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Têtes nouvelles (et programmées) au Parti communiste chinois

8 novembre 2012

C’est parti pour une semaine. Pékin vit à l’heure du XVIIIe congrès du Parti communiste chinois qui s’ouvre ce jeudi et se terminera le 14 novembre. Pour la toute première conférence de presse, M. Cai Mingzhao, porte-parole du congrès, a précisé que parmi les questions clés de cette session, figurera en bonne place la bataille contre la corruption (Xinhua, 7 novembre 2012). Il a longuement cité l’affaire Bo Xilai (du nom de ce dirigeant de Chongqing destitué) et celle de l’ex-ministre des chemins de fer Liu Zhijun accusé de corruption et de mauvaise gestion ayant contribué, entre autres, à la collision entre deux trains à grande vitesse en juillet 2011 (40 morts et 172 blessés). M. Cai, qui a précisé qu’un programme drastique de prévention et lutte serait adopté pour la période 2013-2017, espère ainsi désamorcer toute question sur une affaire plus gênante encore — la fortune de la famille Wen (lire « Wen Jiabao, sa mère, sa femme, son fils et les autres ») —, le premier ministre qui quittera ses fonctions en mars prochain.

Dans son discours d’ouverture de près d’une heure et demie, le président sortant Hu Jintao a lancé un cri d’alarme contre la corruption qui pourrait « s’avérer fatale » si rien n’est fait pour l’endiguer. Après avoir préconisé un « nouveau modèle de croissance » pour l’économie chinoise, il a insisté sur « la réforme politique [qui] représente une part importante de l’ensemble des réformes à mener dans le pays ». Et d’appeler les communistes à « attacher plus d’importance à l’amélioration du système démocratique » — sans autre précision. Lors du précédent congrès, M. Hu avait déjà mis l’accent sur une indispensable démocratisation. Avec le succès que l’on sait. Son successeur ira t-il plus loin ?

Les 2 325 délégués — les permanents et cadres ne doivent pas dépasser 68 % du total — devront élire les membres du comité central à bulletin secret. Et depuis 1987, il y a un peu plus de candidats que de postes, même si personne ne s’attend à de grosses surprises.

Quant au futur secrétaire général du parti, il est déjà connu. Il s’agit de M. Xi Jinping qui sera élu président de la République par l’Assemblée nationale populaire en mars 2013, tout comme le futur premier ministre Li Keqiang. Les autres membres du Comité permanent du Bureau politique, leur nombre n’est pas encore fixé (on parle de sept en tout au lieu de neuf actuellement) ainsi que leurs noms, ne devraient être connus qu’en début de semaine prochaine.


A lire, les portraits des deux dignitaires chinois les plus enclins à être désignés :


Pour comprendre les rouages politiques et institutionnels chinois :

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