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Syrie, est-il déjà trop tard ?

lundi 24 décembre 2012, par Alain Gresh

La crise syrienne a divisé, depuis des mois, nombre de lecteurs de ce blog. Et, au-delà, beaucoup de mouvements de gauche, notamment dans le monde arabe (lire Nicolas Dot-Pouillard, « La crise syrienne déchire les gauches arabes »).

Deux points de vue se sont affrontés :
— le premier voyait dans l’insurrection syrienne un prolongement des révoltes dans le monde arabe, provoqué par les mêmes causes (autoritarisme du régime, corruption, aspirations de la jeunesse à la liberté, etc.) ;
— le second, tout en admettant parfois les défaillances du régime, y voyait pour l’essentiel un complot visant un régime qui s’était opposé aux Etats-Unis et à Israël.

Pour ma part, j’ai expliqué que cette insurrection ne se différenciait pas fondamentalement de celles qui avaient balayé les régimes tunisien et égyptien. Que la violence du régime n’avait aucune excuse, et qu’elle avait accéléré la militarisation de l’insurrection. Dans le même temps, je constatais que la Syrie reste un enjeu géopolitique important et que l’intervention massive du Qatar et de l’Arabie saoudite n’est pas dictée par l’amour de ces pays pour la démocratie.

En août 2012, j’avais mis l’accent sur l’impasse en Syrie et sur les conséquences dramatiques de la prolongation du conflit (« Que faire en Syrie ? »). Le récent rapport de la commission des droits de l’homme des Nations unies (« Independent International Commission of Inquiry on the Syrian Arab Republic established pursuant to United Nations Human Rights Council Resolutions S-17/1, 19/22 and 21/2 » (PDF), 20 décembre) apporte un éclairage inquiétant et devrait nous amener tous à privilégier une sortie de crise politique, ce qui signifie cessez-le-feu et négociations.

La question n’est plus de savoir si le régime tiendra ou non, mais si la Syrie restera une entité unie ou deviendra un champ de bataille confessionnel et ethnique. L’envoyé spécial des Nations unies a mis en garde le 20 décembre contre des génocides qui frapperaient les minorités, notamment alaouite (« U.N. anti-genocide envoy : Syria minorities face reprisal risk »). (Lire, dans le numéro de janvier 2013 du Monde diplomatique, l’article de Sabrina Mervin, « L’étrange destin des alaouites syriens ».)

Ce que dit le rapport de la commission des droits de l’homme des Nations unies confirme ce pessimisme :

« La montée des tensions a conduit à des affrontements armés entre les différents groupes armés le long d’une ligne confessionnelle. De tels incidents ont eu lieu dans des communautés mixtes ou lorsque des groupes armés ont tenté de s’emparer de zones habitées majoritairement par les communautés minoritaires pro-gouvernementales. Certaines communautés minoritaires, notamment les alaouites et les chrétiens, ont formé des groupes d’autodéfense pour protéger leurs quartiers des forces anti-gouvernementales en établissant des points de contrôle autour de ces zones. Certains de ces groupes locaux, connus sous le nom de comités populaires, auraient participé aux côtés des forces gouvernementales à des opérations militaires dans les environs de Damas, dans les quartiers de Tadamon et Sayeda Zeinab. Les personnes interrogées affirment que le gouvernement a fourni des armes et des uniformes à ces groupes. » (...)

« Ces derniers mois, il y a eu une nette évolution dans la façon dont les personnes interrogées présentent le conflit. En décrivant le bombardement d’un village dans le gouvernorat de Lattaquié par les forces gouvernementales, une personne interviewée a souligné que les bombardements provenaient des “villages alaouites”. Une autre personne interrogée, décrivant les attaques au sol à Bosra, dans le gouvernorat du Sud Deraa, a déclaré que les tensions entre les communautés chiite et sunnite dans la ville montaient en puissance, avec une violence de plus en plus inévitable. »

« Des groupes minoritaires du pays, tels que les Arméniens, les chrétiens, les druzes, les Palestiniens, les Kurdes et les Turkmènes ont été entraînés dans le conflit. Cependant, les lignes confessionnelles sont plus marquées entre la communauté alaouite, d’où sont issus la plupart des cadres supérieurs du gouvernement et de l’armée, et la majorité sunnite, qui appuie dans l’ensemble (mais pas uniformément) les groupes anti-gouvernementaux armés. »

« Les attaques, les représailles et les craintes de celles-ci ont conduit à l’armement des communautés et à leur entrée dans le conflit. Une personne interrogée, un Turkmène de Lattaquié, résumait ainsi la situation : “Il est trop dangereux de vivre à côté de voisins qui sont armés et [qui vous considèrent comme un rebelle], alors que vous, vous restez sans armes”. »

« Les forces gouvernementales et les milices alignées avec le gouvernement ont attaqué des civils sunnites. Une personne interrogée, présente dans Bosra à la fin octobre, a rapporté que “des membres d’une milice chiite”, des gens de son voisinage, conduisaient des perquisitions. Elle a déclaré que la milice lui avait dit qu’“ils tueraient tous les sunnites dans la région et que la région leur appartenait”. Une autre personne interrogée a déclaré qu’elle avait régulièrement vu des sunnites tirés hors de leurs voitures et battus aux points de contrôle de l’armée le long de la route principale reliant Deraa et Damas. »

« La Commission a reçu des informations crédibles selon lesquelles des groupes armés anti-gouvernementaux attaquent les alaouites et les autres communautés minoritaires pro-gouvernementales. Une des personnes interrogées, un combattant de l’Armée syrienne libre à Lattaquié, a expliqué en détail comment ils avaient capturé des membres des forces gouvernementales : les sunnites ont été emprisonnés tandis que les alaouites ont été immédiatement exécutés. » (...)

« La plupart des combattants étrangers s’infiltrant en Syrie pour rejoindre les groupes anti-gouvernementaux armés (ou pour lutter de façon indépendante à côté d’eux) sont sunnites, originaires de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. La nature de plus en plus confessionnelle du conflit pousse d’autres acteurs à y entrer. Le Hezbollah chiite a confirmé que ses membres participent à la lutte en Syrie aux côtés du gouvernement. Il y a eu également des rapports, encore non confirmés, indiquant que des chiites irakiens viennent se battre en Syrie. L’Iran a confirmé le 14 septembre que les membres des Gardiens de la révolution apportaient “un soutien intellectuel et consultatif” en Syrie. » (...)

Sur le rôle et la place des salafistes dans l’insurrection, loin des rumeurs et des affabulations de part et d’autre, on lira avec intérêt, comme toujours, le rapport de l’International Crisis Group, « Tentative Jihad : Syria’s Fundamentalist Opposition », 12 octobre 2012.

Revenons au rapport des Nations unies :

« Les communautés chrétiennes sont réparties à travers la Syrie, avec les plus grandes communautés, avant le conflit, vivant dans les gouvernorats d’Alep, de Damas et de Homs. Dans la ville de Homs résidaient environ 80 000 chrétiens, dont la plupart ont maintenant fui à Damas, et pour certains vers Beyrouth. Seuls restent à Homs quelques centaines d’entre eux. Une personne interrogée, en parlant des événements récents dans le gouvernorat d’Al-Suweida, a confirmé que les communautés sunnite et druze s’étaient affrontées, faisant plusieurs morts. Le 29 octobre, une voiture piégée a explosé devant une boulangerie à Jaramana, un quartier majoritairement chrétien et druze à Damas. »

(...)

« Les témoignages recueillis indiquent que les groupes anti-gouvernementaux armés omettent systématiquement de se distinguer de la population civile. L’obligation de chaque partie au conflit, en vertu du droit international coutumier, de séparer les personnes et les biens civils des objectifs militaires est particulièrement pertinente lorsque les objectifs militaires se trouvent dans des zones densément peuplées. L’échec manifeste à faire ces distinctions a donné lieu au départ de civils de leurs foyers et a contribué à l’augmentation alarmante des personnes déplacées et des réfugiés. »

(...)

« La guerre d’usure qui est menée en Syrie a apporté des destructions et une souffrance humaine incommensurables à la population civile. Alors que le conflit s’éternise, les parties sont devenues de plus en plus violentes et imprévisibles, ce qui les a conduites à des comportements en infraction avec le droit international. Le seul moyen de parvenir à une cessation immédiate de la violence est un règlement politique négocié qui réponde aux aspirations légitimes du peuple syrien. La Commission soutient fermement la mission de M. Lakhdar Brahimi, le Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue des Etats arabes dans ses efforts pour amener les parties à un tel règlement. »

Il me semble que l’heure n’est plus à savoir qui il faut blâmer en premier pour cette situation (je pense que le régime est le premier responsable). Mais de savoir comment sortir de cette spirale pour préserver la Syrie et le peuple syrien.

Il est désolant de constater que le porte-parole du Quai d’Orsay omet l’appel du rapport à une solution négociée pour affirmer (21 décembre) seulement que :

« Le rapport de la commission d’enquête confirme l’ampleur des souffrances que doit endurer tout un peuple en raison de l’obstination criminelle d’un régime dont le seul but est sa propre survie. Un tel régime n’a plus aucune légitimité. Bachar Al-Assad doit partir et laisser la place sans délai à un gouvernement de transition répondant aux aspirations légitimes de liberté du peuple syrien. La France appelle la Coalition nationale syrienne à s’engager à ce que les groupes armés qui lui sont affiliés respectent les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Tous les coupables sans exception des crimes dénoncés par la commission d’enquête devront répondre de leurs actes devant la justice. »

Islam et politique

Université populaire

Samedi 12 janvier 2013

Programme :

- Séance 1 (10h30-12h30) Quel rôle joue "l’islam" dans les révolutions arabes ?, avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études à l’EHESS et chercheur au Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologiques. Auteur de The New Arab Revolutions that Shook the World (Paradigm Publishers, Boulder, Londres, 2012)

- Séance 2 (14h-16h) Pourquoi parle-t-on tant de la charia ?, avec Nathalie Bernard-Maugiron, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

- Séance 3 (16h-18h) Tour d’horizon de « l’islam politique » en Turquie, avec Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS et auteur de Histoire de la Turquie contemporaine (La Découverte, 2004, 2007).

Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org

Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi).

Horaires :
- Séance 1 : 10h30-12h30
- Séance 2 : 14h-16h
- Séance 3 : 16h-18h

Lieu : 5, rue Basse des Carmes - 75005 Paris (Métro : Maubert-Mutualité).

546 commentaires sur « Syrie, est-il déjà trop tard ?  »

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  • permalien Yvan :
    24 décembre 2012 @15h50   »

    La crise syrienne nous en dit plus sur la doxa identitaire occidentale, que sur la réalité de ce que vivent les minorités syriennes.

    A Alep c’est le citoyen que les médias assassinent.

  • permalien Messager :
    24 décembre 2012 @16h20   « »

    Merci pour cette analyse circonstanciée il me semble que votre conclusion est juste. La position de la France que ce soit avec NS et maintenant avec FH est calamiteuse (le changement c’est maintenant !!!) D’abord on invite des dictateurs kadafi, el hassad y compris au defile du 14 juillet pour leur vendre des armes, ensuite on s’étonne qu’ils veuillent les utiliser y compris contre leur peuple. Alors on essaye de les eliminer en sacrifiant au besoin les populations civiles comme le montre le communique que vous citez.
    Il y a peu, FH a reçu l ’émir du Quatar grand démocrate et défenseur des droits de l’homme !!
    La continuité c’est maintenant !!!

  • permalien Occhiali :
    24 décembre 2012 @17h49   « »

    Il est bien tard, le conflit est d’ordre confessionnel et plus politique depuis pas mal de temps, les groupes salafistes étant particulièrement actifs grace au soutien des bédouins qataris des obscurantistes saoudiens et à la complicité de l’Otan. Quant à la classe médiatique et politique française, les dollars qataris garantissent la mauvaise foi et la complicité des grandes figures morales qui sévissent dans le paysage médiatique, jamais une seule voix dissonante ne se fait entendre

    Apres que le regime tire parti de cette fracture communautaire c’est vrai en meme temps, les insurgés qui selon Fabuis accomplissent un bon travail, multiplient les profanations et attentats contre les minorités non sunnites, la presse en parlant peu..
    Ce sont le minorités actives qui décident des issues des révolutions et en Syrie, il s’agit des salafistes, c’est pourquoi je ne voie pas d’autre solution qu’une partition avec un état alaouite ( résurgence du mandat français) et à terme une arc .des minorités englobant chiites, mulsumans hétéroxes, chrétiens et pourrquoi pas israeliens ( revenus à de bonnes dispositions ) contre la vermine sunnite et ses alliés américains et occidentaux vermine salafiste qui apres avoir enflammé la bosnie, la tchetchenie, la lybie et aujourd’hui la syrie va devoir trouver une nouvelle cause à défendre, pourquoi pas les banlieues de bruxelles ou de paris apres tout

  • permalien Lobouc :
    24 décembre 2012 @17h52   « »

    Bonjour Mr. Gresh,

    Et merci, encore une fois, pour ce papier si nécessaire, et si bien fait.
    Par contre, il y a un point sur lequel je ne vous suit pas. Souvent, Le Monde Diplomatique, des associations non gouvernementales, voire des partis, que j’apprécie, mettent en avant la fameuse solution diplomatique : "la négociation".

    Jusque là je vous suis, je suis d’ailleurs, moi aussi, bien souvent (pour ne pas dire toujours, notamment dans les temps qui courent..) opposé à une intervention militaire. Mais : qu’entendez-vous CONCRÈTEMENT par "négociation" ?

    Cela peut sembler étrange comme question, tant le mot est à priori clair de sens. Mais pour quelqu’un comme moi qui n’a pas de grandes bases en droit international etc, j’aimerais savoir quels sont les différentes façons de "négocier", à qui s’adresse-t-on, en proposant quoi, avec quels arguments, dans quelle optique, etc, etc.

    J’aimerais franchement que quelqu’un m’éclaire là-dessus, car à chaque fois que je dis "négocier", ça n’est pas clair. Ni pour les gens avec qui je dialogue, ni pour moi...

    Merci de votre compréhension

    Salutations,
    Un jeune lecteur

  • permalien hamza :
    24 décembre 2012 @18h34   « »
    tel pere tel fils assoifé du sang

    comme marocain libre, j’exprime franchement ma repugnance pour un régime criminel qui a su nous tromper depuis des decennies au nom de la cause palestinien, un clan criminel de pere en fils manipulant le patriotisme arabe pour ecraser son peuple alors que l’ennemi israel lui plait ce type de systeme qui a osé utilier l’arme chimique contre son peuple et les armes de destruction contre soit disant complot d’illusion qui existait juste dans sa tete brouillé
    vive la liberté, a bas la dictature !

  • permalien patrice :
    24 décembre 2012 @18h58   « »

    Merci à Alain Gresh pour cette analyse qui rejoint d’ailleurs mes "impressions" d’il y a quelques mois, et qui n’avaient guère enthousiasmé les participants à ce blog (entre autres parce que j’avais employé le terme "guerre ethnique" à tort, et que j’avais comparé ce conflit à une guerre de religions, cette fois, à juste titre).
    Or, il apparaît aujourd’hui que la contestation politique du régime, sur le modèles des printemps arabes, a désormais bel et bien laissé place au conflit religieux. Paradoxalement Bachar bénéficie désormais d’un soutien presque inconditionnel : Celui des alaouites et des chrétiens, qui ne lui étaient pas obligatoirement attachés au début du conflit. Dans le même temps, la revendication politique s’est estompée pour laisser place à un désir de domination des sunnites.
    Dernier point : Le soutien extérieur à la révolte est de plus en plus timide. En fait, seuls les pays wahhabites soutiennent concrètement la révolution, tandis que les russes fournissent armes et conseillers à Bachar. Il est manifeste que les occidentaux ont compris qu’en aidant les insurgés, ils fournissent des armes à Al Qaida.
    Bref, ce conflit ne motive plus grand monde, et tend graduellement vers la libanisation, une formule qui semble contenter tout le monde (extérieur).
    D’accord, au passage, avec Lobouc : La négociation est une vue de l’esprit. Ce pays est durablement déstabilisé, car l’équilibre entre une minorité surarmée et une majorité faiblement armée parait presque parfait, à supposer que cet adjectif soit de circonstance.
    Alors, oui, il est déjà trop tard pour la négociation. Les haines communautaires sont désormais bien installées, et interdisent tout compromis lié au départ du tyran. Ce dernier a désormais plus de supporters qu’au début du conflit, des supporters qui craignent pour leur survie.
    Quant à la partition du pays, elle me semble techniquement très difficile, étant prise en compte l’imbrication des communautés.

  • permalien morse89 :
    24 décembre 2012 @19h21   « »

    "le second, tout en admettant parfois les défaillances du régime, y voyait pour l’essentiel un complot visant un régime qui s’était opposé aux Etats-Unis et à Israël."
    Eh oui, le fameux complotisme perdure dans la tête des principaux médias occidentaux toujours empressés de suivre la ligne définie par les chancelleries et l’ONU (et les services très actifs de différents pays intéressés au plus haut point à l’aggravation du conflit syrien).

    Rappellons que l’ONU a déjà été manipulée maintes fois ces 10 dernières années dans des circonstances proches, en Afghanistan, en Irak , en Lybie et en Egypte. Les "révolutions arabes" sont un concept à manier avec beaucoup de prudence tant il peut servir de prétexte à toutes sortes d’ingérences et de calculs.

    Je ne vois aucune révolution arabe dans l’ensemble d’évènements tragiques de Syrie, mais assurément l’intrusion de groupes armés extérieurs (de préférence salafistes et takfiristes étrangers) soigneusement préparés, armés et téléguidés par la coalition saoudo-émirato-turco-étatsunienne avec une forte mobilisation européenne soi-disant uniquement logistique et humanitaire. Israel se frotte les mains et envoie ses propres émissaires.

    Comment se fait-il qu’aucun média (je parle des médias français) ne pointe le doigt vers ces "insurgés" syriens quand il y a des attentats visant l’armée, les forces de sécurité, les alaouites ou d’autres minorités favorables au régime ou ne voulant pas s’impliquer dans le conflit ? il n’en est presque jamais fait mention !

    Les médias gobent volontiers ce que leur dictent les officines basées à Londres ou au Qatar chargées de diffuser la bonne doctrine. Les autorités françaises approuvent et renchérissent dans la dénonciation d’une dictature qu’il faut abattre. Cela sent le scénario répétitif et déjà bien rôdé. D’autant plus que Bachar El Assad a été accueilli avec les honneurs il n’y a pas si longtemps, tout comme Khadafi. Salauds de politiciens français, plus hypocrites et pervers, on ne peut trouver mieux !!!

    Ce qui en dit long sur le degré de fourberie et de félonie de nos gouvernements successifs entièrement dévoués à la politique d’expansionnisme étatsunienne (masquée sous les mielleux prétextes humanitaires et n’hésitant pas à mentir effrontémént).

    Nos politiciens et "penseurs" à la BHL, ou Fabius, sont toujours au 1er rang pour invoquer la belle ingérence humanitaire, quelles que soient les violations caractérisées du Droit International et les désastres qu’elles vont inuluctablement entraîner

  • permalien elbé :
    24 décembre 2012 @22h00   « »

    Quelles négociations ???
    A partir du moment où vous dites au gars qui est au pouvoir qu’il doit partir ; vous ne lui laissez aucune place à la négociation . Si ce n’est peut -être celles des conditions de sa reddition. Et sachant que celui-ci n’a aucune intention de partir, il n’y a plus place que pour le conflit. Est-ce ce qui est voulu ? Il faut croire que oui.
    Et chacune des parties, profitant de la situation, ajoutant à la confusion, y place ses hommes. Tous les ingrédients d’une explosion de la Syrie sont là.
    Pauvre population syrienne, prise malgré elle, dans le maëlstrom des multiples convoitises .

  • permalien elbé :
    24 décembre 2012 @22h12   « »

    Faute de mieux, (que pesons-nous dans cette guerre ? ) en ce soir de la fête de la nativité, une prière pour les syriens : Je pense à la peur qu’ils subissent et font subir et au malheur de perdre des êtres chers. Que les souffrances qu’ils endurent prennent fin .

  • permalien imperial fire :
    24 décembre 2012 @22h23   « »

    damas était en train de négocier avec tel aviv le retour a sa mère patrie de l "alsace lorraine"syrienne,à savoir le plateau du golan,avant l enclenchement de l insurrection ;donc,israel avait interet a voir assad rester au pouvoir pour isoler le hezbollah et le hamas.

  • permalien morse89 :
    24 décembre 2012 @22h44   « »

    Les missiles Patriot sont maintenant prêts à être lancés contre les cibles stratégiques syriennes pour défendre la synarchie wahabobo USEURISRAGOLFOTURQUE. Des millions de sacrifiés attendent le verdict car dès que les milices djihadistes auront le feu vert de l’ONU pour lancer le carnage, il n’y aura plus de quartier en Syrie.

    Ceux qui suivent et s’inquiètent de l’escalade voulue par Obama et ses grands amis (Sarkozy, Hollande, Fabius, Cameron, Nyethanyaou, Qatar, Arabie Saoudite et Turquie) savent que ce n’est qu’un 1er pas vers plus énorme encore : l’attaque directe et sans prévenir de l’Iran, d’abord par le pays fou qu’est Israel.

    L’imbécillité humaine n’a jamais été aussi loin, sauf que les retombées de très mauvaises décisions se feront sentir sans tarder et la pauvre France s’en mordra les doigts (d’avoir eu des dirigeants équivalents à ceux qui avaient déclenché ou baissé culotte durant la 1ère et la 2ème guerre mondiale).

  • permalien t et définitif vers leurs pays d’origine :
    24 décembre 2012 @23h15   « »

    Faisons comme si une "négociation" était encore possible, elle supposerait comme préalable non discutable :

    - le désarmement de toutes les milices venues de l’étranger : Lybiens, Saoudiens, Yeménites, Tchétchènes, Bosniaques et autres mercenaires payés par les Etats Unis et les Emirats.
    - 
    Leur renvoi immédiat vers leur pays d’origine ou bases financées par l’occident.

    - la création d’une zone démilitarisée autour des frontières de la Syrie.

    - l’expulsion de tous les agents dormants ou agissants disséminés en Syrie, qu’ils travaillent pour Israel, les USA, les pays occidentaux comme la France et la GB et bien sûr les pays du Golfe.

    - le retrait immédiat des missiles Patriot de Turquie et d’autres pays agresseurs.

    - l’organisation d’élections démocratiques en Syrie supervisées par des nations et des forces d’observations insoupçonnables et neutres.

    - l’assurance d’une protection pour Bachar El Assad et les siens ainsi que pour le peuple alaouite et toutes les parties en conflit.

    - un plan mondial économique et humanitaire urgent pour la Syrie.

    - la création d’une commission de réconciliation pour la Syrie supervisée par une entité internationale au-dessus de tout soupçon.

    - la mise en acte définitive et officielle par l’ONU du principe de non ingérence de n’importe quel Etat dans les affaires intérieures d’un autre pays sauf extrême nécessité (ce qui n’était pas le cas en Syrie, comme en Afghanistan, comme en Irak, comme en Lybie quand ce principe a été violé)

  • permalien patrice :
    24 décembre 2012 @23h43   « »

    @Morse 89
    "Les missiles Patriot sont maintenant prêts à être lancés contre les cibles stratégiques syriennes "

    Le missile Patriot est un missile anti missile. Sa fonction est exclusivement défensive. Accessoirement, son efficacité est limitée.

  • permalien patrice :
    24 décembre 2012 @23h56   « »

    @t ?
    " l’expulsion de tous les agents dormants ou agissants disséminés en Syrie, qu’ils travaillent pour Israel, les USA, les pays occidentaux comme la France et la GB et bien sûr les pays du Golfe."

    Vous oubliez les conseillers militaires russes, qui appuient Bachar. Les occidentaux, (sans parler des israéliens) me semblent bien passifs dans ce conflit. Ils fournissent des armes légères, un peu d’assistance, mais ce sont surtout le qataris qui envoient du matériel performant. Les russes, en revanche, sont beaucoup plus "généreux" (moyennant finances).
    Quant à l’intervention en Iran, seul Israël la souhaite, et encore. (Le Mossad est contre).

  • permalien presse marocaine :
    25 décembre 2012 @01h32   « »

    tout le monde est responsable de que ce passe en Syrie

  • permalien imperial fire :
    25 décembre 2012 @01h35   « »

    les etats unis en profiteront pour porter un coup au glorieux parti des travailleurs du kurdistan,qui combat depuis 1984,mais qui n a pas dit son dernier mot et est loin d etre à bout de souffle-il est allié au régime de damas à nouveau,par représaille à l appui de ankara à l armée syrienne "libre".

  • permalien Yvan :
    25 décembre 2012 @09h21   « »

    Le mot :

    Les armes chimiques syriennes sont toujours en sécurité, selon pour Israël - SYRIE - FRANCE 24
    Bien que le régime de Bachar al-Assad ait perdu du terrain face à la rébellion, l’État hébreu assure que l’arsenal chimique syrien "est maîtrisé pour le moment" et qu’il ne constitue pas une menace pour Israël.


    ... et la chose :

    Deux journalistes israéliens occidentaux en Syrie - FRANCE 24
    Pour la première fois une équipe de la télévision israélienne Channel 2 rentre en territoire syrien. Les deux journalistes Itai Anghel et Amir Tibone étaient à Khirbet el-Joz dans la région d’Idleb à la frontière turque.

  • permalien Yvan :
    25 décembre 2012 @09h34   « »

    Les maux :

    Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête - MOYEN-ORIENT - FRANCE 24
    Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

    ... les choses :

    L’envoyé de l’ONU tente une nouvelle fois la voie du dialogue avec Assad - SYRIE - FRANCE 24
    L’émissaire international de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a rencontré le président syrien à Damas où il a pu "échanger sur les étapes à entreprendre pour l’avenir". Sur le terrain, les bombardements se poursuivent.

    ... et LA chose :

    Le rôle des djihadistes et d’Al Qaeda dans le conflit syrien | euronews, news +
    Parmi eux, le front Al-Nosra, émanation d’al-Qaeda en Irak, qui a revendiqué la plupart des attentats suicide en Syrie et s’est imposé en 2012 sur la quasi-totalité des fronts. Il vise un Etat islamique en Syrie et entend lutter contre l’occident et les gouvernements chiites.

  • permalien Salem L :
    25 décembre 2012 @10h01   « »

    Qu’arrive t-il à tout ce beau monde pour faire du drame d’un peuple un terrain d’enjeux politiques, géostratégiques ? Et pourquoi s’intérresse t-on à ce pays dépourvu de richesses ? et cet acharnement à vouloir le détruire et ensuite pleurer sur le sort de ce peuple ! Cet article qui traite des minorités et des conflits qui existent entre elles a -t-il un sens dans un pays détruit à 90% ? Le complot contre ce pays et non contre le régime Syrien qui n’a rien à envier à d’autres régimes encore en activités pose le probléme de ces Etats Nations issus des guerres d’indépendance qui se sont constitués sur une base ethnique, régionale au lieu d’une représentation équitable de toutes les ethnies, les régions etc. La Syrie est devenue un terrain de luttes qui dépassent ses frontières et tous les vas en guerre sont présents des plus intérressés à ceux qui si on leur posait la question du pourquoi de leur présence en Syrie ne sauront quoi répondre, ils sont là et puis c’est tout pour se défouler ! Mais bien sur qu’il est trop tard et qui sont ceux qui négocieront une paix et pour quels desseins ?

  • permalien Caligula :
    25 décembre 2012 @12h46   « »

    N’est-il pas franchement trop tard pour une négociation ? Même si le principal accusé se fait évincer, les conflits inter-religions/inter-communautés ne seront pas effacés pour autant. Le fait que les chrétiens et les allaouites soient (par défaut et aussi par nécessité) du côté du gouvernement ne plaide pas en leur faveur.

    Je me pose aussi une question :
    Le fait d’armer les différentes factions ; que ce soit les chiites, les sunnites... ; va laisser des laisser des milliers d’armes et de munitions dans le pays. Si l’objectif de la coalition ingérente est de renverser El Assad et de mettre en place un gouvernement plus "manipulable", que se passerait-il si le-dit gouvernement ainsi créé décider de déclarer la guerre à Israël ? Que ferait les USA-Wahabit ? Et que pourraient-ils faire ? Il y a eu un précédent en Afghanistan avec Ben Laden, même si ne s’agissait pas d’un gouvernement mais d’une organisation.

  • permalien Yasmina :
    25 décembre 2012 @13h35   « »

    Comprendre la géopolitique du Moyen-Orient c’est comprendre la combinaison de multiples forces.

    Quel est donc le lien avec la Syrie ? On en parle peu, mais la Syrie joue un rôle stratégique dans les logiques pétrolières et gazières au Moyen-Orient.

    http://www.silviacattori.net/articl...

  • permalien t et définitif vers leurs pays d’origine :
    25 décembre 2012 @13h35   « »

    patrice@
    OK les missiles Patriot sont des armes "défensives", mais elles ont joué un rôle décisif dans plusieurs guerres offensives des US et Israeliennes.Passons...

    t.?@
    c’est moi (petit incident à l’envoi du message), je peux aussi rajouter que les missi dominici russes sont très entravés par la pullulation des "envoyés spéciaux" wahabo-takfiro-occidentaux (Israel étant de la partie, bien sûr). Il n’y a aucun souci à se faire du côté Russe, vu la facilité avec laquelle Khadafi a été renversé et jeté aux chiens à force de ruses , de pièges et de soi-disant solutions de sortie proposées par l’ONU. Tout était préparé d’avance et Sarkozy/Cameron/Obama SAVAIENT, ils reniflaient le coup juteux depuis longtemps.

    Le pétrole et la guerre civile ça sent bon pour ces gens-là, même s’il faut en passer par des extrêmes religieux et communautaires. Il sera toujours temps de bombarder une nouvelle fois les pays qui ne jouenty pas le jeu

    - je rajouterai aussi comme solution de sortie de crise en Syrie et au Proche Orient la restitution pleine et définitive du Golan par Israel à la Syrie dans une cérémonie internationale. Tout
    l’équilibre de la Région en serait modifié dans le sens d’une paix durable. Les occidentaux devant revenir à leurs propres enjeux régionaux bien évidemment.

  • permalien morse89 :
    25 décembre 2012 @14h01   « »

    Il n’est pas trop tard pour la Syrie :
    - Rendre le Tribunal Pénal International compétent pour juger les ingérences militaires étrangères dans certains pays serait la 1ère chose.
    - Faire que la composition de ce TPI soit imperméable aux manipulations des US et autres chiens couchants de l’Europe, donc il faut qu’il soit incorruptible en favorisant l’entrée de pays de 3ème voie (Brésil, Chine, Inde, etc..).
    - Entamer l’histoire de cette guerre imposée en 2011 à la Syrie par des historiens impartiaux et sourds aux tentatives d’influence et de déformation des faits, c’est à dire hors IFRI et instituts du même genre.
    - Commencer ensuite le jugement des vrais coupables, qu’ils soient au Qatar, en Arabie Saoudite, en France, en Israel , en GB, et last but not least aux USA. De nombreuses personnes et entités sont responsables de ce complot qui a entrainé la mort de dizaines de milliers de personnes en Syrie, souvent les mêmes qui ont soutenu les salafistes et "djihadistes" Lybiens. Ceux-là sont en ce moment en train de trinquer et cocktailer au nouvel ordre à venir au Moyen Orient. Mais ce sont des criminels de guerre et il faut qu’ils le sachent bien !

  • permalien Wilmotte Karim :
    25 décembre 2012 @14h04   « »

    "Pour la première fois une équipe de la télévision israélienne Channel 2 rentre en territoire syrien."

    Notons que techniquement, les médias israéliens ont un accès très large à une partie du territoire Syrien (Golan).

    Quelqu’un demandait s’il était encore temps pour la négociation et un autre ce que comprend ce mot.

    Il est toujours temps pour la négociation. Surtout si on veut éviter un bain de sang en comparaison duquel l’actuel serait une partie de rire

    Et la négociation, c’est s’assoir (au moins au sens figuré) autour d’une table et tenter de trouver un compromis évitant de trouver des solutions ailleurs (par exemple, par l’écrasement militaire d’une des parties au conflit par l’autre partie).

    Or, les états occidentaux peuvent parfaitement siffler avec leurs alliés Russes et Chinois la fin de la récréation, s’accordant mutuellement à mettre une pression intense sur les soutiens extérieurs aux parties en conflits et imposant aux parties en conflit de négocier. Le Quatar et autres ne pèsent rien face à l’UE, les USA, la Russie ou la Chine.

  • permalien K. :
    25 décembre 2012 @14h20   « »

    Et pendant ce temps, nos amis les Saoud expérimenteraient la “dépravation occidentale” comme moyen de « dérailler la dynamique des réformes »... (dans un article que j’ai trouvé très chaotique par endroits),

    Quand j’ai rencontré l’actuel ambassadeur américain en Arabie Saoudite, James B. Smith, à Riyad en mai dernier, il n’aurait pu être plus clair sur les relations américano-saoudienne : les trois piliers, a-t-il dit, sont la sécurité pétrolière, la stabilité et le contre-terrorisme ; les pressions en faveur des droits de l’homme et des changements politiques étaient improductives.

    Au lieu de cela, Washington embrasse activement le courant dominant de la jeunesse saoudienne qui, aussi insatisfaite qu’elle peut l’être de ses dirigeants, cherche maintenant à étudier aux États-Unis dans le cadre de l’ambitieux programme de bourses d’études du roi Abdallah.

    Certes, l’envoi de jeunes Saoudiens dans les collèges américains devraient au fil du temps avoir un effet de libéralisation [SIC] sur la société saoudienne. Mais il s’inscrit également dans une série d’innovations- parmi lesquelles les clubs de plage privés de la Mer Rouge, où les Saoudiens peuvent porter des vêtements occidentaux, le pont vers le Bahreïn voisin, où ils peuvent librement s’adonner à l’alcool (et autres plaisirs), ou encore la prolifération des "gated communities" dans la capitale saoudienne elle-même, où ils peuvent vivre hors de la surveillance de la police religieuse- par lesquelles le régime peut cultiver les parties les plus progressistes [SIC] de la société.

  • permalien K. :
    25 décembre 2012 @14h36   « »

    Le passage sur ce qu’aurait pu être l’Arabie si elle n’avait pas été saoudite :

    [Voici] l’histoire qui a été prise pour acquise jusqu’à aujourd’hui : stimulé par la Standard Oil Company of California, une ancienne filiale de la Standard Oil de John D. Rockefeller, le gouvernement américain a conclu une alliance inébranlable avec la Maison des Saoud, une puissante dynastie tribale au cœur du Najd (Arabie centrale) dont on peut faire remonter l’hégémonie au XVIIIe siècle.

    Ils ont commencé par la construction de la société étatsunienne Arabian-American Oil Company (Aramco) à Dhahran, près de Dammam sur le golfe Persique, qui a assuré l’exploitation méthodique du plus grand approvisionnement mondial de carburant. (Le gouvernement saoudien a acquis une partie de la propriété de Aramco dans les années 1970 et en a pris le contrôle en 1980.) Puis ils ont utilisé Aramco lui-même pour transformer ce que [l’auteur] House décrit comme une terre « pauvre et arriérée » en un pays développé avec une rapidité presque miraculeuse : les Américains ont fourni les compétences et l’expertise bureaucratique ; le pétrole saoudien a fourni l’argent et les Al Saoud - soutenus par les partisans zélés du réformateur islamique Muhammad ibn Abd al-Wahhab (1703-1792)- ont fourni une légitimité culturelle et religieuse à l’ensemble de l’entreprise.

    Cependant, très peu de cette histoire s’avère être vrai. Les Al Saoud n’ont consolidé leur pouvoir qu’à la troisième décennie du XXe siècle, et des parties importantes de la société saoudienne étaient déjà très développées (et pas nécessairement sous le contrôle wahhabite) au moment où le pétrole a été découvert.

    Dans la région du Hedjaz, sur la côte ouest, il existait une tradition d’association civile qui remontait à plusieurs siècles. Avant la conquête par les Saoud, le port cosmopolite de Djedda sur la mer rouge avait des populations importantes d’Indiens et d’Européens qui, avec de puissants commerçants locaux, commerçaient dans les épices et autres marchandises, et les villes saintes de La Mecque et de Médine avaient de grandes compagnies qui tiraient leurs revenus des services du Hajj. Dans les années 1920 et 1930, ces villes et d’autres dans le Hijaz avaient des partis politiques, des conseils élus, et une presse florissante.

    Pour sa part, l’Aramco est loin d’avoir été un instrument bénin de développement éclairé, comme l’a montré le politologue et historien Robert Vitalis dans un ouvrage détaillé. ...

  • permalien patrice :
    25 décembre 2012 @15h59   « »

    A propos des intérêts étrangers en Syrie...
    - Les israéliens préfèrent sans doute Bachar à Al Qaida. Mais ils souhaitent néanmoins affaiblir l’allié naturel de l’Iran.
    - Les occidentaux semblent à la remorque d’Israël.
    - Les wahhabites souhaitent la chute de Bachar, la suprématie sunnite, et tout ce qui peut contrarier l’Iran, dont ils redoutent l’appétit d’expansion.
    - Les russes souhaitent le maintien de Bachar et la sécurité de l’Iran.
    - Bachar est prêt à massacrer la totalité de la population sunnite.
    - Les insurgés sont prêts à massacrer la totalité des populations alaouites et chrétiennes.

    En résumé, l’Occident et les russes, (appuyés discrètement par les chinois), seraient sans doute prêts à négocier, sans doute en conservant Bachar provisoirement, tandis que qataris et saoudiens préfèrent manifestement la victoire des insurgés sunnites. Dans la mesure où la pression wahhabite persistera après d’éventuels accords de paix, l’espoir de stabilité est très faible.
    Supposer qu’Israël et les USA soutiennent les insurgés de manière déterminante est sans doute une erreur. Les influences clés sont russes et qataries. L’Occident commence paradoxalement à redouter la chute du régime alaouite, qui déboucherait sur une menace grave sur Israël (Al Qaïda dotée d’ADM...).

  • permalien Thomas Trib :
    25 décembre 2012 @16h29   « »
    Syrie et combattants "étrangers"

    Il fut un temps où les combattants étrangers s’appelaient "brigades internationales" et (la plupart) des hommes et des femmes de gauche les appuyaient sans nuance.

    Il y a 20 ans en Bosnie, hier en Irak et aujourd’hui en Syrie, c’est la religion qui animent ces nouveaux volontaires. Voilà que soudain ils deviennent des criminels...
    Or ils sont devenus indispensables au soulèvement syrien. Les combattants locaux, comme les miliciens de la guerre d’Espagne, se battent courageusement mais leur lutte se limite souvent à leur ville voir même à leur quartier... Les mudjahidin amènent la mobilité nécessaire aux offensives, des attaques qui permettent de prendre les bases de l’armée fidèle au régime et donc de le pousser (enfin) à la négociation. Le seul moyen (à mon sens) de sauvegarder la" dentelle confessionnelle syrienne" est une paix des braves, un équilibre armé entre les communautés. Un peu ce qu’a connu le Liban après Taef, ce n’est certes pas idéal mais c’est peut-être la seule chance d’éviter l’explosion pure et simple...

    Évidemment il faut être conscient des excès de ces combattants radicalisés, mais il ne faut pas leur imputer en entier l’hostilité aux minorités. L’ASL s’en est pris (au moins verbalement) aux alaouites et aux chrétiens, bien avant l’arrivée du premier étrangers en Syrie.

  • permalien Thomas Trib :
    25 décembre 2012 @16h55   « »

    l’intrusion de groupes armés extérieurs (de préférence salafistes et takfiristes étrangers) soigneusement préparés, armés et téléguidés par la coalition saoudo-émirato-turco-étatsunienne avec une forte mobilisation européenne

    Nombre de ces combattants ont fait le coup de feu contre les troupes américaines et leurs alliés en Irak. Pensiez-vous Morse89 qu’ils étaient alors "téléguidés" par Washington ?

    La vérité c’est que les mouvances salafistes armées ont leur propre agenda, indépendant des vues occidentales ou même des visées des états du Golfe. Certes on a vu en Libye que ces agendas peuvent coïncider, mais ça ne dure qu’un temps, l’attaque du consulat de Benghazi est là pour le prouver.

  • permalien morse89 :
    25 décembre 2012 @17h01   « »

    "Bachar est prêt à massacrer la totalité de la population sunnite"
    D’où tirez-vous cette affirmation ?

    Bachar n’a aucun autre intérêt que de stopper la sédition venue de l’étranger et de restaurer la souveraineté nationale. N’oubliez jamais que la Syrie est un pays laïc, ce qui maintenant est devenu l’exception au Moyen Orient et au Maghreb.

    Cela n’entre évidemment pas dans les projets d’Etats actuellement à la curée en Syrie (dont la France fait partie). Ils veulent des Etats affaiblis et déchirés par les conflits ethnico religieux, l’éveil démocratique ne les intéresse pas.

    En effet, Israel et ses alliés USEur sont avides de tout changer dans la Région : pour eux, il vaut mieux des pays régis par la charia, sans démocratie et continuellement secoués par des conflits internes pour mieux se saisir de leur pétrole et de leurs ressources.

    Installer des bases navales et aériennes USEur est infiniment plus confortable dans des pays-croupions laminés par la corruption. Si leurs peuples se rebellent un jour, il suffit de les réprimer sans pitié.

    Que le Qatar et l’Arabie Saoudite espérent l’extermination des Alaouites par leurs mercenaires cela ne fait aucun doute. Animés par des fatwas et illuminations religieuses sanguinaires, les wahabites et takfiristes n’ont qu’une idée en tête : le bain de sang salvateur qui devra s’étendre aux chiites iraniens dès que le signal sera donné. Nous avons vu ça au Barhein en 2011, et là les journaux occidentaux ont été d’une prudence de pucelle effarouchée.
    Pour conclure, ça ce n’est pas tout à fait la même chose que ce que veut Bachar de son côté !
    Si Israel veut le commencement de la paix dans la Région qu’il commence par restituer le Golan à la Syrie.

  • permalien morse89 :
    25 décembre 2012 @17h17   « »

    "Pensiez-vous qu’ils étaient alors "téléguidés" par Washington ?"
    Washington a toujours utilisé les uns contre les autres et vice versa. Les guerres successives en Iran /iRAK puis les 2 guerres faites contre l’Irak l’ont démontré de façon éclatante : les chiites ont été manipulés de même que les sunnites et les kurdes. Un grand nombre d’attentats ont été commandités pour créer le chaos et laisser l’armée US prendre l’avantage. Avec des dollars on peut acheter des kamikazes qui les lèguent à leur famille après leur entrée au paradis.

    Quand Washington a besoin des trafiquants de drogue, il les utilise aussi sans vergogne (les exemples sont tellement nombreux depuis le Viet Nam qu’il n’est pas utile de les citer tous). L’Afghanistan ne serait pas la 1ère plaque tournante mondiale de la drogue sans l’aide des Etats Unis.

  • permalien gloc :
    25 décembre 2012 @17h48   « »

    Thomas Trib : Il fut un temps où les combattants étrangers s’appelaient "brigades internationales" et (la plupart) des hommes et des femmes de gauche les appuyaient sans nuance.

    ... en ce temps les brigadistes combattaient au côté des troupes loyalistes pour défendre le régime républicain espagnole.

    ... en ce temps les "combattants étrangers" s’appelaient les Viriatos, le légion Saint Patrick ou la Bandera Jeanne d’Arc.

  • permalien patrice :
    25 décembre 2012 @18h34   « »

    @Thomas trib
    Par ailleurs, il n’est pas inintéressant de se pencher sur l’idéologie des intervenants extérieurs en Syrie. Les brigades internationales luttaient pour la République, la démocratie, la liberté, alors que les intégristes salafistes qui constituent l’essentiel des djihadistes venus au secours des sunnites défendent des valeurs dans lesquelles la gauche ne saurait se reconnaître.
    C’est d’ailleurs tout le problème de ce conflit. S’y affrontent deux idéologies d’extrême droite dans le cadre bien connu d’une guerre de religion où les droits de l’homme sont totalement zappés.
    Difficile de prendre parti dans un tel conflit entre Charybde et Scylla, comme en Libye.

  • permalien morse89 :
    25 décembre 2012 @19h15   « »

    "Difficile de prendre parti dans un tel conflit entre Charybde et Scylla, comme en Libye."
    Il suffit de laisser un pays laïc vivre sans intervention extérieure armée "bien intentionnée", cela me semble ne relever ni de Charybde ni de Scylla, mais du bon sens et surtout du Droit International le plus basique !!!!

  • permalien Caligula :
    25 décembre 2012 @20h13   « »

    Vouloir à tout prix renverser un étât laïc pour instaurer une... pseudo république pilotée de l’extèrieur, n’est-ce pas une utopie ? Ou (sous forme de clin d’oeil à Patrice) une obsolescence programmée ? Surtout si, pour arriver à ces fins, on exacerbe les rivalités inter (voire intra) communautaires.

  • permalien morse89 :
    25 décembre 2012 @21h01   « »

    Et pendant ce temps-là, les Israeliens occupent, colonisent, construisent, s’étendent et ont pleine conscience que le Grand Moyen Orient c’est pour eux et pour eux seuls. Avec l’aval des amis occidentaux, bien sûr...

    Vive les guerres confessionnelles !, s’esclaffent-ils en trinquant avec leurs amis du bon bord dans les soirées consulaires débridées, avec les émissaires et conseillers spéciaux étatsuniens et européens sans oublier leurs nouveaux amis wahabites.

    Une nouvelle surprise est aussi possible, comme à Benghazi il y a 6 mois pour ces braves gens, mais venant de leurs nouveaux amis. Why not, a surprise is a surprise, isn’it ?

  • permalien yol :
    25 décembre 2012 @21h32   « »

    L’Europe est non seulement inaudible sur le plan politique mais elle l’est aussi sur le plan humanitaire. L’Europe pourrait au moins aider les pays frontaliers qui accueillent les réfugiés.

    La Turquie fournit une aide humanitaire à plus de 120.000 réfugiés et elle a déjà dépensé plus de 300 millions de dollars. Qu’attendent les pays occidentaux pour débloquer des fonds ?

  • permalien Caligula :
    25 décembre 2012 @22h02   « »

    @ Yol,

    "L’Europe pourrait au moins aider les pays frontaliers qui accueillent les réfugiés."

    L’Europe n’aide déjà pas ses propes réfugiés intra-communautaires (décidement, il faut que je m’achète un dico des synonymes, entre-autres), alors ce n’est sûrement pas pour assister des déplacés de guerres civiles qu’elle cautionne. Le peuple n’a que trés peu d’importance, pourvu que le gouvernement en place fasse ce que l’on attend de lui.

    Par contre s’il y avait une catastrophe naturelle...

  • permalien Mourad :
    25 décembre 2012 @23h37   « »
    Négociations ? Avec ou sans préalable ?

    « Les témoignages recueillis indiquent que les groupes anti-gouvernementaux armés omettent systématiquement de se distinguer de la population civile. L’obligation de chaque partie au conflit, en vertu du droit international coutumier, de séparer les personnes et les biens civils des objectifs militaires est particulièrement pertinente lorsque les objectifs militaires se trouvent dans des zones densément peuplées. L’échec manifeste à faire ces distinctions a donné lieu au départ de civils de leurs foyers et a contribué à l’augmentation alarmante des personnes déplacées et des réfugiés. »

    Le noeud du problème (du moins dans sons aspect médiatique et militaire). Cette stratégie de camouflage typique des "anti" en mal de popularité a justement pour but de pousser le régime dans ses retranchements, de susciter des réactions extrêmes, en somme, de délégitimer l’adversaire. L’esprit de l’opposition n’ayant jamais su se hisser à la hauteur de ses moyens (qataris), on fait tout pour qu’il y ait le plus de mort.. c’est la guerre confuse.

    Une confusion fabriquée et maintenue (amplifiée par les médias), elle ne laisse le choix à personne : Ni au civil, ni à l’armée, ni au journaliste, ni au spectateur neutre. Dans les guerres modernes, les images se suffisent souvent à elle-même, peu y résistent : les morts en Syrie sont forcément des civils puisqu’ils en ont l’apparence, le droit est forcément du côté des rebelles puisque le régime est soutenu par l’Iran,..

    Une question subsiste : c’est la même qui fut posée par Israël, aux Palestiniens qui posaient comme préalable à la reprise des négociations de paix, l’arrêt de la colonisation de la Cisjordanie. Une question qui eut un bel écho dans une presse européenne toujours aussi compatissante. Dans l’espoir que ma question n’ait que le tiers du quart du retentissement qu’elle a eu à l’époque : alors les copains, et cette fois-ci, pourquoi poser un préalable aux négociations ? Si il y avait vraiment la volonté dans le chef des oppositions et de leurs soutiens de s’arrêter à des négociations, elles commenceraient cette nuit.

  • permalien Sarah :
    26 décembre 2012 @02h17   « »

    Syrie : plus de 60 morts dans un raid aérien sur une boulangerie près de Hama

    Plus de soixante civils ont été tués dimanche dans un bombardement de l’armée de l’air à proximité d’une file d’attente devant une boulangerie d’une localité rebelle du centre de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

    Le bilan pourrait s’alourdir, car au moins 50 blessés se trouvent dans un état critique, a précisé l’ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers la Syrie.
    Le réseau de militants anti-régime des Comités locaux de coordination (LCC) ont dénoncé un "massacre commis par les forces du régime" et affirmé que la localité de Halfaya faisait face à une crise humanitaire avec une pénurie de pain due au siège des troupes gouvernementales. Selon les LCC, des dizaines d’habitants avaient afflué à la boulangerie après avoir été privés de pain pendant plusieurs jours.

    http://www.lorientlejour.com/catego...

  • permalien Yvan :
    26 décembre 2012 @07h01   « »
    Les mannes mânes cachées

    La Syrie au cœur de la réunion annuelle du Conseil de coopération du Golfe à Bahreïn - Syrie / Golfe - RFI
    La Syrie était, avec le dossier iranien, l’un des enjeux de cette réunion annuelle des six monarchies sunnites du Golfe. Leurs représentants ont appelé l’Iran, allié de poids des autorités de Damas, à cesser de s’ingérer dans la crise syrienne. Ils se sont dit attristés par les violences qui ont causé la mort de 44 000 personnes en Syrie, et ont appelé à une accélération du processus de transition politique.

  • permalien patrice :
    26 décembre 2012 @15h20   « »

    @Caligula
    "L’Europe n’aide déjà pas ses propres réfugiés intra-communautaires "

    Imaginez ce qu’on aurait pu faire pour les SDF avec l’argent dépensé inutilement en Libye et en Afghanistan, ou ce que les américains auraient pu faire pour les victimes de Katerina, ou d’ailleurs, les victimes pauvres des subprimes, avec le budget de la guerre en Irak.
    Pourtant, ça aurait pu faire tourner le commerce tout pareil...
    Tiens, à propos, elle en est où, Duflot, avec les réquisitions de logements ?

  • permalien Shanaa :
    26 décembre 2012 @16h54   « »

    Tout a commencé en 1991 ! Chute de l’union soviétique, fin de l’équilibre de la terreur, vide d’ennemi ! Saddam devint alors, la bête noire de l’occident ! Premiére guerre du Golfe. Embargo meurtrier qui laissa l’Irak à genou. C’est alors, qu’en 2003, les néo-conservateurs, sans mandat de l’ONU, le plongérent dans le chaos et les luttes confessionnelles ! C’est cette politique du ’diviser pour régner", du chaos, du séparatisme, qui a suivit au Soudan, en Libye, en Syrie.
    L’Egypte, le Maghreb sont sans horizon clair : Ils ne savent pas ou ils vont !
    Tout cela fut possible grâce à la collaboration des régimes autoritaires avec les puissances soucieuses de leur intérêts ! Les régimes arabes ont joué le statu quo, s’appuyant sur la minorité la plus forte au lieu de rassembler toutes les tendances autour d’une culture commune !
    Le but est la destruction de la Syrie ! Celle-ci est détruite, sans l’OTAN !
    Qui aura les contrats de la reconstruction ?

  • permalien Caligula :
    26 décembre 2012 @17h14   « »

    @ Patrice,

    "Imaginez ce qu’on aurait pu faire pour les SDF avec l’argent dépensé inutilement en Libye et en Afghanistan"

    Je ne faisais que dénoncer une évidence. Quant à savoir si le budget alloué aux militaires aurait pu aller au SDF et autre mal-logés...

    "Tiens, à propos, elle en est où, Duflot, avec les réquisitions de logements ?"

    Elle devrait finir le comptage des logements vides vers la mi-juin...

  • permalien Banlieue :
    26 décembre 2012 @17h17   « »
    ...

    Du bout des lèvres quand même ...

    (...) Il me semble que l’heure n’est plus à savoir qui il faut blâmer en premier pour cette situation (je pense que le régime est le premier responsable). (...)

    * * *

    Syrie et Gaza : deux résistances qui se reconnaissent

    (...) Quelques militants, intellectuels et défenseurs des droits humains, se définissant comme étant de gauche, anti-impérialistes et férocement en faveur de la résistance palestinienne, se sont opposés à la révolution syrienne depuis son début en mars 2011. Peut-être parce que Bachar el-Assad a hérité de son père ledit rôle de défenseur de la « résistance » arabe, alors même qu’il massacrait son propre peuple ?

    Ce groupe de journalistes, de blogueurs et de militants des médias sociaux affichaient leur mépris pour la révolution tout en lançant des avertissements contre la tendance « réactionnaire » à envisager la Syrie en tant que massacre d’une population plutôt qu’en tant que catastrophe géopolitique. Ainsi, ils s’appliquaient à attirer l’attention sur les troubles et la répression au Bahreïn, à acclamer tout signe « d’agitation » en Arabie saoudite, à insister sur les protestations qui se développent en Jordanie et à s’indigner de chaque mort à Gaza, tout en continuant à observer d’un oeil « critique« comment des douzaines d’êtres humains étaient tués en Syrie, chaque jour.

    Ils prétendent que la « véritable » histoire est plus nuancée que celle de la narration d’un peuple qui revendique simplement le renversement d’un régime oppresseur. Ils voient l’opposition politique syrienne comme une conspiration occidentale contre une nation souveraine. Ils ne peuvent admettre l’extrême difficulté à forger un « corps politique » unifié dans le vide de pouvoir provoqué par un régime qui a dirigé le pays pendant 42 ans en utilisant une poigne de fer contre tous les dissidents.
    (...)

    http://alencontre.org/moyenorient/s...

  • permalien patrice :
    26 décembre 2012 @18h14   « »

    @Banlieue
    "Ils voient l’opposition politique syrienne comme une conspiration occidentale contre une nation souveraine"
    Cette vision est fausse, mais on peut aussi voir cette révolte d’une autre manière : Une guerre de religions encouragée par les wahhabites.
    Si Bachar n’est pas légitime, les groupes intégristes qui le combattent ne le sont pas plus, et si la population adhère à leurs revendications, c’est encore pire.
    Où sont les gens sensés dans cette histoire ?

  • permalien Thomas Trib :
    26 décembre 2012 @22h50   « »

    Washington a toujours utilisé les uns contre les autres et vice versa. Les guerres successives en Iran /iRAK puis les 2 guerres faites contre l’Irak l’ont démontré de façon éclatante : les chiites ont été manipulés de même que les sunnites et les kurdes.

    Washington manipule les antagonismes mais ils ne les inventent pas. Jamais ils n’auraient pu s’appuyer sur les chiites et les Kurdes d’Irak si ces communautés n’avaient pas été marginalisées sous Saddam Hussein (et même bien avant). La même chose au Vietnam avec les minorités des montagnes. La logique est un peu la même avec la coca ou le pavot, d’une main les américains cherchent à restreindre la production pour des raisons de politique intérieure et de l’autre il la favorise en s’appuyant sur certains producteurs pour leur politique régionale.

    Mais encore une fois l’Afghanistan n’a pas attendu le département d’état pour inciser les capsules et en tirer le précieux latex d’opium ! Les Talibans eux-mêmes ont eu une approche très pragmatique de la question : opposés aux stupéfiants par principe, ils savaient tout de même très bien que la culture du pavot était la seule source de revenus pour de nombreux paysans afghans.

    Il faut donc se garder de toute simplification, j’en vois au moins deux au fil de ses commentaires :

    - Le "légalisme" : il faut soutenir le régime de Bachar comme jadis la République Espagnole, parce que ce sont des régimes déjà en place, donc "légitimes".
    - Un "euro-centrisme" allié à un certains "autisme de gauche" : les bons révolutionnaires blancs et progressistes contre les affreux basanés religieux. Il me semble pourtant que certains brigadistes communistes ont participé aux atrocités du SIM à l’intérieur du camp républicain, alors que les catholiques basques n’ont jamais cherché à diviser le camp de la République.

  • permalien gloc :
    26 décembre 2012 @23h13   « »

    Thomas Trib : Il faut donc se garder de toute simplification
    - Un "euro-centrisme"
    - "autisme de gauche"
    - les affreux basanés religieux
    - brigadistes communistes
    - les catholiques basques

    ... oui, ’il faut".

  • permalien Caius Gracchus :
    27 décembre 2012 @08h08   « »

    j’adore le NPA qui propose l’unité d’action "révolutionnaire" avec l’OTAN... mais c’est vrai que Kadhafi et Assad sont tellement méchant...
    et voilà qu’on nous ressort les comparaisons foireuses avec l’Espagne (qui qu’elle que soit le bout par lequel on les prend ne peuvent pas marcher, puisqu’elles occultent complètement le contexte colonial). (Au passage on reprend les antiennes sur les "atrocité" commises par le méchant "communistes "(des sortes de Assad de l’époque ...) mais on parle pas d’autres "atrocités" commises par les gentils révolutionnaires anarchistes et poumistes... (mais c’étaient des réactionnaires et des religieux les victimes, ça doit pas compter...)
    Mais bon puisque "les résistants à Gaza se reconnaissent dans ceux de Syrie"... le Jihad islamique aussi ? toute les tendances du Hamas ? et la résistance de Gaza elle se reconnait donc aussi dans l’Emir du Qatar ? pourtant ce sont plutôt les armes fournies par la Syrie et l’Iran qui lui ont permis de résister à l’agression israélienne...
    Et puis on reprend l’histoire de la boulangerie bombardée.. le problème c’est que tout cela est suspect..outre que chaque fois qu’il y a une initiative diplomatique il y a un massacre (ils sont un peu stupide les "troupes de Bachar" comme on dit dans nos média).. mais en plus les informations donnée par les fantomatique comité locaux ne semblent pas correspondre à la réalité observable sur les vidéo...

  • permalien patrice :
    27 décembre 2012 @17h01   « »

    @Caius Gracchus
    En effet, quel sac de noeuds !
    A chaque fois que le Qatar vole au secours de la démocratie, on ne peut que se poser des questions, surtout quand on s’aperçoit que cet allié de l’Amérique subventionne les Frères Musulmans, qui soutiennent le Hamas, qui souhaite la destruction d’Israël, allié inconditionnel des américains.
    Celà me fait un peu penser à la guerre entre ces mêmes américains et les talibans d’Afghanistan, alliés aux pakistanais, eux mêmes alliés aux américains.
    Si vous y comprenez quelque chose, merci de m’éclairer, car je ne vois pas très bien où les USA veulent en venir. Et je crois bien qu’eux non plus.

  • permalien Shanaa :
    27 décembre 2012 @17h15   « »

    Remake :

    "Les accords Sykes-Picot, sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, entre la France et la Grande-Bretagne (avec l’aval des Russes et des Italiens), prévoyant le partage du Moyen-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne) en zones d’influence entre ces puissances, dans le but de contrer des revendications ottomanes."

    Résultat : bla, bla, bla ! Mais personne ne sait ce qui se passe en Irak, en Libye, en Egypte ou en Syrie ! Et le Soudan ?

  • permalien Van Pétio :
    27 décembre 2012 @17h18   « »

    Pour ma part, j’ai expliqué que cette insurrection ne se différenciait pas fondamentalement de celles qui avaient balayé les régimes tunisien et égyptien.

    Mr Gresh Je vous ai connu bien plus perspicace et franc du verbe alors que là vous êtes à la limite de la mauvaise foi,en tout cas je ne me souviens pas avoir vu les USA,la France,la Turquie,la Saoudie,le Qatar,l’OTAN,Israël...accourir à la rescousse des révolutionnaires tunisiens et égyptiens.

    Ce parallèle douteux ne vous honore définitivement pas quelque soient les raisons qui le motive.

  • permalien Caligula :
    27 décembre 2012 @17h28   « »

    @ Patrice,

    “Si vous y comprenez quelque chose, merci de m’éclairer, car je ne vois pas très bien où les USA veulent en venir.”

    Vendre des armes ? Leur marché intérieur est (presque) à saturation.

  • permalien Sakhra :
    27 décembre 2012 @18h25   « »

    Un espoir, même s’il est mince, pour sauver ce qui reste de la Syrie ?

    Le responsable du Comité de Coordination pour le Changement National et Démocratique, (CCCND) Mr Abdel Adim , qui est à Damas, vient de déclarer au Journal Al-Hayat, que le pouvoir a accepté les principaux points du texte de Lakhdar Brahimi, représentant de l’ONU, et de la "Ligue, dite arabe"(qui est entre les mains des pétromonarchies du golfe).

    M ; Brahimi était porteur d’un projet de solution politique à la crise, proposition négociée entre les Russes et les US, qui a donc leur accord. .

    Les points acceptés par le pouvoir Syrien :(4)

    1- Arrêt des violences et libération de tous les détenus .

    2- Sécurisation des secours humanitaires vers les populations .

    3- A partir de là , désignation d’un gouvernement de transition, avec les pleins pouvoirs,pour gérer le pays,

    4- Ce gouvernement de transition sera chargé d’élaborer une constitution, et d’oraganiser des élections législatives et présidentielles.
    .
    L e point qui,reste à négocier, c’est le maintien de Bachar comme Président jusqu’aux élections
    .
    http://syrianncb.org/2012/12/27/%D8...

    Il faut relever qu’il y a une quinzaine de jours, le Vice -Président syrien Farouk Ecchaar ,a donné une interview à Al-Khabar en arabe, dans laquelle ,il en appelait à une solution politique, historique avec l’appui et la garantie de la communauté internationale pour sortir de la crise, précisant, qu’ aucune partie du conflit miltarisé n’est capable de l’emporter sur l’autre, sauf à détruire la Syrie entièrement .

    Il y a également une information faisant état d’un communiqué du Parti Baath, qui demande une solution politique et l’arrêt des violences

    Il faudra donc s’attendre à une levée de boucliers de l’"opposition" made in Qatar, celle que l’"Occident" et leurs supplétifs du Golfe ont désignée (parce qu’elle a accepté des conditions anti-nationales, que le CCCND a refusé), et celle qui a été donc "proclamée" " seule et unique représentante du peuple syrien ....et qui a toujours tout fait pour saborder toute solution politique, avec comme unique programme, le départ de Assad, même, si la Syrie devait être détruite, et cela bien sûr au "nom de la souffrance du peuple syrien", dont ils se soucient tellement, qu’ils demandent encore plus de sang et de violence ....pour le "sauver". ..

    Le CCCND, dont le porte-parole est le Dr Haytham Manna, est une opposition nationaliste et progressiste, dont la voix a été étouffée, par les m"dias occidentaux ,mais, qui a fait et continue à faire un travail sur le terrain , avec beaucoup de courage et de conviction aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, et il semble qu’ elle soit de plus en plus écoutée aujourd’hui à l’intérieur surtout .

  • permalien Sakhra :
    27 décembre 2012 @21h44   « »

    Al mayadeen rapporte que Fabius , ministre Français déclare aujourd’hui, qu’il" s’oppose" au maintien de Assad au pouvoir pendant la période de transition ....Fabius apparemment n’a pas d’autre problèmes ...Son seul problème c’est Assad ?

    Si les Russes et les US acceptent(je l’espère) il pourra toujours s’opposer ...

    Quant à Erdogan, il "rugit " ....contre l’accord US-Russie ...Ces méchants, qui ne l’ont pas consulté ...

    Une solution négociée en Syrie signerait l’échec stratégique d’Erdogan

    Quand on examine les dernières tentatives pour une solution à la crise syrienne, il est évident que la mission actuellement effectuée par Lakhdar Brahimi, l’émissaire conjoint de l’ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie, ne peut, de par sa nature même, être du goût d’Ankara. En fait, des sources au ministère des affaires étrangères en on fait savoir assez par des fuites dans la presse pour corroborer cette idée.

    http://mounadil.blogspot.com/

  • permalien JMG :
    27 décembre 2012 @23h43   « »

    @ Patrice

    Où sont les gens sensés dans cette histoire ?

    Politiquement, je ne vois pas d’autre position sensée que celle du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND).

    Le CCCND est la véritable opposition laïque de l’intérieur, un mouvement plus ou moins toléré par le régime. Il regroupe plusieurs partis de tendances nationaliste arabe, socialiste, marxiste ainsi que des indépendants. Certains de ses membres sont en exil, comme l’opposant Haitham Manna qui représente le mouvement à l’extérieur.

    Depuis le début du soulèvement en mars 2011, le CCCND est opposé à la militarisation du conflit et à toute ingérence ou intervention étrangère en Syrie. Il maintient une position pacifiste.

    Contrairement à la Coalition nationale syrienne (CNS), le CCCND n’est pas hostile au dialogue avec le régime pour tenter de mettre un terme au conflit et il s’inquiète du tour de plus en plus ethnico-sectaire qu’a pris le conflit.

    Malheureusement, ce n’est pas cette coalition progressiste que le gouvernement français a choisi de soutenir, mais la CNS. Pour le pire.

  • permalien Thomas Trib :
    28 décembre 2012 @00h45   « »

    Le CCCND

    Le problème est que justement le CCND n’est pas une composante armée et on ne fait jamais la paix qu’entre combattants.

    La vérité c’est que le régime syrien a raté l’après Hafez el-Assad, avec une ouverture politique trop timide (quelques partis reconnus officiellement, et encore la plupart étaient ralliés aux régimes depuis longtemps) et que Bachar (qui n’était pas le choix initial de son père rappelons-le) n’a tout simplement pas les épaules. On peut également ajouter à ce constat la libéralisation de l’économie qui n’a profité qu’au "clan" et un anti-sionisme principalement verbal.

    Caïus Gracchus en appelle aux mânes de la résistance palestinienne, mais les hommes du Djihad Islamique ou du FPLP-CG (qui soutiennent encore Damas) n’oublient pas pour autant l’épisode de la Saïqa : quand Damas a tourné la faction palestinienne qu’elle contrôlait contre les autres forces palestiniennes, les menant au bord du désastre et de la disparition.

    Je comprends parfaitement que l’Iran soutienne un allié sûr dans le monde arabe, de même il faut accepter que le Hezbollah ne puisse se couper de son principal fournisseur d’armes. Mais les contributeurs de ce blog sont libres de ces pesanteurs stratégiques, ils devraient donc livrer un avis purement objectif. Il ne faut pas condamner Bachar el-Assad parce que Libé’ et le Quai d’Orsay nous le martèlent, au besoin en déformant les faits : il faut simplement pointer sans complaisance ses erreurs fondamentales.

    Damas s’est obstiné à présenter la colère de la majorité sunnite comme un complot de l’étranger manipulant une poignée de "terroristes". C’est à dire à peu près ce que disait Washington de la résistance irakienne... Voilà son pêché originel !

  • permalien Thomas Trib :
    28 décembre 2012 @00h52   « »

    @ Caïus Gracchus

    (Au passage on reprend les antiennes sur les "atrocité" commises par le méchant "communistes "(des sortes de Assad de l’époque ...) mais on parle pas d’autres "atrocités" commises par les gentils révolutionnaires anarchistes et poumistes... (mais c’étaient des réactionnaires et des religieux les victimes, ça doit pas compter...)

    Tout à fait, c’était d’ailleurs le sens de ma référence au Pays Basque.

  • permalien patrice :
    28 décembre 2012 @02h15   « »

    @JMG
    Et ils représentent quel pourcentage de la population, les gens du CNCD ?

  • permalien Shanaa :
    28 décembre 2012 @16h11   « »

    "Il y a plus d’un an, la Syrie a été délibérément plongée dans une longue guerre contre des gangs armés. Depuis, la situation a métastasé bien au-delà de l’équation gouvernement autoritaire contre mouvement de protestation légitime, ou de l’équation crimes du ’régime’ contre crimes des gangs armés.

    Dans cette guerre par procuration impulsée par des gouvernements étrangers, le bien être de la population syrienne ne pèse pas lourd. Si le peuple syrien avait la moindre importance aux yeux de ces gouvernements étrangers, ils se conduiraient différemment.

    Ceux qui ont soutenu activement ou tacitement la lutte armée au nom d’une transition politique démocratique ne peuvent espérer rien de plus qu’une victoire à la Pyrrhus. La Syrie ne jouera plus aucun rôle sur la scène arabe, elle est en train d’être ruinée et détruite sous nos yeux par l’Occident et sa tactique : diviser pour régner, qui lui réussit si bien depuis 200 ans."

    Jeremy Salt, Palestine Chronicle

    Jeremy Salt professeur adjoint d’histoire et politique du Moyen-Orient de l’université Bilkent d’Ankara, en Turquie.

  • permalien Shanaa :
    28 décembre 2012 @16h24   « »

    "La Syrie ne jouera plus aucun rôle sur la scène arabe, elle est en train d’être ruinée et détruite sous nos yeux par l’Occident et sa tactique : diviser pour régner, qui lui réussit si bien depuis 200 ans."

    Les mêmes puissances qui avaient créé des impasses au siécle dernier viennent les réexploiter aujourd’hui pour un autre remodelage !
    La même politique depuis des siécles ! Normal la continuité logique enracinée sous un standart de temps erroné ou l’histoire se répéte, prisonniére de la fausse croyance de "l’homme mauvais par nature" pour justifier des guerres, toujours pour les mêmes motifs : pouvoir, argent, religion !

  • permalien Shanaa :
    28 décembre 2012 @16h51   « »

    Au Rwanda, comme en Syrie, les mêmes causes produisent les mêmes effets (, ethniciser, diviser, hiérarchiser, flatter) :

    "Après la Première Guerre mondiale, les Français, qui reçoivent le mandat sur la Syrie, créent un Territoire des Alaouites.
    Se défiant du nationalisme arabe des sunnites, ils encouragent pendant l’entre-deux-guerres un particularisme alaouite qui veut faire de ceux-ci un peuple à part entière, n’ayant rien à voir avec les Arabes et dont l’histoire remonterait aux Phéniciens.
    Du fait de la présence alaouite au pouvoir, les alaouites forment actuellement une sorte de lobby au sein de la société. Une certaine atmosphère de peur et de mystère règne autour d’eux et parler de cela peut mener à une arrestation immédiate arbitraire."
    Wiki.

  • permalien K. :
    28 décembre 2012 @21h27   « »

    Les pillages, les querelles et les loyautés divisées menacent de détruire l’unité des combattants alors que la guerre entre dans une phase nouvelle.

    http://m.guardian.co.uk/world/2012/...

  • permalien K. :
    28 décembre 2012 @21h50   « »

    Les "amis du peuple syrien" en action.

    Le conflit de près de deux ans en Syrie a fait des dizaines de milliers de morts, détruit des quartiers entiers et fait fuir des centaines de milliers de personnes. Plus discrètement, cependant, il a rongé le système de santé du pays. Les usines pharmaceutiques, qui produisaient plus de 90% des besoins en médicaments du pays, sont en baisse à un tiers de leur production antérieure, selon Elizabeth Hoff, la représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Syrie.

    ...

    L’appel de l’ONU pour un financement humanitaire, révisé en Septembre, comprenait plus de 53 millions USD pour des projets liés à la santé pour 2012 - mais moins d’un tiers du financement a été satisfait.

  • permalien BAHLOUL :
    28 décembre 2012 @21h54   « »

    oui, je pense que c’est déja trop tard et celà n’est pas d’aujoud’hui le génocide commis par le pére est le point de départ , la communauté sunnite garde en elle une haine sans fin ,la communauté internationale n’a rien fait depuis ,les ingrédients d’une
    guerre civile sont bien là voir génocidére je pense que le mal est fait ,je ne crois pas à une solution négociée dans les circonstances actuelles alors que faire ?
    on peut attendre encore pour voir les vrais acteurs et leurs poids
    sur le terrain, la communauté internationale et surtout le conseil de sécurité doit unifier sa position et se prépare à toute les éventualités voir une intervention de maintient de la paix

  • permalien K. :
    28 décembre 2012 @22h15   « »

    Caïds de quartiers.

    "This," he proclaims, "is the state of Abu Ali Sulaibi."

    Au Liban ça a duré 15 ans, et s’est terminé presque du jour au lendemain, une fois que les parties en présence, c-a-d les Etats-Unis, l’Arabie dite saoudite, l’Iran et... la Syrie, se sont mises d’accord entre elles.

  • permalien K. :
    28 décembre 2012 @22h27   « »

    Et, du jour au lendemain, les musulmans déferlaient dans les zones chrétiennes le samedi soir pour danser en boite jusqu’à l’aube.

    Du jour au lendemain, plus personne n’a été “génocidé”.

  • permalien morse89 :
    28 décembre 2012 @23h23   « »

    Thomas Trib@
    "Washington manipule les antagonismes mais ils ne les inventent pas. "
    Non, non, non ! ils ne les inventent pas, mais leurs think tanks bellicistes et "financiers" savent très bien comment les exploiter, quitte à créer de fausses justifications jetées à la face du monde : les documents satellitaires montrés en séance de l’ONU par Colin Powel pour démontrer que Saddam Hussein possédait des ADM .

    Ce fut le 1er pas pour justifier l’entrée en guerre (la 2ème) des coalisés bien-pensants contre l’Irak et (enfin !) la mise en acte du "retour à l’âge de pierre" de l’Irak comme avait menacé Bush Sr (ou Rumsfeld ou Cheney, quelle importance) si Saddam ne se rédimait pas.

    Résultat : 1 million de morts, chiffrage minimaliste, une nation à genoux avec des problèmes de santé et écologiques insolubles, et un exemple pour les futures nations qui oseraient invoquer le droit à l’auto-dértermination face au géant US (secondé par des cohortes d’Etats serviles et admiratifs).

    Comme quoi les mensonges organisés par des puissances possédant la force de frappe médiatique et les moyens de coercition idoines peuvent changer la face du monde . Le seul inconvénient reste qu’internet est arrivé et que des documents indiscutables circulent sur la toile malgré toutes les tentatives de brouillage.

    L’impérialisme US (mais pas que..) sait contourner les contradicteurs et améliorer le système d’intoxication, y compris dans les livres d’histoire, il suffit de voir comment est traitée l’information au jour le jour dans les médias, un vrai désastre : omissions, partialité, superficialité, hypocrisie, désinformation assumée....

    Il se passe la même chose fondamentalement en Syrie maintenant, à la différence que les techniques d’intoxication des médias sont plus subtiles. Les images qui nous parviennent sont sensées être prises en secteur "libéré", les morts sont toujours du fait des troupes de Bachar El Assad, les atrocités sont complaisament imputées aux mêmes. Même les morts nombreuses de soldats Syriens sont présentées comme des représailles contre les "déserteurs" de l’armée syrienne.

  • permalien Caligula :
    28 décembre 2012 @23h23   « »

    Question :

    A la vue de cette carte, et connaissant les difficultés de plus en plus grandes pour sécuriser les différents détroits de cette régions ; Ormuz, sans oublier Suez et les pirates somaliens ; ne serait-il pas plus simple, pour les USA et l’Europe, de disposer d’un grand port pétrolier en méditerranée ?
    Si on excepte Israel et les conflits territoriaux qu’elle engendre, le Liban n’étant géographiquement qu’une enclave sur ce territoire ; à mon avis, il ne reste qu’un pays suceptible d’accueillir une telle installation : la Syrie.
    Et quoi de plus simple que de déclancher une guerre civile afin de renverser un "dictateur" et pouvoir ensuite reconstruire le pays, et donc le port ?
    C’est une idée comme une autre, elle vaut se qu’elle vaut.

  • permalien morse89 :
    28 décembre 2012 @23h24   « »

    Bref, le monde de Mickey est de retour : Bachar est isolé, il va tomber, enfin, les gentils "révolutionnaires représentants du peuple syrien" vont recouvrer leurs droits dans la paix retrouvée et la sérénité. Les luttes sanglantes d’intérêts qui vont suivre (si Bachar tombait, ce qui est loin d’être au programme) seront le fait de factions rivales, mais les impérialismes à l’oeuvre dans ce merdier compteront avec satisfaction les points :

    - règlements de compte nécessaires pour purger le pays des renégats et soutiens à Bachar El Assad+ recompositions politiques.

    - contrats gaziers et pétroliers très importants signés au nez et à la barbe des Syriens.

    - accords militaires géants entre Turquie, Israel , USA et bonnes âmes Européo-Emiratis avec nouvelles bases en Syrie.

    - imposition de la charia rédemptrice qui pourra couler la société syrienne dans le béton religieux et favoriser quelques massacres.

    - préparation (enfin pour Israel) de la guerre totale contre l’Iran, peu importe les risques énormes que cela entrainera pour la paix mondiale. Israel est protégé de "Droit Divin pour l’éternité".

    Conclusion : Syrie, il n’est pas trop tard !!!

  • permalien K. :
    28 décembre 2012 @23h53   « »

    Le chef de l’opposition syrienne refuse d’aller à Moscou, veut des excuses.

    http://www.romandie.com/news/n/_Le_...

  • permalien jcpresse :
    29 décembre 2012 @00h01   « »

    Dans le fond, doit-on négocier avec un tyran, un chef d’état discrédité par les nations entières pour ses exactions envers son propre peuple ? Les intérêts à insuffler une quelconque manière de proposer une alternative résideraient, évidemment, dans la stratégie géopolitique qu’occupe la Syrie, en faisant tampon à l’Iran, potentiel danger d’Israël ! Le sort de Kadhafi n’a pas plus dérangé les libyens que la communauté internationale plutôt satisfaite d’être débarrassée d’un dictateur. Non ! On ne peut négocier avec un président qui fait tirer sur son peuple ! Ce qui pousseraient les Occidentaux à le faire, serait cet équilibre précaire qui vacille actuellement en terre d’Asie Mineure, là où les Palestiniens en sont toujours à revendiquer une identité internationale. Le lien est évident, mais pas considéré comme une valeur majeure de négociation. Une intervention militaire serait un massacre civil orchestré par Bachar Al Assad. La guérilla est trop avancée pour reculer ; le peuple syrien à soif de vengeance et de liberté. Trop de morts les sanctionnent innocemment. Il faut s’attendre à une escalade de la violence dans les deux camps. Jean Canal.
    http://presselibre.fr/

  • permalien Sakhra :
    29 décembre 2012 @01h10   « »

    @ morse89 :

    Conclusion : Syrie, il n’est pas trop tard !! !

    Je suis d’accord avec vous .

    De plus en plus à l’intérieur de la Syrie, la population, toutes ethnies et religions confondues ( Je rappelle que la Syrie est une mosaique de 26 ethnies, religions ) refusent les atrocités commises par les groupes armés extrémistes, dont l’un d’eux , a même été classé sur la liste des "organisations terroristes" par les yankees, lesquels yankees ont un "pied "avec l’opposition made in Qatar et un autre avec l’opposition qui veut une solution politique .

    La presse occidentale présente la crise syrienne, comme étant une guerre que mène un "tyran " contre son peuple,( comme ils l’ont fait pour la Lybie,.)Il y a donc le pouvoir criminel, qui commet des crimes, et en face, "une armée dite libre" qui est décrite comme des anges .Jamais la presse occidentale n’a rapporté les crimes de cette "armée dite libre ". C’est parce que ces groupes armés qui sont d’ailleurs très divis"s, sont PAYES, ARMES,FORMES , DIRIGES par cet "Occident" via leurs supplétifs qataris, libanais (la bande à Harriri), saoudiens, turcs ...
    Or, ces groupes commettent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, tout comme le pouvoir, crimes qui sont documentés par les organisations syriennes des droits de l’homme .

    A partir du moment, où une "résistance "dépend" d’Etats Etrangers, qu’elle est conduite par les services US, anglais , français , ce n’est plus une résistance nationale, elle n’’a plus de légitimité que le pouvoir qu’elle prétend combattre ..Elle agit pour le compte de ces Etats , pour leurs intérêts et c’est le peuple syrien, qui en paye le prix , les infrastructures syriennes ( plus de 9O% des entreprises , ont été détruites,, ainsi que des structures et établissement de l’armée, sans compter que l’armée syrienne , en tant qu"institution est attaquée dans toutes ses structures , avec un but bien précis, ; la destruction de l’institution de l’armée syrienne, comme ce fut le cas de l’armée irakienne ..

    Aujourd’hui, de plus en plus, il s’agit de guerre sectaire , les groupes armés , dont la composante est à 60% non syrienne(il y a tous ceux qui ont leur "formation ’militaire en Bosnie, en Afghanistan , il y a ceux qui étaient détenus en Lybie, en Arabie séoudite , et condamnés pour terrorisme, qui ont été "déversés en Syrie .....avec la fetwa d’ibn Taymya comme programme ; "tuer tout ce qui n’est pas "sunnite".

    Quand le chef de l’opposition made in Qatar, sans complexe , lors de la réunion des "Amis de la Syrie" à Marrakech, prend la parole et défend le groupe "djabhet ennssa" classé terroriste et demande aux US de revenir sur sa décision, sans que les autres occidentaux ne bronchent , il y a quelque chose de surréaliste, non ?

  • permalien Sakhra :
    29 décembre 2012 @02h00   « »

    suite
    Quand le chef de l’opposition syrienne made in Qatar , "refuse d’aller à Moscou, veut des excuses"(K) , il y a aussi là un incommensurable "surréalisme, ou une incommensurable nullité politique . Voilà ce , Moaz El-Khatib, , un imam sunnite de la mosquée des Omeyyades,reconverti depuis peu en "opposant" au régime (le chèque de Qatar devait être conséquent, qui justifie ce refus par le soutien des Russes au Régime, il oublie que son opposition a été crée par les Occidentaux,, via Qatar et Arabie séoudite et Turquie ? Il oublie que l’intervention militaire étrangère est une réalité ; les Etats qui l’ont enfantée lui livrent armes, argent, renseignements, formation. Ses soutiens sont-ils plus légitimes ? pour faire couler le sang syrien ...

    Tous les Etats qui interviennent dans le conflit ont des intêréts propres à défendre , et le,peuple syrien est le dernier de leur souci ; Ce crétin continue à croire que les Russes sont communistes et donc athéé, donc infréquentables ,,,,

    Il s’imagine à tort que son opposition remportera la victoire sur le plan miltaire ; c’est ce qu’il essaie de vendre à l’Occident depuis un an : le dernier quart d"heure de Assad est annoncé depuis un AN ....

    Négocier une solution politique reste la seule issue s(ils veulent garder une patrie ...S’ils ne l’acceptent pas, et le Qatar leur interdit d’accepter, alors , il faudra s’attendre à une nouvelle version des accords de Sykes-Picot que les puissances d"aujourd-hui imposeront pour se partager les gisements de gaz découvertes récemment...comme les puissancesdu 20 éme s, ont dépecé l’empire ottoman pour se partager les gisements de pétrole, en créant des .Etats sans jamais tenir compte de leurs composantes ethniques, mais uniquement de leurs intérêts mercantiles ? C’est pourquoi la Syrie s’est retrouvée une telle mosaique , et les occidentaix n’ont jamais cessé d’ instrumentaliser ces différences ethniques , et confessionnelles au gré de leurs intérets

    Pour terminer un conflit, les négociations se font entre les belligérants ? Le FLN après 7 ans de guerre meurtrière a négocié avec ceux qui le massacraient ..pour arr^ter la violence ?

  • permalien Shanaa :
    29 décembre 2012 @11h26   « »

    La destruction de la Syrie implique plusieurs responsables, dont le systéme médiatique occidental dans son traitement biaisé de l’information ! Dés le début du conflit, Al Assad est devenu soudain le seul tyran de la planéte ! Un traitement médiatique teinté de parti pris, dénué de neutralité journalistique ! Ce fut le même consensus qui caractérisa l’agression contre la Libye ! Ceci devrait interpeler les citoyens occidentaux sur le rôle de leurs médias !
    Par ailleurs, il faut se souvenir du fait que les puissances impérialistes n’ont jamais soutenu la démocratie ou que ce soit ! Pour exemples, l’assassinat de Allendé, de Mossadegh, etc...
    Autres exemples récents : Depuis 2003, la chute de Saddam, l’Irak est toujours plongé dans un chaos sans fin. La Libye suit le même processus de violences, de tueries, donc de chute de sa population.

    "Plusieurs vidéos de tortures infligées à des partisans supposés de Mouammar Kadhafi sont sorties récemment sur Internet. Des images qui relancent, parmi les internautes libyens, la polémique sur les méthodes de leurs forces de sécurité."
    France24.

  • permalien Thomas Trib :
    29 décembre 2012 @14h26   « »

    @ morse89

    Les images qui nous parviennent sont sensées être prises en secteur "libéré", les morts sont toujours du fait des troupes de Bachar El Assad

    C’était sans doute vrai au début du soulèvement. Mais depuis la condamnation de la brigade al-Nosra par les Américains, les médias occidentaux pointent de plus en plus le excès et les défaillances de l’opposition syrienne. Ils ont fait strictement la même chose en Libye : les résistants étant devenus du jour au lendemain d’affreux miliciens. De fait, comme pour la guerre Iran-Irak, Etats-Unis, Europe (alliés de Saddam Hussein) et Israël (alors discret soutien de l’Iran) ont intérêt à l’enlisement et la défaite de toutes les parties.

    oui, je pense que c’est déja trop tard et celà n’est pas d’aujoud’hui le génocide commis par le pére est le point de départ

    Le massacre de Hama qui n’avait guère suscité d’émotion en occident à l’époque...
    Comme à Sétif, ces morts assurent une certaine période de paix civile (par la terreur) mais ils condamnent à terme l’oppresseur.

  • permalien morse89 :
    29 décembre 2012 @15h12   « »

    "Etats-Unis, Europe (alliés de Saddam Hussein) et Israël (alors discret soutien de l’Iran) ont intérêt à l’enlisement et la défaite de toutes les parties."
    Là, je suis d’accord sur ce point, mais pas du tout pour dire que tout est joué en Syrie.

    Ce n’est pas parce que les merdias occidentaux (le plus souvent ce sont d’authentiques serpillères pour officines dédiées à la désinformation) et que les clowns très tristes qui gouvernent ces pays agresseurs servent la soupe à longueur de journée sur la fin de Bachar El Assad qu’il faut se joindre à leur choeur.

    Il faut garder son sang froid car petit à petit nous allons découvrir l’histoire de ce coup d’Etat international par ONU et services de déstabilisation interposés.

    Vive la Syrie libre face aux colonisateurs maquillés en défenseurs du monde libre et en armuriers de faux "résistants " !!

  • permalien morse89 :
    29 décembre 2012 @15h18   « »

    "Vive la Syrie libre face aux colonisateurs maquillés en défenseurs du monde libre et en armuriers de faux "résistants "

    Rectification : ...et (non pas déguisés en) vrais armuriers de faux résistants

  • permalien JMG :
    29 décembre 2012 @15h35   « »

    Le problème est que justement le CCND n’est pas une composante armée et on ne fait jamais la paix qu’entre combattants.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’en prennent pas le chemin ! La dynamique de l’insurrection est loin d’être épuisée, au contraire, elle se renforce chaque jour avec de nouvelles prises de guerre et l’arrivée de nouveaux combattants venus participer à la "guerre sainte" contre les apostats alaouites (ou chiites, on ne sait plus très bien). Quant au régime baasiste et à son armée, il n’ont pas d’autre choix que de lutter à mort pour leur survie.

    C’est pourquoi le CCCND (qui est le seul à avoir une position sensée) a un rôle à jouer, même s’il est difficile de déterminer ce qu’il représente exactement comme poids politique. En tout cas, il est un interlocuteur apprécié de Brahimi et des Russes. Comme d’habitude, les Occidentaux ont fait sciemment le mauvais choix politique en misant sur la CNS.

  • permalien Shanaa :
    29 décembre 2012 @15h58   « »

    Thomas Trib : "Le massacre de Hama qui n’avait guère suscité d’émotion en occident à l’époque...
    Comme à Sétif, ces morts assurent une certaine période de paix civile (par la terreur) mais ils condamnent à terme l’oppresseur."

    "Ils condamnent à terme l’oppresseur", mais, et surtout, ils ne résolvent pas le probléme ! Ils le laissent en suspend ! Bachar s’est assis sur le chaudron du pére qui a mis des années à verrouiller de l’intérieur un systéme quasi policier !
    Quant à Sétif, quelques années plus tard, les français ont dû plier bagages aprés 132 ans de terreur !
    Moralité : L’injustice ne paie pas !

  • permalien JMG :
    29 décembre 2012 @16h08   « »

    Alain Gresh : La question n’est plus de savoir si le régime tiendra ou non, mais si la Syrie restera une entité unie ou deviendra un champ de bataille confessionnel et ethnique.

    L’emploi du futur me paraît étrange, comme si A. G. retardait sur le cours irrésistible des événements. De facto, la Syrie n’est déjà plus une entité unie : on voit mal l’armée en capacité de reconquérir les territoires perdus. Et les Kurdes ont profité du chaos pour établir leur souveraineté dans les zones autonomes qu’ils contrôlent. Inversement, il est très peu probable que les insurgés soient capables de s’emparer des bastions alaouites sur la bande côtière sans une intervention extérieure.

    De même, la Syrie est déjà un champ de bataille confessionnel et ethnique : il suffit de lire les rapports d’enquête des organismes internationaux ou les reportages dans la presse. Ainsi ce témoignage dans Le Monde d’un jeune saoudien de 26 ans venu participer à son premier djihad contre "l’hérésie chiite" bien pire à ses yeux que l’impérialisme occidental :

    A la question de savoir ce qui est pire, de l’invasion de l’Irak par George Bush ou de la répression de Bachar al-Assad en Syrie, Abdallah répond sans hésiter une seconde : "Bachar est pire parce qu’il se fait passer pour un musulman et qu’il cherche à convertir les sunnites au chiisme. Les Américains, ce sont des ennemis et des mécréants, mais au moins, ils ne cherchent pas à nous convertir au christianisme." (Le Monde, 28/12/12).

  • permalien X :
    29 décembre 2012 @17h43   « »

    Assad avait bien dit qd un chirurgien opère qqun, il ne faut arrêter parce que le sang coule. À cette époque pas si lointaine, il n’appelait à négocier.

    Les rapports de force ont changé. Assad n’est plus le chirurgien mais le patient. Sa médecine reste valable.

    Après autant de sacrifices, l’opposition à raison d’exiger son départ comme condition à toute discussion.

  • permalien Caligula :
    29 décembre 2012 @17h46   « »

    Syrie=Somalie ?

    Mais qui sont les pirates ?

  • permalien Caius Gracchus :
    29 décembre 2012 @17h59   « »

    Si vous y comprenez quelque chose, merci de m’éclairer, car je ne vois pas très bien où les USA veulent en venir. Et je crois bien qu’eux non plus.

    Je ne suis pas sur que les Etats Unis comprennent bien où ils veulent en venir... on remarquera qu’ils sont plutôt en retrait, par exemple, par apport aux extrémiste français ou anglais... reste à espérer qu’ils en aient conscience...
    D’ailleurs je pense qu’il commence à s’apercevoir du risque d’avoir choisie l’option de la militarisation de l’opposition islamique et des dangers que la situation en Syrie recèlent pour la Turquie, pour l’Irak, pour le Liban et même sur Israël... ...Prendre le risque de faire exploser tout le moyen orient c’est le risque que prend en toute inconscience le gouvernement français (Guy Mollet est petit joueur et parait un furieux anti tiers-mondiste à côté de Hollande et Fabius...)

  • permalien Caius Gracchus :
    29 décembre 2012 @18h01   « »

    Après autant de sacrifices, l’opposition à raison d’exiger son départ comme condition à toute discussion.

    donc la guerre, le pillage et la destruction du pays va continuer ? on s’arrête à combien de mort ?

  • permalien X :
    29 décembre 2012 @18h26   « »

    donc la guerre, le pillage et la destruction du pays va continuer ? on s’arrête à combien de mort ?

    Non, la peau de Assad contre l’arrėt des hostilités.

  • permalien gloc :
    29 décembre 2012 @18h27   « »

    Il semble que les USA aient été surtout préoccupés ce derniers temps par les élections, la tempête Sandy, la démission de Clinton, le massacre de Newtown et le mur budgétaire.

    Certains essaient tout de même de tout mettre à plat...

    Syrie : Quelles sont les véritables intentions des États-Unis ? (Sham Times) — Amin HOTEIT

    ... mais même là on s’y perd.

    Ce sont tout de même les Syriens qui ont le plus à y perdre.

  • permalien morse89 :
    29 décembre 2012 @18h45   « »

    Le plus étonnant, mais l’est-ce tant quand on connait le matraquage propagandiste US ? à lire certains commentaires, c’est qu’ils ne s’imaginent même pas qu’ils avalisent des violations du droit international à répétition.

    Le pire, peut-être, c’est quand ce n’est même pas conscient : la Syrie, comme la Lybie, comme L’Irak, comme l’Afghanistan sont attaqués de l’extérieur , soit par des armées coalisées, soit par des attaques "préventives"aériennes comme en Lybie, soit, ou en plus (Lybie encore) et en Syrie maintenant, en armant et convoyant des milices étrangères fanatisées aux frontières et en les poussant à envahir et saccager le pays. Et y compris par des attentats sanglants.

    Sûrs de leur bon droit, les bons Occidentaux approuvent les sornettes qu’on leur livre (Bachar est un dictateur sanglant qui doit disparaître, il faut soutenir les "révolutions arabes", les ""démocraties"" surveillent la Syrie, etc..). Mais quand comprendront-ils qu’ils soutiennent des gouvernements totalement prédateurs, manipulateurs et créateurs de chaos partout où ils le peuvent (dont la France fait partie maintenant).

    Je crois que cela ressemble beaucoup aux méthodes de Hitler et de Staline en leur temps. Ils se foutaient du droit international comme se foutent aujourd’hui du droit international les USEuroTurcoEmiratis. Ils ont leur droit à eux, à géométrie variable. Vivement que cela se retourne contre eux : en effet, il se peut que d’autres pays lassés par ce cynisme arment des séparatistes ou des terroristes intérieurs dans ces pays (USEuroTurcoEmiratis) qui jouent les vierges offensées.

    Et alors, se souviendront-ils qu’eux mêmes ont piétiné le fameux Droit International qu’ils réclameront pour eux mêmes ? j’en doute, la mémoire est courte.

    Que diront alors les défenseurs de l’ALS et du ramassis de terroristes à l’oeuvre en Syrie et partisans de la chute de Bachar ?

  • permalien philippe :
    29 décembre 2012 @19h12   « »

    " Assad doit partir "...." la coalition nationale de l’opposition syrienne seule représentante légitime du peuple syrien "....

    De quel droit des étrangers à la Syrie ou des organismes hors de ce pays ( OSDH ) décident de l’avenir de la Syrie ?

    Les états qui arment l’opposition et menacent le pouvoir, jusque là légitime, font de l’ingérence et favorisent la violence .

    Le rôle de l’ONU , seul organisme habilité à intervenir, est d’amener le plus vite possible tous les belligérants à poser les armes et à procéder à de nouvelles élections .
    Pourquoi personne ne parle de l’accord signé à Genève le 30 juin dernier et qui mettait en route ce processus ?
    Parce que les américains, suivis par leurs toutous, ont décidé qu’ Assad devait d’abord partir. Et le remplacer par des islamistes, leurs nouveaux alliés de circonstance .
    Indifférence ou soumission des peuples semi colonisés .

  • permalien X :
    29 décembre 2012 @19h29   « »

    Morse89

    Sûrs de leur bon droit, les bons Occidentaux approuvent les sornettes qu’on leur livre (Bachar est un dictateur sanglant qui doit disparaître, il faut soutenir les "révolutions arabes", les ""démocraties"" surveillent la Syrie, etc..). Mais quand comprendront-ils qu’ils soutiennent des gouvernements totalement prédateurs, manipulateurs et créateurs de chaos partout où ils le peuvent (dont la France fait partie maintenant).

    Bachar est un grand démocrate, pour être élu il a fait changer la constitution du pays en un clin d’œil. Qui ėtait ses opposants à la présidence, dites moi ?

    Soyons sērieux un peu. C’est peut être le rėgime le plus brutal envers ses opposants, comme son père d’ailleurs. Peu de syriens n’ont pas au moins qqun dans leurs proches qui a ėté torturé.

    Que les USA, Qatar ou autres veulent faire tomber Assad ne fait pas de Assad un ange. Il faut qu’il tombe non pour l’intérêt de quiconque mais pour celui de la Syrie.

    Alain Gresh ci dessus :

    Pour ma part, j’ai expliqué que cette insurrection ne se différenciait pas fondamentalement de celles qui avaient balayé les régimes tunisien et égyptien. Que la violence du régime n’avait aucune excuse, et qu’elle avait accéléré la militarisation de l’insurrection. Dans le même temps, je constatais que la Syrie reste un enjeu géopolitique important et que l’intervention massive du Qatar et de l’Arabie saoudite n’est pas dictée par l’amour de ces pays pour la démocratie.

    Le conflit c’est d’abord une insurrection populaire contre une dictature brutale. Le fait que les pays occidentaux et pétro-monarchies ont choisi un camps ne change rien dans la nature de ce conflit. En ce qui me concerne, ils auraient été avec le régime comme au Bahreïn, ne change rien.

    Le fait de dire que ceux qui s’opposent au dictateur sont manipulé par l’impérialisme....c’est tout simplement de la grossière manipulation et une insulte à l’intelligence.

    Pourquoi ne pas dire à qqun qui s’oppose à la construction de colonies en Cisjordanie qu’il est manipulé par les pays occidentaux puisque eux aussi s’y opposent ?

  • permalien morse89 :
    29 décembre 2012 @19h34   « »

    "Assad doit partir"
    Un grand mouvement mondial pourrait aussi être lancé via n’importe quel média incontrôlable pour demander le "départ" non négociable d’Obama, de Nethanyaou, de David Cameron, des leaders d’Arabie Saoudite et des Emirats impliqués ainsi que du leader Turc. Des troupes étrangères et des milices formées et armées pourraient aussi venir aux frontières de ces Etats non démocratiques pour les déstabilser et remplacer les régimes en place.

    Pourquoi pas, au point où on en est ! la légitimité serait la même que le mouvement organisé anti-Assad, anti-Alaouite (ne l’oublions pas, car ils sont concernés et visés par des meurtriers en puissance payés par les Etats cités plus haut), anti minorités pacifistes.

    A quand un grand mouvement mondial anti-impérialiste, anti propagande atlantico-sioniste car ça commence à devenir du grand guignol sanglant depuis 10 ans dans ces régions convoitées du Proche Orient et Maghreb.

  • permalien morse89 :
    29 décembre 2012 @19h39   « »

    X@
    "à lire certains commentaires, c’est qu’ils ne s’imaginent même pas qu’ils avalisent des violations du droit international à répétition."

    Je crois que ça suffit comme réponse. Relisez l’histoire de la colonisation française, anglaise, italienne et ...US et vous comprendrez.

  • permalien Shanaa :
    29 décembre 2012 @19h53   « »

    Morse89 : Pourquoi pas, au point où on en est ! la légitimité serait la même que le mouvement organisé anti-Assad, anti-Alaouite (ne l’oublions pas, car ils sont concernés et visés par des meurtriers en puissance payés par les Etats cités plus haut), anti minorités pacifistes.

    C’est tout à fait exact ! Toutefois, ce ne sont pas les "alaouites" en tant que tels qui étaient visés. C’est le régime Assad qu’ils veulent pulvériser, à l’instar de celui de Saddam, Moubarak, Kadhafi. Ces derniers, ont réalisés des projets pour leurs pays, mais ont maintenu le statu quo, la relation intéressé avec les puissances occidentales, la répression féroce des religieux ! Ces derniers se sont alors tournés vers l’Arabie des séoud, l’influence wahabite, et d’autres alliances floues. D’ou la virulence envers les anciens régimes aurtoritaires arabes, et le refus de négocier ! Ces organisations veulent le pouvoir, y compris par la violence, y compris en tuant des civils, des musulmans comme en Libye.

  • permalien Shanaa :
    29 décembre 2012 @20h05   « »

    Caius Gracchus : "donc la guerre, le pillage et la destruction du pays va continuer ? on s’arrête à combien de mort ?"

    Il en est ainsi depuis 2003 en Irak depuis l’invasion américaine ! La Libye suit le même processus depuis les bombardements otanesques ! On dirait des pogroms de civils ! En tout cas, pas de précédent, c’est des drôles de façon de faire des guerres par procuration en utillisant des groupes armés qui font n’importe quoi, sans régles martiales !
    C’est peut-être ça la "démocratie" dont parlait Obama au Caire !!!

  • permalien X :
    29 décembre 2012 @20h37   « »

    Prėtendre que L’Irak et l’Afghanistan sont comme la Libye et la Syrie c’est se foutre du monde.

  • permalien Caius Gracchus :
    29 décembre 2012 @21h00   « »

    Prėtendre que L’Irak et l’Afghanistan sont comme la Libye et la Syrie c’est se foutre du monde.

    .. vous pouvez développer votre idée ? ..il me semble que l’idée d’envahir l’Irak pour la débarrasser de son horrible dictateur ("pire qu’Hitler") ou d’être en Afghanistan pour libérer sa population féminine écrasée par la Talibans ne soit pas très différente pourtant...

  • permalien Caius Gracchus :
    29 décembre 2012 @21h06   « »

    Non, la peau de Assad contre l’arrėt des hostilités.

    si la peau d’Assad garantissait la fin des hostilité qui pourrait hésiter ? mais beaucoup ont bien compris que c’est la peau de dizaines voire de centaines de milliers de personnes qui serait alors en jeux (les alaouites représentent 10% de la population syrienne et les membres du Baath plusieurs centaines de milliers de personnes...)
    (Sans parler du plaisir de vivre dans une sorte de Somalie bis)

  • permalien Caius Gracchus :
    29 décembre 2012 @21h19   « »

    Le fait de dire que ceux qui s’opposent au dictateur sont manipulé par l’impérialisme....c’est tout simplement de la grossière manipulation et une insulte à l’intelligence.

    s’opposer à Assad (qui d’ailleurs est plus le représentant d’un système que le dirigeant de ce système..) n’est évidemment pas en sois être pro ou anti impérialiste... (quoique on ne peut pas si on est anti impérialiste ne pas au moins s’interroger sur le fait de savoir si sa position aide ou pas objectivement l’impérialisme)..par contre ce qui est très clair c’est que la coalition nationale syrienne (qui est reconnue par les fantomatique comités locaux ou du moins certains d’entre eux ) comme représentant légitime est entièrement une création des pays l’impérialistes occidentaux, que la Turquie joue un rôle majeur dans les décisions de l’ASL, que les groupes armées sont directement dépendants de leurs bailleurs de fonds en particuliers le Qatar, l’Arabie séoudite et la Turquie (plus des factions libanaise).
    Enfin effectivement les colons israélien pourraient finir par devenir objectivement un vai problème pour l’impérialisme...

  • permalien X :
    29 décembre 2012 @21h25   « »

    Caius Gracchus :

    .. vous pouvez développer votre idée ? ..il me semble que l’idée d’envahir l’Irak pour la débarrasser de son horrible dictateur ("pire qu’Hitler") ou d’être en Afghanistan pour libérer sa population féminine écrasée par la Talibans ne soit pas très différente pourtant...

    Les début des révoltes en Syrie et en Libye sont semblables à ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte.

    Alain Gresh ci dessus :

    Pour ma part, j’ai expliqué que cette insurrection ne se différenciait pas fondamentalement de celles qui avaient balayé les régimes tunisien et égyptien. Que la violence du régime n’avait aucune excuse, et qu’elle avait accéléré la militarisation de l’insurrection. Dans le même temps, je constatais que la Syrie reste un enjeu géopolitique important et que l’intervention massive du Qatar et de l’Arabie saoudite n’est pas dictée par l’amour de ces pays pour la démocratie.

    Concernant l’Afganistan, je ne sais pas si vous le 9/11 et Ben Laden vous qq chose..

  • permalien X :
    29 décembre 2012 @21h43   « »

    Concernant l’Afganistan, je ne sais pas si le 9/11 et Ben Laden vous dit qq chose..

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