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La révolution en Egypte est-elle finie ?

lundi 10 septembre 2012, par Alain Gresh

Le samedi 6 octobre reprendra le cycle de l’université populaire que j’organise avec l’Institut de recherches et d’études Méditerranée-Moyen-Orient (Iremmo). La première séance sera consacrée au bilan des révolutions arabes, deux ans après. Après l’enthousiasme qui régnait au début a fait place, très rapidement, un découragement résumé par la formule « Printemps arabe, hiver islamique ». De retour d’Egypte, j’ai pu constater aussi chez beaucoup de protagonistes un assez grand pessimisme. Un journal égyptien à qui je faisais part de mon optimisme m’a demandé d’essayer d’en expliciter les raisons. Je reprends ci-dessous l’essentiel de mon texte.

Le Caire. A chaque voyage en Egypte, depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, une atmosphère de pessimisme règne parmi les révolutionnaires qui ont contribué à cet événement historique. A chaque voyage, tel ou tel interlocuteur m’explique que l’ancien régime va revenir ou que le nouveau sera pire que l’ancien. En juin 2012, alors que l’on attendait dans la fièvre la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle, beaucoup étaient convaincus que le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) n’accepterait pas la victoire de Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans et que, même si ce dernier était proclamé vainqueur, il serait « encadré » par les militaires, sans marge de manœuvre.

Il est important de comprendre ce qui s’est passé durant ces jours étouffants du mois de juin. Dès le soir du second tour, il était clair que Morsi avait gagné. Si la proclamation des résultats a été repoussée, c’est que le CSFA a hésité : pouvait-il, malgré tout, proclamer vainqueur Ahmed Chafik le candidat qu’il avait soutenu de toutes ses forces ? S’il ne l’a pas fait, ce n’est pas parce qu’il ne le voulait pas, mais parce qu’il ne le pouvait pas : une telle décision aurait entrainé des conséquences incalculables et sans doute une nouvelle insurrection populaire. Le CSFA prenait ainsi acte du fait qu’aucun retour en arrière ne serait accepté par le peuple égyptien.

Nombre de révolutionnaires n’ont pas mesuré ce que cette décision signifiait : que le pouvoir militaire était en réalité beaucoup plus faible qu’ils ne le croyaient. Que, malgré toutes ses manœuvres et aussi la répression continue de nombre de mouvements de contestation durant près de 18 mois – avec arrestations arbitraires, jugements de civils devant des tribunaux militaires, torture, etc. – l’ère du CSFA s’achevait.

Sans doute aurions-nous dû le comprendre à ce moment et mesurer que le CSFA serait impuissant face à un président élu démocratiquement par le suffrage universel. Ce qui s’est passé le 12 août (la mise à l’écart du maréchal Tantaoui) n’est, finalement, que la traduction de ce nouveau rapport de forces.

Ainsi, un des principaux objectifs des révolutionnaires après la chute de Moubarak – « que tombe le régime des militaires » – a été obtenu, ce qui ne signifie pas que l’armée ne jouera plus aucun rôle dans la vie politique, mais qu’elle sera en seconde ligne. Si nombre de révolutionnaires sous-estiment ce résultat, c’est qu’ils ont peut-être une vision trop simple de la révolution : les deux semaines qui ont vu le peuple égyptien se soulever au début de 2011, un mouvement qui a soulevé l’admiration du monde, par sa détermination et par son côté pacifique, ont créé l’illusion que le changement radical était facile, que l’Egypte pouvait se transformer très vite. Et donc, que si elle ne changeait pas immédiatement, c’était que la contre-révolution l’emportait.

Mais changer l’Egypte, instaurer un régime démocratique stable, rénover les structures de l’Etat, impulser le développement économique, assurer la justice sociale, demande du temps, des efforts, des luttes continues. Pour prendre une comparaison qui n’est évidemment pas totalement pertinente, les objectifs de la Révolution française de 1789 ont mis un siècle avant de se traduire par une République stable et démocratique (et encore avec beaucoup d’insuffisances). Un parallèle plus proche est celui que l’on peut dresser avec la chute des dictatures en Amérique latine : des régimes démocratiques se sont petit à petit mis en place, mais il a fallu encore dix ou vingt ans pour que des mouvements populaires instaurent des politiques plus favorables aux couches les plus pauvres.

La mise à l’écart du CSFA ne marque pas la fin de la révolution. Et l’élection du nouveau président issu des Frères musulmans soulève des craintes et des inquiétudes, en partie justifiées : se dirige-t-on vers une « frérisation » (ikhwaniyya) de l’Etat ? Seule force vraiment organisée, les Frères musulmans exercent pour la première fois le pouvoir en Egypte et l’organisation, à la fois par sa structure et par son idéologie, peut être tentée par une politique d’hégémonie. Mais en a-t-elle les moyens ? J’en doute.

D’abord, elle ne dispose d’aucun projet pour le pays : son projet économique s’inscrit dans le cadre du libéralisme économique que l’ancien pouvoir a tenté d’imposer ; son projet de politique étrangère s’inscrit aussi dans la continuité, même si le président Morsi a pu prendre certaines initiatives positives, comme ses voyages à Téhéran ou à Pékin. Mais est-il prêt à imposer une politique étrangère indépendante des Etats-Unis et des pays du Golfe ? Une stratégie plus active sur la question palestinienne ?

Or aucune force politique ne peut imposer son hégémonie sur l’Etat si elle ne dispose pas d’un projet clair. « L’islam est la solution », ont proclamé les Frères durant des décennies ; mais maintenant leur gouvernement doit montrer au peuple égyptien comment ce slogan peut se traduire dans le domaine économique ou social, et les Frères ne savent pas comment s’y prendre. Ainsi, les mêmes (les Frères musulmans et les salafistes) qui expliquaient qu’un accord avec le Fonds monétaire international était incompatible avec l’islam, expliquent le contraire aujourd’hui. Ceux qui dénonçaient l’accord avec Israël l’entérinent.

Par ailleurs, qui peut penser que le peuple égyptien qui s’est révolté contre Moubarak accepterait un régime similaire dans lequel les Frères musulmans se substitueraient au Parti national démocratique de l’ancien président ?

Je ne fais d’ailleurs pas de procès d’intention aux Frères musulmans. Ils sont une force politique importante de ce pays et ils sont une partie de la solution aux problèmes de l’Egypte : on ne peut bâtir une démocratie en les excluant comme l’a montré l’expérience des années Sadate et Moubarak. Les intégrer au jeu politique est indispensable. Il faut reconnaître qu’ils ont gagné les élections et il faut tenter, par le dialogue et par la lutte politique, de faire en sorte qu’ils s’impliquent dans la construction de cet ordre démocratique dont l’Egypte a besoin, mais qui n’est qu’un des aspects de la reconstruction du pays.

Le combat politique ne s’arrêtera ni demain ni après-demain. Mais il faut aussi être capable de le mener sur le meilleur terrain, qui n’est pas celui de la religion. La création d’un grand front uni de la droite et de la gauche contre les Frères ne peut que favoriser l’approfondissement d’une ligne de fracture sur la question de l’islam. Le peuple égyptien s’est révolté contre un régime autoritaire, contre la corruption et la pauvreté ; la jeunesse a été un élément essentiel des mobilisations. C’est sur l’ensemble de ces terrains que les révolutionnaires peuvent faire preuve d’imagination : en proposant des politiques de démocratisation de la vie du pays, des transformations économiques et sociales, en défendant en priorité les plus défavorisés ; c’est à ces conditions que pourront transformer profondément les structures sociales du pays, à l’image de ce qui se passe dans certains pays d’Amérique latine. La jeunesse, garçons et filles, qui représente la majorité de la population mais qui reste encore largement marginalisée dans toutes les structures politiques (y compris celles de la gauche), et dans les institutions (de l’administration aux médias), pourrait y contribuer de manière décisive : la relève des générations est une nécessité historique.

146 commentaires sur « La révolution en Egypte est-elle finie ? »

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  • permalien parkway :
    10 septembre 2012 @13h31   »

    au vu de votre article, on ne peut s’empêcher d’y voir le printemps du FDG avec l’hiver socialiste...

  • permalien X :
    10 septembre 2012 @14h11   « »

    Je partage tout à fait l’optimisme d’Alain Gersh, ainsi que le rôle important des forces non islamistes (notamment les jeunes et les forces de gauche) dans la révolution en Égypte ainsi que la révolution est loin d’être finie.

    Quelques détails méritent d’être cités :

    - les résultats des élections législatives et présidentielles ont dējà montré l’érosion du soutien au aux islamistes.

    - aprēs le 1er tour des présidentielle les frères eux même, et Morsi en particulier ont pris conscience de ce fait, d’où les engagements répêtés pour plus d’ouverture,

    - le résultat du deuxiēme tour, avec 51 % pour Morsi est loin des 7o % pour les islamistes aux législatives.

    - ce 51 % comprend les sympathisants islamistes et ceux qui ne voulaient rien savoir de Chafiq bien qu’on ne peut pas dire quelle est la part des uns et des autres.

    - finalement le taux d’abstention assez élevé au 2ème tour à aussi son importance ce sont ceux qui ne voulaient rien savoir ni des frēre ni de l’ancien régime.

    Avec toutes ces forces, Morsi et les frēres doivent se tenir tranquille et livrer.

  • permalien Lio :
    10 septembre 2012 @14h45   « »

    Remplacez le mot Égypte par Syrie et vous saisirez alors toutes les similitudes qui peuvent exister entre ces deux soulèvements arabes, à ceci près que les jeux ne sont malheureusement pas terminés en Syrie et que la brutalité de la répression et le nombre de crimes commis par le régime sont sans égal avec ce qu’a connu l’Égypte.

  • permalien Sarah :
    10 septembre 2012 @16h21   « »

    @ Lio :

    La grande différence entre la Syrie et l’Egypte, c’est que les égyptiens,qu’ils soient militaires,islamistes,laics,pro-Moubarak,FM,de gauche,ont une vraie conscience nationale et un vrai sens de l’Etat qui les empêche de sombrer dans une guerre fratricide.

    Lorsqu’on compare les réactions des pouvoirs autocratiques syrien et égyptien,comme celles de leurs oppositions,on est frappé par les différences d’attitudes,qui dans le cas égyptien consiste à mettre en avant l’unité du pays,son intégrité territoriale,une histoire commune,alors qu’en Syrie,que ce soit le pouvoir ou l’opposition,on monte tout de suite aux extrêmes,et chaque camp s’enferme dans sa propre logique.

    Même les différences d’attitudes entre les FM égyptiens et leurs confrères syriens montrent cette différence de maturité politique.

  • permalien Shiv7 :
    10 septembre 2012 @17h10   « »

    Ainsi, les mêmes (les Frères musulmans et les salafistes) qui expliquaient qu’un accord avec le Fonds monétaire international était incompatible avec l’islam, expliquent le contraire aujourd’hui. Ceux qui dénonçaient l’accord avec Israël l’entérinent.

    Ouf j’ai eu peur, que la révolution (ou involution ?) en soit vraiment une..

  • permalien Antar :
    10 septembre 2012 @18h23   « »

    Ce qui se passe en Égypte, et dans le monde arabe en général, n’est que le préambule d’un long processus dont l’issue dépendra de la manière dont les forces révolutionnaires mèneront la lutte. C’est quand on situe le printemps arabe dans la durée qu’on relativise les promesses non tenues des insurrections populaires et par le fait même la désillusion des lendemains désenchanteurs. C’est là où réside toute la justesse de la vision (optimisme ?!) d’A Gresh et la révolution française et le processus bolivarien en Amérique latine en sont la parfaite illustration.

    Si la vérité est révolutionnaire, le découragement est contre-révolutionnaire. La gauche arabe a accumulé erreur sur erreur et, au lieu de sombrer dans la dépression, devrait saisir cette occasion pour interrompre cette série de revers qui a laissé le champ libre aux forces de la réaction, y compris islamistes.

    Pactiser avec la droite pour faire barrage aux islamistes est contre-productif et même suicidaire. Les forces révolutionnaires arabes devraient renouer avec la lutte des classes, s’allier avec les franges les plus progressistes des formations islamistes (à l’image de ce qui s’est passé en Amérique latine avec l’alliance des forces révolutionnaires et la théologie de la libération) autour d’un projet de société socialisant et ancré à gauche. C’est une question de rapports de force et tout dépendra de la façon dont la gauche les retournera en sa faveur.

    @ lio
    Au début des soulèvements arabes d’accord, on pouvait inter-changer les noms des pays dans la mesure où tous ces peuples se sont soulevés pacifiquement pour les mêmes raisons et les mêmes revendications. Mais la tangente qu’a prise le soulèvement en Lybie devrait au minimum nous inviter à plus de prudence concernant la Syrie où il est de plus en plus évident que le conflit n’oppose plus un régime dictatorial à un peuple martyrisé (image d’Épinal que les médias aux ordres ont de plus en plus de difficultés à faire passer) mais plutôt un régime, certes aux abois, empêtré dans une guerre civile encouragée et alimentée de l’extérieur…

  • permalien David Leclercq :
    10 septembre 2012 @18h27   « »

    Le pessimisme est de mise auprès de la population en général, car les gens sont très impatients. Si l’on compare décembre 2010 avec la situation actuelle, on se rend compte qu’énormément de choses ont changé. Mais la propagande contre-révolutionnaire fait rage et la moindre mauvaise nouvelles est attribuée à M. Mursi. Si l’on doit comparer la situation égyptienne, je le ferais avec celle de Espagne en 1975 : il a fallu 3 ans entre la mort de Franco et le vote d’une constitution démocratique et l’on estime que la transition (en terme techniques) a été achevée 6 ans plus tard. On va avoir besoin de patience en Egypte car l’incitant est loin d’être pareil...

  • permalien Sarah :
    10 septembre 2012 @18h38   « »

    @ Antar :

    Ce qui se passe en Égypte, et dans le monde arabe en général, n’est que le préambule d’un long processus dont l’issue dépendra de la manière dont les forces révolutionnaires mèneront la lutte. C’est quand on situe le printemps arabe dans la durée qu’on relativise les promesses non tenues des insurrections populaires et par le fait même la désillusion des lendemains désenchanteurs. C’est là où réside toute la justesse de la vision (optimisme ?!) d’A Gresh et la révolution française et le processus bolivarien en Amérique latine en sont la parfaite illustration.

    Si la vérité est révolutionnaire, le découragement est contre-révolutionnaire. La gauche arabe a accumulé erreur sur erreur et, au lieu de sombrer dans la dépression, devrait saisir cette occasion pour interrompre cette série de revers qui a laissé le champ libre aux forces de la réaction, y compris islamistes.

    Pactiser avec la droite pour faire barrage aux islamistes est contre-productif et même suicidaire. Les forces révolutionnaires arabes devraient renouer avec la lutte des classes, s’allier avec les franges les plus progressistes des formations islamistes (à l’image de ce qui s’est passé en Amérique latine avec l’alliance des forces révolutionnaires et la théologie de la libération) autour d’un projet de société socialisant et ancré à gauche. C’est une question de rapports de force et tout dépendra de la façon dont la gauche les retournera en sa faveur.

    Parfaitement d’accord avec vous.

    Si la vérité est révolutionnaire, le découragement est contre-révolutionnaire

    Très juste.
    C’est pour cela que je ne cesse de m’opposer à la vision "complotiste"(non pas que les complots n’existent pas),où un occident tout puissant contrôlerait tout.*

    Quelques soit les velléités de contrôle et de manipulation des puissances,l’histoire ne va pas dans leur sens,que ce soit en Egypte,en Amérique Latine ou en Palestine.

    *Ce qui ne veut pas dire qu’il faut être naif et aveugle face aux manipulations impériales.

  • permalien K. :
    10 septembre 2012 @19h10   « »

    La BM et le FMI affirment qu’ils ont compris leurs erreurs, celles-là qui ont grandement contribué aux soulèvements dans la région.

    Ils ont maintenant compris que le « collectif » passe avant l’« individu ». Ils ont donc mis au point un mécanisme pour la « justice sociale » :

    « les emplois à salaire élevé ne seraient pas nécessairement la meilleure chose pour l’économie, car alors tout le monde ne pourrait pas en bénéficier. »

    C’est donc au nom de la justice sociale que le salaire minimum est un objectif mais seulement « au bon moment ».

    Voir :

    Le prêt du FMI à l’Egypte, et pourquoi nous le rejetons

  • permalien Ernest :
    10 septembre 2012 @19h28   « »
    Une petite question de logique

    Excellent article d’Alain Gresh, qui contraste avec la ligne éditoriale gravement erronée concernant la Syrie.

    Une petite mention aux droits des femmes, en régression majeure en Egypte depuis plusieurs années, n’aurait sans doute pas été de trop...

    Il est tout de même un peu ironique de noter que le pessimisme erroné qu’Alain Gresh note parmi les révolutionnaires égyptiens n’est peut être pas si éloigné du pessimisme et de l’erreur d’appréciation exprimés du même Alain Gresh sur la situation syrienne.

    De te fabula narratur…

    Il faudra tout de même, par respect pour la logique de l’argumentation, expliquer en quoi la révolution syrienne est damnée par l’histoire, en dehors de la thèse paranoïaque et grotesque du complot étranger. Comme si la révolution syrienne était la première dans l’histoire qui débouchait sur une guerre civile politique…

    On est tenté de conseiller à quelques commentateurs de rouvrir quelques bons livres d’histoire !

  • permalien Ernest :
    10 septembre 2012 @20h46   « »
    Le Monde diplomatique, le « style paranoïaque en politique » et la révolution syrienne

    Par un hasard extraordinaire (mais en est-ce vraiment un ?), le Monde diplo dans sa livraison du mois de septembre accole un article remarquable sur le « style paranoïaque en politique » et un article sur la « guerre des médias en Syrie »… qui est une parfaite (bien qu’involontaire) illustration de ces mêmes effets délétères de ce « style paranoïaque », autour du thème du « complot étranger » censé expliquer la guerre civile en Syrie.

    Citons l’article en question : « Le trait distinctif du discours paranoïaque [tient] au fait que, à leurs yeux, une « vaste » et « gigantesque » conspiration constitue la force motrice des événements historiques. L’histoire est une conspiration, ourdie par des forces dotées d’une puissance quasi transcendante et qui ne peuvent être vaincues qu’au terme d’une croisade sans limites ».

    Et, plus loin : « Agent libre, actif, démoniaque, [l’acteur du complot] dirige – à vrai dire, il fabrique – lui-même la mécanique de l’histoire, ou détourne son cours normal en direction du mal. Il fait naître des crises, déclenche des paniques bancaires, provoque des récessions et des désastres pour ensuite en jouir et en tirer profit. En ce sens, le paranoïaque se fonde sur une interprétation de l’histoire qui donne clairement le primat aux individus : les événements importants ne sont pas appréhendés chez lui comme partie intégrante du cours de l’histoire, mais comme le produit d’une volonté particulière ».

    Un auteur maintenant bien oublié, Louis Althusser, avait proposé une catégorie centrale pour comprendre quelque chose aux processus historiques : le « processus sans sujet ». L’idée fondamentale était que l’histoire n’est pas le fruit d’affrontements de volontés individuelles, ni même d’une mystérieuse minorité dirigeant en sous-main des masses selon un plan bien établi, comme les esprits policiers le professent. Ce qui fait un point nodal de l’action historique, c’est l’affrontement des classes sociales, des opprimés et de leurs oppresseurs, affrontement fondamentalement aléatoire dans ses phases les plus aigües.

    Les théories du complot, si diverses, ont en commun un même mépris des peuples et relèvent d’un même schème de compréhension de l’histoire, fondamentalement réactionnaire, dans sa version d’extrême-droite américaine comme dans celle du « tiers-mondisme » pro-arabe.

    Il n’y a rien là que de très logique : à partir du moment où vous êtes convaincus de l’impossibilité, ou a fortiori de la nocivité de de la révolution, il ne reste plus qu’à vous en remettre à un homme fort pour assurer la stabilité tant désirée.

    Le conservatisme actuel, saturant les mentalités politiques, crie alors « plutôt la tyrannie que le chaos de la lutte politique ! ». Kant avait le même argument contre la Révolution française.

  • permalien Antar :
    10 septembre 2012 @20h50   « »

    @ Sarah
    Tout à fait Sarah, et la preuve est que la révolution cubaine a survécu malgré l’embargo, et les différents complots impérialistes…

    @ ernest
    En quoi la ligne éditoriale de Gresh sur la Syrie est-elle gravement erronée ? J’aimerai bien le savoir parce que là vous portez un jugement sévère qui mérite d’être argumenté.

    J’ai lu les articles d’Alain Gresh sur la Syrie et je n’ai décelé aucun passage où il est question, même implicitement, d’une quelconque damnation par l’histoire de la révolution syrienne...

    ‘’Comme si la révolution syrienne était la première dans l’histoire qui débouchait sur une guerre civile politique…’’ On en convient, une révolution sans contre-révolutionnaires n’en est pas une. Ceux qui veulent garder leurs privilèges de classe s’y oppose en toute logique. L’histoire récente dans les 5 continents en regorge d’exemples et on a même pas besoin de ‘’rouvrir quelques bons livres d’histoire’’ pour s’en rendre compte.

    Mais quel rapport avec la Syrie et la ligne éditoriale d’Alain Gresh ?

    Est-ce que le fait de situer la crise syrienne dans son contexte géopolitique en dévoilant les motivations des acteurs régionaux et internationaux, s’il cela ne relève pas de la théorie grotesque du complot, voue-t-il la révolution syrienne à la damnation !!??

    Ou l’erreur d’appréciation réside-t-elle dans son opposition à une prétendue guerre humanitaire et dans son refus de cautionner une opposition militarisée aux allégeances multiples qui, à défaut d’une victoire écrasante sur le terrain, appelle publiquement à l’intervention étrangère des anciens bourreaux du peuple syrien ?

  • permalien K. :
    10 septembre 2012 @22h09   « »

    "Islamo"-bizness :

    Vente d’obligations "islamiques", privatisations et...

    Egypt also plans to honor a Mubarak-era agreement for Qualified Industrial Zones, allowing Egyptian textiles producers to export to the U.S. duty-free under the condition they contain Israeli components, he said.

    “A lot of people are making good business out of that,” [Hisham] Qandil [actuel premier ministre] said. “We want to make sure we do the right thing for them to flourish.”

    http://www.bloomberg.com/news/2012-...

  • permalien K. :
    10 septembre 2012 @22h53   « »

    Un tournant dans les relations économiques s’est produit en décembre 2004 : pour encourager la coopération industrielle entre les deux pays, les États-Unis décidaient de la création de zones franches dites « Qualifying Industrial Zones » (QIZ) en Égypte. Leur principe est simple : un article fabriqué dans ces zones et comprenant une valeur ajoutée en provenance d’Israël d’au moins 11,7 % bénéficie dorénavant d’une exonération douanière aux États-Unis.

    Ce nouveau partenariat économique entre les deux pays favorise plus particulièrement les industries de l’habillement, de l’agroalimentaire et de la chimie. Aujourd’hui, huit zones QIZ fonctionnent en Égypte avec la participation d’une cinquantaine d’entreprises locales ; elles s’approvisionnent en matières premières venues d’Israël pour plusieurs millions de dollars par an et exportent vers les États-Unis pour près de deux milliards de dollars.

    Y-a-t-il des biznessmanes fréristes dans l’affaire ?

  • permalien Ernest :
    10 septembre 2012 @23h18   « »
    En réponse à Antar

    Je pense qu’Alain Gresh fait une lourde erreur d’appréciation sur la révolution syrienne. Il s’agit même d’une lourde faute politique.

    Refuser de soutenir la partie armée de l’action révolutionnaire mène à l’impasse politique. Il suffit de mentionner la préconisation de négociations gouvernement/opposition en pleine guerre civile (voir son article « Que faire en Syrie »), pour lequel le qualificatif de grotesque me semble toujours adapté. On notera qu’en cela Alain Gresh est rejoint par la diplomatie poutinienne. Un diplomate russe vient de déclarer que cette démarche est la seule à même de prévenir une « somalisation » de la Syrie. Quelle prévenance exquise !

    Je vous renvoie à l’analyse excellente de Gilbert Achcar, réticent pour des questions démocratiques à la militarisation, mais constatant qu’elle est inévitable à ce stade de la révolution syrienne, cette dernière ne pouvant vaincre qu’en infligeant des défaites significatives à l’appareil d’Etat répressif hypertrophié d’Al-Assad :
    http://www.npa2009.org/content/syri...

    Se faisant la rédaction du Monde diplo cède à deux formes d’opinions publiques.

    La plus évidente est l’idéologie nationaliste arabe. Il est clair qu’une guerre civile amène le démenti le plus cruel que l’on puisse imaginer au rêve interclassiste de l’unité nationale. Le nationalisme alors se réfugie dans la condamnation moraliste et idéaliste des deux parties, de la dictature comme des révolutionnaires, pour sauvegarder sa mythologie conservatrice. Il est très frappant de constater de nombreuses réactions exprimant quelque chose comme une honte de ce qui se passe en Syrie. La honte de la guerre civile est un sentiment tout à fait déplacé au regard du mécanisme révolutionnaire objectif. Les révolutions anglaise, américaine, française, russe, chinoise, etc ont débouché sur des guerres civiles !

    C’est la même réaction douloureuse du nationalisme arabe qui explique ce qu’il faut bien appeler le mythe du complot étranger en Syrie (je me permets de vous renvoyer à mon précédent post à ce propos). Je parle de "mythe" quand on dépasse clairement la reconnaissance rationnelle des soutiens étrangers à l’ASL.

    Le deuxième recul grave se fait par rapport au rejet « humanitaire », c’est-à-dire conservateur, de la violence dans la révolution. Le Monde diplo a soutenu la révolution syrienne jusqu’à sa militarisation pour ensuite tourner casaque ; ce n’est pas un hasard.

    Il faut avoir le courage politique de soutenir une révolution même dans la phase terrible de la guerre civile. Refuser de le faire, c’est demander au peuple syrien de s’offrir en holocauste aux boucher fascistes d’Al-Assad. C’est trahir la révolution syrienne.

  • permalien Lio :
    10 septembre 2012 @23h56   « »

    @ Ernest

    Assez d’accord avec votre constant sur les contorsions de ceux qui prennent prétexte du mythe de la résurgence du nationalisme arabe pour justifier les crimes du clan Assad.
    Si le nationalisme arabe doit renaître de ses cendres, c’est bien pourtant à partir des peuples libérés de leur dictateurs que cela peut se jouer et non pas en appuyant des élites népotiques, corrompues et criminelles.

    Coïncidence, je viens justement de poster des extraits de l’interview de Gilbert Achcar sur l’autre fil : http://blog.mondediplo.net/2012-08-...

  • permalien X :
    11 septembre 2012 @01h18   « »

    Ouf j’ai eu peur, que la révolution (ou involution ?) en soit vraiment une..

    Alors c’est quoi ?

    L’ancien président est en prison, ses deux fils et plusieurs des ses proches et collaborateurs, il y’a un président élu, une nouvelle constitution est en cours de rédaction.

    Appelez ça comme vous voulez, une régression ou une promenade à la Place Tahrir... mais ce sont là plusieurs des objectifs des gens qui ont fait cette promenade ou voulu cette régression...Et ce n’est probablement pas fini..

  • permalien K. :
    11 septembre 2012 @08h50   « »

    ’Salafisation’ of Al-Azhar condemned

    http://english.ahram.org.eg/NewsCon...

  • permalien Antar :
    11 septembre 2012 @16h42   « »

    @ ernest

    Ce qui va dans le sens de votre lecture de la crise syrienne est excellent ce qui s’en écarte est grotesque ?! La situation en Syrie, que votre vision manichéenne réduit à un conflit entre un régime fasciste et des révolutionnaires angéliques, est autrement plus complexe et nous invite à plus de nuance (voir le cas libyen). C’est ce qu’Alain Gresh a essayé de faire dans ses articles précédents sur la Syrie.

    Je note au passage ’’la diplomatie poutinienne’’ dans le texte, en revanche pas un mot sur la diplomatie clintonienne, ni wahhabienne, ni othomane, ni hamadienne… Dans la partie armée de la révolution, rien sur sa branche quaïdienne, ni salafienne, ni takfirienne. Est-ce que ça vous dérange tant de vous voir dans le même camp que ces gens-là que vous préférez les écarter de votre équation ? !

  • permalien Sakhra :
    11 septembre 2012 @18h05   « »

    11 Septembre 1973 : Anniversaire du coup d’état contre le Président Allende, élu démocratiquement .

    Bien sûr, il est interdit de rappeler que la CIA y a été pour quelque chose ?

    Il parait m^me que l’anti-impérialisme est "dépassé", ...C’est dans les "bons livres d’histoire" !

    Refuser de soutenir la partie armée de l’action révolutionnaire mène à l’impasse politique. Il suffit de mentionner la préconisation de négociations gouvernement/opposition en pleine guerre civile (voir son article « Que faire en Syrie »), pour lequel le qualificatif de grotesque me semble toujours adapté. On notera qu’en cela Alain Gresh est rejoint par la diplomatie poutinienne.

    C’est clair : il faut soutenir le bain de sang en Syrie, sinon c’est l’impasse politique ! Ceux qui ont compris m’expliqueront. Merci.

    Autre affirmation très claire aussi :" C’est grotesque de préconiser des négociations gouvernement/opposition".C’est dans Althusser sûrement.

    Donc , en définitive : Pour ne pas commettre de faute politique lourde(sic), il faut :

    Soutenir par tous les moyens(envois de mercenaires djihadistes, envois d’armes à ces mercenaires, les former, les prendre en charge financièrement etc..) les "combattants de la liberté" "révolutionnaires" et refuser toute négociation.

    .Qui a déjà raconté ça ? Ce n’est pas Clinton, Fabius, et toute l’armada mobilisée pour "libérer" le peuple syrien comme a été" libéré "le peuple irakien ?
    C’est vrai, que les Hollande, Clinton, l’Arabie "sahyounite", le Qatar démocratique etc...eux ne trahissent pas la "Révolution syrienne", et là, ce n’est pas "une prévenance exquise", c’est une "propagande nauséabonde"....

    Au fait, ce n’est pas seulement Poutine, qui appelle à des négociations. Une partie de l’opposition syrienne (non parrainée par les "soutiens" désintéressés" du "peuple syrien", c’est pourquoi, vous n’en avez pas entendu parler) soutient cette initiative : Le Comité de Coordination pour le Changement national et Démocratique.

  • permalien Sakhra :
    11 septembre 2012 @18h31   « »

    Suite,

    La honte de la guerre civile est un sentiment tout à fait déplacé au regard du mécanisme révolutionnaire objectif. Les révolutions anglaise, américaine, française, russe, chinoise, etc ont débouché sur des guerres civiles !

    Le seul sentiment que les nationalistes arabes peuvent avoir devant les massacres, les destructions,l’effondrement d’un Etat, et sa probable dislocation ,c’est la honte ! Ben voyons ! Pas rationlistes pour un sou ces Arabes ! Et c’est vraiment déplacé : dans les "bons livres d’histoire", que les Arabes ne lisent pas, on nous apprend, que la guerre civile est une nécessité historique... comme il en a été pour d’autres "révolutions" dans d’autres espaces, dans d’autres conditions, à d’autres époques...En somme, les "bons livres d’histoire" vous apprennent que toujours l’Histoire se répète !!!

    Je préfère m’arrêter là, ....

    Mais, je vous conseille à mon tour un excellent article de Satour Khaled, c’est un Arabe "nationaliste", et qui à ce titre a un autre point de vue que Achkar...

    Toutes ces organisations n’ont jamais été en mesure, ni unies ni prises séparément, de constituer la superstructure politique de la pseudo révolution syrienne. La direction politique d’une révolution suppose la mainmise sur les forces combattantes, lorsque la révolution est violente ; elle suppose le choix de la stratégie militaire pour les troupes qu’elle commande et, comme c’est toujours le cas dans une entreprise révolutionnaire qui vise une victoire politique, la latitude de négocier une issue pour la réalisation de ses objectifs, qu’elle doit avoir définis. Ce sont autant de portes que lui ferment violemment au nez les hordes de combattants étrangers, nombreuses et disparates, qui mènent la guerre sous la conduite d’Etats étrangers et conformément à leurs objectifs. Les frontières du pays sont ouvertes à tout vent, la souveraineté nationale est mise à mal tout autant que le régime : elle sera réduite à néant aussi complètement que ce dernier sera mis à bas. Restera-t-il seulement, au terme de ce processus, assez de la Syrie, de la patrie, pour que quiconque puisse rêver d’en faire une république démocratique ?

    http://contredit.blogspot.com/2012_...

  • permalien Lio :
    11 septembre 2012 @18h51   « »

    @ Sakhra

    Satour Khaled, encore un de ces donneurs de leçons qui, bien au chaud dans leur fauteuil, savent mieux que les révolutionnaires eux-mêmes ce qu’il faut faire pour faire une "révolution réussie" ?

    Si des centaines de courageux opposants syriens ne tombaient pas presque chaque jour sous les tirs et les bombardements des milices du clan Assad, ce genre de conseils paternalistes bon teint pourrait peut-être prêter à sourire.

    La réalité est autrement plus cruelle, malheureusement.
    Bien malin qui sait d’avance ce qu’il sortira de ce soulèvement populaire progressivement phagocyté par des rapports géopolitiques qui nous dépassent. Mais il n’est nul besoin d’être prophète pour deviner que ce régime ne fera pas long feu et que les forces démocratiques, les revendications légitimes du peuple syrien pour le droit à sa liberté et à sa dignité, finiront bien un jour par trouver toute leur place dans le pays, comme il en sera de même d’ici quelques années en Tunisie et en Egypte.

  • permalien X :
    11 septembre 2012 @19h50   « »

    Sakhra :

    C’est clair : il faut soutenir le bain de sang en Syrie, sinon c’est l’impasse politique ! Ceux qui ont compris m’expliqueront. Merci.

    De quel bain de sang vous parlez, celui provoqué par l’opposition ou par le régime. Souvenez vous qui a commencé obligeant les gens à s’armer pour se défendre.

    Et puis soutenir vous parlez de quel soutien de l’iran, la russie et la chine ou des us et leurs alliés. regardez des deux cotés.

    Et puis si ce bain de sang met fin aux bains de sang causés par la torture et la corruption qui dure depuis plus de 4o ans, ce serait pas mal non ?

    Autre affirmation très claire aussi :" C’est grotesque de préconiser des négociations gouvernement/opposition".

    Ça n’a rien de grotesque, à moins que vous ne pensez que Assad gouvernement n’a rien à voir avec la torture qui a duré des dizaines d’années Basta. L’opposition veut discuter avec des membre du pouvoir actuel après de départ d’ASSAD.

    Donc , en définitive : Pour ne pas commettre de faute politique lourde(sic), il faut :

    Soutenir par tous les moyens(envois de mercenaires djihadistes, envois d’armes à ces mercenaires, les former, les prendre en charge financièrement etc..) les "combattants de la liberté" "révolutionnaires" et refuser toute négociation

    Mensonge : l’opposition veut discuter mais pas avec les bourreaux. Rien de pluss normal.

    .Qui a déjà raconté ça ? Ce n’est pas Clinton, Fabius, et toute l’armada mobilisée pour "libérer" le peuple syrien comme a été" libéré "le peuple irakien ?

    Manipulation : le cas de l’Irak n’a rien à voir avec le cas de La Syrie bien qu’il s’agit de 2 dicatateurs sanguinaires.

    C’est vrai, que les Hollande, Clinton, l’Arabie "sahyounite", le Qatar démocratique etc...eux ne trahissent pas la "Révolution syrienne", et là, ce n’est pas "une prévenance exquise", c’est une "propagande nauséabonde"....

    Votre propagande ne sent pas mieu,

    Au fait, ce n’est pas seulement Poutine, qui appelle à des négociations. Une partie de l’opposition syrienne (non parrainée par les "soutiens" désintéressés" du "peuple syrien", c’est pourquoi, vous n’en avez pas entendu parler) soutient cette initiative : Le Comité de Coordination pour le Changement national et Démocratique

    Toute l’opposition veut négocier mais pas avec des criminels.
    Que poutine & co disent que le régime n’a jamais et ne continue pas de torturer le peuple syriens et surtout ses opposants.

    Pourquoi une bonne partie des oppsants se sont expatriés.

    Comme les US la Russie à des intérêts tratégiques et géopolitiques dans la région qu’elle ne peut avoir qu’avec le régiem ASSAD.

    http://www.slate.fr/story/58727/tor...

  • permalien caius gracchus :
    11 septembre 2012 @21h53   « »

    Oula la évoquer le 11 septembre chilien et rappeler les agissement de la CIA et de la droite chilienne c’est faire preuve d’un grotesque esprit complotiste ! attention !

  • permalien Ernest :
    11 septembre 2012 @21h54   « »
    Un article de Nadia Aissaoui et Ziad Majed dans Mediapart (extraits)

    Le quatrième élément affectant la mobilisation en France, comme en Europe, a une dimension idéologique marquée par l’endoctrinement persistant d’une certaine gauche « anti-impérialiste ». Ainsi, après l’enthousiasme qui a accompagné le début des révolutions tunisienne et égyptienne (contre deux régimes considérés pro-occidentaux), la militarisation de la révolution en Libye, suite à la répression du régime Kadhafi, puis l’intervention militaire onusienne à travers les forces de l’OTAN ont changé la configuration de ce qu’on appelait déjà le « printemps arabe ».

    Très vite, les débats habituels concernant les complots impérialistes, les enjeux économiques et le pétrole se sont imposés […]

    Gauche des « complots »

    En ce qui concerne la Syrie, faire barrage aux islamistes et aux forces impérialistes est devenu le leitmotiv de cette gauche « pavlovienne », armée des arguments de la propagande du régime de Damas, soi-disant menacé par ces deux fléaux.

    En réponse, rapide, à Antar et Sakhra. Oui, l’histoire est en bonne partie une répétition, et l’enchaînement révolution/guerre civile en Syrie est une nouvelle occurrence d’une longue série. Chaque situation historique est une combinaison unique de facteurs qui sont eux-mêmes récurrents. D’où la possibilité de comparaisons historiques dans le temps long. Une situation révolutionnaire amène la tension politique à son acmé et donc la possibilité d’une guerre civile.

    J’ajoute que l’argumentation de Gilbert Achar selon laquelle le facteur déclenchant et moteur de la révolution syrienne est avant tout la violence extrême (y compris symbolique, en termes de mépris ouvert de la population) de la soldatesque d’Al-Assad me paraît entièrement convaincant.

    La société civile syrienne, quadrillée par les forces de répression, n’a eu aucun moyen d’exercer une pression sur le régime, de développer ses moyens de lutte (comparables aux syndicats tunisiens, aux luttes ouvrières égyptiennes). Dans ce cadre, c’est un mécanisme répression/soulèvement qui s’enclenche, sans que le travail politique « préparatoire », la maturation sociale soit accomplit comme en Tunisie et en Egypte, où le niveau de quadrillage policier était moindre. La trajectoire de l’armée égyptienne, lâchant Moubarak et se retirant du devant de la scène politique contraste violemment avec la solidarité manifestée par son homologue syrienne vis-à-vis d’Al-Assad.

    D’où la conclusion selon laquelle le centre de la lutte politique s’est déplacé sur le terrain militaire. Une fois la lutte militaire enclenchée, la perspective de négociations est vaine tant que le rapport de force ne s’est pas infléchit, ce qui n’est clairement pas le cas actuellement.

  • permalien Shiv7 :
    11 septembre 2012 @21h55   « »

    Antar nous dis

    Ce qui se passe en Égypte, et dans le monde arabe en général, n’est que le préambule d’un long processus dont l’issue dépendra de la manière dont les forces révolutionnaires mèneront la lutte. C’est quand on situe le printemps arabe dans la durée qu’on relativise les promesses non tenues des insurrections populaires et par le fait même la désillusion des lendemains désenchanteurs. C’est là où réside toute la justesse de la vision (optimisme ?!) d’A Gresh et la révolution française et le processus bolivarien en Amérique latine en sont la parfaite illustration.

    Si la vérité est révolutionnaire, le découragement est contre-révolutionnaire. Etc..

    Je suis ba ba devant une telle candeur, c’est un peu comme si on oubliait que tout ce qui c’est fait au nom des révolutions du IXX et XX ème siècles n’était qu’enchanteur et que celui qui y verrait anguille sous roche et que le découragement (ou la lucidité) submergerait serait déclassé en contre révolutionnaire juste bon à la guillotine..

    Mais bon passons sur le fait que la “vérité est révolutionnaire” ce qui du coup en fait une nouvelle religion, ce qui du reste n’est pas étonnant car la révolution française c’est bien établie sous la chute du religieux sacré (ou vice versa), qu’il a bien fallu remplacer par un religieux séculier sous la forme du socialisme, l’espérance du paradis céleste ayant été remplacé par l’optimisme humaniste et démocratique révolutionnaire..

    (Du reste A.G. en bon socialiste marche sur des œufs quand il nous explique que finalement les Frères Musulmans ne sont pas si dangereux que ça et qu’il faut faire avec, et que de toute façon ils seront bien obligé de revenir à une réal politique, l’Islam n’étant peut être pas la solution à tout.. Ouf on respire..)

    suite

  • permalien Shiv7 :
    11 septembre 2012 @21h57   « »

    Suite

    Mais il y a autre chose, c’est que les temps ont changés (du moins pour certain..), et ce qui pouvait faire rêver au IXX siècle n’est plus vraiment de mise aujourd’hui, les anciennes révolutions avaient un nouveau model à tester, un espace libre à remplir, mais que reste-il aujourd’hui ?

    Alors oui bien sur se débarrasser de dictateurs sanguinaires c’est toujours bon à prendre (a condition que la situation future ne soit pas pire que la précédente, je peux du reste concevoir que cela fasse partie du jeu, car sans risque on n’a rien) mais de là à dire que l’on a affaire à des révolutions, le mot me parait un peu fort, tout au plus peut-on parler de coup d’états ou insurrections populaires, et encore dans la mesures où ces derniers ne sont pas en partie téléguidés.

    Mais à part ça à quel mobil tellement révolutionnaire aspire (et/ou plutôt sont aspirée..) ces révoltes ?

    D’un coté un retour aux valeurs religieuses d’antan qui malheureusement ne subsistent et réapparaissent que sous une forme purement formelle et stratifiée, et d’autre part (ou plutôt par d’autres, voir les mêmes..) à un saut dans une modernité pseudo démocratique complètement aliénée à un empire du bien ploutocrate (qui contient aussi bien la gauche que la droite), autrement dit une dictature totalitaire et totalisante mondiale soft (pas pour tout le monde, car ceux qui ne s’y soumette pas on droit aux drones.., dans la série cacher ce sang que je ne saurais voir..)

    Enfin bref, je peux concevoir que certain révolutionnaire arabes se sentes floués non seulement par aujourd’hui mais aussi pour ce qui s’annonce demain..

  • permalien caius gracchus :
    11 septembre 2012 @22h12   « »

    Et donc être pour le cessez le feu et contre l’ingérence serait être dans le camp de Poutine...
    Mais pourquoi ne pas rappeler que ce camp il rassemble TOUTE la gauche sud-américaine, dont les gouvernement vénézuliens, brésiliens, du Nicaragua, de Cuba etc. qu’elle est, outre celle de la Chine (méchant), et de l’Iran (très méchants), aussi celle de l’Inde, de la plupart des pays africain .
    et aussi, puisque c’est le sujet du fil : c’est me semble-t-il la position de Morsi...
    alors d’un côté il y a le cas bien identifié des impérialistes.. (ils y sont tous ! pas de défection comme contre l’Irak !) et de l’autre des pays qui essaient malgré tout d’imposer un autre système de relations internationale...
    Enfin dernière remarque : il faut arrêter d’employer les mots comme des slogans publicitaire : la révolution ce ne peut être le résultat du mot d’ordre "dégage"... sinon on est comme la pub Citroën d’il y a quelques années où un chinois criait en riant"révolutionnaire" !
    Il n’y a pas eu de révolution dans aucun pays arabes, tout au plus le début d’un processus de démocratisation (enfin en Tunisie et en Egypte) , la révolution on attendra un peu pour savoir si elle va commencer !

  • permalien X :
    11 septembre 2012 @23h21   « »

    Alors oui bien sur se débarrasser de dictateurs sanguinaires c’est toujours bon à prendre (a condition que la situation future ne soit pas pire que la précédente, je peux du reste concevoir que cela fasse partie du jeu, car sans risque on n’a rien) mais de là à dire que l’on a affaire à des révolutions, le mot me parait un peu fort, tout au plus peut-on parler de coup d’états ou insurrections populaires, et encore dans la mesures où ces derniers ne sont pas en partie téléguidés.

    J’ignore pour quelle raison certaines personnes dénigrent le courages de ces jeuns qui se sont battu pour retrouver leur dignité et se débarrasser de sales dictateurs répugnant.

    On nous dit maintenent que se débarraser de ce salopard et instaurer un régime représentatif du peuple ne peut pas constituer des objectifs d’une révolution.

    ....se débarrasser de dictateurs sanguinaires c’est toujours bon à prendre

    Rien de plus !

    Que cherchent ces gens et quelles sont leurs motivation ? Moi je l’ignore. Ce serait quoi alors, encore une fois Instaurer un régime qui correspond à leurs idéaux peut être ?

    a condition que la situation future ne soit pas pire que la précédente, je peux du reste concevoir que cela fasse partie du jeu, car sans risque on n’a rien

    Oui c’est con, mais au lieu de dire une chose et dire immédiatement après que c’est con pourquoi tout simplement ne pas dire cette chose.

    La meilleure :

    Mais à part ça à quel mobil tellement révolutionnaire aspire (et/ou plutôt sont aspirée..) ces révoltes ?

    Les peuples arabes, dans leur majorité vivent loin derrière les autres : Corruption, sous développement, tortures, déprime, mépris la liste est longue..

    mais ils n’ont aucun mobile révolutionnaire. Ils leur faut un Che ou un Castro ?

    Quand on compare ce qui s’est passé en Egypte à un coup d’état il faut aller se faire soigner. Je n’ai pas vu autant de mépris envers ces gens qui n’aspirent qu’à être libres.

  • permalien Ernest :
    11 septembre 2012 @23h58   « »
    @Lio

    @ Lio,

    merci pour votre message. Il me semble aussi que le texte de Gilbert Achcar est très pertinent.

    Je viens de lire sur Le Monde une analyse pas inintéressante, mais d’un point de vue sans doute trop exclusivement diplomatique. Enfin c’est le thème de l’interview. A noter tout de même il me semble qu’il note comme d’autres l’importance diplomatique de l’initiative de Morsi. On peut espérer de ce côté-là, mais il n’en reste pas moins (l’auteur insiste là-dessus en début d’article) que la situation interne reste prépondérante et que la situation de guerre civile ne s’y prête évidemment pas. Personnellement, je ne connais pas de précédent historique.

    Surtout, la logique d’Al-Assad est celle de la terreur depuis le début, à la manière de Khadafi.

    http://www.lemonde.fr/idees/chat/20...

    Amicalement,

    Ernest

  • permalien Mourad :
    12 septembre 2012 @00h21   « »

    @ernest

    Puisque c’est sur le terrain militaire que l’avenir de la Syrie se joue, à défaut de diplomatie et de négociations (en dépit des appels incessants du régime), ne vous êtes-vous pas demander le pourquoi de cette différence d’attitude entre les armées egyptienne et syrienne ? Une armée en période de trouble est une girouette, elle va dans le sens des rapports de force pour ne pas compromettre ses intérêts, et reflète donc l’opinion majoritaire. D’ailleurs, elle défend l’état central et l’intégrité territoriale bien plus qu’un régime quel qu’il soit. La cohésion de l’armée en Syrie en dit très long sur la réalité des rapports de force militaires et politiques.

    Le régime connaît une crise de légitimité, c’est indiscutable, mais l’ampleur et la nature de cette crise sont largement déformés. Par ailleurs, justifier l’armement des rebelles par une répression soi-disant plus violente que ce qui s’est vu ailleurs, c’est un peu gros ! Les Occidentaux n’étaient pas si pressés d’armer les Iraniens contre la dictature du Shah, une des plus répressives de l’époque. La révolution islamique de 79, faut-il le rappeler, n’a mobilisé que des Iranien(ne)s pacifiques, et a débouché sur la fuite pure et simple du tyran. Qu’aurait-il pu faire face à la détermination de tout un peuple ?

    Soyons sérieux, si les rebelles ont besoin de recourir aux armes, c’est simplement la preuve inavouable que leur légitimité est encore plus faible et que leur révolution n’en est pas une. Ce qui renvoie inévitablement à la question de l’alternative proposé (aucune). Il ne suffit pas de renverser un régime, encore faut-il savoir par quoi on le remplace. Or, dans le cas de la Syrie, compte tenu des données ethnico-confessionnelles, des ambitions des puissances régionales, des enjeux économiques et surtout de la tournure des évènements, le risque est énorme, et le peuple syrien dans sa majorité l’a bien compris.

  • permalien X :
    12 septembre 2012 @02h38   « »

    Mourad,

    Le régime connaît une crise de légitimité, c’est indiscutable, mais l’ampleur et la nature de cette crise sont largement déformés.

    Une crise de légitimitē indiscutable dont l’ampleur est amplifiée ? On aura tout vu.

    Pourquoi le régime n’a plus de égitimité selon vous ? Est ce qu’il y a eu des crimes ? Les reconnaissez vous au moins ?

    Pourquoi cette crise de légitimité est indiscutable selon vous ?

    C’est ce régime sans légitimité qui fait des appels incessante à négocier comme vous dites.

    Comment des gens sans légitimité vont s’assoir à la table de nêgociation ? Pour parler au nom de qui ? De leur propre personnes ou au nom d’un peuple dont ils n’ont plus la lêgitimité ? Vous vous rendez des anneries que vous dêbitez au moins ?

  • permalien Shiv7 :
    12 septembre 2012 @09h57   « »

    J’ignore pour quelle raison certaines personnes dénigrent le courages de ces jeuns qui se sont battu pour retrouver leur dignité et se débarrasser de sales dictateurs répugnant.

    Je ne dénigre le courage de personne, car se faire tuer au nom d’une révolution ou d’une insurrection populaire suppose la même abnégation de soi.
    Au contraire mon propos n’est pas de dénigrer les insurgés mais plutôt de plaindre le peu d’alternatives qui leurs est offertes, c’est bien différent.

    Les peuples arabes, dans leur majorité vivent loin derrière les autres : Corruption, sous développement, tortures, déprime, mépris la liste est longue..

    Tout mal à son coté positif (ça peu paraître monstrueux mais la vie est ainsi faite, et ce n’est pas moi qui l’est faite..), ainsi si les peuples arabes vivent loin derrière les autres (n’est-ce pas une formulation quelque peu méprisante vis-à-vis de ces peuples ?), ils ont encore au moins la possibilité de rêver et d’agir en vue d’un monde meilleur.
    Cette possibilité n’existe plus chez les autre (les peuples libre je suppose..), eux qui des hauts de leurs utopies actualisée (du moins virtuellement) ne savent plus contre qui se soulever, (car visiblement et à leurs grand désarrois la liberté n’est pas au rendez vous), si ce n’est eux-mêmes en tant qu’individu.

    Je n’ai pas vu autant de mépris envers ces gens qui n’aspirent qu’à être libres.

    Ce que je méprise c’est ceux qui font croire à ces gens qu’au bout de leur sacrifice, ils trouveront la liberté..

    (encore une fois se débarrasser d’une tyrannie est tout à fait légitime, mais tant qu’à faire et vu l’ampleur du sacrifice, ne serais-ce pas tout aussi utile d’éviter, si cela se peu, de tomber dans une autre ?)

  • permalien Lio :
    12 septembre 2012 @11h08   « »

    @ Shiv7 : "Ce que je méprise c’est ceux qui font croire à ces gens qu’au bout de leur sacrifice, ils trouveront la liberté.."

    Ceux qui se révoltent actuellement en Syrie n’ont besoin de personne pour croire à la légitimité de leurs actes et de leurs décisions personnelles, ni pour ressentir la liberté que ce courage et cette dignité recouvrée leur procure déjà, après des années de résignation et d’oppression politique.

    Pourquoi toujours ce besoin chez les géopoliticiens amateurs d’imaginer que le peuple a forcément besoin d’une entité supérieure qui leur dicterait ce qu’il doit penser penser et comment il doit agir ?

    N’est-ce pas là l’essence de la pensée conspirationniste ? L’idée que l’Occident, un Sauveur ou bien un Grand Manipulateur est là, caché derrière les mouvements populaires pour en tirer les ficelles ?
    Personnellement ce n’est pas ma conception des choses...

  • permalien Shanaa :
    12 septembre 2012 @13h49   « »

    Big thanks pour ce bon billet trés au fait du "pessimisme" post- "révolution" ! Du moins, chez ses croyants ! Quant au bon peuple d’Egypte, rien ni personne ne pourra lui enlever ses valeurs et sa joie de vivre ancestrale. Qu’on se le dise !
    Pour les autres, aprés l’euphorie, le doute ! Normal !
    Et c’est pas fini ! Si l’on s’en tient à cette hypothétique prémonition :

    "Pour prendre une comparaison qui n’est évidemment pas totalement pertinente, les objectifs de la Révolution française de 1789 ont mis un siècle avant de se traduire par une République stable et démocratique (et encore avec beaucoup d’insuffisances)."

    Tout ça pour ça ! Ouf ! Rassurée : A. Gresh écrit que cette comparaison "n’est pas pertinente" ! Re-ouf !

    Aprés, faudra pas oublier de compter les cadavres qui jalonnent les chemins de la "démocratie". Que beaucoup éspérent ne pas être une autre dictature du "néo-lbéralisme" !
    Toutefois, les egyptiens ont remarqué que Morsi semble un bon capitaine, posé, unificateur, qui surprend en douceur ! L’union de TOUS les égyptiens est le but aussi précieux que la stabilité ! Le slogan actuel est : TOUS les egyptiens : une seule main ! La division est le pire ennemi des egyptiens ! Ensuite se pose les questions de l’économie et de la sécurité quotidienne.
    Pour la suite, le bon peuple d’Egypte veille au grain...

  • permalien X :
    12 septembre 2012 @13h49   « »

    Sur le sous développement des arabes Shiv7 répond :

    Tout mal à son coté positif (ça peu paraître monstrueux mais la vie est ainsi faite, et ce n’est pas moi qui l’est faite..), ainsi si les peuples arabes vivent loin derrière les autres (n’est-ce pas une formulation quelque peu méprisante vis-à-vis de ces peuples ?), ils ont encore au moins la possibilité de rêver et d’agir en vue d’un monde meilleur.

    Son message est keep down, plus on recule plus l’espoir est grand. Qui a aujourd’hui autant d’espoir que les somaliens. Et alors pourquoi certains s’inquiètent de la somatisation de la Syrie : les syriens auront plus d’espoir que n’importe qui d’autres. Alors keep down.

    Ça paraît monstrueux dites vous ?

    L’espoir ne nourrit pas, ne soigne pas, ne donne pas la justice ni le droit, ne donne pas des écoles de qualité pour les enfants de ceux qui n’ont pas les moyens de les envoyer étudier dans des pays où il y’a moins d’espoir.....Keep down somatisez vous. Il y’a de fortes chance que les les petits enfants de vos petits enfants aient autre chose que l’espoir.

    n’est-ce pas une formulation quelque peu méprisante vis-à-vis de ces peuples ?

    Non pas du tout, c’est basé sur différents indices de classement des pays par des organisations internationales crédibles comme la corruption (tranparency) la torture, Suicide, recherche scientifique, systēme de santé, espérance de vie ......

    Ex suicide :

    Égypte 2, Maroc 4, Tunisie 5 Algērie 9 soient les mieux classés sur 60 pays étudiés ...

    http://www.globeco.fr/public/pdf/bo...

  • permalien Ernest :
    12 septembre 2012 @16h55   « »
    Les enjeux idéologiques des révolutions arabes

    La révolution syrienne ne saurait en aucun cas être coupée de l’analyse des révolutions arabes qui l’ont précédée. Un processus profond de démocratisation des sociétés arabes se déroule.

    L’idéologie nationaliste arabe de type anticoloniale, nassérienne (je dessine à grands traits), à prétention laïque et progressiste, voire « socialiste » s’est développée dans le feu des luttes d’émancipation des peuples arabes de la domination coloniale et y a gagné ses lettres de noblesse, mais est depuis longtemps devenue une coquille vide.

    « Tout ce qui existe mérite de mourir » disait Hegel. Elle est devenue depuis longtemps un paravent idéologique pour des dictatures parmi les plus autoritaires au monde, dominant et exploitant leurs propres peuples. C’est ou c’était le cas en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Algérie, en Irak, Libye, etc.

    Ce type d’idéologie place l’unité nationale ou l’unité arabe comme valeur suprême, dont le garant est le chef, autoritaire et incontestable, et/ou l’armée. En résumé : un peuple, un chef, une armée. Il y a là tous les ingrédients idéologiques pour la dictature.

    La légitimité que tirent ces régimes tient à la sauvegarde d’un ordre intérieur et la défense contre l’étranger au prix de l’autoritarisme. C’est en fait le type de fonctionnement de tous les régimes autoritaires de l’histoire : la discipline de l’obéissance à l’arbitraire du chef comme prix de l’ordre et de la paix. Les esprits les moins prudes ont analysé par ailleurs dans ce type de culture politique l’homologie entre le dictateur et le père, comme maître prétendant à la toute-puissance dans des sociétés marquées par un patriarcat très sévère. On pourrait aussi parler du rôle de la religion et des différents types de clergés, si fort en Syrie.

    Il se trouve que les agressions impérialistes si violentes au Moyen-Orient (Israël, Irak, etc.) ont longtemps entretenu la propagande de ces mêmes régimes, qui ont tiré une rente de situation idéologique de l’hostilité arabe pour l’impérialisme occidental… tout en entretenant souvent les meilleures relations du monde avec les différents impérialismes (ainsi les pouvoirs algérien et tunisien ou encore feu Saddam Hussein avec la France). Les cas de Kadhafi ou même d’Al-Assad sont assez révélateurs, je n’insiste pas.

    Cette culture politique est en train de mourir, et il y a là le ressort le plus profond aux révolutions démocratiques arabes. Les causes socio-économiques sont probablement l’émancipation graduelle de la femme, l’élévation du niveau culturel, l’insertion croissante dans la vie intellectuelle et politique internationale. En Egypte, Libye et Tunisie, les populations ont imposé des exigences démocratiques auxquelles elles ne renonceront plus, et ce sans tomber dans le chaos annoncé par les conservateurs de tous types.

  • permalien HN :
    12 septembre 2012 @17h21   « »

    Que voulez-vous Mr Gresh ? De nos jours, les gens s’attendent à ce que tout soit aussi rapide qu’Internet ou leur télévision.

    Une fois qu’ils ont envoyé "1" au 31815 (0,50€ + prix SMS) pour sauver tel ou tel peuple (lybien par ex.) ou en éliminer un autre (afghan par ex.), il faudrait que cela se fasse dans l’heure...

    Votre optimisme en tout cas est rafraîchissant et je pense pas totalement dénué d’intérêt. Ne nous laissons pas enfermer dans la morosité et le cynisme des décideurs.

    Cdlmt

  • permalien Antar :
    12 septembre 2012 @17h51   « »

    Bizarre, mais shiv7 n’est pas le premier à avoir qualifié mes propos de candides. Et à chaque fois que je reçois de tels compliments, je me sens rassuré. Rassuré, malgré vents et marées, d’être toujours capable de conserver les rêves de l’enfant espiègle qui vit encore en moi. Rasséréné, rendu à l’âge adulte, de ne pas avoir succombé au cynisme ambiant et de pouvoir encore garder espoir dans le genre humain et dans la possibilité de l’avènement d’un monde meilleur… Tiens, j’en rajoute encore : si l’espoir est révolutionnaire, le nihilisme est contre-révolutionnaire !!! Avec un âge mental d’environ 7 ans, avouez que ce n’est pas si mal quand même…

    Maintenant revenons aux commentateurs et commentatrices qui se respectent.

    D’accord, je veux bien que le régime d’Assad est indéfendable, mais qu’en est-il des insurgés qui rivalisent avec les forces armées dans les atrocités et la cruauté commises à l’encontre des civils ?

    De quel peuple syrien parlez-vous ? À ma connaissance, il y a les opposants historiques et authentiques ; les nouveaux opposants (certains sincères d’autres de purs opportunistes) ; les insurgés non syriens (recrutés et financés par d’étranges officines), les frères musulmans, des opposants prêts à négocier une issue pacifique au conflit, d’autres qui veulent continuer la lutte armée ; il y aussi les fidèles d’Assad dans les villes, les campagnes, toute confession confondue, finalement il y a tous ces gens, qui pris entre deux feux n’aspirent qu’à sauver leur peau… Qui dans ce paysage hétéroclite peut-il prétendre représenter le peuple syrien ?

    Que pensez-vous des représentants off-shore de l’ASL et leurs accointances avec les pires ennemis (pas besoin de les énumérer) des peuples de la région ?

    Que diriez-vous de ces ’’patriotes’’ syriens qui appellent publiquement à une intervention de l’OTAN pour détruire leur propre pays ?

    Que pensez-vous de la position des autres pays (pas cette communauté internationale qui se réduit aux USA et à l’UE) même pas la Chine ni la Russie, mais par exemple les pays de l’ALBA, le Brésil. l’Afrique du Sud… Sont-ils tous des suppôts de dictateurs ???

  • permalien sebastien :
    12 septembre 2012 @18h04   « »

    Mourad :
    "Soyons sérieux, si les rebelles ont besoin de recourir aux armes, c’est simplement la preuve inavouable que leur légitimité est encore plus faible et que leur révolution n’en est pas une."

    Argument faible. Des révolutions ont pris des alures de guerre civiles, comme le Nicaragua, ou Cuba, et ce n’est pas à nous de dire si le recours aux armes est justifié, ou pas, mais aux syriens.

    Lors de l’effondrement des régimes communistes en europe de l’est en 1989, le seul pays ou il y a eut afrontement armée était la Roumanie, pays au dictateur le plus autoritaire.

  • permalien Orangerouge :
    12 septembre 2012 @18h42   « »
    Révolutionnaires d’Egypte, nous devrions nous inspirer de vous, en France !

    La France, c’est la démocratie dévoyée  :

    Médias dominants aux ordres des lobbys et toujours du côté des pouvoirs.

    Responsables politiques, du PS comme de l’UMP, incrustés à vie dans leur fonction politique et bloquant toute tentative d’une nouvelle génération, qu’on pourrait espérer ethniquement et culturellement représentative, de prendre les rennes. Le cumul des mandats auxquels ils tiennent tant, fait parti des manières de garder tout le pouvoir et les bonnes occasions au sein d’une petite caste.

    Politique violente contre les enfants dès lorsqu’ils ne sont pas d’une bonne ethnie et raisonnablement riches.

    Discours xénophobes populistes.

    Femmes bafouées : presque tous les politiques qui ont côtoyé le violeur bien connu et médiatisé, et qui se sont porté à son secours, sont aujourd’hui au gouvernement.

    Harlem Désir, incrusté en politique, qui a massacré, ou laissé massacrer, le mouvement SOS racisme, et que la justice a condamné pour avoir accepté un emploi fictif vraiment très bien rémunéré (8900 net mensuel ...), est à la tête du PS. Quelle progression !

    Vive la Révolution ...en Egypte ?

  • permalien Shiv7 :
    12 septembre 2012 @19h02   « »

    Lio

    Pourquoi toujours ce besoin chez les géopoliticiens amateurs d’imaginer que le peuple a forcément besoin d’une entité supérieure qui leur dicterait ce qu’il doit penser penser et comment il doit agir ?

    Je n’ai jamais prétendu cela, ayant vécu personnellement des troubles de même type mais qui ont heureusement pas dégénérés si loin n’ayant fait que 200morts et durés quelque mois, je sais d’expérience que ce qui apparaît le plus clairement est la confusion et la complexité des enjeux individuel et collectifs. (je n’ose imaginer la confusion qu’il doit régner en Syrie et je suppose que la seule chose que désir le peuple soit la paix)

    Ce qui évidement n’empêche pas de supposer qu’aussi bien le peuple qu’une entité extérieure et/ou supérieurs agissent de concert, l’un n’empêchant pas l’autre, au contraire ils ont plutôt tendance à se compléter.

    C’est aussi pour cette raison (la complexité et la confusion de chaque cas) que je m’exprime assez rarement et jamais avec certitude et précisions (sauf dans des cas complètement avéré) sur des problème de géopolitique, laissant volontiers aux spécialistes le soin d’exposé leurs hypothèses.

  • permalien Shiv7 :
    12 septembre 2012 @19h10   « »

    Big thanks pour ce bon billet trés au fait du "pessimisme" post- "révolution" ! Du moins, chez ses croyants ! Quant au bon peuple d’Egypte, rien ni personne ne pourra lui enlever ses valeurs et sa joie de vivre ancestrale. Qu’on se le dise !

    Merci Sahnaa, votre phrase me réchauffe le cœur et résume bien la situation mieux que tous les géopoliticiens patentés..

  • permalien Shanaa :
    12 septembre 2012 @19h54   « »

    Shiv7, petit clin d’oeil à vous !
    La "démocratie" usée, dévoyée se recycle : C’est une nouvelle croyance : Contrarier le discours dominant fait du contradicteur un hérétique...heu... pardon, un complotiste ! Voire même un maso qui soutien les tyranos ! A propos de ce dévoyement, il suffit de lire les avertissements quasi visionnaires de Alexis De Tocqueville, dans son "De la démocratie en Amérique" !
    Mais gardons espoir : Pendant ce temps, le bon peuple a toujours le bon sens. Il se préoccupe de davantage de justice, d’état de droit, de vie meilleure, de dirigeants compétents, moins corrompus, de paix. Une fois cela réglé, les hommes libres pourront enfin cogiter sur la vraie démocratie ! C’est à dire que les gouvernés auront réellement leur mot à dire, au lieu de voter pour des clônes- partis qui s’alternent sans alternative : républicains/démocrates, socialistes/droite...et ainsi de suite !

  • permalien Shiv7 :
    12 septembre 2012 @19h55   « »

    Antar

    Rassuré, malgré vents et marées, d’être toujours capable de conserver les rêves de l’enfant espiègle qui vit encore en moi.

    Oui bien sur cela fait toujours socialiste ment dans le coup de se réclamer de l’innocence enfantine, le culte de la jeunesse etc. (dans la lignée de A.G. à la fin de son billet ci-dessus).

    C’est oublier un peu vite que l’enfantillage est réservé aux enfants et que du reste un enfant si il est innocent vis par ailleurs dans un monde (le monde de l’enfant) de cruauté et d’égoïsme qui tant qu’il reste enfant est mignon, mais le devient moins une fois qu’il devient adulte..
    Vous n’êtes du reste pas une exception vu que le résultat de nos révolutions à précisément amené l’enfantillage généralisés de nos sociétés.
    (c’est par ex. en toute innocence que la bombe atomique fut larguée sur Hiroshima, geste qui inaugurait l’innocence de notre monde actuel)

    Rasséréné, rendu à l’âge adulte, de ne pas avoir succombé au cynisme ambiant et de pouvoir encore garder espoir dans le genre humain et dans la possibilité de l’avènement d’un monde meilleur…

    A moins que ce ne soit le meilleur des mondes ?
    En outre méfiez vous, il est rare que les bonnes intentions finissent bien..

    Tiens, j’en rajoute encore : si l’espoir est révolutionnaire, le nihilisme est contre-révolutionnaire !!!

    Si la lucidité abouti au nihilisme, ce qui semble être le cas (voir Cioran) il est sans doute préférable de garder une certaine dose d’illusion.
    Mais à tout prendre plutôt que de tomber dans l’illusion révolutionnaire qui ressemble étrangement au désir à bon marché que Michaud décris dans l’un de ses poèmes (Avenir) et qui décidément ne peut faire illusion qu’auprès d’esprit précisément enfantin, je préfèrerais encore, si le choix m’était donné, acquiescé à l’illusion des arrières mondes (paradis,etc) qui eux ne manquaient pas de panache et qui de plus par la nature des choses étaient difficilement vérifiables et réfutables.

    Maintenant revenons aux commentateurs et commentatrices qui se respectent.

    Je vous laisse volontiers à des affaires plus sérieuses..

  • permalien Shiv7 :
    12 septembre 2012 @20h54   « »

    Son message est keep down, plus on recule plus l’espoir est grand.

    Votre traduction de mes dires laisse à désirer..

    Ce que je disais c’est que les sociétés dites libre ne savent plus où avancer puisqu’elles ont déjà réalisés leurs idéaux, elle n’ont donc plus que deux possibilités : soit stagné, soit reculé.. Et c’est précisément ce qu’elles font..

    Quand aux sociétés que du haut de vos certitudes et de votre mépris compatissant vous qualifiez d’arriérées elles ont au moins à défaut d’autres chose la possibilité et l’envie d’avancer, même si cette avance au bout du compte ne peut que les décevoir (il est rare que nos rêves et illusions une fois actualisés tiennent leurs promesses..)

    Non pas du tout, c’est basé sur différents indices de classement des pays par des organisations internationales crédibles comme la corruption (tranparency) la torture, Suicide, recherche scientifique, systēme de santé, espérance de vie ......

    Des organisations internationales crédible ?
    Les mêmes qui exportent la démocraties et la ploutocratie aux quatre coins de la planète ?

    La corruption ? Quoi de plus corrompu que le FMI ?

    La transparence ? Quoi de plus utile pour manipuler et contrôler chaque individu de cette planète ?

    La torture ? Évidement il est plus judicieux de corrompre toutes oppositions plutôt que de la supplicier.

    Le suicide ? Les sociétés où il y a le plus de suicides sont précisément les plus avancée, Suisse Japon etc.

    La recherche scientifique ?? Ah oui j’oubliait la science technologique c’est Dieu (surtout celle qui nous en fous plein les poches..)

    Le système de santé ? Maintenant que l’on complètement démoli le système de santé des société vernaculaires, il serait dommage que pas tout le monde ne participe à l’engraissement des trusts pharmaceutiques et que chacun ne soit pas aliéné à sont docteur ou son psy qui savent mieux que nous de quoi nous souffrons physiquement et mentalement),même si il prennent 5 minutes pour nous consulter au milieu de cent autres consultations..

    L’espérance de vie ? Je vous rassure avec le clonage nous serons bientôt immortel..

  • permalien Sakhra :
    12 septembre 2012 @21h20   « »

    @ Antar, le "bien-nommé" ?

    Maintenant revenons aux commentateurs et commentatrices qui se respectent.

    Alors oui, c’est sûr, vous avez bien gardé votre niveau de "gamin" de 7ans....qui juge à l’emporte pièce !

    Antar, pourtant, c’était autre chose...

    @ Shiv,

    Un grand salut ! Je crois que Antar n’était pas sur la m^me longueur d’onde que vous, sans plus.

  • permalien X :
    12 septembre 2012 @22h28   « »

    Ce que je disais c’est que les sociétés dites libre ne savent plus où avancer puisqu’elles ont déjà réalisés leurs idéaux, elle n’ont donc plus que deux possibilités : soit stagné, soit reculé.. Et c’est précisément ce qu’elles font..

    Il ne leur restent que stagner ou reculer, c’est la fin de l’évolution des hmains

    Vous êtes bien borné et votre vision est siniste et pesssimiste pour l’espèce humaine.

    Les somaliens, et les autres arabes lorsqu’ils seront aussi arrivé à ce niveau de liberté et de développement devront recommencer à reculer, au moins eux ils savent ce qui les attend.

    Quand aux sociétés que du haut de vos certitudes et de votre mépris compatissant vous qualifiez d’arriérées elles ont au moins à défaut d’autres chose la possibilité et l’envie d’avancer, même si cette avance au bout du compte ne peut que les décevoir

    L’envie d’avancer ? alors qu’on recule avec les dictature que défendez.
    Cette envie n’existe même plus que dans certaine têtes comme la votre. le blocage est systhèmique partout sinoin c’est le recul (sans atteindre votre plafond de développement).

    Je reproduirais après ce message un autre que j’avais posté il y’a qq temps des sociétés arabe.

    Des organisations internationales crédible ?
    Les mêmes qui exportent la démocraties et la ploutocratie aux quatre coins de la planète ?

    La corruption ? Quoi de plus corrompu que le FMI ?

    Quels sont vos sources ?

    Les dizaines de millards des despotes arabes n’ont pas l’air de vous déranger alors que leurs concitoyens crèvent dans des bateaux de fortune à la recherche de quoi se nourir.

    La transparence ? Quoi de plus utile pour manipuler et contrôler chaque individu de cette planète ?

    Oui la transaprence c’est nul, le mensonge la manilulation et les crapullerie sont des valeurs que l’humanité devrait épouser pour avancer.

    La torture ? Évidement il est plus judicieux de corrompre toutes oppositions plutôt que de la supplicier.

    Si vous ou un de vos proche a été torturé vous ne triteriez cette question avec autant de légèreté. Mais passons ce n’est rien.

    Le suicide ? Les sociétés où il y a le plus de suicides sont précisément les plus avancée, Suisse Japon etc.

    Je vous avis donné une source pour mes chiffres quels sont les vôtre ?

    En fait la somalisation serait pour vous un idéal vers lequel il faut avancer, on aurait du commencer par là.

    C’est là un exemple de vos idéaux révolutionnaires.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    12 septembre 2012 @22h33   « »

    @ Shiv7

    ...avec le clonage, nous serons bientôt immortels. ...

    Si on y pense, cet objectif présente un "petit" obstacle technique : pour ne pas s’éteindre, la vie n’a trouvé semble-t-il qu’un seul moyen, la mort des individus, la disparition des races, des espèces des familles et des ordres, précisément. Mais, bien sûr, même s’il sait, l’homme, souvent, préfère estomper cette certitude qui le concerne un peu trop à son goût.

  • permalien X :
    12 septembre 2012 @22h41   « »

    @ Shiv7

    1/2

    Voici en qq points les raisons qui ont ētē à l’origine du printemps arabe :

    Les arabes sont passē de la colonisation à des dictatures dans les annēes 60 du siēcle passē. Ça a ētē le cas pratiquement dans tous les pays. Ils sont passē de colonisē à soumis.

    - Les dictatures arabes ont ētē caractērisēs par leurs :

    - corruption qui gangrēne toute la sociētē, ou presque, chacun fait ce qu’il peut du simple flic au prēsident ou monarque selon le pouvoir qu’il dētient sur le commun des mortels. Il ētait devenu normal de donner au flic mēme qd il vous arrête ses raison par exemple.

    - le clientēlisme : pour avoir accēs à un droit de la part des autorités aussi banal soit il, il est essentiel d’avoir un bon contact (ou à dēfaut payer). Ce qui a fait qu’il y’a des priviligiés et les autres. Si vous ētes malade, avant d’aller à un hôpital vous devez trouver qqun qui connaît qqun bien placē à l’hopital. Si vous allez dans une clinique privēe, ils peuvent soigner pour une maladie x alors que vous soufrez de y, parceque x coūts plus cher.

    - la police et les services de sēcuritē et de renseignements ont constituē des dossiers sur tout le monde. N’importe qui peut accusē et mis en prison n’importe quand en raison de ces dossiers.

    - les pouvoirs tolèrent bcp d’interdits (exemple alcool) mais arrētent qui ils veulent selon leur appartenance sociale et leur relation avec le rēgime. Tout le monde, pratiquement est un criminel en surci.

    - les rēgimes en place sont sacrēs, la pire des chose que vous pouvez faire c’est d’ētre un opposant.

    - les flics ont perfectionnē leur méthodes de mēpris et des mauvais traitement des citoyens, mais surtout leurs mēthodes de tortures indignes des ētres humains. Bashar, Khaddafi, Ben Ali, Hassan 2 et son fils, Moubarak et tous les autres ont trempē dans ces crimes minables.

  • permalien X :
    12 septembre 2012 @22h43   « »

    2/2

    - une bonne partie des budgets de l’ētat part dans les poches des gens qui ont le pouvoir : flics, mēdecins, avocats, juges, ministres, chefs d’ētat tous ....

    - Les citoyens du monde arabes sont de plus en plus pauvres, pendant que le monde, tout le monde, avance on recule. Les chefs de famille n’en peuvent plus, pour travailler il faut ētre de bonne famille, donner un pot de vins ou ētre un lēche q (comme kk).

    - les gens sont malade, psychologiquement, ils souffrent de dēpression, et de paranoïa. Dans les milieu de travail ce sont les complots les mensonge et les coup bas et non les compétences qui gouvernent les avancements ou les dégradations. Ce n’est pas ētonnant que beaucoup voient des complots partout (cf Sakhra & co) c’est parceque complots et conspiration sont un mode de vie.

    - les arabes sont devenus dans méprisēs à travers le monde pour ce qu’ils tolērent, et leur manque de dignitē. Est ce qu’un peuple normal peut accepter de se faire diriger par un fou malade comme Kadhafi ?

    - Les arabes, surtout les jeunes, ont regardē autour d’eux et ont rēalisē que le monde ētait different, par leur printemps, ils ont voulu tout simplement retrouver leur dignitē et leur libērtē. C’est mon intime conviction.

    - C’est vraie en Tunisie, en Libye, en Égypte au Yémen et en Syrie. Ce sera le cas au Maroc, en Algērie et en Jordanie au moins.

    - Ceux qui s’opposent au printemps arabes sont en gēnēral ceux qui profitent de ces situations, et les lēche q ou des inconscients qui veulent faire retourner ces sociētēs en arriēre, ou, au mieu les faire maintenir en arriēre de toutes les civilisations. Je me demande dans quelle catēgorie vous vous ranger. Lisez Les chemins de la Libertē ēcrit par Alin Gresh :

    Les chemins de la liberté et de la dignité qu’a ouverts le peuple tunisien, et dans lesquels se sont engouffrés après lui les autres peuples arabes, restent incertains, escarpés, périlleux. Mais, déjà, le retour en arrière n’est plus possible. « Quand une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là » (Jean-Paul Sartre, Les Mouches).

  • permalien Shanaa :
    12 septembre 2012 @22h47   « »

    X : "En fait la somalisation serait pour vous un idéal vers lequel il faut avancer..."

    La croissance à tout prix méne à l’impasse ! Aussi, réfléchir sur un développement responsable et durable est l’anti-thése de la somalisation, terme humiliant pour les somaliens déjà humiliés par la barbarie du systéme de pillage-gaspillage.
    Pierre Rabhi donne des pistes intéressantes...

  • permalien K. :
    12 septembre 2012 @23h02   « »

    Sur le dos du prieur : "Islam politique." Sur la caisse : "FMI"

    Via angryarab.

  • permalien Mourad :
    12 septembre 2012 @23h10   « »

    @Ernest

    Des révolutions ont pris des alures de guerre civiles, comme le Nicaragua, ou Cuba, et ce n’est pas à nous de dire si le recours aux armes est justifié, ou pas, mais aux syriens.

    Les revolutions cubaines et nicaraguayenne ne peuvent pas âtre comparées avec ce qui se passe en Syrie pour plusieurs raisons. Ces révolutions bien qu’armées avaient le soutien d’une grande partie du peuple. Pour preuve, le militantisme armé fut vite renforcé par des grèves de masses et des protestations pacifiques. La situation sociale était catastrophique, au Nicaragua, une bonne partie de la population souffrait de la malnutrition. Et enfin, c’étaient des révolutions anti-impérialistes. Les Etats-Unis ont soutenu les régimes dictatoriaux de ces pays jusqu’au bout. D’ailleurs, les pouvoirs respectifs de ces deux pays n’ont jamais exprimé leur volonté de négocier avec les révolutionnaires que je sache.

    Mais, c’est intéressant que vous parliez du Nicaragua car après la victoire des Sandinistes, rappelez-vous, les violences se sont poursuivies. Une nouvelle « révolution » était déjà en marche, celle des Contras, et là les parallèles avec la Syrie sont plus que nombreux. Cette « révolution »- la, en revanche, fut activement soutenue par les Américains ainsi que d’autres dictatures de la région (Argentine). Les Contras, nom générique pour une multitude de factions armées éclatées, étaient les « insatisfaits » qui se battaient contre le régime nicaraguayen (sous embargo depuis que des anti-impérialistes étaient à sa tête). Reagan a d’ailleurs tenté d’unifier ces oppositions sans jamais y parvenir. Le harcèlement des Contras, sous perfusion américaine, se poursuivit des années durant.. Sitôt le régime sandiniste tombé, l’embargo fut levé et le FMI et la Banque Mondiale vinrent proposé leurs "aides" au peuple nicaraguayen..

    Je ne sais plus qui sur le blog incitait à rouvrir les manuels d’histoire pour mieux saisir la « beauté » de la « révolution » syrienne, je lui renvoie le conseil. L’histoire se répète, oui, et chacun retient les épisodes qu’il veut !

  • permalien Mourad :
    12 septembre 2012 @23h29   « »

    Le message précédent était adressé à sebastien ;

    et comme vous le dites très bien, ce n’est pas à nous de dire si le recours aux armes est justifié, ou pas, mais aux syriens. Encore faut-il avoir l’intelligence d’entendre la voix des Syriens dans leur ensemble, et non uniquement celle des insatisfaits. Il semblerait que les Syriens en ont plus qu’assez de la violence et veulent le retour à l’ordre, et vous savez comme moi que seule l’armée régulière peut encore sortir le pays du chaos dans lequel il a été plongé.

  • permalien Mourad :
    13 septembre 2012 @00h05   « »

    témoignage d’une franco-syrienne : « Les attaques des mercenaires qui entrent en Syrie se multiplient »

    Article de Amin hoteit "Le plan de rechange de l’agression impérialiste"dont voici un extrait :

    "S’agissant des objectifs ; il est clair que, malgré toutes les prises de position et déclarations des uns ou des autres de ses dirigeants, l’Occident, désormais persuadé de son incapacité à renverser le gouvernement national syrien, cherche à l’éreinter en l’occupant le plus longtemps possible à défendre son autorité dans un pays qui serait devenu incontrôlable et irréformable à la fois ! Il n’est donc pas question de laisser les réformes adoptées par le peuple, ou susceptibles d’adoption en Février prochain, suivre leur cours. Il faut plutôt travailler à persuader les Syriens, encore vulnérables aux mensonges, que les réformes seront illusoires et qu’ils feraient mieux de s’engager dans les rangs de l’opposition plutôt que d’adhérer au « mouvement réformiste »… quel que soit le prix qu’ils devront payer !"

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @00h38   « »

    Désolé dans mon message du 12 septembre @22h28 «  »

    Au lieu de

    Les dizaines de millards des despotes arabes n’ont pas l’air de vous déranger alors que leurs concitoyens crèvent dans des bateaux de fortune à la recherche de quoi se nourir.

    Il faut bien entendu lire :

    Les dizaines de millards de $ que des despotes arabes ont volé n’ont pas l’air de vous déranger alors que leurs concitoyens crèvent dans des bateaux de fortune à la recherche de quoi se nourir.

  • permalien Ernest :
    13 septembre 2012 @10h30   « »
    A propos du rôle de l’armée dans la révolution syrienne

    Le caractère d’intense violence que présente la Syrie interpelle à coup sûr et justifie sans aucun doute que l’on s’intéresse à la question de l’armée syrienne.

    Mourad, dans un post qui m’était adressé, cite l’exemple de la révolution iranienne de 1979 pour l’opposer à la situation syrienne actuelle. Autant que je me souvienne, il est exact que la répression armée n’a pas été aussi lourde, ce qui n’empêche pas que l’armée iranienne du Shah a tiré à de nombreuses reprises sur la foule, pendant des mois entiers.

    Ordonnons notre propos :

    1. L’armée, nous apprend Friedrich Engels, n’est pas une institution « dévouée à la nation », à la défense du territoire, mais un instrument de répression fondamentalement lié au régime en place bien sûr, ainsi qu’aux classes dominantes au sein dudit Etat. C’était pour lui le cœur même de l’Etat. L’armée ne saurait donc en aucun cas être considérée comme un reflet passif ou fidèle de la société civile, mais comme une machine dressée précisément contre cette même société civile. Ce constat fait avec Marx très tôt (ainsi dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte) s’est confirmé depuis, y compris dans les « démocraties » parlementaires, par exemple par le recours prévu à l’armée par de Gaulle pendant Mai 1968 en France.

    Autre exemple sous d’autres cieux : le coup d’Etat militaire de Pinochet, ou celui, moins connu, celui de Suharto (toujours avec le soutien de la CIA) en Indonésie lors de l’année 1965, contre le mouvement maoïste alors grandissant. Dans ce dernier cas, la répression contre les communistes (ou supposés tels) est souvent estimée à 500 000 morts. Les différents bonapartismes ou césarismes de l’histoire ont un recours constant à la force de répression militaire contre la population au nom bien sûr des supposés intérêts supérieurs de la nation. Dans un passé récent, c’est sans doute l’Amérique latine qui a le plus souffert de ce phénomène, avec la vague de dictatures militaires des années 1960/1970 (Brésil, Argentine, Chili, etc.).

    2. Cela n’empêche qu’effectivement l’armée est sensible aux mouvements politiques qui traversent une société en révolution. L’armée elle-même est traversée de contradictions sociales et politiques, en fonction de sa composition sociale, hiérarchique, confessionnelle, etc. Dans les dictatures arabes, l’armée est organiquement liée à l’Etat comme une composante essentielle et détient en général une part essentielle du pouvoir, ainsi que de l’économie du pays (ainsi en Algérie, Egypte, Syrie, etc.). Cela signifie que les généraux sont au cœur même de l’oligarchie dirigeante, du pouvoir et de l’argent. Les soldats du rang ne sont pas logés à la même enseigne et sont plus sensibles au vent de la révolte. D’où les défections de soldats en Syrie, dont la plupart sont partis dans l’ASL.

  • permalien Ernest :
    13 septembre 2012 @10h32   « »
    A propos du rôle de l’armée dans la révolution syrienne (2)

    3. En même temps, il y a des spécificités nationales fortes, qui éclairent la situation syrienne. Si l’armée syrienne est en partie encore solidaire du régime (au contraire de l’armée égyptienne qui se retire du devant de la scène politique), ce n’est pas seulement à mon sens du fait du régime de terreur auquel les soldats eux-mêmes sont soumis, mais du fait de l’histoire politique et militaire syrienne. Encore une fois, la dictature syrienne a exercé une répression très largement plus dure que son homologue égyptienne. Il suffit de mentionner la répression terrible de Deraa en 1982, sans équivalent en Egypte. L’analogie avec l’armée irakienne sous le régime baasiste de Saddam Hussein s’impose ; on se souvient que l’armée irakienne a eu recours à des répressions d’une violence inouïe contre les Kurdes (emploi de gaz de combat) et les chiites. Dans les deux cas, cette violence prend un caractère « ethnico-confessionnel » de la part d’un régime baasiste ancré alors dans la population sunnite. Donc culture de la violence militaire baasiste et logique confessionnelle se croisent, en Syrie comme en Irak.

    De plus, l’armée syrienne a été une armée d’occupation pendant de longues années au Liban, il ne faut pas l’oublier. J’ai lu que la tactique utilisée par actuellement en Syrie, l’encerclement et le bombardement systématique de villes ou quartiers, était une reprise des tactiques traditionnelles utilisées au Liban. En termes de psychologie de corps, une armée d’occupation garde une morgue et une brutalité qu’elle réemploi contre sa propre population. La géopolitique peut aussi expliquer la différence avec l’Egypte, pays beaucoup plus ouvert sur le monde, et où l’armée, c’est un fait bien connu, est largement subventionnée par les Etats-Unis. En réalité, le régime d’Al-Assad était un régime sur le déclin depuis des années, ainsi avec le retrait du Liban. Le comportement de l’armée est révélateur d’une culture de la brutalité sur les populations civiles d’une rare intensité et en même temps d’un appareil d’Etat aux abois. Si je puis me permettre d’être franc et direct, l’analogie historique venant à l’esprit serait avec le régime fasciste moribond de la république de Salo dans l’Italie de la fin de la Seconde Guerre mondiale, notamment pour son degré inouï de violence contre les civils, le déchaînement de sadisme militaire.

    De plus, l’armée syrienne est très étroitement contrôlée par le régime et les généraux eux-mêmes étroitement surveillés par les tentaculaires services de renseignements, la police politique. Là encore le quadrillage totalitaire de la dictature syrienne exerce ses effets délétères.

  • permalien Ernest :
    13 septembre 2012 @10h37   « »
    A propos du rôle de l’armée dans la révolution syrienne (3)

    L’armée syrienne est puissante, surtout relativement à la taille et la richesse du pays. Il y a visiblement (comme autrefois en Irak), une valorisation de l’armée, un prestige fort dans la société syrienne. La proximité d’Israël, la question du Golan, le poids de l’idéologie nationaliste, le passé des guerres contre Israël, tout cela pèse dans le sens d’un esprit de corps puissant.

    Enfin, il y a l’incontournable question confessionnelle alaouite. Il faut rappeler que les alaouites étaient marginalisés par l’islam majoritaire pendant la période ottomane, et ensuite utilisés comme supplétifs par le colonialisme français, suivant l’éternelle tactique du « diviser pour mieux régner ». On peut donc supposer (au moins à titre d’hypothèse encore une fois) qu’il y a quelque part une continuité entre ce statut alaouite à l’époque coloniale et le pouvoir pris par H. Al-Assad en 1970. Cela éclairerait d’un autre jour l’illusion si délétère du caractère « anti-impérialiste » du régime d’Al-Assad.

    Il est bien connu que les régimes militaires succédant à la période coloniale sont structurés autour d’hommes ayant été formés dans l’armée coloniale elle-même (c’est particulièrement net en Afrique centrale).

    De plus, la minorité alaouite autrefois marginalisée devenue dominante au sein de l’Etat baasiste ne lâchera probablement pas l’affaire si facilement, et il est bien connu que les unités qui constituent le cœur de l’armée sont alaouites. Cela ne signifie pas pour autant, bien sûr, un soutien complet de l’ensemble de la communauté alaouite au régime, ni surtout l’inéluctabilité d’une « confessionalisation » de la guerre civile.

    Surtout, encore une fois, un spécialiste en la matière, Napoléon Bonaparte, signifiait son scepticisme sur la possibilité d’un régime de tenir par la violence seule avec cet adage : « vous pouvez tout faire avec des baïonnettes, sauf vous asseoir dessus ».

  • permalien Cana :
    13 septembre 2012 @11h27   « »

    La révolte d’un peuple en Egypte s’est montrée possible comme ailleurs ( en Tunisie et en Syrie entre autres) . Reste à savoir comment cette révolte s’organise. Les Frères Musulmans ont pu accéder aux instances du pouvoir. Morsi Président.

    Ce qui est curieux c’est d’admettre qu’un gouvernement islamiste pourrait être acceptable et garantir la paix civile en Egypte. Pourquoi pas ? Les FM ont l’air de se comporter dans le sens du poil des grandes puissances occidentales ET arabes ( Arabie S. et Qatar).
    La guerre civile en Egypte ferait-elle trop peur à ses voisins des pays arabes et de l’entité sioniste . Peut-être que les yankees ont compris - mais sont impuissants - que réveiller la bête populiste mène au chaos.
    Le seule réponse qu’ils donnent à la suite du chaos qu’ils favorisent dans certains pays ( la Lybie par ex avec leur bataillon napoléonien - et sa conséquence la partition du Mali) , c’est la réponse miltaire : l’envoi d’un bateau de guerre en Lybie, en réponse au récent attentat de l’ambassade US en Lybie.
    Je ne suis pas pour Bashar et son régime tyrannique, mais contre tout ce qui peut favoriser la guerre civile.

    La question qui taraude est :
    Pourquoi le chaos et la guerre civile a été et est soutenue par les Grandes Puissances ET l’Arabie S. et Qatar en Lybie et en Syrie ?

    je ne suivrai pas le raisonnement suivant :
    Bashar est un "monstre" qui tue son peuple . (En faisant le silence le plus TOTAL sur un Etat criminel qui tue à petit feu depuis un demi siècle la Terre et les Hommes de Palestine).
    DONC
    il faut faire quelque chose ( sous entendu éliminer Bashar et son régime comme on a l’habitude de faire dans le monde impérialisé).

    MAIS on ne dit pas ouvertement , en celà c’est un discours démagogique( dans les médias anti-Bashar ou soit disant "modéré") et hypocrite, qu’on a favorisé ( par l’armement) les FM syriens et leurs alliés étrangers ou aurochtones) et qu’on souhaite comme "solution" le chaos de la guerre civile . ET le plus redoutable étant de continuer à faire joujou avec l’axe : salafistes-Arabie S. , Qatar- Qaîda.
    C’est l’apparence "démagogique d’un discours ( de guerre) qui ne dit pas son nom qui commence à montrer que la seule solution envisageable c’est la guerre.
    Il est trop tard maintenant , les dés sont pipés en Syrie.
    Qui a gagné ?
    Personne .
    Qui a perdu ? tout le monde.

  • permalien Yasmina :
    13 septembre 2012 @12h12   « »

    X

    12 septembre @22h41 «  »

    @ Shiv7

    1/2

    Voici en qq points les raisons qui ont ētē à l’origine du printemps arabe :

    Les arabes sont passē de la colonisation à des dictatures dans les annēes 60 du siēcle passē. Ça a ētē le cas pratiquement dans tous les pays. Ils sont passē de colonisē à soumis.

    Quelles en sont les raisons ?

    Je trouve que vous caricatuez à l’excés.

  • permalien Sakhra :
    13 septembre 2012 @12h16   « »

    Ernest :

    Surtout, encore une fois, un spécialiste en la matière, Napoléon Bonaparte, signifiait son scepticisme sur la possibilité d’un régime de tenir par la violence seule avec cet adage : « vous pouvez tout faire avec des baïonnettes, sauf vous asseoir dessus ».

    Napoléon Bonaparte a été également un propagandiste émérite, qui a mis au point les principes et tactique de la guerre d’information...qui sont utilisées jusqu’à nos jours , et notamment en ce qui concerne la Syrie.

    N’a-t-il pas déclaré aussi, en connaisseur : "Quatre journaux hostiles sont plus à craindre que mille bayonnettes"....

    Aujourd’hui, il ne s’agit pas de "quatre journaux", mais d’une vaste entreprise de désinformation avec d’innombrables supports....Et gare à celui, qui ne s’y soumet pas, car c’est la "faute lourde"....et bientôt ce sera le délit pénal !

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @13h25   « »

    Yasmina,

    Je trouve que vous caricatuez à l’excés.

    Trouvez !!

  • permalien Shanaa :
    13 septembre 2012 @13h47   « »

    Cana : "La question qui taraude est :
    Pourquoi le chaos et la guerre civile a été et est soutenue par les Grandes Puissances ET l’Arabie S. et Qatar en Lybie et en Syrie ?"

    Les conditions du chaos sont la suite logique des découpages territoriaux faits par les puissances coloniales. Il en résulte un héritage d’impasses et de situations bloquées qu’aucune force n’a cherché à surmonter. Le sentiment national a fait place a la désunion, le repli ou l’immobilisme, voire la collaboration contre ses propres intérêts ! Les puissances ont donc laissé mijoté la situation, et en proie à la recession, sont revenues avec une nouvelle stratégie, plus machiavélique que l’ancienne à cause des moyens de communication de masse : La stratégie du chaos nommée "choc et effroi" ou les civils sont les cibles en surnombre (voir Irak). Depuis leur derniére mondiale et les bombardements des alliés, les destructions aveugles dans les villes urbaines sont de rigueur ! Les militaires sont a l’abri puisque les deux armées antagonistes ne se rencontrent plus dans un no man"s land !

  • permalien Cana :
    13 septembre 2012 @14h00   « »

    Que faire lorsque la technique de la profanation du Sacré musulman vient mettre sa sauce dans les révoltes en Egypte et ailleurs ?
    Nous pouvons penser que la réaction extrémiste puisses s’inviter au programme.
    Est-ce celà qui est cherché ?
    la radicalisation dangereuse ( qaîda ?) de l’anti-Occident etc...
    Rappelons nous qui a inauguré ce mode redoutable pour provoquer l’Autre ?
    Baruch Goldstein le criminel qui a assassiné des fidèles en prière dans le caveau des Patriarches à Hébron :
    le 25 février 1994
    Le criminel de guerre obèse et comateux Ariel Sharon n’a-t-il pas inauguré cette technique en allant profaner un jour de prière le vendredi l’esplanade de la Mosquée à Jérusalem.
    En septembre 2000. Puis émergence de la 2éme Intifada.
    celà avait porté ses fruits . Haine raciale et crimes de masse se succèdent dans l’entité sioniste.
    Comment oublier ce qui n’arrête pas de se poursuivre. Jusqu’où ?

    M.Le Pen et ses emblables suivent cette pente en ne ratant pas une pour stigmatiser, attaquer les musulmans en France et en Europe.

    On passe à l’étape suivante , puisque la révolte des pierres était impossible à prendre en compte,
    une radicalisation autrement plus dangereuse est en train de menacer non seulement l’entité sioniste , mais l’ensemble du globe et surtout ses alliés, avec ce joujou de titiller et profaner le Sacré qui demeure au centre des valeurs du monde non occidental. Dont les experts en la matière ont mis en pratique cette technique de profanation et ses conséquences possibles : un extrémisme qui répond à l’autre et une vie dans la Haine permanente. Bien joué , les Baruch, Sharon, les gouch emounim, les bibi et cie.

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @14h01   « »

    Selon Haaretz, l’entité sioniste, demande à un tribunal de l’entité sioniste de légaliser de une 4o aine de colonies sur des terres saisies par l’armée de l’emtité sioniste en 1967. La majorité de ces terres appartiennent à des palestiniens.

    Ce qui ne fait aucun doute sur les intention de paix de l’entité sioniste.

  • permalien sebastien :
    13 septembre 2012 @16h51   « »

    X pardonnez mon ignorence, mais qu’est ce que l’entité sionite ????????
    C’est un pays, un Etat, une organisation ??????
    Elle se trouve ou ????????

  • permalien idik :
    13 septembre 2012 @17h15   « »

    Bravo Antar (12/09-17.51) ou "candide" pour votre résumé serein de la situation en Syrie. Très bien vu. Vos contradicteurs n’auraient-ils eu que 7 ans d’âge, ils se seraient certainement mieux portés !

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @17h35   « »

    sebastien :
    13 septembre @16h51 « 
    X pardonnez mon ignorence, mais qu’est ce que l’entité sionite ????????

    C’est un pays, un Etat, une organisation ??????
    Elle se trouve ou ????????

    Vous êtes vraiment ignorant ?

    L’entité sionste c’est ce que beaucoup apellent à tort l’état d’Israel, cette entité n’est pas une état car (pour la nieme fois) elle n’a pas de frontières qu’elle reconnait elle même pour elle notamment.

    L’État a une double signification : l’organisation politique et juridique d’un territoire délimité .....

    Connaissez vous les frontières de cette entité ?

    C’est un pays, un Etat, une organisation ??????

    Aucun des 3, c’est une entité dirigé par des voleurs de terres et de ressources sur un base raciale, donc proche d’une organisation maffieuse et raciste.

    Elle se trouve ou ????????

    Dans la Paelstine Historique mais ses frortière ne sont pas définis.

    Alors soyez fair play et répondez aussi à mes question ? :

    C’est quoi le price tag ou le prix à payer ?

    dans votre post suivant :

    sebastien :
    22 mars @18h39

    Israël est le pays naturel et légitime des israéliens, tout comme l’Afrique est le continent des Afrikaners, et le continent américain celui des USA.

    Où se trouve le continent des Afrikaners ?

  • permalien Shiv7 :
    13 septembre 2012 @19h04   « »

    Vous êtes bien borné et votre vision est siniste et pesssimiste pour l’espèce humaine.

    Il est vrai que depuis que l’espèce humaine s’est libérée et à pris son destin en main il y a environ 200 ans, je suis quelque peu dubitatif sur l’avenir humain au vu de ce qui c’est produit durant cette période.
    Mais bon l’espèce humaine ce n’est pas tout, elle n’est qu’une partie du cosmos et en ce sens je ne crois pas être pessimiste, à condition bien sur quelle ne réduise à néant ce dernier..

    D’autre part je vous rassure, c’est dans la négation la plus absolue que se trouve l’affirmation la plus sublime.. (pour vous mettre sur la voie par une analogie mathématique, considérer le zéro comme étant la base qui permet à tout les autres nombres d’exister.., ou encore que c’est le silence qui permet les plus belles musiques..)

    L’envie d’avancer ? alors qu’on recule avec les dictature que défendez.

    Vous avez de la peine à me comprendre semble t-il..

    Quels sont vos sources ?

    Celles du Rhône et du Gange, c’est à leurs eaux que je dois essentiellement ce que je suis et pense..
    Pour le reste je vous laisse consulter votre clavier d’accès à l’intelligence artificielle globale, vous trouverez aussi bien l’affirmation de mes dire que leurs négations, peut être même leurs synthèses..

    Les dizaines de millards des despotes arabes n’ont pas l’air de vous déranger alors que leurs concitoyens crèvent dans des bateaux de fortune à la recherche de quoi se nourir.

    Les despotes arabes qui me dérangent le plus sont ceux qui ont la bénédiction du monde libre, les autres aussi bien entendu, mais eux au moins passent pour ce qu’ils sont et en payent le prix, pendant que les premier en récoltent les bénéfices..

    En outre concernant les bateaux de fortune, je vous signal qu’il n’y a jamais eu autant de réfugiés tunisiens que depuis le printemps, paradoxal ne trouvez vous pas ?

    Oui la transaprence c’est nul, le mensonge la manilulation et les crapullerie sont des valeurs que l’humanité devrait épouser pour avancer.

    Diriez vous d’une fille qui ne s’est pas déshabillée quelle est forcément moche ?

  • permalien Shiv7 :
    13 septembre 2012 @19h23   « »

    s=exp(j*pi) :
    12 septembre @22h33 «  »

    ...avec le clonage, nous serons bientôt immortels. ...
    Si on y pense, cet objectif présente un "petit" obstacle technique : pour ne pas s’éteindre, la vie n’a trouvé semble-t-il qu’un seul moyen, la mort des individus, la disparition des races, des espèces des familles et des ordres, précisément.

    Tout à fait, j’ajouterais qu’il y a aussi un petit obstacle psychologique, comment l’homme individuel arriverait-il à se supporter plusieurs millénaire ..? Au bout de quelque centaine d’années il crierait grâce..

    Cela me fait du reste penser à une pensée de Stanislaw Lec :
    “La mort se défend contre nous, mais elle finit par céder”

    Mais, bien sûr, même s’il sait, l’homme, souvent, préfère estomper cette certitude qui le concerne un peu trop à son goût.

    Effectivement il en de la vie comme de la liberté, l’homme sait pertinemment qu’il est né pour mourir (et peut être aussi l’inverse..), comme il sait que la liberté n’existe pas, bien qu’il fasse tout pour le croire et tout autant pour ne pas l’être (libre)..

  • permalien K. :
    13 septembre 2012 @20h12   « »

    L’UE veut fournir une "aide macroéconomique" à l’Egypte "à la condition" qu’elle "passe un accord avec le FMI."

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @21h27   « »

    Mais bon l’espèce humaine ce n’est pas tout, elle n’est qu’une partie du cosmos et en ce sens je ne crois pas être pessimiste, à condition bien sur quelle ne réduise à néant ce dernier..

    Si vous coulez parler de fourmis il doit y avoir d’autres places pour ça. Ici on parle d’hommes et d’hommeries. Et votre tenative de dévier la discussion sur le clones ne tient pas non plus.

    ...pour vous mettre sur la voie par une analogie mathématique, considérer le zéro comme étant la base qui permet à tout les autres nombres d’exister.., ou encore que c’est le silence qui permet les plus belles musiques..

    Vous dites des conneries, en mathématique une base ne peut être ni zeo ni 1. En général on utilise la base décimale (1o) en programmation informatique on utilise souvent la base binaire (2). Apprenez à vous exprimer en utilisant les termes appropriés.

    Les despotes arabes qui me dérangent le plus sont ceux qui ont la bénédiction du monde libre, les autres aussi bien entendu, mais eux au moins passent pour ce qu’ils sont et en payent le prix, pendant que les premier en récoltent les bénéfices..

    Les autres (comme Assad j’imagine) ne vous dérangent pas parceque en apparence vous n’avez été victimes de leurs méfait. Mais vous méprisez ceux qui ont soufert de leurs atrocité de se soulevez contre eux.

    En outre concernant les bateaux de fortune, je vous signal qu’il n’y a jamais eu autant de réfugiés tunisiens que depuis le printemps, paradoxal ne trouvez vous pas ?

    Vous n’avez pas besoin de me signalez je le sais. Les bénéfice d’une révolution, car c’est bein de ça qu’il s’agit sutout matériels, ne vont apparaitre que plusieurs années après la révolution elle même. Peandant toute révolution il y’a un ralentissement des l’activités économique, particulierement le tourisme. Les impact négatifs de ce ralentissement peuvent s’étaller sur qq années. Si on vous a dit qu’à la seconde qui suit la chute d’un dictateur tout change comme par magie on vous a menti et vous vous montez bien ignorat de ces baalités. À titre d’exemple le tourisme qui avait été réduit à néant pendant la révolution est en train de revenir.

    Diriez vous d’une fille qui ne s’est pas déshabillée quelle est forcément moche ?

    C’est quoi ce charabia à la con ?

    Il s’agit par exemple de la transparence de resposables d’un gouvernement chargés de gérer les impots des citoyens et qui les dépensent sans rendre des comptes à ceux qui ont payé ces impôts.

    Votre analogie est autres crapulerie minable pour détourner la discussion. Des contrats et des marchés publics se donnent aux amis des pouvoirs de façon discrétionnaire sans justification. Et une partie de l’argent finit souvent dans les comnptes bancaires de ces mêmes responsable. Si vous voulez commenter c’est de ça qu’on parle.

  • permalien K. :
    13 septembre 2012 @21h28   « »

    La Fédération égyptienne des syndicalistes indépendants exprime sa solidarité avec le mouvement de gréve des enseignants de Chicago

  • permalien K. :
    13 septembre 2012 @22h39   « »

    Le déplorable double langage des FM d’Egypte.

    ’We can read Arabic too !’ US embassy tells Egypt’s Brotherhood

  • permalien Shanaa :
    13 septembre 2012 @23h14   « »

    X, affirme que, dans quelques années, les lybiens verront les fruits de la révolution !
    La Libye comptait 6 millions d’habitants. Combien sont morts sous les bombes de l’OTAN ? Combien sont morts dans les réglements de compte et violences post OTAN ? Combien vont mourir dans les violences qui continuent et continueront encore ? Et combien naitront difformes aprés les conséquences de l’uranium appauvri ?
    Je crains que le nombre des libyens va décroitre :

    "Les premières vingt-quatre heures de l’attaque contre la Libye, les B-2 des Etats-Unis ont jeté 45 bombes de 2.000 livres chacune [un peu moins de 1.000 kilos]. Ces énormes bombes avec les missiles Cruise lancés depuis des avions et des bateaux britanniques et français, contenaient des ogives d’uranium appauvri."
    - Comité Valmy.

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @23h24   « »

    La Libye comptait 6 millions d’habitants. Combien sont morts sous les bombes de l’OTAN ? Combien sont morts dans les réglements de compte et violences post OTAN ? Combien vont mourir dans les violences qui continuent et continueront encore ? Et combien naitront difformes aprés les conséquences de l’uranium appauvri ?
    Je crains que le nombre des libyens va décroitre :

    Deux réponses ma chēre Shanaa :

    1. C’est un miracle qu’il y’a encore des libyens.
    2. Ils seront moins nombreux donc plus riches.

  • permalien X :
    13 septembre 2012 @23h49   « »

    Obama : l’Egypte n’est ni un allié, ni un ennemi

    Yessssss, Printemps arabe oblige.

    Obama commence à comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe. Et il doit donner 2 milliards par année.

    Le soutien us à l’entité sioniste, qui par ailleurs, les envoie chier.

    Les complotistes devraient bien lire cette affirmation d’Obama.

    Ajouter à ça qu’Obama ne rencontrera pas Netanyahou lors de l’AG de l’ONU, la place a ētē probablement prise par Morsi.

  • permalien X :
    14 septembre 2012 @02h04   « »

    Yasmina :

    Mon message à vous hier se limitait à un seul mot (pensez) parceque c’est une triste partie de ma vie dont je parlait et non d’une caricature. Je tenais à vous le dire.

  • permalien X :
    14 septembre 2012 @02h10   « »

    Ça fait plaisir de constater que les manifs contre ce film viennent de pays du PRINTEMPS ARABE : Egypte, Libye et Yemen pour l’essentiel.

    C’est signe de libération.

  • permalien X :
    14 septembre 2012 @03h18   « »

    Il est notable que les pays de golfe et le régime maffieux des généraux algériens restent à coté.

  • permalien Cana :
    14 septembre 2012 @11h13   « »

    On peut se demander si cette affaire du film de Sam Bacile ( pseudo de qui et quoi ?) et ses conséquences ultra visibilisées ne cherche pas à créer un bouc émissaire Copte en Egypte..
    - pourquoi ne montre-t-on pas autant le lynchage d’un jeune palestinien (par ex) par des colons et autres en Palestine occupée-
    Pourquoi ne montre-t-on pas la Haine institutionnalisée dans l’entité sioniste.
    Morsi a-t-il besoin d’un avertissement ? çàd :
    créer une stigmatisation des -pacifiques- coptes en Egypte ? et peut-être aller plus loin ...
    Ou bien celà est juste un petit film innocent pour le droit à la liberté d’expression . C’est curieux que cette liberté d’expression concerne les pulsions les plus primaires, désignant l’autre ( çàd ici le musulman) comme porteur viscéralement, culturellement, de tous les oripeaux anti-démocratique.
    On oublie vite que la brutalité et le crime institutionnalisé relève d’une espèce de raffinement de la barbarie.

  • permalien Yasmina :
    14 septembre 2012 @11h56   « »

    @X

    14 septembre @02h04

    oui. c’est ce j’ai compris.

    Toutefois, c’est bien de préciser qu’après les indépendances, et dans l’enthousiasme , le peuple a bien voulu confier son destin à ses dirigeant auréolés ( en raison de leur lutte de libération) . il y a eu comme une sorte de contrat social : ok, vous vous occupez du développement, de la justice sociale, de l’amélioration du niveau de vie et nous, peuple, acceptons le parti unique et une liberté politique restreinte. 40 ou 50 ans plus tard ; non seulement le développement économique est très inégal mais en plus aucune justice sociale( càd : un système juste de récolte des impôts réparti pour la santé, l’education, l’eau, l’electricité, la sécurité) aucune sécurité alimentaire... Le peuple prends conscience qu’il a été dupé , trompé, que non seulement il s’est restreint volontairement de ses droits politiques mais qu’aucune justice sociale n’a été réalisé. Les inégalités sont encore plus grande. La question est pourquoi cet échec ? Ne me répondez pas par incompétences, corruptions et bla bla. Pour les avoir fréquentés, comme étudiants originaires des pays arabes, i l y en avait de toutes les couches sociales, riches pauvres envoyés par leur pays avec une bourse étudier aux USA. Donc, il y avait une volonté de former une élite de tout le peuple et pas uniquement des riches.

    A titre personnel , autant je suis pessimiste sur le cours terme autant je suis optimiste sur le long terme, quand la vraie résistance des peuples s’organisera , celle qui n’est pas manipulé de l’exterieur, prendra les choses en main.

    bien à vous.

  • permalien Shanaa :
    14 septembre 2012 @12h46   « »

    X : "Ils seront moins nombreux donc plus riches."
    Hum, pas si sûr !
    Prenons l’exemple de l’Irak : La chute démographique à commencé ! Le maire de Fallougea aurait même déconsillé la procréation à cause des conséquences criminelles de l’uranium appauvri sur les nouveaux nés (malformations).
    Une premiére dans l’histoire de l’humanité !

  • permalien Shanaa :
    14 septembre 2012 @14h00   « »

    Cana : " pourquoi ne montre-t-on pas autant le lynchage d’un jeune palestinien (par ex) par des colons et autres en Palestine occupée"

    Le journal "Le Monde" en parle dans un article intéressant qui met en lumiére la radicalisation d’une partie de la jeunesse israélienne ; radicalisation qui semble préoccuper une partie de la population.
    Ce qui rassure, et donne espoir en l’autre, c’est que d’autres israéliens se sont fauflilés parmi les lyncheurs et ont fait un massage cardiaque au jeune palestnien. De nombreux israéliens et la classe politique ont condamné cet acte !

  • permalien Journalistes charentais :
    14 septembre 2012 @14h34   « »

    14 septembre @14h31 « 

    AMADO ET MIRAMON Quelle honte pour ces deux journalistes inconnus mais suffisamment pour savoir qu’aucun des deux n’a jamais couvert sur le terrain un conflit, ni meme recueilli des sources sur le terrain, que de donner des leçons sur le traitement mediatique
    Leur sujet sur les medias et la syrie est tres proche des theses conspirationnistes (d’ailleurs l’article du monde diplo est largement relayé dans les réseaux révionnistes et par un certain menard
    m de miramon n’a t’il pas fait l’objet de la préface d’un des écraivain du réseau voltaire ??? renseignez vous avant d’interroger des usurpateurs moralistes incultes
    Que faites vous cher Serge Halimi ?

  • permalien Robert Bibeau :
    14 septembre 2012 @14h56   « »

    Mon commentaire a été publié sur cette page web du journal LE GRAND SOIR ....

    http://www.legrandsoir.info/un-ete-...

  • permalien Sakhra :
    14 septembre 2012 @15h02   « »

    Woe to a nation
    Woe to the nation that it is outraged and inflamed over a bigoted hateful internet film but not outraged and inflamed over occupations, bombings, inequality, and the theft of natural resources. It has always pained me that Muslims were more upset over the fire in Al-Aqsa Mosque than over the occupation of Palestine. Woe to a nation that acts as a film critic but not as a force of resistance to Israeli occupation.

    http://angryarab.blogspot.com/2012/...

  • permalien X :
    14 septembre 2012 @15h08   « »

    Afin de bien mettre fin à toute possibilité de solution au problème israelo palestinien, Haaretz nous apprends aujourd’hui que le gouvernement va lier toute solution négociée au dédomagement des soit disant réfugiés juifs des pays arabes.

    Il va s’assurer aussi que tout autre premier ministre de l’entité sioniste prendra cet engagement.

    Ce qui veut dire que maintenant pour négocier, il faut que tous les pays arabes et l’Iran doivent aussi faire partie des pourparlers.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

    Quand est ce que l’AP, au bord de la faillite va enfin admettre que c’est fini et se dissoudre ?

  • permalien Sakhra :
    14 septembre 2012 @15h19   « »

    Yasmina :

    Le peuple prends conscience qu’il a été dupé , trompé, que non seulement il s’est restreint volontairement de ses droits politiques mais qu’aucune justice sociale n’a été réalisé. Les inégalités sont encore plus grande.La question est pourquoi cet échec ?

    Georges Corm, dans une contribution magistrale au colloque sur Fanon, a donné peut-être une réponse , à travers la pensée de Fanon, l’Algérien, qui lui "nous dit", contrairement à tous les Marx, les Engels etc...Et il conclut, par une autre question, qui elle, est lancinante, au regard de ce qui se profile, avec les "révolutions accompagnées par le FMI, la BM, et autres multinationales et prédateurs wahabites" ?

    Les élites arabes vont-elles enfin se mettre à l’écoute de leurs peuples ou
    n’auront-elles d’oreilles, encore une fois, que pour la domination « blanche » du monde
    qui s’est efforcé par tous les moyens de récupérer les révoltes arabes à leur profit ? Ces
    dernières ont même eu l’insolence la plus grotesque de se déclarer « partenaires » des
    révolutions, lors du sommet du G8 tenu en France à Deauville en mai 2011 et d’y
    convoquer les nouveaux dirigeants égyptiens et tunisiens.
    Relire Fanon aujourd’hui c’est se vacciner contre les sirènes du nouveau néocolonialisme
    qui désormais s’étend à toute la planète, mais dont l’hégémonie sur le monde arabe a le
    caractère le plus accentué et le plus choquant. Les mouvements altermondialistes qui
    tentent aujourd’hui de contester la toute puissance du néocolonialisme dominant peuvent
    trouver en Frantz Fanon un maître à penser pour mieux organiser la lutte contre la
    coalition d’élites mondialisée qui asservit la planète et hypothèque son avenir.

    http://www.georgescorm.com/personal...

  • permalien Sakhra :
    14 septembre 2012 @17h07   « »

    @ Yasmina,

    J’ajoute, qu’aujourd’hui, et face au "printemps arabe", le discours que tiennent les "dominants",( les anciens colonisateurs et toute honte bue, oubliant leurs responsabilités, et se refaisant une virginité), face aux "dominés", c’est celui de Fabius , digne héritier de Guy Mollet et de Miterrand, par ex :

    Au milieu du XXe siècle, au moment des indépendances, le monde arabe a déjà connu une période de bouillonnement politique. Si les Etats ont gagné leur indépendance, les peuples, eux, n’ont pas gagné la leur.

    auquel a répondu très justement A. Gresh :

    Cette vision des indépendances est bien réductrice. Celles-ci n’ont pas seulement été politiques. Les nouveaux Etats ont mis en place des systèmes d’éducation et de santé que le colonialisme avait bien été incapable d’édifier (en Algérie par exemple). D’autre part, ces Etats ont pris le contrôle de leurs richesses naturelles, du pétrole au canal de Suez, ce qui n’est pas rien. Et si les sociétés ont pu évoluer, c’est bien grâce à ces réformes qu’ont permis les indépendances

    Le discours sur la "mission civilisatrice" ne peut plus tenir, alors un autre est en vogue, : droits de l’homme démocratie, intervention humanitaire, et bien sûr toujours "le fardeau de l’homme blanc"...Mais, chez nous, on dit "Fakou" ! et Danger !

    LES MOTS DU « SOFT POWER » DE L’ IMPÉRIALISME

    La pensée occidentale est depuis si longtemps habituée à donner le La et à dire l’alpha et l’oméga. Faut-il le leur reprocher ? Normal, comme on dit, aujourd’hui, chez nous. Ces mots des puissants parlent pour les puissants. Ils leur appartiennent, on ne peut les faire nôtres, sauf à épouser leur cause. Cependant, pour être crus et sans fioritures, les mots de l’ennemi n’en sont pas moins francs. La ligne de partage est donc assez nette qui devrait, en principe, nous éviter de nous égarer en territoire adverse.

    .

    .

  • permalien X :
    14 septembre 2012 @18h17   « »

    Non la révolution en Egypte n’est pas finie.

    Les mainfs devant l’ambassade américaine au Caire et les attitudes de Morsi font partie de cette révolution.

    Le NY Times rappote que Obama est plus inquiét par l’Ègypte que par la Libye et il a raison.

    Egypt May Be Bigger Concern Than Libya for White House

    La réaction tardive ed M. Morsi (aux manifs violentes) intervient après d’autres actions qui ont troublé les responsables américains, de sa décision d’assister à une réunion des pays non alignés à Téhéran et pour son choix de la Chine pour l’un de ses premiers voyages à l’étranger.

    Les choses ne sont plus comme avant.

  • permalien Sarah :
    14 septembre 2012 @18h29   « »

    From behind the scenes, there are some questions that we have to ask the Muslim Brotherhood, when it comes to economic options and choices with the IMF, straightaway, with the World Bank. So I think that on many economic—on other sides, economic sides and political sides, it’s quite clear that, for the time being, there is an agreement between the American administration and the Muslim Brotherhood to try to find a way to deal to one another and to try to find solutions. So, this is why I’m critical of what is happening with the Muslim Brotherhood, not only on the political side, but the economic choices.

    But there is one point which is clear : the United States of America or the Western countries, they don’t have a problem with Islamists as long as they are neoliberal capitalists and promoting the economic order. And the best example is the petro-monarchies. The petro-monarchies, they don’t want democracy. They say there is no democracy in Islam. But they are within the economic system.

    Tariq Ramadan on Democracy Now.

    http://www.democracynow.org/2012/9/...

  • permalien Sarah :
    14 septembre 2012 @18h40   « »

    n Syria, for eight months—and this is why I’m saying it’s not all under control—all the people who are saying, "Oh, it’s all done by the U.S., and it’s a conspiracy." I say, no, in Syria for eight months, President Barack Obama and the European administrations were hoping Bashar al-Assad was going to reform the regime from within, and it appeared that the people were more courageous. They didn’t want him to stay. So they were trying to find opposition and people with whom they can deal, because they had two problems. The driving force of the opposition in Syria was also the Muslim Brotherhood and leftists who were not very much supportive of the Americans. So they were trying to find who are the people with whom we can deal. And it took eight months. Now they want to change the government, but it’s as if they are facing Russia and China, and both are in agreement not to agree on what to do.

    And, in fact, the unsettled situation in Syria could be, in fact, interesting for both sides. And unsettled Middle East, in these times where the people are trying to find their way towards democracy, could be interesting for many reasons—for weapons to be sold, for new geostrategic interests to be protected, and something that we are not talking about, which is the Israeli-Palestinian conflict. The people who are lost in the whole discussion here are the Palestinians. We have demonstrations in Palestine in West Bank. Nobody is covering this. It’s as if they don’t exist anymore. And this is, in fact, central. And Israel is silent. The only thing that we heard once is Mubarak should stay because, if he’s not going to come, we would have Islamists, and then we have the Muslim Brotherhood, and this is what—and then nothing. It’s as if Israel is not playing in the whole run. And I think that this is wrong.

    Add to this a second question, which will be very important for the United States, but also for the European countries, is the new actors. What I’m saying here is the BRIC countries—Brazil, India, China, Turkey, South Africa, Indonesia even, and Russia—are now new actors. Over the last eight years, China multiplied by seven its economic presence and penetration in the Middle East. And if this happens on economic terms and there is a shift towards the East, the relationship between these countries and Israel is completely different from the United States. And it means that the challenges are going to be different, because China is not supporting Israel the way the U.S. are supporting Israel. So we need to have all these factors in mind. I’m trying to analyze this in the book by saying, be cautious, but there is still optimism, because the people now are facing challenges.

    http://www.democracynow.org/2012/9/...

  • permalien Yann :
    15 septembre 2012 @00h22   « »
    La démocratie au Moyen-Orient ?? Surtout pas !!!

    L’exploitation économique des Palestiniens s’épanouit sous l’occupation (Ali Abunimah)

    On apprend, sur le site Angry Arab News, que la dernière version du texte préparant la constitution tunisienne prévoit que :
    "Toutes formes de normalisation avec le sionisme et l’entité sioniste doivent être considérées comme un crime et punies par la loi."

  • permalien Lou :
    15 septembre 2012 @13h40   « »

    Poutine ouvre la porte de Benghazi à Obama
    Par M. K. Bhadrakumar
    Asia Times Online, le 14 septembre 2012, Traduction [JFG-QuestionsCritiques]

    La réaction chinoise est motivée, du moins en partie, par sa colère croissante contre la stratégie américaine d’isolement [de la Chine] dans la zone Asie/Pacifique. Ceci dit, la réalité géopolitique stupéfiante est aussi que la Chine devient progressivement partie prenante dans les changements marquants qui se produisent au Moyen-Orient, y compris l’attraction progressive de la région vers l’islamisme en tant qu’idéologie dominante.

    Le choix spectaculaire opéré par Morsi de rendre sa première visite [de chef d’Etat] à la Chine a mis en évidence que Pékin réussit parfaitement à se positionner du « bon côté de l’Histoire ». Les compagnies pétrolières chinoises obtiennent une présence dans l’industrie pétrolière irakienne ; la Chine se tâte pour effectuer des investissements en Egypte (BP vient juste d’annoncer un investissement de 10 milliards de dollars pour exploiter les réserves égyptiennes de gaz) ; la Chine a des relations de grande envergure avec les pays du Golfe persique (à la fois avec les membres du Conseil de Coopération du Golfe et avec l’Iran). Même les relations avec Israël et la Turquie sont sur la pente ascendante.

  • permalien Ernest :
    15 septembre 2012 @20h13   « »
    Une réaction des chrétiens de Syrie aux manifestations contre le film « L’innocence des musulmans » (extrait)

    Après avoir dénoncé la provocation de l’extrême-droite américaine, « ils [ les membres de l’organisation Syriens chrétiens pour la Démocratie] réprouvent en même temps la manière dont certains ont répliqué à la provocation.

    Ils apostrophent enfin les foules en colère, s’étonnant qu’elles "réagissent avec une telle violence contre un film de moins d’un quart d’heure, alors qu’elles s’abstiennent de toute manifestation lorsque des centaines de Syriens meurent quotidiennement, parmi lesquels des enfants, des femmes et des vieillards, et que les mosquées et les autres lieux saints sont violés et détruits en Syrie".

    Pourtant, "le meurtre d’enfants et de femmes, la destruction de villes et le déplacement forcé de civils ne sont-ils pas, eux aussi, des agissements attentatoires à l’islam et au christianisme ?"

    Les chrétiens de Syrie posent là effectivement une question qui mérite peut être qu’on s’y attarde quelque peu. Les événements de ces derniers jours montrent une fois de plus l’enchaînement pour le moins problématique des provocations religieuses, dans leur version conservatrice chrétienne ou musulmane.

    On sait à quel point le sentiment religieux musulman est lié à celui d’appartenance politique (la protection maternelle – mais ô combien encombrante- de la communauté de l’oumma), favorisant une perception du monde sur le mode de l’affrontement chrétienté/islam.

    Le racisme européen et américain se moule lui aussi de plus en plus sur le modèle de l’islamophobie, avec le soutien enthousiaste du mormon Romney ou de différents démagogues racistes en Europe. Bref, le début du XXIe siècle prend un air de Moyen Âge de plus en plus affirmé. Chacun chez soi, il faut choisir son camp !

    Il est préoccupant au plus haut point de voir les mentalités, en Occident comme en Orient, se conformer aux prévisions réactionnaires de Samuel Huntington, et à quel point le clivage entre exploiteurs et exploités, dominants et dominés, se trouve camouflé par les divers racismes, dont l’Occident est loin d’avoir le monopole.

    Bref la bêtise continue de gagner du terrain, constat que différents posts sur ce blog confirment amplement.

  • permalien Sakhra :
    15 septembre 2012 @20h33   « »

    Ernest, la Vérité :

    Bref la bêtise continue de gagner du terrain, constat que différents posts sur ce blog confirment amplement

    Quand on lit , sous la plume d’Ernest, la Vérité :

    On sait à quel point le sentiment religieux musulman est lié à celui d’appartenance politique (la protection maternelle – mais ô combien encombrante- de la communauté de l’oumma), favorisant une perception du monde sur le mode de l’affrontement chrétienté/islam

    On ne peut que l’approuver !.

  • permalien K. :
    15 septembre 2012 @21h07   « »

    Les chrétiens de Syrie [chassez le naturel...]

    ...

    On - sait à quel point le sentiment religieux musulman est lié à celui d’appartenance politique (la protection maternelle – mais ô combien encombrante- de la communauté de l’oumma), favorisant une perception du monde sur le mode de l’affrontement chrétienté/islam.

    Un cas d’école, vraiment.

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