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Grand Meccano dans l’armement

jeudi 13 septembre 2012, par Philippe Leymarie

Sur le papier, la fusion EADS-BAE serait l’opération du siècle : un mariage de géants entre le constructeur franco-allemand d’Airbus – une success story européenne – et la principale entreprise britannique d’armement, qui a ses entrées auprès du Pentagone américain. Et la naissance d’un titan : l’avènement de ce ménage européen à trois – en forme d’union sacrée contre Boeing – pourrait entraîner une série de restructurations dans une industrie européenne de l’armement qui s’épuise à fabriquer, en ordre dispersé et sur une base essentiellement nationale, des modèles concurrents de chasseurs, blindés, navires ou sous-marins…

Dans l’immédiat, ce rêve de naissance d’un leader mondial de l’aéronautique et de l’espace est plutôt créateur… de pagaille. Jeudi 13 septembre au matin, le titre EADS dégringolait à nouveau à la bourse de Paris (- 8 %). Dans une note, la banque d’investissement américaine Citi fait valoir « qu’étant donné la performance d’EADS depuis le début de l’année, le risque associé à la fusion potentielle avec BAE plus concentré sur les activités de défense et la remontée de l’euro contre dollar, nous estimons que le moment est opportun pour dégrader la valeur ». Et donc pour se défaire de ses actions EADS.

BAE, qui avait bénéficié d’une embellie lors de l’annonce, mercredi 12 septembre, a également perdu plus de 6 % à la mi-journée ce jeudi – le tout faisant l’effet d’une douche froide sur les deux partenaires en quête de fusion. Commentaire, toujours de Citi : « Nous pensons que les synergies pourraient être difficiles à concrétiser pour le nouvel ensemble, vu notamment la nécessité de séparer certaines activités sensibles » – une allusion aux liens privilégiés qui unissent le britannique BAE au Pentagone américain. La banque ajoute que « le défi (décrocher des contrats avec la défense américaine, premier pourvoyeur de contrats militaires au monde) sera difficile à relever pour le nouvel ensemble ».

Prudence des donneurs d’ordre

L’annonce de ce projet d’alliance – via des indiscrétions répercutées par l’agence Bloomberg – semble d’ailleurs avoir pris de court les « donneurs d’ordre », qui restent prudents :

- le gouvernement allemand n’a pas encore donné son feu vert à la fusion, même s’il semble soutenir en sous-main l’initiative de l’actuel patron d’EADS, l’allemand Tom Enders (qui a succédé en juillet au français), qu’on dit soucieux de se dégager de la dépendance à l’égard des Etats actionnaires ;
- Daimler, le constructeur automobile allemand, détenteur de 15 % du capital d’EADS (et de 22,35 % des voix) a indiqué qu’il prévoit toujours cette année de réduire sa participation dans le groupe ;
- le groupe français Lagardère (7,5 % du capital, mais en voie également de se désengager) veut d’abord « s’assurer que toutes les conséquences du rapprochement ont été prises en considération » ;
- le ministre français de l’économie, Pierre Moscovici, s’est exprimé en termes laconiques, assurant qu’il se prononcerait « le moment venu, en vertu des conventions en vigueur » ;
- son collègue ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, n’a souhaité faire aucun commentaire sur France Inter, jeudi 13 septembre, pour « préserver la confidentialité d’une négociation géostratégique très importante ».

A contre-courant

Le mariage est plutôt inattendu, comme l’explique – entre autres – le Financial Times, pour qui BAE aura fait « une volte-face stratégique complète ». Le quotidien britannique pointe les nombreux obstacles dressés sur la route de l’union, et le temps qu’il faudra de toute façon pour les lever. Il est vrai que ce projet de rapprochement est à contre-courant, l’heure étant plutôt à l’euro-scepticisme au Royaume uni, et jusqu’à un certain point en France et en Allemagne.

Rien n’avait transpiré sur le sujet, en début de semaine à Brest, dans les couloirs de l’Université d’été de la défense où des centaines de parlementaires français et européens, ainsi que des industriels et militaires n’avaient pas manqué, comme à l’ordinaire, de s’interroger sur l’incapacité de l’Europe à mettre en œuvre une politique de défense commune et crédible, et sur son impuissance à mettre de l’ordre dans une industrie de l’armement affaiblie par la baisse générale des budgets de défense des Etats, et qui reste cependant morcelée et organisée sur un mode essentiellement national. L’annonce, dans cette enceinte, de tractations franco-germano-britanniques sur un futur groupe aéronautique commun aurait sans doute été mise sur le compte de « l’esprit de Lancaster House » – qui a permis depuis deux ans la relance de la coopération franco-britannique en matière de défense.

Loin devant Boeing

EADS, qui a notamment enchaîné les succès civils (Airbus, Eurocopter, Astrium), peinait sur le secteur défense, avec le « boulet » Eurofighter (partagé, déjà, avec BAE), les retards de l’A400M, un échec sur les drones, des réorganisations successives, sans parler de la perte du marché des avions-ravitailleurs de l’US Air force, et du déficit dû à l’euro fort (alors que les transactions aéronautiques s’exécutent en dollars).

Le groupe ainsi constitué serait vraiment tripartite, les deux poids lourds militaires européens se retrouvant adossés à « la » puissance économique du continent, avec une structure mixte civilo-militaire permettant de jouer sur les synergies, et de manœuvrer entre les cycles industriels assez différents de ces deux secteurs. Le tout avec une clé de répartition « réaliste » du capital (60 % pour les actionnaires d’EADS, 40 % pour BAE), d’un montant conséquent de 38 milliards d’Euros, avec un chiffre d’affaires de 72 milliards d’Euros, et un effectif de 220 000 emplois, qui le placeraient loin devant Boeing.

Au nombre des obstacles qui se dressent sur la voie d’un rapprochement :

- l’action préférentielle de type « golden share » dont dispose l’Etat britannique (qui lui donne un droit de veto) au sein de la société BAE, et son accord spécial avec le Pentagone ;
- l’existence de filiales en France, Espagne et Allemagne d’EADS ;
- le contentieux déjà ancien entre Français et Allemands pour respecter une égalité stricte des deux Etats au sein du capital d’EADS.
- le fait que les deux groupes sont complémentaires, mais aussi partiellement concurrents : leur addition peut ainsi aboutir… à une soustraction, en tout cas de personnel – ce que ne manquent pas de redouter les syndicats.

Abandon du régalien

Fabrice Bréguier, qui dirige Airbus, a fait savoir que ce rapprochement – s’il se confirme – « ne devrait pas avoir de conséquences sur les personnels, les programmes et l’organisation de sa société », membre du groupe EADS, et rappelé que BAE est un ancien actionnaire d’Airbus (à 20 %), et travaille étroitement depuis toujours avec EADS sur plusieurs projets aéronautiques majeurs (la gamme Airbus, l’Eurofighter, etc).

En revanche, si cette fusion aboutit, le français Dassault, constructeur aéronautique privé mais « national », se retrouvera bien seul, à moins qu’il ne fasse alliance avec Thalès (ex-Thomson) et Safran (ex-SNECMA) - les deux autres gros opérateurs français de défense.

Reste l’inconnue du poids de l’Etat, notamment français, dans la structure future : la question intéresse les syndicats (rapport à la sécurité de l’emploi) et tous ceux qu’inquiète un abandon du régalien au profit du privé, et de la souveraineté au profit d’une supranationalité mal encadrée. Il serait question d’un système de « golden share » (comparable à celui qui existe déjà à BAE pour le gouvernement britannique ) : il permettrait aux Etats actionnaires, de toute façon minoritaires dans ce Meccano industriel, de bloquer une décision si leurs intérêts majeurs étaient en jeu. Mais, dans ce cas, il y aurait trois possibilités de veto...

16 commentaires sur « Grand Meccano dans l’armement »

  • permalien morse89 :
    14 septembre 2012 @14h02   »
    Grand mécano dans l’armement

    Eh oui, l’armement, d’où vient-il et où court-il ? Les alliances de constructeurs d’armes léthales sont encore fragiles vu la situation globale/économique très changeante. Même Dassault ne sait pas trop encore où placer ses investissements dans la mort et la sécurité des bourreaux. Il voudrait bien vendre ses oiseaux de la mort faits pour exterminer certaines populations cibles.

    L’armement :
    Prenons l’exemple de l’attaque contre le consulat de Benghazi, il vient à point pour illustrer des aménagements de la politique atlantiste depuis la guerre d’Irak et la débandade de la guerre d’Afghanistan.

    Ce qui est en train de se passer en Lybie et Syrie :
    Il n’y a pas de doute que les wahabistes et autres salafistes, ainsi que AQMI ont été instrumentalisés par les services spéciaux rattachés aux ambassades US+GB+française. Pour rappel, fin 2010, un émissaire spécial de la CIA Franck Wisner Jr (ayant comme par hasard des liens familiaux avec Sarkozy) est venu de toute urgence en Egypte pour sauver l’armée égyptienne ultra corrompue tout en lâchant Moubarak (leur ancien protégé) au moment où les manifestations contre Moubarak prenaient de l’ampleur. Une petite visite aux consulats de Benghazi pour préparer la sédition contre Khadafi a du se faire à ce moment-là (vers septembre/octobre 2010) et commencer la manoeuvre de division du pays. Ce qui se passe en Syrie est du même tabac, en s’appuyant cette fois sur les divisions religieuses, toujours avec Israel en sous main. Peu importe le nombre de morts, ce sont de toutes façons des peuples déjà liquidés virtuellement dans les plans prévisionnels du Grand Projet Moyen Oriental Etatsunien.
    Ces gens formés au chaos armé (coalition d’occidentaux en majorité) qui préparent des coups d’Etat un peu partout sont partisans du "chaos créateur", sauf que maintenant le chaos s’est retourné contre eux, la Sainte Bible et la Torah n’y pourront rien. Vae victis, mais l’histoire continue avec ce recul dans les ténèbres.
    Bravo les néocons, bravo les ultrascons, bravo l’Union Multi Pègre française.

  • permalien Shanaa :
    14 septembre 2012 @21h17   « »

    L’article est trop "technique" pour moi, mais je suis d’accord avec le commentaire de morse89.
    Si l’industrie de l’armement est en difficulté, le chaos mondialisé doit surement réjouir ces vampires !

  • permalien lydie martin :
    15 septembre 2012 @13h22   « »

    chapeau ô les gars

  • permalien Anton :
    16 septembre 2012 @15h25   « »
    La course continue..

    La course à l’armement continue, mais une question reste, à quel prix ?

    La création d’armes de plus en puissante est une compétition internationale dont les seules préoccupations sont le nombre de mort que l’on peut faire avec la dernière arme imaginable ?
    Bien triste projet pour l’avancée de notre civilisation..
    À quand comprendra-t-on que nous sommes sur un espace fermé ? Qu’une bombe nous affecte tous, dans n’importe quel camp qu’elle tombe ? Que la destruction de nos ressources ce fait sentir de plus en plus ? Nous devrions peut être nous préoccuper du messages des scientifiques plutôt que de celui des compagnies d’armements pour se rendre à l’évidence qu’à ce rythme là, on s’engage dans une pente qui n’en finira pas de ci-tôt. Que l’élite dominante assène des grands coups dans ses propres bases, les populations. 1 personne sur 6 souffre de malnutrition dans le monde. Laissons plutôt pousser des potagers sur le bout de nos canons. Ouvrons les yeux sur l’oppression généralisé, rendons nous comptes que dette, chômage, militarisation des nations, guerres, privatisation de toutes ressources naturelles, jusqu’à l’eau, jusqu’à déposer des brevets sur les plantes pour toujours plus de profit ne mène qu’à la révolte.. Et que les révoltes dérapent, pour plus de mort encore et toujours, et plus d’armes vendues.. Que le système dominant ne permet pas de de tendre vers une "démocratie", mais nous en éloigne. Que chaque homme qui meurt sous les balles d’un autre nous enfonce plus profondément dans la haine, la violence, la destruction. Opérons un éveille des consciences. Parce que demain, nos enfants naitrons dans la peur de leur voisin, du monde, de la vie. Comme disait Nietzsche : "Il y a un dicton que les mères chinoises enseignent à leurs enfants : Siao-sin — fais ton cœur tout petit. Telle est la tendance fondamentale de toutes les civilisations sur leur déclin. La première chose à quoi un ancien grec pourrait nous reconnaître, nous Européens, ce serait notre habitude de nous « faire petits »".
    Faisons entendre notre voix. Dans la non-violence. Simplement faire passer un message, car le changement ne viendra pas d’en haut, mais bien de tout en chacun : "Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde" Gandhi.

    Cordialement, en vous souhaitant une bonne journée,
    Anton.

  • permalien Shanaa :
    16 septembre 2012 @22h18   « »

    Petit rappel aux peuples engourdis d’occident :

    Bilan de la Seconde Guerre mondiale :

    Ce conflit fut le plus coûteux en vies humaines de toute l’histoire de l’humanité. On recense plus de 55 millions de morts (dont 39 millions d’Européens)86avec plus de victimes civiles que militaires. L’URSS a payé le plus lourd tribut avec plus de 26 millions de victimes (26 600 000 en réalité), civils et militaires (14 % de sa population).
    Des peuples entiers sont presque décimés : les trois quarts des Juifs d’Europe ont péri par suite du génocide. Le plus terrible s’est produit en Europe centrale et orientale : la Pologne a perdu 18 % de sa population, la Yougoslavie plus de 10,6 %. Combats, pillages, terres brûlées et sabotages ont ravagé l’économie. Les populations sont démunies.

    Soulignons : Le plus couteux en vies humaines depuis toute l’histoire de l’humanité !!!
    Des civils comme aujourd’hui, en Irak par exemple !

  • permalien arndebian :
    17 septembre 2012 @14h38   « »
    So far, so good

    Quand on lis morse89, Anton ou Shanaa on se dit que le niveau du blog s’est bien améloré, c’est tout de même mieux qu’ailleurs ...

    On tue, on massacre sur des échelles toujours plus grande et la principale préocupation de nos sociétés est de savoir combien ça rapporte.

    Lorsqu’il s’agira de réarmer en vu de la guerre contre le “number-one geopolitical foe” (l’URSS ainsi nommée par le "président Rommey" ou bien la Russie pour les autres) peut être que l’on pensera à autre chose en voyant les nukes arriver sur nous, européens.

  • permalien Yvan :
    18 septembre 2012 @07h06   « »

    Russie réarmement : Poutine relance la guerre froide

    "On prétend parfois que la renaissance du complexe militaro-industriel est un joug pour l’économie, un poids insurmontable qui aurait en son temps ruiné l’URSS. Je suis convaincu que c’est une profonde erreur", écrit l’ex-agent du KGB.
    "Le renouveau du complexe militaro-industriel va devenir une locomotive pour le développement des secteurs les plus divers", affirme l’homme fort de la Russie, quasi-assuré de revenir le 4 mars au Kremlin.


    Xénophon l’éternel...

  • permalien arndebian :
    18 septembre 2012 @11h52   « »
    La guerre froide aime la course à l’armement, le capital aussi.

    > Yvan. L’article est très mauvais, que des extraits que l’on peut interpréter comme cela peut arranger certains marchants de canons, aucun explication, aucun historique.
    un peu mieux ici :
    http://www.dedefensa.org/article-mo...

    Ce n’est pas Poutine qui a installé les euromissiles ABM, ou les bases US justes à leur frontière, donc ce n’est pas lui qui est à blamer pour cette nouvelle guerre froide qui commence.
    Cela fait des années les tous les officiles russes crient à qui veux bien l’entendre que le réarmement de l’Otan déclancherait une nouvelle course à l’armement.

    On y est.

    Qui est surpris ?

    Qui est déçu ? Certainement pas Lockheed Martin, Boeing ou BAE ...

    Alors on fait quoi maintenant ? La guerre, quelle bonne idée !

    A force de massacrer au quatre coins de la Terre, peut être que l’on ne sait plus rien faire d’autre, mais cette fois il faudra en payer le prix ; au moins ce sera der de der, la vrai.

    Bonne journée

  • permalien Shanaa :
    18 septembre 2012 @16h16   « »

    arndebian. Ce n’est pas Poutine qui a installé les euromissiles ABM, ou les bases US justes à leur frontière..."

    C’est tout à fait juste !
    De plus, l’unilatéralisme et l’ultra bellicisme, sur fond de recession , de la seule "super-puissance fait peur. C’est bien cette politique de aveugle et unilatérale qui pousse au réarmement !
    Dans ce contexte, la Russie et la Chine peuvent s’allier aux puissances émergentes pour un rééquilibrage de la terreur. Au regard de ce qui se passe au moyen-orient et dans une partie de l’Afrique, endiguement du chaos actuel s’impose.
    A moins que le chaos soit volontairement orchestré !

  • permalien Frédéric :
    4 octobre 2012 @10h46   « »

    Je rit jaune devant des commentaires montrant l’ignorance des faits et de l’Histoire de notre monde.

    Les années 2000 sont les moins ’’létales’’ depuis les années 1840 ! Et oui, c’est comme ca, on risque plus de faire poignarder par un voyou que de sauter sur une bombe, et encore plus de risque de se suicider suite à une dépression.

    Faut il rappeler à tous ceux qui critiquent les ’’marchands de canons’’ que plus elles sont ’’sophistiqué’’ moins elle font de ’’dégâts collatéraux’’ ?

    Les armes les plus meurtrières actuelles sont... roulement de tambours... les antiques AK-47 en circulation en millions d’exemplaires - ! Le dernier génocide en date à était perpétré par des coupes coupes ’’made in Egypt’’ à 10 € pièce, non par des missiles de croisière à X millions d’euros.

    Pourquoi donc dépenser 50 000 $ dans un M982 Excalibur à guidage GPS alors que des bêtes obus de 155 mm coute moins de 1 000 $ ? Pourquoi donc des milliards sont dépensé dans le armes à létalité réduite en Occident ?

    Quand à Dassault, cela lui rapporte plus d’argent de vendre des avions d’affaires à des biznessman que de construire des avions d’armes.

  • permalien platon :
    12 octobre 2012 @18h08   « »
    Le vert liberateur

    Les américains,feront tout pour torpiller les alliances EADS-BAE ,le chaos de l’industrie européenne ;nous voyant les résultats avec l’Irak ; Dassault tourne avec des subventions de l’État ; c’est à dire nous !!!!! pas d’avions vendu , ( machine de guerre) Les ricains font le ménage partout ou leurs intérêts sont menaces (Attila du 3ieme millénaire ) là ou il y à un espion français ;100 espions de la CIA sont sur place avec la planche à billet Le papier Vert comme disent les africains : l"Euro "Makach bueno" Et par dessus tout cela le MI5 anglais ne joue pas la carte Européenne pas fou les rosbif ,ils ont garder leur monnaie ; Le grand Sam veille sur leur livre !!!! Pourquoi ne ferions nous pas de même ? Nos grands Argentiers sont ils à la solde des Ricains !!!! je ne mettrais pas ma main à couper !!!

  • permalien Frédéric :
    20 octobre 2012 @00h32   « »

    Les américains n’ont pas eu à intervenir pour ’’couler’’ le mécano. Les européens l’ont fait tout seuls comme un grand.

  • permalien platon :
    23 octobre 2012 @11h54   « »

    Les RICAINS ont plus de 750 bases aériennes à travers le monde, ils ne dépendront jamais de l’Europe pour leur logistique ni quoi que ce soit !!!! nous voyons bien avec CUBA, le blocus" oui ; "l’abandon de Guantanamo jamais !!!!! Une seule logique : le baril de pétrole ce payera Toujours en dollars !!!! " Le ver" médiateur, est bien dans la finance de tous les états européens !!!!! Le Grand Charles à bien agit en les priant de partir de Châtellerault !!!!!!!

  • permalien Frédéric :
    25 octobre 2012 @15h13   « »

    Quel ’’blocus’’ à Cuba ??? Quel 750 bases aériennes ?

    Fait arrête de confondre les mots et les significations de ceux ci.

    On parle d’embargo (bien que même le DoD achète des médicaments à Cuba et que des milliards de pesos de nourriture sont importés des USA vers l’île), et les USA ont 750 bases tout cours, non bases aériennes avec pistes d’atterrissage.

  • permalien Platon :
    29 octobre 2012 @09h53   « »

    Parles toujours beau perroquet ,tu dois être pro ricain ;la misère cubaine est bien réelle :Plus de 750 bases dans 130 pays , il y à au moins 4 bases peut-être 6 dont certaines sont déjà en voie de construction. l’aéroport international de BAGDAD ,de Tallil ,dans le désert occidental près de la frontière Syrienne dans la région Kurde du nord et sur le champ d"aviation de Bashur .Sans compter la base Anaconda appelée base opératoire . En Europe ,il en est de même nous assistons au Footprint américain !!!!!! C’est pour cela que la Russie hausse le ton .

  • permalien platon :
    19 novembre 2012 @16h29   «
    LE SCHISME à L’UMP

    une leçon de démocratie le parti ne prévoit qu’un seul représentant !!!!!!

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