Le Monde diplomatique
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Sartre et le « racisme antiraciste »

mardi 6 novembre 2012, par Alain Gresh

Le débat sur le racisme anti-Blancs continue de plus belle. Jean-François Copé tente d’utiliser ce thème pour se faire élire président de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Cette offensive, largement reprise à droite et à l’extrême droite, peu combattue à gauche, tente de mettre un signe d’égalité entre toutes les formes de rejet de l’autre. Elle ignore totalement la spécificité des situations et surtout que le racisme est une forme de domination institutionnalisée.

Jean-Paul Sartre l’avait bien compris, qui s’expliquait dans une préface à l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, de Léopold Sédar Senghor (Presses universitaires de France (PUF), Paris, 1948, rééd. « Quadrige », 2001).

Ce texte, intitulé « Orphée noir » (PDF), se terminait par cette citation d’Aimé Césaire, qui appelait les Noirs à saisir la chance historique censée leur permettre de « pousser d’une telle raideur le grand cri nègre que les assises du monde en seront ébranlées ».

Sartre revient surtout sur la spécificité du combat des Noirs et ce qui le différencie de celui des prolétaires blancs. A méditer quand on évoque les luttes de l’immigration dite post-coloniale, le racisme anti-Blancs et l’islamophobie :

« Le nègre, comme le travailleur blanc, est victime de la structure capitaliste de notre société ; cette situation lui dévoile son étroite solidarité, par-delà les nuances de peau, avec certaines classes d’Européens opprimés comme lui ; elle l’incite à projeter une société sans privilège où la pigmentation de la peau sera tenue pour un simple accident. Mais, si l’oppression est une, elle se circonstancie selon l’histoire et les conditions géographiques : le noir en est la victime, en tant que noir, à titre d’indigène colonisé ou d’Africain déporté. Et puisqu’on l’opprime dans sa race et à cause d’elle, c’est d’abord de sa race qu’il faut prendre conscience. »

« Ceux qui, durant des siècles, ont vainement tenté, parce qu’il était nègre, de le réduire à l’état de bête, il faut qu’il les oblige à le reconnaître pour un homme. Or il n’est pas ici d’échappatoire, ni de tricherie, ni de “passage de ligne” qu’il puisse envisager : un Juif, blanc parmi les blancs, peut nier qu’il soit juif, se déclarer un homme parmi les hommes. Le nègre ne peut nier qu’il soit nègre ni réclamer pour lui cette abstraite humanité incolore : il est noir. Ainsi est-il acculé à l’authenticité : insulté, asservi, il se redresse, il ramasse le mot de “nègre” qu’on lui a jeté comme une pierre, il se revendique comme noir, en face du blanc, dans la fierté. L’unité finale qui rapproche tous les opprimés dans le même combat doit être précédée aux colonies par ce que je nommerai le moment de la séparation ou de la négativité : ce racisme antiraciste est le seul chemin qui puisse mener à l’abolition des différences de race. »

« Comment pourrait-il en être autrement ? Les noirs peuvent-ils compter sur l’aide du prolétariat blanc, lointain, distrait par ses propres luttes, avant qu’ils se soient unis et organisés sur leur sol ? Et ne faut-il pas, d’ailleurs, tout un travail d’analyse pour apercevoir l’identité des intérêts profonds sous la différence manifeste des conditions : en dépit de lui-même l’ouvrier blanc profite un peu de la colonisation ; si bas que soit son niveau de vie, sans elle il serait plus bas encore. En tout cas il est moins cyniquement exploité que le journalier de Dakar et de Saint-Louis. Et puis l’équipement technique et l’industrialisation des pays européens permettent de concevoir que des mesures de socialisation y soient immédiatement applicables ; vu du Sénégal ou du Congo, le socialisme apparaît surtout comme un beau rêve : pour que les paysans noirs découvrent qu’il est l’aboutissement nécessaire de leurs revendications immédiates et locales, il faut d’abord qu’ils apprennent à formuler en commun ces revendications, donc qu’ils se pensent comme noirs. »

« Mais cette prise de conscience diffère en nature de celle que le marxisme tente d’éveiller chez l’ouvrier blanc. La conscience de classe du travailleur européen est axée sur la nature du profit et de la plus-value, sur les conditions actuelles de la propriété des instruments de travail, bref sur les caractères objectifs de la situation du prolétaire. Mais puisque le mépris intéressé que les blancs affichent pour les noirs — et qui n’a pas d’équivalent dans l’attitude des bourgeois vis-à-vis de la classe ouvrière — vise à toucher ceux-ci au profond du cœur, il faut que les nègres lui opposent une vue plus juste de la subjectivité noire ; aussi la conscience de race est-elle d’abord axée sur l’âme noire ou plutôt, puisque le terme revient souvent dans cette anthologie, sur une certaine qualité commune aux pensées et aux conduites des nègres et que l’on nomme la négritude. »

« Or il n’est, pour cons­tituer des concepts raciaux, que deux manières d’opérer : on fait passer à l’objectivité certains caractères subjectifs, ou bien l’on tente d’intérioriser des conduites objectivement décelables ; ainsi le noir qui revendique sa négritude dans un mouvement révolu­tionnaire se place d’emblée sur le terrain de la Réflexion, soit qu’il veuille retrouver en lui certains traits objectivement cons­tatés dans les civilisations africaines, soit qu’il espère découvrir l’Essence noire dans le puits de son cœur. Ainsi reparaît la subjectivité, rapport de soi-même avec soi, source de toute poésie dont le travailleur a dû se mutiler. Le noir qui appelle ses frères de couleur à prendre conscience d’eux-mêmes va tenter de leur pré­senter l’image exemplaire de leur négritude et se retournera sur son âme pour l’y saisir. Il se veut phare et miroir à la fois ; le premier révolutionnaire sera l’annonciateur de l’âme noire, le héraut qui arrachera de soi la négritude pour la tendre au monde, à demi prophète, à demi partisan, bref un poète (...). Et la poésie noire n’a rien de commun avec les effusions du cœur : elle est fonctionnelle, elle répond à un besoin qui la définit exactement. Feuilletez une anthologie de la poésie blanche d’aujourd’hui : vous trouverez cent sujets divers, selon l’humeur et le souci du poète, selon sa condition et son pays. Dans celle que je vous présente, il n’y a qu’un sujet que tous s’essayent à traiter, avec plus ou moins de bonheur. De Haïti à Cayenne, une seule idée : manifester l’âme noire. La poésie nègre est évangélique, elle annonce la bonne nouvelle : la négritude est retrouvée. »

Regards croisés de femmes en lutte

Chemins vers un féminisme sans frontières

Rencontre internationale de femmes
Paris les 16, 17 et 18 novembre 2012
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris.
Métro Rue des Boulets

Programme

Vendredi 16 novembre

— Les enjeux du féminisme dans le contexte français

19h30 Accueil et ouverture du colloque par le CFPE. Soirée : buffet festif.

Samedi 17 novembre

— Emancipations et attachements

Les femmes engagées dans les luttes pour leur émancipation sont souvent sommées de choisir entre le respect de leur culture, de leur tradition, de leurs communautés d’appartenance et leur émancipation du système de domination patriarcale.

Les colonisations et le modèle d’émancipation prétendument universel qu’elles ont imposé pervertissent en profondeur le questionnement et la préfiguration de formes d’émancipation libres.

Conflits de loyauté de classe, de race, de conviction et injonctions paradoxales, l’émancipation des femmes se dessine souvent douloureusement au cœur des systèmes de dominations multiples, tous inacceptables.

9h00-12h00 : Luttes, résistances et alliances en situations (post) coloniales.

14h30-17h00 : Alliances et/ou conflits de loyauté.

— Les femmes dans les processus de changements politiques

La participation massive des femmes aux soulèvements récents dans les pays arabes n’est plus à démontrer. Visibles pendant les grands processus révolutionnaires, elles sont ensuite fréquemment renvoyées à l’invisibilité et à leurs rôles traditionnels.

Quelle participation des femmes à la vie publique et politique ? Quels accès aux fonctions décisionnelles et gouvernementales ? Quelle représentation de leurs préoccupations et revendications ?...

17h30-20h : Les femmes dans les soulèvements populaires arabes.

Dimanche 18 novembre

9h30-12h30 : Les femmes dans les changements politiques et sociaux.

14h00-16h00 : Conclusion : enjeux communs et perspectives de lutte et de mise en réseau.

INTERVENANTES : Zahra Ali (Irak), Paola Bacchetta (Etats-Unis), Amel Bensaïd (Tunisie) Sueli Carneiro (Brésil), Sonia Dayan Herzbrun (France), Rokhaya Diallo (France), Habiba Djahnine (Algérie), Maïssan Hassan (Egypte), Nassera Ghozlane (Algérie), Asma Lamrabet (Maroc), Ziba Mir Husseini (Iran), Yvonne Ngoyi (République Démocratique du Congo), Aminata Traoré (Mali), Amina Wadud (États-Unis)

En partenariat avec : la Fondation Un Monde Par Tous, le Cedetim/IPAM, Participation et Spiritualité Musulmanes, l’association Islam&Laïcité et la Région Ile-de-France

PAF : à partir de 15 euros, pour toute la durée du colloque et buffet compris
Inscription à : cedetim@reseau-ipam.org
Contact : Cfpe2004@yahoo.fr

417 commentaires sur « Sartre et le “racisme antiraciste” »

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  • permalien Yvan :
    6 novembre 2012 @18h42   »

    Howard Zinn dans "une histoire populaire des états-unis de 1492 à nos jours" montre bien que pour juguler une alliance des petits blancs et des esclaves noirs, le racisme s’est avéré être une arme efficace :

    Une histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours - Impérialisme & Résistances - DOSSIERS - Comité Action Palestine (CAP)
    “Si des hommes libres, au désespoir, avaient dû faire cause commune avec des esclaves désespérés eux aussi, les conséquences auraient pu dépasser en violence tout [ce qui se faisait alors]. La solution à ce problème, évidente mais jamais formulée -simplement progressivement assumée-, était le racisme, seul outil susceptible de ségréguer les Blancs dangereux des esclaves dangereux en élevant entre eux le mur du mépris social.”

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 novembre 2012 @20h06   « »

    A tous

    - Je me réjouis de lire, sous la plume [enfin, si j’ose dire...] de notre hôte, que le "racisme est une forme de domination institutionnalisée".

    - J’espère que cela mettra un terme aux pinaillages de ceux qui parlent de "racisme antiblanc", expression qui a autant de sens qu’un "cercle carré" ou une "galce chaude"...

  • permalien Nathan :
    6 novembre 2012 @20h19   « »

    Question : y a-t-il une institution ou une loi en France qui favorise le racisme ? Et si oui, lesquelles ?

  • permalien Vitigis :
    6 novembre 2012 @20h20   « »
    Spécifité mon... oeil !

    Cette offensive, largement reprise à droite et à l’extrême droite, peu combattue à gauche, tente de mettre un signe d’égalité entre toutes les formes de rejet de l’autre.

    Autrement dit, Boko Haram a raison, lui. C’est ça ?

    Elle ignore totalement la spécificité des situations et surtout que le racisme est une forme de domination institutionnalisée.

    Autrement dit, le racisme est n’importe quoi du moment qu’on peut le reprocher à l’Occident.

    A méditer quand on évoque les luttes de l’immigration dite post-coloniale, le racisme anti-Blancs et l’islamophobie :

    "dite" post-coloniale, dite-vous. Elle n’est pas "post-" ? Et la décolonisation, alors ? Comme dit Laurens dans L’empire et ses ennemis, ce qui s’exprime largement ici est un ressentiment contre une colonisation qui n’existe plus. Il est abusif que les frustrations arabes voient dans les menées israéliennes un signe de colonialisme occidental. Ces allusions constantes à la colonisation ne sont là que pour justifier l’agressivité contre l’Occident.

    Et qu’est-ce que l’islamophobie vient faire là-dedans ? Il faut remplacer "noir" par "musulman" pour appeler de ses voeux un grand cri islamique qui va ébranler le monde ? Pour établir la lapidation des blasphémateurs ? Pas d’accord, les gars !

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 novembre 2012 @21h00   « »

    Vitigis

    - Il n’y a que vous pour croire qu’il y a eu décolonisation. Comme le disent très pertinemment les marxistes, vous confondez opprtunément situation formelle et situation réelle...

    - Les rapports de domination, après 1960, sont restés exactement les mêmes qu’avant. La monnaie des anciens pays d’AOF et d’AEF a été le franc CFA, imprimé en France, indexé sur le franc (ou sur l’euro). Les rapports économiques sont restés les mêmes, ceux d’une économie de traite. Les bases militaires sont demeurées. [Pas que pour la France, d’ailleurs].

    - Les coups d’Etat, les déstabilisations et les complots ont continué, au gré des intérêts politiques de l’ancienne métropole ou de ses entreprises. Simplement, les anciens colonisateurs ont préféré le système des Etats clients, connus de tous les empires, et qui, sous une indépendance de façade, laissait tout le sale boulot aux nouvelles autorités.

    - Les menées israéliennes relèvent effectivement du colonialisme : il n’y a que vous à ne pas le voir. Les Israéliens sont des Européens de langue hébraïque et de religion juive, établis entre la Méditerranée et le Jourdain, comme les Afrikaners sont des Européens de langue néerlandaise et de religion protestante, établis dans le sud de l’Afrique.

    - Le racisme n’est pas n’importe quoi : il est la traduction d’un rapport de domination. Or, entre le Nord (Europe + Amérique du Nord) et le sud musulman et sub-saharien, la domination n’est qu’à un seul sens depuis le 16e siècle : du Nord sur le Sud, et de façon écrasante.

  • permalien K. :
    6 novembre 2012 @21h03   « »

    Vitigis et Sartre, « la sublime prétention du mot "et" »

  • permalien Orangerouge :
    6 novembre 2012 @21h04   « »

    Comment Israël maintient son contrôle sur la presse occidentale :

    Le « directeur des études » de l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille vient de faire fort, en matière d’indépendance de la presse, en confiant au CRIF la formation de ses élèves.

    Le site Rue89 a en effet révélé mardi, sous le titre « Le CRIF envoie des étudiants en journalisme en Israël », le prochain départ, financé et organisé par le lobby israélien en France, d’une soixantaine des élèves de l’école, pour un séjour de 9 jours en Israël.

    Dans leurs déclarations à Rue89, les représentants du CRIF ne cachent pas (pourquoi se gêneraient-ils, d’ailleurs ?) qu’ils ont bien l’intention de bourrer le crâne des futurs « journalistes » avec un programme à leur sauce, dont la Palestine occupée et le peuple palestinien seront bien évidemment absents.

    Mais cela ne gêne pas notre « directeur des études », M. Pierre Savary. De fait, nous apprend Rue89, la première réaction d’un certain nombre d’étudiants, quand le projet a été connu, a été une saine réaction de méfiance et de rejet, face à une entreprise aussi flagrante de propagande. Le directeur des études veillait cependant au grain, et il a « fini par les convaincre que le voyage serait équilibré », poursuit Rue89.

    Pour ce qui est de l’équilibre, M. Savary est apparemment un expert : ainsi, dit-il , un journaliste ne doit pas forcément parler des « colonies », il peut tout aussi bien reprendre le terme « implantations », exigé par le CRIF et les différents services israéliens. Les termes de « colonies » et « colonisation » sont pourtant ceux employés officiellement dans le monde entier, y compris par le gouvernement français, peu suspect de sévérité vis-à-vis d’Israël comme on le sait.

    De même, il n’est pas sûr, selon M. Savary, que la ville de Hébron soit palestinienne, « tout dépend où l’on place le curseur historique » !

    La suite de l’article est ici :
    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien RadTransf :
    6 novembre 2012 @21h13   « »

    Le débat sur le racisme anti-Blancs continue de plus belle.

    Ben tiens, en niant le phénomène, au point d’en devoir réécrire la définition, la gauche laisse à la droite le monopole de son expression. Qu’elle ne vienne pas pleurer donc.

  • permalien RadTransf :
    6 novembre 2012 @21h17   « »

    le racisme est une forme de domination institutionnalisée.

    Donc entre les lois antiracismes et l’absence d’institutions racistes, il faut donc se réjouir, le racisme n’existe pas en France selon Alain Gresh.

  • permalien Sarah :
    6 novembre 2012 @21h24   « »

    Ben tiens, en niant le phénomène, au point d’en devoir réécrire la définition, la gauche laisse à la droite le monopole de son expression. Qu’elle ne vienne pas pleurer donc.

    Quelle gauche ?

    Quelle différence il y a entre Guéant et Valls ?
    De toute façon,la gauche occidentale a cédé sur les tous plans à la droite.
    Que ce soit au niveau idéologique,économique(la fameuse sociale-démocratie à la Blair ou Clinton admirée par Valls et autres éléphants du PS),sociale,etc.

    La seule promesse "progressiste " que le PS tiendra ce sera sans doute le mariage homosexuel.

    Pour le reste,la droite a déjà gagné.

    Il suffit de voir comment le Président "socialiste" a reçu en Héros le chef d’une coalition d’extrême-droite d’un pays qui pratique l’apartheid pour voir que la différence gauche-droite n’existe plus.
    Au détriment de la gauche bien sûr.

  • permalien RadTransf :
    6 novembre 2012 @21h26   « »

    Vall est de droite. le PS aussi.

  • permalien Sarah :
    6 novembre 2012 @21h30   « »

    @ Vtigis :

    Avez-vous vérifié les corrections que j’ai apportées aux grossières fautes et erreurs de la serial-menteuse,Caroline Fourest,dans son torchon "Frère Tariq" ?

    Parce que c’est vous qui aviez demandé qu’on prouve ces erreurs,chose que j’ai faite à ma modeste manière.

    Depuis,je ne vous ai plus lu sur ce blog.
    Je suppose que vous étiez entrain de vérifier par vous-même ces quelques "corrections" ?

  • permalien K. :
    6 novembre 2012 @21h32   « »

    Pendant ce temps le FMI traite les Français comme des “Nègres”

    http://www.lemonde.fr/politique/art...

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 novembre 2012 @21h52   « »

    RadTransf

    - Il n’est pas nécessaire qu’il y ait des lois ou des institutions pour qu’il y ait du racisme. Théoriquement, il n’y a plus de racisme aux Etats-Unis depuis 1968. Et pourtant les Etats-Unis sont encore un pays raciste.

    - Il n’y a pas, en France, de lois ou d’institutions favorisant le racisme. Et pourtant, il y a bien du racisme en France à l’égard des Arabes ou des Africains sub-sahariens.

  • permalien Tristan :
    6 novembre 2012 @22h31   « »

    Magnifique texte !!!!

    J’y reconnais exactement la situation des peuples indigènes de l’Amérique du Sud, volontiers désignés comme racistes, nazis, antisémites et rétrogrades violants, par nos oustachis et sionistes de service.

    Oui, il y a des différences entre les kh’ara et la race de bronze.

    J’ai bien vu n’importe quel péquenaud expat d’Europe, se sentir supérieur à n’importe quel indigène, grace à sa couleur de peau.

    J’ai la grande joie de voir les mouvements indigénistes revendiquer la grandeur de leurs mémoires, de leurs traditions, et de leurs modèles sociaux.

    Les âmes aymaras et quechuas sont belles, et elles feront renaître Túpac Katari et Túpac Amaru.

    Ces révolutions "raciales" peuvent sembler très fortement racistes, mais, j’ai vu qu’elles ne le sont que dans les yeux de tous ces kh’ara (comme j’aurais pu l’être), qui se retrouvent face à l’image de leur propre peur.

    Tous ceux qui traitent Hugo Chavez et Evo Morales de macaques, peuvent bien avoir peur, car, en ne voulant pas voir en eux des êtres humains, ils vont finir par se retrouver dans un monde de bêtes.

    Mais j’ai envie d’avoir confiance, de ne pas croire possible les métamorphoses du Rhinocéros de Ionesco, en Amérique du Sud.

    Même si, dans un monde où "l’autre" peut facilement est vu comme "vermine", tout le monde peut finir par devenir une bête.

  • permalien Sakhra :
    6 novembre 2012 @23h08   « »

    Je demande trop aux hommes ! Mais pas assez aux nègres, Madame ! S’il y a une chose qui, autant que les propos des esclavagistes, m’irrite, c’est d’entendre nos philanthropes clamer, dans le meilleur esprit sans doute, que tous les hommes sont des hommes et qu’il n’y a ni Blancs ni Noirs. C’est penser à son aise, et hors du monde, Madame. Tous les hommes ont mêmes droits. J’y souscris. Mais du commun lot, il en est qui ont plus de devoirs que d’autres. Là est l’inégalité. Une inégalité de sommations, comprenez-vous ? A qui fera-t-on croire que tous les hommes, je dis tous, sans privilège, sans particulière exonération, ont connu la déportation, la traite, l’esclavage, le collectif ravalement à la bête, le total outrage, la vaste insulte, que tous, ils ont reçu plaqué sur le corps, au visage, l’omni-niant crachat ! Nous seuls, Madame, vous m’entendez, nous seuls, les nègres ! Alors, au fond de la fosse ! C’est bien ainsi que je l’entends. Au plus bas de la fosse. C’est là que nous crions ; de là que nous aspirons à l’air, à la lumière, au soleil. Et si nous voulons remonter, voyez comme s’imposent à nous, le pied qui s’arc-boute, le muscle qui se tend, les dents qui se serrent, la tête, oh ! la tête large et froide ! Et voilà pourquoi il faut en demander aux nègres plus qu’aux autres : plus de travail, plus de foi, plus d’enthousiasme, un pas, un autre pas, encore un autre pas et tenir gagné chaque pas ! C’est d’une remontée jamais vue que je parle, Messieurs, et malheur à celui dont le pied flanche !

    Aimé Césaire . in "La tragédie du roi Christophe ".

  • permalien toma :
    6 novembre 2012 @23h15   « »

    Jean-Paul Sartre l’avait bien compris ...

    ... qui tissait les louanges du stalinisme et qui durant l’occupation n’a rien fait sinon se la jouer les intellos, sans déranger ni Vichy ni Berlin.

  • permalien CdQat :
    6 novembre 2012 @23h25   « »

    @Ph. Arnaud re. : 6 novembre @20h06
    Que le racisme des blancs soit une forme de domination institutionnelle, personne ne le nie.
    Que le terme racisme doive strictement être limité à de la domination institutionnelle, dans l’évolution du français, pourquoi pas ? Je ne suis pas sûr que cette restriction amène quelque chose, car comment appellera t-on alors les rejets sur la base de la couleur de peau dont les noirs ou arabes seront à l’origine ? Mais là encore, pourquoi pas, on trouvera un autre terme
    Que le racisme soit strictement limité à de la domination institutionnelle dans la sémantique d’aujourd’hui est faux.

    Et surtout, s’il faut attendre la domination institutionnelle pour parler de racisme, nous en galvaudons dès lors le terme d’aujourd’hui.

  • permalien CdQat :
    6 novembre 2012 @23h28   « »

    @Nathan re. : 6 novembre @20h19

    Question : y a-t-il une institution ou une loi en France qui favorise le racisme ? Et si oui, lesquelles ?

    Ben euh ! La police, l’armée, et la préfecture de Nanterre...

  • permalien Iblis :
    6 novembre 2012 @23h42   « »

    Les Israéliens sont des Européens de langue hébraïque et de religion juive,

    Non, les juifs sont des arabes comme les autres.

    *----------------------------------------------------------------------*
    Pour résumer le long texte d’A. Gresh, la concision apportant la clarté :

    Une haine violente et injustifiée contre les blancs ne peut donc pas être appeler racisme dans la novlangue gréshienne.

    Tandis qu’une légère critique de la religion mahométante (attention, cela ne fonctionne que pour cette religion) est qualifiée de racisme.

    L’extrême gauche et la novlangue, une longue histoire.

    "Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ! "disait Camus. Camus qui dénonçait les camps staliniens alors que Sartre frayait avec les communistes.

    XENOPHOBIE (voir « Racisme »). Mot sidérant ; ne s’emploie qu’à l’encontre des Français d’origine européenne et de religion chrétienne qui entendent protéger leur identité ou leurs préférences (trad. : identité) ; les agissements comparables des autres groupes sont qualifiés au pire de « communautarisme ».

  • permalien Iblis :
    7 novembre 2012 @00h00   « »

    Sartre, d’une bienveillante attitude envers l’occupant pendant la guerre à porteur de valise.

    Le comportement de Sartre pendant l’Occupation, bien qu’il n’ait jamais été un collabo, fut moins héroïque que ses déclarations de l’immédiat après-guerre pourraient le laisser croire. Alan Riding, dont le jugement sur l’intelligentsia française n’est ni moralisateur ni indulgent, place Sartre très largement à la périphérie de la Résistance.

    Ses pièces, tel « Huis clos », furent considérées par certains de ses admirateurs (et certainement par Sartre lui-même, avec le recul du temps) comme des expressions voilées d’une opposition aux nazis. Mais elles reçurent sans problème le visa de la censure allemande, et les officiers du Reich eurent le plaisir d’assister à leur première, ainsi qu’à la réception qui suivit.

    Le philosophe était sûrement plus proche de la vérité, sur lui-même en tout cas, quand il déclarait, dans ces mêmes entretiens : « En 1939-1940, nous étions terrifiés de mourir, de souffrir, pour une cause qui nous dégoûtait. C’est-à-dire pour une France dégoûtante, corrompue, inefficace, raciste, antisémite, dirigée par les riches pour les riches – personne ne voulait mourir pour ça, jusqu’à ce que, eh bien, jusqu’à ce que nous comprenions que les nazis étaient pires. »

    Jusqu’à l’expression de sa haine finale :

    Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @01h19   « »

    Vitigis

    - Non, "les Juifs ne sont pas des Arabes comme les autres". L’Etat d’Israël n’a pas été fondé par les juifs vivant sur place, mais par des sujets d’Europe centrale, complètement étrangers au milieu ambiant : l’Etat d’Israël est européen par son niveau de vie, ses institutions, sa culture, ses institutions, ses relations économiques, stratégiques, politiques, culturelles. L’Etat d’Israël est au Proche-Orient ce qu’étaient les Etats croisés, une greffe étrangère...

    - En Europe, et, notamment, en France, la haine contre les Blancs n’est jamais injustifiée. Et, en tout cas, elle ne peut être qualifiée de racisme car le racisme est l’expression d’un rapport de domination et que les "non-Blancs", précisément, sont des dominés et non pas des dominants.

    - Les "mahométans", cela n’existe pas. Les musulmans, comme les Juifs ou les Chrétiens, ne rendent de culte qu’à Dieu. Le terme "mahométan" est un terme d’extrême-droite ou d’islamophobie. Il n’a pas plus à être employé que celui de "bougnoule" ou de "bicot".

    - La question de "l’identité" est une question d’extrême-droite, donc un faux débat. En effet, cette "question" ne préoccupe personne, chacun se contentant de vivre en suivant ses goûts, ses intérêts, ses lectures, ses croyances, ses passions, sans se préoccuper de savoir si cela correspond à une hypothétique "identité" qui n’existe que dans l’esprit d’idéologues d’extrême-droite.

    - Il n’est dit nulle part, dans aucun texte législatif, que la France doive être peuplée de sujets "européens". En quoi, d’ailleurs, un habitant originaire de la Guadeloupe le serait-il moins qu’un Auvergnat dont tous les ancêtres sont Auvergnats depuis Clovis ? La France n’a pas non plus à être "chrétienne" : depuis 1905, elle est laïque, et, depuis la guerre, la pratique des confessions chrétiennes est réduite à une petite minorité. [Qui ne se manifeste que pour exprimer des opinions soutenues par le F.N., comme l’opposition - totalement infondée - au mariage pour tous].

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @01h21   « »

    Erratum

    - Mon message précédent était destiné à Iblis. Mais ça ne change rien sur le fond.

  • permalien gloc :
    7 novembre 2012 @06h38   « »

    Ce texte de Sartre est assez pathétique.

    Il montre le combat que se livre à lui même un intellectuel bourgeois pour raisonner son "racisme naturel" et échapper aux préjugés de sa classe.

    Il oppose "le nègre" au "travailleur blanc" avec ce naturel naïf qui faisait le charme déjà suranné en 1948 d’un Paul Bert (« Les Nègres, peu intelligents, n’ont jamais bâti que des huttes parfois réunies en assez grand nombre pour faire une ville ; ils n’ont point d’industries ; la culture de la terre est chez eux au maximum de simplicité. »).

    Les "travailleurs blancs" souvent d’origine italienne portugaise ou espagnole, venaient de remplacer les Limousins, Bretons, ou Auvergnats et après avoir eux-même cassé les salaires "syndicaux" des provinciaux, voyaient déjà d’un mauvais œil cette main d’œuvre bradée, remettre en cause leurs quelques acquis alors qu’ils n’avaient pas encore perdu leur accent d’origine.

    Ces "Portos" "Ritals" et autres "Espingouois" avaient de bonne raisons pour dénigrer le nouvel arrivant "nègre", elles n’étaient pas seulement économiques, elles étaient vitales.

    Sartre se gargarise de ce mot "nègre" pour s’attribuer une compétence dans ce domaine et finalement laisser tomber : « Ainsi est-il acculé à l’authenticité : insulté, asservi, il se redresse, il ramasse le mot de “nègre” qu’on lui a jeté comme une pierre, il se revendique comme noir, en face du blanc, dans la fierté. ».

    Bel exemple de pensée en mouvement.

  • permalien gloc :
    7 novembre 2012 @06h55   « »

    « (...) vu du Sénégal ou du Congo, le socialisme apparaît surtout comme un beau rêve : pour que les paysans noirs découvrent qu’il est l’aboutissement nécessaire de leurs revendications immédiates et locales (...) »

    Vu du Berry ou de la Beauce ou du Béarn, le "rêve" était aussi beau. Ce qu’il auraient fallu c’est comparer la situation des agriculteurs avec celle des agriculteurs. Ce qui est dit ici est valable pour les "noirs" l’est autant pour les "blancs", il aurait fallu évoquer la "négritude des blancs"... et expliquer cette mode des dirigeants communistes qui abandonnaient leur accent faubourien au profit, d’un accent "grassouillant" du terroir parce qu’ « il faut d’abord qu’ils apprennent à formuler en commun ces revendications, donc qu’ils se pensent comme noirs paysans. »

  • permalien gloc :
    7 novembre 2012 @07h43   « »

    « Or il n’est, pour cons­tituer des concepts raciaux, que deux manières d’opérer : on fait passer à l’objectivité certains caractères subjectifs, ou bien l’on tente d’intérioriser des conduites objectivement décelables ; (...) »

    Il en existe une troisième, c’est celle de Sartre, basée sur une réaction plus existentialiste, celle d’un bourgeois blanc qui essaye de se glisser dans le peau (et la tête) d’un ouvrier noir et qui considère que tout se vaut. C’est la loi du talion. Le "racisme antiraciste" annulera le racisme aussi surement que moins par moins fait plus.

    Posture essentiellement intellectuelle, jamais observée dans les faits. Le racisme suppose toujours une relation entre le raciste et le "racisté", jamais la réciproque. Le "racisté", dirigera son racisme toujours vers un autre que son persécuteur, les rares cas où l’expérience a été tentée (comme les Black Panthères), elle est restée marginale et individuelle. Le racisme est un phénomène psychologique, complexe, pervers irrationnel qui échappe à toute logique.

    C’est pourquoi le racisme anti-Blanc de Copé reste une construction purement intellectuelle qui renvoie le raciste à ses propres fantasmes.

    Copé utilise le racisme comme moyen de manipulation des électeurs en activant leurs mécanismes endogènes.

  • permalien Jordi Grau :
    7 novembre 2012 @09h10   « »

    Je remercie Alain Gresh de m’avoir fait découvrir ce texte intéressant, et qui me semble assez juste. Effectivement, la violence raciste n’est pas réductible à la domination de classe (même si les deux sont souvent liées, à tel point que la bourgeoisie a eu souvent tendance à considérer les classes populaires comme moins douées intellectuellement). De ce point de vue, le "racisme antiraciste" apparaît comme une étape nécessaire dans la dialectique de l’émancipation. Pour trouver la force de combattre l’oppression dont ils sont victimes, les noirs doivent d’abord s’approprier l’identité raciale qu’on leur a imposée et la charger d’un sens positif ("Black is beautiful", "I’m black and i’m proud", etc.). Sans doute y a-t-il un phénomène comparable pour certaines caractéristiques culturelles comme la langue ou la religion. En France, on va très vite cataloguer comme "arabe" ou comme "musulman" quelqu’un qui a la peau brune ou qui s’appelle Mohamed ou Fatima. Et comme ces étiquettes sont généralement péjoratives, il est assez normal que ces Mohamed et ces Fatima brandissent avec fierté leur appartenance à l’islam, alors même qu’ils seraient peut-être moins dévots dans un autre contexte.

    Cela dit, il me semble que cette fierté identitaire ne peut être qu’une étape. Comme l’écrit Sartre, il s’agit d’un processus dialectique, donc instable, voire contradictoire. L’expression même de "racisme antiraciste" dit bien cette contradiction. Si un noir revendique sa fierté d’être noir, il ne nie que partiellement le racisme dont il est victime, puisqu’il reconnaît la pertinence d’une séparation de l’humanité en races distinctes. Cet antiracisme-là ne s’est pas encore complètement détaché du racisme qu’il combat.

    Par ailleurs, le combat contre le racisme (ou contre des phénomènes apparentés, comme l’islamophobie) ne doit pas faire oublier la lutte des classes. Pour insuffisantes qu’elles soient, les analyses marxistes ne doivent pas passer à la trappe. En effet, les victimes du racisme sont aussi, la plupart du temps, des victimes du capitalisme. Les inégalités entre blancs et noirs, ou entre "souchiens" et Arabes, ne pourront pas disparaître sans un profond changement social et économique.

    Dans La stratégie du choc (livre vraiment d’actualité en ce moment de crise économique), Naomi Klein explique que l’ANC a été plus ou moins contrainte à renoncer à son programme social et économique pour obtenir la fin de l’Apartheid. La conséquence logique de ce renoncement, c’est que les inégalités économiques entre blancs et noirs sont aujourd’hui plus importantes en Afrique du sud que dans les années 80, et ce malgré l’émergence d’une bourgeoisie noire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @09h44   « »

    CdQat

    - Je ne pense pas avoir dit que le racisme était une forme de domination "institutionnelle". J’ai dit qu’il reflétait une domination.

    - Sur le fond, pourquoi les Noirs et les Arabes sont-ils l’objet de racisme ? Parce que, globalement, aucun pays arabe et aucun pays sub-saharien ne sont encore parvenus au stade de grandes puissances industrielles capables de faire jeu égal avec les pays d’Europe ou d’Amérique du Nord, comme le font le Japon, la Corée du Sud ou la Chine.

    - D’où le raisonnement primitif des racistes lambdas : S’ils (les Arabes et Africains) ne sont pas capables de fabriquer des ordinateurs, des avions, des voitures, des appareils photo, c’est qu’ils sont "inférieurs".

    - Il faudra certainement du temps pour déraciner deux schémas mentaux - souvent inexprimés - qui constituent le circuit unique où évolue le "raisonnement" des racistes de base.

    Premier schéma. L’intelligence ne se mesure qu’à l’aune de la maîtrise des sciences "dures" (mathématiques, physique, chimie, biologie, éventuellement médecine) et de la capacité à fabriquer des produits technologiques avancés.

    [Au passage, l’essence de la mentalité raciste consistant à établir des hiérarchies, l’une de celles-ci, que j’ai vu sur des sites racistes et d’extrême-droite est que la forme d’intelligence qui se manifeste par les "sciences dures" est "supérieure" à celle qui se manifeste dans les lettres ou dans les arts. D’où la conclusion que j’ai souvent lue, explicitement, sur des sites racistes : les Arabes et les Noirs savent produire des écrivains, des peintres, des musiciens, mais ils n’ont encore eu aucun Nobel scientifique : ils sont donc "inférieurs"...].

    Deuxième schéma. Il est inconcevable que les pays ne soient pas "ethniquement" ce qu’ils sont. Par exemple, pour un raciste, il est inconcevable de concevoir un Chinois noir comme un Sénégalais ou un Congolais avec des yeux bridés et des cheveux raides, alors que rationnellement, conceptuellement, rien ne s’y oppose. Et, bien que les pays occidentaux (surtout Etats-Unis, Royaume-Uni, France...) soient humainement plus divers, il est difficile, pour les racistes, de ne pas considérer l’existence de Français à la peau noire ou aux yeux bridés comme "anormale"...

  • permalien HN :
    7 novembre 2012 @09h52   « »

    Le discours de Vitigis, on dirait du Mitt Romney qui aurait perdu les pédales.
    xD

  • permalien HN :
    7 novembre 2012 @10h02   « »

    @Ph Arnaud

    C’est marrant cette référence aux Nobel chez les bas du front. On me l’a déjà sortie celle-là lors de discussions enflammés (pas de nobel, pas d’inventions chez les arabes et les noirs).

    Déjà, quand on voit que le Nobel de la paix par ex a été remis à un président des Etats-Unis d’Amérique - pays qui n’a eu de cesse depuis plus de 6 ou 7 décennies de guerroyer à droite à gauche ("pour répandre la démocratie dans ta gueule à coup de bombes à fragmentation"), on peut se poser des questions sur les problèmes de perception que peux avoir le jury de cette institution...

    Et dans le même temps, cette théorie est maintenant fausse, puisque Obama, un noir, a justement reçu le prix Nobel. Pas de "sciences dures" bien sûr, mais un Nobel tout de même. J’ai quand même l’impression qu’on lui passe un peu tout à celui-là. Enfin, c’est ça ou Mitt...

    Cdlmt

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @10h47   « »

    HN

    - Si déjà l’attribution de Nobel de sciences "dures" (physique, chimie, médecine), à quoi on peut ajouter, pour les mathématiques, la médaille Fields ou le prix Abel, n’est aucunement un critère d’intelligence - et certainement pas, comme le sous-entendent les bas du front (j’aime bien votre expression), un signe d’intelligence collective, les autres Nobel (Paix, Economie, Littérature...) sont vraiment attribués n’importe comment...

    - Le "Nobel d’économie", d’abord, n’est pas vraiment un "Nobel" (comme l’a, à plusieurs reprises souligné le Diplo), mais un prix remis par une banque et qui usurpe la qualfification de "Nobel". (Comme certaines écoles de province se baptisent pompeusement "Ecole polytechnique... mais école polytechnique "de"...). Or, malgré les équations et courbes dont les économistes aiment parer leurs démonstrations, l’économie est tout sauf une science exacte, surtout quand elle couronne - comme elle l’a fait très souvent - des individus aux idées ultralibérales.

    - En littérature, pour la France, le Nobel a couronné Sully-Prudhomme, Frédéric Mistral, Romain Rolland, Anatole France, Henri Bergson, Roger Martin du Gard, André Gide, François Mauriac, Albert Camus, Saint-John Perse, Jean-Paul Sartre (refusé), Claude Simon, Le Clézio, c’est-à-dire, chaque fois, des auteurs dien datés, souvent notables à souhait, dont certains ne se lisent presque plus. L’attribution du Nobel de littérature, c’est un peu comme la réception à l’Académie française, ça signale à peu près toujours un ratage...

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @11h27   « »

    L’égalitarisme forcené de Ph. Arnaud l’amène à raconter n’importe quoi. Il y a chez lui, une telle crainte du moindre petit epsilon qui pourrait, ô horreur, se glisser tel un esprit frappeur et donner matière à hiérarchisation sociale et à discrimination, qu’il en arrive à ne plus voir les singularités intéressantes, par exemple dans ce cas-ci, le travail intellectuel remarquable d’un scientifique ou d’une équipe de scientifiques récompensés par un prix Nobel.

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @11h36   « »

    En ce qui concerne les "Nobel d’économie", ils ont également récompensé des économistes plutôt à gauche, comme Amartya Sen, par exemple, dont la démarche intellectuelle est digne de respect.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @11h49   « »

    Nathan (n° 1)

    - Le problème n’est pas l’égalitaisme mais, bien au contraire, l’inégalité. Et, pour me faire un tel reproche, il faut que vous soyez bien indifférent à celle-ci. or celle-ci, on a fini par s’y habituer, est scandaleuse, monstrueuse ! On se dit : les grands crimes, ce sont les génocides, les tortures, les épurations ethniques, les viols.

    - On devait se dire que les inégalités sont du même ordre et qu’elles engendrent des injustices du même ordre. En gros, en France, l’écart des revenus, dans l’intervalle interdécile (c’est-à-dire sans les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres) est - au maximum de 1 à 4. C’est-à-dire que la plupart des Français se contentent (et sont même très heureux de cette hiérarchie). Un instituteur débutant gagne dans les 1500 euros, un professeur de faculté en fin de carrière guère plus de 5000.

    - En outre, dans les 10 % les plus riches, la progression des revenus est géométrique. Je ne serais pas loin de la vérité si je disais que 95 % des Français gagnent moins de 7500 euros.

    - J’ai estimé que si on laissait 1/10 000e de la fortune de Bernard Arnault, avec ce 10 000e restant, il se paierait encore 8 appartements de 150 m² dans les meilleurs quartiers de ma ville. Tant qu’on n’aura pas considéré (sainement) qu’une telle fortune devrait relever de la cour d’assises, la société raisonnera et fonctionnera de travers.

    - Même chose pour les capacités intellectuelles : tous les ans, on nous "gave" avec les plus jeunes candidats au bac, les premiers au concours général, à Polytechnique ou à Normale Sup ! Mais on s’en fout, des plus intelligents ! Qu’on cesse de s’occuper d’eux, ils se débrouilleront toujours !

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @11h50   « »

    La discrimination raciale est-elle inscrite dans la loi en France ? Pas du tout. La loi punit, par exemple, la discrimination à l’embauche (certains détournent la loi mais ça c’est un autre problème).

    CdQat dit : la police française est raciste. Est-ce vrai ? Il y a, bien sûr, des policiers racistes mais la police elle-même ne me semble pas guidée par des principes racistes.

    On me rétorquera : et que faites-vous alors des contrôles au faciès ? Eh bien, la police fait son job. Tout le monde sait qu’en France, en particulier dans certaines banlieues, les petits délinquants sont souvent d’origine africaine ou maghrébine. C’est une réalité empirique, même si par souci de non-discrimination, la France interdit la publication de statistiques ethniques. La police, dont le job consiste à maintenir l’ordre et à assurer la protection des citoyens, applique donc une règle empirique, tirée de son expérience. Maintenant, il va de soi que les bavures sont à condamner fermement.

    Cela dit, même le racisme au sein de la société mérite d’être déconstruit. Imaginons un patron de boîte de nuit refusant l’entrée de son établissement à une catégorie bien définie de citoyens, par exemple, de jeunes Français d’origine maghrébine.

    Est-ce un comportement raciste ? Pas nécessairement. Le patron de la boîte veut peut-être simplement ne pas avoir de problèmes (avec sa clientèle, avec les riverains, avec la police). En effet, il a constaté que de jeunes Français d’origine maghrébine étaient souvent mêlés à des bagarres. Certes, il extrapole abusivement quelques cas à l’ensemble de tout un groupe. Et à coup sûr, ces expériences malheureuses ont pour conséquence de renforcer chez lui un stéréotype. Mais il est parfaitement possible qu’au départ, ce patron de boîte n’avait rien contre les maghrébins. Il veut simplement ne pas avoir d’ennuis.

    Réfléchissons. Le but d’un commerçant est de vendre sa marchandise. L’important, c’est le client. Peu importe qu’il soit Blanc ou Noir. Si un commerçant se prive volontairement d’une partie de sa clientèle, c’est qu’il a peut-être une bonne raison.

    On peut même dire, que d’une certaine manière, les jeunes Français d’origine maghrébine qui foutent le bordel dans la boîte de nuit sont bien plus responsables que le patron de la boîte dans la fabrication des stéréotypes raciaux.

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @12h28   « »

    Ph. Arnaud : 7 novembre @11h49

    Le problème n’est pas l’égalitaisme mais, bien au contraire, l’inégalité. Et, pour me faire un tel reproche, il faut que vous soyez bien indifférent à celle-ci.

    Pas du tout. C’est une accusation gratuite. Je reconnais, bien sûr, que dans nos sociétés les inégalités ne font que se creuser. En revanche, je ne crois pas que toute différence entre individus conduise nécessairement à une discrimination ou que par crainte d’une discrimination toujours possible, on en vienne à minimiser la contribution des Prix Nobel scientifique, comme vous venez de le faire.

    Il existe bien sûr, de nombreuses formes d’intelligence et la plupart des formes d’intelligence ou d’aptitudes ne sont pas récompensées par le Nobel mais de là à dire, qu’un prix Nobel ne récompense pas une intelligence en acte me semble totalement absurde.

  • permalien CdQat :
    7 novembre 2012 @12h29   « »

    @Nathan

    Tout le monde sait qu’en France, en particulier dans certaines banlieues (pauvres), les petits délinquants sont souvent d’origine africaine ou maghrébine.

    Pas exactement. C’est plutôt que "Tout le monde sait qu’en France, en particulier dans certaines banlieues (pauvres), les habitants sont souvent d’origine africaine ou maghrébine."
    Et la délinquance n’est pas un problème d’origine ethnique, mais d’origine sociale.
    A niveau social égal, un arabe n’est pas plus antisocial qu’un gaulois…

    Sinon pour le racisme de la police, je parlais du fait que plus de 90% des contrôles effectué par la police le sont sur des arabes et les noirs (ce n’est pas empirique ce sont les études des ONG qui le disent). Or, il n’y a pas 90% de la population carcérale qui est noir et/ou arabe (1/3 seulement, ce qui est déjà une sur représentation par rapport à la population).

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @12h34   « »

    Nathan (n° 2)

    - Le problème, d’ailleurs, est le même que pour les sportifs : on s’extasie sur des "exploits" qui n’en sont pas, sur des grignotages de 10e, de 100e, de 1000e de seconde, ou de fractions de centimètres, sans s’apercevoir que ces "exploits" n’enregistrent que les performances des instruments de mesure.

    - Ce qui serait le véritable progrès serait la progression de la masse dans les domaines sportifs. Et en matière intellectuelle, il en va de même : les seuls sujets dignes d’intérêt sont ceux qui sont au-dessous de la moyenne. Il est humainement, socialement, moralement, philosophiquement plus important de faire remarcher un grand blessé de la route que de faire gagner 1/100e de seconde à Usain Bolt.

    - Je serais pour supprimer tous les jeux olympiques, championnats du monde, concours généraux ou classements qui n’ont d’intérêt que de flatter notre cerveau reptilien, c’est-à-dire le niveau zéro de notre intellect. J’estime que, pour la population intellectuellement la plus défavorisée, la société ne fait pas 1/1000e de ce qu’elle devrait faire. Ce qui compte, c’est d’amener au niveau de la ligne de flottaison ceux qui sont en-dessous : la masse, pas des individus...

    - Je n’ai pas dit que les Nobel scientifiques ne valaient rien (je pense, au contraire, qu’ils sont les seuls à valoir quelque chose). Je dis que leur non-attribution à un groupe particulier (un pays, par exemple), n’est nullement un signe de non-intelligence, ce qui est complètement différent.

    - Quant à Amartya Sen, laissez-moi rire ! C’est le nobélisé-prétexte. Un peu comme les racistes ont toujours "un-meilleur-ami-qui-est-noir" (ou juif, ou arabe), Amartya Sen ne compte pas par rapport à tous les (pseudo) "Nobel" d’économie attribués à des ultralibéraux.

    - Enfin, en littérature aussi, laissez-moi dire qu’il n’est pas normal que les anglophones et les francophones se taillent une part aussi considérable des prix (23 % !), ce qui est exagéré, outrancier, même par rapport aux autres "grandes" littératures européennes (germanophone, italienne, espagnole, russe). Et je ne parle même pas de ce qui est "autre" européen ou extra-européen. D’où mes doutes sur la validité de ces Nobel de littérature...

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @12h40   « »

    De plus, les prix Nobel ou les médailles Fields sont l’exemple même de l’intelligence collective, la collectivité des scientifiques s’entend. Un bon exemple : les mathématiciens qui se dévouent - en interrompant leurs propres recherches - pour vérifier en détail la validité d’un résultat majeur, comme ce fut le cas avec la résolution du théorème de Fermat par Andrew Wiles ou la démonstration de la conjecture de Poincaré par Grigory Perelman.

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @12h47   « »

    Ph. Arnaud : 7 novembre @12h34

    Je serais pour supprimer tous les jeux olympiques, championnats du monde, concours généraux ou classements qui n’ont d’intérêt que de flatter notre cerveau reptilien, c’est-à-dire le niveau zéro de notre intellect. J’estime que, pour la population intellectuellement la plus défavorisée, la société ne fait pas 1/1000e de ce qu’elle devrait faire. Ce qui compte, c’est d’amener au niveau de la ligne de flottaison ceux qui sont en-dessous : la masse, pas des individus...

    La "masse" comme vous dites - en ’68, on disait les masses, ce que leur laissait encore un peu de diversité, si je puis dire - peut-être encouragée par les performances des meilleurs. Combien de jeunes ne se sont-ils pas mis au foot en regardant les exploits d’un Zidane, d’un Ronaldo ou d’un Messi ?

  • permalien Shanaa :
    7 novembre 2012 @12h56   « »

    Nathan : "y a-t-il une institution ou une loi en France qui favorise le racisme ? "

    Non, mais le discours des médias, de certains hommes politiques et d’un grand nombre d’intellectuels favorise le terrain du racisme, voire suscitent le communautarisme en jouant avec le "diviser pour mieux divertir" des vrais problémes !

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @13h02   « »

    Ph. Arnaud : 7 novembre @12h34

    Quant à Amartya Sen, laissez-moi rire ! C’est le nobélisé-prétexte. Un peu comme les racistes ont toujours "un-meilleur-ami-qui-est-noir" (ou juif, ou arabe), Amartya Sen ne compte pas par rapport à tous les (pseudo) "Nobel" d’économie attribués à des ultralibéraux.

    Stiglitz, Krugman et Elinor Ostrom sont plutôt de gauche. Peut-être pas de l’extrême-gauche...

    Il y a aussi pas mal de "Nobel d’économie" attribués à des économistes mathématiciens, spécialistes de la théorie des jeux, à priori neutres (j’imagine que ça se discute), comme Nash, Aumann, Schelling ou les deux de cette année-ci.

    J’ai lu dans le passé quelques papiers de Kahneman, dont la théorie est un croisement entre l’économie et la psychologie cognitive. Sa théorie des biais cognitifs est intéressante (mais discutable). Son ouvrage grand-public et synthèse de son travail vient d’être traduit en français. Quasiment aucun journaliste n’en a parlé, bien sûr...

    http://www.amazon.fr/Système-Les-d...

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @13h12   « »

    CdQat : 7 novembre @12h29

    Pas exactement. C’est plutôt que "Tout le monde sait qu’en France, en particulier dans certaines banlieues (pauvres), les habitants sont souvent d’origine africaine ou maghrébine."
    Et la délinquance n’est pas un problème d’origine ethnique, mais d’origine sociale.

    Vous avez raison mais qu’est-ce que ça change du point de vue de la police ? Les flics sont des flics, pas des sociologues. Ils ne vont pas s’abstenir de contrôler un suspect sous prétexte qu’il existe de fortes chances qu’il soit défavorisé.

    D’autre part, dans les banlieues, il y a aussi de très nombreux habitants d’origine africaine et maghrébine, la majorité, qui sont victimes des délinquants. Et donc il faut leur demander ce qu’ils préfèrent : être contrôlés par la police avec tous les désagréments que cela suppose mais vivre dans une relative sécurité ou renoncer aux deux.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @13h42   « »

    Nathan

    - Quand je dis "la masse", je devrais dire plutôt la totalité de tous les individus.

    - En effet, la société actuelle (qui ne fait que poursuivre ce qui a existé de tout temps) se comporte en fait comme des parents qui, dans une fratrie nombreuse, donneraient 90 % à un seul enfant et 10 % - voire moins - à tous les autres.

    - Et quand je pense à "la masse", je pense à la douleur de chaque individu, qui n’a pas eu sa part d’attention, d’amour, de soins, de prestations que devrait lui donner la société (quand ce n’est pas, parfois, dans la famille même que débute l’inégalité).

    - Je n’oppose donc pas l’individu à une masse indistincte, sombre et amorphe mais l’égoïsme à l’amour partagé.

    - Je le redis : ce que les individus ont en "rab" ne présente aucun intérêt et il est grave, sinistre, catastrophique, scandaleux qu’on se préoccupe davantage de donner encore davantage à ceux qui ont déjà beaucoup et non pas le nécessaire à ceux qui ne l’ont pas.

    - Et il est parfaitement possible de jouer sur l’émulation (et non sur la compétition) pour pousser les individus à s’élever au-dessus d’eux-mêmes. Et non pas au-dessus des autres...

  • permalien K. :
    7 novembre 2012 @13h49   « »

    1 je ne vois pas comment Il pourrait y avoir des Nobel de disciplines dures de pays arabes ou d’Afrique noire avec de tels "termes de l’échange" et des dirigeants locaux aussi corrompus.

    2 Il existe bel et bien quelques Nobel de discipline dure originaires de ces pays mais vivant en Occident. Récemment 2 ou 3 Palestiniens de citoyenneté israélienne ont brillé dans un concours international de maths.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @13h53   « »

    Nathan

    - Même en ajoutant les Stiglitz et Krugman, ça ne fait rien par rapport aux autres. Et en France, ceux qui sévissent sur les ondes publiques (radio ou télé) sont quasi-exclusivement des bons partisans du néo-libéralisme. Sur France Inter, durant des années a sévi Jean-Marc Sylvestre. On croyait s’en être débarrassés, on a eu Dominique Seux.

    - De toute façon, depuis une trentaine d’années, les "économistes" néo-libéraux ont le crachoir partout : les autres sont là comme les "pauvres alibis" ou les "juifs prétextes". L’utilité de l’économie est la même que celle de la théologie jadis : donner une caution savante (autrefois avec du latin, aujourd’hui avec des équations et des courbes) à quelque chose qui n’est que l’expression de la lutte des classes vue par les riches.

    - Comme on ne peut pas dire brutalement ou cyniquement qu’on "baise les pauvres", on va chercher des clercs dévoyés pour expliquer ça en termes fleuris. Autrefois, on invoquait le bon Dieu, l’Evangile, les Pères de l’Eglise, aujourd’hui les mathématiques. Mais il ne faut pas se fier à ces mathématiques : leur fonction n’est pas opératoire mais idéologique : elles sacralisent quelque chose qui n’est que vulgaire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @14h03   « »

    Nathan

    - Ce qui n’est pas tolérable, c’est que les contrôles se fassent à la tête du client. Des jeunes gens, qui me sont proches (et qui ont une tête "normale", bien blanche, quoi, comme aurait dit Coluche...) ont constaté que, lors de leurs sorties, c’étaient leurs copains martiniquais qui se faisaient contrôler systématiquement, plutôt dix fois qu’une...

    - Or, les Martiniquais, ils ont des têtes d’Africains, au mieux des têtes de métis. Mais une tête de métis "blanc-noir" (je ne me ferais jamais à cet affreux terme de mulâtre !) ce n’est pas une tête d’Arabe. Mais, pour les flics, tout ça, c’est du pas clair, du basané, du métèque...

    - Il faut ne jamais avoir été dans cette situation humiliante, brimante d’être contrôlé (alors que les copains, à côté passent sans difficulté) alors que son casier judiciaire est (et est toujours) vierge, qu’on n’a même pas été au poste une seule fois, pour trouver une seule once de justification à ces contrôles au faciès...

  • permalien HN :
    7 novembre 2012 @14h20   « »

    Faut pas se leurrer. Y a que vous Nathan, pour jouer au naïf à ce point. Toutes ces conneries de contrôle au faciès, c’est pas pour "mettre en sécurité les habitants des quartiers pauvres".

    Les flics le croient, tout comme les soldats américains croient qu’ils vont faire la guerre en Afghanistan ou en Irak pour sauver les autochtones et répandre la démocratie (D’ailleurs, combien de pays ayant subi une intervention des américains sont désormais en démocratie ? Bref, autre débat).
    Les contrôles au faciès permettent de faire du chiffre, de coffrer du petit voyou, pour qu’il prenne une amende ou une petite peine. Ensuite, une fois sorti de "l’école", il pourra reprendre le cercle vicieux et on pourra encore plus faire de chiffre, avec des bonus supplémentaires (récidives, etc...).

    Ainsi, le salopard qui gouverne peut parler encore et encore d’insécurité, faire voter des lois de plus en plus liberticides, tout en ne parlant pas des autres problèmes car il ne sait pas/ne veut pas/ne peut pas régler les VRAIS problèmes des français : éducation, santé, retraite, salaires, travail, ...
    Tout ça à très peu de frais : qqs fusillades par ci par là, des flics tués (la chair à canon d’antan), et le tour est joué.

    Cdlmt

  • permalien CdQat :
    7 novembre 2012 @14h27   « »

    @Nathan : 7 novembre @13h12

    "Ils ne vont pas s’abstenir de contrôler un suspect"

    Et bien voilà, sans aucune enquête, juste en le voyant dans la rue, un arabe est "suspect"… Très révélateur comme vision !!!

    "Et donc il faut leur demander ce qu’ils préfèrent : être contrôlés par la police avec tous les désagréments que cela suppose mais vivre dans une relative sécurité ou renoncer aux deux."

    On leur a demandé, et devinez quoi ?... Ils répondent qu’ils veulent vivre dans une relative sécurité ET renoncer aux contrôles…
    Et nous on leur donne les contrôles et pas de sécurité, car les contrôles ne servent pas à rassurer les gens des citées, mais ceux des beaux quartiers.

    Dernier point, si les contrôles servaient à renforcer la sécurité, ça se saurait !!!

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @15h12   « »

    HN : 7 novembre @14h20

    Ainsi, le salopard qui gouverne peut parler encore et encore d’insécurité, faire voter des lois de plus en plus liberticides, tout en ne parlant pas des autres problèmes car il ne sait pas/ne veut pas/ne peut pas régler les VRAIS problèmes des français : éducation, santé, retraite, salaires, travail, ...

    La sécurité est également un vrai problème. Personne n’a envie de se faire tabasser ou voler son sac en sortant dans la rue. La sécurité n’est pas juste un chiffon agité par des politiciens dans le seul but gagner des électeurs. C’est aussi ça mais pas seulement. Pour vivre ensemble - c’est devenu un substantif, le "vivre-ensemble" -, il faut respecter un minimum de règles. Si la droite et l’extrême-droite ont réussi a engranger tant de voix sur le thème de la sécurité, c’est que ça touche à quelque chose de réel. Ceux qui se voilent la face sur cette question sont tributaires d’un parti-pris idéologique. Ils préfèrent ne rien faire plutôt que d’agir car ils ne veulent pas qu’on les accuse de stigmatiser certains segments de la population.

    CdQat dit : les gens préfèrent vivre en sécurité ET éviter les contrôles d’identité intempestifs. Comme je ne suis pas obligé de le croire sur parole, jaimerais voir une enquête sérieuse sur ce sujet. Dans la vie, il faut parfois accepter des arbitrages. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.

  • permalien HN :
    7 novembre 2012 @15h24   « »

    Si la droite et l’extrême-droite ont réussi a engranger tant de voix sur le thème de la sécurité, c’est que ça touche à quelque chose de réel.

    Ou alors vu que les politiques n’ont parlé que de ça et que les médias suivent comme des moutons, les électeurs ont voté pour ce qu’on leur a dit de voter.
    Résultat plutôt satisfaisant par rapport au dernier échec lors du referendum sur la constitution européenne.

    Ceux qui se voilent la face sur cette question sont tributaires d’un parti-pris idéologique.

    Bien sûr, le parti pris, par exple, n’est évidemment pas chez un ancien du FN comme Bauer, qui se prétend expert en sécurité, qu’on voit partout et tout le temps et préconise exactement ce que veulent entendre les politiques.
    Le parti pris ne vient jamais de vous quand vous nous serinez vos poncifs sur l’Islam, les musulmans et les cités à chaque article de Gresh... Vous êtes totalement objectif quand vous abordez ces sujets, ça se voit comme le nez au milieu du visage.
    Le parti pris vient forcément de nous, "islamo-gauchistes", et nos contradicteurs ont l’omniscience.
    Bon, ben on n’a plus qu’à aller se rhabiller et rentrer chez nous hein...

    Cdlmt

  • permalien gloc :
    7 novembre 2012 @15h32   « »

    HN,

    Alain Bauer, n’a rien à voir avec le FN. Il a eu le parcours de tous ces socialistes qui ont cru à la politique d’ouverture de Sarkozy.

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @15h32   « »

    Ph. Arnaud : 7 novembre @13h53

    Comme on ne peut pas dire brutalement ou cyniquement qu’on "baise les pauvres", on va chercher des clercs dévoyés pour expliquer ça en termes fleuris. Autrefois, on invoquait le bon Dieu, l’Evangile, les Pères de l’Eglise, aujourd’hui les mathématiques. Mais il ne faut pas se fier à ces mathématiques : leur fonction n’est pas opératoire mais idéologique : elles sacralisent quelque chose qui n’est que vulgaire.

    Il y a du vrai là-dedans. Mais d’autre part, l’économie peut aussi s’envisager comme la "science" de l’allocation des ressources limitées et il faut bien dire que dans ce cadre-là, les mathématiques constituent un outil auquel il est difficile de renoncer.

    Même pour résoudre un problème aussi simple que le partage d’un gâteau en parts égales - je suppose que le problème doit avoir un certain attrait pour vous - il a fallu l’intervention d’une brochette de mathématiciens.

  • permalien HN :
    7 novembre 2012 @16h08   « »

    @gloc

    Autant pour moi, je voulais parler de Xavier Raufer, son comparse. Mais surtout de toute la clique d’invités récurrents que ce soit sur la sécurité, sur le moyen orient, sur les religions, sur l’économie (mince, j’ai déjà écrit religion...).
    Acrimed en parle beaucoup mieux que moi. D’ailleurs, voici de quoi illustrer mon point de vue : "Les obsessions islamiques de la presse magazine".
    Quand j’entends ensuite les plus obsédés prétendre que les médias passent sous silence le "sans-gêne" de l’Islam, ça me fait un peu rager...
    Je continue de penser que le parti pris idéologique n’est pas du côté que dénonce Nathan.

    Cdlmt

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @16h13   « »

    Nathan

    - Il n’est pas nécessaire d’être agrégé de mathématiques pour savoir partager une somme. Le mathématicien ou l’économiste formé aux mathématiques (et qui croit pour cela être meilleur) n’est qu’un serviteur, un grouillot, un larbin, un aide des décideurs politiques.

    - Ce n’est pas lui qui va décider de donner la majorité des revenus et du patrimoine aux 10 % les plus riches (et là dedans une proportion encore plus grande aux 10 % de ces 10 %, et une encore plus grosse aux 10 % de cette nouvelle fraction).

    - Ce n’est pas lui, c’est le politique - dans le cas de la droite le fondé de pouvoir des hyper-privilégiés - qui dit : "Tu me soignes bien les convives du repas du Fouquet’s (les membres du CAC 40), un peu moins les milliardaires ordinaires, un peu moins les millionnaires, encore moins les cadres supérieurs et tu laisses les miettes aux fonctionnaires et aux pauvres".

    - Et qui ajoute : "Et ne viens pas me bassiner avec ta tambouille et tes calculs, c’est ton affaire, démerde-toi pour que Bolloré, Arnault ou Albert Frère ne viennent pas pleurer dans mon gilet". En tout état de cause, le mathématicien n’est là que pour affiner la troisième décimale, mais, pour ce qui est des chiffres avant la virgule, ce n’est pas lui qui décide. Et pour la décision, pas la peine d’avoir su résoudre les conjectures de Poincaré ou de Fermat, un simple certificat d’études suffit...

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @17h18   « »

    Ph. Arnaud : 7 novembre @16h13

    Il n’est pas nécessaire d’être agrégé de mathématiques pour savoir partager une somme.

    C’est parce que vous supposez – et ce n’est pas un hasard – qu’une seule personne ou une instance abstraite se charge de partager le gâteau. Mais si le partage doit être effectué équitablement entre les bénéficiaires et par les bénéficiaires eux-mêmes, l’affaire se complique. Car il s’agit d’éviter qu’un ou plusieurs bénéficiares puisse(nt) se sentir lésés. Il est donc nécessaire d’obtenir l’accord de chacun sur le résultat du partage ou un protocole faisant foi. Le mathématicien polonais Hugo Steinhaus a réfléchi à ce problème alors qu’il attendait l’arrivée des troupes soviétiques dans un café de Lvov en 1944 (avec le partage du continent comme toile de fond).

    À propos, il y un truc que je n’ai jamais compris de la part de l’égalitariste que vous êtes. Pourquoi recommandez-vous une échelle de salaires allant de 1 à 10 ? Pourquoi pas une égalité stricte ? Qu’est-ce qui justifie à vos yeux une telle disparité de revenus ? Le travail ? Le mérite ? Le poids des responsabilités à assumer ? La prise de risque ? Le fait d’être père ou mère de famille nombreuse ? Le sentiment intuitif que les principes d’égalité et d’équité ne coincident pas ? Quelque chose d’autre ?

  • permalien gloc :
    7 novembre 2012 @17h39   « »

    HN,

    La précision est importante quand on sait que le monsieur est à l’origine du montage de Tarnac... rien que pour désespérer les quelques malheureux qui rêvent encore d’une gauche bisounours... ou d’une maçonnerie éclairée.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @17h53   « »

    Nathan

    - Arrêtez avec vos pinaillages sur les modalités de partage des revenus ! Les patrons, les membres du CAC 40, les doctrinaires de la droite ne vont pas si loin dans leurs spéculations. Il leur suffit de pousser toujours plus loin dans la diminution des impôts directs, dans l’asphyxie des services publics, dans la mise à mort de la Sécu. De toute façon, quoi qu’on fasse, on n’ira jamais aussi loin qu’eux.

    - Pour ce qui concerne les revenus, n’essayez pas de me mettre en contradiction avec moi-même, vous n’y arriverez pas, vous n’y arriverez jamais... Mais, par bonté d’âme, je veux bien vous répondre.

    1. D’abord, ce n’est pas de 1 à 10, mais de 1 à 12 que je veux limiter les revenus. Pourquoi 1 à 12 ? Parce que je pars d’un minimum de 1500 euros et que 12 fois 1500 euros, c’est 18 000 euros, soit ce qui était il y a quelque temps le traitemetn du vice-président du conseil d’Etat, personnalité publique la plus payée en France.

    2. Même si ça peut vous paraître beaucoup, je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon prévoyait un écart de 1 à 20, et pour la seule fonction publique, alors que, moi, je l’envisage pour tout le monde.

    3. Je n’envisage d’ailleurs pas seulement cet éventail pour les revenus mais aussi pour les patrimoines.

    4. Pourquoi pas une égalité complète ? Parce que je suis quand même réaliste et que je ne vois guère, effectivement, mettre en place cette égalité complète.

    5. Néanmoins, dans un deuxième temps, j’envisagerais effectivement de réduire l’écart de 1 à 8 ou 9, étant entendu, par ailleurs, que pour les pensions de retraite, je ne vois pas l’utilité de mettre plus de 1 à 4 ou 5. [Objectif visé à terme pour tous les revenus - Sans préjudice de diminutions ultérieures].

    6. L’égalité que je prône ne prendrait pas seulement la forme de ce rabotement des revenus : je l’instaurerai aussi pour la santé (en fonctionnarisant les médecins) et pour l’éducation, en réduisant à zéro les frais d’inscription en université et en instaurant la gratuité des livres et fournitures scolaires.

    7. De façon plus générale, l’égalité me semble être devoir recherchée dans tous les domaines : ainsi je prône la fin des concours généraux et, si possible (mais la question mériterait un développement à part) la fin des compétitions sportives, la réduction de toutes les vitesses de véhicules à moteur à une seule vitesse maximum (calée sur le véhicule le moins puissant), l’interdiction des concours de beauté, etc.

  • permalien gloc :
    7 novembre 2012 @18h09   « »

    Ce pauvre dénommé Nathan : D’autre part, dans les banlieues, il y a aussi de très nombreux habitants d’origine africaine et maghrébine, la majorité, qui sont victimes des délinquants. Et donc il faut leur demander ce qu’ils préfèrent : être contrôlés par la police avec tous les désagréments que cela suppose mais vivre dans une relative sécurité ou renoncer aux deux.

    Mais vous parlez sans savoir malheureux !

    Quelle idée de croire que les bandits vont détrousser les pauvres !

    Qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent de leurs malheureuses nippes chinées chez Tati ?

    C’est dans les beaux quartiers qu’il faut faire des contrôles, là où il y a d’la tune, du pognon du flouze et du beau linge, "pour protéger le bien de ces messieurs là". De la pratique pour la "blanche", la "neige", la "chnouf", des banquiers pour le trafic d’arme.

    Contrôler les pauvres c’est les mettre en état d’urgence, en insécurité permanente, en suspicion institutionnelle... c’est les punir d’être pauvres.

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @18h17   « »

    @ Ph. Arnaud

    Votre vision utopique de la société n’est pas sans me faire penser à la Corée du Nord, sauf pour ce qui est des compétitions sportives, que vous supprimez. Comme ça, les Français n’auront ni le pain, ni même les jeux pour se consoler.

  • permalien Handala :
    7 novembre 2012 @18h48   « »

    Oh la la la la la la ! Ils veulent tout "ces Blancs" comme Coppé et ses disciples, notamment ceux du blog : la suprématie, et surtout que tout reste en l’état, et en plus le statut de victime, parce qu’ils ne sentent pas aimés (et surtout qu’ils le disent) des victimes de leur suprématie institutionnalisée : ils appellent ça - géniale trouvaille ! - le "racisme blanc" ; fallait le faire !
    Remarquez c’est pas nouveau comme stratagème pervers...
    Par exemple, le sionisme qui se proclame victime d’antisémitisme, sitôt que l’on émet la moindre critique à son égard, la moindre chose qui le dérange, et les émetteurs, des antisémites, je ne sais pas pour vous, mais pour moi il y a un singulier air de famille dans le "mécanisme"...
    La domination et le statut de victime : la victime devient la coupable (c’est un processus courant de manipulation) surtout si elle ne la boucle pas et a l’outrecuidance de dénoncer : là c’est intolérable et menaçant et à la rescousse le statut de victime pour condamner et faire taire...
    Je ne sais pas, en ce moment on parle beaucoupà la faveur de nouvelles parutions des "perversions narcissiques", des "pervers narcissiques"... Eh bien, on dirait bien que certaines recettes sont utilisées sciemment à un niveau, disons, "politique"...
    Honni soit qui mal y pense !
    Est-ce que ça se pourrait ?

  • permalien CdQat :
    7 novembre 2012 @20h00   « »

    Nathan :
    7 novembre @15h12

    Si la droite et l’extrême-droite ont réussi a engranger tant de voix sur le thème de la sécurité, c’est que ça touche à quelque chose de réel.

    Non ça ne touche pas quelque chose de réel ! Ou plutôt ça touche la réalité d’un décalage entre une réalité et un ressenti.
    La réalité, c’est que, en France, on a jamais été autant en sécurité que durant ces 20 ou 30 dernières années, or on n’a jamais autant entendu parler d’insécurité. C’est un peu comme en économie, la France n’a jamais été aussi riche (et pas seulement les riches), or on n’a jamais autant entendu parler de faillite et de crise.
    Il serait intéressant d’analyser ce décalage…

    les gens préfèrent vivre en sécurité ET éviter les contrôles d’identité intempestifs. Comme je ne suis pas obligé de le croire sur parole, jaimerais voir une enquête sérieuse sur ce sujet.

    J’ai un peu de mal à penser que l’on puisse répondre autre chose dans un pays libre. C’est le crédo des pays totalitaires ceci. Je vous assure une sécurité (sous entendu dans la rue), en vous augmentant l’insécurité institutionnelle. En plus, c’était un échec.

    (Concernant la sécurité ET éviter les contrôles d’identité intempestifs) Dans la vie, il faut parfois accepter des arbitrages. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.

    Parce que vous croyez encore que les contrôles d’identité renforce la sécurité ???

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2012 @20h04   « »

    Nathan

    - Remarque 1. Je constate avec plaisir que, d’un message à l’autre, il ne m’aura suffi que de quelques éclaircissements pour dissiper vos doutes sur mon "inégalitarisme"...

    - Remarque 2. Depuis 1789, tout ce qu’ont envisagé les révolutionnaires - ou simplement les réformateurs - a été considéré comme "utopique" par les conservateurs ou réactionnaires de tout poil. Ainsi :

    - Utopique qu’il n’y ait plus de roi en France. Utopique qu’il y ait le suffrage universel. Utopique que l’on supprime le travail des enfants. Utopique qu’il y ait des congés payés. Utopique que les femmes votent. Utopique qu’il y ait une Sécurité sociale. Utopique qu’on sépare l’Eglise de l’Etat. Utopique qu’on institue l’impôt sur le revenu. Utopique qu’on supprime la peine de mort. Utopique qu’on dépénalise l’homosexualité. Utopique que les enfants d’ouvriers accèdent à l’université, etc. Sur tous ces points "utopiques" les conservateurs ont eu tort...

    - Remarque 3. C’est vraiment un des traits de la droite de chausser les gros sabots et de renvoyer à la Corée du Nord (ou à l’Albanie ou aux Khmers rouges) dès lors qu’on touche même à une once des privilèges ou des revenus des riches.

    - Remarque 4. Néanmoins, compte tenu que la totalité des être humains ont à peu près les mêmes besoins, comment justifiez-vous des écarts de revenus supérieurs à ceux de 1 à 12 (que je propose) alors que même en deça de cet écart - mettons de 1 à 4 - les revenus supplémentaires ne servent strictement à rien  ?

    - Remarque 5. Il est singulièrement cynique de prendre la Corée du Nord comme contre-modèle, compte tenu de la guerre impitoyable que les Américains ne cessent de lui mener depuis 1950, et qui a précisément amené la Corée là où elle en est.

    - Remarque 6. Dans l’entreprise où je travaille, sur un service de 30 personnes, sur 3 niveaux hiérarchiques, tout le monde a des revenus s’étalant de 1 à 2. Et cependant, avec ces rémunérations subégales, tout le monde dépense son argent différemment et a une vie particulière. L’égalité sociale est donc tout sauf l’uniformité ou l’ennui.

    - Remarque 7. On peut aimer le sport sans aimer la compétition. L’un et l’autre sont radicalement différents. Je n’aime pas du tout la compétition et je puis vous dire que ma vie est tout sauf ennuyeuse...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    7 novembre 2012 @21h45   « »

    A propos d’une réflexion de Nathan // 07-00 / 13h53

    ... l’économie peut aussi s’envisager comme la "science" de l’allocation des ressources limitées ...

    Oh, fort bien !

    Comme disait Serge DASSAULT, chez qui c’est une idée fixe : il faut que les Français comprennent qu’il n’y a plus rien à distribuer !

    A distribuer, il veut dire "pour aider des personnes dans le besoin".

    Ca se comprend, il faut que l’Etat français puisse lui acheter à lui, Serge, les Rafale qu’il ne peut fourguer nulle part ailleurs. Sans oublier des drônes venus d’Israël je crois, mais sur lesquels Serge prendra une petite commission. Sans oublier les Falcon qui permettent aux ministres de voyager si confortablement. Ne confondons pas la "distribution" et l’investissement indispensable !

    La "science" de l’allocation des ressources limitées, quoi !

    Et, vous excuserez ma prudence à évoquer une aide à la presse : j’ignore si ça existe en France et je n’ai pas fait de recherche. Serge est bien patron de presse mais il faut éviter de trop lui charger la barque.

  • permalien Nathan :
    7 novembre 2012 @22h00   « »

    Ph. Arnaud : 7 novembre @20h04

    Remarque 1. Je constate avec plaisir que, d’un message à l’autre, il ne m’aura suffi que de quelques éclaircissements pour dissiper vos doutes sur mon "inégalitarisme"...

    Non, ce n’est pas ça. Vous n’avez pas du tout expliqué pourquoi l’égalitariste que vous êtes se résigne à une telle disparité des revenus (12/1), sauf à recourir un peu paresseusement à l’argument du “réalisme”.

    A mon avis, vous vous résignez parce que vous savez, sans toutefois oser vous l’avouer, que l’attrait pour l’argent et les biens est un moteur de la société. Certes, vous ne voulez pas d’une société profondément inégalitaire. Mais, je constate qu’elle reste néanmoins inégalitaire ce qui à première vue, est paradoxal de votre part.

    Remarque 2. Depuis 1789, tout ce qu’ont envisagé les révolutionnaires - ou simplement les réformateurs - a été considéré comme "utopique" par les conservateurs ou réactionnaires de tout poil.

    Pol Pot avait également une vision utopique. Elle n’est pas si éloignée de la vôtre, puisqu’il s’agissait de purifier la société de tout microbe inégalitaire. Dans l’excellent film “La déchirure”, on voit ainsi un enfant à la “pureté angélique” sélectionner les éléments “bourgeois” indésirables pour les envoyer au peloton d’exécution.

    Remarque 7. On peut aimer le sport sans aimer la compétition. L’un et l’autre sont radicalement différents. Je n’aime pas du tout la compétition et je puis vous dire que ma vie est tout sauf ennuyeuse...

    Bravo, je suis content pour vous mais c’est votre vie. La vôtre. Et rien ne vous autorise à imposer votre style de vie à d’autres. A moins que… A moins que vous soyez un dictateur et que vous gouverniez par ukazes, sans tenir compte d’autrui. Il faut dire que c’est un peu votre péché mignon. Vous interdisez les compétitions sportives de la même manière que Ceaucescu interdisait les machines à écrire. Vous voulez fonctionnariser l’exercice de la médecine sans consulter les médecins. Vous avez pris la bretelle d’autoroute dans le mauvais sens mais vous décrétez que vous avez raison.

    L’économiste libéral (et prix Nobel), Friedrich Hayek – qui faisait sans doute trop confiance aux forces du marché - l’a parfaitement développé dans “La route de la servitude”. La planification étatique et le contrôle des choix personnels conduisent inévitablement à la dictature.

  • permalien K. :
    7 novembre 2012 @23h11   « »

    Et maintenant, au tour des Américains de retenir leur souffle : Fillon ou Copé ?

    https://twitter.com/francoiskrug/st...

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @00h11   « »

    Nathan (n° 1)

    - Encore une fois, vous avez tort. Vous avez tort car vous adoptez une attitude d’opposition systématique à mon égard et que vous déformez tous mes propos dans le sens de votre hostilité.

    1. Vous avez tort parce que vous partez de l’idée d’une égalité parfaite, où vous avez beau jeu de crier à l’inégalité à n’importe quelle valeur du coefficient multiplicateur. Si, en revanche, vous partez de de la situation actuelle, où les revenus des cinq centiles supérieur sont très supérieurs à 12, ma proposition est d’un radicalisme révolutionnaire.

    [Pour donner une comparaison dans le domaine physique, c’est comme si j’imaginais une Terre dont les reliefs les plus accusés seraient comparables à ceux du Loir-et-Cher, du Cher ou du sud du Loiret. Certes, par rapport à la surface des bords du Grand Lac Salé ou de la Beauce, ces reliefs sont notables. Mais, par rapport à l’Himalaya, aux Andes ou aux Alpes - et même des très modestes Vosges ou Ardennes, il s’agirait d’un arasement radical].

    2. Vous avez tort parce que je présente cette proposition comme une première étape, dans laquelle je propose d’aller jusqu’à 1 à 4 (ce qui est non pas l’éventail allant jusqu’au sommet du conseil d’Etat mais celui qui existe dans l’éducation nationale française. Et encore suis-je plus large que ce qui existe en réalité).

    3. Vous avez tort parce que je propose un arasement semblable des patrimoines. [Je ne les propose pas par doctrine mais pour faire respecter le principe de la démocratie : la part de consommation diminuant à mesure de l’augmentation de la fortune, celle-ci, à mesure qu’elle croît, se transforme en puissance, ce qui confère à son possesseur un poids et une influence qui contourne et viole le principe démocratique de un humain = une voix]. L’inégalité sociale bafoue et viole l’égalité civique.

    4. Vous avez tort parce que je ne récuse pas l’inégalité de fonction (au moins dans un premier temps). Mais je n’admets pas qu’elle se traduise par une inégalité sociale. Or, une telle dissociation est bien réalisée par les sociétés scandinaves, où malgré l’existence de ministres, directeurs et autres chefs, l’échelle salariale est néanmoins très écrasée.

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @00h33   « »

    Nathan (n° 2)

    - Vous êtes de mauvaise foi et poursuivez dans votre opposition systématique en allant dénicher Pol Pot, alors que tous les exemples que je vous ai cités sont des exemples procédant de l’histoire réelle de la France (voire de l’Europe), et qui tous, apparaissaient comme utopiques à la droite ou au patronat de leurs époques respectives.

    - Ils sont d’ailleurs toujours apparus comme aussi utopiques (ou scandaleux ou monstrueux) par la droite ou le patronat qui, même après leur mise en place, n’ont jamais renoncé à les détruire et ont même mis les bouchées doubles à cet égard depuis la chute du communisme en 1989/1991.

    - Inutile donc d’essayer de faire passer les utopies dans le camp de la monstruosité en convoquant les mânes de Pol Pot, puisque cette monstruosité, depuis 1789, s’est toujours trouvée du côté du refus, c’est-à-dire de la droite, des riches ou des patrons.

    - Vous trouvez qu’il est dictatorial de fonctionnariser la médecine : dites-moi alors de quelle façon vous comptez, sans mesure coercitives, remédier à la surabondance de médecins dans certaines zones (Paris et Côte d’Azur) et à l’absence de médecins dans d’autres (Massif central) ? Dites-moi si c’est le médecin qui est au service du patient ou si c’est le patient qui est là pour payer au médecin sa piscine ou sa BMW ? Dites-moi s’il est normal de ne pas trouver de médecin quand on vit en Creuse ou dans le Morvan ?

    - Les citoyens de l’Ariège, de la Lozère ou de la Haute Saône ont droit à la sécurité et à l’éducation. On ne demande donc ni aux gendarmes ni aux instituteurs ni à leurs femmes s’ils s’emmerdent dans ces trous perdus : on les nomme ici, ils font leur boulot et ils ferment leurs gueules. De quel droit irait-on prendre en considération les états d’âme d’un médecin ou de sa femme ? En quoi ne devraient-ils pas avoir le devoir de s’établir là où le service de la population l’impose ? Mais, grands dieux, quand cesserez-vous de défendre les privilégiés ?

  • permalien elbé :
    8 novembre 2012 @00h35   « »

    Bonsoir, toutes et tous,

    A propos du texte de Sartre. Malcom X ne disait pas autre chose dans ses débuts de leader.
    Il refusait par exemple d’ accepter l’aide des blancs pour sa lutte, arguant que les noirs devaient se libérer seuls.
    Il changea d’avis par la suite après son pélerinage à la Mecque où un même sentiment d’appartenance religieux, transcendait la notion de race. Cela peut aussi s’appliquer dans un sentiment d’appartenance nationale et plus largement dans une appartenance commune à l’humanité toute entière.

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @00h45   « »

    Nathan (n° 3)

    - Depuis 1789, une grande partie des modifications sociales ou sociétales - voir mon énumération plus haut - ont été imposées à une partie, voire à la majorité de la société - qui le refusait avec acharnement - par une minorité intellectuelle (souvent protestante, voire juive, parfois franc-maçonne), qui, lasse de devoir argumenter, a souvent passé en force.

    - Or, on s’est aperçu qu’après des oppositions épidermiques, cette majorité finissait par plier  : les mentalités, ça se change. On le voit aujourd’hui avec le mariage pour tous, où l’Eglise (et même les Eglises), la droite et les réactionnaires nous refont le même coup qu’ils avaient fait pour le divorce, le mariage civil, l’école laïque, la loi de Séparation, la contraception, l’IVG, le PACS, etc. Ils crient bien fort, puis, de guerre lasse, finissent par se coucher.

    - Et il n’est pas tolérable qu’à ce propos vous parliez de dictature : la dictature, c’était l’attitude de tous ceux qui, précisément, refusaient ce que (entre autres) je viens d’énumérer. On n’oblige personne à ne se contenter que du mariage civil, à divorcer, à envoyer ses enfants à l’école publique, à prendre des produits contraceptifs, à avorter ou à se pacser.

  • permalien K. :
    8 novembre 2012 @00h46   « »

    Bonsoir, toutes et tous,

    A Sartre et Malcom X il faut désormais ajouter Mademoiselle ou Madame Elbé

     :-)

  • permalien saintyves :
    8 novembre 2012 @00h54   « »

    @ Vitigis : 6 novembre @20h20

    ce qui s’exprime largement ici est un ressentiment contre une colonisation qui n’existe plus.

    Sauf en Israel pardi, un état terroriste, qui occupe les territoires d’un autre peuple, le peuple palestinien, qui pratique la colonisation le nettoyage ethnique et l’apartheid, qui massacre, assassine, affame, torture, humilie, prive de liberté, détruit l’environnement (plantations, sources d’approvisionnement en eau potable, habitations etc.) du peuple palestinien.

    Parce que cet état Israel est fort de ses nombreux lobbys, in USA même le photographe et le speech writer d’Obama in the WH sont sionistes …

  • permalien Sakhra :
    8 novembre 2012 @00h59   « »

    @ l’aboyeur enragé , le sioniste "réfugié" de Pologne :

    C’est quand on vous sort des vérités que vous êtes incapable de contester, parcequ’elles sont incontestables, que vous enragez ?

    Si c’est un discours de haine, il ne vient pas de la Casbah, haut lieu de la résistance algérienne, et des massacres colonialistes ....

    C’est ce qu’a écrit, un Juif, un vrai ,Israël Shahak déporté par les nazis , et que les sionistes n’aiment pas . Ce serait donc lui, le "seul "responsable des 3 enfants juifs tués à Toulouse ....Leur assassin présumé ( l’instruction n’est pas terminée ) a été liquidé et de quelle façon !

    .Qu’en est-il des milliers d’enfants palestiniens assassinés, bombardés au phosphore blanc, par les criminels faschistes sionistes ? Qu’en est-ils des milliers d’enfants palestiniens torturés, détenus dans les geoles sionis tes ? Qu’en est-il des enfants palestiniens, n’ayant droit qu(à un nombre de calories fixées par l’entité criminelle sioniste ? A-t-on poursuivi un seul crimine sioniste ?
    Les enfants Palestiniens , le sioniste "réfugié " de Pologne, les a toujours ignorés....Seuls comptent 3 enfants juifs assassinés ....

    La haine, ce sont les sionistes qui la portent .Elle les étouffe, les ensauvage, les rend sourds,et aveugles , sans aucune humanité ...Mais, dit-on, Jupiter rend aveugles ceux qu’il veut perdre ....

    Pour terminer ; Israel Shahak a écrit dans le m^me livre , sur la pratique de l’esclavage par les Juifs ...Vous devriez le lire ...avec modération cependant, car à votre âge, et avec les tonnes de haine que vous emmagasinez, ça risque .....

  • permalien saintyves :
    8 novembre 2012 @01h14   « »

    Nathan : 7 novembre @22h06

    Comment s’étonner après ça qu’un Mohammed Merah, fils de citoyens algériens, tue des enfants juifs dans une école ? C’est dans la logique des choses.

    Comment s’étonner qu’un Olmert, un Barak Ehud, ou une Tzipi Livni fils et filles de juifs sionistes israeliens, tuent de sang froid, des enfants palestiniens dans des écoles ? C’est dans la logique des choses … c’est le sionisme, bilan 1400 victimes dont plus de 400 enfants, we did’nt forget … GAZA documentaire plomb durci vf toshootanelephant 2/12

  • permalien patrice :
    8 novembre 2012 @02h35   « »

    - Ca consiste en quoi, ce "racisme anti raciste" ?
    A opposer aux délits et crimes des juifs les délits et crimes des arabes ?
    Pour prouver quoi ? Qu’on a à faire à des tares génétiques ?
    Assez bêtement, je pensais que le racisme procédait d’une erreur de raisonnement : Lier le comportement à l’aspect, comme si on recevait à la naissance un bouquet garni : Aspect noir, ou arabe, ou blanc, et comportement lié.
    Après avoir découvert que c’était une connerie, ne voila-t-il pas que nos brillants penseurs relancent le concept assorti d’un alibi néo humaniste. Au secours !
    - Concernant les contrôles au faciès, ils sont surtout inutiles (en plus d’exaspérer leurs victimes). Ce qui paie en terme de prévention de la délinquance, c’est la présence policière sous formes de patrouilles, qui ne dérange que les voleurs.
    - Concernant l’exemplarité de la compétition sportive, elle existe bel et bien, malheureusement. C’est elle qui conduit les jeunes amateurs à se doper dans le vain espoir de pouvoir un jour faire du fric avec le sport. Si on avait mis les 1.5 milliards d’Euros destinés à la modernisation des stades "compétition" dans le sport amateur, ça aurait permis à nombre de jeunes de banlieue de se lancer dans la pratique sportive au lieu de regarder les matches à la télé en buvant de la bière. Pour mémoire, l’inscription dans un club de sport est chère, surtout pour une famille pauvre avec 4 gosses.

  • permalien Noval :
    8 novembre 2012 @11h47   « »

    Nathan,

    " Comment s’étonner après ça qu’un Mohammed Merah, fils de citoyens algériens, tue des enfants juifs dans une école ? "

    Pourquoi éprouvez-vous le besoin de spécifier explicitement que Mohamed Merah est d’origine algérienne ?

    Souscrivez-vous à l’initiative de ceux qui menacent de poursuites judiciaires toute allusion à l’origine de certains délinquants avérés ou potentiels ?

    http://www.cicad.ch/fr/press-releas...

  • permalien Shanaa :
    8 novembre 2012 @12h05   « »

    Ce petit rappel fait du bien aux neurones ! Il met aussi en lumiére le manque d’analyse de ce type dans nos sociétés ! Il est vrai que les penseurs comme Sartre deviennent rares ! A la place, nous avons la médicrité absolue, le vide sidéral !

    "Le terme "mahométan" est un terme d’extrême-droite ou d’islamophobie. Il n’a pas plus à être employé que celui de "bougnoule" ou de "bicot".

    Mahométan, terme désuet ! Repris par des c...! On aura tout vu !!
    "Bougnoule" était un terme appliqué par les allemands aux français, n’est-ce pas ?

  • permalien Nathan :
    8 novembre 2012 @12h16   « »

    Noval : 8 novembre @11h47

    Souscrivez-vous à l’initiative de ceux qui menacent de poursuites judiciaires toute allusion à l’origine de certains délinquants avérés ou potentiels ?

    Je ne faisais que renvoyer la balle à l’Algérienne fanatique qui s’en prenait explicitement aux juifs en citant un auteur d’extrême-droite.

    Pourquoi n’interpellez-vous pas les dénommés Sakhra, X et autre Saintyves sur la même question ?

    Réponse : parce que vous êtes un hypocrite !

  • permalien K. :
    8 novembre 2012 @12h30   « »

    C’est surement parce que les mohametans volent le pain au chocolat des bons Français.

    La pauvreté s’est "ancrée" en France, signale le Secours catholique

    http://www.romandie.com/news/n/La_p...

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @13h31   « »

    K

    - Il est interdit d’arborer certains emblèmes ou insignes tels que la croix gammée (notamment en Allemagne). Aussi, lorsque des extrémistes veulent afficher leurs opinions nazies, ils arborent les couleurs du deuxième empire allemand, le drapeau noir-blanc-rouge (également couleurs de l’Allemagne nazie), frappée de la croix de fer bordée de blanc.

    - En conséquence, dès que l’on voit cette fameuse croix, il faut traduire : "croix gammée". [Même chose pour le drapeau confédéré].

    - Où veux-je en venir ? A ce que, pour contourner l’interdiction d’emploi de termes tels que "bougnoule" ou "bicot", un des termes codés de l’extrême-droite raciste (pardon pour le pléonasme) est celui de "mahométan", vieux mot français, très méprisant et très péjoratif, qui suggère en outre que les musulmans seraient des idolâtres, adorant un homme (de surcroît vulgaire chef de caravane...).

  • permalien HN :
    8 novembre 2012 @13h32   « »

    Pour compléter le commentaire de Ph Arnaud su r l’origine du nom propre "Mahomet" en français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahome...

    Cdlmt

  • permalien X :
    8 novembre 2012 @13h45   « »

    Netanyahou s’est dit prêt à retourner immēdiatement à la table de négociation avec Abbas, au même moment il lance la construction de 1200 logements pour des colons juifs alors qu’il sait que Abbas exige l’arrêt de la construction de coloniesa avant de reprendre les négociation.

    Comme les pays de l’EU disent condamner ces constructions qu’ils qualifient d’obstacle aux repises des négociations.

    http://www.ynetnews.com/articles/0,...

    Trop drôle.

  • permalien X :
    8 novembre 2012 @13h50   « »

    L’entité sioniste poursuit la démolition des maisons appartenant à des palestiniens, en laissant leurs accusant sans toits. Crime : ne pas ėtre juif.

    Israeli authorities demolished three buildings and a water cistern in the south Hebron hills on Tuesday, an international peace group said.

    http://www.maannews.net/eng/ViewDet...

  • permalien X :
    8 novembre 2012 @14h00   « »

    Après avoir donné un sérieux coup de main à Netanyahou lors de sa visite en France, Hollande vient de découvrir que Netanyahou est en campagne électorale pour sa propre succession.

    French president : Netanyahu turned Toulouse memorial into election rally.

    Hollande, laisse entendre qu’il vient de se faire fourrer par Netanyahou. Personnellement je ne pense qu’il savait très bien ce qu’il faisait. Il y’en aura d’autres.

  • permalien K. :
    8 novembre 2012 @14h09   « »

    Les Copé occupant le devant de la scène, peu de chance effectivement.

    ... je fais le pari (peu risqué) que personne ne va se bousculer pour inviter son "auteur" au 20h.

    http://www.huffingtonpost.fr/2012/1...

  • permalien X :
    8 novembre 2012 @14h46   « »

    Nathan

    Je ne faisais que renvoyer la balle à l’Algérienne fanatique qui s’en prenait explicitement aux juifs en citant un auteur d’extrême-droite.

    Pour cela quoi de mieux que Merah, un argument passe partout.

  • permalien patrice :
    8 novembre 2012 @15h25   « »

    A propos de Sartre.
    On ne démonte pas un propos en démontant son auteur, même si Sartre lui même était plus que coutumier de cette démarche.
    Mais, s’agissant d’une simple opinion mal étayée, il peut être intéressant de mieux connaitre la personne qui la défend.
    J’entend par "opinion mal étayée" la justification du racisme, théorie scientifiquement fausse, via le concept d’auto défense. Celà n’est pas sans évoquer une autre démarche sartrienne, laquelle consistait à justifier les exactions staliniennes par celles des nazis, que notre glorieux philosophe n’a d’ailleurs jamais combattues, pas plus qu’il n’a soutenu le Front Populaire en 36.
    En réalité, Sartre est entré dans la résistance en 1946...pour se faire le thuriféraire de Staline, puis de Mao, (cf : La longue Marche, un livre étonnamment peu documenté), puis, bien sûr de l’inévitable Castro, avant de chanter les louanges de Baader et de Kim Il Sung.
    Sartre fut également l’inventeur de l’existentialisme, une théorie défendant contre toute évidence l’absence de comportements innés chez l’homme (alors que les observations de Lorenz démontraient clairement le contraire).
    Mais Sartre ne s’est jamais soucié des faits, peut être par crainte de "désespérer Billancourt", qu’il se soit agi de philosophie ou de politique. Il préférait généralement répondre aux arguments par l’anathème et la médisance.
    Tel est votre maître à penser, qui justifie le raisonnement raciste sous des prétextes plus que vaseux, mais, petit rappel à destination de ceux qui n’ont jamais lu Sartre : Traduite en langage intelligible, la philosophie de Sartre, c’est une page A4 d’inepties non démontrées. Et pour cause.
    Question : Est-ce vraiment l’antisémitisme qui sauvera la cause arabe ? Est-ce l’antisémitisme qui permettra à la Tunisie de sortir de l’ornière salafiste dans laquelle s’embourbe une révolution qui fut un temps démocratique ?
    Racisme et religion puisent aux mêmes sources : Celles de l’extrême droite. On ne lutte pas contre un fléau en prônant un autre fléau. Sauf si on s’appelle Sartre et qu’on est capable de chanter les louanges du totalitarisme.
    Juste pour mémoire, il n’est pas interdit de condamner le néo colonialisme occidental, ou le colonialisme israélien. De là à construire un lien entre "juif" et Meyer Lansky (un complice d’Al Capone...), ou à relier Eric Zemmour aux frères Zemmour pour démontrer : Juifs = fascistes = gangsters...No comment.

  • permalien CdQat :
    8 novembre 2012 @15h31   « »

    Shiv7 : méthode d’amélioration
    Afin que je comprenne bien : un texte de loi qui ne contient pas de méthode d’amélioration sera toujours nul.
    J’ai compris que vous considériez que les livres saints en contenaient des "méthodes d’amélioration". Bon très bien, je ne les ai pas vu, mais admettons.
    Question : Où ont-elles été mises en œuvre ces "méthodes d’amélioration" ?

  • permalien Damnatio memoriae :
    8 novembre 2012 @15h42   « »
    @ Patrice

    Vous avez tout compris.

    Bon courage à vous, il y a du travail sur ce blog !

  • permalien patrice :
    8 novembre 2012 @16h14   « »

    Suite
    Définition du mot racisme (Wikipedia)
    "Le racisme est une idéologie, qui partant du postulat de l’existence de races humaines1, considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d’autres"
    Autant que je sache, les races n’existent pas. Difficile, par exemple, de parler des "noirs", comme d’un ensemble homogène. Il existe des centaines d’ethnies noires, peu caractérisées en termes génétiques, et qui constituent des groupes au sein desquels on retrouve plus de dissemblances que de ressemblances.
    Parler de "racisme inversé", ou de "racisme antiraciste" n’a tout simplement aucun sens, sauf à cautionner une erreur scientifique, et, dans un second temps, justifier le racisme lui même.
    Le véritable antiracisme consiste à dire : "Il y a plus de différences entre les individus qu’entre les ethnies. Les gènes codant pour l’intelligence et le comportement ne sont pas appariés aux gènes codant pour l’aspect". Si l’on réfute cette évidence, on admet implicitement le raisonnement erroné qui conduit au racisme de domination, dénoncé par Ph Arnaud.
    Une telle attitude conduit au communautarisme, lequel interdit le mélange racial, qui constitue pourtant la meilleure solution pour solutionner à terme les problèmes causés par les différences d’apparence. Accessoirement, le brassage génétique, contrairement à ce que soutenait Hitler, constitue un plus pour l’humanité, car il tend à disperser les allèles des tares génétiques. Corollairement, la reproduction en vase clôt entraîne l’apparition de multiples tares.
    Quelque soit son alibi, le racisme est juste stupide, car basé sur des affirmations fausses. Répondre à une connerie par une connerie, c’est toujours proclamer une connerie.

  • permalien Jeg :
    8 novembre 2012 @16h19   « »

    Racisme anti-raciste.......
    Ou racisme anti-blanc ????

    Pour moi c’est pas DU TOUT pareil !
    Et indépendament des fadèses chocolatées de JF .Copé.

    Que le racisme reflète une situation de domination de classe, cela me paraît assez évident.

    Le régionalisme et les "conflits de clochers" par exemple entre italiens du sud et du nord illustre assez bien la situation.

    Et de fait, effectivement la conscience de classe se doit de devenir une conscience de race.......

    Mais le racisme, autre que anti-raciste, soit anti-blanc, anti-jaune, anti-sémite, ou homophobe n’a rien à voir avec les luttes prolétariennes !

    Je suis un blanc européen, et pourtant de par ma conscience sociale et mon engagement politique, je suis bien moins un ennemi de la race noir que nombre de dirigeants africains, corompus et exploiteurs de leur propre peuple.

    Les Bagbo, Mobutu et autres crocodiles africains certes mis en place par l’oligarchie blanche, sont bien des nègres !!

    Et ces nègres là sont bien plus des ennemis de classe du prolétariat noir, que le banlieusard lepéniste qui vomit sa frustration et son mal être social et psychologique en pointant du doit son voisin qui mange du Halal.......

    Le rejet brutal des opinions racistes, la conscience de race, et la négritude......Pourquoi pas......

    Mais la mise en avant de critères culturel, ethniques ou raciaux pour délimiter la ligne de rupture entre classes sociales CERTAINEMENT PAS !!!

    Que la droite française, du PS au FN, détourne un mouvement de contestation sociétale qui s’incarne dans une conscience de race, pour le faire apparaître comme une forme de xénophobie justifiant en retour un ethnocentrisme décomplexé, cela me semble évident.

    Mais il me semble naïf d’ignorer que la nature humaine est la même chez tous, et il n’est pas surprenant dès lors de trouver dans chaque ethnie ou chaque race des individus qui soient racistes indépendament de toute considération sociale.

    Pour résumer je dirais que :

    La xénophobie est le résultat d’un rapport de domination entre classes sociales.

    Et le racisme est UNE MALADIE MENTALE, comunément répendue dans l’espèce humaine.

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @16h55   « »

    Jeg

    - On peut avoir toutes les situations, à l’égard du racisme.

    1. Des exploités "blancs", néanmoins solidaires de leur patron, votant à droite et racistes.

    2. Des exploités "blancs", bien engagés syndicalement, bien conscients de la lutte des classes - dont ils sont les victimes - mais (hélas aussi !) racistes. J’ai connu des agents ou employés de base, syndiqués, qui ne rataient pas une grève, qui votaient pour le P.C. et qui faisaient des réflexions hyper-racistes (ils en faisaient aussi des homophobes).

    3. Des médecins, dentistes, notaires, huissiers, avocats, habitant les beaux quartiers de ma ville, bien installés, ne craignant pas du tout pour leur situation, mais aussi bien racistes.

    - Les raisons du racisme, chez les uns et les autres, procédaient peut-être de sources communes (ignorance, à coup sûr, préjugés, connerie), mais tenaient sans doute aussi à des causes spécifiques à leur éducation, à leur classe ou à leur situation.

  • permalien patrice :
    8 novembre 2012 @17h01   « »

    @Jeg
    "Mais la mise en avant de critères culturel, ethniques ou raciaux pour délimiter la ligne de rupture entre classes sociales CERTAINEMENT PAS !!!"

    Nous voilà au choeur du problème : Un pauvre noir est il pauvre, ou noir ? Un musulman exploité est il exploité, ou musulman ?
    Le communautarisme tue la lutte des classes, sans aucun profit pour les victimes du racisme. De plus, il génère des conflits entre des gens qui devraient s’allier contre leurs exploiteurs, au lieu de s’entre déchirer. On peut en comprendre les raisons, mais c’est une impasse.
    - Juste pour mémoire, racisme et xénophobie procèdent de la même logique : Attribuer un comportement à un individu du fait de son appartenance à un groupe. Ca peut se justifier statistiquement, mais ça n’est pas extrapolable à l’individu. Exemple : "Les israéliens sont racistes".

  • permalien CdQat :
    8 novembre 2012 @17h10   « »

    @Patrice
    Sur Sartre, no comment.
    Sur Racisme, puisque je semble être le seul représentant affirmé, sur ce blog, de la mouvance littéraliste (j’allais ajouter de l’ultragauche anarcho-autonome), je me permets de rajouter un petit commentaire.

    Si le racisme, au sens étymologique du terme, n’est plus une vérité depuis que les races n’existent plus, il n’en reste pas moins que le sens est resté de manière plus générique, les "catégories" de personne ayant remplacé les "races".
    Un peu au même titre que "antisémite" est maintenant, dans l’usage, limité aux seuls juifs, alors que les sémites incluent les arabes.
    Ces contre-sens étymologique sont légions dans la langue de Molière.

    Et font que racisme antivieux est aujourd’hui accepté, (ainsi que, pour remettre un jeton dans la machine, racisme anti-blanc, anti-jaune, anti bleu, anti pauvre et anti élite dans la définition…)…

  • permalien toma :
    8 novembre 2012 @17h13   « »

    A qui fera-t-on croire que tous les hommes, je dis tous, sans privilège, sans particulière exonération, ont connu la déportation, la traite, l’esclavage, le collectif ravalement à la bête, le total outrage, la vaste insulte, que tous, ils ont reçu plaqué sur le corps, au visage, l’omni-niant crachat ! Nous seuls, Madame, vous m’entendez, nous seuls, les nègres ! Alors, au fond de la fosse

    Il faudrait apprendre à jetter la pierre aussi sur les royaumes et empires africains fondés sur la traite négrière, et sur la "traite orientale"

    La traite orientale utilisait les voies commerciales des empires arabe puis ottoman : traversée du Sahara, de la Méditerranée, de la mer Noire, de la mer Rouge. Elle approvisionnait leurs principaux marchés aux esclaves, dans les grandes villes d’Afrique du Nord et de la péninsule arabique, puis de Turquie.

    ...
    La traite orientale a été la plus longue et la plus régulière des trois traites, ce qui explique qu’elle ait globalement été la plus importante en nombre d’individus asservis : 17 millions de noirs selon l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, du VIIe siècle à 1920 13.

    L’esclavagisme oriental ne se limitait pas aux populations noires. D’autres groupes ethniques en étaient aussi victimes, notamment des Européens, mais dans des proportions bien moindres. Elle prélevait des populations venant des steppes turques d’Asie centrale et de l’Europe slave et suscita des razzias dans le monde chrétien (Sud de l’Europe, Empire byzantin).

    Mais c’est de bon alloi de ne pas parler des africains et des musulmans. En fin de compte les descendants d´esclaves, et non des marchands africains d’esclaves, devraient s’adresser aussi aux pays arabes, en particuliers les monarchies du golfe.

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @18h01   « »

    CdQat

    - Je ne vois pas pourquoi vous déclinez le racisme sous tous ces modes, et notamment à l’égard des riches, compte tenu que cette haine des riches est un sentiment (presque) aussi vieux que l’humanité elle-même, au moins dans sa variante occidentale. Et il n’est pas nécessaire de recourir au racisme pour détester les riches.

    - Par ailleurs un des traits du racisme (je pense aux Noirs des Etats-Unis ou d’Afrique du Sud, aux juifs au Moyen Age, aux Temps modernes ou dans la Russie tsariste ou l’Allemagne nazie) est de souffrir tout le temps, et dans toutes les circonstances de la vie. [Et non pas en se faisant insulter dans le métro ou casser la gueule de rares fois].

    - A supposer que les riches soient "victimes" de racisme, en quoi en souffrent-ils dans leur vie de tous les jours ? Si Bolloré, Arnault ou Dassault se font cracher dessus, en quoi cela perturbe-t-il les 99,999 % du reste de leur temps ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 novembre 2012 @18h06   « »

    Toma

    - Je vous signale que si le terme esclave a remplacé celui de servus dans un grand nombre de langues européennes, c’est en raison du très grand nombre de Slaves capturés et réduits en esclavage, au haut moyen âge, par les Germains et les Byzantins.

    - Entendez-vous : par les Germains et les Byzantins, pas par les Arabes !

    - Par ailleurs, les razzias, piratages et enlèvement des populations civiles en Méditerranée ont aussi été très largement le fait des chrétiens : pirates ou cordaires génois, catalans, chevaliers de Malte, uscoques, et même petits seigneurs comme les Grimaldi.

  • permalien Shiv7 :
    8 novembre 2012 @18h22   « »

    Patrice

    Le communautarisme tue la lutte des classes,

    Juste pour mémoire, racisme et xénophobie procèdent de la même logique : Attribuer un comportement à un individu du fait de son appartenance à un groupe.

    On pourrait se poser la question de savoir si la lutte des classe n’est pas une forme de communautarisme ?

    Est que la lutte des classes n’attribue pas un comportement à un individu du fait de son appartenance à un groupe ?
    (qu’il a peut être choisi mais pas forcément, et de plus il ne suffit pas d’être dans l’une de ces classes pour être forcément bon ou mauvais, il s’agit d’une généralisation abusive qui réduit l’individu à la masse dont il est sensé faire partie)

    Faut-il rappeler que ce qui c’est fait au XX èmes siècle au nom de l’idéal de la lutte des classes à fait nettement plus de mort que le nazisme.

    Alors si dans un cas il s’agissait d’exclusion raciale et dans l’autre d’exclusion de classes c’est dans les deux cas, l’extermination d’humains qui a eu lieu.

    Que l’idéologie qui sous tend le marxisme est plus acceptable que celle qui sous tend le nazisme est évident mais au delà de cet aperçu elles ont le même défaut de réduire l’individu dans un concept de masse, c’est-à-dire de l’atomisé dans un groupe, ce qui est une des conditions de tous totalitarisme (comme l’a démontré Hannah Arendt) .

    Le plus grave est que notre société actuelle à travers sa pseudo démocratie à aussi tendance à atomisé l’individu, ce qui est la porte grande ouverte à un totalitarisme global (dit soft) dont d’ailleurs l’on voit déjà amplement les signes.

  • permalien Shiv7 :
    8 novembre 2012 @18h43   « »

    Petit extrait d’un livre que je viens de lire :

    Le monde démocratique a été la matrice de ces figures de la barbarie que sont le nazisme et le communismes parce qu’il avait déjà ramené l’homme, au long du XIX siècles, à cette figure nouvelle de l’homme-masse dont les penseurs de la modernité ont évoqué l’apparition, de Poe et Baudelaire à Benjamin, de Flaubert, Tocqueville et Nietzsche à Ortégas ou Camus.

    Jean-François Mattéi, La barbarie intérieure, Essai sur l’immonde moderne p.230

  • permalien X :
    8 novembre 2012 @18h50   « »
    Unanimité contre la demande de l’AP à l’UN

    Décidemment on dirait que tout le monde n’attendait que l’élection présidentille us soit passée pour demander à l’AP de ne pas présenter sa demande d’upgrade aux nations unies.

    La liste des deamdeurs comprend :

    Netanyahou,
    Leiberman,
    Barak,
    Blair,
    Ban Ki,
    Hollande,
    UK,
    L’Allemagne,

    Barak a même décalré que ’’stopper les palestiniens est dans l’intérêt d’Israel et des États Unis’’.

    Brak : Following Obama’s victory, defense minister says stopping PA bid for UN status upgrade a joint US and Israeli interest.

    Barak semble être étonné que l’AP prenne une action qui soit dans l’intérêt des palestiniens et contraire aux intérêts sionistes.

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