Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Les tribulations de Michel Rocard au Mali et en islam

Les tribulations de Michel Rocard au Mali et en islam

jeudi 7 février 2013, par Alain Gresh

Dans une tribune publiée sur le site du Monde le 5 février, « Et si l’intervention au Mali ouvrait la porte des réformateurs en islam », l’ancien premier ministre Michel Rocard fait part de ses réflexions sur l’intervention française au Mali et, surtout, sur la réforme en pays d’islam. A lire le texte, on hésite entre la désolation devant les amalgames et l’accablement devant les lieux communs sur l’islam et les musulmans.

Ci-dessous des encadrés qui comportent de larges extraits du texte, suivis de mes remarques.

« Malgré la prise importante et spectaculaire de Tombouctou, l’événement essentiel de ces derniers jours au Mali n’est pas de nature militaire. Il est fait de deux déclarations. L’une est de Chérif Ousmane Haïdara, prédicateur célèbre et chef charismatique des “Partisans de la Religion”, alias Ansar Eddine, légalisée en 1992, forte de près d’un million de membres au Sahel, dont la plupart au Mali, et totalement étrangère à son homonyme du même nom qui, liée à Al-Qaida au maghreb islamique (AQMI), occupe le nord du Mali.

Dans cette déclaration on peut lire “AQMI, Ansar Eddine, Mujao : c’est pareil. Ce sont des bandits et des trafiquants de drogue qui utilisent la religion comme couverture”... et un peu plus loin : “Il va falloir mener une guerre idéologique et dénoncer ceux qui se disent musulmans et qui sèment la mort”.

L’autre, encore plus explicite, est de l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali. Il s’en prend à quelques autorités musulmanes, dont une du Qatar, qui dénoncent l’intervention française, et déclare tout bonnement :

“Nous ne sommes pas d’accord avec cette interprétation, nous pensons que c’est le contraire. C’est la France qui a volé au secours d’un peuple en détresse, qui avait été abandonné pour tous ces pays musulmans à son propre sort. Nous parler de croisade anti islam, c’est quelque chose que nous ne pouvons pas accepter en tant que responsables musulmans du Mali”.

A ma connaissance, ce sont les toutes premières déclarations d’autorités religieuses musulmanes sur ce sujet. C’est en quoi elles sont essentielles.

Et comme elles viennent du Mali, il est fort probable qu’elles inspireront les autorités religieuses des pays – Niger, Nigeria, Sénégal, tous musulmans à plus de 90 % – voisins qui ont décidé de soutenir l’intervention française, lorsque celles-ci finiront par être conduites à commenter les décisions de leurs autorités politiques. »

Les premières déclarations en ce sens ? On ne compte pas le nombre d’autorités musulmanes à travers le monde, y compris en Egypte ou même en Arabie saoudite qui ont condamné Al-Qaida et ses différentes branches, ses actions violentes notamment. Ou bien Rocard veut-il dire que ce sont les premières déclarations d’autorités musulmanes à avoir soutenu l’action française ? Il est curieux de se réclamer de cette légitimation religieuse, comme si elle était un argument. On se souvient de Sarkozy allant quémander auprès des autorités d’Al-Azhar en Egypte, du temps de Moubarak, une approbation de la loi anti-foulards adoptée en France.

Mais, à la lumière du passage où Rocard évoque la réforme de l’islam, ce dernier aurait pu rappeler que ces organisations maliennes qu’il encense sont loin d’être représentantes de ce qu’il appellerait un islam réformé. Ousmane Haïdara, comme Mahmoud Dicko, ont contribué à la mobilisation massive de la société en 2009 contre un code de la famille qui accordait des droits supplémentaires aux femmes et le second n’est pas très éloigné des thèses wahhabites (lire Philippe Leymarie, « Irruption des religieux en politique », Le Monde diplomatique, janvier 2011.). Suffit-il que des autorités religieuses soutiennent une intervention occidentale pour qu’elles deviennent progressistes ? Les religieux saoudiens avaient approuvé en leur temps la guerre contre l’Irak et après ?

Retour sur l’histoire d’une crise

« En janvier 2013, du fond de son pays en pleine désagrégation, le président par intérim, musulman, d’une population musulmane à 90 % appelle la France à l’aide. De quoi s’agit-il ? Depuis bien des mois des activistes appartenant à des populations extérieures, Libye, Tchad, Algérie, Mauritanie peut-être, nomades, touaregs du désert, à l’enracinement national inconnu sans doute aussi, sont arrivés à se grouper, à s’approprier ensemble une part significative des puissants moyens militaires hérités de Khadafi, véhicules et armes, à proclamer ensemble que quiconque n’est pas disciple du prophète doit être abattu et que pour ce faire la conquête d’un Etat pour en faire une base territoriale d’assaut contre les non-croyants est la première priorité. »

Un président musulman ? Comme le préfet musulman nommé par Sarkozy ? Il est étrange de voir utilisé cet adjectif comme si celui-ci définissait la présidence au Mali. Depuis les indépendances, les présidents du Mali ont toujours été musulmans, qu’ils aient été des dictateurs ou des responsables élus. Dans tous les pays « musulmans », les chefs d’Etat sont « musulmans » : est-ce que cela permet de comprendre leurs orientations ? Le roi Abdallah et le président Bouteflika défendent-ils les mêmes politiques ?

On retrouve d’autre part chez l’ancien premier ministre cette tendance à tout confondre et à penser que seuls des éléments extérieurs ou à « l’enracinement national inconnu » (définition que, sous d’autres cieux, on qualifierait de raciste), ont participé à l’assaut.

Pourtant, l’offensive de la conquête du Nord a été lancée au départ par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), fortement enraciné au Mali. Et la fuite des populations arabes et touarègues du Nord après la libération des villes par l’armée française indique bien qu’il ne s’agit pas seulement d’ingérences extérieures, mais de djihadistes venus d’autres pays qui ont pu s’enraciner localement à partir de tensions réelles et de frustrations que l’armée française ne fera pas disparaître. Cette tendance à amalgamer les islamistes sous une même bannière (réduits plus loin à de simples « tueurs ») est la raison de l’incapacité fréquente des Occidentaux à traiter la question du terrorisme.

On pourra conseiller à tous et en particulier à Rocard la lecture de la tribune d’Oilvier Roy, « Vaine stratégie française au Mali » », lemonde.fr, 4 février 2013 :

« Sous le vocable de terrorisme islamique on met à peu près n’importe quoi : Al-Qaida bien sûr, mais aussi des partis qui sont avant tout nationalistes, comme le Hamas palestinien, des mouvements locaux voulant établir la charia, comme les talibans afghans ou l’Ansar Eddine malien, voire n’importe quelle communauté religieuse parlant de charia islamique. »

Enfin, on notera l’allusion, en passant, de Rocard aux moyens militaires hérités de Kadhafi. Oublie-t-il que c’est la guerre de l’OTAN, menée par la France, qui a « libéré » ces arsenaux. Et a aussi transformé le sud de la Libye en un territoire échappant largement à tout contrôle et où, demain, les groupes chassés du Mali pourront s’installer.

« Ainsi s’explique et commence la conquête par ces meurtriers de la moitié nord du Mali. Ainsi se découvre aussi la visibilité d’une offensive préparée contre la capitale Bamako, de ce grand pays à la faible population. De là vient l’appel.

L’appel de qui ? D’un gouvernement issu d’une tentative de coup d’Etat et dont la légitimité est plus que douteuse au yeux même de la population. Ceci n’empêche pas qu’une grande partie de la population ait accueilli positivement la défaite des groupes djihadistes. Mais, à Bamako au moins, et malgré les compte-rendus dithyrambiques des médias français, seules 2 000 personnes se sont rassemblées pour écouter François Hollande.

Très vite, du Niger voisin, du Sénégal à peine plus éloigné et presque aussi vite de l’immense Nigéria, cent millions d’habitants, à peine plus lointain — tous majoritairement musulmans — vient le soutien à l’appel à l’aide. »

Mais d’autres pays, tout aussi « musulmans », comme la Mauritanie, l’Algérie, l’Egypte ont émis des réserves. Et l’Organisation de la coopération islamique réunie en ce moment au Caire est assez divisée sur la question. Ces divergences ne viennent pas d’une interprétation différente de l’islam, mais de considérations politiques.

« L’armée du Mali en décomposition comme le pays lui-même ne saurait résister à l’assaut d’un demi millier de guerriers montés sur une centaine de véhicules et puissamment équipés, notamment d’armes lourdes. Il y faut une vraie armée. »

« Le colonisateur respectait la religion »

« On se souvient de la France. Naturellement ce dont on se souvient là n’est pas l’ensemble des outrages de l’autorité coloniale aux pouvoirs et aux intérêts économiques locaux... Ce dont on se souvient, c’est que le colonisateur respectait la religion, et que la France a une armée. »

Admirons le « on ». Et admirons le retour sur les aspects positifs du colonialisme qui, lui au moins, respectait la religion. Le colonialisme ne fut pas qu’outrages aux pouvoirs locaux, mais avant tout aux populations qui en paient encore le prix.

« Que défendons-nous dans cette histoire ? Assurément pas des Etats : celui du Mali a déjà disparu ; celui de la Côte d’Ivoire ne vaut guère mieux, les autres voisins sont embryonnaires... guère d’avantage des dirigeants en place, ceux du Mali ont déjà disparu, leurs remplaçants sont des intérimaires...

Nous défendons certes quelques centaines de nos concitoyens, et de maigres reliefs d’intérêts économiques qui furent autrefois coloniaux. Nous défendons surtout, des peuples désireux de vivre en paix et de vérifier que leur religion leur permet parfaitement de respecter et de cohabiter avec ceux qui ne prient pas comme eux. »

Vérifier que leur religion... Je ne comprends pas ce que l’auteur veut dire. S’agit-il des peuples qui doivent vérifier ? Les Occidentaux ? Confusion des formulations. Et les intérêts de la France dans la région ne sont pas de maigres reliefs, qu’il s’agisse de l’uranium ou de la présence de dizaines de milliers de coopérants.

Réformer l’islam

« L’islam fut grand, créateur de culture, de science et de droit, rayonnant. Voilà cinq siècles qu’il ne l’est plus. Il fut aussi humilié par la colonisation que par l’absence d’usines. Or le développement économique c’est une révolution des comportements. Ce n’est jamais ni spontané ni facile. Au Japon, l’ère Meiji fut “musclée”. »

Qu’est-ce que l’islam ? Existe-t-il un islam qui permette de définir des pays et des sociétés ? Faut-il rappeler à l’ancien premier ministre que l’Empire ottoman fut, il y a seulement trois siècles, la puissance dominante de l’Europe ? Et le succès de cet empire comme son déclin ultérieur s’expliquent-ils par l’islam ? L’utilisation de ce mot comme de l’adjectif musulman à tout bout de champ, relève surtout d’une paresse de l’esprit et de l’analyse.

Et qui décidera si l’islam est réformé ou non ? Michel Rocard ? Quelle est la bonne réforme de l’islam ? Est-ce que c’est l’islam qui explique les dictatures de Ben Ali ou de Moubarak, celles d’Arabie saoudite ou d’Algérie (et le soutien occidental à ces dictatures) ?

« En chrétienté il est visible qu’il a fallu les succès politiques et militaires de la réforme pour permettre le capitalisme et la démocratie. En islam, les Etats ont à peu près toujours réussi à éliminer ou tuer leurs réformateurs. Il survit depuis dans la crispation et surtout la rigidité. Sur un milliard et demi de croyants quelques petits milliers de ses fils, contrairement à leur prophète qui ne prêche ni la guerre ni l’extermination des non croyants, en sont venus dans la colère au projet fou de détruire les infidèles. »

Rappelons que l’Amérique latine chrétienne n’a pas connu de développement spectaculaire et est restée longtemps sous-développée. La religion explique-t-elle le capitalisme ? Pourquoi ne pas parler des pays « musulmans » qui, selon les critères de l’ancien premier ministre, ont réussi, de l’Indonésie à la Turquie, en passant par la Malaisie ?

« Tant au Moyen-Orient qu’en Afrique, les peuples musulmans, leurs gouvernants et leurs dirigeants qui dans leur quasi totalité veulent vivre en paix, mais sont depuis longtemps perturbés par les ondes de choc de la guerre froide, du pétrole, de l’intégrisme et de quelques autres, sont impuissants à traiter le problème. Le silence assourdissant des autorités religieuses n’arrange rien.

Il se comprend, devant la profondeur des crises de l’islam d’aujourd’hui, mais il est coupable. Finalement les polices et les armées musulmanes ne seront légitimes à traquer les tueurs usurpant faussement le nom du prophète que si cette fausseté est religieusement établie. »

Ce qui est curieux c’est que malgré les condamnations multiples d’Al-Qaida et des actions terroristes, provenant à la fois des autorités religieuses et de nombreux intellectuels du monde musulman, l’expression « silence assourdissant » est sans arrêt répétée. On pourrait plutôt parler de « surdité assourdissante » des responsables occidentaux.

Une dimension est par ailleurs totalement occultée par Rocard, sous le terme un peu vague d’ondes de choc, celui des guerres occidentales à l’encontre de la région : celles menées contre l’Irak qui ont détruit le pays et déstabilisé la région ; celles menées par Israël, avec le soutien occidental, contre les Palestiniens ; celle menée en Afghanistan et qui a alimenté le terrorisme.

Suit un long développement sur l’attitude de l’opposition en France et quelques considérations sur l’Europe.

« Comment certains osent-ils faire grief à l’Europe de ne s’être pas mobilisée alors que personne n’a jamais voulu la saisir de compétences dans ce domaine ? La vérité est que le devoir de civilisation n’a pas encore sa place dans le droit international. »

Un devoir de civilisation qui serait inscrit dans le droit international ? On croit rêver. Dans un des plus cyniques discours colonialistes, Jules Ferry déclarait à l’assemblée nationale en juillet 1885, « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... » Se peut-il que l’ancien premier ministre se situe dans cette filiation, lui dont les positions courageuses sur la guerre d’Algérie dans les années 1950 ont marqué la vie politique française ?

« Les pays d’islam ne sortiront de leur longue crispation qu’au prix de choix et de réformes douloureuses. Il leur y faut une aide extérieure. Pour la première fois certains la demandent.

L’action ne pourra être continue que s’ils confirment cette demande. L’enjeu est immense : oublier les croisades pour se battre ensemble pour les droits de l’homme. Bien d’autres nations musulmanes et européennes devraient pouvoir s’y joindre. Elles ne le feront que si elles en comprennent et assument le sens. »

Pour se libérer, une nouvelle fois, les peuples du Sud ont besoin de « nous ». Condorcet ne disait pas autre chose, illustrant les contradictions de la pensée des Lumières, contradictions dont nous avons du mal à nous débarrasser (lire, sur ce blog, « Une mission sacrée de civilisation »).

Sous les masques du « racisme anti-Blancs »

« Des adhérents de différents comités du MRAP vous invitent au Colloque-Débat public :

“Réflexions sur les enjeux du racisme et de l’antiracisme aujourd’hui”

Samedi 9 février 2013 de 9h30 à 12 h 30 et de 14 heures à 17 heures
Cinéma La Clef, 21, rue de la Clef, Paris Ve

“Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”

Aujourd’hui, alors que des associations antiracistes font référence à la notion de “racisme anti-Blancs”, on ne peut que constater la justesse de la phrase attribuée à Camus.
L’accusation de “racisme anti-Blancs” soutenue par la LICRA lors d’un récent procès tout comme la validation de cette notion par une majorité au Congrès et l’actuelle direction du MRAP donnent crédit à un concept qui ne résiste pas à un examen critique et argumenté

Contesté par nombre de militants antiracistes et d’intellectuels cette notion de “racisme anti-Blancs” a une histoire et une fonction : c’est la réaction, d’une société qui doute d’elle-même, et qui se raidit jusqu’à se sentir menacée par l’irruption sur le devant de la scène de groupes, lassés des faux semblants d’un discours universaliste, et qui revendiquent une égalité des droits, réelle et effective.
Si la société d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier, l’héritage de la colonisation exerce ses effets ravageurs tant au niveau des institutions que des individus ; Frantz Fanon reste toujours un guide qui nous invite à nous interroger plus avant et à questionner le racisme et l’antiracisme en prenant en compte toutes leurs dimensions, historiques, sociales, culturelles et même conceptuelles.

Simple erreur de conceptualisation ou instrument d’intimidation à l’encontre de ceux qui contestent l’ordre qui leur est imposé ? En tout cas fausse piste et vraie impasse, la notion de “racisme anti-Blancs” met sur le même plan des phénomènes qui ne sont pas de même nature et érige en pseudo concept des propos de café du Commerce.

Par une équivalence en trompe l’œil entre le racisme exercé par les dominants et des réactions individuelles de dominés qui peuvent viser des Blancs, le concept de “racisme anti-Blancs” relativise et dédouane le véritable racisme, celui qui discrimine et sert de justification à la domination.
Le retour dans le champ idéologique du concept de “racisme anti-Blancs” nous oblige à réfléchir à ce qu’est aujourd’hui le racisme et par voie de conséquence l’antiracisme, une occasion de redéfinir nos façons de voir et d’agir. C’est cette réflexion commune que des militants du MRAP de divers comités vous invitent à partager. »

  • Matin de 9 h 30 à 12 h 30

Stéphane Beaud, professeur de sociologie à l’ENS-Paris
Gérard Noiriel, directeur d’études à l’EHESS-Paris.
« Le racisme anti-Blancs : une imposture »

Houria Bouteldja, militante du PIR (Parti des Indigènes de la République)
« Bien définir le racisme pour mieux dénoncer l’ineptie de la thèse du racisme anti-Blancs ».

Félix Boggio Ewanjé-Epée et/ou Stella Magliani-Belkacem, auteurs de Les féministes blanches et l’Empire (éditions La Fabrique)
« Du “racisme à l’envers” au “racisme anti-Blancs” : un regard transatlantique ».

  • Après-Midi de 14 heures à 17 heures

Rokhaya Diallo, chroniqueuse télé et radio
« Réflexions et remarques autour de la notion de “racisme anti-Blancs” »

Christelle Hamel, Sociologue, chercheuse à l’institut national d’études démographiques. Membre de l’équipe de conception de l’enquête Trajectoires et Origines
« La mesure de l’expérience du racisme dans l’enquête Trajectoires et Origines. Comparaison des déclarations des groupes “minoritaires” et de la population majoritaire ».

Alain Gresh, Journaliste, animateur du blog « Nouvelles d’Orient »
« Racisme anti-Blancs et Islamophobie »

Saïd Bouamama, sociologue à l’IFAR et militant du FUIQP (Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires)
« Racisme anti-Blancs et segmentation des classes populaires, enjeux et conséquences pour le mouvement antiraciste ».

Entrée libre et gratuite.

591 commentaires sur « Les tribulations de Michel Rocard au Mali et en islam »

0 | 100 | 200 | 300 | 400 | 500

  • permalien gloc :
    7 février 2013 @19h57   »

    « Ce sont des bandits et des trafiquants de drogue qui utilisent la religion comme couverture”... et un peu plus loin : “Il va falloir mener une guerre idéologique et dénoncer ceux qui se disent musulmans et qui sèment la mort”. »

    Dans les années 50 la "gauche de gouvernement" disait : Le FLN le MNA, du PPA, du MTLD, c’est la même chose, tous des "coupeurs de route" qui utilisent la politique pour des raisons inavouables.

    Comme dans les années 60 il faudra bien finir par admettre que derrière ces "trafics" il y a peut-être un peu de politique.

  • permalien Caligula :
    7 février 2013 @20h30   « »

    Excellent article. J’avoue avoir commencé à lire celui de l’ancien premier ministre sur lemonde.fr mais c’est alors que ma connexion internet à fait des siennes. Aprés réparation, je me suis entété et rebelote, encore une panne. dois-je en conclure que ce texte est pervers au point de faire buguer mon ordi ? Ce serait généraliser, et par là, tomber dans les mêmes travers que Rocard.

    Avant la déconnexion forcée, j’avais eu le temps de lire ceci :

    Comment certains autres osent-ils faire grief à l’Allemagne de garder de son histoire récente une extrême réticence à procéder à des actions armées ?

    Cela n’a pas grand chose à voir avec son histoire récente, mais sûrement plus avec le fait que l’Allemagne est un des fournisseurs d’armes de l’Arabie Saoudite, d’Israël...Angela ne voudrait pas mécontenter ses clients.

  • permalien Sarah :
    7 février 2013 @20h36   « »

    Décidemment la vieillesse est un naufrage pour certains.

    Je rappelle que ce soit-disant homme de gauche est souvent invité au congrès du Medef où il conseille aux hommes politiques de "gauche" d’être plus réalistes,c’est à dire de se coucher devant le néo-libéralisme.

    Parmi ses propositions de "gauche" figurent entre autres la "flexibilisation" du marché du travail qui doit passer par l’adoption de LA mesure "réaliste",la fin du CDI.

    Autre brillante "idée" de cet homme de "gauche":la possibilité d’envisager un coup d’état militaire en Grèce au cas où les Grecs(par voie référundaire,ou dans la rue)refuseraient les mesures d’austérité imposées par le FMI et l’Europe.

    Alors ces "idées" sur la "réforme de l’islam",il peut se les mettre où je le pense.

    Merci à Alain Gresh de situer Rocard dans la filiation de ses illustres prédécesseurs de goooche tels que Ferry,colon notoire, qui a justifié la "pacification" de l’Algérie,"pacification" qui allait coûter la vie à, près d’un tiers de la population.

  • permalien Vitigis :
    7 février 2013 @21h03   « »
    Disqualifié

    Ce qui disqualifie les propos de M. Gresh, c’est que si les islamistes triomphaient au Mali et s’y livraient à leurs joyeusetés coutumières, M. Gresh regarderait ailleurs.

  • permalien Sarah :
    7 février 2013 @21h10   « »

    @ Vitigis :

    C’est drôle de parler de disqualification

    quand on a pour habitude de colporter les mensonges de "l’intellectuelle faussaire" préférée des médias.

    Au fait,ce n’est pas vous qui aviez dit que vous n’interviendriez plus sur ce blog ?

  • permalien gloc :
    7 février 2013 @21h41   « »
  • permalien imperial fire :
    7 février 2013 @22h23   « »

    francois hollande n a plus qu à crier"carthago delenda est" !

  • permalien Sakhra :
    7 février 2013 @22h35   « »

    Rocard vieillit très mal ....ou il est atteint ...

    Sarah, pour ce qui est des positions de Rocard durant la guerre de libération, elles ont été très courageuses ..Mais par ces temps de révisionnisme , et de reniements...aujourd’hui...

    Les “camps de regroupement” de la guerre d’Algérie,

    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...

    C’est Michel Rocard qui révèlera l’horreur de ces « camps de concentration » à la française. Aujourd’hui, l’ex 1er Ministre me précise qu’il n’a jamais parlé de camps de concentration, ni de « camps de la mort ». Ces camps de regroupement « ont été des camps du malheur ». A l’époque, cet ancien dirigeant des jeunes socialistes a 28 ans. Dès 54, ce fils de résistant se prononce pour l’indépendance de l’Algérie. En 58, Michel Rocard, élève à l’ENA devenu inspecteur des finances, alors en stage en Algérie, va mener la première enquête sur les regroupés. Le 17 février 1959, il remet au délégué général en Algérie son rapport qui décrit une situation indigne. Le cabinet du garde des Sceaux du gouvernement de Michel Debré, Edmond Michelet, sous la forme d’une « fuite », en informera la presse. Furieux, Michel Debré demandera en vain en conseil des ministres sa révocation. De toute manière, c’est trop tard : « un barouf médiatique » est lancé, se rappelle Michel Rocard. Le 16 et le 17 avril, l’hebdo France-Observateur (futur Nouvel Observateur) puis Le Monde du 18 avril, publient des extraits de ce Rapport sur les camps de regroupement qui pointe le caractère particulièrement inhumain de ces détentions

    .
    http://blogs.mediapart.fr/blog/sham...

    On s’aperçoit que Rocard ne connait rien à l’Islam, ni aux musulmans, ni à l’histoire du Mali....

  • permalien Caligula :
    7 février 2013 @22h40   « »

    @ imperial fire,

    Il pourrait aussi dire : Oderint dum probent (Tibère) ; Oderint dum metuant (moi-même, par procuration) étant encore un peu violent pour lui. Per Jovem !

  • permalien Sarah :
    7 février 2013 @22h50   « »

    @ Sakhra :

    Il a bien changé depuis.

    Rocard aux patrons du Medef : vous seuls savez la vérité !

    C’est peu dire que, pour la onzième édition de son université d’été, le Medef rame. Les débats, placés sous le signe de l’« Etrangeté du monde, mode d’emploi » (le thème de cette année), se sont enlisés et les participants semblaient s’ennuyer ferme. D’ailleurs, (en tout cas jusqu’à ce vendredi midi) nulle trace de l’événement sur le site des Echos, le principal quotidien économique du pays.
    Heureusement, Michel Rocard

    , un habitué

    , était là. L’ancien Premier ministre socialiste, idole de la deuxième gauche, a cajolé le patronnat français

    en se fendant d’une bien étrange déclaration : « Le seul milieu qui connaisse quelque chose au monde extérieur, ce n’est pas vraiment les journalistes ; ce n’est pas les hommes politiques, ils ne sont référés qu’à leurs seules traditions ; ce n’est pas le monde salarial et ses syndicats ; ce n’est pas les intellectuels, trop sensibilisés à leur langue et à leur culture ; c’est vous les patrons. Vous n’avez pas de substituts. Vous êtes la seule expertise en connaissance du monde extérieur par rapport à ce qu’il s’y passe » (sic). Et d’inviter les patrons à dire « leur peur, à faire pression. »
    « Atterrant. Comme si les patrons n’avaient pas leurs intérêts propres », a commenté Henri Weber, sénateur socialiste (Fabiusien et ex de la LCR, passé au PS en 1986), à qui Marianne a soumis cette déclaration.
    Michel Rocard, lui, s’en est tiré sous un tonnerre d’applaudissements.

    http://www.marianne.net/Rocard-aux-...

  • permalien venturii :
    8 février 2013 @03h56   « »

    L’Islam, dans cette histoire malienne, c’est comme d’habitude juste l’étincelle qui met le feu à l’herbe sèche, celle de la grange ou de la savane, en tout celle d’un milieu devenu inflammable pour des tas de raisons qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’Islam.
    Le Mali a autre chose à faire que de servir de laboratoire de réforme de l’Islam - quoique ça puisse vouloir dire.

  • permalien Rician :
    8 février 2013 @08h27   « »

    Je n’ai pas eu le courage de lire la "bavouille" de M. Rocard dans le Monde, je me suis contenté du titre.

    Vous citez ce docte stratège :

    "Et comme elles viennent du Mali, il est fort probable qu’elles inspireront les autorités religieuses des pays – Niger, Nigeria, Sénégal, tous musulmans à plus de 90 % – voisins qui ont décidé de soutenir l’intervention française, lorsque celles-ci finiront par être conduites à commenter les décisions de leurs autorités politiques. »

    Wikipédia, que n’importe quel ignare peut consulter :

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Religi...

    indique, pour le Nigéria, une population musulmane de quelque 50%.

    Le Président en exercice s’appelle : Goodluck Ebele Azikiwe Jonathan

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Goodlu...) ...

    Mais M. Rocard n’a que faire de ces détails qui ne nuisent nullement à sa brillante démonstration !

  • permalien marcel Séjour :
    8 février 2013 @09h27   « »

    Devoir de civilisation

     ???????

    Bigre ! On croirait lire Kipling et son fardeau de l’homme blanc ! Cette seule expression suffit à discréditer totalement Rocard. Allez ouste ! Au rebus le Rocard.

  • permalien Sakhra :
    8 février 2013 @10h02   « »

    Et un autre "intellectuel" , encore un :

    http://laregledujeu.org/bhl/2013/02...

    Hollande a fait au Mali, ce que Sarkozy a fait en Libye , et il faut leur dire bravo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Je le dis parce que ces deux interventions dessinent un visage de la France que tout le monde, ou presque, a l’air de trouver naturel alors qu’il est, quand on y songe, proprement sidérant  : où et quand a-t-on vu une puissance moyenne se porter ainsi, par deux fois, et dans un délai si court, en première ligne militaire de la défense du droit  ? quel autre exemple d’un pays de taille modeste prenant de vitesse ses partenaires, bousculant leurs timidités de pachydermes empêtrés dans leurs logiques de compromis et finissant, sinon par les violer, du moins par les entraîner et par prendre ainsi la tête d’une coalition internationale, de format variable, visant à faire chuter des dictatures  ?

    Que c’est beau la France (de BHL, Rocard, Bugeaud, Bigeard, Ferry, Saint-Arnaud, Massu ...Salan...) ! comme c’est généreux !

    Dans mon enfance, durant la guerre d’indépendance, les hélicoptères de l’armée coloniale déversaient sur nous des tracts adressés aux "fellaghas" rédigés à peu près ainsi : "La France, c’est beau, la France c’est généreux,. Rendez-vous et la France vous pardonnera "...........

    Mais nous ,nous savions exactement ce qu’était la France coloniale ...

    ...

  • permalien gilgoss :
    8 février 2013 @10h18   « »

    Que pensent les participants au forum de la charia (d’après Gresh il y en aurait plusieurs, ici il s’agit de celle qui a été imposée au Nord-mali) ?

  • permalien HN :
    8 février 2013 @10h22   « »

    Juste un truc pour faire le chieur pointilleux : "homonymes de meme nom"...
    Cdlmt

  • permalien gilgoss :
    8 février 2013 @10h30   « »

    ...et pensez-vous qu’il ne faut en aucun cas intervenir dans un pays étranger (par exemple même au cas où il y aurait un génocide en cours) ?

  • permalien lucuran :
    8 février 2013 @11h13   « »
    Dehors les cuistres

    “Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”
    Et le Grand Réformateur de l’orthographe voulait aussi nous apprendre à écrire les noms des choses.

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @11h19   « »

    Défense de Rocard (1/3)
    Allez, je vais prendre la défense de "Mimi fuck la canicule", même si je m’interroge beaucoup sur certaines de ses sorties (sa dernière sur le mariage homo était pas mal).
    Mais ici, je ne suis pas sûr de partager totalement la lecture d’A Gresh. Certes, ce papier de MR est contestable sur certains points, mais la critique de ce papier amène encore plus de remarques pour le coup.
    En introduction, je relève quand même qu’une grande partie des remarques portent sur des spéculations, ("Rocard veut-il dire que…", "se peut-il que"), ou ce que AG considère comme des "confusions de formulation", ou ce qu’il ne comprend pas (MR a-t-il jamais été compris ?...)

    Toute la critique sur le passage "Retour sur l’histoire d’une crise" me semble à excessive. L’extract de MR ne me paraît pas des plus discutables, par contre sa critique me laisse perplexe :

    Un président musulman ? Comme le préfet musulman nommé par Sarkozy ?

    Comparaison n’est pas toujours raison. On dit bien d’Obama que c’est un président noir…

    Il est étrange de voir utilisé cet adjectif comme si celui-ci définissait la présidence au Mali.

    Pas plus ni moins que de dire d’Obama que c’est un président noir…

    Il est curieux de se réclamer de cette légitimation religieuse, comme si elle était un argument.

    Quel est le pb ? Rocard dit que cette attaque contre des musulmans est défendu par d’autres musulmans. AG répond : "et alors ?". Ce à quoi je rajouterai : "et alors quoi ?"
    MR défend que ce n’est pas une "croisade" c’est tout. L’avenir nous dira s’il a raison ou pas.

    Suffit-il que des autorités religieuses soutiennent une intervention occidentale pour qu’elles deviennent progressistes ? Les religieux saoudiens avaient approuvé en leur temps la guerre contre l’Irak et après ?

    Ce contre-argument me parait beaucoup plus pertinent.

    Depuis les indépendances, les présidents du Mali ont toujours été musulmans, qu’ils aient été des dictateurs ou des responsables élus. Dans tous les pays « musulmans », les chefs d’Etat sont « musulmans » : est-ce que cela permet de comprendre leurs orientations ? Le roi Abdallah et le président Bouteflika défendent-ils les mêmes politiques ?

    Je ne lis rien dans l’extract de MR qui dise ceci.

    des éléments (…) à « l’enracinement national inconnu » (définition que, sous d’autres cieux, on qualifierait de raciste)

    Ma compréhension de cette expression ("l’enracinement national inconnu") renvoie à un vieux débat sur les dégâts de la colonisation en termes d’importation des concept de nations, et le fait que beaucoup de populations ne s’y reconnaissent pas.

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @11h22   « »

    Défense de Rocard (2/3)

    Cette tendance à amalgamer les islamistes sous une même bannière (réduits plus loin à de simples « tueurs ») …

    Dans l’extract proposé, MR ne cite pas que les islamistes puisqu’il y met aussi les touaregs.

    …est la raison de l’incapacité fréquente des Occidentaux à traiter la question du terrorisme.

    L’argument me paraît osé. Cela veut-il dire que le terrorisme est une spécificité musulmane ?

    Enfin, on notera l’allusion, en passant, de Rocard aux moyens militaires hérités de Kadhafi. Oublie-t-il que c’est la guerre de l’OTAN, menée par la France, qui a « libéré » ces arsenaux. Et a aussi transformé le sud de la Libye en un territoire échappant largement à tout contrôle et où, demain, les groupes chassés du Mali pourront s’installer.

    Bien entendu je ne m’associe pas à ce postulat. Fallait-il sous le seul prétexte des armes qu’il accumulait, garder Kadhafi ?
    Faisant parti de ceux qui pensent que tout régime librement choisi vaut mieux qu’un dictateur, j’en arrive à préférer, moi un athée radical de tendance "déicidaire", à préférer un régime religieux librement choisi à un régime laïc imposé.
    Et sur la question des armes, demain je ne refuserai pas à soutenir la chute du dictateur nord-coréen malgré son arsenal.
    Donc l’arsenal de Kadhafi ne devait pas être un frein à son renversement.

    L’appel de qui ? D’un gouvernement issu d’une tentative de coup d’Etat

    Ben oui. On est même allé sauver des dictateurs à "leur appel", c’est dire !...

    Existe-t-il un islam qui permette de définir des pays et des sociétés ? (...) L’utilisation de ce mot comme de l’adjectif musulman à tout bout de champ, relève surtout d’une paresse de l’esprit et de l’analyse.

    Tout à fait vrai. Sauf que trois lignes plus loin, MR fait le même amalgame concernant la "chrétienté". Sans que cela ne fasse réagir personne.

    Et qui décidera si l’islam est réformé ou non ? Michel Rocard ?

    Pourquoi pas ? Ou nous ici !... Ou d’autre !... Ne réservons pas les avis aux seuls experts. Même les idiots ont le droit d’avoir un avis (heureusement, sinon ce blog ne fonctionnerait pas ;-)...)

    Est-ce que c’est l’islam qui explique les dictatures de Ben Ali ou de Moubarak, celles d’Arabie saoudite ou d’Algérie (et le soutien occidental à ces dictatures) ?

    Pour Ben Ali et Moubarak, non. Par contre pour l’Arabie clairement oui. Tout du moins s’en revendiquent-ils, et ils ne sont pas beaucoup contestés parmi les musulmans qui acceptent sans trop se poser de question les milliards de Riyals généreusement distribués.
    Donc l’Islam aussi s’accommode, au mieux, sans trop d’état d’âme des dictatures.

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @11h26   « »

    Défense de Rocard (3/3)

    MR : " contrairement à (Mahomet) qui ne prêche ni la guerre ni l’extermination des non croyants,

    Ce passage de MR démontre effectivement que, comme dit AG, MR ne connait rien à l’Islam, ou, pour être plus précis, n’a pas lu le Coran.

    Un devoir de civilisation qui serait inscrit dans le droit international ? On croit rêver. (…) Se peut-il que l’ancien premier ministre se situe dans cette filiation (colonialiste)

    Ah ! Intéressant ! Donc défendre un universalisme de certains droits renvoie à du colonialisme ??? N’avons-nous pas eu un débat sur ce sujet il y a quelque temps ?...
    Accuser les défenseurs de l’universalisme de certains droits (contre la mutilation par exemple…) de "colonialistes" est aussi à propos que de considérer que le terrorisme est l’apanage de l’islam


    En résumé et pour finir (car je ne suis pas sûr d’avoir été exhaustif), si certains points de MR étaient contestables, je trouve la charge d’AG en retour contestable sur bien plus de point, et surtout excessive.
    MR n’est pas toujours très compréhensible, peut-être incongru dans ces formulations (son fameux "la misère du monde en France"), il vieilli, mais on peut difficilement l’accuser de colonialisme et d’anti-islamisme. Son analyse sur le sujet n’est peut-être pas des plus pertinentes, mais elle ne me paraît pas aussi orientée idéologiquement que ce que cette critique le sous-entend.

    Car en fait, que dit MR :
    1) "Il ne fallait pas laisser faire ces rebelles, une intervention armée était nécessaire" : Je ne connais pas le Mali plus que ça, mais je constate que sur ce point tout le monde est d’accord (en France de Mélenchon à la droite la plus dure, c’est dire !...)
    2) "La France a eu raison d’y aller" : ici se situe la ligne de fracture. Pour certain, la France ne devait pas y aller en particulier à cause de son passé là-bas.
    Du coup, si on considère qu’une intervention était nécessaire, je ne vois pas pourquoi le passé de la France devrait remonter, autrement que par l’observation factuelle que nous ne repartons dans du colonialisme sous quelque forme que ce soit.
    En termes de respect des populations, j’aurais même plus confiance dans l’armée française que dans les armées voisines (on le voit bien d’ailleurs avec l’armée malienne).

    Le débat s’honorerait à débattre de ces deux points plutôt que de tirer sur certaines ambulances.

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2013 @12h00   « »

    L’armée française est au Mali pour défendre les intérêts français (et européens) : un état malien aux mains de djihadistes, c’est beaucoup d’infrastructures (aéroports, avions) entre les mains de gens ultra-violents animé de la haine de l’occident. C’est donc des risques d’attentats démultipliés en France et en Europe.

    Il y a aussi la protection de nos multinationales qui vendent en Afrique (des marchés en croissance, sur lesquels les produits français sont moins concurrencés qu’ils ne le sont sur les marchés américains, sud-américains ou asiatiques).

    Ceci dit je soutiens l’intervention française au Mali telle qu’elle a été menée jusqu’ici, en faisant attention de limiter les heurts interethniques : il y a manifestement des négociations avec les mouvements touareg qui se sont éloignés d’Aqmi : à l’extrême Nord du Mali ce n’est pas l’armée malienne, ni une autre armée d’Afrique de l’Ouest, mais des soldats tchadiens (dont beaucoup sont touareg, si j’ai bien compris) qui, avec les soldats français tient Kidal.

    Je juge l’intervention française nécessaire, que je vais oser comparer, même s’il y a d’énormes différences (notamment d’échelle), avec le débarquement américain en Normandie en 1944 dont il est difficile de regretter qu’il ait eu lieu (même accompagnés de bombardements américains qui ont détruit des villes françaises entière, Rouen notamment) : sans ce débarquement américain, la France, et l’Europe était pour longtemps dans un tunnel de domination nazie.
    Bon, je n’oublie pas que ce sont les Soviétiques qui ont été déterminant dans la défaite du nazisme en leur mettant la pâtée à l’est, grâce au sacrifice d’un nombre énorme de soldats russes.

    La France a défendu ses propres intérêts mais c’est bien tombé pour les populations du Mali.
    C’est une convergence d’intérêt et c’est tant mieux.

    J’espère que la suite de cette intervention militaire continuera a être menée dans des conditions où l’apaisement est recherché par toutes les parties (gouvernement du Mali, gouvernement français, gouvernements des autres pays qui ont des troupes sur place ... et mouvements touareg aussi)

    Parce qu’il est probable que le développement de la région Nord du Mali n’ait pas été favorisée par le gouvernement malien.
    Mais les maliens font remarquer que les Touareg ne sont pas majoritaires dans la moitié nord du Mali.

    Et lorsqu’on lit des blogs tenus par des africains on s’aperçoit qu’ils reprochent aux Touareg d’avoir souvent du mal à accepter la domination de gouvernement issus de populations où des africains noirs sont majoritaires.

    Les responsabilités semblent assez partagées ...

    Et quid de la pollution du désert par l’entreprise française et publique Areva au Niger ? Qui en parle ?

  • permalien Philippe Contié :
    8 février 2013 @12h26   « »

    Je n’ai lu nulle part AG parler d’intervention colonialiste au Mali dans cet article. Il s’en prend à la vision de MR sur le paysage religieux sur lequel la France est intervenue et sur ce qu’il interpréte qu’en dit MR. Je trouve le procès déplacé car il fait dire beaucoup de choses que MR ne veut certainement pas dire. MR n’est absolument pas un colonialiste dans la lignée de Jules Ferry et consorts. Pour ceux qui parlent d’intervention colonialiste, je serai curieux qu’ils exposent comment auraient-ils vu la situation malienne sans cette intervention ? Ces gens sont aveuglés par leur idéologie anti occidentale, symbole du mal planétaire, au point d’oublier tout simplement l’intérêt du peuple malien lui-même. D’ailleurs, AG ne rapporte-t-il pas "Ceci n’empêche pas qu’une grande partie de la population ait accueilli positivement la défaite des groupes djihadistes." ? Maintenant, si les français devaient se maintenir sur place contre la volonté des maliens, ce serait une autre histoire. En attendant, je crois unique la quasi unanimité du soutien à cette intervention. L’Algérie n’a-t-elle pas autorisé le passage dans son ciel des avions français ? J’aime beaucoup AG, mais pas sur ce coup.

  • permalien gloc :
    8 février 2013 @13h24   « »

    Philippe Contié : Pour ceux qui parlent d’intervention colonialiste, je serai curieux qu’ils exposent comment auraient-ils vu la situation malienne sans cette intervention ?

    Et vous même, maintenant que cette intervention a lieu, comment la définissez vous hors d’un contexte colonial ?

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @13h36   « »

    Sarah : 7 février @20h36

    Je rappelle que ce soit-disant homme de gauche est souvent invité au congrès du Medef où il conseille aux hommes politiques de "gauche" d’être plus réalistes,c’est à dire de se coucher devant le néo-libéralisme.

    Ne faisons plus semblant tous les jours de découvrir que la gauche "modérée" s’est convertie au capitalisme (officiellement depuis 1983 quand même, ça ne date pas tout à fait d’hier)

    Merci à Alain Gresh de situer Rocard dans la filiation de ses illustres prédécesseurs de goooche tels que Ferry,colon notoire

    Pas tout à fait quand même. Je vais re-défendre AG, mais si on peut critiquer la question " Se peut-il que (MR) se situe dans cette filiation (colonialiste) ?", on doit à la vérité de dire qu’AG a bien rappelé son ferme engagement anticolonial des années 50 (à une époque où beaucoup de futur anticoloniaux de la dernière heure écrivaient encore sur l’intérêt de l’Algérie Française…).

  • permalien Sakhra :
    8 février 2013 @14h01   « »

    @ Orangerouge :

    Ceci dit je soutiens l’intervention française au Mali telle qu’elle a été menée jusqu’ici,

    Je me souviens que nous étions accrochées à propos de l’interventionn de l’OTAN en Libye ..Considérez-vous toujours aujourd’hui que cette intervention a "permis de sauver le peuple libyen" ? Vous donne-t-on des "nouvelles" du chaos libyen aujourd’hui ?

    Vous remettez ça, en ce qui concerne le Mali . L’avenir nous dira si cette expédition n’est pas une expédition de type colonial, qui va entraîner une tourmente généralisée dans tous les pays africains, avec les conséquences désastreuses , dont les peuples que l’on prétend défendre vont payer et ce, pour des décennies .

    J’avais posté un appel de Aminata Traoré signé par d’autres intellectuels, je le reposte ici : .http://www.humanite.fr/tribunes/ami.... http://fr.saharamedias.net/m/Aminat...

    Quant à faire la comparaison avec le débarquement américain de 44, il fallait effectivement oser ! Le Mali était-il "occupé" par un pays étranger( à part la France, qui n’a jamais quitté ses colonies africaines, leur ayant octroyé une indépendance de façade en 1960, pour pouvoir mettre toutes ses forces contre les combattants Algériens, pour garder l’ Algérie, "le joyau de l’empire français").

  • permalien Sakhra :
    8 février 2013 @14h03   « »

    Aminata Traoré : in L’Afrique humiliée .

    « Nous, peuples d’Afrique, autrefois colonisés et à présent recolonisés à la faveur du capitalisme mondialisé, ne cessons de nous demander : que sommes-nous devenus ? Les pays riches ont peur de notre présence quand elle n’est pas susceptible d’ajouter à leur avoir, peur de nos différences quand elles sont trop visibles. Inutiles, les nouveaux naufragés entassés sur des embarcations de fortune, supposées les conduire vers la terre ferme de l’Europe. Invisibles, les désespérés qui traversent l’enfer du désert. Indésirables, ceux qui, menottes aux poignets, sont reconduits dans leur pays d’origine. Mais l’humiliation du continent africain ne réside pas uniquement dans la violence, à laquelle l’Occident nous a habitués. Elle réside également dans notre refus de comprendre ce qui nous arrive. Car il n’y a pas d’un côté une Europe des valeurs et du progrès et de l’autre une Afrique des ténèbres et des malheurs. Cette vision, que certains d’entre nous ont tendance à intérioriser, vole en éclats dès l’instant où l’on touche du doigt les mécanismes de la domination, de la paupérisation et de l’exclusion. Le défi auquel nous faisons face aujourd’hui, c’est d’imaginer des perspectives d’avenir centrées sur les êtres humains. Une réappropriation de nos destins qui fait appel à nos langues, à nos repères, à des valeurs de société et de culture qui nous sont familières ».

  • permalien Yvan :
    8 février 2013 @14h32   « »

    Il n’est pas impossible que Rocard passe auprès du gouvernement des Français pour un lettré...

    Le camp des "Bérets rouges" à Bamako attaqué par des soldats - MALI - FRANCE 24

    Un camp des "Bérets rouges", proches de l’ex-président Amadou Toumani Touré renversé en mars 2012, a été la cible d’une attaque menée par des soldats d’autres corps de l’armée malienne. L’assaut a fait un mort, selon notre correspondant à Bamako.


    ... ou alors la France a répondu à l’appel d’un "gouvernement malien légitime... aux intérêts... de certains français".

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @14h36   « »

    @gloc re. : 8 février @13h24

    Philippe Contié : Pour ceux qui parlent d’intervention colonialiste, je serai curieux qu’ils exposent comment auraient-ils vu la situation malienne sans cette intervention ?

    La question est pourtant intéressante…

    Et vous même, maintenant que cette intervention a lieu, comment la définissez vous hors d’un contexte colonial ?

    … pour répondre par autre chose que par cette pirouette…
    Ceci étant, cette question est aussi intéressante, en ce sens que cela renvoie à la définition d’un mot que l’on utilise un peu à tort et à travers ici.
    Dans son sens qui nous intéresse ici, on peut dire que la colonisation, c’est quand l’appareil politique d’un groupe (quel que soit sa forme : Etat, tribu, nation,…) est pris en charge par des étrangers. On a tous les même pays en tête (Algérie, Inde, Israël, Australie, Amérique, etc, etc).
    Pour le Mali, nul ne peut dire aujourd’hui que cela va être le cas. L’histoire seule pourra le dire. On entend seulement les politiques dire que la France n’est pas destinée à rester…

    D’autres formes de colonialismes sont venues remplacer le colonialisme à la papa qui est, en gros, mort avec son dernier acte, la Palestine en 47.

    Les néo ou post colonialismes ont remplacé le politique par l’économique. Le pays est mis sous dépendance économique d’un (et d’un seul) autre pays. C’est l’histoire de la France-Afrique depuis la décolonisation, ou celle des USA avec l’Amérique du sud.
    Pour le Mali, on peut reprocher ceci à la France, mais l’action en cours là-bas ne change rien dans ce domaine-là par rapport aux 50 dernières années.

    Donc pour en revenir à votre question, on peut très bien définir cette intervention en dehors de ces deux contextes là aujourd’hui, si on considère que les politiques ne mentent pas…

  • permalien Sakhra :
    8 février 2013 @14h37   « »

    Ce qu’apportera l’expédition coloniale au Mali :

    Mali : des soldats maliens attaquent un camp militaire à Bamako, des blesséshttp://www.lepoint.fr/monde/mali-de...
    Mali : un kamikaze se fait exploser à Gao, règlements de comptes à Bamako
    http://www.leparisien.fr/internatio...

    Hier la presse arabophone (Al Akhbar) rapportait qu’à Tombouctou, juste après le départ du Hollande "triomphant, on a assisté à des assassinats d’Arabes et de Touaregs autour de Tombouctou , par des miliciens , leurs cadavres ont été remis à l’armée malienne, qui n’a pas émis la moindre objection .....L’épuration ethnique peut aussi commencer .commenccer....http://www.al-akhbar.com/node/176997

    Mais, c’est maintenant que le Mali risque de se transformer en "Malistan" ..Les groupes armés, avec leurs armes se sont repliés dans les grottes du massif des Ifoghas…, qui rappellent la géographie de l’ Afghanistan ....

  • permalien Yvan :
    8 février 2013 @14h48   « »
    Les tribulations US au Mali et en islam

    La seule chose qui puisse "sauver" cette intervention au Mali, c’est qu’elle emm... vraiment les USA.

    Paris aurait versé une rançon pour libérer des otages français - MALI - FRANCE 24

    "Il y a deux ans, Aqmi [Al-Qaïda au Maghreb islamique, ndlr] a pris des Français en otages dans une mine d’uranium au nord du Niger, et pour faire libérer ces otages la France a payé une rançon d’environ 17 millions de dollars [12,7 millions d’euros]", a déclaré, vendredi 8 février, sur la chaîne de télévision française iTélé, Vicki J. Huddleston, ambassadrice des États-Unis au Mali de 2002 à 2005.


    ... les vipères en service commandé sifflent.

    L’emploi du mot "la France" plutôt que de distinguer ses gouvernements, montre que le refus de Chirac pour l’Irak, le paiement des rançons par "mon ami Nicolas", et le retrait précipité d’Afghanistan de Hollande sont mis dans le même sac... d’amertumes.

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @14h58   « »

    @Sakhra re. : 8 février @14h01

    en Libye ..Considérez-vous toujours aujourd’hui que cette intervention (en Libye) a "permis de sauver le peuple libyen" ?

    Je ne sais pas qui a utilisé ce terme de "sauver le peuple libyen", mais c’était manifestement une antiphrase, voire une erreur.
    Le but était de libérer ce peuple d’un dictateur et de le faire accéder à des élections. C’est tout ce qui a été fait à ce jour. Et en plus ils ont installé un pouvoir que les occidentaux n’aiment pas !...

    Maintenant croire que ce type de transformation se fait en 3 jours et se priver de les faire parce que ça peut durer des mois voire des années pour se stabiliser, c’est la meilleure manière de garder tous nos dictateurs.

  • permalien gloc :
    8 février 2013 @14h59   « »

    CdQat :… pour répondre par autre chose que par cette pirouette…

    Je ne répondais pas, je demandais simplement quelle pouvait être la justification qu’un négationniste du colonialisme de la France pouvait donner à une intervention militaire de l’armée française sur un autre continent.

    S’il y a pirouette, c’est quand on pose une fausse question hors contexte... c’est même très malhonnête.

  • permalien patrice :
    8 février 2013 @15h08   « »

    @Cd Qat
    Pas un pour sauver l’autre.
    - Mauvais, les islamistes djihadistes et bornés rémunérés par le Qatar, et qui vivent d’enlèvements et de trafic de Cocaïne (Le Mali est la zone relais de l’Amérique du Sud).
    - Mauvais, les militaires maliens corrompus, qui partageaient avec les djihadistes les profits du trafic.
    - Mauvais, les services secrets français, qui ont poussé les militaires à déserter, puis ont encouragé le Qatar à subventionner Aqmi.
    - Mauvais, les américains, qui fomentaient un coup d’état militaire dans le but de nous piquer les sous que nous volons aux maliens.
    - Mauvais, les européens, qui ont refusé de nous aider à défendre notre bas de laine.
    - Mauvais, les africains, qui rechignent à expulser Aqmi du Mali, au motif évident que les malades vont venir se réfugier chez eux.
    - Mauvais, les algériens, pour les mêmes raisons.

    Mais, Bon, Total, qui va rafler la mise, et gardera tous les sous, vu qu’ils ne paient pas d’IS en France.
    C’est pas grave.
    En attendant, je suggère un procédé efficace pour moderniser l’Islam : Expédier les imams sur Bétaphore V, où ils feront le bonheur des déshérités à majorité anthropophage. Mais ce que j’en dis...C’est juste une position éthique.

  • permalien Sakhra :
    8 février 2013 @15h16   « »

    @ CdQat :

    Si l’on en croit CdQat, l’expédition de l’Otan en Libye , c’était :

    Le but était de libérer ce peuple d’un dictateur et de le faire accéder à des élections

    Alors là, cher adorateur de la DUDH, pourriez-vous demander à Hollande et aux autres d’aller libérer le peuple séoudien, de la pire des dictatures, des violations continues des Droits de l’Homme (vous savez , on lapide les femmes, on torture, on ne permet pas aux femmes de conduire, les prisons sont remplies d’opposants, et il est interdit de manifester etc..) Ou encore d’aller libérer le peuple qatari, ou enfin, le peuple palestinien, dont tous les droits énumérés dans votre DUDH sont violés depuis ...un siècle , depuis, la résolution 181, qui est une violation flagrante de la charte des Nations-unies ....

    Allez, faites !

  • permalien patrice :
    8 février 2013 @15h30   « »

    @Cd Quat
    Concernant Rocard...
    Comme beaucoup d’entre nous, il eut sa période gauchiste quand il était jeune...Puis il a commencé à gagner de l’argent. Sûr que ça ébranle les convictions égalitaristes. A part ça, il fut un premier ministre assez brillant, après avoir été un maire génial (à Conflans Sainte Honorine, si je me souviens bien).
    Ensuite il a subi le destin habituel des dauphins : Il s’est échoué sur la plage, comme le non moins brillant Alain Juppé, son copain de bordées.
    Aujourd’hui, il est ambassadeur chez les pingouins. Il n’y a pas de sot métier. Il est aussi : Vieux, comme moi, ce qui me pousse à l’indulgence. Par contre, il parle trop vite, comme Françoise Sagan, même quand il ne prend pas de cocaïne. Je dois reconnaître que c’est gonflant, surtout pour qui a des problèmes d’audition.
    D’autant que ce qu’il dit est de moins en moins intéressant. Là, il serait bon que quelqu’un se dévoue pour lui dire la vérité :
    "Vas emmerder les poissons, ami, ou essaye de jouer au Scrabble (r dans un rond), mais, par pitié, cesse de nous faire part de ton avis. Le match est fini. Tu l’as dans le baba, comme tant d’autres. C’est pas grave."
    Je dis ça sans haine, vu que je l’aime bien, le pauvre Michel. Il me fait penser à mon grand père, qui était Maître d’Hotel, et qui est mort d’une glissade.

  • permalien patrice :
    8 février 2013 @15h38   « »

    @Sakhra
    "Alors là, cher adorateur de la DUDH, pourriez-vous demander à Hollande et aux autres d’aller libérer le peuple séoudien, de la pire des dictatures, des violations continues des Droits de l’Homme (vous savez , on lapide les femmes, on torture, on ne permet pas aux femmes de conduire, les prisons sont remplies d’opposants, et il est interdit de manifester etc..) Ou encore d’aller libérer le peuple qatari, ou enfin, le peuple palestinien, dont tous les droits énumérés dans votre DUDH sont violés depuis ...un siècle , depuis, la résolution 181, qui est une violation flagrante de la charte des Nations-unies ...."

    Eh....

    A part ça, bien, la DUDH. Pas un article qui ne soit intelligent et incontestable. Ca doit aussi être rappelé. C’est un peu comme : "Il faut aider les pauvres". Après, si le curé garde le pognon du tronc pour les pauvres pour nourrir sa supposée gouvernante, sûr qu’on se dit : "Eh ! Qu’est ce que je ferais à sa place ?".

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2013 @15h56   « »

    à Sakhra ,

    J’emploie rarement l’expression "peuple" qui, à mon avis, convient plutôt à des discours propagandistes. Alors je n’ai certainement pas parlé de "sauver le peuple libyen".
    Je me souviens que l’insurrection des gens Benghazi menacée par l’avancée de l’armée de Kadhafi, ça m’amenait à me demander s’il fallait que les pays occidentaux qui en avaient les moyens fassent quelque chose ou laissent faire. Je ne me souviens pas d’avoir été catégorique.

    La France y a été pour ses intérêts propres, pas de doutes là-dessus.

    Maintenant il faudrait entendre des Libyens de différentes régions et couches sociales pour savoir s’ils auraient préféré rester sous la férule de Kadhafi, plutôt que la situation assez chaotique actuelle. Il investissait la rente pétrolière dans l’éducation et au bénéfice d’une partie importante de la population. Mais c’était quand même clairement un dictateur.

  • permalien CdQat :
    8 février 2013 @16h02   « »

    @Sakhra re. : 8 février @15h16
    Chère adoratrice du Coran et "détestatrice" du Deutéronome … (ça c’est pour l’adorateur de la DUDH ;-)…)
    Vous opposez la Libye au Qatar et à l’Arabie, mais, où ai-je dis qu’ils étaient opposable ? Où ai-je dis que la situation était défendable au Qatar ? Je suis le premier à critiquer ici l’un des régime le plus rétrograde de cette planète que constitue l’Arabie.

    Quel procès est-il fait exactement ? Défendre le régime de Kadhafi ? Il est tout indéfendable que les deux ci-dessus !

    Selon le democracy index, ils sont plus de 50 pays autours de cette planète qui mériterait tous de voir leur pouvoir disparaître le plus rapidement possible. Un seul, juste un seul, c’est déjà un (trop petit) pas dans la bonne direction.
    50 d’un coup aurait tout mon soutien…

    Vous auriez préférez l’Arabie ou le Qatar, et j’aurais été tout aussi satisfait.

    Alors quel est exactement la critique ici ? De m’en référé au droit international ? Vous le faite une phrase plus loin quand vous parlez de violation en rapport à la Charte !

  • permalien patrice :
    8 février 2013 @16h49   « »

    Le Deuteronome, c’est rien que de la propagande anti assyrienne. La malédiction de Machin soit sur celui qui critique les assyriens, même si, par définition, c’est pas grave (s’y rien).
    J’ai dit une connerie ?
    Ok, j’ai honte.

  • permalien imperial fire :
    8 février 2013 @17h14   « »

    juste pour rappel:aqmi est issue du gspc,qui succède a l ais et au gia,eux memes crées car le fis,dont la légitimité était acquise chez les "socialistes" francais,a ete écarté du pouvoir par l armée ;et qu à la base,les "islamistes" sont les anciens mercenaires payés par big brother pour lutter contre les soviétiques en afghanistan.

  • permalien imperial fire :
    8 février 2013 @17h16   « »

    il faut se mettre à l esprit qu à l époque de la guerre froide,le pakistan était un allié principal des usa dans cette région du monde,et l inde un allié de la russie soviétique-les temps ont changé depuis !-

  • permalien Caligula :
    8 février 2013 @17h44   « »

    @ Patrice,

    Le Deuteronome, c’est rien que de la propagande anti assyrienne. La malédiction de Machin soit sur celui qui critique les assyriens, même si, par définition, c’est pas grave (s’y rien).
    J’ai dit une connerie ?
    Ok, j’ai honte.

    Le Deuteronome c’est pas l’histoire où le "héros" y meurt à la fin ? Le flot amer Moussa, et engloutit l’armée égyptienne. Cette prophétie veau de l’or. Un jour à marquer d’une pierre blanche (en l’occurence, dix).

  • permalien patrice :
    8 février 2013 @18h04   « »

    @Caligula
    "Le Deuteronome c’est pas l’histoire où le "héros" y meurt à la fin ? Le flot amer Moussa, et engloutit l’armée égyptienne. Cette prophétie veau de l’or. Un jour à marquer d’une pierre blanche (en l’occurence, dix)."
    Il n’empêche. J’ai toujours honte. Mais c’est pas grave. On va tous mourir aussi. Mais je reconnais : C’est con pour l’armée égyptienne, même si, à l’époque, elle n’était pas encore inféodée aux américains, autant que je sache.
    En revanche, je viens de trouver sur Internet une recette géniale pour la poule au riz à la crème....Certes, c’est un peu hors sujet.

  • permalien Lou :
    8 février 2013 @22h24   « »

    Question d’un tocard pour Michel Rocard

    Par Badia Benjelloun

    La question à poser à l’ancien ministre est la suivante :
    Où donc se trouve le pays habité par une majorité de Musulmans qui ne soit pas investi par ses invités occidentaux ?

    Du Maghreb au Machreq jusqu’en Asie, les banques occidentales pressent leurs tours les unes contre les autres. Pas un investissement d’importance, ou même de moindre intérêt, qui ne soit aux mains de multinationales occidentales ou d’entreprises qui exercent leur rapine, ne contribuant en rien par l’impôt au pays où elles s’imposent comme hôte parasite.

    Leur densité est sans doute moins importante en Iran, seule exception notable actuelle car même la Syrie ayant libéralisé, source réelle de ses actuels problèmes, elle accueille Coca Cola et autres manufactures de colifichets superflus.

    L’emprise politique occidentale ne s’est jamais desserrée, Mossadegh, l’extermination des communistes indonésiens avec Suharto et la CIA, les assassinats ciblés de toute personnalité charismatique comme Ben Barka, le renversement et l’assassinat de Modibo Keita en sont la rémanence criante depuis la fin des colonialismes. Mieux, les destructions par la guerre sont depuis plus d’une décennie réservées aux seuls pays musulmans sans compter la Palestine occupée sans discontinuer depuis l’octroi par la SDN d’un mandat aux deux puissances de l’époque.

    Afghanistan, Irak, Pakistan, Somalie, Yémen, Libye, Syrie et maintenant le Mali.
    La Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes Unis, le Bahrein, l’Arabie Séoudite, sans doute le Maroc, le Liban avec les forces de la Finul, tous ces pays offrent généreusement des bases militaires pour l’Occident.

    Ces pays d’Islam ne peuvent appeler à l’aide l’Occident, ses lumières, son régime d’usine, sa pornographie idéologique, il est déjà là.

  • permalien Philippe Contié :
    8 février 2013 @22h40   « »

    @Glok
    "Et vous même, maintenant que cette intervention a lieu, comment la définissez vous hors d’un contexte colonial ?"
    Il s’agit d’une intervention pour :
    1/ Eviter qu’un Etat que l que soit ce que l’on en pense, constitué ne tombe entre les mains de terroristes,

    2/ Eviter que ces djihadistes n’imposent un régime barbare aux maliens,

    3/ Eviter que ces terroristes ne destabilisent l’Afrique du nord à partir de la base malienne,

    4/ Défendre les intérêts français de la zone.

    Vous parlez de "négationiste du colonialiste" à mon propos ??? Avez-vous vu beaucoup d’intervention "colonialiste" se faire avec l’appui des "colonisés" et faire la quasi unanimité de la communauté internationale (hormis les Morsi et Ahmadijend qui vous tiennent compagnie dans votre position) ? Qu’est-ce qui vous permet d’avancer un tel qualificatif sur la base de mon intervention ??? N’avais-je pas précisé : "Maintenant, si les français devaient se maintenir sur place contre la volonté des maliens, ce serait une autre histoire." ??? Mais, après cette attaque ad hominem et bien éviter de répondre à ma question alors que je n’hésite pas à répondre à la vôtre, Gloc, peut-être daignerez-vous nous exposer votre propre scenario ?

  • permalien Philippe Contié :
    8 février 2013 @23h11   « »

    @Badia Benjelloun

    "Pas un investissement d’importance, ou même de moindre intérêt, qui ne soit aux mains de multinationales occidentales ou d’entreprises qui exercent leur rapine, ne contribuant en rien par l’impôt au pays où elles s’imposent comme hôte parasite."
    Vous faites là dans le gauchisme primaire : à qui appartiennent la Sonatrach en Algérie ou la SNVI, L’OCP au Maroc ou Tanger Med par exemple ?
    Et ensuite le victimisme facile des pauvres pays musulmans entre les mains des méchants occidentaux ! Ouvrez donc un peu les yeux pour comprendre que cette réthorique valable dans les années 70 ne l’est plus aujourd’hui. De trop nombreux pays ont su prendre leur indépendance des occidentaux comme la Corée du sud et tous les dragons asiatiques, les pays sud américains du Chili au Venezuela, la Turquie etc... Comment ont-ils fait ? En prenant leur destin en main plutôt que de crier au victimisme, en prenant ce que l’Occident avait de mieux, en l’améliorant pour le dépasser maintenant. Le Japon avait montré la voie. C’est maintenant le tour des pays arabes avec le Printemps arabe qui triomphera de la contre révolution islamiste qui ont mené leur révolte sans plus parler des méchants occidentaux ou des sionistes.

  • permalien gloc :
    8 février 2013 @23h11   « »

    @Philippe Contié,

    Pour l’instant, l’armée française est en train d’aider des terroristes à la tête desquels se trouve le capitaine Sanogo, auteur d’un coup d’état et dont les hommes massacrent tout ce qui ressemble à un Touareg et les militaires restés attaché à la souveraineté du peuple Malien (Le camp des "Bérets rouges" à Bamako attaqué par des soldats - MALI - FRANCE 24).

    Le Mali a fait partie de l’ empire colonial français et est resté dépendant de l’économie française et de sa politique jusqu’à aujourd’hui. Il y a 5000 français qui vivent au Mali auxquels il faut ajouter les 4000 soldats actuellement engagés "pour sauver les Maliens".

    Comment voulez dans ce cas que cette "pacification" dans un pays étranger sur un autre continent puisse concerner la France et les Français si ce n’est que dans ce contexte colonial ?

  • permalien Philippe Contié :
    8 février 2013 @23h22   « »

    @Gloc
    Vous ne répondez pas à la question : quel aurait été votre scenario : laisser les djihadistes s’emparer du Mali ??? Question pourtant simple, non ?

  • permalien imperial fire :
    8 février 2013 @23h28   « »

    gilgoss:la "communauté internationale" est elle intervenue au guatemala pour empecher le massacre des maya quiches ?le camp impérialiste est par ailleurs responsable de la tragédie rwandaise-les usa appuyaient les tutsis,la france les milices hinterhamwe au rwanda,à l instar du biafra dans les années 60.

  • permalien Philippe Contié :
    8 février 2013 @23h33   « »

    On est maintenant en 2013 sur l’intervention française au Mali Imperial fire : fallait-il abandonner les maliens à leur sort ou pas ?

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @00h17   « »

    @ Philippe Contié,

    Bien sûr que si, j’ai répondu à votre question, mais vous ne voulez pas entendre ma réponse parce qu’elle ne rentre pas dans la propagande coloniale que vous nous servez.

    Par définition, ceux qui s’opposent aux colonisateurs sont toujours des terroristes et le colonisateur, est obligé de faire du "maintien de l’ordre", il se sacrifie en quelque sorte.

    Votre remarque : « fallait-il abandonner les maliens à leur sort ou pas ? », est caractéristique de la mentalité coloniale, c’est dans cet esprit que les pieds noirs fuyant vers la métropole se lamentaient : « mais que vont-ils devenir sans nous ! ».

    Mais je vous le répète les véritables terroristes ce sont ceux qui ont usurpé le pouvoir avec la complicité de la France.

    Ce projet de loi présenté au Sénat, vous montre l’état de dépendance dans lequel se trouve le Mali vis à vis de la France, et pourquoi, il ne serait pas supportable pour les intérêts français, qu’un président démocratiquement élu ait des velléités d’indépendance : Projet de loi autorisant l’approbation d’une convention d’établissement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @05h51   « »

    @Gloc
    Vous reconnaissiez vous même ne pas avoir répondu à CdQuat qui vous le reprochez !!! Et depuis je ne vois pas votre réponse claire à cette question précise. Si vous êtes contre cette intervention, vous vous situez DE FAIT dans le camp des djihadistes quii eux plongeaient les régions sous leur contrôle sous un régime de terreur islamiste. Dans son article, AG ne rapporte-t-il pas "Ceci n’empêche pas qu’une grande partie de la population ait accueilli positivement la défaite des groupes djihadistes." ? C’est donc bien à une libération de ces terroristes qu’a procédé l’armée française avec le soutien de l"Algérie et de toute la communauté internationale ce qui est UNIQUE. Tous ces soutiens seraient-ils des complices du colonialisme français ??? Quel aveuglement de votre part au non de vos préjugés anti occidentaux qui vous aurait conduit à laisser les maliens entre les mains de criminels contre leur gré ! Où avez-vous vu ici ou au Mali, des manifestations contre cette intervention de la part des maliens ??? Combien d’intellectuels se mobilisent contre elle au Mali ??? Lisez donc la position de Boniface : http://leplus.nouvelobs.com/contrib... . Est-il un colonialiste lui aussi ????Si, dans un deuxième temps, les français s’éternisaient pour soutenir un dirigeant contre la volonté des maliens, là je vous suivrai dans vos critiques. Mais vela n’est pas du tout le cas aujourd’hui. Enfin, que certains militaires maliens soutenus par la France commettent des crimes ou des réglements de compte, cela reste très ponctuel au vue du nombre de victimes et n’a rien à voir avec ce qui était le sort des maliens sous le contrôle des djihadistes.

  • permalien imperial fire :
    9 février 2013 @06h14   « »

    une intervention en somalie-ou l agent de la dgse denis allex et deux militaires francais sont morts-n est pas à exclure de la part de francois hollande,somalie où les insurgés el-shabab tiennent la dragée haute aux troupes kenyanes et ethiopiennes,appuyées par paris et washington,qui mettent sous perfusion le régime fantoche de mogadiscio.

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @08h20   « »

    Philippe Contié : Et depuis je ne vois pas votre réponse claire à cette question précise.

    Je vous le confirme, vous ne pouvez pas entendre ma réponse, parce que vous de désirez pas sortir de la propagande coloniale du gouvernement français.

    Vous exigez une réponse à une hypothèse que vous formulez (et si ma tante en avait deux ?) et je vous répond en vous rappelant la réalité (votre tante n’en aura jamais deux !).

    A propos des "deux côtés" chers à Bush ("ceux qui ne sont pas avec nous..."), je vous répondrai que ce n’est pas parce qu’il y a des malfaiteurs en France que la police luxembourgeoise est autorisée à venir tuer, violer et voler en France.

    L’intervention française au Mali, s’inscrit dans un processus qui a commencé avec les guerres coloniales : Après avoir civilisé l’Afrique de l’ouest (c’est à dire détruit les civilisations de l’Afrique de l’ouest), puis "pacifié à la canonnière", la France de De Gaulle, sous la pression internationale (il ne faut pas oublier le "grand machin"), a, à contre cœur, accordé l’autodétermination à ses colonies avec la certitude qu’elles voudraient rester françaises. Malheureusement les "indigènes" avaient des velléités d’indépendance. Mais la France ne s’est pas inclinée pour autant. Elle a mis en place un système de corruption, la Françafique, qui s’est rapidement retourné contre elle est est devenue avec Bongo, entre autres, la "France à fric". Ça a couté la carrière présidentielle de VGE les enquêtes sur les "biens mal acquis", et toute une série d’enquêtes sur les financements des partis politiques en France (et des bonshommes qui allaient avec), et sur la responsabilité de la France au Rwanda.

    L’idée des responsables politiques, était que ces pauvres indigènes ne pourraient jamais s’en sortir sans la "grandeur de la France". Malheureusement cette idée n’était, comme votre question, qu’une hypothèse qui ne s’est jamais réalisée malgré l’acharnement de la France à entretenir des conflits dans sa zone d’influence.

    C’est en désespoir de causes les USA ont formé des troupes maliennes, qui pour une part ont renversé un président légitime franchement élu, pour mettre en place un gouvernement fantoche chargé de réaliser l’hypothèse française d’un appel au secours, et d’autre part pour partir pour l’Azawad, faire les méchants jihadistes, avec armes (américaines), troupes et bagages.

    Aujourd’hui la France est au Mali à la demande de militaires putschistes, avec la bénédiction de l’ONU (vous savez, le "grand machin")... et a oublié de faire arrêter les séditieux et rétablir la légalité... au nom des "Droits machins"... et tout ça malgré un contexte social extrêmement tendu "en métropole".

    C’était quoi votre question ?

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @08h36   « »

    @Gloc
    "C’était quoi votre question ?"
    Celle à laquelle, aveuglé par votre idéologie, vous refusez de répondre et que je vous pose donc autrement : entre les colonialistes français et les djihadistes optez-vous pour ces derniers ? Sinon, qu’auriez-vous préconisé pour éviter que les maliens ne tombent sous leur domination ?

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @08h58   « »

    @Philippe Contié,

    Ce n’est pas un refus de ma part, c’est votre incapacité de poser une question qui se rapporte à la réalité. Je vous le répète, votre tante n’en aura jamais deux.

    Je suis contre le fait que quiconque face le moindre mal au Maliens du nord comme du sud et à personne d’autre d’ailleurs et je suis pour le fait que le gouvernement français s’occupe de ses propres jihadistes, qui pour l’instant s’en prennent plein la poire à la porte de leurs entreprises en redressements judiciaires.

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @09h07   « »

    Comment aurait-on pu empêcher que les djihadistes s’emparent de Bamako ?

  • permalien Gilgoss :
    9 février 2013 @09h56   « »

    Philippe Contié, vous perdez votre temps sur ce site : il s’agit en fait d’une secte, qui soutient de fait les islamistes (le soutien de Gresh à Morsi est éclairant à ce sujet), que la charia ne gêne pas mais dont l’ennemi principal est l’Occident .

    Ces gens sont parfois cultivés, mais incapables d’un raisonnement cohérent, d’une totale mauvaise foi et ennemis des droits de l’homme.

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @10h16   « »

    @Sakhra re. : 8 février @15h16 (bis)
    Très chère adoratrice de Kadhafi.
    En fait je viens de réaliser que vous aviez une passion particulière pour Kadhafi.
    Qu’on aille déboulonner, avec toutes les armées de "Hollandes et des autres", des al-Saoud ou des al-Thani ne vous poserait aucun problème. Si dans la foulée le gros Hamad pouvait se faire un peu écartelé, je sens que vous le passeriez aisément en dégât collatéral...
    Mais Kadhafi, apparemment, vous l’aimiez bien. Ah je comprends ! La passion ne se commande pas, et puis il devait sentir le sable chaud...
    Pour ma part, je n’en fais pas une question de personne mais de "qualité" de pouvoir. Et je vous l’accorde, l’Arabie des Saoud, c’est pareil que la Libye de Kadhafi, en terme de libertés civiles.

    Et je n’ai pas la naïveté de croire que les raisons pour lesquelles nous sommes allés en Libye et pas en Arabie sont seulement humanitaire...
    Mais quand une ordure disparaît, on peut regretter que les 49 autres n’aient pas disparu, on peut se féliciter que celle-ci ait disparu, mais on ne peut pas regretter qu’elle ait disparu simplement parce que les 49 autres sont toujours là !

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @10h17   « »

    @ Philippe Contié,

    Comment aurait-on pu empêcher que les djihadistes s’emparent de Bamako ?

    Parce que vous croyez vraiment qu’ils auraient pu s’emparer de Bamako, renverser le gouvernement provisoire, instaurer un état islamique, au sens dur du terme, et tenir tout un pays sans que personne ne réagisse ?

    Comme le souligne Gloc, le grand machin (je parle de l’ONU, pas de Gloc), aurait réagit avant. Et là, a mon avis il n’aurait plus été question de CEDEAO, et autres forces ouest africaines du même genre ; direct on aurait envoyé les USA et leurs drones.

    Mais, en l’occurence, il fallait que la France y aille en premier, d’ailleurs, elle a tout fait pour ; du renversement de l’ancien gouvernement élu, à la mise en place du nouveau etc, etc. de la à croire qu’en plus le la France aurait soufflées sur les braises du MNLA...

    Question : qu’auraient fait les touaregs du MNLA une fois Bamako tombé ? Croyez-vous qu’ils seraient restés avec les autres fondus d’AQMI et ANSAR DINE ? Je n’en suis pas bien sûr. Et sans l’appui des touaregs, est-ce qu’une poignée de dégénérés auraient pu tenir le pays ? Les maliens ne sont pas des moutons, contrairement à se que voulaient nous faire croire les grands colonisateurs de l’époque.

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @10h27   « »

    @Philippe Contié
    Je pense que Gloc a bien répondu à la question. Pour lui, la version officielle des islamistes qui allaient prendre Bamako est fausse. Dès lors aucune raison d’y aller.

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @10h54   « »

    @gloc re. : 9 février @08h20

    Ce n’est pas parce qu’il y a des malfaiteurs en France que la police luxembourgeoise est autorisée à venir tuer, violer et voler en France.

    Deux éléments de réponse :
    - a priori, je dis bien a priori, ce n’est pas la police luxembourgeoise qui viole et vole, mais la police française dans votre exemple
    - le "tuer, violer, voler" mis à part, l’internationaliste que je suis verrait d’un très bon œil que des policiers luxembourgeois interviennent en France pour arrêter un malfaiteur. Il y a bien des gendarmes gascons qui interviennent en Auvergne !...

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @12h05   « »

    @Caligula re. : 9 février @10h17

    Parce que vous croyez vraiment qu’ils auraient pu s’emparer de Bamako, renverser le gouvernement provisoire, instaurer un état islamique, au sens dur du terme, et tenir tout un pays sans que personne ne réagisse ?

    C’est en effet l’analyse qui nous est présentée. Alors autant je suis d’accord pour dire qu’il nous faut affiner cette analyse (en gros "eux très méchants, nous très gentil"), autant le rejet en bloc me paraît hasardeux.
    Pour être tout à fait honnête, je pense que les décideurs étaient dans votre état d’esprit jusqu’en décembre, et soudainement ils ont changé de visions et ont réalisé, à tort ou à raison, que ça devenait possible.
    L’histoire établira ce qu’il en était vraiment...

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @12h15   « »

    @patrice re. : 8 février @16h49

    Le Deutéronome, c’est rien que de la propagande anti assyrienne. (...) J’ai dit une connerie ? Ok, j’ai honte.

    Et vous avez raison d’avoir honte ! Le Deutéronome est surtout ce truc antisémite (les juifs y ont vraiment un statut particulier...), qui rangerait St Paul dans le camp des réformistes modérés et des libertins !...
    C’est bon, je sors aussi...

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @14h07   « »

    @ Caligula
    "Parce que vous croyez vraiment qu’ils auraient pu s’emparer de Bamako, renverser le gouvernement provisoire, instaurer un état islamique, au sens dur du terme, et tenir tout un pays sans que personne ne réagisse ?"

    Et je ne suis pas le seul à le croire mais aussi le gouvernement malien qui a appelé les français à la rescousse parce qu’au début du mois de janvier 2013, plusieurs unités combattantes issues des groupes terroristes avaient fait mouvement vers le sud du pays, s’emparant de la ville de Konna et menaçant la ville de Mopti. C’est dans ce contexte que le Mali a sollicité l’assistance militaire de la France qui a engagé ses forces armées en soutien aux forces de sécurité maliennes le 11 janvier 2013 devant l’incapacité des maliens à faire face aux djihadistes. Et aussi les pays voisins et même la communauté internationale qui a soutenu l’intervention française... Et cela n’aurait certainement pas pour instaurer une démocratie. Voyez donc ce qu’ils avaient fait subir aux populations du nord. Enfin, AG l’écrit lui-même dans son article : "Ceci n’empêche pas qu’une grande partie de la population ait accueilli positivement la défaite des groupes djihadistes". Aucune autre force militaire n’était prête à intervenir.

  • permalien patrice :
    9 février 2013 @14h36   « »

    @Ph Contié

    Comme le souligne Gloc, la situation est bien plus complexe que vous ne l’imaginez.
    Comme je l’écrivais sur l’autre fil concernant le Mali, on n’a à faire qu’à différentes factions et différents états aux visées troubles et dissimulées. Les djihadistes sont téléguidés par le Qatar, qui est notre allié, même dans cette triste affaire. Ils sont également liés aux militaires maliens, avec lesquels ils trafiquent récurremment. Le Mali est la plaque tournante de la cocaïne colombienne. Une bonne part des"jihadistes" sont des déserteurs de l’armée malienne, initialement manipulés par les américains (la concurrence), avant, selon le Canard, d’avoir rejoint Al Qaida à la demande de la France. Et, pendant ce temps, le Qatar et la France signent avec Total pour l’exploitation du pétrole du Nord Mali (et pas seulement...Ca promet).
    Actuellement, le Mali est gouverné par des ordures parfaitement illégitimes, et dont l’armée massacre à tour de bras les "peaux claires" (y compris les enfants, qu’ils font brûler vifs, cf l’émission de la 2 hier soir).
    Alors, fallait il intervenir ? Bien sûr ! Il faut être cohérent. On a fait tout ce qui était nécessaire pour construire le prétexte à cette intervention. Le but de Hollande est facile à deviner : Mettre la main sur les immenses ressources du Mali, et, accessoirement, en virer les américains. Ensuite, on demande au Qatar de retirer les fous de dieu, et le tour est joué. Ca frise le sans faute.
    Mais la morale n’a pas sa place dans cette histoire. Le Mali va retomber sous le double joug de ses militaires corrompus et de notre beau pays. C’est peut être mieux que les salafistes qu’on leur avait envoyés dans un premier temps. Mais, pour la population indigène, ça ne changera pas grand chose.
    Quant aux touaregs, comme d’habitude, ils vont se faire tuer.
    Tout est bien qui finit bien.

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @14h45   « »

    Philippe Contié : Et je ne suis pas le seul à le croire mais aussi le gouvernement malien qui a appelé les français à la rescousse parce qu’au début du mois de janvier 2013, plusieurs unités combattantes issues des groupes terroristes avaient fait mouvement vers le sud du pays, s’emparant de la ville de Konna et menaçant la ville de Mopti.

    ... et pour cause, depuis mars 2012 le Mali n’avait plus de gouvernement. Si la France avait eu à cœur l’intégrité du Mali, c’est à cette époque qu’elle aurait demandé à l’ONU un mandat faire juger Sanogo et rétablir Toumani Touré dans sa fonction présidentielle.

    Mais seulement à cette époque, les intérêts de le France, ce n’était pas l’intérêt des Maliens... Ces Maliens tellement exemplaires, à force d’avoir réussi à réduire à zéro le coup de l’état. L’état n’était plus du tout le problème pour les Maliens, c’est l’absence d’état qui était devenu un problème... Un problème tel que même un simple capitaine, pour peut qu’il ait été formé aux frais du contribuable US pouvait renversé un état auquel il ne devait rien.

    Depuis le FMI a prudemment fait marche arrière.

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @14h48   « »

    Rectificatif : réduire à zéro le coup coût de l’état.

  • permalien patrice :
    9 février 2013 @15h33   « »

    @Ph Contié
    Que se serait il passé si la France n’était pas intervenue ?
    C’était juste impossible. L’opération était préparée de longue date. Les troupes d’élite étaient présentes sur le territoire depuis des mois. Il en faut au moins six pour préparer une attaque de cette envergure. La France avait tout fait pour créer les conditions d’une intervention "légitime". C’est le coup bien connu du pompier pyromane, le premier à arriver sur les lieux du sinistre.
    Vous êtes vous demandé pourquoi aucun pays occidental ne nous assiste dans cette guerre ? Au motif évident que c’est "notre guerre", que nous menons contre les intérêts américains, et sans intention de partager avec l’Allemagne, ou l’Angleterre. Seul le Qatar, avec lequel nous avons monté ce coup foireux, est assuré de toucher sa part.
    Ne vous êtes vous jamais étonné de voir cet émirat ami subventionner Al Qaida ? Qui a protesté contre cette bizarrerie ? En ce qui me concerne, c’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille. Puis, il y eu les accords avec Total, et tout s’est éclairé d’un coup. Vous savez quoi ? Hollande a promené tout le monde, à commencer par les MLNA, qui a cru "négocier" la trahison de ses ex alliés jihadistes. Juste pour la petite histoire, le MLNA proposait d’assister l’armée française dans sa chasse aux islamistes. Pas de chance, la réalité est tout autre : Ce qui se met en place, c’est la chasse au touaregs. Faut pas faire confiance à Flanby. Il est gentil, mais il a un mauvais fond.

  • permalien Sarah :
    9 février 2013 @15h45   « »

    @ patrice :

    C’était juste impossible. L’opération était préparée de longue date. Les troupes d’élite étaient présentes sur le territoire depuis des mois. Il en faut au moins six pour préparer une attaque de cette envergure. La France avait tout fait pour créer les conditions d’une intervention "légitime". C’est le coup bien connu du pompier pyromane, le premier à arriver sur les lieux du sinistre.

    Totalement d’accord avec vous.
    L’unanimité de la classe politique française s’explique surtout par le fait que la France a des intêrets très importants au Mali et dans la région en général.
    Cette guerre au Mali était envisagée depuis longtemps,même Sarkozy y avait pensé.
    Les intêréts et les enjeux sont tellement importants qu’il y a unanimité à gauche comme à droite,et cela n’a rien à voir avec le sort du peuple malien.
    Quand on connaît la politique française en Afrique(Rwanda,etc),se présenter comme le "sauveur des Africains" c’est vraiment répugnant.

    L’expression "pompier pyromane" correspond parfaitement à la politique française dans la région.

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @16h47   « »

    @ Patrice et Sarah
    Je ne suis pas sûr de vous suivre dans ces raisonnements.
    Donc si je comprends la théorie développée, la France ne pouvait qu’intervenir parce que :
    - L’opération était préparée de longue date : la préparation n’induit pas la réalisation. Heureusement parce que c’est des dizaines d’opérations qui sont préparées tous les ans à l’EMA.
    - Les troupes d’élite étaient présentes sur le territoire depuis des mois. Je ne sais pas ce que vous appelez les "troupes d’élite", mais les "irrégulières" (celles du SOC) sont présentes dans des dizaines de régions presque à demeure, et les "régulières" (RHPC, REP,...) n’ont été engagées que quelques jours avant l’opération.

    Ne vous êtes vous jamais étonné de voir (le Qatar) subventionner Al Qaida ? Qui a protesté contre cette bizarrerie ?

    Si on va par là, qui a protesté contre l’Arabie aussi qui a donné 90% du financement, toute l’idéologie, et la moitié des hommes (pour rappel 15 des 20 pilotes du 11/9) ?
    A cet effet quand on parle d’AQ en Arabie, ou plus généralement dans les pays du Golfe, ce n’est pas aussi simple que ça, car les pouvoirs du Golfe ont été les premières cibles d’AQ. Donc le soutien à AQ n’est pas un soutien des pouvoirs.

    la France a des intêrets très importants au Mali et dans la région en général.

    Vieux refrains sur les fameux "intérêts importants" qui sous-tendent toutes les thèses conspirationistes.
    Les intérêts Français au Mali sont faibles comparés à ceux dans d’autres pays. 87e client de la France, 165e fournisseur, Les exportations maliennes vers la France ne dépassaient pas 10 millions d’€ par an, et le potentiel est encore plus faible dans un pays aux rares ressources, constitué d’une dizaine de mines d’or. Donc économiquement, mettre la main sur le Mali ne présente aucun intérêt.

    Les intêréts et les enjeux sont tellement importants qu’il y a unanimité à gauche comme à droite

    La thèse ultime : si il y a accord total, c’est donc que le complot est total... CQFD

    cela n’a rien à voir avec le sort du peuple malien.

    Ce serait effectivement trop beau...

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @17h10   « »

    CdQat : L’opération était préparée de longue date : la préparation n’induit pas la réalisation. Heureusement parce que c’est des dizaines d’opérations qui sont préparées tous les ans à l’EMA.

    Ça mise en œuvre a été un des premiers chantiers de Fabius (avec les "amis du peuple syrien") : Mali – Violences à Bamako (01.05.12) - France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères

  • permalien Marc :
    9 février 2013 @17h28   « »

    Attérant ce curieux discours rendant l’opération française au Mali colonialiste, vraiment aberrant. La réponse à l’appel au secours d’un pays à l’égard d’un autre ne peut pas être assimilé à du colonialisme, ou alors les mots n’ont plus de sens. On ne peut pas raconter n’importe quoi.
    Putain mais vous êtes complètement paumés, mes pauvres.

  • permalien Marc :
    9 février 2013 @17h32   « »

    Faites des critiques intelligentes et constructives, mais pas celle là, c’est de la malhonnêteté !

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @18h01   « »

    @gloc re. : 9 février @17h10

    Ça mise en œuvre a été un des premiers chantiers de Fabius

    Comme des dizaines d’autres depuis. Mon propos est seulement de dire que ce n’est parce que l’on prépare une opération qu’on la réalise, mais surtout ce n’est pas parce qu’on la prépare qu’on doit la réaliser !.. Heureusement !

  • permalien yol :
    9 février 2013 @18h15   « »

    Et si la France était tout bonnement culturellement raciste ?

    M. Rocard est de gauche, il est modéré et pourtant il parle des musulmans comme des êtres inférieurs. Qu’est-ce qui peut l’expliquer sinon un racisme culturel bien ancré ?

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @18h16   « »

    Modérateur : Est-ce normal que mes posts se perdent dans les lymbes ?

  • permalien Marc :
    9 février 2013 @18h18   « »

    C’est quand qu’on fait taire tous ces cons !! Help !

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @18h18   « »

    Per Jovem, encore un message qui se pert dans les lymbes de l’informatique. Et pourtant, il était signé.

    @Philippe Contié,

    Si aprés les démonstrations de Patrice etde Gloc, vous n’avez pas compris, c’est à désespérer, mais ce n’est pas grave ; voici pour vous, et @Marc aussi une séance de rattrapage :

    Mali : les véritables causes de la guerre

    Ce que je dénonce, ce n’est pas le fait que la France soit intervenue au Mali, mais qu’elle ait tout fait pour en arriver là. Si le terme colonialisme vous fait dresser les cheveux sur la tête, alors coupons la poire en deux, et disons que c’est une sorte d’ingérence forcée. Lequel est le plus condamnable des deux ?

    @ Patrice,

    Quand vous écrivez que le Qatar n’aura qu’à rappeler ses "troupes" et que le coup sera joué ; j’espère que vous avez raison. Mais j’ai du mal à croire que les suppots Qataris lacherons l’affaire aussi facilement. En tout êtat de cause cela fera la par belle aux compagnies de sécurité privées.

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @18h33   « »

    @ Ph Contié,

    Pour ce qui est de la préparation du terrain avant le sauvetage effectué par la France, voici une séance de rattrapage :

    Mali : les véritables causes de la guerre ; Mécanoblog.

    Aprés, on peut discuter sur le nom que l’on pourrait donner à cette intervention : colonialisme, ingérence...choisissez le terme qui vous convient le mieux ; mais n’oubliez pas que la France a tout fait pour en arriver là. Et c’est sur ce point qu’il y a polémique.

    Patrice, je ne suis pas sûr que les djihadistes lachent l’os qu’ils sont en train de ronger si le Qatar les rappele.

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @18h33   « »

    @CdQat,

    Non pas comme des dizaines, d’autres. Quand le ministre des affaires étrangères communique sur un pays, c’est qu’une opération est en cours et n’est plus en préparation.

    Depuis sa prise de fonction, Fabius, ne parle que de deux choses :
    - Tuer Assad
    - Intervenir au Mali.

    Curieux comportement pour un "diplomate".

    Et maintenant, encore plus paradoxale il va fanfaronner partout que dans un mois, c’est plié, les Français dégagent.

    Il ne faut pas s’étonner qu’après ça, les règlements de compte se multiplient auprès des seuls qui sont en mesure d’assurer un dialogue démocratique, parce qu’ils ont des armes, les militaires.

    Si vraiment le gouvernement veut aider les Maliens, c’est très facile, il commence par régulariser tous les sans papiers qui actuellement contribuent au "pacte de compétitivité" et au comblement du trou de la sécu.

    C’est ça qui aidera les Maliens.

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @18h35   « »

    @ Ph Contié,

    On peut discuter sur le nom que l’on pourrait donner à cette intervention : colonialisme, ingérence...choisissez le terme qui vous convient le mieux ; mais n’oubliez pas que la France a tout fait pour en arriver là. Et c’est sur ce point qu’il y a polémique.

    Patrice, je ne suis pas sûr que les djihadistes lachent l’os qu’ils sont en train de ronger si le Qatar les rappele.

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @18h40   « »

    @ Ph Contié,

    Pour ce qui est de la préparation du conflit je vous invite à lire cet article. Mais il y en a plein d’autres sur la toile, suffit de chercher.

  • permalien patrice :
    9 février 2013 @18h51   « »

    @Marc
    "Tous ces cons" vous proposent une analyse que vous êtes libre de réfuter. Cette analyse cherche à expliquer des incohérences apparentes, entre autres, l’absence de critiques visant la politique du Qatar, un émirat ami, qui a subventionné les djihadistes du Mali sans vraiment se cacher.
    Deuxième élément : Les accords entre Total et le Qatar, pour l’exploitation du pétrole du Nord Mali.
    Troisième élément : Les révélations du Canard de cette semaine faisant état d’une incitation à la désertion de l’armée malienne, à l’instigation de la France.
    Quatrième élément : La rapidité de l’intervention française, couronnée de succès, ce qui démontre qu’elle n’était pas improvisée.
    Cinquième élément : La découverte, récente, de gisements pétroliers au Nord Mali.
    A partir de ces éléments, libre à vous de formuler une analyse autre que : "Ah, vous exagérez, les mecs, on est pas aussi pourris".
    Ben si. Mais je ne juge pas Hollande. J’aurais sans doute fait pareil...Si j’étais président. Dur métier. Je pense que je pourrais faire ça. Vous, en revanche, j’en doute. Mais je dis ça sans haine.
    C’est pas grave. Mais on peut essayer de comprendre.

  • permalien Marc :
    9 février 2013 @19h56   « »

    Non, mais pas sur la question simple : fallait-il répondre à un appel au secours du Mali. Evidemment oui. On se demande ce que vous défendez finalement, à être toujours contre et à tout commenter en long en large et surtout en travers, confortablement installé devant votre écran d’ordinateur, et protégé par le plan Vigipirate. Je suis moi-même radical contre ce qu’est devenue la culture occidentale des marchés, et la culture occidentale tout court, mais là (et je vis en Afrique, au Sahel depuis 20 ans par choix, ayant fui ce monde occidental devenu stupide à force de trop de mots), il fallait y aller. La majorité des Sahéliens défend cette intervention, c’aurait été la fin de leur liberté. Vous parlez trop, vous vous faites trop plaisir avec cette masturbation intellectuelle qui vous donne l’impression d’exister. Et j’imagine que vous avez bien une voiture, vous avez bien besoin du pétrole, que les compagnies capitalistes comme Total achètent aux pays comme le Mali (il n’y a pas de production pétrolière au Mali, à peine des démarrages de prospections très récentes). Maintenant, qu’on remette tout en question, qu’on travaille à changer ce monde, ses buts, ses moyens, oui, mais de là à être malhonnête, ce n’est pas ça qui le sauvera, bien au contraire.

  • permalien Marc :
    9 février 2013 @20h09   « »

    Que vous soyez pourris, ça je le sais depuis longtemps. Votre monde, votre culture est complètement pourrie. Et là je suis assez étonné qu’à partir du Monde Diplomatique, que je croyais être le dernier endroit ou on pouvait trouver de l’intelligence, de la critique intelligente, on y trouve finalement le même niveau de commentaires que partout ailleurs. C’est devenu la tour de Babel chez vous.

  • permalien Marc :
    9 février 2013 @20h18   « »

    Il y a une révolution radicale à faire en France et dans ce monde dans lequel vous vivez, vous devriez vous y atteler, arrêtez de parler tout le temps, désobeissez vraiment. C’est infini de passer son temps à analyser. A partir de là, je vous laisse.

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @20h25   « »

    @Patrice

    Hallucinant ! Et vous êtes le seul à avoir compris ce montage qui aurait échappé à TOUTE la communauté internationale, à TOUTE la presse du monde ????? Quand les américains sont intervenus en Irak sur la base de mensonges, vous rappelez-vous des protestations dans les rues du monde entier, les dénonciations dans la presse ??? Et les maliens là dedans, vous les prenez pour suffisamment demeurés pour gober toute la machination que vous invoquez ????

    « Mettre la main sur les immenses ressources du Mali, et, accessoirement, en virer les américains » Là, vous vous surpassez ! Obama soutiendrez une opération contre les intérêts américains ?????

  • permalien CdQat :
    9 février 2013 @21h29   « »

    @gloc : 9 février @18h33

    Quand le ministre des affaires étrangères communique sur un pays, c’est qu’une opération est en cours et n’est plus en préparation.

    Ah ouais... Donc pour cette semaine on va attaquer la Grèce la Malaisie, et la Thailande, objet de la com hebdo entre-autres

    Depuis sa prise de fonction, Fabius, ne parle que de deux choses :
    - Tuer Assad
    - Intervenir au Mali.

    D’où vous tenez cette info ? Parce que quand je regarde la presse et le service des AE, ce n’est pas du tout l’info que j’ai.

    Et maintenant, encore plus paradoxale il va fanfaronner partout que dans un mois, c’est plié, les Français dégagent.

    Il ne faut pas s’étonner qu’après ça, les règlements de compte se multiplient auprès des seuls qui sont en mesure d’assurer un dialogue démocratique, parce qu’ils ont des armes, les militaires.

     ???????

    Si vraiment le gouvernement veut aider les Maliens, c’est très facile, il commence par régulariser tous les sans papiers qui actuellement contribuent au "pacte de compétitivité" et au comblement du trou de la sécu.

    Encore plus ??????????
    Je rappelle que mn propos est seulement de dire que ce n’est parce que l’on prépare une opération qu’on la réalise.

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @22h34   « »

    @Gloc
    "Et maintenant, encore plus paradoxale il va fanfaronner partout que dans un mois, c’est plié, les Français dégagent."

    En gros, il s’agit d’une colonisation... d’un mois... mdr

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @22h48   « »

    @ Philippe Contié,

    En gros, il s’agit d’une colonisation... d’un mois... mdr”

    D’un mois oui, si la France retire ses troupes et laisse la place à la CEDEAO, comme prévu au départ. Bon, si elle laisse une poignée d’hommes pour garantir la sécurité de l’ambassade, pourquoi pas ; mais au-delà il y aurait un doute. Pour information, un contingent est partit la semaine dernière, plutôt étonnant quand on sait que d’aprés Gélatine et le Drian, nos beaux légionnaires vont rentrer en Mars.

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @22h53   « »

    @CdQat,

    Je ne sais pas quelle presse vous lisez, mais j’aurais été vous j’aurais tout de même pris mes précautions avant de dire des bêtises :

    fabius mali - Recherche Google (avant le 10 janvier 2013).

    fabius assad - Recherche Google

    fabius malaisie - Recherche Google

  • permalien Philippe Contié :
    9 février 2013 @22h57   « »

    @Caligula
    "On peut discuter sur le nom que l’on pourrait donner à cette intervention : colonialisme, ingérence...choisissez le terme qui vous convient le mieux ; mais n’oubliez pas que la France a tout fait pour en arriver là"

    Donc, selon vous, la France a tout fait pour arriver à quoi de plus qu’avant les djihadistes ?????

  • permalien gloc :
    9 février 2013 @23h06   « »

    Philippe Contié : En gros, (...)

    Vous comptez mal, depuis 1880, ça fait un peu plus d’un mois.

    Vous confondez guerre coloniale, et colonisation. Fabius à dit que les troupes françaises se retireraient du Mali. Mais les français, les entreprises françaises et les supplétifs de la CEDEAO restent au Mali.

    La colonisation a toujours fonctionné comme ça. On envoie les troupes de marines (la Coloniale blanche) faire du chahut et l’armée coloniale (la Coloniale noire) fait le boulot.

    Pour la CEDEAO, vous ne pouvez pas vous tromper, c’est les pays en gris-parme sur la carte de l’Empire d’Afrique.

  • permalien Tristan :
    9 février 2013 @23h19   « »

    Je vous pose un lien d’un article de Pepe Escobar, sur le Mali.

    Son complotisme me semble valoir n’importe quel autre. Dites-moi ce que vous en pensez.

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @23h21   « »

    @ Philippe Contié,

    Donc, selon vous, la France a tout fait pour arriver à quoi de plus qu’avant les djihadistes ?????

    Une sorte de légitimité.

  • permalien Caligula :
    9 février 2013 @23h34   « »

    @ Tristan,

    Envoyer le général Carter Ham surveiller les intégristes musulmans, avouer qu’il y a de quoi sourire.

  • permalien JMG :
    10 février 2013 @00h23   « »

    Une interprétation tendancieuse et malveillante des propos de Rocard qui vise surtout à mettre à jour l’"inconscient colonial" de l’ancien premier ministre. L’emploi des mots "civilisation" et "mission" en étant le marqueur indélébile.

    Je suis presque autant consterné par les commentaires de Gresh que par les espérances naïves de Rocard sur les "réformateurs de l’islam". S’il rêve que la crise malienne accouchera d’un Luther musulman, il risque d’attendre encore longtemps.

  • permalien CdQat :
    10 février 2013 @10h48   « »

    @gloc re. : 9 février @22h53
    Pour le coup, c’est moi qui ne comprends plus ! Que cherche à démontrer vos liens si ce n’est qu’ils remontent plus de résultat sur le Mali que sur la Malaisie ???
    Sur le site de l’AE, les "latest news" que je viens de consulter parlent de l’Arabie, de l’Iran, et de Mexico. Soutenez-vous qu’on va attaquer ces trois pays ??
    Donc oui, je conteste votre affirmation selon laquelle Fabius ne parle QUE du Mali et d’Assad, et vos liens montrent bien que ce n’est pas le cas.
    Mais ce que je conteste encore plus c’est l’affirmation selon laquelle, parce qu’on communique sur un pays, on l’attaque. Non on n’a pas attaqué le Mali parce qu’on en a parlé !!!
    Je veux bien que nous soyons, sur ce blog du MD, astreint à une analyse alternative, mais là on atteint les limites...

0 | 100 | 200 | 300 | 400 | 500

Ajouter un commentaire