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Lettre de Palestine

Vivre sous les bombes à Gaza

vendredi 16 novembre 2012, par Claude Sarah Katz

Jeudi 15 novembre, 9:30

Hier, les forces armées israéliennes ont lancé une nouvelle vague de bombardements aériens et maritimes sur la bande de Gaza. Cela signifie qu’une population de 1,8 million de personnes, prisonnière — au sens plein du terme — dans une étroite bande de terre entre une « frontière » à la technologie hyper-sophistiquée et une mer patrouillée sans interruption par la marine de guerre, va subir aléatoirement la mort venue du ciel.

Combien ? Le grand hôpital de la ville de Gaza, Shifa, a accueilli toute la nuit la ronde des ambulances. Les informations circulent, essentiellement par Facebook, mais je ne peux vous faire un point maintenant : le quartier où je vis, et probablement une grande partie de la bande de Gaza, est sans électricité — donc sans routeur. Concernant les morts de l’après-midi d’hier et de la première partie de la nuit, on en compte une dizaine, ainsi qu’une centaine de blessés. Très mauvais signe, Israël a baptisé l’opération en cours « Pilier de défense » (« Pillar of Defence »). Veut-elle rééditer « Cast Lead » (« Plomb durci ») ? Souvenez-vous : 1 400 morts en quelques trois semaines, fin 2008-début 2009…

Devant la disproportion effarante des forces, une population civile, coincée entre barbelés et mer, littéralement écrabouillée par une très puissante armée, la « communauté internationale » va-t-elle réagir ? Nullement — en tout cas pas sans y être contrainte par l’opinion publique. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni cette nuit et a décidé de ne rien dire. Cela donne dans les dépêches d’agence des titres quasi anodins (comme : « UN takes no action on Israel strikes »). Un des participants aurait déclaré que le fait que cette réunion ait eu lieu était déjà un signe positif. Merci pour les familles qui mourraient sous les bombes des F16 israéliens au même moment.

Comment peut-on en arriver là ? Que les puissants qui nous gouvernent aient leur propre vision du partage du monde et de ses richesses, et que dans cette vision les populations soient une simple variable d’ajustement, soit. Mais la presse ? Les organisations populaires ? On arrive à ce déni de toute justice, ce déni du droit de vivre pour les Gazaouis, par une longue série de mensonges et de désinformation.

Cela commence et finit par le renvoi dos à dos, au mieux, des « protagonistes ». A titre d’exemple, le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, lequel exprime au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ses « préoccupations devant la détérioration de la situation dans le sud d’Israël et dans la bande de Gaza, ce qui inclut (which includes) l’escalade alarmante des tirs indiscriminés de missiles et les assassinats ciblés par Israël de responsables militaires du Hamas » [1].

Ainsi, d’un côté, les terroristes palestiniens lancent des roquettes sur des objectifs « indiscriminés » — donc la population civile —, et de l’autre Israël, qui tue « proprement » un important chef militaire du Hamas. Au regard de la réalité du terrain, des bombes qui explosent autour de nous, des images affreuses d’enfants brûlés, c’est simplement ignoble — mais inattaquable en droit, grâce à l’astucieux « qui inclut ».

Alors, ne pas perdre de vue d’autres éléments, autrement importants, dont l’absence rend ce tableau parfaitement mensonger.

Non, Gaza n’est pas un endroit qui pourrait être calme et vivable si des fous furieux ne s’acharnaient pas à lancer des roquettes sur le paisible Israël. Gaza suffoque avec un nœud coulant au cou. Aucune décision sur sa vie ne lui appartient. Toute la vie économique a été tuée par l’interdiction d’exporter. Gaza est une cage où une puissance étrangère décide de tout, la quantité des denrées qui entrent ou n’entrent pas, les lieux où les gens pourront rester en vie et ceux où ils seront abattus, le moment où ses chars entreront arroser quelques kilomètres carrés de leurs engins explosifs et les moments où on pourra avoir l’impression de vivre. Je suis à Gaza depuis treize jours, mes notes quotidiennes sont faites de corps déchiquetés, de parents à bout de pleurs et du silence des comas. La mort à Gaza est comme la colonisation en Cisjordanie : quel que soit l’état des négociations de paix, la colonisation avance au même rythme en Cisjordanie, et quel que soit l’état de la résistance, l’armée israélienne tue quotidiennement à Gaza. Cette phrase n’est pas une envolée rhétorique mais un constat statistique.

Chaque fois que la population de Gaza tente de relever la tête, le nœud coulant se serre un peu davantage [2]. A titre d’exemple : les accords d’Oslo, marché de dupes s’il en fut, dessinent une zone accessible à la pêche pour les bateaux de Gaza d’une largeur de 20 miles nautiques (37 kilomètres). Pour punir les Gazaouis, après le déclenchement de la seconde Intifada, cette zone est ramenée arbitrairement, et du seul droit du plus fort, à 12 miles en 2000, puis à 6 miles en 2003. Depuis 2006, elle a est restreinte à 3 miles, limite imposée par des navires de guerre omniprésents. De ce minuscule espace de pêche, les bateaux ne peuvent ramener qu’une misère et l’ensemble de l’activité est sinistrée [3]. Si on oublie cet aspect du constat, le mépris, la brutalité, le traitement de cette population comme étant privée de tous droits, ne survivant que selon le bon plaisir de son vainqueur, on ne peut rien comprendre à l’existence d’une résistance.

C’est la même logique qui préside aux bombardements d’aujourd’hui : se venger sur la population civile des actions de résistance. Ceci a un nom : punition collective. Et appartient, en droit international, à la catégorie crime de guerre.

Nous savons bien tous, ou croyons savoir, que résister est non seulement un droit, mais un devoir. Ici la résistance est petite et morcelée, décimée par les assassinats dits « ciblés », confrontée à une terrible machine de guerre, mais elle existe. Et comme toute résistance, c’est à elle qu’on impute les malheurs de la population. Relisez le texte de l’Affiche rouge et ce que les nazis avaient écrit sur cette affiche placardée dans tout Paris : « Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ! ». Ceux dont nous nous rappelons avec affection et respect les actions, les résistants sur le sol français, étaient désignés alors comme terroristes, responsables de la « malheureuse » nécessité, pour l’armée d’occupation allemande, de procéder en représailles à des prises d’otages et à des exécutions sommaires.

17:00

Ce qui a commencé hier, ce qui se poursuit aujourd’hui, c’est le bombardement de la population civile. Ce qu’écrit Le Monde dans son édition du jour, et accessible sur la Toile — « Israël menait jeudi 15 novembre un deuxième jour d’offensive contre les groupes armés dans la bande de Gaza. Une frappe aérienne a provoqué la mort de trois militants palestiniens, a-t-on appris de sources médicales »  [4] —, est de la pure désinformation. Le responsable de l’hôpital Shifa, le docteur Medhat Abbas, a compté pour nous, en milieu de journée, 90 frappes, visant les lieux les plus variés : maisons, routes, terrain vagues, fermes. On déplore 13 morts (pour une moitié des combattants, pour l’autre des civils, dont le plus jeune avait 11 mois et le plus âgé 65 ans) et 147 blessés — dont une partie ne survivra pas. Ce genre de bilan signe une stratégie : terroriser la population.

Peu ou prou, la résistance riposte. Avec plus de force que lors de l’opération « Plomb durci ». Une coordination de l’ensemble des mouvements semble se mettre en place. La population en soutient le but. Dans les pleurs et des cris de rage, même au chevet des enfants mourants, c’est incontestablement le refus de plier qui se fait entendre.

Plutôt que de s’aventurer dans de savantes discussions sur les appartenance partisanes de tel ou tel groupe de résistants, les analystes politique devront compter avec la population de Gaza.

Claude Sarah Katz est démographe, retraitée du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), spécialiste en analyse de données à l’université Al Azhar de Gaza. Elle est actuellement envoyée spéciale du mensuel CQFD à Gaza.

Notes

[1] « UN Security Council meets, takes no action on Israel strikes », Ma’an News Agency, 16 novembre 2012.

[2] Lire le témoignage de Noam Chomsky, qui s’est rendu sur place du 25 au 30 octobre, « Impressions de Gaza », Palestine Solidarité, 10 novembre 2012.

[3] Lire Joan Deas, « A Gaza, la mer rétrécit », Le Monde diplomatique, août 2012.

[4] « Israël tue le chef militaire du Hamas et annonce une opération armée à Gaza », Le Monde, 15 novembre 2012.

39 commentaires sur « Vivre sous les bombes à Gaza »

  • permalien Orangerouge :
    16 novembre 2012 @20h18   »

    Message à Madame Ashton, la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

    Dear Madame Ashton,

    Ce que les Israéliens font subir à la population de Gaza est épouvantable, il n’y a pas de mots pour dire le choc que cette attaque israélienne représente.

    Plusieurs enfants ont été tués par les bombardements israéliens. Un bébé a été brûlé vif. De très nombreux morts et blessés sont à déplorer alors que l’attaque israélienne se poursuit.

    Il n’y a pas plus horrible qu’un état surarmé attaquant une population assiégée depuis déjà tant d’années, et affaiblie.

    On dirait que l’état d’Israël tient à attirer sur les états occidentaux, la haine justifiée de tous les pays pauvres.

    Votre absence de condamnation claire de l’attaque d’Israël sur Gaza vous rend, ainsi que l’Union Européenne, complices des crimes de guerre israéliens.

    Je ne peut pas vivre dans une "Union européenne" dont la politique méprise entièrement les Droits de l’Homme les plus élémentaires.

    Comment pourrions nous élever des enfants, leur enseigner le respect humain, et leur faire aimer nos pays et notre Union, si les plus hauts responsables cautionnent des crimes de guerre sous prétexte qu’ils sont le fait d’un pays riche, surarmé, dont les lobbys sont hyper actifs et financièrement très bien pourvus ?

    Ni vous-même, Madame, ni les dirigeants des pays de l’Union Européenne n’ont le droit de décider d’accorder des avantages commerciaux à un état qui viole autant le Droit International. Vous violez les règles même de l’Union Européenne.

    Vous avez l’obligation morale si vous voulez nous représentez, nous les citoyens européens, de vous prononcer enfin clairement :

    ₋ Contre l’épuration ethnique sans fin menée par Israël qui refuse de définir ses frontières.

    ₋ Contre le siège de Gaza depuis plusieurs années.

    ₋ Contre le bombardement actuel de la population de Gaza.

    Prévoir des rétorsions si ces crimes se prolongent, est absolument indispensable.

    Bref rappel historique :

    - Historiquement la montée du Hamas doit beaucoup à Israël : Israël, pour éviter d’avoir à négocier avec les Palestiniens représentés à l’époque par l’OLP, a aidé au développement du Hamas afin de faire concurrence à l’OLP et afin de la gêner. Quand les populations palestiniennes ont constaté que les organisations modérées échouaient à obtenir qu’Israël négocie, et échouaient à faire cesser l’épuration ethnique, elles n’avaient que peu d’alternatives : la voie était ouverte pour que des organisations plus dures gagnent en popularité.

    - Israël est coutumier du bombardement de zones civiles : banlieue de Beyrouth en 2006, Gaza en fin 2008-début 2009, et de nouveau ces jours-ci.

  • permalien Orangerouge :
    16 novembre 2012 @20h24   « »

    Fin du Message à Madame Ashton :

    - L’armée israélienne a occupé le sud du Liban pendant 22 ans de 1978 à 2000, pratiquant la torture à grande échelle. Le massacre de Sabra et Chatila (du nom de deux camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth-Ouest) a été perpétué en 1982 en partenariat entre l’armée israélienne et les milices chrétiennes libanaises (qui toutes chrétiennes qu’elles soient ont commis de multiples massacres).

    - Israël a de nouveau attaqué le Liban en 2006. Laissant des mines anti-personnelles sur de vastes portions du territoire libanais et refusant, longtemps après la fin de la guerre, d’en donner la carte. De nombreux paysans et enfants y laisseront leur vie.

    - Israël n’a jamais signé le Traité contre la prolifération nucléaire.
    Jamais l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) ne se préoccupe du danger que représente cet état surarmé pour ses voisins.

    J’étais totalement acquise à la construction européenne que je défendais avec enthousiasme. Je vois maintenant que ces institutions accueillent avec un grand enthousiasme les lobbyistes d’Israël et ses affairistes. "Mon" Union européenne a été achetée par un état étranger raciste, expansionniste et belliqueux, appelé Israël.

    Veuillez, Madame accepter l’expression de tout mon soutien et de ma confiance en votre intégrité et en votre courage pour faire gagner les Droits Humains les plus élémentaires face à cet état terroriste qu’est Israël.
    .
    .

    En fait, ne trouvant pas l’adresse mail de Madame Ashton, j’ai envoyé mon message sur l’adresse du "Chief Spokesperson" :

    http://eeas.europa.eu/ashton/spokes...

  • permalien Orangerouge :
    16 novembre 2012 @20h25   « »

    Merci d’éditer la suite du post, le lien est utile

  • permalien K. :
    16 novembre 2012 @20h59   « »

    Vraiment merci pour ce texte.

    Ne manque que l’odieuse complicité du misérable "monde arabe."

  • permalien K. :
    16 novembre 2012 @21h02   « »

    Les cadrages des MSM.

  • permalien l’oeil de caïn :
    16 novembre 2012 @21h15   « »

    Cet article de qualité semble néanmoins tout droit sorti d’un quotidien du monde des merveilles d’alice.

    Les responsables de l’état dans lequel se trouve le camp de concentration de Gaza seront seront sans doute invités par la communauté internationlae à plus de modération dans la répression ; invitation qu’ils déclineront sans aucun doute.
    sous peine d’êtres traités de "méchants ".

  • permalien K. :
    16 novembre 2012 @21h31   « »

    @ l’oeil de caïn,

    L’auteure vit actuellement à Gaza...

  • permalien Sakhra :
    16 novembre 2012 @21h37   « »

    Solidarité avec GAZA / ATTENTION CHANGEMENT DU LIEU DE RASSEMBLEMENT A PARIS Samedi 17 novembre à 15h
    place de l’OPERA : Arrêt des bombardements sur Gaza

  • permalien jonsnow :
    16 novembre 2012 @21h58   « »

    Merci pour l’information que vous apportez. C’est insupportable d’entendre les radios commenter ces evenements atroces comme s’ils s’agissaient de rencontres sportives. Toutes ces redactions qui se contentent d’observer rien que pour la beauté du métier de journaliste, ça devient de plus en plus intenable. Merci d’etre de ceux qui osent encore prendre le parti des opprimés. De voir que derriere les chiffres il y a des hommes qui meritent autre chose que l’indifference des depeches afp.

  • permalien Shanaa :
    16 novembre 2012 @22h25   « »

    Merci à l’auteur de cet article souligner certains aspects du "deux poids deux mesures" qui caractérisent le droit international et les médias !
    Le traitement médiatique et politique en France s’apparente à du parti pris pour un camp au détriment de l’information objective qui est signe de bonne santé de la démocratie ! Au delà du drame de Gaza, cela devrait alerter les citoyens soucieux de ce qui se commet en leur nom !

  • permalien lacroix anissa :
    17 novembre 2012 @00h09   « »

    Pouquoi ce sont les Palestiniens qui doivent subir "le châtiment" d’Israel, pr la bonne conscience internationale ?

    anissa lacroix

  • permalien olivier behar :
    17 novembre 2012 @09h58   « »
    la PAIX TOUT DE SUITE&MAINTENANT.

    Nous voulons un arret total des hostilités et une paix durable avec une force innternationale qui stationerait de maniere permanente composée non seulement d’americains..englais..francais OU AUTRES NATIONS IMPLIQUEES DANS LE PROCESSUS DE PAIX DURABLE..mais aussi ..des pays MUSULMANS dans le groupe international.
    Et ..assortit d’un developement humain et economique qui puisse donner un sens nouveau à toute action.
    merci. Olivier Behar.

  • permalien aladinesane :
    17 novembre 2012 @10h10   « »

    Il n’ y a rien à attendre de Me Ashelton ni de quelque gvt occidental que ce soit ; les lobbys qui n’existent pas veillent au grain, et en France bien plus qu’ailleurs.
    Le salut viendra des sociétés civiles.
    Merci pour votre courage et votre constance dans la dénonciation de cette situation insupportable

  • permalien Belmans :
    17 novembre 2012 @13h37   « »

    Oui, pourquoi les Palestiniens doivent t’- ils payer pour la bonne conscience, surtout des Occidentaux, qui veulent de cette manière oublier leurs propres responsabilités dans le génocide des juif.

    Tous cela par ce que Israël ne veut pas qu’on reconnaisse les Palestiniens au niveau des nations unies.
    Quel comédie ces campagnes international de paix qui n’ont jamais eu lieu et entre temps Israël exécute son vieux rêve de s’accaparer de l’ensemble du territoire ou le Palestiniens peuvent vivre comme des rats. Pour ce ravitailler ils sont obliger de creuser des tunnels.

    Nous avons l’habitude, chaque fois que Israël est devant le point qu’enfin elle doit entreprendre quelque chose elle invente l’escalade.
    Comment on peut prétendre de vouloir faire la paix avec une population qu’on ne veut pas reconnaitre.

    Reconnaitre le peuple Palestinien est le premier pas pour la Paix.
    Abbas n’a jamais rien obtenu même en faisant tous ce que Israël
    lui demande.

    Ceci est une honte pur l’humanité et ce cries de valeurs
    et de cet façon nous offrons aucun service à la population Israëliene. Nous sommes de traitres.

    Ce que les Palestinien doivent subir chaque seconde de leurs vie
    tous les jours est pire que ce scandale de réprésailes hors tous proportion. C’est une irésponsabilté absolut pour laquelle elle n’est même pas inquieté, depuis 60 ans.

  • permalien grimm :
    17 novembre 2012 @14h52   « »

    que le hamas cesse de tirer des roquettes sur Israel et les bombardements sur Gaza s’arreteront immédiatement

  • permalien Sarah :
    17 novembre 2012 @15h05   « »

    @ grimm :

    Ben voyons !

    Je rappelle que c’est Israel qui a rompu la trêve en bombardant Gaza le 08 novembre et en tuant un enfant palestinien.

    Comme en 2008,à chaque fois c’est Israel qui commence les hostilités,et ceci à des périodes précises(approche des élections israeliennes,vacance du pouvoir aux USA,etc).

    Tout cela est planifié à chaque fois,et n’a rien de spontané,ni rien à voir avec la légitime défense.

  • permalien Shanaa :
    17 novembre 2012 @15h39   « »

    Grimm : "que le hamas cesse de tirer des roquettes sur Israel et les bombardements sur Gaza s’arreteront immédiatement"

    Dans cette affaiire, il y a un occupant et un occupé. L’occupant fait face à des occupés qui veulent une solution à long terme, et non une pluie infinie d’horreurs qui ponctuent leur quotidien !
    A Gaza, il a des êtres qui souffrent des suites d’un embargo et des séquelles laissées en 2008 lors des horreurs du dit "plomb durci".

  • permalien Jeanne :
    17 novembre 2012 @15h55   « »

    @ Grimm

    La violence d’Israël va beaucoup plus loin que des bombardements...
    La vie des Gazaouis est contrôlée au quart de tour par le gouvernement Israéliens...
    Les bombardements est juste une étape de plus à la violence quotidienne qu’ils vivent sans même pouvoir s’y soustraire.

  • permalien aladinesane :
    17 novembre 2012 @16h46   « »

    Grimm ou comment grimer la réalité
    Lorsque l’on parle de Peuple palestinien, les hasbaristes de service tels que grimm répondent invariablement hamas. Le procédé est bien huilé, on le constate sur tous les forums qui traitent du sujet : en toutes circonstances, imputer et réduire la situation à un homme, un groupe, une organisation, empêchant ainsi (du moins l’espèrent-ils) toute mise en perspective historique et factuelle.

    Vous pouvez continuer d’essayer de tordre la réalité dans tous les sens, la mayonnaise ne prend plus. Les horreurs auxquelles nous assistons aujourd’hui ne sont finalement qu’un chapitre sanglant de plus de l’histoire de cette colonisation interminable.

    Il y a maintenant assez de recul pour l’affirmer, ce n’est à rien moins qu’une épuration ethnique à petit feu à laquelle nous assistons.

    Je ne sais plus qui a dit qu’il y avait sans doute plus de sang hébreu dans le petit doigt d’un enfant palestinien que dans celui de toute une famille de colons.
    Ce serait vraiment à hurler de rire si ce n’était pas aussi dramatique pour ces pauvres Palestiniens.

  • permalien Shanaa :
    17 novembre 2012 @21h48   « »

    Pour aller dans le sens du message de "Orange rouge", au parlement européen,Daniel Cohn Bendit avait interpelé, avec véhémence, madame Ashton :

    “Votre position est trop faible, Madame Ashton ! Vous n’avez pas dit comment obliger Israël à négocier. Dites aux Israéliens : ou ils arrêtent tout de suite la colonisation, ou l’Union européenne soutient tout de suite l’adhésion des Palestiniens à l’ONU".

    Sans succés, visiblement !

  • permalien x. :
    17 novembre 2012 @22h04   « »

    A lire l’éditorial de Gershon Baskin [1] (voir aussi un résumé sur rue89 [2]). On peut en conclure que les dirigeants Israeliens ont fait délibérement le choix de la guerre, là où ils disent n’avoir pas le choix.

    Que l’on se rappelle les mots d’Howard Zinn sur la guerre (addictive) et ses victimes : pour toutes les guerres (et plus encore à Gaza) les victimes sont désormais en majorité des civils.... et en premier lieu les enfants.

    [1] http://www.nytimes.com/2012/11/17/o...
    [2] http://www.rue89.com/2012/11/17/lel...

  • permalien Motrani :
    17 novembre 2012 @22h22   « »

    Dommage,de la moralite des occidentaux
    (gouvernements)et de leur maniere d’appliquer le droit de "l’humanisme" aux pauvres de Gaza par leur enfant qu’est "Israel"

  • permalien K. :
    18 novembre 2012 @01h29   « »

    http://www.ustream.tv/channel/opera...

    Vivre sous les bombes...

  • permalien Vitigis :
    18 novembre 2012 @12h53   « »
    Vivre sous les bombes à Damas

    142 morts samedi, dit l’autre-autre information. Mais apparemment, la poste syrienne ne fonctionne plus bien. Pas question d’une "Lettre de Damas".

  • permalien une fille Gazaoui :
    18 novembre 2012 @15h02   « »

    je pense que ce image est plus expressive que aucun mots

    http://www.x08x.com//uploads/images...

  • permalien esel :
    18 novembre 2012 @15h57   « »

    Le terrorisme est la guerre de l’autre.Il en a été fait l’expérience en France sous l’occupation nazi. Les Juifs de Palestine l’ont vécu sous le mandat Britannique où ils se sont biens servis des méthodes terroristes frappant souvent à l’aveugle, etc .
    Gaza est un scandale et d’ailleurs toute la question palestinienne est le révélateur de la lâcheté des dirigeants en particulier occidentaux. Les dirigeants allemands face au passé nazi sont incapables d’avoir une position nuancée et soutiennent systématiquement les dirigeants israéliens.Dans un tel désordre l’Europe s’est décrédibilisée et s’est mise hors-jeu pour toute médiation. Ce n’est pas cette Europe de guignoles que nous attendions.

  • permalien Gazalibre :
    18 novembre 2012 @16h14   « »

    Merci à Sarah mais Mme ACHTON ne risque pas d’être objective quand il s’agit d’Israel, peu importe que la population de Gaza vive sous les bombes et aucun pays occidental ne prendra la défense du peuple palestinien tellement le souvenir du nazisme est vivace dans l’esprit des gouvernements occidentaux la honte est bue jusqu’à la lie. quand t-à Grimm demander aux roquettes du Hamas de s’arrêter pour que les bombardements de Netayniau s’arrête c’est se foute de nous de croire que les roquettes font peur puisque la plus part du temps elles en mer la preuve est 53 morts dont le quart sont des enfants du coté palestiniens depuis le début des hostilités et 3 morts du coté israeliens. tout le monde s’inquiète pour les morts de syrie et son prêt à reconnaitre (et d’armer) les rebelles au point de donner une ambassade en France mais quand il s’agit de Gaza les gouvernements occidentaux sont peureux et amnésique.

  • permalien camille :
    18 novembre 2012 @16h20   « »

    quelque soient les raisons des deux cotes , les deux peuples restent responsables au niveau de chaque individu et citoyen de la folie de leurs groupuscules armés et sont redevables et subissent les consequances de toute initiative qu’ ils ne mettent pas en route eux mêmes au plus petite echelon pour tenter de mettre fin à cette folie collective

    ainsi si le simple et brave paysan allemand etait lui aussi responsable à son niveau de la folie de hithler

    celui qui ne veut ou ne peut dire mot consent

  • permalien Sarah :
    18 novembre 2012 @16h42   « »

    @ camille :

    Ben voyons !

    Les deux peuples sont responsables dites_vous ?

    Si on suit votre logique,il faut mettre aussi sur le même pied d’égalité et de responsabilité les nazis et leurs victimes(juifs,tziganes,handicapés,etc).

    Les habitants du ghetto de Gaza sont dans la même situation que les juifs du ghetto de Varsovie,ils n’ont que se défendre,avec des moyens dérisoires,face à l’agression de la sixième armée du monde.

  • permalien rosrow :
    19 novembre 2012 @11h56   « »

    Que chacun dans son quotidien commence déjà par agir autant que faire ce peut . BOYCOTT des produits , des personnes ,des entreprises qui soutiennent le protagoniste qui vous semble le plus odieux celui qui est le moins excusable.
    Il est vrai que pour pouvoir boycotter les produits venant de Gaza , il faudrait encore qu’Israël les autorise à en exporter ou à en produire ...

  • permalien HN :
    19 novembre 2012 @13h35   « »

    @grimm

    que le hamas cesse de tirer des roquettes sur Israel et les bombardements sur Gaza s’arreteront immédiatement

    "Qu’une partie des gazaouis cesse ses activités ou je flingue le reste de la population."
    Vous avez une rhétorique de preneur d’otage, vous le savez ça ?

  • permalien HN :
    19 novembre 2012 @13h37   « »

    celui qui ne veut ou ne peut dire mot consent

    Les muets sont coupables par définition alors ??

  • permalien HN :
    19 novembre 2012 @13h39   « »

    Vitigis, si on avait pollué tout l’air de l’atmosphère terrestre, vous nous diriez que sur mars c’est pire parce qu’il n’y a pas d’air ??

  • permalien Tamtam :
    19 novembre 2012 @19h29   « »

    Très bien. Tout le monde, semble-t-il, est d’accord sur la réponse disproportionnée d’Israel, ainsi que sur l’impunité dont jouit l’état hébreu. Malheureusement, ce conflit vient rappeler combien les palestiniens ont perdu en sympathie de par le monde. Car dans le monde post-11 septembre où tout ce qui peut être assimilé directement ou indirectement au terrorisme Islamiste inspire d’abord la peur avant d’inspirer de la sympathie, il faudrait que des mouvements comme le Hamas comprenne que leur stratégie militaire ne sert nullement les intérêts de la population qu’ils sont censés représenter et gouverner. D’aucuns pensent que la sympathie est une considération secondaire et qu’il suffit de se référer au droit et à la légalité. Mais c’est bien la sympathie, relayée par les médias et les opinions publiques, qui huile les rouages du droit international, de la légalité, et de l’action d’organismes internationaux tels que les Nations Unies. Il est aujourd’hui urgent pour les palestiniens, non pas de camper sur leur bon droit, mais de reconquérir toute la sympathie dont ils jouissaient il y a seulement quelques décénnies. C’est bien cela qui peut enrayer l’écrasante puissance militaire d’Israél.

  • permalien chome :
    19 novembre 2012 @21h11   « »
    Détail

    Un détail pour un correcteur du diplo, le lien ver cqfd n’est pas à jour, ils ont changé d’adresse : http://www.cqfd-journal.org/

    Très bon article.

  • permalien Odessa :
    19 novembre 2012 @22h31   « »
    @gérard legendre

    La seule chose vraiment affligeante est votre incapacité à avoir un raisonnement factuel et sensé sur ce massacre de grande échelle auquel nous assistons aujourd’hui.

    Comment osez-vous dire

    Que Gaza rende les armes et vive en paix

    Votre aveuglement n’a d’égal que votre inhumanité, quand autant de faits et de témoignages nous prouvent qu’ici Israël est responsable d’un massacre.

    Pour citer un autre fil des blogs du diplo :

    Dans un entretien au quotidien Haaretz, en 1995, il disait : « Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire, d’un système de justice adéquat et de l’ordre public. Hitler aimait la bonne musique. Il pouvait peindre. Les nazis n’étaient pas une bande de voyous. » (lire Khalid Amayreh, « Likud Leader, Moshe Feiglin, Israel’s Emerging Hitler, to Join Parliament »

    Alors arrêtez votre caricature minable et demandez-vous où sont vraiment les fascistes dans cette histoire.

  • permalien L’équipe du Monde diplomatique :
    19 novembre 2012 @22h43   « »

    @chome

    C’est rectifié, merci de votre vigilance.

  • permalien Laye :
    20 novembre 2012 @15h42   « »

    Ce qu’ Israel est entrain de faire en Palestine et l’a fait depuis de longues années constitue sans nul doute pour tout homme digne de ce nom l’un des crimes les plus odieux jamais perpétré sur terre.
    Quel peuple ne ferait pas face à l’occupation, à la colonisation, à la dépossession, à la spoliation de ces biens, à la négation de son droit à l’existence tout simplement. Le cas de la Palestine met à nu le monde occidental avec ses soit disantes valeurs morilisantes des droits de l’homme, des libertés et de démocratie, il montre à quel point ce monde occidental est hypocrite et injuste.
    Vive le peuple de Palestine, vous avez le soutien de tous les hommes justes, il en existe encore. Battez vous comme le veut la foi, battez comme le veut la dignité humaine et dans tous les cas vous sortirez vainqueur contre la force aveugle et injuste d’Israel.

  • permalien hanged in Baghdad’s Tahrir Square :
    22 novembre 2012 @23h00   «

    "Ce qu’ Israel est entrain de faire en Palestine et l’a fait depuis de longues années constitue sans nul doute pour tout homme digne de ce nom l’un des crimes les plus odieux jamais perpétré sur terre."

    Si la campagne de Gaza n’est pas glorieuse, et il faut mettre au crédit de Nétanyahou et de Haniyeh (et oui ...) de ne pas avoir suivi la pente glissante de la confrontation terrestre ardemment voulue par Téhéran .... si cette campagne n’est pas glorieuse, donc, avec son cortège de souffrances et de morts (150 !) , peut être avez vous manqué ce qui passe en ce moment même en Syrie sur des Arabes Sunnites ....ou bien dans les années 50 les massacres et l’expulsion des Juifs dans les pays Arabes (en Irak, par exemple ...)

    Mais depuis l’invention de l’anti-judaïsme de gauche par Pierre Victor, qui le regretta amèrement par la suite sa connerie (....) la détestation d’Israël catalyse aujourd’hui en un même mouvement le nationalisme ethnique panarabe dans son coté le plus réactionnaire et raciste et la frange égarée des progressistes qui depuis l’effondrement de l’URSS cherche vainement un symbole universel de l’opprimé. Quel égarement !

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