Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Egypte, vers une dictature des Frères ?

Egypte, vers une dictature des Frères ?

lundi 26 novembre 2012, par Alain Gresh

Avant de commencer, je voudrais renouveler l’appel que je lançais sur ce blog « aux lecteurs de Nouvelles d’Orient ». Ce blog, comme l’essentiel des contenus accessibles librement sur ce site, doivent leur existence au fait que Le Monde diplomatique existe, qu’il vit grâce aux abonnements que paient ses lecteurs ou à leur achat en kiosques. C’est pourquoi je vous demande de vous associer à la campagne de dons, non parce que le journal serait en difficulté, mais parce que de l’ampleur de ses moyens dépend sa qualité comme son indépendance.

Revenons à l’Egypte où se sont déroulés, ces derniers jours, de violents affrontements. Plusieurs sièges des Frères musulmans ont été brûlés, les juges se rebellent, les journalistes menacent de se mettre en grève, les manifestations se poursuivent à travers le pays, un jeune membre des Frères a été tué, tandis qu’un manifestant a succombé à ses blessures au Caire. Dans Le Monde diplomatique de novembre, j’ai publié un article qui posait la question : « Egypte, de la dictature militaire à la dictature religieuse ? ». La réponse que j’apportais était plutôt négative, les perspectives d’une dictature des Frères musulmans m’apparaissaient peu crédibles.

La décision du président égyptien Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, d’étendre ses pouvoirs a relancé le débat. Qu’a décidé le raïs le 22 novembre ?

La déclaration constitutionnelle qu’il a approuvée comporte sept points, dont les plus importants sont :

  • juger à nouveau les responsables de l’ancien régime coupables d’avoir fait tuer des manifestants (dont l’ancien président Moubarak), et dont certains ont été acquittés ; accorder des compensations supplémentaires aux victimes des affrontements de 2011 ;
  • garantir l’immunité au Majliss al-Choura (la seconde chambre) et à l’assemblée constituante, qui ne pourront pas être dissoutes par l’autorité judiciaire ;
  • la possibilité de démettre le procureur général, ce que le président a fait dans les heures qui ont suivi ;
  • l’impossibilité de contester les décisions du président devant les autorités judiciaires ;
  • enfin, le président s’octroie tous les pouvoirs pour prendre des mesures qui protègent l’unité nationale, l’ordre public et la révolution (lire « The president’s new powers », Egypt Independent, 23 novembre).

Un élément intéressant est que la déclaration a suscité des critiques y compris dans les rangs des Frères, confirmant que l’organisation n’est plus aussi monolithique qu’autrefois (« Brotherhood’s Shura Council chairman criticises Morsi déclaration », Ahramonline, 25 novembre).

Quelques rappels sont nécessaires. Les autorités judiciaires avaient dissous le Parlement (où les Frères dominaient largement avec les partis salafistes) en juin 2012 et plusieurs recours étaient en cours d’examen pour dissoudre aussi bien le Majliss Al-Choura que l’Assemblée constituante (les deux instances sont dominées par les islamistes). La Constitution est en cours de rédaction et devait achever ses travaux ce mois-ci, mais le président lui a donné deux mois supplémentaires pour ce faire ; entretemps, le raïs dispose de tous les pouvoirs législatifs. En octobre, le président Morsi avait tenté de se débarrasser de l’ancien procureur général, un homme totalement lié à l’ancien régime, mais avait dû faire marche arrière.

Enfin, il faut souligner qu’en août 2012, Morsi avait réussi à écarter le Conseil suprême des forces armées.

Avec ces nouvelles décisions, le président concentre dans ses mains, au moins en théorie, les trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire — l’opposant Mohammed Al-Baradei a même affirmé que Morsi était devenu un nouveau pharaon. Les mesures ont soulevé une levée de boucliers, à la fois parmi les forces de l’opposition et parmi les juges, dont certains ont entamé une grève.

Ces derniers restent cependant divisés, certains appuyant le président.

Plusieurs responsables politiques, dont Hamdin Sabbahi (nassérien, arrivé en troisième position à l’élection présidentielle), Mohammed Al-Baradeï, l’ancien secrétaire général de l’AIEA, Amr Moussa, l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe, ont formé un front de salut national (Lire « Sabbahi, ElBaradei launch National Front to fight Morsi’s decrees », Ahramonline, 24 novembre). En revanche, Abdelmonem Aboul Foutouh, arrivé en quatrième position à l’élection présidentielle, a condamné les décisions de Morsi, mais refuse de s’allier à des membres de l’ancien régime comme Amr Moussa (lire « Strong Egypt Party rejects protests, urges dialogue, », Ahramonline, 26 novembre).

Ces décisions sont survenues, alors que des affrontements se déroulaient rue Mohamed Mahmoud, les manifestants protestant contre le fait que des dizaines de personnes avaient été tuées au même endroit l’an dernier et que les coupables n’avaient toujours pas été punis.

Sur le site Jadaliyya, Hesham Sallam, dans son article (« Morsy and the "Nationalization" of the Revolution : Some Initial Reflections » du 22 novembre, remarque :

« Le président a utilisé la colère exprimée par les manifestants de Mahmoud Mohamed face à l’impunité de ceux qui ont blessé des militants révolutionnaires, depuis la chute de Hosni Moubarak, comme une justification implicite de sa décision de remplacer le procureur général. Alors que, si le fait de ne pas traduire en justice les responsables de la sécurité actuels et les anciens responsables soupçonnés d’actes répréhensibles pendant et depuis le soulèvement de janvier-février 2001 peut être en partie imputé à l’incompétence des procureurs, le principal obstacle à ce processus est l’absence de toute réforme significative des organes de la sécurité militaire et civile — une situation que Morsi n’a pas réussi à faire bouger. »

(...)

« Il convient également de mentionner le plus important, ce qui n’était pas abordé dans la déclaration. À la lumière de la brutalité policière contre les manifestants, de la colère répandue après le crash d’Assiout qui a entraîné la mort de dizaines d’enfants innocents (un accident dû, une fois de plus, à la vétusté des lignes de chemin de fer), et les retraits massifs de non-islamistes de l’Assemblée constituante en raison de désaccords sérieux sur le projet de constitution, on s’attendait à ce que le président annonce quelque chose de tout à fait différent. On attendait le remplacement du cabinet de Hesham Kandil, un plan de réforme du ministère de l’intérieur et des institutions de police, la dissolution de l’Assemblée constituante et la formation d’un organe plus crédible et représentatif pour sa rédaction. (...) Morsi a clairement pris parti : il n’est pas du côté de la révolution. »

Il est clair que les Frères musulmans ne sont pas une force révolutionnaire. Pourtant, est-ce vraiment la question ? Les Frères ont toujours été une force conservatrice, mais ils se sont battus pour la fin du régime de Moubarak. Et la création d’un ordre institutionnel stable, avec un gouvernement représentatif, l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, pourra difficilement être atteinte sans leur participation. Bien qu’élu, le président n’a pas prise sur ce qui reste de l’ancien régime.

D’autre part, toutes les décisions prises par le président ne sont pas négatives : ainsi de la décision de rejuger les responsables de l’ancien régime ; le président a nommé un homme favorable à l’indépendance de la magistrature au poste de procureur général ; enfin, il a donné deux mois supplémentaires à l’Assemblée constituante alors qu’il aurait pu se servir de la majorité pour imposer une nouvelle constitution.

Une nouvelle fois, la question posée aux forces révolutionnaires – qui ont obtenu plus de 40 % des voix à l’élection présidentielle – est celle-ci : avec qui s’allier ? Faut-il un front avec les responsables de l’ancien régime ?

Sur son excellent blog, The Arabist, Issandre el Amrani fait part de quelques réflexions rapides (lire « Questions about the crisis over Morsi’s decree », 23 novembre) sur la crise actuelle.

Il pense que le président pourrait peut-être revenir sur certaines de ses décisions, mais que l’opposition devrait être prête à formuler des demandes réalistes et à ne pas réclamer la chute du président. Car, comme l’explique un éditorialiste du site Egypt Independent, Tamer Wagih, (« Revolutionaries must resist Morsy, but also the feloul », 25 novembre), le danger ne vient pas seulement de Morsi mais aussi de l’ancien régime.

« Le vrai problème est la structure de l’opposition à Morsi. En raison de l’absence d’un grand bloc révolutionnaire cohérent, l’opposition est composée d’un méli-mélo de pouvoirs qui appartiennent au régime corrompu de Moubarak et d’autres forces centristes-libérales-réformistes-populistes — qui peuvent être désignées sous le nom de “pouvoirs civils”, quel que soit la signification exacte de ce terme.

Malheureusement, comme ces pouvoirs civils ne sont pas révolutionnaires et ont un caractère clairement centriste, ils ont tendance à se réconcilier, et même à s’allier avec les partisans de l’ancien régime dans leur lutte contre Morsi, croyant qu’il est leur grand rival.

À mon avis, cette tendance aura des répercussions catastrophiques pour l’avenir de la révolution. Elle permettra de réintroduire les feloul (partisans de l’ancien régime) comme acteurs acceptables dans le domaine politique et donnera la possibilité au régime de Moubarak de revenir, peut-être sous une forme encore pire. »

L’Egypte vit une période transitoire trop longue et trop instable. Le pays n’a toujours pas de parlement élu. Les problèmes du Sinaï s’aggravent. La police attend d’être réformée, l’indépendance des juges consolidée. Les difficultés économiques et sociales de la population sont immenses. Pour la seule journée du 25 novembre, la Bourse a perdu l’équivalent de 5 milliards de dollars (à peu près le montant du prêt consenti par le FMI). Seule une solution de compromis peut permettre d’achever la transition politique, d’éviter un retour de l’ancien régime et d’engager les vrais combats autour des questions sociales.

Où va Israël ?

En partenariat avec le blog Nouvelles d’Orient, l’iReMMO vous convie à son université populaireà Paris, consacrée à la Méditerranée et au Moyen-Orient le samedi 1er décembre.

Séance 1 (10h30-12h30)

Où en est la société israélienne ?, avec Dominique Vidal, journaliste, collaborateur au Monde diplomatique, co-auteur de Un autre Israël est possible (Editions de l’Atelier, 2012)

Séance 2 (14h-16h)

Qui sont les militants anti-colonialistes israéliens ?, avec Karine Lamarche, sociologue et auteure d’une thèse sur les militants israéliens contre l’occupation soutenue en 2011. Auteure de En attendant la chute du mur. Agir et protester en Israël aujourd’hui (éditions Ginkgo, 2011)

Séance 3 (16h-18h)

Qui sont les « groupes d’intérêt » pro-israéliens ?, avec Marc Hecker, chercheur à l’Institut Français des Relations Internationales (Ifri) et auteur d’Intifada française ? (Ellipses, 2012) et Samuel Ghiles-Meilhac, enseignant à Sciences-Po Paris et à l’IEP de Lille, il est l’auteur de Le Crif, de la Résistance juive à la tentation du lobby de 1943 à nos jours (Robert Laffont, 2011).

iReMMO - Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée et Moyen Orient - 5/7, rue Basse des Carmes 75005 Paris 01 43 29 05 65 / infos[@]iremmo.org Métro : Maubert Mutualité / Bus : 63, 86, 8

335 commentaires sur « Egypte, vers une dictature des Frères ? »

0 | 100 | 200 | 300

  • permalien Maria :
    26 novembre 2012 @18h57   »

    L’avis du spécialiste est attendu avec impatience, http://vanessa-schlouma.blogspot.fr...

  • permalien Sarah :
    26 novembre 2012 @19h09   « »

    Merci Alain Gresh pour vos articles toujours pertinents et à mille lieux de la propagande médiatique en ce qui concerne l’Egypte et plus largement l’ensemble du moyen-orient.

    Je ne peux qu’adhérer à votre conclusion,ô combien de bon sens et pertinente.

    Seule une solution de compromis peut permettre d’achever la transition politique, d’éviter un retour de l’ancien régime et d’engager les vrais combats autour des questions sociales.

    C’est triste de voir des "jeunes libéraux" manifester aux côtés de juges corrompus et clairement favorables au retour de l’ordre ancien.

  • permalien Yvan :
    26 novembre 2012 @19h30   « »

    Pour l’instant, force reste à la loi...

    Egypte : le bras de fer politique porté devant les tribunaux - Egypte - RFI
    La plainte contre le décret présidentiel fait partie de la guerre que se livrent Frères musulmans et anti-Frères musulmans devant la justice. Ces derniers considèrent que le président n’avait pas le droit administratif d’adopter un tel décret qui est donc nul et non avenu. Selon les experts juridiques, le jugement de la cour administrative ne devrait pas intervenir avant au moins un mois.

    De leur coté, des avocats Frères musulmans ont poursuivi de nombreuses personnalités de l’opposition devant la justice. Le président du Club des magistrat Ahmad el-Zend a été accusé d’enrayer le déroulement de la justice pour avoir appelé à la grève des magistrats. Une grève qui paralyse une bonne partie des tribunaux. Il y a aussi des figures de proue de laïcs, comme le libéral Mohamad el-Baradei et le socialiste Hamdin Sabbahi, qui ont été accusés de vouloir renverser le régime. Un crime qui, selon le procureur général nouvellement nommé par le président Morsi, est passible de la peine de mort.



    ... pour l’instant...
  • permalien Damnatio memoriae :
    26 novembre 2012 @21h05   « »
    Curieux raisonnement…

    Les Frères musulmans sont bien une force politique non révolutionnaire, et même franchement conservatrice.

    Pourquoi ne pas dire le mot ? réactionnaire.

    Franchement hostiles aux droits des femmes, libéraux en matière socio-économique (mais pas en matière sociétale), favorables au capitalisme sauvage et hostiles aux droits des travailleurs (avec un peu de charité pour les pauvres, pour apporter un peu de baume sur la société de classe). Par ailleurs, ils sont dans la continuité bien assumée de l’alliance américaine, et tout ce que cela implique. Ils ont été portés au pouvoir par l’élan de la révolution démocratique et récupèrent les profits politiques et institutionnels de ce qui n’a pas été leur œuvre.

    S’il est probable (autant que je sache) qu’ils acceptent le cadre démocratique général, pourquoi les révolutionnaires et les classes populaires égyptiennes devraient faire confiance à une telle force politique ? C’est le meilleur moyen de se faire berner. La menace de la contre-révolution ne change rien à mon avis à l’affaire.

    C’est comme dire que la gauche radicale et les travailleurs français devraient soutenir le PS par crainte d’un (probable) retour de la droite, version encore plus réac, aux prochaines présidentielles.

    On n’avance pas en faisant alliance avec une force réactionnaire. Le meilleur est tout de même à mon sens de garder une indépendance politique, sur des critères progressistes, les droits des exploités et opprimés.

  • permalien Sarah :
    26 novembre 2012 @21h16   « »

    @ Damnatio memoriae :

    On ne peut pas se faire passer pour un "progressiste",ce que vous tentez de faire ici,et en même temps être sioniste.

    Ce sont deux choses incompatibles.

    J’ai vu votre minable travail de trollage sur ce blog au moment des bombardements sur Gaza.

    On dirait que le sort des femmes palestiniennes bombardées au phosphore blanc ne vous intéresse pas beaucoup,vous le progressiste féministe.

    Si aujourd’hui être progressiste:c’est être sioniste,faire de la propagande pour le choc des civilisations des néo-conservateurs américains,transformer le féminisme en idéologie néo-coloniale de conquête du monde musulman,stigmatiser les prolétaires de banlieue,alors oui ça ne donne pas très envie d’être progressiste.

  • permalien a1051000 :
    26 novembre 2012 @21h43   « »

    Ce blog est de plus en plus risible. Diriez vous la même chose de n’importe quelle force politique défendant les mêmes idées ailleurs sur le globe ?

    Ces gens sont les ennemis de la gauche et du peuple. Point barre. Les frères musulmans, c’est l’horreur. Pas de compromission possible. Ils n’ont aucune excuse pour leurs idées répugnantes et rétrogrades.

    La gauche ne doit pas céder aux sirènes de ces réactionnaires qui prennent les plus beaux habits de la révolution sans jamais réellement l’embrasser.

  • permalien BM :
    26 novembre 2012 @22h27   « »

    La véritable bombe à retardement de l’Egypte, ce sont les paysans qui forment la majorité de la population et dont les conditions de vie aussi bien matérielles que morales n’ont quasiment pas changé depuis l’aube des temps pharaoniques. Il est étrange de ne s’intéresser qu’à ce qui se passe dans les villes, alors que les "fellahs" égyptiens sont tout autant écrasés par la malaria, le fisc, et la brutalité des autorités policières qu’à l’époque de Chéops ou de Ramsès II !

    Le résultat, c’est que cette masse de paysans opprimés s’est massivement prononcée pour les Salafistes (et donc contre les Frères Musulmans qui recrutent essentiellement chez les petits bourgeois citadins). La question est donc de savoir quand les Salafistes prendront le pouvoir, et alors les Frères Musulmans passeront pour d’aimables plaisantins gauchisants. Même les régimes saoudiens ou iraniens paraîtront "modérés" au regard de ce que les Salafistes imposeront en Egypte quand ils y prendront le pouvoir - inéluctablement.

  • permalien Tristan :
    26 novembre 2012 @23h20   « »

    Que cela plaise à X ou non, je ne peux pas m’empêcher de comparer avec ce qui se passe en Amérique du Sud.

    Nous avons vu, au Honduras et au Paraguay, des présidents centristes (voir sérieusement conservateur), renversé par des pouvoirs judiciaires, pour avoir cherché une politique de compromis avec des forces populaires limite révolutionnaire.

    Et quand des présidents cherchent à transformer les pouvoirs judiciaires totallement discrédité par la population, ils sont traités de dictateurs.

    On a aussi ce “pouvoir civil”, en Bolivie, qui a été instalé depuit très longtemps, pour servir de base de replis à l’ancien régime (sous le nom de Comités Cívico). Quand ils tenaient aussi quelques préfectures, ils avaient tenter leur fameux "golpe cívico prefectural", heureusement raté, avant qu’il ne se transforme en guerre civile (même qu’elle nous était vendue par toute la presse).

    Mais, les responsables des massacres ne sont toujours pas jugé, sans parler de ceux qui sont tranquille à Miami, réfugiés politiques qui n’attendent que l’intervention armée de l’OTAN, au nom des droits de l’homme, pour reprendre le contrôle de la rente (pétrolière, gazière, ou des mines).

    Je souhaite aux politiciens d’Egypte, de bien étudier les stratégies misent en place, en Amérique du Sud, pour destabiliser des pays et leur gouvernement, pour réussir à neutraliser ces manoeuvres. Et, surtout, que ces politiciens se rendent compte qu’ils peuvent avoir bien plus à perdre qu’à gagner, en rentrant dans cette logique (celle du vide et du chaos).

  • permalien Ismael :
    26 novembre 2012 @23h25   « »

    Merci pour cet article très bien expliqué. J’essaye de lire les événements à partir de la Turquie. Et, je peut vous avouez que tout ce qui ce passe maintenant en Egypte a été vecu contre le gouvernement actuel de la Turquie. Tout ces manifestations et déinformations contre l’ordre publique pour déstabiliser l’économie, la démocratie et la liberté ont eu lieu au moment où le gouvernement a commencé à changer au profit de la démocratisation les constitutions et les lois de l’ancien régime... De ma part, je dit seulement : sachez bien que la démocratie a plusieurs énnemies... soyons extrèmement vigilants !.. Amitiés.

  • permalien X :
    27 novembre 2012 @00h31   « »

    Tristan :
    26 novembre @23h20 «  »
    Que cela plaise à X ou non, je ne peux pas m’empêcher de comparer avec ce qui se passe en Amérique du Sud.

    En considérant que les prinvipes de terre promise et de peuple élu doivent être considéré comme tabous alors qu’ils sont peut être à l’orgine de crimes contre les palestiniens et en accusant ceux qui en parle tout simplement d’antisémites sans autres précisions vous avez montré que vous ne valez pas le coup.

  • permalien Wilmotte Karim :
    27 novembre 2012 @00h43   « »

    to@ X

    Vous n’avez surtout RIEN compris à ce qu’on vous a dit.
    Rien, nada, niks.

    Et comme les journées n’ont que 24 h, on ne va pas y passer 54 ans.

  • permalien X :
    27 novembre 2012 @01h35   « »

    Wilmotte Karim :
    27 novembre @00h43 « 
    to@ X

    Vous n’avez surtout RIEN compris à ce qu’on vous a dit.
    Rien, nada, niks.

    Alors expliquez moi, je suis un peu limité.

    Ce que font les lobbies juifs n’a rien à voir avec les juifs. Ce chef d’oeivre est de vous. Il faut qd même pas faire polytechnique pour le comprendre, alors qu’on voit bien ce qui se passe.

    Vous essayez tout simplement de noyer le poisson.

  • permalien X :
    27 novembre 2012 @05h31   « »

    Les Frères pensent, peut ētre, que la révolution avait pour but de leur donner le pouvoir, alors que le but était de donner le pouvoir à ceux que le peuple aura choisi par ėlection en attendant l’autre éléction.

    Avec la forte résistance il vont finir par comprendre. Enfin j’espère. Il faut espérer que cette triste page sera tournée sans trop de dégâts. Dans ce cas la révolution en sortira agrandie. Autrement risque de faire très mal.

  • permalien Yvan :
    27 novembre 2012 @08h22   « »
    Egypte, vers une dictature des Frères ? Chronologie part I


    Clinton au Caire pour appuyer la quête d’une trêve à Gaza - 20minutes.fr
    La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, est arrivée mercredi au Caire où elle s’est entretenue avec le président égyptien Mohamed Morsi d’une possible trêve entre les parties israélienne et palestinienne, rapporte l’agence officielle de presse Mena.

    L’interview de Mechaal avec CNN, telle qu’elle a été publiée par le bureau médiatique du Hamas
    En expliquant son point de vue, Mechaal a affirmé : "Nous n’avons devant nous que l’un des deux chemins, le premier est celui de l’existence d’une volonté internationale des Etats-Unis, l’Europe et la communauté internationale pousse l’occupation israélienne vers la paix et la création d’un Etat palestiniens sur les frontières de 1967 avec le droit de retour et cela est convenu par les Palestiniens, et le deuxième que l’occupation israélienne continue à refuser cela et nous continuons à résister. J’accepte un Etat sur les frontières de 1967, mais comment puis-je reconnaîte Israël qui occupe mes territoires ? Moi, celui qui a besoin de la reconnaissance et non pas Israël".

  • permalien Yvan :
    27 novembre 2012 @08h30   « »
    Egypte, vers une dictature des Frères ? Chronologie part II


    Hamas, à propos de la démission d’Ehud Barak : Preuve de l’« échec politique et militaire » de l’offensive contre Ghaza
    Pour le Hamas, la démission d’Ehud Barak « est une victoire de la résistance palestinienne » face à Israël qui a mené huit jours durant, d’incessantes agressions contre Ghaza (du 14 au 21 novembre) faisant plus de 160 morts, en majorité des femmes et des enfants, et des centaines de blessés.

    Pourparlers au Caire entre Israël et le Hamas sur le blocus de Gaza - PROCHE-ORIENT - FRANCE 24
    Un haut responsable du Hamas a affirmé que des négociations devaient se tenir lundi avec une délégation israélienne au sujet des mesures permettant d’ouvrir des points de passages avec Gaza pour les personnes et les biens.


    périmé :

    Fabius réservé sur la reconnaissance palestinienne - leJDD.fr
    Mais le ministre a de nouveau taclé l’initiative du dirigeant palestinien en mettant en garde contre ses effets contre-productifs. Assurant que la France prendra la position "la plus favorable à la paix", il a souligné que le vote à l’ONU "peut aboutir à la situation inverse de celle que l’on souhaite".

  • permalien ismael :
    27 novembre 2012 @08h43   « »

    Oui, la révolution avait pour but de leur donner le pouvoir le pouvoir à ceux que le peuple aura choisi par ėlection en attendant l’autre éléction. Mais, si je me rapelle bien, c’était les juristes d’aujopurdh’ui qui envoyaient les jeunes en prison au temps du dictature de Moubarak ?!. Aujourd’hui, ironie de la providence, ce sont les jeunes de Tahrir pour la liberté d’hier qui sont contre un président élu pour ne pas changer la ’juristocratie’ dh’ier... Je vous le dis, il faut bien regarder ce qui a été vecu en Turquie dans les 10 ans passé.. Seul différence, Mr. Mursi a voulu le faire dans 6 mois.. analyse final : Mr. Mursi est plus révolusionnaire que ’les jeunes’ revolutionistes de Tahrir.. salutations.

  • permalien JMG :
    27 novembre 2012 @09h39   « »

    En passant du régime détestable de Moubarak au pouvoir des Frères, il semblerait que l’Egypte soit tombée de Charybde en Scylla.

    Pour mémoire, ce que Samir Amin disait de la stratégie des Frères musulmans en 2011 :

    Pourquoi les Frères musulmans tentent-ils désormais de se présenter comme des « modérés »  ?

    Samir Amin - Parce qu’on leur demande de jouer ce jeu. Les Frères musulmans n’ont jamais été des modérés. Il ne s’agit pas d’un mouvement religieux, mais d’un mouvement politique qui utilise la religion. Dès sa fondation en 1920 par les Britanniques et la monarchie, ce mouvement a joué un rôle actif d’agent anticommuniste, anti-progressiste, antidémocratique. C’est la raison d’être des Frères musulmans et ils la revendiquent. Ils l’affirment ouvertement  : s’ils gagnent une élection, ce sera la dernière, parce que le régime électoral serait un régime occidental importé contraire à la nature islamique. Ils n’ont absolument rien changé sur ce plan. En réalité, l’islam politique a toujours été soutenu par les États-Unis. Ils ont présenté les talibans dans la guerre contre l’Union soviétique comme des héros de la liberté. Lorsque les talibans ont fermé les écoles de filles créées par les communistes, il s’est trouvé des mouvements féministes aux États-Unis pour expliquer qu’il fallait respecter les «  traditions  » de ce pays. Ceci relève d’un double jeu. D’un côté, le soutien. De l’autre, l’instrumentalisation des excès naturels des fondamentalistes pour alimenter le rejet des immigrés et justifier les agressions militaires. Conformément à cette stratégie, le régime de Moubarak n’a jamais lutté contre l’islam politique. Au contraire, il l’a intégré dans son système.

  • permalien gilgoss :
    27 novembre 2012 @10h16   « »

    Consternant de voir Alain Gresh soutenir (sans le dire clairement) les Frères Musulmans.

  • permalien Tristan :
    27 novembre 2012 @11h43   « »

    @X

    alors que le but était de donner le pouvoir à ceux que le peuple aura choisi par ėlection en attendant l’autre éléction

    Que faire avec le pouvoir judiciaire ?

    Est-ce que vos juges, et leur toute puissance, sont-ils démocratiquement légitimes ?

    Je ne peux que vous conseiller de vous inspirer du seul pays qui a organisé les élections populaires du pouvoir législatif. Pas de chance pour vous, c’est La Bolivie.

  • permalien gloc :
    27 novembre 2012 @12h22   « »

    gilgoss le consterné : Consternant de voir Alain Gresh soutenir (sans le dire clairement) les Frères Musulmans.

    ... à crypto-soutien occulte, consternation hypothétique.

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @12h49   « »

    Bonjour, et bravo pour la justesse des propos ! De l’avis de nombreux francophones égyptiens, dont je fais partie, il est rare que, A. Gresh , se trompe dans ses analyses sur le moyen-orient, et sur l’Egypte en particulier. Je transmets donc...
    Les fréres ne sont pas "une force révolutionnaires", c’est vrai ! Mais pour ce qui concerne l’Egypte on peut les comparer aux chrétiens démocrates.
    L’attitude de Morsi est une étape nécessaire à la sauvegarde de l’unité et des acquis post-Moubarak. En effet, les salafistes, une partie de la population et d’autres petits groupes sont impatients, suspicieux et ne sont pas prêts à respecter la voie des urnes !
    Morsi n’a pas une baguette magique ! Il y aura d’autres étapes désobligeantes et nécessaires, mais au final les égyptiens ne le regretteront pas ! Il faut juste un peu de patience et laisser Morsi appliquer ce pourquoi il a été élu !

    "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays"
    - Kennedy.

  • permalien Tristan :
    27 novembre 2012 @13h11   « »

    seul pays qui a organisé les élections populaires du pouvoir législatif

    Erratum : je voulais dire "pouvoir judiciaire", évidemment

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @13h43   « »

    JMG : "En passant du régime détestable de Moubarak au pouvoir des Frères, il semblerait que l’Egypte soit tombée de Charybde en Scylla."

    Permettez-moi de vous contre dire ! Ce que vous dites est un peu simpliste,même appuyé par la formule homérique sur-usée, oubliant qu’un changement de pouvoir exige des étapes qui ne plaisent pas, mais sont transitoires, faut le comprendre !
    La référence à Samir Amin est drôle ! Celui -ci est communiste, de l’ancienne école, un tantinet décalé. Il a donc un avis négatif sur les fréres qu’il présente comme un bloc monolithique ! Or, rien de plus faux !
    Le mouvement des fréres est pluriel, composé de sensibilités diverses, changeant et s’adaptant, prenant aussi en compte la "modernité" et la mondialisation occidentales !

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @17h31   « »

    Ismael : "Mais, si je me rapelle bien, c’était les juristes d’aujopurdh’ui qui envoyaient les jeunes en prison au temps du dictature de Moubarak ?!. Aujourd’hui, ironie de la providence, ce sont les jeunes de Tahrir pour la liberté d’hier qui sont contre un président élu pour ne pas changer la ’juristocratie’ dh’ier... Je vous le dis, il faut bien regarder ce qui a été vecu en Turquie dans les 10 ans passé.. Seul différence, Mr. Mursi a voulu le faire dans 6 mois.. analyse final : Mr. Mursi est plus révolusionnaire que ’les jeunes’ revolutionistes de Tahrir.. salutations."

    On est d’accord !
    Morsi n’est pas rôdé à l’exercice du pouvoir, certains disent que c’est un candidat par défaut, mais il essaye d’avoir de la consistance vu sa faculté de s’adapter ! Morsi se rend compte qu’il doit jongler pour satisfaire plusieurs directions (occident, Israél, une partie de la confrérie, le peuple, les salafis) et ce jeu d’équilibriste est difficile ! De plus, les égyptiens attendent une amélioration de la sécurité quotidienne, de l’économie !
    Beaucoup d’egyptiens ont vu leurs conditions se détériorer et d’autres vivent de la solidarité encore forte dans ce pays !

  • permalien patrice :
    27 novembre 2012 @17h38   « »

    @Shanaa
    Même schéma qu’en Tunisie : Le lunpen prolétariat paysan vote pour la droite religieuse, et la droite religieuse fait un politique droite religieuse.
    En France, les ultra pauvres votent Front National, ou Droite Populaire. Ne pas confondre avec les chrétiens démocrates, qui admettent la séparation entre église et état, et sont politiquement au centre droit. Accessoirement, ces derniers ne contestent pas la démocratie et ses principes.
    Mais, si la volonté populaire est de mettre au pouvoir des fanatiques religieux, cette volonté doit être respectée.
    Accessoirement, les américains se réjouiront sans doute de voir arriver au pouvoir en Egypte un parti aussi réactionnaire que le précédent. Charybde et Scylla, en effet. Ou : Le sabre ou le goupillon.
    Tant pis.

  • permalien patrice :
    27 novembre 2012 @17h49   « »

    Je lis sans Wikipedia, à "Idéologie des Frères Musulmans"
    "Le principal objectif des Frères musulmans est l’instauration au lieu des régimes en place de républiques islamiques dans les pays à majorité musulmane telles que l’Égypte, la Libye, la Syrie, ou encore la Tunisie. Les Frères musulmans s’opposent ainsi aux courants laïques des nations à majorité musulmanes et préconisent un retour aux préceptes du Coran, impliquant autant un rejet des influences occidentales que des influences soufies qui, elles, préconisent une adaptation du Coran au temps."

    Celà me semble cadrer avec ce que développe Tarik Ramadan, et à ce qu’on observe dans les pays acquis aux Frères. Des commentaires ?

  • permalien Sarah :
    27 novembre 2012 @18h39   « »

    @patrice :

    Il faudrait surtout que vous arrêtiez de commenter sur des sujets qui vous dépassent,et vous ne pouvez même pas savoir à quel point.

    Parce que wkikipédia,c’est bien,mais on l’utilise surtout quand on est au collège pour faire des exposés,après en général on essaie de se cultiver et de s’informer avec d’autres sources.

    @ JMG :

    Sami Amin est un intellectuel marxiste,un peu dépassé comme dirait Shanaa.
    Contrairement à d’autres intellectuels arabes proches de la gauche,Sami Amin a une vision de l’islam politique fausse,pleine de clichés,et totalement monolithique.
    L’interroger sur les Frères musulmans c’est comme demander au FN de donner son avis sur les musulmans français.
    On ne risque jamais d’être déçu.

    Par ailleurs,je ne vois pas pourquoi certains ici font semblant d’être étonné voire choqué,les FM n’ont jamais dit qu’ils étaient de gauche,des progressistes,des libéraux en ce qui concerne les valeurs sociétales.

  • permalien Wilmotte Karim :
    27 novembre 2012 @19h39   « »

    to@Patrice

    En France, les ultra pauvres votent Front National, ou Droite Populaire.

    Est-ce bien réel ou les ultras pauvres de gauche ne trouvant pas de représentation ne votent pas ?

  • permalien Wilmotte Karim :
    27 novembre 2012 @19h43   « »

    to@Patrice (bis)

    Et la 3-em république a été construites "involontairement" (et sur les corps des fusillés de la Commune) par les monarchistes.

    Ici, les islamistes sont divisés en deux camps et font face à des forces importantes.

    Parfois (sinon très souvent), les forces sociales priment sur les volontés des partis. L’Histoire a sa volonté propre.

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @20h05   « »

    Sans préjuger des intentions de Morsi, le manque de confiance
    à son égard est assez remarquable vu l’importance de la foule présente à Tahrir et ailleurs.

  • permalien Sakhra :
    27 novembre 2012 @20h27   « »

    Place Tahrir il y a une demi-heure : photo reprise de la page facebook.com ’almayadeen tv

  • permalien Sakhra :
    27 novembre 2012 @20h34   « »

    Place Tahrir actuellement :

  • permalien Sarah :
    27 novembre 2012 @20h48   « »

    Ceux qui se réjouissent trop vite des déboires des FM et du mécontentement à leur égard risquent de voir l’ordre ancien et les pro-Moubarak revenir rapidement sur le devant de la scène.

    Quelle est l’opposition réellement structurée contre les FM à part bien sûr les corrompus de l’ancien régime ?

    Les FM sont loin d’avoir ma préférence,mais j’ai vraiment peur que la situation en Egypte se dégrade(violences),et que la population opte pour le moindre mal,c’est à dire le retour de l’ancien régime.

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @20h53   « »

    Patrice, le souci avec les occidentaux c’est de comparer à l’aune de leur vision des choses, sans tenir compte de la vision de l’autre !
    Ainsi, l’islam n’est pas le christianisme ! Ce n’est ni la même histoire ni le même rapport !
    Quant aux religieux, vous avez raison, certains d’entre-eux sont des fanatiques, mais d’autres sont éclairés.
    Pour ce qui est des F.M. d’Egypte (je ne sais pas pour les autres) , ils ont évolué, et sont parfaitement capables de tenir compte du monde qui les entoure et de s’adapter ! Le coran n’est pas un obstacle, il est élastique et fait pour tenir compte du contexe ! Ce n’est pas les soufis qui l’ont dit, mais trouvé dans le coran !
    Maintenant, j’ignore si les F.M. ont des pressions ou pas venants des wahabites et des USA !

  • permalien Sakhra :
    27 novembre 2012 @20h59   « »

    Non seulement le nombre des manifestants contre les décisions de Morsi est très important, mais d’après la chaîne libanaise al mayadeen tv, il y aurait 95% des juridictions qui sont en grève et donc le service public de la justice est paralysé .

    C’est vrai que les magistrats sont ceux qui ont été "placés" par l’ancien pouvoir, mais les juridictions administratives, en particulier le Conseil d’Etat avait fait près de courage et d’indépendance du temps de Moubarak . Qu’ aujourd’hui il y ait un taux aussi élevésde contestataires parmi les magistrats pose problème .

    Par ailleurs, les"bonnes intentions" n’ont jamais été un rempart contre les dérives parfois très dangereuses .

    Morsi s’est placé au-dessus de la loi , en décidant tout seul de s’accorder les "pleins pouvoirs" , et en décidant qu’il n’avait de compte à rendre à personne, m^me pas à la justice .

    .Maladresse , erreur , ou décision volontaire , je pense que les manifestations sont aussi une preuve qu’ aujourd’hui, il existe des contre-pouvoirs, ce qui est une bonne chose , qui n’acceptent plus ce genre de voies de fait .

    Malheureusement , il y a aussi des violences, et là est le danger d’une dérive .

    La m^me tv rapporte qu’ "Hillary" a appelé Morsi pour lui demander de trouver un compromis .....

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @21h03   « »

    Sarah : "Ceux qui se réjouissent trop vite des déboires des FM et du mécontentement à leur égard risquent de voir l’ordre ancien et les pro-Moubarak revenir rapidement sur le devant de la scène."

    Malheureusement, oui ! Les aficionados de l’ancien régime existent ! Sous Moubarak et via la mondialisation, des tas de personnes se sont enrichies et craignent pour l’avenir ! Il y a aussi les sceptiques, les egyptiens coptes, qui sont irrationnellement inquiets, des jeunes qui croient que Morsi a une baguette magique, des gens qui ne savent pas trop ce qu’ils veulent !
    L’idéal aurait été de tester Morsi sur le moyen terme ! Pour cela, il faudrait un minimum de civisme !

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @21h10   « »

    "Non seulement le nombre des manifestants contre les décisions de Morsi est très important, mais d’après la chaîne libanaise al mayadeen tv, il y aurait 95% des juridictions qui sont en grève et donc le service public de la justice est paralysé ."

    Tout est relatif ! L’Egypte compte plus de 80 millions d’habitants !

  • permalien Sarah :
    27 novembre 2012 @21h13   « »

    Je pense que Morsi a fait preuve de maladresse en prenant des décisions unilatérales, sans consultation,mais moi ce qui me fait vraiment peur c’est le retour des pro-Moubarak,de la violence.

    Personnellement,je considère que jusqu’à présent Morsi avait fait plutôt preuve de sagesse et de tact en matière politique,car une transition du pouvoir n’est jamais facile.

    Il suffit de voir les expériences tragiques de l’Algérie pendant les années 1990 ou encore ce qui se passe en Syrie pour se faire une idée des dangers qui guettent les pays arabes en transition.

    D’après ce que j’ai compris, Morsi a essayé d’accélérer le processus en se débarrassant des juges notamment ceux qui étaient particulièrement favorables à l’ancien régime,et qui risquaient carrément de dissoudre une assemblée élue.
    Morsi pense,à juste titre,que le temps joue contre lui.

    Qu’il y ait des manifestations contre ces décisions,rien de plus normal,mais ce qui me fait peur ce sont les manipulations de gens qui se fichent de la démocratie,et d’éventuelles violences qui risquent de mener le pays au bord du précipice.

  • permalien Sakhra :
    27 novembre 2012 @21h27   « »

    Je corrige " les magistrats des juridictions administratives avaient fait preuve ( et non près ) ....

    @ Sarah,
    Il ne s’agit pas de se réjouir ou pas des déboires des FM ! Et ce n’est pas parce que ce sont des FM, qu’il faut se taire , quand ils commettent une erreur politique .

    Morsi avait commis déjà une erreur lorsqu"il a envoyé une lettre "d’amour" à Shimon Pérès lors de l’accréditation de son ambassadeur, lettre que les sionistes se sont empressésde publier . Erreur dans le choix de ses conseillers, car cette lettre a été rédigée non par lui, mais par l’un de ses conseillers, mais c’est lui qui l’ a signée.

    Il en est de m^me pour les décisions qu’il vient de prendre . Il a repris en fait les pouvoirs que s’étaient octroyés les militaires avec toutes avec leurs manipulations , et leur mauvaise foi, dans un but de bloquer tout changement ..Je crois que le problème est là .

    Quelqu(un a soulevé l’exemple de la Turquie .Il y a une grande différence, parce après bien des luttes, Erdogan a pu "géré" une grande capitale , Istambul, et avait donc une expérience de la pratique politique .Il avait fait ses preuves , notamment en matière de lutte contre la corruption ..Ce n’est pas le cas des FM Egyptiens .

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @21h28   « »

    Sakhra : "Maladresse , erreur , ou décision volontaire , je pense que les manifestations sont aussi une preuve qu’ aujourd’hui, il existe des contre-pouvoirs, ce qui est une bonne chose , qui n’acceptent plus ce genre de voies de fait ."

    Les égyptiens qui ont voté Morsi se questionnent aussi ! Mais, l’observation nous apprend, qu’aprés chaque changement de régime, il y a des décisions désobligeantes, mais temporaires, destinées à consolider les acquis contre des groupes, par exemple ! La stabilité exige du temps ! Combien aprés 1789 ? Combien aprés 1917 ?
    Les F.M. ne sont pas ma tasse de thé, mais il faut respecter le vote, attendre à court terme, observer, et agir si nécessaire ! Le but ultime, étant que l’Egypte reste pacifique et unie !
    Pour cela, il faudrait connaitre le dessous des cartes. Ce qui nous raméne a vos questionnements ! Et j’ajoute : Morsi subit-il des pressions ? Est-il autonome ? Pourquoi les déclarations crocos de H. Clinton ? Sachant que les USA n’ont jamais soutenus aucune démocratie dans le monde (CHOMSKY) !!!
    Et les wahabites dans tout cela ?

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @21h35   « »

    Nicolas Pelham, sur les « soulèvements des Bédouins » du Sinaï, (1/2)

    Pendant vingt ans les Bédouins ont observé Moubarak et ses acolytes séquestrer leurs terres en faveur de l’industrie touristique, et ne rien leur donner en retour. Les tentatives des Bédouins pour obtenir des titres de propriété pour les parcelles tribales ont été repoussées, et leurs applications pour des postes dans l’armée, le ministère de l’Intérieur, le service diplomatique, et tout emploi de prise de décision dans les services de l’État ont été rejetées.

    ...

    Une lutte de pouvoir entre les chefs traditionnels et les prédicateurs salafistes a divisé les rangs des Bédouins (...).

    Sans surprise, les traditionalistes affichent un plus grand respect pour les autres rites. Alors que les anciens d’El Arish ont protégé leur petite communauté chrétienne, les salafistes de la ville de Rafah, à la frontière de Gaza, ont incendié leur église et proféré des menaces de mort pour chasser les chrétiens de la ville. Dans d’autres villes les salafistes ont bombardé les sanctuaires de saints hommes musulmans, dont ils considèrent la vénération comme une violation blasphématoire du monothéisme de l’Islam.

    En mai 2011, les salafistes ont fait exploser le sanctuaire de Cheikh Zoweid, un compagnon du prophète Mahomet qui a donné son nom à la ville. L’attaque initiale a seulement réussi à détruire les murs extérieurs du sanctuaire, et le dôme qu’ils soutenaient est tombé au sol intact, protégeant miraculeusement la tombe en dessous. Déterminés à mettre un terme à ce saint-culte, les salafistes ont tiré au mortier sur ce sanctuaire ; un an plus tard, j’ai trouvé qu’ils avaient fini le travail.

    ...

    Dans le bras de fer, les anciens des tribus semblent de plus en plus déchirés et effrayés. Les groupes salafistes ciblés par Israël et le Hamas dans la bande de Gaza menacent de répondre par des attaques contre les stations touristiques du Sinaï, alors même que les revenus du tourisme commencent à revivre. Et, au milieu d’une autre avalanche de tirs à El Arish, un muezzin a commencé à chanter au cri "O Dieu, ô Wuddud [Amant], épargne-nous ce tourment, protège nos maisons , sauve-nous du feu." Effrayé ou ne sachant pour qui prendre parti, il a laissé son auditoire deviner s’il voyait la menace venir de l’intervention de l’Egypte, de l’anarchie du Sinaï, ou des deux.

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @21h38   « »

    Nicolas Pelham 2/2

    Bien que beaucoup moins nombreux, ces dernières semaines de petits groupes de militants ont chargé la base multinationale de Al Goura et y ont planté leur drapeau noir du djihad. Ils ont tiré sur des hélicoptères égyptiens, ont tué un soldat israélien lors d’un raid transfrontalier, et, malgré des combats sur plusieurs fronts, ont mis en déroute les troupes mal entraînées d’Égypte dans leurs voitures blindées.

    Les succès salafistes sur le champ de bataille attirent de plus en plus de jeunes Bédouins à leur cause disent les anciens inquiets. Et plus loin, certains djihadistes se tournent vers le Sinaï comme le prochain champ de bataille où ils peuvent peindre les dirigeants des Frères musulmans comme des Moubarak barbus, et mobilisé les Bédouins du Sinaï en faveur de leur lutte pour redessiner la carte géopolitique de la région.

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @21h40   « »

    Sakhra, à propos de la lettre, non d’amour, mais de diplomatie : L’Egypte avait démenti :

    Selon un responsable israélien, qui a souhaité rester anonyme, le démenti égyptien était attendu en raison de la sensibilité du sujet.

    Le texte de la missive, rédigée en anglais, a été publié par les services de la présidence israélienne.

    "Je me réjouis à l’idée de déployer nos meilleurs efforts pour remettre le processus de paix au Proche-Orient sur les bons rails afin de parvenir à la sécurité et à la stabilité pour l’ensemble des peuples de la région, y compris le peuple israélien", écrit le président égyptien dans une lettre adressée à son homologue israélien, Shimon Peres.

    Quelques heures plus tard, le porte-parole du président égyptien a affirmé que la lettre était un faux.

    "La lettre présentée par les médias comme ayant été envoyée par le président Morsi à Israël est un faux. Le président Morsi n’a rien envoyé à Israël", a dit le porte-parole Yasser Ali à Reuters.
    - Nouvelobs.

  • permalien Sarah :
    27 novembre 2012 @21h53   « »

    @ Shanaa :

    Quand bien même Morsi aurait envoyé cette lettre de diplomatie(et non d’amour !?)au président israelien,je ne vois pas où est le problème.

    Il faut vraiment ne pas être très réaliste pour croire que Morsi peut du jour au lendemain changer les rapports de force internationaux,alors qu’il a déjà du mal à consolider son pouvoir dans son propre pays,qu’il a le problème de Gaza,les extrêmistes sionistes au pouvoir en Israel prêts à en découdre au moindre incident.

    Et je ne parle même pas des problèmes économiques de l’Egypte,de sa dépendance alimentaire vis à vis des USA,de la nécessité de l’aide militaire américaine,etc etc.

    Je rappelle que contrairement à l’Iran,l’Egypte n’a pas les deuxièmes réserves mondiales de pétrole et de Gaz,ce qui ne laisse beaucoup de marges de maneouvres,et d’indépendance.

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @21h55   « »

    L’article de Pelham dit que Morsi a tenté une politique de conciliation en vers les Bédouins, mais que son approche a été ambiguë (Morsi alternates between words of reconciliation and war) De même, un chef Bédouin, Khalaf al-Mane’a, prônant la réconciliation a été assassiné par un cousin salafiste.

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @21h56   « »

    envers et non “en vers”.

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @22h03   « »

    Few Americans could expect a hero’s welcome in Cairo

  • permalien Damnatio memoriae :
    27 novembre 2012 @22h08   « »
    @Sarah

    Je passe rapidement sur le procès en sionisme rondement mené.

    A propos des Frères musulmans, là où le raisonnement d’Alain Gresh me semble très dangereux, et faux, c’est notamment sur le point suivant.

    La menace d’une contre-révolution est sans aucun doute très réelle. On pourrait même dire que c’est le cas pour toute révolution (ainsi la révolution française, ou la révolution russe).

    Mais il est peut être intéressant de noter que précisément, dans ces deux cas, la contre-révolution s’est faite de l’intérieur des forces révolutionnaires, beaucoup plus efficacement que des partisans ouverts de l’ancien régime.

    Si on file la comparaison (qui ne peut être intégrale, naturellement : une révolution démocratique aujourd’hui a infiniment plus de chance de "rentrer au port" dans un délai raisonnable qu’aux 18e et 20e siècles) avec l’Egypte, cela pourrait donner la possibilité suivante : les Frères musulmans, qui ont joué un rôle tout à fait ambigu pendant la dictature de Moubarak (opposition/collaboration avec le régime), sont des candidats touts à faits crédibles à une « reprise en main » musclée de la révolution égyptienne.

    Ce qui ne veut pas forcément dire dictature à strictement parler, sûrement pas dictature théocratique à l’iranienne.

    A noter bien sûr qu’ils ne maîtrisent pas tout l’appareil d’Etat, naturellement, cf police d’une brutalité commune dans les régimes dictatoriaux ou post-dictatoriaux, et une armée grassement subventionnée par l’Oncle Sam…. dont ils subissent aussi la pression.

    Puisque vous êtes si sensible à la question sioniste, je vous ferais remarquer que M. Morsi est tout à fait dans la continuité de l’alliance pro-américaine et pro-israélienne, même si clairement il est plus offensif et a plus les mains libres que Moubarak.

    Enfin, je suis très septique sur l’idée d’une souplesse « plastique » des FM. S’il y a plusieurs courants, une organisation politique se caractérise par une continuité idéologique, organisationnelle, et par la domination de la direction sur la base. Le caractère réactionnaire de leur histoire et idéologie ne plaide pas en leur faveur, loin de là.

    Je n’ai pas suffisamment lu S. Amin, mais sa citation me semble tout à fait intéressante. M’enfin il est vrai qu’un marxiste, par nos jours, c’est tellement ringard... Cela disqualifie le bonhomme d’entrée de jeu !

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @22h08   « »

    K. : "En mai 2011, les salafistes ont fait exploser le sanctuaire de Cheikh Zoweid, un compagnon du prophète Mahomet qui a donné son nom à la ville. L’attaque initiale a seulement réussi à détruire les murs extérieurs du sanctuaire, et le dôme qu’ils soutenaient est tombé au sol intact, protégeant miraculeusement la tombe en dessous. Déterminés à mettre un terme à ce saint-culte, les salafistes ont tiré au mortier sur ce sanctuaire ; un an plus tard, j’ai trouvé qu’ils avaient fini le travail."

    Ce genre de destructions est lié à l’idéologie wahabite, et à commencé à ses débuts au 19iéme siécle ! Selon WIKIPEDIA, des centaines d’oeuvres architecturales de l’islam furent ainsi rasées ! Jusqu’à récemment en Libye ou des mausolés furent aussi détruits ! Du jamais vu depuis la naissance de l’islam ! Pour les wahabites, les musulmans tradis (80%) sont des hérétiques !

  • permalien Ismael :
    27 novembre 2012 @22h09   « »

    @Sakhra
    ’Quelqu(un a soulevé l’exemple de la Turquie .Il y a une grande différence, parce après bien des luttes, Erdogan a pu "géré" une grande capitale , Istambul, et avait donc une expérience de la pratique politique .Il avait fait ses preuves , notamment en matière de lutte contre la corruption ..Ce n’est pas le cas des FM Egyptiens.’

    Oui, c’est vrai que Erdogan avait une expérience de pratique ; mais, raison de plus pour mieux comprendre Mr. Moursi : Tellement que la corruption est fondamentale, il ne pouvais que s’en débarasser des craces de l’ancien régime qu’en ayant la force de la lois qui lui donne la possibilité de faire un changement radicale. Oui, Erdogan avait cette pratique par ce qu’il y avait -même si avec défaut- des partis de l’opposition. Mais en Egypte, la voie a l’opposition était complètement fermé.. Alors, les anciens ’burocrates’ et ’juristes’ ne veulent pas rendre leur pouvoir aux ’peuple’ sic. au président élu. Il font tout et le ferront encore avec les moyens de medias et autre, pour mutiler et reverser ’le président élu du peuple’. Pour ces gens, ’le peuple n’est pas apte à se comander ; il lui faut toujours un berger...’ On a vécut tout cela en Turquie, que les Egyptiens soient attentives... C’est avec le soutien du peuple Turque que Erdogan s’est battu contre les pouvoir de l’ancien régime, au détriment de ce que les médias ont dit et caricaturé qui contre lui...

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @22h22   « »

    Il faut aussi penser à recréer une véritable armée, et non pas des soldats employés dans les usines des officiers supérieurs.

  • permalien JMG :
    27 novembre 2012 @22h23   « »

    @ Shanaa

    Ainsi, l’islam n’est pas le christianisme ! Ce n’est ni la même histoire ni le même rapport !

    Dans ce cas, pourquoi compariez-vous dans un "post" précédent les Frères musulmans aux chrétiens démocrates ? Comparaison qui, soit-dit en passant, n’est pas faite pour me rassurer : il n’y a pas plus hypocrites que les chrétiens démocrates (voir Merkel entre-autres).

    Quant aux religieux, vous avez raison, certains d’entre-eux sont des fanatiques, mais d’autres sont éclairés.

    Je dirais plutôt que certains religieux sont moins obscurantistes que d’autres. Mais les FM ne sont pas des religieux : c’est un parti qui utilise la religion à des fins politiques ce qui est différent.

    Pour ce qui est des F.M. d’Egypte (je ne sais pas pour les autres) , ils ont évolué, et sont parfaitement capables de tenir compte du monde qui les entoure et de s’adapter ! Le coran n’est pas un obstacle, il est élastique et fait pour tenir compte du contexe !

    Là, je suis d’accord : le coran est suffisamment confus et contradictoire pour se prêter à toutes sortes d’interprétations et d’instrumentalisation (mais ce n’est pas une spécificité du coran), on peut dire que c’est sa force.

    Aucun parti n’est "monolithique". Le parti bolchévique (fondamentaliste marxiste) était loin d’être monolithique en 1917 ni même encore dans les années 20. Mais ce parti faisait bloc dès lors qu’il s’agissait de conserver le pouvoir par tous les moyens possibles (y compris par les élections quand ça l’arrangeait et la dissolution quand il était minoritaire).

    En Egypte, la messe n’est pas dite (si j’ose dire) mais la manoeuvre des Frères consistant à se poser en protecteurs de la révolution pour mieux asseoir leur pouvoir est quand même assez grossièrement voyante. Vous ne trouvez-pas ?

  • permalien Sarah :
    27 novembre 2012 @22h36   « »

    @ k :

    Il faut aussi penser à recréer une véritable armée, et non pas des soldats employés dans les usines des officiers supérieurs.

    C’est une évidence.

    Mais pour cela,il faut du temps.
    Si on prend l’exemple de la Turquie,l’AKP au pouvoir depuis dix ans,n’a pas pu réellement se débarrasser de certains généraux trop impliqués dans la vie politique que récemment.
    Et encore,on n’est pas à l’abris de coups d’état de la part de certains militaires un peu nostalgiques.

  • permalien K. :
    27 novembre 2012 @22h45   « »

    Tandis que “Human Rights Watch”- dont le zèle quand il s’agit des affaires arabes n’a d’égale que sa quasi passivité envers les crimes sionistes (sans parler de ses risibles et réguliers appels aux yankees pour qu’ils fassent pression auprès de tel ou tel régime dictatorial afin qu’il respecte les droits humains !)- condamne le décret Morsi, le think tank étasunien "International Crisis Group" se positionne en faveur de Morsi,

    La décision de Morsi jouit sans doute d’un large soutien des citoyens, qui aspirent à la stabilité. L’opposition qui appelle à se rassembler à la place Tahrir appartient davantage au domaine de la nostalgie qu’à celui de la politique efficace : le zèle révolutionnaire de 2011 est depuis longtemps épuisé, et toute violence n’aurait probablement pour effet que de rallier une majorité au côté du président. Sans soutien populaire significatif , l’opposition non islamiste a eu recours à la politique d’obstruction plutôt que de formuler un ordre du jour positif. Ses demandes pour une annulation complète de la déclaration est irréaliste, car Morsi a misé beaucoup de son capital politique dans cette initiative.

    Issandr El Amrani n’est pas tout à fait d’accord :

    Il n’existe aucune information fiable sur ce que pense le grand public du décret Morsi, mais des preuves anecdotiques suggèrent qu’il y a un peu d’opposition. De même, les rassemblements de la place Tahrir semblent être plus que de la nostalgie, car ils deviennent assez importants, et par conséquent, il semble y avoir quelque base populaire de soutien. Le point sur ​​la politique d’obstruction est pertinente, cependant - l’opposition a encore à articuler la façon de résoudre les grands problèmes auxquels Morsi essaye de s’attaquer par son décret.

  • permalien gloc :
    27 novembre 2012 @22h48   « »

    JMG : Dans ce cas, pourquoi compariez-vous dans un "post" précédent les Frères musulmans aux chrétiens démocrates ?

    Quel rapport entre les Frères Musulmans et les Chrétiens Démocrates qui sont des partis politiques et le christianisme et l’islam, qui sont des religions ?

    Des partis conservateurs restent des partis conservateurs.

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @23h17   « »

    JMG : "...le coran est suffisamment confus et contradictoire pour se prêter à toutes sortes d’interprétations et d’instrumentalisation (mais ce n’est pas une spécificité du coran), on peut dire que c’est sa force."

    C’est votre point de vue ! Et celui qui ne connait pas le coran, qui a donné suite à une civilisation, permit l’essor des sciences, de la philosophie, de la poésie, du droit, ect... Jusqu’à la fin du califat, l’avénement du colonialisme prédateur et la propagation de l’obscurantisme wahabite allié des USA, qui contribua à formater les esprits grace aux pétrodollars !

    Pour ce qui est des F.M., leur mouvement date de 1928, suite au colonialisme anglais ,et non à l’islam ! L’islam fut le leitmotiv pour se libérer des anglais !
    Certains d’entre-eux sont sincéres d’autres manipulés par les puissances ! Les F.M. furent persécutés, torturés, et ce, sous tous les régimes autoritaires arabes soutenus par l’occident ! Il y a eu, par exemple, le massacre de Hama, passé inaperçu en occident qui soutenait le padré Assad,et qui veut, aujourd’hui, la peau de son rejeton ! Allez, savoir !!
    Le malheur du monde arabe c’est le pétrole, le colonialisme et le wahabisme ! Tous les trois ont des liens.
    Pour Morsi, il n’est pas bon qu’un seul type posséde le pouvoir judiciaire, c’est évident ! Mais, attendons de savoir à quelle fin il fait cela ! Est-ce une étape transitoire ? Ou autre chose ?
    Alors, je dis que c’est sympa de donner des leçons de démocratie, mais il faut aussi reconnaitre les implications de l’occident dans le cirque actuel !

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @23h23   « »

    JMG, et, enfin, je vous demande si la démocratie existe ?
    Pensez-vous, qu’aux USA, l’eternelle valse démocrates-républicains, puis, républicains-démocrates soit réellement le top du pouvoir par le peuple pour le peuple, ou un dollar une voix ? Les autres partis étant inexistants !
    Et que dire des siamois PS-droite ? Jamais un petit parti n’est arrivé au pouvoir !

  • permalien Shanaa :
    27 novembre 2012 @23h53   « »

    Pour Elijah Zarwan, membre du cercle de réflexion European Council on Foreign Relations, la présidence égyptienne réalise qu’elle a commis une erreur avec ce décret. "Ces deux derniers jours, des signes montrent que Morsi et la confrérie (des Frères musulmans) ont réalisé leur erreur (...) illustrant très clairement à quel point c’était un mauvais calcul politique", explique l’analyste.

    Mohamed Morsi a accepté hier soir un compromis proposé par le Conseil suprême de la magistrature qui prévoit de réduire la portée de ce décret. Il a accepté que seules ses décisions relatives aux "domaines de souveraineté" ne puissent pas faire l’objet de recours en justice. Selon les experts judiciaires, les domaines de souveraineté couvrent les éventuelles déclarations de guerre ou la convocation d’élections anticipées. Par le passé, ce terme a été utilisé de manière plus large et laisse place à l’interprétation.

    Le chef de l’Etat a rappelé hier le caractère temporaire du décret qui sera abrogé une fois la nouvelle Constitution adoptée et le nouveau Parlement élu. Le gouvernement de Mohamed Morsi affirme que le texte ne vise pas à concentrer les pouvoirs, mais au contraire à les déléguer et éviter une politisation de l’appareil judiciaire.
    - Le Figaro.

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @00h18   « »

    @Sarah
    "Il faudrait surtout que vous arrêtiez de commenter sur des sujets qui vous dépassent,et vous ne pouvez même pas savoir à quel point.

    Parce que wkikipédia,c’est bien,mais on l’utilise surtout quand on est au collège pour faire des exposés,après en général on essaie de se cultiver et de s’informer avec d’autres sources."

    Un joli entassement de sophismes pour éviter de répondre à la question.
    - D’abord l’inévitable attaque ad hominem, qui ne convainc que vous.
    - Et, pour enchaîner, une remise en question de la source.

    On aimerait donc savoir en quoi la définition de l’idéologie des FM par Wikipédia, avec un seul ki, est erronée. Accessoirement, votre post de 20h 48 me confirme que, même vous, admettez qu’il y a un gros problème en Egypte.

  • permalien Sarah :
    28 novembre 2012 @00h28   « »

    @ patrice :

    Ecoutez,je ne vais pas entrer dans votre obsession pour la religion,et tenter d’expliquer tous les problèmes des pays arabes par l’islam.

    J’ai déjà donné.

    Moi,je n’ai pas passé mon enfance dans un institut catholique dont je garderai un très mauvais souvenir.
    Dieu merci,j’ai un rapport au fait religieux est un peu plus apaisé et moins manichéen que le vôtre.

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @00h32   « »

    @Gloc
    "Quel rapport entre les Frères Musulmans et les Chrétiens Démocrates qui sont des partis politiques et le christianisme et l’islam, qui sont des religions ?

    Des partis conservateurs restent des partis conservateurs."

    Si il est vrai que les chrétiens démocrates pourraient être assimilés à une droite modérée pas vraiment branchée religion, les Frères Musulmans me font fortement penser à l’extrême droite religieuse qui manifeste actuellement contre le mariage gay, ou contre les musulmans. Même positionnement libéral, même obsession pour la répression sexuelle, même culte de la famille, même dénonciation du blasphème, et surtout, même intolérance.
    L’appellation "modérés" n’est intelligible qu’en référence aux salafistes, qui sont encore plus fanatisés, mais auxquels les FM ouvrent récurremment la porte. C’est particulièrement évident en Tunisie.

  • permalien Sarah :
    28 novembre 2012 @00h33   « »

    @ patrice :

    Accessoirement, votre post de 20h 48 me confirme que, même vous, admettez qu’il y a un gros problème en Egypte.

    Oui,je n’ai jamais nié le fait qu’il y avait des problèmes en Egypte(politiques,économiques,etc).

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @00h54   « »

    @Sarah
    Rassurez vous, je n’ai pas passé mon enfance dans une école catholique.
    Et je ne cherche pas non plus à expliquer tous les phénomènes socio-politiques à travers le prisme religieux.
    Mais il se trouve qu’en Egypte et en Tunisie, les islamistes supposés modérés ont pris le pouvoir. On peut même poser le fait que les islamistes se sont substitués à un mouvement revendicatif socio politique. Nul besoin d’être obsédé par la contestation des religions pour s’alarmer d’un tel détournement d’énergie, et sûrement pas dans une direction souhaitable, puisqu’on a à faire à des thèses d’extrême droite. Est il nécessaire de rappeler les liens qui unissent cette extrême droite aux intégristes de tous bords ?
    Exemple : Les juifs orthodoxes et l’extrême droite sioniste, ou les intégristes cathos et le FN. Le parfait cocktail pour séduire un prolétariat peu habitué à analyser un système économique.
    Pensez vous sérieusement que les FM vont relancer l’économie égyptienne et réduire les inégalités ? Par quel moyen ? En appliquant la Charia ? En obligeant les coptes à faire le ramadan ?
    Ca me fait penser au programme de la Droite Forte, qui ne propose comme solution à la crise que des sujets de société.
    Quant à la lutte contre la corruption, leitmotiv des FM, permettez moi d’émettre quelques doutes si le pays vire à la république islamiste, à moins de gober le "république" de l’appellation, appellation qui décrit un système autoritaire soumis à la censure. Eh ! Critiquer un religieux qui tape dans la caisse, c’est un blasphème.

  • permalien Sarah :
    28 novembre 2012 @00h59   « »

    @ patrice :

    En obligeant les coptes à faire le ramadan ?

    Cette phrase me montre qu’il est inutile de discuter avec vous.

    Avec une telle vision caricaturale des choses,il ne peut y avoir débat.

  • permalien X :
    28 novembre 2012 @01h14   « »

    Pensez vous sérieusement que les FM vont relancer l’économie égyptienne et réduire les inégalités ? Par quel moyen ? En appliquant la Charia ? En obligeant les coptes à faire le ramadan ?

    Que des conneries ! en dēbitant ce genre de conneries qui ne sont mėme pas envisagées par les plus radicaux vous montrez n’avoir aucun crédibilité pour parler des FM. 

    Les FM ont été élus par le peuple (qui a fait un bon ou un mauvais choix le temps le dira mais c’est leur pb), s’ils n’arrivent pas à relancer l’économie le peuple les mettra dehors. La seule chose qu’on leur demande c’est de respecter les règles de transition démocratique du pouvoir.

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @01h26   « »

    @X
    "vous montrez n’avoir aucun crédibilité pour parler des FM. "

    A vos yeux embués par l’espoir fou de voir des religieux faire une politique de gauche. On peut rêver.

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @01h31   « »

    @Sarah
    ".....il ne peut y avoir débat."

    En effet. Pas d’arguments, pas de débat.

  • permalien Sakhra :
    28 novembre 2012 @01h31   « »

    Je viens de lire une information que rapporte la presse arabe ( Al Khabar et Al Quds el arabi) : la déclaration constitutionnelle pourrait être soumise à un référendum . Ce serait une sortie , en effet, car les choses se dégradent ...Il y a certainement une base populaire dans ces manifestations, mais aussi surement des éléments de l’ancien régime qui poussent au pourrisement ...

    Si cette déclaration est approuvée par le peuple, elle aura une légitimité et personne ne pourra la contester .Si non, elle est retirée .

  • permalien Sakhra :
    28 novembre 2012 @01h36   « »

    Les imams d’ Al Azhar conteste aussi les décisions de Morsi ? ???

  • permalien X :
    28 novembre 2012 @02h06   « »

    Patrice

    En appliquant la Charia ? En obligeant les coptes à faire le ramadan ?

    La question est simple.

    Avez vous des sources ? Non vous crédibilité est nulle.

    Moi les FM ou les islamistes j’en ai rien à cirer. Tout ce que je demande c’est le droit de les mettre dehors. Point. Je n’attends d’eux ni politique de gauche ni de droite.

  • permalien X :
    28 novembre 2012 @02h20   « »

    patrice :

    En effet. Pas d’arguments, pas de débat.

    Faut qd même distinguer entre mensonges et argument. Ça :

    Patrice

    En appliquant la Charia ? En obligeant les coptes à faire le ramadan ?

    Ce sont des mensonges sans fondement. Comment on peut débattre avec un menteur qui fabrique lui même ses arguments.

  • permalien X :
    28 novembre 2012 @02h29   « »

    La déclaration constitutionnelle pourrait être soumise à un référendum. Ce serait une sortie , en effet, car les choses se dégradent.

    La chose la plus simple et la plus sûre pour éviter le pourrissement de la situation est que Morsi retire sa déclaration, faire profil bas et négocie une autre s’il veut avec l’opposition. C’est un moindre mal pour le Rais, à moins d’être un amteur de la roulette russe. On voit mal comment il peut poursuivre sa présidence s’il organise un référendum et qu’il le perde.

    Sans oublier que l’opposition pourra dire que les FM ont truqué les élections.

  • permalien gilgoss :
    28 novembre 2012 @10h00   « »

    Ce qui se passe en Egypte me fait penser à l’Iran après la chute du shah .

    A l’époque l’union de la gauche et des islamistes avait fait tomber le régime, les islamistes avaient ensuite pris le dessus et exterminé leurs opposants.

    L’Iran est-il une dictature ? C’est une question de vocabulaire
    (je suppose que pour A.Gresh la réponse est non), le fait est que les libertés fondamentales n’y sont pas respectées.

    Avec le décret de Morsi un opposant au régime risquera la mort et c’est consternant de voir A.Gresh soutenir Morsi.

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @13h04   « »

    Gilgloss, même sous la dictature de Moubarak un opposant ne risquait pas la peine de mort !
    On voit que les fantasmes prennent le pas sur l’analyse !
    Sachez, que Morsi a des comptes à rendre à plusieurs forces qui ont droit de regard sur sa politique, à commencer par le FMI et les USA dont il est l’obligé !
    Ce qui n’a rien à voir avec l’Iran qui peut se permettre le luxe d’une forme d’indépendance, pour le pire et le meilleur, je vous l’accorde, tout en prenant en compte la propagande occidentale envers ce pays !

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @13h14   « »

    Patrice : "En obligeant les coptes à faire le ramadan ?"

    Hallucinant ce raisonnement ! Jamais on ne verra ce genre d’ignominie, pour la simple raison que toutes les religions cohabitent dans cette région depuis des millénaires, et que l’islam appelle au respect des gens du livre (juifs, chrétiens) :

    « Et discute avec eux de la meilleure façon » s16 v125
    « Ne discutez avec les gens du Livre que dela manière la plus courtoise, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Dites-leur : « Nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé. Notre Dieu et le vôtre est le même et c’est à Lui que nous sommes entièrement soumis. » s29 v46.

  • permalien gilgoss :
    28 novembre 2012 @13h16   « »

    "le président s’octroie tous les pouvoirs pour prendre des mesures qui protègent l’unité nationale, l’ordre public et la révolution "

    est-ce assez clair ?

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @13h28   « »

    Patrice, je crois que les peuples ont le droit de s’organiser comme il l’entendent sans être soumis à une grille de lecture occidentale !
    S’ils veulent des conservateurs, des rois, c’est leur probléme !
    Est-ce que ces gens ce mélent des politiques occidentales ? A- t-on déjà vu un dirigeant du sud apostropher un homologue occidental pour lui dire que ce qui se passe en Gréce est inadmissible ? éh, non ! C’est le contraire qu’on voit !
    Et, entre nous, combien de siécle l’occident à mis pour trouver une organisation à peu prés démocratique ? Des siécles ! Il n’y a pas si longtemps, 60 années à peine, cet occident était plongé dans la barbarie nazie, le fascisme, une boucherie fratricide, et la solution finale pour le peuple juif ! En pleine modernité, dans la patrie de Goethe !!
    Vraiment, descendons de nos piédestal, et soyons humbles, pour bien comprendre que la connerie humaine est universelle !

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @15h38   « »

    @Shanaa
    Je suis le premier à faire l’auto critique de l’occident chrétien, qu’il s’agisse d’un passé proche, ou du présent, assez bien illustré par les succès de Coppé, ou du FN, sans parler des catholiques qui ont roué de coups les femen il y a peu.
    Je reconnais également très clairement le droit d’un peuple à voter en faveur d’un parti qui prône la mise en pratique de la Charia. A noter au passage que la Charia impose le respect des règles de l’Islam. Et les athées et les chrétiens devront respecter une loi inspirée de la Charia, alors qu’ils n’adhèrent pas à cette religion. Problème. C’est ce que j’entendais par "imposer le ramadan aux coptes". Ca n’est certes pas encore à l’ordre du jour, mais ça deviendra vite une réalité dans un pays ou les deux tiers des forces politiques estiment souhaitable de mélanger loi religieuse et loi civile.
    Le tout est de savoir si la tolérance religieuse prévaudra, ou si les salafistes terroriseront les mécréants comme ils le font en Tunisie.

    Et enfin, je n’approuverai jamais un éventuel coup de force militaire, ou américain, destiné, par exemple, à introduire la laïcité dans la constitution. En revanche, je crains que le fait qu’il existe en Egypte une majorité favorable à un islamisme dur ne conduise in fine le pays à la dictature. C’était d’ailleurs la question posée dans ce fil : Vers une dictature des Frères ?
    Ben oui. Pas impossible, si les démocrates ne réagissent pas. Et, même question à poser en Tunisie et en Turquie. Je n’ai pas la réponse.

  • permalien patrice :
    28 novembre 2012 @15h48   « »

    @Shanaa
    " et que l’islam appelle au respect des gens du livre (juifs, chrétiens) :"

    Ce n’est pas à vous que j’apprendrai qu’on trouve dans le Coran autant de préceptes intolérants que de préceptes tolérants. Tout dépend de qui interprète, et surtout du contexte socio politique. Il ne m’a d’ailleurs pas semblé que les coptes soient très rassurés par l’arrivée au pouvoir des FM. On pourrait aussi rappeler que le monde musulman est récurremment déstabilisé par les conflits extrêmement violents entre sunnites et chiites. Et la tolérance religieuse, elle est passée où ?
    La vérité est que les musulmans sont aussi tolérants que les chrétiens et les juifs : Tolérants, mais sans plus.

  • permalien Protométèque :
    28 novembre 2012 @17h51   « »

    Commentaire d’une amie du Caire : plus il montre son visage de dictateur (Morsi), plus il motive les révolutionnaires de reprendre le combat ! Morsi favorise l’aboutissement de la révolution malgré lui.

    Notez que la démocratie est un long apprentissage...

  • permalien K. :
    28 novembre 2012 @21h56   « »

    Norman Finkelstein, dans un article (riche comme d’habitude) sur la dernière agression criminelle sioniste contre Gaza, le décret de Morsi n’étant pas évoqué :

    Les élites politiques américaines chantent les louanges de Morsi, caressant son ego, et spéculant sur la « relation spéciale » qu’il a cultivé avec Obama.

    Ceux qui sont familiers avec les manipulations psychologiques des États-Unis quand il s’agit de dirigeants arabes, en particulier les médiocres méprisables tels que Anouar el-Sadate, ne seront pas surpris par l’actuelle présentation romancée que les US font de Morsi

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @22h06   « »

    Patrice, je vous ai dit que depuis des millénaires, cohabitent, une multitude de groupes ethniques et religieux au moyen-orient ! Ce qui prouve que l’islam est universaliste ! Point d’apartheid (USA,A.du Sud) ni de réserves (USA) pour qui que ce soit ! Tout n’est pas parfait, et on doit se battre pour améliorer les choses !
    Question chiites-sunnites, c’est comme les catholiques et les protestants en Irlande, ou les relents d’islamophobie et de judéophobie en occident ! Là aussi, les peuples doivent être attentifs aux politiques menées en leur nom pour des raisons mercantilistes et de domination. Le pouvoir, quel qu’il soit, peut faire d’un peuple pacifique une horde histérique en cultivant la peur et le mythe de l’ennemi !

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @22h15   « »

    Patrice : "Ce n’est pas à vous que j’apprendrai qu’on trouve dans le Coran autant de préceptes intolérants que de préceptes tolérants"

    Tous les textes religieux contiennent des passages de violence symbolique, y compris la Bhagavad Gita !
    On est pas stupide pour les prendre au premier degré ! Si on est intelligent, on doit les situer dans leur contexte historique !
    Je tiens à vous faire remarquer que les religieux ont bon dos ! Pourquoi ne pas parler des scientifiques, des politiques qui élaborent des armes de destruction massive pour exterminer leurs semblables ? Ce n’est quand même pas un religieux qui a inventé l’arme atomique ou des virus, et autres saloperies !
    Bien attendu, c’est un point de vue ethique sur la politique !

  • permalien Damnatio memoriae :
    28 novembre 2012 @22h34   « »
    M. Morsi et le bonapartisme

    Une lecture sans doute pas inutile pour comprendre la situation égyptienne actuelle : Le dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, de Karl Marx.

    Quel rapport ?

    Dans cet ouvrage, Marx montre comment lors de la révolution de 1848 en France le pouvoir d’un « homme providentiel », Louis Bonaparte, futur Napoléon III, est né de l’affrontement entre l’élan révolutionnaire des classes populaires et des classes moyennes intellectuelles et la réaction conservatrice de la bourgeoisie et des propriétaires fonciers. Les classes dominantes, liées à l’ancien régime, n’avait plus les moyens politiques de maintenir en respect les classes populaires, qui de leur côté n’avaient pas les moyens d’assurer de manière stable une nouvelle hégémonie politique.

    Louis Bonaparte, homme falot en soi, est alors apparu comme un compromis (illusoire) des deux côtés. La paysannerie était prisonnière du mythe napoléonien et de son désir d’un souverain providentiel, pendant que la bourgeoisie avait besoin d’un homme fort pour maintenir l’ordre social, au prix de sa propre liberté.

    Morsi a-t-il des aspects bonapartistes ? Oui à mon avis (à titre d’hypothèse théorique, s’entend) dans le sens où il incarne un compromis douteux et illusoire. D’un côté les classes dominantes peuvent lui être favorables : il défend clairement l’ordre social inégalitaire, et l’armée se retire de l’avant-scène politique en échange probable du maintien de son énorme fortune économique. Les Etats-Unis et ses alliés au Moyen Orient sont rassurés par la continuité géopolitique. Les FM sont la seule force politique capable d’endiguer la contestation tout en apparaissant étrangère à l’ancien régime.

    De l’autre une partie de la population égyptienne leur est acquise, par conservatisme idéologique et religieux, par reconnaissance politique et sociale des Frères musulmans, et prise dans la vague de réaction islamiste qui a suivi les révolutions démocratiques (phénomène très comparable à mon avis à la réaction idéologique post-1848).

    Pour autant, y a-t-il une menace dictatoriale ? Il ne me semble pas dans le sens où la maturité démocratique et les résistances populaires égyptiennes (voir manifs) ne le permettront sans doute pas, et où les FM semblent s’être réellement convertis à la démocratie (libérale).

    Pour autant, il y a de nombreuses luttes en cours : pour les libertés démocratiques, contre la répression policière et les privilèges de l’armée, l’égalité hommes/femmes, les revendications sociales ouvrières et paysannes, sur la question palestinienne, etc. Sur toutes ces questions, la politique de M. Morsi est malheureusement à mon avis assez prévisible…

    A suivre…

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @23h07   « »

    Damnatio memoriae , le calendrier grégorien a une lecture linéaire et figée de l’histoire, prisonniére et appelée à un éternel recommencement ! D’ou votre comparaison inattendu, Napoléon-Morsi !
    Pourtant, vous n’êtes pas sans savoir, que Morsi à une trés faible marge de manoeuvre dans un contexte de domination mondialiste. A l’époque de Napoléon, la France était une puissance autonome ! Aujourd’hui les choses seraient différentes du fait que la France est diluée dans l’Europe, elle même satellite de l’empire !
    A propos du calendrier, les chinois et les arabes ont le leur, qui permet une autre approche que le temps "fini" du calendrier grégorien ! C’est pourquoi, l’occident à la même politique depuis des siécles : colonisation- pillage- massacres- guerres- dominations... et on recommence comme aujourd’hui, alors que l’occident à les moyens d’un soft power et une autre approche de son environnement, de la santé de la planéte,etc...

  • permalien KTM :
    28 novembre 2012 @23h19   « »

    enfin, le président s’octroie tous les pouvoirs pour prendre des mesures qui protègent l’unité nationale, l’ordre public et la révolution (lire « The president’s new powers », Egypt Independent, 23 novembre).

    On a déja vu ça plusieurs fois dans l’histoire, de César à Robespierre, à Staline en passant par tous les dictateurs grands ou petits. Et on vu comment ça peut évoluer, mal.

    On comprends mieux le malaise des non islamistes face au nouveau pharaon (islamiste).

    Un élément intéressant est que la déclaration a suscité des critiques y compris dans les rangs des Frères, confirmant que l’organisation n’est plus aussi monolithique qu’autrefois

    Pas plus que l’UMP, et alors ? On devrait savoir que les frère musulmans, et encore plus le parti justice et liberté, abritent des courants différents, dont certains voient de mauvais oeil le fait que la charia n’est pas encore loi fondamentale.

    le raïs dispose de tous les pouvoirs législatifs

    Merci raïs ! Mais pas uniquement, le pouvoir exécutif aussi et la capacité de renvoyer les juges influence sur le judiciaire.

    Les Frères ont toujours été une force conservatrice, mais ils se sont battus pour la fin du régime de Moubarak.

    Ils se sont battus contre le régime des militaires peu après l’arrivé au pouvoir des officiers. Assan al Banna, le fondateur de la confrérie, leur reprochait leur tournant laïciste au point à être exilés, bannis ou exécutés.
    Ils ne se sont pas battus contre les militaires lors de la révolution, ils en sont resté en marge jusqu’à quand la chute du régime devint évidente.
    Alors ils furent bien contents de ramasser les fruits de la révolution et de capitaliser sur leur travail de noyautage de la société à partir des organisations professionnelles, des quartiers, des écoles.
    S’ils s’opposèrent au régime militaire ce fut pour défendre leurs propres intérêts, à savoir l’islamisation de la société sous le slogan "l’islam est la solution". Pas pour autre chose et encore moins pour amour de la liberté.

    D’autre part, toutes les décisions prises par le président ne sont pas négatives :

    Merci. Mais on voit clairement une volonté de dédouanner, par ce fait, les décisions négatives du nouveau pharaon et de minimiser les risques inhérents au coup d’état institutionnel.

  • permalien KTM :
    28 novembre 2012 @23h36   « »

    A propos du calendrier, les chinois et les arabes ont le leur, qui permet une autre approche que le temps "fini" du calendrier grégorien !

    La différence entre le calendrier grégorien et celui arabe réside dans le fait que le deuxième est basé sur la lune. Ce qui donne que les saisons ne tombent pas dans les mêmes mois, et qu’il n’y a même pas un mécanisme de correction. Donc pour savoir ce que peut bien signifier un mois en termes climatiques et de récolte il faut aller voir un "savant".

    C’est pourquoi, l’occident à la même politique depuis des siécles : colonisation- pillage- massacres- guerres- dominations... et on recommence comme aujourd’hui, alors que l’occident à les moyens d’un soft power et une autre approche de son environnement, de la santé de la planéte,etc...

    Donc le fait d’avoir un calendrier "fini" rend les gens agressifs ?

    Excusez-moi, mais c’est du n’importe quoi à l’emporte pièce qui pourrait passer dans des discussions d’ivrognes ou de fumeurs de moquette, mais pas dans une discussion avec des gens qui savent lire.

    Toutes les civilisations sont passées, au grès de leur pouvoir militaire par "colonisation- pillage- massacres- guerres- dominations", toutes.
    La civilisation arabe a même commencé par "colonisation- pillage- massacres- guerres- dominations", il suffit de savoir lire, en avoir envie et surtout avoir l’honnêteté de reconnaitre les faits.

    La moquette c’est de la synthétique ou fibres naturelles ?

  • permalien K. :
    28 novembre 2012 @23h36   « »

    ils en sont resté en marge jusqu’à quand la chute du régime devint évidente.

    Ce n’est pas vrai.

    Ils sont certes restés a l’écart les premières 24-48 heures, mais ils se sont engagés à fond par la suite, bien avant que l’issue ne soit certaine, et les soulèvements ont grandement bénéficié de leur expérience organisationnelle.

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @23h41   « »

    KTM, ces "révolutions", comme on les appelle, ont eu pour cibles les dirigeants laics ! La France a aidé à la chute de Khadafi et le chaos dans ce pays ! Comme Bush pour l’Irak !
    La Syrie est en voie d’irakisation et engagée dans une guerre destructrice ! Les occidentaux sont contre Al Assad qui est pourtant laic !

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @23h48   « »

    KTM : "La moquette c’est de la synthétique ou fibres naturelles ?"

    Ceci n’est pas un argument ! C’est de la petitesse !
    Vos sentences de celui qui sait n’imposent qu’aux sots !

  • permalien Shanaa :
    28 novembre 2012 @23h55   « »

    Patrice : " sans parler des catholiques qui ont roué de coups les femen il y a peu."

    Et les FEMEN hystéros ont agressé un bébé avec du gaz !
    Leur façon de procéder est agressif, offensif ! Pas de place à l’intellect !

  • permalien KTM :
    29 novembre 2012 @00h04   « »

    @ Shanaa

    C’est tout ce que vous avez à répondre ? C’est bien léger ! LOL

    Pendant ce temps là, Morsi est en train, avec des compagnons de route salafistes, regroupés dans une "assemblée" non élue, de faire passer une constitution qui inquiète fortement libéraux et chrétiens.

    Selon le dernier état du projet, ce sont les « règles de la charia » (loi islamique) qui deviendraient « la source principale du droit ». Sous Moubarak, la loi fondamentale faisait seulement référence aux « principes » de la charia. « On passe ainsi d’un système de valeurs à un code rigide », explique Stéphane Lacroix, professeur à Sciences Po.
    Le Figaro

    Pour ne pas perdre de temps des peines de mort en contumace ont été émises pour "insulte à la religion".

    Il falait vraiment ne pas avoir envie de voir !

  • permalien patrice :
    29 novembre 2012 @01h54   « »

    @Shanaa
    Vos objections sont assez convainquantes, comme d’habitude. Je me contenterai donc d’espérer que la branche dure des FM ne s’allie pas aux salafistes pour imposer des mesures liberticides.
    Qui vivra verra.
    Mais il est exact que les musulmans ont été, d’une manière générale, plus tolérants que les chrétiens envers les religions concurrentes.
    Je persiste néanmoins à douter de la capacité des FM à rétablir la paix sociale, qui demeure le principal problème du pays. Comme je l’expliquais précédemment, on ne règle pas les difficultés économiques d’un pays, ou les inégalités, en proposant en principal une solution à des problèmes de société créés de toutes pièces.

  • permalien patrice :
    29 novembre 2012 @02h00   « »

    @KTM
    "Pour ne pas perdre de temps des peines de mort en contumace ont été émises pour "insulte à la religion".

    Vous êtes sûr ? Je ne trouve sur la toile que des peines de 4 à 6 ans de prison, ce qui est d’ailleurs révoltant. En revanche, le Pakistan fait très fort dans ce domaine. Il se peut que vous ayez confondu.
    Juste pour mémoire, un caricaturiste tunisien s’est pris 7 ans fermes pour blasphème. Ca relativise quelque peu le modèle tunisien, même si, en plus du Pakistan, les Koweïtiens et les saoudiens battent tous les records. Mais bon. On le savait déjà.

  • permalien patrice :
    29 novembre 2012 @02h25   « »

    Le programme économique de Morsi
    "Aujourd’hui chef de l’État, il envisage une croissance de 7% et souhaite une baisse de l’inflation de 8,8% à 3,5%, dans les quatre prochaines années. Il s’attaquera aussi au taux de chômage pour le porter à 7 % contre 13% actuellement.

    Il s’attellera, entre autres, à réduire, chaque année, les dettes intérieures et extérieures de 15%, à équilibrer le déficit de la balance des paiements durant les années 2016 et 2017 et à baisser le déficit budgétaire à moins de 6% du PIB de l’Égypte. "

    Ca ne vous rappelle rien ?
    Apparemment, monsieur Morsi compte se faire bien voir du FMI et des rentiers. Quant à la croissance à 7 points, avec un tourisme en berne, on peut rêver. Sans doute un voeux pieux, c’est le cas de le dire. Question subsidiaire : Où trouvera-t-il les sous pour relancer, si il réduit les emprunts d’état et s’abstient de faire tourner la planche à billets ?

  • permalien Damnatio memoriae :
    29 novembre 2012 @10h55   « »
    @ Shanaa

    Je ne suis pas certain que l’histoire soit seulement linéaire et progressiste. C’est ce que pensaient les philosophes des Lumières, qui méritent le plus grand respect selon moi, mais de fait c’est un peu plus compliqué et les retours en arrières surviennent régulièrement. Ce qui n’infirme pas le combat pour le progrès politique et social. C’est ce que Freud appelait, après Nietzsche, « l’éternel recommencement », si mes souvenirs sont exacts.

    Ceci dit, vous avez raison, la comparaison a ses limites et je ne pense pas qu’un pouvoir véritablement autocratique se profile en Egypte, heureusement. Mais cela est aussi le fruit d’un combat politique et social, dans lequel les FM sont largement du côté de la réaction, malgré leur opposition à l’ancien régime. Je pense aux questions de lutte pour la démocratie, la laïcité, les droits des femmes, les revendications paysannes et ouvrières.

    Un seul exemple : je me souviens d’un excellent article du Monde diplo sur la situation paysanne en Egypte, avec (sauf erreur) une réforme agraire progressiste sous Nasser, et une contre-réforme rétablissant largement le pouvoir quasi-féodal des grands propriétaires fonciers sous Moubarak. De même les luttes ouvrières (le textile dans le Delta, le canal de Suez, etc.) sont une des causes majeures (et occultée largement) de la révolution, qui n’est pas purement politique mais aussi sociale. C’est un autre aspect de la lutte des classes.

    M. Morsi s’inscrit dans une alliance/allégeance aux E-U et l’Europe, la Banque mondiale, le FMI, etc. c’est assez clair à mon avis, vous avez raison. D’où, entre autres, le caractère conservateur de sa politique. Encore une fois, avec toute la prudence nécessaire de ma part, ne connaissant que trop peu le pays.

  • permalien Shanaa :
    29 novembre 2012 @13h06   « »

    Damnatio memoriae , votre analyse de la "lutte des classes" et de la paysannerie doit être placée dans le contexte de domination via la mondialisation, ou les déshérités du monde sont placés dans une lutte implacable à l’échelle planétaire ! Nous ne sommes plus à l’époque de Nasser ! A cette époque, il y avait un équilibre de la terreur, deux forces, deux modéles économiques ! Aujourd’hui, régne un fascisme planétaire qui uniformise et s’impose par les armes, là ou il y a des ressources, des marchés, des consommateurs !
    Les "dirigeants" des états sont tous acculés à ce type de modéle et à l’épée de Damoclés qu’est la dette, y compris aux USA et en Europe !
    La crise de l’hyper capitalisme peut expliquer les guerres actuelles et la balkanisation du moyen-orient, et prochainement de l’Afrique !
    C’est probablement, la raison de la nomination de L.Panetta , du retrait des troupes d’Afghanistan, pour les déployer dans cette raison dont les peuples n’en finissent pas de souffrir depuis le 19iéme siécle ! Pour les aider, seul compte un sursaut vital des peuples d’occident !

  • permalien Shanaa :
    29 novembre 2012 @13h36   « »

    KTM, vous n’êtes pas sans savoir que, tout changement de pouvoir par la violence, passe nécessairement, par des turbulences, des décisions fortes, probablement temporaires, mais dont le but est de consolider et asseoir une stabilité, garantir la sécurité quotidienne des gens, éviter que des groupscules sément le désordre, ou que les anciens du régime refassent surface ! En réalité, il faut être dans les coulisses du pouvoir pour en saisir les manoeuvres !
    Donc, attendons, observons ce que fera Morsi par la suite. Si, une fois le pays sur rails, et que Morsi ne respecte pas ses engagements pour un état de droit pour tous, alors il y aura de bonnes raisons d’investir la rue !
    Vous citez des peines pour "les insultes à la religion". J’ignore de quoi il s’agit ! Mais, là aussi, il faut savoir que le peuple egyptien, musulman, copte, est encore, en majorité, croyant et pratiquant. Alors, pourquoi insulter au risque de troubler la paix civile déjà précaire ? La liberté de s’exprimer doit être accompagnée de celle de la responsabilité et de la volonté de ne pas stigmatiser les valeurs de l’autre ! On peut tout dire si on reste humain, drôle, intelligent ! Et ainsi, on fait même évoluer les gens !
    Vous citez un passage du Figaro ! Permettez moi de vous dire que les médias français étaient consentuels quand il fallait renverser les régimes laics ! Ils ont fait preuve d’un acharnement particulier envers la Libye et la Syrie ! Faut savoir ce que l’on veut !!!

  • permalien Shanaa :
    29 novembre 2012 @14h07   « »

    Patrice : Je persiste néanmoins à douter de la capacité des FM à rétablir la paix sociale, qui demeure le principal problème du pays.

    Morsi est dans la même situation que les "technocrates" du monde ! Ils promettent beaucoup de choses par démagogie, et vu que la crise est mondiale, ils sont forcés de cligner de l’oeil au FMI, aux investisseurs, aux banques ! Oups, les banques, là c’est un souci !
    On sait que l’occident est dans la bérézina économique, trop de chômage, de dette, pauvreté en haute, cherté de la vie, des loyers, peu d’accés aux soins (Gréce), etc... Bref, tous les ingrédients réunis pour une guéguerre, sachant que c’est la maniére habituelle de l’occident pour rafistoler ses problémes et divertir le pauvre peuple ! Si une guerre avait résolu un seul probléme ça se saurait ! Mais, faut bien que ceux qui fabriquent les armes les refourguent ou les utilisent sur leurs semblables désignés "ennemis" pour la cause !

  • permalien K. :
    29 novembre 2012 @14h20   « »

    Tout va très vite.

    La rédaction de la Constitution devrait être achevée et votée aujourd’hui.

    Après son adoption, le texte sera transmis au président Morsi qui doit organiser, sous deux semaines, un référendum constitutionnel.

    http://www.bbc.co.uk/afrique/region...

    La “charia” serait conservée comme “source principale”.

0 | 100 | 200 | 300

Ajouter un commentaire