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La révolution en Egypte est-elle finie ?

lundi 10 septembre 2012, par Alain Gresh

Le samedi 6 octobre reprendra le cycle de l’université populaire que j’organise avec l’Institut de recherches et d’études Méditerranée-Moyen-Orient (Iremmo). La première séance sera consacrée au bilan des révolutions arabes, deux ans après. Après l’enthousiasme qui régnait au début a fait place, très rapidement, un découragement résumé par la formule « Printemps arabe, hiver islamique ». De retour d’Egypte, j’ai pu constater aussi chez beaucoup de protagonistes un assez grand pessimisme. Un journal égyptien à qui je faisais part de mon optimisme m’a demandé d’essayer d’en expliciter les raisons. Je reprends ci-dessous l’essentiel de mon texte.

Le Caire. A chaque voyage en Egypte, depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, une atmosphère de pessimisme règne parmi les révolutionnaires qui ont contribué à cet événement historique. A chaque voyage, tel ou tel interlocuteur m’explique que l’ancien régime va revenir ou que le nouveau sera pire que l’ancien. En juin 2012, alors que l’on attendait dans la fièvre la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle, beaucoup étaient convaincus que le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) n’accepterait pas la victoire de Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans et que, même si ce dernier était proclamé vainqueur, il serait « encadré » par les militaires, sans marge de manœuvre.

Il est important de comprendre ce qui s’est passé durant ces jours étouffants du mois de juin. Dès le soir du second tour, il était clair que Morsi avait gagné. Si la proclamation des résultats a été repoussée, c’est que le CSFA a hésité : pouvait-il, malgré tout, proclamer vainqueur Ahmed Chafik le candidat qu’il avait soutenu de toutes ses forces ? S’il ne l’a pas fait, ce n’est pas parce qu’il ne le voulait pas, mais parce qu’il ne le pouvait pas : une telle décision aurait entrainé des conséquences incalculables et sans doute une nouvelle insurrection populaire. Le CSFA prenait ainsi acte du fait qu’aucun retour en arrière ne serait accepté par le peuple égyptien.

Nombre de révolutionnaires n’ont pas mesuré ce que cette décision signifiait : que le pouvoir militaire était en réalité beaucoup plus faible qu’ils ne le croyaient. Que, malgré toutes ses manœuvres et aussi la répression continue de nombre de mouvements de contestation durant près de 18 mois – avec arrestations arbitraires, jugements de civils devant des tribunaux militaires, torture, etc. – l’ère du CSFA s’achevait.

Sans doute aurions-nous dû le comprendre à ce moment et mesurer que le CSFA serait impuissant face à un président élu démocratiquement par le suffrage universel. Ce qui s’est passé le 12 août (la mise à l’écart du maréchal Tantaoui) n’est, finalement, que la traduction de ce nouveau rapport de forces.

Ainsi, un des principaux objectifs des révolutionnaires après la chute de Moubarak – « que tombe le régime des militaires » – a été obtenu, ce qui ne signifie pas que l’armée ne jouera plus aucun rôle dans la vie politique, mais qu’elle sera en seconde ligne. Si nombre de révolutionnaires sous-estiment ce résultat, c’est qu’ils ont peut-être une vision trop simple de la révolution : les deux semaines qui ont vu le peuple égyptien se soulever au début de 2011, un mouvement qui a soulevé l’admiration du monde, par sa détermination et par son côté pacifique, ont créé l’illusion que le changement radical était facile, que l’Egypte pouvait se transformer très vite. Et donc, que si elle ne changeait pas immédiatement, c’était que la contre-révolution l’emportait.

Mais changer l’Egypte, instaurer un régime démocratique stable, rénover les structures de l’Etat, impulser le développement économique, assurer la justice sociale, demande du temps, des efforts, des luttes continues. Pour prendre une comparaison qui n’est évidemment pas totalement pertinente, les objectifs de la Révolution française de 1789 ont mis un siècle avant de se traduire par une République stable et démocratique (et encore avec beaucoup d’insuffisances). Un parallèle plus proche est celui que l’on peut dresser avec la chute des dictatures en Amérique latine : des régimes démocratiques se sont petit à petit mis en place, mais il a fallu encore dix ou vingt ans pour que des mouvements populaires instaurent des politiques plus favorables aux couches les plus pauvres.

La mise à l’écart du CSFA ne marque pas la fin de la révolution. Et l’élection du nouveau président issu des Frères musulmans soulève des craintes et des inquiétudes, en partie justifiées : se dirige-t-on vers une « frérisation » (ikhwaniyya) de l’Etat ? Seule force vraiment organisée, les Frères musulmans exercent pour la première fois le pouvoir en Egypte et l’organisation, à la fois par sa structure et par son idéologie, peut être tentée par une politique d’hégémonie. Mais en a-t-elle les moyens ? J’en doute.

D’abord, elle ne dispose d’aucun projet pour le pays : son projet économique s’inscrit dans le cadre du libéralisme économique que l’ancien pouvoir a tenté d’imposer ; son projet de politique étrangère s’inscrit aussi dans la continuité, même si le président Morsi a pu prendre certaines initiatives positives, comme ses voyages à Téhéran ou à Pékin. Mais est-il prêt à imposer une politique étrangère indépendante des Etats-Unis et des pays du Golfe ? Une stratégie plus active sur la question palestinienne ?

Or aucune force politique ne peut imposer son hégémonie sur l’Etat si elle ne dispose pas d’un projet clair. « L’islam est la solution », ont proclamé les Frères durant des décennies ; mais maintenant leur gouvernement doit montrer au peuple égyptien comment ce slogan peut se traduire dans le domaine économique ou social, et les Frères ne savent pas comment s’y prendre. Ainsi, les mêmes (les Frères musulmans et les salafistes) qui expliquaient qu’un accord avec le Fonds monétaire international était incompatible avec l’islam, expliquent le contraire aujourd’hui. Ceux qui dénonçaient l’accord avec Israël l’entérinent.

Par ailleurs, qui peut penser que le peuple égyptien qui s’est révolté contre Moubarak accepterait un régime similaire dans lequel les Frères musulmans se substitueraient au Parti national démocratique de l’ancien président ?

Je ne fais d’ailleurs pas de procès d’intention aux Frères musulmans. Ils sont une force politique importante de ce pays et ils sont une partie de la solution aux problèmes de l’Egypte : on ne peut bâtir une démocratie en les excluant comme l’a montré l’expérience des années Sadate et Moubarak. Les intégrer au jeu politique est indispensable. Il faut reconnaître qu’ils ont gagné les élections et il faut tenter, par le dialogue et par la lutte politique, de faire en sorte qu’ils s’impliquent dans la construction de cet ordre démocratique dont l’Egypte a besoin, mais qui n’est qu’un des aspects de la reconstruction du pays.

Le combat politique ne s’arrêtera ni demain ni après-demain. Mais il faut aussi être capable de le mener sur le meilleur terrain, qui n’est pas celui de la religion. La création d’un grand front uni de la droite et de la gauche contre les Frères ne peut que favoriser l’approfondissement d’une ligne de fracture sur la question de l’islam. Le peuple égyptien s’est révolté contre un régime autoritaire, contre la corruption et la pauvreté ; la jeunesse a été un élément essentiel des mobilisations. C’est sur l’ensemble de ces terrains que les révolutionnaires peuvent faire preuve d’imagination : en proposant des politiques de démocratisation de la vie du pays, des transformations économiques et sociales, en défendant en priorité les plus défavorisés ; c’est à ces conditions que pourront transformer profondément les structures sociales du pays, à l’image de ce qui se passe dans certains pays d’Amérique latine. La jeunesse, garçons et filles, qui représente la majorité de la population mais qui reste encore largement marginalisée dans toutes les structures politiques (y compris celles de la gauche), et dans les institutions (de l’administration aux médias), pourrait y contribuer de manière décisive : la relève des générations est une nécessité historique.

146 commentaires sur « La révolution en Egypte est-elle finie ? »

0 | 100

  • permalien Shiv7 :
    15 septembre 2012 @23h25   « »
    Correctif

    Il faut lire :

    Il est préoccupant au plus haut point de voir les mentalités, en Occident comme en Orient, se conformer aux planifications réactionnaires de Samuel Huntington,....

  • permalien Shiv7 :
    15 septembre 2012 @23h51   « »

    X :
    13 septembre @21h27 « 

    Si vous coulez parler de fourmis il doit y avoir d’autres places pour ça. Ici on parle d’hommes et d’hommeries

    Il y est aussi beaucoup question de religions, de révélations divines etc.
    Il est aussi beaucoup question de pétrole, richesse naturelle, pollution, etc.
    Alors même si il est toujours question du rapport de l’homme avec le cosmos, il n’empêche que le dit cosmos à aussi son mot à dire..

    Vous dites des conneries, en mathématique une base ne peut être ni zeo ni 1. En général on utilise la base décimale (1o)

    J’admet que le choix de ce mot peut prêter à confusion, mais en fait je parlait de la base du concept de nombres et non pas de base mathématique.
    Pour que les mathématiques soient concevable il faut déjà avoir des nombres (il existe aussi d’autre concepts utilisables, les figures, les structures, etc)

    Les autres (comme Assad j’imagine) ne vous dérangent pas parceque en apparence vous n’avez été victimes de leurs méfait. Mais vous méprisez ceux qui ont soufert de leurs atrocité de se soulevez contre eux

    C’est quoi de la désinformation (ou je suppose plutôt votre tendance à exagérer) ? Relisez moi et je vous met au défi de trouver une phrase de moi ou je dis que les dictateurs ne me dérangent pas et que je méprise les insurgés.

  • permalien Shiv7 :
    15 septembre 2012 @23h55   « »

    Suite

    Les bénéfice d’une révolution, car c’est bein de ça qu’il s’agit sutout matériels,

    Ça à le mérite d’être franc, moi qui croyait que c’était pour la démocratie (qui du coup devient synonyme de ploutocratie), ou encore pour les nombreux cas de tortures avérées, pour les nombreuses marques de mépris du pouvoir et de leurs vassaux, etc.

    Excusez moi de vous provoquez mais vous me tendez la perche..

    Je sais très bien que la réalité économique est (aussi) importante, et que de voir des dirigeants complètement corrompus sans foutre pleins les poches, alors qu’une partie plus ou moins grande du peuple n’a presque rien, vous réclamiez le transparence et plus de partages.

    Qu’une fois la révolution accomplie le pays se retrouve plus pauvre et souvent divisés entre des forces mondialistes et identitaires, souvent à plusieurs composantes.

    Du coup la révolution disparaît et apparaît le FMI, les identitaires et le peuple au milieu, (le nombre de drones en activité dépendant des rapports de forces en présences..)

  • permalien Shiv7 :
    16 septembre 2012 @00h01   « »

    Suite
    Si on analyse la situation du moyen orient de puis la 1ère guerre du golf jusqu’aux révolutions arabes ce qui tape à l’œil, si on excepte la chute de gouvernements dictatoriaux, c’est la division.
    Ce qui en soi n’est pas étonnant. (vu que des groupes différents peuvent s’exprimer..)

    Ce qui est plus étonnant c’est qu’il y aille eu d’abord toutes ces guerres et ensuite (ou même temps) toutes ces révolutions.., (du coup Ben Laden ou son spectre devient inutile..)

    J’aurais voulu divisé l’orient je m’y serait pas pris autrement.
    Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des gens qui se soulèvent sincèrement et en toutes raisons, (ce qui n’est pas étonnant, avec la mondialisations des mœurs - via la technologie - confrontées à des exaction dictatoriales), au contraire, plus il y en a mieux sa vaut.., pour tout le monde du reste..

    Autre chose étonnante qui va avec la première, est de constater comme la calme règne (ou si ce n’est pas le cas c’est vite réglé..) chez le grand potes du FMI et ses vassaux.
    (Sans parler du rabaissement de la sainte Mecque musulman qui trône de ces mêmes lieux, dont il tout de même formidable de remarquer que c’est là ou l’antagonisme FMI empire du bien/Islam devrait être le plus marqué il l’est précisément le moins..
    C’est du reste amusant de constater que l’on retrouve le même alliage symbolique coté sioniste, la sainte Jérusalem des juifs mêlée au FMI et à l’empire du bien global.)

    En fait on additionne sionisme,wahhabisme, évangélisme et l’on retrouve l’unité perdue des 3 religion du livre..
    Il est clair qu’à ce niveau là il y a communion puisqu’ils misent tous dans la même caisse (FMI)

    Quand on sait le Dieu que cette sainte communions retrouve n’est pas celui du livre mais celui du ploutocrate (démocrate ou non ça n‘a aucune importance à ce niveau là..), près à tout pour promouvoir sa gloutonnerie.

    La loi du plus riche , du plus fort, du plus sordide, du plus malin, tu toujours plus de n’importe quoi, devient le 11 commandements qui annule tous les autres..

    Une forme d’antéchrist qui à pénétré toute la planète..,

    le Un pulvérisé et atomisé, divisé en multiples exponentiels..

    C’est là que devrait apparaître une révolution mondiale..

  • permalien CdQat :
    16 septembre 2012 @14h51   « »
    Article de Laure Mandeville 1/2

    Je ne résiste pas au plaisir de faire partager deux articles du Fig.
    Sur celui-ci Laure Mandeville nous dit que le printemps arabe avait laissé croire à l’émergence d’un Moyen-Orient moins antiaméricain, puisque, c’est bien connu, l’antiaméricanisme est "viscéral" chez les populations arabes. Je ne sais pas qui avait cru à ceci, mais cela relevait plus de la méthode Coué, que de l’analyse.
    Que montre l’analyse ? Que contrairement aux autocrates qui usaient et abusaient de leur "alliance" avec les USA, la rue arabe rejette massivement cette alliance. Les raisons ? Elles ne manquent pas. Cette accommodation des USA avec leur ancien tyran tout d’abord, le soutien à Israël, le fait que pour les USA, 4000 américains morts valent en réponse 300000 morts arabes ou musulmans sans que l’on soit autorisé à s’interroger...
    Donc "antiaméricanisme" oui, si on considère que tout ce qui critique la politique des USA procède de l’antiaméricanisme, viscérale non. L’arabe n’est pas plus "raciste" viscérale que ne l’est le blanc vis-à-vis de l’arabe. Arrêtons de les stigmatiser, de leur imposer une colonisation et un "impérialisme", et ils seront tout à fait à même d’avoir des rapports d’égaux à égaux avec nous.
    Et non la démocratisation des pays arabes ne se mesure pas à l’aune de l’"antiaméricanisme". Cela rappelle BHL qui affirmait que la démocratisation des pays arabes se mesurerait à la capacité des arabes à accepter Israël !....

    La démocratisation des pays se mesure à leur capacité à laisser parler leurs citoyens. Et quand ces citoyens rejettent massivement un pays, que se soit Israël ou les USA, on peut avoir deux actions : écouter leurs arguments, ou leur tirer dessus.
    Pour l’instant ces deux pays ne les écoutent pas et leur tirent dessus.
    En résumé, on peut difficilement dire que cette opinion de la rue arabe est une surprise. Ceci, étant, on fait quoi maintenant ? On continue de leur faire la guerre ? On continue à soutenir les plus rétrogrades des pouvoirs au monde simplement pour museler les opinions ?

  • permalien CdQat :
    16 septembre 2012 @14h52   « »
    Article de Laure Mandeville 2/2

    Sinon, pour Laure Mandeville, les plus grands alliés des US au PO/MO auraient été la Turquie et l’Egypte ? Pour le coup je me demande comment se définit le statut de meilleur allié. Si une alliance se mesure à l’aune des échanges économiques ou de l’aide fournie, dans le premier cas, il s’agit de l’Arabie Saoudite, dans le second Israël. L’Egypte n’a été un "allié" des US qu’à partir du moment elle ne représentait plus une menace pour Israël. Quant à la Turquie, elle a été acceptée dans l’OTAN du temps de la guerre froide pour avoir un pied à la frontière de l’URSS. C’est tout ! Mais la Turquie n’a jamais été l’un des plus grands alliés US dans la région.
    Comme alliés dans la région, les USA préfère le régime le plus rétrograde du monde (l’Arabie Saoudite), ou le plus colonialiste (Israël).
    Le démocrate eut préféré effectivement qu’il s’allie à une démocratie balbutiante comme la Turquie plutôt qu’à ces régimes d’un autre âge...

  • permalien CdQat :
    16 septembre 2012 @15h00   « »
    Edito de Philippe Gélie 1/2

    Dans son édito du 13 sept Philippe Gélie nous dit que "Mohammed Morsi (a) bénéficié de la bienveillance américaine dans son bras de fer avec les généraux."
    En quoi ne pas intervenir dans une élection d’un pays tiers est un acte de bienveillance. Quand la France élit un nouveau président, bénéficie-t-elle de la "bienveillance" américaine ?
    Enfin, on ne peut pas dire que les Etats-Unis, et plus largement l’occident, ont été bienveillants avec la libération des peuples arabes.
    Pendant des dizaines d’années, au nom de la stabilité de la région ; ils ont appuyés les régimes les plus condamnables.

    Aujourd’hui encore, et on le voit dans cet éditorial, le seul critère qui importe est de savoir si un pays est pro ou antioccidental.
    Un pays pro-occidental peut être la pire dictature, ou le pire Etat colonial, l’occident lui sera toujours bienveillant.
    L’Arabie Saoudite a-t-elle le régime le plus rétrograde de la planète, ou la moitié de sa population (les femmes) est clairement considérée comme sous-hommes ? Peu importe, l’Arabie est pro-occidentale, et peut donc envoyer son armée mater dans le sang une révolution chez son voisin Bahreïni.
    Israël est-il le dernier Etat colonial toujours en phase de colonisation ? Qu’importe, c’est un bastion pro-occidental.

    Philippe Gélie demande à l’Egypte de choisir son camp entre la démocratie (sous-entendu alignée sur l’occident), ou al-Qaïda et l’Iran. N’est-ce pas un peu manichéen comme vision des relations internationales ?
    Ce faisant n’enferme-t-on pas les arabes dans un rôle dans lequel nous, occidentaux, les aimons bien ?

  • permalien CdQat :
    16 septembre 2012 @15h01   « »
    Edito de Philippe Gélie 2/2

    Philippe Gélie nous dit enfin que le moment est venu pour les dépositaires des révoltes arabes de défendre la libre parole voire le blasphème. Cela amène deux remarques, Je ne sais pas de quel "moment" il parle, mais les révolutions dans ces pays ont moins de deux ans.
    Faut-il rappeler que la révolution russe date de près d’un siècle et n’est toujours pas finie aujourd’hui. AG rappelle ici que la France a mis plus d’un siècle pour se sortir de la sienne. Dans les deux cas, les mois suivant ces révolutions ont vu la terreur ou la dictature s’instaurer.
    Ce n’est nullement aujourd’hui le cas en Egypte ou en Tunisie.
    Alors certes, et c’est l’objet de ma deuxième remarque, le message que nous envoient ces pays aujourd’hui ne nous plait pas. Mais au moins vient-il de pays qui ont le loisir d’émettre une opinion. Et le moment est peut-être aussi venu pour nous d’être prêts à entendre ce que la rue arabe a à dire à notre sujet.
    Car Philippe Gélie parle de l’occident qui s’interroge sur le soutien aux révolutionnaire, mais c’est bien le principal reproche que nous fait la rue arabe. C’est d’avoir soutenu, et de continuer à soutenir, des régimes indéfendables. Jusqu’à ce que la rue arabe, seule, nous montre quel camp il nous fallait choisir...

  • permalien K. :
    16 septembre 2012 @16h15   « »

    Et moi je persiste à dire que les CdQat et les Gelie ne peuvent être englobés dans un nous.

  • permalien Shanaa :
    16 septembre 2012 @17h27   « »

    Shiv7 : "Il est préoccupant au plus haut point de voir les mentalités, en Occident comme en Orient, se conformer aux planifications réactionnaires de Samuel Huntington,...."

    En plein dans le mille !!! Si j’ose...
    On tente qu’importe quoi pour faire prendre la "mayo" du clash des civilisations !
    Je crois que la "métaphysique" n’est pas le point fort de x : Terra à terra ! Sans connotation péjorative.

  • permalien K. :
    16 septembre 2012 @19h35   « »

    L’Entité sioniste dit que pour améliorer le sort des femmes dans le monde arabe il faut que les yankees obligent la Tunisie d’annuler la partie de la nouvelle constitution tunisienne qui traite l’entité sioniste comme une ennemie.

    The Foreign Ministry official presented the example of Tunisia, which was expected to be moderate despite the rise to power of the Muslim Brotherhood. Several weeks ago Israel’s ambassador to Poland, Zvi Rav-Ner, reported that the Tunisian ambassador to Poland had been called back to Tunisia unexpectedly, ending her posting there. Rav-Ner added that all five women serving as ambassadors of Tunisia in various countries had been recalled at around the same time.

    The Israel embassy in Washington was instructed to report the matter to the State Department and determine whether it was aware of the development. Several days late U.S. officials reported that the measure was technical only, involving the replacement of all ambassadors from the previous regime, and had nothing to do with gender discrimination.

    The Foreign Ministry conducted its own examination and determined that many male ambassadors from the previous regime had not been recalled. "We knew what was happening, but the Americans preferred to find excuses," said the senior official.

    A similar pattern emerged as to Israeli efforts to prevent a clause being added to the new Tunisian constitution outlawing normalization or contacts with Israel. The Foreign Ministry asked the United States to intervene, but was not satisfied by the response. "They told us, ’Don’t worry, it’s going to be all right, the clause will be left out,’ but the clause is still in there," the official said.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

    http://commonsensewonder.blogspot.c...

    Et Human Rights Watch s’inquiète pour les Arabes modérés :

    ... l’ébauche de constitution contient un autre article qui criminalise toute forme de « normalisation » avec « le sionisme et l’État sioniste », ce qui pourrait mener à la répression de formes variées de discours pacifiques et d’échanges avec des citoyens israéliens.

  • permalien X :
    16 septembre 2012 @23h11   « »

    Shiv7

    À mon commentaire :

    Les bénéfice d’une révolution, car c’est bein de ça qu’il s’agit sutout matériels,

    Vous avez répndu

    Ça à le mérite d’être franc, moi qui croyait que c’était pour la démocratie (qui du coup devient synonyme de ploutocratie), ou encore pour les nombreux cas de tortures avérées, pour les nombreuses marques de mépris du pouvoir et de leurs vassaux, etc.

    et Shannaa d’ajoputer :

    Je crois que la "métaphysique" n’est pas le point fort de x : Terra à terra ! Sans connotation péjorative.

    Non vous ne me provoquez pas du tout je sais très bien de quoi je parle. Par contre vous, je pense que vivez dans une autre planète de votre cosmos ou vous bluffez en faisant semblant d’ignorer l’importance de l’économie :

    1. Bouazizi s’est immolé parce que le manque d’argent pour faire vivre les siens lui a enlevé sa dignité, vous connaissez la suite : Le printemps arabe.

    2. Les palestiniens lorsqu’ils sont descendus dans les rues la semaine dernière c’est parce qu’ils commencent à manquer de pain par manque d’argent. Les sionistes par peur de voir cette révolte se transformer en une autre intifada ont demandé à l’USA de débloquer une aide financière pour que les employé de l’AP soient payé..

    3. Les dictateurs détournent l’argent de leurs concitoyens, pour continuer à détourner cet argent ils ne veulent pas lâcher le pouvoir (détournent la démocratie) et torturent ceux qui contestent leur pouvoirs…

    4. la supériorité de beaucoup d’états est du à leurs supériorité économique : avec l’argent ils peuvent éduquer leurs citoyens, les soigner, les protéger etc.

    5. Si vous avez des enfants ou des parents âgés et qu’un jour ils ont faim ou souffrants d’une maladie et vous n’aviez pas d’argent pour les nourrir ou les soigner, ou que vous êtes obligé de mendier pour ça vous allez connaitre la valeur de l’argent.

    6. Vous allez trouver que j’exagère, eh bien non pensez à Bouaziz , si l’argent ne donne pas le bonheur son absence peut être source de malheur.

    Et vous, vous nager dans la métaphysique ? continuez.

  • permalien X :
    16 septembre 2012 @23h58   « »

    Shiv7 :

    Quand dans un de mes post j’avais utilisé les au lieu de des, et de votre aveu vous saviez très bien ce que je voulais dire ; vous vous êtes transformé en donneur de leçon :

    Même si je sais ce que vous voulez dire il n’est pas inutile pour vous à apprendre à mieux vous exprimez

    Mais voilà vous vous admettez que votre choix de mots prête à confusion :

    J’admet que le choix de ce mot peut prêter à confusion

    Pour un donneur de leçon sur la façon de s’exprimer ce n’est pas très fort n’est ce pas ?

    Si on analyse la situation du moyen orient de puis la 1ère guerre du golf jusqu’aux révolutions arabes

    Vous avez bien écrit : révolutions arabes. J’espère au moins que cette fois-ci vous êtes conscient de ce vous avez écrit sinon, pour le donneur de leçon que vous êtes c’est grave. Alors si vos termes étaient bien choisis, on dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

    On discutant du développement humain qui a un rapport avec les soulèvements arabe, vous teniez à parler de cosmos

    C’est ce qu’on appelle une diversion.

    D’ailleurs vous êtes un habitué de diversion, regardez par vous-même en voici qq unes :

    - On parlant du développement humain j’avais cité l’espérance de vie parmi plusieurs facteurs servant à évaluer le niveau de développement :

    Vous m’avez répondu ceci.

    L’espérance de vie ? Je vous rassure avec le clonage nous serons bientôt immortel..

    Cette fois ce n’est pas le cosmos c’est le clonage. Une autre diversion.

    Dans certain pays l’espérance de vie n’est que 4o et qq années et c’est une moyenne. Je trouve que c’est triste mais. Je pense vous devriez avoir des personnes qui vous sont chères ça ne vous déragerait pas de les voir crever aussi jeunes ? Ou est ce que vous bluffez.

    - La corruption des régimes arabes :

    La corruption ? Quoi de plus corrompu que le FMI ?

    à plusieurs reprises vous avez essayé de dévier la discussion sur le FMI,

    La transparence ? Quoi de plus utile pour manipuler et contrôler chaque individu de cette planète ?

  • permalien X :
    16 septembre 2012 @23h59   « »

    La torture des opposants politiques :

    La torture ? Évidement il est plus judicieux de corrompre toutes oppositions plutôt que de la supplicier.

    Le suicides dans les pays arabes (je vous avaixs fournis un document avec des taux (provenent de l’OMS pas du FMI)

    Le suicide ? Les sociétés où il y a le plus de suicides sont précisément les plus avancée, Suisse Japon etc.

    Sur les systèmes de santé vous m’avez : Une autre diversion.

    Si l’un de vos proches était souffrant vous allez peut être abréger ses souffrances en mettant fin à ses jours au lieu de le soigner, et conserver qq cellules de lui pour le cloner. Le clone pourra être d’ailleurs en meilleure santé.

    Oui c’est terre à terre.

    Sur la recherche scientifique vous m’avez répondu par cette diversion :

    La recherche scientifique ?? Ah oui j’oubliait la science technologique c’est Dieu (surtout celle qui nous en fous plein les poches..

    On ne sait pas si vous considérer que la recherche scientifique est un facteur de développement ou non.

    En résumé il me semble que vous manquez de respect pour vos interlocuteurs si vous n’avez rien à dire sur un sujet eh bien dites rien.

    Je vous avais demandé vous sources qui démonternt que le FMI était plus corrumpu que tous ces dictateurs et vos sources sur les taux de suicide :

    Celles du Rhône et du Gange, c’est à leurs eaux que je dois essentiellement ce que je suis et pense..

    Une autre diversion c’est pas très fort.

  • permalien cyril.delmon@gmail.com :
    17 septembre 2012 @16h26   « »

    @K re. : 16 septembre @16h15
    Je ne suis pas sûr d’avoir compris le sens de votre contribution...

  • permalien K. :
    17 septembre 2012 @17h25   « »

    Les CdQat souhaitent le meilleur (une évolution vers une république ouverte démocratique et sociale) aux populations de la région alors que pour les Gelie le meilleur serait encore pire que la prise de pouvoir par des fanatiques sectaires.

  • permalien K. :
    17 septembre 2012 @17h37   « »

    Le président de la commission des Affaires étrangères au Parlement égyptien, le Dr Feda Fahmi Mohammed a dit qu’un groupe agissant comme une cinquième colonne d’Israël dans l’armée égyptienne a été éliminé au cours des opérations dans le Sinaï.

  • permalien K. :
    17 septembre 2012 @18h38   « »

    M. Draper, l’envoyé spécial US au Liban de l’époque, a-t-il préféré que ce soit des Libanais qui le fassent ? L’article sur Sabra et Shatila ne le dit pas.

    M. Draper a ouvert la réunion en demandant que l’armée israélienne se retire tout de suite. M. Sharon a explosé : "Je ne comprends pas, qu’est-ce que vous cherchez ? Voulez-vous que les terroristes restent ? Avez-vous peur que quelqu’un pense que vous avez été en collusion avec nous ? Niez-le. Nous l’avons nié." M. Draper, impassible, a continué à presser pour des signes définitifs d’un retrait.

    M. Sharon qui savait que les forces phalangistes avaient déjà pénétré dans les camps, lui dit cyniquement : "Rien ne se passera. Peut-être que quelques terroristes supplémentaires seront tués. Ce sera dans l’intérêt de nous tous"

    M. Shamir et M. Sharon ont finalement accepté de se retirer progressivement une fois que l’armée libanaise a commencé à pénétrer la ville -. Mais ils ont insisté pour attendre 48 heures (jusqu’à la fin de Rosh Hashana, qui a commencé ce soir-là).

    Poursuivant son plaidoyer en faveur d’un signe d’un retrait israélien, M. Draper a averti que les critiques diraient : "Bien sûr, l’armée israélienne va rester dans Beyrouth-Ouest et ils vont laisser les Libanais aller tuer les Palestiniens dans les camps."

    M. Sharon a répondu : "Alors, nous allons les tuer. Ils ne vont pas en rester là. Vous n’allez pas les sauver. Vous n’allez pas sauver ces groupes du terrorisme international."

    M. Draper a répondu : "Nous ne sommes pas intéressés à sauver l’une de ces personnes." M. Sharon a déclaré : "Si vous ne voulez pas que les Libanais les tuent, nous les tuerons nous-mêmes"

  • permalien K. :
    17 septembre 2012 @19h03   « »

    By allowing the argument to proceed on Mr. Sharon’s terms, Mr. Draper effectively gave Israel cover to let the Phalange fighters remain in the camps....

  • permalien Shiv7 :
    17 septembre 2012 @19h19   « »

    X

    vos sources sur les taux de suicide :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_... ( à dire vrai mes sources ne sont pas réellement celle là, l’affirmation que je défendais est connue de longue dates)

    Pour le FMI :
    Ouvrez simplement vos yeux..

    Pour le reste :

    Une autre diversion c’est pas très fort.

    Puisqu’il semble que mes dires soient soit de la diversion soit de la crapulerie, je vous laisse volontiers à vos certitudes et votre notion de respect des autres..

  • permalien Rouzbeh :
    17 septembre 2012 @19h22   « »

    "PARTIELLEMENT RESPONSABLES"

    (...)

    Dans ses Mémoires, le secrétaire d’Etat, George Shultz, sera le plus sévère : "Les Israéliens ont dit qu’ils entraient dans Beyrouth (...) pour éviter un bain de sang, il s’avère qu’ils l’ont facilité et peut-être même suscité." Pour avoir fait confiance à leurs alliés, écrira-t-il, "le résultat brutal aura été que nous sommes partiellement responsables" de ce massacre.

    En conclusion de son article, Seth Anziska écrit : "La leçon est claire : parfois un proche allié agit à l’inverse des intérêts et des valeurs américaines. Echouer à exercer la puissance américaine pour les défendre peut avoir des conséquences désastreuses." L’important, explique-t-il au Monde, n’est pas que les Israéliens aient "délibérément trompé" les Américains, selon l’expression qu’utilisera le sous-secrétaire d’Etat Lawrence Eagleburger, ou qu’ils l’aient fait par conviction. "L’essentiel tient en la faiblesse diplomatique face à leurs intimidations et aux reculades successives de l’ambassadeur Draper", qui finit par céder sur l’essentiel.

    Obnubilé par son objectif de voir les Israéliens se retirer de Beyrouth, l’ambassadeur accrédite comme réel un fait non avéré – la présence de "terroristes" supposément restés par milliers dans les camps – et accorde à son allié 48 heures de présence supplémentaire dans la ville. "En résumé, il finit par dire aux Israéliens : ’Bon, allez-y, tuez les terroristes, et vous partirez ensuite.’ Là est la faillite diplomatique américaine."

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien K. :
    17 septembre 2012 @19h36   « »

    Qu’est-ce qu’un Moyen-oriental modéré et civilisé dans le vocabulaire de la “communauté internationale” ? Un Moyen-oriental qui se range du coté de l’entité sioniste.

  • permalien Ernest :
    18 septembre 2012 @23h05   « »
    Romney comme symptôme idéologique régressif (parmi d’autres)

    Il semble que les derniers jours apportent leurs nouveaux lots de symptômes idéologiques régressifs.

    Romney réactive le fantasme sadique occidental de la croisade en évoquant le nécessaire « leadership américain sur le Moyen Orient », entre deux provocations sur l’assistanat censé entretenir les classes populaires américaines et le refus de toute forme d’avortement.

    En France les suites de la campagne véritablement néo-pétainiste de Sarkozy se font sentir, avec une partie de plus en plus importante de la société conquise par l’éternel triptyque bourgeois : travail, famille, patrie. Sur fond de racisme triomphant.

    Un article bien instructif sur les droits des femmes en Egypte montre une régression telle qu’on en arrive à des faits divers de l’ordre suivant : un homme a été tué à Suez pour avoir tenu la main de sa fiancée dans la rue ; des femmes voilées à Nasser City ont agressé physiquement d’autres femmes non voilées faisant leurs courses. L’ordre moral islamique règne.

    Un symptôme me semble particulièrement frappant, c’est le mépris de plus en plus affiché pour la science, et, disons-le, pour la raison de manière générale, aux Etats-Unis comme ailleurs.

    Je cite un passage d’un très intéressant article sur la question :

    « Depuis 2008, sous l’influence du Tea Party, on a parfois le sentiment qu’un nouveau pic a été atteint, avec le glissement général à droite du parti républicain. Le célèbre humoriste Steven Colbert avait forgé le terme de "truthiness" pour décrire la logique des politiques de l’ère Bush. La "truthiness", qu’on pourrait traduire par "véritabilité", c’est ce qui DOIT être vrai parce qu’on le sent avec ses tripes ou son cœur. C’est donc le contraire d’un raisonnement construit. Et voilà qu’aujourd’hui la vision républicaine de la Science est imprégnée de "truthiness". Les luttes créationnistes l’avaient probablement préfiguré, les débats sur le réchauffement climatique l’ont cristallisé et généralisé. Désormais, on dépasse l’ignorance simple de la science, il s’agit de systématiquement critiquer et contester tout résultat scientifique qui ne correspond pas au sens commun, voire de fabriquer ses propres résultats ».

    Il y a une citation de Sigmund Freud qui peut éclairer ce mouvement historique de fond : « L’argument jungien […] repose sur le postulat bien trop optimiste selon lequel le progrès de l’humanité, de la culture, du savoir se serait accompli en ligne droite, sans interruption. Comme s’il n’y avait jamais eu des épigones, des réactions et des restaurations après chaque révolution, des générations renonçant par un pas en arrière aux acquisitions d’une génération antérieure ».

  • permalien Thermopyles :
    18 septembre 2012 @23h41   « »

    ce post fait référence à votre analyse pertinente, même si au départ le sujet n’en est pas le même. Cordialement
    http://blog.thermopyles.info/post/2...

  • permalien X :
    20 septembre 2012 @10h17   « »

    Shiv7

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_... ( à dire vrai mes sources ne sont pas réellement celle là, l’affirmation que je défendais est connue de longue dates)

    Pourquoi Vous donner une source pour dire ensuite qu’elle n’est votre source ?
    Vous dites défendre une affirmation connue de longue date, le hic c’est qu’il s’agit de statistiques annuelles qui ont le défaut d’être annuelles, donc de changer de temps en temps !

    Concernant des sources sur la corruption du FMI (plus que les pays arabes) vous me répondez :

    Pour le FMI :
    Ouvrez simplement vos yeux..

    Si je comprends bien vous n’avez aucune source à donner sur la corruption du FMI.

    On peut reprocher bien des choses au FMI, mais d’être plus corrupu que les pays arabes !

    Est ce que vous voulez vraiment parler de corruption ? Est ce qu’il s’agit de cette corruption :

    La corruption est un comportement pénalement répréhensible par lequel une personne (le corrompu) sollicite, agrée ou accepte un don, une offre ou une promesse, des présents ou des avantages quelconques en vue d’accomplir, de retarder ou d’omettre d’accomplir un acte entrant d’une façon directe ou indirecte dans le cadre de ses fonctions.

    La corruption est un crime qui profite à des individus ? Quels sont les personnes corrumpues du FMI ?

    Est ce que vous savez de quoi vous parlez, ou c’était juste une autre diversion pour éviter de parler de corruption des régimes arabes ?

  • permalien X :
    20 septembre 2012 @10h31   « »

    Shiv7
    Suite :

    Puisqu’il semble que mes dires soient soit de la diversion soit ...

    Sincērement, ne trouvez vous pas que vous dēviez les discussions sur d’autre sujets de façon quasi systēmatique. Relisez vous un peu, ça peut vous aider à vous améliorer.

  • permalien CdQat :
    20 septembre 2012 @12h33   « »

    @X
    Ah ! Shiv et ces écrans de fumée ! En un temps nous avons eu une discussion sur l’universalité de certains droits fondamentaux, et nous en étions arrivés en particulier à la mutilation des enfants, que cela ne me dérangerait pas d’interdire tout autour de la terre.
    J’avais eu en retour un avis de ne pas se prononcer, non pas parce que Shiv est d’accord pour qu’il y ait des raisons à mutiler des enfants (j’ose espérer que ce n’est pas le cas…) mais parce que l’universalisme ne peut-être, à ses yeux, que colonialiste.
    Allez, pour le fun, je vous renvoie à un retour que j’avais eu qui m’avait laissé dans un puits de perplexité…
    Bon courage !

  • permalien K. :
    23 septembre 2012 @14h57   « »

    Interview de Mohamed Morsi dans le NYTimes.

    Entre autres le président de l’Egypte demande de véritables relations d’amitié avec les Etats-Unis, c-a-d qui ne résument plus à des ordres yankees.

    J’ai trouvé les réactions de nombreux lecteurs locaux encore plus intéressantes que l’article lui-même : comment ce bougnoule ose-t-il exprimer sa façon de voir les relations avec les Etats-Unis ?

  • permalien K. :
    23 septembre 2012 @14h58   « »

    ... qui ne se résument plus

  • permalien K. :
    23 septembre 2012 @15h11   « »

    Adam Curtis de la BBC a sorti des archives un reportage de 1982 sur l’Egypte, après l’assassinat de Sadate en 1981.

    L’équipe voulait comprendre pourquoi il y avait eu 2 pelés et 3 tondus aux funérailles de Sadate alors que depuis 1977 la presse occidentale, en particulier les NYT et autres WAPO, présentait le personnage comme le sauveur bien-aimé de son peuple.

    ...

    Le documentaire (...) raconte l’histoire de la présidence de Sadate - et comment les réseaux de télévision américains ont créé une vision imaginaire de l’homme en tant que sage leader démocratique qui avait ouvert l’économie égyptienne au marché libre, et était aimé de son peuple pour avoir fait la paix avec Israël.

    Comme le film le montre - c’était une illusion complète.

    Et quand cette image a été présentée au peuple égyptien ils ont été en colère et choqués.

    Et le film présente des arguments convaincants disant que c’était cette colère qui a contribué à la décision d’assassiner le président.

    ...

  • permalien Sarah :
    23 septembre 2012 @17h56   « »

    Egypt’s Mursi says Iran is vital to ending Syria’s crisis

    http://www.worldbulletin.net/?aType...

  • permalien K. :
    24 septembre 2012 @21h35   « »

    La situation au passage de Rafah reste la même qu’au temps de Moubarak.

    http://www.maannews.net/eng/ViewDet...

  • permalien platon :
    25 septembre 2012 @15h39   « »

    Non la révolution égyptienne n" est pas terminée tant qu’il restera un seul Ministre ,haut grade de l"ancien gouvernement !!!!! Les occidentaux ont intaller ces dictateurs sanguinaires pour leur intérêts nationaux , et ils installerons de nouveaux ,les même hommes, pour garantir leur tranquillité et leur avoirs au détriment du peuple Égyptien , il n’y qu’ à voir les postes clé qui sont distribues aux sociétés occidentales : la révolution à pour but de faire changer les choses non de faire une continuation du même gouvernement , le chemin sera difficile pour ce peuple fragilise par cette guerre interne ou beaucoup de famille sont impliquées dans cet imbroglio religieux et ou la marge de man oeuvre est très étroite vu la crise économique sous la tutelle du F M I .

  • permalien Sakhra :
    29 septembre 2012 @19h25   « »

    Il y a 42 ans, disparaissait un Grand : Le Président Nasser...

    Commémorant cette date, les Nassériens dispersés entre plusieurs partis ont décidé d’unifier toutes les tendances en créant un grand parti : le Parti Nassérien.
    http://almayadeen.net/ar/news/egypt...
    Bi ettawfik, in challah !

  • permalien Radia :
    29 septembre 2012 @20h19   « »

    @Sakhra

    bi attawfik ya Masr !

    Moi aussi, je suis fiere d etre Arabe-Amazighe, Maghrebine et nasserienne.

    Cordialement

  • permalien Sakhra :
    29 septembre 2012 @20h51   « »

    @ Radia,

    Radieuse, comme une Arabe-Amazighe....Maghrébine et Nassérienne !!

    Merci .

  • permalien Radia :
    29 septembre 2012 @21h15   « »

    @ Sakhra

    Je ne manque jamais de lire Journal dipomatique et surtout les debats sur ses blogs. Malheureusement, le francais n est pas ma premiere langue qui m aurait permis d intervenir comme toi sur le Diplo. Nonobstant, je me defoule, le faisant sur Demain Online qui ne m a jamais censure, malgre les circonstances internationales et celles du Grand Maghreb.

    Profitant de ce premier contacte, je vous salue tres sincerement, vous souhaitant tout le courage intellectuel qui devrait accompagner vos interventions qui sont lues et jugees tres constructives.

  • permalien K. :
    25 octobre 2012 @18h55   « »

    ....la “lettre amicale” adressée par le président égyptien Mohammed Morsi à son homologue israélien Shimon Peres. Une initiative qui a fait couler beaucoup d’encre dans le monde arabe et qui “coule” un peu plus les Frères musulmans aux yeux de l’opinion.

    http://cpa.hypotheses.org/3963

    Dans un premier temps, les Frères musulmans ont nié l’existence de cette missive, qualifiée de « fabrication sioniste visant à ternir l’image du président Morsi aux yeux de son peuple », selon Gamal Hechmat, cadre de la confrérie. Une dénégation qu’a fait taire la confirmation de l’authenticité de la lettre par le porte-parole de la présidence, Yasser Ali, ...

    http://hebdo.ahram.org.eg/NewsConte...

    Le bon coté est que c’est un démenti cinglant à la fabrication sioniste qui veut que le Hamas veut jeter les sionistes à la mer.

  • permalien K. :
    25 octobre 2012 @19h30   « »

    Dossier torture en Egypte.

    http://hebdo.ahram.org.eg/Category/...

  • permalien K. :
    22 novembre 2012 @19h03   « »

    Un nouveau pharaon ? Si oui je dis que la durée de son règne sera la plus courte de l’histoire égyptienne.

    Soit dit en passant, pourquoi les dirigeants arabes et africains finissent-ils par se voir Jupiter dans la glace quand ils ont l’appui des yankees ?

  • permalien K. :
    22 novembre 2012 @19h37   « »

    L’opposant Mohammed ElBaradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix, a accusé M. Morsi de se proclamer « nouveau pharaon ».

    « Aujourd’hui, Morsi a usurpé tous les pouvoirs et s’est proclamé nouveau pharaon d’Egypte. Un énorme coup porté à la révolution qui pourrait avoir d’épouvantables conséquences », a écrit M. ElBaradei sur Twitter.

    http://www.liberation.fr/monde/2012...

  • permalien Sakhra :
    22 novembre 2012 @20h52   « »

    Egypte : Mohamed Morsi renforce ses pouvoirs et limoge le procureur général

    Le président peut prendre toute décision ou mesure pour protéger la révolution, a annoncé le porte-parole de la présidence, Yasser Ali, donnant lecture d’une déclaration constitutionnelle à la télévision.

    Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois émises par le président sont définitives et ne sont pas sujettes à appel, a-t-il ajouté.

    Effarant !

  • permalien K. :
    23 novembre 2012 @22h16   « »

    Nathan J Brown soulève l’hypothèse d’un Morsi Cincinatus (qui ne prendrait les pleins pouvoirs que le temps d’assurer la démocratie.)

    ... the substance of the decisions is not all bad news for those who hope for a democratic transition. The prosecutor-general who has been dismissed was an old-regime holdover trusted by few people. The constituent assembly, constantly threatened with dissolution by court order, was working in a manner that seemed to deepen divisions....

    Hypothèse que ne soulève pas Sophie Pommier.

  • permalien SadcitizenShanaa :
    23 novembre 2012 @22h36   « »

    Sakhra : "Effarant !"

    Pourquoi ?
    Il faut respecter les urnes et attendre ce qu’il va faire ! C’est ça la démocratie non ?

  • permalien Sakhra :
    23 novembre 2012 @22h46   « »

    A mon avis, Morsi est loin de vouloir jouer le rôle d ’un Cincinnatus.

    Il a bien déclaré que c’était pour protéger la "révolution", mais quelle "révolution" ?

    A mon avis, en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains, ce n’est pas protéger la révolution , pour moi, ça ressemble plutôt à un coup d’Etat...

  • permalien SadcitizenShanaa :
    24 novembre 2012 @00h05   «

    Morsi a dit qu’une opposition ne lui fait pas peur ! Il a affirmé qu’il voulait qu’il y ait une opposition et que les droits seraient préservés !
    Attendons et voyons ce qu’il va faire de ces changements ! Un peu comme les américains qui attendent ce qu’Obama va faire de son mandat ou les français qui attendent ce que fera Hollande !
    Ni les états-uniens ni les français sont dans la rue à tout casser ! Ils sanctionneront ou pas lors des élections !

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