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Mali, Afghanistan, les leçons oubliées

lundi 14 janvier 2013, par Alain Gresh

Une nouvelle fois, un consensus politique se dessine autour de l’intervention militaire française au Mali. Le Parti socialiste comme l’UMP et le Front national soutiennent l’initiative du chef de l’Etat. Seules quelques voix discordantes se font entendre, au Parti communiste (« L’intervention militaire française comporte de grands risques de guerre », PCF, 12 janvier) ou au Parti de gauche. L’ancien premier ministre Dominique de Villepin, dans une tribune au Journal du dimanche (« Villepin : “Non, la guerre ce n’est pas la France” », 13 janvier), s’inquiète également :

« Ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme” m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.

Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées.

Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. »

Il est ironique de noter que cette intervention a commencé au moment où la France se retire d’Afghanistan (Lire « Fin de mission en Afghanistan », Défense en ligne, 19 décembre 2012) et où le président Hamid Karzaï se trouvait à Washington pour discuter du retrait total (ou presque) des forces américaines. Est-ce sur un succès que ces troupes se retirent d’Afghanistan ? « Mission accomplie » ?

Rien n’est moins sûr.

Le pouvoir qui s’est installé à Kaboul, dans les fourgons des armées étrangères, est dirigé par Karzaï, dont il faut rappeler qu’il n’a gagné l’élection présidentielle de septembre 2009 que grâce à des fraudes massives ; sa légitimité ne dépasse pas celle de son clan, de ses affidés, profondément corrompus. Ce sont des dizaines de milliards de dollars d’aide internationale qui ont disparu dans les poches sans fond des responsables politiques. Sans parler du fait qu’une part importante de cette aide « retourne » aux pays donateurs, comme le remarque Oxfam-France :

« L’aide internationale à l’Afghanistan est relativement significative en volume, mais elle reste largement inefficace : presque 40 % des montants versés depuis 2001 sont retournés aux pays donateurs sous la forme de profits ou de rémunérations. De plus une large part de l’aide ne parvient pas aux Afghans les plus pauvres. »

Et, du point de vue social, la situation reste terrible, marquée par une guerre qui n’en finit pas. Toujours selon Oxfam :

« Si quelques progrès ont été enregistrés en matière de santé et d’éducation dans les années qui ont suivi la chute des talibans, les défis à relever dans ces secteurs restent écrasants : actuellement un enfant sur cinq meurt avant l’âge de cinq ans, une femme sur huit meurt de complications liées à la grossesse ; deux millions d’enfants, dont deux tiers sont des filles, ne sont pas scolarisés. On estime actuellement que près de la moitié de la population afghane vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, tandis que plus de la moitié des enfants souffre de malnutrition chronique. »

Qui peut croire que la guerre amène une amélioration de la situation des populations ?

Le plus paradoxal est que le seul progrès représenté par la scolarisation plus importante des filles reste menacé : les seules chances de l’administration actuelle afghane de ne pas être éliminée après le départ des troupes de l’OTAN est de négocier avec les talibans. Et, comme le remarquent les responsables d’Oxfam, ce sont les femmes qui risquent d’être les victimes de cette réconciliation. Quoiqu’il en soit, il est faux de croire que la libération des femmes peut être imposée par les baïonnettes des armées étrangères (lire Christine Delphy, « Une guerre pour les femmes ? », Le Monde diplomatique, mars 2002). Le colonialisme aussi prétendait « libérer » les femmes musulmanes.

Mais les interventions en Afghanistan (puis en Irak) ont eu bien d’autres conséquences régionales et internationales dont on paie encore le prix. La guerre s’est étendue au Pakistan, où les talibans locaux se sont renforcés au détriment d’un pouvoir central affaibli. Et l’utilisation massive des drones par l’administration Obama pour éliminer des « terroristes » — avec de nombreuses victimes « collatérales » —, alimente les haines anti-occidentales.

Ces expéditions militaires menées au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme ont eu pour effet paradoxal de renforcer ces organisations que l’Occident affirmait vouloir détruire. Il s’est créé, en réponse aux interventions multiples, « une autoroute de l’internationale insurgée », du Pakistan au Sahel, en passant par l’Irak, la Somalie : par elle circulent les combattants, les idées, les techniques de combats, les armes de tous ceux qui veulent lutter contre « les nouveaux croisés ». Des combattants irakiens se sont formés en Afghanistan, tandis que des Maghrébins ont pu acquérir en Irak une compétence militaire incontestable. La guerre contre le terrorisme a facilité l’unification de groupes très divers sous le drapeau d’Al-Qaida. Et, sans doute, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) n’aurait jamais pris cette dimension sans l’intervention en Afghanistan. Et aussi, rappelons-le, sans la guerre en Libye qui a « libéré » des arsenaux militaires considérables et de nombreux combattants enrôlés (et contrôlés) par Kadhafi. Peut-on s’étonner que de nombreux musulmans voient dans ces interventions une croisade contre l’islam ? Toutes, depuis 2001, ont eu lieu dans des pays musulmans — Afghanistan, Irak, Somalie, Liban, Mali, sans oublier les guerres menées à Gaza. Et au moment où l’islamophobie fait des ravages dans les sociétés occidentales.

Combien de fois nous a-t-on expliqué qu’il n’y avait pas le choix, que « nous » défendions en Afghanistan la sécurité de l’Occident : si « nous » étions battus là-bas, les combats se déplaceraient demain dans nos banlieues. Et pourtant « nous » allons partir d’Afghanistan comme si de rien n’était, sans avoir stabilisé la situation, sans même parler de démocratie. Et personne ne prétend que les conséquences en Europe seront catastrophiques. On peut remarquer, au contraire, que chacune de ces expéditions coloniales aboutit à plus d’insécurité, plus de contrôles, plus de surveillance et, par là même, à une atteinte aux libertés fondamentales.

Pourtant, c’est le même argument qui est repris pour le Mali : éviter que s’installe à nos frontières un foyer terroriste, un Sahelistan (lire, dans Le Monde diplomatique de janvier, le reportage de Philippe Leymarie). Et la première décision du gouvernement français au lendemain de l’engagement au Mali est de renforcer le plan Vigipirate ! N’est-ce pas parce que nos gouvernants savent que ce type d’intervention alimente le terrorisme, qu’elle ne l’affaiblit pas ?

Douze ans après, l’intervention occidentale en Afghanistan est un fiasco. Celle en Irak a abouti à la déstabilisation durable du pays (et à une implantation de groupes liés à Al-Qaida qui n’y étaient pas présents avant 2003). D’ici douze ans, quel bilan dressera-t-on de l’engagement de la France au Mali ?

487 commentaires sur « Mali, Afghanistan, les leçons oubliées »

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  • permalien Nour :
    14 janvier 2013 @16h53   »

    Excellent article. La France n’arrive toujours pas à s’extraire de son monteau "Françafrique".
    Bonne année Monsieur Alain Gresh

  • permalien Yves :
    14 janvier 2013 @16h57   « »

    Combien faudra-t-il encore d’interventions armées catastrophiques pour que nos politiques comprennent quelque chose au monde ?
    Sont-ils tellement naïfs ou bien sont-ils vraiment malhonnêtes, sachant très bien ce qu’ils font, et le faisant en toute connaissance de cause ?
    Merci Alain Gresh encore une fois de ne pas suivre le discours ambiant.
    Je suis très pessimiste et je crains vraiment un embrasement mondial. Bien sur nos dirigeants sauront nous désigner les coupables. Et il ne faudra pas attendre de leur part la reconnaissance d’une quelconque responsabilité... Eux qui croient toujours savoir où sont le bien et le mal.

  • permalien cosette :
    14 janvier 2013 @19h00   « »

    Soyons joyeusement cyniques... et si Hollande comme son prédécesseur et bien d’autres avant lui, jouait à la guéguerre pour se sortir de ses problèmes français ? Détourner l’attention, nourrir les phantasmes, etc... Pauvre Flamby il est bien aussi bête qu’il le parait !

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @19h06   « »

    Un grand merci pour cet article trés posé, juste, d’autant plus appréciable quant on songe au consensus monolithique des médias dominants et de la classe politique ! On ose à peine se demander si le pluralisme existe encore dans la patrie dite "des droits de l’homme" !

  • permalien Nobo :
    14 janvier 2013 @19h07   « »
  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @19h17   « »

    Les mots ayant aussi de l’importance, le mot "intervention", employé ici, est plus juste que le mot "guerre" ; une guerre supposant au préalable une déclaration, une consultation et deux armées face à face.
    Les médias dominants français utilisent le même vocabulaire et le même consensus que pour la Libye. Exemple de phrase : "Hollande (Sarkozy) en chef de guerre." C’est facile d’être chef si on n’est pas au front, comme le faisait Alexandre le grand ou Ramsés !!

  • permalien yol :
    14 janvier 2013 @20h09   « »

    Heureusement que vous existez. C’est tellement déprimant de lire tous les va-t-en guerre avec leur mémoire de moineau. Tout le monde a déjà oublié la Libye, l’Irak, l’Afghanistan etc. Comment est-ce possible ? Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il y a un tel consensus quand il s’agit de faire la guerre en Afrique ou au Moyen Orient.

  • permalien Bert :
    14 janvier 2013 @20h41   « »

    De nombreux combattants djihadistes se sont battus en Iraq entre 2003 et 2008. Beaucoup d’entre eux ont combattu en Libye, et il doit y en avoir encore beaucoup en Syrie et au sud du Maghreb et de l’Egypte. Ils sont ce qu’étaient leurs "ainés", anciens d’Afghanistan que l’on a retrouvé en Algérie ou dans les Balkans dans les années 90.
    Dans la perspective d’une chute du régime d’Assad, il est tentant d’imaginer que ces combattants, toujours de trop lors de la "transition politique", se chercheront un nouveau terrain d’action.
    Ils n’ont de soutien que celui qu’ils trouvent sur place, outre les subsides en provenance du Golfe, nos alliés dans les conflits africains et syrien. C’est une boucle malsaine qui se boucle ainsi.
    Les djihadistes ne seraient ils pas les "idiots utiles" de la guerre contre le terrorisme ?

  • permalien Sakhra :
    14 janvier 2013 @20h45   « »

    Sahelistan :

    L’Histoire du Sahelistan est tout aussi floue : on ne sait pas si la fondation de ce pays est à dater du 11 septembre US, de l’invasion de l’Afghanistan, de la naissance des Al Saoud ou de Ben Laden, du tournage du film Errissala ou des premiers temps imaginaires de l’Islam. Le Sahelistan peut aussi être revendiqué comme le dernier acte de Kadhafi ou le premier acte de Hollande. On verra par la suite.

    http://www.lequotidien-oran.com/?ne...

  • permalien zouzoumi :
    14 janvier 2013 @20h47   « »

    C’est bien simple, cette intervention française n’est pas juste une bonté de coeur, juste une petite recherche et un petit clic et voilà la vérité, comme toujours...

    http://www.jmpmali.com/html/fourpag...

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @21h03   « »

    A gloc,

    Toujours aussi fier de l’action de François Hollande comme président ?

    Dans sa politique étrangère, quelles différences voyez- vous avec celle de Sarkozy ?

    Ce n’était pas la peine d’élire un homme "de gauche"...
    Certaines personnalités de droite sont plus à gauche (si être à gauche suppose plus de refus du néo-colonialisme) que ce prétendu (et lâche) pourfendeur de la finance.

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @21h12   « »

    Je ne comprends pas l’attitude de l’Algérie. Elle a beaucoup, il me semble, à perdre dans cette intervention au sahel.
    A ses flancs, des bases militaires occidentales sont déjà en place. Au sud, c’est en cours.

    Après la Libye hier, le Mali aujourd’hui, demain des interventions aussi en Algérie ?

  • permalien koui :
    14 janvier 2013 @21h14   « »
    Mali : un arrosoir pour eteindre le feu et éviter l’incendie

    La majorité des maliens sont opposés aux islamistes et la majorité des combattants islamistes sont des étrangers. Si ces 2 propositions sont vrai, l’intervention francaise peut etre courte et efficace. dans le cas de l’afghanistan, c’est tout le pays qui est islamiste, y compris ceux qui combattent avec l’armée francaise, et la majorité des combattants taliban sont afghans, ce qui fait que l’echec était inévitable.

    Pour en revenir au mali, la france tente de briser un petit groupe bien armée avant qu’il n’ai pris de l’ampleur et que l’afrique de l’ouest entiére ne sombre dans dans le conflit. Il s’agit d’eteindre le feu avant qu’il ne devienne incendie. Mais si les islamistes parviennent à s’implanter, les états faibles du sahel ne pourront pas leur résister, et la france ne pourra pas intervenir massivement. La rupture des équilibres sociaux économiques dans ces sociétés fragiles créera un problème humain catastrophique et un torrent migratoire très néfaste pour nous. L’intervention nous protège et les protège. Mais il y a bien peu de ressources économiques à protéger. D’ailleurs, personne ne se bouscule pour nous accompagner dans cette galère sans trésor.

    Pour une fois, je suis interventionniste, 2500 soldats au Mali c’est bien pour quelques mois mais guère plus.
    Esperons que nos armes livrées aux djihadistes syriens ne se retourneront pas contre nous au mali.

  • permalien gloc :
    14 janvier 2013 @21h22   « »

    @elbé,

    Ni Hollande, ni Mitterrand, ni Mollet, ni Mendes, ni Lacoste...

    Je suppose que ce sont les conséquences actuelles des imbécilités de De Gaulle qui vous rendent si teigneuse.

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @21h28   « »

    Ou espère t-elle , l’Algérie, par son consentement à cette intervention, échapper à l’étau qui se resserre autour d’elle ?
    Tous les pays disposant d’un sous-sol intéressant et ayant une attitude peu ou prou conformes aux desideratas occidentaux et pétro-monarchiques sont dans l’oeil du cyclone. Une déstabilisation , facilitée malheureusement par une mauvaise gouvernance de ces états (absence de démocratie, corruption etc...) permet la main-mise sur les ressources de ces pays.

    Quand les "élites" de ces pays le comprendront-elles ? Car il est plus difficile à un "conquérant" de s’attaquer à une nation quand celle-ci se reconnait dans ses dirigeants.

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier 2013 @21h31   « »
    81-83 les leçons du passé (socialiste)

    @ Elbé

    Certaines personnalités de droite sont plus à gauche (si être à gauche suppose plus de refus du néo-colonialisme) que ce prétendu (et lâche) pourfendeur de la finance.

    En 81 les socialistes fraichement au pouvoir ont essayé de rompre avec la Françafrique. La tentative a avorté, étaient-ils de droite (le virage de 83) ou ont-ils reculés devant des intérêts économiques et militaires déjà bien en place ?

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @21h38   « »

    Elbé , il semble que l’Algérie s’activait :

    "De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.
    La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes."
    M. Tahar ben Saada.

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @21h54   « »

    Et le général Dallaire au Rwanda ? Et Patrick Benquet ? C’est aussi des idiots utiles ? Eh bien non ! Ils disent que la France est motivée uniquement pour ses inérêts ! Soit ! Alors qu’on arrête de dire que l’intervention actuelle c’est de l’humanisme. Sinon, il faut aussi aller en Birmanie, au Tibet, et parout en Afrique !
    Voir le film de Patrick Benquet :

    "Pendant plus d’un an, Patrick Benquet a enquêté avec l’aide précieuse d’Antoine Glaser, spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine. Il montre dans ce film qu’à travers les présidences successives qu’avait connues la France, de droite et de gauche, les bouleversement mondiaux entraînés par la chute du mur du Berlin et la mondialisation, il existe une étonnante cohérence dans la politique française à l’égard de ses anciennes colonies. Que tous les grands événements africains dont les Français gardaient le souvenir, le Biafra, les diamants de Giscard, l’action du mercenaire Bob Denard, les coups d’États à répétition, les assassinats politiques, l’affaire Elf et ses valises de billets, le licenciement de Jean-Marie Bockel…, étaient reliés par une logique implacable : la mise en oeuvre d’une politique occulte dont la motivation principale était l’approvisionnement énergétique de la France, en particulier en pétrole."

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @22h04   « »

    A gloc,

    Teigneuse, oui ! Envers tous ces gens de "gauche". Qui étaient hier pour l’Algérie française (Ah, Guy Mollet, ah Mitterrand ! ) et aujourd’hui, pour certains, pour la guerre en Irak, en Afghanistan , en Syrie et au Mali (les Kouchner, les Bhl et j’en passe).

    Et votre teigne à vous envers de Gaulle ? Bien moins justifiée à mon sens, que la mienne vis à vis d’Hollande et compagnie. Si ce n’est, pour vous, celle basée, non sur des arguments rationnels mais sur votre ressentiment personnel par rapport à la perte de l’Algérie .

    "Du temps" de de Gaulle, malgré sa contestable françafrique, , il appuyait , ne vous en déplaise, beaucoup de mouvements indépendantistes ou révolutionnaires :
    Aucuns des groupes français appuyant ces mouvements dans le monde, y compris en Afrique, donnant de l’argent, leur apprenant toutes les techniques de lutte, y compris la falsification des papiers officiels, le maniement des armes ainsi que la fabrication artisanale de certaines, les attitudes à adopter en prison etc, etc... n’a été ennuyé par les services secrets français durant ses mandats. Bien que clandestins, ces groupes étaient fort repérables... Henri Curiel lui en savait gré. La répression de ces groupes français a débuté dès le départ de de Gaulle, ce n’est donc pas un hasard.

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @22h06   « »

    @ tongki :

    Ah la technique bushienne:vous êtes avec nous ou contre nous.

    Allez,grandissez s’il vous plaît,et arrêtez la pleurniche.

    Sinon,vous pensez que la France va aussi intervenir en Arabie Séoudite pour empêcher leurs amis du régime séoudien de couper les mains ?

    Il me semble que la dernière qu’ils sont venus en France,c’était plutôt tapis rouge et dîner de gala à l’Elysée.

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @22h10   « »

    Thomas Trib :
    14 janvier @21h31 «  »
    81-83 les leçons du passé (socialiste)

    En 81 les socialistes fraichement au pouvoir ont essayé de rompre avec la Françafrique. La tentative a avorté, étaient-ils de droite (le virage de 83) ou ont-ils reculés devant des intérêts économiques et militaires déjà bien en place ?

    - Ont essayé ... Oui en paroles. Les actes ont "mieux" parlés.

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @22h15   « »

    A Shanaa :

    Oui, je me doute bien que l’Algérie a tenté d’éviter l’intervention de l’armée française. Je sais qu’elle a été récalcitrante. Toutes les visites des officiels français en Algérie sont parlantes. Il n’en demeure pas moins qu’elle s’est, soit fait rouler dans la farine, soit qu’elle a choisi, à contre-coeur de ne pas s’y opposer.

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @22h29   « »

    @ tongki :

    Ah,l’insulte,c’est pour ceux qui n’ont plus d’arguments !

    Peut-être que l’extrême gauche a soutenu les pires dictatures(ce qui reste à prouver quand même),mais qui a mis en place la dictature militaire de Pinochet,le régime séoudien,la dictature de Moubarak,Ben Ali,qui a soutenu les régimes dictatoriaux du Portugal,de l’Espagne,de la Grèce,etc etc ?

    Je remarque que comme tous les néo-conservateurs partisans de l’interventionnisme néo-colonial,vous êtes très binaire:si on est contre une intervention militaire occidentale dans un pays du tiers monde,c’est qu’on soutient forcément les régimes concernés ou les pires actions de ceux-ci.

    Voilà Monsieur Gresh transformé en partisan de ceux qui coupent les mains,alors qu’il vient seulement de faire un parallèle entre l’échec de l’opération occidentale en Afghanistan et la situation au Mali.

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @22h34   « »
    Pauvre Sarah

    Qui est binaire ? N’est ce pas vous qui, parce que je me permets de ridiculiser l’extrême gauche, me classe automatiquement parmi les néo-cons-je ne sais quoi ou en partisan de toutes les dictactures ?

    Pour les preuves sur l’extrême-gauche, elles ne manquent pas, mais je ne vais pas vous faire l’insulte d’un cours d’histoire du XXème siècle.

  • permalien gloc :
    14 janvier 2013 @22h37   « »

    elbé : il appuyait , ne vous en déplaise, beaucoup de mouvements indépendantistes ou révolutionnaires

    On en parle encore du côté de Sétif et à Guelda.

    Comment peut sortir de telles sornettes ! Vous devez confondre avec Nasser.

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @22h39   « »

    Tongki, et le Rwanda c’était quoi selon vous ?

    Lu sur Wiki :
    "La France, entre 1990 et 1994 a apporté un soutien militaire, financier et diplomatique au gouvernement Habyarimana, avant et pendant le génocide au Rwanda. L’ampleur de ce soutien et son impact sur le génocide font l’objet de vives controverses, en particulier entre les gouvernements français et rwandais. Le gouvernement français a jusqu’à présent rejeté toute responsabilité dans le génocide, tout en admettant à partir de novembre 2007 que des « erreurs politiques »1 avaient pu être commises. Plusieurs rapports indépendants et des travaux de recherche universitaires ont permis de préciser le rôle joué par la France durant cette période."
    - Wiki.

    Donc, les choses sont claires : Un état, quel qu’il soit, ne connait pas l’humanisme. Un état ne connait que le pouvoir et ses intérêts. Point.

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @22h40   « »

    Ha ha, la sagesse des peuples, qu’est ce qu’il ne faut pas entendre... c’est vraiment un nid de bisounours par ici !!! J’adore !!! C’est décidé, je reste !!!

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @22h42   « »

    Shanaa, ai-je dit le contraire ? Où et quand ?

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @22h42   « »

    A Tongki,

    Vous proposiez quoi, à part yakafokon ? De faire une grande conférence internationale sur l’avenir du Sahel ? Vous faites vraiment pitié.


    - Je propose qu’on épuise toutes les ressources diplomatiques, oui, avant de prendre les armes. Moi ce qui me fait pitié, c’est qu’en les prenant, on renforce ceux là même qu’on prétend combattre. et qu’on finit par partir la queue entre les jambes.
    Oui voilà qui fait pitié. Mais celle ci va surtout aux personnes qui vivent dans ces zones de turbulence. Les autres, rien ne les y oblige si ce n’est l’appât du gain.

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @22h45   « »

    Gloc:14 janvier @22h37 «  »
    elbé : il appuyait , ne vous en déplaise, beaucoup de mouvements indépendantistes ou révolutionnaires

    Comment peut sortir de telles sornettes !


    - En lisant. Le livre de Gilles Perrault sur Henri Curiel : "un homme à part"

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @22h48   « »

    Mon pauvre elbé... Va essayer la diplomatie en Somalie. C’est exactement le sort du Mali dans les 2 semaines si rien n’avait été fait.

  • permalien Sakhra :
    14 janvier 2013 @22h51   « »

    @ Elbé, bonsoir .

    L’ intervention néo-colonialiste au Mali vise l’Algérie .On s’y attendait depuis longtemps ...Après la Libye, Sarkozy avait dit dans un an, ce sera le tour de l’Algérie, dans trois ans celui de l’Iran ..Une tentative avait été faite après la Libye, qui a foiré ..(BHL et son ami "Said Saadi" prenaient contact pour un CNT ?).Les Algériens, traumatisés par la guerre civile, et aussi parce qu’ils connaissent mieux le colonialisme des Lacoste, Miterrand , Soustelle, Guy Mollet, bref, toute la "bonne" gauche française, ne marcheront pas aussi facilement ...

    Au Mali, les Français vont vers un échec cuisant, mais pour le peuple malien, ce sera épouvantable comme pour les Afghans ...Au nom des "Lumières" bien sûr ..La question du MNLA a été manipulée à l’extrême par les Sarkozy, et Juppé, et la division du Mali entre un Etat touareg (MNLA) au Nord et un Etat malien au sud leur convenait ...à un moment ...

    RATAGE – Anti-terrorisme : l’échec cuisant des Etats-Unis au Mali
    Unis au Mali

    L’opération militaire française lancée vendredi 11 janvier au Mali est suivie de très près par les Etats-Unis. Sans participer directement, les forces américaines offrent une aide "en termes de renseignement et en termes de soutien, de logistique et de ravitaillement en vol". Une aide qui pourrait s’avérer précieuse, car les Etats-Unis connaissent bien la région. Depuis plusieurs années, comme le rapporte le New York Times, Washington a financé et formé l’armée malienne, considérée jusqu’ici comme la plus à même d’offrir une résistance solide à la menace islamiste. "Le programme anti-terroriste le plus ambitieux jamais mené dans la région", avance le journal, qui s’est soldé par un échec total.

    http://www.nytimes.com/2013/01/14/w...

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2...

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @22h59   « »

    tongki :
    14 janvier @22h40 «  »
    Ha ha, la sagesse des peuples, qu’est ce qu’il ne faut pas entendre... c’est vraiment un nid de bisounours par ici !!! J’adore !!! C’est décidé, je reste !!!


    - Même réponse : le bisounours, c’est vous qui croyez en l’instauration de la démocratie, à la libération des femmes afghanes, à la lutte contre la barbarie. A coups de bombes... Les gens ne se" libèrent" que s’ils le désirent et non par un diktat extérieur. Mais le pire, c’est que l’hypocrisie du procédé de ce néo-colionalisme ne fait qu’aggraver ce qu’on prêtant combattre et qu’en plus, c’est vous qui êtes une victime en payant ces guerres qui ont le but de vous appauvrir un peu plus en gorgeant les multi nationales. Alors bisounours...

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @23h04   « »

    Mon pauvre elbé... Va essayer la diplomatie en Somalie. C’est exactement le sort du Mali dans les 2 semaines si rien n’avait été fait.

    Décidément,il ne connaît pas bien l’histoire de la région.
    Ce qui est entraîn d’être essayé au Mali en ce moment a été auparavant tenté en Somalie,avec le succès qu’on sait.

    Evidemment,avec la même propagande.

    J’espère vraiment que le Mali ne sera pas en une Somalie bis.
    Espérons-le pour le peuple malien,car si l’opération française s’avère un échec,le peuple malien va en souffrir pendant très longtemps,et ceci dans l’indifférence générale,comme c’est le cas en Somalie.

  • permalien Sakhra :
    14 janvier 2013 @23h14   « »

    @ Elbé,

    Voici quelques articles sur le Mali, qui seront plus intéressants que les conneries du tong- machin :

    SITUATION AU MALI ET SAHEL AFRICAIN
    Intervention de Jacques Fath [1]
    à la Conférence sur les processus de militarisation
    dans l’espace Sahélo-Saharien
    et la crise au Mali.http://www.socialgerie.net/spip.php...

    CIRCULATION D’ARMES LIBYENNES ET SITUATION EXPLOSIVE AU SAHEL. 23 février 2012.

    Le président malien a qualifié la Libye de « magasin d’armes le plus important et le moins cher, les bandits de tout acabit sont partis s’approvisionner à bon marché ». « Des armes ont pris la direction du Sahel au vu et au su de tous, y compris de l’Otan qui, pourtant, n’était pas en manque de dispositif pour stopper ce trafic et empêcher la remontée de cet arsenal vers le Sahel », selon le chef de l’Etat malien.

    À rappeler que le président de l’Union africaine Yayi Boni avait déclaré, récemment, que « le Mali est victime des effets collatéraux de la crise libyenne, et au-delà du Mali, c’est toute la bande sahélienne qui sera paralysée ».

    ..Il a changé d’avis depuis , à quel prix ?

    DÉCLARATION D’INTELLECTUELS, HOMMES ET FEMMES DE CULTURE SUR LA REBELLION AU NORD DU MALI.
    http://www.socialgerie.net/spip.php...

    APPEL DES FEMMES DU MALI : NON A LA GUERRE PAR PROCURATION
    jeudi 29 novembre 2012. http://www.socialgerie.net/spip.php...

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @23h15   « »

    Pour les puissances impérialistes, là ou se trouve les ressources est un champ de bataille. Cette bataille sera de plus en plus barbare vu que les puissances émergentes ont aussi choisi l’économie de marché, donc le modéle occidental. Celui-ci se nourrit des guerres de pillage, du gaspillage jusqu’à total épuisement des ressources. L’équilibre planétaire est chamboulé ainsi que les référents culturels des différents peuples. En même temps que les destructions de l’environnement, sont aussi détruits les souverainetés, les modes de vie et les savoirs faire traditionnels. Le radicalisme identitaire n’est que la suite logique du systéme.
    Par ailleurs, les drones et autres armes en cours de développement n’inaugure rien de bon pour l’humanité !

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @23h16   « »

    Je recopie mon commentaire publié dans l’autre fil traitant du Mali :

    Ben que les Africains règlent eux-mêmes leurs problèmes !

    S’ils n’aiment pas certains groupes,certaines mouvances,ils n’ont qu’à mettre en place une force africaine pour régler leurs problèmes et pour défendre leurs intérêts et leur souveraineté.

    Que des Etats et des armées soient incapables de protéger leurs propres populations cinquante ans après leur indépendance,c’est une vraie tragédie qui devrait les faire réfléchir sur leurs insuffisances !

    Je ne suis pas naive au point de croire que l’ancienne puissance coloniale,la France,intervient au Mali pour sauver les pauvres femmes maliennes de la burqua.
    Tout le monde sait qu’il s’agit de protéger les intérêts français dans la région:les mines d’uranium au Niger,les nouveaux gisements de pétrole découverts au Nord-Mali.

    Tenir des discours paternalistes comme le vôtre(il faut aider les pauvres maliens,les pauvres africains),n’aident pas l’Afrique à avancer,au contraire.

    Les Africains devraient savoir,cinquante ans après leur indépendance,que ce n’est pas dans des rapports de subordination avec les anciennes puissances coloniales,que leur continent progressera.

    Pour cause,l’Afrique est toujours le continent le plus pauvre,le moins alphabétisé,le moins industrailisé,là où il y a la mortalité est la plus élevée,là où le sida tue le plus de personnes,etc.

    Il faut cesser de répéter les expériences de ces cinquante dernières années:rapports néo-coloniaux avec l’occident,l’ingérence de l’Europe et des USA dans des conflits africains(Somalie,Rwanda,etc),impositions des plans de rigueur de la part du FMI,de la Banque mondiale,etc.

    Si bien sûr,les Africains ont envie de maîtriser leur propre destin,s’il s’agit de se complaire dans le statut de colonisés,alors oui ils peuvent continuer,et ils auront votre bénédiction s’i j’ai bien compris.

    Mais c’est sûr qu’il y en a qui préfèrent toujours la victimisation et le néo-colonialisme.

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @23h23   « »

    Au fait, Sarah, si votre diagnostic est bien le bon (cf "l’Afrique est toujours le continent le plus pauvre,le moins alphabétisé,le moins industrailisé,là où il y a la mortalité est la plus élevée,là où le sida tue le plus de personnes"), à votre avis, pourquoi donc ? La faute au méchant colonisateur, 50 ans après ?

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @23h30   « »

    @ tongki :

    C’est sûr qu’un discours de vérité fait toujours mal.

    Reconnaître que l’Afrique est toujours un contient colonisé(à quelques rares exceptions comme certains pays d’Afrique du Nord,ou l’Afrique du Sud),c’est toujours plus douloureux à admettre que se complaire dans le statut de néo-indigène qui quémande l’aide d’anciennes puissances coloniales.

  • permalien elbé :
    14 janvier 2013 @23h30   « »

    A Sakhra,

    Bonsoir à vous. Merci de vos informations. Je m’inquiète sérieusement pour l’Algérie aussi. Pour l’instant, les algériens, je parle du peuple, effectivement, ne sont pas dupes mais j’ai bien peur que ce ne soit que partie remise .Les intérêts financiers ne renonceront pas à déstabiliser ce pays. Une contagion à partir des frontières ainsi que les mécontentements à l’intérieur (avec eux, de vraies arguments) ne finissent par gagner, mais pour des mauvaises raisons, eux.
    Je vous embrasse.

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @23h34   « »

    elbé, pourquoi vous inquiéter pour l’Algérie, ce "pays" qui , comme la plupart des "pays" africains, a été modelé par les colons, arabes puis européens ? Il serait tout à fait logique que l’Algérie, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, implose.

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @23h35   « »

    @ tongki :

    Au fait, Sarah, si votre diagnostic est bien le bon (cf "l’Afrique est toujours le continent le plus pauvre,le moins alphabétisé,le moins industrailisé,là où il y a la mortalité est la plus élevée,là où le sida tue le plus de personnes"), à votre avis, pourquoi donc ? La faute au méchant colonisateur, 50 ans après ?

    Mais non justement,je mets en cause les élites africaines corrompues qui n’ont pas su ou voulu développer leur pays.

    Au contraire,ce sont bien les Africains eux-mêmes qui sont les premiers responsables de la situation actuelle.

    C’est pour cela que je ne comprends pas les Africains qui applaudissent l’arrivée de l’armée française dans les villes africaines et ceux qui en France soutiennent ce genre d’opérations néo-coloniales.

    Veulent-ils vraiment être autonomes ?

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @23h36   « »

    Le pillage organisée de l’Afrique,la destruction de sa poupulation ( génocide Herero, massacres au Congo), de sa faune ( safari d’éléphants pour l’ivoire), de sa flore (destructions des foréts, de la savane) date de l’ére coloniale du siécle dernier, et s’est poursuivi aprés les pseudos indépendances et les dictatures mis en place. Tout le monde se souvient de l’affaire Bokassa, de l’assassinat de Patrice Lumumba par la Belgique et son remplacement par un dictateur corrompu, entre autres exemples qu’on peut vérifier sur wikipédia.

  • permalien tongki :
    14 janvier 2013 @23h44   « »

    "Le pillage organisée de l’Afrique,la destruction de sa poupulation "

    Ouf, heureusement que vous avez continué avec les éléphants et tout ça, un instant j’ai cru que vous parliez du pillage de l’Afrique et de sa population par les Arabes. Mais c’est bien connu, le pillage, la mise en esclavage, des trucs de Blancs uniquement.

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @00h00   « »

    Un site intéressant : "Mouvement pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique (MOLTRA)"

    Sinon un rappel :

    Le nombre d’attentats dans le monde a quadruplé depuis [le début de la "guerre contre le terrorisme" en] 2001

    Sachant que l’immense majorité des victimes de ce terrorisme ne sont pas des Occidentaux mais des civils locaux, qui ont en plus à souffrir les meurtres dits dégâts collatéraux des meurtriers dits libérateurs, on peut comprendre que ces derniers n’"apprennent rien."

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @00h09   « »

    La Charia ou La Pax Occidentalis : quel choix pour les négro-africains ?

    ...il n’y a pas pour notre peuple à choisir entre des Seigneurs coupeurs de bras et de pieds le Coran à la main et des Maîtres maniant le bâton, le fouet, les armes et qui exploitent, la Bible à la main, jusqu’à ce que mort s’en suive. Cette fatalité piégeuse doit être absolument rejetée.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @00h10   « »

    La majorité des peuples qui ont fait des guerres ou ont colonisé ont cessé de le faire ! Hélas, depuis 1492 le monopole des guerres de pillage et de colonisation sont le fait des politiques occidentales, et jusqu’aux 2 derniéres guerres mondiales, le nazisme et sa volonté d’extermination. Nous ne parlons pas des peuples qui n’y sont pour rien ni employons le terme "blancs", les arabes y faisant partie.
    Il faut une politique équilibré et responsable comme le dit monsieur De Villepin qui est trés doué pour la diplomatie comme beaucoup de français. Il faut aussi un équilibre de la politique internationale et une autre politique à l’ONU. Ainsi, à défaut d’éviter les guerres, on limitera leur nombre. Il est illusoire de croire tout contrôler, et le chaos actuel qui tient lieu de politique va revenir comme un boomrang.
    Cependant, une chose étrange. On se souvient que Bush faisait beaucoup parler de lui. Là on a l’impression que Obama n’existe pas. C’est aux autres de porter le chapeau !
    Ceci dit, qu’est devenu la diplomatie française ?

  • permalien elbé :
    15 janvier 2013 @00h18   « »

    Il reste qu’une bonne partie des états en Afrique va se remodeler dans les années à venir, et sûrement pas en douceur. C’est commencé dans l’est, pas de raison que ça ne se fasse pas ailleurs. C’est cela que les puissances mondiales vont avoir à gérer, et si elles ne le font pas ce sera de toute façon dans le sang, alors autant qu’elles essaient de sauvegarder leurs intérêts.

    -

    - Eh bien, vous commencez enfin par argumenter, même si la fin laisse à désirer en me parlant de mes "gémissements".
    Que l’Afrique va se remodeler, je le conçois parfaitement. Que les puissances mondiales veulent sauvegardez leurs "intérêts", aucuns doutes non plus. Ce que je conteste c’est que justement, outre que ces puissances précèdent, provoquent et aggravent ces remodelages, se moquant comme de l’an 40 des dégâts humains,, c’est qu’à la longue, cela va totalement contre leurs intérêts bien compris. En intervenant, ces puissances provoquent en retour une résistance. Il n’est pas sur qu’elles arrivent à la canaliser et à la maitriser. Un retour de bâton est d’une grande probabilité. De plus, ces guerres appauvrissent les populations de ces puissances si et surtout quand elles enrichissent leurs financiers. C’est bien ainsi qu’il me semble défendre mon intérêt et le votre en m’opposant à ces guerres.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @00h23   « »

    K, cela fait des siécles que les touarégues de cette région pratiquent l’islam. Il faudra expliquer comment, subitement, ils sont devenus des "coupeurs de mains" ? Aucun pays arabe et musulman de la région n’a recours à cette pratique.C’est sans précédent dans la région ! La question est : qui manipule ces touarégues ?

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @00h31   « »

    Et le yankee, qui va quitter l’Afghanistan en laissant, non sans les avoir multipliés, les terroristes sur place (et non sans avoir bien servi ses maîtres du complexe militaro-industriel il est vrai), veut aussi aller au Mali :

    "We have a responsibility to go after Al Qaida wherever they are. And we’ve gone after them in the FATA. We’re going after them in Yemen and Somalia. And we have a responsibility to make sure that Al Qaida does not establish a base for operations in North Africa and Mali," Panetta told reporters traveling with him to Europe.

  • permalien Sakhra :
    15 janvier 2013 @01h54   « »

    Le mouvement touareg, MNLA prêt à aider l’armée française....en faisant le "sale boulot" ...Pour changer , quoi !

    PARIS – Les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) sont prêts à aider l’armée française à lutter contre les groupes islamistes armés du nord du Mali, en faisant le travail au sol, a déclaré lundi à l’AFP un responsable du MNLA.
    Nous soutenons absolument l’intervention aérienne française. Bien sûr nous sommes prêts à aider l’armée française et à faire le travail au sol, a affirmé Moussa Ag Assarid, joint par téléphone à Tinzawatane, dans l’extrême nord du Mali où le MNLA était réuni en congrès ces derniers jours.

    http://bamada.net/le-mnla-pret-a-ai...

    Mais , le MNLA, c’est quoi ?
    Le porte-parole installé à Paris

    En contrepartie de sa participation à une intervention militaire au Mali, le MNLA souhaiterait déterrer son projet de création de l’Azawad. Les sécessionnistes touaregs ont fait quelques concessions. « Nous aspirons à une indépendance culturelle, politique et économique, mais pas à la sécession », a déclaré, à Reuters Ibrahim Ag Assaleh, l’un des dirigeants du MNLA. Sur le plan international, il est maintenant établi que fin 2011, soit quelques jours avant le projet de « libération » du Nord-Mali, le Quai d’Orsay a secrètement reçu à Paris des responsables du MNLA. Le fait est que le porte-parole du mouvement est installé en France. Les Touaregs ont sûrement perdu un grand allié en Nicolas Sarkozy. Pour l’heure, on ignore la position du nouveau locataire de l’Elysée vis-à-vis de ce mouvement.

    La descente aux enfers du MNLA incitera peut-être ses responsables à changer de position. Eux qui avaient signé un pacte avec Ançardine proposent aujourd’hui de les combattre. La collaboration avec Bamako donnera lieu à des situations cocasses, d’autant plus que beaucoup de rebelles sont des anciens soldats ayant déserté l’armée malienne.
    http://lecombat.info/mali-2012/166-...

  • permalien marc :
    15 janvier 2013 @02h04   « »

    Blog interressant où bien des voix plus ou moins inspirées peuvent s’exprimer, nonobstant l’avis des concernés : Le peuple malien.

    A-t-il un avis ? En sa majorité, comme tous les peuples, il veut qu’on lui foute la paix. Le pain et les jeux, c’est juste bon pour les impérialisés. Il serait donc pour une intervention locale sous une forme plus koweitienne que Afganne,Irak, etc ... ?, mais je peux me tromper. Bon article, continuez :)

  • permalien deMontigny :
    15 janvier 2013 @03h51   « »

    Dressons donc un bilan des perdants et des gagnants vis-à-vis une aggression militaire au Mali, sur la base de ce qui s’est produit en Afghanistan, en Irak, et en Lybie.

    Les Perdants ; les innombrables victimes civiles directement impliquées suite aux bombardements, au raids au sol, aux perquisitions et aux tirs de soldats devenus paranoïaques aux points de contrôle "check-points".

    Les victimes civiles indirectes, tels veuves, enfants, vieillards, abandonnés par leurs maris, pères, fils et filles qui seront estropiés, fous, ou tués. Ils vivront désormais sans denrées alimentaires de base, sans électricité, sans gaz, et sans eau.

    Les réfugiés/exilés, qui seront entassés dans des genres de camps de concentration que l’on appelle camps de réfugiés. Ils/Elles seront humilié(e)s, peut-être exploité(e)s.

    Les populations des pays occidentaux aggresseurs, qui paieront l’aggression par l’entremise des impôts, des taxes, et du trésor, et qui seront désormais des cibles pour ceux qui voudront se venger sur des touristes ou des marchands de race européenne. Ils verront des coupures dans les programmes sociaux et les services, et verront leurs droits bafoués au nom de la sécurité.

    Les Gagnants : Les marchands d’armes, qui vendront, entretiendront, répareront, et remplaceront les équipements, armes et véhicules utilisés pour l’aggression moyennant des sommes pharaoniques et qui verront décoller leurs "stock-options".

    Les multi-nationales qui reconstruiront les sections du pays qui ont été détruites et qui reconstruiront benoîtement les puits et les installations de base.

    Les pays de l’otan, qui auront la mainmise incontestée sur les ressources naturelles du pays - y compris l’or - et qui pourront ainsi en priver leurs concurrents, la Chine en premier rang. Ils jouiront également de la possibilité d’élargir leurs organismes militaires dans la région tels l’Africom et autres, et construire des bases qui pourront servir pour aggresser d’autres nations (l’Algérie peut-être).

    Les ONG qui fleuriront un peu partout dans le pays, et qui occidentaliseront les moeurs des indigènes, en leur rendant une fraction de ce qu’ils ont perdu, au compte-gouttes, et testeront des nouveaux médicaments sur ces cobayes ambiants, au nom de compagnies pharmaceutiques de grande renommée.

  • permalien honni soit qui Mali pense :
    15 janvier 2013 @04h00   « »
    Le dimanche à Bamako

    C’est l’article de trop pour M. Gresh et ses groupies habituels.
    Il s’aventure hors de ses sentiers bien balisés du proche orient indéchiffrable : de la cause palestinienne ; des affrontements chiites sunnites ; des philosophes ayant cause à défendre ; de la cause des peuples...
    Cette fois, c’est un article difficile à digérer pour ces peuples et les maliens en particulier.
    Devoir affronter des coupeurs de mains, c’est une chose, mais avaler qu’ils ont le devoir de se sacrifier pour défendre les idéaux de M. Gresh, c’en est une autre.
    Ça donne envie de partager le lien avec les nombreux maliens de France qui auront certainement une vision plus binaire qu’il ne pense de ses élucubrations.
    Comme il devrait le savoir, le Mali est à la lisière du nord - musulman et sahélien - et du sud - animiste, chrétien et non non nomade. Comme au Tchad.
    Et les luttes de pouvoir ont toujours reposé sur cette différence même avant l’Islam.
    Dans son rôle assumé de porteur de valise, il va avoir du mal, ce coup-ci à trouver des maliens du sud pour le soulager de son fardeau.
    Ces maliens là, qui ne sont ni ineptes ni indignes de respect, trouvent très opportune l’intervention française.
    Ils vous laissent libre d’aller gouter par vous même aux bienfaits civilisateurs du djihad.

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @08h07   « »

    @de Montigny
    Bien observé, les perdants et les gagnants...

    D’autres gagnants aussi seront les exploitants miniers, les compagnies armées privées du type Blackwater (qui maintenant a changé de nom), les évangélistes et...Hollywood !

    Je ne peux m’empêcher de penser que dans ce conflit armé, les djihadistes recrutés à la hâte par les pays du Golfe, dont notre cher Qatar, vont affluer par centaines pour combattre l’armée française.

    Je suppose que le Qatar, que le gouvernement français aime tant, va continuer de financer des "programmes" pour nos banlieues et des bandes armées pour déstabiliser la Syrie. Cherchez l’erreur.

    Et encore Bravo à la clairvoyance socialiste toute intoxiquée par les plans troubles du Pentagone, de la CIA et d’Israel qui manipulent tout le monde depuis 20 ans pour déstabiliser le monde musulman !

    En fait, il faudrait remonter à l’époque de Nasser et Mossadegh pour suivre les diverses machinations dont sont victimes les peuples de cette région du monde.

    N’empêche, dès le 1er mois de sa présidence, Hollande a montré qu’il suivrait la voie tracée par Sarkozy en politique étrangère, c’est à dire un alignement atlantiste absolu. Son agenda est celui d’Obama et de Nethanyaou quelle que soit sa posture devant les médias (voir son entourage : Fabius et cie).

  • permalien chb :
    15 janvier 2013 @08h25   « »

    @ Bert 14 janvier @20h41
    L’islamiste « idiot utile », c’est apparemment le cas du Qatar, qui finance nos rebelles en Syrie, et se voit rabrouer au Mali pour le même boulot.

  • permalien ethno1940 :
    15 janvier 2013 @09h22   « »

    Il y en a auxquels il faudrait couper la main tant ils écrivent des stupidités. Ceux qui ne veulent pas comprendre que les États n’ont pas d’amis, mais seulement des intérêts, ceux-là sont de pauvres analphabètes.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @10h41   « »

    Avant que la France bombarde la Libye, l’union africaine avait mis en garde contre la déstabilisation des pays frontaliers. Son appel fut superbement ignoré, et la France sema le chaos en Libye. Durant ce chaos, des groupes furent armés, l’OTAN déclara avoir "égaré" des armes !
    Donc, ce qui se passe au Mali est la suite logique du chaos semé en Libye. Chaos propice au pillage des ressources. En Irak, le Chaos régne depuis l’invasion usa en 2003. Pendant que les groupes armés s’entretuent, les puis de pétrole continuent de fonctionner à merveille. La Libye suit le même processus, et bientôt toute l’Afrique.
    Tout le monde sait que l’occident subit une crise économique à peu prés tous les 60 ans. C’est le cas aujourd’hui, et la soulution habituelle c’est la guerre. Rien de nouveau.
    Les français croulent sous la dette, les impôts, la pauvreté. La guerre de Libye leur a couté 320 millions d’euros ! Celle du Mali va couter autant. Aussi, il est malhonnéte d’affirmer que la France en crise va au Mali par pur altruisme. Il faut avoir un minimum de probité et dire que les impasses laissées par le colonialisme arrivent à terme, implosent, permettant au colonialisme de reprendre sous une autre forme, drapé d’un autre motif.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @10h43   « »

    L’Otan est alarmiste : selon le journal allemand Spiegel Online, 10.000 missiles sol-air ont disparu des arsenaux libyens, faisant craindre un attentat contre des avions civils.

    L’amiral italien Giampaolo di Paola n’a pas caché la gravité de la situation. Lors d’une rencontre confidentielle avec des députés allemands à Bruxelles la semaine dernière, le président du comité militaire de l’Otan a confié que 10.000 missiles sol-air, c’est-à-dire tirés du sol vers des cibles aériennes, avaient disparu des centres de stockage de l’armée libyenne. Après la chute de Tripoli fin août, les entrepôts d’armes ont été ouverts par les rebelles, mais sans la moindre organisation, empêchant tout traçage du matériel qui s’y trouvait.
    - Le Figaro.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @10h46   « »

    La France a parachuté des armes à destination des rebelles libyens dans la région du Djebel Nafusa, au sud de Tripoli, affirme Le Figaro dans son édition du mercredi 29 juin. Citant une "source haut placée", le quotidien précise que les armes en question sont des lance-roquettes, des fusils d’assaut, des mitrailleuses et missiles antichar Milan.
    Selon l’AFP, une "source officieuse proche du dossier" a confirmé que la France avait fait passer des armes via des parachutages, mais aussi par les frontières terrestres avec des pays voisins. Selon cette source, quarante tonnes d’armes seraient arrivées dans cette région, notamment "quelques chars légers".
    - Le Monde.

  • permalien Sembene :
    15 janvier 2013 @11h18   « »
    Le Mali n’est pas l’Aghanistan

    Au contraire de l’Afghanistan où les talibans, qu’on le veuille ou non, disposent d’une assise populaire et constituent depuis longtemps une opposition aux seigneurs de guerre (voir le doc Le Prix de la vengeance), les bandes armées au Nord-Mali ne constituent aucun alternative politique tenable (même les Touaregs qui ont été rapidement dépassés). Leur seul programme : la terreur par le AK-47 et la Char’ia et le pillage ou le contrôle des trafics.

    QU’est-ce que les populations ont a attendre de ces brigands fanatiques ?

    L’intervention française se fait pour palier l’incurie des forces armées africaines. C’est une situation particulière. Est-ce du néo-colonialisme ou une aide ponctuelle à un état souverain ami ?
    Contrairement à certains anti-impérialistes obtus qu’on rencontre sur ce forum, je pense que des pays qui ont divorcé suite aux indépendances peuvent nouer des relations amicales, à la condition qu’elles soient parfaitement égalitaires et non dans un intéret unilatéral.

    Nous savons que les Africains sauront être vigilants sur ce plan et c’est d’abord à eux d’en juger.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @11h32   « »

    Avant 2008, les activités militaires des États-Unis en Afrique étaient partagées entre l’USEUCOM, le USCENCOM et le USPACOM.
    En 1983, les planificateurs stratégiques des États-Unis ont placé la majeure partie du continent sous la responsabilité du Commandement européen parce que la majorité des pays africains étaient d’anciennes colonies européennes ayant conservé des liens politiques et culturels avec l’Europe.
    Depuis le milieu des années 1990, les spécialistes régionaux du département de la Défense réclament la création d’un commandement africain. En gestation depuis plusieurs années, il fut décidé de créer un état-major spécifique pour ce continent durant l’été 2006. Sur la base de constat, un think tank israélo-américain, l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies (IASPS), a préconisé la création de ce commandement unifié1. Annoncé par l’administration Bush le 6 février 2007, il a commencé à fonctionner le 1er octobre 2008 et fut placé sous le commandement du général afro-américain William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne.
    L’équipe de transition pour le futur commandement a pour le moment son quartier général à Stuttgart en Allemagne, siège du Commandement européen des forces armées américaines. Le département de la Défense souhaiterait cependant qu’il soit par la suite transféré dans un pays africain. À l’heure actuelle, les infrastructures militaires les plus développées sont situées à Djibouti, en accompagnement de la présence française sur place.
    Pour l’année fiscale 2008, le commandement a un budget de 75,5 millions de dollars US. Pour l’année budgétaire 2009, qui commence le 1er octobre 2008, le Département de la Défense a demandé au Congrès des États-Unis 392 millions de dollars afin d’établir le Centre de commandement militaire pour l’Afrique.
    Son baptême du feu pour des opérations de grande ampleur a lieu en mars 2011 lors de l’application de la zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye.
    Elle met également en œuvre depuis cette année des détachements de drones de reconnaissance implanté, en outre, sur l’aéroport d’Arba Minch en Éthiopie."
    - WIKIPEDIA.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @11h34   « »

    "L’AFRICOM sera responsable de l’ensemble du continent africain à l’exception de l’Égypte qui reste sous le Commandement central. Il englobera également les îles du Cap-Vert, de la Guinée équatoriale et de Sao Tomé-et-Principe, ainsi que les îles des Comores, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles situées dans l’océan Indien."
    - Wikipedia.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @11h38   « »

    "la géopolitique du pétrole, pour sécuriser les approvisionnements américains par le golfe de Guinée afin d’amoindrir la dépendance aux réserves du Moyen-Orient ;
    la compétition économique, visant à contrer par un pré-positionnement militaire des États-Unis la montée en puissance de la Chine sur le continent africain."
    - Wikipedia.

  • permalien Sakhra :
    15 janvier 2013 @13h22   « »

    Elbé,

    L’Algérie est visée, sans aucun doute, pour moi . Il reste que les Algériens ne sont ni les Libyens, ni les Maliens. Et en France, la communauté franco-algérienne est importante .

    Malaise aérien algérien

    Pour de nombreux Algériens, il était particulièrement choquant d’apprendre de la bouche d’un ministre français que leur gouvernement a accordé un droit de survol sans limite aux avions français engagés dans la guerre au Mali. Quand on fait durant des mois un discours anxiogène sur les risques d’une intervention étrangère, le moins que puissent faire les responsables du pays est de donner une explication aux Algériens. On espère qu’ils sont suffisamment « connectés » pour lire les commentaires des Algériens qui expriment leur malaise, leur doute et leur perplexité.

    Il n’est pas inutile de rappeler que la majorité des Algériens était foncièrement hostile à Mouammar Kadhafi au début des événements de Benghazi mais qu’elle a changé car elle ne supportait pas de voir les avions de l’Otan de retour au Maghreb. Les autorités algériennes n’ignorent rien du réflexe de rejet quasi automatique qu’ont de nombreux Algériens à l’idée d’un retour, même passager dans les airs, de l’armée française. « On veut bien faire la paix avec la France, on n’aime toujours pas l’armée française », disait hier un vieux monsieur qui n’avait pas la mémoire courte. Certes, il n’est pas dans les habitudes des responsables algériens de s’expliquer devant les Algériens, ils continuent à penser que la seule « opinion » qui compte est celle des chancelleries et des médias étrangers. Mais ils devraient se rendre compte qu’Internet est une chose « neuve ». Et que des citoyens qui n’ont pas accès à des médias lourds s’y expriment directement aussi. Et lourdement.

    http://www.lequotidien-oran.com/?ne...

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @13h23   « »

    "Il faut une dynamique nationale pour reconstruire l’Etat malien. Misons sur l’union nationale, les pressions sur la junte militaire et un processus de garanties démocratiques et de l’Etat de droit à travers des politiques de coopération fortes.
    Il faut aussi une dynamique régionale, en mobilisant l’acteur central qu’est l’Algérie et la CEDEAO en faveur d’un plan de stabilisation du Sahel.
    Il faut enfin une dynamique politique pour négocier en isolant les islamistes en ralliant les touaregs à une solution raisonnable.
    Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ? Non, la guerre ce n’est pas la France. Il est temps d’en finir avec une décennie de guerres perdues. Il y a dix ans, presque jour pour jour, nous étions réunis à l’ONU pour intensifier la lutte contre le terrorisme. Deux mois plus tard commençait l’intervention en Irak. Je n’ai depuis jamais cessé de m’engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force. Aujourd’hui notre pays peut ouvrir la voie pour sortir de l’impasse guerrière, si elle invente un nouveau modèle d’engagement, fondé sur les réalités de l’histoire, sur les aspirations des peuples et le respect des identités. Telle est la responsabilité de la France devant l’histoire."
    - Dominique De Villepin.

  • permalien Juba :
    15 janvier 2013 @13h25   « »

    Elbé,
    Vous parlez du tour de l’Algérie ! Elle n’échappera pas à ce qui s’est passé ailleurs ! Le peuple Algérien a mis à genoux avec des armes datant de la 1ere guerre mondiale ces intégristes contre lesquels on utilise des armes sophistiqués aujourd’hui Meme si nous n’aimons pas ce pouvoir mais nous aimons l’Algérie qui a déja fait ses preuves dans la lutte contre ces criminels aidés par l’ocident (Voire les quetes à la sortie des MOsquées à Londres, Paris et ailleurs) .L’Algérie ne sera jamais une province du Royaume Séoudien et de ses sbires des autres monarchies ! Nous sommes au courant du pourquoi de cette guerre dont l’objectif humanitaire est inexistant . Quand au pouvoir Algérien, il connait les limites rouges et il n’osera pas les dépasser !

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @13h37   « »

    "Les Touareg du MNLA ont annoncé leur soutien à l’armée française pour lutter contre les groupes islamistes armés dans le nord du pays. Forts de leur connaissance du terrain, les Touareg se disent prêt à "faire le travail au sol"."
    - France24.

    Ceci donne raison à Dominique De Villepin et à l’initiative premiére de l’Algérie : S’appuyer sur les touarégues pour isoler les fanatiques.
    Je dois dire que les forum-eurs du Figaro sont d’une grande lucidité, pondération et retenu contraitement à certains haineux qui sévissent ici, réclamant la loi du talion sans un mot pour les otages français ou les soldats qui meurent. L’Afrique devrait apprendre à résoudre ses problémes au lieu de baigner dans la corruption terreau du fanatisme.

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @14h07   « »

    Un article à lire, y compris par les obtus anti "anti-impérialistes obtus"
    http://us5.campaign-archive2.com/?u...

  • permalien a.k. :
    15 janvier 2013 @14h29   « »
    Pauvre Afrique !

    Les matières premières coulent vers l’occident, les peuples souffrent.
    Pauvre Afrique !

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @15h13   « »

    Pauvre Afrique,
    La Françafrique, ça continue, mais si ça continue, c’est que la France est un excellent intermédiaire pour les visées d’Amerikkka qui a besoin d’un grand métayer ou contremaître pour gèrer les terres (ou futures terres) convoitées d’Afrique.

    Les USA (avec leur appendice fidèle Israel) ont besoin de la France pour être en avant-poste et gèrer les conflits locaux, ainsi c’est plus économique pour eux. L’important est dans leur intérêt stratégique, d’avoir la maîtrise de l’espace par les satellites et les drones qui fournissent tous les éléments-clés de la domination.

    Ainsi surveiller (et punir quand le moment viendra) tout contrevenant à la Sainte Bible/Torah par le ciel viendra appuyer les efforts de l’armée française. Cette armée pleine de bonne volonté, mais fourvoyée dans des jeux qui la dépassent, car commandités par des sociétés secrètes. Leurs relais sont toutefois tout à fait officiels (conférences de presse, interviews, etc..), rien à dire sur ce plan-là.

    Les Etats Unis rêvent de domination mondiale sans partage et universelle, mais acceptent pourtant de partager certaines miettes avec quelques peuples subalternes à condition qu’ils s’assimilent à terme à la culture dominante, la leur.

    La France n’a rien à craindre des Etats Unis, ni d’Israel, à condition de partager le même besoin d’universalisme totalitaire dans une digestion commune de tout ce qui fait tache : les particularismes, la diversité, l’esprit frondeur, le naturel (la biodiversité, l’enracinement, la poésie..), les barrières douanières, et au final les terres. Objectif actuel, le Mali, dans quelques mois, l’Algérie ???

    Souvenons-nous des pionniers Européens en terre d’Amérique et des massacres en masse d’Amérindiens. Ce qui reste des Indiens d’Amérique a fini par avoir un passeport EtatsUnien, le comble !

  • permalien baki :
    15 janvier 2013 @15h21   « »

    voici un point de vue de la presse algérienne.

    Toute analyse sérieuse sur la France qui a d’importants intérêts dans la région doit intégrer les facteurs qui poussent ce pays à tenter une aventure militaire. En France, dans la mesure où l’alternance politique gouvernementale ne signifie pas une rupture avec les intérêts de l’Etat français.
    La France se réveille quand les Touareg deviennent maîtres du territoire où ils sont historiquement établis, territoire comme par hasard qui recèle dans le sous-sol des minerais et des sources énergiques âprement convoités dans le monde... la France n’a fait aucune autocritique de son aventure militaire en Libye qui n’est pas étrangère à la désintégration du Mali. Comment peut-elle faire un examen de conscience quand le pouvoir actuel a soutenu l’aventure sarkoziste ?
    L’Algérie, de par sa position géopolitique, est en droit de mettre en œuvre tous les moyens diplomatiques et politiques à sa disposition (y compris s’appuyer sur la partie du peuple français qui ne veut pas d’aventures néo-coloniales et dont certains représentants ont critiqué l’actuelle intervention)
    La France a organisé dans le désert du Niger une lamentable expédition aérienne qui s’est soldée par la mort de deux de ses ressortissants. Cet exemples doit servir de repère et inciter à la prudence non pas par peur mais par souci de faire intelligemment la guerre, c’est-à-dire la politique (Clausewitz). Il est donc préférable pour le pays de jouer les cartes (qui ne sont pas négligeables) : pressions politiques sur les acteurs présents sur le terrain, contrôle strict de la frontière avec le Mali pour empêcher tout trafic de carburant, produit indispensable pour les 4x4 des bandes armées, faire appel éventuellement aux autres moyens de la lutte clandestine, etc.
    Pour une réelle solution à long terme dans ce pays qui éviteraient les ingérences étrangères et réglerait (en protégeant les droits des Touareg) l’intégrité territoriale du Mali, l’Algérie a quelques moyens pour conseiller amicalement cet Etat à respecter et même enrichir les accords conclus avec les Touareg. Dans la mesure où les groupes armées trouvent refuge au Mali, l’Algérie peut exiger que, dans l’avenir, l’Etat malien ne laisse pas une paix royale à tous les trafiquants et autres barbus. La vigilance est de mise dans cette période de bouleversements qui peuvent fournir des prétextes à des Etats pour transformer une situation à leur profit.Ces Etats ne passeront pas à l’acte s’ils ont la conviction qu’ils auront en face d’eux tout un peuple et non pas un pouvoir politique isolé comme hier en Libye et aujourd’hui en Syrie.

  • permalien Ketum :
    15 janvier 2013 @18h41   « »

    Je ne crois pas que les guerres en Irak, en Afghanistan et au Mali n’aient jamais l’ambition réelle d’apporter la paix, le bonheur, l’éducation et la croissance Economique auquel vous sembler croire M. Gresh.

    Si ces guerres ont un tant soit peu améliorer le sort de quelques uns, c’est déjà bien.

    Je ne regrette en rien l’intervention en Afghanistan... pour ce qui est de l’invasion de l’Irak, la problématique vient surtout du fait qu’elle a été montée et construite d’après des mensonges éhontés d’armes de destruction massive. Du coup, elle n’était rien de plus qu’une agression injustifiée contre une nation souveraine. Et effectivement, la stabilité politique a été très coûteuse pour la population irakienne.

    Si je vous suis bien, vous semblez indiquer que l’intervention en Afghanistan n’aurait pas du être menée.

    Si les talibans étaient toujours au pouvoir, oseriez-vous soutenir que Al-Queida n’y aurait plus sa base arrière et ses camps d’entrainement ? Oseriez-vous prétendre que le pays serait plus riche, la population mieux éduquée... et finalement, plus heureuse ?
    Peut-être auriez vous dû proposer vos conseils éclairés au Mollah Omar pour l’ouvrir davantage à la démocratie, au respect de la personne humaine et au fait que les femmes sont aussi des êtres humains !

  • permalien Sarah :
    15 janvier 2013 @19h08   « »

    La France qui gagne est-elle synonyme du Mali qui gagne ?

    Américain d’origine malienne, écrivain, professeur à l’Université de New York et professeur visiteur au Centre d’études africaines de l’EHESS, Manthia Diawara questionne l’intervention française au Mali au regard de la promesse des indépendances. « Quel est l’intérêt du Mali, en tant qu’Etat nation, incapable de protéger ses propres frontières ? », demande-t-il en interrogeant le bilan des nationalismes africains.

    http://blogs.mediapart.fr/edition/l...

  • permalien carnavon :
    15 janvier 2013 @19h27   « »

    quel dommage que le ci devant gresh ne soit pas président de la République. Il est toujours si lucide..... devant son PC dans ses petites pantoufles marxistes......

  • permalien Maurice :
    15 janvier 2013 @19h58   « »

    La question est : d’où vient le financement du terrorisme intégriste ?
    Où vont les fonds du terrorisme intégriste ?
    Ouvrez les yeux. Le pétro-intégrisme est en train de prendre le pouvoir dans un grand nombre de pays musulmans. Les ultra-conservateurs étaient depuis longtemps au pouvoir en Arabie Saoudite et dans les émirats. Pour consolider leurs pouvoirs et privilèges ils ont financé des mouvements intégristes, frères musulmans, salafistes qui ont pu prendre le pouvoir grâce au recul des influences occidentales et russe et à la démagogie dans un certain nombre de pays comme l’Afghanistan, l’Egypte, la Tunisie, côté sunnite, l’Iran, l’Irak côté chiite. Il s’agit pour l’oligarchie locale de contrôler l’or noir et les centaines de milliards de $ qui vont avec. Comme toute oligarchie ils exploitent leurs peuples, pillent les richesses de leurs pays et placent leurs avoirs dansles paradis fiscaux. Les "fous d’ALLAH " sont les idiots utiles

  • permalien samy :
    15 janvier 2013 @20h39   « »

    Je ne vois pas le rapport entre l’Irak, l’Afghanistan et la situation au Mali ; comparaison n’est pas raison...

    Dans le cas présent, le peuple malien soutien massivement l’intervention française, À LA DEMANDE DU GOUVERNEMENT MALIEN et avec le soutien unanime des pays de la CEDAO !!!

    J’étais contre une intervention en Afghanistan, mais le peuple malien et le peuple français ont une histoire en commun et nous partageons la langue française, ce qui change tout. Quant à savoir le pourquoi du comment on en est arrivé là, quel que soit la raison (conséquence de la guerre en Libye), aucune ne justifie qu’on laisse le peuple malien en subir les conséquences. Au contraire : c’est justement parce que nous avons une part de responsabilité dans la guerre en Libye, qu’il était de notre devoir de venir au secours d’un peuple ami. (Les maliens forment un peuple africain plutôt amical, pas belliqueux, et ils méritent notre affection.)

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @21h03   « »

    D’après Pierre Boilley (directeur du Centre d’études des mondes africains. Spécialiste du Sahel),

    ..beaucoup de combattants [n’]ont rejoint [l]es rangs [des islamistes que] pour des raisons financières. AQMI a de l’argent grâce aux otages, les caisses d’Ansar Eddine sont en partie remplies par Alger et le Mujao reçoit des fonds manifestement par l’intermédiaire du Croissant-Rouge qatari et des réseaux saoudiens.

    Une autre prise de position en faveur de l’intervention française ici, présentée en français par Slate Afrique

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @21h23   « »

    Cette "communauté internationale" composée d’alliés présumés qui se battent entre eux par procurations interposées devrait envoyer ses propres enfants sur le terrain.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @21h23   « »

    Propagande de guerre :

    "Dans cette guerre sans images (le front proprement dit étant interdit à la presse), comment illustrer les longues reprises des communiqués et des confidences de l’état-major ?

    Avec des images d’archives. Il en existe de plusieurs sources. Ainsi, une courte séquence de musulmans en prière était bien identifiée comme « images de propagande internet », tandis que les nombreuses images fournies par l’armée française des exploits techniques des Jaguar et autres Mirage, n’étaient identifiées « images de l’armée française » qu’avec de longues secondes de retard."
    - Daniel S. Arrêts sur images.Rue89.

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @21h39   « »

    Pas de solution donc.

    Sauf si on attaque la source, la matrice de tous les Sahelistan possibles : le désert d’Arabie, l’Arabie Saoudite, ses livres, ses chaînes satellitaires, ses fatwas et ses oulémas. C’est de là que nous viennent ces pays de morts-vivants.

    Il vous faudra marcher sur notre corps, aurait répondu l’establishment occidental.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @21h55   « »

    Totalement d’accord avec Maurice. J’ajoute que l’immense majorité des musulmans traditionnels est la premiére victime de ces groupes d’influence wahabite ! Les musulmans devraient s’organiser pour dénoncer les amalgames et les dangereux sous-entendus véhiculés par le systéme médiatique. La loupe est mise sur les musulmans traditionnels, alors que l’idéologie du wahabisme est occultée. Le musulman lambda paie les frais
    Tout observateur partial remarquera que ces sortes de pogroms sont dirigés exclusivement dans les pays arabes, musulmans. L’indifférence, la passivité sont des laissé faire. Les musulmans ne bénéficient pas du soutien des gauche progressistes à cause de leur confession et de la stigmatisation médiatico-politique. Là est le danger.

  • permalien collot d’herbois :
    15 janvier 2013 @22h06   « »

    les critiques contre cette intervention sont le fait des militants révolutionnaires pour lesquels il s’agit ici d’une action impérialiste visant à défendre les interets de areva et autres sociétés privées.

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @22h22   « »

    ...le recrutement d’islamistes [plutôt de combattants] au nord-Mali ces derniers mois a surtout été une question d’opportunisme économique et social, et non pas une adhésion aveugle à des idéaux religieux qu’ils ne partagent pas ou peu.

    Sur ceci plusieurs analystes, quelle que soit leur appréciation de l’intervention de la France par ailleurs, sont d’accord, c’est pourquoi l’exploitation de la misère socio-économique par les pétromonarchies me parait jouer un rôle bien plus important plus que les "fatwas" et autres de leurs larbins religieux.

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @22h34   « »

    Les wahabites et autres illuminés venus du Golfe défendent leur secte devenue envahissante car elle est soutenue (dans des buts inavouables ) par Israel et les Etats Unis suivis de très près les petits chiens européo-turcs.

    Cette secte dont l’idéologie mortifère se diffuse en Afrique et en Asie n’a pour but que de soumettre des populations à une charia très utile pour les visées d’US iSRAEL.

    C’est tellement simple qu’il faut le répèter sans cesse.

    Car l’Iran , la Syrie et les pays non-conformes au Grand Projet Oriental des USA devront abdiquer leur souveraineté aux prédateurs déjà prêts à arpenter, mesurer, extraire les bons profits, juger de manière expéditive, "couvrir", exécuter les "méchants", recevoir les bénéfices énormes (limités aussi dans le temps) de leurs exactions, et enfin instaurer un Etat malade présentable devant les journalistes.

    Dans cette comédie terrible, le plus drôle, c’est que les wahabites et salafistes, et takfiristes deviendront prochainement les cibles de l’Empire qui ne les supporte que parce qu’ils interviennent dans la 1ère phase : éliminer tout ce qui a un lien direct oun indirect avec l’Iran et le chiisme. Ils ne le savent pas ou font semblant de ne pas le savoir

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @22h54   « »

    Mais alors, se pose la question du lien de la France avec le Qatar ?
    Monsieur Hollande et Monsieur Fabius, pouvez-vous répondre à certaines questions :

    - Pourquoi cette implication de la France dans la tentative d’invasion de la Syrie ? Que voulez-vous exactement, expliquez-vous !

    - Vous avez décidé de protéger le Mali des incursions et des exactions des djihadistes d’AQMI, du MUJAO, d’Ansardine. Vous savez pertinemment que ces combattants islamistes ont prospéré grâce à l’argent du Qatar avec lequel le Gouvernement Français a des relations excellentes, de plus en plus développées.

    Avez-vous mal à la tête devant ces contradictions ???

    - Question subsidiaire à Mr Hollande : les Etats Unis vous demandent-ils d’être conciliant avec le Qatar et l’Arabie Saoudite ???

    - Autre question subsidiaire à Mr Hollande : quels liens privilégiés avez-vous (gardés ou renouvelés) avec l’"Etat"d’Israel ?

    Please, tenez-nous au courant car nous avons l’impression que la France est l’organe de presse de cette entité auto-déclarée et que les liens entretenus sont d’ordre militaire et stratégiques. Mais le peuple "sent", et n’en sait pas plus !!!

  • permalien Yvan :
    15 janvier 2013 @22h55   « »
    Pourquoi "mourir pour la France" ?


    Pourquoi des jeunes s’engagent-ils aujourd’hui dans les armées ? - Cairn.info
    « Par rapport à ce que je fais [des petits boulots, sous la forme de contrats plus ou moins formalisés], à l’armée, on a un contrat. C’est un salaire qui tombe tous les mois, on n’est pas obligé d’aller pleurer en fin de mois pour avoir la paye. Parce que des fois, on te paie “au black”, t’as l’impression d’être un voleur, alors que t’as juste fait ton boulot. Alors que là, l’armée, c’est quand même vachement carré, t’es reconnu, c’est un plus, c’est sûr. C’est une garantie. De ce côté-là, l’armée, c’est “clean”. On bosse, on est payé, il n’y a pas d’embrouilles. » (Thomas, 21 ans, en situation professionnelle précaire).

  • permalien Jean Gregorio :
    15 janvier 2013 @23h24   « »

    D’ici douze ans, quel bilan dressera-t-on de l’engagement de la France au Mali ?

    Un bilan négatif forcément car les hommes sont toujours ennemis de ce qu´ils ignorent...

  • permalien CdQat :
    15 janvier 2013 @23h40   « »

    Je vais aller à contre-courant de la pensée dominante ici en posant une question. Comment arrête t-on des massacres ?
    Car si je vous suis tout à fait pour l’Irak et l’Afghanistan, je m’interroge un peu plus sur la Libye ou sur la Syrie.
    Et surtout je rappelle Srebrenica, ou les militaires occidentaux ont sagement regardé des milliers des personnes se faire égorger pratiquement sous les caméras des journaux de 20h. Je rappelle la France, libérée par des armées étrangères il n’y a pas un siècle.
    Je rappelle ces pays, dans lesquels, au nom de la non ingérence, on laisse massacrer des populations entières, ou dans d’autres, alliés de circonstances (cette chère Arabie), on a des pratiques politiques dignes du Moyen-âge.
    Ou en Palestine même, nous sommes plusieurs à dire ici qu’une intervention internationale serait un moindre mal.
    Entre Srebrenica et l’Irak, n’y a-t-il pas un point milieu ?

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @23h41   « »

    Visite à la démocratie Abu Dhabi :

    "C’est en chef des armées d’un pays engagé dans une guerre, au Mali, que François Hollande a visité mardi la base navale française d’Abu Dhabi. Le président de la République a annoncé la poursuite du déploiement français « au sol et dans les airs ». Le nombre de militaires français actuellement déployés au Mali, 750 hommes, va « augmenter ». Au total, le contingent français pourrait atteindre 2.500 militaires,..."
    - Le Figaro.

  • permalien Thomas Trib :
    15 janvier 2013 @23h50   « »

    Je vais aller à contre-courant de la pensée dominante ici en posant une question. Comment arrête t-on des massacres ?

    Mais il n’y a pas de massacres dans le Nord du Mali : il y a certes une situation de non-droit avec des groupes armés et une population vivant sous leur coupe mais rien de comparable à la l’ancienne Yougoslavie ou même à ce qui se passe au Kivu. En nombre de victimes, emprise sur le territoire et dangerosité, les cartels mexicains sont bien plus terribles que tous les djihadistes d’Afrique de l’Ouest...

    La question est plutôt : une intervention militaire étrangère est-elle la solution ? Et surtout est-ce une solution à long terme ?

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @23h54   « »

    Dans tous les médias mainstream français le consensus est absolu.
    A l’appui, un vocabulaire viriliste (chef de guerre, chef des armées), aprés avoir employé "mou", "flamby" au début de l’élection de F.Hollande. Ce qui indique qu’une femme aura du mal à être acceptée comme présidente. A part, peut-être, une Margaret Thatcher !
    Par ailleurs, en temps de crise, revient le culte d’une personnalité forte. D’ou ce vocabulaire anachronique. Il suffit de voir l’humour décapante sur le forum du Figaro !

  • permalien CdQat :
    16 janvier 2013 @00h00   « »

    @ Thomas Trib re. : 15 janvier @23h50
    "il n’y a pas de massacres dans le Nord du Mali"
    Je reformule donc ma question, comment prévient t-on un massacre annoncé ?
    Je reprends mon exemple de Srebrenica, (où jusqu’au massacre, le massacre n’avait pas eu lieu...) est-ce défendable d’avoir laissé faire ?

  • permalien CdQat :
    16 janvier 2013 @00h03   « »

    @ Thomas Trib re. : 15 janvier @23h50 (2)

    La question est plutôt : une intervention militaire étrangère est-elle la solution ? Et surtout est-ce une solution à long terme ?

    Des exemples existent (la France, la Yougo...)

  • permalien Thomas Trib :
    16 janvier 2013 @02h03   « »
    Des leçons oubliées, d’autres mal apprises

    Je reformule donc ma question, comment prévient t-on un massacre annoncé ?

    Mais il n’y a pas de massacre "annoncé" dans le nord du Mali, ce n’est pas une problématique type Rwanda ou Yougoslavie, Ansar Dine et MUJAO veulent imposer leurs vues aux populations (rappelons que les tribus autour d’Ansar Dine font partie de cette population) mais pas les supprimer ou même les déplacer.

  • permalien Honni soi qui Mali pense :
    16 janvier 2013 @03h19   « »
    La bête aux cinq doigts

    Pas très cinéphile le modérateur aGreshif.
    Ma belle photo de main noire amputée au couteau rouillé par des potes lui a pas plu.
    Pourtant d’habitude, quand les groupies illustrent la barbarie en Syrie, à Gaza ou n’importe où chez les damnés de la terre d’Islam, il ne fait pas la fine bouche et laisse passer (avec un i).
    Même quand la photo ne vient pas de là.

    P’tet que la main n’était pas assez blanche ?
    Prophétique, non ?

  • permalien deMontigny :
    16 janvier 2013 @04h45   « »

    @Morse89

    “Les Etats Unis rêvent de domination mondiale sans partage et universelle, mais acceptent pourtant de partager certaines miettes avec quelques peuples subalternes à condition qu’ils s’assimilent à terme à la culture dominante, la leur.”

    Ils rêvaient certes de domination, mais leurs rêves n’auront été que cela ; "Il en est de ces songes qui pendant la nuit vous ont distrait, et qui ne vous laissent au réveil que le déplaisir de les avoir eus". Molière, Le Malade Imaginaire

    Ce fameux partage que vous évoquez ne se fait plus uniquement avec les chiens subalternes (Grande-Bretagne, France, Qatar), qui ne sont pas à même de contrôler quoique ce soit, y compris leurs propres populations (voir les émeutes sauvages en France et en Grande-Bretagne) sans l’aval et l’assistance de leur maître. Ce partage retombe désormais obligatoirement à la Russie, qui s’érige désormais en arbitre géopolitique, n’en plaise aux gérontocraties pro-anglos des pays du golfe et leurs petits roîtelets. Plusieurs de ces roîtelets seront morts avant longtemps, et leurs fils (très nombreux, merci) ne tarderont pas à s’entre-tuer dans des guerres de succession. N’en plaise non plus à la France ! Jadis pays des Lumières, qui en est maintenant aveuglée et largement schizophrène. En fidèle putain des anglo-saxons, elle s’est acharnée à stigmatiser la Russie qui rit tout bonnement de ce petit chiot insignifiant. Le jour viendra peut-être où la France regrettera l’acharnement contre-productif de ses dirigeants étourdis.

    Hollande ni Fabius ne répondront à vos questions. Dommage ; je crois que vous réussiriez facilement à les désamorcer si vous aviez l’occasion de les confronter à certains de vos questionnements. Ils sont trop habitués à réciter fidèlement ce qui est écrit sur leurs petits babillards et vidéo-prompteurs. Il ne sont en cela aucunement différents des Barack Obama et Hillary Clinton du monde.

  • permalien Sakhra :
    16 janvier 2013 @07h49   « »

    Une guerre en cache toujours une autre

    L’ennemi est toujours le même et son nom décliné sous tous les registres de l’altérité radicale irréductible. A l’aune de l’Occident et de ses valeurs naturellement supérieures, les coûts humains faramineux des guerres impériales anti-islam et assimilés passent pour dommages véniels. Il ne viendrait pas à l’esprit des magistrats en mission de la Cour pénale internationale de demander des comptes à ceux qui ont supervisé des massacres de masse sur la base de mensonges éhontés et de manipulations grotesques des faits. Cela n’est pas prévu dans le cahier des charges de la justice selon les théoriciens de la guerre des civilisations. La Cour pénale internationale, c’est fait pour nous, les négro-bougnoules à la marge de l’Histoire. Accessoirement, pour quelques dirigeants balkaniques que l’on représente comme des supplétifs des barbares d’au-delà du Limes. On ne fera donc pas le compte des pertes humaines subies par les Afghans, les Irakiens…

    C’est la faute à Al-Qaïda pour les uns, le « prix de la liberté » pour les autres. Mais l’incendie doit être entretenu. Si Ben Laden est bien mort, on nous signifie qu’Al-Qaïda reste vivante et que cette cellule informe se serait métastasée en une multitude de filiales meurtrières. La première victime des guerres est la vérité et, dans ce jeu où les médias excellent, des illuminés jouent pleinement leur rôle en prétendant menacer le monde entier. L’épouvantail islamiste est bien l’argument ultime pour l’Occident néoconservateur. Etre contre l’intervention française au Mali, c’est donc être pour Aqmi, le Mujao ou Ançar Eddine. L’éternel jeu fermé pour interdire de réfléchir. Pourtant la vérité intangible de l’ennemi djihadiste peut connaître quelques bémols : en Syrie, on vend, sans pudeur particulière, un scénario alternatif et ceux qui évoquent les islamistes ne sont, n’est-ce pas ma chère, que les suppôts de Bachar Al-Assad. Ce qui démontre, s’il en était encore besoin, que les partitions s’écrivent en fonction des objectifs du « Centre ». Mais si l’on a besoin de paravent, on a également besoin de couverture, dans le cas du Mali, la France se prévaut d’agir avec l’approbation de la communauté internationale. Il y a en France des voix qui doutent ouvertement de la pertinence d’aller à la guerre, fort heureusement pour eux leur statut de Français de souche les prémunit de l’accusation d’être les idiots utiles du djihadisme. Mais que cela ne nous empêche pas, nous les suspects, d’observer qu’il y a déjà une très grave crise humanitaire dans le Sahel. Et que la guerre menée par la France peut se transformer en une vaste entreprise d’éradication des Touaregs.

    http://www.lequotidien-oran.com/?ne...

  • permalien CdQat :
    16 janvier 2013 @07h54   « »

    @Thomas Trib, re. :16 janvier @02h03

    Mais il n’y a pas de massacre "annoncé" dans le nord du Mali

    Ah ? Ce n’est pas l’analyse que je lis partout. Jusque là, ces groupes armés ont montré un usage très modéré des principes démocratiques et de liberté. Mais admettons ! L’histoire nous dira si cette analyse est la bonne ou pas, et ce n’est pas le fond de mon propos.

    Mon propos est de savoir si on peut se contenter de regarder (ou d’attendre) des massacres se perpétrer ? Déplaçons-nous un peu au nord ou à l’est (Libye, Syrie), ou au nord-est, où je reviens encore à Srebrenica pour illustrer cette question ?
    Entre l’interventionnisme néo-colonialiste (ou freudien au choix) à l’Irakienne, et la non-intervention criminelle (Srebrenica), n’y a t-il pas un point milieu ?

  • permalien gloc :
    16 janvier 2013 @08h15   « »

    Mais il n’y a pas de massacres dans le Nord du Mali

    ... mais il y en a peut-être au Sud-Mali.

    Mali : la France bombarde Diabali et renforce son dispositif - Le Point

    ... à cause de la perfidie de "nos ennemis".

    Guerre au Mali : A Diabaly, les islamistes prennent en otage des habitants

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