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La CIA, procureur, juge et bourreau

jeudi 14 février 2013, par Philippe Leymarie

Il est le vrai « seigneur des drones », l’homme qui a la haute main sur la « kill list », et sur les assassinats ciblés : John Brennan, conseiller à la Maison Blanche pour le contre-terrorisme — que le président américain Barack Obama veut nommer nouveau chef de la Central Intelligence Agency (CIA), en remplacement du général David Petraeus — devait s’expliquer à nouveau, ce mardi 12 février, devant la commission du renseignement du Sénat, mais à huis clos, sur les engagements en cours en Tunisie, Libye et au Mali. La ratification de sa nomination par le Sénat reviendra à re-légitimer l’usage des drones et des assassinats ciblés, une procédure utilisée dans le secret, sur un mode souvent préventif qui néglige les dégâts humains et politiques. Pourtant, cette nomination signera sans doute également la fin du processus de militarisation de la CIA...

Même si la nomination de John Brennan devrait finalement être entérinée, sa première audition, jeudi 7 février, a été houleuse. Vétéran de la CIA (il y a passé vingt-cinq ans) avant de devenir le « M. drone » de la Maison Blanche ces quatre dernières années, Brennan a subi un feu roulant de critiques :

  • Dans une rare manifestation d’unité politique, les membres démocrates et républicains de la commission du renseignement ont exprimé leur colère envers le manque de transparence de la politique du renseignement menée depuis des années par les présidents des deux bords.
  • Le sénateur indépendant Angus King, par exemple, a estimé que — dans les assassinats ciblés — la CIA joue à la fois le « rôle de procureur, de juge et de bourreau » et a proposé une instance externe de contrôle pour valider les opérations de ce genre.
  • A la veille de la première audition au Sénat de John Brennan, NBC News a révélé la teneur d’une note controversée du ministère de la justice permettant au gouvernement des Etats-Unis de tuer en toute légalité l’un de ses ressortissants lorsqu’il représente « une menace imminente d’attaque violente » de type terroriste. Ce document a notamment essuyé le refus du président Barack Obama de le rendre public.
  • Selon certains sénateurs républicains, il avait soutenu la torture en son temps, et dirigé — après avoir quitté la CIA — l’entreprise Analysis Corporation, soupconnée d’avoir trempé dans des interrogatoires menés dans les prisons secrètes de la CIA, où la torture était pratiquée.

En dernier ressort

John Brennan a fait front durant son audition, ayant recours à une série d’arguments :

  • « Les Etats-Unis sont toujours en guerre contre Al-Qaida et les forces qui lui sont associées » (la mention faite à Al-Qaida, responsable notamment des grands attentats anti-américains de 2011, induit que « la fin justifie les moyens »).
  • A propos du rôle multiforme de la CIA, dans la désignation comme le « traitement » des cibles, Brennan a fait valoir que les conditions de la lutte antiterroriste sont « spécifiques » [1].
  • « Sénateurs, je vis tout ceci nuit et jour, je me couche le soir inquiet en pensant que je n’en ai pas fait assez ce jour-là pour être sûr d’avoir suffisamment protégé le peuple américain. »
  • Les forces américaines font « extraordinairement attention » à préserver les civils, les victimes « collatérales » de ces frappes de drones sont « bien plus rares que la plupart ne l’imaginent ».
  • Les assassinats ciblés ne sont « menés qu’en dernier ressort, pour sauver des vies ».
  • Il ne « s’agit pas de punir des terroristes pour des actes passés ».
  • Brennan défend la nécessité du secret pour la protection de la défense nationale, même s’il affirme « comprendre les désaccords » avec ce programme d’éliminations ciblées par des drones, cette opposition étant « saine, et une composante nécessaire à la vie démocratique ».
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Un pilote et un opérateur de charge dans une « salle contrôle et récupération » de drones
Image de General Atomics Aeronautical.

La commission du renseignement, au Sénat, n’a d’ailleurs pas été virulente, selon le correspondant du Monde à New-York, Sylvain Cypel [2] : pas question de communiquer au public tout ou partie des 6 000 pages de « mémos » communiquées au dernier moment aux sénateurs-enquêteurs ; aucune mention faite à la notion « d’imminence » d’une menace, invoquée pour justifier une frappe préventive contre un individu ou un groupe, ni sur le nombre de « signature strikes » (assassinats décidés sur la seule foi « d’indices concordants »), ni sur le nombre des « victimes collatérales », ni sur les conséquences politiques des frappes.

Valeurs américaines

Pour emporter la décision de la commission, John Brennan a cependant été contraint de reculer sur plusieurs points :

  • La question de la transparence : il admet que la CIA a été « trop refermée sur elle-même » et reconnaît que le grand public n’a pas assez été mis au courant de la mise en place de ses programmes secrets.
  • La torture : s’il a refusé de qualifier ainsi le waterboarding (interrogatoire avec simulacre de noyade), prétextant qu’il n’est « pas juriste », Brennan a affirmé que la méthode était illégitime, infructueuse et « non conforme aux valeurs américaines ».
  • La mise en œuvre des drones par la CIA : s’il est désigné à la tête de la centrale de renseignement, Brennan mettrait fin aux missions d’assassinats ciblés « qui peuvent être menées par les militaires » (la CIA ne serait plus en pointe dans ce domaine, mais conserverait néanmoins cette capacité, si on comprend bien l’agent spécial Brennan).

D’ailleurs, la militarisation de la CIA — engagée sous le général Michael Hayden (2006-2009), puis poursuivie par Leon Panetta (2009-2011) et le général David Petraeus (2011-2012) — pourrait connaître un coup d’arrêt avec la nomination de John Brennan, comme le souligne l’édition du 13 février de la lettre confidentielle Intelligence Online.

Bouchées doubles

Pour l’heure, l’utilisation des drones sur la zone Afghanistan-Pakistan semble plus fréquente que jamais : selon le bilan diffusé par l’U.S. Air Forces Central Command, cinq cent six missiles ont été tirés par des drones en Afghanistan au cours de l’année écoulée. Soit quarante-deux par mois, avec un pic lors du dernier trimestre, où cent soixante-treize missiles ont été tirés (soit cinquante-quatre par mois). « On dirait que le président Obama, désormais réélu, est décidé à mettre les bouchées doubles pour éliminer tous les cadres identifiés des groupes terroristes », souligne Philippe Chapleau sur Lignes de défense.

Sur les quatre mille quatre-vingt-deux armes délivrées au titre d’Enduring freedom et de l’ISAF (opération de l’OTAN), entre janvier et fin novembre, mille trois cent trente-six l’avaient été par des drones. A quoi s’ajoute une quarantaine de frappes de drones au Pakistan voisin. « Va-t-il ajouter à son tableau de chasse des responsables africains de groupes islamistes ? », se demande notre confrère, pour qui ce n’est pas impossible : « Les cibles ne semblent pas manquer au Sahel. En outre, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujoa) est désormais considéré comme un groupe terroriste et donc une cible légitime des drones et opérateurs US [3] ».

En janvier 2012, vingt-six Warrior, cinquante-quatre Reaper et cent soixante et un Predator armés figuraient dans le parc américain. Depuis plusieurs années, l’US Air Force forme plus de pilotes ou opérateurs de drones que de pilotes de chasse [4]. Le parc est également en cours de renforcement, puisqu’une nouvelle génération de drones « Avenger » est en cours d’acquisition : ces machines, les plus lourdes mais aussi les plus furtives des « sans pilotes », d’une valeur de 15 millions de dollars l’unité, pourront voler pendant vingt heures à vingt mille mètres d’altitude, et transporter jusqu’à 1,3 tonne de munitions.

Armes sans risques ?

La problématique des drones n’est pas simple. Exemple, avec ce qu’écrit cette semaine la lettre confidentielle TTU (n° 878) : « Face aux nombreuses réactions des Eglises, des associations pacifistes et des partis dʼopposition à lʼannonce que le ministère de la défense avait la ferme intention dʼéquiper la Bundeswehr avec des drones de combat, le ministre allemand de la défense, Thomas de Maizière, très remonté, a vivement répondu à ceux qui estiment que ces systèmes dʼarmement font baisser le niveau dʼinhibition dʼengagement dans un conflit.

« Ceux qui critiquent les drones de combat nʼont quʼun seul type dʼengagement en tête, cʼest-à-dire des tirs en régions étrangères dans des guerres qui ne disent pas leur nom », a-t-il affirmé, en rappelant que ce type dʼengagement était exclu par le gouvernement fédéral et que tout engagement armé était précisément encadré par la Constitution et soumis à lʼapprobation parlementaire.

Le ministre allemand a aussi rappelé quʼ« un pilote dʼavion qui tire un missile ne voit pas plus sa cible que sur un écran ». Il a enfin rejeté lʼargument que des armes « sans risques » conduisent à abaisser lʼinhibition de lʼengagement :

« Je ne comprends pas lʼargument selon lequel il serait préférable dʼutiliser une arme qui mette en danger ses propres troupes, plutôt quʼune qui protège la vie de ses soldats », a-t-il asséné, en ajoutant que lʼarc et la flèche avaient précisément été inventés pour toucher lʼadversaire tout en se protégeant. »

Pour aller plus loin :

- David E. Sanger, Obama – Guerres et secrets, Belin, Paris, 2012.
- Océane Zubeldia, Histoire des drones, Perrin, Paris, 2012.
- Nick Turse, Tom Engelhardt, Terminator planet, Dispatch Books, Lexington, 2012.

Notes

[1] Ainsi, le membre du commando des Seals qui avait tiré sur Oussama Ben Laden, lors de l’assaut mené contre sa demeure en 2011, vient de révéler au magazine Esquire que lui et ses camarades avaient l’ordre implicite de tuer immédiatement le chef du mouvement terroriste.

[2] « CIA : John Brennan défend les assassinats ciblés par drones », Le Monde, 8 février 2013.

[3] Les deux drones Predator en voie d’installation à Agadès, au nord du Niger, après accord en janvier dernier avec les autorités de ce pays, ne semblent cependant pas armés, au moins pour le moment.

[4] Lire laurent Checola et Edouard Pflimlin, « Danse avec les drones », Manière de voir n° 126, « L’armée dans tous ses états », décembre 2012.

48 commentaires sur «  La CIA, procureur, juge et bourreau  »

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @17h22   »

    les drones u.s sont ils déployés au bahrein contre les insurgés chiites-qui du coup n ont rien à voir avec al-qaeda ?

  • permalien Mehdi :
    14 février 2013 @17h34   « »

    Paraît-il que ce M. Brennan s’est converti à l’Islam il y a déjà plusieurs années et, qu’il aurait fait son pélerinage à la Mecque. Est-ce que quelqu’un peut confirmer ou infirmer ?

  • permalien K. :
    14 février 2013 @17h48   « »

    Une démilitarisation de la CIA me semble curieuse alors qu’il est précisé qu’elle est exemptée des “règles” (orwelliennes pourtant- Ex : une “imminence” non imminente-) auxquelles doivent se conformer les frappes de drones au Pakistan (principal lieu d’utilisation des drones).

    The Obama administration is nearing completion of a detailed counterterrorism manual that is designed to establish clear rules for targeted-killing operations but leaves open a major exemption for the CIA’s campaign of drone strikes in Pakistan, U.S. officials said.

  • permalien K. :
    14 février 2013 @17h51   « »

    Amnesty International :

    Selon les informations dont on dispose, le « manuel » en cours de préparation exclut les opérations de la CIA au Pakistan, où plus de 300 attaques de drones auraient tué des civils ainsi que des militants présumés.

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @18h09   « »

    les drones américains prennent également pour cibles des membres d al-shabab en somalie,ces derniers étant armés vraisemblablement par l erythrée et l iran-ce qui reste à confirmer-.

  • permalien jgn :
    14 février 2013 @18h16   « »

    Merci à Ph. Leymarie pour cette information on ne peut plus d’actualité, le "sans risques" étant une valeur montante des sociétés occidentales - à la mesure sans doute du poids considérable qu’y prennent les sociétés d’assurance, qui garantissent tous risques à la condition que l’on n’en prenne aucun, c’est-à-dire qui prétendent assurer contre la vie même.

    Une telle perspective signifie globalement une société se construisant, sans rire, sur le concept de retrait progressif de toute réalité, plus efficace encore que la construction d’une barrière protectrice - façon mur en acier telle qu’elle se réalise sans vergogne pour séparer, par ghetto new look, le bon grain de l’ivraie au Proche-Orient.

    Un tel concept n’a d’autre perspective que l’arasement de tout relief, la destruction de toute opposition, et ceci même avant qu’elle ne puisse se former, la militarisation jusque dans ses fibres mêmes de la société - laquelle ne doit plus être constituée que d’individus absolument conformes, toute déviance devant être aussitôt repérée et corrigée, sinon anéantie.
    On voit d’ici se profiler un bonheur absolu, et absolument garanti par un tel système de mise à distance dont participe , entre autres, les drones.

    S’il est certain qu’une telle mise à distance participe d’une forme d’objectivation radicale, par laquelle le vivant même est une notion dangereuse et par trop génératrice d’incertitudes - voire de contamination (on appréciera, à ce propos, les procédures de la NASA en matière d’hygiène appliquées ... dans les cantines scolaires !) -,
    on appréciera d’autant l’argumentaire du ministre allemand selon lequel "lʼarc et la flèche avaient précisément été inventés pour toucher lʼadversaire tout en se protégeant.  »
    L’argument massue - imparable - nous laisse apercevoir toute la perspective de l’évolution de ce monde : RIEN n’y a changé puisque rien ne peut y changer tant que perdure la vieille séparation dirigeants-dirigés, au point que ses apparentes évolutions - les progrès techniques -, doivent en dernier ressort chercher leur justification dans l’art de la guerre ... au Moyen-âge.

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @18h26   « »

    à Mehdi,si Brennan s est converti à l islam,pourquoi se comporte t il en héritier de la luftwaffe ?

  • permalien K. :
    14 février 2013 @19h02   « »

    Micah Zenco :

    Comment Obama redéfinit le mot guerre dans un sens orwelliennement restrictif et « sans prendre en compte dans l’équation les répercussions sur les personnes vivant dans les pays touchés », et comment certains de ses principaux assistants insistent au contraire pour dire que les US sont en guerre "contre la terreur" (pourtant officiellement rebaptisée OCO soit dit en passant.)

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @19h10   « »

    guerre "contre la terreur" ;comment s appelle encore le terroristes latinoaméricain réfugié aux etats unis qui a fait exploser des avions de lignes à cuba vers 1997 ?désormais,il a trouvé l asile dans cette "grande démocratie" que sont les usa...

  • permalien 698 :
    14 février 2013 @19h31   « »

    le terroriste en question se nomme luis posada carriles,agent de la c.i.a,auteur intellectuel du crime de la barbade,l explosion en vol,en 1976,d un DC7-8 de la Cubana de Aviacion(73 morts),en plus d une sériie d attentats a la havane. dans des hotels.évidemment,personne n en parle,fidel castro est un "dictateur",et les etats unis sont "les gendarmes du monde libre"....

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @19h33   « »

    et dire que cuba sétait sur l axe du mal de condolezza rice,des pays "terroristes" !melenchon dénonce t il tout cela au moins ?

  • permalien K. :
    14 février 2013 @19h58   « »

    La commission du renseignement, au Sénat, n’a d’ailleurs pas été virulente,

    Selon le NYT cette même commission prévoit de constituer une "cour spéciale" pour juger de la légalité des frappes de drones mais seulement pour l’assassinat de citoyens étasuniens, ce qui valu au journal une lettre indignée de Desmond Tutu.

    Par ailleurs le Département de ladite justice US refuse toujours de confirmer ou d’infirmer l’existence d’un programme drone aux États-Unis aux parties qui ont décidé de le saisir pour obliger l’administration US à dévoiler entièrement ses "règles"....

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @20h05   « »

    et carilles,qui le jugera ?

  • permalien imperial fire :
    14 février 2013 @20h08   « »

    carilles,erreur de frappe.de cette facon,les etats unis laissent croupir mumia abu jamal et leonard peltier,tout en accueillant le "ben laden latinoaméricain",cet anticastriste forcené,ce nouveau bob denard que l Empire peut a tout moment remettre sur pied pour remodeler l amérique du sud.

  • permalien jabberwok :
    15 février 2013 @06h06   « »

    Les drones sont tolérés par le Pakistan (mais pas par sa population) à cause d’un accord tacite avec la Chine, qui en récupère un de temps en temps, en plus de ses cyber-rapines dans les firmes militaires US.

    La Corée (du Sud) produit aujourd’hui des missiles de croisières.

    La Chine produira des drones dans moins de cinq ans. Elle copiera le Black Hornet dans les mêmes temps. La course aux armements est repartie en Asie, mais c’est une course à la miniaturisation et à l’automatisation.
    La prochaine guerre sera une cyber-guerre mécanique.
    Cyber-Verdun. Cyber-Avranches.

  • permalien BM :
    15 février 2013 @07h48   « »

    Le commentaire de Thomas de Maizières me fait un peu rire (jaune).

    Comme son nom l’indique, Thomas de Maizières est un descendant de Huguenots, ces protestants français qui ont été forcé à l’exil en 1685 par Louis XIV (au nom de l’unité de foi catholique dans le royaume de France). Un grand nombre de ces Huguenots ont fait souche à Berlin.

    Alors, voir un descendant de Huguenots utiliser des arguments "jésuitiques" pour défendre les drones, c’est, comment dire ? assez ébouriffant.

  • permalien arndebian :
    15 février 2013 @11h13   « »

    Attendez la prochaine génération, celle entièrement automatisée qui n’a plus besoin de pilote humain collé dans son siège au Nevada. Pas besoin d́’attendre longtemps, elle arrive.

    Là on pourra contempler des machines tuer des hommes, des femmes et des enfants, un peu comme aujourd’hui mais il y a encore un héro pour appuyer sur le bouton.

    La génération précédente ayant "l’avantage" de nous faire accepter la suivante, comme cela c’est toujours produits dans l’histoire de la guerre,
    il ne nous resteras plus qu’à lancer des mandats d’arrêt contre l’algorithme p-alpha-beta, ou mini-max en cas de problème, cela nous absoudra de nos éventuels remorts puis que fera t’on après, eh bien on regarde comme dirait Michel Serres.

    Tiens il semblerais que ces pilotes aurait droit à des médailles, c’est curieux qu’il soit nécessaire d’inventer une médailles pour cette catégorie de héros. Il pourrait leurs acces à la medaille du merite pour courage de face de l’ennemie, un peu comme le Captaine William C. Rogers III qui a eu le courage d’abattre un airbus plein de vilains iraniens.

    Pour les prochains drones, il restera a créer une distinction pour l’algorithme le plus tueur, je suggere la méthode suivante : 10 pts pour un terroriste, 2pt pour un civil homme, 1 pt pour un civil femme et seulement 1/2 pt pour un enfant afin de ne pas encourager le massacre des enfants, après tout nous sommes tous humain.

    Bonne journée

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @12h26   « »

    il n est pas exclu que les u.s.a transmettent à l inde la technologie pour construire des drones....afin d écraser les séparatistes du cachemire.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @12h32   « »

    les usa vont ils donner à l inde la technologie pour construire des drones,pour combattre les séparatistes cachemiris et,de fait,contrer la chine dans le cadre de la politique de "containment" ?

  • permalien K. :
    15 février 2013 @13h06   « »

    Craig Whitlock, "Washington Post" : Au Pentagone, « pivot vers l’Asie » devient « virage vers l’Afrique »

    Dans son premier mandat, le président Obama a demandé au Pentagone de pivoter ses forces et de réorienter sa stratégie vers l’Asie en forte croissance . Au lieu de cela, l’armée américaine se retrouve entraînée dans une série de guerres désordonnées dans une partie beaucoup plus pauvres du monde : l’Afrique.

    ....

    ... tandis que les chefs militaires américains ont cherché à minimiser leur réseau rudimentaire de bases sur le continent, il existe des signes qu’ils ont l’intention d’établir une présence beaucoup plus robuste.

    Dans une déclaration écrite fournie à la commission sénatoriale des services armés, le général d’armée David M. Rodriguez, qui est en passe de devenir le prochain chef du Commandement pour l’Afrique [AFRICOM], a estimé que l’armée américaine a besoin d’accroître ses collectes de renseignements et ses missions d’espionnage en Afrique de près de 15 fois.

    Rodriguez a déclaré que le Commandement pour l’Afrique a besoin de drones supplémentaires, d’autres avions de surveillance et de plus d’images satellites, ajoutant qu’il ne reçoit actuellement que la moitié de son « besoin exprimé » pour l’Afrique du Nord et seulement 7 pour cent du total de ses « exigences » pour l’ensemble du continent.

    Lorsque les responsables militaires américains ont créé le Commandement pour l’Afrique en 2007, ils ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas de plans pour créer des bases ou apporter des troupes sur le continent.

    Depuis lors, cependant, le Pentagone a progressivement constitué un réseau de petites bases, y compris des installations de drones en Ethiopie et aux Seychelles, et une base avancée d’opérations pour les forces d’opérations spéciales au Kenya.

    Le Pentagone a également étendu ses opérations et constructions sur la seule base américaine permanente sur le continent, le Camp Lemonnier à Djibouti, qui sert de plaque tournante pour des missions de contre-terrorisme en Somalie et au Yémen.

    Maintenant, la pression est mise pour ajouter des bases dans l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

    Lors de l’audition de confirmation de Rodriguez jeudi le sénateur James M. Inhofe (R-Okla.), le plus haut républicain du comité, a pressé le général de répondre sur la façon dont l’armée répondrait à une « crise » en Afrique sub-saharienne.

    "Vous allez avoir du mal à y arriver », a souligné Inhofe.

    « En raison du temps et de la distance et des défis de base que nous avons, cela va continuer à être un défi », a reconnu Rodriguez.

    ...

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @13h21   « »

    et qu en est il des bases américaines en europe,en europe occidentale surtout ?au passage,les républicains aux etats unis ont bloqué l accès au pentagone pendant une semaine d un proche d obama,chuck hagel,ce qui l empechera à un sommet de l otan consacré à l afghanistan.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @13h24   « »

    on ne peut que se réjouir si les al-shabab ralentissent les efforts américains pour s engager dans la zone asie-pacifique afin de contenir la montée en puissance de la chine !

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @13h26   « »

    message deux posts au dessus:chuck hagel ne pourra pas se rendre à un sommet de l otan sur le retrait d afghanistan.

  • permalien K. :
    15 février 2013 @13h55   « »

    J’ai écrit “Pakistan (principal lieu d’utilisation des drones).” C’est faux. Comme l’écrit Ph. Leymarie c’est en Afghanistan.

  • permalien K. :
    15 février 2013 @14h18   « »

    Paul Rogers :

    Il est tristement ironique de constater que la tant attendue et maintenant très médiatisée fin de guerre en Afghanistan d’ici la fin de l’année 2014 fait en réalité partie d’une transition vers le modèle des guerres futures .

    Ceux qui les mènent s’attendent à avoir le soutien du gouvernement afghan, et à agir avec une publicité minimale.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @14h19   « »

    les drones seront ils utilisés par les u.s.a après le retrait total des troupes américaines d afghanistan,à savoir à la fin de l année prochaine ?

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @14h35   « »

    donc,les etats unis garderont la maimise sur l afghanistan,voir l asie centrale ex-soviétique,pour encercler la chine dont la puissance militaire commence à inquieter big brother.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @14h40   « »

    l intervention dans la corne de l afrique est un pretexte pour les etats unis pour se préparer à une guerre contre son rival chinois,en controlant l accès des pétroliers .

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @14h51   « »

    l asie centrale est sur l échiquier mondial de la confrontation sinorusse,pékin encourageant les néotalibans et les etats unis les séparatistes ouighours,affiliés eux aussi à al-qaeda.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @14h53   « »

    il fallait lire sinoaméricaine,et non sinorusse,poutine a d autres soucis que l asie centrale-meme si le bail des troupes russes au tadjikistan expire en 2047-,ne serait ce que le nord caucase,qui doit etre "sécurisé"pour les jeux olympiques de sotchi l an prochain.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @14h56   « »

    de plus,les drones américains peuvent etre utilisés par le pentagone pour viser,deppuis l afghanistan,l iran,où les séparatistes baloutches,turkmènes,azéris,kurdes,entre autres,sont armés par la c.i.a.

  • permalien imperial fire :
    15 février 2013 @15h23   « »

    les etats unis,qui veulent épauler la france au mali, auront également recours aux drones au sahel.

  • permalien JM Masson :
    15 février 2013 @15h50   « »

    Tout cela relève de débordements gravissimes et intolérables pour ceux qui pensent encore que les droits de l’homme ont un sens :
    https://jmmasson.wordpress.com/2012...
    Pour moi, qui suis un admirateur de Thomas Payne...quelle dérive par rapport aux idéaux de certains "pères fondateurs" !

  • permalien patrice :
    15 février 2013 @17h42   « »

    Retour au sujet
    Obama est méchant. Pas glop, Obama. Pas un bon neg.
    Eh ! Vous vous attendiez à quoi ?
    Sa campagne a été payée par les milieux d’affaires, à hauteur de deux milliards. Mitt Rodney n’était pas une alternative ridicule, genre : Mormon borné. Il était juste une alternative, comme pour Hollande et Sarkozy.
    Obama n’a pas supprimé Guantanamo. Il n’a rien fait pour les victimes de Katerina, ni pour celles des subprimes. Hollande n’a pas respecté ses 60 engagements, sauf un, etc...
    Mais c’est pas grave.
    Faut se mettre à leur place. On voit bien que vous n’avez jamais dirigé une entreprise. C’est pas facile tous les jours.

  • permalien patrice :
    15 février 2013 @17h52   « »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/mond...

    Ci joint lien en rapport avec le sujet, et à faire frémir.

  • permalien anonyme :
    15 février 2013 @17h53   « »

    les etats unis devraient rendre guantanamo à cuba.

  • permalien Shiv7 :
    15 février 2013 @21h30   « »

    « Je ne comprends pas lʼargument selon lequel il serait préférable dʼutiliser une arme qui mette en danger ses propres troupes, plutôt quʼune qui protège la vie de ses soldats », a-t-il asséné, en ajoutant que lʼarc et la flèche avaient précisément été inventés pour toucher lʼadversaire tout en se protégeant. »

    En effet rien n’a changé, entendez dans la nature humaine, si ce n’est les moyens dont dispose cette humanité, et c’est précisément là que tout à lieu, même si ce lieu devient un non lieu (du moins un non lieu humain).

    Justifier une aberration de la technologie, le drone n’étant qu’exemplaire à l’instar de pas mal de nos autres inventions de hautes technologies, en prenant prétexte d’une invention moyenâgeuse, c’est en quelque sorte court-circuiter le progrès technologique.
    C’est-à-dire c’est en même temps le prendre en considération et le promouvoir tout en faisant comme si il n’existait pas.., c’est très fort !

    Pour en revenir à Mc Luhan qui disait que le media (entendre toutes interfaces entre l’homme et son milieu) est le message (entendre qu’il modifie l’homme) et ne pas voir qu’il y a une différence (du moins dans sa philosophie d’utilisation) entre un drone et un arc et des flèches, il y a du soucis à ce faire, d’autant que cette ignorance émane d’un ministre de la défense du pays le plus influent d’Europe.

    A ce stade là on ne peut plus parler de fin qui justifie les moyens, mais plutôt de moyens qui justifie les moyens, la fin n’existant potentiellement plus, l’objectivation ayant littéralement mangé et digéré le sujet, c’est-à-dire en l’occurrence l’humain, à l’image du drone qui atomise dans un procédé purement technologique l’homme.
    Tout comme dans une version soft , les rapports humains sont pixélisés à travers nos écrans du Net global, exit l’homme de chair et de sang, ça a l’avantage d’éviter les maladies transmissibles..

  • permalien MM :
    15 février 2013 @22h02   « »

    LES USA ARRIVENT ENFIN A DOMINER LE PROCHE ORIENT A L’AIDE DES DRONES EN GARDANT LEURS MILITAIRES A L’ECART

  • permalien K. :
    15 février 2013 @22h19   « »

    Le taux de désapprobation des actions US n’a jamais été aussi élevé au Pakistan.

  • permalien anonyme :
    15 février 2013 @23h18   « »

    obama,ou la victoire du nouvel ordre mondial.

  • permalien jgn :
    16 février 2013 @05h39   « »

    Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld ont été déclarés en 2012 "criminels de guerre" par un tribunal de Kuala Lumpur (Malaisie), bien évidemment sans autre suite, comme l’on peut s’en douter.

    Au cas où le monde cesserait d’être stupide et recouvrirait la vue et, avec, ce qui lui sert de conscience, il est fort à parier que devant un tribunal de Nuremberg les petits fonctionnaires de la machine divine étasunienne répondraient, ainsi que les mêmes petits bureaucrates de la machine de guerre nazie, qu’ils ne sauraient être tenus responsables n’ayant fait qu’obéir aveuglément à la logique de la bureaucratie qui les employait.

    La machine, en tant que système, est tout, l’individu n’est que son humble servant.
    Telle est la logique même de la bureaucratie, dont Hannah Arendt analysait qu’elle est consubstantielle au totalitarisme.

  • permalien jgn :
    16 février 2013 @08h22   « »

    On pourra aussi bien considérer cet abaissement de soi, que favorise la bureaucratie et qui fonde ses fonctionnements mêmes, comme un renoncement à la vie - toute entière projetée dans la seule vie de la machine - identique dans sa nature même à ce que prônait le "Viva la muerte !" des franquistes, mais néanmoins différent dans sa forme en ce que ces derniers, en se battant, en prenant le risque de mourir, donc, et d’ainsi accomplir ce qu’il inscrivait comme leur oriflamme, prenaient paradoxalement le risque de vivre.

    À l’inverse, ces "petits hommes" - ainsi que Wilhelm Reich qualifiait ceux qui avaient, sans conscience, par leur psychopathologie de la servitude, applaudi au nazisme - qui aujourd’hui appuient sur des boutons pour anéantir toute vie, quels que soient les moyens de cet anéantissement, préludent en effet - comme le dit arndebian 15 février 11h13 - à l’automatisation de la mort, à l’accomplissement de cette machine automatisée, totalement retournée contre l’homme parce qu’il l’aura laissée s’échapper de ses mains en acceptant la di-vision initiale entre dirigeants et dirigés, car eux-mêmes auront été, au préalable, transformés en petits robots serviles, haineux de la vie et de ses foisonnements, imperfections, exubérances.

  • permalien ch.genève2 :
    17 février 2013 @13h54   « »

    Sans trop faire l intellectuel, pourrais je vous poser ces questions :


    Est ce que l utilisation des drones est un acte de guerre ou pas ?


    Qui a le droit de décider de tuer telle ou telle personne sans jugement et sur la base de quel code pénal ?


    N y a t il pas beaucoup d innocents tués par ces drones ?


    Ne s agit-il pas d une guerre non déclarée comme les guerres 2011-2012-2013 ...par procuration ?


    Le geste de la mort du Chef AlKhaiyda quand Obama I le regardait à la TV entouré par ses bras droits, n est-il pas une mise en scène pathétique ( bien que BLaden la mérite au fond) ?


    Est ce que les drones ne sont-ils pas un nouveau marché juteux ?. Les USA produisent des armes de 600 billions de dollars.

  • permalien jgn :
    18 février 2013 @13h34   « »
    Quand les robots auront des ailes ... d’ange

    ... ou le comble de l’aliénation :

    « 

    Les gens qui développent ces technologies ne pensent pas aux implications légales et éthiques de leur travail. (...)
    Des études montrent que, bien que sachant que ces robots sont des objets, nous avons tendance à les traiter comme s’ils étaient vivants, en projetant des émotions sur eux et en créant des liens affectifs avec eux.
    (...) Je pense que les projections que nous faisons sur les robots sociaux et les liens que nous créons avec eux pourraient nous amener à vouloir leur donner une forme de protection juridique. Je ne parle pas d’une sorte de droit à la vie, qu’on n’ait pas le droit de les éteindre, etc. Je parle plutôt de quelque chose comme les lois qui protègent les animaux. A eux non plus, on n’accorde pas le droit à la vie, mais on a édicté des lois pour les protéger contre la maltraitance. A mon avis, pas tant à cause de la douleur qu’ils peuvent ressentir qu’en raison de la réaction que leur douleur suscite chez nous.
    (...) En décourageant la maltraitance des robots sociaux, on promeut des valeurs que l’on juge bonnes pour notre société, (...)
    (...) Les militaires américains ont testé un robot qui désamorçait les mines. Il avait l’air d’une araignée géante, à six pattes. Chaque fois qu’il passait sur une mine, il en perdait une. Le colonel qui était en charge du projet l’a interrompu en arguant que c’était inhumain, qu’il ne pouvait pas supporter la vue de ce robot qui se traînait sur ses pattes restantes.

     »

    http://www.lemonde.fr/sciences/arti...

    L’on peut ainsi supposer que les canuts de l’avenir, détruisant les machines les détruisant, auront tout à craindre de s’en prendre aux nouvelles idoles de notre monde, dotée d’une âme, par la grâce d’un rapport de forces.
    Et la justice divine n’aura plus ainsi même à devoir se justifier de les frapper du ciel des hommes sans aucun procès puisqu’ils seront devenus des iconoclastes..

  • permalien
    22 février 2013 @19h39   « »

    si les usa comptent utiliser des drones pour remplacer les soldats,pourquoi l otan compte t elle laisser de 8.000 à 10.000 troupes après la fin 2014 ?

  • permalien K. :
    23 février 2013 @23h20   « »

    Ce qu’a dit encore David Rodriguez (et que Whitlock n’a pas révélé) (voir post plus haut),

    La partie Est de la zone de responsabilité d’Africom jouxte l’océan Indien, une composante d’importance centrale de l’indivis mondial, qui reflète des liens commerciaux historiques et englobe les voies maritimes de communication qui relient l’Afrique au Moyen-Orient, l’Europe et les puissances émergentes de l’Inde et de la Chine dans la région Asie-Pacifique.

    La propagation du régime étatsunien en Afrique, loin de constituer un substitut au "pivot vers l’Asie", ferait « partie de la même stratégie à long terme, une tentative de dominer le grand arc de crise de Zbigniew Brzezinski à travers le ventre de l’Eurasie. Les routes allant de l’Asie à l’Afrique et l’Europe, à la fois sur terre et sur mer doivent être examinées comme un grand exercice de projection de puissance.... »

  • permalien K. :
    21 mars 2013 @00h02   « »

    Confirmation de la démilitarisation de la CIA selon le site "Daily Beast."

    Mais le très fiable site "emptywheel" a lu attentivement l’article du daily beast et en cite ce qui suit :

    Officials anticipate a phased-in transition in which the CIA’s drone operations would be gradually shifted over to the military, a process that could take as little as a year. Others say it might take longer but would occur during President Obama’s second term. “You can’t just flip a switch, but it’s on a reasonably fast track,” says one U.S. official.

    La CIA devrait donc prolonger ses frappes de drones durant l’essentiel du mandat de Obama.

    L’auteur ajoute, en s’appuyant sur l’audition de Brennan au sénat, que les frappes en question ne devraient pas se limiter au seul Pakistan comme initialement prévu.

  • permalien K. :
    23 mars 2013 @00h06   «

    Le NYT sur le transfert de la CIA au Pentagone : ce n’est pas pour demain :

    Currently, the Pentagon has responsibility for drones in Afghanistan, Somalia and in Yemen, where the C.I.A. also runs a separate program. Because the proposal being examined by the National Security Council would most likely leave drone operations in Pakistan under the C.I.A., the practical impact of such a move in the short term would appear to be quite limited. To date, the vast majority of American drone strikes and other kinds of targeted counterterrorism strikes outside conventional wars have been carried out in Pakistan, where the C.I.A. operates on its own — 365 strikes, by the count of the Bureau of Investigative Journalism in London, compared with about 45 in Yemen and a handful in Somalia.

    De toute façon, et c’est le plus important, un tel transfert, dit le NYT, a une importance purement cosmétique puisqu’il risque d’être pire encore en termes de "dégâts collatéraux", et donc en termes de transparence,

    While many experts argue that the military should be better than the C.I.A. at carrying out precise lethal operations, the strikes have not always played out that way. In Yemen, for example, Mr. Obama brought the C.I.A. into the drone campaign in 2011 in part because several of the military’s strikes went awry, killing women and children and a popular deputy governor.

    Some close observers of the drone program disputed the widely repeated notion that moving it entirely to the Defense Department would necessarily make it more open, particularly if it is to be operated by the Joint Special Operations Command, among the least transparent elements of the military.

    “We know JSOC is far more secretive than the C.I.A., and that Congressional oversight is weaker,” said Naureen Shah, associate director of the Counterterrorism and Human Rights Project at Columbia Law School. She said that while units under the Joint Special Operations Command were accused of serious abuse of prisoners in Iraq, “it never had to face public scrutiny about it in the way the C.I.A. did.”

    Bref, CIA ou Pentagone, il faut arrêter cette insanité.

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