins une exception pour les Français qui sont, comme on dit, "issus de l’immigration". Eux ont, à mon sens, de fort bonnes raisons de partir d’un pays de plus en plus raciste, où le simple fait de ne pas avoir la peau blanche (il faut dire les choses comme elles sont) entraîne des discriminations innombrables et des brimades inqualifiables.

    Pour finir, pourquoi les "expats" devraient-ils avoir le droit de voter aux élections françaises ? Ils ont quitté la France pour des raisons idéologiques, qu’ils n’aient pas le toupet de vouloir nous imposer le Reagano-Thatchérisme depuis la City ou Wall Street ! L’octroi nécessaire de droit de vote aux étrangers résidant en France devrait s’accompagner de la fin du droit de vote des Français résidant à l’étranger, lequel constitue un scandaleux déni de démocratie à l’égard des Français habitant en France, car le vote des "Français de l’étranger" pourrait bien un jour décider le sens d’un scrutin dans un sens inverse de ce qu’auraient désiré les "Français de France".

  • permalien gosselent :
    8 septembre 2012 @02h39   « »
    Fin de party à Picrochole

    Face à l’accumulation de petits privilèges népotiques douillets qu’on balaye avec agacement, on hésite à parler de Kärcher, on envisage plutôt un petit coup de plumeau pour effacer ces traces poussiéreuses de l’Ancien Régime...
    Sic Transit Gloria Mundi

  • permalien Shanaa :
    8 septembre 2012 @18h53   « »

    "La France est un pays riche et démocratique. "

    Etait riche, non ?

    "...qui renâcle à adopter le modèle ultra-libéral anglo-saxon."

    De moins en moins... au niveau des dirigeants. Depuis Sarkozy !

    "Je fais néanmoins une exception pour les Français qui sont, comme on dit, "issus de l’immigration". Eux ont, à mon sens, de fort bonnes raisons de partir d’un pays de plus en plus raciste, où le simple fait de ne pas avoir la peau blanche (il faut dire les choses comme elles sont) entraîne des discriminations innombrables et des brimades inqualifiables."

    Fort, juste ! A moins d’être maso ! Mais, que répondrait une fourmi si on lui demande pourquoi ce va vient ? J’en sais rien !

    Au lycée français d’Athénes, c’est grosso modo, pareil ! On se la péte grave !!!

  • permalien Berrillimité :
    8 septembre 2012 @22h09   « »
    La Vitrine de la France...

    Les Lycées Français de l’Étranger sont la vitrine de la France auprès des intelligentsias locales, donc on y étale beaucoup de prétention et de privilèges.

    Les Français à l’étranger étaient soumis à deux régimes financiers différents avant 2007. Ceux qui étaient expatriés pour le compte d’une grosse entreprise pouvaient défrayer les frais de logement et de scolarité à leur entreprise. Ceux qui étaient sous contrat local devaient prendre en charge le logement et la scolarisation de leur famille.
    En 2007, tous les Français de l’Étranger ont pu défrayer la scolarisation de leurs enfants aux contribuables (français de métropole, donc), ce qui a soulagé les entreprises françaises à l’étranger de cette charge.

    À la rentrée scolaire 2007, je vivais à Ottawa et mon fils aîné entrait en Terminale, au lycée français d’Ottawa.
    J’avais déjà payé sa scolarité et celle de sa sœur pendant deux ans dans ce même lycée, puisque mon contrat était local pour une entreprise canadienne (donc évidemment non pris e charge par l’entreprise).
    J’ai refusé de demander la gratuité pour cette année de Terminale, en prétendant ne pas avoir certains documents requis.
    J’étais contre cette mesure d’aspect corporatiste, qui créait un fossé entre les élèves français et les élèves d’autres nationalités.
    Je ne voulais pas de l’argent électoral UMP.
    Ça m’a couté 3500$, mais au moins, aujourd’hui, je me sens propre.

    Grâce à cette gratuité, les lycées français ont été pris d’assaut, ça a créé un déséquilibre momentané, il a fallu restreindre l’accès aux étrangers, voire exclure des élèves pour des motifs variés autant que circonstanciels, dans le but de faire place aux nouveaux arrivants français.

    http://journalmetro.com/actualites/...

  • permalien gribouye :
    8 septembre 2012 @23h20   « »

    Cet article aurait pu etre un dossier historique couple d’un etat des lieux sur le reseau des ecoles francaises a l’etranger et les aides financieres mais c’est un amalgame demago qui arrangera bien un lecteur non-informe et deja un peu enerve sur le sujet.
    C’est dommage car le but semble etre une fois de plus de monter les francais les uns contre les autres. C’est bien triste et cela ne fait avancer en rien le dossier complexe de l’education francaise a l’etranger.

    Je suis francaise de l’etranger, j’aime mon pays, la France, ainsi que mon pays d’accueil, les Etats-Unis.

  • permalien Berrillimité :
    9 septembre 2012 @02h41   « »

    Gribouye, comme je vous comprend.
    Si vous cherchez un article bien-pensant, vous êtes exactement au mauvais endroit. Continuez à chercher, Internet est immense et avec de la persévérance, vous trouverez le site qui vous parle.
    Bonne chance

  • permalien guillaume defrance :
    9 septembre 2012 @10h36   « »
    Privilèges

    Je suis expatrié, pas parce que je le veux, simplement parce que je souhaites garder mon job. Mes enfants sont scolarisés dans un établissement de l’AEFE, je payerai pour cette année environ 9000 euros de scolarité pour mon fils en 3° et ma fille en CM2. Personne ne me vient en aide financièrement et j’en payerai l’intégralité, sans compter la cantine, le ramassage scolaire et tout le reste. Alors aux gentils contribuables Français et à leurs réactions basiques je dis, merci mais je paye également mes impots en France, se qui ne m’empeche pas de payer également la scolarité de mes enfants...Je ne suis pas sur que nous puissions considerer cela comme un privilège, ou alors il faut l’étendre très rapidement à l’ensemble de la métropole.

  • permalien JPH :
    9 septembre 2012 @20h09   « »

    Dans tous ces commentaires...et peut etre aussi dans l’article on ne parle pas des enseignants francais qui font legalement et professionnelement exister le systeme .Parfois ademi salaire des enseignants americains du public et sans retraite ni assurance médicale pour elever leurs enfants ( si on leur donne le droit d’en avoir ).
    Ils doivent se payer leurs demarches de visas de travail eux memes pour prouver qu’ils sont les seuls qualifies !
    Ils se retrouvent ensuite a 50 ans sans logement,sans argent,sans retraite et avec des enfants en université.

  • permalien Berrillimité :
    9 septembre 2012 @23h19   « »

    @ guillaume defrance

    Normalement, si vous avez été minimalement prudent, avant de partir à l’étranger pour garder votre boulot vous avez dû mettre dans la balance la perte de/du salaire de votre conjointe et les frais de scolarité des enfants (au complet, bus scolaire compris), voire, si vous êtes parti en Colombie ou au Mexique (ou en Russie), les frais de surveillance et de sécurité requis. Tout cela devrait être prévu dans vos revenus, i.e. votre salaire (et éventuellement un revenu immobilier français, si vous étiez propriétaire).

    Sinon, il est peut-être encore temps pour vous et votre famille, soit de revenir en France, soit de vous diriger vers un pays francophone (ou pas) où vos enfants pourront être scolarisés dans le système local à moindre coût, quitte à apprendre la langue.

    Je vous dit ça parce quand vos enfants deviendront adolescents et s’habitueront à un pays étranger et à un certain niveau de vie, ça pourrait devenir plus compliqué de les faire revenir en France. Et si ça se passe mal à l’adolescence (le pays où vous résidez est-il adapté à des adolescents ? Si c’est l’Arabie Saoudite par exemple, j’en doute), leur mère pourrait aussi décider - unilatéralement - de rentrer en France avec les enfants pour vous laisser vivre votre expatriation sans risque pour les enfants.

    En tout cas bonne chance

  • permalien femme d’expat qui joue au bridge :
    10 septembre 2012 @02h55   « »

    au lycée français de montévidéo j’ai vu des familles de français retirés leurs enfants au cours des années faute de ne pouvoir payer.les enfants uruguayens ont des *becas*.on voit les mercedes devant le lycée et le lobby juif (rien contre mais vrai) pourtant boursiers de pere en fils,.les frais de scolarité sont énormes et pourraient etre divisés de moitié due a la gestion avec multiples secrétaires ,infirmiere scolaire ,3 agents policiers de sécurité etc personnel en surnombre mais si vous y touchez
    leur syndicat dit greve.les parents sont pris en otage par les voyages scolaires en plus exhorbitants un chaque année par ex voyage en France 5 ooo dollars ,la tenue vestimentaire obligatoire a acheter plusieurs joggings a l’éffigie brodée,sports payants etc..-les gosses d’expats sont traités de meilleurs façon qu’un anonyme français ,le poste des parents entre en compte et invitation toute l’année a l’ambassade de façon privilégiée .a karchérisez tout ça

  • permalien Chrys :
    10 septembre 2012 @14h08   « »
    Ne pas généraliser

    ll serait dommage de généraliser le concept des écoles françaises à l’étranger sur l’exemple de celle de New York. Celle-ci me parait plus l’exception que la règle. Il y a aussi des établissements qui ont vraiment pour mission de promouvoir la langue et la culture française auprès de la population locale et qui scolarisent un grand nombre d’enfants non-francophones. Et ces familles ont une très haute opinion de l’éducation à la française, sans doute meilleure que bien des français ...
    D’autre part, être français et vivre dans un autre pays n’est pas synonyme de nanti, tout au moins pas financièrement ... culturellement par contre, oui. Il y a sans doute plus de français à l’étranger en contrat local qu’avec un contrat français.

  • permalien Adeline :
    10 septembre 2012 @14h40   « »

    Je suis effarée par les commentaires parlant d’égalité... En France, des parisiens d’arrondissements chers ne débourseront pas un sou pour scolariser leurs enfants dans des écoles publiques de haut niveau... Par contre, de nombreuses crêches évaluent les frais de scolarité en fonction des revenus des parents...(ça, ça me paraît plus JUSTE)
    Ici, à Mexico nous devons payer : des droits d’admission + l’inscription annuelle + des frais mensuels (350€ pour la maternelle -de 8:30 à 13:30...- et près de 500€ pour la terminale..) sans aucune distinction... Et malheureusement, nous ne sommes pas tous expats...arrêtez avec ces clichés d’expatriés bourrés de fric !!! Si c’est sans doute vrai dans certaines villes, c’est de moins en moins le cas ici... Et j’ai cru comprendre que les bourses étaient distribuées sur des critères très strictes... Mon mari est mexicain, travailleur indépendant, nous avons bien sur des avantages à vivre ici, l’éducation de mes enfants en français est une priorité pour moi, mais j’avoue que son coût m’effraie...

  • permalien maurosse :
    10 septembre 2012 @22h02   « »

    Nous avons immigré à Montréal il y a 4 ans et nous avons profité de la PEC. Si elle n’avait pas existé, nous n’aurions pas mis nos trois enfants au lycée français. La dernière étant au collège, nous avions accepté de faire l’effort financier pendant ces années, car une fois au lycée elle aurait pu bénéficier de la PEC. Retraités de la fonction publique si nous étions restés en France non seulement nous n’aurions pas payé d’impôt sur le revenu (petite retraite) mais nous aurions bénéficié d’allocations familiales et de la gratuité du lycée alors qu’aujourd’hui nous devons payer des impôts en France (12 % de la retraite) et nous sommes assimilés à des profiteurs. Nous ne pouvons pas, non plus, faire une demande de bourse, car nous possédons un appartement évalué à 230 000 € ce qui nous exclut automatiquement des bénéficiaires.
    Si le choix du gouvernement est de renflouer les caisses de l’État au détriment de la classe moyenne nous l’acceptons néanmoins, car il a été élu démocratiquement, cependant nous trouvons inique de le faire dès cette année alors qu’il est impossible de changer d’école les inscriptions dans les CEGEP (équivalent québécois du lycée) se faisant au mois de mars. La rétroactivité des décisions de l’État est inquiétante dans cette affaire.
    Si nous avions pu, nous nous serions engagés dans un procès pour rupture de contrat, mais que ceux qui ont décidé d’appliquer cela soient tranquilles, nous n’avons pas les moyens financiers pour payer un avocat.

  • permalien unExpat :
    10 septembre 2012 @23h30   « »
    Et la classe moyenne alors ??

    Je suis ni pauvre ni riche, je vis a San Diego et esperais utiliser la PEC pour pouvoir mettre mes enfants en ecole francaise ici... Donc Merci Mr Hollande, encore un fois la classe moyenne se fait entuber.
    Merci de m’enlever le droit et la capacite de donner une education francaise de bien meilleure qualite a mes enfants.
    Quand aux reactions anti-riches primaires des lecteurs, mes enfants sont tout aussi francais que les votres et devraient beneficier des memes droits et privilleges que les votres... liberte, EGALITE, fraternite... Qu’elle est belle ma douce france... A gerber...

  • permalien MaisOuiOnCompatis :
    11 septembre 2012 @00h07   « »

    Ohhhh, les pauvres parents qui ne peuvent pas offrir le meilleur lycée de la ville à leurs adorés chérubins. C’est vraiment révoltant. On se demande ce que vous faisiez quand vous habitiez à Garge-les-gonnesses... Ou alors c’était Neuilly ?

    Franchement, les problèmes d’intendances de la "classe moyenne" française de San Diego ne nous font pas beaucoup pleurer. Et pour ce qui est d"égalité", allez faire un tour à Maubeuge, vous verrez comme elle est en forme l’égalité.

  • permalien Berrillimité :
    11 septembre 2012 @04h34   « »
    Au Lycée français de Montréal aussi, la fin d’un privilège

    Maurosse, je trouve que pour un immigrant à Montréal, vous y allez un peu fort.
    D’abord, à Montréal, l’offre pédagogique est relativement diversifiée tant au niveau du prix que de la pédagogie. École Internationale (payante, d’origine suisse), école québécoise (gratuite), école française (payante, mais rien à côté des écoles privées anglophone, par exemple Marianopolis).
    Ensuite, les CEGEPs - comme les universités québécoises - sont adaptés aux étudiants qui travaillent, et proposent des sessions de trois mois. Quand on rate une session, on se trouve un petit boulot pour gagner de quoi payer la session suivante.
    Et de ce point de vue, le taux de chômage du Québec n’est pas celui de la France, si vous êtes résident permanent (au bout de 4 ans, ce serait souhaitable que ce soit le cas) il est facile de trouver un boulot temporaire peu qualifié, bref : un job d’étudiant.
    Parlez-en à vos enfants.

    Quand j’ai refusé la gratuité UMP pour l’année de Terminale de mon fils aîné à Ottawa, je ne possédais pas de biens immobiliers, et malgré cela, mon revenu était trop élevé pour accéder à une bourse pour mon fils (avec un seul salaire). Ne regrettez donc rien : vous n’auriez pas eu de bourse.

    Je trouve que - comme le monsieur de San Diego - votre éloignement de la France vous a fait perdre un peu le nord socio-économique.
    Personnellement, j’ai de la famille dans la Creuse, dans une région relativement défavorisée, et j’évite - quand je les appelle - toute jérémiade sur mes conditions économiques, que je suis conscient d’avoir choisies.

    J’ai aussi été "coopérant" dans une ex-colonie française (il y a trente ans) et la leçon a tirer de tout cela est que l’immigration ou même la simple expatriation n’est plus aujourd’hui une sorte de pseudo-colonialisme anodin.
    On ne part pas aujourd’hui s’établir en famille à San Diego, à Montréal, ou à Montevideo, comme on partait à Constantine en 1880.

  • permalien samuel :
    11 septembre 2012 @12h01   « »

    Ce qui serait interressant, ce serait de comparer la courbe de répartition des revenus des ’expat s’ avec la population générale française.

    On verrait alors lequel du système de gratuité totale ou de celui de bourses sur critères sociaux est le plus économique.

    J’ai déjà une petite idée de la réponse.

  • permalien Didier du Loiret :
    13 septembre 2012 @00h15   « »
    Que des privilèges pour les fonctionnaires

    Constat après avoir passé plusieurs années à titre personnel et ayant inscrit et réglé les frais d’écolage de mes enfants au lycée Français à l’étranger. J’ai été élu administrateur au conseil d’administration et de gestion, jamais j’ai eu accès à la partie financière détaillée du compte de résultat de l’institution. Nous avions accès à un prévisionnel lors des délibérations annuelle pour uniquement choisir l’augmentation de la scolarité qui était d’un rythme de 10, 12 et 14 % par an quand le pays seulement affichait une inflation de 4 à 6 % réel.
    Il y a des réformes que personnes n’osent entreprendre.
    Le gouvernement devrait supprimer les allocations qu’il octroie à ses fonctionnaires dans les ambassades, des consulats, des lycées Français à l’étranger, des expatriés, des résidents ou même de l’union Européenne pour la prise en charge des frais d’écolage comme il a balayé le CEP mis en place part son prédécesseur. Et prélever à la source de ces fonctionnaires titularisés sous contrat « expatrié ou résident » les frais d’écolage.
    Toutes ces personnes sont exonérées des taxes sur l’ensemble de leurs dépenses ou encore à l’occasion de l’achat de véhicule neuf.
    J’ai côtoyé des fonctionnaires installés depuis plus de trente ans dans un seul et même pays, sans jamais être muté et qui cumule tous les avantages et poursuivent leurs mécontentements et leurs insatisfactions.
    Je dénonce les trois types de contrats instauré dans les établissements scolaires à l’étranger et le flou juridique qui entourent les salariés « locaux » de ses lycées représentant la France dans tous les pays. La direction et l’encadrement sont des expatriés pour des missions de 3 ans renouvelables deux fois une année, suivent les résidents qui devraient faire une mission de 9 ans maximum consécutifs (mais durée jamais respecté puisqu’ils font leurs carrières dans un et même pays), et enfin viennent les petites mains qui sont appelés les « locaux » mais qui effectuent toutes les tâches administratifs, d’enseignements et d’entretiens, et dont personnes ne se préoccupent.

  • permalien Jean :
    13 septembre 2012 @12h02   « »
    Et la langue française dans tout cela

    Tout cela est beau, mais pour ceux qui se plaignent tout le temps que la langue française s’effrite et perd du terrain par rapport à d’autres langues, eh bien le Lycée français de NY est l’exemple type du danger qui guette la francophonie. Cet établissement fait trop dans le bling bling et ses responsables oublient que leur devoir principal, après celui de l’enseignement, est de propager la langue française dans le but de la préserver ($22 mille par an par élève pour une inscription tout de même). Or, force est de constater que le lycée accepte d’inscrire les enfants d’acteurs de cinema rien que pour quelques mois (parce que ça fait chic) tout en ignorant complètement les enfants issus de pays francophones à qui on mène la vie dure avant de les accepter (si on les accepte !), alors que ce sont eux qui contribueront à perpétuer la langue française. Mais bien-sur, c’est plus intéressant de recevoir les enfants de Madonna ou ceux d’Angelina Joly alors qu’ils ne manient pas le français que ceux de parents inconnus qui, pourtant, versent exactement le même montant. Il est par ailleurs plus facile de décrocher un rendez vous avec le Président de Harvard qu’avec le Proviseur du LFNY. Dommage pour la langue française.

  • permalien Men-songes ! :
    26 septembre 2012 @14h59   « »

    Votre article offre une vision erronée du problème. D’abord vous oubliez de préciser que la gratuité n’était proposée que de la seconde a la terminale. Ensuite, vous décrivez la communauté française de NY comme une communauté richissime. C’est une vision totalement fausse. Certes il y a des gens fortunés mais il y a aussi Monsieur tout-le-monde qui habite à NY et qui souhaite simplement transmettre une éducation française à ses enfants. D’ailleurs beaucoup de ces gens-là n’arrivent pas à le faire et doivent se rabattre sur le système public américain. Il est déplorable que les médias s’acharne sur une image fausse du problème. Renseignez-vous mieux !

  • permalien CdQat :
    16 octobre 2013 @08h36   « »

    Une bonne litanie de poncifs dans les commentaires.
    Permettez à un expat de longue date, avec ses enfants dans un lycée de l’AEFE, et un conjoint enseignant détaché à la mission laïc (l’autre agence d’enseignement française), de clarifier deux ou trois petits points.
    Sur les expat, il est clair que c’est une population plutôt aisée, ne serait-ce que parce que constitué à majorité de cadres, qui en plus, à l’expatriation, bénéficie d’un sursalaire (en moyenne 15 à 20%, mais très variable en fonction des pays). Donc il était un peu bizarre de faire ce cadeau aux expats qui ne sont quand même pas les plus nécessiteux.
    Dans les commentaires je lis que des retraités expat paient des impôts en France alors qu’ils n’en paieraient pas en France ??? Je ne vois pas par quel miracle.
    Avec plus de dix ans en expat au compteur, je n’ai jamais payé d’impôts (français) sur les revenus à l’expat (c’est l’un des privilèges du statut).

    Quant à BM et ses "Français de France", comme je suis un peu visé par son commentaire, je préfère opposer une vision universaliste et internationaliste, qui autoriserait n’importe qui à venir en France, et n’importe quel français à aller où il veut. Et plutôt que la "France aux Français", je préfère le "monde au monde".
    Mais bon, je suis un peu utopiste, et je suis renvoyé un peu sur terre quand je vois des commentaires qui en appellent encore à la notion de pays fermés…

    Par ailleurs, d’aller voir ailleurs permet d’apprécier le privilège de la France, et de mesurer la continuelle complainte française, parfois un peu indécente justement vue de l’extérieur…

  • permalien Françoise de Latour :
    9 avril @15h46   «

    Si mes enfants pouvaient avoir la chance de fréquenter le lycée de NY, en toute honnêteté, je serais parfaitement consciente de leur privilège Je serais encore plus investie dans leur scolarité .
    J’espère que cette nouvelle génération pédagogiquement riche, fabrique dans le monde de l’expatriation donnera un nouvel élan à notre France qui en a tellement besoin

Ajouter un commentaire