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Copé, le MRAP et le racisme anti-Blancs

mercredi 26 septembre 2012, par Alain Gresh

Lors de son congrès du 30 mars-1er avril, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), une organisation qui avait été tout au long de son histoire à l’avant-garde du combat contre les discriminations, adoptait un texte surprenant :

« Promouvoir des identités artificielles et “uniques”, qu’elles soient nationales, religieuses, ethniques ou raciales, conduit inéluctablement au racisme. Ces enfermements identitaires émanent des groupes dominants, mais se reproduisent dans les groupes dominés : le racisme anti-blanc en représente un avatar. Le MRAP le condamne à ce titre d’autant plus qu’il apporte une inacceptable et dangereuse non-réponse aux méfaits et aux séquelles de la colonisation. »

Cette référence au « racisme anti-Blancs », une première pour l’organisation, suscitait une réponse sur le site Rue 89, « “Racisme anti-blanc” : le texte du MRAP “préoccupant” ». Les signataires notaient :

« L’emploi de manière a-critique d’une telle notion, comme si elle allait de soi, soulève en effet nombre de problèmes. Sans en faire la généalogie, comment toutefois ne pas tenir compte des conditions dans lesquelles elle est apparue en France dans le lexique politique, portée par les mêmes personnalités qui n’ont eu de cesse depuis quelques années de stigmatiser l’immigration et les populations des quartiers populaires ?

Comment ne pas voir que la notion de “racisme anti-blanc” a émergé dans le débat politique français pour inverser les rapports de responsabilité : la “victime” ne serait plus l’immigré ou le descendant d’immigrés mais le Blanc, inversion que l’on peut exprimer d’une autre manière ; si l’hostilité à l’immigration progresse, c’est la faute aux immigrés, ou encore : si les immigrés vivent et travaillent dans de terribles conditions, eh bien, c’est de leur faute. »

Le MRAP répondait dans une tribune « Non à la racialisation de la société française ! » :

« Si le MRAP ne fait qu’évoquer le racisme anti-Blancs comme l’une des composantes du racisme, les signataires du texte font, par contre, de la “non-existence du racisme contre des blancs” un élément déterminant de leur pensée.

Ce qui implique, selon leur logique, que seul le blanc peut être raciste et seuls les non-blancs peuvent être victimes de racisme. C’est là une réécriture raciale du racisme et cela entre en contradiction avec les fondamentaux du MRAP qui lutte contre tous les racismes. »

Cette argumentation du MRAP est pour le moins curieuse. Qu’il existe, dans tous les groupes de la société, des préjugés à l’égard de l’Autre n’est pas nouveau ; que puissent dominer des visions essentialistes plus ou moins dangereuses, plus ou moins répandues (les juifs sont riches ; les Bretons sont têtus ; les Auvergnats sont avares ; les roms sont des voleurs, etc.) non plus. S’il faut combattre ces préjugés, on ne peut les mettre sur le même plan qu’un système organisé d’oppression d’une catégorie de la population.

Le MRAP s’est illustré au cours de l’histoire, notamment durant la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis. Aurait-il été imaginable, à l’époque, qu’il dénonce « le racisme anti-Blancs » chez les Noirs ? Bien sûr, il existait à l’époque des visions racistes aussi chez les Noirs.

Le MRAP s’est aussi illustré dans la lutte contre l’apartheid. Aurait-il été imaginable, à l’époque, qu’il dénonce « le racisme anti-Blancss » qui existait dans les townships ?

Il ne s’agit pas, quand on dénonce le racisme dans tel ou tel pays, d’évoquer les préjugés des uns ou des autres, mais un système de domination et d’oppression. C’est ce que le MRAP semble avoir oublié.

Ce thème du racisme anti-Blancs est celui de l’extrême droite, suivie désormais par la droite traditionnelle. L’article de Wikipedia consacré au sujet offre quelques informations intéressantes :

« En 1983, l’écrivain Pascal Bruckner avait déjà utilisé le terme de “racisme anti-Blancss” dans son livre Le Sanglot de l’homme blanc. Mais selon le Dictionnaire de l’extrême droite du psychosociologue Erwan Lecoeur, la notion de “racisme anti-Blancs” aurait été introduite à l’origine par l’association d’extrême-droite, l’AGRIF, au côté de termes comme “racisme antifrançais” et “racisme antichrétien”. D’après cet ouvrage, l’emploi de ces notions s’inscrit dans une stratégie de “retournement victimaire” contre l’antiracisme pour “sortir du piège de l’accusation récurrente de racisme” et “la retourner par tous les moyens possibles”. La notion a été largement propagée et instrumentalisée par l’extrême droite (notamment dans le sillage de la nouvelle droite), en réponse à l’émergence du thème de l’antiracisme. Jean-Marie Le Pen le leader du FN affirmait à ce propos :

“L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, anti-Blancs, antichrétien” »

Mais, le plus inquiétant, est que certains intellectuels aient aussi rejoint ce combat.

« Un certain nombre de personnalités de gauche comme Ghaleb Bencheikh, Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont lancé, le 25 mars 2005, un Appel contre les “ratonnades anti-Blancss”, appel soutenu et relayé par le mouvement sioniste de gauche Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire juive Radio Shalom. L’appel formulait le problème en ces termes :

[A]ujourd’hui les manifestations lycéennes sont devenues, pour certains, le prétexte à ce que l’on peut appeler des “ratonnades anti-blancs”. Des lycéens, souvent seuls, sont jetés au sol, battus, volés et leurs agresseurs affirment, le sourire au lèvres : “parce qu’ils sont Français”. Ceci est un nouvel appel parce que nous ne voulons pas l’accepter et parce que, pour nous, David, Kader et Sébastien ont le même droit à la dignité. Écrire ce genre de textes est difficile parce que les victimes sont kidnappées par l’extrême droite. Mais ce qui va sans dire, va mieux en le disant : il ne s’agit pas, pour nous de stigmatiser une population quelle qu’elle soit. À nos yeux, il s’agit d’une question d’équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ? »

C’est là le plus grave. Désormais, ce concept de racisme anti-Blancs a largement dépassé les frontières de la droite et gangréné une partie de la gauche. Le texte du MRAP reflète cette dérive.

Cette vision reçoit un appui de poids avec Jean-François Copé qui décide, à son tour, de « briser un tabou » (« Copé et le “racisme anti-blanc” : Hortefeux et NKM parlent de “tensions””, lemonde.fr, 26 septembre).

« Jean-François Copé, candidat à la présidence de l’UMP, a anticipé la polémique : il dit lui-même vouloir “à dessein” “briser un tabou” en dénonçant l’existence d’un “racisme anti-blanc” dans certains quartiers difficiles, dans son livre Manifeste pour une droite décomplexée (Fayard), dont Le Figaro Magazine, à paraître vendredi, publie des extraits. »

L’Université populaire sur le Proche-Orient et le Maghreb redémarre

Organisée par l’Iremmo et le blog Nouvelles d’Orient.
Révolutions, révoltes... deux ans après.

Samedi 6 octobre 2012
5/7, rue Basse des Carmes 75005 Paris
Bilan provisoire du "printemps arabe"

Programme :

Séance 1 (10h30-12h30) : Printemps arabes, automnes islamistes, hivers occidentaux ?, avec Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique et animateur du blog Nouvelles d’Orient.

Séance 2 (14h-16h) : Révolutions arabes : d’où vient-on, où en est-on, où va-t-on ?, avec Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, Université de Londres.

Séance 3 (16h15-18h15) : Où en est la Syrie ?, avec Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative et ancienne membre du Conseil national syrien (CNS).

Prochains cycles :

Samedi 10/11/2012 : Quel avenir pour la Palestine ?

Samedi 1/12/2012 : Où en est Israël ?

Samedi 12/01/2013 : Les islamistes au gouvernement

Samedi 9/02/2013 : Les femmes dans le monde arabe et méditerranéen

Samedi 2/03/2013 : L’Algérie, le Sahara et la géopolitique du Maghreb

Samedi 6/04/2013 : Culture(s) en Méditerranée et dans le monde arabe

Samedi 18/05/2013 : Jeunesses arabes et musulmanes

Samedi 8/06/2013 : La politique des grandes puissances en Méditerranée et au Moyen-Orient

Intervenant(e)s :

Gilbert Achkar, Zahra Ali, Benjamin Barthe, Akram Belkaid, Laurent Bonnefoy, François Burgat, Myriam Catusse, Sonia Dayan-Herzbrun , Jean Pierre Filiu, Yves Gonzales-Quijano, Alain Gresh, Marc Hecker, Bernard Hourcade, Karine Lamarche, Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, Géraud de la Pradelle, Dominique Vidal…

1236 commentaires sur « Copé, le MRAP et le racisme anti-Blancs »

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  • permalien Ph. Arnaud :
    26 septembre 2012 @17h45   »

    A tous

    - Cette notion de "racisme anti-blanc", est à tous les égards, une entourloupe, une argutie, une malhonnêteté intellectuelle.

    - D’abord, parce que, sémantiquement, le racisme ne requiert pas d’adjectif. Il se suffit à lui-même. Et il se suffit à lui-même en ce qu’il désigne pas - comme veulent le faire croire le sieur Copé ou le MRAP - un sentiment d’animosité à l’égard de l’Autre, du différent. Cette acception est insuffisante, il lui manque un élément essentiel.

    - Quel est cet élément ? Cet élément, c’est l’existence d’un groupe dominant et d’un groupe dominé : le groupe dominant peut l’être par le nombre, par le statut social, par le statut juridique, par la situation économique, ou par une combinaison de deux ou de plusieurs de ces facteurs.

    - Le racisme consiste, pour cette population dominante, à faire subir à la population dominée diverses avanies, depuis le simple mépris, exprimé en paroles ou écrits jusqu’aux formes les plus brutales de la ségragation.

    - Exemples : la population "blanche" des Etats-Unis était (est encore) raciste envers la population "noire" ou latina. La population afrikaner était raciste envers tout ce qui n’était pas "blanc". Le racisme ne s’exerce que dans un sens et un seul, toujours du haut vers le bas. Contre-exemples : des "Blancs" qui étaient suppliciés par des "Nègres marrons" dans les Antilles ou lynchés par les Noirs sud-africains quand ils s’égaraient dans Soweto n’étaient pas victimes de racisme mais de haine.

    - Autre exemple : les juifs ont été, en France, victimes de racisme de 1894 à 1945, car ils étaient étiquetés comme tels et qu’à part une poignée d’intellectuels non-juifs, personne ne les défendait. Depuis 1945, les juifs, en France, sont intégrés à tous les niveaux de la société et invisibles. Ils ne sont pas victimes de racisme et, il faut le dire, le malheureux Ilan Halimi n’a pas été victime de racisme ! Il a été victime de sadisme, de bestialité, de connerie, mais PAS de racisme.

    - En France, les seules populations victimes de racisme sont les populations basanées, c’est-à-dire, majoritairement originaires du Sud : Arabes, Africains subs-sahariens, ressortissants du Proche-orient ou d’Asie. Mais assurément pas les "Blancs", mais assurément pas les juifs ! Dire cela, c’est pervertir le sens des mots, c’est inverser la signification des termes, dire que le haut est bas et le clair obscur...

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 septembre 2012 @18h01   « »

    A tous

    - L’autre perversité de cette notion de "racisme anti-blanc" est qu’elle cherche à faire passer en douce d’autres "croyances", autrement dangereuses...

    - D’abord celle-ci : que, contrairement à toutes les assertions de la science, l’humanité serait divisée en "races", dont l’une serait "blanche", une autre "noire", une autre "jaune", une autre "arabe" et que sais-je encore...

    - L’autre croyance est que la population française (celle à laquelle s’adressent implicitement les Le Pen, Copé et consorts) serait naturellement blanche, donc que tout résident qui s’écarterait d’une certaine norme (?) se verrait aussitôt mettre en doute sa nationalité, voire sa citoyenneté...

    - Or cela, il faut le dire, est radicalement contraire à la Constitution, à la loi ou incompatible avec la plus petite réflexion sociologique ou philosophique.

    - Le combat sur cette histoire de "racisme anti-blanc" est un combat autour du langage, c’est-à-dire un combat essentiel, car qui impose ses mots impose son monde. Il ne faut absolument pas céder sur ce pont, jamais céder...

  • permalien Fabien :
    26 septembre 2012 @18h05   « »

    La dernière position du MRAP sur le sujet : http://www.mrap.fr/contre-le-racism...

  • permalien Letoine :
    26 septembre 2012 @18h13   « »

    Vous confondez discriminations et racisme. Ils sont souvent reliés mais ce n’est pas la même chose. On peut penser que le racisme anti-blanc est une entourloupe, je ne le pense pas venant du MRAP, éventuellement une facilité de language, qui ne m’émeut nullement.
    Je suis blanc et blond d’aspect, tout sauf raciste, plutôt discret, et j’ai déjà été agressé pour cause de faciès (je ne devrai pas me trouver au mauvais endroit au mauvais moment...). ça existe, c’est tout, c’est du racisme tout court ; mais quand on veut le désigner pour lutter contre efficacement, comment doit-on le nommer ? Peut-on le nommer ? Je pense bien qu’il faut le nommer car il n’a pas les mêmes sources que d’autres racismes, sexisme,...
    Au fait, il n’y pas d’apartheid en France. Je pense qu’on peut donc parler de tous les racismes sans se faire accuser d’occulter un mal bien plus important, même s’il en existe. Et encore une fois, éviter de tomber dans le piège de "le FN en parle, donc il faut se taire".

  • permalien Flavien :
    26 septembre 2012 @18h25   « »

    La critique de l’Occident, et de tout ce s’en rapproche d’une façon ou d’une autre, est devenue la seule ligne directrice de ce blog pourtant consacré à l’Orient. L’ethnocentrisme a fini par frapper M. Gresh... un comble.

  • permalien Nobo :
    26 septembre 2012 @18h29   « »

    Celui qui parla le premier de "racisme anti-blanc" en France, ce fut Pascal Bruckner en 1983 !

    http://bougnoulosophe.blogspot.be/2...

  • permalien Douteuse :
    26 septembre 2012 @18h47   « »

    Le racisme n’est-il qu’un « système organisé d’oppression d’une catégorie de la population » ?

    Doit-on sous-estimer certaines faits/souffrances au prétexte que d’autres sont pires ?

    Le fait qu’un thème soit instrumentalisé par les extrêmes le rend-il moins vrai ou intéressant ?

    Questions quelque peu rhétoriques mais non fermées…

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 septembre 2012 @18h56   « »

    Letoine

    - Le fait de subir une violence et de la subir de façon ciblée (c’est-à-dire, pour votre part, de la subir, de la part d’Africains, parce que vous êtes blond) ne suffit pas à qualifier cet acte de raciste.

    - Je le répète : lors des diverses révoltes d’esclaves, aux Antilles ou aux Etats-Unis, les Blancs qui se faisaient attraper étaient au mieux tués net, au pire atrocement suppliciés. Et les Blancs qui entraient par mégarde à Soweto - c’était arrivé, me semble-t-il, à une jeune femme, étaient lynchés.

    - Mais ça, ce n’était pas du racisme, même si les intéressés étaient tués parce que Blancs. Le racisme inclut d’autres dimensions : et notamment une dimension symbolique, qui se marque par l’interdiction d’accéder soit à certains lieux - bus, quartiers de ville, écoles - soit à certaines fonctions. Le groupe victime du racisme se voit ainsi confiné en certains lieux ou à certains métiers ou à certaines fréquentations (interdiction de se marier en dehors de sa "race" par exemple). Les victimes du racisme sont d’abord confinés, ils sont "en cage".

    - Ce racisme peut être institutionnel, légalisé, comme il le fut en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud. Mais, même après l’abrogation des lois racistes, il peut être porté par la société. La société américaine est toujours raciste : en atteste le nombre de Noirs ou de Latinos en taule ou dans les couloirs de la mort.

    - La société française, pour une part non négligeable, est toujours raciste : contrôles au faciès, refus de bail, de stage, d’embauche, d’entrée en discothèque. Et, dans mon village, quand il y a un vol, ce cri unanime : "C’est encore les Manouches !".

  • permalien Shiv7 :
    26 septembre 2012 @18h56   « »

    Le MRAP nous dis :

    « Promouvoir des identités artificielles et “uniques”, qu’elles soient nationales, religieuses, ethniques ou raciales, conduit inéluctablement au racisme. Ces enfermements identitaires émanent des groupes dominants, mais se reproduisent dans les groupes dominés :

    L’égalitarisme niveleur dans toutes sa splendeur.

    A lire ce texte qui je ne le doute pas part d’une bonne intention (combat contre les discriminations), on ne peut manquer de se poser des questions.

    La 1ère serait de savoir si il existe des notions d’identités qui ne soient pas artificielles et unique ?

    A priori non, vu que tout ce qui serait susceptible de différencier un peuple ou une personne est préalablement mis dans cette catégorie (nationales, religieuses, ethniques ou raciales,).

    On peut bien sur supposer que le texte en question laisse une certaine liberté d’interprétation, et qu’il existe des identités naturelles (la frontière entre le naturel et l’artificiel est plutôt scabreuse) dans les catégories citées ci-dessus, mais l’on sent bien que ces dernière sont acceptée par la force des choses et que l’idéal serait que chacun revendique une identité globale, non pas unicité mais uniformité, ceci afin de contrer le racisme.

    Il y a malheureusement un vers dans le fruit car c’est précisément la perte d’une identité unique et personnelle qui induit le racisme, car finalement le racisme (tout comme l’égoïsme au niveau individuel) découle principalement d’un manque d’identité, de personnalité et par là même d’une peur de disparaître.

    Alors bien entendu je suis conscient qu’il existe des promotions artificielle d’identités à des fins purement politiques et commerciales (et finalement guerrière) qui de fait ne font qu’augmenter le racisme, mais alors il faudrait aussi préciser que la plupart des identités traditionnelles dans leurs cadres propres ne sont pas racistes, au contraire, les traditions vernaculaires ont des notions d’accueil de l’autre (même dans le cas de guerres existe une notion de respect de l‘ennemi), la seule culture qui ne l’a pas est précisément celle qui s’émeut contre le racisme..

    On est pas raciste à partir du moment ou l’autre nous ressemble.., tel est le mot d’ordre et surtout soyons raciste décomplexé devant toutes formes de racismes..

  • permalien Maurice :
    26 septembre 2012 @19h01   « »

    A Ph Arnaud,
    Je trouve vos commentaires très intéressants. Mais si vous expliquez bien la vanité de l’expression "racisme anti-blanc", vous ne proposez rien pour qualifier la haine de plus en plus palpable qu’expriment les jeunes, essentiellement maghrébins, contre les "blancs". Croyez-moi, lorsque vous vous trouvez sur la ligne 4 du métro parisien, vers la Porte de la Chapelle, vous ne vous sentez pas du tout un dominant parmi les dominés. C’est tout l’inverse. Les blancs font profil bas, pour ne pas se faire remarquer. Il nait de cela une humiliation, puis une colère, qui ne trouve d’autre oreille que celle du Front National. C’est tout le problème. J’ai les moyens intellectuels de lutter contre la tentation de la haine en retour, contre ces petits cons sans foi ni loi. Mais je comprends et je m’inquiète que d’autres ne se donnent pas la peine de comprendre. Et je suis triste. Et inquiet. Car j’ai les meilleures relations du monde avec des maghrébins, plus âgés, qui ne comprennent pas non plus ces jeunes. Je ne fais pas l’amalgame, bien entendu. Mais vous, et tous ceux qui donnez des leçons de tolérance, vous semblez excuser ces jeunes. Je ne dis pas que c’est ce que vous faites, mais c’est l’impression que vous donnez. Les gens se font insulter dans le métro et en retour, on les traite de racistes s’ils se plaignent, de "dominants" qui n’ont qu’à se taire. Comprenez, cher monsieur, que ce n’est plus tenable. Et ayez une pensée pour eux.

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 septembre 2012 @19h20   « »

    A Douteuse

    - Vous dites : "Le racisme n’est-il qu’un « système organisé d’oppression d’une catégorie de la population » ?".

    - Oui. Toute violence n’est pas raciste, mais tout racisme est violence. Comme le terme "raciste" a une charge morale, émotionnelle et symbolique très lourde (avec les exemples de l’Allemagne, des Etats-Unis ou de l’Afrique du Sud, qui en furent les modèles les plus aboutis) - ceux qui en sont les porteurs habituels (l’extrême-droite) cherchent précisément à ôter d’eux cette tunique de Nessus.

    - Je précise que le racisme n’est pas le fait des seuls Blancs : il me semble avoir lu que les Asaitiques l’étaient beaucoup, notamment à l’égard des Noirs. Au Vietnam les enfants métis issus de soldats américains avec des Vietnamiennes étaient rejetés (et plus encore si le père était Noir). Même chose, à ce que disait le Diplo, pour les Noirs installés en Chine. Et j’ai vu des comportements racistes des Japonais à l’égard des Noirs.

    - Dans tous les cas, le racisme est le fait de la population dominante. Mais cette population dominante peut aussi être raciste hors de chez elle, comme l’est souvent la population européenne en Afrique.

  • permalien Jordi Grau :
    26 septembre 2012 @19h31   « »
    Quelques objections aux messages de Ph. Arnaud (I)

    A Ph. Arnaud

    Bonsoir.

    Je suis souvent d’accord avec vos analyses, mais vos derniers messages me paraissent bien discutables.

    Le racisme ne s’exerce que dans un sens et un seul, toujours du haut vers le bas. Contre-exemples : des "Blancs" qui étaient suppliciés par des "Nègres marrons" dans les Antilles ou lynchés par les Noirs sud-africains quand ils s’égaraient dans Soweto n’étaient pas victimes de racisme mais de haine.

    Ce que vous écrivez là est inexact. Le racisme et la haine ne sont nullement incompatibles. Quand on hait quelqu’un simplement à cause de sa couleur de peau, on est raciste, qu’on appartienne ou non à un groupe dominé. Si des noirs victimes d’une oppression raciste en viennent à détester tous les blancs, ils opèrent une généralisation abusive typiquement raciste. Sur ce point, je suis d’accord avec A. Gresh : il y avait certainement des racistes parmi les noirs au moment du combat pour les droits civiques.

    Cela ne veut pas dire, naturellement, qu’il faut monter ce racisme en épingle et oublier l’essentiel : la lutte contre les rapports de domination, et notamment contre les dominations de type raciste (qui sont toujours en même temps des dominations sociales).

    Depuis 1945, les juifs, en France, sont intégrés à tous les niveaux de la société et invisibles. Ils ne sont pas victimes de racisme

    L’antisémitisme a considérablement reculé en France, c’est un fait. Aujourd’hui, les Arabes et les musulmans sont devenus les boucs émissaires privilégiés (si l’on peut dire). De là à dire que l’antisémitisme a disparu, c’est aller un peu loin. Et je ne parle pas seulement de la haine des juifs en tant que religion : il y a sûrement encore des gens, à l’extrême droite notamment, pour considérer les juifs comme une race.

  • permalien Jordi Grau :
    26 septembre 2012 @19h33   « »
    Objections à Ph. Arnaud (II)

    En France, les seules populations victimes de racisme sont les populations basanées, c’est-à-dire, majoritairement originaires du Sud : Arabes, Africains subs-sahariens, ressortissants du Proche-orient ou d’Asie. Mais assurément pas les "Blancs", mais assurément pas les juifs ! Dire cela, c’est pervertir le sens des mots, c’est inverser la signification des termes, dire que le haut est bas et le clair obscur...

    C’est vous qui pervertissez le sens des termes. Pourquoi le racisme serait-il uniquement du côté des dominants ? Vous vous écartez ici de l’usage commun pour inventer une signification nouvelle du mot racisme. En réalité, le fait qu’il y ait un racisme réactif chez certains dominés n’a rien d’étonnant. Quand quelqu’un est victime d’humiliations quotidiennes, la tentation est grande pour lui de retourner contre le dominant le mépris dont il est victime.

    - L’autre perversité de cette notion de "racisme anti-blanc" est qu’elle cherche à faire passer en douce d’autres "croyances", autrement dangereuses...

    - D’abord celle-ci : que, contrairement à toutes les assertions de la science, l’humanité serait divisée en "races", dont l’une serait "blanche", une autre "noire", une autre "jaune", une autre "arabe" et que sais-je encore...

    L’expression "racisme anti-blanc" est surtout gênante parce qu’elle provient de l’extrême droite ou d’intellectuels douteux. Il faudrait trouver une autre expression, mais il faut avouer que ce n’est pas si facile. Si le racisme n’existait pas, on arrêterait de parler de "blancs", de "noirs", de "jaunes". Non seulement les races n’existent pas, mais ces adjectifs ne correspondent même pas aux couleurs réelles des peaux humaines (qui sont plutôt roses, brunes, etc.). Seulement comme le racisme existe, on est bien obligé de parler de "blancs", de "noirs", de "basanés", même si ces mots sont en fait inadéquats.

  • permalien morse89 :
    26 septembre 2012 @19h36   « »

    Inutile de s’occuper des délires de Copé et Fillon, ceux-ci essaient d’occuper l’espace médiatique à coups de Hallal de racisme anti-blancs, etc.... Déraper, déraper un peu plus chaque fois pour être sous les feux des journaleux et spectateurs avides de stigmatisation, telle est leur "stratégie"de pauvres cerveaux limités de politiciens.
    Jusqu’au jour rêvé (par eux et leurs cliques) où le thème de la "suprématie blanche" sera enfin lancé, comme aux USA. N’est-ce pas le thème idéal pour une coalition judéo-chrétienne clairement assumée, enfin....? (les sionistes et les chrétiens les plus arriérés et fanatiques, en profitant du désarroi des gens, n’attendent vraiment que ça).

    Donc, incendiaire Copé, ne m’attends pas sur ce terrain-là et sur nul autre que tu fréquentes !

  • permalien Vieux singe :
    26 septembre 2012 @19h38   « »

    Dans les faits, le but de la direction actuelle du MRAP n’est pas de lutter contre les actes racistes visant des "blancs", qui sont réels et doivent être condamnés, mais comme l’a remarqué Shiv7, de dénoncer les supposés communautarismes.
    La cible de la direction actuelle du MRAP, ce ne sont pas ceux qui lancent des injures du type "faces de craie" ou pire usent de violence.
    Ce sont les "Indigènes de la République" et par extension tous les mouvements tels les Indivisibles ou ceux nés dans les quartiers populaires de l’auto-organisation des victimes des exclusions sociales et/ou racistes.

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 septembre 2012 @19h42   « »

    A Maurice

    - Le fait de se trouver, temporairement, dans une situation de dominé, ne change rien à la situation structurelle du dominateur.

    - Au Moyen Age, sous l’Ancien Régime et même fort avant dans le 19e siècle, l’encadrement de la population était embryonnaire et les ratios police/population étaient très loin de ce qu’ils sont. Il y avait des quartiers entiers où ne se risquaient ni les nobles ni les bourgeois. Et pourtant, nul n’a l’idée de dire que la société d’autrefois était régentée par les gueux.

    - Lorsque, dans le métro, vous vous faites toiser, voire insulter ou menacer par des jeunes, le caractère principal desdits jeunes n’est pas d’être "Arabes" ou "Africains", c’est d’être dans une situation d’échec, soit échec scolaire, soit échec professionnel. Les jeunes "Arabes" - j’emploie ce terme par commodiité - qui sont en classe "prépa" ou en médecine ou entament leur stage d’avocat ne se commettent pas dans ces groupes.

    - En attribuant à l’origine nationale ce qui relève de la situation sociale, vous faites une fausse inférence : vous attribuez à un effet une cause qui n’est pas la sienne.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    26 septembre 2012 @19h43   « »

    Il vaut mieux désigner les gens par leur couleur de cheveux : "le blond", la brune",etc comme ça on n’est pas embêtés par la couleur de peau...

    ...ou par leur prénom quand on les connaît bien sûr...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    26 septembre 2012 @19h46   « »

    Ou la couleur du pull-over, ou même de peau finalement : le noir, la noire : ce n’est pas gênant finalement.

    Je ne vois pas pourquoi cela le serait...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    26 septembre 2012 @19h49   « »

    Je n’aime pas le terme d’Arabe" en France parce qu’en France il n’y a que des Français pure souche (pur sang A+ A- etc...)...

    Les gens s’ils veulent se définir autrement par franco-machin ils sont libres...

  • permalien Marcel Séjour :
    26 septembre 2012 @19h57   « »

    Racisme anti blancs ??

    Il ne s’agit pas de racisme mais d’un épisode de la lutte des classes.
    Depuis que l’Homme domine et peuple la terre il y a toujours eu un dominant qui a imposé son joug à un dominé . Lequel dominé a toujours rêvé de posséder la richesse du dominant ou tout au moins de l’en priver. C’est l’histoire des empires.
    A supposer qu’aux Cieux ou aux Enfers les esclaves des Européens rencontrent les esclaves des Nubiens ils doivent se raconter des histoires d’esclaves et s’ils parlent de leurs anciens maîtres ils conviendront que rien ne distingue vraiment Obama de Salomon ou Elizabeth II de la reine de Saba puisqu’aucun empire n’a jamais pu se faire sans esclaves. Mais avec les empires européens il est arrivé quelque chose de nouveau.
    Lorsque Salomon pille le Zimbabwe c’est un africain qui spolie et domine d’autres africains. Lorsque Darius fait main basse sur Lahore c’est un aryen qui soumet un autre aryen. Lorsqu’Alaric assiège Rome et humilie Honorius c’est un administrateur blanc qui met à genoux un autre administrateur blanc. Jusqu’à la domination européenne la construction des empires s’est toujours faite aux dépens de peuples contingents à la population dominante et la supériorité du conquérant était de culture, de ressources ou de nombre, jamais de race. Au sommet de sa puissance l’Europe s’est imposée à tout le continent africain installant une confusion durable entre la couleur et le statut. Le dominant est blanc, le dominé est noir. Le blanc est riche et le noir est pauvre. Le blanc enseigne et le noir apprend. Que cette généralisation soit abusive, nul n’en disconvient. Mais les siècles de domination et d’ostracisme ont façonné un archétype, chez les uns comme chez les autres, qui ne pourra disparaître de l’inconscient collectif que lorsque les noirs se verront comme des descendants d’africains et non plus comme des descendants d’esclaves. En attendant ce jour encore lointain, il est tout à fait normal, au sein d’une société dans laquelle les blancs sont les plus riches, que les plus pauvres se rallient à la couleur qui les relie, même s’il y a des riches parmi eux. La simple couleur de l’autre devient alors un argument, une preuve, tous deux d’une lumineuse et indicible évidence et comme les années qui arrivent vont voir se multiplier, inévitablement, déceptions et rancœurs celles ci vont tout naturellement s’accrocher aux différences les plus immédiatement visibles et qu’y a-t-il de plus différent du noir que le blanc ? Conflits sociaux et conflits ethniques vont donc se confondre ce qui n’augure rien de bon.
    Je ne vois guère que deux solutions possibles ; la première consiste à se protéger des immigrants pauvres, avec un mur, façon Israël ou des mitraillettes ; la deuxième consiste à partager. Aucune de ces solutions ne sera vraiment paisible.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    26 septembre 2012 @20h08   « »

    Votre propos est excessif et commence à être anachronique quand même : il ne faut pas exagérer...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    26 septembre 2012 @20h10   « »

    Les noirs qui vivent en France sont français, en Italie italiens et au Portugal...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    26 septembre 2012 @20h11   « »

    Ils sont Portugais....

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 septembre 2012 @20h13   « »

    A Jordi Grau

    - La détestation d’un groupe par un autre ne suffit pas pour qualifier ce sentiment de racisme. Les Noirs qui haïssaient les Blancs dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ne pouvaient pas grand chose contre eux (à part leur faire la peau, mais c’était bien maigre).

    - En revanche, toute la vie des Noirs, de la naissance à leur mort et 24 h/24 était conditionnée par les lois racistes des Afrikaners. Comme l’était celle des Noirs aux Etats-Unis avant 1968 (il me semble que c’est Johnson qui a mis fin, officiellement, à la ségrégation).

    - En ce qui concerne les juifs, la situation est radicalement différente depuis 1945 de ce qu’elle était avant guerre (je ne parle pas du régime de Vichy). Avant 1939, c’étaient de grandes institutions qui avaient, en leur sein, des antisémites, beaucoup d’antisémites : l’Eglise catholique, l’Armée, la magistrature, l’Académie française. Les antisémites avaient des journaux, des livres - avant 1906 même des députés ! - ils s’exprimaient ouvertement, sans fard. On parlait de "youtres", de "youpins", on allait débusquer les gens qui ne portaient pas de noms juifs, etc.

    - Aujourd’hui, tout est considérablement réduit. Le Pen doit recourir à des périphrases pour ne pas se faire pincer. Par ailleurs, l’essentiel des autorités "spirituelles" est résolument "anti-antisémite". Je veux dire par là non seulement tout ce qui est intellectuel, mais aussi tout ce qui est spirituel, les autorités constituées du catholicisme, du protestantisme, du judaïsme, de l’islam, les libre-penseurs, les maçons.

    - Tout cela, numériquement, ne fait pas grand monde. Mais si vous ajoutez les médias, plus les universitaires, plus les autorités spirituelles, tout ça fait une forte autorité morale. Et cela, je le répète, avant 1939, ça n’existait pas.

    - [Pour corriger à la marge : il y a eu deux manifestations de masse d’antisémitisme après 1945. Dans un cas ce fut l’affaire Finaly, qui s’est achevée en 1954. Dans l’autre cas, ces histoires de magasins de vêtements où l’on disait que les femmes disparaissaient dans des cabines d’essayage pour nourrir des réseaux de traites des blanches. Et on racontait qu’un certain nombre de ces magasins étaient tenus par des juifs. Mais tout ça date d’au moins 30 ans].

  • permalien Yazid :
    26 septembre 2012 @20h26   « »

    Ne parlez plus du MRAP SVP car le MRAP est mort avec Mouloud,
    le reste c’est de la figuration de mauvaise qualité

  • permalien Jordi Grau :
    26 septembre 2012 @20h54   « »

    A Ph. Arnaud

    Je ne conteste pas votre dernier message. Il est évident qu’il y a d’énormes dissymétries, et qu’il ne faut pas mettre toutes les haines raciales sur le même plan. Mais je pense également qu’il ne faut pas idéaliser les dominés. Ce ne serait pas servir leur cause. Mieux vaut, à mon sens, essayer d’expliquer les mécanismes sociaux, économiques et psychologiques par lesquels se construisent les clichés et les sentiments racistes, à la fois chez les dominants et chez les dominés.

    A ce propos, on peut noter que les dominés peuvent non seulement développer une sorte de racisme réactif, afin de restaurer l’image dégradée qu’on leur renvoie, mais aussi intérioriser les clichés racistes des dominants. Il peut y avoir une honte d’être "noir" ou "jaune" (je pense à ces Japonais qui se font débrider les yeux) comme il pouvait y avoir autrefois, chez certains juifs, une honte d’appartenir à la "race des sémites".

  • permalien Shiv7 :
    26 septembre 2012 @20h57   « »

    Ph. Arnaud

    Mais ça, ce n’était pas du racisme, même si les intéressés étaient tués parce que Blancs. Le racisme inclut d’autres dimensions : et notamment une dimension symbolique, qui se marque par l’interdiction d’accéder soit à certains lieux - bus, quartiers de ville, écoles - soit à certaines fonctions.

    Je ne vois pas ce qu’il y a de symbolique à l’interdiction d’accéder soit à certains lieux - bus, quartiers de ville, écoles - soit à certaines fonctions, il s’agit de faits collatéraux tout à fait concret inhérent ou non au racisme.

    L’éventuel aspect symbolique apparaît après, car ce qui prime chez un raciste qui ne veut pas par ex., voir un noir dans son bus, c’est le fait qu’il ne supporte pas d’être mélanger à des noirs, chez ce genre de personne c’est devenu presque physiologique (ce qui du coup l’affirme dans une notion de races incompatibles..)

    .....
    Cette acception est insuffisante, il lui manque un élément essentiel.
    Quel est cet élément ? Cet élément, c’est l’existence d’un groupe dominant et d’un groupe dominé
    .......
    Contre-exemples : des "Blancs" qui étaient suppliciés par des "Nègres marrons" dans les Antilles ou lynchés par les Noirs sud-africains quand ils s’égaraient dans Soweto n’étaient pas victimes de racisme mais de haine.

    Ne pensez vous pas que dans vos contres exemples il est aussi question d’un groupe dominant sur un groupe dominé, même si il s’agit d’une domination locale ?
    Elle-même assujettie à une domination plus globale il est vrai, mais ça ne change rien pour la personne qui à la mauvaise idée de se trouver là, parfois c’est le comble, pour précisément défendre les intérêts du groupe discriminé.

    Le concept que vous donné au nom racisme provient de votre propension à tout ramené à un conflit de classe ou de dominant-dominé, mais ça ne marche pas à tous les coups..

    Quand à votre distinction entre la haine et le racisme elle ne tient pas, car le racisme est la haine de l’autre, alors que la simple haine n’a aucune raison de s’exprimer contre un individu particulier, simplement parce qu’il est différent ou d’une autre couleur., dans un cas comme celui là on a affaire à une généralisation discriminatoire qui est le propre du racisme ou autres attitudes du même type.

    Suite

  • permalien Shiv7 :
    26 septembre 2012 @20h59   « »

    .....L’autre perversité de cette notion de "racisme anti-blanc" est qu’elle cherche à faire passer en douce d’autres "croyances", autrement dangereuses...
    D’abord celle-ci : que, contrairement à toutes les assertions de la science, l’humanité serait divisée en "races", dont l’une serait "blanche", une autre "noire", une autre "jaune", une autre "arabe" et que sais-je encore...

    Le fait que nous descendions tous du même génome ne change pas grand-chose, chacun restant ce qu’il est.

    La science qui a prouvé qu’au moins à un certain point de vue existe une unité humaine ne fait rien d’autre que d’énoncé une vérité qui était conçue de longue date et d’une façon plus large par le concept d’unité première de l’univers, commun à la plupart des conceptions métaphysiques traditionnelles.
    Cette connaissance n’a pas suffit à pacifier le monde, il serait douteux que les assertions de la science le puisse.. (par contre il est certain que la science nous donne des moyens démesurés d’exprimer nos dissensions et divisions..)

  • permalien Sarah :
    26 septembre 2012 @21h00   « »

    mais aussi intérioriser les clichés racistes des dominants. Il peut y avoir une honte d’être "noir" ou "jaune" (je pense à ces Japonais qui se font débrider les yeux) comme il pouvait y avoir autrefois, chez certains juifs, une honte d’appartenir à la "race des sémites".

    Oui,ce sentiment d’avoir honte de ses origines,de son identité,de sa religion,est latent chez certains intervenants "maghrébins" de ce blog.

    Je pense que tout le monde les aura reconnus,pas besoin de citer de nom.

  • permalien yol :
    26 septembre 2012 @21h21   « »

    Je pense qu’il peut y avoir une forme de mépris envers les Français. Non parce qu’ils sont blancs mais parce qu’ils sont prétentieux, donneurs de leçons et qu’ils disent trop d’âneries. Tout le temps. Dernier exemple, tous ceux qui ont cru défendre les Lumières en soutenant les caricatures de Charlie Hebdo. Et ils étaient nombreux.

    Est-ce que mes propos sont racistes ? Je sais que je tombe dans la généralisation mais je trouve que je ne suis pas loin de la réalité.

  • permalien Shiv7 :
    26 septembre 2012 @22h16   « »

    mais aussi intérioriser les clichés racistes des dominants.

    N’est-on pas tous en train d’intérioriser les clichés de l’empire du bien global ?

    Il ne s’agit plus de se débrider les yeux mais de se brancher sur le code des signes, le I phone étant l’objet symbolique par excellence,( puisqu’il a vocation d’être un signe par lui-même, mais de plus, permet de transmettre tout les signes qui fonde la modernité.)

    Le plus fort est que finalement le concept de racisme pourrait reprend de la vigueur.. car finalement tout ces clichés que l’on ingurgites et intériorises à longueur d’année son proprement inhumain, de l’ordre de l’artifice.

    Il ne s’agit plus du même génome à moins de considérer un robot comme un homme.

    On peut donc vraiment parler clichés racistes des dominants (les dominés jouant le jeu), raciste parce que pas humain, mais tout de même relié à l’humain, par le fait que la conception de l’artifice lui est due (à l’homme) et qu’il en bénéfice,donc en dépende.

  • permalien Plop :
    27 septembre 2012 @00h23   « »

    Les commentaires sont tellement caricaturaux de la gauche angéliste bien-pensante telle que je ne l’ai rencontré que dans les fantasme des militants FN, que je fini par me demander si ce blog n’est pas essentiellement un terrain de jeu de l’extrême droite pour jouer au con.

  • permalien bof :
    27 septembre 2012 @00h37   « »

    monsieur Gresh, il n’est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Prendre position sur une réalité tronquée par des œillères rassurantes amène à des situations absurdes : quand on parle de racisme, il s’agit de couleur ou de race*, quand il s’agit de lutte des classes, il s’agit de société...
    Quelle qu’en soit la raison, celle-ci ne peut être une excuse à une approche raciste (au sens péjoratif et haineux) de l’individu.

    Quel est le rapport entre racisme et domination ? Les dominés ont le droit d’être raciste du fait de l’Histoire, mais la classe dominante (ou plutôt ceux que la couleur de peau y rattache) doivent relativiser voire excuser certaines malveillances pour ne pas sombrer dans le racisme.

    Votre discours angélique et moralisateur est un terreau pour l’extrême droite, sachez-le !

    *dire qu’une personne est noire ou blanche ou arabe n’est pas de la haine, juste de l’observation la plus élémentaire. Les préjugés viennent ensuite, avec l’expérience.

  • permalien Iblis :
    27 septembre 2012 @00h44   « »

    Donc d’après A. Gresh ou Ph Arnaud la France est comparable au Etats-Unis du temps de la ségrégation ou à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid.

    D’ailleurs je viens de décrocher un fruit étrange d’un arbre.

    Je crois qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus pour démontrer leurs inepties.

  • permalien Iblis :
    27 septembre 2012 @00h59   « »

    Lorsque, dans le métro, vous vous faites toiser, voire insulter ou menacer par des jeunes, le caractère principal desdits jeunes n’est pas d’être "Arabes" ou "Africains", c’est d’être dans une situation d’échec, soit échec scolaire, soit échec professionnel. Les jeunes "Arabes" - j’emploie ce terme par commodiité - qui sont en classe "prépa" ou en médecine ou entament leur stage d’avocat ne se commettent pas dans ces groupes.

    Réécrivons la phrase :

    Lorsque, dans le métro, vous vous faites toiser, voire insulter ou menacer par des jeunes, le caractère principal desdits jeunes n’est pas d’être "Français de souches" ou "Blancs", c’est d’être dans une situation d’échec, soit échec scolaire, soit échec professionnel. Les jeunes "Gaulois" - j’emploie ce terme par commodité - qui sont en classe "prépa" ou en médecine ou entament leur stage d’avocat ne se commettent pas dans ces groupes.

    Comme nous constatons que le fait d’être agresser dans le métro n’est pas le fait des jeunes ’Gaulois’, doit-on en conclure qu’ils soient tous en classe prépa ou en médecine ?
    Ce qui tend à prouver leur supériorité intellectuelle, soit dans les études, soit dans le fait de savoir correctement vivre en société même dans une situation d’échec.
    Ils sont donc correctement éduqués contrairement à certains sauvageons.

  • permalien bof :
    27 septembre 2012 @01h00   « »

    @yol
    « 
    Je pense qu’il peut y avoir une forme de mépris envers les Français. Non parce qu’ils sont blancs mais parce qu’ils sont prétentieux, donneurs de leçons et qu’ils disent trop d’âneries. Tout le temps. Dernier exemple, tous ceux qui ont cru défendre les Lumières en soutenant les caricatures de Charlie Hebdo. Et ils étaient nombreux.

    Est-ce que mes propos sont racistes ? Je sais que je tombe dans la généralisation mais je trouve que je ne suis pas loin de la réalité. _ »

    Puisque vous posez la question : non vos propos ne sont pas racistes, simplement le reflet de ce que permet encore la liberté d’expression et la relativisation d’un propos par la formation à l’esprit critique qui hélas se perd dans l’Education Nationale... pour le mieux vivre ensemble. Les pourfendeurs de caricaturistes ne sont ni adeptes de liberté d’expression (à moins qu’elle soit orientée à leur avantage) ni même capable d’élever le débat.

    Petite précision nécessaire car trop souvent lu et entendu : le Français n’est pas nécessairement blanc. Mais il est vrai que le concept de la nationalité est parfois difficile à comprendre en dehors des démarches administratives.

  • permalien madidina :
    27 septembre 2012 @01h07   « »

    Arnaud, je me permets de vous dire que votre commentaire est royal et que les analyses du MRAP

    sont à mon goût très sommaires.

  • permalien joel :
    27 septembre 2012 @02h44   « »

    pour une fois on entend dire un blanc se plaindre de racisme anti blancs comme quoi, le retour de bâton fait mal,, monsieur copé moi métis j’ai tout entendu , je lève mon verre à l’autre coté de la médaille, mais la balance penche plus de votre coté , sur la connerie lol.

  • permalien saintyves :
    27 septembre 2012 @02h55   « »

    Quelques objections aux messages de Ph. Arnaud
    A Ph. Arnaud

    Bonsoir.

    Moi aussi comme Jordi Grau Je suis souvent d’accord avec vos analyses, mais vos derniers messages me paraissent bien discutables.

    Je vous cite :

    Exemples : la population "blanche" des Etats-Unis était (est encore) raciste envers la population "noire" ou latina. La population afrikaner était raciste envers tout ce qui n’était pas "blanc". Le racisme ne s’exerce que dans un sens et un seul, toujours du haut vers le bas. Contre-exemples : des "Blancs" qui étaient suppliciés par des "Nègres marrons" dans les Antilles ou lynchés par les Noirs sud-africains quand ils s’égaraient dans Soweto n’étaient pas victimes de racisme mais de haine.

    Ilan Halimi n’a pas été victime de racisme ! Il a été victime de sadisme, de bestialité, de connerie, mais PAS de racisme.

    Premiere observation :

    Vous vous limitez volontairement ou non ! aux seules populations blanches, celle des Etats-Unis, et celle des afrikaner, alors que vous savez pertinemment que la population israélienne juive exerce un apartheid, encore plus grave que le racisme vis-à-vis du 1/5eme de sa population, la population arabe (druze chrétienne et musulmane) le livre du Président CarterPalestine peace not apartheid étaye les objets de son analyse avec une précision inouïe, digne d’un ex président des usa, ayant été confronté de très prés du conflit.

    Deuxième observation

    vous vous focalisez sur un seul nom, celui d’Ilan Halimi comme la seule personne à avoir été victime de ce que vous appelez, sadisme, bestialité, et connerie, mais PAS de racisme, mais pourquoi le citer alors ? puisque le sujet du billet est le racisme
    Et puisque vous vous permettez de vous adresser à nous tous, je serais heureux de vous lire sur ces 2 points

  • permalien engels :
    27 septembre 2012 @02h55   « »
    Et Marx dans tout ça ?

    1960 : le thème de votre rédaction sera "Racontez vos vacances"
    1970 : le thème de votre dissertation sera "Pour ou contre le racisme ?"
    1980 : le thème de votre composition française sera "Pour ou contre la peine de mort ?"
    1990 : le thème de votre mémoire sera "Le minitel et l’explosion du multimédia"
    2000 : le thème de votre thèse sera "Du concept de revalorisation du travail manuel à la valeur virtuelle des nouveaux marchés des capitaux"
    2012 : le thème de votre article sera "Racontez vos vacances chez les blancs"

  • permalien clédesol :
    27 septembre 2012 @03h21   « »

    Monsieur Copé du haut de son pouvoir n’est pas "raciste", il est simplement un individu appartenant à la classe dominante.

    Cette classe dominante a grand besoin que les dominés se battent entre eux pour avoir la paix. La classe dominante s’enrichit de plus en plus pendant que les dominés s’appauvrissent sans aucune autre raison que la raison du plus fort est toujours la meilleure comme le disait monsieur La Fontaine.

    Avec Copé, si les pauvres sont pauvres c’est de leur faute, ils n’ont qu’à faire comme les riches, ne pas payer d’impôts ou très peu et mettre le fric dans les paradis fiscaux. Grâce à lui, son ami Takieddine n’a jamais payé d’impôts en France.

    Pendant que les pauvres (les exclus, les précaires, les chômeurs, etc...) se tournent vers des boucs émissaires pour manifester leur colère, Copé, Fabius, Le Pen, Woerth, Rothschild, de Marjorie, Bouygues, Sarkozy, Walls, bref l’oligarchie qui nous gouverne pourra dormir tranquillement.

    Ceci dit, les pauvres ont toujours fait peur à la classe dominante
    quelque soit le pays, et la couleur de la peau.

    Le personnage de V. Hugo, Jean Valjean dans "Les Misérables" a été condamné aux galères pour le vol d’un morceau de pain.
    Aujourd’hui un riche qui vole son pays en ne payant pas d’impôts ne risque rien, beaucoup moins qu’un voleur de poules.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 septembre 2012 @06h18   « »

    Copé est jaloux de ne pas être noir (ou de ne pas être marié avec une noire) comme le chante Nino Ferrer :

    http://www.youtube.com/watch?v=qySH...

  • permalien Iblis :
    27 septembre 2012 @07h25   « »

    L’Afrique du Sud nous montre notre avenir :

    En Afrique du Sud, les Blancs n’ont plus d’avenir
    Dans l’ère post-apartheid de la nation « arc-en-ciel », les Blancs sont victimes de discriminations.http://www.slate.fr/story/10143/rac...

    Brandon Huntley, 31 ans, a déclaré au quotidien Sud Africain The Star qu’il avait convaincu les autorités d’Ottawa de lui accorder l’asile pour avoir été attaqué sept fois par des Noirs à cause de sa couleur de peau. Ils l’auraient traité de « chien blanc »

  • permalien Jordi Grau :
    27 septembre 2012 @08h10   « »

    A Engels et à Clé de sol

    Je pense qu’il y a deux écueils à éviter :

    - ne parler que du racisme
    - ne parler que de la lutte des classes

    Il est évident - et sur ce point, je vous rejoins, Clé de sol - que le racisme est un instrument bien pratique pour les classes dominantes. Il permet en effet d’affaiblir les classes populaires en les divisant. Ensuite, il permet de rassembler dans une unité factice des gens que tout devrait opposer contre un bouc émissaire bien commode. C’est ainsi que les "Français de souche" se trouvent dressés contre les "immigrés" d’Afrique, même si ces "immigrés" sont le plus souvent Français. Bref, le racisme est une arme utilisée par les dominants dans la lutte de classe qu’ils mènent contre les dominés.

    Mais tout cela n’empêche pas le racisme d’être en soi un fléau, et d’avoir un pouvoir de nuisance indépendamment de l’usage qui en est fait par les classes dominantes. (Cela n’empêche pas non plus certains dominants d’être sincèrement racistes, et pas seulement par machiavélisme. Mais à vrai dire, cela importe peu, car il n’y a pas de grosse différence entre un raciste convaincu et quelqu’un qui se comporte comme un raciste).

    Il me semble donc qu’il faut toujours réinscrire le racisme dans un contexte social et économique plus large, sans pour autant le considérer comme un problème annexe, comme un détail insignifiant dans l’histoire de la lutte des classes.

  • permalien cdm :
    27 septembre 2012 @08h27   « »

    Je ne comprends pas ce que ce papier viens faire dans les Nouvelles d’Orient : Copé parle de faits se déroulant en France .

    Je ne comprends rien non plus aux arguments.

    Beaucoup de racismes sévissent en France :
    racisme anti-noir, racisme anti-arabe, racisme anti-rom,
    racisme anti-blanc, racisme anti-asiatique, racisme anti-juif etc...

    Ils engendrent des souffrances chez les victimes.

    Dans tous les cas les faits de racisme devraient être poursuivis,
    qu’il s’agisse d’injures, de passages à tabac, de discrimination à l’embauche ou au logement etc...

    Que Copé essaye de faire un "coup" politique c’est évident,
    que le front National aie déjà parlé de racisme anti-blanc c’est certain.

    Cependant tous les citoyens doivent être protégés de manière égale contre les racismes.

  • permalien Marc D.B. :
    27 septembre 2012 @08h39   « »

    Bonjour,
    Merci à Alain Gresh, de la part d’un membre du MRAP, pour cette excellente mise en perspective.
    Je voudrais simplement noter que le MRAP est très loin d’être monolithique et que nombre de ses membres sont opposés aux orientations politiques de la direction actuelle, notamment en ce qui concerne le prétendu "racisme anti-blanc".
    Lors du dernier "congrès" du MRAP (ou plutôt "grand-messe", car il ne s’agissait pas de débattre mais d’entériner), j’ai eu l’occasion de dénoncer cette dérive et une bonne partie des militants présents partageaient mon point de vue.
    En tant que militants antiracistes nous sommes évidemment consternés par la stratégie suivie par la direction actuelle du mouvement qui fait honte à toute notre histoire. Votre appui est pour nous un encouragement dans notre combat aux côtés des véritables victimes du racisme.

  • permalien Jordi Grau :
    27 septembre 2012 @08h47   « »

    A Iblis

    Donc d’après A. Gresh ou Ph Arnaud la France est comparable au Etats-Unis du temps de la ségrégation ou à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid.

    D’ailleurs je viens de décrocher un fruit étrange d’un arbre.

    Je crois qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus pour démontrer leurs inepties.

    En deux ou trois lignes, vous pensez avoir réfuté les « inepties » d’A. Gresh et Ph. Arnaud… Je pense que vous gagneriez beaucoup à adopter un ton moins méprisant et à réfléchir davantage. D’abord, je vous rappelle qu’on peut très bien comparer deux situations sans prétendre qu’elles sont identiques. Personne n’a dit qu’il y a un apartheid légal en France. En revanche, comment ne pas voir qu’il y a des discriminations racistes ?

    Ensuite, vous suggérez qu’on ne pend pas des noirs en France, comme dans le sud des Etats-Unis à l’époque de la ségrégation. Mais même si la violence raciste est moins grande en France, cela veut-il dire qu’elle n’existe pas ? L’an dernier, Amnesty International a écrit une lettre au garde des sceaux au sujet de cinq personnes mortes suite à de mauvais traitements de la part de la police. Comme de par hasard, les victimes étaient des étrangers ou des gens ayant des noms d’origine étrangère :

    "Ce rapport repose principalement sur les témoignages des familles, des comités de soutien et des avocats recueillis en France par des représentants d’Amnesty International lors d’une mission menée en septembre et octobre 2011, et souligne les répercussions pour les familles des victimes du fait de la lenteur et l’inadéquation des enquêtes. Tous les parents des victimes interrogés ont évoqué l’effet terrible que le décès, puis le sentiment de ne pas avoir accès à la vérité et à la justice, ont eu sur eux et sur leur capacité à faire leur deuil. Les cinq personnes décédées appartenaient à des minorités dites « visibles » : un Français d’origine sénégalaise et quatre ressortissants étrangers originaires du Mali, de la Tunisie, d’Algérie et du Maroc."

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @08h51   « »

    A saintyves

    - J’avais écrit un message - qui n’est pas passé - et où j’évoquais le racisme des Asiatiques, en particulier envers les Noirs. Durant la guerre du Vietnam, les enfants nés d’unions de soldats américains avec des Vietnamiennes étaient rejetés, surtout si le père était Noir. J’ai écouté, au Japon, des comportements racistes, toujours à l’encontre des Noirs. Enfin, le Monde diplomatique signalait que les Noirs installés en Chine depuis quelques années étaient également victimes de racisme.

    - Je n’ai pas évoqué Israël - j’ai hésité entre l’Extrême-Orient et Israël - mais il est exact que les limitations spatiales imposées à la population palestinienne et le sort défavorable de la population arabe israélienne entre dans la définition.

    - Pourquoi je parle d’Ilan Halimi ? Parce que, lorsque je fréquente des sites islamophobes, arabophobes et carrémont, si j’ose dire, "tiersmondophobes" (et, en même temps, pro-Likoud) et certains sont "gratinés", le cas d’Ila Halimi revient sans cesse pour illustrer le "racisme" des populations du Sud - Youssouf Fofana était, je crois, originaire de Côte d’Ivoire, envers les "Blancs" ou les "Juifs". C’est d’ailleurs un exemple dont je m’étonne que Copé ne l’ai pas déjà évoqué...

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @08h57   « »

    A tous, et en particulier à Jordi Grau

    - Bien que le racisme soit explicitement réprouvé par la loi, il n’en est pas moins vrai, comme vous le dites, que les Français ont souvent des comportements racistes.

    - Je pense en particulier, ce qui est grave, à toutes les "bavures" commises par la police, notamment il y a peu à Clermont-Ferrand. Or, à peu près toutes ces bavures ont pour victimes des sujets qui ont une origine soit arabe soit africaine. Et, dans la quasi-totalité des cas, lorsque l’affaire passe en justice, les policiers concernés n’écopent de rien du tout.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @09h41   « »

    A tous, et à Jordi Grau en particulier

    - Le progrès fulgurants accomplis, ces dernières années, par les pays asiatiques en économie, et, en particulier, dans les sciences et technologies, n’a pas été sans leur apporter un sentiment de supériorité à l’égard du reste du monde. Non seulement à l’égard de l’Occident "européen" (c’est-à-dire l’Europe et l’Amérique du Nord), qu’ils ont dépassé mais aussi - mais surtout - à l’égard de tous ceux qui n’ont rien produit dans ce domaine, en particulier les Africains.

    - A quoi s’ajoute le fait que les pays asiatiques (Chine, Japon, Corée, Taïwan, Vietnam...) sont - ou étaient encore récemment - très peu des pays d’immigration. Dans les Etats du sud des Etats-Unis, même les plus racistes côtoient des Noirs tous les jours, alors que pour le commun des Japonais ou des Chinois, un Noir, c’est presque un Martien...

    - Dans tous ces pays, la disproportion des forces entre les rares immigrés africains et le reste de la population - en importance démographique, économique, sociale, en cohérence de la population, en ancienneté et en solidité de l’Etat - est telle que toute idée de racisme "à rebours" de la part des Africains est proprement ridicule. Les effets concrets, quotidiens du racisme des Chinois sur les Africains sont sans commune mesure avec ce que peuvent éprouver ou exprimer les Africains.

    - Tant qu’on n’intègre pas cette notion de rapport de forces, on passe à côté de la conception du racisme. En Afrique du sud, par exemple, jadis, un Blanc qui s’égarait dans Soweto se faisait lyncher. Alors que le Noir qui vivait dans Soweto, même s’il ne sortait jamais de son quartier, même s’il ne voyait jamais de Blanc, était victime du racisme dès la première minute de son existence.

  • permalien Miza :
    27 septembre 2012 @09h57   « »

    @ Ph Arnaud
    Nier le racisme dont sont victimes certains juifs dans les écoles de banlieue, c’est très pratique d’un point de vue intellectuel mais dans la realité ce n’est pas les musulmans qui sont obligé de quitter la France pour cause d’antisémitisme surtout en provenance des populations d’origine musulmane mais bien les juifs.

  • permalien Miza :
    27 septembre 2012 @10h08   « »

    Ce qui pratiquent l’apartheid à la limite ce sont les pays du golfe qui réduisent les immigrés au niveau du servage. Et le soit-disant antiracistes trouvent tout à fait normal de prendre de l’argent d’un tel pays. Pour le reste toute ces théories fumeuses ne résistent pas à la realité.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @10h08   « »

    Miza

    - Vous ne dites que des arguties : combien y a-t-il, sur le total des écoles juives, de ces écoles qui sont en "banlieue" ? Combien, sur le total des enfants juifs, scolarisés, le sont dans ce type d’écoles ? Et pourquoi les juifs devraient-ils s’exiler alors qu’il leur suffit de déménager à quelques kilomètres de chez eux ?

    - Par ailleurs, je vous signale que les juifs, dans les rares cas où ils sont victimes de "musulmans" (ou supposés tels) ne le sont que dans des endroits bien déterminés alors que c’est partout que les sujets identifiés (souvent à ort) comme musulmans, sont victimes du racisme partout en France...

    - Ce n’est pas parce qu’un bourgeois ou un noble, jadis, ne pouvait ressortir vivant de la Cour des Miracles, que les gueux qui vivaient dans cette Cour n’étaient pas, structurellement, écrasés par ces mêmes bourgeois ou ces mêmes nobles.

    - Le racisme est une relation de domination sociale, ne me faites pas rire avec vos anecdotes...

  • permalien Miza :
    27 septembre 2012 @10h14   « »

    @ Ph Arnaud
    "Tant qu’on n’intègre pas cette notion de rapport de forces, on passe à côté de la conception du racisme."

    Tant que vous n’integrerez que chez les flics il y a aussi des nombreux personnes d’origine africaines et maghrébines et qu’ilan halimi n’est malheuresement pas les seul cas d’antisémitisme, or il est plus facile d’entendre des insultes antisémites dans la rue que des insultes anti-arabes, le rapport de force n’est pas seulement celui au niveau national, si vous êtes dans un quartier ou la majorité de la population est musulmane ou dans un immeuble ou la majorité des locataires ou proprietaires sont musulmans les gens s’en foutent de votre idéologie qui vous fait prendre en compte uniquement le racisme uniquement quand il est exploitable politiquement. Pour moi entre l’extrême droite et vous il n’y aucune différence, vous ne vous intéresser au racisme uniquement en fonction des auteurs de l’acte raciste.

  • permalien HN :
    27 septembre 2012 @10h21   « »

    Vous allez voir que bientôt ils vont nous inventer le racisme anti-riche avec l’histoire de Bernard Arnault...

    Cdlmt

  • permalien Miza :
    27 septembre 2012 @10h24   « »

    @ Ph Arnaud
    "Le racisme est une relation de domination sociale, ne me faites pas rire avec vos anecdotes..."

    Si le fait de savoir que dans les écoles publiques desormais les juifs ne sont plus que 30% ayant du fuir l’antisémitisme de l’école publique vous fait rire ça montre bien que pour vous le racisme vous intéresse uniquement quand vous pouvez en faire un outil de la critique da la société. Sympa d’ailleurs votre discours, il n’ont qu’aller ailleurs en France. Et bien si on leur répond comme ça à ce moment là les juifs comprennent qu’il sont plus le bienvenue. Quand à la domination sociale, il faudrait demontrer par A+B que le racisme serait la resultante uniquement de ce concept très idéologique. Et personne pour l’instant l’a fait.

  • permalien HN :
    27 septembre 2012 @10h26   « »

    "Je ne comprends pas ce que ce papier viens faire dans les Nouvelles d’Orient : Copé parle de faits se déroulant en France ."

    Quand Copé parle de "racisme anti-blanc", vous n’avez pas une idée sur la population qu’il accuse de ce même racisme ?
    Je vous donne un indice, on en parle souvent en ce moment.

    Cdlmt

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @10h26   « »

    Miza

    - Non. Il n’y a pas d’apartheid dans les pays du Golfe. Les travailleurs immigrés pakistanais, chinois, philippins, bengalais, etc., y sont traités comme des chiens, mais ce comportement relève d’un comportement de classe. Comme les bourgeois du 19e siècle et même fort avant dans le 20e... - qui confinaient leurs domestiques dans un état de quasi-servage.

    - Le seul endroit où il existe, aujourd’hui, un apartheid, est la Cisjordanie, où les Palestiniens sont confinés dans des zones étroites et ne peuvent en sortir, où on leur multiplie les interdictions de construire, où des couples de Palestiniens et d’Israéliens arabes ne peuvent s’installer en Israël, où le droit à l’eau est limité. Bref, où les Palestiniens subissent le même carcan administratif que les Noirs sud-africains naguère. Même chose, d’ailleurs, pour les Arabes de nationalité israélienne.

    - Il y a environ 20 % de ces Arabes dans la population israélienne. Selon la loi des probabilité, depuis 64 ans d’existence de l’Etat d’Israël, il aurait nécessairement y avoir eu au moins un cinquième de ces Arabes chef de l’Etat, premier ministre, président de la Knesset, ministre de l’économie, des finances, des Affaires étrangères ou de l’Intérieur, chef d’état-major de l’armée, chef du Shinbeth ou du Mossad, ambassadeur aux Etats-Unis ou à l’ONU. Combien l’ont été ?

  • permalien HN :
    27 septembre 2012 @10h30   « »

    @Iblis

    En Afrique du Sud, les Blancs n’ont plus d’avenir

    Bien sûr, ils ne possèdent plus que 90% des richesse du pays.
    C’est dur l’égalité...

  • permalien Miza :
    27 septembre 2012 @10h31   « »

    @ Marc B.D
    "Votre appui est pour nous un encouragement dans notre combat aux côtés des véritables victimes du racisme."

    Véritable victimes du racisme ou mieux exploitables politiquement ?
    Je vous rappelle par ailleurs l’histoire bidon du médecin soit-disant raciste de Aix en Provence. En realité vous ne combattez pas le racisme, mais vous avez crée une lutte pour acceder au statu de victime "veritable" au niveau de la communauté non pas de l’individu. D’où aussi ce fausses affaires de racisme qui concernent toute les communautés. Les associations antiracistes doivent combattre le racisme quelqu’il soit, ou alors appeller vous Mouvement contre le racisme anti-arabe ou anti-noir, d’ailleurs vous allez faire quoi des turcs qui militent pour la négation du génocide arménien ? Sont-ils des dominés eux aussi ?

  • permalien Miza :
    27 septembre 2012 @10h38   « »

    @ Ph. Arnaud
    L’apartheid pour les palestiniens c’est au Liban où les palestiniens n’ont aucun droit. Sur les 20% d’arabes il y a aussi des arabes chrétiens qui préfèrent vivre en Israël qu’en Cisjordanie, mais le fait que vous parliez d’Israël montre que finalement votre discours n’est pas antiraciste, mais anti-blanc et anti-juif. Quand Assad bomabarde les camps palestiniens, pourquoi personne se bouge en France pour le dénoncer ? Encore une fois la victime ne sert que quand il est possible de s’attaquer l’identité de l’agresseur qu’on s’est chosi. On entend jamis parler de l’ésclavage en Mauritanie, et pourtant sur Africa24 les militants contre le racisme anti-noir de la minorité arabe au pouvoir sont régulièrement denoncé, mais non on préfère parler de la France Etat colonial. On prendra aux sérieux ces gens quand ils quitteront leur postes au CNRS ou à l’Education nationale payé par ce fameux Etat colonial.

  • permalien bof :
    27 septembre 2012 @10h41   « »

    Pourquoi nier qu’il y a un racisme anti-blanc, comme il y a un racisme anti-arabe ou anti-noir ?

    Comment peut-on à ce point mélanger racisme, Histoire et lutte des classes ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @11h21   « »

    Miza

    - L’exemple des Maghrébins ou Noirs présents parmi les flics est le type particulier d’argutie par lequel on reconnaît les racistes. C’est le genre de "je ne suis pas raciste, la preuve, mon meilleur ami est Noir (ou Arabe)..." C’est le genre d’argument à s’asseoir dessus : la France, pour réprimer ses révoltes coloniales, a utilisé amplement des troupes puisées chez d’autres colonisés.

    - Vous êtes du même type de chieur que telle collègue qui, lorsqu’on décrivait le travail qui se faisait dans le service, se mettait subitement à glapir en disant : "Et vous oubliez ça, ça et ça..." Et de partir dans la description d’une vingtaine de cas qu’on rencontrait une fois apr an, alors que le service en traitait 600 ou 700 par jour...

    - Les violences ou les insultes ne sont qu’une toute petite partie du racisme : le racisme est un système, qui inclut bien d’autres manifestations. Où un juif, en France, est-il discriminé à l’embauche, au bail, au stage, à l’entrée en discothèque ? Nulle part. Où le sont les originaires - ou dont les ascendants sont originaires - d’Afrique, du Maghreb ou même des Antilles ? partout, et quotidiennement...

    - Quand un juif est tué, en France, les télévisions se déplacent depuis Los Angeles et c’est tout juste si on ne parle pas de rouvrir le bagne de Cayenne. Quand un Arabe décède dans un commissariat pour "s’être cogné la tête contre le mur", c’est tout juste si le flic perd six mois d’avancement.

    - Vos pinaillages me font penser à cette réplique mordante de Gabin dans "Le Président" qui, à un contradicteur qui lui lance : "Il y a des patrons de gauche !", lui rétorque : "Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité de l’espèce..."

  • permalien saintyves :
    27 septembre 2012 @11h31   « »

    @ Miza :
    27 septembre @10h38

    L’apartheid pour les palestiniens c’est au Liban où les palestiniens n’ont aucun droit. Sur les 20% d’arabes il y a aussi des arabes chrétiens qui préfèrent vivre en Israël qu’en Cisjordanie, mais le fait que vous parliez d’Israël montre que finalement votre discours n’est pas antiraciste, mais anti-blanc et anti-juif. Quand Assad bomabarde les camps palestiniens,

    Que font les palestiniens au Liban ou en Syrie ? ils ont simplement etaient chassés de leur pays PALESTINE par Israel, et confinés dans des camps de refugiés depourvus des droits humains les plus elementaires, essentielement celui de LIBERTE et de RETOUR DANS LEUR PAYS depuis plus de 60 ans Israel exerce un condensé d’actions criminelles contre le peuple palestinien,dont bien entendu un racisme institutionalisé.

    Le mot est laché, anti-juif dont antisemite, quel culot ...

  • permalien saintyves :
    27 septembre 2012 @11h32   « »

    Le mot est laché, anti-juif donc antisemite, quel culot ...

  • permalien Sarah :
    27 septembre 2012 @11h55   « »

    @ Mirza :

    L’éternelle victimisation de la part du peuple élu !

    Rappelons que Said Bourarach a été assassiné par six de confession juive dont deux au moins appartenaient à la ligue de défense juive,que les médias n’ont quasiment pas parlé de ce crime raciste.

    Il suffit de comparer le traitement médiatique de cette affaire avec le meurtre d’Ilan Halimi pour savoir qui a le pouvoir en France,et le deux poids deux mesures évident pour ces deux affaires symétriques.

    En ce qui concerne la Palestine:la situation d’apartheid subie par les Palestiniens n’est nié que par les sionistes les plus acharnés.
    Même le journal israelien Haaretz reconnaît cette situation et emploie souvent le mot "apartheid",ou l’équivalent, "séparation", en hébreu.

    Rappelons que des personnalités aussi éminentes que l’ancien président américain,Jimmy Carter,le militant anti-apartheid et prix Nobel de la Paix,Desmond Tutu,ou encore le juge sud-africain,John Dugard,ont employé le terme "apartheid" pour décrire la situation des Palestiniens de Cisjordanie,Gaza ou ceux d’Israel.

    Que Desmond Tutu et d’autres membres de l’ANC n’ont cessé de faire le parallèle entre la situation des noirs en Afrique du Sud du temps de l’apartheid et celle des Palestiniens. aujourd’hui.

    Un des militants anti-apartheid qui avait la Cisjordanie avait même déclaré que la situation des Palestiniens était beaucoup plus difficile que celle des Noirs du temps de l’apartheid ;il avait dit "au moins le régime d’apartheid n’avait jamais utilisé des avions de combat contre des townships !".

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @12h12   « »

    Miza

    - Le fait que vous passiez prudemment à côté de toutes les manifestations de l’apartheid israélien que je signale en dit long sur votre mauvaise foi et votre aveuglement volontaire. Vous n’avez d’ailleurs aucun argument à m’opposer à ce fait massif, notamment au au traitement en citoyens de deuxième catégorie des Israéliens arabes. Pour ne rien dire des Palestiniens...

    - Pourquoi les enseignants, payés par l’Education nationale, n’auraient-ils pas le droit de critiquer l’Etat colonial ou néocolonial ? C’est quoi, cette mentalité de droite ? Est-ce qu’on est forcé d’aimer son patron ? Est-ce qu’il est interdit de se syndiquer, de faire grève, d’occuper l’usine ? Est-ce qu’il est interdit de voter pour des programmes réclamant qu’on matraque fiscalement son patron ?

    - L’Etat, ce n’est pas la nation et ce n’est pas non plus la majorité, nécessairement temporaire, qui gouverne à un moment donné : la politique change sans cesse. Jadis l’Etat était colonialiste, sexiste, et appliquait la peine de mort. Eh bien, cela a changé, notamment grâce à tous ces enseignants qui se sont dressés contre l’ancien état de choses...

  • permalien gloc :
    27 septembre 2012 @12h28   « »

    Vu la diarrhée verbale engendrée par le "Copé/collé" de Le Pen (par Le Pen), on peut se demander pour qui roule Copé.

    Dans une France de plus de 3 millions de chômeurs, qui s’apprête à en "perdre" quelques uns dans les sables du Sahel, la question de l’urgence du problème devient très relative.

    Le gouvernement Ayrault empêtré dans les "promesses" du "candidat normal’ ne peut se réjouir de ce genre de diversion qui depuis l’affaire Dreyfus, fait les délices de tous les républicains dans la merde.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @12h56   « »

    A tous

    - Quand on modifie un nom ou un verbe par un adjectif ou un adverbe, on en déforme, voire on en inverse le sens. Ainsi, lorsque, dans un couple, un des partenaires dit à l’autre : "Je t’aime... bien", c’est, précisément, qu’il ne l’aime plus du tout, au sens "amour" du verbe "aimer". L’amour "maternel" n’est pas l’amour tout court, il en est très loin, il n’en a même pas les caractères essentiels.

    - Ainsi le "racisme anti-blanc" est-il tout... sauf du racisme. Quand on parle du racisme du régime de l’apartheid ou des Etats-Unis, tout le monde sait de quoi il s’agit ! Même si les Blancs traversent certains quartiers à toute vitesse, on s’en fiche, on s’assoit dessus ! Le racisme, ce n’est pas ça : le racisme c’est que les Noirs - ou tout ceux qui, aux Etats-Unis, sont catalogués comme tels, se retrouvent en taule ou dans les couloirs de la mort de façon plus que proportionnelle à leur part dans la population étatsunienne.

    - C’est ça, le racisme ! Le racisme, c’est d’avoir fait tout un plat de l’élection d’Obama, alors qu’il ne s’agissait que d’un président démocrate de plus - preuve que son élection était considérée comme tout, sauf comme "naturelle"...

  • permalien Protométèque :
    27 septembre 2012 @13h22   « »
    @ Miza 27 septembre @ 10h38 1/3

    Je ne peux pas vous répondre sur la Mauritanie, pays que je ne connais pas, mais en revanche je souhaite vous contredire, quelque peu, sur le Liban, pays que je connais plutôt bien pour y avoir vécu de nombreuses années :

    On ne peut nier qu’il existait au Liban une discrimination légale vis-à-vis des Palestiniens.

    Lors la Nakba et l’arrivée de nombreux réfugiés palestiniens au Liban (et ailleurs dans le monde arabe), il était communément admis, hors d’Israël en tout cas, que cette situation devrait être temporaire et que ces réfugiés avaient vocation à rentrer chez eux : « dans leurs foyers ». La résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies en témoigne. Comme les Etats qui accueillirent, pas nécessairement de très bon cœur, ces très nombreux réfugiés étaient tous indépendants depuis peu et encore bien peu organisés, les Nations Unies décidèrent de les aider à gérer ce problème en créant l’UNRWA, qui devait être temporaire. Or voilà du temporaire qui dure !

    S’il fut longtemps admis en Europe et en Amérique du Nord que ces personnes avaient été dupées par la propagande arabe qui les aurait encouragés à quitter leurs « foyers » pour faire place à la force militaire qui devait « repousser les juifs à la mer », on sait aujourd’hui que c’est tout à fait faux. Les historiens et les témoins palestiniens le clamaient haut et fort depuis 1948, mais quelle crédibilité peut bien avoir un Arabe ? Ces gens n’ont jamais été capables de reconnaître les bienfaits de la civilisation, alors que nous nous sommes évertués à la leur apporter sur un plateau de feu et de fer : tant d’ingratitude ne peut être que le signe d’un manque de clairvoyance !

    Il fallut donc attendre que de vrais historiens civilisés, c’est-à-dire blancs et israéliens, se penchent sur la question et la tranchent pour qu’enfin la voix des sans-droits nous parvienne… Benny Morris, Avy Shlaim et Illan Pappe ont eu beau chercher, ils n’ont trouvé nulle trace de ce soi-disant appel, mais ont fait bien d’autres découvertes, fort intéressantes.

  • permalien Protométèque :
    27 septembre 2012 @13h27   « »
    @ Miza 27 septembre @ 10h38 2/3

    Donc ces réfugiés palestiniens ont été chassés manu militari par les forces militaires et paramilitaires du Yishouv, puis d’Israël. Le discours israélien s’est tout de même évertué, durant toutes ces années à vouloir faire porter la responsabilité de cet état de fait aux Etats arabes et, surtout, à leur en faire porter la charge : or c’est ce discours que vous relayez, aujourd’hui encore.

    Donc au Liban, il est vrai que de très nombreux métiers furent longtemps interdits aux Palestiniens réfugiés, les plus pauvres bien entendu, les représentants des classes éduquées furent au contraire intégrés et même naturalisés pour la plupart. Dans une double logique consistant tout d’abord à refuser de régler ce problème que les autorités libanaises jugeait être du ressort des responsables de ce problème, c’est-à-dire des Israéliens, et de ne pas prendre le risque de modifier l’équilibre confessionnel libanais par la « nationalisation » d’une forte population majoritairement sunnite, ces mêmes autorités ont en effet mis en place un « cordon sanitaire » autour des ces hommes et de ces femmes, dépourvus de tout, afin d’éviter à tout pris d’engager un statu quo qui entérinerait leur installation. Je pense que c’est une décision qui fut parfaitement erronée, l’octroie d’un droit spécifique ne signifie pas nécessairement la disparition d’un autre ; en l’occurrence, l’intégration des Palestiniens dans la société libanaise n’aurait pas signifié l’extinction de leur droit au retour. Ceci dit, la société civile libanaise s’est mobilisée pour que cela change. Et justement, depuis 2010, tous les métiers leur sont ouverts. Je me dois de dire que je ne sais pas dans quel état d’avancement en sont les décrets d’application et, surtout, qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, comme en témoigne cet entretien.

  • permalien Protométèque :
    27 septembre 2012 @13h29   « »
    @ Miza 27 septembre @ 10h38 3/3

    Mais peut-on dire pour autant qu’il y a un apartheid au Liban vis-à-vis des Palestiniens ? Il ne leur est pas interdit d’emprunter les mêmes transports publics que le reste de la population, il ne leur est pas interdit d’entrer dans les lieux publics, il ne leur est pas interdit d’épouser des Libanais(es), si l’accès aux camps de réfugiés est strictement encadré pour les non-résidents, les Palestiniens n’y sont pas confinés. Ils sont certes soumis à une discrimination sociale forte, mais cela relève d’avantage du capitalisme sauvage qui se pratique au Liban. Leur tort principal est de n’avoir pas de « foyers » et d’être donc des proies faciles pour les prédateurs. Et la faute à qui ?

    On en revient à « la naissance du problème des réfugiés palestiniens » !

    Or en Israël, sur tous les territoires contrôlés par l’Etat, que ce soit par son expression civile comme sur le territoire israélien reconnu par le droit international ou militaire dans les territoires occupés, existe bel et bien des discriminations institutionnelles. Il y a une échelle de traitement qui va du citoyen à part entière au simple sujet : or cela ressemble beaucoup à se qui se pratiquait en Afrique du Sud…

  • permalien Yvan :
    27 septembre 2012 @13h33   « »
    (27) Recherche Twitter - #AmbianceCopé
    e ne suis pas raciste mon chien est blanc ! #Ambiancecope
    — T. de Dieuleveult (@TugdualdD) Septembre 27, 2012
    #AmbianceCopé Les blancs quand y en a un ça va, c’est quand y en a plusieurs que ça craint !
    — Sidonie Garnier (@sidoga) Septembre 27, 2012
    Francis Heaulme, Emile Louis, Marc Dutroux... Tous blancs ! Ils sont pas tous comme ça, mais c’est pas un hasard, non plus. #ambianceCopé
    — Marc uhry (@marcuhry) Septembre 27, 2012
    Ostensible, ostentatoire... peu importe, le petit pull noué sur les épaules devrait être banni de notre République #ambianceCopé
    — Thomas Seymat (@tseymat) Septembre 27, 2012
    ♫ ♪ Couleuuur de laiiiit, que j’aime ta couleuur de lait ! ♪ ♫ #AmbianceCopé
    — Jean-Moundir (@supermegadrivin) Septembre 27, 2012

  • permalien saintyves :
    27 septembre 2012 @15h47   « »

    Manuel Valls salue l’islam de France à la mosquée de Strasbourg

    Par Gilbert Reilhac | Reuters – il y a 1 heure 51 minutes

    "La République sera intransigeante avec ceux qui entendent la contester et je n’hésiterai pas à faire expulser ceux qui se réclament de l’islam et représentent une menace grave pour l’ordre public et qui, étrangers dans notre pays, ne respectent pas nos lois et nos valeurs"

    ceux qui se réclament de l’islam et représentent une menace grave pour l’ordre public

    ceux qui ne se réclament pas de l’islam et représentent une menace grave pour l’ordre public, n’auront pas à s’inquieter ...

  • permalien cdm :
    27 septembre 2012 @15h52   « »

    Pour HN (commentaire de 10h26)

    Je ne suis pas télépathe, j’ignore donc ce que vous avez en tête.

    Cependant si vous pensiez à certains Français d’origine maghrébine ou antillaise qui auraient pu commettre des actes de racisme anti-blanc, alors il ne sont pas originaires du Proche-Orient.

    De toute manière c’est un point mineur.
    Que pensez-vous du reste de mon message ?

  • permalien gallois :
    27 septembre 2012 @16h36   « »

    C’est sans doute parce que le MRAP évoque, avec toutes les prudences qui s’imposent le terme racisme antiblanc que l’auteur y voit un rapprochement avec le Front National et Copé.

    Il nous avait habitué à mieux en terme de rigueur intellectuelle.

    Monsieur Estrosi venant de prendre le contrepied de Copé , doit-on dès lors considérer que l’auteur de l’article est proche idéologiquement du grand démocrate de Nice.

    Très mauvais raisonnements que ceux par capillarité

    Le problème est que l’on nous donne en référence l’article de Rue89 signé par Madame Bouteldja.

    Les détracteurs du MRAP préfèrent-il ceux qui ont conceptualisé le racisme antiblanc avec une telle précision, à ceux qui dénoncent ce type de théorie.

    Extrait du texte de l"’interview sur la revue NQF qui circule sur le web

    C’était en 2006 .. il y a comme un réveil tardif

    On notera que Copé s’inscrit dans la même réthorique que Boutledja , les quartiers populaires sont une menace pour les blancs...

    , demain, la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront çà. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine... si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant.... Bientôt il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c’est déjà le cas des organisations de gauche..... , il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs. »

  • permalien ztem :
    27 septembre 2012 @17h35   « »

    Mr Gresh, ainsi, vous n’êtes pas au courant ? Ou vous ne voulez pas ouvrir les yeux sur la "matrice" ? Je vous invite, au nom de la rigueur intellectuelle, à vous faire votre propre opinion en vous rendant -par exemple- dans le département de Seine-Saint-Denis. Ce que le bien-pensant ne veut pas admettre, c’est qu’il y a effectivement des races sociologiques, en dehors de tout aspect génétique ou scientifique. Loin des salons, quand vous empruntez les rues passantes, vous vous apercevez qu’il y a une certaine homogénéité raciale dans les groupes de promeneurs ou les bistrots. Ici je vois un groupe de 4 "arabes" atablés dans un bar (pas un seul blanc, ni de noirs), là des blacks des Îles qui parlent créole (pas d’arabes, pas de blancs), au restaurant thaïlandais on embauche que des... travailleurs de type asiatiques (discrimination ?). Vous voulez mettre un couteau sous la gorge des personnes de couleur pour qu’il l’oublie et ne soient que français ? La réalité du monde et du terrain, c’est que le français de couleur a une double identité, une identité profonde (sauf exception -Mr Barack Obama par exemple-) que l’on est en droit de soupçonner du fait de sa couleur et l’identité de notre pays. C’est la raison pour laquelle il faut un quota limite de citoyens de couleurs dans notre pays comme dans tous les pays de race blanche ; cela signifie qu’en France par exemple celui qui est vraiment fier d’être français ou patriote est, 99 sur 100, un blanc. Renier ces réalités ne fait qu’enfler le FN. D’autant qu’il y a des blancs, comme Cohn-Bendit qui n’hésite pas à vociférer que "le drapeau français est bon pour être déchiré". Pardonnez-moi Mr Gresh, mais il y a quelque chose d’odieux à nier ce genre d’évidence. Par ma part, je suis déçu.

  • permalien deMontigny :
    27 septembre 2012 @18h02   « »

    Cette psychose paranoïaque destructrice est "à la mode".

    On peut facilement constater la destruction des forêts à l’échelle planétaire, et donc, l’extinction progressive d’animaux sauvages.

    Tout récemment, la sortie du film "The Grey" mettait en vedette des loups sauvages décimant des travailleurs américains, portant à croire que c’était l’être humain qui, lui, était menacé d’extinction par l’animal même qui est victimisé. Tous les hommes sont tués un par un, confirmant ainsi le réflexe craintif paranoïaque initial du film. Le personnage-clé du film, ironiquement, est un chasseur de loups. Les analogies possibles sont quasiment illimitées.

  • permalien durutti :
    27 septembre 2012 @18h28   « »

    Et pourtant il existe bel et bien le racisme anti-blanc. Mais peut être pas dans les quartiers bourgeois. Mon fils en a été victime à l’école, faudrait il le taire ? Il faut arrêter de cautionner un racisme ou pire de le nier. Il faut dénoncer tous les racisme. Un groupe de rap parlait des "faces de craies", des policiers se font traiter de "sale français", gaulois devient une insulte etc. Un débat doit s’ouvrir pour stopper ce triste phénomène.

  • permalien gloc :
    27 septembre 2012 @18h39   « »

    durutti : Un débat doit s’ouvrir pour stopper ce triste phénomène.

    Je propose la création d’une commission ad hoc... de toute urgence !

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 septembre 2012 @18h56   « »

    Durruti

    - Ce que vous décrivez n’est pas du racisme, c’est de la haine de classe qui n’a pas conscience d’elle-même. Ce phénomène est le même que celui qui a existé, en France, jusqu’à la Commune - au moins.

    - Le racisme produit des effets bien plus larges : le bourgeois "blanc" qui passe dans un quartier difficile n’est en insécurité que le temps qu’il y passe. L’habitant de ce quartier, lui, est en insécurité tout le temps, et pas que dans son quartier : sur tout le territoire. Le simple énoncé de son nom ou de son adresse lui ferme les portes du stage ou de l’embauche ou du bail, s’il s’avise de sortir de son ghetto.

    - La seule tête de l’immigré, surtout s’il a "une-bonne-tête-d’Arabe" le met en danger sur tout le territoire métropolitain s’il croise une patrouille de police.

    - Cette fable de "racisme anti-blanc" est l’équivalent exact, en politique intérieure, de la "menace musulmane" en politique extérieure. Alors que, depuis plus de deux siècles, les Occidentaux ne cessent, avec leurs lourdes bottes, de piétiner les pays musulmans, alors que des avions, des drones, des satellites, des missiles, des porte-avions surveillent l’Iran et tous les pays musulmans, alors que les bombes et les missiles peuvent dégringoler à tout moment sur les musulmans (en Irak en 1991 et 2003, en Afghanistan en 2001, au Liban en 2006, en Libye en 2011, etc.), on a le culot de nous faire croire à la "menace musulmane" !

    - Mais - bon Dieu ! - elles sont où les flottes musulmanes croisant au large des côtes américaines ou européennes depuis 60 ans ? Ils sont où, les B-52 iraniens, les F-15 palestiniens qui bombardent nos villes ? Elles sont où, les troupes musulmanes qui cantonnent dans nos casernes ?

    - Il n’y a pas pire perversité que celle du persécuteur se faisant passer pour le persécuté ! Cette histoire du racisme anti-blanc, c’est exactement celle de Hitler, accusant les méchants Tchèques, en 1938, de persécuter les pauvres Allemands sans défense des Sudètes...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 septembre 2012 @19h07   « »

    L’humanité est une espèce animale dont nous faisons partie.

    L’homme et le singe sont deux races différentes.

    Quand est-ce que nous enlèveront de la constitution de la Vème République le terme de "race" (qui date de la guerre d’Algérie : 1958) ?

    "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

    Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion."

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 septembre 2012 @19h08   « »

    A mon avis, origine et religion suffisent...

  • permalien H :
    27 septembre 2012 @19h15   « »

    @Miza

    Inclure les juifs, anciens "nègres blancs" de l’Europe dans un projet idéologique de défense de l’occident, ce n’est pas défendre les juifs et lutter contre l’antisémitisme. L’effet est même inverse.

    Par ailleurs n’oublions pas qu’historiquement, ce ne sont pas les arabes et noirs de banlieue qui ont causés le plus de tords aux juifs en France, c’est bien la police française, violence qui concernait aussi à l’époque les colonisés et autres métèques ne sachant pas rester à leur place en République française (17 octobre 61 et tout ce qui suivra jusqu’à aujourd’hui). Cette place étant bien entendu de nettoyer les chiottes de la France (ou encore de construire ses bâtiments ou d’occuper les postes d’OS dans ses usines) et de la fermer.

    En tant que juif français (et oui.... et qui habite en banlieue en plus), mon histoire familiale me conduit à exprimer de la sympathie pour ces noirs ou arabes écrasés par la "France". Le simple fait que l’on manipule mon histoire familiale afin de légitimer un projet idéologique de "défense de l’occident" me répugne.

    J’ignore si vous êtes jui-f-ve ou non. Si oui, votre comportement type OAS est une honte compte tenue de votre histoire.

  • permalien Yacedjaz :
    27 septembre 2012 @19h24   « »
    Qu’est-ce que le racisme ?

    Ph. Arnaud,
    Votre raisonnement repose sur une sourde confusion. Voici le fondement de votre erreur, il me semble. Vous confondez l’oppression et ses fausses raisons, cette idéologie qui vient la justifier, la justifier fallacieusement et après coup : le racisme. Qu’est-ce que le racisme ? C’est le discours insane que tiennent les oppresseurs pour farder la vérité de l’exploitation bourgeoise de l’homme, de la femme et de tout enfant, pour dissimuler l’oppression et leur déni absolu de justice. Par sa fonction d’idéologie dominante, ce discours irrationnel se définit mieux que par ses contenus particuliers : en valorisant ou bien dévalorisant une différence réelle ou bien imaginaire, le racisme vise à justifier fallacieusement l’exploitation, l’oppression, la domination, qui lui préexistent toujours et l’appellent, en masquant l’illégitimité au fondement des privilèges de l’oppresseur. Ce n’est pas le racisme la cause de l’oppression, mais l’oppression qui appelle un masque pour voiler l’illégitimité de son crime contre l’humanité et son devenir. Vous confondez l’oppression et sa fable : le racisme ; quand vous en faites un système, à l’instar de M. Gresh. Le racisme, « un système d’oppression » ? « La lutte des races » ? Jeter la lutte des classes dans les oubliettes, c’est le but du racisme, ce discours d’oppresseurs qui atteint bien toute sa grande efficacité lorsqu’il structure l’esprit des dominés.
    Quand des opprimés agressent une personne (ou même plusieurs) et qu’ils motivent cette violence-là par des discours —racistes (couleur de peau, religion, sexe, quartier, etc.), ils sont racistes, car ils reflètent bien le racisme comme une image dans un miroir, lui donne toute sa fausse raison d’être ; ils confirment la lutte des races, des sectes, des clochers, des clubs, des gangs, des sexes, etc. ; ils fortifient le règne de la division. S’ils ne sont certes pas les auteurs du racisme ni ses bénéficiaires (ils ne renversent pas l’ordre oppressif), ils en sont de bons propagandistes par le fait, ils participent à leurs oppressions en chantant la fable raciste. Ils ne luttent pas contre l’oppression qu’ils subissent, ils la reproduisent. Leur violence est donc bien raciste et il n’y a qu’un racisme, en effet —celui des oppresseurs, qu’ils reproduisent. Les conséquences de leur violence sous influence raciste sont bien sûr sans commune mesure avec la violence qu’exercent sur eux, et les autres dominés, les oppresseurs et leur racisme de classe dominante. C’est cette dialectique-là que votre discours oublie. Le racisme se propage. Et par quelle voie ? Le sport et son chronomètre anthropométrique. Enfin, le racisme et son reflet chez des dominés n’autorisent pas à confondre oppresseurs et opprimés.

    Les chats trublions ne regardent pas les étoiles, mais voient ce que la sottise bourgeoise fait à l’homme.

    Yacedjaz, un prolétaire.

  • permalien Nathan :
    27 septembre 2012 @19h36   « »

    Exemple de justice á deux vitesses selon Ph. Arnaud :

    Lorsqu’á Sarcelles, un français d’origine maghrébine traite un juif de "sale feuj", il ne s’agit pas d’un comportement raciste car le juif, même s’il est pauvre, appartient á la classe des "dominants" et le pauvre "dominé" ne fait qu’exprimer son ras-le-bol bien compréhensible à l’égard des rapports de domination. En revanche, si un juif traite un français d’origine maghrébine de "sale arabe", il s’agit bel et bien d’un comportement raciste.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 septembre 2012 @20h11   « »

    à Nathan :

    Un français juif faudrait-il dire ! Nationalité et religion !!!

    Le Ku Kux Klan (le cul cul clan) protestant etats-uniens (WASP) justifiaient le racisme avec la Bible (Histoire de Noé et Sem)

    Rappelons à ces "salops" (s’il y en a encore) qu’Abraham a réglé le problème (avec ses deux femmes (Sarah et Agar) et ses fils (Ismaël et Isaac) : Sarah et Agar qui correspondent aux juifs et arabes ou noirs pour aller vite)...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 septembre 2012 @21h56   « »

    Quand je dis "noirs" j’attends "africains" (Egyptiens, Ethiopiens soudanais ou somaliens)...

    Comme quoi on a vite fait de dire des bêtises...

    Ceux sont des juifs africains que je ne connais pas trop l’Histoire (avec la Reine de Saba, paraît-il)...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 septembre 2012 @21h58   « »

    Sur la reine de Saba :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Reine_...

  • permalien Camille :
    27 septembre 2012 @22h25   « »

    J’ai été voir une assistante sociale pour avoir une place dans un foyer de jeunes travailleurs. La dame me dit qu’il y a une place qui va se libérer et on me la garde. Deux jours avant le jour J, la dame me dit ‘Monsieur, il n’y a plus de place pour vous’ . ‘Vous comprenez, vous êtes Blanc, vous êtes Français, vous savez lire et écrire, ça sera plus facile pour vous de vous en sortir’.

  • permalien Sarah :
    27 septembre 2012 @22h33   « »

    Des tags LDJ sur les portes de la mosquée de Vandeouvre.

    Plusieurs tags "LDJ" (ainsi que des étoiles de David et des tags visiblement en hébreu) ont été peints sur les portes de la mosquée Al Hisnan, comme on peut le constater sur les photos ci contre, prises par les responsables de la mosquée ce matin.

    Imaginez une synagogue profanée avec tags "Hamas",des croissants, et des inscriptions en arabe,cela aurait fait la une de tous les médias.

    http://www.islamophobie.net/article...

  • permalien Albert :
    27 septembre 2012 @22h51   « »

    [En outre, diviser la société en deux groupes antagonistes de type marxiste, avec d’une part les oppresseurs (dominants) et de l’autre les oppressés (dominés), paraît caricatural, et ne rend pas compte de la complexité des composants et des rapports humains.

    Comment peut-on considérer que les familles modestes, françaises de souche et vivant dans les quartiers défavorisés, font partie du camp des “oppresseurs” ou du groupe des “dominants” ?

    L’utilisation des textes d’Albert Memmi ne semble pas opportune dans ce débat, étant donné l’impossibilité d’assigner un camp à chacun de ces groupes.

  • permalien yol :
    27 septembre 2012 @23h59   « »

    En attendant, les fachos manifestent demain. Ils ont sûrement la bonne couleur et la religion acceptable.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 septembre 2012 @00h11   « »

    Nathan (message de 19 h 36)

    - Réponse : oui...

    - Décidément, vous ne voulez rien comprendre. Les juifs, dans la France de 2012, n’ont pas de contrôle au faciès, pas de refus d’embauche, de bail ou de stage s’ils stage.

    - Les résidents, français ou non, qui s’appellent Mohamed, eux, si. Et les Français tout court, originaires des Antilles, pour peu que leurs ancêtres africains ressortent trop sur leurs visages, se font arrêter bien plus que leurs compatriotes métropolitains...

    - C’est ça, le racisme, Nathan. Arrêtez avec vos anecdotes.

  • permalien gloc :
    28 septembre 2012 @07h02   « »
    Copé, le Chocolat et le racisme anti-Clown Blancs


    Footit & Chocolat

  • permalien bob :
    28 septembre 2012 @08h11   « »

    "personnalités de gauche" ... mmm prenons Finkielkraut qui est adoré par la droite fascisto-managériale et adulé largement par la gauche serpillère (dixit F. Lordon) bien nantie ... - on sent chez lui une grande proximité avec des régimes comme celui de Pinochet ... qui ose le qualifier ainsi "de gauche" sans plus d’explication ? Ce n’est pas sérieux.

  • permalien bob :
    28 septembre 2012 @08h32   « »

    Ces gens envoyés sur tous les blogues pour promouvoir l’interdiction de l’usage des mots "aliénation, domination, oppression, exploitation" sont de véritables parasites.

    Lorsque les jeunes chômeurs et hooligans anglais coursaient et tabassaient du noir au début des années Thatcher, c’était un problème social pour les Nathan-Finkielkraut. Maintenant que ce sont de jeunes chômeurs d’origine maghrébine qui font la même chose, c’est un problème d’intégration impossible.

  • permalien sta :
    28 septembre 2012 @08h35   « »

    "En attribuant à l’origine nationale ce qui relève de la situation sociale, vous faites une fausse inférence : vous attribuez à un effet une cause qui n’est pas la sienne." lit-on dans un commentaire, malheureusement bien prévisible, archétypique.
    Et ceci s’applique au pauvre allemand du lumpen prolétariat qui devient SS et traque les juifs en Europe centrale, j’imagine. Il n’est pas antisémite, non, il a eu des problèmes sociaux dans l’Allemagne bourgeoise des années 20 !
    Assez de l’euphémisation de la violence et du racisme.
    Le racisme (i.e. intolérance agressive d’un groupe sur des personnes en situation de faiblesse) n’est jamais excusable, quel que soit son contexte et ses déterminants.
    Le MRAP a eu le courage de lancer un pavé dans la mare.
    Voir aussi l’article de Tarik Yidiz sur www.contreligne.eu

  • permalien bob :
    28 septembre 2012 @08h40   « »

    27 septembre @22h25 «  »

    J’ai été voir une assistante sociale pour avoir une place dans un foyer de jeunes travailleurs. La dame me dit qu’il y a une place qui va se libérer et on me la garde. Deux jours avant le jour J, la dame me dit ‘Monsieur, il n’y a plus de place pour vous’ . ‘Vous comprenez, vous êtes Blanc, vous êtes Français, vous savez lire et écrire, ça sera plus facile pour vous de vous en sortir’.

    Est-ce faux ?

    (Bien que votre témoignage sente le parfait bidonnage genre Fdesouche, usine à mensonges et à faux témoignages sur Internet, faisons comme s’il était vrai).

  • permalien sta :
    28 septembre 2012 @08h48   « »

    @Ph Arnaud
    Je viens de lire vos commenatires nombreux, et franchement vous ne savez absolument pas de quoi vous parlez, ce qui fait de vous un bon allié de JF Copé et de ses troupes qui eux très clairement instrumentalisent le "racisme anti-blanc" pour en tirer un profit politique.

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