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Au Mali, les belligérants s’impatientent

jeudi 10 janvier 2013, par Philippe Leymarie

La guerre au « Sahelistan » s’est engagée plus vite que prévu. Ces derniers jours, l’armée malienne a fait face à une importante colonne de combattants venus du Nord. Konna – à quelques dizaines de kilomètres de Mopti, dernière grande ville avant les zones sous contrôle des islamistes – est tombée jeudi soir aux mains des rebelles, avant d’être reprise, grâce semble-t-il à des renforts, y compris de soldats étrangers (des éléments des forces spéciales et de l’armée de l’air françaises ). Le Conseil de sécurité a recommandé un déploiement accéléré de la force militaire africaine en projet. Le président malien par intérim a demandé l’aide militaire de la France, qui a aussitôt déclenché une opération d’appui sur la ligne de front. C’est la première fois depuis neuf mois que soldats et rebelles s’affrontent.

En découdre : c’est le souhait de l’armée malienne qui a souvent menacé en paroles de lancer l’offensive pour reprendre le Nord, mais paraissait jusqu’ici consciente de ses faiblesses [1]. Elle est soutenue par une opinion de plus en plus impatiente, qui multiplie les manifestations, notamment à Bamako, la capitale.

En découdre, c’est aussi, visiblement, le souhait des groupes rebelles - qui ont reconstitué leur alliance sur le terrain - et notamment du mouvement islamiste Ansar Dine, la composante touarègue la plus forte. Celui-ci avait annoncé la semaine dernière mettre fin au cessez-le-feu négocié en décembre avec le gouvernement malien, sous la médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), et vouloir reprendre les hostilités.

L’opération militaire internationale envisagée depuis avril 2011 pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali et en chasser les groupes armés n’était pas en passe d’être déclenchée. Personne n’est prêt :

  • ni les Maliens, à qui l’armée vient d’imposer depuis quelques semaines un premier ministre de rechange, mais dont les forces militaires restent incapables, sur les plans technique, logistique et humain de faire face seuls à une offensive au Nord ;
  • ni l’Union européenne, qui a accepté sous pression française de prendre en charge la remise à niveau de quatre bataillons de l’armée malienne, et s’y est préparé avec sa lenteur habituelle ;
  • ni la CEDEAO, qui a promis de mobiliser un contingent pour appuyer l’armée malienne, mais peinait à en trouver les moyens techniques et financiers ;
  • ni même les « parrains » de l’opération (France, Etats-Unis) qui ne s’étaient pas encore répartis les tâches de soutien logistique, d’appui au renseignement, de financement, etc., sans lesquelles une opération dans les confins sahélo-sahariens risque d’être un coup d’épée dans l’eau.

L’urgence était d’attendre

Jusqu’ici, il paraissait surtout urgent d’attendre… et de commencer par la politique : tel était le message envoyé de New-York, le 22 décembre dernier, par le Conseil de sécurité, avec l’adoption de la résolution 2085.

Le Conseil a certes « autorisé le déploiement au Mali, pour une durée initiale d’un an, de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) ». L’envoi d’une telle mission, conduite par des Africains et appuyée par les Occidentaux, était réclamé avec insistance par l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mais le texte constitutif de la « MISMA » appelle Bamako à lancer en premier lieu un « dialogue politique pour rétablir pleinement l’ordre constitutionnel » et à organiser avant avril 2013 des élections. Il invite aussi le nouveau gouvernement malien à engager des négociations « crédibles » avec les groupes présents dans le Nord, essentiellement les Touaregs, qui se dissocieront des « organisations terroristes » contrôlant cette région (dont Al-Qaida au Maghreb islamique [AQMI] et le Mujao).

Comme l’a reconnu l’ambassadeur français à l’ONU Gérard Araud, qui aurait préféré un texte plus martial, cette résolution « privilégie le dialogue politique », avant d’envisager le recours à la force. « Notre texte n’est pas une déclaration de guerre, ce n’est pas le choix de l’option militaire », avait alors expliqué à New York le diplomate : l’offensive militaire au nord « n’interviendra que le moment venu, une fois que le processus politique aura produit son effet ».

Impréparation

Voilà qui rejoignait les propos de Romano Prodi (envoyé spécial des Nations unies pour le Sahel), du général Carter Ham (chef du commandement américain pour l’Afrique), qui avaient tous deux insisté dès la mi-novembre sur les dangers de l’opération, sur l’état d’impréparation des forces concernées et sur l’impossibilité d’envisager une action de type militaire avant septembre 2013. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon, dans un rapport intérimaire fort mal accueilli à Bamako, fin novembre, s’avouait plus que circonspect :

  • « L’ONU ne peut se porter garante d’une opération militaire dont on ignore toujours les tenants et les aboutissements », alors qu’en cas d’échec, « elle serait la première à être pointée du doigt ».
  • Une telle opération risque « d’aggraver la situation humanitaire déjà très fragile et entraîner de graves violations des droits de l’homme ».
  • « L’ONU n’est pas la mieux placée pour répondre à la menace sécuritaire que créent les groupes terroristes. » [2]

Sur le plan militaire, les conditions édictées par le Conseil de sécurité sont nombreuses : il convient d’abord de reconstruire l’armée malienne et d’entraîner les troupes africaines qui intégreront la force afin de les préparer à reconquérir le Nord. Le Conseil de sécurité — avant de donner un nouveau feu vert à ce qui serait alors un déploiement militaire international — devra s’estimer « satisfait » de l’état de préparation de la MISMA, à partir de critères précis : entraînement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain. En écho au rapport de Ban Ki Moon, le Conseil a souligné notamment l’importance de « réduire l’impact de cette opération militaire sur la population civile ».

En première ligne

Cheaka Aboudou Touré, représentant spécial du président de la CEDEAO au Mali, estimait fin novembre à Bamako — où nous l’avions rencontré — que les autorités de transition ont perdu six mois dans la préparation d’une intervention pour rétablir la souveraineté du pays au Nord. Leur demande expresse d’appui à l’organisation régionale et à l’ONU n’a en effet été formalisée que début septembre, soit sept mois après la déclaration d’indépendance des Touaregs de l’Azawad et quatre mois après la prise des villes par les mouvements djihadistes. Entretemps, les budgets des donateurs pour l’année 2013 ont été clôturés : « Qu’ils aient le courage de reconnaître leurs torts. Ce n’est pas toujours la faute des autres », fait valoir le diplomate togolais.

La CEDEAO, qui ne se considère pas comme une « machine de guerre », mais plutôt comme une « communauté de destin », à l’image de l’Union européenne, estime être en avance sur les autres organisations sous-régionales africaines en termes de prévention des conflits et de maintien de la paix. Prenant l’affaire malienne en main, elle se targue d’être l’entité régionale qui doit faire face à ce conflit qui se déroule en son sein. Placer les Africains en première ligne dans la résolution du conflit entérine les positions de l’ONU, et notamment les termes de la résolution 2085. Les contingents d’une demi-douzaine de pays membres de l’organisation ont ainsi été identifiés et ont commencé à se préparer.

Un accord éphémère

Avant de s’engager militairement, les dirigeants de la CEDEAO souhaitaient néanmoins que l’horizon politique malien soit mieux dégagé. Ils appelaient l’exécutif à sortir de la paralysie qui est la sienne depuis le putsch de mars et à l’organisation d’une concertation nationale et d’élections. En parallèle, grâce à des négociations politiques, une distinction entre les divers adversaires au Nord devra être faite : « Nous n’allons pas contribuer à un engagement de guerre où des Maliens vont s’entretuer ! », lance Touré.

C’est sur cette base que la CEDEAO avait réussi, à partir de la mi-novembre — en parallèle avec des initiatives algériennes —, à amener les mouvements à majorité touarègue (MNLA et Ançar Dine) et le gouvernement malien à entamer des consultations à Ouagadougou, capitale du Burkina-Faso. Un arrêt des hostilités a été obtenu le 5 décembre, sans pour autant avoir cédé sur deux points clés, à savoir l’intégrité nationale et la laïcité, considérés comme « non négociables ».

Un communiqué du 26 décembre d’Ançar Dine laisse pourtant présager que cet accord ne sera qu’éphémère, en précisant « ne pas avoir d’autre choix que de suspendre son offre de cessation des hostilités, durement acquise par les médiateurs mais dont les Maliens se moquent ». Le mouvement accuse Bamako de « ne pas avoir pris les négociations au sérieux » et de préparer une intervention militaire, notamment en recrutant des « mercenaires » et en mobilisant « sur des bases raciales » (sous-entendu : non touarègues, c’est-à-dire noires) des milliers de miliciens tout au long de la ligne de front.

Enchères autour de la charia

Négociations ou pas, Ansar Dine a toujours refusé de rompre avec son allié Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Dans une « plate-forme » politique, Ançar Dine avance des revendications qui paraissent difficiles à satisfaire dans un texte remis au médiateur Blaise Compaore, le 1er janvier 2013 :

  • « Avant toute chose, il faut que le caractère islamique de l’Etat du Mali soit proclamé solennellement dans la Constitution », indique ce texte de dix-sept pages, en invoquant le fait que « le peuple malien est musulman à plus de 95 %. »
  • « L’observance stricte de la loi islamique sur tout le territoire de l’Azawad (région nord du Mali, NDLR) est un impératif non négociable », souligne en outre le groupe. Il justifie les châtiments corporels mais promet de tenir compte de « l’air du temps » dans l’application de certaines dispositions de la charia.

Mais, plus qu’une vraie déclaration de guerre, cette attitude consistant à faire bouger des combattants, tout en réclamant l’autonomie et l’application de la charia dans le Nord, peut être une manière de faire monter les enchères avant une nouvelle table ronde à Ouagadougou. Prévue à partir du 10 janvier, la session semble avoir été repoussée au 21, toujours dans la capitale burkinabé, si les combats sur le terrain ou un blocage diplomatique ne viennent pas enrayer cette mécanique de la "médiation" africaine.

« An ka wil »

Pendant ce temps, le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly, qui s’était réfugié au Mali après le début de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 en Côte d’Ivoire, diffuse une chanson qu’il a composée pour soutenir le Mali face aux djihadistes liés à Al-Qaïda. Le single, intitulé « An ka wil »(« mobilisation et galvanisation », en bambara, une des langue les plus répandues du Mali), est sorti il y a une semaine à Bamako, où il est distribué gratuitement.

« C’est ma manière de dire que si nous ne faisons rien, les villes de Tombouctou, de Gao et de Kidal (les trois plus grandes villes du Nord aux mains des djihadistes) ne feront plus jamais partie du Mali », explique le chanteur. « Le Mali a connu de grands hommes, de grands empires et il est inimaginable de laisser le pays coupé (en deux) comme c’est le cas aujourd’hui », mais, ajoute-t-il, « il faut que les Maliens comptent d’abord sur leurs propres forces ».

Notes

[1] Lire « La guerre du “Sahelistan” aura-t-elle lieu ? », un reportage au Mali de Philippe Leymarie dans le Le Monde diplomatique de janvier 2013.

[2] « L’ONU circonspecte quant à une intervention au Mali », Le Monde, 29 novembre 2012.

94 commentaires sur « Au Mali, les belligérants s’impatientent »

  • permalien gloc :
    11 janvier @06h31   »
    Au Mali, l’armée s’impatiente

    Compte tenu de la torpeur des communautés internationales (ONU, UE, CEDEAO, UMA), la stratégie de razzia a beau jeu.

    La France est de fait impliquée dans ce conflit et les initiatives individuelles de parents d’otages français (Mali : la vidéo réalisée par le frère d’un otage français ne fait pas consensus - RTL.fr), montre bien a quel point la situation est hors contrôle... malgré les gesticulations de Hollande (FRANCE - ALGÉRIE • Hollande à Alger : le Mali comme enjeu mémoriel | Courrier international)

  • permalien gloc :
    11 janvier @06h56   « »
    Au Mali, l’armée s’impatiente

    Comme d’habitude, la lourdeur des "officines de paix" vaut pour accord à toute les initiatives hasardeuses :

    Pour l’ONU :
    Début de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de... - lavenir.net

    A l’issue de ces consultations, les 15 membres du Conseil devraient publier une déclaration pour réagir à la progression des groupes armés islamistes dans le centre du pays.

    Pour le Prix Nobel de la Paix 2012 :
    Malijet - Le déploiement au Mali de la force de l’Union européenne aura lieu à partir de février 2013

    Les 400 membres de cette force de l’UE auront pour mission de former, de restructurer les forces armées maliennes. La France s’est proposée comme nation-cadre de cette force, a déclaré mardi le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot, lors d’un point de presse.
  • permalien Caligula :
    11 janvier @15h13   « »

    “Le Conseil de sécurité ... devra s’estimer « satisfait » de l’état de préparation de la MISMA, à partir de critères précis : entraînement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain.”

    Donc si j’ai bien compris, en théorie, l’ONU aidera le Mali, si la MISMA réussit à entrainer l’armée Malienne qui se prend défaite sur défaite. Sans parler du gouvernement qui joue aux chaises musicales. Et le moral des troupes dans tout ça ? Sans compter que maintenant l’armée rebelle a une base arrière en Libye. Même si le conflit couve depuis longtemps, il s’est radicalisé depuis la chutte de Khadafi, et l’éparpillement d’armes et de munitions. A faire le boulot à moitié, on en paye les conséquences. On prend les mêmes et on recommence.

    Mali : entretien des ministres français et américain de la défense

    Mali : appui de militaires français et européens contre les islamistes

    Centre du Mali : contre-offensive de l’armée avec des avions de pays amis

  • permalien Yvan :
    11 janvier @19h19   « »
    La France est en guerre.


    La France intervient militairement au Mali - MALI - FRANCE 24
    François Hollande a confirmé que des troupes françaises ont été envoyées en soutien aux unités maliennes cet après-midi. Une opération qui "durera le temps nécessaire" afin de repousser les insurgés islamistes qui occupent le nord du pays.

  • permalien Sakhra :
    11 janvier @19h19   « »

    "L’agression caractérisée " Selon Hollande ....Les mots ont-ils encore un sens ?

    Le président français François Hollande a déclaré, vendredi 11 janvier, que "la France répondra", "strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU", à la demande d’aide militaire des autorités maliennes. "J’ai décidé que la France répondra, aux côtés de nos partenaires africains, à la demande des autorités maliennes. Elle le fera strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et elle sera prête à arrêter l’offensive des terroristes si elle devait se poursuivre", a-t-il ajouté. "Je le dis ici avec la solennité nécessaire, nous sommes face à une agression caractérisée", a affirmé le chef de l’Etat français lors de ses vœux au corps diplomatique à l’Elysée. "

    http://www.maghrebemergent.info/act...

  • permalien Shanaa :
    11 janvier @20h11   « »

    Le Mali c’est la suite logique de la destruction de la Libye. On se souvient, que les médias ont rapporté que l’OTAN qui était appuyé par les "rebelles" libyens aurait égaré des missiles et autres munitions !
    Aprés la Libye, le Mali ! La France en Guerre ? Mais que lui arrive-t-il ?

  • permalien K. :
    11 janvier @22h30   « »

    “Qu’arrive-t-il à la France ?” Peut-être une promesse à l’industrie de l’armement de ne pas trop grever le budget de la défense ?

  • permalien K. :
    11 janvier @22h35   « »

    Thomas Boni Yayi est « aux anges » et BH Obama « dit partager les objectifs de la France. »

  • permalien Sakhra :
    12 janvier @01h29   « »

    Orchestrée comme du papier à musique

    Pour ceux qui ont suivi les différents débats sur la solution à la crise malienne, notamment les divergences entre les partisans de l’action militaire et ceux, dont l’Algérie, qui défendent la solution politique, incluant un dialogue sérieux avec les rebelles touareg du MNLA et d’Ansar Eddine, il ne peut y avoir de doutes que les pays amis dont parle cet officier ne sont que la France.

    D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si le ministère français des affaires étrangères a fait appel vendredi aux ressortissants français présents au Mali pour qu’ils quittent le pays si leur présence n’était pas “indispensable”. Signe que la France est bien impliquée dans l’opération de vendredi, d’autant que ce pays a été depuis le début de la crise malienne, il y a près d’une année, le partisan de l’intervention militaire le plus acharné de tous.

    Et dans cette action orchestrée, il ne faut surtout pas s’attendre à ce qu’elle s’arrête aux portes de cette ville de Konna, tombée avec une “incroyable” facilité, entre les mains des terroristes occupant le nord. “Notre offensive a commencé. L’objectif est de reprendre le contrôle total de la ville de Konna et de progresser après vers les positions des groupes armés, a déclaré le même officier qui a choisi de garder l’anonymat.

    Ce sera visiblement comme en Libye. Non seulement, la France n’attendra pas le déploiement de la force de la Cédéao pour intervenir militairement, mais ne se contentera pas de libérer la ville de Konna, après avoir forcé la main au conseil de sécurité de l’ONU.

  • permalien Sakhra :
    12 janvier @01h33   « »

    Vers la violation de la résolution 2085 de l’ONU

    La France et une partie de la classe politique malienne comptent même violer la première résolution, la 2085, qui conditionne l’intervention militaire à un dialogue avec avec les rebelles touareg et une préparation sérieuse de l’action militaire qui passe par une formation au profit de l’armée malienne et de la force que devait mettre en place la Cédéao, sous le contrôle de l’UA et de l’ONU.

    Mais, il est clair que les France qui ont beaucoup trop d’intérêts dans la région du Sahel sont prêts à toutes les entorses au droit international et à la souveraineté des Etats pour les défendre coûte que coûte, y compris en violant la première décision prise par les Maliens et la communauté internationale, et qui disait que l’intervention militaire devrait être menée par les Africains.

    Ce n’est pas un hasard si cette orchestration coïncide avec la tenue à Adrar, dans le Sud algérien, d’une rencontre de dialogue qui réunissant les chefs de tribus et les notables du Nord-Mali dont l’ouverture a eu lieu jeudi soir, pratiquement au moment où la France tarabustait le conseil de sécurité pour une intervention militaire.

    C’est lors de cette rencontre que l’on a insisté sur “la nécessaire contribution de toutes les parties en vue d’une réconciliation malienne qui garantisse les droits de toutes les catégories du peuple malien à vivre dans la fraternité sans exclusive ou marginalisation”. Ce n’est pas l’avis de la France.

    http://www.algerie1.com/actualite/n...

  • permalien gloc :
    12 janvier @06h08   « »

    Encore une fois, la France s’est fourvoyée dans un guêpier inextricable en volant au secours du putschiste Haya Sanogo et de son homme de paille Dioncounda Traoré au nom de la "légitimité" des intérêts... de la France et de ses expatriés, avec la bienveillante pusillanimité de la "communauté internationale".

  • permalien Yvan :
    12 janvier @08h42   « »
    Du Mali à la Somalie (en passant par Paris), "le coup d’état permanent"


    Raid aérien en Somalie, mené par des commandos français selon les islamistes
    Nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé car l’attaque a eu lieu de nuit, mais ce matin nous avons vu plusieurs cadavres y compris celui d’un homme blanc. Trois civils ont également été tués dans l’échange de coups de feu, a rapporté à l’AFP un habitant de Bulomarer, Idris Youssouf.

    Aucune réaction n’a pu être immédiatement obtenue du côté des autorités françaises.

    Un agent de la DGSE (services du renseignement) est détenu en Somalie par des insurgés islamistes depuis le 14 juillet 2009. Cet agent, présenté comme Denis Allex - a priori un pseudonyme - avait été enlevé à Mogadiscio avec un autre agent, qui a lui recouvré la liberté en août 2009.


    Hollande engage l’armée française au Mali - Europe1.fr - International
    Toujours est-il que le Parlement sera saisi "lundi" de cette question. "L’article 35 (de la Constitution, ndlr) dit que le Parlement doit être informé des interventions des forces armées", a rappelé le ministre délégué aux Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

    Selon lui, cette saisine du Parlement peut prendre la forme d’un vote dans l’hémicycle ou d’une information des présidents de l’ensemble des groupes de l’Assemblée et du Sénat, avec des auditions devant les commissions des Affaires étrangères et du Sénat. Selon le ministre, la décision devrait être prise dans les prochaines heures.


  • permalien jgn :
    12 janvier @09h28   « »

    ""L’agression caractérisée " Selon Hollande ....Les mots ont-ils encore un sens ?"
    Tout à fait d’accord avec vous Shakra. Les mots, ici, ne sont que les petits mercenaires de la propagande, miroirs d’une réalité inversée, puisque si agression caractérisée il y a, c’est bien celle de la France.

    S’il fallait s’en convaincre, il suffirait de tirer les conclusions de la belle unanimité que cette intervention militaire française en terre étrangère, agression de type colonial, langage de la canonnière, a suscitée dans la classe politique française, décidément convaincue par de tels faits d’armes que la politique du présent gouvernement est bien dans la digne continuité du précédent. Et décidément, ce gouvernement n’a de cesse que de le bien faire savoir au monde, lequel applaudit aussitôt à une telle initiative qui démontre, une fois de plus, qu’il n’est plus au pouvoir d’une domination mondiale que la Sainte Alliance des puissants - du capital - pour le déploiement de ses intérêts partout sur la planète.

    Le "terrorisme" de qui ? Et contre qui ? Ces gens sont chez eux et la domination mondiale, les propriétaires de ce monde, par drones interposés, leur font savoir qu’ils ont tort d’habiter une terre qui ne rapporte pas suffisamment de dividendes au regard de ses potentiels. Et voici donc, dans ce concert belliciste de la prédation organisée, la France "socialiste" qui, après avoir soutenu en Afghanistan les intérêts du capital US y installant le chaos, s’avise à présent de "L’agression caractérisée" contre ses intérêts bien compris : le Mali, terre nourricière de la France en main d’œuvre docile, entre autres "ressources".

    Le boute feu aux manettes n’a de cesse que de "voir loin". : Mali, Syrie, ... Cela permet de détourner le regard de quelques questions pressantes en France. Les mêmes méthodes à l’œuvre !

  • permalien probalo :
    12 janvier @10h01   « »

    La véritable question globale, ici occultée par les réactions armées, est : pourquoi y a t-il un mouvement djihadiste, d’où vient-il et comment est-il financé ?

  • permalien gloc :
    12 janvier @10h23   « »

    La politique d’abandon des otages initiée par Sarkozy :

    L’Élysée confirme la mort de Michel Germaneau | Jeuneafrique.com

    Otages nordistes tués au Mali : une avancée majeure, deux ans après / France Bleu

    est poursuivie par Hollande :

    L’otage Denis Allex tué lors d’un assaut français en Somalie - Le Point

    Non paiement des rançons, et sacrifice des otages au nom de la "raison d’état".

  • permalien Shanaa :
    12 janvier @13h30   « »

    Gloc : "Encore une fois, la France s’est fourvoyée dans un guêpier inextricable en volant au secours du putschiste Haya Sanogo"

    Pour les intérêts, dit-on !
    Pour le reste, comme chacun sait, les socialistes ont souvent fait des guerres coloniales.
    Le probléme majeur est l’irresponsabilité de la politique étrangére qui alimente le chaos, déstabilise des états, arme des groupes sans contrôle.
    Cela donne la possibilité d’intervenir sans rendre de compte, d’écouler des armes,etc.. Le mot magique qui fédére l’opinion est "la chasse aux islamistes", comme en Afghanistan !

  • permalien Shanaa :
    12 janvier @13h40   « »

    " le Mali deviendra un exportateur majeur d’or dans la région sub-saharienne. Il est d’ailleurs actuellement le troisième exportateur africain, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana. L’or est la première source d’exportation du pays, suivi du coton et du bétail."

    L’or est la premiére source d’exportation du Mali.
    Quelqu’un peut-il me dire pourquoi ce n’est pas le bambara qui est la langue officielle du Mali ?

  • permalien Shanaa :
    12 janvier @13h50   « »

    Issa Ndiaye ancien ministre de la culture du Mali.

    "-Quelle lecture faites-vous de la situation du Mali depuis le putsch des militaires le 22 mars dernier ? Pensez-vous que cette crise était évitable ? Qu’aurait-on dû faire pour la prévenir ?"

    - "La situation qui prévaut actuellement au Mali était prévisible à plus d’un titre. D’abord en raison du désintérêt des populations pour une démocratie de façade dont la renommée était largement surfaite. Le taux de participation, le plus bas de la sous-région, atteignait à peine les 25%. Par ailleurs, la classe politique, dans sa grande majorité, était décriée pour son affairisme notoire. La mal gouvernance, la corruption et l’impunité étaient les caractéristiques d’un Etat qui, depuis longtemps, était devenu un instrument de prédation pour une minorité de privilégiés. On entrait désormais en politique comme en affaires, civils et militaires compris. Il a suffi d’une banale mutinerie exprimant le mal-vivre des soldats pour que cet Etat s’effondre. L’indifférence populaire et la complaisance des bailleurs de fonds occidentaux face aux dérives constatées et à la gestion désastreuse du pays à tous points de vue, ont largement contribué au pourrissement et à la crise actuelle."
    - Comite Valmy

  • permalien Shanaa :
    12 janvier @13h57   « »

    Issa Niaye ancien ministre de la culture du Mali :

    "-Les autorités au pouvoir à Bamako, la CEDEAO, l’Union Africaine et la Communauté internationale semblent d’accord pour une intervention militaire permettant de reconquérir le Nord-Mali. Quel est le sentiment des Maliens à ce propos ?"

    "-L’imminence de la guerre a poussé bon nombre de ceux qui étaient restés sur les chemins de l’exil par crainte pour leur vie. Dans leur grande majorité, ils ne veulent pas d’une guerre qui leur est imposée sans qu’on leur demande leur avis. Les considérations géopolitiques et géostratégiques semblent importer plus que le sort des populations qui ont vécu des siècles durant dans ces vastes espaces sans se préoccuper des richesses colossales sous leurs pieds aujourd’hui convoitées. Leur malheur viendrait-il d’un sous-sol riche en pétrole, uranium, or et autres minéraux précieux ? L’exploitation de ces richesses importe-t-elle plus que leur vie, leur tranquillité, leur quiétude ? Derrière la référence à la Charia et les discours mielleux sur la démocratie et la liberté se cachent bien de convoitises et de profits ! La CEDEAO et l’Union Africaine apparaissent à leurs yeux comme les instruments dociles des occidentaux imbriqués dans des considérations et des enjeux qui les dépassent. Quand des Eléphants se battent, c’est l’herbe qui en souffre en premier lieu, selon leur estimation."
    - Comite Valmy.

  • permalien Shanaa :
    12 janvier @14h03   « »

    Issa Niaye ancien ministre de la culture du Mali :

    "-Quels sont les enjeux de cette intervention militaire ? Quels en sont les risques pour le pays, la sous-région ouest-africaine et le Sahel ?"

    "L’intervention militaire fait courir au pays et à toute la sous-région un risque de déstabilisation prolongée. Partout où elle s’est produite en Asie, au Moyen Orient, en Afrique du Nord, de l’Est et du Centre, elle a conduit à la guerre civile et à de nombreux déchirements dont les principales victimes furent partout et principalement les femmes et les enfants. La confrontation internationale entre l’Occident et la galaxie djihadiste a provoqué bien de drames. Partout, elle a conduit à un chaos inextricable certainement favorable à toutes sortes de profits inavouables. Le dépeçage de l’Afrique en micros Etats est largement profitable aux visées des multinationales du pétrole, de l’uranium et du complexe militaro-industriel des pays du Nord. D’où leur forcing pour une intervention militaire internationale puissamment relayée par leur média qui montent en épingle les moindres exactions d’une minorité d’illuminés fabriqués et manipulés en l’occurrence par leurs services spéciaux et complètement étrangers aux peuples auxquels ils veulent imposer leur vision étriquée du monde."
    - Comite Valmy.

  • permalien Shanaa :
    12 janvier @15h44   « »

    Issa Niaye ancien ministre de la culture du Mali :
    (suite et fin).

    - "Comment pensez-vous que le Mali peut retrouver son intégrité territoriale ? 52 ans après l’accession à l’indépendance, le Mali peut-il encore avoir un avenir ?"

    "-Les régimes passent et les peuples demeurent. Telle est la leçon de l’histoire ! Comment comprendre la partition des pays dans le contexte actuel de constitution de grands ensembles prônés par ailleurs comme condition de survie dans un monde mondialisé ? Comment comprendre les schémas de fédéralisme présentés comme panacée par la diplomatie française, entre autres, alors qu’elle le refuse aux Corses, aux Basques, aux Bretons, aux Canaques et autres départements d’Outre Mer ? La partition du Mali n’est-elle pas l’illustration de la ‘théorie du Chaos’ élaborée en son temps par les USA pour mieux faciliter l’exploitation des ressources minières par les multinationales du Nord en suscitant au besoin par ci et par là, des rebellions armées comme en Angola, au Congo, au Sahara et ailleurs ? Il ne faut pas se faire d’illusions. Les défis sont immenses. L’histoire enseigne que les peuples finissent toujours par les relever. Le Mali est confronté aujourd’hui à son destin. Il appartient à la génération actuelle, celle de la jeunesse d’aujourd’hui à relever les défis du moment. Il lui faut remplir cette mission historique ou la trahir. Telle est l’exigence de l’heure. Il n’y a pas d’autre alternative."
    - Comite Valmy.

  • permalien Caligula :
    12 janvier @16h09   « »
  • permalien morse89 :
    12 janvier @16h40   « »

    Rafraichissement de mémoire sur des évènements récents en Lybie et la nouvelle politique coloniale
    Depuis début 1991, la Lybie était en ligne de mire de la coalition US-Isr-GB-France, soit les meilleurs amis du monde, en ce qui concerne la coordination d’actions de déstabilisation en Afrique, Maghreb et Moyen Orient.
    Cette coalition pense être arrivée à la suprématie mondiale dans la technologie des armes létales à longue distance et par la destruction massive des ressources vivrières et vitales des pays qui les gênent. Elles ont l’avantage stratégique d’une vision satellitaire et d’une propagande totalitaire de bon goût démocratique face à des « dictatures sanguinaires », telle celle de Khadafi. L’action de guerre finale doit s’accomplir au bon moment, être dissimulée un certain temps, lorsque tous les moyens les plus tordus (invitation de Khadafi par Sarkozy à l’Elysée, bel exemple) ont été utilisés pour tendre le piège.
    Même si ces arguments ne suffisaient pas pour lancer l’opération de déstabilisation et de démantèlement, la coalition sait comment forcer le consensus démocratique par des actions terroristes « undercover » pour préparer le terrain. Des unités secrètes sont envoyées sur le terrain pour ça.
    Ces opérations permettent l’acheminement de terroristes et d’armements + logistique venant du Qatar et de l’Arabie Saoudite en complément des moyens mis en œuvre par France+GB. Ensuite l’ONU donne un aval discret aux gentils coalisés pour lancer des opérations aériennes et terrestres contraires au droit international, avec la couverture de la flotte navale Etatsunienne en Méditerranée

  • permalien morse89 :
    12 janvier @16h44   « »

    Rafraîchissement de mémoire (suite)

    Attribuer les désordres et les destructions à des « groupes incontrôlés » n’est ensuite qu’un jeu d’enfant. Vu l’état de sidération des populations européennes avides de sensation, du moment que cela se passe sur les écrans et à bonne distance, les évènements guerriers se déroulent avec la bénédiction des médias experts en désinformation.
    Mr Sarkozy est donc le maître d’œuvre avec David Cameron de cette opération 2011 bénie par les Etats Unis qui a permis de détruire toutes les installations militaires et stratégiques de la Lybie, en violation flagrante des lois internationales, en faisant des dizaines de milliers de morts, en permettant la signature de contrats juteux pour les compagnies pétrolières et d’autres.
    Cet individu (N.Sarkozy) a permis alors la prolifération des groupes islamistes dans un pays à genoux en proie à la guerre civile (mais, n’est-ce pas le but recherché par ses amis US et Israéliens ?).
    Mr Sarkozy a permis par cette guerre d’agression la prolifération d’armes et de missiles dans tout le Sahel et maintenant nous allons en payer le prix. Les Islamistes qui ont été instrumentalisés pour déstabiliser la Lybie se sont largement servis dans les arsenaux de Khadafi.
    Sarkozy a fait le matamore en Lybie pour s’attribuer le mérite de cet éclat militaire, il doit maintenant en payer l’ardoise, mais où se cache-t-il ?
    Il faut se souvenir aussi que toute (ou presque) la classe politique française unanime a applaudi à l’intervention française en Lybie, vouant Khadafi et son régime aux gémonies avec l’inconscience propre aux imbéciles heureux : d’Elisabeth Guigou à l’inévitable BHL en passant par JL Mélenchon, mais ils n’ont pas été les seuls puisque personne n’a moufté à l’époque face à cette propagande intense, bien au contraire, chacun en a rajouté sans se soucier des conséquences !
    Et maintenant…nous y voilà, le PS est englué dans ses contradictions atlantistes et sionistes et surtout dans son manque de vision stratégique, préférant soutenir les salafistes et takfiristes qui harcèlent la Syrie au risque d’une guerre civile insoutenable. Israel adore que nous soyons impliqués dans sa guerre absurde et sans fin, c’est ce que ce pays attiré par l’abîme voulait : notre implication irréfléchie …. jusqu’à la mort main dans la main .
    Quand on est con et borné, comme notre élite nationale, on continue vers le désastre, la seule voie possible (dans l’esprit occidental moyen) qui aboutira à des événements historiques en Europe : bombes, plans Vigie pirates à répétition, terreur, inflation militaire, affollements sectaires, etc…

  • permalien morse89 :
    12 janvier @16h52   « »

    Rafraîchissement de mémoire (suite)

    Il faut se souvenir aussi que toute (ou presque) la classe politique française unanime a applaudi à l’intervention française en Lybie, vouant Khadafi et son régime aux gémonies avec l’inconscience propre aux imbéciles heureux : d’Elisabeth Guigou à l’inévitable BHL en passant par JL Mélenchon, mais ils n’ont pas été les seuls puisque personne n’a moufté à l’époque face à cette propagande intense, bien au contraire, chacun en a rajouté sans se soucier des conséquences !
    Et maintenant…nous y voilà, le PS est englué dans ses contradictions atlantistes et sionistes et surtout dans son manque de vision stratégique, préférant soutenir les salafistes et takfiristes qui harcèlent la Syrie au risque d’une guerre civile insoutenable. Israel adore que nous soyons impliqués dans sa guerre absurde et sans fin, c’est ce que ce pays attiré par l’abîme voulait : notre implication irréfléchie …. jusqu’à la mort main dans la main .
    Quand on est con et borné, comme notre élite nationale, on continue vers le désastre, la seule voie possible (dans l’esprit occidental moyen) qui aboutira à des événements historiques en Europe : bombes, plans Vigie pirates à répétition, terreur, inflation militaire, affollements sectaires, etc…

    Notre engagement au Mali semble bien la suite logique de notre inféodation aux injonctions de Washington et Tel Aviv depuis des années. Nous devons faire le sale boulot pour eux comme nous l’avons fait en Lybie et sommes en train de le faire en Syrie. Quelles qu’en soient les conséquences !

  • permalien Titou44 :
    12 janvier @17h40   « »

    TOUS CES COMMENTAIRES NE SONT QUE DES bLA bLA DE BOBOS qui entre boudoirs caviar et j’en passe glosent sur le sexe des anges

    Que la France ecrase ses renegats d’islamistes tout juste bons a proner des idéaux datant du Moyen Age

    Pauvres cons !!!

  • permalien Sakhra :
    12 janvier @17h43   « »

    Et L ’Afrique ...du Congrès de Berlin . du découpage au crayon et à la règle, un continent aux multiples ethnies ignorées ..à la Françafrique ?

    Fanon, l’homme qui toujours nous interroge


    « La bourgeoisie nationale qui prend le pouvoir à la fin du régime colonial est une bourgeoisie sous-développée. Sa puissance économique presque nulle, et en tout cas, sans commune mesure avec la bourgeoisie métropolitaine à laquelle elle entend se substituer. Dans son narcissisme volontariste, la bourgeoisie nationale s’est facilement convaincu qu’elle peut facilement remplacer la bourgeoisie métropolitaine. Mais l’indépendance qui la met littéralement au pied du mur va déclencher chez elle des réactions catastrophiques et l’obliger à lancer des appels angoissés en direction de l’ancienne métropole. … Elle est toute entière canalisée vers des activités intermédiaires. Etre dans le circuit, dans la combine, telle semble être sa vocation profonde. La bourgeoisie nationale a la psychologie d’un homme d’affaire non de capitaines d’industrie. … ».

    Vhttp://www.lanation.info/Fanon-l-ho...

    Article paru en arabe sur Essafir, traduit en français .

    http://pages.usherbrooke.ca/ojean/h...

  • permalien jgn :
    12 janvier @18h36   « »
    Mort pour la France ?

    "Un pilote du 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau est mort, vendredi 11 janvier dans l’après-midi, dans les premières heures de l’engagement français au nord-Mali (...)"

    MORT pour LA FRANCE ?

    "L’hélicoptère (...) a été perdu.
    Outre les hélicoptères des forces spéciales qui ont stoppé la colonne de combattants djihadistes venus du nord juste avant Mopti, des frappes ont été conduites par quatre Mirage 2000-D, partis de N’Djamena au Tchad durant la nuit de vendredi à samedi. Ces chasseurs ont largué chacun deux bombes de 250 kg."

    QUI PAYE ?

    "La France est engagée dans une démonstration de force : outre les quelques dizaines de commandos présents auprès des forces maliennes à Sévaré, elle vient d’envoyer plusieurs centaines d’hommes des troupes de marine sécuriser certains sites de Bamako et annonce pouvoir envoyer sous peu des Rafale depuis le territoire national, en plus des Mirage 2000-D positionnés au Tchad, passés de trois à six. "Notre engagement contre les groupes terroristes qui menacent de s’installer au Mali va se poursuivre, a prévenu M. Le Drian. Nos moyens aériens sont engagés. Des unités convergent vers ce théâtre. Nous poursuivrons aussi longtemps que nécessaire".

    http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

    Les "terroristes", un terme qui fleure bon ses relents d’Algérie, laquelle, décidément n’aura visiblement guère servi de leçon à ceux qui, tel Mitterrand, y envoyèrent le contingent chasser le "terroriste"

  • permalien Caligula :
    12 janvier @19h58   « »

    De l’eau au moulin de Morse 89 :

    “Quand on est con et borné, comme notre élite nationale, on continue vers le désastre, la seule voie possible (dans l’esprit occidental moyen) qui aboutira à des événements historiques en Europe : bombes, plans Vigie pirates à répétition...”

    Hollande annonce un renforcement des mesures antiterroristes en France

  • permalien K. :
    12 janvier @21h01   « »

    MDR !

    "Mais il y a sur le territoire national des gens qui ont été formés, qui ont suivi des stages d’entraînement terroriste notamment en Syrie et qui pourraient voir dans l’intervention française au Mali un prétexte pour passer à l’action, à court ou moyen terme", ajoute-t-il.

  • permalien Thomas Trib :
    12 janvier @21h36   « »
    Un état Touareg

    La hasard de l’actualité a voulu que l’opération française au Mali coïncide avec l’assassinat des trois militantes proches du PKK.
    Il en va de la question Touareg comme de celle des Kurdes : sans une solution unique nationale et étatique la plaie restera béante !

  • permalien Caligula :
    12 janvier @21h38   « »

    "Mais il y a sur le territoire national des gens qui ont été formés, qui ont suivi des stages d’entraînement terroriste notamment en Syrie et qui pourraient voir dans l’intervention française au Mali un prétexte pour passer à l’action, à court ou moyen terme", ajoute-t-il.

    Bon, si le danger vient des terroristes entrainés en Syrie, autant arréter tout de suite vigipirate. En plus cela nous évitera de croiser des bidasses dans les gares ; il y a déjà assez des policiers.

  • permalien morse89 :
    12 janvier @22h18   « »

    Ce qui arrive au Mali et en Somalie n’est qu’un avant-goût de ce qui va arriver suite à l’envahissement de la Syrie par des mercenaires salafistes financés par la coalition golfoturcoeuroUSIsra.

    Dès que ces mercenaires salafistes auront enfin pris la mesure de la manipulation dont ils ont été les jouets (c’est pratiquement déjà acquis, car on ne trompe pas des islamistes largement préparés à l’instrumentalisation), ils sauront qui sont leurs vrais adversaires, l’Occident et Israel.
    Ils oublieront les chiffons rouges agités devant eux par les officines de propagande du Golfe et d’IsraUS : les Chiites, les Alaouites et d’autres minorités honnies.

    A ce moment crucial , quelle que soit la contre-offensive idéologique de l’Occident sniffant le danger, il sera trop tard.

    L’Europe tremblera devant l’étendue de son ignorance qui l’a précipitée dans les bras de bellicistes sionistes et atlantistes pour se protéger de ses peurs et de ses fantasmes racistes.

    Ce sera enfin le moment pour nos chères élites de se réfugier dans des bunkers avec rations de survie pour 20 ans. Ce n’est pas toujours ailleurs et par écrans interposés que les guerres se réalisent !

    Ces élites responsables au premier niveau, en bonnes autruches, n’oseront même plus se sentir responsables de la situation catastrophique qu’elles ont créée. Elles attendront en vain l’aide d’Israel et des Etats Unis.

    Mais ces pays ne se saliront plus les mains pour l’Europe pro-atlantiste prise à son propre piège de seconds couteaux.

  • permalien Caligula :
    12 janvier @22h22   « »

    Nom de code :

    Opération Serval.

    Voici une image qui résume trés bien la position de la France !

  • permalien Ben ramden :
    13 janvier @06h00   « »

    C,est l,echec de la greffe jacobine dans les ancienes colonies francaises en afrique ainssi que le principe de l,intagibilité des frontieres heritées du colonialisme consacrée par l,article déux de l,ancienne charte de l.oua.au moyen orient,c.est l,instauration d,un nouvel ordre fait d,un ensemble d,etats dont la souveraineté est purement formelle de tendence confessionnelle pour servir dé justificatif à l,etat cent pour cent juif.

  • permalien Céline :
    13 janvier @08h55   « »

    Une analyse intéressante portant sur l’implication des forces françaises au Mali :

    http://www.geopolitique-geostrategie.fr/

  • permalien gloc :
    13 janvier @10h52   « »
    Les mesonges du gouvernement français

    "D’ores et déjà, grâce au courage de nos soldats, un coup d’arrêt a été porté et de lourdes pertes ont été portées à nos adversaires", a indiqué le chef de l’État.

    Faux, le Mali a acquis son indépendance le 22 septembre 1960.

    "La France n’a pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme"

    Faux, la France impose son arbitraire coloniale en luttant contre l’indépendance de l’Azawad.
    Par le renforcement du plan vigie-pirate en "métropole" elle avoue sa responsabilité du développement le terrorisme sur son sol.

    "Les unités maliennes se sont bien battues, mais elles ne sont pas en mesure de tenir tête aux colonnes djihadistes", indique-t-on dans l’entourage du ministre, Jean-Yves Le Drian.

    Faux les unités maliennes se battent contre des citoyens maliens indépendantistes, comme elles avaient combattus le gouvernement légal du Mali en mars 2012.

    "La donne a changé", explique-t-on au ministère de la Défense

    Faux Des interventions au Mali et en Syrie sont prévues depuis la mise en place de ce gouvernement, pour semble-t-il répondre à une revalorisation de l’image de la France dans le monde, plus qu’à une quelconque nécessité géopolitique (Le Figaro - International : À Alger, Fabius plaide pour une intervention au Mali).

    D’autre part il semble que l’attaque de Konna soit la conséquence directe de la multiplication des déclarations guerrières de Paris qui constituent un véritable casus belli.


    VIDÉO. Mali - Hollande : "La France n’a pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme" - Le Point

    Pourquoi François Hollande s’engage au Mali - L’EXPRESS

  • permalien jgn :
    13 janvier @12h16   « »
    De quoi le "socialisme" est-il désormais le nom ?

    Les rodomontades de ce gouvernement, en quelque point et dans sa dernière figuration belliciste, montrent assez, s’il en était encore besoin, que le prétendu "socialisme" affiché de ces partis de pouvoir n’est que la bannière du mensonge (false flat) sous laquelle le capital gère ses petites affaires de par le monde quand cela s’avère nécessaire.

    Il s’avéra nécessaire de remplacer un Bush par un Obama, portant mieux et censé redorer une image dégradée des USA de par le monde suite aux exactions commises par l’équipe précédemment aux manettes : torture, enlèvement, pillages divers et variés au profit de sociétés privées, ...
    Et c’est aujourd’hui un Obama - prix Nobel de la paix, excusez du peu ... - qui se charge de développer la "guerre contre le terrorisme" inaugurée par Bush, comme propagande censée couvrir ses méfaits : Obama a donc développé comme jamais le programme des drones meurtriers, maintenu Guantanamo et le Patriot Act.

    En France, il s’est avéré nécessaire de remplacer le précédent président qui avait par trop visiblement arrimé sa façon de politique à l’Empire States.
    Mais c’est le cœur léger que la dite "droite" peut aujourd’hui vider ses querelles sur la place publique, sachant que la politique conduite par ce gouvernement sera dans la continuité la plus certaine du précédent.

    Ainsi M. Hollande, fier, n’en doutons pas, de représenter la "civilisation" dans ce choc - où il se permet de désigner "nos adversaires" (adversaires de QUI ? La France est-elle menacée ?) comme des terroristes" -, en vient-il à justifier le bushisme et ses fantasmes et, plus étrange encore, le fait que les frontières des États africains définies par le traité de Berlin dans un partage entre les prédateurs, TRACÉES AU CORDEAU sans plus de considérations des réalités africaines - puisque par essence elles ne devaient pas exister - soient ainsi devenues réalités intangibles, immuables, inscrites à jamais dans le marbre de la colonisation.

    M. Hollande se bat donc au nom de la colonisation et de sa réalité soi-disant intangible. En d’autres termes, M. Hollande est un colonialiste, assumé ou non, et, comme l’est M. Obama, un faire-valoir des intérêts des propriétaires de la planète, représentant de ce socialisme devenu la voiture-balai du capital.

  • permalien mehdi assem :
    13 janvier @12h34   « »

    Après le bombardement de l’Otan en Afghanistan et le bombardement des français en Mali et en Somalie normal ALLAH venge les martyrs musulman et sa religion islam par ces soldats ouragan glacial les tornades violents feu de forêt les forts séismes les volcans tsunami tempête de neige de sable les virus ww pire que les virus de grippe porcine aucun pays sur la terre d’ALLAH ne sera épargner donc normal tempête de neige en Arabie saoudite la guerre d’ALLAH a commencer Qaida Gia Aqmi des esclaves de satan imam mehdi l’ennemi de satan et de la franc maçonnerie parmi nous

  • permalien Jean-F. :
    13 janvier @12h37   « »

    Je m’inquiète du virage pro occidental et anti islam constaté depuis quelques mois dans les articles du Monde diplomatique.
    Je lis ce journal depuis l’époque Claude Julien.D’où mon insondable tristesse de perdre cet insondable allié de réflexion.

  • permalien morse89 :
    13 janvier @12h51   « »

    "Défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali " telles sont les paroles entendues de la part de journalistes, de politiques du PS et de l’UMP, d’experts de l’IFRI et d’autres Think tanks bien en vue (IFRI, etc...) sur France Inter et France Info. Hypocrisie ou aveuglement parfait.

    Ne voient-ils pas la différence de traitement avec la Syrie envahie par des escadrons de la mort islamistes grassement payés par nous-mêmes (par l’Etat Français), les Etats du Golfe et USisrael. La souveraineté de la Syrie est violée de façon parfaitement cynique avec un objectif clair : abattre son Président et laisser ces bandes armées, et les guider, s’il le faut, pour opérer un grand nettoyage ethnique en Syrie.
    Mr Fabius avait déclaré il y a quelques mois que "Bachar El Assad n’avait pas le droit de vivre" ou quelque chose d’approchant. Il a fait preuve par là de l’étendue de son incapacité à tenir le rôle de Ministre des Affaires Etrangères, montrant sa soumission aux ordres du Pentagone et de Tel Aviv. A-t-il le droit de vivre lui-même, s’est-il posé la question, non bien sûr !

  • permalien komo_kara :
    13 janvier @15h18   « »

    Le juste retour des choses

    Il me semble intéressant de porter à votre connaissance ces lignes qu’écrivait Clémenceau en 1917 :
    « Un jour, sur le front, je voyais passer comme ça de loin une troupe de gens avec un homme à cheval qui tournait autour d’eux. Je demande ce que c’est. On me répond qu’on n’en sait rien. Alors, avec ma voiture, j’y vais. C’étaient des noirs qui revenaient des tranchées, où on les avait laissés pendant 18 jours ! Vous devinez ce que cela pouvait être ? Des blocs de boues. Ils revenaient avec des fusils cassés, des vêtements en loques… Magnifique. Et quand ils m’ont vu, ils se sont mis à jouer la Marseillaise avec je-ne-sais-quoi en tapant sur des morceaux de bois, des pierres ».

    Les historiens estiment que 80 000 combattants originaires du Mali sont venus au secours de la France pendant les deux guerres mondiales. Ils estiment également que l’ensemble des « tirailleurs sénégalais », troupes originaires notamment de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée… ont payé un lourd tribut (env. 70 000 morts) en contribuant aux combats. Leurs commandements ont toujours loué l’abnégation et le courage de ces soldats auxquels on n’avait pas demandé leur avis. Etait-ce leur combat ? Ils l’ont mené jusqu’au bout dans la fraternité et avec abnégation.

    Au pays (je suis franco-malien), la tradition orale nous donne la mémoire longue et le respect des anciens n’est pas un vain mot. Les maliens n’ont pas oublié le sacrifice de leurs Pères. Ils n’oublieront pas l’implication courageuse de la France et les décisions rapides de F. HOLLANDE.

    Je vous conseille d’aller voir sur les sites maliens les réactions pleines d’émotion et de reconnaissance des internautes maliens après le décès du lieutenant qui a donné sa vie pour nous aider à lutter contre les djihadistes.

    On peut penser ce que l’on veut de la situation du Mali et de la capacité des pays africains à régler leurs propres problèmes. Le contexte de la GUERRE en cours est bien différent puisqu’il ne s’agit pas d’un problème interne au Mali, mais de la tentative d’un certain nombre de groupes terroristes, rompus aux prises d’otages et aux trafics en tout genre, de s’implanter solidement et durablement sur un vaste territoire. Ces groupes terroristes et leurs meneurs ne sont pour la plupart pas maliens, même s’ils ont tenté d’instrumentaliser une minorité des tribus touareg.

    Leurs projets sont connus car ils les revendiquent clairement : l’imposition de la charia dans toute l’Afrique de l’Ouest et du Nord et puis en Occident en fanatisant les communautés musulmanes.

    Les combats qui se livrent actuellement dans le cœur du Mali sont donc très importants et il est nécessaire que les pays occidentaux et africains qui en ont les capacités apportent de toute urgence leur contribution sur le terrain. Un règlement rapide et radical de la situation est indispensable.

  • permalien patrice :
    13 janvier @15h51   « »

    @Morse 89
    Le précédent post est de moi.

  • permalien Sakhra :
    13 janvier @17h17   « »

    Le Malistan, et l’Algérie Pakistanisée...

    L’avenir ? La France attaque le Malistan au nom du Mali et c’est une guerre ouverte. L’Algérie est obligée de jouer la collaboration ou la fausse neutralité par souci d’équilibres internes face à sa propre plèbe et par urgence de soutiens externes. On y verra émerger des généraux agités et une talibanisation des périphéries agitées, selon les pires scénarios. La Tunisie en sera le Sri-Lanka. Le Maroc ? L’Inde mais en plus petit et plus sournois et avec la RASD en Cachemire. La Libye ? Un trou noir. Le Mali ? Un Afghanistan avec un Karzaï frenchy à Bamako.

    http://www.algerie-focus.com/blog/2...

  • permalien gloc :
  • permalien Juan :
    13 janvier @17h50   « »

    L’auteur de l’article semble un peu oublier les désirs et besoins des maliens du Nord ou du Sud. Qui semblent très largement hostiles à une "solution politique" qui impliquerait un Nord Mali islamiste et autonome.

    Et en Septembre 2013 difficile d’affirmer que ces groupes ne seront pas déjà aux portes de Bamako.

  • permalien Yvan :
    13 janvier @18h12   « »

    Il semble que la lettre du Cadi de Tombouctou au Président De Gaulle soit non seulement restée lettre morte, mais qu’elle se soit perdue dans les limbes du web.

    Même le lien que j’y avais fait —> là, a mystérieusement disparu.

    Heureusement quelques oublis permettent encore pour quelques temps de se rappeler que cet appel au secours n’était pas un songe.

    Il est possible que cette réalité trop peu virtuelle ne s’accorde pas avec la propagande de guerre du gouvernement français brouillant un peu inopportunément le langage des vrais guerriers qui comme chacun le sait se doit d’être binaire... ou de ne pas être.

  • permalien Thomas Trib :
    13 janvier @18h53   « »
    Les Touaregs, 200 ans de patience...

    Et en Septembre 2013 difficile d’affirmer que ces groupes ne seront pas déjà aux portes de Bamako.

    Mais justement, si les pays limitrophes et les occidentaux n’avaient pas fait la sourde oreille aux revendications du MLNA, jamais le MUJAO ne se serait inséré dans l’équation. Tout comme en Syrie, les groupes armés se réclamant de l’islamisme internationale se greffent toujours sur des problèmes bien réels et pré-existants.

    Mali, France et Algérie ne paient* jamais que le prix de leur propre incurie.

    * Enfin ce sont les populations locales qui paient le prix le plus élevé, celui du sang.

  • permalien patrice :
    13 janvier @18h54   « »

    @Gloc
    L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux mêmes....Euh, non, au temps pour moi...Je voulais dire : L’oeuvre des salafistes rétribués par le Qatar.

  • permalien gloc :
    13 janvier @19h01   « »

    @patrice,

    ... et l’œuvre des soldats français enterrés avec vos impôts, ça ne vous inspire rien ?

  • permalien Caligula :
    13 janvier @19h23   « »

    Les groupes islamistes au Mali mieux équipés et mieux entraînés que prévu. Romandie.

    Ils se révèlent en réalité bien équipés, bien armés et bien entraînés...les groupes islamistes ont récupéré en Libye un matériel moderne sophistiqué, beaucoup plus robuste et efficace que ce qu’on pouvait imaginer.

    Ils auraient pas osés.

    Il s’agit non seulement de stopper l’offensive des groupes islamistes vers le sud du Mali mais de les amener à quitter le Nord du pays et ses principales villes qu’ils occupent : Gao, Tombouctou et Kidal, a précisé l’entourage de M. Hollande.

    Ils vont quitter le nord du pays, peut-être, mais pour aller où ? Pas en Algérie, ni en Libye, ni en Tunisie... Alors où. A moins qu’ils ne fassent comme en Afghanistan, qu’ils se cachent parmi la population et qu’ils fassent quelques incurtions. Remarquez, les troupes françaises qui viennent de revenir du dit Afghanistan peuvent toujours être envoyées sur place.

  • permalien Thomas Trib :
    13 janvier @19h31   « »

    ... et l’œuvre des soldats français

    Nous ne sommes plus à l’époque de la conscription, tout ce petit monde kaki est désormais composé de volontaires : Ils ont choisi.

    Personnellement je ne verserais pas une larme sur un pilote de Gazelle qui balance des missiles HOT sur des 4x4 Toyota ou sur un barbouze de la DGSE.

  • permalien Caligula :
    13 janvier @19h42   « »

    @ Thomas Trib,

    Personnellement je ne verserais pas une larme sur un pilote de Gazelle qui balance des missiles HOT sur des 4x4 Toyota ou sur un barbouze de la DGSE.

    En parlant de barbouze, quand lesislamistes disent :
    ...les moudjahidines...ont ...réussis.. à repousser les forces françaises qui ont participées à l’opération qui a été inevitablement vouée à l’échec.

    Le ministre français répond :
    ce n’était pas « un échec, mais nous n’avons pas réussi »

  • permalien gloc :
    13 janvier @19h55   « »

    Thomas Trib : Nous ne sommes plus à l’époque de la conscription

    C’est vrai quand les fils de riches tombaient au champs d’honneur, les mères pleuraient plus richement.

    Mais vos propos humainement douteux ne légitiment pas plus la présence de l’armée française, que celle des djihadistes.

    Sauf que l’armée française est là depuis le début de la colonisation et que des djihadistes viennent d’arriver.

    Le gouvernement intérimaire du Mali appelle au secours nous dit le Président, et bien le MNLA appelle au secours depuis 1953. Et bien pour une fois ils ont été entendus.

  • permalien Yvan :
    13 janvier @20h04   « »

    La France est en guerre et les JT font leur une sur Frigide Barjot.

  • permalien Caligula :
    13 janvier @20h24   « »

    @ Yvan,

    Pour le français moyen, la France n est pas en guerre, elle a volé au secours de son ancienne colonie. C est magnifique. Allélouia, haut les choeurs. Par contre, qui a t il de plus important que de savoir si les homosexuels de tous bords ont le droit de se marier. Afffffffligeant n est-il pas ?

  • permalien jgn :
    13 janvier @20h29   « »
    Pas trop charrier quand même !

    @Thomas Trib : 13 janvier @19h31
    « (...) tout ce petit monde kaki est désormais composé de volontaires : Ils ont choisi.
    Personnellement je ne verserais pas une larme (...)
    . »

    Pas une larme, peut-être, mais il vous faudra bien verser quelque chose puisque ces « volontaires », soldés de vos deniers, agissent en votre nom. C’est donc vous, je veux dire NOUS, qui le, voulions-nous ou non, venons d’abattre ces gens chez eux. C’est donc NOUS à qui l’on enjoint aujourd’hui, que nous le voulions ou non, de porter ces morts.

    @Juan 13 janvier @17h50
    « (...) les désirs et besoins des maliens du Nord ou du Sud. Qui semblent très largement hostiles à une "solution politique" qui impliquerait un Nord Mali islamiste et autonome. »
    y
    komo_kara : 13 janvier @15h18
    « il ne s’agit pas d’un problème interne au Mali, mais de la tentative d’un certain nombre de groupes terroristes, rompus aux prises d’otages et aux trafics en tout genre, de s’implanter solidement et durablement sur un vaste territoire. Ces groupes terroristes et leurs meneurs ne sont pour la plupart pas maliens (...).
    Leurs projets sont connus (...) : l’imposition de la charia dans toute l’Afrique de l’Ouest et du Nord et puis en Occident en fanatisant les communautés musulmanes.
     »

    Je vous le demande : en quoi cela nous concerne-t-il ?
    Que vient faire ici la condescendance de Clémenceau pour ces pauvres hères enrôlés de force dans une guerre dont ils se seraient bien privés ?
    La charia, que je sache, est d’abord la loi musulmane, le droit musulman. C’est donc aux premiers intéressés de décider ce qui, dans celle-ci, leur semble relever de l’acceptable ou non, et non à des groupes armés étrangers, pour le coup - non seulement en termes territoriaux mais surtout en termes culturels - qui prétendent décider que la charia n’est pas respectueuse d’une sorte de droit divin dont ils imposent par la force des canons le caractère universel, pour ne pas dire naturel.

    Ce n’est donc en rien la coutume qui est ici en jeu, mais bien des rapports de force pour l’exploitation d’un territoire et de ses RICHESSES supposées.

  • permalien Yvan :
    13 janvier @20h30   « »

    François Hollande : « cette opération durera le temps nécessaire, j’informerais régulièrement les Français sur son déroulement »

    En fait, c’est le blackout total sur les opérations, que ce soit au Mali comme en Somalie. La presse nationale et internationale est confinée à Bamako. Les JT se rabattent sur des images d’entrainement de l’armée.

  • permalien Caligula :
    13 janvier @21h54   « »

    Si on laisse de côté, pour un temps, les questions économiques ; j’entends par là les multi-nationales étrangères, et les richesses que peut contenir le sous-sol Malien ; qui serait venu à l’aide du Mali ? La CEDEAO ? Quand on connait l’instabilité des êtats qui la composent et les problèmes innérant aux différentes ethnies, elle ne paraît pas la mieux à même pour régler se conflit. Qui d’autre alors ? L’ONU (la paix par les mots !) ? Je la vois mal s’engager dans un conflit africain. Alors quoi ? A part allumer un cierge au Vatican ; et quand on connait les idées des chrétiens moyenageux sur les afrcains ; c’est pas gagné.

  • permalien jgn :
    13 janvier @22h05   « »

    Pour compléter le propos relatif à "la tentative d’un certain nombre de groupes terroristes, rompus aux prises d’otages et aux trafics en tout genre, de s’implanter solidement et durablement sur un vaste territoire.", il semble bien que celle actuellement perpétrée, et de manière avérée pour le coup, en Syrie par les groupes tentant de déstabiliser un régime laïque n’émeuve guère notre bon samaritain "anti-terroriste". Celui-ci aurait même plutôt les accents guerriers propres à les soutenir, à abonder dans leur sens avant tout le monde, à leur ouvrir grand les portes des chancelleries.
    Il est vrai, à sa décharge, que celle-ci a la faveur des grands décideurs de cette planète, auxquels M. Assad ne semble plus avoir l’heur de plaire, comme il en fut avant lui, d’autres grands "dictateurs" en disgrâce soudaine : Hussein - après que d’avoir servi de bélier contre les Iraniens -, Khadafi - après que d’avoir planté sa tente dans les jardins de la république.
    Du coup, les "terroristes" se muent soudain en "interlocuteurs respectables", dignes de tous les soutiens de nos portefeuilles. On a vu, en Libye laïque ... Décidément, aux régimes laïcs, les chancelleries occidentales semblent curieusement préférer ceux qui ont quelque tonalité intégriste. Faut-il s’en étonner ? L’extrêmisme, quel qu’il soit, est du pain béni (!) pour qui entend manipuler les opinions publiques.

  • permalien Thomas Trib :
    13 janvier @22h10   « »

    @ Gloc

    Sauf que l’armée française est là depuis le début de la colonisation et que des djihadistes viennent d’arriver.

    Ansar Dine est composé de Touaregs, les hommes du MUJAO viennent des pays limitrophes et la plupart de ceux d’AQMI aussi... Les frontières étant arbitraires et issues de la colonisation/décolonisation (je ne vous apprends rien évidemment).

    Les armées anglaises ont ravagé l’Irlande pendant 8 siècles, ça leur confère une quelconque légitimité ?

    @ Yvan

    « La France est en guerre et les JT font leurs unes sur Frigide Barjot. »

    Voilà tout est dit. Les mêmes journalistes avaient vertement critiqué les reporters "embeded" pendant la guerre de 2003 contre l’Irak, mais aujourd’hui au Mali nous n’avons strictement aucune image... Hormis celles de soldats embarquant dans l’avion.

    @ jgn

    Vous avez raison sur le fond mais avouez que l’emploi des forces spéciales sans débat préalable ou accord du parlement ampute quelque peu la responsabilité populaire.
    Le peuple français est apathique (je suis d’accord), il pourrait le payer plus tard mais avouez qu’on fait tout pour endormir la conscience du citoyen lambda...

    Je sens quelque indignation face à mon manque d’"humanité" pour nos braves pious-pious engagés sur les fronts étrangers. Mais si nous voulons la fin de l’impérialisme occidental, il faut bien arrêter la progression de ses armées, et ça ne se fera pas avec des tracts...

  • permalien gloc :
    13 janvier @22h16   « »

    Caligula : Qui d’autre alors ?

    Mais les mêmes qui ont accouru au secours de la démocratie malienne en mars 2012 lors du putsch militaire contre Amadou Toumani Touré.

    En réalité pour la France (et pour l’armée malienne), l’équation est simple, ni Constitution, ni charia... et là on peut reconsidérer les questions économiques.

  • permalien Thomas Trib :
    13 janvier @22h26   « »

    @ Caligula

    Le ministre français répond :
    ce n’était pas « un échec, mais nous n’avons pas réussi »

    Une belle litote de chancellerie en effet...

    Le plus dangereux dans cette histoire reste que les officiels français négocie pour un agent de la sécurité extérieure, un prisonnier donc, comme ils le font pour des otages, des humanitaires ou des touristes par exemple. Pourtant les deux cas sont strictement à distinguer.

  • permalien Le Peuple Français :
    13 janvier @22h31   « »

    Ne pensez pas que l’ensemble du peuple français soit apathique, le nombre nécessaire soutient la guerre contre l’islam et l’écrasement de ses avants postes africains.

    Respect et honneur à nos forces combattantes pour la liberté.

  • permalien chantal Dupille :
    13 janvier @22h43   « »

    Bonjour

    Nous sommes encore en démocratie, donc voici un autre point de vue, non-aligné, sur la France va-t-en-guerre au Mali.

    http://chantaldupille.over-blog.com/article-guerre-mali-vrais-enjeux-et-motifs-france-gendarme-afrique-en-danger-114310577.html

    Chantal Dupille, journaliste-écrivain et blogueuse (Vers 4.500.000 visiteurs uniques)
    .

  • permalien Caligula :
    13 janvier @22h45   « »

    @ Thomas Trib,

    Il est, quand même, étonnant que l’étât français décide de récupérer un espion/prisonnier au bout de presque quatre ans. Possédait-il des infos importantes concernant les groupes djihadistes sahéliens, ou risquait-il d’en divulguer ? Pourquoi tenter la libération d’un otage (militaire certes) en Somalie, alors qu’il y en a (civils eux) au Mali ? Surtout qu’en général, les prisonniers sont "récupérés" avant les élections présidentielles.

  • permalien Thomas Trib :
    13 janvier @23h04   « »

    @ Caligula

    Je ne suis pas dans le secret du renseignement évidemment, mais je pense qu’il voulait le récupérer avant le déclenchement des opérations au Mali. Les shebabi pouvant en faire un moyen de pression par solidarité avec le MUJAO.

    @ Le Peuple Français (sic)

    Vous pouvez rapatrier "vos croisés combattants pour la liberté du groupe Total", il y a 9 millions de musulmans en France, dont une partie dans les forces armées.

  • permalien Ben ramden :
    13 janvier @23h16   « »

    L,algerie autorise le survol de son territoire aux avions français.

  • permalien chantal Dupille :
    13 janvier @23h49   « »

    Après le Mali, ce sera le tour de l’Algérie, d’une façon ou d’une autre. Voyez l’agenda annoncé par l’Oligarchie : Irak, Afghanistan, Libye, Soudan, Mali, Syrie, Liban, Algérie, Iran, Pakistan, Russie, Chine... Pour un monde unifié, unipolaire, totalitaire. La politique des petits pas. C’est l’histoire de la GRENOUILLE, nous, heureuse dans l’eau ("de la désinformation", en somme), et cuisant peu à peu jusqu’au point de non-retour : Brûlée.
    _ http://www.dailymotion.com/video/xle0ov_r-sistons-video-2-la-grenouille-sarkozy-qui-voulait-etre-aussi-grosse-que-le-boeuf_news#.UPM4wazeEa8

    Habileté du PS ! Je suis une ancienne militante du PS (et une lectrice du Diplo pendant 30 ans). Mais maintenant, le PS = l’UMP (Europe, libéralisme, guerres, islamophobie..), l’hypocrisie en plus. Comme la fausse presse de gauche ! (Nobs, Libé etc).

    ALGERIE : Sur mon article sur la guerre du Mali, voyez ce que j’en dis. Comment peu à peu on sème le chaos (dans un média) avant de cibler le pays non-aligné - pour le soumettre, l’aligner.

    "La Vérité affranchit" (Bible, pardon pour les incroyants).

    Chantal

  • permalien K. :
    14 janvier @00h13   « »

    « Nous avons le soutien, y compris pratique, de la Grande-Bretagne, de nos amis Danois, de plusieurs autres grands pays qui fournissent du transport », a déclaré M. Fabius sur LCI/RTL/Le Figaro.

    « Nous avons l’appui des Américains pour ce qui concerne les communications et le transport, nous avons l’appui sous différentes formes que je n’ai pas à préciser d’autres nations d’Europe », a-t-il ajouté sans plus de précision.

    Et de l’Algérie.

  • permalien chantal Dupille :
    14 janvier @01h06   « »

    K

    De l’Algérie ? Non. Elle accorde un peu pour éviter de donner tout. Hélas, la Libye a fait pareil (elle a sacrifié le nucléaire pour obtenir les faveurs de l’Occident, en pure perte. On n’attaque pas un pays protégé..) chantal

  • permalien jgn :
    14 janvier @07h19   « »

    @Thomas trib :13 janvier @22h10

    Aucune "indignation". Je me serais donc exprimé de manière peu lisible.
    Je souhaitais seulement souligner qu’en dépit de l’absence de toute indignation pour le sort de ceux qui obéissent au doigt et à l’œil aux injonctions dont ils ne comprennent pas le sens, que ce soit pour la solde ou parce qu’ils pensent ainsi "servir", c’est bien NOUS qui, en dernier ressort, devons en porter les conséquences puisque ces gens soldés tuent en notre nom, et parfois même poussent l’indélicatesse jusqu’à se faire tuer en notre nom, ce alors que, précisément, comme vous le soulignez bien, NOUS NE LEUR AVONS RIEN DEMANDÉ ; des forces de défense sont censées défendre et nous ne sommes en rien menacés ...

    Mais il est vrai, ainsi que le remarque ici un commentateur, voilà au moins une bonne occasion de CRÉER cette menace de toutes pièces.

    À croire que les dirigeants des prétendues démocraties n’ont plus aujourd’hui que ce rôle, à défaut d’avoir celui d’agir : faire en sorte que se détourne le regard des opinions publiques vers des menaces potentielles - créées de toutes pièces -, des menaces bien réelles que fait peser le développement du capitalisme par toutes ses nuisances contre l’homme et la vie même sur Terre.

  • permalien Juba :
    14 janvier @09h23   « »

    Une intervention Francaise pour l’unité du Mali ! Avant la désunion, il y’avait un régime quii a encouragé ces grabuges ! Existe t-il un Etat au Mali pour solliciter une puissance étrangère pour le sauver ? Pourquoi la France se tait elle lorsque la démocratie est malmenée ? Pourquoi se bat elle pour le salut de putschistes qui une fois libéré le Mali reprendront leur violation des droits humains sous son regard ! Les intégristes démontrent encore une fois qu’ils s’inscrivent dans des stratégies dont ils ignorent les tenants et les aboutissants et fournissent des pretextes à d’autres pour asseoir leur hégémonie sur une région qui recéle d’enormes richesses et constitue une aubaine pour un pays en crise ou les militaires font la guerre et amuse les francais par le mariage Gay alors que la crise les étouffe ! le pouvoir DZ qui autorise le survol de son territoire alors que pendant dix années le sang des Algériens a coulé devant l’indifférence de cette meme France qui était le chef de file pour un embargo sur les armes à destination de l’Algérie qui n’ a été rompu ni par la Chine, ni par la Russie et encore moins le Quatar à qui on s’apprette à livrer l’Algérie seul Mandela a pour fournir des armes contre l’avis de tout le monde !

  • permalien gloc :
    14 janvier @09h43   « »

    Thomas Trib : Les armées anglaises ont ravagé l’Irlande pendant 8 siècles, ça leur confère une quelconque légitimité ?

    Qui parles de légitimer qui que ce soit ?

    Je ne faisais que pointer ce qui avait changé récemment et qui expliquait ce sursaut des troupes néo-coloniales. Les Touaregs ont cessé de faire des pétitions et des lettres ouvertes... et ne demandent plus à rester français.

  • permalien mehdi assem :
    14 janvier @11h30   « »

    Qui a donner l’ordre a Hollande de bombarder le Mali la secte satanique la franc maçonnerie ces criminels ont oublier qu’ALLAH le tout puissant a exterminer leurs idoles namrud aad thamoud pharaon karoune par des cataclysme aujourd’hui ALLAH le tout puissant extermine les éléments de cette secte dans le monde par ces grippes news et leurs familles pire que la grippe porcine cette grippe punition d’ALLAH après le bombardement sur Gaza en 2009 les présidents et les rois de cette secte surtout arabes ne seront pas épargner par ces virus et leurs palais par des séismes et tornades

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier @11h38   « »
    France/Azawad

    Aucune "indignation"

    Je pensais plutôt au message de Gloc qui pointait un manque "d’humanité".

    @ Gloc justement

    Contrairement à ce qu’affirme la fameuse lettre du cadi de Tombouctou (dispo sur la page wiki de l’Azawad, les Touaregs n’ont jamais été Français mais bien sujets de l’empire français. D’ailleurs ce court manifeste concerne surtout la crainte des tribus d’être écartelées entre plusieurs états post-coloniaux, ce qui fut d’ailleurs le cas...

    Il ne faut pas oublier non plus que la colonisation Française (y compris en Algérie avec les caïds) s’est appuyé sur les féodaux autochtones. Ce qui est à prendre en considération dans ce type de déclaration "d’adhésion".

  • permalien Yvan :
    14 janvier @11h47   « »
    Au Mali, les belligérants communiquent


    Mali : les jihadistes menacent de frapper « le cœur de la France » - Mali / France - RFI
    « La France a attaqué l’islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Au nom d’Allah, nous allons frapper le coeur de la France », a déclaré à l’AFP Abou Dardar, l’un des responsables du Mujao dans le nord du Mali, joint par téléphone par l’agence depuis Bamako.

    en Somalie aussi...

    Les miliciens somaliens annoncent la mort du soldat français blessé lors du raid
    Les miliciens islamistes d’Al-Chabab ont annoncé, lundi 14 janvier, la mort du membre du commando de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) blessé pendant la tentative de libération d’un otage français détenu en Somalie depuis trois ans, dont le sort est en revanche toujours incertain.

  • permalien Yvan :
    14 janvier @12h08   « »
    Au Mali, les belligérants communiquent


    SOMALIE. Le Drian craint une "mise en scène macabre" - Le Nouvel Observateur
    "Je vous confirme que tout nous laisse à penser que l’otage a été assassiné et que l’autre soldat a été tué", a reconnu le ministre de la Défense à l’issue d’une réunion à l’Elysée. "Tout nous laisse à penser malheureusement aussi que les shebab se préparent à organiser une mise en scène macabre et indigne" avec les corps, a-t-il ajouté.

    ... et se laissent à penser.

  • permalien gloc :
    14 janvier @12h45   « »

    Le pétrole :

    et autres friandises : - Le Blog Finance

  • permalien Frédéric :
    14 janvier @12h49   « »

    Mais que de commentaires ahurissant de pseudo intellectuels qui se moquent royalement de la volonté des citoyens maliens tombé sous la coupe de quelques milliers d’extrémistes !

    Les habitants de Tombouctou ont ils demandé à ce que l’on saccage leur ville ? Ont ils demandè une sécession du Mali ? Non.

    Bonne aux militaires français, maliens, et ouest africains qui libéreront les cités du nord du pays de ces cinglés.

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier @13h29   « »
    Mali/Azawad

    @ Frédéric

    Les habitants de Tombouctou ont ils demandé à ce que l’on saccage leur ville ? Ont ils demandè une sécession du Mali ? Non.
    Bonne aux militaires français, maliens, et ouest africains qui libéreront les cités du nord du pays de ces cinglés.

    Tomboucto, Gao c’est une chose, mais l’armée malienne s’arrêtera t-elle là ? L’accueil sera t-il le même avec les populations du nord ? Les putchistes maliens risquent fort de profiter des moyens aériens français et des contingents africains pour se débarrasser non seulement d’Ansar Dine et du MUJAO mais également du MLNA.

    Bref on repartira à zéro, le couvercle sera replacé sur les revendications des Touaregs et dans 20 ans les mêmes causes produiront les mêmes effets...

  • permalien patrice :
    14 janvier @14h18   « »

    @Frédéric
    La carte ci dessus, fournie par Gloc, éclaire singulièrement les intentions hollandaises. Probable, d’ailleurs, que nous ne soyons pas les seuls à lorgner sur les richesses pétrolières du Nord Mali. A ce propos, il serait intéressant de pouvoir mieux cerner le projet qatari, qui n’est sûrement pas qu’idéologique.
    Juste pour mémoire :
    "Le sous-sol malien fait partie des plus riches du continent noir. Il contient des ressources minières variées comme l’or, le quartz, les carbonates, le bois silicifié, les minéraux liés aux pegmatites et aux métamorphismes, ainsi que du pétrole. (voir plus bas)"
    Source : http://zebuzzeo.blogspot.fr/2013/01...

    A noter le fait que la France possède déjà de nombreux intérêts au Mali (6000 ressortissants hexagonaux, et pas mal d’entreprises). Il s’agit donc pour Hollande de protéger ces intérêts, et développer autant que faire ce peut le potentiel du Nord. Celà passe bien entendu par l’élimination des jihadistes rétribués et armés par le Qatar, pays avec lequel, à première vue, nous sommes en conflit dans ce secteur, à moins qu’il ne s’agisse d’un complot subtil, comme le suggère Morse 89.
    Dans tous les cas, tout le monde se fout des maliens, même si ces derniers semblent se réjouir de l’intervention française (selon I Télé...).
    Problème. Les jihadistes sont sans doute indélogeables, et il y a fort à parier que des attentats vont être commis en France, ou contre des intérêts français à l’étranger. Notez le fait que ça permettra à Hollande de doper son intervention.
    Cette affaire risque de nous entraîner (nous, français) dans un truc bien glauque genre Afghanistan, ce que la population française ne réalise pas bien, mais bon...
    Dans tous les cas, personne ne cherche à aider les maliens. Ca n’est jamais la motivation d’une intervention armée. Le but est économique, pas humanitaire.

  • permalien patrice :
    14 janvier @14h27   « »

    Suite
    On m’opposera sans doute le fait que des indigènes sont impliqués dans la rébellion contre le sud. Cependant, les touaregs ne seraient rien sans le soutien d’Al Qaida et celui du Qatar. D’où mes interrogations à propos du projet de ce pays.
    Et quid des américains ? Ils paraissent assez peu impliqués. Sont ils des alliés dans ce conflit, ou des ennemis complices du Qatar et de l’AS ?
    On verra.

  • permalien gloc :
    14 janvier @14h35   « »
  • permalien patrice :
    14 janvier @15h14   « »

    @Gloc
    Merci pour ce lien assez étonnant. Ca confirme l’une de mes suppositions : Les américains ont bien eu un temps le projet de "nous piquer" le Mali. Autant que je me souvienne, ça n’est pas la première fois qu’ils se plantent en Afrique.
    Reste un mystère : Que veut le Qatar, et comment se fait il que les occidentaux le laissent approvisionner AQMI.
    J’avoue humblement ne pas comprendre. L’hypothèse complotiste de Morse, bien qu’improbable, me semble la seule qui pourrait expliquer l’incohérence de la situation. Qu’en pensez vous ?

  • permalien patrice :
    14 janvier @15h18   « »

    Erratum
    "Autant que faire Se peut", et non : ce peut

  • permalien philippulus :
    14 janvier @16h32   « »
    Et les maliennes..

    Elles en pensent quoi de tout ce merdier ?

    Ma compagne lit tous les mois un truc qui s’intitule "Causette". C’est un truc de nana, mais je le lis en douce. Il y a deux ou trois numéros reportage sur des Maliennes passablement inquiètes et en colère.
    Avec les moyens du bord, elles ont décidé de monter des sortes de milices pour tenter de résister à tous les abrutis qui les cernent.
    Total respect, et au lieu de faire joujou avec ces très chers avions invendables, on ferait beaucoup mieux de leur fournir de quoi foutre sur la gueule de des couillus débiles de toutes obédiences.

  • permalien Thomas Trib :
    15 janvier @23h59   « »
    Qui sont les belligérants ?

    Les versant Touareg de cette triste histoire (que les médias semblent oublier depuis le début de l’opération) :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/guer...

  • permalien le journal de personne :
    19 janvier @11h43   « »

    Le Béni ehttp://www.lejournaldepersonne.com/...t le Mali
    http://www.lejournaldepersonne.com/...

    Tout est matière… surtout la matière !
    C’est la raison pour laquelle on se fait la guerre…
    Pour réconcilier nos deux hémisphères
    Avec une vision totalitaire
    Qui prétend à un droit et à un devoir planétaire
    Liberticide ou libertaire ?
    Qu’importe la manière
    Au Mali, comme en Somalie, la matière est première
    Pour évacuer l’esprit de la surface de la terre
    L’univers n’a nul besoin de l’esprit pervers
    La pensée unique est on ne peut pas plus claire !

    Tout ce qui n’est pas à l’endroit est à l’envers
    On peut tout réduire à un calcul binaire
    1 point zéro : pour se soustraire à toutes les galères
    Point de désirs que des besoins à satisfaire
    Que des biens qu’on gère, que des maux qu’on digère,
    Des intérêts et surtout pas de frontières.
    Après l’âge d’or, un retour à l’âge de fer
    Adieu à Dieu … parce que c’est le règne des lumières.

    La vérité c’est pour demain, l’erreur c’était pour hier…
    Sciences et techniques sont un seul et même repère
    Un pour tous et tous dans la même souricière
    Où ne s’en sortent que ceux qui obtempèrent
    C’est la vie : on n’y gagne que ce qu’on y perd.

    Dans le vice, l’ennui et le besoin on prospère.
    Au terrorisme on déclare la guerre, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire
    Quand on se ment, quand on n’est pas sincère
    Pour reconnaître que toute notre idéologie est déficitaire
    En réalité nous ne pouvons plus gagner la guerre
    Contre Dieu et ses indignes représentants sur terre
    Parce que les bonheurs illusoires sont nécessaires
    Pour la bonne marche de nos affaires
    Oui, l’illusion est avant-première
    Et toutes nos économies, bien derrière !

  • permalien K. :
    22 janvier @09h53   « »

    Panetta : US Backing of France in Mali is Model for Future Wars

    http://antiwar.com/blog/2013/01/21/...

  • permalien Ali ALGERIE :
    23 janvier @12h32   « »

    Ansar Dine a été créé par le Qatar sur demande des USA, et le MNLA a été créé par la France : MNLA, Ansar Dine, MUJAO et AQMI ont tous ensemble et comme sous l’ordre d’un chef d’orchestre pris contrôle du Nord Mali en janvier 2012. Allons, allons, ce n’est pas sérieux de dire que des groupes de gueux qui viennent à peine d’être créés ont pareil sens de l’organisation, de la stratégie et de la planification ! Cela permet de créer ce SAHELISTAN qui va permettre aux USA et à la France de se doter de bases militaires en Afrique sous prétexte de lutte contre un terrorisme qui est leur propre création. Les USA continuent à soutenir An-Nousra qui a tué des milliers de soldats et de civils en Syrie alors que pour le forme et la com, ils l’ont placé dans la liste des groupes terroristes. 90% des Allemands pensent que l’attentat du 11 septembre est une création de la CIA : les Allemands sont un peuple très rationnel, et dans le monde il n’y a pas que des idiots. Quelques soldats occidentaux se font tuer, et des milliers de musulmans périssent mais les gagnants sont les multinationales du pétrole, des armes, des gadgets occidentaux !

  • permalien Thomas Trib :
    24 janvier @14h27   « »
  • permalien Thomas Trib :
    24 janvier @14h36   « »

    @ Ali Algérie :

    Le MNLA est un mouvement récent mais il n’est que le dernier avatar de revendications touarègues qui existaient déjà pendant la colonisation.

    En Syrie al-Nosra a été placée par les Etats-Unis sur la liste des organisations terroristes. Preuve que Washington n’a intérêt à la victoire d’aucune des parties mais bien à l’enlisement de la région.

    Malheureusement les américains seraient déjà présent en Algérie :
    La base militaire US selon les DNA.

  • permalien imperial fire :
    24 janvier @18h08   «

    @ Ali Algérie, effectivement,comme tu le soulignes,l allemagne a renoncé à ses prétentions impériales,après avoir soutenu,il y a vingt ans,la slovénie puis la croatie contre la république fédérale de yougoslavie,et armé via la hongrie les oustachis en pillant les caisses d armes de l ex r.d.a.

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