Le Monde diplomatique
Accueil du site > Americas > Les sirènes libérales de Bruxelles en visite à Santiago du Chili

Les sirènes libérales de Bruxelles en visite à Santiago du Chili

jeudi 24 janvier 2013, par Guillaume Beaulande

Le premier sommet entre l’Union européenne et la toute jeune Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac) se tiendra les 26 et 27 janvier prochains à Santiago du Chili.

Créée en décembre 2011 à Caracas, la Celac compte trente-trois membres : l’ensemble des pays du continent à l’exception des Etats-Unis et du Canada. Elle se réunira dans la foulée, les 27 et 28 janvier [1]. Trois pays en pilotent tour à tour les réunions : celui qui en assure la présidence, son prédécesseur ainsi que son successeur. En 2012, le trio – inattendu – rassemblait les ministres des affaires étrangères chilien et vénézuélien et le vice-chancelier cubain (MM. Alfredo Moreno, Nicolás Maduro et Rogelio Sierra). Alors que le Venezuela et Cuba représentent « l’aile gauche » du sous-continent, le Chili incarne une option politique diamétralement opposée depuis l’arrivée au pouvoir de M. Sebastián Piñera, en 2010.

Le sommet fait suite à six rencontres organisées depuis 1999 entre l’Union européenne et une région qui, jusque-là, ne s’était pas dotée d’une structure la représentant. Les discussions s’étaient alors soldées par divers accords de libre-échange (ALE) et d’association (AA) entre l’Europe et le Chili, la Colombie, le Pérou et l’Amérique centrale. De telles ententes comportent en général des clauses contraignant les pays signataires à mettre en place des réformes juridiques, administratives, économiques et sociales bénéficiant avant tout aux transnationales. Le renforcement du droit de propriété intellectuelle empêchant le transfert de technologie, la protection des droits des investisseurs par le truchement de clauses d’arbitrages entre l’Etat et eux, la sécurisation de l’accès aux matières premières ou encore la libéralisation des services publics font partie des atouts dont peuvent bénéficier les multinationales.

Mais depuis le sommet de Río en 1999, la carte géopolitique de la région latino-américaine a muté. Marqués par un virage progressiste au cours des dernières années [2], plusieurs pays ont opéré une rupture non seulement avec les instances financières internationales (notamment le Fonds monétaire international [FMI] et la Banque Mondiale) mais également avec l’unilatéralisme des traités commerciaux prévalant jusque-là. Le président équatorien Rafael Correa ironisait en 2010 : « Si le libre-commerce aidait au développement, le Mexique serait déjà développé », avant d’ajouter à propos des ALE signés par le Pérou et la Colombie en 2012 : « Nous allons bien voir ce qui est bénéfique ou nuisible, nous verrons bien si les petits agriculteurs, les petites et moyennes entreprises pourront résister à la concurrence européenne. Rien n’est moins sûr [3. »

Selon l’économiste et journaliste mexicain Braulio Moro, la rencontre de 2013 pourrait donc marquer une rupture : « Contrairement aux sommets précédents, celui-ci n’aboutira probablement pas à un accord de type libre-échangiste. Après tout, la droite n’est pas en position de force aujourd’hui en Amérique latine. » Ni en Europe...

Lors du sommet ibéro-américain de Cádix, le 16 novembre 2012, Le Monde avait titré « Espagne et Amérique latine échangent leurs rôles ». Et le quotidien de souligner que, désormais, « c’est la péninsule qui appelle à l’aide ». De son côté, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy avait insisté sur le fait que « l’Espagne recevra les investissements latino-américains à bras ouverts », évoquant un juste retour d’ascenseur devant certains de ses homologues du Sud médusés [4].

L’Union européenne demeure le principal investisseur dans la région, avec 43 % du total des investissements directs étrangers (IDE), et le deuxième partenaire commercial de l’Amérique latine. Selon le Système économique d’Amérique latine (SELA) [5], la crise que traversent l’Espagne et le Portugal pourrait avoir un impact sur leurs partenaires latino-américains. Le sommet, qui réunira près de soixante pays des deux régions, constitue un enjeu stratégique important même si l’Union européenne et la Celac resserrent chacune toujours davantage leurs liens avec l’Inde et la Chine.

Un contre-sommet des peuples sera organisé du 25 au 27 juillet [6]. Une centaine d’organisations latino-américaines et européennes y sont attendues pour discuter d’une « Alliance pour le développement durable » visant à « promouvoir des investissements de qualité sociale et environnementale ». Pour M. Fabien Cohen, secrétaire général de l’association France Amérique latine qui participera à cette rencontre, celle-ci vise à « faire pression » pour que les revendications des populations « soient prises en compte » : « Sans remise en cause profonde du système libéral, la montée en puissance des pays du Sud pourrait conduire aux mêmes problèmes que ceux que connaît actuellement l’Europe. »

Notes

[1] Le Paraguay a été suspendu de la Celac, de l’Unasur et du Marché commun du Sud (Mercosur), depuis le « coup d’Etat parlementaire » de juin 2012 (Lire « Coup d’Etat au Paraguay », La valise diplomatique, 23 juin 2012).

[2] Lire William Robinson, « Les voies du socialisme latino-américain », Le Monde diplomatique, novembre 2011.

[3] « Rafael Correa reiteró su rechazo al TLC », El Universo, Guayaquil, 22 juin 2010

[4] « Spain asks for Latam help at Iberoamerican summit », The Guardian, 17 novembre 2012.

[5] Organisme régional intergouvernemental fondé en 1975 regroupant vingt-huit pays de la région et visant à établir des positions et des stratégies communes sur la question du commerce international.

[6] A cette occasion, diverses associations dont Les Amis du Monde diplomatique et France Amérique latine organisent une série de rencontres : le 24 janvier, à 19 heures, le samedi 26 janvier, de 14 à 18 heures, et le lundi 28 janvier, à 19 heures, à chaque fois, à la Bourse du travail de Paris (3, rue du Château d’eau, 75010 Paris). Pour plus d’informations, consulter le site des Amis du Monde diplomatique.

153 commentaires sur « Les sirènes libérales de Bruxelles en visite à Santiago du Chili »

0 | 100

  • permalien imperial fire :
    24 janvier 2013 @18h35   »

    les dirigeants d europe occidentale veulent ils épauler les etats unis dans leur désir d éloigner les peuples d amérique latine du modèle progressiste des pays de l Alternative Bolivarienne pour les Amériques ?

  • permalien JM Masson :
    24 janvier 2013 @18h40   « »

     : « Sans remise en cause profonde du système libéral, la montée en puissance des pays du Sud pourrait conduire aux mêmes problèmes que ceux que connaît actuellement l’Europe. »

    Tout est là. Et si ces pays nous aidaient à sortir des pièges du libéral-totalitarisme ? Les sirènes alternatives de ces contrées sont assez inaudibles dans nos ’’grands médias". Même Telesur, un temps accessible via certains fournisseurs d’accès, n’est plus diffusée : pourquoi ?
    Sur http://jmmasson.wordpress.com , j’attends patiemment une autre Europe que celle des VRP du "business as usual"

  • permalien imperial fire :
    24 janvier 2013 @19h25   « »

    les oligarques du monde entier on tout à gagner d une défaite de l ALBA,et les peuples des pays sous dévellopés,en particulier d amérique latine,tout à gagner d une extension de cette alternative au libéralisme économique,qui place le nouveau continent au coeur de la contestation mondiale du capitalisme.

  • permalien JO ZEF :
    26 janvier 2013 @10h49   « »

    en effet, les bonnes recettes sont à partager, etc
    mais là l’Europe est pas bon cuisinier et ferait mieux de le reconnaitre et de retourner prendre des cours.

  • permalien imperial fire :
    26 janvier 2013 @16h06   « »

    le fait que raul castro prendra la tete du CELAC modifiera t il la donne en amérique latine,l ancrant dans le marxisme ?il faut l esperer...

  • permalien Horacio Parenti :
    31 janvier 2013 @17h35   « »

    La esperanza del mundo, esta en la America Latina, especialmente en paises como Ecuador , Bolivia y Venezuela. Tambien algo nos pueden enseniar Argentina y Brasil.
    El Capitalismo no puede ser eterno.
    La unica alternativa real, es el comunismo.

  • permalien
    1er février 2013 @16h24   « »

    donc,effectivement,le capitalisme a trouvé ses fossoyeurs en amérique latine,chez les héritiers de simon bolivar.

  • permalien imperial fire :
    1er février 2013 @22h06   « »

    et,justement,le capitalisme a trouvé en les héritiers de simon bolivar ses fossoyeurs.

  • permalien imperial fire :
    11 février 2013 @13h22   « »

    l Empire a une opportunité pour reconquérir l amérique latine si le prochain souverain pontife sera de cette partie du monde...

  • permalien Tristan :
    11 février 2013 @16h08   « »

    @imperial fire

    l Empire a une opportunité pour reconquérir l amérique latine si le prochain souverain pontife sera de cette partie du monde...

    Le catholicisme est toujours assez divisé, en Amérique du Sud.

    N’oubliez pas que l’Empire a beaucoup essayé de s’appuyer sur les mouvements sectaires des escathologies fondamentalistes protestantes (très fortement anti-catholique).

    Correa, Chavez, Morales, les Kirchner, comme Lula et Rousseff, sont tous des catholiques romains, par exemple.

    Il ne me semble pas que les catholiques soient de nature à être très fortement lié au judéochrétinisme, en particulier en Amérique du Sud, qui sont, depuis toute éternité, des latinos.

    Je ne sais pas si l’alliance sacrée anti-orthodoxe, regroupant tous les juifs, tous les chrétiens, et tous les musulmans, est encore d’actualité. Mais, même à cette époque, les latinos ne faisaient pas vraiment partie des chrétiens.

  • permalien imperial fire :
    11 février 2013 @17h04   « »

    le saint siège a cependant une très grande aversion contre la théologie de la libération dont fernando lugo-qui sera très certainement réélu le 21 avril 2013-fait partie.,et dont correa est proche idéologiquement.l élection d un souverain pontife latinoaméricain marginaliserait bien plus ce courant progressiste du catholicisme romain.

  • permalien imperial fire :
    11 février 2013 @17h08   « »

    fernando lugo au paraguay -qui va etre réélu le 21 avril-fait partie du courant progressiste du catholicisme romain,la théologie de la libération,dont sont également proches rigoberta menchu tim et rafael correa,une "hérésie" qui risque d etre marginalisée par rome en cas d élection d un souverain pontife latinoaméricain.

  • permalien Tristan :
    12 février 2013 @00h34   « »

    @imperial fire

    De tout ce que je vois, en Amérique du Sud, la droite conservatrice est en totale perte de vitesse, à tel point que tous les politiques cherchent à se positionner à gauche.

    Il me semble que l’église catholique se cherche, aussi, dans cette nouvelle situation.

    Je ne serais pas étonné qu’elle était derrière la candidature de Lugo, comme une sorte de ballon sonde.

    Trop longtemps, l’église catholique a snobé les plus pauvres, les laissant aux sectes des USA et ne se reposant que sur de pseudo élites déculturées du cerveau.

    Je sais qu’en Bolivie, l’Empire et ses élites ont voulu catapulter le cardinal Terrazas à la présidentiel, mais, il n’a pas pu y aller, pour des raisons de santé (même s’il existe un document secret où il avait donné son accord).

    Mais, pour moi, cela devait aussi être une sorte de ballon sonde, avec de grandes chances d’échec.

    L’Amérique du Sud monte de plus en plus, l’Eglise catholique a tout à gagner à suivre le mouvement, plutôt que de jouer les troubles fêtes.

    Enfin, je crois qu’elle va, un jour, nous offrir de bonnes surprises.

    Désolé d’être aussi optimiste, c’est que j’aime le catholicisme andin, qui est très vivant, et qui attire de plus en plus, même des gens qui ne se seraient, au grand jamais, mélangés avec des personnes un petit peu plus bronzées qu’eux, il y a quelques années.

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @11h11   « »

    a Tristan, tant mieux si la droite conservatrice est en perte de vitesse en amérique du sud,et si l église catholique est derrière les forces progressistes ;au vu des analyses du "monde diplomatique",je pense qu effectivement le sous continent va nous réserver une petite surprise d ici quelques années...

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @12h54   « »

    Tristan, lugo sera t il réélu le 21 avril ?

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @13h01   « »

    pour preuve que le clergé fait partie de la droite réactionnaire en amérique du sud,en février 2007 fernando lugo a ete déclaré "suspens a divinis" par le saint siège en raison de son engagement progressiste,tout comme jean-bertrand aristide en haiti auparavant.je le réaffirme,l élection d un souverain pontife sud américain marginaliserait la théologie de la libération,l Empire pourra étouffer le "clergé rouge" ;le courant conservateur qu il soutient en bolivie aura de bonnes chances d etre élu à la tete du Vatican...

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @15h13   « »

    en fait,c est surtout un archeveque brésilien qui a des chances de devenir le prochain pape,le brésil étant le pays le plus peuplé d amérique latine-et le premier pays catholique au monde-

  • permalien Tristan :
    12 février 2013 @16h48   « »

    @imperial fire

    L’église catholique aussi, est en perte de vitesse, en Amérique du Sud.

    Il y a de plus en plus de femmes qui travaillent, il y a de moins en moins de congés dominicaux.

    Ceux qui travaillent dans le publique ont souvant un autre travail dans le privé.

    Même les sectes fondamentalistes protestantes, ont de plus en plus de mal à tenir leurs ouailles.

    Sans compté les nombreux scandales de tout genre, qui ont encore plus discrédité les pouvoirs religieux que politiques.

    Il y a de plus en plus de consumérisme religieux, à la carte.

    Les église ne sont pleines que pour les fêtes et les mariages, baptêmes et enterrements.

    Fernando Lugo a été déclaré "suspens a divinis" par le saint siège en raison de son engagement progressiste,tout comme jean-bertrand aristide en haiti auparavant

    Pour moi, l’église catholique va devoir tranquillement rentrer pour de vrai dans le jeu politique, car leur position d’acteur neutre, cachée derrière une intégrité illusoire, n’est plus tenable.

    Je pense que si le cadinal Terrazas s’était présenté candidat à la présidence de La Bolivie, il aurait aussi été déclaré "suspens a divinis". C’est pour cela que je parle de "ballons sondes".

    Quand au destin politique de Lugo, il va très sûrement être élu sénateur, le 21 avril.

    Mais, comme château d’eau d’Amérique du Sud, avec une base militaire très importante des USA, et sa position ultra-statégique dans le nacrotrafique malien, il y a des chances que l’Empire utilise tout son poids pour faire gagner ses gens.

    Ils ont beaucoup trop perdu, dernièrement, pour se permettre de perdre aussi le Paraguay.

    Mais, j’ai beaucoup aimé l’entrée du Vénézuéla dans le MERCOSUR, grâce à la suspension du Paraguay, lors du coup d’Etat parlementaire. Car s’était ce même parlement qui s’opposait à cette entrée.

    Il se passe vraiment des choses très drôle, en Amérique du Sud, avec de nombreuses manoeuvres de l’Empire qui se retournent, mystérieusement, presque systématiquement contre lui.

    Mais, la situation est vraiment toujours très trouble, car les positions de presque tous les partis ne sont pas vraiment définies.

    Il y a une radicalisation des gens, en faveur ou contre les gouvernements dit d’extrême gauche, mais, souvant, sur des bases purement affectives, ce qui permet à tous de rester dans des flous artistiques.

    On a beaucoup vu, en Bolivie et au Vénézuéla, l’extrême droite et l’extrême gauche (venant des même milieux bourgeois héritiers), main dans la main, encore plus qu’alliés objectifs, contre Chavez et Morales.

    J’espère impatiemment une meilleur définition des lignes partisanes, avec, peut-être, l’invention d’un nouveau vocabulaire.

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @18h55   « »

    vu le poids du brésil,je pense que fernando lugo reprendra ses fonctions au paraguay:il faut l espérer.

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @20h19   « »

    le paraguay est une enclave u.s entre l argentine de kirchner,le brésil de dilma rousseff,la bolivie de morales ;comment l Empire pourrait y conserver son emprise ?

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @20h37   « »

    l Empire espère t il vraiment rester dans l enclave paraguayenne,coincée entre l argentine de christina kirchner,la bolivie de evo morales et le brésil de dilma rousseff ?

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @21h37   « »

    cela m etonnerait franchement que les etats unis puissent garder la mainmise sur le paraguay,enclavé entre le brésil de dilma rousseff,l argentine de christina kirchner et la bolivie de evo morales.

  • permalien imperial fire :
    12 février 2013 @22h49   « »

    les pays progressistes d amérique du sud ne mettent pas en place d embargo criminel contre le paraguay comme le font depuis 1959 les etats unis contre cuba !

  • permalien Tristan :
    13 février 2013 @09h59   « »

    @imperial fire

    cela m etonnerait franchement que les etats unis puissent garder la mainmise sur le paraguay,enclavé entre le brésil de dilma rousseff,l argentine de christina kirchner et la bolivie de evo morales.

    Le truc, c’est que ces trois voisins du Paraguay n’ont pas encore un contrôle absolu sur leurs frontières, ni même sur une grande partie de leur pays. On a vu que même le Brésil n’arrive pas toujours à contrôler ce qui se passe dans ses deux mégapoles que sont Sao Paolo et Rio de Janeiro.

    Avec les nouvelles routes de la cocaïne, qui passent par l’Afrique, La Bolivie s’est retrouvé comme principal pays de transit de la drogue péruvienne. Et ce qui ne passe pas directement en Argentine et au Brésil, passe par Le Paraguay.

    Là, par exemple, il y a un petit problême entre le Chili et La Bolivie, parce que des militaires boliviens qui poursuivaient des contrebandiers ont été arrêté par les Chiliens et sont toujours en prison.

    Faire du Paraguay un sanctuaires des paramilitaires nactrotraficants et autres mafieux (pardon, je veux dire réfugiers politiques), est d’une importance stratégique fondamentale, pour l’Empire.

    C’est qu’il y a, en plus, le souvenir de la guerre de la triple Alliance et de la guerre du Chaco, au Paraguay, qui rend difficile une nouvelle "triple alliance" Brésil-Argentine-Bolivie

    les pays progressistes d amérique du sud ne mettent pas en place d embargo criminel contre le paraguay comme le font depuis 1959 les etats unis contre cuba !

    Voila pourquoi les pays d’Amérique du Sud doivent faire très attention et qu’un Lugo vu comme agent des pays voisins (agent de Chavez, mais aussi de Morales, de Lula, et des Kirchner), c’est le genre d’argument qui peut l’affaiblir sérieusement.

    J’ai bien peur que l’on doive oublier un retour de Lugo aux affaires, pour quelques temps.

    Mais, sur le plus long terme, si les voisins du Paraguay arrivent à renforcer leurs économies et de garder sous contrôle les violences mafieuses (en particulier aux frontières), je pense que les soft power du Brésil et de tout le MERCOSUR devraient finir par gagner les cœurs.

    Bon, les USA ont fait un très très grand nombre de loupés, mais, ils ne peuvent pas, quand même, perdre à tous les coups !!! (même si, sur le final, ils n’arriveront pas à gagner la guerre)

  • permalien imperial fire :
    13 février 2013 @14h28   « »

    il faut vraiment souhaiter la victoire du socialisme en amérique du sud,quand on voit que le mpla en angola a reconcé au marxisme pour s allier aux etats unis qui soutenaient hier l unita-la fin de organisation terroriste et de l apartheid en afrique du sud ainsi que l élection de barack obama aux usa y ont contribué-,c est lamentable.

  • permalien Tristan :
    13 février 2013 @18h19   « »

    @imperial fire

    il faut vraiment souhaiter la victoire du socialisme en amérique du sud

    Je ne sais pas si on peut vraiment parler de socialismes, avec ces "gauches" populaires qui montent de plus en plus, en Amérique du Sud. C’est des partis qui n’ont pas vraiment défini de lignes politiques claires.

    C’est souvant des unions très larges, qui cherchent, avant tout, à redonner du sens à la politique, en y intégrant les secteurs longtemps marginalisés, mais majoritaire.

    Il y a, historiquement, un fort anticolonialisme et un fort anti-impérialisme, avec, aussi, le rêve de Simon Boliviar, qui uni tous ces mouvements, mais, les modèles de société se cherchent toujours.

    En Bolivie, par exemple, le vrai nom du parti d’Evo Morales, c’est IPSP "Instrument Politique pour la Souveraineté des Peuples".

    Mais, comme la cours électorale n’avait pas voulu inscrire ce parti, il a du mettre la main sur un sigle prêté (MAS, Mouvement Au Socialisme), un parti fondé, avant la IIème guerre mondiale, sur l’idéologie nazi, mais qui avait presque disparu.

    Voila comment un dirigeant syndicaliste paysan, s’est retrouvé avec l’étiquette de socialiste, sans vraiment l’avoir voulu, mais qui s’est retrouvé, au côté du "capitalisme andin", dans les idéologies défenduent par son programme.

    Mais les vrais socialistes et autres trotskistes d’université m’emmerdent, en Amérique du Sud. Tous des fils à papa, qui parlent de gouvernements ouvriers-paysans, alors qu’ils n’ont jamais connu d’ouvriers et de paysans. Ils veulent tous imposer leurs lignes, et sont les premiers à rentrer dans l’opposition et traiter les dirigeants paysans d’incultes et toutes sortes d’autres insultes.

    Il reste que toutes ces figures nées des luttes, avec leurs idéologies floues, mais beaucoup de pragmatisme, qui sont à la tête de nombreux pays d’Amérique du Sud, sont toujours plus en train de marquer leur continant, et même le monde.

    Il se passe vraiment quelque chose, mais, même s’il est difficile de savoir sur quoi cela va déboucher, j’y crois, et je sens que c’est pour un monde un peu meilleurs.

  • permalien imperial fire :
    13 février 2013 @18h31   « »

    le procès de rios montt permettra l enracinement de cette gauche radicale au guatemala ?l UNRG prendra t elle le pouvoir ?rigoberta menchu tum deviendra t elle présidente guatemalteque ?

  • permalien imperial fire :
    13 février 2013 @18h32   « »

    le procès de rios montt permettra t il à rigoberta menchu tum d etre élue présidente du guatemala en 2015 ?

  • permalien imperial fire :
    13 février 2013 @20h31   « »

    erreur,urng,union révolutionnaire nationale guatemalteque.

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @12h38   « »

    la persécution des tibétains par la chine ainsi que la mégalomanie nord coréenne-pyong yong est laché par la russie et meme par la chine,la génération des militaires chinois ayant combattu lors de la guerre de corée ne constituant apparement pas un "lobby" en faveur du dernier régime stalinien de la planète-,le tout relayé par le journal "le monde",ne peuvent que donner des arguments aux détracteurs du marxisme,pourfenfendeurs du socialisme qui peuvent stigmatiser les révolutios cubaine et bolivarienne-il reste à voir les prises de position de l alba et du celac sur le tibet et la corée du nord.

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @14h58   « »

    quand la corée du nord aura ete renversé ,la chine,le vietnam et la laos,qui sont capitalistes depuis longtemps,auront renoncé officiellement a l idéologie communiste,on pourra relancer le marxisme et le "socialisme du XXIème siècle",sans etre accusés d etre des nostalgiques des goulags-qui existaient dejà sous les tsars-ou des laogais-qui existent encore.là,oui,la poussée de la gauche radicale en amérique latine aura des échos sur d autres continents.

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @16h49   « »

    la présence d un jean-luc melenchon au sein d un gouvernement qui serait vraiment socialiste rapprocherait la france des pays progressistes latinoaméricains ;il ne reste qu à esperer que lutte ouvrière,le nouveau parti anticapitaliste,le pole de renaissance communiste en france,l urcf,le parti ouvrier indépendant....rallient à terme le Front de Gauche,rejoint par l aile gauche du parti "socialiste",aile gauche qui doit mal digérer l alignement atlantiste et l aventurisme néocolonial de francois hollande...

  • permalien anonyme :
    17 février 2013 @16h53   « »

    la réélection au premier tour de rafael correa en équateur va t elle donner un nouveau souffle aux forces progressistes latinoaméricaines ?

  • permalien anonyme :
    18 février 2013 @22h18   « »

    correa est appellé à devenir le successeur du très charismatique hugo chavez.

  • permalien Tristan :
    21 février 2013 @19h50   « »

    @anonyme

    Correa est appellé à devenir le successeur du très charismatique Hugo Chavez

    Je me demande, vraiment, si il n’y avait pas eu beaucoup de bruit, au sujet de ces deux gauches, dont une serait "extême" "limite dictatoriale", dirigée par Chavez (Chavez comme modèle), et l’autre serait "de centre" (Lula comme modèle).

    Les médias, en Europe, avait fait le maximum pour les présenter comme radicalement différentes, mais en posant Chavez, comme "Diable" en chef, sur un piedestal.

    Sur le sujet du leadership, d’Evo Morales (20 fèvrier) :

    El hermano Rafael Correa es uno de los líderes importantes para el Alba, Sudamérica y la Celac, y por ello nuestro respeto y admiración, seguramente algunos medios de comunicación tratan de enfrentarnos entre presidentes pero tenemos una excelente coordinación’, estableció.
    Aseguró que no se trata de un mayor o menor liderazgo sino del aporte a la integración y la liberación de los pueblos.
    No hay una competencia, soy admirador del hermano Rafael Correa recientemente ratificado gracias a su lucha, a su trabajo y a su esfuerzo

    Je trouve absurde (comme Evo), cette volonté de poser un chef, pour toute l’Amérique du Sud, comme la volonté de créer une guerre des chefs. Chavez, Correa, Morales, et beaucoups d’autres présidents, ont bien assez à faire dans leur propre pays, pour ne pas chercher à revendiquer bien plus de responsab‎ité, à l’exception du Brésil, qui est devenu un géant, et dont son seul poids influence toute l’Amérique du Sud (d’où un leadership naturel, avec une grande responsabilité).

    Après, chaqu’un de ces présidents profitent de liens, sur l’internationnal, qui leurs sont propre. Il est clair qu’Evo Morales incarne un peu mieux les peuples indigènes des Amériques qu’un autre (pour des raisons évidentes).

    Chavez avait un grand atout, avec l’OPEP, qui lui offrait les liens privilégiers avec plusieurs pays du Moyen Orient, mais des liens qu’il a fait partager à d’autres aussi.

    L’idée de l’union européenne est une sorte de modèle, pour l’Amérique du Sud, surtout qu’elle doit mettre en place ses constructions nationnales. C’est que des pays comme La Bolvie et L’Equateur doivent, déjà, réussir à passer à des Etats multinationnaux, de la forme au fait (et que cela fonctionne).

    Bon, ce qui est bien, c’est que le nationnalisme hérité de Simon Boliviar et de nombreux libertadors pousse à une grande union. Et ces figures sont très apréciée, même des antichavistes, surtout dans tout l’axe andin sans le Chili.

    Même les présidents de droite doivent s’unir à cette idée et à toutes ces problématiques, et ils le font.

    Après, le jeu politique est encore très fortement limité à l’intérieur de chaqu’un des pays, et c’est déjà beaucoup. Bon, en Europe, on voit bien que les choses ne sont pas plus avancée, même s’il y a des institutions qui font de l’UE une réalité, avec vos élections européennes.

  • permalien Un révolté ! :
    21 février 2013 @20h01   « »

    Quelle blague lorsque l’on sait à quel point c’est un pays corrompu, autant jouer au poker en ligne avec un aveugle, non mais franchement, pour qui prend-on le peuple ???

  • permalien un insurgé ! :
    22 février 2013 @20h19   « »

    vous ne pouvez pas fouttre la paix à hugo chavez qui vit peut etre ses dernières heures ?

  • permalien
    22 février 2013 @20h24   « »

    ce n est pas pour etre pessimiste,mais la dégradation de la santé de chavez,la libéralisation économique à cuba,les coups d etats au honduras et au paraguay,ainsi que la défaite l an dernier de la gauche radicale au salvador sont de mauvaise augure ;il restera le nicaragua,l équateur et la bolivie-pays que l oncle sam se fera un malin plaisir de renverser pour mettre en place le zlea qui était prévu pour 2005,mais qui a ete retardé par les guerres d irak et d afghanistan.

  • permalien red emperor :
    22 février 2013 @21h03   « »

    que va t il se passer en amérique latine en cas de mort d hugo chavez et de non-victoire de son dauphin ?l avenir a l air sombre...ainsi,en amérique centrale,le salvador a vu la victoire aux législatives l an dernier de la droite,et la défaite des post-marxistes,dont la présidence à la tete de l état s achevera l an prochain.reste le nicaragua,qui compose l alba avec l équateur et la bolivie-en plus de cuba et quelques petites iles des caraibes sans importance-.la bolivie est menacée depuis le paraguay d une déstabilisation américaine,et l équateur n est pas à l abri d un putsch.est ce la fin du reve de "socialisme du XXIème siècle en amérique latine ?

  • permalien red emperor :
    22 février 2013 @21h13   « »

    le projet de zone de libre échange des amériques que voulait mettre en place bush junior en 2005,mais qui fut retardé par les guerres d afghanistan et d irak,va t il finalement prendre forme ?l Empire va t il reconquérir l amérique latine ?

  • permalien red emperor :
    22 février 2013 @21h17   « »

    cuba se libéralise économiquement,les néozapatistes se marginalisent dans un mexique en proie à la guerre des cartels maffieux-où l insurrection marxiste n a aucun rapport-,les farc vont déposer les armes ;vers la "pax americana" en amérique latine ?

  • permalien red emperor :
    22 février 2013 @21h22   « »

    l adoption du modèle chinois par cuba marquera la fin du communisme dans le monde,malheureusement............restera la république populaire démocratique de corée qui souhaite rayer de la carte son voisin du sud de la carte....rien de beau en perspective !

  • permalien red emperor :
    22 février 2013 @21h59   « »

    quel avenir pour le communisme ?de plus,akel a perdu à chypre,la moldavie est devenue pro-atlantiste,un déluge de feu et de sang en corée et un massacre au tibet ne feront que décrédibiliser karl marx et friedrich engels....

  • permalien red emperor :
    22 février 2013 @22h00   « »

    le kprf a t il des chances en 2018 en russie ?

  • permalien red emperor :
    24 février 2013 @09h05   « »

    combien reste t il de guérillas au mexique hormis l ezln ?il y a l epri,je me trompe ?

  • permalien red emperor :
    24 février 2013 @09h08   « »

    erpi,mea maxima culpa.

  • permalien Vitigis :
    27 février 2013 @20h40   « »
    Vite fait, pas bien frais

    Le Diplo n’aime pas M. Quatremer. M. Rimbert croit bon d’attaquer en mars 2013 ce journaliste pour une erreur de référence datant de... 2011. Or seule la référence est fausse. Le texte lui-même des déclarations de M. Mélenchon sur Cuba est correct.

    Polémique, M. Rimbert croit jeter le discrédit sur M. Quatremer et d’autres en soulignant ironiquement cette erreur de référence.

    M. Rimbert montre une fois de plus que la polémique est l’art de discréditer les personnes. M . Mendès-France pensait pour sa part que c’étaient surtout les idées qui comptaient. C’était il y a longtemps.

  • permalien Tristan :
    27 février 2013 @23h17   « »

    @Vitigis

    c’étaient surtout les idées qui comptaient. C’était il y a longtemps.

    Alors, essayez de vous souvenir, un tout petit peu, de votre très lontaine jeunesse !!!

    Et, éventuellement, de vivre quelques années en Amérique latine, pour en avoir, des idées !!!

    Bon, c’est, peut-être, une mauvaide idée, parce que vos copains pleins d’idées, comme les terroristes musulmans (et autres juifs catholiques), du genre d’Eduardo Rosza, on les aime mieux mort que vif !!!

  • permalien red emperor :
    28 février 2013 @17h41   « »

    eduardo roszas,le néo-oustachi ?pour rappel,les néofascistes de la "media luna" sont liés aux mercenaires croates d extreme-droite.

  • permalien Tristan :
    28 février 2013 @23h46   « »

    @red emperor

    eduardo roszas,le néo-oustachi ?pour rappel,les néofascistes de la "media luna" sont liés aux mercenaires croates d extreme-droite.

    Je me souviens très bien, parce que j’étais justement en Bolivie, lors ce que son équipe à été liquidée.
    C’était une période très chargée (fin 2008-debut 2009), entre la fin de la rédaction de la nouvelle constitution, avec l’opposition qui joue le blocage, le référendum, puis, juste trop tard pour faire perdre le gouvernement, l’affaire Santos Ramirez, et l’intox d’une officine du MOSSAD, qu’Evo Morales livrait de l’uranium à l’Iran.
    Les projections pour les élections de la fin de l’année, sans candidats d’opposition capablent rien que d’envisager gagner, à part le cardinal Terrazas, mais qui a sa première attaque cardiaque vers les même dates (Morales se permet le luxe de lui souhaiter le plus prompt rétablissement)

    Bon, tout cela, c’est du passé, qui demande à être un peu clarifié. Peut-être qu’un jour, les protagonistes accepteront de livrer tous les fonds de ces affaires, quand ils ne seront plus impliqué dans le jeu politique avec des positions officielles à tenir.

    La dernière chance, pour des mercenaires, croates ou d’ailleurs, d’avoir un peu la paix pour organiser des sales coups, c’est d’utiliser le Paraguay comme base arrière.

    Bon, il reste les tireurs isolés, qui s’arrangent, dans n’importe quelle manif, d’avoir quelques morts des deux côtés, pour mettre la faute sur le gouvernement "dictatorial" (ou "faible").

    Cela, on en a encore beaucoup, et c’est la même stratégie qui a été utilisée pour faire tomber Lugo.

  • permalien red emperor :
    28 février 2013 @23h50   « »

    les mercenaires serbes ne sont en tout cas pas derrière la déstabilisation de evo morales depuis le paraguay-ou le chili-,puisque la bolivie ne reconnait pas l indépendance du protectorat américain albanokosovar.

  • permalien red emperor :
    28 février 2013 @23h59   « »

    et si un mercenaire serbe parle de "refaire le monde",que sous entend il ?combattre les interets u.s par antiaméricanisme chauvin ?ou lutter contre le marxisme comme bob denard ?

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @00h05   « »

    les mercenaires serbes sont ils partout pour les interets russes et chinois ?et quel est leur positionnement vis a vis d israel ?et des interets de l impérialisme francais ?combattent ils au mali aux cotés des légionnaires ?et en syrie,ou les djihadistes sont soutenus par l hexagone contre le régime baathiste,pour qui optera un nostalgique de la grande russie des tsars alliée il y a cent ans a l empire francais ?

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @00h15   « »

    et david witek de sarganatas,partira t il au bhoutan pour devenir un mercenaire au tibet ?

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @00h24   « »

    un article du journal "le monde" de l an dernier relate en effet que l inde pourrait soutenir à l avenir des guérillas himalayennes transfrontalières pour déstabiliser la chine populaire -pourtant,pékin n appuie pas les naxalites-

  • permalien Tristan :
    1er mars 2013 @03h38   « »

    @red emperor

    Oui, effectivement, je me souviens très bien, avec cette histoire de groupe néo-oustachi, une certaine rage contre les Croates, en Bolivie, mais, cela a duré juste un temps.

    Il est dit, aussi, que le terme "media luna", pour décrire l’oppositon à Evo Morales, où qu’elle soit dans l’espace-temps, est, en fait, le terme utilisé pour nommer la Croatie (voir une carte de l’Europe centrale pour comprendre), et qu’il a simplement été transposé à la "réalité" qu’il fallait imposer en Bolivie.

    Mais, malgré les armes de destructions massives déployés par la presse terroriste, la réalité modifiée ne l’a pas été en faveur de ceux qui l’ont mis en mouvement, et la guerre civile qu’ils n’arrêtent pas de nous vendre, ne se produit pas.

    Je vois mal comment pourrait se restructurer un groupe de mercenaire de néo-oustachi, maintenant. Pour moi, c’est du passé, surtout que Branko Marinkovic est très loin, là.

    Mais, souvant, les mercenaires peuvent venir de n’importe où, comment savoir quels vont être les prochains, et de quelles nationnalités ?

    Pourquoi des mercenaires serbes au chômage, ne pourraient pas vouloir s’offrir au plus offrant ?

    Ce qu’il y a en jeu, aussi, c’est le trafic de cocaïne, du Pérou au Paraguay, qui a tout à gagner d’une Bolivie déstabilisée.

    Ce ne serait pas la première fois qu’un empire s’appuie sur des mafias criminelles et le trafique de drogue, pour arriver à ses fins.

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @10h24   « »

    a tristan pourquoi des mercenaires serbes au chomage,ne pourraient pas s offrir au plus offrant car la bolivie d evo morales est hostile à la reconnaissance de l indépendance de l entité atlantiste appelée "kosovo"

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @10h32   « »

    branko marinkovic est apparement le principal opposant à evo morales en bolivie.

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @10h38   « »

    du moins,opposant en exil.

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @11h29   « »

    la croatie-qui va entrer dans l u.e dans exactement quatre mois-,dont les criminels de guerre ont chassé les serbes de krajina et de slavonie occidentale sans la moindre poursuite judiciaire ,est un vivier de mercenaires pour les etats unis afin de renverser evo morales,pressenti comme le futur porte parole de l amérique du sud et de l alba-qui s explique par ses racines amérindiennes.c est comme en 2007,quand les hmongs en exil aux u.s.a projeterent de renverser le régime communiste laotien avec l appui de la c.i.a.il faut etre vigilants.

  • permalien Tristan :
    1er mars 2013 @18h55   « »

    @red emperor

    Branko Marinkovic est apparement le principal opposant à Evo Morales en Bolivie

    Plus maintenant, il a joué toutes ses cartes, et s’est bien planté. Et il y a foule, qui veulent être le principal opposant à Evo Morales.

    C’est vrai qu’au début de la première gestion d’Evo Morales, il a pris la tête des entrepreneurs qui ont tenté de saboter l’économie de La Bolivie, en provoquant des pénuries pour provoquer de l’inflation (même procédé que contre Aliende)
    Mais, pas de chance pour eux, ils ont stocker des masses de leur soya, juste quand les prix mondiaux étaient au plus haut (ailleurs il y avait des émeutes de la fain, comme en Afrique).
    L’Argentine des Kirchner a facillement pu vendre ce qu’il fallait à La Bolivie, pour limiter ces pénuries.
    Quand ils se sont rendu compte que leur plan ne fonctionnait pas, l’année suivante, il y avait surplus agricole au niveau mondial, et ils ont été obligé de jeter une grande partie du soya gardé et celui récolté durant l’année.

    En même temps, ils essayaient de créer des milices populaires, en cas de confrontation avec les gens des vallées et de l’altiplano (les collas), où Evo Morales a de forts soutiens.
    Mais, comme les gens de l’Amazonie (les cambas) vivent au jour le jour, et ne sont que des grandes gueules, ils ont créer leur "juventud cruceñista" a partir des fils des migrants collas, les fameux camba-colla.

    Un plaisanterie raciste assez réaliste leur fait dire : "tous les collas dehors sauf papa et maman".

    Mais il n’avait que leurs mercenaires et leurs franc-tireurs, de leur haute suciedad, fils de nazi, fachistes italiens, néo ou ex oustachis, et autres, comme gens fiables.

    Le gouvernement à réussi, en partie, à retourner le camba-colla, qui est très largement majoritaire à Santa Cruz, la ville qui devait faire tomber Evo Morales.

    Le camba-camba, lui, regarde passer les marches et les manifestations. Il leur arrive de suivre, s’il y a une bon concert à la fin, ou un autre genre de motivation.

    Et, là, Santa Cruz devient sérieusement la capitale économique du pays, les gens pensent surtout à travailler et à consommer. J’ai trouvé qu’ils n’ont pas la motivation pour perdre leur temps à s’opposer au gouvernement, surtout avec le développement économique qui demande de plus en plus de main d’oeuvre.

    Il y a aussi les élites pourries des villes de Sucre et de Cochabamba, qui veulent diriger les choses, et où avait été provoqué des très grâves troubles, qui auraient pu dégénérer.

    Et le vieux loup, ex-empereur du Pando, Leopoldo Fernandez, de l’équipe du général dictateur Banzer, qui lui, n’a pas réussi à fuir à Miami, et est toujours en prison pour les massacres de Porvenir.

    En exil à Miami, il y a encore beaucoup d’autres politiciens, qui voudraient bien faire un coming back, mais je ne vois vraiment pas comment.

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @20h45   « »

    quand auront lieu les prochaines élections boliviennes ?

  • permalien red emperor :
    1er mars 2013 @20h49   « »

    les prochaines présidentielles auront lieu en 2015.

  • permalien red emperor :
    2 mars 2013 @14h14   « »

    la situation en bolivie est comparable à celle de l algérie francaise,et encore pire,les quechuas et aymaras s étant vu imposer la foi catholique,contrairement aux kabyles et arabes,mais semblable quant à la domination de la partie la plus riche dominée par des européens ;les indigènes boliviens redécouvrent leurs rites précolombiens et rejettent la langue castillane,la"media luna" est encore plus abjecte que ne le fut l o.a.s il y a 50 ans révolus...

  • permalien red emperor :
    3 mars 2013 @14h00   « »

    l article "au venezuela,un chavisme sans chavez" de steve ellner paru dans le "diplo" de septembre 2012 le rappelle,le retrait de chavez priverait "des pays comme cuba et le nicaragua" de tout soutien et"connaitraient bientot des temps difficiles",dixit robert zoellick,ancien président de la banque mondiale.la bolivie et l équateur seraient aussi menacés...

  • permalien Tristan :
    4 mars 2013 @14h25   « »

    @red emperor

    la situation en Bolivie est comparable à celle de l algérie francaise, et encore pire, les quechuas et aymaras s’étant vu imposer la foi catholique ... les indigènes boliviens redécouvrent leurs rites précolombiens et rejettent la langue castillane

    Il y a des similitudes, mais, on peut, aussi, le comparer au colonialisme rébublicain et parisien, dans le royaume de France.

    Car il n’y a pas de rejet du castillano, en Bolivie, qui est souvant utilisé, par les Quechuas et les Aymaras, pour se comprendre. Il n’y a pas beaucoup de bilingues quechua-aymara, mis à part les négociants aymaras, qui doivent savoir le quechua, pour négocier et imposer les prix au plus bas aux paysans, quand ils vont dans les vallées des départements de Cochabamba et de Chuquisaca.

    Ce qu’il y a, c’est juste une revalorisation de ces deux langues indigènes, qui ont longtemps été concidérée un peu comme les patois et le breton, en France républicaine (langues de paysans retardés mentaux qui n’avaient même pas droit au dénominatif noble de langues).

    Quand aux rites précolombiens, ils n’ont pas à être redécouvert, car ils ont toujours été là, sont intégré à l’église catholique, à tel point que le catholicisme andin est vraiment très étrange.

    Il y a bien quelques groupes radicaux, de suprémistes aymaras, qui revendiquent pureté raciale, linguistique et religieuse, mais qui sont vu un peu comme des fous. Ils sont, en plus, très fortement contre Evo Morales, car d’origine aymara, il est incapable de débattre sérieusement dans cette langue.

    J’ai déjà eu affaire à eux, ils parlent très bien castillano, et c’est toujours un plaisir de se faire insulter et d’être le sale juif d’un autre.

    Ce qui me fait peur, c’est le risque qu’ils arrivent à provoquer un nouveau divisionisme, bien pire que celui de la "medialuna", et je me pose vraiment la question de savoir si il n’y a pas des intérêts cachés, qui cherchent à pousser les Aymaras sur cette voie.

    Mais, je ne crois pas qu’un indigénisme ségréga sioniste, puisse vraiment prendre, en Bolivie.

    C’est dans la nature des Aymaras d’être très méfiant, ce qui fait qu’on se sent facillement un étranger, chez eux. Mais ils prennent le temps de juger les gens, en général. C’est souvant leurs propres dirigeants, qui sont les premières victimes de leur méfiance et de leur jugement.

    Evo Morales, même si Aymara du Sud, a bien plus fréquenté les Quechuas, et fait partie de la tradition syndicale, qui est positionnée entre l’indigène et sa culture, et le pouvoir k’ara.
    (ce qui peut expliquer que ce dirigeant aymara n’a pas encore été renvoyé par les siens)

  • permalien red emperor :
    4 mars 2013 @20h06   « »

    ces suprémacistes aymaras qui revendiquent pureté raciale,linguistique et religieuse-qui me font un peu penser aux g.i.a des années 90-seraient une aubaine pour l Empire,qui pourrait balkaniser la bolivie,trouver un moyen de faire tomber evo morales,qui gène les interets u.s en amérique du sud.

  • permalien red emperor :
    4 mars 2013 @20h10   « »

    les etats unis voudront ils dresser quechuas contre aymaras en bolivie,comme ils le font en syrie entre sunnites et alaouites,irak et liban entre chiites et sunnites ?

  • permalien red emperor :
    4 mars 2013 @20h14   « »

    dresser les quechuas contre les aymaras,provoquer la sécession de la "media luna" en payant des barbouzes croates ;voila les probables plans u.s pour faire éclater la bolivie.surtout quand hugo chavez sera mort et que la droite venezuelienne aura repris le pouvoir à caracas,laissant le nicaragua,l équateur,cuba et donc la bolivie orphelins et seuls face au vautour américain.

  • permalien red emperor :
    4 mars 2013 @23h49   « »

    le "monde diplomatique" doit dénoncer les préparatifs bellicistes américains en bolivie.

  • permalien red emperor :
    5 mars 2013 @17h34   « »

    mes craintes sont fondées,hugo chavez va mal,et en cas de deces,il y aura une élection présidentielle dans les 30 jours,opposant le vice-président nicolas maduro au candidat de la droite henrique capriles radonski ;meme ci son successeur sera moins charismatique,ce sont les masses qui font l histoire.quant à ceux qui compareront la mort de chavez aux ordures de abou zeid et de mokhtar belmokhtar-déces qui,s ils sont confirmés,ne peuvent que nous réjouir,meme si ces deux crapules s opposaient a l impérialisme-qu ils aillent au diable !le venezuela est socialiste,alors qu AQMI est une organisation théocratique qui s inspire des phalanges fascistes espagnoles de franco !

  • permalien red emperor :
    5 mars 2013 @17h37   « »

    le monde diplomatique,tout en dénoncant le néocolonialisme francais,doit faire de meme avec les zébus djihadistes,financés par le qatar,pourtant allié de la france.

  • permalien red emperor :
    5 mars 2013 @17h45   « »

    il y a au sud soudan et en ouganda une milice intégriste protestante dans la meme mouvance qu al qaeda:la"lord ’s resistance army",l"armée de résistance du seigneur",qui veut imposer une théocratie basée sur les dix commandements de la bible.evidemment,personne n en parle,ces idiots aussi fanatisés que al shabab ou aqmi ne sont pas un péril pour le capitalisme,contrairement à l epr et l ezln au mexique,les farc/ep et l eln en colombie,séditions marxistes qui vont etre impitoyablement écrasées d ici la fin de la décennie...

  • permalien Tristan :
    6 mars 2013 @00h02   « »

    @red emperor

    S’il y a bien quelqu’un qui tente de dresser les quechuas et les aymaras l’un contre l’autre, il va avoir beaucoup de peine à le faire.

    C’est, pour moi, une sorte de plan B, mais qui demande encore de nombreuses années de préparation, pour avoir une toute petite chance de fonctionner.

    Etrangement, l’église catholique a un rôle d’intégration très fort. Les Quechuas et les Aymaras ont les même traditions religieuses, et vont aux même fêtes. L’église catholique est aussi présente, avec ses vierges qui tiennent l’Enfant, pour donner une apparence chrétienne aux festivités.

    Intégré à la sainte Famille, el tio (l’oncle : le diable) est aussi toujours invité (tous les contes de fée, en Europe, savent qu’il ne faut jamais oublier d’inviter la méchante sorcière, car elle s’invite toute seule, autrement, et sa malédiction en devient bien plus terrible).

    D’où ma grande question, au sujet de cette église, qui a tout à gagner à défendre l’intégration, plutôt que de suivre l’empire avec toutes ses sectes ségrégationistes.

    En plus, face aux indigénistes suprémistes, elle a le rôle du méchant judéo-chrétien. Veut-elle en faire un maximum, pour créer le fameux choc des civilisations, juste pour développer le divisionnisme ?

    En plus, l’église catholique a bien plus d’affinité avec la civilisation latino qu’avec la judéo-chrétienne.

    Il me semble que même au Moyen Orient, elle n’est pas a l’aise avec ce divisionisme poussé par l’empire, alors que depuit Saladin, elle a bien plus gagné en poussant l’intégration de ses fidèles à la culture arabo-musulmane.

    Je crois que le "monde diplomatique" tire une bonne partie de ses infos sur La Bolivie, souvant, directement du vice-président Alvaro Garcia Linera, comme beaucoup d’autres gauchistes. Comme il est, en même temps, un très bonne observateur et analyste politique, tout en étant, souvant, au commande de l’Etat (il est président chaque fois qu’Evo Morales fait des tournées internationnales, ce qui est plutôt souvant), s’il y avait vraiment des préparatifs bellicistes sérieux, contre La Bolivie, les infos viendraient bien assez vite.

    Morales (tout comme Chavez) a été, bien souvant, traité de parano, alors il évite de trop crier au complot. Mais ils travaillent très fort pour les déjouer.

    Les derniers préparatifs étaient lié au TIPNIS, menés par des ONG écologistes. C’est assez dificile de les dénoncer.

    J’ai vu que le grand défi, autant en Bolvie qu’en Equateur, c’est le terme "plurinationnal", intégré dans leurs nouvelles constitutions, qui veut être utiliser par les divisionistes, pour pousser une sorte de semi-sécessionnisme et l’affaiblissement de l’Etat.

    Mais, au final, c’est souvant les représentants (des fois autodéclarés) de ces "nations", qui jouent à des jeux dangereux, contre la promesse d’un ministère, si le gouvernement tombe.

  • permalien Tristan :
    6 mars 2013 @00h40   « »

    Dans la tradition aymara, par exemple, la position de "mallku" est tournante, mais son autorité est très grande (juste en raison de la fonction), ce qui fait qu’il est très suivi. Dans une démocratie moderne, cela permet de mettre cette personne en avant, s’il a la chance d’être le "mallku" lors d’un évènement historique, mais n’assure en rien, sur la longueur, la naissance d’un vrai leader.

    Des dirigeants qui ont pris la grosse tête, il y en a beaucoup, mais leur influence réelle peut être très factice.

    Comme, par exemple, Roman Loayza, qui c’était retrouvé à la tête de la guerre de l’eau, à Cochabamba, et était suivi par tous les gens des villages des environs, n’a presque pas eu de vote chez ceux-là, quand il s’est prêté au jeu du divisionnisme, en se présentant au présidentiel, parce qu’Evo Morales ne lui avait pas donné une place assez haut-placée à son goût.

    Comme je vivais dans cette région, durant les dernières présidentiels, on a bien rigolé, avec les amis, de la présence des deux candidats qui cherchaient a pêcher dans l’électorat d’Evo Morales (l’autre c’est Alejo Veliz). Les résultats électoraux des deux ont été assez proche de ce que nous nous imaginions.

    Et pourtant, ils avaient été, en leur temps, des dirigeants paysans importants, et avaient porté les causes de leurs gens.

    La politique, en Bolivie, est très étrange.

    Mais Evo Morales est vraiment très surprenant, car il arrive toujours à tenir, sans vraiment s’affaiblir politiquement.

    J’attends avec impatience, un candidat capable de faire face, pour changer de la médiocrité de l’opposition.

    Je vois bien Juan del Granado gagner un jour, mais continuer approximativement la politique de Morales (j’ai pas encore trouvé de différence dans leur programme politique, et en plus, ils sont compadre)

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @06h33   « »

    hugo chavez est mort.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @06h37   « »

    rest in pacem,camarade hugo chavez.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @06h42   « »

    les légendes ne meurent jamais

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @07h27   « »

    pour en revenir à la bolivie,la c.i.a pourra faire affluer les mercenaires néo-oustachis depuis le paraguay,pour créer la "media luna",surtout si le mois prochain la droite prend le pouvoir au venezuela,bolivie,equateur et nicaragua(plus cuba) vont se retrouver seuls.et l ezln ?le 30 avril,la légion étrangère commemorera les 150 ans de la bataille de camerone,les mercenaires sont issus de la légion,il n est pas exclu que le corps d élite de l armée francaise écrase sans pitié la guérilla du sous commandant marcos.

  • permalien Tristan :
    6 mars 2013 @10h29   « »

    @red emperor

    surtout si le mois prochain la droite prend le pouvoir au venezuela,bolivie,equateur et nicaragua(plus cuba) vont se retrouver seuls

    Bon, comme nous tous, je suis bien triste de la mort du comandante Chavez, mais, il ne faut pas, quand même, surestimer sa place dans l’Amérique du Sud.

    C’est vrai qu’il avait subventionné, en Bolivie, le programme "Bolivia cambia Evo cumple", qui a permis à de nombreuses municipalités de construire des infrastructures divers (surtout des collisées sportifs), tout en offrant une bonne pub électorale à Morales.

    Mais, La Bolivie arrivera très bien, avec ses propre ressources, à se développer.

    Quand la "media luna" était au plus haut, et qu’il y avait la menace du coup d’Etat civico-préfectural, les paroles de Chavez, de dire qu’il soutiendrait par tous les moyens (même militaire), le gouvernement de Morales, a bien plus renforcé l’opposition. C’est Le Brésil de Lula qui a été déterminant, en demandant le respect de la constitutionnalité, en imposant le dialogue, et en respectant la légitimité des actions des institutions boliviennes, même l’intervention de l’armée au Pando, un département bolivien, économiquement et démographiquement, bien plus proche du Brésil que de La Bolivie.

    Ce qui va me manquer, c’est la personnalité de Chavez et ses coups de gueule.

    Oui, quand quelqu’un meurs, les autre se sentent seuls, voir délaissé, mais nul n’est irremplaçable.

    Peut-être que le temps des bouffons et des grandes gueules est sur sa fin, en Amérique du Sud, et qu’on entre dans un nouveau cycle (alors qu’en Europe, il semble que c’est l’inverse qui se produit).

    J’espère que Le Brésil arrivera a soutenir les pays des Caraïbes et d’Amérique centrale, pour continuer l’aide du Venezuela de Chavez. C’est, peut-être, la fin de PetroCaribe, qui peut toucher le plus durement la région, et où l’aide du Venezuela pourrait le plus manquer.

    C’est drôle de voir le double language des puissances USA et vassaux, qui se permettent d’écraser sans gêne les guerrillas (qu’ils nomment terroristes), mais qui arment et soutiennent des guerrillas (autant terroriste), ailleurs (voir les même).

    En Amérique du Sud, je crois qu’on assiste à un retour de l’Etat, où les conflits (même des fois violants) sont à prendre en compte pour la conquête démocratique du pouvoir.

    Il va y avoir de moins en moins de groupes, qui arriveront à contrôler militairement une partie du territoire, et les guerillas n’ont plus de sens depuit longtemps.

    C’est le Mexique qui me fait peur, car là, on a assisté à l’évolution inverse.

    La "media luna" n’a jamais été viable, sans le soutient du Brésil ou de L’Argentine, c’est eux, pour La Bolivie, qui ne doivent pas tomber.

    J’ai confiance, pour la suite, au Venezuela. Si Capriles gagne les élections présidentiels, il sera obligé de traiter avec le chavisme. Une restauration à la francaise n’est pas viable.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @10h51   « »

    au mexique ce ne sont pas des guerillas marxistes qui prennent de l ampleur,mais plutot des cartels de narcotrafiquants.quant à l ezln....les fans de manu chao,keny arkana le groupe de punk la fraction-à ne pas confonfondre avec "fraction hexagone",un groupe de metal identitaire qui tenta de récuperer la cause zapatiste !- et rage against the machine peuvent toujours rever,le sous-commandant marcos n a pas d avenir politique,à l inverse des farc-et l eln-,qui elles sont diabolisées,car,si elles prennent le pouvoir,bogota sera une nouvelle havane.si tous les latinoaméricains pleurent la mort d hugo chavez,c est que la dynamique révolutionnaire restera puissante dans tout le sous continent,et que le "socialisme du XXIème siècle" proné par le défunt chavez aboutira.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @10h53   « »

    l ezln est marginalisée par la situation au mexique liée aux cartels qui font regner la terreur dans tout le pays-moins au chiapas que dans le reste du pays-

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @11h44   « »

    pour rappel:mokhtar belmokhtar etait un terroriste intégriste,il faut condamner les agissements de ce type de dégénérés,sans aucun rapport avec l ezln !

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @13h48   « »

    l Empire peut s en prendre à l argentine de kirchner,en appuyant londres contre buenos aires en cas de guerre aux malouines-ou malvinas-,car,comme en 1982,lors de la dictature militaire fasciste de videla à l époque,une défaite argentine précipiterait la chute du régime progressiste et antiimpérialiste cette fois.et la tension n a fait que monter ces derniers temps entre le royaume uni et l argentine...

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @13h50   « »

    reste à esperer l appui du brésil à l argentine,qui bloquerait une riposte-ou agression plutot-britannique.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @14h17   « »

    le brésil dissuadera t il le royaume uni de punir l argentine qui souhaite récupérer les malouines/malvinas/falkland ?il semblerait que brasilia soit dotée de sous marins nucléaires ;est ce vrai ?

  • permalien Tristan :
    6 mars 2013 @19h50   « »

    @red emperor

    il semblerait que brasilia soit dotée de sous marins nucléaires

    Je sais que le Brésil prend très au sérieux la défense de ses eaux, les vertes et les bleus.

    Comme en Bolivie, on sent la volonté d’imposer, au nom de l’écologie, la pax americana à toute l’Amazonie. Le Brésil compte bien défendre sa souveraineté, sur ses eaux vertes.

    Avec les réserves de pétrole, au large du Brésil, ce pays veut, aussi, être capable de pouvoir défendre ses eaux bleus.

    Pour la première fois, les Brésiliens, quelle que soit leur classe sociale, ne voient presque plus L’Argentine, ou un autre pays d’Amérique du Sud, comme ennemi possible, mais des puissances plus lointaines.

    J’avais entendu que sous Sarkosy, il y a eu des accords pour un transfert de technologie, et que Le Brésil devrait avoir son ou ses sous-marin nucléaires, mais je ne sais pas si il est déjà en fonction.

    Le Brésil prend conscience qu’il devient une puissance régionale majeure, et, donc, que ce qui se passe chez ses voisins, l’intéresse au plus haut point.

    On se souvient de la décision du MERCOSUR, vis-à-vis de Las Malvinas, qui montre un soutien unanime derrière l’Argentine

    le brésil dissuadera t il le royaume uni de punir l argentine qui souhaite récupérer les malouines/malvinas

    Oui, il fera ce qu’il pourra, c’est le prix à payer pour être La puissance régionale. Surtout qu’il y a un consensus assez général, en Amérique du Sud, de considérer ces îles comme des colonies, devant revenir à L’Argentine.

    En plus, on se souvient que l’économie de l’Angleterre a passé derrière celle du Brésil.

    Les budjets militaires, en Amérique du Sud, sont moins mis sous pression que ceux des pays de l’UE.

    Après, il faudra voir quelles seront les décisions tactiques et stratégiques prisent, qui pourraient se limiter à des sanctions économiques et diplomatiques.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @20h06   « »

    mitterrand appella en 1992 au sommet de rio le"totalitarisme vert" ;et,finalement,il avait raison,puisque cette idéologie est l arme u.s pour s imposer en amazonie.concernant les malvines,si l argentine aura l appui du brésil,le royaume uni aura l appui de tous les pays membres de l otan,puisque les accords de l alliance atlantique stipulent la solidarité commune en cas d "agression" contre l un des membres de l o.t.a.n. ;et la france,puissance nucléaire au meme titre que le royaume uni,est présente en amérique latine,notamment en guyane,où les indépendantistes peuvent etre soutenus par brasilia pour achever la décolonisation de l amérique du sud.les immigrants brésiliens peuvent à terme devenir majoritaires dans ce territoire francais,et l irrédentisme brésilien pourrait émerger.enfin,un autre pays membre de l otan,hormis les etats unis,est présent dans les caraibes:les pays bas,qui serait aussi du coté de l alliance atlantique en cas de guerre entre celle ci et les peuples du "continente olvidado".

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @20h14   « »

    de plus,l otan s étend à l est,l albanie a rejoint l alliance en meme temps que la croatie en 2009 lors du sommet de strasbourg,tous les pays de l ex pacte de varsovie sont liés au partenariat pour la paix,et s étend à toute l ex yougoslavie.la mongolie,le japon,la thailande,la corée du sud,les philippines,la malaisie,l indonésie,le sultanat du brunei,pour ne citer qu eux,sont alliés à des accords de défense avec l o.t.a.n ;donc,les pays émergents ont interet à se méfier de l Empire,meme affaibli par les guerre d iraq et d afghanistan,et las malvinas peuvent etre l objet d une confrontation de grande ampleur.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @20h15   « »

    cf:le "totalitarisme vert" était l écologie pour francois mitterrand.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @20h43   « »

    avant de décéder,hugo chavez s adressa a la délégation de l union africaine pour rappeller que l amérique latine et l afrique constituent un seul et meme peuple,condamnant par la meme occasion les interventions néocoloniales-cf.france au mali-.l angola,dirigé par le mpla qui fut soutenu par les troupes cubaines,et le mozambique,deux pays lusophones,vont ils se rapprocher du brésil ?et pour le sahara occidental,soutenu a bout de bras par cuba,quel avenir ?la mort de chavez ne signifie pas pour autant la fin de la lutte des peuples du tiers monde contre le néocolonialisme.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @20h46   « »

    au meme moment,les puissances impérialistes se préparent à envahir la syrie et à défaire l axe teheran-hezbollah libanais,alors qu une troisième intifada va avoir bientot lieu.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @21h06   « »

    face au "drang nach osten", à la "poussée vers l est" de l otan,aussi bien en europe de l est,qu en afrique,en asie et à la remise au pas des pays socialistes d amérique latine-honduras en 2009,paraguay l an dernier,et dans un mois le venezuel-,les BRICS devraient s unir militairement.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @21h10   « »

    face au ddrang nach osten de l otan,aussi bien en europe de l est,qu en afrique et en asie,et la remise au pas des pays socialistes d amérique latine-honduras en 2009,paraguay l an dernier,bientot le venezuela-les pays des BRICS doivent s unir militairement.

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @21h17   « »

    capriles a fait 44 pourcents aux présidentielles venezueliennes de l an dernier ;risque t il d etre réélu,effacant progressivement les acquis sociaux de 14 ans de chavisme ?

  • permalien red emperor :
    6 mars 2013 @22h41   « »

    erreur de frappe...risque t il d etre élu,pas réélu.

  • permalien Tristan :
    7 mars 2013 @13h25   « »

    @red emperor

    la remise au pas des pays socialistes d amérique latine-honduras en 2009,paraguay l an dernier,bientot le venezuela

    Il est drôle de voir qu’au Honduras, Zelaya n’avait rien d’un socialiste, même modéré. Et Lugo, un petit peu plus, mais pas vraiment non plus.

    Je ne sais pas trop comment les choses vont se terminer, mais, là, l’empire s’est attaqué à ceux qu’il considère comme devoir être ses vasseaux indéfectibles.

    Les présidents de droite, en Amérique latine, commencent à se rendre compte qu’ils ne doivent pas soutenir les coups d’état, sûrement parce qu’ils savent que l’empire peut aussi s’amuser à leur faire le même coup, s’ils veulent prendre quelques libertés, indispensable pour leur carrière politique (comme Zelaya).

    La faiblesse de Zelaya et de Lugo, c’est qu’ils étaient soutenu, pour avoir la majorité, par des partis de droite, traditionnellement dirigé par le département d’état des USA.

    Il y a deux option :
    - soit cette droite, par peur, devient encore plus obéissante vis-à-vis de l’empire, mais sans avoir aucune garantie (avant, au moins, celui choisi était assuré d’arriver à la tête de l’état)
    - soit elle commence à calculer avec toutes les forces à l’intérieur du pays et de la région, en cherchant des alliances, sans passer systématiquement, par le département d’état.

    J’ai envie de penser qu’il existe des gens intelligents, à droite, que les plus stupides finiront par disparaître dans la masse des militants et des subalternes, et qu’une majorité choisissent la deuxième option.

    capriles a fait 44 pourcents aux présidentielles venezueliennes de l an dernier ;risque t il d etre élu

    C’est possible, mais, sur 30 jours, Madura va profiter un maximum de l’effect du deuil, et, comme héritier encore incontesté du mourrant, devrait compter sur un appui assez majoritaire du chavisme.

    Capriles, lui, doit, surtout, continuer à rester sur le devant de la scène, pour rester le chef incontesté de l’opposition, tout en disant le maximum de bien de Chavez (et ne pas faire trop de conneries).

    Il deviendra très surement président, quand les chavistes commenceront à se foutre sur la gueule, peut-être, même, en revendiquant, lui aussi, une certaine continuité d’avec le chavisme. Il m’a l’air assez intelligent, pour gagner, en attendant le bon moment.

  • permalien red emperor :
    7 mars 2013 @13h53   « »

    donc,les etats unis sont de retour dans leur chasse gardée traditionnelle....

  • permalien red emperor :
    7 mars 2013 @14h47   « »

    tristan, zelaya s était rapproché de l alternative bolivarienne pour les amériques,ce qui explique sa destitution ;que va devenir cette organisation si capriles est élu ?correa a failli etre renversé recemment,j ai vraiment très peur pour les peuples d amérique latine.....

  • permalien Tristan :
    7 mars 2013 @17h59   « »

    @red emperor

    zelaya s était rapproché de l alternative bolivarienne pour les amériques

    On sait très bien qu’il l’a fait, pour profiter de PetroCaribe, et pour s’ouvrir a des options politiques autre que l’oligarchie des grands propriétaires terriens.

    Moi, si j’étais de droite, en Amérique du Sud, je me sentirais mal, coincé entre un conservatisme borné, soutenu par les USA, et les demandes populaires légitimes, sans marge de manoeuvre, étant un simple fusible, remplacé à l’envie par le département d’état des USA, qui a pleins d’autres types à mettre à la place

    correa a failli etre renversé recemment

    Juste que lui, comme Lula, Chavez, Morales, et la Kirchner, ont de nombreux soutiens dans leur pays, relativement peu de traître dans leur propre parti, et le droit de négocier avec n’importe quel secteur (à l’interne) et de discuter et de faire des accords avec qui ils veulent (dans l’international).
    C’est cette marge de manoeuvre, combinée à l’affaiblissement des USA, qui leur a permis de tenir assez facilement toutes les déstabilisations.

    donc,les etats unis sont de retour dans leur chasse gardée traditionnelle....

    Oui, mais les années Bush ont bien réduit et isolé leurs réseaux, qui sont connu de tous, alors qu’avant, ils tenaient et la droite et la gauche, et c’est eux qui décidaient qui devait s’allié avec qui.

    Il ne leur reste plus que la force militaire, mais, l’Amérique du Sud et en particulier Le Brésil, sont assez difficile à diaboliser.

    J’ai bien aimé l’article d’Algérie, sur Chavez, donné en lien par Sakhra

    En particulier cela :

    On a souvent, dans les médias occidentaux, tenté d’opposer le brésilien Lula au vénézuélien Chavez, mais ils participent bien, avec des styles différents, de la même bataille pour l’émancipation des peuples. Tant mieux si les « excès » présumés de Chavez ont permis à Lula d’apparaitre comme une force « modérée » mais insoumise, l’incarnation d’une manière indépendante de faire de la politique et de conduire les affaires du pays.

    Peut-être que Chavez a voulu aller trop vite, avec son "style" de chef de guerre en première ligne, et que l’ALBA est une avant-garde intéressante, mais sacrifiable.

    Pour moi, ce qui compte, c’est l’idée, et si les choses doivent prendre plus de temps, avec un autre nom, pour avoir des bases solides, autant être patient.

    Il faut dire qu’avec les pétrodolars, Chavez avait une marge de manoeuvre bien supérieur à celle des autres pays d’Amérique du Sud, un peu à l’image du Qatar, qui se permet, aussi, de rentrer dans la cour des grands.

    Des fois, je me demande si Lula et Chavez ne s’étaient pas coordonné, dans leurs rôles, à l’internationnal, chaqu’un avec le costume créé de toute pièce par la presse internationnale

0 | 100

Ajouter un commentaire