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Cette lancinante « menace islamique »

vendredi 26 octobre 2012, par Alain Gresh

Le Figaro (24 octobre) nous l’apprend : « L’image de l’islam se dégrade fortement en France »

« "Notre sondage, explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, démontre une évolution qui va dans le sens d’un durcissement supplémentaire des Français vis-à-vis de cette religion et d’une perception négative renforcée de l’islam. Même si une proportion non négligeable de Français, 40 %, continue à se dire indifférente à la question de la présence de l’islam en France." »

« Ce qui explique, à ses yeux, un tel durcissement — 43 % des sondés considèrent l’islam comme une "menace" — est lié à une "visibilité" fortement accrue de l’islam sur la scène publique et médiatique. "Ces dernières années, il n’est pas une semaine sans que l’islam, pour des questions sociétales, voile, nourriture halal, ou pour une actualité dramatique, attentats, ou géopolitique, n’ait été au cœur de l’actualité." D’où cette autre impression : 60 % pensent que cette religion a désormais "trop d’importance". Ils étaient 55 % il y a seulement deux ans. Ceux qui se disaient indifférents à cette question passent de 41 à 35 %. »

Il n’est pas une semaine sans... La vraie question est là : qu’est-ce qui fait que, en France, avec ses millions de chômeurs, son école et son système de santé en péril, sa crise économique sans précédent, l’islam occupe une telle place « au cœur de l’actualité » ? Et pourquoi jette-t-on sans arrêt de l’huile sur le feu ?

Déjà, en octobre 2006, dans un envoi sur ce blog consacré à l’affaire Redeker et intitulé « Peut-on encore critiquer l’islam ? », j’écrivais :

« Car la vraie question est là. Pourquoi certains journalistes, certains éditeurs, certains intellectuels se plaisent-ils à jeter de l’huile sur le feu ? Pourquoi l’incompétence est-elle une clef pour pouvoir publier des pamphlets approximatifs, non étayés, schématiques ? Les exemples sont multiples de ces nouveaux spécialistes de l’islam intronisés par les médias. On pourrait citer, parmi d’autres, Caroline Fourest ou Mohamed Sifaoui, dont les travaux d’"enquête" sont à la vérité, pour reprendre une formule du chanteur Renaud, "ce que le diable est au bon dieu". Il suffit de se promener dans n’importe quelle librairie pour mesurer le nombre de livres consacrés aux musulmans ou à l’islam. La grande majorité sont très critiques (ce qui est parfois tout à fait légitime, quand cette critique s’appuie sur un vrai savoir). »

« Le débat autour de l’islam est-il impossible ? inutile ? nuisible ? Sûrement pas. De nombreuses questions se posent sur l’islam, le monde dit musulman, à condition de toujours utiliser le "pluriel" : les musulmans sont au nombre de plus de 1 milliard, ils sont majoritaires dans une soixantaine de pays de plusieurs continents : ils vivent sous des dictatures, des régimes autoritaires, des démocraties ; ils pratiquent leur foi de manière différente et les musulmans ne se réduisent sûrement pas à une foi dont les interprétations sont multiples. » (lire « Musulmans du monde »)

Depuis, les choses ont encore empiré. Au fil de ce blog, en six ans et quelque, on peut constater à quel point cette lancinante « menace musulmane » revient hanter politiques et médias. A tel point que, durant la campagne présidentielle, j’ai pu écrire, « la chasse aux musulmans est ouverte ». Et la campagne de Jean-François Copé, avec son pain au chocolat et ses fantasmes de racisme anti-Blancs, n’est que le dernier signe de cette dérive.

Un aspect peu souligné du sondage — bien qu’il ne dise rien sur les affiliations politiques des personnes — est le fait que l’ampleur de l’hostilité à l’islam indique qu’elle est partagée par l’électorat de gauche. Et il faut insister sur la faillite de la gauche, qu’elle soit modérée ou radicale, à organiser une résistance face à cette islamophobie. C’est d’ailleurs tout l’avantage de l’islamophobie : on ne peut pas être de gauche et raciste, mais on peut très bien être de gauche et islamophobe (que ce soit au nom d’une conception dévoyée de la laïcité, ou d’un universalisme républicain qui sert à masquer les discriminations).

Pour une excellente déconstruction du sondage du Figaro, on lira le texte de Pierre Tévanian, « Pour 100 % des musulmans, les sondages sont plutôt une menace » (Les mots sont importants, 25 octobre 2012), qui écrit notamment : « Il ne s’agit pas non plus de faire des sondeurs les seuls "engraineurs", ni même les principaux. L’effet performatif de la question de la menace n’atteint ici sa pleine efficience que parce que ladite question advient dans un contexte particulier, beaucoup moins anodin que la tombée du jour ou une coupure de courant, et beaucoup plus anxiogène : elle ponctue un flot quotidien et ininterrompu d’invectives politiques, de tribunes injurieuses, d’éditoriaux alarmistes et de faits divers dramatisés qui ont, depuis le 11 septembre 2001, et plus encore ces derniers mois, fait de l’Islam la figure par excellence de la menace. Moyennant quoi les sondés savent inconsciemment, lorsque la question leur est enfin posée, quelle est la bonne réponse — celle qu’il convient d’apporter pour donner à son interlocuteur, aussi bien qu’à soi-même, l’image d’un citoyen responsable, informé, lucide, bref : "averti". »

Il est trop facile de dénoncer la seule extrême droite ou la droite et leurs dérives. En réalité, ces dérives s’appuient sur un discours consensuel que véhiculent aussi bien des radios publiques, comme France Culture ou France Inter, que des journaux comme Le Nouvel Observateur ou les autres magazines. Là, bien sûr, les préjugés sont emballés dans un discours pseudo-laïque ou humaniste, mais alimentent l’idée d’une différence fondamentale entre « eux » et « nous », d’une menace permanente à laquelle notre société serait confrontée (non pas la crise, le chômage, les inégalités, etc., mais bien les Autres)...

La journée du 17 octobre (tout un symbole), sur France Inter, consacrée à l’islamisme radical n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres, de l’obsession de la radio publique pour la menace musulmane.

L’éditorial de Thomas Legrand sur « Islamophobie, un mot piège », reprend, une fois de plus, le mensonge de Caroline Fourest : le terme serait apparu en 1979, « quand, juste après le renversement du chah d’Iran, des féministes américaines et des Iraniens opposants de gauche, qui avaient milité pour la révolution et la démocratie, se sont scandalisés des premières décisions sexistes et liberticides du régime de l’ayatollah Khomeini. Ils ont été qualifiés par Téhéran "d’islamophobes". »

Pour ceux qui sont intéressés, on peut renvoyer à l’étude « Towards a defintion of islamophobia : approximations of the early twentieth century » (PDF), de Fernand Bravo Lopez, parue dans Ethnic and Racial Studies (26 novembre 2010), qui revient sur le débat qui a agité la France (entre autres) à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle autour de l’islam. C’est de cette période que date le terme islamophobie, largement utilisé. Ce mot désigne alors, selon l’auteur, « la croyance que l’islam et les musulmans sont les ennemis implacables, absolus, éternels du christianisme, des chrétiens, de l’Europe et des Européens. » Il véhicule une « image de l’ennemi », c’est-à-dire « cette conviction d’un groupe que sa sécurité et ses valeurs de base sont menacés par un autre groupe. » N’assiste-t-on pas au même phénomène aujourd’hui, mais dans un contexte différent ?

Thomas Legrand explique benoîtement que le mot islamophobie, « loin de lutter contre l’amalgame entre les intégristes islamistes et les musulmans, ne fait que l’alimenter puisqu’il met, dans le même sac, la lutte contre l’islamisme radical, le blasphème et le racisme anti-musulman. » Il devrait lire le sondage du Figaro qui montre justement que cette distinction n’a aucune prise dans la réalité des perceptions que lui et sa radio ont largement contribué à créer.

Quel avenir pour la Palestine ?

Université populaire, Samedi 10 novembre, 5/7, rue Basse des Carmes 75005 Paris — Métro : Maubert Mutualité / Bus : 63, 86, 87 — Inscription obligatoire.

Séance 1 (10h30-12h30) : histoire et actualité de Gaza, avec Jean-Pierre Filiu, professeur des universités à Sciences Po (Paris), auteur de Histoire de Gaza (Fayard, 2012).

Séance 2 (14h-16h) : l’économie de la Palestine : acheter la paix ?, avec Julien Salingue, doctorant en sciences politiques à l’Université Paris 8, auteur d’A la recherche de la Palestine : Au-delà du mirage d’Oslo (Editions du Cygne, 2011).

Séance 3 (16h-18h) : la Palestine, la CPI et le droit international, avec Géraud de la Pradelle, juriste international, professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre.

840 commentaires sur « Cette lancinante “menace islamique” »

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  • permalien ulisiad :
    26 octobre 2012 @17h43   »

    Pour decontruire l’islamophobie il me semble nécessaire partir de la réflexion de Gilad Atzmon :"Les Israéliens, et leurs alliés, savent très bien pourquoi ils promeuvent l’Islamophobie. Mais qu’est-ce que l’Islamophobie ? Que sert-elle et qui sert-elle ? Elle sert les intérêts capitalistes centrés sur le Sionisme. L’Islamophobie est le vrai visage de la Hasbara (la propagande israélienne). Elle sert à assurer que la « guerre de survie » d’Israël soit en fait une guerre de l’Occident.

    C’est évidemment fallacieux ; et pour le bien des intérêts occidentaux, s’éloigner immédiatement d’Israël serait la juste chose à faire.

    Silvia Cattori : Quand situez-vous l’émergence de l’Islamophobie et quelle en a été la cause ?

    Gilad Atzmon : Historiquement, elle a probablement pris naissance dans les années soixante-dix, peu après la crise de l’énergie. Je pense que, dès 1973, on pouvait clairement détecter les premiers signes d’une forme politique et institutionnelle moderne d’antipathie à l’égard des musulmans alors que l’opinion publique occidentale commençait à réaliser le rôle stratégique du Moyen-Orient. Le glissement vers une « culture populaire antimusulmane » a été encore exacerbé par le succès des « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Je dirais que depuis les évènements du 11 septembre 2001, l’opinion publique occidentale a été aspirée dans une explosion de violence antimusulmane. Je n’oublierai jamais Ehud Barak interviewé ce jour là, déversant sa bile et des accusations islamophobes dans toutes les émissions de télévision occidentales. Pour les agitateurs de la propagande israélienne, le 11 septembre a représenté la preuve de l’idéologie commune qui lie Israël et les Goyim (non juifs) occidentaux."http://www.silviacattori.net/articl...

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h26   « »

    L’article de Pierre Tévanian,cité par Alain Gresh, sur le sondage du Figaro est vraiment excellent.

    pour 100% des musulmans, les sondages sont plutôt une menace
    Réflexions sur la construction médiatique de l’islamophobie

    par Pierre Tevanian
    24 octobre 2012

    L’image de l’islam, nous dit-on à la une du Figaro, se dégrade. Sondage à l’appui, on nous explique que 43% des Français appréhendent la présence musulmane comme étant « plutôt une menace ». Soit 1% de plus qu’il y a un an et demi... Nous avions à l’époque analysé en détail la construction de ce sondage de l’IFOP, et plus précisément la manière dont, par la formulation des questions, le choix des termes employés, l’éventail des réponses proposées, et quelques autres effets de texte et de contexte, il produit activement la psychose islamophobe qu’il prétend ensuite enregistrer de manière neutre. Plus d’un an après, la critique garde hélas toute son actualité, à 1% près – et ce petit point supplémentaire pour l’islamophobie n’est finalement pas énorme au regard de l’exubérance des moyens politiques et médiatiques remobilisés dans l’intervalle, de la guerre du halal à la menace terroriste en passant par les prières de rue, les pains au chocolat et le retour du retour de Charlie Hebdo...

    On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h28   « »

    Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il est censé enregistrer de manière objective, il peut même purement et simplement produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].

    C’est le cas, tout particulièrement, du sondage de l’IFOP, pour la simple raison, d’abord, que ce sondage est performatif : le simple fait de poser la question d’une éventuelle « menace islamique » contribue à semer le doute, inquiéter, et donc donner consistance à ladite menace. Chacun-e a déjà pu l’expérimenter : le meilleur moyen de susciter la peur dans une situation anodine, par exemple à la tombée du jour ou en cas de coupure de courant, est de poser la question de la peur. Que l’on demande « Tu as peur ? » ou qu’on affirme « Moi je n’ai pas peur », ou même qu’on déclare qu’« Il n’y a aucune raison d’avoir peur », le message implicite est le même : « Tu pourrais avoir peur », et il y a donc bien, en réalité, des raisons d’avoir peur.

    Texte

    Le sondage de l’IFOP est d’autant plus anxiogène qu’il ne dit pas, loin s’en faut, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Par les mots qu’il utilise, il construit au contraire, de manière discrète mais d’autant plus pernicieuse, une scène belliqueuse sur laquelle s’opposent d’un côté « la France », « notre pays », et de l’autre la spectrale « présence » d’une étrange « communauté musulmane » :

    « Diriez-vous que la présence d’une communauté musulmane en France est :

    plutôt une menace pour l’identité de notre pays ;

    plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays ;

    ni l’un ni l’autre. »

    Aucun de ces mots n’est neutre. Parler d’une « communauté musulmane », tout d’abord, c’est immanquablement suggérer que les musulmans n’appartiennent pas à la communauté nationale, ou pas vraiment, ou pas loyalement : ce qui est faux et tendancieux – la plupart des musulmans vivant en France étant français, et rien (sinon le racisme) ne permettant de préjuger de leur manière d’être français.

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h30   « »

    Quant au mot « présence », il réactive, sous une forme à peine euphémisée, le sinistre « occupation » de Marine Le Pen qui a fait la une ces dernières semaines, en suggérant que ladite communauté musulmane forme un corps étranger, n’entretenant pas ou peu de relations avec le reste du pays. Ce qui, là encore, est tout simplement faux : les musulmans sont parfaitement intégrés dans la société française, fût-ce à des places subalternes dans la division du travail, et à la place du mort – je veux dire du bouc émissaire – dans le jeu politique et l’espace médiatique.

    Cette inquiétante étrangeté de « la communauté musulmane » est ensuite opposée à « l’identité » du pays, ce qui achève de dicter « la bonne réponse » – en tout cas pour toute personne qui, dans la temporalité TGV des questions-réponses de l’IFOP, reste dans le vague et dans l’abstrait : à l’évidence, l’Autre s’oppose à l’Identique, donc oui, l’Autre musulman ne peut que menacer l’Identité française.

    Et pour celles et ceux qui ne l’auraient pas compris, la France est rebaptisée « notre pays », sous-entendu : « pas le leur » – ce qui là encore est aussi faux que tendancieux. Non seulement parce que la majorité des musulmans de France sont de nationalité française, mais aussi parce que des résidents étrangers peuvent tout aussi légitimement, dès lors qu’ils y ont élu domicile, considérer la France comme leur pays.

    Enfin, la structure binaire plutôt.../ plutôt... construit de toutes pièces une alternative tout à fait fallacieuse : l’Islam serait soit une menace, soit un enrichissement. La question laisse il est vrai la possibilité de répondre « Ni l’un ni l’autre », mais sans donner aucun contenu substantiel un tant soit peu précis et concret à ce « Ni l’un ni l’autre » – alors que, de facto, l’Islam peut représenter, pour un musulman comme pour un non-musulman, mille autres choses qu’une menace identitaire ou un enrichissement culturel.

  • permalien l’oeil de caïn :
    26 octobre 2012 @18h30   « »

    Qu’il est doux de discerter de l’islam, dans un pays où la société civile a placé le fait religieux dans les lieux de cultes dédiés et dans les conciences.

    Après le vocable tabou" antisémite" jeté à la face de tous ceux qui osent évoquer la légitimité de l’état hébreux
    voilà son pendant" l’islamophobie " utilisé pour qualifier tous ceux qui osent critiquer l’irruption du fait religieux dans la vie publique avec diverses exigences chaque jour plus présentes et exprimées avec davantage d’insistance : viande hallal dans l’alimentation des collectivités, séparation des sexes, etc....
    On nous montre sans cesse les excès des salafistes, intégristes de tous bords, pour aussitot nous montrer les bons musulmans qui ne mangent pas de ce pain là.
    Ne pas verser dans le terrorisme ne rend pas pour autant
    légitimes leurs irruptions intempestives dans la vie publique.

    Certes il serait stupide de nier qu’il existe un réel antisémitisme comme il existe un réel racisme anti arabe mais il ne faut pas tout mélanger.
    Le fait qu’un amalgame soit fabriqué par des secteurs politiques, qu’une campagne soit orchestrée, favorisée par les intérêts de l’état d’Israel est évident.
    On peut être anti israélien sans être anti juif, comme on peut ête islamophobe sans être pour autant anti arabe.

    Ne peut on pas de même ête anti catholique, anti protestant, anti mormon, bref agnostique, athée (anti religion), sans haïr les peuples qui s’y adonnent ??

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h31   « »

    Hors-texte

    Une réponse, par exemple, n’est pas proposée, alors qu’elle aurait sans doute pu recueillir un nombre conséquent de suffrages :

    « L’Islam ne représente absolument rien pour moi. Je ne connais pas, et j’ai bien d’autres chats à fouetter. »

    Ou encore celle-ci :

    « l’Islam, pour moi, est une religion parmi d’autres, à laquelle on pourrait peut-être commencer à lâcher la grappe ».

    D’autres réponses assez basiques ne sont pas proposées, par exemple celle-ci :

    « La communauté musulmane n’existe pas, cette expression ne veut rien dire, on ne peut pas mettre tous les musulmans dans le même sac. »

    Ou encore celle-ci :

    « Les musulmans ne forment pas une communauté, ils sont différents les uns des autres, exactement comme les non-musulmans sont différents entre eux. »

    Mille autres réponses possibles peuvent être imaginées, et en particulier des réponses non-racistes. En ne les proposant pas, en imposant une fausse alternative entre enrichissement culturel et menace identitaire, le sondage de l’IFOP maximise – c’est arithmétique – les chances pour la réponse raciste de casser la baraque : pour tous ceux qui n’éprouvent pas de sympathie ou de curiosité particulière à l’égard de « la culture musulmane », pour tous ceux qui se contrefoutent de la problématique de l’« enrichissement culturel », pour tous ceux qui, tout simplement, ne voient pas ce que ces mots au fond très vagues peuvent bien signifier, il ne reste plus que :

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h33   « »

    l

    e refus de répondre, qui est la plus sage des réactions, mais que l’orgueil humain et le plaisir d’être pour une fois entendu nous poussent bien souvent à ne même pas envisager [2] ;

    le vague et peu engageant « Ni l’un ni l’autre » ;

    la première réponse, « la bonne », qui a pour elle l’apparente évidence de la tautologie : l’altérité (musulmane) menace l’identité (nationale).

    En caricaturant à peine, je serais tenté de conclure que la question manifeste – « Diriez-vous que l’Islam est une menace ? » – recouvre une question latente et subliminale, nécessairement entendue par les sondés :

    « Savez-vous que l’Islam est une menace ? » [3]

    Ce à quoi 340 personnes sur 809 ont donc accepté d’acquiescer. Il ne s’agit pas en disant cela d’exonérer lesdits 340 de toute responsabilité : il y a après tout 469 autres sondés qui n’ont pas joué le jeu, et même davantage si l’on songe aux refus de répondre – toujours effacés soigneusement des résultats publiés par des instituts de sondage soucieux de nous convaincre que leurs questions idiotes et orientées passionnent tous les Français.

    Il s’agit plutôt de souligner que les 340 racistes déclarés ne portent pas l’entière responsabilité de leur « opinion », et que les experts en blouse blanche de l’IFOP n’ont pas seulement « enregistré » cette immondice mais l’ont aussi légitimée, en mettant ces réponses racistes au coeur du débat public, et co-produite, en allant poser à des gens qui n’en demandaient pas tant une question qui est tout sauf neutre – puisqu’aussi bien un milliard d’autres menaces virtuelles (ou, pour certaines, bien réelles) ne sont jamais (ou très rarement) mises sur le tapis sondagier : la menace par exemple que pourrait représenter le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme, le libéralisme, le socialisme, le romantisme, le cubisme, le scoutisme, l’athlétisme, l’alcoolisme, le tabagisme, le tourisme, l’échangisme, le journalisme, l’éditorialisme ou… les sondages eux-mêmes !

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h34   « »

    Contexte

    Il ne s’agit pas non plus de faire des sondeurs les seuls « engraineurs », ni même les principaux. L’effet performatif de la question de la menace n’atteint ici sa pleine efficience que parce que ladite question advient dans un contexte particulier, beaucoup moins anodin que la tombée du jour ou une coupure de courant, et beaucoup plus anxiogène : elle ponctue un flot quotidien et ininterrompu d’invectives politiques, de tribunes injurieuses, d’éditoriaux alarmistes et de faits divers dramatisés qui ont, depuis le 11 septembre 2001 et plus encore ces derniers mois, fait de l’Islam la figure par excellence de la menace. Moyennant quoi les sondés savent inconsciemment, lorsque la question leur est enfin posée, quelle est la bonne réponse – celle qu’il convient d’apporter pour donner à son interlocuteur aussi bien qu’à soi-même l’image d’un citoyen responsable, informé, lucide, bref : « averti ».

    Cet alliage explosif bruit médiatique + sondages et sa force de suggestion ne sont pas de pures conjectures sorties de mon cerveau paranoïaque : n’importe quel-le psychologue, n’importe quel-le sociologue, sait que l’expression d’une opinion n’est pas un phénomème simple et strictement individuel, mais au contraire une interaction, dans laquelle se jouent de manière largement inconsciente des rapports de pouvoir, des stratégies de distinction et de présentation de soi, des questions d’image, de confiance, de légitimité… Ces phénomènes ont d’ailleurs maintes fois été mesurés, à chaque fois par exemple qu’on a eu la bonne idée de comparer plusieurs sondages, portant sur les mêmes objets mais formulés différemment – et notamment lorsqu’on a comparé des sondages-standard, proposant une formulation hyper-générale sur un « sujet de société » ayant fait l’objet d’un matraquage médiatique, avec des enquêtes beaucoup plus rares renvoyant les sondés à leur propre individualité, leur propre vécu et leur propre ressenti :

    une enquête parue dans L’Humanité en novembre 2002 a par exemple fait apparaître que des sondés pouvaient faire de « l’insécurité » le plus préoccupant des « problèmes », devant neuf autres « problèmes » énoncés (comme l’emploi, les retraites, l’éducation ou la santé), et faire de « l’insécurité dans mon quartier et ma ville » le problème le moins préoccupant, très loin derrière « mon emploi », « ma retraite », « ma santé » ou « l’éducation de mes enfants » [4].

    en avril dernier, un même sondage nous apprenait que 66% des jeunes de 15 à 24 ans estimaient, quand ils étaient interrogés sur « l’autorité en général », que les parents n’en avaient « pas assez », mais que ces mêmes jeunes étaient 89% à estimer que leurs propres parents avaient sur eux « suffisamment d’autorité ».

  • permalien Albert :
    26 octobre 2012 @18h35   « »

    Ecoutez Onfray et vous comprendrez que l’islam n’est pas cette religion de paix que l’on veut nous imposer.

    Comme d’habitute cette religion est vierge de toute responsabilité et toute la faute revient aux français qui n’ont pas compris le merveilleux monde qu’elle nous promet.

    ’convertisez-vous vite mécréants’ est son message et nous devrions y cedez ? Vous revez ?

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h35   « »

    Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que nous sommes capables d’oublier nos propres vies, nos propres expériences, nos propres griefs et nos propres inquiétudes, dès que nous nous trouvons en situation d’avoir à exprimer « une opinion » sur un « problème de société » médiatiquement homologué, et qu’alors nos réponses consistent essentiellement à montrer que nous savons « ce que tout le monde sait » – qui n’est rien d’autre que ce que la télévision nous a appris.

    C’est ce phénomène qui explique qu’une même « opinion publique » peut, tour à tour et dans un très court intervalle, se montrer par sondages

    impitoyablement sécuritaire et répressive au lendemain d’un crime atroce qui a fait la une du 20H ;

    formidablement humaniste et protestataire, capable d’une forte compassion avec des taulards après deux semaines de médiatisation d’un livre dénonçant les conditions de vie dans les prisons [5].

    Moyennant quoi le 42% de l’IFOP sur la « menace islamique », comme tous les résultats de sondages, ne nous apprend rien de précis sur le for intérieur, l’intime conviction ou le ressenti profond des Français, et pas davantage sur leurs doutes, leurs contradictions et leurs tiraillements intérieurs, mais nous renseigne en revanche de manière infaillible sur le contenu des magazines, des JT et des talk-shows – et donc sur les préoccupations, les stratégies ou les fantasmes de la petite élite sociale et politique qui décide de ce contenu.

    Moyennant quoi, aussi, on pourrait imaginer un contre-point rassurant au sondage ignoble de l’IFOP, qui nous ferait descendre bien en-dessous de ce terrifiant 42% – un sondage par exemple qui demanderait :

    « Avez-vous déjà été menacé par un musulman ou une musulmane ? »

    Ou même, puisque c’est le « ressenti » des Français que prétendent recueillir les sondeurs :

    « Vous êtes-vous déjà senti-e menacé-e par des musulmans ou des musulmanes ? »

    Ou encore : un sondage qui demanderait à chacun-e si il ou elle a déjà eu souvent, régulièrement, rarement ou jamais, à se plaindre du comportement d’un musulman, mais aussi d’un catholique, d’un policier, d’un employé de guichet, d’un commerçant, d’un propriétaire, d’un employeur ou d’un supérieur hiérarchique. Nul doute que la « menace islamique », telle que « les Français » la « ressentent », s’en trouverait pour le moins relativisée.

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h38   « »

    Système

    Voilà dans quels cercles vicieux nous ont enfermés plusieurs années de journalisme racoleur et tendancieux (sur « la poussée fondamentaliste », « les filières terroristes » et « les reculs de la laïcité »), d’éditorialisme belliqueux (sur « la défense du modèle républicain »), d’opérations idéologiques (sur « l’identité nationale », « les tournantes » et « les cités du mâle ») et de législations d’exception (sur « le voile » en 2004, sur « la burqa » en 2010).

    Les 340 racistes anonymes de l’IFOP ne sont en somme que la toute petite partie émergée d’un immense iceberg : c’est tout un système qui porte aujourd’hui l’idée que « l’Islam est une menace ». Un système dont les agents – conscients ou pas – sont des ministres, des partis de droite, des partis de gauche, des patrons de presse, des intellectuels, des journalistes… et des sondeurs. Un système qui a ses petites mains mais aussi ses Grands Commis : Antoine Sfeir et Yves Calvi, Christophe Barbier, Éric Zemmour, Élisabeth Lévy, Caroline Fourest, Alain Finkielkraut, Élisabeth Badinter, Fadela Amara, Sihem Habchi, Abdennour Bidar, Abdelwahab Meddeb, Michel Onfray, Philippe Val, Robert Redeker, Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy… Un système qui constitue, pour le coup, une véritable menace – pour la démocratie, pour la paix civile, mais plus directement, plus immédiatement, plus durement, pour les musulmans.

    Est-il encore temps d’enrayer cette machine infernale ? Y-a-t-il encore une gauche pour rompre clairement avec cette dynamique, plutôt que « refuser-la-haine-de-l’autre-tout-en-restant-à-l’écoute-de-l’inquiétude-des-Français » ? Les musulmans doivent-ils ne plus compter que sur eux-mêmes et une poignée d’islamogauchistes ? Faut-il agir sur le terrain juridique, politique, social, culturel, à l’échelle locale, nationale, internationale ? Je n’ai évidemment pas la réponse – mais une chose est sûre : la propagande islamophobe bat son plein et porte ses fruits, les injures, violences et discriminations sont quotidiennes, et l’histoire nous a appris que tout cela peut, si on laisse faire, aller encore plus loin.

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @18h55   « »

    Plus la crise économique s’aggrave,plus la "menace islamique" est fabriquée et agitée par nos médias,à tel point qu’aujourd’hui(j’avais quelques doutes auparavant)je suis certaine qu’il s’agit d’une politique délibérée de recherche de "bouc émissaire".

    Ne jamais oublier que l’histoire du dernier siècle nous montre de nombreux exemples de stratégie de la tension ont été mis en place dans des pays comme le Chili,l’Indonésie,l’Algérie,l’Italie,l’Allemagne,etc.

    Il s’agissait à chaque fois de fabriquer ou d’amplifier la menace,le danger posé par un groupe,une idéologie pour justifier des dictatures militaires et l’application de politiques économiques néo-libérales dont le peuple n’en voulait.

    Le Chili avec la dictature militaire de Pinochet contre la "menace" marxiste posée par le président démocratiquement élu,Allende.
    L’Italie avec la stratégie de la tension mise en place par la CIA avec des attentats sous faux drapeau pour empêcher l’arrivée au pouvoir d’une coalition comprenant le parti communiste italien.

    L’Algérie, avec la fabrication du GIA(groupe islamique armé)pour voler une élection démocratique gagnée par le FIS(Front islamique du Salut).

  • permalien Galileo :
    26 octobre 2012 @19h47   « »
    Le malencontreux texte du grand rabbin de France contre l’homoparentalité

    Le Monde.fr | 26.10.2012 à 12h10 • Mis à jour le 26.10.2012 à 12h37 Extraits

    L’essai que vient de publier le grand rabbin de France sur le site internet du CRIF est étonnant à plus d’un titre. Relevons tout d’abord son caractère violemment homophobe. La terminologie utilisée est quasiment guerrière. A au moins trois reprises, le terme de "cheval de Troie" est utilisée. Les homosexuels, par diverses stratégies, chercheraient à réaliser un ambitieux projet, la négation de toute différence sexuelle (p. 14), le combat contre l’hétérosexualité (p. 20), l’effacement de différences sexuelles (p 17), le combat contre l’actuel modèle familial (p.20), le projet politique de détruire le mariage : " L’objectif des militants serait finalement la destruction pure et simple du mariage et de la famille ". Et à nouveau dans la conclusion, " le mariage homosexuel comme un cheval de Troie dans l’entreprise de nier la sexuation... pour dynamiter les fondements hétérosexuels de notre société ". A l’image du mythe dans l’Iliade et l’Odyssée, ce serait une malédiction. L’homophobie, la peur des homosexuels. Ici, il ne s’agit plus de peur mais de terreur. Comment qualifier autrement ce discours quasiment guerrier ?

    Pourquoi s’étonner que le grand rabbin tienne un pareil discours homophobe ? Après tout la Torah qualifie l’homosexualité masculine d’abomination et condamne à mort ceux qui commettent cette abomination. Mais le grand rabbin se défend dans son introduction d’appuyer son discours sur les Ecritures, malgré plusieurs pages consacrées à la fin de l’essai à la vision biblique de la complémentarité homme-femme.

    Qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage ! A l’appui de son argumentation, il reprend à son compte mot pour mot l’argumentaire de la Conférence des évêques de France dans la controverse de 2011 sur l’enseignement du genre en classe de 1ere SVT.

  • permalien Galileo :
    26 octobre 2012 @19h48   « »
    Le malencontreux texte du grand rabbin de France contre l’homoparentalité

    Il peut être amusant de souligner que certains écrits de la mystique juive, "queers" avant l’heure, révèlent d’autres relations entre le masculin et le féminin que celles de la différence irréductible des sexes. Charles Mopsik (1956-2003), spécialiste de la Kabbale, relève que les kabbalistes considéraient comme une grave anomalie le fait qu’un homme ou qu’une femme ne comporte pas en lui la valence sexuelle opposée. L’un d’entre eux, Jacob Koppel Lifschietz, un mystique juif du dix-huitième siècle, allait encore plus loin. En s’appuyant sur le Zohar (1,137b), l’un des principaux livres de la mystiques juives : "chaque espèce aime son espèce, chaque genre est attiré par le même genre", il affirmait en 1803 que le masculin était attiré par le masculin, le féminin par le féminin et non l’inverse. Certains kabbalistes peinaient donc à admettre que le féminin puisse désirer le masculin et réciproquement. Il leur était plus facile d’expliquer, sur un plan théorique, le désir pour le même sexe que pour le sexe opposé. Jacob Koppel Lifschietz résout le paradoxe de l’hétérosexualité de la manière suivante : c’est la présence simultanée du masculin et du féminin au sein de chaque individu qui rend possible le désir de l’homme pour la femme et de la femme pour l’homme dans la mesure où c’est le féminin dans l’homme qui l’attire vers la femme, de même que c’est le masculin dans la femme qui est la clé de son attraction pour l’homme.

    Nous, Français juifs , parents, homosexuels, affirmons que l’ouverture du mariage ne vient pas détruire cette institution mais la renforcer. D’autres courants du judaïsme, à l’inverse de celui que représente Gilles Bernheim, autorisent la nomination de rabbins gays, bénissent les unions de même sexe, et reconnaissent les familles homoparentales qui souhaitent transmettre les traditions. Avec un tel texte, le grand rabbin se rapproche des positions dogmatiques de l’Eglise catholique et ce faisant, perd en légitimité. Nous n’osons imaginer que ceci se justifie par un calcul politique dans un contexte de surenchères internes au Consistoire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 octobre 2012 @20h17   « »

    A tous

    - Je suis toujours ébahi que l’on attribue à l’ayatollah Khomeiny la création du terme islamophobie...

    - En effet, il est formée par dérivation de tous les termes ayant leur suffixe en -phobie, c’est-à-dire à partir d’une racine grecque. Ce qui suppose au moins une éducation "classique", dispensée plus généralement en Europe - voire aux Etats-Unis, que dans les pays musulmans.

    - A supposer que l’ayatollah Khomeiny ait voulu nommer la chose, il lui aurait plus probablement donné un nom persan, à la limite arabe, mais assurément pas grec.

  • permalien Shiv7 :
    26 octobre 2012 @20h56   « »

    Ecoutez Onfray...

    Onfray le messie de l’hédonisme ploutocrate ?, il faut vraiment avoir du temps à perdre pour l’écouter.. (je me suis même donner la peine de le lire, plus nul tu meurres..)

  • permalien K. :
    26 octobre 2012 @20h58   « »

    « Le mot “islamophobie” a-t-il vraiment été inventé par des mollahs iraniens ? »

    http://blogs.lesinrocks.com/normale...

  • permalien Vitigis :
    26 octobre 2012 @21h01   « »
    Caroline Fourest

    pamphlets approximatifs, non étayés, schématiques ? Les exemples sont multiples de ces nouveaux spécialistes de l’islam intronisés par les médias. On pourrait citer, parmi d’autres, Caroline Fourest...

    Comme d’habitude, M. Gresh s’en prend à son ennemie intime. Jamais les travaux de Mme Fourest n’ont fait l’objet d’une critique étayée. Où sont ses 200 erreurs de fait dans son Frère Tariq ?

    En outre, Mme Fourest vient de perdre en partie un procès qui lui a été intenté... par Mme Le Pen fille. On se marche sur les pieds, chez les islamophobes, ou quoi ?

    Enfin, la situation économique médiocre et la tentation de détourner les mécontentements comme on peut n’est pas incompatible avec un agacement spécifique face à l’islam.

  • permalien abderrahman :
    26 octobre 2012 @21h07   « »

    La liste interminable des "journalistes" affirmant cette contre-vérité comme quoi le mot islamophobie aurait été créé à la fin des années 1970’s par des "mollahs iraniens" n’en finit plus de s’allonger...
    Après Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Eric Zemmour, Martine Gozlan et Eric Conan, voici maintenant Thomas Legrand...

    Ca va s’arrêter quand ???

    Il suffit pourtant de faire une simple consultation de la page wikipedia "islamophobie" pour voir preuves à l’appui que c’est archi-faux.

  • permalien Vitigis :
    26 octobre 2012 @21h08   « »
    Onfray

    Onfray le messie de l’hédonisme ploutocrate ?, il faut vraiment avoir du temps à perdre pour l’écouter.. (je me suis même donner la peine de le lire, plus nul tu meurs..)

    Toujours ce traitement par l’insulte.

    Vous méprisez le plaisir ? Ah ! on n’est pas là pour rigoler ! Certes, certes, mais pourquoi ne laissez-vous pas rigoler les autres ? "Ploutocrate" ! On sent venir le "vipère lubrique"... Bravo.

  • permalien Brigitte :
    26 octobre 2012 @21h13   « »

    On a totalement raison d’être islamistophobe

    On a totalement raison d’être philomusulman

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 octobre 2012 @21h28   « »

    Vitigis

    - "Un agacement spécifique face à l’Islam" ?

    - Mais où vivez-vous, grands dieux ! Depuis plus de deux siècles les Occidentaux ne cessent d’agresser les pays musulmans et de traiter, chez eux, les musulmans comme des gibiers de potence...

    - Et vous osez dire que l’Islam susciterait de "l’agacement" ?

  • permalien K. :
    26 octobre 2012 @21h48   « »

    OSCE/BIDDH, Conseil de l’Europe, Unesco, 2012

    Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans.

  • permalien Munuza :
    26 octobre 2012 @22h59   « »

    "Un agacement spécifique face à l’Islam" ?

    Que devons-nous dire lorsque l’OCI veut faire interdire le droit de blasphème à l’ONU ? Nous taire en bons dhimmis ?

    Apprenez l’arabe et écoutez-les , écoutez aussi le père Boulad :

    Et en écho à ce qu’il dit :

    Comment est-il si clair ce plan parce que au fond vous êtes en train de nous décrire un mouvement de type fascisant, le fascisme vert, c’est un peu ce que vous nous décrivez ?

    Absolument mais allez écouter les discours dans les mosquées, le vendredi à travers tout le monde arabe et musulman, écoutez écoutez ce qu’ils disent, n’écoutez pas ce qu’on vous dit autour de tables rondes à Paris ou à Washington, écoutez ce qu’ils disent, ils disent : notre projet est de conquérir le monde par tous les moyens et les occidentaux sont assez gentils, sont assez naïfs pour croire les propos que nous leur tenons.

    Lui répond en contrepoint le monde musulman :

    Le mufti d’Arabie saoudite a appelé jeudi à se conformer à la charia (loi coranique), critiquant vivement les partisans d’un Etat civil, prôné face à la montée islamiste dans la foulée du Printemps arabe, à l’occasion du pèlerinage musulman de La Mecque.
    "La charia doit être pour la nation islamique la source de législation (...). Elle s’applique à tous les aspects de la vie, en tout lieu et en tout temps", a lancé cheikh Abdel Aziz Al-cheikh dans un prêche devant les 2,5 millions de pèlerins réunis sur le Mont Arafat, près de La Mecque, moment fort du hajj. Il a dénoncé "ceux qui prônent un Etat civil, une minorité qui cherche à asséner un coup à la religion (musulmane) sous des prétextes fallacieux et des slogans erronés". "Au nom de la liberté, ils prétendent que la religion n’est pas valable, s’opposent à la peine de mort et aux autres peines (prévues en islam comme la lapidation, l’amputation, la flagellation) car elles sont contraires aux droits de l’Homme (...) et prétendent que la nation islamique, si elle applique la charia, se coupe des nations évoluées". "Ces prétentions désespérées font partie des campagnes menées par les ennemis de l’islam pour transformer la nation islamique, l’éloigner de sa religion et effacer son identité", a-t-il encore affirmé. Ses propos surviennent alors que des voix s’élèvent dans le monde arabe pour défendre un Etat civil après l’accession au pouvoir de mouvements islamistes dans des pays dont les dirigeants ont été renversés par le Printemps arabe, comme la Tunisie et l’Egypte.

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @23h21   « »

    Comme d’habitude, M. Gresh s’en prend à son ennemie intime. Jamais les travaux de Mme Fourest n’ont fait l’objet d’une critique étayée. Où sont ses 200 erreurs de fait dans son Frère Tariq ?

    Caroline Fourest est une menteuse,même une "serial-menteuse" selon l’expression heureuse de Pascal Boniface.

    J’ai survolé le "livre" écrit par Fourest sur Ramadan.
    En quelques pages,le nombre d’erreurs,de mensonges,d’approximations,d’expressions telles que "terrifiant","fait peur", "à faire froid dans le dos" "obscurantiste","tentaculaire","islamiser l’Europe","conquête","complot","islamiser par le bas","prosélytisme","charia","fanatiques",etc sont tout simplement ahurissant.

    Un des mensonges,mentionné par Alain Gresh,est ce fameux mot "islamophobie" qui aurait été inventé par les islamistes iraniens,alors qu’il a été prouvé à de nombreuses reprises que ce mot est bien antérieur à la Révolution islamique.

    L’autre énorme mensonge qui pourrait donner lieu à une condamnation pour diffamation(si Ramadan avait décidé de porter plainte contre elle),c’est lorsqu’elle attribue les propos d’Antoine Sfeir à un magistrat français !
    Or le jugement ne dit pas du tout cela, mais simplement « qu’il ressort seulement des propos d’Antoine Sfeir que les discours de la partie civile [c’est-à-dire Tariq Ramadan] peuvent exercer une influence sur les jeunes islamistes et constituer un facteur incitatif pouvant les conduire à rejoindre les partisans d’actions violentes » En ayant coupé la première partie de la phrase, elle attribue au tribunal ce qui est une simple citation de Sfeir.

    Ensuite,elle affirme dans son "livre" que Ramadan a préfacé un livre de Zaynab Al Ghazali,une femme membre des frères musulmans,un livre où celle-ci justifierait qu’on batte sa femme.

    Sauf que pas de chance pour notre chère Caro,Ramadan n’a jamais préfacé un livre de Zaynab Al Ghazali mais celui d’Asma Lambrabet,une féministe marocaine qui se bat justement pour les droits des femmes.
    Et ça se dit "journaliste d’investigation" en plus !

  • permalien Sarah :
    26 octobre 2012 @23h25   « »

    Mais je dois que le plus drôle c’est quand Sainte Caroline essaie de faire de l’analyse géopolitique.

    En effet,dans son torchon elle affirme que le père de Tariq Ramadan aurait participé en 1965 à la création de la ligue islamique mondiale pour combattre le pacte de Bagdad conclu entre Nasser et les soviétiques.

    Sauf que le pacte de Bagdad était conclu entre les pays pro-américaine et pro-GB du moyen-orient pour combattre les soviétiques dans la région.

    Et que ce pacte date de 1955 et non de 1965 comme elle l’affirme dans son bouquin.

    Elle aurait pu consulter wikipédia notre "journaliste d’investigation préférée des médias de l’oligarchie" !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_...

    Voici quelques erreurs et mensonges prouvant l’amateurisme du travail de Caroline Fourest.

    Et encore,je n’ai pas fait que survoler le livre que j’ai trouvé dans une bibliothèque municipale de ma ville.

    Je n’allais quand même pas acheter un tel torchon !

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 octobre 2012 @23h38   « »

    Munuza

    - Arrêtez avec votre paranoïa ! Les "dhimmis", la "dhimmitude", tous ces concepts - à la noix - creux comme des arbres morts, c’est ce qui a abouti aux massacres de Breivik...

    - L’idée que les pays musulmans (compte tenu de leurs faiblesses : divisions, absence de grande puissances, pénuries d’eau, pénurie de matières premières autres que le pétrole) pourraient imposer leur loi au monde, est proprement risible, ridicule, grotesque...

    - Ce qui est vrai, en revanche, c’est que, depuis plus de deux siècles, ce sont les Occidentaux qui tiennent les musulmans sous leur talon de fer et leur font avaler toutes les humiliations !

    - Que ces musulmans se rebiffent un peu (pas assez à mon gré), qu’ils rabattent de votre arrogance n’est pas pour me déplaire...

  • permalien Munuza :
    26 octobre 2012 @23h59   « »

    Ph. Arnaud,

    arretez vos pseudos vérités et répondez aux questions plutôt.

    Si vous ne connaissez pas le concept de dhimmi, rien ne vous empêche de vous renseigner.
    Vous défendez l’islam mais vous ne semblez ne pas le connaître.

    compte tenu de leurs faiblesses

    Vous montrez encore une fois que vous ne connaissez rien à l’art de la guerre, à la guerre asymétrique, avec votre arrogance vous arriveriez à démontrez que Gandhi n’avait aucune chance et pourtant .

    Je suis d’accord avec le troisième point si vous me permettez de l’enrichir. Les occidentaux dans leur grande bêtise et leur aveuglement massacrent les chiites et autres minorités qui leur sont pourtant favorable pour la plus grande joie des sunnites (frères musulmans, milli gurus, salafistes, bref tout les ennemis de l’occident).

    qu’ils rabattent de votre arrogance :

    Vous soutenez donc les islamistes qui coupent des pieds et des mains au Mali, belle victoire sur les bobos occidentaux j’en conviens.

    Votre haine de l’occident, source de votre aveuglement, vous fait penser que seuls les occidentaux sont victimes de ces fachistes.
    Reveillez-vous !

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @02h32   « »

    Est-ce que cette supposée sur-représentation de l’islam et de ses dérivés ne serait pas aussi une conséquence de la sur-représentation de la question palestinienne ?

    Il y a encore quelques années de ça, presque un journal télévisé sur deux commençait avec "encore ......... dans les territoires occupés", face aux infos du monde entiers le conflit israëlo-arabe avait la priorité sur famines, coups d’état, guerres, désastres naturels, crises économiques.

    Bref l’attention des citoyens était fixée, on ne sait pas trop pourquoi, sur un seul conflit.

    Bien sur, le pétrole ne coule pas trop loin de là.

    Les patrons du pétrole ont un poids sans égale sur les médias, directement moyennant des participations et indirectement à travers des budgets plublicitaires énormes.

    Sans oublier le pouvoir de chantage sur les gouvernements à travers la diplomatie des placements et investissements et le chantage au terrorisme dont le feu Arafat et ses représentants étaient devenus maitres.

    La "cause palestinienne" était devenu le refouloir idéal pour les régimes en place.
    Face à des cliques mafieuses (leader progressistes) ayant main mise sur l’économie, les populations abandonnèes à elles mêmes (ou aux islamistes) n’avaient comme défouloir, autorisé et cautionné par le pouvoir et les barbus, que la "cause palestinienne".

    Ce qui arrangeait très bien soit les "leader progressistes" (cliques mafieuses) que les islamistes pour qui l’"islam est la solution", ayant donc une double caution politique et religieuse.

    D’un coté la "lutte anti-impérialiste des peuples" de l’autre la lutte contre l’ennemi ontologique "al yahoud". Ce qui trouvait un terrain fertile en Europe en la convergence de ces deux courrents avec le vieil antisémitisme local.

    .........

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @02h35   « »

    ...

    Pour revenir au texte de l’article et pour n’en commenter qu’un point, la phrase "différence fondamentale entre « eux » et « nous », d’une menace permanente à laquelle notre société serait confrontée" laisse perplexe.

    Les médias parlent de "musulmans" (au grand dam de quelques uns qui sembleraient vouloir tout simplemet éliminer le terme) et non pas d’"infidèles", contrairement aux prédicateurs et leurs ouailles qui font bien la différence entre "muslim" et "kaffir".

    De même on ne fait pas la différence (depuis des siècles) entre "chrétienneté" et "terre des infidèles", tandis que qu’ailleur la distinction est bien celle entre "dal al salam" et "dar al kufr/harb etc", pour les mêmes raisons déjà énoncées ci-dessus.

    Il s’agit donc de ne pas inverser les roles, car c’est bien les islamistes qui rejettent "l’autre" d’une façon systématique frolant la pathologie.

    C’est bien les ayatollah qui parlent littéralement de satan, grands et petits.

    C’est notre société qui serait un danger pour celle islamique parce que vectrice d’homosexualité, d’égalité, bref de tout ce qui mettrait en cause les effort des islamistes pour mettre leurs sociétés en coupe carrée.

    On peut correctement reprendre la phrase de l’article Il véhicule une « image de l’ennemi », c’est-à-dire « cette conviction d’un groupe que sa sécurité et ses valeurs de base sont menacés par un autre groupe. » N’assiste-t-on pas au même phénomène aujourd’hui," ...

    ... et voir à qui elle correspond le mieux.

  • permalien
    27 octobre 2012 @03h08   « »

    On a compris,vous n’aimez pas Caroline Fourest mais vous kiffez Tariq Ramadam.
    Les deux sont des faussaires intellectuels,mais l’un est proche de la nébuleuse altermondialiste(devinez lequel),l’autre non.

    A la Fédé anarchiste,on continuera à critiquer toutes les religions,car la croyance est le soleil illusoire de l’humanité.Quand les pauvres prient,les riches profitent.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 octobre 2012 @08h29   « »

    Munuza

    - Quelles pseudo-vérités ? Que les Occidentaux, depuis deux siècles, ne cessent d’agresser les pays musulmans ? Cela, je vous mets au défi de prouver le contraire ! Quant à vos questions, je ne suis ni un prévenu ni un accusé pour y répondre : ce n’est pas à moi de me couler dans votre système de pensée.

    - Pour le reste, arrêtez vos délires. Ces histoires de "dhimmi" ou de "dhimmitude", ce n’est rien d’autre que des élucubrations de demi-savants, de dérangés genre Bat Yeor’ qui, dans leur paranoïa, interprètent tout de travers.

    - Et ce sont des hallucinations, des déformations de ce genre qui sont à la base de toutes les agressions contre les musulmans, dont le massacre perpétré par Breivik, dont toute la suite misérable des suiveurs de Bat Yeor’ a cherché à se désolidariser le plus vite possible... tout en approuvant l’esprit de son crime !

    - Depuis les débuts des contacts entre l’Islam et le monde occidental, les conflits entre les deux ensembles n’ont été, dans tous les sens du terme, que marginaux. Et très souvent, les uns et les autres se sont mis d’accord pour attaquer leurs coreligionnaires. Comme François Ier le fit avec Soliman contre Charles Quint, ce dont on ne saurait jamais assez se féliciter.

  • permalien chb :
    27 octobre 2012 @10h09   « »
    utilitaire « menace islamique »

    Eh ben justement la Syrie fournit un nouvel argument de choc (!) aux islamophobes. Merveille de la propagande, puisque cet état était un lieu - le dernier ?- de cohabitation pacifique de multiples confessions. On ne parle plus de la Lybie, où le chaos a tellement bien prospéré qu’il ne nous intéresse plus.
    Comme lors des croisades, l’occident s’apprête à éradiquer en Syrie, à la fois les islamistes (de toute façon prompts à s’entre étriper ?), et les autres druzes, arméniens, alaouites, maronites, etc. en vrac. Pour qui le bénef ?
    On note l’instrumentalisation particulière de la « nébuleuse al Qaeda » : utile comme auxiliaire pour déstabiliser l’état ciblé, elle sert aussi de repoussoir, et donc de cible - ostensible. L’administration US d’Hillary Clinton joue sur les deux tableaux depuis des mois, se désolant de ce que ses contras en Syrie soient liés aux terroristes, et menaçant d’intervenir pour liquider al Qaeda qui continue par ailleurs à bénéficier au moins de ses largesses collatérales. Hypocrisie idem de la France otanasiée sous JuppéFabius.
    Ce double usage-là n’est pas remarqué par T Legrand (France Inter, 17/0) qui ne parle du piège de l’islamophobie que parce que cela lui permet de dénoncer l’instrumentalisation victimaire... des mahométans ! Réelle sûrement, celle-ci aurait pu être mise en parallèle par T Legrand avec celle, tout aussi pernicieuse, des « juifs » d’Israël : les assassins navrés de Tsahal, les odieux colons de Jérusalem ou Bilin voleurs de « leur propre terre », les exploiteurs de Shoah, la très décalée et néanmoins exquise douleur d’être largué par sa fiancée pendant les massacres de Shabra et Shatila (in « Valse avec Bachir »)...

  • permalien Munuza :
    27 octobre 2012 @10h24   « »

    Que les Occidentaux,

    Encore votre ethnocentrisme, gérer votre culpabilité de bobo parisien avec l’islam, la colonisation, mais prenez conscience que les occidentaux ne sont qu’une petite partie du monde et que le reste du monde se fout de vos états d’âme !

    dont le massacre perpétré par Breivik,

    Encore de l’ethnocentrisme, Breivik a massacré des occidentaux et il se peut qu’aucun d’eux ne fut musulman, c’est donc votre problème, pas le mien. Parler moi plutôt de mon coreligionnaire abattu par Merah, non pas les juifs, le chrétien et interrogez-vous si les chrétiens d’Afrique peuvent pratiquer leur foi tranquillement.

  • permalien JMG :
    27 octobre 2012 @10h51   « »
    Peut-on critiquer l’islam ?

    Alain Gresh nous dit qu’on peut critiquer l’islam « à condition que cette critique s’appuie sur un vrai savoir ». Fort bien, mais je remarque que lui ne le fait jamais sur ce blog (faute de vrai savoir ?). Cette absence de critique de sa part ouvre un boulevard à une essayiste très approximative et superficielle comme C. Fourest.

    Mais peut-être M. Gresh compte-t-il sur son ami Tariq Ramadan « professeur de sciences islamiques (sic) à l’université de Doha » pour faire une critique savante de l’islam ?

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @11h29   « »

    mais je remarque que lui ne le fait jamais sur ce blog

    Les blogs critiquant l’islam ne manquent pas.Tous les journaux de gauche comme de droite le font quasiment de manière quotidienne et avec des ficelles énormes !

    Si l’orientation idéologique de ce blog ne vous plait pas,rien ne vous oblige à le lire ou y poster des commentaires.

    Personnellement,je ne vais jamais commenter les articles du Figaro ou de Valeurs actuelles.

    Alain Gresh ne va pas soudainement changer de ligne éditoriale pour vous plaire.

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @11h50   « »

    On ne peut manquer de remarquer comment, trop souvent, au lieux de maintenir les échanges qui "s’appuient sur des faits et [qu’ils] restent dans le registre de la discussion rationnelle" on se retrouve face à leurs contraires sous forme de dénigrations en série comme :

    - arrêtez vos délires
    - élucubrations de demi-savants
    - de dérangés
    - paranoïa, interprètent tout de travers
    - hallucinations, des déformations
    - suite misérable des suiveurs

    Au lieu de pourvoir des éléments rationnels on en reste au ralement facile.

    Si c’est indice de quelque chose, ce n’est vraiment pas indice ni de rationnalité ni de connaissance des faits qui , comme disait un autre, sont déjà archiconnus.

    Citer l’alliance entre François Ier et Soliman contre Charles Quint ne prouve rien sinon des intérêts dinastiques particuliers d’un caïd (comme tous les monarches) ne représentant que lui-même et surement pas son peuple.
    Pas plus que la possible alliance d’un mafieux marseillais avec un caïd turc contre une bande yugoslave. Histoire d’en tirer le majeur profit, dans une optique d’exploitation sans partages.

    ...

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @12h06   « »

    ...

    Hélas pour certains, et ils semblent être assez nombreux ici, le terme dhimmi n’est pas l’invention de de demi-savants, de dérangés genre Bat Yeor’ mais bel et bien le fruit d’une doctrine politique (déguisée en religion) pronant un régime d’apartheid envers les gens du livre koufar* & **.

    On pourrait ajouter hélas au nom de l’humanité entiére, face à ce monstre juridique qui exprime une vision du monde extrèmenet malsaine.

    Le terme signifie "protégés" de protection, la question serait plutot protégés de qui ?

    La réponse classique consiste à présenter cette "redevance infidélité" la jizia et le kharaj et autres "impots" comme le contrepoid à l’aumone islamique et au service militaire.

    Ce qui est faux car les dhimmis paient leur impots religieux à leurs respectives églises et synagogues et le soit-disant "service militaire" n’en est pas un comme on l’entend aujourd’hui. Il s’agit là du "devoir des musulmans" de défendre les territoire conquis par la guerre, ce qui constitue un des aspects du mot djihad. Ce qui fait de la défense de ces conquêtes militaires une affaire islamo-musulmane et non pas un devoir de ceux qui ont été conquis.
    C’est à dire les opprimés doivent payer les frais de l’occupation qu’ils subissent.

    Et encore, comme le rappelle le "savant" Qaradawi ***, les dhimmis sont contraints à porter des vêtements qui les rendent reconnaissables ...

    Pour en savoir plus sur cet apartheid qui ne veut pas dire son nom lire https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte...

    Il s’agit d’un traité du VIII siècle. Il n’aurait pas trop d’importance ne fusse qu’il est le fondement des relations inter-confessionelles et il est encore en vigueur, si bien qu’un élu du Hamas voulu le faire appliquer à Bethléem, ainsi qu’un élu des Frères Musulmans en Egypte. Sans parler des tenants de "l’islam pur", salafistes, wahabites, deobandis et autres.

    Personne ne semble l’avoir répudié, pourquoi d’ailleurs ?

    Pour en revenir aux commenteurs semblants nier l’existence de la figure juridique du dhimmi dans l’espace de sens" islamique, ils pourraient aller en discuter avec les "savants" qui auront le plaisir de montrer la fallacité de leurs dires.


    *Singes et porcs selon la doctrine

    ** sourate 9 : Le repentir (At-Tawbah), verset 2910 :
    « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. »

    *** “Non-Muslims in Muslim Society”, Arabic edition, Risala Foundation, 2nd edition, 1983, p. 31

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @12h10   « »

    JMG : 27 octobre @10h51

    Alain Gresh nous dit qu’on peut critiquer l’islam « à condition que cette critique s’appuie sur un vrai savoir ».

    Je croyais que dans une démocratie, on pouvait également également exprimer une opinion non-informée. En d’autres termes, dire des conneries. Au risque de se voir répondre par d’autres qui en savent davantage. Ou pas.

    Il y a des tas de gens qui croient à l’astrologie dans ce pays. Va-t-on les empêcher de s’exprimer parce que celle-ci ne repose pas sur un "vrai savoir" scientifique ?

    Et d’ailleurs qu’est-ce qu’un "vrai savoir" dans tous les domaines qui concernent les croyances ? Qui est juge suprême du "vrai savoir" ? Quels sont les critères permettant de départager un vrai savoir d’une opinion non informée ?

    Je profite de l’occasion pour m’interroger sur le cas de Abdennour Bidar, que Pierre Tevanian, dans l’article posté par Sara, range dans la catégorie des "grands commis" de l’islamophobie. On sent bien ici une volonté de censurer toute parole dissidente par rapport à ce qui serait un discours politiquement correct sur l’islam. Pourquoi ce monsieur n’aurait-il pas le droit d’exprimer son point de vue et son expérience personnelle par rapport à une religion (la sienne) qu’il juge beaucoup trop dogmatique ?

    Veut-on, sous le couvert d’une interdiction du "droit de blasphème", empêcher toute réflexion critique sur telle ou telle religion ou idéologie, sous le prétexte fallacieux que cela stigmatiserait une partie de la population ? Mais où va-t-on à la fin ?

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @12h14   « »

    Articles du Pacte

    Le texte du Pacte d’Umar d’après Turtushi (m. 1126), le plus ancien auteur ayant rapporté cette convention :

    « Au Nom d’Allāh, le Bienfaiteur miséricordieux !

    - Ceci est une lettre adressée par les Chrétiens de telle ville, au serviteur d’Allāh, ’Umar b. Khattāb, commandeur des Croyants.
    - Quand vous êtes venus dans ce pays, nous vous avons demandé la sauvegarde pour nous, notre progéniture, nos biens et nos coréligionnaires.
    - Et nous avons pris par devers vous l’engagement suivant :
    - Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines, ni ermitages. Nous ne réparerons point, ni de jour ni de nuit, ceux de ces édifices qui tomberaient en ruine, ou qui seraient situés dans les quartiers musulmans.
    - Nous tiendrons nos portes grandes ouvertes aux passants et aux voyageurs.
    - Nous donnerons l’hospitalité à tous les Musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours.
    - Nous ne donnerons asile, ni dans nos églises ni dans nos demeures, à aucun espion.
    - Nous ne cacherons rien aux Musulmans qui soit de nature à leur nuire.
    - Nous n’enseignerons pas le Coran à nos enfants.
    - Nous ne manifesterons pas publiquement notre culte et ne le prêcherons pas. Nous n’empêcherons aucun de nos parents d’embrasser l’Islam, si telle est sa volonté.
    - Nous serons pleins de respect envers les Musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu’ils voudront s’asseoir.
    ...

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @12h14   « »

    - Nous ne chercherons point à leur ressembler, sous le rapport des vêtements, par la calotte, le turban ou les chaussures, ou par la manière de peigner nos cheveux.
    - Nous ne ferons point usage de leur parler ; nous ne prendrons pas leurs noms.
    - Nous ne monterons point sur des selles.
    - Nous ne ceindrons pas l’épée. Nous ne détiendrons aucune espèce d’arme et n’en porterons point sur nous.
    - Nous ne ferons point graver nos cachets en caractères arabes.
    - Nous ne vendrons point de boissons fermentées.
    - Nous nous tondrons le devant de la tête.
    - Nous nous habillerons toujours de la même manière, en quelque endroit que nous soyons ; nous nous serrerons la taille avec une ceinture spéciale.
    - Nous ne ferons point paraître nos croix et nos livres sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous ne sonnerons la cloche dans nos églises que très doucement.
    - Nous n’y élèverons pas la voix en présence des Musulmans. - Nous ne ferons pas les processions publiques du dimanche des Rameaux et de Pâques.
    - Nous n’élèverons pas la voix en accompagnant nos morts. - Nous ne prierons pas à voix haute sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés.
    - Nous n’enterrerons point nos morts dans le voisinage des Musulmans.
    - Nous n’emploierons pas les esclaves qui sont échus en partage aux Musulmans.
    - Nous n’aurons point de vue sur les maisons des Musulmans.
    - Telles sont les conditions auxquelles nous avons souscrit, nous et nos coreligionnaires, et en échange desquelles nous recevons la sauvegarde.
    - S’il nous arrivait de contrevenir à quelques uns de ces engagements dont nos personnes demeurent garantes, nous n’aurions plus droit à la dhimma et nous serions passibles des peines réservées aux rebelles et aux séditieux. »3


    source wikipedia

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @12h19   « »

    C’est drôle tous ces pseudos arabo-musulmans,ça me fait penser à un article sur l’extrême droite où il était mis en évidence que ces partisans prenaient des prénoms arabes pour déverser leur propagande anti-musulmane sur internet.

    On un certain Omar Amin qui vient,tel perroquet,répéter la propagande de Richard Prasquier et du CRIF.

    Tient,au fait Prasquier devrait porter plainte contre Moshe Feiglin,arrivé deuxième lors d’élections internes au Likoud,parti au pouvoir en Israel,pour avoir fait l’apologie de Hitler et du national-socialisme.

    Dans un entretien au quotidien Haaretz, en 1995, il disait : « Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire, d’un système de justice adéquat et de l’ordre public. Hitler aimait la bonne musique. Il pouvait peindre. Les nazis n’étaient pas une bande de voyous. »

    http://blog.mondediplo.net/2012-01-...

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @12h28   « »

    @ Nathan :

    Veut-on, sous le couvert d’une interdiction du "droit de blasphème", empêcher toute réflexion critique sur telle ou telle religion ou idéologie, sous le prétexte fallacieux que cela stigmatiserait une partie de la population ? Mais où va-t-on à la fin ?

    Essayez de critiquer le judaisme si vous voulez tester le droit à la liberté" d’expression.

    Je rappelle que twitter vient de se coucher devant l’UEJF(l’union des étudiants juifs de France)en interdisant des twits soit-disant antisémites.
    Par contre,les propos racistes contre les noirs et les arabes ne sont pas concernés par cette interdiction.

    Toujours le deux poids deux mesures !

    Et Nathan,cessez de jouer aux ingénus:le seul droit au blasphème qui existe aujourd’hui est la loi GAYSSOT qui interdit la contestation des conclusions du Tribunal militaire de Nuremberg sous peine de prison FERME.

    Alors cessez de cacher votre islamophobie et votre racisme anti-arabe avec des propos apparemment neutres !

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @12h30   « »

    J’espère que le modérateur repassera bientôt pour effacer certains posts clairement racistes.

    Merci d’avance.

  • permalien Deïr Yassin :
    27 octobre 2012 @12h36   « »
    Cette lancinante menace fasciste - sans guillemets !

    Les fascistes modérés du Likud et les fascistes dures d’Israel Beitenu se sont alliés pour les élections dans La-Seule-Ethnocratie :

    BIBIRMAN

    PS. "Omar Amin" doit être un de ces Fdsouche qui commentent sur le net avec des pseudos à consonance arabe ou musulmane.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 octobre 2012 @12h46   « »

    Munuza

    - Les Occidentaux sont effectivement peu nombreux, mais ce sont eux qui, depuis plus de deux siècles, ne cessent d’agresser les pays musulmans. Ces sont des bombes occidentales qui, tous les jours, tombent sur la figure des Pakistanais, Afghans, Palestiniens, Gazaouis, Yéménites, etc.

    - Eux, entendez-vous ? Pas l’inverse...

    - Ce sont les Occidentaux qui ont soutenu Saddam Hussein d’un bout à l’autre de sa dictature, qui l’ont poussé à la guerre contre l’Iran, qui l’ont fourni en armes, qui l’ont sciemment provoqué à l’invasion du Koweit, qui ont tué dans les 100 000 soldats irakiens du contingent (en laissant intacte la Garde Républicaine, soutien du régime), qui ont remis le dictateur en selle pour 12 ans, tout en imposant un embargo qui a fait dans les 500 000 victimes, et qui, pour finir, ont déclenché, en 2003, une guerre sur un prétexte imaginaire. Laquelle guerre a, à son tour, entraîné des morts, des exils en masse et la déstructuration complète de l’Irak...

    - Breivik a massacré des Norvégiens par haine des musulmans - pour lui, il s’agissait de "collaborateurs". C’est exactement la même chose.

    - C’est là qu’est le danger, chez tous ces énergumènes qui hurlent au "danger" (avec beaucoup de guillemets) islamique, et qui sont, à l’égard des musulmans, ce qu’étaient les antisémites des années 1930 à l’égard des juifs.

    - Là, pas chez les musulmans, et pas même chez les islamistes.

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @12h56   « »

    Sarah : 27 octobre @12h28

    Et Nathan,cessez de jouer aux ingénus:le seul droit au blasphème qui existe aujourd’hui est la loi GAYSSOT qui interdit la contestation des conclusions du Tribunal militaire de Nuremberg sous peine de prison FERME.

    Votre problème, c’est que vous faites des amalgames. La loi Gayssot - que de nombreux historiens, y compris juifs, contestent - réprime non pas une atteinte à une religion ou à une croyance mais une négation des faits.

    Il y a tout de même une grande différence entre un individu qui dit "Moïse n’a pas existé" et un individu qui dit "Les fours crématoires n’ont pas existé". Le simple fait de mettre sur le même plan la critique d’une religion et la négation d’un génocide illustre bien votre malhonnêteté intellectuelle et surtout, votre volonté de de faire taire tout discours qui ne serait pas politiquement correct sur l’islam.

    Une exemple récent : l’interdiction d’une vidéo de l’artiste Mounir Fatmi à l’Institut du monde arabe. Prétexte : elle serait trop "sensible" vis-à-vis du public musulman. De quoi s’agit-il ? D’une vidéo montrant Salman Rushdie en train de dormir. Près de 25 ans plus tard, la fatwa mortifère de Khomeiny continue à prospérer.

    Quant à vos "prétendus" tweets antisémites ! Je laisse juge les lecteurs... Ils n’ont qu’à surfer sur la toile pour les découvrir et vomir tant ils sont répugnants et haineux.

  • permalien callistrate :
    27 octobre 2012 @12h58   « »

    et si nous évoquions le dernier article de Michèle Tribalat démographe dans le monde du 13.10 2011

  • permalien Lou :
    27 octobre 2012 @13h00   « »

    Il sort son fusil devant une mosquée

    lefigaro.fr Publié le 26/10/2012

    Un homme aurait menacé avec un fusil ce matin des fidèles devant la mosquée d’Annecy (Haute-Savoie), à la sortie de la célébration de l’Aïd. “Il a sorti un fusil, l’a chargé, nous a mis en joug et nous a traité de sales melons”, a confié au Figaro un témoin de la scène.

    L’homme n’aurait pas supporté qu’on lui demande de ralentir sa voiture, car il arrivait à vive allure devant la mosquée, alors que près de 500 personnes dont des enfants étaient en train d’en sortir. “Je suis chez moi, je fais ce que je veux”, aurait répété l’homme à plusieurs reprises, avant de repartir chez lui chercher son arme et de viser les fidèles. Un homme responsable de la sécurité au sein de la mosquée a réussi à calmer l’agresseur, avant que la police n’arrive sur les lieux.

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @13h02   « »

    Sarah : 27 octobre @12h28

    Essayez de critiquer le judaisme si vous voulez tester le droit à la liberté" d’expression.

    Dans quel pays vivez-vous ? Avez-vous lu l’article d’Onfray dans "Le Point" ? A-t-il été censuré ? Les ouvrages de Jean Soler - pour ne mentionner que ceux-là - sont-ils censurés ?

    http://www.lepoint.fr/grands-entret...

  • permalien X :
    27 octobre 2012 @13h06   « »

    Nathan :

    Je croyais que dans une démocratie, on pouvait également également exprimer une opinion non-informée. En d’autres termes, dire des conneries. Au risque de se voir répondre par d’autres qui en savent davantage. Ou pas.

    Il y a des tas de gens qui croient à l’astrologie dans ce pays. Va-t-on les empêcher de s’exprimer parce que celle-ci ne repose pas sur un "vrai savoir" scientifique ?

    Diriez vous la même chose de tout ce qu’on pense des juifs ?

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @13h11   « »

    Quand le ridicule, né du "vrai savoir" tue, aussi.

    Les fatwas homicides sont émises par le même genre de "savants" qui promulguent ce genre d’avis légaux :

    - fatwa contre Mickey Mouse, "c’est un rat"
    - fatwa contre Pokemon "enjuivé"
    - fatwa contre le contatc entre les femmes et les bananes, courgettes et autres produits phalo-similaires, par contre les hommes peuvent y toucher (pardon ?)
    - fatwa contre Manchester United "shaitan" sur le maillot
    - fatwa contre le vélo pour les femmes
    - fatwa contre ....

    Hélas c’est bel et bien cette confrèrie de "savant" ayant accès au "vrai savoir" qui guident le destin de leurs ouailles, et hélas le notre aussi.

    Il faudrait remercier aussi ces "savants" si l’islam apparait si souvent sur les médias, et pas toujours sous la meilleur des lumières.

  • permalien X :
    27 octobre 2012 @13h14   « »

    Nathan :

    J’ai été surpris d’entendre des des gens un peu partout sur cette palanète raconter des histoires horribles sur le comportement des patrons juifs avec leurs emplyés qd il s’agit d’argent.

    Même ces gens n’ont pas le droit de parler de leurs vécu sans se faire taxer d’anti machin.

    En avez vous entendu ?

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @13h21   « »

    X : 27 octobre @13h06

    Diriez vous la même chose de tout ce qu’on pense des juifs ?

    D’abord, je vous signale qu’il existe une vaste littérature antisémite, que vous pouvez trouver en librairie ou sur Internet. Vous connaissant, je suis sûr que vous allez vous régaler.

    Mais je vous fait remarquer que vous faites un autre amalgame (il est vrai que vous êtes un spécialiste). Celui que vous faites entre judaïsme (la religion) et juifs (le groupe humain). On peut très bien critiquer tel aspect du judaïsme en tant que religion tout en refusant de stigmatiser les juifs. Je dirais même, bien au contraire. On peut, par exemple, vouloir libérer les juifs ou les musulmans du carcan dogmatique de leur religion. C’est, par exemple, ce que tente de faire un Abdennour Bidar vis-à-vis de l’islam et c’est probablement pour cette raison qu’il ne plait pas à Pierre Tevanian.

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @13h27   « »

    @ Nathan :

    Arretez de faire semblant de ne pas comprendre.

    Vous savez très bien que la Shoah est aujourd’hui tellement sacralisée que c’est devenu une religion.

    On peut aujourd’hui remettre en cause presque tous les événements historiques:on peut dire la Révolution française n’a pas eu lieu,que les Amérindiens n’ont pas été génocidés,que les Algériens ont été victimes du FLN et non de la colonisation française qui n’a que des effets positifs(on compte évidemment dans ces effets positifs l’anéantissement du tiers de la population algérienne lors de la conquête coloniale),que le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948(la Nakba) n’est qu’une propagande arabe,etc etc.
    Mais seuls les évènements ayant eu lieu pendant la période 1939-1945 bénéficient d’un tel traitement particulier,allant jusqu’à la prison ferme pour quiconque les conteste.

    Par ailleurs,je ne dis pas que je suis contre la loi Gayssot,mais j’en ai marre qu’on me dise qu’en France on peut tout critiquer,que la liberté d’expression y est absolue,que la recherche historique y est totalement libre,etc.

    La propagande la plus malhonnete consiste à nous faire croire aujourd’hui qu’on ne peut pas critiquer l’islam en France,que les musulmans voudraient imposer une sorte de droit au blasphème.

    Il suffit d’allumer la télévision et de zapper au hasard pour tomber sur des émissions,des reportages,des documentaires,des pseudo-journalistes dont le fond de commerce consiste à vomir sur l’islam et les musulmans.

    Aucune autre catégorie de la population française n’est traitée d’une manière aussi abjecte par les médias,et les politiciens.
    A part peut-être les Roms,qui eux ont un traitement encore plus dégueulasse.

    Que vous rejoignez la horde des racistes et des fanatiques anti-musulmans ne m’étonne nullement à vrai dire.

    Après tout,"c’est bon pour Israel",comme l’avait avoué Netanyahou après les attentats du 11 septembre.

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @13h32   « »

    Il faudrait remercier aussi les islamistes qui fire interdire la représentation de "Mahomet ou le Fanatisme" de Voltaire, à Gene`ve ville natal du philosophe.

    Il faudrait remercier aussi la fatwa contre Rushdie.

    Il faudrait remercier aussi le meutrier de Théo van Gogh.

    Il faudrait remercier aussi les fanatiques de Forzane Aliza.

    Il faudrait remercier aussi tous ceux qui ont contribué aux crimes de Merah.

    Il faudrait remercier aussi tous ceux qui ont constaemment voulu casser le thermomètre et ainsi anésthésier l’opinon publique tout en refusant de demander à la "meilleur des communautés" de faire le ménage en son propre sein.
    Faisant ainsi le sale travail des islamistes, c’est à dire les tenants de la société régie par la charia.

    Vouloir toujours jetter la faute sur ceux qui dénoncent les dérives d’une religion, en les appellant islamophobes, sans prendre soin de faire une analyse critique des faits, consiste à cautionner en quelque sorte ces mêmes dérives.

    Et ceci revient à renfouler non seulement des questions légitimes, mais sourtout à jetter dans les bras de l’extrème droite toute une partie de la population, qui vit jour après jour une réalité que les "élites intellectuelles" et les grands patrons ne veulent pas voir du haut de leurs tours d’ivoire.

    Les uns par parti pris idéologique, les autres pour les mêmes intérêts personnels de François Ier roi DE France.

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @13h44   « »

    Dans quel pays vivez-vous ? Avez-vous lu l’article d’Onfray dans "Le Point" ? A-t-il été censuré ? Les ouvrages de Jean Soler - pour ne mentionner que ceux-là - sont-ils censurés ?

    C’est bien vous avez trouvé un exemple.

    Rappelons au passage que Onfray a été traité d’antisémite ,et que ses contradicteurs ont eu des droits de réponse dans des journaux aussi différents que l’express,Marianne,Le point,etc.

    J’imagine que s’il avait critiqué l’islam,il aurait été porté aux nues par les m^mes journaux et que Christophe Barbier de l’Express aurait fait un édito spécial pour l’encenser et qu’il n’aurait pas accordé un droit de réponse à un musulman qui aurait eu envie d’apporter un autre point de vue.

    Mais vous pouvez toujours continuer à croire qu’on traite de la même manière toutes les religions.
    Après tout,n’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

  • permalien Rachida :
    27 octobre 2012 @13h51   « »

    "Sarah" vient d’écrire "La propagande la plus malhonnete consiste à nous faire croire aujourd’hui qu’on ne peut pas critiquer l’islam en France,que les musulmans voudraient imposer une sorte de droit au blasphème."

    Cest faux.

    C’est faux au niveau national.

    C’est faux au niveau international.

    C’est faux au niveau national.
    Voici une lettre adressée à Chirac par les signataires

    "Monsieur le Président de la République,

    Nous assistons depuis plusieurs mois à une multiplication des propos, attitudes et actes à caractère islamophobe contribuant à la stigmatisation des citoyens de confession musulmane et à la dénaturation de leur image et de celle de l’islam. La publication récente, par plusieurs journaux français, de caricatures du messager de l’islam fut un pas supplémentaire dans ce sens et a augmenté l’inquiétude et la lassitude de millions de musulmans de France et d’ailleurs.

    Pour aller de façon concrète dans le sens de vos déclarations récentes qui ont témoigné de votre volonté, Monsieur le Président de la République, de faire prévaloir dans notre société l’esprit de fraternité et du vivre ensemble dans le respect et la dignité, nous nous permettons de solliciter votre intervention afin que soient prises les dispositions législatives nécessaires, empêchant l’islamophobie l’insulte et la diffamation sur Dieu et ses prophètes.

    Loin de limiter les libertés d’opinion ou d’expression, de telles dispositions législatives mettront chacun devant sa responsabilité et empêcheront la diffusion d’un esprit malsain risquant de porter atteinte à l’ordre public et à la sérénité collective."

    signé : "Les composantes du CFCM : UOIF (Union des Organisations Islamiques De France) , GMP (Institut Musulman de la Grande Mosquée de Paris) ,FNMF (Fédération Nationale des Musulmans de France) , CCMTF (Comité De Coordination des Musulmans turcs de France) , Foi et Pratique, Grande Mosquée de Saint-Denis la Réunion, Mosquée de Lyon, Mosquée Al Islah de Marseille, Centre Culturel Islamique d’Evry, Mosquée de Mantes la Jolie."

    C’est faux au niveau international.
    L’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 Etats, a annoncé, mercredi 19 septembre, qu’elle redoublerait d’efforts pour faire inscrire le blasphème parmi les crimes et délits reconnus en droit international. L’initiative se veut une réponse aux manifestations de colère qui ont suivi la diffusion sur internet d’un film islamophobe tourné aux Etats-Unis et la publication en France de caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire Charlie Hebdo.

    source
    http://www.lemonde.fr/societe/artic...

  • permalien Yasmina :
    27 octobre 2012 @13h52   « »

    Rachida 27 octobre @11h50 « »

    On ne peut manquer de remarquer comment, trop souvent, au lieux de maintenir les échanges qui "s’appuient sur des faits et [qu’ils] restent dans le registre de la discussion rationnelle" on se retrouve face à leurs contraires sous forme de dénigrations en série comme :

    - arrêtez vos délires
    - élucubrations de demi-savants
    - de dérangés
    - paranoïa, interprètent tout de travers
    - hallucinations, des déformations
    - suite misérable des suiveurs

    Au lieu de pourvoir des éléments rationnels on en reste au ralement facile.

    Si c’est indice de quelque chose, ce n’est vraiment pas indice ni de rationnalité ni de connaissance des faits qui , comme disait un autre, sont déjà archiconnus.

    Citer l’alliance entre François Ier et Soliman contre Charles Quint ne prouve

    la réponse est simple : on ne caresse pas un chien enragé.

    ce n’est pas faute d’argument mais vos post sont tellement immondes que les vrais musulmansainsi que les personnes porteuses d’un vrai savoir n’ont pas envie de s’y coller.

    PS/ les mots dhimmi et dhimmitude, kaffer ainsi que Dar Harb et dar Islam( expressions qui n’existent pas dans le Coran mais créees par des juristes , pour définir une situation politique quand l’Islam est devenu un empire à par tir des Omeyades.), non seulement vous n’ connaissez rien du tout mais en plus j’en ai entendu parler, en dehors des livres d’histoires, que sur ce blog

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @13h57   « »

    @ Rac.h....

    Je vous laisse dans vos délires,je n’ai pas envie de me salir en discutant avec un tel énergumène.

    Ca serait vous accorder trop d’importance.

    PS:quand est-ce le modérateur passe pour effacer les propos outrageusement racistes et délirants ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 octobre 2012 @13h59   « »

    Nathan

    - Vous ne manquez pas d’air d’appeler "dissidente" la parole des islamophobes...

    - Comme si ce n’était pas cette parole-là, justement, qu’on entend partout, qui se prend pour la vérité, qui déverse sa logorrhée sur toutes les radios, toutes les télés et dans tous les journaux et magazines...

    - Mais c’est la tactique habituelle des oppresseurs que de se faire passer pour des opprimés, comme Hitler accusant les Tchèques de persécuter les Allemands des Sudètes, le patronat et les milliardaires se plaignant d’être opprimés par le fisc ou Le Pen et Copé inventant le "racisme antiblanc".

  • permalien Deïr Yassin :
    27 octobre 2012 @14h02   « »

    @ X
    Avec le risque de me faire encore traiter de Judéophile - non pas par vous ;-) - moi aussi j’ai entendu des histoires sur les patrons juifs et l’argent un peu partout dans le monde, j’ai aussi travaillé pour des juifs quand j’étais venue en France la première fois, j’ai aussi travaillé pour des Arabes, et des Trucs et des Machins....

    Il parait que les juifs trainent une réputation dans ce domaine, et ce qui est propre aux xénophobes dans tous genre ce qu’ils cherchent à confirmer (même inconsciemment) leur préjugés : un patron juif radin devient tous les juifs, un Arabe violent devient tous les Arabes etc (il suffit de prendre en exemple Nathan....)

    Allez demander les Asiatiques qui bossent dans le Golfe, les bonnes africaines à Beirut etc ce qu’ils en pensent des patrons arabes, ou des Arabes sans-papiers en France qui se font exploiter par des compatriotes.

    Ma conclusion personnelle - mais elle reste personnelle : rien ne ressemble plus à un patron qu’un autre patron.

  • permalien Protometeque :
    27 octobre 2012 @14h16   « »

    Sur le meme sujet ; dans la fiction.
    Une critique de Homeland.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 octobre 2012 @14h22   « »

    Rachida

    - Au 16e siècle (et même avant - et même après) l’ennemi de la France, l’entitité politique qui lui était le plus nuisible, ce n’était ni l’Islam ni l’empire ottoman - qui ne l’a jamais menacée, c’était un ensemble de pays bien catholiques comme elle : l’Angleterre -jusqu’à Henri VIII, les Etats de l’Empereur, le roi d’Espagne - voire la papauté.

    - Ce n’étaient donc pas les intérêts de la dynastie des Valois-Angoulême que défendait François Ier en s’alliant avec Soliman, mais ceux du pays, ceux de la France, entendue au sens qu’elle prendrait, plus tard, sous la Révolution.

    - Heureusement que nous avons eu l’alliance de Soliman Ier (quand je dis "nous", je pense évidemment à vous aussi) ! Sinon, nous aurions peut-être perdu la Bourgogne pour au moins un siècle. Et heureusement pour les protestants allemands ! Car, sans Soliman, la paix d’Augsbourg, qui vit le recul du catholicisme, n’aurait sans doute jamais été conclue.

    - Je suis fier, en tant que Français, que mon pays ait montré autant d’indépendance à l’égard de tous ceux qui, arguant de son caractère chrétien (l’Empereur, le roi d’Espagne, le pape) auraient bien voulu l’enrégimenter dans leurs absurdes expéditions contre l’Infidèle. Et je suis fier que, quelques siècles plus tard, Jacques Chirac et Dominique de Villepin, renouant - peut-être consciemment dans le cas de Villepin ? - aient sauvé l’honneur du pays en refusant de suivre Bush dans son absurde guerre d’agression contre l’Irak.

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @14h24   « »

    @ Nathan :

    Quant à vos "prétendus" tweets antisémites ! Je laisse juge les lecteurs... Ils n’ont qu’à surfer sur la toile pour les découvrir et vomir tant ils sont répugnants et haineux.

    Je n’ai pas dis qu’il n’y avait de tweets antisémites.

    Parmi les tweets mis en cause,il y avait effectivement des tweets antisémites,mais il y avait aussi des tweets antisionistes,des tweets pas drôles sur les juifs, mais pas antisémites.

    Enfin,je l’ai dis je n’ai pas de problème à ce que les tweets antisémites soient réprimés,mais on fasse la même chose pour les autres tweets racistes,notamment ceux contre les Arabes et les musulmans autrement plus nombreux.

    Je remarque que dès qu’une association musulmane tente de faire réprimer des propos anti-musulmans,elle est tout de suite traitée de "communautariste",de suppôt de l’islamisme ou encore de faire appliquer un "droit au blasphème".
    Ces critiques à l’égard d’associations musulmanes ne viennent pas seulement des partis d’extrême droite,mais aussi de plus en plus de la part d’associations juives comme la Licra ou l’UEJF.

  • permalien Sakhra :
    27 octobre 2012 @14h26   « »

    Le Génocide Recommandé par le Talmud

    Soferim 15, la Règle 10. C’est le proverbe de Rabbin Simon ben Yohai : Tob shebe goyyim harog (”Même les meilleurs des gentils doivent tous être tués”).

    Ce passage est de l’hébreu original du Talmud babylonien comme cité par the 1907 Jewish Encyclopedia, publiée par Funk et Wagnalls et compilé par Isidore Singer, en introduction, “le Gentil”, (p. 617)
    Ce passage du Talmud original a été dissimulé dans la traduction. L’Encyclopédie juive déclare que, “… dans les versions différentes la lecture a été changée, ’le meilleur parmi ce qu’Égyptiens seront généralement substitués.” Dans la version Soncino : “le meilleur des païens” ( minor Tractates, Soferim 41a-b).

    Les israéliens prennent annuellement part à un pèlerinage national à la tombe de Simon ben Yohai, honorer ce rabbin qui a recommandé l’extermination de non-juifs. (Jewish Press, June 9, 1989, p. 56B).).

    Sur Purim, le 25 février 1994, l’officier militaire israélien Baruch Goldstein, un Juif orthodoxe de Brooklyn, a massacré 40 civils palestiniens, y compris des enfants, pendant qu’ils se sont agenouillés dans la prière dans une mosquée. Goldstein était un disciple du dernier Rabbin de Brooklyn Meir Kahane, qui a dit a CBS News dans son enseignement que les Arabes sont “des chiens” est tiré “du Talmud.” (CBS 60 Minutes, “Kahane).
    Université de Prof de Jérusalem. Ehud Sprinzak a décrit la philosophie de Goldstein et Kahane : “ils croient que c’est la volonté de Dieu qu’ils commettent la violence contre goyim, un terme hébraïque pour les non-juifs.” (NY Daily News, Feb. 26, 1994, p. 5

    Le rabbin Yitzhak Ginsburg a déclaré, “Nous devons reconnaître que le sang juif et le sang d’un goy ne sont pas la même chose.” (NY Times, June 6, 1989, p.5)

    Le rabbin Yaacov Perrin a dit, “Un million d’Arabes ne valent pas un ongle d’unjuif.”(NY Daily News, Feb. 28, 1994, p.6).

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @14h31   « »

    Ph. Arnaud : 27 octobre @13h59

    Vous ne manquez pas d’air d’appeler "dissidente" la parole des islamophobes...

    Outre que le terme d’islamophobie est utilisé par certains pour empêcher la critique tout à fait légitime d’une religion - de même que le terme "antisémite" peut être utilisé par certains pour faire taire toute opposition critique à la politique d’Israël", - je n’ai mentionné qu’un seul nom, celui d’un philosophe d’origine musulmane et critique de l’islam, Abdennour Bidar. Vous avez quelque chose contre lui ?

    Sarah : 27 octobre @13h57

    PS:quand est-ce le modérateur passe pour effacer les propos outrageusement racistes et délirants ?

    Pouvez-vous nous donner un exemple des propos que vous jugez "racistes" ?. Ça nous aiderait à comprendre où vous situez exactement les limites de la libre discussion et où commencerait le règne de la censure le jour où, à Dieu ne plaise, vous aurez le pouvoir de l’appliquer.

    Je rappelle que vous êtes celle qui vient de qualifier des tweets manifestement racistes de messages "prétendument antisémites".

    Deux poids, deux mesures ?

  • permalien Alexandre Zaltsman :
    27 octobre 2012 @14h40   « »

    Comme d’habitude Gresh utilise le mot "islamophobie" sans en donner une définition explicite. A-t-on le droit de critiquer une religion (et pas seulement l’islam) sans passer pour un raciste ?

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @14h40   « »

    @ Nathan :

    Pouvez-vous nous donner un exemple des propos que vous jugez "racistes" ?. Ça nous aiderait à comprendre où vous situez exactement les limites de la libre discussion et où commencerait le règne de la censure le jour où, à Dieu ne plaise, vous aurez le pouvoir de l’appliquer.

    Je rappelle que vous êtes celle qui vient de qualifier des tweets manifestement racistes de messages "prétendument antisémites".

    Vous ne voyez pas de propos racistes ?
    C’est vrai que les délires de Rach.... n’ont rien à envier au protocole des Sages de Sion version musulmane.
    Evidemment,le protocole des Sages de Sion n’était en rien un pamphlet antisémite,n’est-ce pas ?

    Quant aux tweets antisémites,je me suis expliquée plus haut.
    Ma première formulation laissait effectivement croire qu’il n’y avaiit pas de tweets antisémites,ce qui n’était pas le fond de ma pensée.

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @14h54   « »

    Sarah : 27 octobre @14h24

    Enfin,je l’ai dis je n’ai pas de problème à ce que les tweets antisémites soient réprimés,mais on fasse la même chose pour les autres tweets racistes,notamment ceux contre les Arabes et les musulmans autrement plus nombreux.

    Je vous signale que le hashtag "Un bon musulman" n’a pas marché du tout, contrairement à l’autre qui a eu un grand succès de foule.

    Vous devriez essayer un autre truc. Vous googlez le premier paragraphe du message posté par Sakhra (27 octobre @14h26) - il n’y a d’ailleurs pas moyen de vérifier et de recouper son contenu - et vous voyez ce qui sort.

    Résultat : vous avez devant vous la liste des pires sites néo-nazis et islamistes en activité sur la toile. C’est à partir d’un de ces sites que Sakhra l’a copié/collé. Le même contenu est copié/collé en boucle sur tous les forums.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 octobre 2012 @15h04   « »

    Alexandre Zaltsman

    - Qu’avez-vous à pinailler Alain Gresh ? Le terme d’islamophobie est assez explicite pour ne pas requérir de précision. Demanderiez-vous le sens de judéophobie ?

    - Je ne fais pas le rapprochement par hasard : l’islamophobie est cette espèce de haine, d’animosité qui, depuis quelques années, et sans aucune raison - du moins sans raison avouable - s’est déchaînée (comme l’antisémitisme des années 1894 à 1945) contre l’Islam mais, surtout, contre les musulmans.

    - Au lieu de dire "sans aucune raison", je devrais d’ailleurs plutôt dire pour des raisons perverses. Car si, entre les Occidentaux - chrétiens, capitalistes, démocrates, blancs, propres sur eux, ce qu’on voudra - il existe un préjudice, c’est bien celui qui est au détriment des musulmans ! Et, s’il existe un côté qui a tort, c’est bien le côté occidental. [Le BAO - Bloc Américano Occidentaliste - comme dit le blog de Defensa].

    - Comme je le dis depuis que je suis entré sur ce blog, c’est une des perversités des dominants - ou des oppresseurs - que d’accuser leurs dominés - ou leurs opprimés - de les persécuter. Comme Hitler qui, avant son agression de 1938, accusait les Tchèques de persécuter les "pauvres" Allemands des Sudètes...

  • permalien JMG :
    27 octobre 2012 @15h21   « »

    @ Sarah

    Les blogs critiquant l’islam ne manquent pas.Tous les journaux de gauche comme de droite le font quasiment de manière quotidienne et avec des ficelles énormes !

    Raison de plus pour la nécessité d’une critique informée (ou "savante") de l’islam pour ne pas laisser le champ libre aux "islamophobes de gauche" du genre Fourest. Cela vaudrait peut-être la peine, quand on se prétend "de gauche" comme Alain Gresh, de rappeler que si l’islam comble un vide existentiel, il n’apporte qu’une illusion au croyant, ne l’émancipe pas, ne le désaliène pas.

    Personnellement,je ne vais jamais commenter les articles du Figaro ou de Valeurs actuelles.

    Je vous signale que l’article d’Alain Gresh est lui-même un commentaire d’un article du Figaro ! Pourquoi ne reprochez-vous pas à votre idole de perdre son temps à commenter un sondage commandé par Le Figaro ?

    Alain Gresh ne va pas soudainement changer de ligne éditoriale pour vous plaire.

    Bien sûr que non ! Mais de là à vouloir effacer tous les commentaires qui vous paraissent s’écarter de la "ligne".
    Vous devriez réfléchir un peu plus Sarah...

  • permalien cana :
    27 octobre 2012 @15h28   « »

    De la condamnation juste de l’antisémitisme à l’appel presque légitimé du racisme anti musulman . serait-ce la construction d’un "ennemi" intérieur à la France laîque et républicaine ?La "menace islamique" ? La République devrait-elle interdire les pratiques religieuses monothéistes et en particulier musulmanes ?
    Opprobe légitimé par la Raison laîque ?
    ne s’agit-il pas d’un détournement "fascisant" de la Démocratie ? en période de crise et de guerres d’invasion et de colonisation en tous genres. L’un est en rapport avec l’autre.
    "L’extrémisme" laîque de la Démocratie ne reflète-il pas les entreprises de domination coloniale des US, UE et leurs alliés ( dont les nouveaux : Qatar ?).
    N’est-on pas en train d’assister à une lénification de la démocratie laîque relayé par ses réseaux de propagande ( médiatique et télévisuelle) pour légitimer la construction d’un "ennemi" interne : le musulman. Il n’y a rien de tel pour focaliser en période de crise vers ce bouc émissaire ( l’ennemi interne).
    la légitimation de la haine et du racisme anti musulman pose depuis longtemps en France et en Europe le "musulman" en prochain à éliminer sur la liste de ceux qui menacent la "pureté" raciale et culturelle de la France , de l’Europe. Ceci est dit de manière "soft" et démocratique ?

    Il y a un vaste réseau de constructions légitimantes à mettre en place et un arsenal diversifié ( aujourd’hui relayé par les média audiovisuelles) avant de commencer à tuer légitimement. L’évènement grave que Lou vient de nous poster illustre maintenant la facilité du meurtre anti musulman.( le type qui pointe son arme devant des personnes sortant d’une mosquée aujourd’hui)

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @15h35   « »

    @ JMG :

    Raison de plus pour la nécessité d’une critique informée (ou "savante") de l’islam pour ne pas laisser le champ libre aux "islamophobes de gauche" du genre Fourest. Cela vaudrait peut-être la peine, quand on se prétend "de gauche" comme Alain Gresh, de rappeler que si l’islam comble un vide existentiel, il n’apporte qu’une illusion au croyant, ne l’émancipe pas, ne le désaliène pas.

    Allez dites-nous,que proposez-vous cher désaliéné aux pauvres musulmans aliénés qui n’attendent que votre lumière pour être libérés de l’obscurantisme ?

    Je m’étonne toujours que des gens qui se prétendent athées s’intéressent autant au fait religieux.C’est à mon avis un signe de leur mal être intérieur:ils ne sentent bien que s’ils se voient comme des "désaliénés" qui ont pour mission de "libérer" ces pauvres idiots qui croient encore à des fables.

    Tiens,cela me fait penser à la critique d’Emmanuel Todd,lui-même athée,à l’égard de cette islamophobie "savante" des élites de gauche :

  • permalien Sarah :
    27 octobre 2012 @15h38   « »

    De l’incroyance à l’islamophobie

    Nous vivons donc,sans en etre pleinement conscients une crise religieuse.Sans cette hypothèse,nous ne pouvons pas comprendre l’ampleur de la fixation négative sur l’islam.dans les cinq ou duix dernières années s’est répandue en Europe une islamophobie des classes pensantes et parlantes,intellectuelles et médiatiques.

    Cette islamophobie a succédé à l’arabophobie des électeurs du Front National,plus populaire.

    (...)

    Mais que dire des intellectuels et des journalistes qui,peu menacés par des attentats,qui s’excitent sur l’essence de l’islam,son incapacité supposée à tolérer la modernité et sa prétendue violence intrinsèque.pourquoi affirmer,au moment même où l’ensemble du monde musulman voit sa fécondité baisser,comme ce fut le cas en Europe et ailleurs,que ka modernisation mentale des pays arabes,de la Turquie et de l’Iran est impensable ?

    (...)

    Nous percevons bien la crise de transition que traverse le monde musulman,où l’al^phabétisation sera bientôt universelle,où une désorientation religieuse et idéologique engendre manifestement angoisse,désordre et violence.

    (...)

    Mais nous refusons de voir notre propre crise,beaucoup plus grave au fond,parce qu’elle n’est pas le produit,elle,le résultat d’un mouvement éducatif ascensionnel,du progrès en somme.Nous sommes angoissés par le vide religieux qui s’est creusé dans le dernier demi-siècle.Dans un pays comme la France,la présence d’une Eglise minoritaire mais socialement importante donnait un sens à l’incroyance,à l’athéisme,ou comme on dit pudiquement à l’affirmation laique.

    (...°

    L’islam prend le statut du bouc émissaire,d’ennemi indispensable.Dans l’Europe du début du troisième millénaire,il devient la victime sacrificielle de notre mal-être métaphysique ;de notre difficulté de vivre,sans Dieu,tout en clamant que notre modernité est la seule possible,la seule valable.

    Après la démocratie,Emmanuel Todd,Gallimard,PP 36 à 38

  • permalien callistrate :
    27 octobre 2012 @16h41   « »

    pratiquons le koan"ne restez pas silencieux,mais ne parlez pas

  • permalien CdQat :
    27 octobre 2012 @16h53   « »

    @Nathan

    Sakhra : 27 octobre @15h09 "Quand vous citez des extraits du Coran (...), pour vous, c’est la " critique " et la liberté d’expression ! Quand vous assénez que l’Islam est une religion de haine, c’est la liberté d’expression !"

    C’est une critique qui est loin d’être infondé.
    Il est reproché à Sakhra que les thèmes critiques légitimes (ceux qui appellent au meurtre par exemple) des textes du judaïsme se retrouvent sur des sites antisémites, or dans le même temps il est fait une critique du coran que l’on retrouve sur les sites islamophobes.

    Que les textes qui portent légitimement à critique se retrouvent sur des sites contre les croyants de ces textes ne délégitime pas pour autant la critique.

  • permalien X :
    27 octobre 2012 @16h54   « »
    Protēger les fascistes

    Nathan :

    Tout le monde à entendu parler cette semaine du sondage sur le racisme des juifs israéliens qui a atteint des proportions inégalé par d’autres peuples.

    Ce sont bien les juifs israéliens qui ont été sondés non ? Que voulez vous qu’on dise ?

    Les résultats du sondage ont été repris par de nombreux médias en raison des chiffres plus que surprenants. Mais on a constaté que tout le monde se garde d’émettre des commentaires. Les seuls chose qu’on a entendu, par exemples au débat US est que la sécurité de ces fascistes pour les États Unis la priorité des priorités.

    À Richard Falk qui a appelé au boycott des entreprises qui travaillent dans les colonies, que pourtant tout le monde dits ėtres illégales, on a demandé de démissionner.

  • permalien dhmin :
    27 octobre 2012 @17h13   « »

    pas de fumée sans feu....

  • permalien X :
    27 octobre 2012 @17h29   « »

    Deïr Yassin :

    Ma conclusion personnelle - mais elle reste personnelle : rien ne ressemble plus à un patron qu’un autre patron.

    Comment se fait il que parmi les juifs israéliens que 69 % sont favorable à une régime d’aparthied, qui est une forme d’expoitation et à la limite d’esclavage dans ce 21ème siècle ?

    Comment se fait il que dans ce même groupe on vole la terre et les ressources des palestiniens plus pauvres et sans défense sans scrupules ?

    Pensez vous que des patrons issuent de ça vont faire des patrons comme les autres. Je m’excuse mais il y’a des choses plus troublantes qu’on entend de New York à Sidney.

  • permalien K. :
    27 octobre 2012 @17h44   « »

    ....le gouvernement américain ne s’est pas intéressé à la refonte de l’éducation en Arabie Saoudite avec la même passion qu’au financement de la lutte antiterroriste et aux affaires commerciales...

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @18h52   « »

    CdQat : 27 octobre @16h53

    Que les textes qui portent légitimement à critique se retrouvent sur des sites contre les croyants de ces textes ne délégitime pas pour autant la critique.

    Si vous avez googlé l’extrait cité par Sakhra, vous aurez remarqué qu’il se retrouve tel quel, in extenso, sur un florilège de sites néo-nazis et islamistes et rien que sur ces sites-là. Vous ne trouvez pas ça bizarre ?

    Et cela ne vous interpelle-t-il pas que cet extrait se retrouve sur ces deux catégories de sites, pourtant, a priori éloignés culturellement ? Quel est leur point commun, sinon la haine des juifs ?

    Cela dit, n’étant pas un spécialiste, je suis dans l’incapacité de réfuter ces allégations. Mais sachant qu’il existe au moins un “faux Talmud” abondamment cité par les mêmes sites antisémites, j’attends de voir.

    Cela dit, je suis contre tous les intégrismes, qu’ils soient juif, chrétien, musulman, scientiste etc… Et il y a, en effet, un certain nombre d’intégristes juifs et de rabbins extrémistes et je trouve qu’il faut les combattre comme la peste.

    Il y a cependant quelques différences qui méritent d’être notées.

    - Il y a 15 millions de juifs de par le monde et les ultra-religieux représentent, mettons, 10% de cette population. A l’opposé, il y a 1,5 milliard de musulmans. Si l’on applique une simple règle de trois et si l’on admet que 10% de cette population (à mon avis, un chiffre très optimiste) est aussi fondamentaliste que les juifs, ça nous fait tout de même au bas mot 150 millions d’intégristes.

    - Le périmètre de nuisance de l’intégrisme musulman est bien plus vaste que celui de l’intégrisme juif puisqu’il va du Mali jusqu’en Indonésie.

    - Autre chose : à la différence de la littérature rabbinique, écrite de la main de l’homme, le Coran, lui, est l’oeuvre de Dieu. La marge d’interprétation est donc encore moins grande, surtout pour ceux qui sont rivés à une lecture littéraliste. C’est probablement une des raisons pour laquelle l’islam a du mal à évoluer avec notre époque (sauf curieusement, dans ses aspects les plus contestables, comme le prouve la transformation du site musulman le plus sacré en une sorte de Las Vegas).

    - Enfin, il faut noter qu’il y a un grand nombre d’ultra-religieux anti-sionistes. Ceux-là, auxquels on reproche d’être intolérants, accepteraient pourtant volontiers de vivre dans un Etat palestinien à majorité arabe et d’abandonner tout pouvoir politique aux nouveaux maîtres locaux (probablement le hamas) du moment qu’on les laisse vaquer à leurs nombreuses obligations religieuses quotidiennes. S’ils connaissaient un peu mieux le judaïsme, je suis sûr que les Sakhra, X et compagnie verraient peut-être ces juifs religieux d’un autre oeil.

  • permalien Yvan :
    27 octobre 2012 @18h53   « »

    Comment ne pas remettre ce sondage dans son contexte ?

    Il intervient après un changement de communication de l’UMP, en particulier de Copé, orienté à l’extrême droite (mais approuvé par Fillon en direct à la TV bien qu’il l’aurait dit autrement).

    Après une virulente campagne sur le racisme anti-blanc, le vol de pains au chocolat et de sucettes (et pourquoi pas de billes ou de poupées) par des voyous musulmans, ce sondage Figaro-IFOP se pointe, comme ça mine de rien, au moment où un inventaire de 5 ans ans de néolibéralisme, empoisonnerait aussi bien l’existence de la droite que celle la gauche au pouvoir engagée elle aussi dans la continuation de cette politique (avec d’autres mots, elle aussi)

    De deux choses l’une :

    - Soit ce sondage est là pour vérifier l’impact de cette nouvelle communication (et alors il nous promet, une avenir à chier).
    - Soit ce sondage participe de cette communication en y rajoutant une petite couche afin de bien marteler le message (et alors nous sommes déjà dans un présent à vomir)..

  • permalien Nathan :
    27 octobre 2012 @19h16   « »

    Ce ne sont pas mes oignons mais je trouve absolument surréaliste qu’une religion qui traite le monde entier de mécréants et d’idolâtres se prosterne à ce point devant la marchandisation du monde et la dictature des marques. Quel absence aussi du moindre sens critique.

    Voici, le Zam-Zam Hotel, qui surplombe la "mosquée sacrée", le plus haut lieu de l’islam. Chambre avec vue sur la Kaaba ! Deux à cinq mille euros la nuit.

    http://www.flickr.com/photos/fareed...

    Et ici, ça s’appelle le "Zam-Zam Hotel Shopping Mall". Chanel, Gucci, Prada, Rolex etc... Les nouvelles idoles...

    http://www.flickr.com/photos/umrahv...

  • permalien Alexandre Zaltsman :
    27 octobre 2012 @20h10   « »

    Pour Ph. Arnaud et quelques autres .

    Non le terme islamophobie n’est pas clair, et par principe j’évite d’utilser des termes qui ne sont pas dans le dictionnaire.

    Je maintiens qu’une critique d’une d’une religion est licite.

    On a le droit de dire que les monothéismes condamnent l’homosexualité, que la circoncision est une mutilation, que la virginité de Marie est un conte de fée etc...

    On a aussi le droit de dire le contraire.

    Gresh connaît bien cette ambiguité (entre race et religion) , il en joue volontairement,
    je le mets au défi de donner une définition claire et précise de l’islamophobie.

  • permalien JMG :
    27 octobre 2012 @20h46   « »
    Athéophobie ?

    @ Sarah

    Allez dites-nous,que proposez-vous cher désaliéné aux pauvres musulmans aliénés qui n’attendent que votre lumière pour être libérés de l’obscurantisme ?

    Vous devriez plutôt me demander, chère Sarah, ce que je propose pour désaliéner ces "pauvres" colons juifs de Judée-Samarie qui croient dur comme fer que Dieu leur a offert cette terre en cadeau il y a 3500 ans (ce que les musulmans devraient admettre aussi puisqu’ils croient dans le même Dieu). Si vous ne comprenez pas que la gauche ne devrait pas abandonner le terrain de la critique (raisonnée) de la religion, ne venez pas vous désoler ensuite de la montée de l’islamophobie.

    Je m’étonne toujours que des gens qui se prétendent athées s’intéressent autant au fait religieux.C’est à mon avis un signe de leur mal être intérieur:ils ne sentent bien que s’ils se voient comme des "désaliénés" qui ont pour mission de "libérer" ces pauvres idiots qui croient encore à des fables.

    Votre agressivité contre les athées "qui se croient supérieurs" est suspecte : ne serait-ce pas le symptôme d’un mal être existentiel ? Ne seriez-vous pas un peu athéophobe ?

  • permalien X :
    27 octobre 2012 @20h49   « »
  • permalien Lou :
    27 octobre 2012 @21h09   « »

    Houria Bouteldja raconte son agression par la LDJ

    Houria Bouteldja raconte les circonstances de son agression par la Ligue de défense juive (LDJ) le mercredi 24 octobre 2012.

  • permalien gloc :
    27 octobre 2012 @23h17   « »

    Alexandre Zaltsman : « A-t-on le droit de critiquer une religion (et pas seulement l’islam) sans passer pour un raciste ? »

    La réponses est évidemment "non".

    Vous pouvez critiquer une religion, ou la religion, sans être raciste, mais quand vous critiquez une religion (et pas seulement l’islam) vous êtes raciste.

    C’est comme dénoncer les "voyous" sous prétexte de ramadan.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 octobre 2012 @23h32   « »

    Alexandre Zaltsman

    - Vous évitez, "par principe", dites-vous, d’utiliser des termes qui ne sont pas dans le dictionnaire.

    - Mais, d’abord, quel dictionnaire ? Le Larousse ? Le Robert ? Le dictionnaire de l’Académie française ? Si on ne devait utiliser que des mots figurant dans le dictionnaire, les échanges, les conversations auraient une drôle d’allure ! Surtout si le dictionnaire en question était celui de l’Académie française...

    - Car, mis à part les sciences, le vocabulaire courant est fait par tout le monde, de bric et de broc, et souvent dans la plus grande incorrection (ce qui me réjouit pour tous ceux qui ont une vision élitiste de la langue - comme on n’a que trop tendance à l’avoir en France, depuis l’époque Louis XIV, une des plus calamiteuses de l’Histoire de France).

    - C’est pourtant bien simple : l’islamophobie n’est rien d’autre qu’une espèce de racisme (je dis bien "une espèce de") qui, sans raison, s’est mis, depuis une vingtaine d’années, à dénigrer l’Islam et à s’en prendre aux musulmans. Ce n’est pas la peine de déranger Alain Gresh pour si peu.

    - Cela posé, il est particulièrement dégueulasse de s’en prendre à l’Islam et aux musulmans, et encore plus de le faire en invoquant comme des faux culs, la liberté d’expression ! En effet, voilà plus de deux siècles - depuis l’expédition d’Egypte de Bonaparte - que les Occidentaux ne cessent d’agresser le monde musulman, avec, tous les 20 ou 30 ans, un échelon supplémentaire dans l’ignominie...

    - Entre les quelque 875 000 morts de la conquête de l’Algérie (sur 3 millions d’habitants) et les 500 000 de l’embargo contre l’Irak de 1991 à 2003, entre les pertes de la bataille d’Omdurman, les gazages de la guerre du Rif et de l’Irak dans les années 1920, entre le dépècement de l’empire ottoman et la guerre menée par procuration contre l’Iran par Saddam Hussein, entre le complot contre Mossadegh, la répression de Sétif et Guelma, les "crevettes de Bigeard", le bombardement de Bizerte et l’expédition de Suez, entre les guerres d’Israël et les guerres russo-turques, on n’a que l’embarras du choix dans les prédations, humiliations et exploitations infligées sans interruption aux musulmans depuis deux siècles...

    - Et, en plus, il faudrait piétiner leur religion ?

  • permalien Alexandre Zaltsman :
    28 octobre 2012 @04h02   « »

    Mais si Arnaud, bien sûr qu’on a le droit de critiquer l’islam,
    malgré la colonisation et les guerres.

    C’est un fait que l’immense majorité des musulmans pensent que le Coran est littéralement la parole de Dieu, croient aux "hadiths" .

    Il s’ensuit que la femme est inférieure à l’homme, que le mari a le droit de battre sa femme, que le témoignage d’une femme vaut la moitié de celui d’un homme, que les religions polythéistes sont strictement interdites en terre d’islam,que les non-musulmans iront griller en enfer après leur mort (ça c’est le Coran).

    Lapider les adultères et mettre à mort les apostats sont deux "hadiths"-

    Voilà des raisons concrètes pour un partisan des droits de l’homme d’avoir peur de l’islam (etymologiquement l’islamophobie c’est ça) .

    Il est effrayant de constater que ces lois barbares sont effectivement appliquées dans bon nombre de pays musulmans,
    de voir que des régions épargnées comme le Nord-Mali sont "tombées", qu’en Tunisie on peut prendre 7 ans de prison pour caricature sur Facebook.

    Il est légitime de s’inquiéter de l’effondrement des droits des femmes et des homosexuels dans les quartiers dits sensibles.

  • permalien Yvan :
    28 octobre 2012 @07h02   « »

    Le résultat de ce sondage, plus que les dangers de l’islam ou la peur des musulmans, démontre la vacuité de la législation antiraciste.

    Quand des responsables politiques, se permettent malgré une plainte portée contre eux de réitérer leurs appels à la haine raciale en public en direct dans des émissions télévisées. Quand un institut de sondage se permet en toute impunité d’effectuer des enquêtes sur les haines identitaires (à quand un sondage sur la perception du judaïsme ou de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en France ?), il faut dire que quelque chose ne fonctionne pas dans le système judiciaire français.

    - Soit les lois sont inadaptées faute d’une définition légale du racisme. Seuls les actes ou les discours revendiqués racistes par leurs auteurs tombent sous le coup de la loi. C’est comme si on attendait que les assassins se dénoncent.
    - Soit la France a cessé d’être un état de droit.

    ... ou les deux !

  • permalien gloc :
    28 octobre 2012 @07h33   « »

    Alexandre Zaltsman,

    C’est ce "subtil passage de « A-t-on le droit de critiquer une religion (et pas seulement l’islam) sans passer pour un raciste ? » à ce « Mais si Arnaud, bien sûr qu’on a le droit de critiquer l’islam,
    malgré la colonisation et les guerres. »
    , qui rend votre bavardage insupportable.

    Comme si les docteurs en théologie avaient attendu après vous pour se mettre au travail.

    Nous savons déjà que dans votre prochain message vous nous déclarerez "hors l’islam point de religion", ce qui vous permettra au final de vous poser en défenseur de la Laïcité Républicaine, anti-musulmane bien sûr.

    Ce qui vous confortera (croyez-vous) non pas dans la critique d’une religion, mais dans vos harcèlements contre les musulmans.

  • permalien Yvan :
    28 octobre 2012 @08h01   « »
    La république des Hypocrites


    Question : Parmi les raisons suivantes, quelles sont les deux qui, selon vous, expliquent le plus que les musulmans et les personnes d’origine musulmane sont mal intégrées dans la société française ?

    ▢ Leur refus de s’intégrer à la société française
    ▢ Les trop fortes différences culturelles
    ▢ Le fait que les personnes d’origine musulmane soient
    regroupées dans certains quartiers et certaines écoles
    ▢ Les difficultés économiques et le manque de travail

    (l’énoncé des questions se suffit à lui-même)
    France : hommage aux tirailleurs africains morts pour la République lors des deux guerres mondiales - France - RFI
    Un hommage sera rendu ce dimanche 28 octobre, aux tirailleurs africains morts pour la France lors des deux guerres mondiales. La cérémonie aura lieu sous l’Arc de triomphe à Paris. Un évènement qui a lieu à l’occasion de la Sistatcomi, Semaine internationale de la mémoire et du souvenir des tirailleurs africains, troupes coloniales, indigènes, combattants des outre-mers, de Madagascar et d’Indochine. C’est le Conseil des Mariannes de la République et d’Europe qui organise cette cérémonie. Une structure qui lutte notamment pour la diversité et la parité en politique.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 octobre 2012 @09h21   « »

    Alexandre Zaltsman

    - Mais bien sûr que non, qu’on n’a pas le droit de critiquer l’Islam, car cette critique est, à tous les égards, déplacée et faux cul !

    1. Parce que ce n’est pas d’hier qu’existe le Coran, mais que ce n’est que récemment que les Occidentaux se sont mis, subitement, à développer cette espèce de folie furieuse à l’égard de l’Islam (qu’ils ignoraient jusque là), simplement parce que l’URSS n’existant plus, il fallait bien se trouver un nouvel ennemi, car c’est si bon de haïr...

    2. Parce que nombre de protestants, voire de juifs, ont exactement la même attitude d’interprétation littérale de la Bible, en tant que Parole de Dieu, avec tout ce que cela comporte d’absurdité, notamment le créationnisme, ou le refus des transfusions sanguines, ou, parfois, le racisme, comme les Afrikaners ou les protestants du sud des Etats-Unis.

    3. Parce que les Indiens, les Chinois, les Coréens et autres Asiatiques, qui ne sont nullement musulmans, ont une interprétation de la société qui les a amenés à supprimer les filles, ce qui fait qu’aujourd’hui l’Asie manque de 90 millions de femmes, ce dont les grands défenseurs des droits humains, qui ne brandissent des pancartes que contre l’Islam ne s’en émeuvent nullement.

    4. Parce que les chrétiens ont été largement aussi intolérants jusqu’à une époque très récente (voir l’Irlande du Nord) et qu’ils n’ont pas besoin de Coran pour tuer leurs femmes en famille.

    5. Parce que le lien entre les mauvais traitements infligés à leurs femmes par des [et non pas les] musulmans n’est qu’un lien contingent et non nécessaire, l’énorme majorité des musulmans ne se comportant pas plus mal que le commun des Occidentaux. Et parce que cette référence au Coran est une perversité tendant à "démontrer" que l’Islam serait intrinsèquement mauvais.

    6. Parce que c’est une argutie que de prétendre qu’islamophobie ne voudrait dire que "peur de l’Islam" (insinuant par là que cette peur serait fondée) et non pas haine de l’Islam - ce qui en est le sens véritable. Au demeurant, la différence entre les deux est spécieuse, car la première réaction de quelqu’un atteint d’arachnophobie est d’écraser les araignées, ce qui n’est pas un geste de bienveillance.

    7. Parce que les (soi-disant) désordres liés aux musulmans dans les quartiers sont gonflés à plaisir et que, vu le rapport des forces, l’Islam a autant de probabilités de s’imposer en France que des Sénégalais d’être champions de ski alpin.

  • permalien CdQat :
    28 octobre 2012 @10h16   « »

    @Nathan re. : 27 octobre @18h52

    "vous aurez remarqué (que le propos de Sakhra) se retrouve tel quel, in extenso, sur un florilège de sites néo-nazis et islamistes"

    Je répète, que ces sites reprennent la critique du judaïsme ne me surprend pas. Si une idéologie est la haine du juif, qu’ils reprennent toutes les critiques du judaïsme est logique.

    " je suis dans l’incapacité de réfuter ces allégations."
    Or, c’est pourtant ceci qui eut été le plus important : vérifier et commenté la réalité de ces faits.

    " (Chez les juifs) les ultra-religieux représentent, mettons, 10% de cette population.
    (Chez les) musulmans (..) si l’on admet que 10% de cette population (à mon avis, un chiffre très optimiste)."

    Nous sommes ici typiquement dans des propos islamophobes. Alors même que des chiffres récents montrent que les thèses des ultra religieux sont repris par plus de la moitié des isréaliens (soit autour de 20% de la population juive), vous ne voyez que 10%, et encore dites-vous "mettons".
    Par contre, pour les musulmans, nous sommes évidemment (et sans chiffre pour supporter cet postulat) en présence d’une population qui est à plus de 10%.

    "l’islam a du mal à évoluer avec notre époque"

    alors que les autres religions elles, évoluent tout à fait bien... Je vous suggère d’écouter les religieux dans les quelques débats de société actuels (mariage homo en France par exemple)

  • permalien muhand :
    28 octobre 2012 @10h29   « »

    Ces pseudo intelectuels melangent volentairement tous. Les musulments sont divers et dependent de leur milieux. Exemple il n’y a rien de comun entre un kabyle ou rifain et wahabite. Les deux premiers de culture mediterraneene milinaire et le wahabite de la peinsule arabique. Un musulman berbere a plus de choses communes avec un greque ou un un latin qu’avec un arabe de plus ces berberes ont cohabite pacifiquement avec les juifs et cela le sait tres bien BHL & CO.

  • permalien Nathan :
    28 octobre 2012 @10h36   « »

    Ph. Arnaud : 27 octobre @15h04

    Qu’avez-vous à pinailler Alain Gresh ? Le terme d’islamophobie est assez explicite pour ne pas requérir de précision. Demanderiez-vous le sens de judéophobie ?

    Il est encore permis de disséquer ce terme. Ce n’est pas à vous de faire les questions et les réponses.

    Les islamophobes, tels qu’on les définit, s’en prennent-ils :

    - à l’islam, comme religion
    - à l’islam comme religion ayant des objectifs politiques
    - aux musulmans en tant que fidèles d’une religion
    - aux musulmans comme catégorie d’être humains auxquels il est attribué un certain nombre de caractères distinctifs (et négatifs) ?
    - aux musulmans comme population issue de l’immigration et se confondant à ce titre avec la catégorie socio-économique des "immigrés"

  • permalien Deïr Yassin :
    28 octobre 2012 @10h42   « »
    Cette lancinante "menace judaïque"

    @ Nathan 27 àct 19h16

    ".... je trouve absolument surréaliste qu’une religion qui .... blahblah .... se prosterne à ce point devant la marchandisation du monde et la dictature des marques"

    Si on suit votre logique, ce fut donc une religion, à savoir le Judaïsme, qui larguait du phosphore blanc sur Gaza ? Le Mur d’Apartheid séparant les Elus* des goyim, c’est la religion juive qui le prône aussi ?
    Juste par curiosité, vous êtes aussi partisan de la culpabilité collective ?

    *70% des Juifs israéliens considèrent que les Juifs sont le Peuple Elu, selon la dernière étude sur la question, sortie en janvier 2012.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 octobre 2012 @11h12   « »

    Nathan

    - Vous pinaillez par vice, uniquement pour justifier le "bien fondé" de l’islamophobie. Que diriez-vous si, à l’inverse, on se mettait à disserter avec cuistrerie et pédantisme sur l’antisémitisme, en ressortant tous les vieux clichés, par exemple de la façon qui suit :

    Les antisémites, tels qu’on les définit, s’en prennent-ils :

    - au judaïsme, comme religion ?
    - aux juifs en tant que fidèles d’une religion ?
    - aux juifs comme catégorie d’être humains auxquels il est attribué un certain nombre de caractères distinctifs et négatifs ?
    - aux juifs comme population inassimilable à la population nationale et se confondant à ce titre avec la catégorie socio-économique des "apatrides" et des "cosmopolites" ?

    - Qu’est-ce que ça pouvait faire pour les juifs quand il n’y avait que le résultat qui comptait ? Quand tout cela a abouti à Dachau, Bergen-Belsen et Auschwitz ?

    - Qu’est-ce que tout cela peut faire pour les musulmans, quand il n’y a que le résultat qui compte ?

    - Qu’est-ce que cela peut faire pour les musulmans lorsqu’on aboutit aux contrôles au faciès, aux refus de stage, d’embauche ou de bail quand on s’appelle Mohamed, Rachid ou Mouloud, aux arrestations arbitraires de la CIA quand on a le nom qu’il ne faut pas, aux prétendus "débats sur l’identité nationale" qui ne visent qu’à exclure les musulmans, aux sorties d’un quelconque Copé sur le "racisme antiblanc" ou les pains au chocolat, aux attaques sur Internet ou aux agressions physiques, aux tentatives de réhabilitation des aspects les plus noirs de la colonisation, aux propositions de mettre Bigeard aux Invalides, etc. ?

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