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Mali : questions sur une intervention

lundi 14 janvier 2013, par Philippe Leymarie

La France a pris les devants et décidé seule de la forme d’une intervention militaire au Mali pour stopper l’avance des miliciens djihadistes, puis de s’attaquer à leurs bases arrière dans les villes du Nord, bombardées par des chasseurs Rafale. En dépit de « l’union sacrée » dans l’Hexagone, et d’un large soutien international — y compris africain – autour de cette initiative du président Hollande, des questions se posent…

- Les buts de guerre : comme dans le cas de la Libye, en 2011, ils sont confus. On a tout entendu : assurer la sécurité des ressortissants français ; agression caractérisée ; guerre contre le terrorisme ; coup d’arrêt aux groupes armés ; empêcher la prise de Bamako etc. Si les groupes djihadistes ont bien cherché à progresser vers le Sud, il n’est pas prouvé qu’ils avaient l’intention de lancer une opération jusqu’à Bamako, la capitale (située à plus de 800 kilomètres de Konna, la localité dont ils avaient pris le contrôle la semaine dernière). Maintenant, on en est aux frappes sur les bases de repli des groupes armés. A quand le « nettoyage » de terrain ?

Lire aussi « La guerre du “Sahelistan” aura-t-elle lieu ? », un reportage au Mali de Philippe Leymarie dans le Le Monde diplomatique de janvier 2013.

- Les troupes au sol : elles sont été acheminées ces derniers jours, côté français, au Mali. C’est justement ce qui avait été évité en Libye en 2011. Et ce que cherchent à éviter en général les Américains, les Britanniques, etc. Mais ce que n’ont pu empêcher les Français au Mali : un engagement plus profond, plus « national », plus risqué politiquement et humainement que les simples frappes aériennes, menées à distance et dans le secret.

- La durée de l’opération  : elle est pour le moins variable (« le temps qu’il faudra », « plusieurs semaines », « jusqu’à ce que les forces ouest-africaines et l’armée malienne prennent le relais », etc.). Mais le temps ne joue pas forcément en faveur de celui qui intervient, et qui peut se retrouver enlisé, avec une image « d’occupant » – comme cela a été le cas en Afghanistan.

- Les cibles  : c’étaient d’abord des colonnes de combattants sur la ligne de démarcation, ce sont maintenant les bases arrière des mouvements djihadistes dans leurs fiefs du Nord, à des centaines de kilomètres de la « ligne de front ». Rien sur ce plan n’a été vraiment négocié, discuté, approuvé : c’est à la discrétion de la puissance qui prend l’initiative, dans une quasi-clandestinité. Une guerre sans visage et sans image, en tout cas durant tous ces premiers jours.

- L’interprétation des résolutions du Conseil de sécurité, qui fondent en principe la légitimité de l’intervention : on en prend ce qu’on veut sur un mode « glissant », qui rappelle là encore le précédent libyen. Ainsi, la résolution 2085 du 22 décembre était axée en priorité sur la nécessaire négociation politique, pour séparer la question touarègue (revendication nationale ou communautaire, comparable à la question kurde) de la constitution de pôles djihadistes, axés sur la répression des populations (au nom d’une interprétation salafiste de la charia), sur la prise d’otages, les trafics, les opérations de type terroriste, etc. Aujourd’hui, Paris prétend agir offensivement au nord du Mali sous couvert de cette résolution qui autorisait une négociation politique et la mise en œuvre d’une opération des forces ouest-africaines, mais réservait un feu vert militaire pour plus tard… Bien sûr, tout cela a fait « pschitt », sur le mode du « nécessité fait loi ».

- Les justifications politiques : elles sont à géométrie variable, avec un côté « grand écart » de la gauche qui assurait, depuis l’élection de François Hollande, ne plus vouloir se comporter en « gendarme de l’Afrique », dire adieu à la « Françafrique », laisser les Africains s’occuper de leur sécurité, n’agir que sous couvert des Nations unies, etc. Or, même si la cause paraît plutôt juste, la France se retrouve en position d’agir en première ligne, seule dans un premier temps, avec ses moyens propres, son savoir-faire africain traditionnel (qui remonte aux temps coloniaux, notamment pour ce qui concerne la guerre du désert). L’image risque de lui coller à la peau encore longtemps et il ne va pas manquer « d’amis » de la France pour lui demander d’intervenir au profit de tel ou tel pays.

- Sur le plan militaire, l’opération est dans les cordes françaises, avec la possibilité d’agir en toute autonomie, en « ouverture de théâtre », ou en tant que « nation-cadre » : effectifs relativement limités des deux côtés (quelques milliers), terrain connu (Sahel) et « libre » (désert), appui sur le réseau de bases et troupes prépositionnées à Libreville, N’Djamena, Djibouti (qui font de la France, plus de cinquante ans après les indépendances, un cas à part). Si la France ne s’était pas lancée, personne ne l’aurait fait à sa place. Elle pourra se rengorger : « J’interviens, donc je suis ». Mais elle devra faire comprendre qu’elle ne redevient pas un gendarme régional, ce dont — en réalité — elle n’a plus vraiment ni les moyens, ni la volonté.

- Les atermoiements africains : il est vrai qu’à force de se préparer, discuter, tarder à formuler officiellement les demandes, à mettre en place les institutions, à réunir les financements, à disposer des moyens techniques, etc., on se retrouvait ces dernières semaines avec un plan d’action qui n’aurait pas permis l’intervention des forces ouest-africaines avant au mieux septembre 2013, soit un an et demi après la partition de ce pays, et la prise des villes du Nord par les djihadistes. Sur le plan de la sécurité, les Africains — faute de moyens techniques et humains — sont plutôt dans la palabre, la médiation, la recherche de consensus… au risque de laisser enfler les conflits.

- La pruderie européenne : la mission de formation de l’armée malienne « EUTM Mali », sur le chantier depuis six mois, n’a toujours pas été entamée sur le terrain par les militaires de l’Union européenne, qui ont passé plus de temps à s’inquiéter de leur propre sécurité dans une zone pourtant éloignée des combats, qu’à se mettre concrètement en route pour le Mali.

- Ce positionnement offensif français (déjà relevé à propos de la Libye en 2011, et de la Syrie en 2012) fait de Paris l’ennemi numéro un des djihadistes, le nouveau « grand Satan », avec le risque que ses ressortissants ou implantations à l’étranger, notamment en Afrique, ne deviennent des cibles potentielles ; ou que des objectifs soient visés dans l’Hexagone — ce que ne pourrait sans doute empêcher un dispositif comme le Vigipirate « rouge renforcé », déclenché en cas de « menace hautement probable ».

- Les bénéfices politiques pour François Hollande, auto-promu « chef de guerre » sont incontestables. Le président « normal » — plus rose que rouge, plus social-démocrate que socialiste, plutôt « mou-mou » en tout — y trouve l’occasion de jouer les durs, les résolus, sur un terrain où il est assuré de rencontrer un large assentiment, dans un climat d’unanimité nationale. En outre, le président français donne du grain à moudre à ses armées au moment où il leur impose un régime budgétaire amaigrissant. Seul bémol : s’il arrive un malheur aux otages actuellement prisonniers au Sahel, comme cela s’est produit à l’occasion de l’opération menée samedi dernier en Somalie pour libérer l’agent français détenu depuis plus de deux ans, qui a eu l’effet désastreux que l’on sait.

140 commentaires sur « Mali : questions sur une intervention »

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  • permalien gloc :
    14 janvier 2013 @13h23   »

    - Les cibles : L’évocation de "cibles" décidées par l’état major français, le chef suprême des armées et les putschistes maliens semble encore une fois vouloir propager l’idée d’une guerre conventionnelle (comme avant 1914).

    Malheureusement comme dans tous les conflits impliquant des civils, ils vont se trouver devant une guerre de harcèlement (de razzias), qu’aucun état major n’a jamais contrôlé.

    Mali : attaque des islamistes contre la ville de Diabali sur la route de Bamako - Le Point

  • permalien arndebian :
    14 janvier 2013 @13h31   « »
    Une seule question : Pourquoi ?

    Et vlan !
    On se lève un matin et on découvre que son pays est en guerre, sans même aucune consultation, comme du temps de la royauté, elle est pas belle la démocratie ?

    De quoi se mèlent t-on ? En affrique ! Et pourquoi pas la guerre en Antartique ?

    Toutes les questions que l’on peut se poser reviennent toujours sur la même cause. Un état foncièrement capitaliste qui a besoin de guerre pour exister, c’est à dire l’impérialisme (sous toutes ces formes) comme aboutissement au capitalisme. Tant pis pour les victimes colatérales quelles que soit leur nombre.

    Les morts s’accumulent : 60 000 en libye, 50 000 en Syrie, 1 million en Irak, des dizaines de milliers en Afghanistan, 3-5 millions en Cochinchine ...

    C’est le tour du Mali/Asawad, qui sera le suivant.

    Et pour ceux qui pensent encore que la guerre se fait pour des questions humanitaires et non pour des questions d’argent et de pouvoir vivent sur une planête qui n’existe pas.

  • permalien benzekri hamid :
    14 janvier 2013 @13h32   « »

    Qu’elle est belle la France de « Moi… »
    Une grand-mère dont les enfants ont tardé à payer un des profiteurs de l’or gris (maisons qui pompent les retraités et leurs enfants), EXPULSEE…
    Une petite fille de cinq ans dont les parents n’ont pas payé la cantine RETIREE DE LA CANTINE PAR UNE POLICIERE DEVANT SES CAMARADES D’ECOLE…
    Des familles — dont un enfant majeur a participé à un trafic de drogue et qui a payé son « crime » par des mois de prison — SOMMEES DE QUITTER LEUR LOGEMENT même si leur enfant n’habite plus chez eux…
    Les sans, maltraités mais les « copains » placés et bien traités.
    A Rungis, à Petroplus ou ailleurs, Hollande le prometteur du « changement maintenant » se contente de singer Sarkozy et cela donne du Sarkollande.
    C’est-à-dire de la politique d’enfumage après celle du spectacle… Cependant ces choix coûtent chers, très chers aux personnes qui les subissent.
    Quelle est donc la différence entre la France de Sarkozy et celle de Hollande ?
    Rien ou presque rien
    Que ce soit dans les domaines de politique intérieure ou extérieure c’est du kif-kif et de la Com’ Com’
    Nous revoilà avec une nouvelle intervention néocoloniale qui a déjà fait des morts au Mali…et des dégâts collatéraux en France : « les représentants du peuple français » sont traités comme des moins que rien puisque le Parlement ne sera saisi qu’après coup pour valider une intervention décidée par un chef des armées aveugle guidé par la voix de ses maîtres…
    Une autre opération hors la loi a été menée en Somalie pour libérer un agent de la DGSE et qui s’est soldée par la mort d’au moins deux soldats et l’arrestation d’un autre… Les « socialistes » sont habitués aux guerres coloniales et néocoloniales…. Aujourd’hui le prétexte est « la lutte contre le terrorisme ». Sauf que « Les terroristes » sont chez eux et la France, qui s’ingère dans les affaires intérieures des peuples et des pays, agit comme un Etat mercenaire pour des buts évidents mais non avoués…
    Le lobby de l’armement est à présent rassuré… La manipulation a été bien menée par les services secrets français, notamment, afin de provoquer des troubles qui justifient une intervention… Mission accomplie !
    Le Mali est l’affaire des maliens et l’armée française doit dégager de l’Afrique.
    Comment peut-on accepter de se taire devant ces injustices qui se multiplient en France et ces interventions coloniales perpétrées au nom de le France ?
    Qu’elle est belle la France de « MOI PRESIDENT… » !
    Hamid Benzekri

  • permalien fusible :
    14 janvier 2013 @13h36   « »

    voici 6 bonnes raison qui expliquent l’intervention au Mali :

    http://2ccr.unblog.fr/2013/01/13/ma...

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @14h06   « »

    Depuis le beau discours de Dominique De Villepin à l’ONU que de chemin parcouru à reculons ! On sait que Dominique De Villepin avait eu raison !
    La Guerre de Libye, sans consultation ni du parlement ni du peuple de France a été un fiasco qui a couté 320 millions d’Euros et ouvert la boite de Pandore aux groupes armés et au trafic !
    Depuis 2003 l’Irak est plongé dans le chaos et l’uranium appauvri fait des ravages dans la population ! La Libye suit le même processus, et l’avenir de la Syrie semble le chaos.
    Ce chaos semble être une stratégie recherchée propice aux pillages et aux pogrom de civils, musulmans !
    Quant au Mali, dégat collatéral de la guerre en Libye, il est riche en uranium, en or, pétrole et nappes aquiféres !
    Les situations héritées du colonialisme implosent. Elles sont arrivées à leur terme dans un occident en recession aggravée par le concurent chinois qui a fait le choix de l’économie de marché, donc du pillage des ressources ! Il nous faudrait alors 6 planétes à piller si le modéle occidental s’étendait manu militari !

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @14h20   « »

    On aura aussi remarqué que lorsque les africains sont menacés de paludisme ou de famine, personne n’intervient pour éradiquer ces fléaux ! On fait même des grimaces quand il s"agit de leur fournir des médicaments génériques !
    On se demande aussi ou ces politiques vont chercher l’argent pour faire la guerre alors que le peuple croule sous la misére !
    Enfin, il faut savoir aussi qui sécréte, forme et arme ces groupes armés !
    Cela n’est pas sans rappeler les russes et les américains en Afghanistan dont l’antagonisme a donné naissance a des groupes armés.
    Enfin, la star du jour c’est quand même la passivité imperturbable des peuples dans les démocraties qui n’a d’égal que le consensus absolu, monolithique, unilatéral des médias dominants !!!

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @14h29   « »

    La guerre ne se fait jamais pour des questions humanitaires qui en sont le prétexte. Sinon pourquoi ne pas sauver les musulmans de Birmanie, déchus de leur nationalité, entassé dans des camps et massacrés.
    Pourquoi ne pas aller au Congo, au Tibet, en Corée, et partout ou les conflits font des ravages ?
    Ce qui intéresse c’est les ressources, la géostratégie, la domination et le business des armes.
    Aprés la derniére guerre mondiale, le business des armes est monté en fléche. Donc celui qui fabrique et vend des armes a intérêt aux conflits nombreux, sans fin et au chaos !

  • permalien franck :
    14 janvier 2013 @15h20   « »

    très mauvais article...que l’auteur arrête de nous prendre pour des abrutis : vous ne nous apprenez rien !!! dites nous juste si l’intervention vous parait malgré quelques réserves nécessaire ou non ....merci de poser vos c.......s sur la table et de nous donner le fond de votre pensée....marre des questions....
    ps : je reste néanmoins un fidele du diplo !!!

  • permalien AB68 :
    14 janvier 2013 @18h11   « »

    Le président social-libéral ne me convient pas du tout, mais, en l’occurrence, il a pris la décision qu’il fallait. Aider le Mali et, en même temps, liquider ces groupes terroristes en éliminant le plus d’islamistes possible est une tâche noble qui mérite un soutien unanime. Il serait utile, toutefois, que la France, obtienne l’aval du Conseil de sécurité et puisse convaincre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Europe de participer à l’action militaire en cours.

  • permalien Henri :
    14 janvier 2013 @18h41   « »

    Il semble que le discours grotesque du NPA qui parle d’agression impérialiste fasse des émules chez certains lecteurs. Beaucoup de réactions émanent de gens qui ne connaissent rien à l’Afrique et à sa soif de liberté. Ils ne mesurent pas ce que vivent les Maliens du nord depuis le début 2012 et la peur de ceux du sud lorsqu’ils ont vu les islamistes attaquer l’armée malienne par le nord et par l’est de Mopti. A moins qu’ils considèrent que l’application de la charia (salafiste ou pas) est une mesure démocratique, que les femmes doivent être cloitrées chez elle, etc... Il ne s’agit pas d’encenser F.Hollande comme les Maliens le font d’ailleurs aujourd’hui, mais de prendre bien conscience que sans cette intervention, c’était non seulement le Mali mais toute l’Afrique de l’ouest qui risquait d’y passer, compte tenu de la fragilité des armées africaines, ce que Jean Luc Mélenchon n’a pas saisi. Cela dit l’article de P.Leymarie est pertinent comme à l’habitude.

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @18h52   « »

    Henri, connaissez-vous le terme francafrique ? La politique de la France en Afrique est connu du monde entier, y compris au Rwanda !
    Si la politique internationale était juste et responsable l’Afrique et le tiers monde n’en serait pas là !
    De plus, depuis la fin de la guerre froide un seul bloc fait la loi, et c’est ce déséquilibre de la terreur qui fait le terreau des extrémistes manipulés, instrumentalisés ! Poutine et la Chine ont essayé de faire valoir un droit international équilibré, ils n’ont pas été écouté !
    La France devrait retrouver sa diplomatie parceque la guerre n’a jamais rien résolu !

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @18h57   « »

    AB6B : " liquider ces groupes terroristes en éliminant le plus d’islamistes possible est une tâche noble qui mérite un soutien unanime."

    Ceux de Syrie aussi ? Ou alors c’est des sympas ?

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @19h40   « »

    @ Henri :

    Qu’’est qu’il est beau et émouvant le discours néo-colonialiste d’Henri.
    On a presque envie de pleurer.

    La France,belle patrie des droits de l’Homme,est allée au Mali pour sauver les pauvres femmes maliennes de la charia,de l’oppression,et bla bla bla...

    Tiens,ça me rappelle le discours d’une certaine élite française pour la défense de l’Algérie française,ou encore plus récemment celui du criminel de guerre,Bush,pour justifier ses croisades néo-coloniales en Afghanistan et en Irak.

    Que les hypocrites impérialistes assument clairement leurs positionnements néo-coloniaux et qu’ils arrêtent de nous servir et de se servir des femmes africaines,arabes,musulmanes, pour justifier des guerres qui ont pour but de voler du pétrole,de l’uranium,des minerais aux peuples africains.

    Aux Africains qui approuvent ce genre d’opérations néo-coloniales :
    A quoi a servi votre indépendance s’il s’agit d’appeler l’ancienne puissance coloniale "au secours" à chaque fois que vous avez des problèmes internes,régionaux,en Afrique ???

    Voulez-vous vraiment l’autonomie et l’indépendance,ou le néo-indigénat vous satisfait ?

  • permalien Yvan :
    14 janvier 2013 @19h54   « »

    Après un Le Drian que se "laisse à penser"...


    ... que c’est beau la rhétorique !

  • permalien Brigitte :
    14 janvier 2013 @20h47   « »

    Pour "l’union sacrée" je me demande bien d’où elle sort ?
    Pas du peuple en tout cas.
    Ce soir, 67% des votants sur le site Public Sénat ne soutiennent pas cette intervention au Mali.
    Les français en ont ras-le-bol de la Françafric, des guerres néocoloniales et de ce gouvernement qui rampe devant le patronat.

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier 2013 @21h01   « »

    @ Franck

    Au contraire le Diplo est un des rares à peser le pour et le contre et à ne pas plaquer une réponse dès les premiers jours d’une intervention dont nous savons si peu...
    Nous ne sommes pas dans le cas de figure irakien avec une intervention 100% condamnable mais plutôt dans un "scénario afghan". Pour être clair "on" aimait (feu) Massoud mais "on" ne soutenait pas pour autant l’arrivée des forces occidentales.

    De plus le Diplo est un journal militant mais non partisan, et c’est donc le travail des mouvements et groupes politiques que de condamner clairement cette intervention.

    @ Sonia

    Une des sources de Soral (outre son "collègue" Thierry Meyssan), c’est le Diplo. Je vous le dis de première main : ne parlant (par exemple) pas arabe, il doit bien s’appuyer une un premier travail documentaire et d’analyse.

    Mais si vous voulez on peut dire que les reptiliens des forces spéciales ont attaqué les Touaregs islamo-sionistes qui voulaient imposer la loi de 73 au Mali et vacciner les petits africains pour ensuite les vendre à des réseaux pédophiles-cannibales-sataniques. C’est assez "dissident" ?

  • permalien AB68 :
    14 janvier 2013 @21h03   « »

    @Sarah. Vous vous trompez de cible. Pensez-vous que les Maliens veulent être soumis à des débiles pro-charia ? Portez une burqa, vous verrez le progrès !
    Ce que veulent les Maliens, c’est se débarrasser des cohortes de criminels islamistes et obscurantistes qui ont envahi leur pays et des trafiquants de drogue qui les accompagnent. Combattre ces crapules, c’est faire du néocolonialisme ? Ce que veulent les pays voisins du Mali, c’est conjurer la menace de se voir envahir à leur tour par cette engeance malfaisante. Que la France fasse le boulot, c’est bien, et je ne vois pas où est le néocolonialisme là-dedans. ll faut être aveuglée et de mauvaise foi pour raisonner comme vous le faites. D’ailleurs, les premiers concernés, les Africains ne s’y trompent pas. Reste à espérer que les Français auront les moyens d’aller au bout de cette opération de salubrité internationale.

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier 2013 @21h19   « »

    @ AB68

    Franchement comment soutenir les pirates somaliens ? Comment plaider pour des types qui abordent des équipages philippins à la kalachnikov pour voler la paie de l’équipage...
    Mais voilà les pirates en question n’ont pas toujours donné dans la flibuste... Tant que les eaux de la Somalie seront ouvertes à tous les bateaux de pêche du monde, les pêcheurs somaliens se feront pirate pour survivre...

    Les criminels, les trafiquants en tout genre et les djihadistes ne tombent pas du ciel. Ils sont le produit d’une situation donnée et l’intervention française ne changera en rien cette donne. Elle la recouvrira d’une couche de cadavres que les problèmes finiront tôt ou tard par percer...

    Alors quelle est la solution ? Un Mali stable, une réelle armée malienne équipée et un Azawad autonome. Oui mais des nations stables et souveraines n’ont plus besoin de parrain ou de protecteur, donc plus besoin de l’état français... Or cet état a besoin de ces situations faiblesses pour tenir son rang et son rôle, tour à tour celui de gendarme, d’infirmière et de nounou.

    Vous m’excuserez mais Sarah est ici parfaitement dans le vrai...

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @21h20   « »

    Je crois que certains devraient avouer honnêtement que la France défend d’abord ses intérêts. Tous les états font de même. Le hic c’est de mentir et d’utiliser la réthorique propagandiste qui fait de la France une mére Thérésa qui va sauver les maliens gratis !
    De plus, le dirigeant actuel du Mali est un putschiste non encore élu.
    Les rebelles sont d’abord des touarégue mais on ignore qui les manipule, arme , et comprend ils en sont arrivés à ce degré de radicalisme.
    Comme les mots sont importants, le mot "terrorisme", "islamisme", "jihaddiste" sont utiles et employés pour marquer les esprits post guerre Bush en Irak.
    Les gens cultivés savent que le mot "jihad" signifie effort sur soi pour s’améliorer. Un véritable "islamiste" ne commet jamais d’acte de barbarie contre des innocents, puisque les lois de la guerre sont trés codifiés en islam : "n’attaquez que si vous êtes agressés, ne soyez pas des agresseurs".
    Donc, il faut se poser des questions sur l’existence de ces groupes et des impasses coloniales qui les ont créés.

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @21h28   « »

    Certains post ici appellent "a éradiquer" les "islamistes", prouvant par là la négation des lois de la guerre qui consiste à tuer lors des combats, et non à exterminer un groupe en raison de son appartenance.
    Vu la sémantique employée on constate le travail de propagande via le systéme médiatique. Eradiquer-islamistes est devenu un réfléxe pavlovien qui ne fait plus appel au sens critique, au choix des mots.

  • permalien Sarah :
    14 janvier 2013 @21h40   « »

    AB68 :

    Ben que les Africains règlent eux-mêmes leurs problèmes !

    S’ils n’aiment pas certains groupes,certaines mouvances,ils n’ont qu’à mettre en place une force africaine pour régler leurs problèmes et pour défendre leurs intérêts et leur souveraineté.

    Que des Etats et des armées soient incapables de protéger leurs propres populations cinquante ans après leur indépendance,c’est une vraie tragédie qui devrait les faire réfléchir sur leurs insuffisances !

    Je ne suis pas naive au point de croire que l’ancienne puissance coloniale,la France,intervient au Mali pour sauver les pauvres femmes maliennes de la burqua.
    Tout le monde sait qu’il s’agit de protéger les intérêts français dans la région:les mines d’uranium au Niger,les nouveaux gisements de pétrole découverts au Nord-Mali.

    Tenir des discours paternalistes comme le vôtre(il faut aider les pauvres maliens,les pauvres africains),n’aident pas l’Afrique à avancer,au contraire.

    Les Africains devraient savoir,cinquante ans après leur indépendance,que ce n’est pas dans des rapports de subordination avec les anciennes puissances coloniales,que leur continent progressera.

    Pour cause,l’Afrique est toujours le continent le plus pauvre,le moins alphabétisé,le moins industrailisé,là où il y a la mortalité est la plus élevée,là où le sida tue le plus de personnes,etc.

    Il faut cesser de répéter les expériences de ces cinquante dernières années:rapports néo-coloniaux avec l’occident,l’ingérence de l’Europe et des USA dans des conflits africains(Somalie,Rwanda,etc),impositions des plans de rigueur de la part du FMI,de la Banque mondiale,etc.

    Si bien sûr,les Africains ont envie de maîtriser leur propre destin,s’il s’agit de se complaire dans le statut de colonisés,alors oui ils peuvent continuer,et ils auront votre bénédiction s’i j’ai bien compris.

  • permalien Sonia :
    14 janvier 2013 @21h42   « »

    Incroyable le niveau des commentaires !! On se croirait au bistro du coin...

    Le schéma est pourtant bien connu : L’Occident, via l’Arabie Saoudite et le Qatar wahabites et Israël, recrute, forme, finance et arme des groupes intégristes (pensez Ben Laden en Afghanistan) pour aller agresser X ou Y et fournir un prétexte à la mise en place d’un plan d’action et de contrôle des ressources.
    Pendant que les nigauds et les imbéciles pleurnichent sur la charia, les femmes, la liberté gna gna gna, le coup de la burka en Afghanistan, l’essentiel est ailleurs : on quadrille le sahara et le sahel, on procède à l’inventaire des ressources, chacun se taille sa part : uranium (Areva), gaz, pétrole (Elf et co), nappe phréatiques etc.

    Lire Naomi Klein, the Shock Doctrine.

    Tous comme les pseudo conflits de religion (qui sont en fait alimentés et attisés par l’empire) les pseudo conflits ethniques (pareil), les faux terroristes sont une création de l’Occident en maque d’épouvantail : les cocos ont fait long feu mais ça marche plus, les extra-terrestres c’est un peu trop zogzog... Bref, ont a créé le salafiste et ça marche du tonnerre. Tous les corniauds sont tombés dedans et pendant ce temps, on instaure un nouvel ordre mondial et on met à sac les ressources aux quatres coins du monde...

    Et tout ça sur fond de pic prétrolier, gazier et nucléaire (uranium).

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @21h47   « »

    Voir le film de Patrick Benquet :

    Pendant plus d’un an, Patrick Benquet a enquêté avec l’aide précieuse d’Antoine Glaser, spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine. Il montre dans ce film qu’à travers les présidences successives qu’avait connues la France, de droite et de gauche, les bouleversement mondiaux entraînés par la chute du mur du Berlin et la mondialisation, il existe une étonnante cohérence dans la politique française à l’égard de ses anciennes colonies. Que tous les grands événements africains dont les Français gardaient le souvenir, le Biafra, les diamants de Giscard, l’action du mercenaire Bob Denard, les coups d’États à répétition, les assassinats politiques, l’affaire Elf et ses valises de billets, le licenciement de Jean-Marie Bockel…, étaient reliés par une logique implacable : la mise en oeuvre d’une politique occulte dont la motivation principale était l’approvisionnement énergétique de la France, en particulier en pétrole.

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @22h01   « »

    Sonia, toutes ces instabilités font fuite à la chute de l’union soviétique, et donc au déséquilibre de la terreur. Le monde n’est plus sous l’influence de deux sphéres mais d’un seul qui fait la loi. C’est cela qui est dangereux et surmajoré par la complicité de l’ONU ! Ce "machin" comme disait De Gaulle.

  • permalien AB68 :
    14 janvier 2013 @22h06   « »

    @ Trib & Shanaa. Un véritable islamiste ne coupe pas les mains des innocents, ne lapide pas les femmes, n’interdit pas aux femmes d’aller à l’école, de conduire, un véritable islamiste ne pose pas de bombes dans les métros de Paris ou de Madrid, ne capture pas d’otages. Ceux qui font cela, et bien d’autres vilenies encore, ils sont quoi ? Comment les qualifier ? Criminels, barbares, monstres ? Et que sont donc d’autre ceux qui ont pris leur quartier dans le nord du Mali ? Et qui terrorisent la population ? Et qui tuent et massacrent ? Qui sont-ils ? Tous ces beaux discours de salonnards me font rire de dégoût, car en face il y a des Africains qui souffrent et qui meurent. Il est hors de propos et vraiment déplacé de rechercher le coupable dans un colonialisme qui serait, soixante ans après les décolonisations, responsable de ce qui se passe aujourd’hui au Mali, voire ailleurs en Afrique ? Ce n’est pas le colonialisme qui tue en ce moment, mais des bandes de vermines venues de l’extérieur du Mali et qui ont voulu faire du nord de ce pays - qui n’a pas vocation à être autonome - le sanctuaire de leurs trafics et de leur folie criminelle. Même les Touareg se sont fait avoir par ces guignols nuisibles et regrettent bien de s’être fourvoyés pareillement. Ce qu’il importe de dire, c’est que ces tueries cesseront quand ceux qui les commettent seront détruits. Sans merci, car ils ne savent pas ce que c’est.

  • permalien Sonia :
    14 janvier 2013 @22h14   « »

    @ Thomas Trib

    "Mais si vous voulez on peut dire que les reptiliens des forces spéciales ont attaqué les Touaregs islamo-sionistes qui voulaient imposer la loi de 73 au Mali et vacciner les petits africains pour ensuite les vendre à des réseaux pédophiles-cannibales-sataniques. C’est assez "dissident" ?"

    Voyez-vous, quand je vais consulter les vrais "dissidents" et bien on ne se fout pas de ma gueule. On me fournit des analyses cohérentes, qui vont au fond des choses et ce AVANT que la poussière ne retombe, contrairement au Diplo qui attend toujours que tout soit de notoriété publique avant de publier ses analyses "poussées".

    Dernier point ; je suis africaine, ce qui veut dire que j’ai la chance, sur certains sujets, d’avoir des informations qui me parviennent directement de la source. Dans le cas du Mali (et avant ça la Côte d’Ivoire) il y a des choses qui circulent déjà depuis un moment : pas un mot dans la presse occidentale, ni dans le Diplo.
    Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le Diplo comme tous les autres médias occidentaux a attendu bien après les faits avant de sortir sa belle analyse qui était déjà disponible sur internet et effectuée par d’autres (liens Sarko/Ouattara/CIA, spéculations sur le cacao par le fils de Dominique l’ancienne maitresse d’Houphouet qui l’a aidé a liquider son mari avant de la scotcher à Outtara dans le cadre de la gestion de la Françafrique, Bolloré et les ports, les plateformes et la question du pétrole signé aux chinois etc.)

    Voyez-vous personne n’aime être pris pour un con, surtout pas par les temps qui courent. Pourquoi payer un abonnement qui n’est pas donné, à un journal qui ne fait pas ce qu’il prétend faire ?

    Entendre des pleurnicheries sour les islamistes, la charia, la liberté, les sacs de riz à la Kouchner, gna gna gna et tous les grands vilains méchants ne m’intéressent pas. Ce qui m’intéresse c’est qu’on analyse clairement les histoires de pipeline et les enjeux de l’opium en Afghanistan, les affaires de pétrole en Irak (sans compter le sac des musées), les affaires de gaz en Syrie, pourquoi les Femen viennent d’Ukraine et qui les finance, pourquoi il n’y a que dans les tréfonds d’internet qu’on apprend que Sarkozy a un beau père à la CIA etc.

  • permalien Shanaa :
    14 janvier 2013 @22h19   « »

    AB68, inutile de discuter avec des haineux excités !
    Ayez au moins la franchise de dire que la France va pour ses intérêts et que c’est normal. Mais ne dites pas que c’est par pur humanisme pour les maliens. C’est un mensonge. Je vous rappelle son rôle au Rwanda pour vous rafraichir la mémoire !

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier 2013 @23h05   « »
    Islamisme et Afrique

    @ Trib & Shanaa.

    Ceux qui font cela, et bien d’autres vilenies encore, ils sont quoi ? Comment les qualifier ? Criminels, barbares, monstres ?

    Mais les armées bien légales et toutes officielles, du Mali au Maroc en passant par l’Algérie, se livrent strictement aux mêmes excès. Il y a simplement cette impression tenace que c’est le mot shariah plus que l’acte lui même (hautement condamnable nous sommes d’accord) qui fait scandale en occident...

    il y a des Africains qui souffrent et qui meurent.

    MUJAO, Ansar Dine ou les shebabi ne sont plus africains ? Ou un peu moins africains que les autres ? Dans la récente barbouzerie française en Somalie, ce sont les villageois qui ont prévenu les vilains islamistes, faisant capoter l’opération. Alors les islamistes (aussi désagréables soient-ils à certains) représenteraient-ils quelque chose en Afrique ?

    du nord de ce pays - qui n’a pas vocation à être autonome -

    Et pourquoi donc ?

  • permalien Thomas Trib :
    14 janvier 2013 @23h30   « »
    Théorie du Complot

    @ Sonia

    Voyez-vous, quand je vais consulter les vrais "dissidents" et bien on ne se fout pas de ma gueule.

    Il est évident qu’un gugusse qui vous annonce que les Buffalo Grill servent de la chair humaine se moque de vous. Mais quand il touche à l’Afrique, à la Palestine ou à la crise en Europe il fait bien pire que se payer votre fiole : il abuse de votre colère qui -elle- est tout à fait légitime.

    Ne croyez pas que je tire depuis une position éloignée, ce sont des milieux que je connais bien et que j’ai fréquenté, et pas en tant que spectateur.

    On me fournit des analyses cohérentes, qui vont au fond des choses et ce AVANT que la poussière ne retombe, contrairement au Diplo qui attend toujours que tout soit de notoriété publique avant de publier ses analyses "poussées".

    Je peux comprendre que les précautions du Diplo puissent vous agacer, quoique j’ai lu des choses très vives de la part d’Alain Gresch ou de Dominique Vidal sur les "sujets qui fâchent". Mais le Monde Diplomatique reste une somme de connaissances, c’est un socle. C’est à d’autres publications (je pense au collectif Investig’action de Mr Collon par exemple) d’aller pêcher en eaux troubles, au prix toutefois d’articles très partiaux (sur la Syrie notamment).

    c’est qu’on analyse clairement les histoires de pipeline et les enjeux de l’opium en Afghanistan, les affaires de pétrole en Irak (sans compter le sac des musées), les affaires de gaz en Syrie

    Outre les délires ufologiques, c’est l’autre faiblesse de la "dissidence" : l’essentialisation, la réduction à des explications uniques. L’Irak n’a pas été envahi que pour son pétrole, pas plus que le pavot n’explique l’occupation de l’Afghanistan. Que les salafistes activistes et les gouvernements occidentaux se retrouvent sur le dossier syrien (comme il y a 30 ans en Afghanistan) ne veut pas dire les premiers sont une émanation des seconds.

  • permalien Sonia :
    15 janvier 2013 @02h55   « »

    @thomas Trib

    " Que les salafistes activistes et les gouvernements occidentaux se retrouvent sur le dossier syrien (comme il y a 30 ans en Afghanistan) ne veut pas dire les premiers sont une émanation des seconds."

    Malheureusement, je crains que vous n’ayiez rien compris à ce qui se passe actuellement. Tout ce qui touche à l’intégrisme islamique a été soigneusement entretenu, attisé et développé par les États Unis via l’arabie Saoudite et le Qatar, avec les conseils et le support technique et logistique d’Israël.
    Tout ce qui se passe en ce moment est voulu et a été calculé.

    On se retrouvera dans 10 ans, lorsque les livres sur les "révélations sur" et les" dessous de" paraîtront.

  • permalien Yvan :
    15 janvier 2013 @07h12   « »
    « j’informerai régulièrement les Français sur son déroulement. »

    « Enfin, le Parlement sera saisi dès lundi. »

    Mali : Ayrault annonce un débat au parlement - Le Point
    Un débat sur l’intervention militaire française au Mali aura lieu mercredi à l’Assemblée nationale et au Sénat, ont annoncé lundi soir le président du groupe UDI et le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée, Jean-Louis Borloo et François de Rugy, à la presse.

    (source)

    les Français soutiennent l’opération
    les Français soutiennent l’opération - 63 % des Français se sont déclarés favorables à l’intervention militaire française au Mali, contre 37% qui s’y sont dits hostiles, dans une enquête de l’Ifop pour La lettre de l’opinion. Selon ce sondage, 22% des personnes interrogées ont répondu qu’elles étaient « tout à fait favorables » à cette intervention, et 41% qu’elles y étaient « plutôt favorables ». 23% ont déclaré y être « plutôt pas favorables », et 14% « pas du tout favorables ».

  • permalien Michel :
    15 janvier 2013 @08h08   « »

    Bonjour,
    Ecoutez et voir l’intervention d’un chercheur du CNRS, JF Baillard à 15"55 du début de la vidéo et jusqu’au bout de son intervention et surtout à 18"55.

    http://player.canalplus.fr/#/790521

    A+

  • permalien Yvan :
    15 janvier 2013 @08h26   « »
    « j’informerai régulièrement les Français sur son déroulement. »


    Hollande annonce de nouvelles frappes réussies au Mali
    François Hollande a annoncé, mardi 15 janvier, à Abou Dhabi, que le nombre de militaires français engagés dans l’opération au Mali, où de nouvelles frappes dans la nuit ont "atteint leur objectif", était de 750 et que leur nombre allait augmenter.

  • permalien Antoine :
    15 janvier 2013 @09h34   « »

    Je suis affligé par la teneur des commentaires à cet article.

    Concernant un pays que je connais très bien pour y avoir longtemps habité, où je me rends régulièrement, et dont je parle la langue majoritaire, le bambara, je découvre à quel point les analyses des uns et des autres sont animés par des réflexes idéologiques pavloviens.
    La plupart des commentateurs ne sont surement jamais allés au Mali. Ils n’en connaissent ni la géographie, ni l’histoire, ni la situation politique.
    Partant d’un postulat "la France est une puissance impérialiste au service du grand capital", ils cherchent dans la réalité des éléments qui pourraient conforter leur préjugé. C’est vraiment navrant.
    L’intervention française au Mali est radicalement différente de la guerre en Irak, en Afghanistan, ou en libye, et l’article oublie de le rappeler : l’intervention au Mali s’est faite suite A LA DEMANDE OFFICIELLE DE L’ETAT MALIEN, par le biais de son président Dioncounda Traoré, qui est un président de transition tout à fait légitime pour qui connait la politique malienne.
    Le Mali est une démocratie depuis plus de 20 ans. La classe politique malienne n’a jamais été inféodée à la France.
    Le Mali a toujours refusé de recevoir des soldats français sur son sol depuis l’indépendance. Le Mali a refusé de signer les accords de coopération migratoire avec Sarkozy.
    La classe politique malienne avait d’ailleurs unanimement condamné l’intervention française en Libye. Or c’est la même classe politique qui se réjouit aujourd’hui de l’intervention française. Les maliens, les africains, ne sont pas des enfants que l’on peut manipuler à son gré. S’ils se réjouissent c’est qu’ils y voient leur intérêt. Il n’y a pas que la France qui a des intérêts.

    Quand à ceux qui disent que les terroristes islamistes sont une création de l’occident... Etes-vous musulmans ? Moi je suis musulman, et pour bien connaître ma religion, je sais très bien que certains n’ont besoin de personne pour développer certaines formes d’intégrisme et de terrorisme. Dans le fond votre remarque est une remarque raciste : vous pensez que les musulmans sont tellement stupides qu’ils sont incapables d’agir seuls, y compris de faire le mal seuls, c’est forcément qu’ils sont manipulés.
    Malheureusement ce type de préjugé raciste et ethnocentriste est extrêmement répandu à l’extrême-gauche...

  • permalien visiteur :
    15 janvier 2013 @10h34   « »

    quand meme, l’armee Malienne qui serait insufisante et maintenant l’armee francaise en renfort ? face a des nomades religieux integristes...ca peut laisser perplexe. De plus, faire croire que le Mali avec 14 millions de personnes ne puisse pas venir a bout de ces mercenaires ? surtout que la crise economique en Europe n’est pas loin. Bref, soit les maliens sont tout bonnement faible dans un grand pays ou soit Al Quaida est tout puissant (dans un desert). On voit bien que l’independance n’a pas tout resolu dans ce pays. Qu’il est vulnerable economiquement, physiquement, culturellement a souhait. Peut-etre que sa haute societe a perdu toute vision realiste et que ce n’est que le resultat d’un long processus qui aurait pu etre eviter si le Nord avait pu avoir une chance de s’exprimer. On est bien face a un conflit interne et on a une puissance qui vient ’s’ingerer’ pour x raison. Le Mali a le droit international avec lui. Ne l’oublions pas. Ce conflit ne fait que commencer et le gouvernement francais n’a pas d’experience pour trouver une solution a court terme.

  • permalien Pascal :
    15 janvier 2013 @11h35   « »

    La France n’est pas la Suisse ! Ce serait tellement plus simple d’être neutre et de faire des affaires avec tous les belligérants de tous les conflits. Moi non plus je ne suis pas naïf et j’entends bien que s’il n’y avait que du sable au Mali, l’idée même d’une intervention intervenir aurait sans doute été plus difficile à concevoir. D’ailleurs le Medef vient de faire savoir "toute l’attention" qu’il portait à la situation. Mais de là à tout interpréter par le prisme du complot ! Le "conspirationisme" fait de très bon polars et feuilletons TV et “parfois” de bonnes grilles d’évaluation. L’âme humaine peut être tellement tortueuse.
    Mais les choses sont aussi parfois plus simples et plus complexes en même temps. Le commentaire d’Antoine est à cet égard très précieux. Peut-on vous lire par ailleurs Antoine ? (je réalise journalistiquement une revue de liens sur Facebook par le prisme des "Français à l’étranger")
    Quant à l’article de Philippe Leymarié, il a le mérite de poser plus de questions que d’assertions. Appréciable de la part d’un très bon connaisseur du théâtre d’opération..

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @12h36   « »

    Antoine, au Mali il n’y a pas de président élu. L’actuel dirigeant est un putschiste qui attend d’être élu.
    De plus, ayez l’hnnéteté intellectuelle de dire que la France agit d’abord pour ses intérêts dans le cadre du projet AFRICOM. Défendre ses intéréts et contrer ceux de la Chine et de la Russie dans la région est tout à fait normal pour la réalpolitik mais ne dites pas que c’est de l’altruisme. Ce qui est faux. La guerre de Libye a couté cher aux français, et celle du Mali est incertaine. De plus, la France est surendettée et la pauvreté, le chômage gagnent du terrain.

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @14h28   « »

    Selon les dernières informations de France Info et France Inter, Hollande serait aujourd’hui à Abou Dhabi, mais il devient ensuite difficile de savoir pourquoi au juste ?

    Abou Dhabi serait-il l’émirat servant d’intermédiaire entre la France atlantiste et les pays du Golfe les plus avancés dans la déstabilisation de pays ciblés par US/Israel ?

    Le jeu international et les visées géostratégiques extrêmement troubles que portent l’Elysée et certaines instances influentes en France seraient-ils en ébullition en cet instant décisif ?

    Mr Hollande et son aréopage de conseillers et ministres bien informés seraient-ils en train de se rendre compte qu’ils se sont mis trop en avant, poussés par d’excellents alliés qui ne sont autres qu’Israel et les Etats Unis d’Amérique ?

    Mr Hollande, après un coup de sang contre une avancée islamiste qu’il ne maîtrise plus (ne l’a-t-il jamais maîtrisée ?) est-il allé chercher réconfort à Abou Dhabi pour implorer auprès des Etats du Golfe les plus engagés dans le djihad mondial de l’épargner au Mali ?

    Cela me paraît vraisemblable étant donné la veulerie de nos élites de droite, centre et gauche qui soutiennent Hollande du moment qu’il fait le chef de guerre, peu importe le terrain, pourvu que l’islam soit la menace.

    La "guerre de Libye" a mis à découvert l’immense consensus des courageux français (politiques planqués sous "canapés" dans les deux sens du mot, faux philosophes à chemise dépoitraillée, journalistes de cabinets dentaires, experts en guerres par procuration et autres doctes imbéciles).

    Lybie : Mr Sarkozy en escroc accompli et homme de machination a parfaitement orchestré sa "victoire" mise en actes en fait par les Etats Unis et eux seuls : il s’est fait acclamer à Tripoli par un "peuple" soi-disant libéré, épuré et trié sur le volet. Des arsenaux lybiens sont sortis à grand renforts de scoops des milliers d’armes, de 4x4 blindés, de missiles sol-air, etc..ces armes se sont ajoutées aux milliers d’armes et centaines d’hommes armés et financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Ces derniers pays sont les fervents alliés de la France avec les USA et Israel (la Turquie, n’en parlons pas).

    Nos médias savent si bien faire que l’opération d’enfumage guerrier est passée comme une lettre à la poste fin 2011.

    Ce que Hollande ne comprend plus, le pauvre, c’est que les islamistes radicaux sont des escadrons de la mort qui peuvent par moment et selon les situations se retourner contre les bons Français.

    Le modèle initié avec la Lybie et la Syrie ne peut pas marcher partout, hélas pour Hollande...mais aussi pour la population française qui en paiera de toutes façons un jour le prix fort.

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @14h29   « »

    Les autorités françaises ont fait à un moment de l’histoire le choix de rester le nez coincé dans le fondement fessier des Etats Unis (réintégration dans l’OTAN le choix fatidique), et maintenant les résultats sont là : le nez français est dans un piège à loup, grâce aux excellents dirigeants que nous avons élu depuis de Gaulle !

  • permalien kate :
    15 janvier 2013 @16h02   « »

    La France aura bien eu sa « tempête de désert ».

    Hollande a pris la « courageuse » décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000D et des Rafale contre les colonnes des djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.

    Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néo-coloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

    http://french.irib.ir/analyses/item...

  • permalien kate :
    15 janvier 2013 @16h24   « »

    suite...

    il y a en tout 7 mensonges (comme les plaies d’Egypte ;-) ;

    Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

    Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.

    les 6 autres :
    http://french.irib.ir/analyses/item...

  • permalien AB68 :
    15 janvier 2013 @16h41   « »

    @Shanaa. Tiens, d’autres partagent mes idées, tel Antoine, qui est Africain. Ayez, vous, l"honnêteté intellectuelle d’avouer votre sympathie à l’égard des "djiadhistes" pro-charia (il y a peut-être une faute d’orthographe, tant pis, pas d’importance). Quant à la realpolitik elle n’a rien à voir dans cette histoire. Des Maliens, élus, pas élus, mal élus,on s’en fout, ont appelé à l’aide pour ne pas continuer à se faire massacrer par des arriérés islamistes et terroristes, la France y est allée et va tenter de faire le ménage. La réalité , c’est celle-là. Tout le reste, les beaux discours des bonnes âmes, l’extrême-gauche outragée dans ses principes, etc., est insignifiant aujourd’hui.

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @18h48   « »

    Morse89, vous utilisez le mot "contras" dans votre post. Est-ce que ces "contras" seraient l’équivalent de ceux du Nicaragua, par exemple ?
    Si oui, on comprend mieux les violences qui perdurent en Irak et en Libye. La Syrie aura aussi beaucoup de mal à retrouver une normalité.

  • permalien charly10 :
    15 janvier 2013 @18h55   « »

    Bien qu’étant plus que suspect sur l’efficacité démontrée par ce gouvernement depuis mai dernier, je pense que sa réaction sur cette situation d’urgence est pour le moment logique. A ce titre, elle doit être soutenue par nos concitoyens. Dans le cas présent la demande d’intervention émane du président du Mali face à une invasion. Les forces maliennes et africaines devraient pouvoir régler cette affaire par la suite mais, l’efficience de ces armées africaines de la CDEAO est bien connue pour être plus qu’aléatoire face à des rebelles aguerris et bien armés, qui reviendrons a coup sur après notre départ… (Sic), s’ils ne sont pas éradiqués. En conséquence, et malheureusement, nous avons beaucoup de chance de rester un « certain temps »s au Mali.

  • permalien Sarah :
    15 janvier 2013 @19h10   « »

    La France qui gagne est-elle synonyme du Mali qui gagne ?

    Américain d’origine malienne, écrivain, professeur à l’Université de New York et professeur visiteur au Centre d’études africaines de l’EHESS, Manthia Diawara questionne l’intervention française au Mali au regard de la promesse des indépendances. « Quel est l’intérêt du Mali, en tant qu’Etat nation, incapable de protéger ses propres frontières ? », demande-t-il en interrogeant le bilan des nationalismes africains.

    http://blogs.mediapart.fr/edition/l...

  • permalien Stef :
    15 janvier 2013 @19h35   « »

    Bonjour,

    J’aurais juste une petite question, pourquoi es ce la France qui intervient au Mali ? Ne me dites pas que c’est parce que c’est le Mali qui nous l’a demandé, car je vous redemanderai pourquoi le Mali a t’il demandé à la France d’intervenir ? (et pas un autre pays ?) Pourquoi nous ? qui sommes déja endetté ? s’agit il d’un investissement ?

    Salutations

  • permalien visiteurs :
    15 janvier 2013 @20h00   « »
    Pour et contre ?

    Je croyais savoir qu’un bon article, comme une bonne dissertation, devait savoir peser le Pour et le contre. Or, ici, un seul point de vue est démontré : l’opération au Mali ne devrait pas être.

    Certes, l’intervention française, sans aucuns débats préalable avec l’assemblée, peut sembler précipitée, et le fait qu’elle intervienne toute seul rappelle à certains le colonialisme, et tout ce qui s’en suit (on parle beaucoup dans les commentaires de néocolonialisme, de françafrique, qui pourtant n’existe plus, d’après un précédent discours du président...). Cependant, l’urgence de la situation exigeait des mesures rapides. convoquer d’urgence le parlement aurait pris plusieurs jours, et combien de Km auraient encore été pris au patrimoine Malien ? Avec les risques qui s’en suit pour les français y résidant... De plus, le Mali lui même a demandé l’aide à la France, et l’aide africaine ne serait pas intervenue avant longtemps... Maintenant, le fait que des forces occidentales, et notamment des forces spéciales françaises aient été aperçues AVANT le début officiel de l’intervention nous amène à nous poser des questions...

    Il est vrai aussi que, comme souligné dans l’article, que les objectifs français sont peu clairs. Si c’est vraiment maintenir la ligne de front, les rafales auraient suffi... Si c’était pour protéger les ressortissant, les troupes au sols étaient nécessaires, certes, mais nous assistons à un véritable déploiement de force de combat, qui se dirige vers la ligne de front, qui n’est pas occupée à extrader/ protéger les ressortissants... Etait-il vraiment nécessaire d’envoyer le régiment le plus décoré de l’armée (150 marsouins du 2e RIMa), des légionnaires, des forces spéciales... 750 hommes pour l’instant, et ce n’est pas fini.

    Enfin, on peut se poser une question : n’est-il pas non plus le rôle de la France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, d’intervenir ? C’est en partie à cause de la France que le Mali est si pauvre... On pourrait faire ici une dissertation...

    L’intervention française est bien vue par les maliens et tout cas.
    Tout ça pour dire qu’il faut faire attention à poser aussi le pour dans ces articles...

    PS ; pour info, je ne connais pas le Mali de façon personnelle, n’y étant jamais allé...

  • permalien visiteurs :
    15 janvier 2013 @20h29   « »
    Serval

    le Serval est un animal capable d’uriner 30 fois pour marquer son territoire
    Le nom est choisi au hasard ?

  • permalien jacques binette :
    15 janvier 2013 @21h00   « »

    Beau débat ! Il y a des pour et des contre dans l’intervention française au Mali. Évidemment, ceux qui sont pacifistes ne peuvent être pour, ils ne pouvaient être pour la lutte armée contre les Nazis, la lutte armée contre le Lybien Sadate ou la guerre d’indépendance américaine contre la Grande-Bretagne, il sont par définition contre toute guerre ou intervention militaire. La grande majorité des gens ne sont pas pacifistes : ils estiment que dans certaines circonstances, la lutte armée, la guerre est nécessaire. Je ne suis pas pacifiste. Je pense que l’intervention française au Mali se justifie EN AUTANT QUE LES MALIENS PRENNENT LEURS AFFAIRES EN MAIN RAPIDEMENT’ Y COMPRIS POUR LES QUESTIONS DE SÉCURITÉ. Sinon, cela va se terminer par un enlisement afghan.

    AUtre élément : plusieurs écrivent que l’intervention française se fait pour défendre principalement (ou uniquement) les intérêts économiques de la France. Fort bien. MAis n’y a t-il que la France qui a des intérêts ? Que les groupes financiers français qui ne pensent salement qu’à eux-mêmes ? Que les capitalistes qui ont des intérêts ? Mais, ceux d’en face, ceux qui occupent Tombouctou, ne forment-ils pas un groupe qui défend aussi ses intérêts propres ? Il me semble que oui. Quels sont alors les intérêts économiques de ces gens ? Ils n’en auraient aucun. Seraient des anges qui se battent en ne défendant aucun intérêt particulier ?

    À méditer.
    Jacques BInette, du Québec

  • permalien morse89 :
    15 janvier 2013 @22h01   « »

    shanaa,
    Relisez ce que j’ai écrit : je n’ai jamais parlé de "contras".

  • permalien Shanaa :
    15 janvier 2013 @22h33   « »

    Morse89 : "Relisez ce que j’ai écrit : je n’ai jamais parlé de "contras".

    Non, en effet ! Sorry ! Vous avez écrit "mercenaires". Cela n’émpêche que les usa aient soutenu des "contras" au Nicaragua !!

  • permalien Thomas Trib :
    15 janvier 2013 @22h57   « »

    @ Antoine

    Concernant un pays que je connais très bien pour y avoir longtemps habité, où je me rends régulièrement, et dont je parle la langue majoritaire, le bambara

    Personne ne discute votre connaissance du Mali Antoine, le problème c’est que justement vous épousez le point de vue majoritaire "bambara" mais les locuteurs du Tamasheq ont aussi le droit de vivre, vivre en paix et de manière autonome s’ils le souhaitent !

    Voilà une image qui m’a fortement inquiété :

    http://referentiel.nouvelobs.com/fi...

    La pancarte ne porte pas l’inscription "A bas les islamistes !" mais "pas ne négociation" avec les "rebelles du nord" . Un terme englobant (autant dire qu’il inclut le MLNA) qui me fait dire que l’armée malienne pourrait avoir la main lourde si elle vient trainer ses rangers dans ces territoires.

  • permalien K. :
    15 janvier 2013 @23h02   « »

    La France n’a pas suffisamment de moyens de renseignement. Pendant la guerre en Libye, les Américains fournissaient 80 % des renseignements. C’est l’une des difficultés des armées françaises.

  • permalien jefferson :
    15 janvier 2013 @23h38   « »

    Et les touaregs dans tout cela je crains pour eux qu’ils soient les grands perdants de ce conflit alors que leurs revendications d’autonomie sont tout à fait légitimes car s’il est un peuple qui est chez lui aux confins du sahara c’est bien le peuple touareg qui par ailleurs subit un racisme de la part des maliens.

  • permalien Frère de Grin de Ségou :
    16 janvier 2013 @02h11   « »

    L’article, les analyses et les commentaires contrastés montrent qu’à parler à la place des principaux intéressés, on risque bien de s’enfermer dans un dogme auquel chacun tentera d’asservir la réalité.
    Pour connaître le Mali, sa vie sociale, culturelle, économique et politique depuis bien des années, y avoir travaillé et y conserver des liens quotidiens, y compris de famille, je me fie un peu aux avis des maliens eux-mêmes.
    Visiblement, ils ne veulent pas de ce djihadisme qui viole, tue, coupe, empêche de rire, d’écouter de la musique, jouer au football, détruit les signes de mémoire, et prétend imposer une pratique religieuse antédiluvienne.
    Ceux que je connais le mieux parmi les grands noms de Tombouctou condamnent cette véritable prostitution de leur religion et ne reconnaissent pas l’historicité du fantasme territorial désigné sous le nom de l’azawad (une ancienne division très limitée dans l’espace autour de la région de Tombouctou).
    Je salue ici Antoine.
    A trop vouloir argumenter idéologiquement, on viole aussi le réel (ce que font avec du sang sur les mains les islamotrafiquants de drogues, d’armes et de chair humaine).
    Oui les puissances coloniales ont semé certaines des premières graines.
    Les Africains dans leur ensemble hétéroclite, ou simplement divers, les Maliens en particulier, ne sont pas des demeurés tout juste dignes d’être à nouveau "colonisés" idéologiquement par les nouveaux "fers de lance" de l’anticapitalisme.
    Ils sont bel et bien et depuis très longtemps entrés dans l’Histoire commune et les jeunes générations utilisent aussi les tablettes, les ipad et autres instruments de communication ou d’information-désinformation de masse.
    Ils ont les neurones bien développés : il s’en servent et savent aussi parler pour dire ce qu’ils ne veulent pas. C’est très explicite et je les lis ou converse avec nombre d’entre eux sans cesse.
    Je soutiens l’action de défense entreprise vers le Peuple Malien.
    Je sais que cela sera un bourbier sableux et qu’on y laissera des plumes.
    Les agresseurs sont les bourreaux pas ceux qui tentent (y compris, si c’est le cas, avec quelques arrières-pensées) de venir au secours des victimes, car réellement victimes il y a.
    Enfin, un conseil de méthode : aller sur le terrain.
    Sinon, tout ce qui sera dit sans preuve ne seront que "paroles futiles" selon les mots de mes fils nés maliens et lecteurs critiques du Coran.

  • permalien KHALI :
    16 janvier 2013 @09h55   « »

    A AB68

    UN MODELE D’ESPRIT DE LEGIONNAIRE.
    LES PEUPLES QUI SONT MASSACRES IL N’Y EN PAS QU’AU MALI ; MAIS BON ILS N’ONT PAS TOUS LE MEME INTERET POUR LA FRANCE DE ZORRO.
    QUI NE CONNAIT L’HISTOIRE DE LA FRANCE EN AFRIQUE ?
    VAMPIRIENNE SANGUINOLANTE ; ACOMMENCER PAR L’ALGERIE.
    LES ENFUMADES LES DECOMPTES DE TETES ET D’OREILLES COUPEES
    PUIS LE NAPALM LA TORTURE LES VIOLS ....ET C’ETAIT POUR PACIFIER DISAIT-ON !
    SI TU ES UN PAUVRE BOUGRE NAIF ET TRES BIEN INTENTIONNE
    TU ES PARDONNABLE ET ILY EN A BEAUCOUP ;MAIS JE TE RECOMMANDE DE T’INFORMER JE VEUX DIRE DE VARIER TES SOURCES D’INFORMATIONS

  • permalien radtransf :
    16 janvier 2013 @10h49   « »

    Je trouve l’auteur un peu optimiste sur les chances de succès. Certes les islamistes ne semble pas trop bénéficier de soutien local, mais ce ne sont pas des rigolos. Ce sont de vrais soldats, prêts à mourir et à tuer, avec beaucoup d’expérience de la guérilla. Il n’y a qu’à voir la contre-offensive récente.

    Je ne suis pas sur que la France soit prête à mettre les moyens humains et financiers nécessaires pour les réduire, et en a assumer toutes les conséquences.

  • permalien jacques goguy :
    16 janvier 2013 @10h57   « »

    La France, c’est engagé dans une guerre de longue durée au Mali qui va nous coûter cher en hommes, en impôts, notre président fait la guerre aux terroristes, il devrait commencer par faire la chasse à ceux qui sont à la tête de l’État, s’il y a des attentats en France, j’espère que les djihadistes ne se tromperont pas de cible ?

  • permalien Yvan :
    16 janvier 2013 @12h41   « »
    Mali : questions sur une extention du conflit


    Attaque terroriste à In Aménas : Trois ressortissants étrangers enlevés à Tiguentourine - Actualité - El Watan
    Trois ressortissants étrangers ont été enlevés tôt dans la mâtinée de ce mercredi lors d’une attaque terroriste d’un groupe armé dans la base vie de l’association Sonatrach-BP-Statoil, à Tiguentourine (In Aménas), apprend-on de témoins oculaires.

    Il s’agit de deux français et un japonais travaillant avec le groupe JGC (Japan Gas Corp), précise la même source.


  • permalien Yvan :
    16 janvier 2013 @13h00   « »
    Mali : questions sur une extention du conflit (en VF)


    Prise d’otage sur un site pétrolier BP en Algérie - Libération
    Plusieurs employés de British Petroleum, dont des Britanniques, des Norvégiens et des Japonais, ont été enlevé par des assaillants non loin de la frontière libyenne.

  • permalien Juba :
    16 janvier 2013 @15h07   « »

    Dans tous les arguments qui ont été avancés pour justifier cette guerre, aucun mot sur le sort des otages Français qui aurait pu la justifier en partie car il n’est pas normal que des citoyens Francais ou autres se fassent kidnapper, en plein travail ou carrément touristes ! Le régime Malien, auquel on prete des vertus démocratiques est une dictature corrompue au meme titre que tous les régimes de cette Afrique maudite et si maintenant on vient à leurs secours ils vont considérer cela comme un encouragement à persister dans cette voie ! Quand on pense au sort réservé à nos fréres touaregs par le régime Malien on se demande si on peut avoir de la sympathie pour lui ! Ce pays a été occupé par des terroristes certes mais également par des traficants de drogue, d’armes et autres et l’argent est le seul leitmotiv . L’intégrisme ne sera pas éradiqué ni par cette guerre, ni par une autre et s’attaquer aux effets en négligeant les causes ne servira à rien et la mesure salutaire, c’est de combattre les pays qui les financent et qui sont connus au lieu de les considérer comme des alliés

  • permalien stephane Fischbach :
    16 janvier 2013 @18h04   « »

    il y a un truc que je ne comprend pas tres bien.... Mr hollande nous dit qu il fallait agir tres vite parce que sinon,d ici quelques jours....le Mali tout entier aurait etait dans les mains des djhiadistes,terroristes ......????!!OK et d un autre coté on nous explique que ces "mechants barbares" serait au nombre de 1000 combatants....!!! alors la question que je me pose est comment 1000 "mechants terroristes" peuvent prendre le pouvoir d un pays aussi grand que le Mali..???!!! qui je crois à 16 millions d habitants ! alors soit on avait vraiment envie d aller faire une guerre,ou soit ils sont( les mechants) beaucoup plus nombreux qu on nous le dit.

  • permalien jgn :
    16 janvier 2013 @20h06   « »
    Guerre à la démocratie

    FR3 "en direct" : "La guerre a changé de nature. Plus une seule information ne filtre" !

    Ainsi cette guerre, lancée sur la décision - non préalablement débattue au parlement - de "responsables" (Hum !) politiques d’un pays en pleine crise économique, au peuple duquel on ne cesse de réclamer des sacrifices, à qui l’on serine l’austérité et la rigueur, vient-elle conforter ce tournant déjà pris par d’autres "démocraties" - les States et leur "Patriot Act", les Britanniques, ... - : le peuple souverain doit PORTER la guerre faite en son nom, sans qu’il ait eu voix au chapitre, et voici qu’on le prive de sa dernière friandise : le spectacle de la guerre.
    Attention, spectateur s’abstenir. Ici, on TUE et rien ne doit filmtrer de la boucherie.

    Merci les "socialistes" pour cette édifiante leçon : le peuple, cet enfant, ne doit rien savoir des actes commis en son nom (surtout ne rien savoir des patées que ses soldats prennent en son nom ...).

    Quant à ceux qui, par naïveté particulièrement aigüe, ou par intérêt sordide en flagrant délit de mensonge, qui chantent de ci, de là, que la France est venue "aider les Maliens", "pays partenaire", etc ... on ne leur demandera pas de rester dormir devant leur écran pour bisounours, mais simplement de réfléchir à ceci - si cela est encore dans leurs moyens :
    . un État soudain renversé à quelques mois d’un changement démocratique :
    . une sécession de sa partie la plus riche, à la faveur d’un surarmement de milices lié au renversement de Khadafi et à la dispersion prévisible de ses arsenaux ;
    . le financement de ces milices par des États en odeur de sainteté - jamais même seulement soupçonnés, alors même que ce financement est avéré - par la coalition occidentale, ces mêmes milices déstabilisant l’État syrien laïc et soutenues par les "démocraties" - pour ne pas dire téléguidées (ce qui est encore plus probable) ;
    . un État illégitime appelanrt au secours l"ancienne puissance colonisatrice, alors même que l’ancien Mali ne se prétait pas à ce petit jeu ;
    . les richesses immenses du nord Mali, où les intérêts français - de puissance nucléaire sécurisant ses sources - sont plutôt sereins de constater que l’armée a enfin une occasion de les protéger.

    Nul complot ici. La théorie du complot est d’abord destinée à passer sous silence le complot permanent opéré par ce système social organisé de prédation contre tout ce qui pourrait encore lui rapporter quelques décennies de survie.
    Ce système s’alimente de la mort, quitte à la créer de toutes pièces quand elle n’est pas assez active. La déstabilisation de la Libye alimente les marchands d’armes, comme celle de la Syrie.
    Rien d’un complot ici. Le capitalisme ordinaire.

  • permalien Jean Gregorio :
    16 janvier 2013 @21h36   « »

    L´armée Algérienne et le gouvernement en plein malaise...

    Suite à l´ouverture de l´espace aérien algérien aux avions de chasse Francais, un groupe de miliciens a pris en otage des travailleurs étrangers dans un complexe industriel du sud du pays, tout en relachant les travailleurs Algériens.

    Comment est-il possible que ce complexe gazier se soit fait attaqué alors que la région compte plus de 30.000 soldats certainement au courant de ce qui se passe au Mali.

    Il y a manifestement malaise entre le gouvernement et son armée sur ce coup là.

  • permalien Romarin :
    16 janvier 2013 @22h14   « »

    Oui ou non y avait-il entre 4 000 à 6 000 mercenaires djahistes (je ne parle pas des touaregs) dans le nord Mali ?

    Si oui, il n’y avait pas à hésiter. De toute les façons la France alors aurait été impliquer dans une guerre larvée faite d’attentats, de prises d’otages, etc A moins d’abandonner des populations entières, Le pays des droits de l’homme ne pouvait pas faire autrement. C’est l’Europe qui ne fait pas son travail. Il est urgent de créer une force militaire européenne. Cet engagement militaire lui revenait de droit.

    Le tiers mondiste dans cette affaire paraît bien frileux et semble plutôt préserver son confort intellectuel face à la barbarie.

    Romarin

  • permalien Caligula :
    16 janvier 2013 @22h57   « »

    @ Romarin,

    "bla,bla,bla, cette intervention lui (à l’europe)revenait de droit"

    Lui revient de droit, mon Q. De quel droit parlez-vous ? Le fait que l’ Afrique soit l’ ancien terrain de jeux des colonisateurs européens ? Dans ce cas-là, il faut vite aller sauver notre ancienne colonnie, les USA, ils sont en train de se radicaliser (ingérence, obésité, utilisation des armes,et autres ) ! Le seul droit qu’utilisent les européens, et principalement les français et les anglais, et le droit d’ingérence. Et malheureusement, ils sont trés forts.

  • permalien Sarah :
    16 janvier 2013 @23h31   « »

    @ Caligula :

    Le réveil sera dur pour Romarin.

    La France peut se permettre,pour quelques années encore,ce genre d’interventions impérialistes,mais le réveil sera dur pour l’occident tant la haine qu’il aura semé aux quatre coins du monde est grande.

    Bientôt aucun Français(et aucun occidental) ne pourra plus voyager en Afrique,au moyen-orient ou dans certains pays d’Asie sans risquer de se faire tuer.

    Romarin,s’il vous plaît assumez vos positions néo-colonialistes et impérialistes et cessez de nous sortir la propagande "on fait ça pour le bien des Africains bla bla bla".

    Au fait,romarin l’armée française,en digne représentante de la patrie des drois de l’Homme, a-t-elle aussi prévu d’intervenir à Gaza pour sauver les enfants Palestiniens du phosphore blanc balancé par les avions de combat israeliens ??

    Ou du moins envisage-t-elle de cesser de collaborer avec le régime d’apartheid mené par l’extrême droite israelienne ?

    Parce que ce n’est pas très compatible d’être la Patrie des droits de l’Homme et de vendre des armes à un régime qui pratique l’apartheid,la purification ethnique,et qui enferme des enfants dans un camp de concentration(cf.Gaza).

  • permalien Serge Pelletier :
    17 janvier 2013 @01h20   « »

    Il nous faut maintenant dans le silence des cimetières remercier Nicocacolas Sarkokozy qu’avait en 2012 bien tapé la Libye et troué Khadafifi

    Nicocacalas, on souvient était bas dans les sondages et hargneux, sentait bien qu’un peu de poudre ferait du bien à son sondage en berne

    Notre Françouè serait-il aussi touché par la même dégringolade sondagière peu de mois après son nez lection où il n’en mais..... car une bonne guerre ne regonfle-t-elle pas les mollets flageolants ?

    Une pierre deux coups, le torse bombé malgré la vue basse peuvent épater non seulement l’électeur de gauche déjà épuisé mais aussi emboucher l’électeur de droite et sa glotte redondante qui rêver encore de Françafrique focardisée

    Tout président en exercice ne néglige jamais d’avoir un ennemi extérieur à croqué et un ennemi extérieur à vomir, l’un et l’autre permettant de digérer pendant 5 ans

    Quitte évidemment à inventer un terrible ennemi super-armé et inusable et tombant à pic !

    La folie de Nicocacolas va se payer au prix fort puisque toute la raccaille djihadiste de toute cette immense région dont tous les pays sont d’une immense instabilité, va sur-ajouter de la violence à la pauvreté généralisée

    Alors, que va-t-il donc se passer ? Françouè prend-il le relais ?

    ... ?

  • permalien jeanny :
    17 janvier 2013 @01h23   « »

    j’avais à peine 30 ans lorsqu’éclata l’opération tempete du désert. Dans le monde diplomatique, seul papier que je m’autorisait à lire étant donné le carnage journalistique intox qui se propageait à travers CNN et la presse française. En page, j’avais la composition de tous les "dictateurs" et celle leurs contingents miilitaires.. Visionnaire ce papier, avec l’objectif visé après cette que cette coalition ait mis l’Irak à feu et à sang... Après l’IRAK, La Libye, puis la Syrie, l’Algérie, la Corée du Nord, l’Iran, puis évidemment on passera à l’Amérique du Sud... les autres pays d’Afrique n’étant pas des ETATS dans le sens pur, il n’y avait plus aucune difficulté à mettre la main sur l’eau et les matières premières dans ces zones .. Il me semble que Serge Halimi en était l’auteur (il n’organise plus de soirée débat d’ailleurs dommage) !! Voter Hollande voter Sarkozy, quand bien même on aurait voté pour dieu, çà aurait été du pareil au même... Ce monde nous dit depuis des décennies qu’il ne peut fonctionner que comme un système de vase communicants, quand un coté se vide pour que l’autre se remplisse, le problème étant que le même se vide indéfiniment ... Il y a des lustres que j’ai abdiquer du vote ! cette supercherie qui nous fait croire que le peuple est souverain, je crois que ce qui s’est passé lors des primaires UMP devrait nous faire prendre conscience du "trucage"... A la différence près que dans ces pays, les observateurs surveillent le scrutin pour une élection "démocratique", tandis que chez nous, nous sommes trop honnêtes pour être observés !

  • permalien jcantor :
    17 janvier 2013 @01h29   « »
    Mali-mélo

    Même en regardant le bon côté des choses, si on veut faire la part des choses, on peut au mieux dire que La France est sur le long terme présente au Mali et au Niger parce qu’elle y a des intérêts, et sur le court terme qu’elle y est intervenue sur appel de panique du président en place, qui n’est pas un président-élu.

    Ne pas vouloir dire que la France est au Mali parce qu’elle y a des intérêt, c’est vraiment du paternalisme, une façon de dire que la France est au Mali pour aider le Mali à exister per se.

    La France a des intérêts au Mali, elle y exploite des ressources naturelles, et il est dans l’intérêt de la France de s’assurer que le partage des revenus issus de cette exploitation soit équitable, d’une part entre les entreprises françaises et l’État malien, et d’autres part, entre l’État malien et sa population.

    Ce n’est pas du paternalisme que de s’assurer que l’État malien ne lèse pas sa population, c’est une protection pour la France, en s’assurant que ses entreprises ne participent pas à des industries qui lèsent les populations.

    Le Mali est censé retirer des revenus substantiels de cette exploitation. Si ces revenus sont mal répartis, ou simplement même bien répartis mais de manière non transparente, ça ne peut que créer des troubles.

  • permalien jcantor :
    17 janvier 2013 @01h30   « »
    Mali-mélo

    Là où le bât blesse, c’est précisément que l’actuel président malien n’a pas été élu. La France se bat au Mali à sa demande formelle, mais il est aussi très difficile de croire que ce président non élu n’ait pas été au préalable adoubé par la France.

    On sent poindre comme une possibilité de conflit d’intérêt.

    Si demain, il apparait que ce président non élu a trempé dans des malversations liées à l’exploitation des ressources naturelles, la France sera complètement isolée, et ce même si l’accent est mis, devant la CPI, sur les violations des droits de l’homme par le régime malien précédent ou les rebelles du Nord.

    Le partage des revenus des ressources minières est un sujet très compliqué, très abstrait, encore plus que celui du partage des ressources pétrolières, mais dans le cas du Mali, il va falloir le traiter en toute transparence, et rapidement, sans doute en parallèle avec le déroulement militaro-diplomatique actuel.

  • permalien jeanny :
    17 janvier 2013 @01h31   « »

    jacques goguy :
    les terroristes islamistes grouillent en Tunisie, mais on nous prends pour ds billes, ceux là sont juste un peu moins virulents ! je vous fiche mon billet que nos politicards les ont posés là ou ils sont, comme ils l’ont fait avec les ex dictateurs ...

  • permalien jeanny :
    17 janvier 2013 @01h37   « »

    jcantor

    le Mali n’est pas un Etat, c’est une mafia installée au pouvoir, que nos chefs d’Etat cautionne en leur assurant le pouvoir a vie, et qui justement récupère la rente pétrolière pour elle sans jamais la redistribuer... ne comptons plus sur nos énarques pour les aider, nous mêmes aujourd’hui sommes en pleine régression et ce n’est pas anodin, tous le monde au même régime !! attendez la belle surprise tout le long de cette année, avec en prime le MEDEF qui fait sa loi !
    Du coup, pas de droits sociaux dans ces pays et plus de droits sociaux ici, faites votre conclusion !

  • permalien jcantor :
    17 janvier 2013 @05h10   « »
    Mali mais non

    Jeanny, le Mali n’a pas toujours été ce que vous dites (un État mafieux). Après plusieurs coups d’états, le Mali avait réussi a enchainer plusieurs élections, c’était plutôt encourageant.
    Le président en place, même s’il n’est pas élu, a été nommé après une tentative de coup d’état avortée, nommé via des processus constitutionnels, pour assurer un intérim avant une prochaine élection.
    Il est évident que cette constitution prévoit, même pour un président par intérim, des droits étendus pour faire face à des situations d’urgence, notamment le droit de faire appel à un allié pour défendre l’intégrité du pays.
    Ça n’est pas un comportement mafieux, c’est l’expression d’un mécanisme qui est plus que plausible dans une constitution de type occidental.

    Le risque mafieux (i.e. de collusion) est d’ordre moral : la France intervient sur une demande "aux limites", en état d’urgence. Si la personne qui a fait cette demande (le président par intérim, qui a une légitimité constitutionnelle mais pas élective) se révèle moralement douteuse, la France sera au bas mot dans une mauvaise position. Les enjeux sont très importants, et beaucoup de choses reposent sur la moralité de Traoré et sur celle de ses partisans.

    Cela dit, Traoré a un CV d’enseignant, chef de parti d’opposition, directeur d’institut d’enseignement supérieur etc. a priori pas non plus un CV chargé en affairismes divers, en tout cas pas un CV mafieux.

    NB : Le Mali n’est pas un État pétrolier. C’était un État surtout agricole (exportateur de coton) qui est devenu un État minier (3eme producteur d’or africain après l’Afrique du Sud et le Ghana).

    La redistribution des revenus agricoles est plus intuitive que celle des revenus miniers, il y a certainement un effort de transparence et d’équité à faire de ce côté-là, d’autant plus que le virage minier date de dix, quinze ans ; ça ne fait pas encore partie de la culture économique du Mali (contrairement à l’agriculture).

  • permalien jgn :
    17 janvier 2013 @08h48   « »
    "escargots à la fourchette"

    jcantor
    "Ce n’est pas du paternalisme que de s’assurer que l’État malien ne lèse pas sa population, c’est une protection pour la France, en s’assurant que ses entreprises ne participent pas à des industries qui lèsent les populations."

    Qu’un État soit donc sous le "bienveillant" regard de celui qui exploite ses ressources minières, voilà qu’on ne saurait qualifier de "paternalisme" ... selon votre point de vue.

    Eh bien, je serai curieux du terme dont vous useriez donc : l’infantilisation, à laquelle cette pratique renvoie - comme - ö hasard ! - ce singulier appel au secours d’un État préalablement déstabilisé -, est une des formes du "paternalisme" - ce que des esprits grincheux, d’ailleurs, nomment aussi bien colonialisme - et qui n’ont jamais cessé depuis les "indépendances".
    De Gaulle - grand "décolonisateur" - eut l’intelligence de concevoir que la France n’avait plus les moyens de son empire ; il a aussitôt mis la Guinée au ban - avec les conséquences pour elle que l’on sait - dès lors qu’elle refusa de "s’intégrer" dans la "communauté" des anciennes colonies "conciliantes".
    Faut-il d’autres éléments de ce que d’aucuns ont pudiquement nommé la "françafric", ce réseau mafieux de relations bien comprises soutenant le fantôme de l’empire, c’est-à-dire le capitalisme alimenté aux sources de la colonisation ?

    À ce courant de fond, dont vous reconnaissez par ailleurs l’existence, vous n’opposez que le "président" actuel du Mali, Traoré. C’est peu.
    Et il y aurait lieu de signaler qu’il n’est pas seul, quand l’agent de cette déstabilisation reste le réel homme fort du pays. Et c’est bien, peut-être, contre Sanogo, que Traoré a appelé les Mirage et autres "serval" à l’aide.
    Le prétexte ? Tout trouvé, quitte à le provoquer par quelque opération "spéciale" : l’avancée des "terroristes".

    La faveur de ce terme, partout repris sans autre forme de procès, semble bien n’interroger personne, bien que syndrome des empires sur le déclin, tels que le furent la Russie tsariste, l’Allemagne occupant l’Europe devant éradiquer toute résistance à sa main de fer, ...
    Que dit d’autre M. Hollande quand il signifie, avec la détermination apparente et la froideur d’un robot, qu’y a lieu de les "détruire", comme si "éradiquer" toute opposition assurait de la légitimité d’une domination sans qu’elle ait à s’interroger sur les raisons de ses oppositions ? Et comme si un tel projet n’était pas d"avance un mirage ?

    C’est forte de cette "légitimité anti-terroriste" de plus haut niveau que nos braves piou-piou, à la solde de la république, se sent pousser les ailes de ses mirages et autres rafales du désert et s’apprête, dans les meilleurs accents du Djebel et de la chasse au fellagha, à "cueillir les escargots à la fourchette".
    Qui parle encore de morale ?

  • permalien YG :
    17 janvier 2013 @11h12   « »

    Au risque de déplaire aux pourfendeurs de l’impérialisme et du néo-colonialisme, je pense que l’intervention des forces françaises est à la fois légitime et nécessaire.

    Légitime, car elle répond à une demande du gouvernement malien, lui-même en butte aux manoeuvres des putschistes de Kati et de l’inénarrable Capitaine Sanogo.

    Nécessaire, car nul doute qu’on s’acheminait vers la prise de contrôle de Mopti et du seul aéroport de la région (Sévaré) non encore detenu par les groupes rebelles, rendant très difficile la reconquête du Nord du pays. L’armée malienne, divisée (les "bérets rouges" sont toujours aux arrêts), sous-équipée (du fait de la corruption des officiers supérieurs) était évidemment incapable de stopper l’avancée des rebelles.

    Si les autorités de la transition ont pris la décision de demander l’appui de la France dans cette affaire, c’est après avoir longuement réfléchi : pour qui connait les Maliens et leur nationalisme sourcilleux, il ne s’agit pas pour eux d’un retour à la domination coloniale, mais d’une aide demandée à un pays ami, pour lequel d’ailleurs nombre de Maliens ont perdu la vie dans les deux guerres mondiales.

    Ceci dit, après les premiers succès des frappes aériennes, la situation va se compliquer du fait de l’immensité du territoire et des moyens forcément limités que la France peut mobiliser. Quant aux troupes de la CEDEAO dont on annonce tous les jours l’arrivée imminente, elles ne seront pas opérationnelles avant de longues semaines.

    Peut-être les évènement actuels en Algérie feront-ls comprendre aux autres pays occidentaux que l’affaire malienne les concerne aussi.

  • permalien Yvan :
    17 janvier 2013 @11h20   « »

    On accuse souvent la CPI de lourdeurs administratives et de lenteurs procédurales...

    Mali : la Cour pénale internationale sera-t-elle impartiale ? - Le Point
    Ce n’est pas la première fois que la CPI, créée pour juger les plus hauts responsables de crimes de droit humanitaire dans le monde (contrairement aux tribunaux ad hoc, comme sur l’Ex-Yougoslavie, qui ont une compétence géographique limitée), s’immisce dans un conflit en cours.

    ... c’est toutefois la première cours de justice, depuis l’invention de l’humanité, capable de juger un crime en train de se commettre... et parfois même avant qu’il soit commis.

  • permalien YG :
    17 janvier 2013 @11h30   « »

    @ Jeanny

    Le Mali, État mafieux ?

    Une fois l’intégrité territoriale du Mali reconquise, c’est vrai qu’un autre grand chantier va s’ouvrir : l’émergence d’une classe politique à peu près intègre. Ce n’est pas gagné ! Il faudra sans doute que la "communauté internationale" suive de près cette phase pour écarter ceux qui, c’est vrai, se sont rempli les poches pendant les 21 ans de démocratie formelle au lieu d’agir pour le développement du pays. La corruption est omni-présente au Mali : la petite (le racket des policiers aux carrefours) et la grande (les prédateurs prélevant leur pourcentage sur les marchés publics). Ceci date de l’époque de Moussa Traoré, et les présidences d’Alpha Oumar Konaré et d’ATT n’y ont rien changé.

    Si le pays veut vraiment en sortir, ce sera long et difficile, car ces habitudes sont maintenant profondément ancrées dans les comportements quotidiens. Certains pays ont - partiellement - réussi ce pari (je pense au Ghana ou à l’Ethiopie) : ils connaissant depuis plusieurs années des taux de croissance à deux chiffres.

    PS : il n’y a pas de pétrole actuellement exploité au Mali, mais on peut penser que le sous-sol des régions du Nord en contient.

  • permalien Juba :
    17 janvier 2013 @11h30   « »

    J Gregorio,
    Cette prise d’otages n’est pas le résultat de l’acceptation par les autorités Algériennes du survol de son espace aérien par les avions francais pour aller combattre au Mali , il s’agit d’une action préparée de longue date par un tango borgne qui aurait du etre éliminé depuis longtemps ! la revendication de le laisser partir avec les otages démontre qu’il veut des otages pour monnayer leur libération ! il est à la tete d’une organisation qui se sert de l’islam pour assouvir des desseins bassement matérels. Il est sur que lui n’est pas parmi les assaillants car les 72 vierges et les rivières de vin, il les veut sur terre et non dans l’au delà, n’est ce pas Monsieur Besbous ! Ces terros ont été vaincus en 1997 et on leur a accordé des prolongations pour un match perdu dans les 90 mn ! Si c’est l’oeuvre des services secrets d’une quelconque puissance pour entrainer l’Algérie dans cette guerre et bien non aucun Algérien ne doit mourrir pour un autre pays fusse t-il le Mali ! Mr Chevenement l’a bien souligné "L’Algérie a fait face toute seule aux terroristes armés et financés par les monarchies du golfe et encouragé par la complaisance de l’occident et c’est beau de reprocher aux autres leurs erreurs en oubliant ses propres erreurs . J’étais sidéré de voire des Maliens qui demandent aux autres de les protéger au lieu de prendre les armes pour se défendre !L’Algérie avec toutes ses épreuves ne veut pas en tirer des lecons car on ne peut utiliser les terroristes comme épouvail sur le plan interne et comme rempart sur le plan externe !

  • permalien Yvan :
    17 janvier 2013 @12h13   « »
    Mali : questions sur la propagande de guerre


    Algérie : Paris n’a pas confirmation de Français parmi les otages - Flash actualité - Politique - 17/01/2013 - leParisien.fr
    Nous n’avons pas confirmation" de la présence de Français parmi les otages en Algérie, a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement,

    EN DIRECT. Algérie : 15 otages expatriés se seraient échappés - Le Point
    11 h 55. Selon une source non officielle, 15 ressortissants étrangers retenus sur le site d’In Amenas se seraient échappés. Des Français en feraient partie.

    ... il est possible que Depardieu et Bardot fassent partie des otages et aient repris leur nationalité française pendant leur enlèvement.

  • permalien jgn :
    17 janvier 2013 @13h20   « »

    YG : 17 janvier @11h12
    "(...) je pense que l’intervention des forces françaises est à la fois légitime et nécessaire.

    Légitime, car elle répond à une demande du gouvernement malien, lui-même en butte aux manoeuvres des putschistes de Kati et de l’inénarrable Capitaine Sanogo."

    Ah bon ! Il suffit donc qu’un "président" - disons son image -, pas même élu, issu de putschs répétés, pleure misère, et, comme le dit un commentateur, manifeste qu’il n’est pas à même de défendre son pays "souverain" pour qu’aussitôt il devienne "légitime" de donner la troupe pour une opération de police, pas même claire quant à ses réels objectifs devant le peuple qui la solde ?

    On mesurera la légitimité d’une telle politique de la canonnière à l’aune du portefeuille des Français, qui apprendront alors à leur dépens - mais un peu tard, comme ce fut le cas de la désastreuse aventure libyenne - le caractère parfaitement aventuriste d’une telle expédition contre des "concepts" pour enrichir certaines compagnies - comme ce fut le cas de l’armada planétaire mobilisée en Irak et dont tirèrent les marrons du feu les Halliburton &Co.

    Quand on pleure déjà auprès des classes moyennes pour ramasser de quoi soutenir ne serait-ce que l’existant en matière de retraites, de programmes éducatifs ou de santé publique, on ne se lance pas dans des aventures de corps expéditionnaire car ON N’EN A PAS LES MOYENS ...., si ce n’est à parier sur le fait que de telles aventures n’ont que le bénéfice de redorer son audimat personnel d’homme politique qui de "moumou" passe à "moudur".
    Bravo ! Toute la droite se lève comme un seul homme.
    À quand "Maréchal ! nous voilà !" ?

  • permalien jeanny :
    17 janvier 2013 @14h50   « »

    jcantor
    c’est faux !!! Amadou Haya Sanogo a fait le coup d’Etat et détruit l’armée malienne... il fait obstacle contre toute tentative de reforme constitutionnelle... On dit que Hollande aurait reçu en France une tripotée de maliens, un genre de comité (comme celui qui a pris le contrôle à bengazi, et celui qui tente de prendre le pouvoir en Syrie) pour approuver cette mission catastrophique, c’est donc bien qu’on se passe de ce tordu de Sanogo pour accréditer cette guerre contre l’islamisme terroriste.. Pourquoi terroriste d’ailleurs ? Une redondance quand on sait que de toutes manières, l’islamisme est la terreur personnifiée (à l’instar de l’inquisition) dont se servent les dictateurs depuis toujours, pour asservir leur peuple... Faux problème donc puisque l’islamisme au Mali s’est installé au Mali du nord au Sud (à la différence près qu’avant les agressions sanguinaires, les maliens toutes religions confondues cohabitaient)... Pour ma part et je n’en démordrais pas, L’ENNEMI INVISIBLE EST LE QATAR et il est partout !Ces dynastie islamiques obscurantistes se sont toujours servis des populations qu’ils envahissent pour asseoir leur religion d’Etat et leur pouvoir sanguinaire, qui arrange les pays occidentaux, les faiseurs de rois .... si Hollande voulait vraiment nous protéger de ce terrorisme islamiste, il aurait commencé par la critique de la légitimation de l’UOIF (pure instrument du Qatar pour renforcer son projet sur notre sol) accrédité par notre nain adoré Sarkozy. Puis il aurait formulé de très vive inquiétude sur la Tunisie, ou récemment une ville entière s’est vidée de ses habitants, Siliana, conséquence du climat qui y règne depuis plus de deux ans en termes d’agressions, et même élimination physique de l’opposition. Il n’a pas non plus créé ni reçu un comité national de transition, pourtant dieu seul sait si des démocrates tunisiens pullulent en France ... Mais Hollande prétend entrer en guerre pour lutter contre un "danger de voir l’islamisme s’’installer à nos portes, comme si le mali était réellement à nos frontières alors qu’il n’a pipé mot du danger qui se profilait sur la rive méditerranéenne, parce que la Tunisie n’est pas à notre porte peut être ??? it’s a joke comme dirait l’autre, on est plus à une contradiction près, nous fait croire qu’il agit contre la chose mais c’est son contraire qu’il cautionne en serrant la main de ces veaux des Emirats (koweit, Qatar, Arabie) qui eux vivent déjà leur période post pétrolière et ont aussi des intérêts dans la région...

  • permalien Yasmina :
    17 janvier 2013 @16h19   « »

    jeanny 17 janvier 01h23

    Visionnaire ce papier, avec l’objectif visé après cette que cette coalition ait mis l’Irak à feu et à sang... Après l’IRAK, La Libye, puis la Syrie, l’Algérie, la Corée du Nord, l’Iran, puis évidemment on passera à l’Amérique du Sud... les autres pays d

    d’accord avec vous. Dans son rapport "Global trends"( tendances mondiales) le NIC ( National Intelligence Council) situé à Washington, « prédit » que 15 pays en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient deviendront des « États en déroute » d’ici 2030 en raison de leurs « conflits potentiels et leurs ennuis environnementaux ».

    La liste des pays dans le rapport de 2012 du NIC comprend l’Afghanistan, le Pakistan, le Bangladesh, le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Kenya, le Burundi, l’Éthiopie, le Rwanda, la Somalie, la République démocratique du Congo, le Malawi, Haïti et le Yémen. (voir p 39)http://www.dni.gov/files/documents/...

  • permalien Yasmina :
    17 janvier 2013 @16h38   « »

    L’ENNEMI INVISIBLE EST LE QATAR et il est partout !Ces dynastie islamiques obscurantistes se sont toujours servis des populations qu’ils envahissent pour asseoir leur religion d’Etat et leur pouvoir sanguinaire, qui arrange les pays occidentaux, les faiseurs de rois .... si Hollande voulait vraiment nous protéger de ce terrorisme islamiste, i

    le Qatar est un pays vassal des.... faiseurs de roi. Donc l’ennemi, le vrai est celui qui l’a fait roi. Goldman Sachs par exemple. La religion , les "obscurantissent"( qui font des prets à interets , sont membres du FMI , adherent aux N-U dont la charte stipule que la souveraineté supreme appartient au Conseil de Sécurité) et les faiseurs de roi s’en moquent. Elle est instrumentalisée. c’est juste bon pour faire de la chair à canon.

  • permalien YG :
    17 janvier 2013 @16h40   « »

    @ JGN

    Le président "même pas élu" Dioncounda Traoré exerce l’intérim de la fonction après le coup d’État de Sanogo et de sa clique, et la démission d’ATT. Il était président de l’assemblée nationale du Mali (donc élu) et son intérim est conforme à la constitution du pays, que Sanogo avait dans un premier temps abolie et qui a été rétablie suite aux pressions des pays voisins de la CEDEAO. Se demande d’aide à la France était donc légitime.

    Sur la guerre aux "concepts" : quand les "concepts" coupent pieds et mains, violent les femmes et exécutent les couples adultérins, il faut les combattre.

    Sur le coût pour le contribuable : pour ne citer que cet exemple, 450 000 soldats africains ont combattu en Europe entre 1914 et 1918. 23% des effectifs des régiments de tirailleurs sénégalais (originaires des pays de l’ex-AOF) n’en sont pas revenus. Si par cette opération la France peut s’acquitter d’une partie de sa dette de sang, cela ne me choque pas.

  • permalien Caligula :
    17 janvier 2013 @17h34   « »

    Pour ceux qui s’inquièteraient du coût de l’intervention française, il a été estimé, sur la base de l’intervention en Libye, à environ 400 000 Euros par jour.

  • permalien Thomas Trib :
    17 janvier 2013 @18h24   « »
    Indignation à géométrie variable

    @ YG

    Sur la guerre aux "concepts" : quand les "concepts" coupent pieds et mains, (...) et exécutent les couples adultérins, il faut les combattre.

    Je vous conseille d’écrire à l’Elysée et de demander à François Hollande d’envahir l’Arabie Séoudite.

    Bizarrement dans ce cas précis, les "concepts" n’empêchent pas les occidentaux de dormir. Idem quand des soldats français étranglent un Ivoirien à l’arrière de leur blindé ou quand les merveilleux humanistes américains urinent sur les cadavres de leurs victimes afghanes...

    Par contre quand il s’agit de lancer des bombes à plusieurs bornes d’altitude sur des villages en torchis ou de tirer des missiles HOT sur des pick-up Toyota, là bizarrement la bonne conscience française ne peut plus attendre !

  • permalien YG :
    17 janvier 2013 @18h55   « »

    @ Thomas Trib

    Certes, mais qu’auriez-vous fait à la place de Hollande dans ce cas précis ? Que proposez-vous ?

  • permalien jgn :
    17 janvier 2013 @19h08   « »

    YG 17 janvier @16h40 «  »

    "quand les "concepts" coupent pieds et mains, violent les femmes et exécutent les couples adultérins, il faut les combattre."

    Sur ce point, au moins, Thomas Trib vous aura donné une réponse. La morale n’a toujours que certains emplois. Occidentale, et, À CE TITRE, UNIVERSELLE. Jean de La Fontaine s’était déjà penché sur la question : le droit du plus fort. Voilà à quoi se résume la "guerre contre le terrorisme".
    Concevez au moins qu’une morale puisse en valoir une autre, et se donne, dès lors, les moyens de se faire respecter. La nôtre, si l’on veut bien se regarder un peu, c’est-à-dire réfléchir, se résume à ceci : la consommation, et, conséquemment, l’abandon de toute résistance à la toute-puissance de l’industrie. Là est le CONSENSUS. Hors de celui-ci, point de salut. Qui n’a pas son portable aujourd’hui est un terroriste potentiel (dixit Mme Alliot-marie, alors ministre de l’Intérieur de la République française).

    Pour ce qui est des poches de résistance à l’"extérieur" de l’aire de la liberté, pas de quartier. Il faut les réduire, que chacun puisse enfin "profiter".
    De quoi ? mauvaise question n’est-ce pas ? On n’évoquera donc ni napalm, ni bombes à l’uranium appauvri, ni toutes subtilités de la démocratie importée du ciel, vérité divine, qui,quant à elles, ne sont nullement terroristes, peccadilles à coté d’une main coupée ...
    comme l’est la baignoire employée contre des "combattants ennemis".

    "Si par cette opération la France peut s’acquitter d’une partie de sa dette de sang, cela ne me choque pas."
    Que vous puissiez simplement l’évoquer, me choque.
    Cette guerre ne concernait en rien ces gens qu’au mieux l’on a enrôlés sur un mensonge, celui de la promesse d’une citoyenneté française, promesse bien vite oubliée.
    Une dette de sang ne se négocie pas. Elle restera, et ce n’est pas la mort d’un soldat français, dix, vingt, ... qui pourrait la solder.
    D’autant que dans le cours de ce nouvel engagement des forces de la domination du capital international sur la terre d’Afrique, d’autres dettes vont se contracter, comme il en a été partout où il aura fallu "cueillir les escargots à la fourchette", pour reprendre le si poétique jargon de nos sabreurs de fellaghas. Le débusquage des "terroristes" sera un nouvel enlisement à l’algérienne, avec les mêmes "mots" si l’on peut dire ainsi de ceux que l’on extorque "pour sauver des vies" comme y disait dans le Djebel.

    En tout état de cause, et bien sûr vous ne répondez pas sur ce point, un pays aussi affaibli qu’on nous le dit - nous aurait-on menti ? - ne se lance pas dans une opération de prestige militaire et de longue durée comme on nous le promet déjà. Car il faudra bien solder la note. Et qui DEVRA payer, alors ?

  • permalien Shanaa :
    17 janvier 2013 @22h58   « »

    Yasmina : "le Qatar est un pays vassal ..."

    Aurait-il des actions chez Areva ? Vous savez, les centrales nuéclaires ? De quoi ont-elles besoin pour fonctionner ?

  • permalien Jean Gregorio :
    18 janvier 2013 @00h30   « »

    Le malaise entre le gouvernement Algérien et son armée se poursuit...

    Surprenantes sont les réactions du gouvernement des USA et de l´UK qui se plaignent de ne pas avoir été prévenus à l´avance de l´opération de délivrance des otages par le gouvernement Algérien, alors qu´elles disposent toutes les deux d´un puissant réseau de satellites espions, de drones qui peuvent survoler le site et de nombreux systèmes d´écoute des télécommunications.

    Maintenant une question :

    Est ce le gouvernement Algérien qui a donné l´ordre de libérer les otages ?

  • permalien jcantor :
    18 janvier 2013 @03h47   « »
    Mali, Mali à demi

    jgn

    Regarder où on place ses intérêts et son argent, ça n’est pas de la bienveillance, c’est le B.A.BA de la gouvernance.

    Les contrats français à l’étranger sont assurés par la COFACE, avec de l’argent public. Vous apprécierez certainement de savoir que cet argent ne sert pas à assurer des contrats qui déstabilisent des pays.
    Votre caisse de retraite place sa trésorerie dans un éventail d’investissements, et vous serez certainement parmi les premiers à souhaiter que votre retraite ne soit pas investie dans des dictatures.
    Cela dit, la France n’a semble-t-il pas de gros investissements au Mali (mais peut-être des projets). Ce qui suggère que l’intervention a bien eu lieu avant tout pour soutenir le processus d’intérim prévu par la constitution malienne.

    jeanny

    Je ne sais pourquoi vous en voulez à ce point à Dioncounda Traoré, l’actuel président malien par intérim.
    Lisez sa bio sur wikipedia, version francophone et version anglophone pour faire bonne mesure. Contrairement à toute la littérature écrite sur le sujet depuis deux semaines, wikipedia aura au moins le mérite de représenter un consensus factuel.
    Vous verrez qu’il a un CV d’ingénieur, chef de parti d’opposition, chef d’établissement d’enseignement scientifique, études à Moscou et Alger, donc il parle probablement "plusieurs langues" (français, anglais, russe, peut-être l’arabe, et au moins une langue malienne - pas le cas de beaucoup de chefs d’État)
    Vous verrez aussi que lors du dernier coup d’état avorté au Mali (celui de Amadou Sanogo début 2012), Dioncounda Traoré a fui le Mali (trois semaines, du 21 mars 2012 au 7 avril). Il n’y est revenu que lorsqu’il a été reconnu dans son poste actuel par la CEDEAO.
    Et pourquoi la CEDEAO a-t-elle reconnu Dioncounda Traoré comme président malien par intérim ?
    Parce que, comme l’explique YG, Dioncounda Traoré était député élu, porte parole du Parlement malien, et que la constitution malienne prévoit que le président par intérim est cette personne, et pas une autre.

    Voilà pour les faits.

    Ce qui transparait dans la bio de Dioncounda Traoré, c’est au bas mot un vrai manque de goût pour les affaires militaires - ce qui est à mon avis une qualité - qui pourrait expliquer pourquoi il n’a pas demandé plus tôt une intervention française : ça fait des mois que des gens détruisent la principale ville historique du Mali (Tombouctou) ; Traoré a attendu que les rebelles marchent sur la capitale du pays pour appeler à l’aide.

  • permalien gloc :
    18 janvier 2013 @05h43   « »

    Je ne sais pourquoi vous en voulez à ce point à Dioncounda Traoré, l’actuel président malien par intérim.

    Ce qui pose question pour certains Français, ce n’est pas la légitimité d’un président par intérim, mais la légitimité de l’intervention de voleurs contre les coupeurs de mains de voleurs.

    Si la France voulait se faire le chantre de la "légitimité", j’espère qu’elle aurait commencé par rétablir Amadou Toumani Touré dans ses fonctions, ainsi que la Constitution et fait arrêter et juger Sadio Gassama.

    Pour les "politi-foccarts" français, le crime de Amadou Toumani Touré, c’est d’abord d’avoir, voulu sauvegarder la souveraineté du Mali, dans un conflit interne à son territoire.

  • permalien Yvan :
    18 janvier 2013 @06h16   « »
    Mali : questions sur des interventions

    mars 2011

    Bamako : manifestation de rue pour soutenir le Guide libyen Mouammar El Kadhafi
    Cheick Oumar Sissoko déclarait « le régime du Colonel Mouammar El Kadhafi fait face à une virulente campagne médiatique de propagande et d’intoxication dont l’objectif final est de convaincre l’opinion mondiale, de légitimer une guerre de conquête coloniale des Etats-Unis et de leurs alliés de l’Union européenne, pour faire main basse sur les immenses richesses pétrolières de la Libye, freiner sa marche vers le progrès, détruire les bases d’une véritable indépendance politique, économique et sociale ». Selon Cheick Oumar Sissoko « l’objectif des Etats-Unis et de leurs alliés est d’y installer un régime fantoche et placer leur marionnette afin de faire main basse sur les réserves pétrolières de la Libye ».

    De la théorie à la pratique des dominos.

  • permalien Yasmina :
    18 janvier 2013 @10h01   « »

    Shanaa

    Aurait-il des actions chez Areva ?

    vous avez raison. c’est le cartel des multinationales, l’Ordre marchand et le meme narratif éculé de la “guerre contre la terreur” comme fil directeur.

    Un article de Tony Cartalucci, traduit en francais :http://www.mondialisation.ca/redess...

  • permalien jgn :
    18 janvier 2013 @10h19   « »
    Des suites de l’affaire libyenne

    jcantor :
    "Regarder où on place ses intérêts et son argent, ça n’est pas de la bienveillance, c’est le B.A.BA de la gouvernance."

    On ne saurait mieux dire, si ce n’est à préciser "gouvernance" de qui ? sinon de ces investisseurs qui veulent bien "prendre des risques" à la condition qu’il n’y en ait aucun ... Ce qui justifie "moralement" qu’ils mettent leur nez dans les affaires de tous et chacun. Sinon "paternalisme", du moins surveillance telle qu’elle se manifeste en politique internationale sur des petits États dont la souveraineté n’est plus ici qu’un mirage destiné à donner le change au peuple.
    Voilà toute la "bienveillance" de nos investisseurs si "prudents" : "c’est pour votre bien que nous surveillons les budgets et les affaires intérieures des États".

    Comment mieux énoncer ce totalitarisme de l’économie qui asservit, en le contrôlant et le canalisant dans les "bons comportements" et les "bonnes pensées" désormais le moindre geste de tous et chacun ?

    Si besoin en était encore d’une illustration, après l’affaire grecque, regardons simplement cette prise d’otages en Algérie - que les chancelleries occidentales nomment "l’affaire algérienne" -, chialant de ne pas avoir été "informées" au préalable des décisions de l’État algérien ayant à régler sur son sol les conséquences des inconséquences occidentales de l’affaire libyenne.
    Voici un État "souverain" sommé de rendre compte d’avoir pris au sérieux la publicité mensongère des Occidentaux - qui leur permet de couvrir leurs méfaits - de "guerre contre le terrorisme" ...

    Personne, pour autant, ne saurait prendre aux sérieux de telles démonstrations : on est ici dans du dur, du productif, celui de l’énergie qui alimente l’économie de la planète, et les "bienveillants" investisseurs sont plutôt rassurés - cf. la grimpette des bourses mondiales - que l’on prenne au sérieux leurs chers intérêts, et tout cet attendrissant déballage n’est que nuage de fumée destiné à rassurer les peuples occidentaux que leurs États sont toujours bien les maîtres du jeu.
    L’État algérien a ainsi soigné son image de marque en faisant in situ la démonstration qu’en dépit des quelques œufs inévitablement cassés, l’omelette pouvait continuer d’être faite en toute "sécurité". Voilà donc de quoi vous rassurer : la chère économie est sauve de toute cette perturbante agitation...

    Et rassurons-nous aussi, puisque la France - c’est-à-dire son économie - peut chanter alléluia !...
    Ne voilà-t-il pas que l’Inde - un pays prometteur, plein de joyeux ennemis à ses frontières, un bon "partenaire" donc, patrie, de surcroît, de bons investisseurs en France comme M. Mittal, entre autres, vient de se montrer impressionnée par la démonstration in situ des performances du Rafale au point d’en rajouter 50% sur sa commande ... Allons, le Mali est décidément plein de promesses.

  • permalien yjmauss :
    18 janvier 2013 @18h01   « »

    Il y en a marre de tous ces donneurs de leçon qui hurlent avec les loups : " il ne fallait pas s’engager au Mali" !
    Il y a des moments dans la vie où les valeurs humaines priment avant toute chose. Mais oui, vous avez raison ! Laissons les intégristes ( de tout poil) prendre le pouvoir ici et là.... Tant que cela ne nous atteint pas... Dans notre vieille France on est à l’abri ! Tiens donc ! La laïcité ( au sens premier du terme, car aujourd’hui beaucoup ne savent plus trop ce que c’est...) n’est pas en danger ! on n’oblige pas les femmes à se voiler et on peut encore se proclamer athée... Oh grâce à Dieu !
    A bon entendeur, salut

  • permalien chb :
    18 janvier 2013 @22h32   « »

    Mali : les mensonges colonialistes sont enfin dénoncés à l’Assemblée … belge
    Lors du débat sans vote sur l’OpEx « Serval », le député Front de Gauche Asensi avait lui aussi soutenu l’intervention au Mali, quoiqu’avec des réserves.
    Il nous a manqué un Laurent Louis dans notre assemblée. Celui-ci, au perchoir belge, s’oppose (seul) à la guerre au Mali et dénonce la manipulation internationale. Pas un copeau de langue de bois : ça déménage.

  • permalien khao :
    19 janvier 2013 @00h39   « »

    Les narco-terroristes et bandits de grands chemins qui au nom de l’islam sèment la terreur un peu partout doivent être exterminés par n’importe quelle moyen (croyez moi, ils n’ont rien avoir avec l’islam). Il ne faut pas qu’ils se sentent impunis et se croient tout permis. Je salue l’intervention de la France (avec une petite réserve sur sa position en Syrie) qui prend les devants grâce à l’opération Serval. Ce n’est pas grave si elle le fait par intérêt ; l’essentiel c’est qu’elle prend l’initiative de nous débarrasser de ces VIRUS qui risquent de ce propager dans toute la région. Si le virus du djihadisme-terroriste touche le Maghreb, le bassin méditerranéen est foutu. Et c’est un tunisien qui vous le dit...

  • permalien Sarah :
    19 janvier 2013 @00h59   « »

    @ khao :

    Si le virus du djihadisme-terroriste touche le Maghreb, le bassin méditerranéen est foutu. Et c’est un tunisien qui vous le dit...

    Qui finance ces jihadistes terroristes ??

    Pourquoi ne pas s’attaquer à la racine du mal au lieu de faire semblant de les combattre dans des opérations néo-coloniales qui ont pour but d’installer des bases militaires pour contrôler des régions riches en matières premières.

    Avez-vous aussi applaudi à l’intervention de l’Otan en Libye ?
    Parce que ceux que la France combat aujourd’hui au Mali ont été armés par la France et la GB en Libye pour combattre Khadafi.

    Sinon en tant que Tunisien,vous trouvez normal que l’ancienne puissance coloniale,la France,gère encore une région qui est censée ne plus lui appartenir ?

    C’est aux pays Africains de gérer cette crise car c’est leur continent,leur pays,et ce sont eux qui ont le plus à perdre.

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